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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 01:56

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Si la France va en finale,

le défilé du 14 juillet pourrait être décalé


188 vues

 

Selon nos informations, si l’équipe de France joue en finale le 13 juillet, on envisagerait, au sommet l’état, de décaler le défilé du 14 juillet au lendemain.


Et si le défilé du 14 juillet n’avait pas lieu ce jour-là, mais plutôt le 15 juillet? L’information parait farfelue mais prendrait tout son sens en cas de finale de Coupe du monde des Bleus le dimanche 13 juillet prochain. Selon nos informations, des discussions ont lieu actuellement en haut lieu pour parer à cette éventualité. La problématique est simple.


Le président de la République, François Hollande, voudrait se déplacer au Brésil si la bande de Didier Deschamps se hissait jusqu’au dernier stade de la compétition. Sauf que la finale est prévue le dimanche soir à 22h heure française et que le traditionnel défilé du 14 juillet a lieu le lendemain matin. Autant dire, qu’il est impossible d’être présent aux deux évènements, trop proches en terme de créneaux horaires. La décision ferait grand bruit mais rien n’a pour le moment été définitivement entériné.


Source : http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/buzz/2014/06/27/27002-20140627ARTFIG00385-si-la-france-va-en-finale-le-defile-du-14-juillet-pourrait-etre-decale.php

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http://www.armee-media.com/2014/06/28/si-la-france-va-en-finale-le-defile-du-14-juillet-pourrait-etre-decale/
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Le mépris de nos dirigeants mondialistes
pour la France et pour notre Armée, est insupportable !
eva R-sistons
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 01:50

 

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ALERTE INFO ! Donbass: les pro-russes prennent une garnison et s’emparent de missiles anti-aérien

Posted on juin 29, 2014 @ 23:24

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alexPar Alexandre Sivov

 

Les soldats de la République populaire de Donetsk, du moins, les Forces spéciales de l’armée, ont capturé une garnison des troupes ukrainiennes, celle du régiment  A-1402. Dans cette dernière, elles ont mis la main sur des missiles anti-aérien, des antimissiles de défense ainsi que des pièces de rechange du puissant système de défense aérienne de la détection à longue portée et de la destruction de cibles aériennes.


 

Issues du système de l’ex URSS, ces armes sont obsolètes quelque part selon les normes actuelles, mais quand même. Le système de défense aérienne «Koupol» ainsi que ces radars, sont toujours capables de détecter des cibles à une distance de 150 km, et les missiles "Buk" peuvent atteindre des cibles à une distance de… 20 km. 


Selon nos informations, cette base a été prise des semaines auparavant. C’était le même cas lors de la prise de la base avec les chars et les blindées , la prise aurait eu lieu le 9 juin, puis, a été annoncé plus tard, le 20 juin.  Toute la Russie était étonnée de cette prise. L’annonce de la prise de ces chars n’a été faite que lorsque les équipements ont été remis en état de fonctionnement. Et ces derniers jours les attaques bien planifiées des insurgés avec ces chars ont fait des ravages au front, dans le camp de l’armée ukrainienne.

 

Il est aussi probable que ces missiles surveillent déjà l’espace aérien de Slaviansk, d’où une certaine retenue des autorités de Kiev, avec le prétexte de la trêve


Alexandre Sivov  


Système de missiles "Buk"

 

http://allainjules.com/2014/06/29/alerte-info-donbass-les-pro-russes-prennent-une-garnison-et-semparent-de-missiles-anti-aerien/


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Published by eva r-sistons - dans Guerre froide - Ukraine
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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 00:07

 

 

 

 

 

L'union européenne, c'est la guerre avec l'OTAN

 

Ajoutée le 14 mai 2014

Clip l'Union européenne

c'est également l'OTAN et le traité transatlantique.

 
https://www.facebook.com/upr.regischa...



Régis Chamagne, ancien colonel de l'armée de l'air, chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Ordre national du Mérite et titulaire de la médaille de l'Aéronautique. Il est l'auteur du seul ouvrage de stratégie aérienne en langue française, « L'art de la guerre aérienne » Un livre qui a été couronné par l'Académie des Sciences Morales et Politiques. Régis Chamagne est également responsable national de l'UPR pour les questions de Défense.

 

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UPR

Parti de rassemblement, de la Droite à la Gauche, hors extrêmes, pour une libération nationale et la démocratie

 

L'UPR EST LE MOUVEMENT DE LIBÉRATION NATIONALE qui rassemble tous les Français afin de faire sortir juridiquement la France de l'euro, de l'Union européenne, et de l'OTAN.
Biographie
Étroitement inspiré du Conseil National de la Résistance de 1944, notre Programme de Libération nationale attire des Français de toutes les origines, convictions religieuses et opinions politiques. Il leur propose en effet de sortir de l'UE et de l'OTAN pour rétablir la démocratie, les services publics et la justice sociale et le message universel de la France auxquels ils sont légitimement attachés.

François Asselineau - Union Populaire Républicaine - Paris ...


UPR - Le Blog de François Asselineau

 

UPR-et-UE-resume.jpg

 

 

 

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Nouvelles de l'administratrice de ce blog

 

Sortie de mon 5 e ouvrage

et premier roman.

Le pdf est gratuit, voir ici :

 

Chantal Dupille publie son premier roman (la version pdf est gratuite)

http://chantaldupille.over-blog.com/article-chantal-dupille-publie-son-premier-roman-la-version-pdf-est-gratuite-123998839.html

 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 19:34

 

 

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Vers la guerre mondiale, ou pas ?

Par Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

 

 

 

Depuis un moment, je m'interroge. L'Amérique n'a plus d'argent pour les guerres, malgré sa planche à billets, alors elle les sous-traite à des imbéciles sans scrupules comme en France, ou à des frustrés, des laissés pour compte de la mondialisation mûrs pour être fanatisés. Et puis EIIL arriva, surmontant tous les obstacles, conquérant en peu de temps le nord de l'Irak et même mettant en déroute une armée subventionnée à hauteur de près de 25 milliards par les Américains. Fou ! Il était évident qu'EIIL avait des appuis importants, d'abord sionistes et même français obsédés par la résistance populaire d'Assad, mais aussi yankees. Et je me suis dit : L'USraël, finalement, n'a plus besoin de déclencher de grandes guerres coûteuses, impopulaires auprès des milieux financiers, et à l'issue problématique ; il lui suffit de soudoyer (armée ou dirigeants), de sanctionner sous de faux prétextes, de diviser les communautés ou les peuples, de provoquer chaos économiques, guerres civiles ou fausses révolutions... la panoplie est vaste !

 

 

Et je trouve cet article rejoignant exactement mes interrogations, "Irak, Libye, Iran, Ukraine : Guerres des élites contre les peuples", voir ici,  Guerre mondiale d'un nouveau type ? L'impérialisme rusé, subtil, de classes

 

 

Bref, pas de guerre mondiale en vue, mais des conflits de basse intensité ravageurs (comme en Irak où les USA financent à la fois EIIL et le Pouvoir, pour favoriser les exterminations mutuelles, et leurs marchands d'armes), de fausses révolutions, etc. Au final, les Anglo-Saxons doivent contrôler, asservir, piller le monde entier. Gare aux récalcitrants !

 

 

Ma préoccupation essentielle est d'informer pour éviter à l'humanité les affres d'une nouvelle guerre mondiale d'autant plus apocalyptique, qu'elle sera nucléaire avec au final, le risque d'un hiver... nucléaire (plus rien ne pourra pousser). Vous le savez, j'ai mis en place un blog au titre explicite, "no war", et un autre, "communion de civilisations", ce dernier contre le choc de civilisations, pour la fraternité des peuples quelles que soient leur origine sociale ou géographique, leur religion, leur opinion, etc.

 

 

Alors, la question est simple : Le risque de guerre mondiale s'éloigne-t-il ? Apparemment, oui. Mais en est-on si sûr ? Celle-ci a d'ailleurs été au menu des plus nantis, à Bilderberg. Ces invités au pouvoir démesuré, et usurpé, n'ont-ils pas préféré, au final, leur confort, la tranquillité, au risque d'une aventure incertaine, apocalyptique, dont on ne peut mesurer les conséquences ?

 

 

Donc, l'Amérique est en plein effondrement économique et la planche à billets ne peut fonctionner indéfiniment. A l'extérieur, le pays est de plus en plus impopulaire, et à l'intérieur, la politique des gouvernements a de moins en moins d'adeptes. Enfin, des puissances émergent, et plus le temps passe, plus leur armement sera sophistiqué, menaçant. L'Oncle Sam cherchera-t-il une issue militaire à ses problèmes ?

 

 

Obama a choisi l'impérialisme soft, discret, rusé, furtif. Mais si les Républicains sont élus, l'Amérique ne troquera-t-elle pas les interventions discrètes contre des guerres musclées, totales, voire la mondiale ?

 

 

Et puis, en embuscade il y a toujours Israël, c'est-à-dire une entité qui se complait dans les guerres, se nourrit d'elles, et qui surtout avec des fanatiques au pouvoir liés aux colons extrémistes,  rêve d'allumer la mèche qui embrasera la planète pour ensuite, imposer un Jérusalem hégémonique sur les décombres de l'humanité, en fait le Nouvel Ordre Mondial. S'il impose la guerre, les Etats-Unis suivront - et le monde s'embrasera. Israël, rappelons-le, a une obsession, asseoir sa sécurité au prix de l'insécurité de tous les pays environnants. Et le fait que l'Iran ne soit pas encore tombé, lui est intolérable. Au point de vouloir l'attaquer, au risque d'une guerre mondiale d'autant moins gênante pour Tel-Aviv, donc, qu'elle débouchera sur l'objectif suprême, le Nouvel Ordre Mondial totalitaire, esclavagiste, eugénique.  

 

 

Enfin, il y a l'inattendu, les surprises de l'Histoire. Un dérapage, par exemple, entraînant des réactions en chaîne...

 

 

Alors, qui vivra, verra !

 

 

Eva R-sistons (Chantal Dupille)

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 02:09

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Carte : Les bases de drones US en Afrique (y compris aux Seychelles !)

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 10 exercices militaires, 55 opérations, 481 activités de coopération en matière de sécurité. Pendant des années, l’armée étasunienne a ouvertement insisté sur le fait qu’elle n’intervenait en Afrique que dans une faible mesure. Le personnel et les commandants chargés des affaires publiques de l’armée ont prétendu à plusieurs reprises qu’il s’agissait seulement d’une « présence minimale », et sont même allés jusqu’à affirmer que la présence du personnel militaire était relativement faible. Cependant, ils ont refusé de préciser en quoi consiste cette présence minimale. Par exemple, lors d’une interview, un porte-parole d’AFRICOM (Commandement des États-Unis pour l'Afrique) s’était montré inquiet car si l’on reprenait dans un tableau le nombre de déploiements militaires, cela donnerait une « image défavorable » des forces américaines.

 

Il se trouve que les chiffres démentent les allégations de l’armée américaine.

 

L’année dernière, selon le commandant d’AFRICOM, le général David Rodriguez, l’armée étasunienne a mené sur le continent 546 « activités », terme qui sert de passe-partout pour toute action réalisée par l’armée sur le sol africain. En d’autres termes, cela revient à environ une mission et demie par jour. Ce nombre représente une augmentation de 217 % dans les opérations, les programmes et les exercices, depuis l’établissement du commandement en 2008.

Dans son témoignage devant le Comité des forces armées du Sénat plus tôt ce mois-ci, D. Rodriguez a fait remarquer que les 10 exercices, les 55 opérations et les 481 activités de coopération en matière de sécurité faisaient d’AFRICOM « un commandement très actif dans la région ». Toutefois, on ne sait pas exactement en quoi le commandement est « actif  ».


AFRICOM diffuse des informations seulement sur une partie des ses activités. Le Commandement ne fournit aucuns détails quant à la nature des opérations. De plus, il n’autorise que des journalistes choisis au préalable à observer des missions elles aussi sélectionnées. Le Commandement refuse même de révéler le nombre de pays dans lesquels il est « actif », préférant garder secrètes la plupart des informations concernant les dates et les lieux.

