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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 19:42
Samedi 10 mars 2012

Guerre contre l'Iran : Obama menacé de destitution

Guerre contre l'Iran : Obama menacé de destitution

IRIB-Franchissant une étape cruciale pour empêcher Obama d’engager les Etats-Unis dans une nouvelle guerre contre l’Iran ou la Syrie, le député Walter Jones (R-NC) a officiellement remis le 7 mars à la Chambre des représentants une résolution avertissant le Président qu’il serait passible de destitution s’il décidait d’aller de l’avant.

 

Cette résolution n°107 pourrait, selon Lyndon LaRouche, « enrayer la marche des Etats-Unis vers la destruction ». La résolution affirme, entre autre :

 

« Etant donné que la clef de voûte de la République est le respect du pouvoir exclusif du Congrès de déclarer la guerre, selon l’article I, section 8 clause 11, de la Constitution :

« Qu’il soit par conséquent résolu par la Chambre des représentants (le Sénat entamant une démarche concourante), qu’il est entendu par le Congrès qu’à l’exception d’une réponse à une attaque actuelle ou imminente contre le territoire des Etats-Unis, l’utilisation de la force à des fins offensives par un Président sans l’autorisation préalable et explicite par une Loi du Congrès viole les pouvoirs exclusifs du Congrès de déclarer la guerre selon l’article I, section 8, clause 11 de la Constitution, et constitue par conséquent un crime passible de destitution, et un délit, selon l’article II, section 4 de la Constitution. »


La résolution a été acheminée au Comité judiciaire de la Chambre des représentants, le comité ayant la responsabilité d’initier les procédures en vue d’une destitution.


LaRouche a estimé que cette démarche entamée par Jones est urgente, et a souligné qu’elle était particulièrement significative vue que Jones est membre du Congrès ayant un passé militaire. C’est lui qui avait lancé une poursuite judiciaire contre Obama l’été dernier, en raison de sa guerre contre la Libye, une guerre qui violait elle aussi la constitution.

Le Comité d’action politique de LaRouche aux Etats-Unis (LaRouchepac) a décidé de mobiliser la population en faveur de cette résolution, en plus de sa propre campagne pour obtenir le départ immédiat d’Obama, soit par la destitution, soit par l’entremise de la section 4 du 25ème amendement, exigeant le départ du Président pour des raisons de santé physique ou d’instabilité mentale.Ceci est la manière la plus efficace d’empêcher une escalade vers la guerre, pouvant conduire jusqu’à une confrontation nucléaire avec la Chine ou la Russie.

 

http://french.irib.ir/info/international/item/175202-guerre-contre-liran-obama-menac%C3%A9-de-destitution

 

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Guerre contre l'Iran : Israel fait marche arrière

Guerre contre l'Iran : Israel fait marche arrière

IRIB-Israël ne va pas attaquer les installations nucléaires iraniennes dans les prochains jours ou dans les prochaines semaines, a déclaré jeudi Benjamin Netanyahu.

 

«Je n'ai pas de chronomètre à la main. On ne parle pas de jours ou de semaines, et on ne parle pas non plus d'années. Tout le monde comprend cela», a déclaré le Premier ministre israélien à la chaîne 10 lors d'un extrait d'une interview enregistrée. Le chef du gouvernement israélien espère pouvoir trouver une issue pacifique à la crise du nucléaire iranien.

«Nous serions heureux de résoudre cette affaire pacifiquement, si l'Iran décide d'arrêter son programme nucléaire, a-t-il dit. De l'arrêter, de démanteler le site de Qom et de ne plus enrichir de l'uranium.» Barack Obama, qui craint qu'un conflit au Proche-Orient ne le mette en difficulté en vue de la présidentielle de novembre, a essayé de convaincre Benyamin Netanyahu de laisser du temps aux sanctions lors de leur entretien à la Maison blanche lundi. Le Premier ministre lui a répondu qu'Israël n'avait pas encore pris la décision de bombarder les sites nucléaires israéliens.

 

 

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La guerre contre l’Iran, une catastrophe pour l’économie internationale (Chine)

La guerre contre l’Iran, une catastrophe pour l’économie internationale(Chine)

IRIB - Selon le représentant chinois auprès de l’Union européenne, toute confrontation militaire avec l’Iran aura des répercussions catastrophiques pour l’économie mondiale. « La pire solution pour le dossier nucléaire iranien est la guerre, affirmé Wu Hiloung, vendredi, cité par Wall Street Journal. « Il est difficile de prévoir la catastrophe pétrolière qui sera générée dans le sillage d’une action militaire, a-t-il affirmé avant de mettre en garde contre les impacts hautement périlleux d’un ultimatum lancé à l’Iran dans ce dossier. Les six puissances nucléaires (Russie, Chine, France, Grande Bretagne, Etats Unis, Allemagne) ont fait part de leur disponibilité à reprendre le dialogue avec l’Iran.

