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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 03:16

 

 

Pour info, à mes Lecteurs et Lectrices :

Je viens de publier trois nouveaux livres,

annoncés ici :

 

Chantal Dupille (eva R-sistons) publie son autobiographie "Arlequine"

 


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A overblog :

Si les publicités continuent de souiller partout
ce blog d'information contre les guerres,
je l'arrête.  eva R-sistons

04 oct. 2014

La guerre de 1914 a suscité un ressentiment général contre nos dirigeants, politiques et militaires...

Pour Marc Ferro, « la guerre de 1914 n'a pas mis le patriotisme en berne, elle a mis en berne le sacrifice de ceux qui pendant quatre ans ont vécu une vie d'une atrocité sans précédent. Elle a suscité un ressentiment sans égal contre nos dirigeants, politiques et militaires, qui ont souvent envoyé à l'abattoir des troupes ou pour le bien du communiqué, ou pour la gloire de tel ou tel général. Et du même coup, après 1918, et malgré la victoire, une sorte de pacifisme a émergé dans les profondeurs : plus jamais ça !, qui était différent du pacifisme d'avant la guerre de 1914 qui, lui craignait que la guerre ne vienne arrêter les progrès de la société vers un monde meilleur.


« Le premier pacifisme d'avant 1914 a été débordé par le patriotisme. Le second pacifisme - on en voit des images aux actualités de 1939, où on ne voit pas de soldats la fleur au fusil, mais au contraire, des mobilisés en larmes qui ont du mal à monter dans le train qui les enverra en Lorraine ou en Alsace. C'est donc un autre pacifisme que celui d'avant 1914, avec le sentiment que la patrie était ingrate envers ses citoyens. »

Suivons Marc Ferro dans son évocation historique.

Michel Peyret

Marc Ferro : "La guerre de 14-18, c'est l'apothéose de l'unité nationale"

Le Monde.fr | 04.10.2013

Marne : Pourquoi cette guerre a tant marqué les Français ?

Marc Ferro : La guerre de 1914 a plus marqué que toutes les autres tous les Français, car elle a double caractère : elle a été victorieuse, et ça a été la seule guerre où, comme jamais, il y a eu autour de ce combat l'unité nationale.
Souvenons-que pendant la 2e guerre mondiale, il y a une sorte de guerre civile intérieure : les uns sont pour les alliés, Anglais et Américains, les autres, pour l'intégration dans l'Allemagne et dans un régime nazi ou fascisant.
Rappelez-vous qu'auparavant, en 70, par haine du Second Empire, beaucoup de nos hommes politiques souhaitaient la défaite de l'empereur. Je ne remonte pas jusqu'aux guerres de religions, où le pays était déjà divisé en deux. 14-18, c'est l'apothéose de l'unité nationale.


Visiteur : Pour quelle raison se poser une telle question aujourd'hui ?

Marc Ferro : La question qu'on se pose aujourd'hui vient bien sûr d'abord du fait que nous savons bien que pendant la dernière guerre, nous n'avons figuré parmi les vainqueurs que grâce à un homme, à des résistants, mais aussi à la puissance des alliés, et nous n'avons été que des vainqueurs d'occasion.
Du même coup, du fait que nous ressentons plus amèrement que notre pays n'est plus le premier de la Terre, ce qui est l'expression d'une sorte de décadence. Or, en France, la crainte de la décadence est ancienne, elle date au fond de la défaite de Napoléon 1er.
Cette idée est d'ailleurs née entre 1830 et 1860. Et du même coup, 1914 ressort comme une pierre précieuse. On a peur de retomber dans la décadence telle que l'a incarnée la période 1917-1939.
A l'époque, la décadence s'inscrivait dans un cadre contrôlable : l'Europe. Alors qu'aujourd'hui, la crainte de la décadence, qui est ressentie très largement, s'inscrit dans un cadre mondial où nous sentons bien, comme le disait le général de Gaulle, qu'il n'y aura pas de bataille de Poitiers.
Parce que la puissance économique de la Chine, la future puissance de l'Inde, du Brésil, la renaissance en Russie, voilà qui est disproportionné avec les forces de notre pays pour les trente années à venir.
D'où ce sentiment trouble, mais qu'on n'ose pas aborder de face, d'autant plus qu'à la menace économique s'ajoute une menace idéologique de par la montée d'un islamisme - pas de l'islam - conquérant.


Anne : Vous dites "nous ressentons plus amèrement que notre pays n'est plus le premier de la Terre" mais n'est-ce pas faire bien peu de cas de l'extraordinaire démission collective qui a conduit à la débâcle de 40 ?

Marc Ferro : La débâcle de 1940 a été l'expression tragique des craintes qu'on avait auparavant malgré la belle histoire de 1914-1918. Et surtout, la déchéance des années 1919-1939 a mis en valeur la nature de nos institutions qui n'étaient pas aptes à faire face à un grave danger. Heureusement, le gaullisme, dans sespremières versions, à l'époque des Trente Glorieuses, qui en sont le fruit, a réussi à régénérer quelque peu l'économie du pays. Mais on sent aujourd'hui que cette régénération est un bout de piste.


Jpg : Est-ce la guerre de 14-18 qui a mis le patriotisme en berne ?

Marc Ferro : La guerre de 1914 n'a pas mis le patriotisme en berne, elle a mis en berne le sacrifice de ceux qui pendant quatre ans ont vécu une vie d'une atrocité sans précédent. Elle a suscité un ressentiment sans égal contre nos dirigeants, politiques et militaires, qui ont souvent envoyé à l'abattoir des troupes ou pour le bien du communiqué, ou pour la gloire de tel ou tel général. Et du même coup, après 1918, et malgré la victoire, une sorte de pacifisme a émergé dans les profondeurs : plus jamais ça !, qui était différent du pacifisme d'avant la guerre de 1914 qui, lui craignait que la guerre ne vienne arrêter les progrès de la société vers un monde meilleur.
Le premier pacifisme d'avant 1914 a été débordé par le patriotisme. Le second pacifisme - on en voit des images aux actualités de 1939, où on ne voit pas de soldats la fleur au fusil, mais au contraire, des mobilisés en larmes qui ont du mal à monter dans le train qui les enverra en Lorraine ou en Alsace. C'est donc un autre pacifisme que celui d'avant 1914, avec le sentiment que la patrie était ingrate envers ses citoyens.


JFR : A quand la réhabilitation des mutins ?

Marc Ferro : Les mutins ont été plusieurs fois réhabilités dans l'Histoire discrètement jusqu'en 1960 ou 1980 dans beaucoup de livres. Mais il y a toujours eu des forces politiques et militaires qui ont refusé cette réhabilitation.
Le tournant politique de cette situation, c'est bien sûr le discours de Lionel Jospin, qui a dit courageusement que ces mutins avaient été des patriotes comme les autres, mais protestaient contre des offensives inutiles qui créaient des milliers de morts.
Mais surtout, je voudrais ajouter que dans les mémoires des anciens combattants de 1914-1918, on ne trouve jamais un mot contre les mutins de 1917. Ceux que stigmatisent les survivants de la guerre, ce sont les embusqués, les trafiquants, les planqués, et pour les combattants des tranchées, les premiers planqués étaient ceux qui étaient des combattants mais qui n'étaient pas dans les tranchées.
D'abord les artilleurs, qui étaient un peu plus loin en arrière ; ensuite l'état-major qui était encore plus loin ; et ensuite les civils, qui s'étonnaient qu'on n'ait pas encore remporté la victoire. Voilà quelles étaient, pour ceux qui se sont battus, les personnes qui méritaient l'opprobre. Mais pas les mutins, qui étaient des leurs et qui avaient eu ces réactions qu'on n'a pas entendu un seul soldat désapprouver à l'époque.


Chemin des Dames : Cette guerre fait encore débat sur ses origines. Est-ce le capitalisme qui en est responsable ? L'impérialisme des protagonistes ? L'Allemagne ?