Alors que le témoignage de D. Rodriguez ne fait que présenter un aperçu du champ d’activités d’AFRICOM, une mine de documents sur les briefings militaires, précédemment non-divulgués, obtenue par TomDispatch a mis en lumière les types et les lieux des missions menées sur tout le continent. Ces briefings, destinés aux commandants haut-placés et aux responsables civils en 2013, démontrent une augmentation considérable des déploiements au cours des dernières années et révèlent que les opérations militaires US s’avèrent plus importantes qu’annoncées. Ces briefings montrent également que le rythme des opérations en Afrique restera soutenu en 2014 ; il est très probable que les forces étasuniennes continuent de mener plus d’une mission en moyenne par jour.

 

La Constance du Jardinier

 

Les troupes étasuniennes mènent un nombre important d’opérations en Afrique : attaques aériennes sur des militants suspects, raids aériens visant à séquestrer des terroristes, ponts aériens pour les troupes africaines et françaises impliquées dans des guerres de proximité, opérations d’évacuation dans les pays déstabilisés. Cependant, l’armée US mène surtout des missions de formation, guide les alliés, fournit des fonds, des équipements et des conseils aux responsables locaux.

Le Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique décrit ses activités comme permettant la mise en avant « des intérêts de la sécurité nationale des Etats-Unis à travers des engagements ciblés et durables avec des partenaires » et insiste sur le fait que « les opérations, les exercices et les programmes d’assistance pour la coopération en matière de sécurité soutiennent la politique étrangère du gouvernement américain à travers des activités essentiellement entre militaires et des programmes d’assistance  ».

Saharan Express est un exercice naval typique qui rassemble tous les deux ans les forces étatsuniennes et les membres de la marine et les garde-côtes venant d’une douzaine de pays principalement africains. Les opérations comprennent Juniper Micron et Echo Casemate, des missions centrées sur le soutien aux interventions françaises et africaines au Mali et en République centrafricaine. Le State Partnership Program (SPP), qui fait partie d’une des activités de coopération en matière de sécurité, réunit les forces armées africaines et des unités de la Garde nationale américaine, ainsi que le programme State Department-funded Africa Contingency Operations Training and Assistance (ACOTA), par lequel les mentors et les conseillers de l’armée étasunienne fournissent des équipements et des instructions aux unités africaines.

Beaucoup d’activités entre militaires et de missions consultatives sont menées par la 2nde Brigade de Combat de l’armée, 1ère division d’infanterie, dans le cadre de l’aide aux « forces alignées régionales », où des troupes étatsuniennes spécialement formées sont envoyées auprès des commandements de combat dans la région, comme AFRICOM. D’autres programmes d’entraînement sont organisés par les unités s’occupant des différentes branches du service, qui comprend l’African Partnership Station 13 où les forces navales et les marines enseignent des compétences comme la méthode de patrouille ou des techniques de combat rapproché. Dans le même temps, des membres de l’Air Force (l’aviation étasunienne) ont accordé de l’aide aux troupes nigériennes dans des domaines très divers : logistique, ponts aérien, affaires publiques…

 

Des documents de l’armée étasunienne en Afrique précédemment non-divulgués révèlent une augmentation de 94 % des activités du personnel militaire de 2011 à 2013, et une hausse de 174 % pour les programmes de State Partnership (Partenariat entre les Etats) qui passent de 34 à 93. Par ailleurs, on note également une hausse de 436 % en activités de conseil et d’assistance (Advise-and-Asist) qui comprennent les missions de l’ACOTA (qui passent de 11 à 59). L’année dernière, d’après des documents datant de décembre 2013, les interventions concernaient presque tout : apprendre aux troupes kényanes comment utiliser les drones de combats RQ-11 Raven, aider les forces algériennes en leur fournissant des véhicules blindés capables de résister aux mines et aux embuscades (MRAPS en anglais), former les fantassins tchadiens et guinéens et soutenir les interventions françaises en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest.

Benjamin Benson, le porte-parole d’AFRICOM, a refusé de donner plus de détails concernant ces activités. « Nous nous entraînons avec beaucoup de pays africains différents  », m’a-t-il expliqué. Quand je lui ai demandé s’il connaissait le « nombre exact » de pays, il m’a répondu par la négative. Il a ignoré de nombreuses demandes écrites d’informations complémentaires. Mais des dossiers détaillant les déploiements des membres de la 2nde Brigade de Combat de l’armée, 1ère division d’infanterie, de juin à décembre 2013, mettent en évidence la véritable implication de l’armée étasunienne dans les missions d’entraînement.

En juin, des membres de la 2nde Brigade de Combat ont été dépêchés au Niger, en Ouganda, au Ghana et, pour 2 missions différentes, au Malawi ; en juillet, des troupes de la Brigade se sont rendues au Burundi, en Mauritanie, au Niger, en Ouganda et en Afrique du Sud ; en août, des déploiements en République démocratique du Congo, au Kenya, en Afrique du Sud, au Niger, deux missions au Malawi, et trois en Ouganda ; en septembre, activités au Tchad, au Togo, au Cameroun, au Ghana, à Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, en Guinée, en Ouganda et au Malawi ; en octobre, des membres de l’unité étaient en route pour la Guinée et l’Afrique du Sud ; les déploiements du mois de novembre avaient pour lieux Lesotho, l’Ethiopie, la Tanzanie, l’Ouganda et la Guinée ; et, d’après les documents, en décembre, il y avait des activités prévues dans le sud du Soudan, au Cameroun et en Ouganda. En somme, la 2nde Brigade de Combat de l’armée, 1ère division d’infanterie, a mené 128 « activités » différentes dans 28 pays africains durant l’année 2013.


Les dossiers obtenus par TomDispatch indiquent également que l’Armée étasunienne pour l’Afrique était impliquée dans près de 80 % des activités d’AFRICOM sur le continent en 2013, aux alentours de plus d’une mission par jour. Des projections préliminaires pour l’année 2014 suggèrent un pourcentage cette année (418 activités étant déjà planifiées mi-décembre 2013), et qui prévoient des hausses attendues en nombre d’opérations et de missions de formation et d’équipement.


D’après les mêmes documents, il est prévu que le nombre d’exercices complets, impliquant les troupes US et des membres de l’armée de plusieurs pays africains, passent de 14 à 20 en 2014. Jusqu’à présent, AFRICOM a communiqué des informations sur 11 exercices prévus pour cette année. Parmi ces exercices figurent l’African Lion au Maroc, l’Eastern Accord en Ouganda, le Western Accord au Sénégal, le Central Accord au Cameroun et le Southern Accord au Malawi ; ces exercices comprennent des entraînements sur le terrain et constituent un évènement majeur pour les programmes entre militaires de l’année précédente. AFRICOM mènera aussi au moins trois exercices de sécurité maritime, notamment CUTLASS Express sur la côte de l’Afrique de l’Est, Obangame Express dans le Golfe de Guinée et Saharan Express dans les eaux du Sénégal et sur les îles du Cap-Vert. Il y aura également l’exercice Africa Endeavor, qui est conçu afin de promouvoir le « partage d’informations » et de faciliter les procédures de communications standardisées entre les armées africaines.

De plus, les forces étasunienne et africaines d’opérations spéciales vont prendre part à un exercice qui a pour nom de code Silent Warrior 2014 en Allemagne et viennent de terminer l’exercice Flintlock 2014 (qui, depuis 2005, est un évènement annuel). Dans le cadre de Flintlock 2014, plus de 1000 troupes venant de 18 pays, notamment le Burkina Faso, le Canada, le Tchad, le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Mauritanie, les Pays-Bas, le Nigéria, la Norvège, le Sénégal, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, et le pays hôte du Niger, ont dirigé des formations à la lutte contre le terrorisme dans les périphéries de Niamey, la capitale, mais aussi dans de petites bases comme à Tahoua, Agadez et Diffa.

« Bien que Flintlock soit considéré comme un exercice, il représente un prolongement des formations en cours, des interventions et des opérations qui aident à préparer nos proches partenaires africains dans la lutte contre l’extrémisme et les ennemis qui menacent la paix, la stabilité et la sécurité régionales », a déclaré le colonel Kenneth Sipperly, le commandant de l’ US Joint Special Operations Task Force-Trans Sahel, lors de la cérémonie d’ouverture de Flintlock.

 

Implantations, implantations et encore implantations.

 

Une enquête menée en 2013 par TomDispatch, analysant les documents officiels et les sources d’information ouvertes, a révélé que l’armée étasunienne était impliquée dans au moins 49 des 54 nations du continent africain au cours des années 2012 et 2013, dans des activités comme des raids des forces spéciales ou encore la formation de milices. Une carte réalisée l’année dernière par l’armée étatsunienne pour l’Afrique renforce nos constatations : la carte indique que les troupes ont mené, ou du moins envisageait de mener, des «  activités  » dans tous les « pays » africains durant l’année fiscale 2013, à l’exception du Sahara de l’ouest (un territoire contesté dans la région du Maghreb en Afrique du Nord), de la Guinée Bissau, de l’Erythrée, du Soudan, de la Somalie, de Sao Tomé-et-Principe, de Madagascar et du Zimbabwe. L’Egypte ne fait normalement pas partie du champ d’opérations d’AFRICOM, mais en 2013, l’armée US y a mené des activités, tout comme en Somalie, qui accueille une petite équipe de conseillers étatsuniens. D’autres documents indiquent que des troupes militaires ont été déployées à Sao Tomé-et-Principe, un pays qui mène des activités avec l’US Navy (marine de guerre des Etats-Unis) de manière régulière.

 

AFRICOM maintient que l’armée étasunienne ne dispose que d’une seule base sur le continent : la base Camp Lemonnier à Djibouti. Cependant, des documents officiels examinés par TomDispatch, font référence à des bases portant d’autres noms : les FOS, bases opérationnelles avancées (qui sont des implantations à long-terme) ; les CSL, implantations de sécurité coopérative (qui sont occupées tour à tour par des troupes étatsuniennes) ; et les CL, sites de replis (qui sont occupés seulement pour les missions sont en cours).

AFRICOM a constamment refusé de fournir de plus amples informations, exigées par TomDispatch, sur le nombre d’implantations des FOS, CSL et CL ; cependant, des documents officiels produits en 2012 mentionnent sept implantations de sécurité coopérative, notamment une à Entebbe, en Ouganda, une implantation depuis laquelle, selon une enquête du Washington Post, les troupes US ont mené des missions aériennes secrètes de surveillance. Des informations publiées au début de cette année par l’armée évoquent au moins 9 FOL, des implantations opérationnelles avancées.

 

Nous ne savons pas ce qu’ils font

 

What We Are Doing” (littéralement « ce que nous faisons »), titre d’un document militaire daté de décembre 2013 et obtenu par TomDispatch, apporte des réponses à des questions qu’AFRICOM a toujours essayé d’éviter et fournit des renseignements que le commandement a tenté de garder secrets. Toutefois, nombre d’autres informations demeurent secrètes.

De 2008 à 2013, le nombre de missions, d’exercices, d’opérations et d’autres activités du ressort d’AFRICOM a augmenté considérablement en passant de 172 à 546, mais peu d’informations essentielles sont disponibles quant à la nature de la plupart de ces missions, tout comme il est difficile de savoir quelles troupes ont été formées par les forces étasuniennes. Depuis 2011, l’Armée US pour l’Afrique a, à elle seule, participé à près de 1000 « activités » à travers le continent, mais des journalistes indépendants n’ont pu assister qu’à une fraction de celles-ci ; donc ce que l’on sait se limite aux propos des militaires et aux informations officielles diffusées concernant seulement certaines missions. Ce n’est que plus tard que l’on a appris que les Etats-Unis ont formé un bataillon de commandos congolais mis en cause par les Nations unies pour viols collectifs et autres atrocités durant la même année, pour ne citer que deux exemples.

Depuis sa création, l’Armée américaine pour l’Afrique a toujours minimisé son rôle sur le continent. Dans le même temps, loin des médias et du public, les officiers du Commandement menant les opérations secrètes ont officieusement désigné l’Afrique comme « le champ de bataille de demain, aujourd’hui ».


Alors que nous l’ignorions depuis des années, nous savons maintenant qu’AFRICOM est « extrêmement actif », pour reprendre les mots du général David Rodriguez, et nous découvrons également la vitesse fulgurante à laquelle le nombre des missions a augmenté. Il reste à voir ce que nous ne savons pas encore sur les opérations de l’Armée étasunienne pour l’Afrique, qui augmentent de manière exponentielle.

