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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 04:24
L’art de la guerre : La diplomatie armée de Monti


Mondialisation.ca, Le 31 janvier 2012

 

 

Giulio Terzi di Sant’Agata, ministre des affaires étrangères du gouvernement Monti, a fait l’illustration au Sénat de la participation de l’Italie aux « efforts de la communauté internationale pour promouvoir la paix ». En paix, il s’y connaît pour avoir été conseiller politique de l’OTAN, ambassadeur en Israël puis aux Etats-Unis, où il a contribué à l’ « extraordinaire collaboration bilatérale dans les principaux scénarios de crises ». Alors que la crise financière alimente au niveau global de graves tensions politiques et sociales, il est encore plus de « l’intérêt de l’Italie », affirme le ministre, de participer aux « opérations dans les scénarios de crises », où se joue la « crédibilité internationale » du Pays. Car, aussi, la nouvelle stratégie étasunienne prévoit la réduction des « forces de manœuvre » en Europe en faveur des autres théâtres d’utilisation, en particulier dans le Pacifique. L’Italie doit ainsi s’engager plus encore dans des « missions internationales de paix et de stabilisation », qui soient « réellement intégrées », c’est-à-dire qui « réunissent les composantes militaires et civiles », pour faire face aux « défis de la stabilisation qui proviennent de Libye, les criticités en Afghanistan et au Liban, les crises dans la Corne d’Afrique ». En Libye, après le « succès de l’opération conduite par l’OTAN », l’Italie « continuera à soutenir très activement la nouvelle gouvernance », surtout en formant ses « forces de sécurité ». Et, le 20 février, elle accueillera à Naples le sommet ministériel du Dialogue 5+5 et le Foromed pour « la relance du dialogue et de la coopération entre les deux rives de la Méditerranée ». Dialogue que l’Italie a mené de façon exemplaire, en larguant sur la Libye un millier de bombes. Mais déjà se préparent d’autres « opérations » : en Syrie, avertit Terzi, « la situation n’est plus soutenable ».


Le ministre de la défense Giampaolo Di Paola

Voilà ce qu’est la « diplomatie de la sécurité », avec laquelle le gouvernement Monti entend « défendre à l’étranger nos intérêts politiques, économiques et financiers ». Malgré des ressources disponibles mineures, précise au Sénat le ministre de la défense Giampaolo Di Paola, « on ne peut pas sacrifier la capacité opérationnelle de notre instrument militaire qui est au service de la sécurité et de l’ordre international ». Sont ainsi nécessaires « des forces armées certes plus réduites, mais plus modernes, mieux entraînées et mieux équipées ». Y compris la « défense anti-missile », importante car « la menace (l’Iran et quelque autre), que cela nous plaise ou non, existe ». Sur de tels choix, souligne Di Paola, il existe « une continuité qui traverse les frontières virtuelles de l’alternance de gouvernement et qui unit les rangs politiques de la majorité et de l’opposition ». Confirmation immédiate : PdL (Popolo della Libertà) et Pd (Partito democratico) se rangent compacts avec le gouvernement, tandis que l’IdV (Italia dei Valori) prend quelque position critique et que la Lega fait quelques distinguos. Le sénateur Tempestini (Pd) demande le « renforcement de la crédibilité internationale du Pays », et pré-annonce un décret-loi pour rendre permanent le financement des « missions ». Ce qu’avait déjà demandé en vain le sénateur Scanu (Pd) au gouvernement Berlusconi, parce que « nous tenons à construire la crédibilité de l’Italie » et parce que « les Forces armées sont un milieu d’extraordinaire importance de notre   Pays ». « Quelle tristesse -s’était-il exclamé- d’entendre dire que nous ne devons plus garder certains engagements sur le théâtre (de guerre… NdT) international parce qu’il n’y a plus de sous ».

Maintenant il ne sera plus triste : le gouvernement Monti va les trouver en faisant encore plus de coupes dans les dépenses sociales.

 

Edition de mardi 31 janvier 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120131/manip2pg/14/manip2pz/317301/  

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


Manlio Dinucci est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Manlio Dinucci publiés par Mondialisation.ca

 

 

 

Sur ce site,

 

 

IRAN
 

 Nucléaire: "Israel empêche l'Iran d'être transparent!"
- par Jay, Hamid Dabashi - 2012-02-10
 Les États-Unis, l'OTAN et des États du Golfe s'apprêtent à confronter l’Iran
- par Mondialisation.ca - 2012-02-02
 
  
 
  
Interview de Seyed Mohammad Ali Hosseini, ambassadeur d’Iran à Rome
- par Marina Forti, Seyed Mohammad Ali Hosseini - 2012-02-01

GUERRES, MILITARISATION, RENSEIGNEMENT

 
 Les drones de la CIA ciblent des sauveteurs et des cortèges funèbres
- par Patrick Martin - 2012-02-10
L’ancien patron de Blackwater et le Mossad veillent sur les Émirats Arabes Unis
- par Gilles Munier - 2012-02-09
 
L’art de la guerre : L’Anonyme Assassinats d’état
- par Manlio Dinucci - 2012-02-07
Ils suscitent une condamnation unanime, ces killers des bandes criminelles qui, s’ils sont découverts, sont punis de la peine capitale ou de la prison à perpétuité. Quand par contre c’est l’Etat qui les envoie, ils sont communément considérés comme légitimes et récompensés pour leurs mérites.
Qatar : L’émir va-t-il renverser le roi d’Arabie ?
- par Gilles Munier - 2012-02-06
 
Les Etats-Unis réduisent les coûts en utilisant de l’uranium appauvri dans ses guerres
- par Press TV - 2012-02-02
L'armée des États-Unis entre dans la clandestinité
Des troupes spéciales déployées partout sur la planète
- par Mondialisation.ca - 2012-02-02
 
Un million de morts en Irak : Les médias passent sous silence les morts dont les Etats-Unis sont responsables
- 2012-02-02
 
OTAN : L’actualité de la stratégie d’encerclement de la Russie
- par Jean Géronimo - 2012-02-01
A l’heure du surprenant et radical rapprochement de la Russie avec l’Occident, il serait opportun de s’interroger sur la réalité de la menace de l’axe Otan/USA.
L’art de la guerre : La diplomatie armée de Monti
- par Manlio Dinucci - 2012-01-31
 


DROITS HUMAINS : TORTURE
 
Torture en Libye: la réalité répugnante de la « libération » impérialiste
- par Bill Van Auken - 2012-02-10
 
La torture, instrument fondamental de la propagande sur le terrorisme
Le Canada cautionne la torture
- par Mondialisation.ca - 2012-02-09
 

 11SEPTEMBRE

Consensus 9/11 : rechercher la vérité, écarter les mensonges
- par Stephen Lendman - 2012-02-09
 


AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES

Hugo Chávez, l’Agence France-Presse et le rôle des médias
- par Salim Lamrani - 2012-02-07
L’AFPTV s’est rendue coupable d’une grave dérive en publiant et en manipulant une vidéo tronquée du discours du Président vénézuélien, contrevenant à l’éthique journalistique. Cette affaire conduit inévitablement à se questionner sur le rôle des médias dans nos sociétés.
Haïti, « diplomatie d’affaires ou diplomatie d’affairisme »
- par Joël Léon - 2012-02-01
 
HAÏTI : Politique et Tauromachie
La Méthode Michel “Micky” Martelly (Les 4 M)
- par Patrick Elie - 2012-02-06
 
Peuples Indigènes en Argentine : le Rapporteur de l’ONU interpelle le gouvernement
- par Estelle Leroy-Debiasi - 2012-01-31

RUSSIE

 RUSSIE : Embarrassants nationalistes
- 2012-02-02
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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 05:43
Déclin et chute de l’empire américain

par Paul Craig Roberts

 

Le gouvernement des Etas-Unis et ses médias prostitués ont gaspillé du temps et de l’énergie en créant une hystérie à propos d’une “crise du plafond de la dette” non-existante. Après avoir lu la “nouvelle” au ministère de la propagande et avoir été témoin de la stupidité du gouvernement américain, le reste du monde est effaré par l’immaturité “de la seule super-puissance mondiale”.

Quelle est cette superpuissance, se demande le monde, qui est capable d’aller jusqu’à la 11ème  heure pour convaincre le monde, qui détient ses réserves bancaires et sa dette du trésor, que le gouvernement américain va faire défaut sur sa dette ?

Chaque nation du monde se préoccuppe maintenant de savoir si le jugement et la sanité du pays qui détient le plus gros arsenal nucléaire au monde, sont toujours opérationnels. Ceci est le résultat de l’action des républicains, qui ont pris une augmentation routinière du plafond de la dette, un évènement qui s’est déjà produit plusieurs fois au cours de ma vie, et en ont fait une crise menaçant le système financier mondial.

Soyons clairs; il n’y a jamais eu aucun risque de défaut sur la dette des Etats-Unis alors que le président Obama possède le pouvoir établi par George W. Bush sous la forme de la directive présidentielle 51 de déclarer la faillite de l’état américain comme une mesure d’urgence nationale et de mettre entre parenthèse le plafond de la dette et le pouvoir du congrès sur le porte-feuille de la nation et de continuer à créer toute la dette nécessaire pour financer les dettes du gouvernement américain et ses guerres.

Que la presse américaine ait pris pour argent comptant cette “crise” hyper-gonflée ne démontre que plus avant son statut de prostituée.

La dette publique des Etats-Unis augmente trop rapidement par rapport à son PIB, bien qu’elle soit toujours sous les pourcentages atteints lors de la seconde guerre mondiale. Le problème qui est ignoré par les idiots de Washington et la presse prostituée est que la dette augmente en relation à l’économie parce que l’économie n’augmente pas, mais les dépenses de guerres elles, augmentent.


Pourquoi l’économie ne se développe t’elle pas ?

Simplement parce qu’elle a été délocalisée. Ce qui était auparavant du PIB américain produit à Gary, Indiana; St Louis, Detroit, Silicon Valley et bien d’autres endroits aux Etats-Unis, est maintenant du PIB pour la Chine, l’Inde, l’Indonésie et d’autres pays où la main d’œuvre ouvrière et les professionnels des services peuvent être payés bien en dessous des salaires états-uniens.

Que se passe t’il avec la délocalisation ? La réponse est claire. Le PIB américain, le revenu du consommateur, les opportunités de carrière et la base fiscale quittent le pays. Les profits et bénéfices des entreprises augmentent à cause des moindres coûts du travail.

Tout cela pour quoi ?

La réponse est que cela n’est bon que pour Wall Street, les actionnaires d’entreprises et le management des corporations. Leurs revenus grimpent et le PIB diminue ainsi que les opportunitès d’emploi pour les Américains et la base fiscale pour le gouvernement.

L’autre destructeur de la perspective économique américaine a été la dérégulation du secteur financier. Les économistes ont théorisé que les marchés s’auto-régulaient d’eux-mêmes et ont créé l’illusion que la rapacité n’était jamais un problème. Ceci fut une douce musique aux oreilles de Wall Street. Le président de la réserve fédérale Alan Greenspan et la trésorerie états-unienne, propriété de Wall Street, sautèrent dans le train en marche. Ceux qui, comme Brooksley Born, reçurent le pouvoir légal de réguler les marchés dérivatifs furent virés de leur position par le président de la réserve fédérale, le ministre des finances et le président de la SEC.

Les institutions financières, libérées des accords Glass-Steagall, libérés des obligations de capital et libérés de tout contrôle, ont immédiatement appuyé la dette sur des paris irréalistes qu’ils ont emmenés à un niveau jamais vu. Quand la combine s’est effondrée, la réserve fédérale prêta aux banques américaines et à certaines banques étrangères la somme de 16 100 milliards de dollars, une somme plus importante que la dette nationale US et plus grande que le PIB américain.