Marc Ferro : Les luttes impérialistes sont certainement à l'origine de la guerre de 1914, et plus que tout, la rivalité entre l'Allemagne et l'Angleterre pour la domination du monde.
Mais les autres pays ont également leur responsabilité, et en France, c'est plutôt l'idée de la revanche, de la récupération de l'Alsace-Lorraine depuis la défaite de 70, qui crée un nationalisme, au moins chez un certain nombre de dirigeants, sinon chez tous les Français, puisqu'il y a aussi, comme je l'ai dit, un certain pacifisme parallèle au nationalisme.
On peut donc dire que les responsabilités sont partagées. Mais on peut considérerdans le détail de la crise de 1914 que l'Allemagne a joué un rôle moteur en laissant l'Autriche-Hongrie écraser la Serbie, ce qui conduisait inéluctablement à l'intervention de la Russie, puis de la France, etc.
Donc l'impérialisme, certes, a joué un rôle fondamental, mais le nationalisme aussi, et le patriotisme autant, c'est-à-dire la crainte pour les Français de voirl'Allemagne les engloutir, et la crainte des Allemands de se trouver toujours entre deux feux : la France et la Russie.


Visiteur : Toutes proportions gardées, comment avons-nous pu gagner la guerre elle-même et avoir si mal négocier la paix, notamment avec nos alliés ? Alors que Foch et Clemenceau voyaient si loin ?

Thierry : Comment avons-nous pu gagner la guerre, si difficilement, et ensuite perdre la paix ? d'abord au traité de Versailles, ensuite quand le Sénat américain a refusé de ratifier le traité et de garantir les frontières françaises ?

Marc Ferro : Le jugement qu'on porte aujourd'hui est bien celui qui vient d'être énoncé. Mais personne en 1919 n'a vu les choses de cette façon. Vu le fait que la France avait été envahie et détruite sur un bon cinquième de son territoire, la Belgique également envahie alors qu'elle était neutre, exiger une paix draconienne et des réparations semblait tout à fait naturel aux Français, ou du moins à ceux qui avaient conduit cette guerre.
Les uns voulaient même diviser l'Allemagne en morceaux comme elle l'était avant 1870. Du coup, les Anglais, voire les Américains, craignaient que la France ne retrouve ses aptitudes impérialistes de l'époque de Napoléon.
C'est le premier point. Le deuxième point, le plus important, c'est que les Français n'ont pas vu que l'Allemagne était vaincue sur le terrain militaire, mais que sa puissance était intacte, parce que ni les troupes françaises, ni les anglaises, ni les américaines, n'avaient pénétré le territoire du Reich. Alors que la France était très affaiblie par les destructions de la guerre et par une proportion de morts et de blessés plus grande que chez le vaincu.
Si bien que quelques années après 1918, l'Allemagne, même en partie désarmée, pouvait disposer d'une puissance de frappe dont n'avaient pas conscience nos dirigeants. Ce n'est pas tellement plus d'ailleurs nos anciens alliés, qui n'avaient pas perçu l'importance de cette différence. Une France vieillie, amputée en partie de ses ressources industrielles, et au contraire une Allemagne dont le ressentiment contre le traité de Versailles n'avait pas de limites, et qui jugeait qu'elle n'avait pas été vraiment vaincue.
D'ailleurs, si on regarde les images du 11 novembre 1918, on verra quelle allégresse régnait le 11 novembre à Paris, à Londres, à Washington, mais on ne peut pas imaginer ou on n'a pas voulu voir qu'il régnait la même allégresse à Berlin, car les Allemands ne pouvaient pas imaginer qu'ils étaient vaincus, puisque leurs terres étaient demeurées inviolées. Et c'est sur ce malentendu tragique que la suite va venir, l'Allemagne jugeant inique le traité de Versailles, qui faisaitreposer sur elle la responsabilité de la guerre.


Christophe : Nous sommes donc les véritables perdants ?

Marc Ferro : Nous ne sommes pas de véritables perdants, nous avons été aveugles à une situation que, sur le moment, on n'avait pas analysée. Mais l'aveuglement est une constante de l'Histoire. D'ailleurs, je suis en train d'écrire un livre sur ce problème : pourquoi sommes-nous si souvent aveugles ?


XXX : Partagez-vous, à l'approche du centenaire 1914-2014, l'inquiétude de certains historiens devant une "prise en main" de la Grande Guerre par les politiques ?

Marc Ferro : Naturellement, en tant qu'historien de l'Ecole des Annales, je suis hostile à toute prise en charge de l'Histoire par l'Etat. De ce point de vue-là, on voit les résultats que cela donne en Union soviétique, où l'Histoire contrôlée par le Parti communiste faisait disparaître de la scène, successivement, Trotski, etc. Cela dit, la France ne risque pas de tomber trop dans ce travers, car peu de dirigeants d'une part, sauf Sarkozy quand il a voulu construire cette Maison de l'Histoire, se mêlent de disserter sur l'identité de notre pays.
D'autre part, en France, les historiens forment une cohorte plus puissante que dans d'autres pays, reconnue pour son indépendance dans la plupart des pays étrangers, et où il y a bien sûr des historiens officiels, mais ils sont submergés par le plus grand nombre de leurs collègues.
Par conséquent, je n'ai pas trop de craintes sur cette prise en charge même si, comme l'exemple du Bicentenaire de la Révolution française l'a montré, dans les commémorations, on salue plus l'unité nationale que les divisions intérieures. Donc, que vous ne vous inquiétiez pas trop : je fais confiance à Antoine Prost pour mener l'affaire avec toute l'indépendance d'esprit qui caractérise notre profession.


Dardanelles : Finalement, 100 ans après la tragédie de 14, quel enseignement peut-on tirer aujourd'hui de la Grande guerre ?

Christophe : En quoi les échos de cette guerre résonnent encore aujourd'hui ?

Marc Ferro : Les échos de cette guerre résonnent aujourd'hui plus que d'autres, pour autant que les échos de la deuxième guerre mondiale nous rappellent les horreurs qui ont pu être commises. Je pense aussi bien à l'extermination des Juifs, des Polonais, des Serbes, des Roms, qu'au comportement d'un certain nombre de Français qui ont joué les délateurs et qui ont été complices de cette ignominie. Il n'y a pas eu de trace de cela en 1914-1918, et on n'a en rien à avoir honte de ce qui s'est passé. Donc ce souvenir peut être commémoré comme un moment de clarté dans l'Histoire. Il n'y en a pas beaucoup de souvenir qui peut être commémoré comme un moment de clarté dans l'Histoire. Il n'y en a pas beaucoup.

 


La guerre de 1914 a suscité un ressentiment général contre nos dirigeants, politiques et militaires...

 

 

 

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Mercredi 23 octobre 2013
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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 20:29

http://www.mecanopolis.org/?p=1142

Impérialisme déliquescent… Le colosse aux pieds d’argile vacille…

le juillet 26, 2012 par Résistance 71

Et ces soldats US qui se suicident !



par Jack Hood

le 25 Juillet 2012,

url de l’article original en français:

http://french.irib.ir/component/k2/item/202332-et-ces-soldats-us-qui-se-suicident-,-par-jack-hood


 

IRIB-Les militaires en service et les vétérans de retour d’Irak et d’Afghanistan sont confrontés…

à des conditions sociales de plus en plus difficiles. D’après un rapport que l’Associated Press a pu obtenir du Pentagone, plus de membres des forces armées américaines se sont tués au cours des six premiers mois de 2012 qu’au cours des six premiers mois de n’importe quelle des 11 dernières années.

Ce rapport dévastateur révèle qu’un total de 154 soldats se sont tués durant les 155 premiers jours de 2012. Le nombre de morts par suicide est de 50 pour cent plus élevé que les morts au combat en Afghanistan durant la même période et représente une augmentation de 18 pour cent des suicides dans le service actif par rapport à 2011.

Depuis le début de la guerre d’Afghanistan en 2001, il y a eu en moyenne un suicide toutes les 36 heures dans les forces armées. En 2011, 19,5 pour cent de toutes les morts en service actif étaient des suicides – la deuxième cause de décès. Rien que de 2005 à 2009, plus de 1100 soldats se sont enlevé la vie.

Ces statistiques troublantes exposent l’hypocrisie inhumaine de la classe dirigeante américaine et de ses représentants politiques, qui ont attisé les conflits en Irak et en Afghanistan. Pour l’élite dirigeante, les soldats ne sont rien de plus que des outils jetables qui ne méritent aucune attention lorsqu’ils rentrent du champ de bataille complètement anéantis.