 

Source : www.tomdispatch.com

Traduit par Investig’Action

 

Titre original : Le champ de bataille de demain, aujourd’hui : en 2012-2013, l’armée américaine est intervenue dans 49 pays africains.


Publié par : http://www.michelcollon.info

 

http://echelledejacob.blogspot.fr

Les États-Unis sont devenus le cauchemar du monde

http://www.mondialisation.ca


Comment les Etats-Unis arment les deux camps en conflit en Irak

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 01:25
           
Banques gouvernements peuples

Irak, Libye, Iran, Ukraine : Guerres des élites contre les peuples

Mondialisation.ca, 20 juin 2014

La plupart des experts de l’évolution historique ont tendance à percevoir une nouvelle guerre mondiale par le déploiement à grande échelle de moyens militaires visant la défaite, la destruction ou l’asservissement d’un des belligérants. Bien que l’idée d’un tel scénario sinistre ne peut certainement pas être exclue, il y a des raisons de croire, cependant, que la fameuse Troisième Guerre mondiale dont on parle tant pourrait être d’un type différent : plutôt entre classes qu’entre pays.

Vue sous cet angle, la troisième guerre mondiale se déroule déjà, et elle fait rage depuis des années : la guerre unilatérale néolibérale, transfrontalière de l’économie d’austérité qui est menée par la classe transnationale de l’oligarchie financière contre l’écrasante majorité des citoyens du monde, les 99%.

La mondialisation du capital et l’interdépendance des marchés mondiaux a atteint un tel niveau que des affrontements militaires de grande envergure comme ceux des première et seconde guerres mondiales pourraient conduire à une catastrophe financière pour tous. Sans surprise, le réseau des élites financières transnationales, qui choisissent souvent depuis les coulisses les politiciens et les gouvernements, semblent être opposés à une autre guerre internationale qui pourrait paralyser les marchés financiers à travers le monde.

Cela explique pourquoi les récentes agressions impérialistes ont souvent pris la forme d’interventions de type « soft-power » : révolutions de différentes couleurs, coups d’état « démocratiques », guerres civiles provoquées, sanctions économiques, etc. Bien sûr, l’option militaire demeure lorsque les stratégies de changement de régime « soft-power » échouent ou s’avèrent insuffisantes.

Cependant, même dans ce cas, tous les efforts sont faits (par les grandes puissances capitalistes) pour rendre ces interventions militaires « contrôlées » ou « gérables », c’est-à-dire limitées à un niveau local ou national. Alors que les guerres « contrôlées » ont tendance à protéger les fortunes des profiteurs de guerre et les bénéficiaires des dépenses militaires (principalement le complexe sécurité-militaro-industriel et les grandes banques), ils ne provoquent pas de paralysie des marchés financiers internationaux.

Cela explique aussi pourquoi les grandes puissances mondiales comme la Chine, la Russie, l’Inde et le Brésil ont tendance à ne pas s’opposer plus fermement aux politiques d’intimidation des États-Unis. Les cercles oligarchiques de ces pays ont plus en commun avec leurs homologues des États-Unis et d’autres pays capitalistes qu’avec leurs compatriotes. «  Qu’ils élisent domicile à New York ou Hong Kong, Moscou ou Bombay, les super-riches aujourd’hui constituent de plus en plus une nation à part entière », fait remarquer Chrystia Freeland, rédactrice de Reuters, qui côtoie les élites à travers le monde.

Il est donc logique de penser qu’une alliance de fait existe entre les membres de cette « nation » mondiale des super-riches, qui contribue à faciliter les plans impérialistes de changement de régime. Par exemple, lorsque la Russie est menacée par les Etats-Unis et leurs alliés européens, les oligarques russes ont tendance à collaborer clandestinement avec leurs homologues de classe à l’Ouest, sapant ainsi la résistance de la Russie à une ingérence des puissances occidentales.

Un bref regard sur les opérations récentes de changement de régime dans des pays comme l’Irak et la Libye, d’une part, et l’Ukraine et l’Iran, d’autre part, peut aider à comprendre quand et où les puissances impérialistes ont recours à une action militaire directe pour provoquer le changement (comme en Irak et en Libye), et où et quand ils ont recours plutôt à des tactiques de « soft-power » pour les mêmes objectifs, comme en Ukraine et en Iran. Deux raisons ou considérations principales peuvent être identifiées quant au choix des impérialistes dans les moyens ou tactiques à mettre en oeuvre.

La première est liée aux écarts entre classes dans les pays ciblés. Grâce à une vaste (et souvent scandaleuse) privatisation des biens publics dans l’Ukraine et l’Iran, on a vu émerger des cercles d’oligarques financiers assez riches dans ces deux pays.

Ces magnats pro-occidentaux ont tendance à collaborer avec les forces interventionnistes de l’étranger ; ils sont essentiellement des agents de changement de régime de l’intérieur, en collaboration avec les forces impérialistes de l’extérieur. C’est ce qui explique (au moins partiellement) la raison pour laquelle les plans de changement de régime dans ces deux pays se sont appuyés principalement sur le « soft power » et les révolutions de couleur au lieu d’une intervention militaire directe.

En revanche, l’Irak de Saddam Hussein et la Libye de Mouammar Kadhafi n’avaient pas de classes riches influentes et connectées au niveau international. Ni Saddam, ni Kadhafi n’étaient des parangons de vertu ou des champions de la démocratie, mais ils ont joué le rôle de ce qu’on appelle parfois de « dictateurs éclairés » : ils ont mis en oeuvre des programmes sociaux étendus, maintenu un fort secteur public, se sont opposés à la privatisation des services publics tels que la santé et de l’éducation, et conservé les industries « stratégiques » telles que l’énergie et la finance sous la propriété et le contrôle de l’État.

Ensemble, ces politiques ont empêché l’émergence d’élites financières puissantes comme celles qui ont émergé et se sont développées en Iran ou en Ukraine. Cela signifie, entre autres, que la « puissance douce » et/ou la tactique de la révolution de couleur, qui dépendent fortement d’alliés autochtones ou locales, à savoir la bourgeoisie dite compradore, n’avaient pas de bonnes chances de succès dans ces pays – d’où le recours au « hard-power » ou intervention militaire/occupation directe en Irak et en Libye.

La deuxième considération impérialiste dans le choix entre tactiques « soft » ou « hard » est celle de savoir si la guerre déclenchée pourra être contrôlée et gérée au niveau local ou national, ou si elle peut échapper à tout contrôle et se transformer en un conflit régional et/ou mondial.

Dans le cas de l’Ukraine, par exemple, une agression militaire directe aurait certainement impliqué la Russie, et serait très probablement devenue mondiale, avec des conséquences désastreuses sur le plan économique/financier, échappant au contrôle des puissances impérialistes – d’où le choix d’employer le « soft-ppower » et/ou le coup d’état « démocratique » en Ukraine.

Une préoccupation similaire pour l’Iran – qu’une guerre totale pourrait échapper à tout contrôle – explique aussi pourquoi les plans de changement de régime dans ce pays ont (pour l’instant) porté principalement sur des sanctions économiques et d’autres tactiques de « soft-power », dont la « révolution de couleur » baptisée verte de 2009.

En revanche, c’est le « hard power » ou la force militaire brute qui a été choisie pour un changement de régime en Irak et en Libye, choix basé sur la quasi-certitude que ces guerres allaient pouvoir être contrôlées avec un certain succès et ne pas se transformer en un conflit régional ou mondial.


Le cas de l’Ukraine


La crise récente et en cours en Ukraine montre clairement comment les élites financières transnationales ont tendance à éviter les guerres internationales cataclysmiques, de l’échelle de la Première ou Seconde guerres mondiales, en faveur de guerres contrôlables et souvent entre classes via des sanctions économiques et autres tactiques de « soft power ».

Au lendemain du putsch du 22 février à Kiev, qui a renversé le président dûment élu Viktor Ianoukovitch et porté au pouvoir le régime issu du coup d’Etat et soutenu par les Etats-Unis, les tensions entre la Russie et les puissances occidentales étaient si fortes que de nombreux observateurs ont averti de « l’imminence d’une IIIème guerre mondiale ».

Bien que les tensions et le danger de grands affrontements militaires entre les deux parties persiste, ils ont considérablement diminué depuis le début mai, lorsque le président russe Vladimir Poutine a cédé dans le bras de fer avec les puissances occidentales en annonçant le 7 mai que la Russie respecterait l’élection présidentielle en Ukraine, et travaillerait avec celui qui sera élu – en l’occurrence le milliardaire oligarque Petro Proshenko.

Malgré la poursuite de la répression brutale contre les militants autonomistes dans les provinces du sud-est/est de l’Ukraine, les manoeuvres diplomatiques sans relâche menées par les représentants des élites financières des États-Unis, l’Europe, l’Ukraine et la Russie ont néanmoins réussi à éviter un clash militaire entre les parties américaines et russes.

Qu’est-ce qui a changé entre toutes les menaces antérieures de sanctions massives et/ou d’actions militaires contre la Russie et l’accalmie relative et les « solutions diplomatiques » d’aujourd’hui ?

La réponse, en un mot, est que les puissants intérêts économiques au sien de la finance internationale, le commerce et les investissements (c’est à dire les élites financières en Russie, l’Ukraine et le noyau des pays capitalistes) ne peuvent tout simplement pas risquer une nouvelle guerre mondiale incontrôlable. Certes, les grandes banques et les complexes militaro-industriels influents ont tendance à prospérer sur les guerres perpétuelles et les tensions internationales. Mais ils ont aussi tendance à préférer des guerres « gérables », « contrôlables » au niveau local ou national (comme celles en Irak ou en Libye, par exemple) aux grandes guerres cataclysmiques régionales ou mondiales.

Ce n’est pas un secret que l’économie de la Russie est devenue de plus en plus liée à l’économie Occidentale (principalement en raison de la puissance économique et du comportement de ses oligarques transnationaux), et elle est également devenue de plus en plus vulnérables aux fluctuations du marché mondial et aux menaces de sanctions économiques. C’est ce qui explique, dans une large mesure, les gestes conciliants du président Poutine destinés à atténuer par des moyens diplomatiques les hostilités sur la crise en Ukraine.

Ce qui est moins connu, cependant, c’est que les économies occidentales sont vulnérables aussi à des sanctions de la Russie, si la Russie décide de se venger. En fait, la Russie possède de puissants armes économiques pour exercer des représailles, si nécessaire. Les effets économiques de sanctions réciproques pourraient être très douloureux pour un certain nombre de pays européens. En raison de l’interconnexion de la plupart des économies et des marchés financiers, des sanctions en représailles pourraient aggraver de façon significative l’économie de l’Union européenne, déjà fragile, et même l’économie mondiale :

Des sanctions sur les exportations russes affecteraient sévèrement l’UE. L’Europe importe 30% de son gaz de la société d’Etat russe Gazprom. La Russie est également le plus gros client de l’Europe. L’UE est, de loin, le premier partenaire commercial de la Russie et représente environ 50% de toutes les exportations et importations russes.

En 2014, les échanges commerciaux entre l’UE et la Russie s’élèvent à environ 360 milliards d’euros (491 milliards de dollars) par an. Le total des exportations de la Russie vers l’UE, principalement de matières premières comme le gaz et le pétrole, s’élève à environ 230 milliards d’euros, tandis que les importations de la Russie de l’UE s’élèvent à environ 130 milliards d’euros, principalement de produits manufacturés et de denrées alimentaires. L’UE est également le plus grand investisseur dans l’économie russe et représente 75% de tous les investissements étrangers en Russie. [1]

La Russie peut aussi exercer des représailles contre l’Occident et ses menaces de geler des avoirs d’individus et de sociétés russes en gelant les avoirs de sociétés et d’investisseurs occidentaux :

En cas de sanctions économiques occidentales, les législateurs russes ont annoncé qu’ils adopteraient un projet de loi pour geler les avoirs des entreprises européennes et américaines qui opèrent en Russie. De l’autre côté, plus de 100 hommes d’affaires et hommes politiques russes sont prétendument visés par l’UE d’un gel de leurs avoirs européens.