Où diable la réserve fédérale a t’ele trouvé ces 16 100 milliards de dollars ? La Fed les a créé de l’air du temps sur quelques touches d’un clavier ordinateur.

Pendant que la Fed créait ces 16 100 milliards de dollars en nouveau prêts pour des banques privées, les banques ainsi sauvées passèrent au bulldozer les maisons repossédées des citoyens américains insolvables et expulsés.

http://news.yahoo.com/bulldoze-way-foreclose-102000063.html

 

Ainsi, en Amérique, la lumière du monde, les citoyens sont jetés à la rue afin que les banques puissent détruire leur maison.

Ceci n’a un sens qu’aux Etats-Unis.


Et ce ne sont pas que les Américains qui se retrouvent à la rue et sans abri grâce à la politique américaine. Des Afghans, Pakistanais, Irakiens, Yémenis, Somaliens, Libyens, sont également forcé à être sans abri à cause de la politique américaine. De plus, les guerres des Etats-Unis contre ces gens ajoutées au budget de soutien du complexe militaro-industriel et de sécurité, compte pour 70% du déficit du budget états-unien. En fait, le coût de ces guerres dépasse le futur budget planifié pour économiser dans les limites des nouveaux accords sur la dette.

En d’autres termes, le coût des guerres qui jettent à la rue des millions d’étrangers pompe les revenus que le gouvernement fédéral aurait pu utiliser pour sauvegarder les maisons des américains et garder des enseignants dans les écoles. Aussi loin que des républicains disent être concernés a propos de la dette publique, ces républicains ne sont pas du tout concernés pour ce qui est de faire des coupes franches dans le budget de 1200 milliards de dollars aloué aux dépenses militaires et de la sécurité ou pour augmenter la fiscalité bien trop basse des méga-riches.


Regardez ces titres datant du 30 Juillet, juste deux jours avant la date limite pour le défaut sur la dette; titres émanant d’un groupe en ligne: Stop NATO (NdT: Arrêter l’OTAN du journaliste Rick Rozoff):


- L’armée américaine va se cantonner en Australie pour contrer la Chine

- Avis d’expansion des opérations de contre-insurrection aux Philippines

- Les Etats-Unis pourraient moderniser des vaisseaux de guerre polonais pour la Mer Baltique

- Bulgarie: le Pentagone continue la modernisation des bases militaires

- Les Etats-Unis utilisent une base aérienne roumaine pour leur logistique dans la guerre en Afghanistan

- La station de partenariat américaine pour l’Afrique en Afrique de l’Est

- Mongolie: Les Etats-Unis mènent des exercices militaires avec l’OTAN et les alliés asiatiques de l’OTAN

- Guerre de Libye: Plus de 17 000 mission aériennes pour l’OTAN

- La grosse affaire: La guerre contre la Libye est la guerre contre l’Afrique

 

Que diable un pays au bord de la banqueroute se permet-il de faire des exercices militiares en Mongolie et en Asie centrale ? Que fait l’OTAN, créée pour contrer une poussée de l’URSS en Europe de l’Ouest, en Mongolie ?

Pourquoi ces dépenses militaires sont-elles vues comme nécessaires, mais pas celles qui permettraient d’empêcher la population sans logi aux Etats-Unis d’augmenter et d’empêcher que plus de maisons ne soient détruites ?

Pourquoi les républicains n’écoutent-ils pas quand le méga-milliardaire Warren Buffet leur dit que le ratio fiscal sur son revenu énorme est bien plus bas que celui imposé à sa secrétaire ?

La réponse est que les républicains ont un agenda: la guerre. Et les républicains veulent financer cette guerre, pas en imposant les gros revenus mais en coupant les programmes de soutien à ceux qui sont déjà à la rue et n’ont plus rien.


De toute façon: même si toutes les coupes interviennent, l’économie totalement affaiblie résultera en de nouvelles projections de déficit qui va balayer d’un coup les économie envisagées par l’accord sur la limite de la dette.

Que fera alors le gouvernement ?

Tant que les législateurs n’auront pas compris que l’économie a été délocalisée et ne prendront pas les mesures qui s’imposent pour la ramener à la maison, il n’y aura aucune solution au problème de la dette de l’Amérique, ni au chômage du reste.

Article original en anglais :
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=25872


Traduction : Résistance 71

  

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=25881

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 01:45
 

Enquête primée par Project Censored


  Depuis 2007, les Etats-Unis ont procédé la confiscation des biens de personnes qui s’opposent à leur politique en Irak et au Liban. Cette mesure a été appliquée aussi bien à des nationaux qu’à des étrangers ; que leur opposition ait pris une forme violente ou non. Ces dispositions, prises par l’administration Bush, ont été prorogées par l’administration Obama. Elles violent aussi bien la Constitution des Etats-Unis que le Pacte des droits civils et politique de l’ONU, dont Washington est pourtant signataire.


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Arrestation de manifestant anti-guerre aux Etats-Unis.

Le président Bush a signé deux décrets permettant au département du Trésor des Etats-Unis de confisquer les biens de toute personne perçue comme une menace directe ou indirecte pour les opérations des Etats-Unis au Proche-Orient. Le premier, intitulé « Saisie des propriétés de certaines personnes qui menacent les efforts de stabilisation en Irak », signé par Bush le 17 juillet 2007 [1], autorise le secrétaire au Trésor à confisquer, après consultation avec le secrétaire d’Etat et le secrétaire à la Défense, les biens des citoyens ou des organisations qui, « directement ou indirectement », font courir des risques aux opérations menées par les Etats-Unis en Irak.

Les décrets de Bush

« J’ai émis un ordre de saisie des propriétés des personnes dont il est établi 1) qu’elles ont commis ou risquent de commettre un acte ou des actes de violence dont l’intention ou l’effet serait de menacer la paix et la stabilité de l’Irak ou le gouvernement de l’Irak, ou de miner les efforts de reconstruction économique et de réforme politique en Irak ; 2) qu’elles ont aidé sensiblement, ou fourni un appui financier, matériel, logistique ou technique, ou encore des biens et des services, pour soutenir de tels actes de violence ou toute autre personne dont les propriétés ou les intérêts auraient été saisis en vertu de cet ordre… »

Le Titre V de ce décret annonce qu’« en raison de l’existence de moyens permettant de transférer instantanément des fonds ou d’autres biens, tout préavis adressé à ces personnes sur les mesures à prendre contre elles en vertu de ce décret rendrait celles-ci inutiles. Je décide par conséquent (…) qu’il n’est pas nécessaire d’émettre de préavis concernant la programmation ou l’ordre (de saisie des biens)… »

Le 1er août, Bush publiait un décret similaire, intitulé « Saisie des propriétés des personnes qui minent la souveraineté du Liban ou ses processus et institutions démocratiques » [2]. Le texte de ce deuxième décret est en grande partie identique à celui du premier, avec toutefois des dispositions plus sévères :

Dans les deux cas, ces décrets ignorent l’ordre constitutionnel en conférant au département du Trésor l’autorité de confisquer les biens des personnes qui représentent un risque de violence ou qui contribuent de manière non précisée à contrer la politique des Etats-Unis. Par contre le décret du 1er août est dirigé contre toute personne ayant réalisé un acte ou représentant une menace significative d’action, violente ou non violente, conspirant contre les opérations au Liban. La loi autorise aussi à confisquer les biens « d’un conjoint ou d’un enfant dépendant » de toute personne dont les propriétés auraient été saisies. Le décret concernant le Liban interdit aussi de fournir aliments, toit, médicaments ou toute autre forme d’aide humanitaire aux personnes dont les biens ont été confisqués et à leurs « enfants dépendants ».

Les termes vagues de ce décret anticonstitutionnel, dangereusement ouverts à toute interprétation, permettent de choisir arbitrairement un citoyen états-unien et de le dépouiller de tous ses biens en le soumettant de surcroît à l’ostracisme. Bruce Fein, avocat constitutionnaliste et ex-fonctionnaire du département de Justice sous l’administration Reagan, ne cache pas son étonnement : « Le texte est si général qu’il vous plonge dans la stupéfaction. Je n’ai jamais rien vu d’aussi vague. Cela va au-delà du terrorisme, du recours à la violence ou de la menace de violence pour faire peur à la population ou l’intimider. »

Dans un éditorial pour le Washington Times, Fein signale : « La personne dont les biens sont saisis est traitée plus ou moins comme un lépreux. Les sentences de mort financière sont imposées par le département du Trésor sans préavis, ni possibilité de contestation, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de place pour le recours en justice. Cette mesure frappe comme la foudre. Quarantaine immédiate et absolue pour toute personne dont les biens sont confisqués. La victime ne peut recevoir d’aide, ni ses bienfaiteurs lui envoyer de fonds, de marchandises, de services d’aucune sorte. Un avocat ne peut pas lui offrir ses services sans défier le décret. Un médecin ne peut pas non plus prodiguer de soins en cas d’arrêt cardiaque (…) Le département de la Justice a habituellement pour mission d’examiner les décrets émanant de l’exécutif pour vérifier qu’ils sont compatibles avec la Constitution. Le Procureur général a-t-il sombré dans le sommeil ? » [3]

Mise à jour de Matt Rothschild

Cette nouvelle a été, que je sache, pratiquement ignorée des principaux médias. Lorsque je suis parti en tournée dans le pays pour donner des conférences, l’été dernier et que j’ai évoqué la question de ces décrets émanant de l’exécutif, les gens avaient du mal à y croire et se demandaient pourquoi ils n’en avaient jamais entendu parler. Je me pose encore la même question.

Voici deux sites où trouver de l’information sur ce sujet : The American Civil Liberties Union et The Center for Constitutional Rights.

Sources
• Global Research, juillet 2007
Titre : “
Bush Executive Order : Criminalizing the Antiwar Movement
Auteur : Prof. Michel Chossudovsky
• The Progressive, août 2007
Titre : “
Bush’s Executive Order on Lebanon Even Worse Than the One on Iraq
Auteur : Matthew Rothschild
• Etudiants chercheurs : Chris Navarre et Jennifer Routh
• Tuteur : Amy Kittlestrom, Ph.D.


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13000

Précision du Réseau Voltaire
Plusieurs collaborateurs du Réseau Voltaire ont été frappés par les décrets présidentiels 13438 et 13441 en raison de leur soutien intellectuel ou matériel aux mouvements de résistance au Proche-Orient.
C’est également à ce titre que Thierry Meyssan, président du Réseau Voltaire, a perdu la possibilité d’engager un recours contre son premier éditeur qui a volé la rémunération de ses ouvrages en les transférant dans une filiale aux Etats-Unis. Et c’est toujours à ce titre que Washington a sollicité l’aide des Etats membres de l’OTAN à l’encontre de Thierry Meyssan (cf.« 
Si j’avais plié, je n’aurais pas eu à partir »).
 Michel Chossudovsky

Directeur du Centre de recherche sur la mondialisation à l’université d’Ottawa (Canada). Editeur du site multilingue Mondialisation. Dernier ouvrage publié en français : Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial.