Le major général de l’armée américaine Dana Pittard a exprimé ce que pense toute une couche de la classe dirigeante lorsqu’il a déclaré en janvier 2012 : « J’en suis arrivé à la conclusion que le suicide est un acte absolument égoïste… Personnellement, j’en ai marre des soldats qui décident de s’enlever la vie pour que d’autres aient à régler leurs problèmes. Soyez des adultes, agissez en adultes, et réglez vos problèmes quotidiens comme le reste d’entre nous. »

Pittard est revenu sur sa déclaration par la suite, mais a refusé de présenter des excuses.

La profonde misère et les traumatismes auxquels les vétérans sont confrontés à leur retour ajoutent un aspect plus profond à cette crise. D’après le ministère des anciens Combattants, 18 vétérans se suicident chaque jour. Ce nombre ahurissant représente un suicide toutes les 80 minutes. Le Army Times a également relaté que pour l’exercice financier de 2009, 1868 vétérans ont tenté de se suicider.

Comme le faisait remarquer Nick Kristat du New York Times récemment, les statistiques de suicide chez les vétérans montrent que pour chaque soldat mort au combat, 25 se suicident. Le ministère des anciens Combattants (MAC), affirme que sa ligne de téléphone 24 heures pour les suicides a reçu plus de 400 000 appels depuis sa création en 2007.

Un rapport du Chronicle of Higher Education note que la moitié des vétérans qui ont repris les études ont envisagé le suicide, et 20 pour cent avaient préparé des plans pour le faire. Près de la moitié présentaient des symptômes de stress post-traumatique (SSPT), alors qu’un tiers souffrait d’anxiété sévère et un quart de dépression sévère.

De plus, 936 000 soldats ont été diagnostiqués avec au moins un problème mental depuis 2000, et les vétérans âgés de 17 à 24 ans ont près de quatre fois plus de probabilité que les non-vétérans du même âge de s’enlever la vie.

D’autres rapports ont tenté de faire la lumière sur les raisons de ces statistiques. Le Centre pour une nouvelle sécurité américaine a publié un document au début de l’année dans lequel il fait la liste des problèmes importants auxquels sont confrontés les militaires, comme le bizutage, la dépendance aux médicaments, la stigmatisation culturelle, et l’absence de prise en charge comme les principaux facteurs de suicide en service actif.

Le Dr. David Rudd, cofondateur du centre national des études sur les vétérans à l’université de l’Utah, explique que les SSPT, l’expérience de combat et la dépendance aux drogues sont les principaux facteurs de suicide chez les militaires.

Ces organisations et d’autres similaires – qui affirment que l’ajout de psychologues militaires ou l’augmentation des moyens pour les programmes de prévention des suicides régleront effectivement cette crise – sont au minimum myopes. Ils sont incapables de reconnaître les difficultés économiques qui se posent aux vétérans de retour au pays. Par exemple, le MAC indique que 76 000 vétérans sont sans domicile chaque nuit et que le taux de chômage des vétérans est significativement plus élevé que dans l’ensemble de la population.

Plus grave encore, ces groupes ne comprennent pas que le seul moyen réel d’empêcher les suicides de militaires est d’empêcher la guerre elle-même. Génération après génération, la classe ouvrière américaine a été soit enrôlée de force dans l’armée, soit incitée à y aller en raison des énormes pressions économiques et sociales sur les jeunes dans la société américaine.

Pendant que de nombreux soldats sont envoyés à la mort pour le compte de la classe capitaliste américaine, ceux qui ont la chance de pouvoir revenir du combat doivent continuer à lutter au pays pour leurs conditions physiques et mentales. Dans un nombre de cas de plus en plus grand, ce fardeau est trop lourd à porter.


http://resistance71.wordpress.com/
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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 05:53

dimanche 7 août 2011

Afghanistan, militaire des Navy Seals tués

Ces soldats d’élite avaient participé au raid au cours duquel Oussama ben Laden avait été abattu au Pakistan début mai.
Les talibans affirment avoir abattu l'hélicoptère dans l'est de l'Afghanistan.
Curieux que ces militaires disparaissent! Étant des témoins de l'exécution de Ben Laden ils ne pourront plus parler de leur histoire. Et la vérité sur cette opération Ben Laden dormira au fond de l'océan.
Comme le hasard fait bien les choses! LOL
Source : AFGHANISTAN. Des "Navy Seals" figurent parmi les 31 soldats tués
 

Les coïncidence parfois…..C’est étonnant quand même! Pour Ben Laden il n’y avait pas de corps, il n’y a maintenant plus aucun témoins, l’hélicoptère qui s’est écrasé vendredi soir en Afghanistan transportait le raid qui a participé à l’opération contre Ben Laden.

Un hélicoptère Chinook de l’armée US s’est écrasé vendredi soir vers 23h, dans une province du centre de l’Afghanistan, après avoir été touché par deux grenades RPG-7 tirées par la résistance afghane. L’attaque a fait 38 morts, dont 30 membres du « Navy SEAL Team 6 » qui avaient participé à l’opération l’ « Opération Neptune’s Spear ».

Sur la mort d’Oussama Ben Laden, il n’y avait ni corps ni photographie. Depuis vendredi soir, il n’y aura plus aucun témoins direct non plus, puisque les membres du « Navy SEAL Team 6 » (1), troupe d’élite» de l’armée américaine, qui avaient participés à l’ « Opération Neptune’s Spear » (2), sont morts dans le crash de l’hélicoptère qui les transportait.

La boucle est… bouclée.

Communiqué de la résistance afghane (3) :

Un hélicoptère bimoteur a été abattu dans la province de Wardak. Les nouvelles qui nous sont parvenues indiquent que lors d’un affrontement sévère après un raid des envahisseurs à l’encontre de civils, durant la nuit dernière vers 23h. Opposant une vive résistance aux forces d’occupation dans la vallée de Tankî, les mujâhidîn sont parvenu à combattre l’ennemi et a faire chuter un hélicoptère après avoir tiré deux roquettes RPG.

Les mujâhidîn ont déclaré que l’hélicoptère ennemi est tombé dans le district de Sidabad tuant tous ses occupants soit 38 soldats dont 31 américain et 7 soldats afghan. Les morceaux de l’épave sont encore éparpillés sur les lieux et la zone a été bouclée par les forces d’occupation pour empêcher toute personne de s’y approcher.

Les morts et les blessés ont été évacués par hélicoptère et 8 mujâhidin ont trouvé le martyr durant le raid aérien lancé par l’ennemi.

Emirat Islamique d’Afghanistan
DhabîhuLlah Mujâhid

Source : Al-Somod

Mecanopolis
1. Selon les officiels US, l’opération avait menée par « deux douzaines d’hommes ».
2. Le Navy SEAL Team 6 est «l’élite de l’élite» de l’armée américaine. Une unité chargée exclusivement de l’antiterrorisme, sous le commandement de la CIA.
3. La publication et la diffusion de ce communiqué ne contrevient nullement à la législation suisse en vigueur, ni à aucune des dispositions de «l’ordonnance fédérale instituant des mesures à l’encontre des Taliban » du 2 octobre 2000, ainsi que ses modifications ultérieures. L’objectif de Mecanopolis et ses ayants droit n’est évidemment pas d’adhérer ou de relayer une quelconque idéologie de violence, mais de donner un contre-poids aux mensonges de la propagande des armées d’occupation en Afghanistan, cela dans le but d’offrir le plus large éventail d’information possible afin que chacun puisse se forger sa propre opinion.


Ces photographies sont issues de la revue de la résistance afghane en langue anglaise, In Fight, téléchargeable en PDF a cette adresse.

Source: mecanopolis.org

Trouvé sur Les moutons enragés

 

L’histoire se répète…les coïncidences troublantes se succèdent dans ce dossier.

Jo ^^

http://leveil2011.syl20jonathan.net/

 

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Inventer des preuves… là où il n’y en a pas

Propagande médiatique, politique, idéologique - Paul Craig Roberts - 07/08/2011 - Commentaire

Inventer des preuves… là où il n’y en a pas
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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 07:52

Vers un marché mondial de la guerre pour les compagnies militaires privées
 
 

blackwater_logo_ado_stuporcollidercomAprès la banque mondiale, la monnaie mondiale et le gouvernement mondial, la dernière lubie des Etats-Unis et du Royaume Uni est de mettre en place un marché mondial pour les compagnies militaires privées, ces mercenaires du XXI e siècle. Autrement dit, une sorte d’armée mondiale à la solde de personne et tout le monde à la fois, pourvu qu’on en ait les moyens.