Outre Alexey Miller, chef de l’entreprise publique Gazprom, le PDG de Rosneft, Igor Setchine, est apparemment aussi sur la liste des sanctions. Rosneft est la plus grande compagnie pétrolière au monde et, en tant que tel, a des partenaires dans le monde entier, y compris en Occident. Par exemple, la société américaine Exxon-Mobil a un projet d’exploration de pétrole de 500 millions de dollars avec Rosneft en Sibérie, et Exxon-Mobil est déjà en partenariat avec le géant pétrolier russe pour exploiter les réserves de pétrole de la mer Noire. [2]

La Russie a d’autres armes économiques à sa disposition pour infliger des dégâts aux économies américaine et européenne. Par exemple, en réaction aux menaces de gel des actifs par les Etats-Unis et ses alliés européens, la Russie a liquidé (fin Février et début Mars 2014) plus de 100 milliards de dollars d’avoirs en bons du Trésor américains.

L’escalade de telles menaces imprudentes de geler les avoirs des gouvernements « hostiles » pourrait bien toucher la Chine, avec des conséquences désastreuses pour le dollar américain, puisque « La Chine détient environ 1,3 mille milliards de dollars en bons du Trésor américain et est le premier investisseur parmi les gouvernements étrangers ». [3]

Ce degré élevé d’interconnexion économique et financière explique pourquoi – avec le soutien de Washington et l’accord de Moscou – les diplomates européens de Berlin et de Bruxelles se sont précipités à Kiev pour une Table Ronde de Discussions et pour ouvrir la voie à la pseudo élection présidentielle du 25 mai, donnant ainsi une légitimité au régime issu du coup d’Etat, et évitant la perspective d’une escalade mutuellement destructrice de sanctions économiques et/ou d’actions militaires.


La comparaison avec l’Irak et la Libye


Les changements de régime en Libye (2011) et en Irak (2003) au moyen d’interventions militaires tendent à étayer l’argument principal de cet essai selon lequel, dans le cadre des objectifs de changements de régime, les puissances impérialistes ne recourent à l’action militaire directe que lorsque

a) les opérations militaires peuvent être contrôlées ou limitées dans le pays ciblé, et

b) en absence d’alliés locaux importants ou puissants dans le pays ciblé, c’est-à-dire des forces oligarques riches liés aux marchés mondiaux et, par conséquent, à des forces externes de changement de régime.

Kadhafi et Saddam gouvernaient avec un poing de fer, mais ils avaient maintenu de solides secteurs publics et des industries et services largement nationalisés. Cela est particulièrement vrai dans le cas des industries stratégiques comme l’énergie, la banque, les transports et les communications, ainsi que des services sociaux essentiels tels que la santé, l’éducation et les services publics.

Ils l’ont fait non pas tant par conviction socialiste (même s’ils prétendaient parfois être les champions du « socialisme arabe »), mais parce que, dans leurs luttes antérieures contre les régimes rivaux d’aristocraties, ils ont appris que le contrôle des économies nationales par une gestion bureaucratique de l’État, avec un État-providence fort, était plus bénéfique à la stabilité et la continuité de leur domination que le développement de forces économiques débridées et/ou l’émergence de puissances industrielles et financières dans le secteur privé.

Quelle que soit la motivation, le fait est que ni Saddam, ni Kadhafi n’ont toléré la montée d’élites financières puissantes avec des liens importants avec les marchés mondiaux ou les puissances occidentales. Sans surprise, dans ces deux pays, les figures de l’opposition et les forces qui ont collaboré avec les projets impérialistes de changement de régime étaient composés en grande partie soit des restes d’une époque royale et/ou tribale, soit de petits intellectuels expatriés et militaires déchus qui ont été forcés de vivre en exil.

Contrairement aux élites financières en Ukraine, par exemple, les forces de l’opposition en Irak et en Libye n’avaient ni les moyens économiques pour financer les forces du changement de régime, ni une base sociale/soutien dans leur pays d’origine. Ils manquaient aussi des liens financiers et politiques forts et fiables avec les marchés occidentaux et les institutions politiques.

Cela explique pourquoi les sanctions économiques et autres tactiques de « soft-power » (telles que la mobilisation, la formation et le financement de forces d’opposition) se sont avérées insuffisantes pour faire tomber les régimes de Saddam Hussein et Kadhafi et pourquoi l’impérialisme américain et ses alliés ont dû déployer le « hard-power » de l’action militaire/occupation pour atteindre cet objectif. En outre, comme mentionné plus haut, les puissances impériales interventionnistes étaient convaincus que (contrairement à l’Ukraine ou à l’Iran, par exemple) ces invasions militaires pouvaient être contrôlées et limitées à l’intérieur des frontières.


Le cas de l’Iran


La politique américaine de changement de régime en Iran ressemble davantage au modèle suivi en Ukraine qu’à celui suivi en Irak ou en Libye. Ceci est en grande partie due à (a) la crainte qu’une intervention militaire directe en Iran ne puisse pas être contrôlée ou limitée à ce seul pays, et (b) l’existence en Iran d’une oligarchie financière relativement bien développée et orientée vers l’Occident sur laquelle les États-Unis et ses alliés peuvent compter pour aboutir à une réforme et/ou un changement de régime de l’intérieur.


Bien-sûr, ces deux méthodes ne sont pas exclusives : soit la puissance militaire, soit le « soft power ». Il s’agit plutôt d’une question de dosage entre l’une et l’autre, en fonction des circonstances spécifiques. En effet, le projet impérialiste envers l’Iran depuis la révolution de 1979 inclut un certain nombre de tactiques (souvent concurrentes). Elles vont de l’incitation et le soutien à Saddam Hussein pour envahir l’Iran (en 1980), à la formation et le financement d’organisations terroristes de déstabilisation anti-Iranniennes, les menaces militaires constantes, aux efforts visant à saboter l’élection présidentielle de 2009 par la soi-disant « révolution verte », et l’escalade systématique de sanctions économiques.


Ayant échoué (pour l’instant) dans ces complots de « changement de régime » de l’extérieur, les États-Unis semblent avoir opté ces dernières années pour un changement de régime (ou réforme) de l’intérieur ; à savoir par la collaboration politique et économique avec les courants pro-occidentaux au sein des cercles dirigeants de l’Iran.

Ce qui semble avoir fait changer d’avis les États-Unis et ses alliés est l’émergence en Iran d’une classe capitaliste ambitieuse dont la priorité principale semble être de faire des affaires avec leurs homologues de l’Ouest. Ce sont en grande partie des oligarques iraniens riches qui sont littéralement là pour faire du business, pour ainsi dire ; pour eux, des questions telles que la technologie nucléaire ou la souveraineté nationale sont d’une importance secondaire.

Après s’être méthodiquement (et souvent scandaleusement) enrichis à l’ombre du secteur public de l’économie iranienne, ou en vertu des postes politiques/bureaucratiques qu’ils occupaient (ou occupent encore) dans l’appareil d’état, ces gens ont désormais perdu tout appétit pour des mesures économiques radicales nécessaires à l’autosuffisance économique afin de résister ou supporter le poids des sanctions économiques brutales. Au lieu, ils sont maintenant pressés de conclure des affaires et d’investir avec leurs alliés de classe transnationaux à l’étranger.

Plus que tout autre couche sociale, le président Hassan Rouhani et son administration représentent les intérêts et les aspirations de cette classe montante capitaliste-financière en Iran. Les représentants de cette classe détiennent le pouvoir économique et politique principalement par la très influente Chambre Iranienne de commerce, d’industrie, des mines et de l’agriculture (ICCIMA).

Les affinités idéologiques et/ou philosophiques entre le président Rouhani et les gens de pouvoir au sein de l’ICCIMA se reflètent dans le fait que, immédiatement après son élection, le président a nommé l’ancien chef de la Chambre de Commerce, Mohammad Nahavandian, un économiste néo-libéral éduqué aux Etats-Unis, et un conseiller de l’ancien président Hashemi Rafsanjani, comme son chef de cabinet.

C’est grâce à la Chambre de Commerce d’Iran qu’en Septembre 2013, une délégation économique iranienne a accompagné le président Rouhani à l’Organisation des Nations Unies à New York pour négocier des affaires/investissements potentiels avec leurs homologues américains. La Chambre de commerce d’Iran a également organisé un certain nombre de délégations économiques qui ont accompagné le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, en l’Europe pour des objectifs similaires.

De nombreux observateurs des relations américano-iraniennes ont tendance à penser que le dialogue diplomatique récemment lancé entre les deux pays, y compris des contacts réguliers dans le cadre des négociations nucléaires, a commencé avec l’élection du président Rouhani. Cependant, les faits montrent que les contacts en coulisse entre les représentants des élites financières dans et autour des gouvernements américain et iranien ont commencé bien avant l’élection de Rouhani. Par exemple, un article relativement bien documenté du Wall Street Journal a récemment révélé que :

Selon des fonctionnaires européens informés sur cette affaire, de hauts fonctionnaires du Conseil national de sécurité (US) avaient commencé à semer les graines d’une telle rencontre plusieurs mois auparavant – par une série de réunions secrètes et de conversations téléphoniques et l’implication de tout un assortiment de monarques arabes, d’exilés iraniens et d’anciens diplomates américains pour transporter clandestinement des messages entre Washington et Téhéran. [4]

L’article, qui montre comment le « réseau de communications complexe a contribué à propulser le récent rapprochement entre les États-Unis et l’Iran », révèle que les réunions, souvent tenues en secret, « se sont déroulées en Europe, principalement dans la capitale suédoise de Stockholm ». En passant par des voies diplomatiques internationales telles que l’Asia Society, l’Association des Nations Unies et du Council on Foreign Relations, « Les parties américaines et iraniennes se sont réunies dans des hôtels et des salles de conférence, à la recherche de formules pour désamorcer la crise sur le programme nucléaire de l’Iran et empêcher la guerre », souligne l’article. Les auteurs, Jay Solomon et Carol E Lee, ont également écrit :

L’Asia Society et le Council on Foreign Relation, non gouvernementale, ont organisé des tables rondes pour MM Rouhani et Zarif en marge de la réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies en Septembre. Les deux hommes s’en sont servies pour expliquer les plans de Téhéran à des hommes d’affaires, anciens responsables gouvernementaux, universitaires et journalistes américains.

Obama a personnellement fait un geste envers Rouhani l’été dernier, peu après l’élection de Rouhani. Le président américain a écrit une lettre au nouveau président iranien, soulignant la volonté de Washington de régler pacifiquement le différend nucléaire. Rouhani a répondu en termes similaires.

Zarif, quant à lui, a renoué avec les responsables de la politique étrangère américaine de premier plan qu’il avait rencontrés lorsqu’il était ambassadeur de l’Iran à l’ONU dans les années 2000.

Mme [Suzanne] DiMaggio de l’Asia Society dit qu’elle était parmi ceux à New York qui ont contacté Zarif peu après sa nomination au gouvernement de Rouhani. Vétéran de contacts informels entre les responsables iraniens et américains, elle a tenu de nombreuses réunions au cours des dix dernières années avec ce diplomate éduqué aux Etats-Unis sur les moyens de sortir de l’impasse nucléaire. [5]

Cela explique pourquoi le président Rouhani (et son cercle de conseillers pro-occidentaux) ont choisi Zarif comme ministre des Affaires étrangères, et pourquoi ils ont, peut-être imprudemment, placé tous leurs espoirs d’une reprise économique en Iran sur le rapprochement politique et économique avec l’Occident, c’est-à-dire sur le libre-échange et les investissements des États-Unis et d’autres grands pays capitalistes.

(Soit dit en passant, ceci explique aussi pourquoi l’équipe des négociateurs nucléaires du président Rouhani a été, bon gré mal gré, condamné à une position de faiblesse dans leurs négociations avec le groupe de pays P5 +1, et pourquoi les négociateurs iraniens ont renoncé à autant en échange de si peu.)


Conclusion et implications


Alors que les puissants bénéficiaires des guerres et dépenses militaires – les grandes banques (comme principaux bailleurs de fonds des gouvernements) et le complexe militaro-industriel sécuritaire – se développent sur les guerres et les tensions internationales, ils ont néanmoins tendance à préférer les guerres locales, nationales, limitées, ou « gérables » aux grandes guerres régionales ou mondiales qui, dans un mode cataclysmique, pourraient totalement paralyser les marchés mondiaux.