Auteur : par Michel Chossudovsky, Matthew Rothschild - Source : http://www.voltairenet.org

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 04:00

 

Mardi 21 septembre 2010 2 21 /09 /2010 23:27
Article placé le 16 sept 2010, par Frédéric Courvoisier (Genève)

 

L’Américain Gregory Bateson, gourou très apprécié du milieu des ateliers du futur (lire à ce propos l’article Ceux qui tirent les ficelles idéologiques dans l’ombre ), a développé, dans un cercle d’«élus», le groupe de Palo Alto, des modèles de théorie de la communication à usage militaire dont les sous-produits civils sont entrés dans l’usage, par exemple les notions de « métacommunication » et de «double contrainte» (en anglais: «double bind»). On doit également à Bateson la notion de « méta­logue », qu’utilisent les stratèges des « ateliers du futur ». Elle signifie une chose anodine, c’est-à-dire que le contenu d’une conversation doit toujours être lié à la forme de la conversation. Bateson s’occupait notamment de recherches sur la schizophrénie et la thérapie de cette maladie. Il a montré dans quelles circonstances les individus peuvent sombrer dans la schizophrénie, trouble psychique pouvant dégénérer en une psychose qui empêche ceux qui en souffrent de maîtriser les tâches de la vie quotidienne. Dans la littérature dominante sur Bateson, on loue ses travaux effectués pour le bien des malades mentaux et on estime que ses activités à Esalen, en Californie, n’ont pas fait de lui un ésotériste mais ont approfondi ses connaissances de la dynamique et de la conduite des groupes.


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Pourquoi étudier la schizophrénie?


Quand on lit l’article de David H. Price sur les activités de Bateson pour le compte de l’OSS (précurseur de la CIA) pendant la Seconde Guerre mondiale et ses recommandations sur la manière de maintenir les peuples colonisés dans la dépendance, comme l’ont fait les Britanniques et les Hollandais, on peut avoir des doutes sur l’intégrité du chercheur dans le domaine de la psychologie.

 

N’était-ce pas intéressant, au point de vue militaire, d’utiliser les résultats des re­cherches sur la schizophrénie, par exemple pour briser les prisonniers de guerre, les pousser à la folie afin ensuite de les reconstruire, ou même de s’attaquer à des groupes entiers de population dans les « pays ennemis», voire aux Etats-Unis? Comme Bateson appliquait ses connaissances anthropologiques pour nuire aux individus et non pas pour les aider, il faut supposer que pendant la guerre froide et même aujourd’hui encore, des stratèges des puissances utilisent ses résultats sur la schizophrénie et sur la destruction des esprits à l’encontre des personnes, par exemple en Europe où les bombardements ne se prêtent absolument pas au renforcement de la domination d’Oncle Sam. Mais il faut s’attendre à des aspects de la guerre psychologique, de la manipulation et de la conduite de groupes humains dans la direction que désire l’usurpateur.

 

Respect inattendu de la tradition

 

Les conseillers en communication et les spin doctors d’un Steinbrück ont-ils appris cela aux Etats-Unis ? Par exemple que l’on ne doit pas menacer d’envoyer la cavalerie en Suisse parce que les Suisses resserrent alors les rangs, mais que l’agresseur doit procéder d’une manière plus « astucieuse » ? Précisément au moyen d’« ateliers du futur », mais également en soutenant les coutumes indi­gènes? Gregory Bateson serait très heureux de constater ce respect soudain pour les coutumes et les fêtes des indigènes, attitude que, dans son document à l’intention de l’OSS, il louait chez les Soviétiques vis-à-vis de leurs sujets sibériens qui ne se soulevaient pas en raison de la tolérance à l’égard des cou­tumes indigènes.

 

La stratégie de Bateson au lieu de l’Ecole de Francfort?

 

La question est à double tranchant: Naturellement nous autres Suisses sommes heureux de pouvoir, fiers de notre histoire et de nos traditions, organiser nos fêtes, et cela surtout après des années d’attaques venant de la côte est des Etats-Unis et de Tel-Aviv puis de notre 5e colonne menée par le professeur Bergier, et une nouvelle fois de la City de Londres et de Wall Street, appuyés par ce qui s’appelle gauche suisse. Et en Allemagne aussi, la radio SWR accorde de nouveau une place aux chants populaires allemands dans leur forme d’origine. Manifestement, l’approche de Bateson a succédé à celle de l’Ecole de Francfort qui méprisait les valeurs européennes en les considérant comme de prétendues vertus secon­daires du fascisme dont faisait partie le fait de chanter des chants patriotiques.

 

De même, en Afghanistan, le nouveau commandant en chef David H. Petraeus a commencé une campagne pour gagner «les cœurs et les esprits» de ceux qu’il s’agit de continuer à opprimer, et cela peu après la découverte «étonnante» d’immenses richesses du sous-sol dans ce pays accablé par la guerre. Dans son allocution aux soldats du 27 juillet dernier intitulé « COMISAF’s Counterinsurgency Guidance »1, le général a notamment recommandé aux militaires de retirer leurs lunettes de soleil quand ils parlent avec la population, de se comporter comme des hôtes bien élevés et de toujours considérer leurs actions du point de vue des Afghans, donc selon le principe d’«empathie calculée» de Bateson.

 

De quoi s’agit-il en réalité?

 

Qu’est-ce qui, en Suisse, provoque l’avidité des stratèges des puissances? Le château d’eau du Gothard? les beaux paysages pour vacanciers? l’immobilier? les couloirs de transport? les Alpes en tant que terrain de manœuvres pour les guerriers de l’Hindu-Kuch? les «vachers archaïques», future chair à canon dans la guerre mondiale pour les ressources naturelles, comme autrefois sous Napoléon? Ou bien la Suisse est-elle destinée à servir tout simplement de base anglo-saxonne au sein de l’Union européenne dont on ne sait jamais si elle ne va pas peut-être faire ami-ami avec les Russes? Ce qui sonnerait le glas de l’idée folle de géostratèges comme Mackinder et Brzezinski selon laquelle on ne peut dominer le monde que si l’on domine l’Eurasie et on ne la dominera que si l’on sème la zizanie entre la Russie et l’Europe et que l’on vassalise l’Europe.

 

Non à la visionnite, oui à la démocratie directe

 

Mais de même que Napoléon s’était trompé et qu’en 1803, grâce à la résistance avant tout des petits cantons de la Suisse primi­tive, c’est-à-dire de la Suisse des campagnes, il dut, par l’Acte de Médiation, revenir en arrière, renoncer au centralisme et autoriser le fédéralisme, de même qu’Hitler dut abandonner son projet d’invasion de la Suisse, l’Opération Tannenbaum, qui aurait vraisemblablement coûté la vie à 700 000 soldats de la Wehrmacht, de même que la population suisse ne s’est pas laissée troubler par ceux qui leur promettaient l’apoca­lypse en cas de «non» à l’adhésion à l’EEE et qui, aujourd’hui encore refusent absolument l’intégration au monstre qu’est l’UE, le peuple suisse, connaissant les tenants et aboutissants de la situation et ceux qui tirent les ficelles, ne veut pas se laisser acheter par la haute finance et dit non à la «fusionnite», à l’« agglomérite » et aux «ateliers du futur». En revanche, il dit oui à la démocratie directe comme modèle de paix et de justice sociale, à la neutralité armée perpétuelle, à la Suisse humanitaire dépositaire des Conventions de Genève et pratiquant les bons offices.

 

Horizons et Débats

Note :

 

1 www.isaf.nato.int/article/news/isaf-scr-weekly-oprational-update-highlightscomisafs-coin-guidance.html

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 02:48

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Tom Friedman - supercherie et signal d'alarme
09/07/2010


Dore Gold

Tom Friedman est l’un des éditorialistes les plus influents dans les affaires de politique étrangère américaine. Après avoir été plusieurs années journaliste politique du "New York Times", puis correspondant à Beyrouth et en Israël, il est aujourd'hui éditorialiste permanent. Ses articles sont lus par toutes les élites de Washington, et en particulier par la Maison Blanche. En raison précisément de son influence considérable, sa tribune du 27 juin dans le "New York Times" est non seulement inquiétante mais dangereuse pour Israël.

Friedman a écrit que pendant la Seconde guerre du Liban en été 2006 et durant l’opération « Plomb Durci » en décembre 2008, Israël a opéré selon des lois de guerre calquées sur l’expérience de l’armée syrienne dans la ville Al- Hama en 1982 où 20,000 civils ont été massacrés dans le cadre de la lutte du gouvernement de Damas contre la confrérie des Frères Musulmans.

Rappelons que dans des quartiers résidentiels, les Syriens ont utilisé l'artillerie lourde sans aucune distinction et puis ont rasé de la carte tous les immeubles avec l’aide de bulldozers. Dans sa tribune, Friedman explique : « Dans le cas d’Israël, son armée a affronté dans la bande de Gaza et au Liban des ennemis munis de roquettes dispersés dans la population civile. Israël a donc décidé de les poursuivre sans relâche et sans vraiment se soucier de la possibilité d’atteindre des civils. »

Friedman a écrit un ouvrage devenu bestseller sur la première guerre du Liban de 1982, mais lorsqu’il écrit sur les opérations israéliennes de 2006 et 2008, sa comparaison trompeuse entre Tsahal et l’armée syrienne à Al-Hama n’est pas seulement fausse mais elle nuit à la position israélienne au sein de l’opinion publique américaine. Elle fournit également des outils aux ennemis d’Israël qui agissent pour ébranler la légitimité de l’Etat juif.La comparaison est évidemment complètement infondée. L'armée syrienne a- t- elle contacté chaque maison ciblée pour avertir les résidents de quitter les lieux avant chaque bombardement ? Est-ce que l’armée syrienne a distribué des tracts ou a utilisé les stations de radio locales à Al Hama pour avertir les habitants ? A-t-elle demandé un cessez- le-feu pour fournir de l’aide humanitaire aux résidents d’Al-Hama ?

 

La troisième option

 

Chaque armée moderne est confrontée à trois options lors d’une guerre dans une zone peuplée.

 

-La première, est d’agir selon « les lois de Al-Hama » et tuer sans distinction des civils. Il semble parfois que les Russes ont adopté cette tactique en Tchétchénie. Tsahal a rejeté cette option, non par crainte des caméras de CNN mais parce que cela est contre les valeurs militaires dans tous les échelons de commandement de Tsahal.

 

-La deuxième option est de rester les bras croisés lors de chaque attaque dans une zone urbaine, cette option a été aussi rejetée car le rôle de l’armée est de protéger les citoyens israéliens et ne pas les abandonner.

 

-La troisième option adoptée finalement par l’armée a été de trouver des moyens pour distinguer entre les capacités militaires des organisations terroristes et la population civile là où ils ont trouvé refuge.

Cela signifie que dans la Bande de Gaza il fallait éloigner les civils des zones où le Hamas a fixé ses lanceurs de roquettes et a installé ses camps d’entraînement. Il n’y a donc aucune base de comparaison à faire entre les opérations de l’armée syrienne à Al-Hama et celles de Tsahal, mais un journaliste tel que Thomas Friedman ne reculera pas sur ces "faits insignifiants." Friedman n’a pas fait cette comparaison scandaleuse de son bureau climatisé à Washington, mais s’est rendu dernièrement en Israël, et pour donner plus de légitimité à ses interprétations, il mentionne les noms de commentateurs israéliens qu’il a rencontrés comme Ari Shavit du journal Haaretz et Moshe Habertal de l’Université hébraïque.

Toutefois, il ne les lie pas à la partie de l’article qui traite des « lois d'Al-Hama ». En fait, s’il avait présenté sa théorie devant Habertal, il est fort probable qu’il aurait reçu une bonne douche froide. Etant donné que Habertal a critiqué sévèrement le rapport Goldstone, dans un article publié dans le " New Republic". Il avait réfuté les accusations selon lesquelles Israël a tué des innocents.

 

Révision

 

La tribune virulente de Friedman ne doit pas nous entraîner à être en colère contre lui, le dénigrer ou boycotter ses livres. En prenant en compte sa bonne connaissance du Proche-Orient, son article dans le "New York Times" devrait être un signal d’alarme pour l’image de marque d’Israël et comment elle est perçue actuellement à Washington. Bien que des sondages d’opinion fiables indiquent un large soutien en faveur d'Israël, au sein des élites américaines c'est une autre histoire.