 

Les médias ne s’étalent pas sur le sujet, mais il s’agit d’une régression assez dramatique : l’ordre au niveau mondial est sur le point de devenir un simple marché privé, répondant aux règles de base du capitalisme et du libéralisme, c’est-à-dire en un mot : la rentabilité à court terme.

Depuis quelque temps, on est occupé à créer un cadre légal international qui permette de mettre en place un marché mondial de la guerre. « On », ce sont les compagnies militaires privées, bien sûr, mais aussi les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Evidemment, ils n’appellent pas cela comme ça, et préfèrent parler de « réguler les compagnies militaires et de sécurité privées », comme le mentionne un câble diplomatique de l’ambassade US à Londres daté du 12 septembre 2008, et révélé par Wikileaks. On argue qu’il faut établir des standards internationaux stricts pour ce type d’entreprise. Au lieu de les prohiber tout simplement, mais bref.

Sauf qu’un peu plus tôt la même année, la chambre des Lords évoquait une régulation qui ressemble à celle des lobbys : inscription volontaire sur un registre et signature éventuelle d’une charte. Efficacité garantie. Mais c’est depuis 2002, semble-t-il, que l’Angleterre se préoccuper de normaliser le secteur des armées privées[1].

On revient au Moyen Age, quand les rois devaient emprunter à des grandes familles pour payer des mercenaires chargées d’aller taper sur le voisin. Sauf que l’armée en question pouvait vite se retourner contre eux au moindre défaut de payement, ou si l’adversaire avait l’idée incongrue de surenchérir... Question fiabilité, on trouve difficilement pire que ce genre de troupe.

Il faut savoir que beaucoup de ces compagnies privées sont basées à Londres, et encore un bon paquet aux Etats Unis, qui sont aussi leurs principaux employeurs. Ils ont donc tout intérêt à créer les normes qui leur conviendront avant que trop de monde ne se pointe dans le secteur. La mission anglaise auprès de l’ONU revendiquait encore en juin 2011 de « promouvoir de hauts standards dans l’industrie anglaise des SMP ». Question à 10.000 : d’où vient l’inspiration de ces « hauts standards » ? Du « code international de conduite pour les contractants privés de sécurité »…

Qu’on ne se trompe pas avec les termes de « régulation » ou « code de conduite » : comme avec les banques il s’agit de faire l’inverse, etKeefeM20071007A certaines parties prenantes en Angleterre évoquaient déjà en 2008 une « auto régulation », c’est-à-dire zéro norme. Ce qui arrangera bien les PDG et les actionnaires de ces compagnies (dont le poids dans l’économie mondiale était estimé à environ 100 ou 120 milliards de dollars en 2009[2]), beaucoup moins les pays qui en seront victimes. Et comme dans le cas des banques qu’on devait réguler, qui va-t-on consulter pour élaborer lesdites normes ? Les compagnies concernées, bien sûr.

Toute une propagande est en train de se mettre en place dans les hautes sphères, à grand renfort d’études et autres analyses, afin qu’il finisse par sauter aux yeux de tout le monde qu’il faut absolument mettre en place ce cadre international. On légitime ainsi le processus, en sachant qu’après la moulinette du lobbying les textes auront été largement vidés de leur substance.

Au chapitre “The Market for Military and Security Services” de l’une de ces études[3], on nous explique que des compagnies mondiales comme Group4/Security (G4S), qui ne semblent axées que sur la sécurité, collaborent avec les sociétés militaires privées (SMP, comme on dit). D’après ce rapport, quand les Etats-Unis ont débarqué en Irak en 2003, plus d’un soldat sur dix était déjà un civil. On apprend aussi que des SMP de partout dans le monde sont en train d’accomplir un formidable travail pour les gouvernements US et anglais, notamment en Irak. D’ailleurs, elles cherchent à s’imposer sur un nouveau créneau : celui de l’humanitaire, voire même remplacer à terme les casques bleus.

Il paraît qu’en 2008, un rapport parlementaire a calculé qu’il y avait plus de 190.000 contractants privés[4] en Irak en 2007[5], deux fois et demi plus que lors des conflits précédents. En 2009, en comptant l’Afghanistan[6] et l’Irak, il y avait autour de 240.000 contractants privés.

Dès les années 90, des pays comme l'Angola, la Sierra Leone, la Croatie, la Bosnie ou la Papouasie-Nouvelle-Guinée avaient recours aux services de ces boites.

Ces entreprises sont aussi un moyen pour les Etats de contourner les lois, de ne pas être directement responsables des bavures qui ne manquent pas sur le terrain. « Selon un rapport du Congrès sur les agissements de Blackwater en Iraq, les gardes de cette société auraient été impliqués dans près de 200 épisodes d’escalade de la violence marqués par des échanges de tirs − le personnel de Xe/Blackwater ayant ouvert le feu en premier dans 80 % des cas − survenus en Iraq depuis 2005. Malgré la décision des autorités iraquiennes et les rapports du Congrès, Xe/Blackwater a poursuivi ses activités en Iraq jusqu’en septembre 2009 au moins », nous dit l’ONU. Pourtant, aucun employé de Blackwater n’a été inquiété pour cela, et les autorités US non plus.

Une autre précision avant de continuer, car c’est toujours bien de le préciser : l’efficacité de ces sociétés privées pose question, du coup leur rentabilité aussi. Par exemple, LE Monde expliquait que le personnel de HEB, une boite chargée de la formation d‘armuriers en Irak, avait du partir précipitamment Kandahar sur ordre du commandant de l'armée nationale afghane de cette ville pour motif d'incompétence. Celui-ci racontait que « Les gens de HEB se contentent de nettoyer les armes des soldats sans jamais leur apprendre à utiliser leur matériel, et les balles perdues sont courantes. ». Le quotidien précisait en outre : « HEB, qui recevrait près de 9 millions de dollars par mois pour cette prestation, devait former 300 personnes entre 2008 et 2010. Seules 26 personnes ont été brevetées à ce jour » (en décembre 2009).

 

peacekeepingL’auto régulation, y’a que ça de vrai

Il y a en effet un bug au niveau du droit international, c’est qu’une armée essentiellement composée de civils aurait très peu d’arguments à faire valoir devant un tribunal international, surtout en cas d’incursions illégales telles que celles dont Israël a fait sa spécialité depuis des lustres.

Enfin, bref, ledit rapport applaudit l’autorégulation déjà mise en place depuis 2005, et se satisfait que fait que « au lieu de travailler à rendre cette industrie illégale, la plupart [des contestataires] se préoccupent d’augmenter la régulation de leur comportement ».

Les lobbies de ces multinationales de la guerre défendent aussi une régulation, vague et non contraignante si possible. Par exemple, la British Association of Private Security Compagnies (BAPSC, la plus grosse fédération anglaise du secteur[7]), explique sur sa page d’entrée qu’elle « a pour but d’augmenter les standards opérationnels de ses membres et de cette industrie émergente, et assurer le respect des règles et des principes du droit humanitaire international et des normes en matière de droits de l’homme ».

Dès 2001, 54 SMP se sont regroupées dans une association dénommée « International Peace Operations Association ». Aujourd’hui devenue l’ISOA (pour « international stability operations association »), elle comptait parmi ses membres les plus grosses boites de mercenaires de l’époque, comme Dyn Corp, MPRI ou Armor Group, et la liste n’est plus vraiment la même, car des entreprises actives dans d’autres secteurs ont rejoint l’association. Via ce machin, ces boites comptaient s’afficher dans des opérations dites de « maintien de la paix » aux côtés d’ONG ou de gouvernements. En janvier 2010, l’IPOA a expliqué aux gouvernements comme les SMP pouvaient être utiles à Haïti, et Triple Canopy, dont des employés ont été impliqués dans des exactions contre des civils en Irak, a eu des contrats avec le groupe haïtien des maladies infectieuses pour distribuer de l’aide de première nécessité. A côté de cela, l’association disait aussi vouloir instaurer un code de conduite pour les SMP.

On retrouve aussi des patrons de SMP dans d’autres associations pour la paix, comme Fund For Peace, au conseil d’administration duquel on trouve par exemple l’ex major general Michael Davidson, également co fondateur de CRA Inc, une entreprise de sécurité basée à Washington. Après avoir conseillé la Maison Blanche, le Pentagone et le secrétariat de la Défense, ce vétéran du Vietnam aide notamment ses clients à faire des affaires avec le département de la Défense et celui de l’Intérieur.