Ce qui explique en partie pourquoi, dans les cas de changement de régime en Irak et la Libye, par exemple, les États-Unis et leurs alliés ont opté pour une action militaire/occupation directe ; alors que dans des cas comme l’Ukraine et l’Iran ils ont (pour l’instant) évité une intervention militaire directe et comptent, au contraire, sur la tactique « soft-power » et révolutions de différentes couleurs.

Comme indiqué plus haut, ceci est largement du, d’une part, à la crainte qu’une guerre et intervention militaire en Ukraine ou en Iran puisse échapper à tout « contrôle » ; et d’autre part, à l’existence d’élites financières pro-occidentales suffisamment fortes et influentes en Iran et en Ukraine à qui on pourrait faire appel pour provoquer un changement de régime de l’intérieur, sans risquer une guerre catastrophique mondiale qui pourrait détruire avec tout le reste la fortune de la classe capitaliste transnationale.


Les pouvoirs interventionnistes ont pratiquement toujours appliqué la vieille tactique de diviser pour régner. Ce qui est relativement nouveau ici, c’est qu’en plus de l’emploi traditionnel de cette tactique (qui passe souvent par des questions controversées telles que la nationalité, l’origine ethnique, la race, la religion, etc), les exemples récents montrent qu’elle s’appuie de plus en plus sur les divisions de classe.

 

Le calcul semble être le suivant : lorsqu’un pays comme l’Iran ou l’Ukraine peut être divisé à travers des lignes de classe, et que des alliances peuvent être nouées avec les oligarchies riches des pays ciblés, pourquoi se lancer dans une attaque militaire qui pourrait d’une manière indiscriminée toucher aussi à nos propres intérêts et ceux de nos alliés locaux en même temps que ceux de nos ennemis ?


Lorsque des sanctions économiques ainsi que des alliances et des collaborations avec les oligarques locaux et économiquement puissants peuvent être utilisées pour réaliser des « coups d’etat démocratiques » ou une révolution de couleur quelconque (souvent par le biais d’élections bidons), pourquoi risquer une attaque militaire aveugle aux conséquences incertaines et potentiellement catastrophiques ?


Cela montre (entre autres choses) comment les politiques impériales d’agression ont évolué au fil du temps – des premiers stades de l’occupation militaire « brute » de l’époque coloniale aux tactiques modernes d’intervention, subtiles et furtives, sur plusieurs fronts. A la lumière des récentes aventures de la politique étrangère des États-Unis, on peut dire l’ancien modèle d’agression ouvertement impérialiste trouvait ses faveurs dans la politique étrangère militariste sans vergogne du président George W. Bush, alors que le nouveau modèle, insidieusement « sophistiqué » et furtif, est préféré par le président Barack Obama.


Alors que les champions de la faction ouvertement militariste de l’élite dirigeante des Etats-Unis critiquent Obama comme un président « frileux » ou « faible », le fait est que sa politique relativement discrète mais sournoise qui consiste à bâtir méthodiquement des coalitions – à la fois avec les alliés traditionnels des États-Unis et les forces oligarchiques ou compradores des pays ciblés – s’est révélée plus efficace (en termes de changement de régime) que la politique d’actions militaires unilatérales à la Bush-Dick Cheney.


Ceci n’est ni de la spéculation, ni simplement de la théorie : le Secrétaire d’Etat John Kerry l’a récemment clairement formulé dans le contexte de la politique de l’administration Obama envers l’Ukraine et l’Iran. Lorsque Gwen Ifill, sur la chaîne de télévision PBS, lui a demandé, le 30 mai 2014 :

« Selon vous, est-ce que le président s’attire des critiques parce qu’il est faible ou parce que sa politique paraît moins spectaculaire ? », Kerry a répondu :

« Franchement, je pense qu’on n’accorde pas assez de crédit au Président pour les succès obtenus en ce moment …. Je veux dire, si vous regardez ce qui s’est passé en Ukraine, le président a mené un effort pour essayer de l’unité entre l’Europe et les États-Unis, pour imposer des sanctions difficiles. L’Europe n’était pas enthousiaste mais elle a suivi malgré tout. C’était du leadership. Et le président a réussi, avec les Européens, à obtenir un effet à terme sur les choix qui se présentent au président Poutine.

« En outre, le président a renoué avec l’Iran. Nous étions dans une logique d’affrontement frontal où ils construisaient un système nucléaire auquel le monde entier est opposé. Mais le président a mis en place une série de sanctions qui ont réussi à amener l’Iran à la table des négociations. Nous sommes maintenant en pleine négociations. Tout le monde s’accorde pour dire que le régime de sanctions a eu son effet. L’arme – le programme nucléaire a été gelé et réduit. Nous avons maintenant repoussé le délai dans lequel l’Iran pourrait réussir (à fabriquer une arme). C’est un succès.

« Je pense donc que nous sommes aussi engagés, et même plus engagés qu’à tout autre moment de notre histoire, et je pense que les résultats sont là pour le prouver. »

C’est l’essence même de l’impérialisme rusé caractéristique de l’administration Obama, par rapport à l’impérialisme version attardée de l’administration Bush (Jr)

.

Ismael Hossein-Zadeh

Article original en anglais:

us imperialismWorld War III, Class Conflict and the History of Warfare. The Global Corporate Elites against The World’s People, publié le 14 juin 2014.

Traduction par VD pour le Grand Soir

Notes :

1. Gilbert Mercier, Ukraine’s Crisis : Economic Sanctions Could Trigger a Global Depression.

2. Ibid.

3. Ibid.

4. Wall Street Journal, US-Iran Thaw Grew From Years Of Behind-the-Scenes Talks

5. Ibid.

 

Ismael Hossein-Zadeh est professeur émérite d’économie (Université Drake). Il est l’auteur de Beyond Mainstream Explanations of the Financial Crisis (Routledge 2014), The Political Economy of US Militarism(Palgrave – Macmillan 2007), et the Soviet Non-capitalist Development : The Case of Nasser’s Egypt (Praeger Publishers 1989). Il a aussi contribué à Hopeless : Barack Obama and the Politics of Illusion (AK Press 2012).

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 04:46


http://pascasher.blogspot.fr/2014/02/le-chaos-en-ukraine-coordonne-sur-le.html

 

Ukraine : Le génocide silencieux


ALERTE, un vrai génocide se déroule en Ukraine Est, dans un silence médiatique assourdissant !  Des Hôpitaux sont bombardés, les morgues sont sans électricité, les morts sont jetés dans des fosses commues, les habitants sont affamés... Kiev a donné l'ordre de bombarder toutes les usines, les super-marchés, les stations-services, les Russes sont comme la mafieuse Timochenko le dit publiquement "des gens à éliminer, avec Poutine" d'ailleurs !  Et après on accuse des Assad d'exterminer les siens ? Mais c'est infâme !

Dans le même temps, Kiev oblige les jeunes conscrits à tuer, sinon on leur tire dessus. Et ils sont à peine nourris. Parmi eux il y a de nombreux morts, qu'on n'enterre même pas !

L' Occident machiavélique veut à la CPI Milosevic, Gbagbo, le fils Kadhafi, Ianoukovytch... qui défendent leur pays, et lui fait un génocide en Ukraine ou ailleurs sans que ses dirigeants ne soient jugés à la CPI !

La CPI n'est qu'un tribunal fantoche, où l'on se débarrasse des gêneurs, des patriotes, des Dirigeants aimés de leur peuple; Sale Justice de vainqueurs sans scrupules !

BHL dénonçait le génocide en Tchétchénie (d'ailleurs voulu par l'USraël contre la Russie, déjà), et en Ukraine, il l'organise ! Que fait la CPI ?


Et le traitement médiatique est infâme lui aussi ! Ianoukovytch a réprimé mollement, les meRdias l'ont accusé. Kiev organise un génocide, et ils font silence !

Résumons: Villes de l'Est bombardées, des civils affamés ou qui fuient en abandonnant tout, un nettoyage ethnique, des infrastructures détruites.. Et l'UE "démocratique", les médias, l'Opinion se taisent ?

Mais finalement nous sommes tous co-responsables par notre silence, notre inertie ! Il y a un génocide à notre porte, en Ukraine, et on ne bouge pas ! C'est l'histoire de la grenouille qui cuit lentement...

Bon sang, l'Ukraine va devenir un colonie européenne et américaine, avec des Slaves ! Des Slaves qui devront demain se battre via l'OTAN contre les Russes leurs frères !

Et on en a marre de ce mot terroriste ! On accuse Assad ou les séparatistes ukrainiens d'être des terroristes car ce sont des patriotes, mais les vrais sont en Occident, ou dans les pays du Golfe !

Enfin, je soupçonne la Pologne d'inciter l'Occident à commettre un génocide : Plutôt la terre brûlée que des Russes ! Pourtant tous sont slaves !

Je me demande aussi si le fait qu'il s'agisse d'un pouvoir populaire n'inquiète pas l'Oligarchie qui tire en coulisses les ficelles. Les insurgés contestent son pouvoir, le capitalisme financier occidental qui endette, rackette, opprime, et ses moeurs dépravés.

Ainsi, la cupidité de l'Occident le conduit à mettre à feu et à sang la planète. Jusqu'à quand supporterons-nous l'intolérable ?

eva R-sistons

 

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 01:16
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Un magazine allemand accuse les Etats-Unis d’intensification du terrorisme et de l’affaiblissement de l’économie mondiale.


La presse allemande, le magazine hebdomadaire d’affaire allemand, Wirtschaftswoche, estime que les interventions militaires des Etats-Unis dans les pays pétroliers du Moyen-Orient est un facteur de l’intensification du terrorisme, mais aussi de la hausse du prix du pétrole et l’affaiblissement de l’économie mondiale.
Wirtschaftswoche a écrit que le projet de la soi-disant guerre des Etats-Unis contre le terrorisme est à l’origine de l’intensification du terrorisme dans des pays comme l’Irak,
la Libye ou le Nigeria qui comptent parmi les grands producteurs de pétrole, d’où d’ailleurs la hausse des cours du pétrole dans le monde et l’affaiblissement de l’économie internationale.
L’auteur donne l’exemple du Nigeria, pays riche en réserve de pétrole qui est devenu maintenant l’un des pays les plus pauvres de la planète et un foyer des activités des groupes terroristes comme Boko Haram, suite à la soi-disant guerre des Etats-Unis contre la terreur.
Quant à l’Irak, cet article souligne que suite aux opérations des terroristes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), les marchés boursiers s’inquiète des effets du développement des violences en Irak et de sa contamination dans d’autres pays de la région, ce qui ne sera pas sans effet sur le prix mondial de l’énergie, et la chute des valeurs boursières.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 00:19

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http://www.alstom.com/france/fr/ou-sommes-nous/

 

 

Présence d'Alstom en France

Alstom et la Sécurité Nationale...


Alstom et la Sécurité Nationale... - 5.0 out of 5 based on 3 votes

Dans cette capitulation généralisée de nos Élites, j'espère que le cas d'Alstom vous ouvrira les yeux, et que vous essayerez de comprendre Qui gouverne RÉELLEMENT la France et l'Europe. Enfin, comme je l'ai souligné GE est LE constructeur des réacteurs de Fukushima (vidéo informations complémentaires), et c'est certainement pour cela qu'ils sont tellement intéressés par les technologies et le savoir-faire d'Alstom (enfin je pense).


De plus, ce n'est pas parce que nos Élites ont peur pour leur vie, que l'on doit laisser notre pays se faire dépecer... Hélas, vous l'aurez compris, le sursaut ne peut pas venir de nos classes dirigeantes qui sont victimes ou au pire complices, aussi j'ai bien peur, que là aussi ... ils vous faillent prendre position, et le plus tôt sera le mieux...

sous_marin_23_06_2014.jpg

 

Au-delà des péripéties politico-économiques de la perspective de rachat d'une partie des activités du groupe Alstom par une firme étrangère - épisode qui laisse cependant songeur sur les capacités d'anticipation du gouvernement -, un aspect essentiel du dossier n'a été évoqué ni par les acteurs ni par les commentateurs : celui de la sécurité nationale.


En effet, nos centrales nucléaires, notre porte-avions, nos sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) et surtout nos sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) - fondement de notre dissuasion nucléaire et donc de notre indépendance nationale - sont tous équipés de turbines[1] qui sont essentielles à leur fonctionnement.