 

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Pierre Dortiguier, spécialiste des questions internationales

Pierre Dortiguier, spécialiste des questions internationales

Entretien avec M.Pierre Dortiguier, spécialiste des questions internationales à propos des éléctions législatives en Iran.

 

 

IRIB-La discorde entre le Qatar et les Émirats arabes unis a été finalement révélée au grand jour, après avoir pris la forme d'une confrontation directe.
IRIB - Bahreïn a été le théâtre, vendredi, d'une grande manifestation pour la démocratie, la plus importante selon des témoins depuis le début du mouvement en faveur de réformes politiques il y a un an.

.Syrie : monteurs menteurs du CNN III (vidéo)

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 18:41

 

Sur mon blog politique créé (voici 2 jours) à l'intention des JEUNES !

Relayez-le, lien plus haut !

 

 

http://www.freedomsphoenix.com/Uploads/Graphics/001/10/001-1007135133-Pax-Americana.jpg

 

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Liste  d'interventions criminelles 

commises  par les Etats-Unis


 La faiblesse de la force est de ne croire qu’en la force » Paul VALERY

 

On parle souvent de la Pax Americana pour dénommer l’ordre résultant de l’hégémonie des Etats-Unis. Cette position de force n’est pas un gage d’équilibre et de paix à l’échelle mondiale. C’est ainsi que les États-Unis avec le concours de leurs partenaires interviennent de façon chronique lorsque leurs intérêts stratégiques sont menacés comme dans la Guerre de Corée (1950-1953), dans la Guerre du Viêt Nam (1968-1975) ou plus récemment dans la Guerre en Irak (2003). Les gendarmes sont censés assurer l’ordre public et non le troubler. Contrairement à ce que laisse entendre ce terme, les Etats-Unis ne sont pas un facteur de stabilité ayant pour vocation de préserver le statu quo. Les néo-conservateurs tout imprégnés d’un élitisme nietzschéen et d’un messianisme expansionniste fustigent l’immobilité et font de la force une vertu et de la guerre une démonstration. Conformément à leur vision anthropologique désabusée, l’homme auquel ils attribuent un caractère naturellement mauvais doit être commandé par la force.


Aux fondements de la politique étrangère américaine se trouve le concept de « destinée manifeste », au relent religieux indéniable. Il n’y a qu’un seul destin possible pour l’humanité et c’est bien évidemment aux Etats-Unis de le manifester. Après s’être étendu vers l’ouest, le modèle américain doit s’étendre à l’est et au sud. C’est la voie évidente de la nation américaine, inspirée de Dieu, de s’étendre et de conquérir l’ensemble d’abord du continent et ensuite du monde. Les Indiens, dont la culture communautaire était irréductible au modèle de référence, devaient se laisser civiliser de gré ou de force. Il en va de même aujourd’hui des Arabes auxquels on dénue toute forme de civilisation. On les considère comme inhumains, sans compassion, inculte, cruel. Cette approche dédaigneuse adossée à un complexe de supériorité sanctifie le clivage du civilisé et du barbare par le biais de l’occupant et de l’occupé.

 

Les interventions sont justifiées par un discours moralisateur insufflant une vision du monde manichéenne dans lequel l’Amérique fait offrande de sa démocratie aux peuples barbares. Montaigne disait avec à propos que « chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage ».


Depuis ses origines, l’histoire de ce pays à peine double centenaire est entachée de sang. Un regard furtif sur les nombreuses interventions hors de son territoire nous en convaincra :


1846 : Guerre américano-mexicaine : les États-Unis d’Amérique annexent la moitié du territoire mexicain.

1852 et 1853 : Argentine : intervention en vue de protéger les intérêts américains suite à une révolution.

1853 : Nicaragua : protection des citoyens et des intérêts américains pendant des troubles politiques.

1854 : Nicaragua : intervention suite à un acte d’insubordination.

1859 : Chine : protection des intérêts américains à Shanghai.

1893 : Hawaii : intervention en 1893 et annexion définitive en 1898.