Au sujet du lobbying, il y aurait eu 224 anciens hautes fonctionnaires et membres du gouvernement américain à avoir été recruté comme lobbyistes par les 20 plus gros contractants privés US. Et en 2001 déjà, les 10 plus grosses SMP US avaient dépensé plus de 32 millions de dollars en lobbying, tout en finançant les campagnes électorales à hauteur de 21 millions de dollars… Il semble que plus le temps passe, plus ces entreprises militaires dépensent en lobbying. Ainsi, Xe Services aurait dépensé plus de 750.000$ en lobbying en 2010, contre 400.000$ en 2007 et 2008. Sur la somme dépensée en 2010, 730.000$ ont servi à payer Misc Defense, un lobbie spécialisé dans ce domaine qui a touché plus de 16 millions de dollars des industries de la défense en 2010. En 2010, les lobbys US spécialisés dans la Défense ont touché près de 150 millions de dollars, trois fois plus qu’à la fin des années 90.

Même combat en Angleterre, où, par exemple, l’ex parlementaires (conservateur) et secrétaire d’Etat à la défense et de l’étranger Malcolmblackwater Rifkind, est devenu président d’Armor Group (très présente dans les ambassades anglaises et près des pipelines algériens), qu’il a revendue en 2008 à Group/4 Security (G4S) pour 43 millions de livres après un scandale dans lequel Armor Group était accusé d’avoir tué des civils irakiens. Et où retrouve-t-on ce bon vieux Rifkind aujourd’hui ? Auprès du premier ministre David Cameron, qui l’a nommé en janvier 2010 au poste de président du comité sur la sécurité et le renseignement. Il est aussi, accessoirement, député.

Dans tout ce brouhaha, ces messieurs soulignent quand même une chose intéressante : la notion de mercenaire n’est plus à jour. On considère qu’un mercenaire doit gagner beaucoup plus qu’un simple soldat, mais ce n’est pas toujours le cas, et en plus il doit être « étranger ». Ils peuvent faire partie des forces armées, puisque celles-ci « se composent de toutes les forces, tous les groupes et toutes les unités armés et organisés qui sont placés sous un commandement responsable de la conduite de ses subordonnés devant cette partie », disent les conventions de Genève. Et les membres des forces armées sont des combattants, même si les mercenaires ne peuvent pas être des combattants. Bref, il y a du boulot. Surtout en France, où on condamne les mercenaires, sans que les SMP entrent dans cette catégorie. Même l’armée applaudit leur action. Bref, les SMP évoluent dans ce que certains appellent un « vide juridique total »…

Il faut donc, certes, réviser la notion de « mercenaire », notamment, et c’est là qu’on entame une belle partie de tango entre lobbies et législateurs.

En France, l’idée fait son chemin, comme si, refrain connu, il n’y avait « pas d’alternative » à la privatisation de l’armée et du maintien de l’ordre. En mars 2010, un colloque intitulé « les forces armées face au défi de la privatisation de l’action militaire » a eu lieu à l’école militaire de Paris. Sarko et ses copains pensent à légaliser le mercenariat par petites touches, d’abord en permettant à des entreprises d’embarquer des gardes armés sur les bateaux qui passent dans les zones de piraterie. Depuis plus d’un an, un groupe de travail se réunirait même toutes les semaines au secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) pour en discuter.

Le conseil des droits de l’homme de l’ONU a lui aussi lancé un groupe de travail sur les mercenaires en 2005, afin d’étudier leur impact sur les droits de l’homme mais surtout d’établir les principes de base que ces entreprises devront respecter. Même si ce groupe est lucide sur les bourdes, voire les exactions de certains, ou sur la nécessité de rappeler que l’exercice de la force légitime ne peut concerner que les Etats, la charte qu’il préconise en 2010 reste assez vagues. Beaucoup de déclarations de principe, peu de contraintes. Par exemple, le groupe de travail aimerait interdire aux SMP et à leurs employés de toucher aux armes nucléaires, biologiques etc., ou encore de participer aux opérations militaires ou d’espionnage, de faire de prisonniers etc.

Il y a aussi toute une liste de préconisations pour les Etats, censés interdire pas mal de choses aux SMP, censés les encadrer, leur octroyer des licences, être responsables etc. Au final, on se demande quel serait l’intérêt économique des SMP si l’Etat doit contrôler chaque action de ces boites militaires. Et on se demande encore ce qu’elles pourraient avoir à faire avec un cadre réglementaire aussi contraignant voire plus que celui qui vaut pour les vraies armées…

blackwater_thuggishAngleterre, France, Etats-Unis, Israël… tout le monde se presse pour établir des standards –ou pas- qui favorisent les SMP du cru. Parce qu’aujourd’hui, les crânes d’œuf qui nous dirigent considèrent qu’il en va de la sécurité nationale !

Pourtant, le jeu de ces SMP peut aller à l’encontre de l’intérêt national, comme dans le cas de ce « ressortissant français » tué en Libye, à Benghazi, en mai 2011. Il est vite apparu que le type en question, Pierre Marziali, un ancien parachutiste, était le PDG d’une boîte de sécurité, Secopex, sur place sans être couverte par les autorités françaises. Et qu’il a été tué lors d’un contrôle à un check point qui a mal tourné, par les rebelles libyens. Malgré que cette boite dise être spécialisée dans l’ « appui stratégique et opérationnel », la France ne considère pas qu’il s’agit de mercenaires[8]… Enfin bref, les circonstances de la mort de Marziali sont très troubles, et certains évoquent un règlement de comptes. « Les rebelles du Conseil national de transition (CNT) libyen ont décidé d'arrêter Pierre Marziali et quatre autres Français (toujours détenus à ce jour) parce qu'ils les soupçonnaient de mener « des activités illicites » qui « mettaient en danger la sécurité de la Libye » , ont-ils fait savoir. Les quatre hommes qui l’accompagnaient ont d’ailleurs été arrêtés en même temps. Eux disent qu’ils ont été appelés par le conseil national de transition pour assurer la formation des rebelles, mais ils pourraient aussi avoir joué un rôle d’espion, mais pour le compte de qui ? Les rebelles désignent cas Khadafi.

 

Un rôle quasi régalien

Aux Etats Unis, Bush ne s’est pas autant pris la tête quand il a décrété que Blackwater (aujourd’hui Xe Services) faisait partie des « forces totales » de l’armée US. Mais il faut préciser que la plupart de ces mercenaires travaillent avec des entreprises, comme les pétrolières, ou KBR (entreprise dont Dick Cheney touche encore beaucoup d’argent) qui fournit tout le matériel et la logistique pour l’armée US en Irak et en Afghanistan. Ils peuvent aussi servir au maintien de l’ordre sur le sol des Etats Unis, comme lorsque Bush a sollicité Blackwater pour assurer l’ordre après l’ouragan Katrina. C’est encore dans un camp d’entraînement de Blackwater près de la base navale de Norfolk que plus de 50.000 militaires et policiers ont été formés aux techniques anti terroristes.

Quant à Dyn Corp., je cite La Tribune : « La société se vante de ses performances en informatique qui lui ont valu les contrats de gestion des données comptables de plus de trente agences et ministères de l’Etat américain, y compris le FBI, le département d’Etat, le département de la Justice, le département de la Défense, l’Agence de répression contre les stupéfiants (DEA), le Bureau des prisons et l’Office national de la politique contre la toxicomanie. C’est l’une des rares sociétés ayant accès au système PROMIS, qui permet un accès illimité à tous les comptes bancaires de la planète ». Une courte parenthèse au sujet du système PROMIS (Prosecutor's Management Information System) : il s’agit d’une sorte de trappe dans les programmes informatiques vendus au monde entier et pas seulement les banques (nombre de multinationales et de services de renseignements les utilisent aussi), et qui permet à celui qui a la clé de savoir tout ce qu’il y a dans l’ordinateur équipé de ce logiciel de recoupement de bases de données.

Pour résumer, le rôle de ces boîtes ne fait qu’augmenter, on les voit présentes dans tous les domaines liés à la guerre, au maintien de Blackwater_cartoon_anderson_2007114666026l’ordre et à la surveillance. De plus, elles ont tendance à diversifier leurs activités. Au lieu de se contenter d’entraîner les troupes, Blackwater, par exemple, a créé ses propres équipes destinées à travailler avec l’armée ou l’état major dans de nombreux domaines.