Dans les dîners et cocktails tenus fréquemment dans les salons de la capitale et même à New York, Israël a peu de défenseurs. Une "Hasbara" effective ne se limite pas dans une bonne parution sur les plateaux de la CNN ou de l'ABC avec des messages clairs et attractifs et en bon anglais. Elle comprend également des rencontres avec des hommes influents, des briefings avec des décideurs et des leaders d’opinion autour d’un petit déjeuner ou un déjeuner, afin qu’ils puissent exprimer une position pro israélienne ou du moins pouvoir utiliser les outils nécessaires pour prendre en compte nos arguments.

Israël possède des arguments irréfutables et nous pouvons les faire entendre au public américain. Avec la nomination du général David Petraeus, le nouveau commandant des forces de l’OTAN en Afghanistan, de nombreux débats sont tenus dans les médias américains sur un changement des « règles de combats en zone urbaine » de l’armée américaine stationnée en Afghanistan. Ces règles de combat traitent des circonstances dans lesquelles les forces terrestres peuvent demander un appui aérien dans des zones peuplées – l’utilisation des boucliers humains par Al Qaïda et le Taliban, tel que le Hamas dans la bande de Gaza. Petraeus a déclaré qu’il étudierait à nouveau ces instructions en Afghanistan. Des commentateurs américains écrivent ces dernières semaines que les Etats- Unis combattent en Afghanistan avec "une main ligotée derrière le dos". En fait, c'est bien Israël qui trace le chemin pour que les armées occidentales préservent les lois de la guerre face à la soumission d'un ennemi qui tente de les exploiter à son avantage.

Israël a beaucoup à dire aux Etats-Unis et aux armées étrangères confrontées actuellement aux mêmes dilemmes auxquels Tsahal a fait face à Gaza il y a deux ans. Suite et en réaction à l'article de Friedman, Israël doit tirer des conclusions et réaliser que sa Hasbara n’est pas assez efficace devant les cercles influents américains et combien est importante la tâche à accomplir.




Source : ישראל היום
Link :  

 

http://www.jcpa-lecape.org/ViewNews.aspx?ArticleId=352


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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 14:13

Internationalnews (Attention: gros bug sur le résumé en page d'accueil du site: le texte n'a rien à voir avec l'article)

TLAXCALA, 7 juillet 2010

Original in english:  THE LANCET-White phosphorus burn: A clinical report by Palestinian physicians

 

Brûlures au phosphore blanc Lésions multiples avec une importante destruction sous-cutanée, des nécroses à l’épaule droite (A) et à la jambe (B). Après 16 mois de soins (C, D)

 

par  Loai Nabil Al Barqouni, Sobhi I Skaik, Nafiz R Abu Shaban, Nabil Barqouni

 

En janvier 2009, un homme de 18 ans avait été admis au service des urgences pour des blessures résultant d’une attaque par bombe incendiaire. Il présentait de nombreuses surfaces cutanées douloureuses portant de profondes brûlures, cernées de tissu déchiqueté. Ses blessures couvraient environ 30% du corps et se situaient sur les deux membres supérieurs et inférieurs, de même que sur l’épaule droite. Aucun signe de brûlure par inhalation n’avait été constaté. Une fois établi le diagnostic de brûlures au phosphore blanc, la perméabilité des voies respiratoires a été assurée, un goutte-à-goutte intraveineux était installé pour injecter des calmants et autres liquides, les blessures sous-cutanées ont été irriguées d’une solution de bicarbonate de soude avant qu’on leur applique des pansements humides.

 

Le lendemain de son admission au service des brûlés, on pouvait observer une fumée blanche se dégageant des blessures qui contenaient un tissu nécrotique allant jusqu’au niveau sous-cutané (Figures A et B). Le patient fut transporté rapidement en salle d’opération, pour que le chirurgien procède à un curetage du tissu nécrotique, et à l’extraction des particules de phosphore blanc. Au cours du curetage, une particule de phosphore blanc s’était détachée accidentellement causant une brûlure superficielle au cou d’une infirmière. Nous avons alors transféré le patient au service des soins intensifs pour le soumettre à un monitoring permanent assurant le contrôle des fonctions vitales, la détection de possibles troubles électrolytiques (en particulier l’hypocalcémie) et surveillant les variations du tracé de l’électrocardiogramme (ECG). Au bout de 8 jours d’hospitalisation, le patient se trouvait relativement bien et était déclaré guéri sans complication systémique. Au terme d’un suivi de 16 mois, il se sentait toujours bien, mais il présentait des cicatrices hypertrophiées légèrement sensibles au thorax, bras et muscle (Figure C et D).

 

Le phosphore blanc est un combustible solide, cireux, de couleur jaune translucide, qui dégage de la fumée [1]. Il est utilisé principalement par les militaires et dans les secteurs de l’industrie. En présence d’oxygène il s’enflamme spontanément et donne une flamme jaune avec une fumée très dense ; il ne s’éteint qu’en l’absence d’oxygène ou une fois qu’il s’est totalement consumé [2]. Au contact de la peau le phosphore blanc provoque des brûlures chimiques douloureuses [3] dont la forme caractéristique prend l’aspect de lésions jaunâtres, nécrotiques et profondes, inhérentes aux composants chimiques et thermiques du combustible.

 

Étant donné que le phosphore blanc possède une très grande solubilité dans les lipides, les blessures qu’il produit s’approfondissent au fur et à mesure dans le tissu sous-cutané, retardant ainsi leur cicatrisation. Le phosphore blanc peut aussi très souvent être absorbé, et dans ce cas il provoque un syndrome de dérèglement organique multiple dû à son effet sur les globules, les reins, le foie et le cœur [2-4].

 

Les premiers soins en cas de blessures par phosphore blanc doivent être le retrait des vêtements du patient et l’application de pansements imbibés de sérum salin ou d’eau [1]. Selon les études réalisées sur les animaux et les résultats de cas cliniques, dès l’admission dans les services d’urgence, il est recommandé d’irriguer en permanence les blessures avec de l’eau pour réduire les complications des brûlures [1, 2, 4] ; de même qu’il est vital de débrider les particules de phosphore blanc suffisamment grandes pour être identifiées. On peut placer les blessures sous la lumière d’une lampe Wood (ultraviolet) ou bien appliquer une solution de sulfate de cuivre diluée à 0,5% pour faciliter l’extinction des particules incrustées [4].

 

Les patients dont l’état est critique nécessitent le curetage du tissu nécrotique et des greffes de peau, en même temps qu’une injection intraveineuse de solution liquide pour remplacer les pertes et un contrôle permanent des électrolytes et une mise sous ECG, tout cela afin d’éviter des complications possibles comme l’hypocalcémie, l’hyperphosphatémie et l’arythmie cardiaque. Les brûlures causées par le phosphore blanc ont une constance morbide : elles nécessitent souvent de longs séjours prolongés dans les hôpitaux. Les cas extrêmes peuvent être mortels.

 

Nous sommes dans l’impossibilité de donner une estimation du nombre de ces cas dans notre unité de brûlés, puisqu’il s’agissait d’une situation de guerre dans laquelle il n’était procédé à aucun enregistrement formel; de telles brûlures ne se voient que très rarement dans la pratique clinique habituelle et, sur ce sujet, la littérature médicale disponible est très limitée. Conformément à la Convention des Nations Unies sur certaines Armes classiques, il est interdit d’attaquer la population civile avec des armes incendiaires.

 

Contributeurs


Traitement du patient: NS, SS, LB; rédaction du rapport: LB, NB. La publication de ce cas a été autorisée par consentement écrit.

 

Notes

1 Lisandro I. CBRNE—incendiary agents, white phosphorus. http://emedicine.medscape.com/article/833585-overview
2 Eldad A, Simon GA. The phosphorous burn—a preliminary comparative experimental study of various forms of treatment. Burns 1991; 17: 198-200.
3 Chou TD, Lee TW, Chen SL, et al. The management of white phosphorus burns. Burns 2001; 27: 492-497.
4 Davis KG. Acute management of white phosphorus burn. Mil Med 2002; 167: 83-84.
(consulté le 21 mai 2010).

 

Les auteurs
Les auteurs sont des médecins palestiniens exerçant à Gaza et Jérusalem.

Loai Nabil Al Barqouni: Faculty of Medicine, Al Quds University, Abu-Deis, Jerusalem, 00970 occupied Palestinian territory

Sobhi I Skaik FRCSEd: Department of Surgery, Shifa Medical Centre, Gaza Strip, occupied Palestinian territory

Nafiz R Abu Shaban MSc: Department of Plastic Surgery and Burns, Shifa Medical Centre, Gaza Strip, occupied Palestinian territory

Nabil Barqouni CABP: Al Nasser Pediatric Hospital, Gaza Strip, occupied Palestinian territory

Correspondance : Loai Nabil Al Barqouni, Faculty of Medicine, Al Quds University, Abu-Deis, Jérusalem, 00970 Territoire palestinien occupé.

Traduit par  Esteban G. Édité par Fausto Giudice

 

 


Source :  THE LANCET-White phosphorus burn: A clinical report by Palestinian physicians

Article original publié le 3/7/2010 Les brûlures au phosphore blanc : un rapport clinique de médecins palestiniens

Sur l’auteur

Tlaxcala est le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, l’éditeur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10874&lg=fr

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Url de cet article:http://www.internationalnews.fr/article-les-brulures-dues-aux-phosphore-blanc-un-rapport-clinique-de-medecins-palestiniens-dossier--53661108.html

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 15:27

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Arrêtons la machine infernale lancée par les Américains !

Alerte, nous sommes tous condamnés !

Par eva R-sistons 

 

Mes amis,

 

Notre civilisation est mortifère ! Elle est barbarie monstrueuse, et nos dirigeants sont complices du génocide planétaire en gestation, quand ils ne l'organisent pas eux-mêmes "en connaissance de cause" !

 

Imaginez-vous: Notre sort est entre les mains de fous génocidaires ! Non seulement ils nous empoisonnent chaque jour, comme en Inde, où ils imposent les OGM ou les pesticides, non seulement ils nous bourrent de vaccins aux conséquences plus qu'imprévisibles, non seulement ils hypothèquent notre avenir en programmant des crises financières et donc économiques et donc sociales aux conséquences dramatiques, mais ils empoisonnent notre air, la Terre-Mère, notre sol, notre sous-sol, quotidiennement, durablement, comme au Vietnam qui sans aucune indemnité d'ailleurs, endure aujourd'hui chaque jour et pour longtemps, mille maux !  

 

Effroyable ! Notre avenir, ou plutôt notre mort programmée, est entre les mains des criminels Américains devant lesquels chaque jour un peu plus, nous devons nous incliner servilement, comme avec des dirigeants à l'image de Sarkozy complètement inféodés à ces assassins de l'humanité ! Nous devons prendre conscience de la dangerosité totale de ce pays machiavélique, et exiger que les fous au pouvoir soient traduits pour crimes contre l'humanité, et pas seulement de guerre ! 

 

Ce que vous allez lire est édifiant. Il m'est souvent arrivé, sur ce blog, de fustiger les crimes commis par Israël à Gaza - tout petit territoire surpeuplé, le bombarder avec des armes de destruction massive revient à condamner, à terme, les Gazaouis aux malformations et à la mort, volontairement, c'est un génocide qui ne dit pas son nom -, et d'ailleurs les Israéliens ne seront-ils pas des victimes collatérales ? Le vent franchit les frontières ! J'en sais quelque chose, j'étais journaliste pour une chaîne de télévision française quand le nuage radio-actif de Tchernobyl a traversé la frontière, à Strasbourg, et nous avons scandaleusement dû taire les informations émanant de scientifiques du CNRS ayant mesuré les effets sur place. Oui, vous avez bien lu. Choquant ! La responsabilité des journalistes est totale. J'étais jeune, je confesse MA responsabilité dans le silence imposé - à contre coeur, certes.