Dans les bâtiments à propulsion nucléaire de notre marine, ces composants mécaniques fournissent l'alimentation électrique à la propulsion et aux systèmes auxiliaires. Ils entraînent une ligne d'arbres qui s'achève par les hélices et leur puissance mécanique confère la vitesse nécessaire au bâtiment.


Aujourd'hui, une partie des turbines destinées à la marine est fournie par le groupe américain General Electric (GE), via sa filiale Thermodyn, dont l'usine est implantée au Creusot[2]. L'entreprise produit notamment les turbines à vapeur des SNA de type Rubis et les turbo-alternateurs du système de propulsion développé pour les sous-marins conventionnels du type Agosta et Scorpène. De plus, GE/Thermodyn a également a été sélectionné en 2007 par DCNS pour fournir les turboalternateurs et les turbines de propulsion de la nouvelle série de six SNA du type Barracuda de la Marine nationale (livraisons prévues entre 2016 et 2027). 


D'autres turbines sont produites par la branche énergie d'Alstom, dont le groupe a décidé de se séparer. Celle-ci équipe notamment certains navires de la marine de moteurs asynchrones (Alstom Power Conversion) de nouvelle génération et surtout le porte-avions nucléaire Charles De Gaulle, dont elle fournit les deux groupes turboréducteurs[3].


En revanche, dans le domaine du nucléaire civil, Alstom est le fournisseur exclusif des centrales françaises.

Ce constat amène plusieurs observations :


- La dépendance en matière militaire ou énergétique est toujours une faiblesse pour un Etat qui se targue de vouloir conduire une politique étrangère indépendante et de conserver son autonomie de décision. Or, dans le cas présent, elle concerne les deux secteurs.

- GE/Thermodyn est un fournisseur historique de DCNS. Mais avec le rachat de la branche énergie d'Alstom, le groupe américain et sa filiale vont devenir les fournisseurs exclusifs de turbines de la Marine nationale comme de nos centrales. Nous allons ainsi passer d'une dépendance partielle à une dépendance totale, dans les domaines militaire et civil.

- Lorsqu'une forme de dépendance à l'égard de fournisseurs étrangers est inévitable, les acteurs cherchent généralement à la réduire en diversifiant leurs sources d'approvisionnement afin de ne pas dépendre d'un seul fournisseur (cela s'appelle la gestion des risques). Or le rachat de la branche énergie d'Alstom nous rendrait à 100% dépendants de GE. La situation serait proportionnellement moins préoccupante s'il existait deux ou trois industriels étrangers, de nationalités différentes. Or, sur le marché mondial, le nombre de fournisseurs de turbines de haute technologie pour le nucléaire est limité car ces équipements ne sont pas courants[4].

- Le rachat de branche énergie d'Alstom conduirait à l'abandon total d'une expertise industrielle majeure dont la France a payé le développement depuis de longues années, jusqu'à devenir l'un des leaders mondiaux du domaine. Outre la cession, à un repreneur étranger, d'une entreprise de haute technologie rentable sur un secteur en développement[5], nous allons perdre les savoir-faire, les hommes et les laboratoires nous permettant de concevoir et produire nous mêmes ces équipements essentiels au cas où le redécidions un jour.


Certes, notre filière électronucléaire n'est pas menacée, car elle est entre les mains d'entreprises comme Areva et EDF. Mais  la vente de la branche énergie d'Alstom porterait un coup fatal son indépendance, car en matière civile comme militaire, il existe des modules critiques qui conditionnent le fonctionnement des autres systèmes.

 

En conséquence, si l'activité de la branche énergie d'Alstom n'est pas à proprement parler « stratégique » et ne semble donc pas pouvoir être protégée par le décret anti OPA, son rachat - en raison du simple fait qu'elle est l'ultime entreprise française capable de produire des turbines pour nos centrales et notre marine et que les solutions de substitution se raréfient - le devient. Dans cette perspective, la perte de contrôle d'Alstom devient critique et c'est notre dépendance qui risque de devenir une faiblesse stratégique.


Cela signifierait à terme que nous ne serons plus maîtres de nos approvisionnements en pièces détachées pour les turbines de nos centrales comme de nos sous-marins et que les générations futures - s'il y en a - intégreront des composants étrangers que nos partenaires économiques pourront décider ou non de nous fournir.


Dès lors, en raison de notre incapacité à produire des turbines, les programmes nucléaires civil et militaire français deviendront dépendants des Etats-Unis, qui bien qu'étant notre allié, est surtout notre principal concurrent dans ces domaines. Cela sera donc une fragilisation majeure de ces programmes et un recul irrémédiable de notre indépendance nationale, surtout en cas de différend avec Washington, à l'image de celui que nous avons connu en 2003, au sujet de l‘Irak. Nous allons ainsi nous mettre inconsidérément entre les mains d'un acteur réputé pour ne jamais hésiter à recourir à des pressions commerciales quant il le juge utile afin d'assurer son leadership politique et économique. L'actuelle crise ukrainienne vient d'ailleurs de donner l'exemple des moyens de pression dont usent les Etats-Unis : aucun satellite européen ne peut plus être mis sur orbite par un lanceur russe suite au veto de Washington, car ils intègrent tous des composants américains[6].


Il est actuellement prévu de prolonger de 20 à 40 ans la vie utile de nos centrales nucléaires. En cas de vente d'Alstom, qu'a prévu le gouvernement afin d'assurer notre approvisionnement en pièces détachées pour les quatre décennies à venir ? Quel accès aurons-nous au laboratoire d'analyse des technologies d'Alstom pour palier aux défaillances et améliorer le fonctionnement des centrales pendant cette durée ? Quels en seront le coût et les contraintes ?


De même, concernant notre porte-avions et nos sous-marins, qu'en sera-t-il des pièces de rechange et des nécessaires améliorations constantes indispensables des turbines ?

 

Les Etats-Unis pourront-ils influer sur les missions d'engagement de nos SNA, voire de nos SNLE, étant donné que ceux-ci utiliseront des composants américains?

 

Par ailleurs, sur le plan économique, le choix d'un repreneur américain est suicidaire, tant en raison de l'habitude du recours à la pression sur leurs partenaires que des pratiques d'affaires qui caractérisent nos « alliés » d'outre-Atlantique.


Faut-il rappeler à nos gouvernants ce qu'il est advenu de la marque Opel (Allemagne) rachetée par General Motors (Etats-Unis) ? Confronté à des difficultés financières, le groupe automobile américain a cherché à s'en débarrasser à partir de 2009, au grand dam de Berlin. S'il ne l'a finalement pas fait, il a en revanche sacrifié la marque : plans de restructuration répétés, arrêt des fabrications sur plusieurs sites allemand et européens, licenciements, etc. Aujourd'hui, Opel, structurellement déficitaire depuis plus de dix ans, est en chute libre sur le marché d'outre-Rhin, absent des pays émergents et connaît des retards technologiques importants faute d'investissements.

Ce cas n'est pas isolé, d'autres exemples illustrent ces pratiques : le constructeur automobile suédois Volvo, racheté par Ford en 1999 puis revendu au 2010 au chinois Geely ; le groupe Saab, détenu à 100% par General Motors depuis 2000 et revendu en 2012 à la société sino-japonaise NEVS, etc.


Alstom détient la première position mondiale dans les turbines hydrauliques, c'est-à-dire la technique numéro 1 de l'énergie renouvelable fondamentale, comme dans les hautes températures des centrales au charbon (dites supercritiques). Autant de techniques qui se développent en réponse à l'effondrement des prix de ce minerai[7] et qui présentent un intérêt commercial majeur. Par ailleurs, il faut aussi rappeler que General Electric, associé au japonais Hitachi, est en concurrence frontale avec Alstom dans la vente de centrales nucléaires. La disparition de son concurrent français serait pour lui un bénéfice considérable.

Certes, lorsque GE s'engage vis-à-vis des autorités françaises à ne rien toucher pendant trois ans, il est difficile de mettre sa parole en doute. Mais quid de l'après 2017 ? Car le groupe, délié de toute promesse, pourra alors faire ce que bon lui semble et tout laisse à penser que la branche Energie d'Alstom pourrait connaître un sort similaire à celui d'Opel.


Au demeurant, le délai de trois ans pourrait ne pas être calculé au hasard : c'est en effet le temps qui nous sépare aujourd'hui de la fin du mandat de François Hollande, lequel ne pourra donc se voir reprocher des licenciements ou des fermetures d'usines pouvant nuire à son bilan dans la perspective d'une nouvelle candidature. Peut-être est-ce là un procès d'intention, mais observons néanmoins que, s'il ne s'agit pas de calculs de basse politique à moyen terme, nos gouvernants ne semblent pas percevoir l'importance stratégique de la branche énergie d'Alstom pour notre indépendance militaire et énergétique.


Le rachat par Siemens apparaît, par bien des aspects, moins complémentaire que celui de GE. Mais il offrirait cependant l'opportunité de préserver l'essentiel : le maintien d'une partie des savoir-faire stratégiques en Europe, chez notre premier partenaire politique et économique. Or, il est plus légitime d'avoir confiance en nos amis allemands - notre interdépendance croissante en est au demeurant une garantie - qu'en nos partenaires américains, dont le penchant à l'hégémonie commerciale et politique est une réalité - l'espionnage systématique et à grande échelle de leurs alliés en est la preuve - et ne nous offre aucune garantie. Toutefois, la solution de Siemens n'est guère plus raisonnable car dépendre d'un pays comme l'Allemagne, qui vient de tirer un trait sur le nucléaire, serait tout aussi déraisonnable que de se mettre dans la main des Américains[8].


Il est légitime de se demander si quelqu'un, dans l'appareil d'Etat, suit et étudie les rachats de nos fleurons industriels nationaux sous l'angle de la sécurité nationale. Ce devrait être là une mission du ministère de l'Economie et des Finances ou de celui de l'Industrie. Cela pourrait être aussi la tâche de la Délégation générale à l'Armement (DGA) du ministère de la Défense ou de la Délégation interministérielle à l'Intelligence économique (D2IE). Cela pourrait enfin être le rôle de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), puisque la protection du patrimoine scientifique et technologique national contre l'espionnage des Etats et entreprises étrangers relève de ses missions[9]. Les médias ont beaucoup parlé ces derniers jours de la transformation de l'ex Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) en DGSI. Le changement de statut de ce service ne changera rien à son efficacité dans la lutte antiterroriste, car le renseignement intérieur demeure scindé entre deux organismes qui auraient du être unifiés depuis 2008. Surtout, la polarisation marquée de ce service sur la menace djihadiste l'a conduit à reléguer au second plan ses autres missions de sécurité nationale.

 

Ainsi, jusqu'à preuve du contraire, rien ne semble fait nulle part. La réaction gouvernementale s'est produite à la dernière minute, dans l'impréparation la plus totale et nos services dits « de sécurité » ne se focalisent que sur le terrorisme. Personne ne semble se préoccuper de cet aspect capital du dossier, en partie parce qu'autorités et parlementaires sont convaincus que la filière est sécurisée, faute d'en percevoir les failles critiques.


Pourtant, les moyens d'action existent. Outre le décret anti OPA[10], il est possible d'en revenir, pour cette situation exceptionnelle, aux pratiques du capitalisme d'Etat, voire d'envisager une association avec GE ou Siemens et non une cession.

Bien sûr, nous vivons dans un monde libéral et cela est infiniment préférable au totalitarisme communiste qui nous a menacé pendant toute la Guerre froide. Mais la loi du marché ne doit pas prévaloir sur la défense des intérêts supérieurs de la Nation. La liberté d'entreprendre et de commercer ne signifie pas le règne aveugle et irresponsable du marché et des intérêts privés égoïstes qui le façonnent sans autre but que le profit financier.


Il est essentiel que la branche énergie Alstom demeure française afin de préserver notre indépendance énergétique et militaire. Il en va de l'avenir du pays comme de celui de l'Europe, sauf à accepter, dès aujourd'hui, l'idée que nous ne soyons à terme que des dominions américains.