Quant aux patrons de ces SMP, il s’agit souvent d’anciens de la CIA, du MI6, du SAS, de la DGSE, du Mossad ou de l’armée. Par exemple, Blackwater a été créée par deux anciens des forces spéciales de la Navy, dont un dénommé Price, chrétien intégriste et milliardaire. Beaucoup de cadres de ces entreprises viennent du même endroit, ce qui augmente la proximité entre l’Etat et les SMP. Un peu comme nos barbouzes, qui ont souvent deux ou trois copains prêts à donner un coup de main chez les flics ou les RG. Il y a un certain nombre de patrons aux idées plutôt limites, dans ce secteur. Tim Spicer, PDG d’Aegis et ancien lieutenant colonel chez les commando, a aussi collaboré à la vente illégale d’armes à la Sierra Leone en 1998, et a formé deux militaires chargés d’assassiner un militant catholique de 18 ans en Irlande du Nord, en 1992. Cela ne l’empêche pas de décrocher de juteux contrats en Irak.

En outre, le tourniquet tourne à plein, et on retrouve ne nombreux anciens officiels parmi les cadres des SMP. Par exemple, l’ancien conseiller de Clinton à la Maison Blanche, et ancien chef de cabinet d’Al Gore, passé ensuite par la direction du cabinet de lobbying « Quinn Guillespie and associates » est devenu récemment « directeur indépendant » de Xe Services. Le général William Kernan, après une brillante carrière dans l’armée, a pris sa retraite en 2002 pour rejoindre société militaire la direction des opérations internationales de MPRI, filiale de L3 Communication, qui a de nombreux contrats avec le gouvernement.

Et du côté des actionnaires, on retrouve évidemment un paquet de fonds de pension. Dyn Corp est passée dans les mains du fonds Veritas Capital en 2005 et en 2010 par Cerberus Capital Management. Vinnell, aujourd’hui une filiale de Northrop Grumman qui a contribué à assurer l’ordre et à former la garde nationale en Arabie Saoudite, a aussi appartenu à Carlyle[9] qui avait aussi beaucoup d’intérêts dans le coin.

 

abutortureEn guise de conclusion

Rappelons quelques problèmes posés par cette privatisation de la guerre :

-         Le privé n’a qu’une règle : l’argent. Il peut donc retourner sa veste au moins aussi vite qu’une armée normale. Il n’y a pas de morale derrière le combat. Des mercenaires ont participé à moult coups d’Etat, depuis celui contre les sandinistes au Nicaragua, en passant par les Seychelles, Haïti, le Bénin, les Comores, etc. Il peut aussi s’allier avec les entreprises, contre l’intérêt général et l’intérêt des Etats. Le cas de Blackwater, devenue « Xe Services après de nombreux scandales en Irak, a été rachetée par Monsanto, on se demande pourquoi. L’entreprise a toujours travaillé dans le domaine de l’intelligence économique pour des multinationales, via deux entreprises fondées par le créateur de Blackwater, Erik Prince (Total Intelligence Solutions, dirigée par Cofer Black, ex dirigeant de la CIA et Terrorism Research Center). Total Intelligence est ainsi devenue l’ « organe de renseignement de Monsanto », destinée à espionner et à infiltrer les militants anti OGM et écolos.

-         Le savoir-faire, sur le terrain mais aussi en amont au niveau du renseignement, de même que la maîtrise des technologies, vont progressivement être le seul attribut du privé. L’Etat ne pourra payer que la jeune chair à canon sortie d’une classe de pauvres qui augmente à vitesse exponentielle.

-         Une déresponsabilisation des Etats, qui n’auront plus à payer pour les « soldats » morts et blessés. De l’autre côté, des contractants privés ne seront probablement plus à cheval sur les droits de l’homme que les armées « publiques ». Envers qui ces boites seront-elle responsables si tout n’est pas écrit noir sur blanc dans le contrat, et surtout s’il n’y a personne pour contrôler leurs activités ?

-         La sortie du droit international en matière de conflits, puisque les sous traitants privés ne sont pas considérés comme des « combattants ».

-         Le problème du transfert de technologies et de savoir faire: les SMP apprennent auprès d’une armée, enrichissent leur savoir faire et le revendent à d’autres.

-         Des entreprises privées se trouvent au milieu des plus gros secrets d’Etat, puisque certains de leurs employés travaillent aux côtés des services secrets, notamment dans la traque et l’assassinat des « terroristes » comme ceux d’Al Quaida[10], ou carrément à l’état major, comme ce fut le cas pour Dyn Corp et Pacific A&E qui ont contribué à la direction US des opérations dans les Balkans.

-         Un embrouillage total dans les conflits, puisqu’une même SMP pourrait avoir des contrats avec les deux parties d’un même conflit armé. De même qu’avec les amis ou ennemis des uns et des autres, etc. Dans le rapport anglais de 2002, on peut lire quelques interrogations au sujet des SMP, comme le fait de se demander si les intérêts de ces boites ne risquent pas de court-circuiter ceux de l’Angleterre, ou s’il n’y a pas un risque de collaborer avec des mercenaires qu’on forme donc au combat, pour se retrouver face à eux quelques mois plus tard. Et accessoirement, est-ce que le gouvernement est responsable si une opération menée par une SMP tourne mal ?

-         Le fait que des entreprises pourraient elles aussi embaucher des armées de mercenaires pour taper sur le concurrent. A l’échelle qu’on imagine dans le cas de deux multinationales qui se disputeraient le sous sol d’un petit pays comme l’Indonésie…

-         Qui va payer pour les bavures[11] ?

 


[1] Avec la publication par le ministère des Affaires étrangères anglais d’un livre vert intitulé « Private Military Companies: Options for Regulation », et qui conclut étrangement que le public n’aurait pas grand intérêt à voir disparaître des compagnies privées, notamment en cas d’ « incident international ». Il va sans dire, l’auto régulation était la panacée pour les auteurs dudit rapport : il s’agit en effet d’une bonne « alternative » à la « compulsion régulatrice », des mots qu’on dirait tout droit sortis d’un cabinet de lobbying.

[2] On estime que le marché des SMP augmente de 6 à 8% par an.

[3] “Governance Dynamics and Regulation in the Global Private Security Market”, de Deborah Avant, membre d’un groupe de travail du Buffet Center sur les services de sécurité.

[4]C’est-à-dire le personnel de sécurité privée (sécurité armée et services d'escorte), le personnel logistique, ceux qui contribuant à la « reconstruction » (formation de la police et de l’armée qui est « systématiquement incluse dans le service », construction, développement).

[5] Ce nombre serait descendu à 120.000 en juin 2009, mais une bonne partie, si pas la totalité, se sont juste déplacés en Afghanistan.

[6] D’après le Washington post, les contractants privés représentaient déjà plus de 69% du personnel du Pentagone en Afghanistan fin 2009.

[7] Créée en 2006, elle représente une vingtaine de compagnies, dont certaines, comme Page Group ou Team Fusion, travaillent aussi à « procurer une surveillance de la population » et à vérifier que les « mouvements ne sont pas pilotés ou compromis »

[8] Car, pour le ministre de l’Intérieur Gérard Longuet, il n’y a pas de sociétés militaires privées basées en France. Après l’affaire Secopex, on a dit que Secopex était la seule SMP en France…

[9] Carlyle elle-même dirigée à l’époque par Franck Carlucci, ancien secrétaire à la Défense sous Bush Ier, ancien conseiller à la sécurité  et ex directeur de la CIA.

[10] En 2004, Blackwater a été mandatée par la CIA pour assassiner des leaders d’Al Quaida, malgré le fait que la CIA n’a officiellement plus le droit de commanditer des assassinats depuis qu’elle a raté Fidel Castro en 1976.

[11] Pour ne citer qu’un exemple, tiré de faits connus, les tortures de prisonniers à Abu Ghraib, les soldats de l’armée US n’étaient pas les seuls à opérer. Ils étaient accompagnés de SMP également impliquées dans le scandale, Titan et California Anlysis Center Incorporated (CACI). Des employés de cette dernière ont même expliqué avoir utilisé des chiens à Abu Ghraib et énuméré une liste de traitements dégradants qu’ils ont fait subir aux prisonniers. L’un d’eux donnait même les ordres aux soldats. Cependant, seuls les employés de base étaient poursuivis, par l’employeur.