1894 : Nicaragua, intervention pour protéger les intérêts des États-Unis suite à une révolution.

1898 : guerre hispano-américaine en vue de s’approprier les colonies de Porto Rico, Guam et les Philippines. Intervention militaire à Cuba avec comme motif la libération de la tutelle espagnole. Les États-Unis imposent un droit d’ingérence dans les affaires intérieures du pays connu sous le nom de l’amendement Platt.

1903 : Colombie : mise en place d’une révolte, visant à la séparation de ce qui deviendra la république de Panama en vue de la construction du Canal +de Panama.

1915 : intervention à Haïti en 1915 et occupation jusqu’en 1934.

1916 : intervention en République dominicaine.

1916-1917 : expédition punitive au Mexique suite à l’incursion de l’armée de Pancho Villa aux Etats-Unis.

1917 à 1918 : participation américaine à la Première Guerre mondiale

1941 à 1945 : protagoniste de la Seconde Guerre mondiale, en Europeet dans le Pacifique.

1945 et 1946 : envoi de troupes et bombardements en Chine. 1946 : soutien au gouvernement philippin en proie à une insurrection.

1947 : soutien logistique militaire au régime mis en place par le Royaume-Uni en Grèce.

1950 à 1953 : Guerre de Corée

1953 : organisation d’un coup d’état en Iran.

1954 : renversement du gouvernement progressiste de Jacobo Arbenz au Guatemala.

1958 : bombardements en Indonésie.

1960 : bombardements au Guatemala.

1961 : Cuba : débarquement de la baie des Cochons qui se soldera par un cuisant échec.

1961 à 1972 : Guerre du Viêt Nam. Intervention au Laos et au Cambodge.

1965 : Indonésie, aide au gouvernement dans la répression d’un complot pro-chinois.

1967 à 1969 : bombardements au Guatemala.

1970 : Oman : aide logistique à l’Iran pour contrer une insurrection à la demande de ce pays.

1973 : Chili : organisation d’un coup d’État, mise en place du général Augusto Pinochet par la CIA.

1975 à 1999 : Timor oriental : soutien à la junte militaire Indonésienne puis aux forces de l’ONUpour son indépendance.

1980 à 1990 : Salvador : aide militaire au gouvernement et aux Escadrons de la mort pour déloger la guérilla.

1981 à 1988 : Nicaragua, soutien des contras au Honduras pour renverser les sandinistes du Nicaragua.

1983 : Invasion de Grenade.

1986 : bombardement de plusieurs villes et bases militaires en Lybie.

1989 : intervention à Panama et renversement du général Manuel Noriega.

1991 : Guerre du Golfe

1993-1994 : intervention militaire en Somalie.

1994 : intervention à Haïti pour installer le Président élu Jean-Bertrand Aristide.

1995 : intervention dans le cadre de l’Otan en Bosnie.

1998 : bombardement de l’Irak.

1998 : bombardement circonscrit du Soudan.

1999 : bombardement et intervention terrestre de l’OTAN dans la guerre du Kosovo.

2001 : déclaration de la guerre au terrorisme suite aux attentats du 11 septembre 2001.

2001- ? : intervention en Afghanistan dans le cadre de cette guerre.

2003- ? : envahissement et occupation sans mandat onusien de l’Iraq avec le soutien du Royaume-Uni et d’autres nations.

2004 : intervention militaire à Haïti en intelligence avec la France pour chasser du pouvoir le président élu Jean-Bertrand Aristide.

2007 : Iran ?

De même que l’on n’imaginait pas qu’ils pousseraient la vilenie jusqu’à pendre court comme dans une scène de western le président Saddam Hussein, on conçoit toujours avec peine l’attaque probablement imminente contre l’Iran. Le bruit des bombes couvrira une fois encore les babillages stériles dans l’enceinte de l’ONU, les cris d’indignation dissonants des Européens et le mutisme assourdissant des dirigeants Arabes. Une sombre ligne viendra s’ajouter à l’interminable martyrologue des Etats-Unis fondé sur la violence et le mépris.


Emrah KAYNAK

 

Commentaire 1l fallait que quelqu’un dresse la liste des exactions militaires des USA, c’est chose faite. Et cette liste est impressionnante ! Elle le serait beaucoup plus encore, si on pouvait, au regard de chaque intervention « pacifiste », connaître le nombre de morts « collatéraux » (vous savez, ces morts qui ne sont, parait-il, pas voulus par le meurtrier, et dont celui-ci est, de facto, forcément irresponsable !). Quoiqu’il en soit, la liste a été dressée, et on ne peut que remercier celui qui la dressée. Je vous remercie Monsieur Emrah Kaynak de faire savoir au monde entier quelles sont les exactions militaires des USA.