 

Mais là, le crime est planétaire. En connaissance de cause, les dirigeants américains programment la mort, avec l'uranium "appauvri" nous sommes tous condamnés, humains, sols, plantes, animaux... La vie sur terre ne sera plus possible, littéralement empoisonnée par des effluves mortelles ! Comment ne pas être horrifiés par les crimes de "l'Elite" qui s'est octroyée le pouvoir sur notre dos à tous, mais aussi, il faut le dire sans cesse, par leurs zélés alliés, innombrables, au sein du Pouvoir et au sein des Médias complices par leur silence ? Leur devoir serait d'alerter et d'empêcher, mais non, ils sont aux ordres des assassins de l'humanité !

 

Le premier de nos engagements devrait être d'exiger la vérité, bref que cesse le black-out sur la réalité. Par exemple, pourquoi parle-t-on toujours du terrorisme des deux mille membres d'Al Quaïda, en taisant celui, aux conséquences mortelles et planétaires, du terrorisme d'Etat ? Qu'attend-on pour mettre à jour et fustiger les crimes du grand capitalisme international (guerres préventives, permanentes, nucléaires et totales, industries de mort chimiques, pétrolières ou alimentaires, crises provoquant chômage, désespoir, misère, suicides...etc) ? Qu'attend-on pour révéler les coulisses de la politique, à Bilderberg par exemple ? Il y va de l'avenir même de la vie sur terre, de l'avenir de nos enfants !!!! Quelle responsabilité !!!!

 

Alors oui, le premier de nos engaments devrait être de manifester en permanence devant les Rédactions jusqu'à ce qu'elles soient acculées à dire la vérité aux citoyens, pour qu'ils puissent, en connaissance de cause eux aussi, arrêter la machine infernale ! Qui organisera cela ? Il faut le faire, ou nos enfants sont condamnés !

 

Cordialement à tous, votre eva qui jusqu'au bout défendra la vie, le Bien commun, le Bien public - et non les intérêts particuliers !

 

 

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Par LEUREN MORET

 

 

L’usage des armes à l’uranium appauvri par les Etats-Unis, annihilera doucement toutes les espèces sur terre y compris l’espèce humaine, et pourtant ce pays continue à le faire en pleine connaissance de leur potentiel destructeur.

 

 

Depuis 1991, les Etats-Unis ont mené quatre guerres utilisant des armes à l’uranium appauvri, (...) (Note : l’OTAN affirme : « L’uranium appauvri n’est pas illégal. C’est une arme de guerre légale. Fin de l’histoire. Nous l’avons utilisée, c’est légal ». De fait, il n’existe à l’heure actuelle aucune convention internationale interdisant de manière expresse l’usage d’uranium appauvri, ni même aucun consensus en ce sens, comme le montre aisément la pratique des Etats.). L’usage continu de ces armes radioactives, qui ont déjà contaminé de vastes régions avec un faible niveau de radiation et qui contamineront d’autres parties du monde, est vraiment une affaire mondiale et un sujet international. L’intention plus profonde en est révélée en comparant les régions maintenant contaminées à l’uranium appauvri ­ de l’Egypte, du Moyen Orient, d’Asie Centrale et de la moitié nord est de l’Inde ­ avec les impératifs géostratégiques US décrits dans le livre de Zbigniew Brzezinski en 1997 "Le Grand Echiquier".

 

Région du Sud* :« *Cette vaste région secouée de haines versatiles et entourée de puissants voisins en compétition peut probablement être un champ de bataille majeur, autant pour des guerres entre états-nations que plus probablement, pour la prolongation de la violence ethnique et religieuse. Que l’Inde se restreigne ou qu’elle saisisse l’opportunité d’imposer sa volonté au Pakistan affectera grandement les possibilités régionales de conflits probables. Les tensions internes entre la Turquie et l’Iran vont probablement non seulement s’aggraver mais réduire considérablement le rôle stabilisateur que ces états sont capables de jouer dans cette région volcanique. De tels développements rendront plus difficile l’intégration de la nouvelle Asie Centrale dans la communauté internationale affectant négativement dans le même temps la sécurité sous domination US du Golfe Persique. Dans tous les cas, les US et la communauté internationale peuvent peut-être se retrouver là face à un challenge qui minimisera la récente crise de l’Ancienne Yougoslavie. » Brzezinski.

 

Le fait est que les US et leurs partenaires militaires ont mis en place quatre guerres nucléaires utilisant de sales bombes et de sales armes dans les pays qu’ils ont besoin de contrôler. Sous forme d’aérosols l’uranium appauvri contaminera en permanence de vastes régions et détruira doucement le futur génétique des populations vivant dans ces régions où se trouvent des ressources que les US doivent contrôler pour établir et maintenir leur primauté.

 

Décrit comme le Cheval de Troie de la guerre nucléaire, l’uranium appauvri est l’arme qui continue à détruire. La demie-vie de l’uranium-238 est de 4.5 milliards d’années, l’age de la Terre. Et, comme l’uranium-238 dégénère en sous-produits radioactifs, en quatre étapes avant de se transformer en graphite, il continue d’émettre plus de radiations à chaque étape. Il n’y a pas moyen de l’arrêter, et il n’y a pas moyen de le nettoyer. *Il s’accorde avec la propre définition du Gouvernement US des Armes de Destruction Massive.

 

Après la formation de microscopiques et nanoscopiques particules insolubles d’oxyde d’uranium sur le champ de bataille, celles-ci restent suspendues dans l’air et voyagent autour de la Terre comme composantes radioactives de la poussière cosmique, contaminant l’environnement, tuant sans discrimination, mutilant et causant des maladies à tout ce qui vit là où la pluie, la neige et l’humidité les prélèvent de l’atmosphère. La contamination radioactive mondiale issue des essais atmosphériques équivalait à 40.000 bombes d’Hiroshima, et elle continue à contaminer l’atmosphère et la basse altitude aujourd’hui. La quantité de pollution de basse-radioactivité à l’uranium appauvri depuis 1991 est de nombreuses fois supérieure (déposée à l’intérieur du corps) aux retombées émises lors des tests atmosphériques.

 

Un rapport indépendant établi en 2003 par le Comité Européen sur le Risque des Radiations (ECRR) pour le Parlement Européen, déclare sur la base d’études de Tchernobyl que le risque lié à la basse-radioactivité est de 100 à 1.000 fois supérieur aux estimations du Comité International pour la Protection contre les Radiations basées sur des études erronées conduites par les US. Se référant aux effets extrêmement meurtriers des radiations sur les systèmes biologiques, Dr Rosalie Bertell, l’une des 46 experts internationaux en radiations du rapport de l’ECRR, le décrit ainsi :

 

« Le concept d’annihilation de l’espèce signifie une fin relativement prompte et délibérément induite de l’histoire, de la culture, de la science, de la reproduction biologique et de la mémoire. C’est l’ultime rejet humain du cadeau de la vie, un acte qui nécessite un nouveau mot pour le décrire : omnicide. »

 

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Le « Manhattan Project 1943 » modèle pour l’uranium appauvri

 

Dans une note déclassée au Général Leslie R. Groves, datée du 30 Octobre 1943, trois des plus importants physiciens du Projet Manhattan, Dr James B. Conant, A.H .Compton et H.C. Urey, firent leurs recommandations, en tant que membres du Sous-Comité de l’Exécutif S-1, sur l’ « Usage de Matériaux Radioactifs comme Arme Militaire. » :

 

« Utilisé comme gaz de guerre, le matériau serait pulvérisé en particules de taille microscopique pour former de la poussière et de la fumée et mis à feu au sol par des lance-projectiles, des véhicules de terrain, ou des bombes aériennes. Sous cette forme, il serait inhalé par le personnel. La quantité nécessaire pour causer la mort de la personne qui inhale le matériau est extrêmement petite... Il n’y a pas de méthodes de traitement connues à de telles blessures... cela traversera un filtre de masque à gaz standard en quantités assez grandes pour être extrêmement dommageables. »

 

Comme Contaminant de Terrain :

 

« Pour être utilisé de cette manière, le matériau radioactif devrait être répandu sur le sol soit par voie aérienne ou à partir du sol, si en territoire contrôlé par l’ennemi. Afin d’interdire le terrain à l’un ou l’autre côté, excepté aux dépends d’exposer du personnel aux radiations malfaisantes...Des endroits ainsi contaminés par le matériau radioactif seraient dangereux jusqu’à ce que la lente décomposition naturelle du matériau s’effectue...pour le terrain courant il n’y a pas de méthodes de décontamination connues. Le développement de vêtements de protection efficaces pour le personnel ne semble pas possible. ...Des réservoirs ou des puits seraient contaminés ou la nourriture empoisonnée avec un effet similaire à celui résultant de l’inhalation de la poussière ou de la fumée. »

 

Exposition interne :

 

« ...Les particules inférieures à 1 micron se déposeraient plus probablement dans les alvéoles où soit elles resteraient indéfiniment, soit elles seraient absorbées par le système lymphatique ou le sang...pourraient pénétrer le système gastro-intestinal à partir de l’eau polluée, ou de la nourriture, ou de l’air. ...pourraient être prélevées des poumons ou du système G-I par le sang et ainsi, distribuées à travers le corps. »

 

Les deux produits de fission et le déchet uranium appauvri issus du Projet Bombe Atomique devaient être utilisés dans le cadre de ce plan. La nature pyrophorique de l’uranium appauvri, qui le fait commencer à brûler à la très basse température de la friction dans le canon de l’arme, en fit dès lors et jusqu’à maintenant une arme à gaz radioactif idéale. Il était aussi plus disponible parce que la quantité d’uranium appauvri produite était beaucoup plus grande que la quantité de produits de fission produite en 1943.

 

La Grande-Bretagne pensait à l’utilisation de gaz empoisonné sur l’Irak bien avant 1991 :

« Je suis fortement favorable à l’utilisation de gaz empoisonné contre les tribus non-civilisées. L’effet moral devrait être bon...et il répandrait une vive terreur... » (Winston Churchill commentant l’usage de gaz empoisonné contre les Irakiens après la Première Guerre Mondiale).

 

SYSTEMES D’ARMES GUIDEES

 

Les armes à l’uranium appauvri ont été fournies en premier par les US à Israël pour un usage sous supervision US dans la guerre du Sinaï contre les Arabes en 1973. A partir de là les US ont testé, manufacturé et vendu des systèmes d’armes à uranium appauvri à 29 pays. Un tabou international empêcha leur utilisation jusqu’en 1991, quand les US brisèrent le tabou et les utilisèrent pour la première fois sur les champs de bataille d’Irak et du Koweït.

 

Les militaires US admettent utiliser des projectiles à uranium appauvri dans des tanks et des avions, mais la présence d’ogives dans des missiles et des bombes est classifiée ou désignée comme un « dense » ou « mystérieux métal ». Dai Williams, un chercheur de la Conférence Mondiale sur les Armes à l’Uranium Appauvri de 2003 a rapporté l’existence de 11 brevets pour systèmes d’armes guidées utilisant le terme « uranium appauvri » ou « métal dense », dont la densité ne peut-être que celles de l’uranium appauvri ou du tungstène pour s’adapter aux dimensions de l’ogive.