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http://dondevamos.canalblog.com/archives/2011/07/31/21710134.html

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 15:17

http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2009/01/suicide-soldats.jpg

http://www.mecanopolis.org

 

 

Note d'eva : 

 

Ils partent souvent pour financer leurs études si chères

(comme en Angleterre, 10.000 euros l'année)

et n'oublions pas que les parents doivent faire une double journée

pour payer l'école de leurs enfants.

 

Et ils reviennent détruits.

Nombreux se suicident... qui en parle ?

 

 


 

http://laplumedaliocha.wordpress.com/

http://www.youtube.com/watch?v=-DjqR6OucBc&feature=player_embedded

 

21 avril 2011 : Deux photojournalistes ont été tués hier à Misrata en Libye. Chris Hondros de Getty Images et Tim Hetherington qui travaillait pour Vanity Fai

 

Tim Hetherington était célèbre pour son travail sur les soldats américains en Afghanistan, dont il avait tiré un film Restrepo. Il faut aussi regarder le portfolio de Vanity Fair. Ses portraits de soldats sont fascinants.

 

Quant à Chris Hondros, sa mémoire restera attachée à une photo inoubliable, celle d’une petite fille de 5 ans en larmes dont les parents irakiens viennent d’être tués. Elle est ici. The Guardian a mis en ligne une rétrospective de son travail.


Un reporter de Match était lui aussi à Misrata. Son reportage permet de comprendre la situation sur place et de mesurer le danger que ces journalistes n’hésitent pas à affronter simplement pour faire leur travail : informer.

 

Leur disparition porte à 4 le nombre de journalistes tués en Libye depuis le début du conflit

 

.

 


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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 04:53

 

 

La fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran ? Une catastrophe pour les USA !

 

Dans un article publié sur le site internet Estawrford, le réputé politologue Georges Friedman a estimé qu’en cas de guerre entre les Etats-unis et l’Iran,   la République islamique dispose de diversers options militaires et non-militaires pour se défendre notamment   la « fermeture du détroit d'Ormuz, qui aura les même conséquences qu’une attaque nucléaire , voire plus néfaste ».

L'expert américain a précisé que « la fermeture du détroit d'Hormuz est l’une des options des plus dangereuses dont dispose l’Iran dans une guerre contre les Etats-Unis, car  il assure le transit  de 45 pour cent des camions-citernes de pétrole brut , et donc sa fermeture est comparable à une attaque nucléaire car elle provoquera une importante récession de l'économie mondiale déjà en crise ».
 
Par ailleurs, Friedman a estimé que les menaces  proférées par les médias américains et israéliens d’une attaque imminente contre les installations nucléaires iraniennes sont exagérées, et s’inscrivent dans le cadre des pourparlers israélo-palestiniens.

De son avis,  l'augmentation de la publication de ce genre d’informations  a pour but de créer une atmosphère de guerre en vue de renforcer les intérêts américains et sionistes.

Et d’ajouter: «Cette situation coïncide avec le lancement du processus diplomatique d'un règlement au Moyen-Orient, les organisateurs de cette situation cherchent à provoquer les Iraniens par ce genre d’informations, et leur faire parvenir un message que la question palestinienne ne sera réglée que de la façon dont les Américains et les Israéliens la souhaitent."

Friedman a souligné que « toutes ces tentatives de provocation contre l'Iran, font partie de la guerre psychologique menée par les Américains contre le peuple iranien, une guerre sponsorisée par les Israéliens qui ne cessent de brandir de tant à autre la menace d’une  attaque contre les installations nucléaires iraniennes alors que cette idée est fondamentalement inacceptable ».
 
Par ailleurs,  Friedman a exclu que « les Etats-Unis s’attaquent aux installations nucléaires de l'Iran, soulignant que les experts iraniens choisiront d'évacuer et de les transférer vers des lieux plus sûrs en cas d'attaque ».

 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152917&language=f

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 23:11
Carte de localisation de la vallée d'Alasay où un sous-officier français est mort le 11 janvier 2010 lors d'une attaque contre une patrouille franco-afghane

Carte de localisation de la vallée d'Alasay où un sous-officier français est mort le 11 janvier 2010 lors d'une attaque contre une patrouille franco-afghane Idé  - http://www.20minutes.fr/article/375422/France-Un-sous-officier-francais-tue-en-Afghanistan.ph

Ce décès porte à 45 le nombre de militaires français ayant perdu la vie depuis l'engagement des troupes françaises en 2002.


L'Elysée a annoncé mardi 6 juillet le décès d'un sous-officier français du 13e régiment du génie en Afghanistan, des suites de ses blessures après l'explosion d'une bombe lors d'une opération de reconnaissance au nord-est de Kaboul.

Le soldat, dont le nom n'a pas été divulgué, avait été grièvement blessé par l'engin explosif lors d'une opération de sécurisation de la "route logistique Vermont", au nord du village de Sherkel. Le sergent-chef est ensuite décédé à l'hôpital de Kaboul, selon la présidence.

Dans ce communiqué, le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy présente ses "plus sincères condoléances" à la famille et aux compagnons d'armes de la victime. "Ce sergent-chef a payé de sa vie l'engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan", ajoute l'Elysée. (eva: au service de qui ? Des multinationales, de la Faute Finance apatride, de la guerre etc)

Ce décès porte à 45 le nombre de militaires français ayant perdu la vie en Afghanistan depuis l'engagement des troupes françaises en janvier 2002.

 

(Nouvelobs.com)

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 02:05

 

 
 

  

 

Agent orange : Le plus grand écocide du vingtième siècle

Livre à paraître le 5 juin 2010 : Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam par André Bouny

 

Dans un ouvrage à paraître le 5 juin 2010, André Bouny revient sur les épandages d'Agent Orange durant la guerre du Viêt Nam : 4,8 millions de personnes directement touchées, un écosystème détruit, des répercussions sanitaires aujourd'hui encore. Et des victimes de plus en plus nombreuses qui attendent toujours que justice soit faite...

Un document bouleversant sur un sujet resté dans l'ombre, illustré par de grands photographes : Jan Banning, Alexis Duclos, Philip Jones Griffiths et Olivier Papegnies.


L'effroyable réalité d'un écocide chimique

Si l’histoire de l’utilisation des poisons, (venins et toxiques) remonte à la nuit des temps, la synthèse chimique a permis d’en démultiplier les effets maléfiques. La guerre du Viêt Nam fut ainsi la plus grande guerre chimique de l’histoire de l’humanité. L’objet de ce livre est d’expliquer précisément comment et pourquoi.

On y apprend de quelle façon, aujourd’hui encore, un demi siècle après le début des épandages, la dioxine pénètre dans l’organisme, quelles maladies elle engendre, et les terribles effets tératogènes qu’elle inflige aux enfants. La description scientifique des agents chimiques utilisés est aussi précise que la technologie méthodique mise en oeuvre. Celle de l’effroyable catastrophe écologique fait prendre conscience que la destruction du règne végétal précède et précipite une dévastation plus terrible encore.

Les nombreuses photographies exceptionnelles, signées de très grands noms, illustrent l’ampleur de la tragédie actuelle. Cartes géographiques, documents d’archives inédits et témoignages états-uniens viennent démontrer l’intentionnalité de ce véritable écocide. L’auteur propose en outre un nouveau calcul renversant du volume des agents chimiques déversés au Viêt Nam. Dans cet ouvrage exhaustif, il aborde enfin les aspects juridiques avec les procédures intentées au nom des victimes vietnamiennes dans un total silence médiatique.

À l’image du Tribunal international d’opinion qui s’est tenu en 2009 à Paris, ce livre a pour but d’informer le public, premier pas d’une prise de conscience sur la route de la réparation des torts et des souffrances, car il existe aussi un espoir… Un document bouleversant, comme l’histoire officielle ne la raconte jamais, pour comprendre l’ampleur de la tragédie que vivent au quotidien une multitude des victimes de l’Agent Orange.


L'auteur : André Bouny

André Bouny est né handicapé, atteint de spina-bifida, dans la campagne pauvre du sud de la France. Suivant des études paramédicales (en odontologie) à Paris, il proteste contre la guerre qui fait rage au Viêt Nam, dans la rue et par ses peintures exposées au Grand Palais.