 

 

http://1.bp.blogspot.com/_RT34XJXFs7c/S6zpVHhW3PI/AAAAAAAAAVA/odwjbfcBlMo/s400/america_warlong.jpg

 

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Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 06:20

USA: Liste des 66 interventions extérieures

 

49859961.jpg1775-1776 : Au Canada1 et dans l'Atlantique au cours de la guerre d'indépendance des États-Unis.

1798 à 1800 : Quasi guerre Conflit naval contre la France Révolutionnaire. Mer des Antilles et côtes nord-américaine de l'Atlantique. Terminé par le traité de Mortefontaine.

1801 à 1805 : Guerre de Tripoli plus connue sous le nom de guerre barbaresque, le bey de Tripoli et ses alliés de Tunis et de d'Alger déclarent la guerre aux États-Unis qui ne voulaient plus payer de tribut pour le passage de leurs navires.

1815 : expédition navale contre la régence d'Alger, dirigée par le Commodore Stephen Decatur, qui force le dey Omar à signer un traité mettant fin aux attaques de navires américains par les corsaires barbaresques.

1838, 2 janvier : Mucke à Sumatra, un détachement de Marines protége des citoyens américains.

1843 : Combat en Cote d'Ivoire dans le cadre de la lutte contre le commerce des esclaves2

1846 : Guerre américano-mexicaine, les États-Unis d'Amérique annexent la moitié du territoire mexicain. Ce territoire est maintenant réparti en États : la Californie, le Nevada, l'Utah, l'Arizona, le Nouveau-Mexique, et une partie du Colorado.

1852, 3 au 12 février, 17 septembre et en avril 1853 : Argentine, Les Marines s'installent à Buenos Aires pour protéger les intérêts américains durant une guerre civile.

1853 : Nicaragua, protection des citoyens et des intérêts américains pendant des troubles politiques.

1853 et 1854 :

Japon, le commodore Matthew Perry oblige le Japon à s'ouvrir à l'Occident avec la Convention de Kanagawa en 1854

Îles Ryukyu et Îles Bonin. Le contre-amiral Perry utilise la force de dissuasion de sa flotte navale envers les autorités de Naha, sur l'île d'Okinawa, qui lui accordent la gestion d'une concession minière, les îles de Bonin, ainsi que des facilités commerciales.

1854, 12 juillet : Nicaragua, en représailles à une offense faite au ministre-résident américain en poste au Nicaragua par une rébellion qui voulait percevoir des taxes, bombardement de Greytown (San Juan del Norte).

1855, 25 au 29 novembre : Uruguay, intervention américaine et européenne en Uruguay pour protéger leurs intérets lors d’une tentative de révolution à Montevideo.

1859, 31 juillet au 2 aout : Chine, protection des intérêts américains à Shanghai

1860 : Angola, intervention afin de protéger les citoyens et des biens américains lors d'une révolte indigène à Kissembo contre le Portugal.

1893 : Hawaii, afin de protéger les vies et les biens des États-Unis, mise en place d'un gouvernement provisoire sous l'autorité de Sanford D. Dole, annexion définitive en 1898.

1894 : Nicaragua, intervention à Bluefields afin de protéger les intérêts des États-Unis suite à une révolution.

1898 : Guerre hispano-américaine avec comme motif la libération de Cuba de la tutelle espagnole. Les États-Unis imposent la possibilité d'investissements financiers et un droit d'ingérence dans les affaires intérieures du pays. Construction d'une base militaire.

1898 :

Porto Rico, Hawaï, Wake, Guam

Philippines

1900 : Chine, participation à l'Alliance des huit nations qui intervient à Pékin pendant la révolte des Boxers.

1903 : Colombie, aide à une révolte, visant à la séparation de ce qui deviendra la république de Panama en vue de la construction du Canal de Panama.

1914 : troupes d'occupation à Vera Cruz, Mexique3.

1915 : troupes d'occupation en Haïti

1916 : troupes d'occupation en République dominicaine

1916-1917 : expédition dans le nord du Mexique suite à l'incursion armée de Pancho Villa aux États-Unis4

1917 à 1918 : Les États-Unis pendant la Première Guerre mondiale

1926 : Nicaragua : défense des intérêts des citoyens américains pendant des troubles politiques intérieurs5.