 


  • [1] Qu'il s'agisse de turbo-alternateurs ou de groupes turbo-réducteurs.
  • [2] Thermodyn - héritière de Creusot-Loire, Framatome et Schneider - fabrique des turbines à vapeur depuis 1905, avec une technologie Westinghouse. GE n'a fait que racheter cette entreprise sans modifier la technologie.
  • [3] Chaque groupe turbo réducteur-condenseur 61SW comprend deux turbines (haute pression et basse pression) entraînant la ligne d'arbre par un réducteur à double réduction. Et les réacteurs nucléaires du Charles De Gaulle sont les mêmes que ceux des SNLE-NG.
  • [4] Ainsi, Alstom annonce que le tiers du parc des centrales nucléaires dans le monde utilise ses turbines
  • [5] Alstom va fournir la plus grande turbine à vapeur jamais construite pour la future centrale nucléaire EPR d'EDF à Flamanville. Patrick Kron, le PDG d'Alstom, a déclaré en janvier 2012 : « Le choix d'Alstom par le numéro un mondial de la production d'électricité d'origine nucléaire (EDF) confirme  notre solide leadership technologique avec les turbines Arabelle et notre considérable expérience en matière d'ilôts conventionnels des centrales nucléaires. Notre participation dans ce projet prestigieux renforce notre position à l'échelle mondiale au moment où le marché de l'énergie nucléaire redémarre ».
  • [6] Pour pouvoir lancer des satellites commerciaux contenant ne serait-ce qu'un seul composant d'origine américaine sur des fusées étrangères, il faut obtenir une autorisation ITAR (International Traffic in Arms) du département d'Etat américain. Or toute autorisation est désormais exclue pour les lanceurs russes, en vertu des sanctions décrétées dans le cadre de la crise ukrainienne. Comme la plupart des satellites sont fabriqués aux Etats-Unis ou contiennent des composants américains, cela confère à Washington le pouvoir de décider si et comment les autres pays peuvent participer au marché des lanceurs.
  • [7] Loïk le-Floch Prigent, « Alstom, le cri de révolte du mouton noir des industriels français : Résistez ! », Atlantico.fr, 2 mai 2014. http://www.atlantico.fr/decryptage/alstom-cri-revolte-mouton-noir-industriels-francais-resistez-loik-floch-prigent-1060733.html#ZHp7tLGep64SxupP.99
  • [8] Ibid.
  • [9] Décret n° 2014-445 du 30 avril 2014 relatif aux missions et à l'organisation de la direction générale de la sécurité intérieure, Article 2 alinéa d) : [elle] « concourt à la prévention et à la répression des actes portant atteinte au secret de la défense nationale ou à ceux portant atteinte au potentiel économique, industriel ou scientifique du pays ».
  • [10] Publié fin 2005, après la tentative avortée de rachat de Danone par l'américain Pepsi, le décret anti OPA permet en théorie à l'Etat de bloquer toute opération menée par un investisseur étranger sur une entreprise intervenant dans un secteur « stratégique ». Le décret en définit une dizaine, mais de façon assez restrictive : défense, sécurité privée, biotechnologies, production d'antidotes, interception de communications, sécurité informatique et cryptologie, jeux d'argent, « technologies duales » pouvant être utilisées à des fins civiles et militaires

 

Source(s) : Cf2r.org via Maître Confucius

Informations complémentaires :

Crashdebug.fr : Le dossier « Pegasus »
http://www.crashdebug.fr/index.php/actualites-france-/8952-alstom-et-la-securite-nationnale
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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 00:23

 

Le rôle de Washington et son soutien aux néonazis a d’énormes implications dans le reste du monde

Ukraine : les Etats-Unis nous entraînent dans une guerre contre la Russie (The Guardian)

John PILGER

Pourquoi tolérons-nous la menace d’une nouvelle guerre mondiale qui se mène en notre nom ? Pourquoi tolérons-nous les mensonges qui justifient ce risque ? L’état de notre endoctrinement, comme l’a écrit Harold Pinter, est « un tour d’hypnose brillant, et couronné de succès », comme si la vérité « ne s’était jamais déroulée, même au moment où elle se déroulait ».


Chaque année l’historien américain William Blum publie son "archive actualisée du résumé de la politique étrangère des Etats-Unis" qui montre que, depuis 1945, les Etats-Unis ont tenté de renversé plus de 50 gouvernements, la plupart démocratiquement élus ; ont grossièrement interféré dans les élections de 30 pays ; bombardé la population civile de 30 pays ; utilisé des armes chimiques et biologiques ; et tenté d’assassiner des dirigeants étrangers.

 

Dans bien des cas la Grande-Bretagne était complice. Le degré de souffrance humaine, et encore moins la criminalité, n’est jamais reconnu en Occident, malgré la soi-disant présence des technologies de communication les plus avancées, et du journalisme le plus libre du monde. Que les victimes les plus nombreuses du terrorisme – de notre terrorisme, soient des musulmans, est imprononçable. Que le djihadisme extrémiste, à l’origine du 11 septembre, fut créé comme arme de la politique étrangère britannique (Opération Cyclone en Afghanistan) est occulté. En avril le département d’État américain remarqua que, à la suite de la campagne de l’OTAN de 2011, « la Libye est devenue un paradis pour les terroristes ».


Le nom de “notre” ennemi a évolué au fil des années, du communisme à l’Islamisme, mais il s’agissait généralement de n’importe quelle société indépendante du pouvoir de l’Occident et occupant des territoires stratégiques ou riches en ressources. Les leaders de ces nations gênantes sont généralement violemment mis à l’écart, comme les démocrates Muhammad Mossadegh en Iran et Salvador Allende au Chili, où ils sont assassinés comme Patrice Lumumba au Congo. Ils font tous l’objet d’une campagne médiatique de caricature et de diabolisation – pensez à Fidel Castro, Hugo Chavez, et maintenant Vladimir Poutine.


Le rôle de Washington en Ukraine est diffèrent seulement parce que ses implications nous concernent tous. Pour la première fois depuis l’ère Reagan, les USA menacent d’entraîner le monde dans une guerre. Avec l’Europe de l’est et les Balkans devenus des bases militaires de l’OTAN, le dernier « état-tampon » frontalier de la Russie, est dévasté. Nous, les occidentaux, soutenons des Néo-nazis dans un pays ou les Ukrainiens nazis soutinrent Hitler. Ayant dirigé le coup d’état de Février contre le gouvernement démocratiquement élu à Kiev, la tentative de Washington de récupérer la base navale historiquement russe de Crimée a échouée. Les russes se sont défendus, comme ils l’ont toujours fait contre chaque invasion occidentale depuis presque un siècle.


Mais l’encerclement militaire de l’OTAN s’est accéléré, en même temps que des attaques orchestrées par les USA sur les ethnies russes d’Ukraine. Si Poutine peut être poussé à aller les aider, son rôle préétabli de paria justifiera une guerre menée par l’OTAN qui se propagera sans doute à l’intérieur du territoire Russe.


A la place, Poutine a embrouillé ses adversaires en cherchant un terrain d’entente avec Washington et l’Europe, en retirant ses troupes de la frontière ukrainienne et en incitant les ethnies russes d’Ukraine de l’Est d’abandonner le référendum provocant du week-end. Ces gens, russophones, bilingues – 1 tiers de la population de l’Ukraine – ont longtemps souhaité l’avènement d’une fédération qui reflète la diversité ethnique du pays et qui soit à la fois autonome et indépendante vis-à-vis de Moscou. La plupart ne sont ni des « séparatistes » ni « des rebelles » mais simplement des citoyens souhaitant vivre en sécurité dans leur pays.


Comme les ruines d’Irak et d’Afghanistan, l’Ukraine a été transformé en un camp d’entrainement pour la CIA – dirigé par le directeur de la CIA John Brennan à Kiev, avec des “unités spéciales” de la CIA et du FBI qui mettent en place une “structure de sécurité” afin de superviser les attaques sauvages de ceux qui se sont opposé au coup d’état de Février. Regardez les vidéos, lisez les rapports des témoins du massacre d’Odessa. Des bandits fascistes amenés par bus ont brulé les sièges des syndicats, tuant 41 personnes bloquées à l’intérieur. Regardez la police laisser faire. Un docteur a décrit sa tentative d’aller aider les gens, « mais j’ai étais stoppé par des nazis pro-Ukrainiens. L’un deux m’a violemment poussé, en me promettant que bientôt ce serait mon tour à moi et aux autres Juifs d’Odessa… Je me demande pourquoi le monde entier reste silencieux. »


Les ukrainiens russophones se battent pour leur survie. Quand Poutine a annoncé le retrait des troupes russes de la frontière, le secrétaire à la défense de la junte, à Kiev – un des membres fondateurs du parti fasciste « Svoboda », déclara que les attaques sur « les insurgés » allaient continuer. Dans un style Orwellien, la propagande occidentale a rejeté la faute sur Moscou « qui orchestre le conflit et la provocation », selon William Hague. Son cynisme peut être comparé à la grotesque félicitation d’Obama à la junte pour leur « retenue remarquable » à la suite du massacre d’Odessa. Illégal et fasciste, la junte est décrite par Obama comme « légalement élue ». Ce qui importe ce n’est pas la vérité, a un jour dit Henry Kissinger, mais « ce qui est perçu comme vrai ».

 

Dans les medias Etats-Uniens les atrocités d’Odessa ont été minimisées ; une affaire « louche » et une « tragédie » dans laquelle des « nationalistes » (Néo-nazis) ont attaqué des « séparatistes » (des gens en train de collecter des signatures pour un référendum sur une Ukraine fédéral). Le Wall Street Journal de Rupert Murdoch a maudit les victimes – « Un incendie meurtrier en Ukraine probablement allumé par les rebelles, selon le gouvernement ». La propagande en Allemagne est digne de la guerre froide, avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung (littéralement, « Journal général de Francfort ») qui met en garde ses lecteurs contre la Russie et sa « guerre non déclarée ». Pour les allemands, le fait que Poutine soit le seul leader à condamner la montée du fascisme au 21ème siècle relève de l’ironie.


Un truisme populaire dit que “le monde a changé” à la suite du 11 septembre. Mais qu’est ce qui a changé ? Selon le fameux lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, un coup d’état silencieux a eu lieu à Washington et un militarisme rampant dirige maintenant. Le Pentagone dirige en ce moment des « opérations spéciales » – des guerres secrètes – dans 124 pays. Aux Etats-Unis, une pauvreté en augmentation et des libertés hémorragiques sont les corollaires historiques d’un état de guerre perpétuel. Ajoutez à cela le risque de guerre nucléaire, et la question qui reste est : Pourquoi tolérons-nous cela ?


John Pilger

13 mai 2014

Traduction Nicolas CASAUX du Collectif 4ème singe http://4emesinge.com/

»» http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/may/13/ukraine-us-war-ru...

 

 

Comment l’Otan a organisé l’invasion de l’Irak

Irak, les pages d’histoire effacées
Manlio Dinucci

FEMEN ou l’art de se mettre au service de l’impérialisme


http://www.opex360.com/2014/06/20/irak-les-jihadistes-deiil-semparent-dune-ancienne-usine-darmes-chimiques/ Tout cela pour dire qu'il y en a encore car elles ne sont pas toutes transportables à cause de leur ancienneté, mais il y a un gros risque que l'Eiil parvienne à s'en servir. Sur qui la communauté internationnale portera la faute? La Syrie ou l'ran?

 

La guerre est un racketLe 12 octobre 2012, le prix Nobel de la paix était attribué à l’Union européenne pour « sa contribution à la promotion de la paix, la réconciliation, la démocratie, et les droits de l’homme en Europe ». Autant d’éléments qui figurent en bonne place dans les principes mêmes de la construction européenne. Les gouvernements des pays occidentaux se déclarent naturellement pacifistes ou expriment à tout le moins leur désaccord face à l’émergence de tel ou tel conflit à l’autre bout du monde, sans se rendre compte que ce dernier est une poudrière et que le monde occidental en fournit largement la matière.

 

Contrairement à ce que laissent penser les menaces de coupes dans le budget du Pentagone ou la baisse des dépenses militaires en Europe, la production d’armement n’est en rien affectée par la crise. Les gouvernements utilisent plusieurs stratégies pour soutenir leurs industries d’armement hors de leurs marchés domestiques, notamment la promotion directe des exportations, le soutien à la réduction des coûts et l’utilisation de la rhétorique sur l’emploi dans l’industrie des armes. En revanche, les pays qui n’ont pas réduit leurs dépenses militaires voient ce dilemme comme une opportunité soit d’obtenir des conditions plus favorables aux importations d’armes, soit de développer leurs propres industries.