 

Des bombardements intensifs, des bombardements sélectifs, et l’usage fréquent de missiles et de balles à l’uranium appauvri sur les habitations de régions densément peuplées ont eu lieu en Irak, en Yougoslavie et en Afghanistan. La découverte en 1999 que des cratères de bombes en Yougoslavie étaient radioactifs, et qu’un missile non-explosé contenait une ogive d’uranium appauvri, implique que la quantité totale d’uranium appauvri utilisé depuis 1991 a été grandement sous-estimée. Ce qui est encore plus inquiétant, est que 100% de l’uranium appauvri des bombes et missiles est vaporisé dès l’impact et immédiatement libéré dans l’atmosphère. Cette quantité peut aller jusqu’à 1,5 tonnes pour les grosses bombes. Pour les balles et les obus, la quantité vaporisée est de 40-70%, laissant des morceaux et des obus non-explosés dans l’environnement, qui seront de nouvelles sources de poussière radioactive et de contamination des eaux souterraines par le métal dissout de l’uranium appauvri, longtemps après la fin des batailles, comme rapporté par le Programme de l’ONU pour l’Environnement sur la Yougoslavie dans un rapport de 2003.

 

Considérant que les US ont admis avoir utilisé 34 tonnes d’uranium appauvri sous forme de balles et d’obus en Yougoslavie, et le fait que 35.000 missions de bombardements de l’OTAN y ont eu lieu en 1999, la quantité potentielle d’uranium contaminant la Yougoslavie et sa dérive transfrontalière dans les pays environnants est colossale.

 

A cause de maladies mystérieuses et de naissances défectueuses après la guerre rapportées parmi des Vétérans du Golfe ainsi que des civils dans le sud de l’Irak, et de maladies relatives aux radiations chez des Casques Bleus de l’ONU servant en Yougoslavie, des inquiétudes grandissantes au sujet des effets des radiations et des dommages causés à l’environnement ont soulevé l’outrage international quant à l’utilisation d’armes radioactives par les US après 1991. A la réunion 2003 des membres du Traité de Non-prolifération Nucléaire discutant le désir US de maintenir leur stock d’armes nucléaires, le Major Tadatoshi AKIBA d’Hiroshima a déclaré :

 

« Il incombe au reste du monde...de se lever maintenant et de dire à tous nos chefs militaires que nous refusons d’être menacés ou protégés par des armes nucléaires. Nous refusons de vivre dans un monde de peur continuellement recyclée et de haine. »

 

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ILLEGALES DEVANT LE DROIT INTERNATIONAL

 

 

Quatre raisons pour lesquelles l’utilisation des armes à uranium appauvri viole la Convention de l’ONU des Droits Humains :

 

TEST DE LEGALITE DES ARMES DEVANT LE DROIT INTERNATIONAL

TEST DE TEMPORALITE Les armes ne doivent pas continuer à agir une fois la bataille terminée.

TEST ENVIRONNEMENTAL ­ Les armes ne doivent pas être indûment malfaisantes pour l’environnement.

TEST TERRITORIAL Les armes ne doivent pas agir hors du champ de bataille.

TEST D’HUMANITE­ Les armes ne doivent pas tuer ou blesser inhumainement.

 

L’avocate et humanitaire de International Human Rights, Karen Parker, a déterminé que l’armement à uranium appauvri échoue aux quatre tests des armes légales devant le droit international, et qu’il est aussi illégal sous la définition d’une arme « poison ». (Note : Il n’y a aucun traité spécifique interdisant l’usage de projectiles à uranium appauvri. Des inquiétudes et un débat scientifique se développent actuellement au sujet des conséquences de l’utilisation de tels projectiles et il est possible que, dans le futur, il y ait, dans les cercles juridiques internationaux, un consensus estimant que l’utilisation de tels projectiles est contraire aux principes généraux du droit applicables à l’utilisation des armes dans les conflits armés. Aucun consensus de ce genre n’existe à présent). Grâce aux efforts continus de Karen Parker, une sous-commission de la Commission des Droits Humains de l’ONU a déterminé en 1996 que *l’uranium appauvri est une arme de destruction massive *qui ne devrait pas être utilisée :**

 

RESOLUTION 1996/ 16 SUR L’ARRET DE L’UTILISATION DE L’URANIUM APPAUVRI ­ UA

L’utilisation militaire de l’UA viole la législation internationale humanitaire actuelle, incluant le principe qu’il n’y a pas de droit illimité au choix des moyens et méthodes de guerre (Art. 22 Convention VI de La Haye (HCIV) ; Art. 35 du Protocole Additionnel de Genève (GP1) ; l’interdiction de causer d’inutiles souffrances et des blessures superflues (Art. 23 §le HCIV ; Art. 35 §2 GP1), la guerre aveugle (Art. 51 §4c et 5b GP1) aussi bien que l’utilisation de poison ou d’armes empoisonnées.

 

Le déploiement et l’utilisation de l’UA violent les principes de protection des droits internationaux humains et environnementaux. Ils contredisent le droit à la vie établi par la résolution 1996/16 du sous-comité à l’ONU des Droits Humains.

 

QUATRE GUERRES NUCLEAIRES

 

Bien que restreinte aux champs de bataille d’Irak et du Koweït, la Guerre du Golfe de 1991 a été l’une des plus toxiques et dévastatrices pour l’environnement de l’histoire du monde. Incendies de puits de pétrole, bombardement de pétroliers et de puits qui répandirent des millions de litres de pétrole dans le Golfe d’Arabie et le désert, et la dévastation des réservoirs et des équipements lourds ont détruit l’écosystème du désert. Les effets à long terme et de grande envergure, et la dispersion d’au moins 340 tonnes d’armes à uranium appauvri, ont eu un effet environnemental mondial. De la fumée des feux de pétrole a été trouvée plus tard sous forme de dépôts en Amérique du Sud, dans l’Himalaya et à Hawaï. Les grands vents de sable annuels qui partent d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, et d’Asie Centrale répandront rapidement la contamination radioactive autour du monde, et le fil des saisons sur les vieilles munitions à uranium appauvri des champs de bataille et autres régions produira de nouvelles sources de contamination radioactive dans les années futures. Sous le vent de la dévastation radioactive de l’Irak, Israël souffre aussi une grande augmentation de cancers du sein, de leucémies et de diabète infantile.

 

LE RAYONNEMENT NE RESPECTE AUCUNE FRONTIERE, AUCUNE CLASSE SOCIO-ECONOMIQUE, AUCUNE RELIGION.

 

.../...Près de 700.000 vétérans de la Guerre du Golfe rentrèrent aux US d’une guerre qui ne dura que quelques semaines. Aujourd’hui plus de 240.000 d’entre eux sont en incapacité médicale permanente, et plus de 11.000 sont morts. Une étude du Gouvernement US sur les bébés nés après la guerre de 251 vétérans, rapporte que 67% des bébés présentent de graves maladies ou de graves anomalies congénitales. Ils sont nés sans yeux, sans oreilles, avaient des organes manquants, les doigts palmés, des disfonctionnements de la thyroïde et autres. L’uranium appauvri contenu dans le sperme des soldats a contaminé leurs femmes. De sévères anomalies congénitales ont été rapportées chez des bébés nés de civils contaminés en Irak, Yougoslavie, et Afghanistan et l’incidence et la gravité des anomalies s’accroissent avec le temps. Les femmes de Yougoslavie, d’Afghanistan et d’Irak ont maintenant peur d’avoir des bébés, et quand elles accouchent, au lieu de demander si c’est une fille ou un garçon, elles demandent « est-ce qu’il est normal ? »

.../...

Dr Keith Baverstock, un conseiller expert en rayonnement qui était en charge à l’OMS, participa à un rapport ( http://www.mindfully.org/Nucs/DU-Radiological-Toxicity-WHO5nov01.htm ) en novembre 2001, avertissant que les effets à long terme de l’uranium appauvri mettraient en danger les populations civiles d’Iraq, et que la sécheresse du climat augmenterait l’exposition aux minuscules particules environnantes qui seraient inhalées pendant des années à venir. L’OMS lui refusa la permission de publier son étude, cédant à la pression de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique. Dr Baverstock livra le rapport compromettant aux médias ( http://www.mindfully.org/Nucs/2004/DU-WHO-Suppressed22feb04.htm/ ) en février 2004. Pekka Haavisto, président de l’Unité d’Evaluation des Conflits d’après-guerre du Programme pour l’Environnement de l’ONU à Genève, partage l’anxiété de Baverstock à propos de l’uranium appauvri, mais ses experts n’ont pas été autorisés à se rendre en Irak pour évaluer la pollution.

« PEUR DE L’URANIUM APPAUVRI. » - clamée par G.W.Bush sur le site officiel de la Maison Blanche :

 

« Pendant la guerre du Golfe, les forces de la coalition ont utilisé des munitions perforantes faites en uranium appauvri, lequel est idéal dans ce cas pour sa grande densité. Ces dernières années, le régime Irakien a commis de substantiels efforts pour promouvoir la fausse plainte que les tirs à uranium appauvri des forces de la coalition ont causé des cancers et des anomalies congénitales en Irak. L’Irak a distribué d’horribles photos d’enfants avec des malformations de naissance et les a reliés à l’uranium appauvri. La campagne a deux ateliers de propagande majeurs. »

« Uranium est un nom qui a d’effrayantes associations dans l’esprit de la moyenne des gens, ce qui fait le mensonge relativement facile à vendre ; et l’Iraq pourrait tirer avantage d’un réseau international établi d’activistes anti-nucléaires qui ont déjà lancé leur propre campagne contre l’uranium appauvri. »

 

« Mais des scientifiques qui travaillent pour l’Organisation Mondiale pour la Santé, le Programme Environnemental de l’ONU, et l’Union Européenne n’ont trouvé aucun effet sur la santé lié à l’exposition à l’uranium appauvri. »

 

La guerre US en Afghanistan montra clairement que ce n’était pas une guerre DANS le tiers-monde, mais une guerre CONTRE le tiers-monde. En Afghanistan où 800 à 1.000 tonnes d’uranium appauvri ont été estimées avoir été utilisées en 2001, même les Afghans sans instruction comprennent l’impact que ces armes ont eu sur leurs enfants et sur les futures générations.

 

« Après que les Américains aient détruit notre village et tué beaucoup d’entre nous, nous avons aussi perdu nos maisons et n’avons rien à manger. Cependant nous aurions enduré ces misères et les aurions même acceptées, si les Américains ne nous avaient pas tous condamnés à mort. Quand j’ai vu mon petit-fils déformé, j’ai réalisé que mes espoirs pour le futur avaient disparu pour de bon, différemment du désespoir du barbarisme Russe, même si à cette époque j’ai perdu mon fils aîné Shafiqullah. Cette fois, cependant, je sais que nous faisons partie du génocide invisible que les US nous ont apporté, une mort silencieuse de laquelle je sais que nous ne nous évaderons pas. »

(Jooma Khan de la province de Lagham, mars 2003)

 

En 1990, l’Autorité à l’Energie Atomique du Royaume Uni (UKAEA) écrivit un rapport avertissant de la catastrophe potentielle pour la santé et l’environnement de l’utilisation des armes à uranium appauvri. Les effets sur la santé étaient connus depuis longtemps. Le rapport envoyé au Gouvernement du Royaume Uni avertissait « dans leur estimation, si 50 tonnes de poussière résiduelle d’UA restent « dans la région » il pourrait y avoir un demi million de cancers en plus à la fin du siècle [2000]. » Les estimations d’armes à uranium appauvri utilisées en 1991, vont maintenant de 325 tonnes admises par le Pentagone, à 900 tonnes selon d’autres corps scientifiques.

 

Cela porterait l’estimation du nombre de cancers à 9.000.000, selon la quantité utilisée pendant la guerre du Golfe de 1991. Dans la guerre du Golfe de 2003, des estimations de 2.200 tonnes ont été données ­ causant à peu près 22.000.000 de nouveaux cas de cancer. Dans son ensemble, le nombre total de patients atteints de cancer estimé en utilisant les données de l’UKAEA serait de 25.250.000. En juillet 1998, la CIA estimait la population de l’Iraq aux environs de 24.683.313.