1941 à 1945 : participation américaine à la Seconde Guerre mondiale, en Afrique, en Europe, et dans le Pacifique.

1945 et 1946 : envoi de troupes en Chine pour désarmer les forces de l'armée impériale japonaise et rapatrier les ressortissants japonais après la capitulation de ce pays6.

1946 : Philippines soutien au gouvernement face à une insurrection.

1947 : Grèce, soutien logistique militaire au régime royaliste engagé dans la guerre civile grecque soutenu auparavant par le Royaume-Uni.

1950 à 1953 :Guerre de Corée.

1953 : Iran : la CIA organise un coup d'État pour renverser le Premier Ministre Mohammad Mossadegh.

1954 : Guatemala, renversement du gouvernement en place.

1958 : bombardements par des avions de la Civil Air Transport (futur Air America) de la CIA en soutien à un mouvement de guérilla en Indonésie.

1960 : bombardements au Guatemala.

1961 : Cuba, échec du débarquement des opposants à Fidel Castro dans la baie des Cochons (n'est pas une intervention officielle des États-Unis)

1961 à 1972 :

Guerre du Viêt Nam, soutien au gouvernement de la République du Viêt Nam (Sud Viet Nam) contre la République démocratique du Viêt Nam (Nord Viet Nam) et le Viet Cong. Guerre marquée par des conflits intérieurs aux États-Unis et de nombreux crimes de guerre sur place.

Intervention au Laos et au Cambodge.

1964 :

Au Brésil, soutien au renversement de João Goulart par la junte militaire qui instaure une dictature sur la période 1964-1985

Panama

bombardements en République démocratique du Congo.

1965 :

Indonésie, renseignements au gouvernement dans la répression du Mouvement du 30 septembre 1965 en Indonésie.

Occupation de la République dominicaine par les États-Unis suite à une intervention dans une guerre civile avec l'appui de l'Organisation des États américains.

1967 à 1969 : Formation des forces armées du Guatemala par les Special Forces.

11 septembre 1973 : Chili, Encouragement à un coup d'État du général Augusto Pinochet.

3 juillet 1979 : Afghanistan, « programme afghan » (1979 à 1992), armement par la CIA des moudjahidines afghans de divers groupes pour la guerre d'Afghanistan (1979-1989) contre l'URSS.

1980 à 1990 : Salvador, aide militaire au gouvernement et aux Escadrons de la mort, pour chasser la guérilla. 100 000 morts dans cette guerre civile.

1981 à 1988 : Nicaragua, soutien des contras situées au Honduras, afin de lutter contre les sandinistes du Nicaragua.

1983 :

Liban : Force multinationale de sécurité à Beyrouth, départ après double attentats contre les QG américains et français.

25 octobre 1983 - 15 décembre1983 : Grenade : Invasion

1986, 14 avril : opération El Dorado Canyon, bombardement de plusieurs centres politiques et bases militaires en Libye, 45 morts libyens, deux pilotes américains tués suite à des attentats anti-US en Europe.

1988, 18 avril : Bataille des plates-formes pétrolières Sassan et Sirri face à l'Iran.

1989 :

1er au 7 décembre : Philippines, soutien au gouvernement contre un coup d'État7.

Panama, 20 décembre : Invasion du Panamá par les États-Unis, renversement du général Manuel Noriega.

1991 : Guerre du Golfe (opération Tempête du désert) suite à une requête du Koweït (occupé par l'Irak) à l'ONU. Avec le soutien de l'ONU et une coalition internationale

1993 : Macédoine, 350 hommes dans une force de maintien de l'ONU

1993-1994 : Somalie, Opération Restore Hope, intervention militaire des É.-U. pour soutenir les Opération des Nations unies en Somalie.

1994 : Haïti, intervention pour installer le Président élu Jean-Bertrand Aristide.

1995 : Bosnie-Herzégovine, soutien aérien aux forces de l'ONU/OTAN sur place puis déployement d'une force de maintien de la paix.

1998 : Irak, quatre jours de bombardement aérien sur des objectifs militaires et industriels.

1998 : le 20 août, Double bombardement d'une usine de médicaments (soupçonnée d'appartenir à Ben Laden) au Soudan et de camps d'entrainement terroriste en Afghanistan suite aux attentats des ambassades américaines en Afrique le 7 août 1998.

1999 :

Bombardement et intervention au sol de l'OTAN dans la guerre du Kosovo et déploiement depuis d'une force de maintien de la paix.