 

Le militarisme a donc le vent en poupe. Mais qu’est-ce que signifie exactement ce terme ? On peut dire que le militarisme est la mise en valeur délibérée des objectifs militaires dans les domaines de la culture, de la politique et de l’économie de telle sorte que la guerre et la préparation à la guerre sont normalisées. Le renforcement des institutions militaires devient dans ce contexte prioritaire.

 

Quels que soient les régimes en place, « la guerre n’est rien d’autre que la continuation de l’activité politique par d’autres moyens » (Carl von Clausewitz, extraits de guerre). Le militarisme, en revanche, mène inévitablement à un pouvoir militaire fort. Les gouvernements qui s’en réclament glorifient les héros et mettent la morale et l’éthique militaires à l’abri de toute critique.

 

Le militarisme, aidé par la toute puissance de la machine d’État, irrigue la société dans son ensemble. Elle finit par en adopter les mythes, les comportements et les idiomes. Des études montrent que le militarisme est largement corrélé avec le conservatisme, avec le nationalisme et l’autoritarisme ; il tend consubstantiellement à s’opposer aux libertés civiles, aux principes démocratiques ainsi qu’à la bienveillance envers les pauvres et les faibles en général. Le militarisme risque même de subordonner les intérêts de la société, y compris la santé, à ceux de l’armée.

 

Ces définitions sont celles d’une équipe de neuf chercheurs dont les travaux ont été récemment publiés sur le site de l’American Journal of Public Health. La conclusion est sans appel : le militarisme constitue une véritable menace pour la société, à l’image d’une maladie psycho-sociale qui nécessiterait des soins préventifs.

 

« Le 4 juillet (Jour de l’Indépendance, NDLR), il y aura dans toute l’Amérique des discours patriotiques autour du sacrifice des soldats tombés pour la patrie », affirme l’économiste Paul Craig Roberts. « Même le général Smedley Butler a déclaré que ses Marines avaient donné leur vie pour que la United Fruit Company contrôle l’Amérique centrale », ajouta-t-il. « Le général Butler a dit que la guerre était un racket, et que la participation des États-Unis dans la Première Guerre mondiale avait produit là-bas 21.000 nouveaux millionnaires et milliardaires ».

 

Lorsque le général Butler écrit son pamphlet, il analyse assez froidement les tenants et les aboutissants des conflits. « La guerre est un racket. Et l’a toujours été. Il s’agit probablement du plus ancien, de loin du plus rentable et sans aucun doute du  plus vicieux des rackets. Le seul de portée internationale. Le seul dont les profits sont estimés en dollars et les pertes en vies humaines ».

 

Selon l’article paru sur le site de l’American Journal of Public Health, 190 millions de décès pourraient être au XXème siècle directement ou indirectement imputés aux guerres. Washington a une grande part de responsabilité dans cette tragédie qui a commencé sur le sol américain par le massacre des Indiens. Depuis, les États-Unis sont allés guerroyer de par le monde sans toutefois que leur intégrité territoriale ne soit menacée une seule fois : Cuba, Haïti, le Mexique, les Philippines, le Japon, l’Allemagne, la Corée, le Vietnam, Panama, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, et la Somalie ne sont que quelques-uns des pays qui ont subi les foudres étasuniennes.  

 

Mais à y regarder de plus près, les États-Unis (exceptions faites des conflits fondateurs…) n’ont pourtant véritablement gagné de guerre. Les confédérés, bien qu’en infériorité numérique, ont souvent défait les généraux de l’Union. L’Allemagne a été vaincue par les Soviétiques ; l’invasion alliée en Normandie a été décidée le 6 juin 1944 au moment où l’Armée rouge taillait en pièces à l’Est ce qui restait des armées du IIIème Reich. La menace communiste céda alors la place à la menace hitlérienne avant que les peuples du tiers-monde ne contestent le leadership et le modus vivendi étasuniens.

 

Aujourd’hui, Washington s’emploie à réactiver la Guerre froide. Les États-Unis  ont orchestré un coup d’Etat qui a renversé le président élu d’Ukraine pour y installer un gouvernement fantoche. Des trublions manipulés par la CIA se sont mis à proférer des menaces envers Moscou et la population russophone de l’Ukraine. Ces menaces ont alors provoqué dans les territoires autrefois russes un légitime sentiment d’émancipation qui s’est traduit dans la presse occidentale par une vision complètement faussée de la réalité : les agressés (les russophones d’Ukraine et partant, le peuple russe) devenaient les agresseurs… ce qui justifiait un vaste déploiement militaire de l’OTAN dans les pays baltes et en Europe de l’Est.

 

Washington a en réalité besoin de réinventer la Guerre froide pour justifier la centaine de milliards de dollars qui nourrissent chaque année le complexe militaro-industriel, dont une partie sera d’ailleurs recyclée sous forme de dons pour soutenir les campagnes électorales.

 

« Au XXIème siècle, les pires ennemis des Américains ne sont ni Al-Qaïda, ni l’Iran, ni la Russie, ni la Chine. Les pires ennemis de l’Amérique sont nos propres présidents qui ont déclaré à plusieurs reprises que la « guerre contre le terrorisme » leur donne le droit de limiter les libertés individuelles garanties par la Constitution des États-Unis », dit Paul Craig Roberts.

 

C’est au moment où le chômage atteignait des niveaux record que Laurent Fabius réaffirmait fin 2012 que « la France est un acteur clé au sein de l’Alliance (atlantique, NDLR) sur le plan militaire, politique, financier, et elle entend le rester ». Or, l’Europe et l’OTAN nous dépeignent généralement une réalité biaisée afin d’échafauder les pires stratégies impérialistes. 

 

Le général Butler parlait de racket. La meilleure définition qu’on peut en faire se trouve dans la différence qui existe entre sa réalité et ce qu’en perçoit la majorité des gens. Seul un petit groupe d’initiés sait de quoi il retourne. Il est organisé pour le bien de quelques-uns aux dépens du plus grand nombre. En temps de guerre, d’immenses fortunes sont faites par une minorité.

 

Le brave général avait trouvé la solution : « un mois avant que le gouvernement n’enrôle nos jeunes, il fait qu’il enrôle le capital, l’industrie et le travail. Que les bureaucrates, les directeurs et les puissants de nos usines d’armement, nos constructeurs aéronautiques, les fabricants de toutes ces choses susceptibles d’engendrer des profits en temps de guerre, sans oublier banquiers et spéculateurs, soient enrôlés… pour 30 $ par mois, pour toucher le même salaire que celui des gars dans les tranchées ».

 

Avant d’envoyer les enfants des autres, des pauvres, du peuple à la mort, tous ces faucons devraient d’abord envoyer les leurs. Si George Bush avait fait la guerre du Vietnam au lieu de se planquer dans la garde nationale au Texas, il aurait peut-être compris qu’on n’engage pas un pays avec pour seule preuve une fiole de pisse et une hausse de part de marché pour Halliburton.

Capitaine Martin

 

 

Derrière le 70°anniversaire du débarquement, Une énorme opération politique.

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Cette guerre que (presque) tout le monde attend

Posté par calebirri le 2 mars 2014


Elle va bien finir par arriver cette guerre. Nombreux sont ceux qui la redoutent, mais plus nombreux encore sont ceux qui l’attendent. Pas pour les morts bien sûr, ni pour les misères et les destructions qu’elle engendre non plus… encore que ! Car en définitive tout le monde (ou presque) sera satisfait : l économie va enfin pouvoir repartir, et la croissance reviendra après. Je souligne le « ou presque » par acquis de conscience mais c’est bien l’ensemble du monde capitaliste qui s’en portera mieux. Car il est dans la nature même du capitalisme de conduire à la guerre ( vous ne le saviez pas peut-être ?) : comme une « saignée nécessaire pour « relancer la machine »… Imaginez des millions de morts, de blessés, et puis toutes les infrastructures détruites. La conscription, l’état d’alerte ou l’état d’urgence, « l’union sacrée » ! et puis aussi la relance de l’emploi à travers « l’effort de guerre », quelle opportunité pour la « croissance » !


Finies les dettes à rembourser aux « ennemis », finie la démocratie qui empêche les dirigeants de faire ce qu’ils souhaitent et qui autorise les citoyens de se plaindre sans cesse… Cette satanée « démocratie » qui nuit aux affaires et cet internet qui autorise la divulgation des « petits arrangements » de nos dirigeants doivent disparaître avec la guerre, car seule la dictature permettra la relance économique à travers la « compétitivité » offerte par l’esclavage. Et les destructions engendrées par la guerre sont autant de marchés qui seront à prendre au plus méritant (le plus fort donc).


Il faut bien comprendre que le « retournement du capitalisme » auquel nous avons assisté les dernières décennies ne laisse pas trop de choix : n’étant plus en mesure de dominer le monde par la puissance financière (en réalité il n’y a plus d’argent), les pays dits « puissants » ne le sont plus que grâce à la force brute ; et la guerre est désormais pour eux le seul moyen de conserver leur statut international. Et pour nous de conserver notre « niveau de vie »…


Car après tout nous pourrions encore éviter le chaos qui vient : en remettant de l’ordre dans la finance, en supprimant tous les avantages concurrentiels dont nous nous sommes emparés dans l’Histoire (par la force et par la ruse), nous pourrions alors redonner à chacun la place qu’il devrait « logiquement » avoir. Au prix bien sûr d’une baisse drastique de notre confort de vie. Mais qui est prêt pour cela ?


Et c’est là qu’on revient à mon titre quelque peu provocateur : nous devinons tous, à la vue des inégalités scandaleuses provoquées par ce système (quand on pense que 85 personnes possèdent la même richesse que 3,5 milliards d’autres personnes -plus de la moitié des êtres humains que compte cette terre !), que nous avons dépassé toutes les limites acceptables. Et nous savons tous également que sans la remise en cause du système qui crée ces injustices la guerre reviendra toujours pour redistribuer régulièrement les cartes du monde. Mais comme nous n’avons toujours rien créé de mieux pour nous gouverner, nous préférons sauver un système injuste, au prix de la guerre, que de nous risquer à inventer une alternative démocratique capable de s’opposer à la dictature qui viendra avec. Surtout si c’est pour payer plus cher, non ?

Tant que nous refuserons de nous confronter à la question d’un système « sans argent », nous sommes condamnés soit à la guerre, soit à la dictature : la guerre conduit à la dictature et la dictature conduit à la guerre.


Mais ne vous réjouissez pas trop vite : Car pour que l’une apparaisse, il faut que les conditions de l’autre soient présentes. Et tant que le système ne s’effondrera pas totalement, nos dirigeants fourbiront leurs armes avec tout l’argent qu’ils pourront engranger jusque là. Ce qui signifie que tant que notre épargne, nos derniers droits sociaux ou notre liberté d’expression ne seront pas totalement remise en cause, il leur reste du boulot : nous allons donc assister d’ici peu à un renforcement des mesures sécuritaires, une accélération des législations liberticides, un approfondissement des politiques d’austérité, une montée des peurs et des violences…


Et puis quand tout le monde sera prêt, les festivités pourront alors commencer ; quand un des « gros » ne pourra plus tenir sa bourse, ou sa population, ou son armée… Nous aurons beau dire que nous ne la voulions pas cette satanée guerre, mais nous l’attendions quand même… Car au lieu de se mettre au boulot pour réfléchir au futur que nous offrirons à nos enfants, nous avons été les victimes consentantes d’ignobles individus qui ne travaillent qu’à la perpétuation de leur propre pouvoir. Et coupables de les avoir élus, au mépris de leurs agissements criminels dont nous avons tout de même de manière complice bénéficié, en privant consciemment les autres peuples des avancées dont nous avons hérité de toutes les guerres précédentes. Et surtout en préférant continuer ainsi : puisqu’on ne peut pas supprimer le capitalisme, autant que nous restions les maîtres n’est-ce pas ? Et cela même si, paradoxalement, c’est au prix de notre propre liberté.


Caleb Irri


http://calebirri.unblog.fr

 

 

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  • Divorcée, père origine bordelaise, mère russe. Licenciée es-lettres modernes, diplômée Ecole de Journalisme. Journaliste-écrivain. Carrière: Presse écrite, radio, TV, et productrice d'émissions. Auteur de plusieurs ouvrages (Hachette etc)
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