Ironiquement, la résolution 661 de l’ONU appelant à des sanctions contre l’Irak, a été signée le jour anniversaire d’Hiroshima, le 6 août 1990.

 

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LES PARALLELES

 

« La guerre ne peut réellement causer aucun boum économique, au moins pas directement, puisque une augmentation de richesse ne peut jamais résulter d’une destruction de biens. »

Ludwig von Mises

 

Les parallèles entre l’Iraq, la Yougoslavie et l’Afghanistan sont étonnamment similaires. Les armes utilisées, les traités injustes offerts par les US, et le bombardement et la destruction de l’environnement et de toutes les infrastructures. Dans chaque ville d’Irak et de Yougoslavie, la télévision et des stations de radios ont été bombardées.

 

Les centres d’éducation étaient visés, et les magasins où était vendu le matériel éducatif étaient détruits presque le même jour. Pendant la durée des sanctions de l’ONU, l’Iraq n’avait même pas droit à des stylos pour les écoliers. Des antiquités culturelles et des trésors historiques ont été visés et détruits dans les trois pays, un genre de nettoyage culturel et historique, un traumatisme psychologique national collectif.

 

La contamination radioactive permanente et la dévastation environnementale de ces trois pays est sans précédent, s’ensuivant une énorme augmentation de cancers et de malformations congénitales suite aux attaques. Celles-ci s’amplifieront au cours du temps d’effets inconnus dus à l’exposition chronique, à l’augmentation du niveau interne de rayonnement de la poussière d’UA et des effets génétiques permanents transmis aux générations futures. En clair, il s’agit d’un plan de génocide depuis le début.

 

C’est aux citoyens du monde d’arrêter les guerres à l’uranium appauvri, et les futures guerres nucléaires, responsables de dévastations irréversibles. Il ne reste que quelques générations épargnées avant l’effondrement de notre environnement, et après il sera trop tard. Nous ne pouvons pas être en meilleure santé que ne l’est notre environnement ­ nous respirons le même air, buvons la même eau, mangeons la nourriture du même sol

 

Qu’est-il arrivé aux Droits Humains, aux Droits de l’Enfant, à la société civile et à communauté humaine ?

 

C’est aux citoyens du monde d’arrêter les guerres à l’uranium appauvri, et les futures guerres nucléaires, responsables de dévastations irréversibles. Il ne reste que quelques générations épargnées avant l’effondrement de notre environnement, et après il sera trop tard. Nous ne pouvons pas être en meilleure santé que ne l’est notre environnement ­ nous respirons le même air, buvons la même eau, mangeons la nourriture du même sol. 

 

« Notre patrimoine génétique collectif, évoluant depuis des millions d’années, a été sérieusement endommagé ces cinquante dernières années. Le temps restant pour renverser cette culture de « moutons de Panurge » nous est compté. Dans le futur, que direz-vous à vos petits-enfants de ce que vous avez fait du meilleur de votre vie pour contrer ce processus de mort ? » (Rosalie Bertell, 1982)

 

 LES RAISONS PROFONDES : G*O*D* [Gold, Oil, Drugs] [ Or, Pétrole, Drogues]

 

« Nous devons devenir les propriétaires, ou à tout prix les contrôleurs à la source, d’au moins une proportion du pétrole dont nous avons besoin. »

(Commission Britannique Royale, s’accordant à la politique de Winston Churchill envers l’Irak 1913 ).

 

« Il est clair que notre nation soit dépendante d’une grande quantité de pétrole étranger. De plus en plus de nos importations proviennent d’outre-mer. »

(US Président G.W. Bush, Beaverton, Oregon, 25 septembre 2000).

 

« S’ils branchent les radars nous allons faire exploser leurs maudits SAMs (missiles à décollage vertical). Ils savent que nous possédons leur pays. Nous possédons leur espace aérien... Nous dictons leur manière de vivre et de parler. Et c’est ce qu’il y a de grand dans l’Amérique d’aujourd’hui. C’est une bonne chose, spécialement quand il y a beaucoup de pétrole là-bas dont on a besoin. »

(US General William Looney en 1999, se référant à l’Irak).

Par LEUREN MORET

2 avril 2004

http://www.armees.com/Les-armes-a-l-uranium-appauvri,231

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13142&rech=22886#22886

 

 

 Commentaires :

 

Cette arme est utilisée par les USA en Irak et les Israéliens à Gaza...

 

Tout à fait exact.

Les USA l'ont utilisée en ex-Yougoslavie et pendant la guerre du Golf et l'utilisent encore Irak et Afghanistan.

 

C'est horrible. Merci pour cet excellent article

Cette citation de Rosalie Bertel :

« Le concept d’annihilation de l’espèce signifie une fin relativement prompte et délibérément induite de l’histoire, de la culture, de la science, de la reproduction biologique et de la mémoire. C’est l’ultime rejet humain du cadeau de la vie, un acte qui nécessite un nouveau mot pour le décrire : omnicide.

 

C'est horrible. Je n'ai pas encore eu le temps de lire l'article en entier mais suis déjà sensibilisée au sujet.

Il y a un livre qui donne beaucoup d'éléments: "les armes à uranium appauvri: jalons pour une interdiction". C'est un ouvrage collectif publié en 2005 par le GRIP (Belgique). On peut acheter le livre en ligne sur www.grip.org, référence:  253 • LES ARMES A URANIUM APPAUVRI - Jalons pour une interdiction (Ouvrage collectif)

je n'ai pas d'actions dans cette maison d'éditions - Mélanie

 

Pour compléter cet article, une vidéo sur ce sujet :

http:// www.ubest1.com/index.php?option=com_seyret&Itemid=27&task=commentaire&nom_idaka=15036&anarana=video&ecrit=Rikiai&vi=Rikiai_1274364391_video.flv

 

Ceci sur le site de Dazibaoueb,

 

et sur armees.com :

 

Bonjour,
Juste un complément d’information : en plus de la pollution radioactive,que penser de la pollution chimique induite par l’uranium appauvri,qui est un métal lourd , extrêmement toxique indépendamment des radiations,surement plus que le plomb ?

 

Le mien :

 

Il faut aussi comprendre que les Américains, qui n'ont aucune culture en dehors de celle, mortifère, du colt, tuent aussi la culture des peuples, délibérément, comme en Irak, pourtant berceau des civilisations. Ce pays est à mettre à l'index, au lieu de nous servir de modèle à travers les dirigeants corrompus !  Eva R-sistons

 

 

Déniché sur le même site,

un raccourci saisissant de l'Histoire irakienne récente...

 

 

Reçu ce commentaire:

Merci Eva d'avoir repris l'article en entier (ou presque).
Vous êtes journaliste et vous faites très bien votre travail.
Moi, je suis matheuse et scientifique.
Vous avez raison, il faut faire savoir que l'uranium 238 est mortel pour toute l'humanité. Je ne parlerai plus d'uranium appauvri mais d'uranium 238, qui a une durée de vie de 4,5 milliards d'années : le mot "appauvri" étant trompeur.
Bien merci à vous et à votre talent, ainsi qu'à votre immense courage.

Amitié virtuelle mais sincère,
Marie Paule.

 

 

Et reçu ce commentaire sur un autre site:

Depuis de trop nombreuses années, les publicitaires utilisent des arguments faussement écologiques pour vanter les mérites de produits bien loin de pouvoir prétendre défendre l'environnement. Des 4x4 écologiques aux éco-bouteilles en plastique, des pesticides qui protègent l'environnement aux lessives naturelles, écologiques, bonnes pour l'environnement... nombre d'exemples nous prouvent que l'auto-régulation du secteur publicitaire effectuée par et pour les publicitaires est particulièrement laxiste. Pire, l'autorité, composée majoritairement de publicitaires, censée contrôler le contenu de ces publicités "mensongères" est aux abonnés absents, oubliant soigneusement de sanctionner, a priori, les publicités les plus scandaleuses. Grâce à l'absence de l'Etat en matière de règlementation, les publicitaires peuvent donner libre cours à leur "créativité". "Créativité" qui s'exprime en utilisant des arguments induisant délibérément le consommateur en erreur

 

Ecrit par : saltabank | 29.05.2010 (Courrier International, commentaire de CET article)

 

Ainsi que celui-ci:

Nouvelle campagne d'Agir pour l'Environnement - "Nucléaire EPR à Penly : Inutile, dangereux, coûteux !" projections, débats, pétitions dans une ambiance sérieuse et bonne enfant.

CINE-DEBAT (Paris) - Quand la pub lave plus vert que vert ! (Entrée libre et gratuite)

INFO PRATIQUE
Date et heure : Mercredi 02 juin 2010 à 19h30
Lieu du ciné débat : Centre culturel La Clef - 21, Rue de la Clef - 75005 PARIS (Métro Censier ou Monge)
Renseignements : 01 40 31 02 37
Entrée LIBRE et GRATUITE

Projection du documentaire : HOLD-UP SUR L'ECOLOGIE (documentaire de José Bourgarel - 55 min)

N'hesitez pas a venir nous rejoindre Evènement FaceBook : http://www.facebook.com/event.php?eid=123478554343055&ref=mf

Ecrit par : citoyenactif | 29.05.2010

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-l-avenir-nucleaire-dessine-par-les-usa-la-fin-du-vivant-et-des-vivants-51297246.html

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 05:27

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Les enfants sont les premières victimes du conflit.

 

 Des centaines d’enfants ont été tués ou utilisés comme enfants soldats dans les affrontements entre les forces du gouvernement yéménite et les indépendantistes dirigés par Abdul-Malik al-Houthi, qui font rage dans le nord du pays depuis août 2009, d’après un nouveau rapport publié par l’Association Seyaj pour la protection de l’enfance (SOCP), une organisation non gouvernementale locale de defense des droits de l’enfant.
D’après ce rapport, daté du 22 février dernier, quelque 89 000 enfants ont été forcés de fuir leurs maisons avec leurs familles, tandis que « 187 enfants ont été tués, 402 exploités comme soldats par les Houthis, et 282 autres recrutés par des milices locales progouvernementales. »
Ces résultats s’appuient sur une étude réalisée par SOCP en décembre 2009 – avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) – auprès d’enfants vivant dans des camps de déplacés dans les gouvernorats de Hajja, Saada et Amran, ainsi que dans certains des districts de Saada touchés par les conflits : la ville de Saada, Razeh, Alb, Baqem, Ghamr et Qataber.
D’après le rapport, 42 pour cent des enfants des camps (dont le nombre est estimé à 35 000) sont affectés par la malnutrition, 19 pour cent souffrent de diarrhée, 25 pour cent d’infections respiratoires et trois pour cent sont atteints de paludisme.
Dans le cadre de l’étude, SOCP a interrogé 684 anciens enfants soldats et a collecté des informations sur 73 926 enfants au total.
Selon les organisations humanitaires, plus de 70 pour cent des personnes déplacées par le conflit depuis 2004, dont le nombre est estimé à 250 000, vivent à l’extérieur des camps de déplacés, et les enfants représentent plus de la moitié de la population déplacée.
Le 11 février, les deux parties au conflit ont conclu un accord de cessez-le-feu. Cette trêve est fragile, et des affrontements sporadiques ont été rapportés.
D’après le rapport de SOCP, à Saada, 383 332 enfants (environ 97 pour cent des enfants en âge d’être scolarisés dans le gouvernorat) n’ont pas pu aller à l’école pendant cette période.
Ahmad al-Qurashi, directeur de SOCP, a dit à IRIN que cette situation était principalement due aux déplacements, à l’insécurité, à la destruction des écoles ou à leur utilisation à des fins militaires.
Sur les 701 écoles du gouvernorat de Saada, 17 ont été détruites dans les combats et 16 autres ont été occupées par l’une ou l’autre des parties belligérantes. La plupart des écoles restantes ont été désertées, a-t-il dit.
Enfants soldats

« Le nombre d’enfants exploités comme soldats pourrait être bien plus élevé que le chiffre indiqué dans le rapport, parce que nous avons eu du mal à détecter qui avait encore moins de 18 ans, en raison de l’absence [d’actes] de naissance », a dit à IRIN Fahd al-Sabri, chercheur principal de SOCP. D’après lui, seulement huit pour cent des citoyens yéménites possèdent un certificat de naissance.
« Le nombre d’enfants tués lors des combats pourrait aussi être bien plus élevé que le chiffre indiqué dans le rapport, car de nombreuses zones touchées par les avions de combat des armées saoudienne et yéménite étaient encore inaccessibles », a dit M. al-Sabri
Depuis août 2009, les organisations humanitaires ont du mal à obtenir des informations complètes sur l’impact de la guerre sur les enfants, selon George Abu al-Zulof, spécialiste de la protection de l’enfance auprès de l’UNICEF. Cependant, a-t-il dit à IRIN, il semble que la plupart des lois portant sur les droits de l’enfant n’aient pas été respectées durant les affrontements.
M. Abu al-Zulof a appelé les parties au conflit à libérer les enfants soldats pour qu’ils puissent retourner à l’école, et a appelé de ses vœux « une enquête impartiale » sur l’impact de la guerre sur les enfants.
M. al-Qurashi, président de SOCP, a appelé le Yémen à réviser sa loi n° 45 sur les droits de l’enfant – qui date de 2002 –, afin de prévoir des sanctions claires contre les individus qui exploitent des enfants en situation de conflit armé.