 : Timor oriental : Soutien logistique aux forces de l'ONU pour son indépendance.

2001 : La Guerre contre le terrorisme est déclaré suite aux attentats du 11 septembre 2001

2001-en cours : Intervention en Afghanistan dans le cadre de cette guerre en accord avec l'ONU

2002 : Philippines, dans le cadre de la Guerre contre le terrorisme en soutien du gouvernement philippin contre des guérillas.

2003-2011 : Guerre d'Irak, les États-Unis envahissent l'Irak avec le soutien du Royaume-Uni et d'autres nations en se passant de l'accord de l'ONU.

2004-en cours : Attaques aériennes américaines au Pakistan en aide au gouvernement pakistanais dans le cadre du conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan.

2004 : Haïti les États-Unis, dans une intervention militaire et avec l'aide de la France, chassent le président haïtien Jean-Bertrand Aristide du pouvoir.

2005 : Asie du Sud-Est, réponse humanitaire au tremblement de terre du 26 décembre 2004 avec 16 500 militaires

2006 : Bombardements aérien de cibles d’Al-Qaïda en Somalie, avec l'accord du gouvernement de ce pays.

2011-en cours : Zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

 

 

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Pax, ou Guerre americana ?
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Voir aussi :
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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 17:47

http://www.info-palestine.net/IMG/jpg/A10-789.jpg

http://www.info-palestine.net/IMG/jpg/A10-789.jpg

 

 

 

Communiqué de l'AFPS

Gaza terre martyre


http://www.france-palestine.org/Gaza-terre-martyre


 

 

Depuis hier, sans la moindre jus­ti­fi­cation, l’armée israé­lienne a frappé la bande de Gaza faisant 12 morts et 19 blessés. Un pri­sonnier libéré au cours de l’échange avec Shalit a été tué. Le repré­sentant des Comité de résis­tance popu­laire également. Quatre israé­liens ont également été blessés par des tirs en pro­ve­nance de Gaza suite à cette agression, Nous déplorons cette situation.

La res­pon­sa­bilité prin­cipale de toutes ces vic­times incombe d’évidence au gou­ver­nement extré­miste israélien.

Si la peine de mort n’existe pas en Israël, mais il la pra­tique régu­liè­rement losrqu’il s’agit de pales­ti­niens : ils effec­tuent des exé­cu­tions « ciblées » hors tout droit et en toute impunité.

La com­mu­nauté inter­na­tionale va, peut-​​être pro­tester. Ce n’est même pas certain. La France aussi va déplorer. Ce n’est même pas certain. Et que se passera t’il par la suite ? Très pro­ba­blement rien de plus comme d’habitude.

Les propos du can­didat Nicolas Sarkozy selon lequel s’il est élu « on allait voir ce qu’on allait voir » et pour lequel, il se fait fort en moins de 6 mois d’imposer la reprise des dis­cus­sions, sont tota­lement inadaptés à la situation.

Gaza est l’objet d’un blocus illégal et ter­ri­blement inhumain condamné par la com­mu­nauté inter­na­tionale. Et quand un frêle bateau français, « Le Dignité-​​El Karama », avec 16 pas­sagers à bord essaie de briser sym­bo­li­quement ce blocus, il est bru­ta­lement arrai­sonné dans les eaux inter­na­tio­nales, le bateau est saisi et les mili­tants sont arrêtés, séquestrés et expulsés. Et c’est le silence du côté français. Pas un mot. Pas un geste pour récu­pérer le bateau. Pas la moindre action sérieuse pour lever ce blocus.

Tout cela n’est pas accep­table. Tout cela n’a que trop duré. Tout cela est très dangereux.

Nous ne cessons de sou­ligner l’échec des ini­tia­tives inter­na­tio­nales, et nous affirmons par avance l’échec certain des « nou­velles » idées de Nicolas Sarkozy. Ce ne sont plus des mots qu’il faut. Ce sont des actes en faveur du droit qui sont attendues.

Les seuls actes enre­gistrés sont des actes favo­rables à Israël avec qui on ren­force la coopé­ration dans tous les sec­teurs, y compris mili­taire. Et on parle de « négo­cia­tions » et de « com­promis » avec des diri­geants qui récusent for­mel­lement le droit inter­na­tional. C’est intenable.