 

Ému par la découverte de ce pays ravagé par la guerre, où il rencontre mutilés et malades, il fonde en 1997 l’association caritative DEFI Viêt Nam, (Donner Ensemble Former Informer), qui s’engage également dans la campagne contre les mines antipersonnel. Quelque 300 tonnes d’équipement médical, recueillies et mises en conformité, sont expédiées par bateaux (électrocardiographes, lits médicalisés, fauteuil roulants, à destination de services de chirurgie et de radiologie, de maternités, cabinets dentaires, etc). L’association à but non lucratif pourvoit aussi à la formation de personnel médical vietnamien en France, facilite le parrainage d’enfants (une petite fille issue d’une famille misérable est récemment devenue institutrice) ; informe sur l’Agent Orange et distribue des aides aux victimes de ce poison chimique contenant de la dioxine.

André enchaîne les voyages au Viêt Nam où il adopte deux enfants. En 2004, il adresse une lettre ouverte à John Kerry, diffusée dans la presse internationale. Puis il constitue et conduit le Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de l’Agent Orange (CIS) qui comprend de très nombreuses personnalités dans des domaines d’expertises variés. Infatigablement, il explique les conséquences de ce poison dans tous les médias qui osent en parler (radios, télés, journaux et sites Internet). Il est intervenu lors des trois éditions des Rencontres Internationales pour le Désarmement Nucléaire, Biologique et Chimique (RID-NBC), mais aussi en d’autres lieux prestigieux comme la Cité de l’Espace, et même à l’ONU lors de la 4e session du Conseil des droits de l’homme.

Son livre se fonde sur 40 ans d’expérience et d’intérêt porté au peuple et à la culture du Viêt Nam, comme à son histoire.

Titre : Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam
Auteur : André Bouny
N° ISBN : 978-2-917112-11-3

Éditions Demi-Lune
18, rue Eugène Sue - 75018, Paris, France
www.editionsdemilune.com
 
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 05:04

L’Arabe est immunisé contre l’uranium appauvri

L’Arabe est immunisé contre l’uranium appauvri

David Rothscum Report, 14 mai 2010


      Les théoriciens du complot s’imaginent que l'uranium est chose dangereuse, présentant une malignité pour tout être humain. C'est parce que ce sont des malades mentaux, ou/et des extrémistes néo-nazis ou des populistes de droite. Seulement, ils ont tort. L'uranium appauvri n’est dangereux que pour certains individus. Les autres (principalement les Arabes) sont immunisés contre les effets de l'uranium sur le corps humain. Seuls les populistes extrémistes racistes de droite, comme les théoriciens du complot, pensent que c'est une mauvaise chose d'utiliser dans leur pays sans leur consentement, ni qu’ils en soient au courant, des projectiles à l’uranium qui se vaporisent à l'impact.


      Certains troupiers, surtout ceux d’Europe, ne sont pas immunisés contre l'uranium appauvri. En fait, quand l'armée néerlandaise a commencé à œuvrer à la libération d'une partie de l'Irak, elle a exigé du régime zunien l’assurance qu’il n’utilisait pas d’uranium appauvri là-bas :

      Elle a en plus ouvert un débat au Parlement néerlandais et sur les médias car, au Koweït, 1100 soldats néerlandais se préparent à entrer en Irak dans le cadre de la force d’occupation dirigée par la Zuno-Britanie. Le Néerlandais se préoccupe du risque d'empoisonnement radioactif et de la maladie des rayonnements en Irak.


      Washington a assuré au gouvernement néerlandais qu'il n'utilise pas d’armes à l'uranium appauvri près d’Al-Samawa, la ville où les troupes néerlandaises seront stationnées. Sauf que, selon un article du site de Radio Free Europe, les journalistes néerlandais et les autorités pacifistes ont déjà trouvé des failles dans les dires zuniens.

      L’Arabe étant immunisé contre les effets de l'uranium appauvri, il peut naître et passer sa vie entière sans risque dans un environnement où toute la chaîne alimentaire est contaminée par de l'uranium appauvri vaporisé. Pourtant, le Néerlandais ne peut guère passer un an de sa vie dans pareil environnement, ça aurait des conséquences sur sa santé.


      Les forces allemandes de l'OTAN ont été secrètement averties par l’intermédiaire d’un manuel que l'uranium appauvri servait en Afghanistan. Car, contrairement à l’Arabe (et apparemment à l’Afghan), l’Allemand n’est pas immunisé non plus. Il a été recommandé à ses forces que, si elles soupçonnaient que de l'uranium appauvri avait été utilisé quelque part, elles devaient revêtir une protection personnelle NBC et téléphoner à un toubib.


      Comme le Néerlandais, l’Allemand est aussi vulnérable aux effets de l'uranium appauvri. Un seul contact avec ce métal est fâcheux pour l'organisme allemand. C’est pourquoi l’Allemand doit porter une combinaison de protection NBC s'il soupçonne que de l'uranium appauvri a été utilisé quelque part. Heureusement, l’Afghan et l’Irakien ne sont guère vulnérables à l'uranium appauvri, contrairement à ce que racontent les théoriciens du complot. Les enfants irakiens peuvent donc jouer la journée entière en toute quiétude sur les tanks carbonisés irakien, éventrés par des obus à l’uranium appauvri, sans aucun effet néfaste sur la santé.


      En Irak, le personnel de l'ambassade zunienne (qui gouverne plus ou moins le pays en coulisses, mais c'est une autre histoire) est lui aussi vulnérable aux effets de l'uranium appauvri. À cause de ça, il ne peut guère manger de nourriture locale irakienne, contaminée par cet élément qui pénètre la chaîne alimentaire. Il doit à la place importer sa nourriture de Zunie :

      Au-delà de cette ségrégation juridique, la Zunie a par-dessus le marché érigé une infrastructure de ségrégation au sein de l'Irak. La plupart des ambassades et des bases militaires dans le monde comptent sur le pays hôte pour la nourriture, l’électricité, l’eau, les communications, les fournitures et tout le toutim journalier. Pas l'ambassade ni les cinq principales bases qui sont au cœur de la présence militaire zunienne dans ce pays. Toutes ont leurs propres génératrices électriques et systèmes purificateurs d'eau, leurs propres voies de communication dédiées, et leurs denrées alimentaires importées de l’extérieur du pays. Bien évidemment, aucune ne propose de cuisine irakienne ; l’ambassade importe les ingrédients convenant à des restaurants zuniens raisonnablement chics, et les bases militaires proposent du fast food et une chaîne de restauration traditionnelle.

      Le vrai penseur remarque que l'uranium appauvri est dangereux surtout pour la gent gouvernementale embauchée pour zigouiller les terroristes. Il est inoffensif pour les Arabes, Afghans, et les autres habitants des pays bombardés par les libérateurs qui exportent leur propre merveilleuse, libre, ouverte, libérale et moderne démocratie consolidée.



Original : davidrothscum.blogspot.com/2010/05/arabs-are-immune-to-depleted-uranium.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

http://www.alterinfo.net/L-Arabe-est-immunise-contre-l-uranium-appauvri_a46174.html

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 04:16

Bagdad
photo : Ria Novosti

Les autorités irakiennes ont entamé la construction d'un mur de sécurité autour de Bagdad, séparant la ville des provinces voisines, a indiqué le porte-parole du commandement opérationnel de Bagdad, le général Atta Kasim.

Cette enceinte équipée de systèmes de surveillance sophistiqués "permettra de barrer l'entrée dans la ville aux terroristes", a déclaré lundi soir le général Kasim à la chaîne de télévision Al Iraqiya.

Les travaux de construction devront être achevés d'ici 2011 et l'accès à la capitale ne sera possible que par huit points de contrôle.

Le commandement de Bagdad avait installé dans les quartiers des barrières de bétons et plusieurs points de contrôle afin de prévenir les affrontements interconfessionnels, mais ces mesures n'ont pas protégé la capitale irakienne des attentats et des explosions qui ont fait en ces derniers mois des centaines de morts.

Un total de 328 Irakiens ont péri en avril dans les violences en Irak, un chiffre en baisse par rapport au mois de mars, a annoncé récemment le gouvernement.

Un bilan compilé par les ministères irakiens de la Santé, de l'Intérieur et de la Défense indique que les attentats ont tué en avril 274 civils, 39 policiers et 15 militaires. Au total, 367 Irakiens avaient péri en mars
.

 

 

 

http://no-war.over-blog.com/ext/http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18855

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