24 février 2010

(IRIN) -

ilhttp://www.irinnews.org/FR/ReportFrench.aspx?ReportId=88228

 

/http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 03:15
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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 08:46

Internationalnews

 

 

Françafrique


 

Par Sophie Chapelle  


 

Depuis 40 ans, la multinationale Areva puise abondamment dans les ressources d’un des pays les plus pauvres de la planète. Le Niger pourrait demain devenir le deuxième producteur mondial d’uranium. Pourtant, le pays figure à la dernière place de l’indicateur de développement humain. C’est dans cette absence de partage des richesses et sur fond de crise institutionnelle, que se profile une catastrophe sociale, environnementale et économique. Produire ici de l’électricité d’origine nucléaire a pour corollaire, là-bas, contaminations radioactives et désertification.


 

 

Areva, champion français de l’industrie nucléaire, le clame fièrement : sa nouvelle mine d’uranium d’Imouraren, au Niger, sera la plus importante d’Afrique et la deuxième au monde. Areva répète avoir « fait du développement durable la clé de voûte de sa stratégie industrielle avec la triple ambition d’une croissance rentable, socialement responsable et respectueuse de l’environnement ».


 

Dans le cadre de cette stratégie, Areva a organisé le 16 mai dernier à Agadez, dans le nord du Niger, « une audience publique et un atelier de validation de l’étude d’impact environnemental d’Imouraren ». La multinationale de l’atome se serait-elle reconvertie à un soudain souci de transparence ? « Un écran de fumée », selon le collectif Areva ne fera pas la loi au Niger, au moment où - coïncidence ? - l’état d’exception est décrété sur la région d’Agadez. Dénonçant l’impossibilité de consulter le rapport provisoire, la mise à l’écart du comité Ad-hoc, la réduction du temps imparti à la consultation, le collectif associatif demande de disposer de cette étude d’impact et d’une contre-expertise scientifique indépendante. Il attend toujours.


 

Areva, éco-responsable ?


 

Derrière les grands discours socialement responsables et respectueux de l’environnement se cache une toute autre réalité. Des études indépendantes ont d’ores et déjà été menées. La Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) révèle que les eaux distribuées dans la ville minière d’Arlit, où opère Areva, ne sont pas aux normes de potabilité : d’après les prélèvements de 2004 et 2005, le taux de contamination de ces eaux dépasse de 7 à 110 fois les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé ! Toujours selon la Criirad, des boues radioactives et d’énormes masses de déchets radioactifs, les « stériles », sont stockées à l’air libre. La société civile nigérienne, via l’association Aghir In Man ou le réseau Rotab, ont tenté d’alarmer Areva et les responsables politiques nigériens sur la question. En vain. A ce jour, rien n’a été fait pour revoir la gestion de ces sites uranifères, selon le collectif Areva ne fera pas la loi au Niger.


 

Il n’y a pas que la contamination radioactive qui pose problème. Areva, et d’autres industries minières, contribuent à la désertification du pays. « L’économie pastorale est en train de disparaître dans le Nord du Niger, région où s’installent les miniers du monde entier. On va vers une catastrophe environnementale et économique », prévient l’hydrogéologue Alain Joseph. L’élevage extensif - principale source de revenus d’un des Etats les plus pauvres de la planète - mené par les Touaregs, les Peulhs et les tribus arabes Kounta dans l’immense plaine de l’Irhazer est fortement remis en cause par l’assèchement des nappes phréatiques d’Agadez (nord du Niger), seule ressource en eau de la région. La cause de leur épuisement ? L’octroi de concessions minières : 139 permis de recherche et d’exploitation ont été vendus en moins d’un an. L’eau des nappes est acheminée vers des mines de charbon qui alimente en électricité les installations d’Areva à Arlit.


 

Un comportement prédateur


 

A Akokan et Arlit, les sociétés Cominak et Somaïr, dont Areva est l’opérateur, ont déjà épuisé à 70% l’aquifère carbonifère au nord du Tarat, à raison de 22 000 m3/j depuis 38 ans. Ces deux sociétés envisagent d’utiliser un pipeline de 30 km et de déplacer leurs pompages vers l’ouest, dans la nappe des grès d’Agadez. « C’est significatif du comportement prédateur minier : on s’installe, on prend le maximum et après moi, le désert, s’insurge Alain Joseph. Non content d’avoir vidé l’aquifère du Tarat, Areva s’installe maintenant à Imouraren. Bien d’autres pays, la Chine, le Canada, l’Inde, l’Australie, se ruent sur les ressources du sous-sol nigérien. Nous allons assisté à un assèchement rapide de cette nappe. Comment vont vivre les pasteurs si les sources sont épuisées ? Comment vont-ils se déplacer dans un univers qui va être maintenant essentiellement minier ? »


 

Côté face : L’uranium nigérien sert à alimenter les centrales nucléaires françaises


 


 

Côté pile : Désertification et absence de partage des richesses au Niger (Crédit : Areva ne fera pas la loi au Niger)


 

« Ce que nous voulons c’est l’arrêt de l’exploitation des mines d’uranium. Seul le régime en profite, le peuple nigérien lui ne profite que de la misère et des radiations ». Pour Aghali Mahiya, Touareg du Niger et ancien salarié de la Somaïr, filiale nigérienne d’Areva, la population ne bénéficie d’aucune retombée économique. Bien que l’exploitation d’Imouraren fasse du Niger le deuxième producteur mondial d’uranium, le pays est encore classé parmi les trois plus pauvres de la planète et figure à la dernière place de l’Indicateur de développement humain. De son côté, Areva a tiré du Niger près de 40 % de sa production d’uranium depuis 40 ans. Sans ce précieux combustible, jamais la multinationale n’aurait pu se développer ni le nucléaire français fonctionner. Pas question, pour autant, de favoriser le développement du pays.


 

« Le peuple nigérien ne profite que de la misère et des radiations »


 

Pour Myrtho, président d’une association au Nord-Niger, le partage des richesses n’existe pas. « J’ai rencontré Issouf ag Maha, le maire de Tchirozerine au Niger. Areva lui a demandé une liste de gens intéressés pour travailler pour Areva. M. le Maire a fait une liste de 800 personnes avec leur nom, leur adresse... mais à ce jour aucune de ces personnes n’a été embauchée par Areva. » La multinationale pèse plus de 13 milliards d’euros de chiffre d’affaire en 2008. L’Etat nigérien, lui, voit son produit intérieur brut plafonner à 2,7 milliards d’euros en 2007. Soit cinq fois moins que le groupe dirigé par Anne Lauvergeon (en photo).


 

Comment rivaliser ? Surtout quand, derrière Areva, on trouve l’Etat français.


 

La poursuite de l’exploitation d’uranium au Niger s’établit sur le fond d’ « une très grave crise institutionnelle », rappelle Olivier Thimonnier de l’association Survie. En mai dernier, le président Tandja annonce l’organisation d’un référendum en vue d’un changement constitutionnel afin de prolonger son mandat. S’ensuit la dissolution de la cour constitutionnelle et de l’Assemblée nationale qui jugent le projet de référendum inconstitutionnel. En juin, alors que Tandja s’arroge les pleins pouvoirs, le Quai d’Orsay se contente de rappeler « [l’importance que la France attache au cadre constitutionnel du Niger, à la préservation de l’acquis démocratique de ce pays et à sa stabilité. » Le référendum est organisé le 4 août, et malgré la forte opposition des syndicats, des partis et d’une partie de la société civile, le Niger finit par adopter une 6e Constitution. Dans l’indifférence presque totale des médias français [1].


 

Areva, outil de la Françafrique ?


 

Le 20 octobre, Tandja organise des élections législatives. Il est isolé sur la scène politique intérieure : l’ensemble de la société civile, des centrales syndicales et son propre parti, divisé, s’y sont opposés. Il est la cible de critiques internationales : gel partiel de la coopération de l’UE avec le Niger, suspension du Niger par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, mesures à venir de l’Union africaine. Seule la France reste silencieuse. « Le 10 août, le ministère des affaires étrangères déclare que la France est attentive à l’élection, qu’elle doit être transparente et démocratique. Ceci valide la réforme de la Constitution par le président Tandja, analyse Olivier Thimonnier. Cette position française est le résultat de la défense d’intérêts économiques clairement liés aux intérêts d’Areva au Niger. Elle s’inscrit dans le prolongement de la politique d’indépendance énergétique de la France lancée par le Général de Gaulle dans les années 60. »


 


 

Une indépendance énergétique qualifiée de « parfaitement virtuelle » par Johnny Da Silva du Réseau Sortir du Nucléaire. « La France importe 100 % de son uranium pour 80 % de son électricité. C’est sans compter les transports de matières radioactives sur des milliers de kilomètres. » « Quand on nous explique que le nucléaire est une énergie propre, c’est un mensonge à plusieurs niveaux, poursuit le Député Vert Noël Mamère. Ce n’est ni une énergie renouvelable, ni une énergie propre mais bien une énergie sale dans sa contribution à soutenir les réseaux de la Françafrique et les régimes dictatoriaux. » Le Collectif Areva ne fera pas la loi au Niger demande à toutes les parties impliquées un moratoire sur l’extraction minière. En attendant l’hypothétique appui de ce moratoire par le gouvernement français, les choix énergétiques de ce dernier continuent d’avoir de désastreuses conséquences… loin de nos vertes campagnes.

Sophie Chapelle

Notes

[1] Ce qui n’est pas le cas quand ce genre de référendum se passe en Amérique latine, en Bolivie ou au Venezuela par exemple. On peut s’interroger sur ce deux poids, deux mesures...


 

http://www.bastamag.net

 

Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /2010 15:55
 
 
VIDEO sur le site
 

 

Titre original: L’industrie nucléaire française procède à un véritable pillage au Niger (26 octobre 2009)  


 

Photo: http://nucleaire-nonmerci.net/actualite/areva-contamination-uranium.html


 

http://www.france24.com/fr/20090327-uranium-niger-areva-visite-sarkozy-lauvergeon-mamadou-tandja-nucleaire


 

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