Pour l’heure nous voulons exprimer notre soli­darité avec la popu­lation de Gaza. Nous voulons lui dire que nous sommes tou­jours à ses côtés. Nous exi­geons avec force la levée du blocus qui inflige à toute une popu­lation une punition col­lective et qui trans­forme Gaza en un champ de tirs pour une armée immorale mais jamais poursuivie.

Il faut lever le blocus illégal de Gaza ! Il faut donner suite au rapport Gold­stone et juger les cri­minels de guerre israé­liens comme on le demande pour d’autres pays. Il faut des actes. Des actes forts et des pres­sions. C’est le seul langage que les diri­geants israé­liens com­prennent. Les condam­na­tions ver­bales ils s’en moquent tota­lement. Ils recom­mencent tou­jours le len­demain ce qui a été condamné la veille.


Gaza on ne t’oublie pas ! Gaza on est avec toi ! Gaza doit vivre libre !


Pour faire avancer la paix et la levée du blocus de Gaza nous demandons des sanc­tions contre Israël !

APFS, Bureau National.Paris, le 10 Mars 2012

!DSPAM:4f5b4c73157501117712696!

 

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Paix au Proche-​​Orient : les propositions de M. Sarkozy vides de sens

 

AFPS, mercredi 7 mars 2012

M. Sarkozy a promis mardi de lancer une ini­tiative de paix au Proche-​​Orient si il est réélu. Pour l’Association France Palestine Soli­darité (AFPS), la recon­nais­sance immé­diate par la France de l’Etat pales­tinien et son admission à l’ONU en tant qu’Etat membre de plein droit consti­tuent actuel­lement les enjeux majeurs pour qu’advienne une paix juste et durable entre Israé­liens et Palestiniens.

« Le chemin que pré­conise M. Sarkozy ne peut aboutir. En effet, les para­mètres de la solution sont connus de tous : un Etat pales­tinien dans les fron­tières de 1967 avec Jérusalem-​​Est pour capitale, et non pas le lambeau d’Etat que désire l’actuel gou­ver­nement israélien » a déclaré Jean-​​Claude Lefort, pré­sident de l’AFPS. « Si les condi­tions sont actuel­lement réunies pour lancer une ini­tiative de paix au Proche-​​Orient, on se demande pourquoi le pré­sident Sarkozy doit attendre un nouveau quin­quennat pour mettre en œuvre une telle politique. »

M. Sarkozy, en faisant cette sortie, sou­ligne un échec : celui des choix opérés par la France qu’il préside concernant la situation au Proche Orient. Il donne ainsi raison à l’AFPS, en par­ti­culier, qui ne cesse de demander des actes pour aboutir à un accord de paix. Il lui donne aussi raison en sou­li­gnant que les para­mètres de la solution sont connus et doivent être mis en oeuvre.

Il faut donc des actes forts de la com­mu­nauté inter­na­tionale et non pas pour­suivre la poli­tique actuelle dite des « négo­cia­tions » qui ne peuvent mener nulle part, comme les récentes dis­cus­sions d’Amman l’ont cruel­lement montré. La France doit agir, avec un maximum de par­te­naires euro­péens, pour faire bouger les lignes poli­tiques sur la base du droit et non pas sur des reculs rela­ti­vement à celui-​​ci.

« En premier lieu, la France doit recon­naître sans plus attendre l’Etat de Palestine dans les fron­tières de 1967 – il s’agit d’une décision qui lui appar­tient en propre comme l’ont déjà fait près de 130 Etats dans le monde. Sur cette base notre pays peut déve­lopper sans attendre un par­te­nariat stra­té­gique avec l’Etat de Palestine. » a ajouté Jean-​​Claude Lefort. « En second lieu, la France doit déclarer qu’elle se pro­nonce en faveur de l’admission de cet Etat à l’ONU. Nicolas Sarkozy s’y est refusé et s’y refuse tou­jours. Ce n’est pas par rapport aux Etats-​​Unis que notre pays doit se déter­miner mais par rapport au droit qui doit s’appliquer. »

Le pré­sident Sarkozy a failli à ses pro­messes alors dès lors qu’il avait déclaré que si sa pro­po­sition de relance des négo­cia­tions durant l’été 2011 échouait, il pren­drait ses res­pon­sa­bi­lités en ce qui concerne l’admission de l’Etat pales­tinien à l’ONU. L’AFPS rap­pelle que pendant son quin­quennat, Israël a béné­ficié de beaucoup de faveurs, dont l’admission à l’OCDE et le rehaus­sement de son statut auprès de l’Union euro­péenne. Il reste encore un mois et demi à M. Sarkozy pour rentrer dans l’histoire en recon­naissant l’Etat de Palestine dans les fron­tières de 1967 avec Jéru­salem Est comme capitale.

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Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter


 

Voir aussi :

 

Les belles boulettes de David Pujadas au 20 h

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 04:51

 

Mercredi 29 février 2012

28362.jpgUn message de Philippe DERUDDER.

Bonjour à tous

Pour le citoyen lambda, dont je fais partie, il est bien difficile de se faire une opinion sur les évènements qui se déroulent dans le monde actuellement. On nous montre de grand méchants dictateurs (enfin que l'on découvre dictateurs aujourd'hui) contre lesquels se soulèvent les peuples asservis, avec l'appui, heureusement, des grandes démocraties dont le seul objectif est de pacifier, et d'aider à libérer les peuples de la tyrannie pour que triomphent les droits de l'homme (Snif c'est beau). C'est ce que je comprends, mais ce n'est que ma compréhension au travers de l'info reçue par les grands média.

Mais si on fouille un peu, si on prend en compte des témoignages moins médiatisés, si on accepte de ne pas voir qu'une mosaïques de faits isolés les uns des autres, et si on relie tout cela aux intérêts des puissances dominantes actuelles, alors ces évènements prennent un tout autre sens, moins glorieux certes et certainement moins porteurs d'un avenir pacifié...

je ne cherche pas ici à prendre position pour ceci ou cela. Je veux juste dire aux citoyens du monde que vous êtes comme moi, que ce que l'on nous dit et ce que l'on nous présente  n'a rien à voir avec la réalité. L'actualité de ces dernières années démontre combien les progrès de la communication sont utilisés pour mieux  conditionner, endormir, manipuler le "bon peuple". Je parle de ces dernières années, mais des historiens, à la lumières d'archives maintenant rendues publiques, sont en train d'écrire une autre version de l'histoire que celle que nous avons reçue. C'est le cas pour les deux grandes guerres. Ce n'est donc pas nouveau. Ce qui est nouveau par contre. C'est qu' aujourd'hui nous avons les moyens d'aller au delà de la version officielle des choses. C'est précieux car c'est annonciateur d'une grande transformation des sociétés. Ainsi  il me semble important, même sans certitude, de s'ouvrir à un autre regard pour relativiser tout cela et ne pas se laisser entrainer malgré nous dans un avenir où une fois encore nous serions les pions de joueurs d Échecs qui ont des objectifs tout autres que d'établir paix, droits de l'homme et justice sociale dans le monde.

Si vous avez peu de temps voici un l'article d'un journal indépendant basé en Suisse. Une synthèse rapide des enjeux géopolitiques qui échappent à la plupart et qui ne sont pas à négliger si on veut y comprendre quelque chose

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3165


Si vous voulez plus mais avec plus de temps je relaye un courriel de Jean Jacques Rey avec de nombreux liens

Bien cordialement
Philippe Derudder
Ambassadeur-Ford-a-Hama--Syrie--en-juillet-2011-jpg

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Il y a une campagne d'enfumage sévère sur la situation en Syrie qui me décide à organiser une petite expédition contre la propagande, et cela fait un moment que cela me démangeait sur ce sujet ; mais j'ai voulu prendre le temps de construire ma réflexion, tant nous sommes tentés de croire plus facilement ce qui conforte nos idéaux que le contraire...
C'est quand même incroyable, après les énormités qui ont favorisé les interventions en Irak, Afghanistan, Libye, etc., les médias "mainstream" (dominants), collaborent jusqu'à la caricature (et je pèse mes mots) aux desseins impérialistes des gouvernements occidentaux, ils replongent tête baissée dans l'intox des services secrets et officines diverses... Je ne suis pas loin de penser que certains reporters : à leur insu, car voulant exercer consciencieusement et courageusement leur métier, ont servi de faire-valoir et de chair à canon pour émouvoir l'opinion publique, internationale, en vue d'une "inéluctable" et énième intervention à caractère "humanitaire" ; tout cela en vue d'isoler l'Iran, partie avancée d'un bloc géopolitique, rival ; ce qui pourrait conduire à un embrassement planétaire...
On se demande à quoi sert l'intelligence (supposée) de certains de nos dirigeants !
Décidément, par ordre de considération générale, je crois que l'information ne doit dépendre d'aucun pouvoir, mais qu'on doit lui en donner les moyens...à commencer par la déconnecter du commerce comme bien d'autres services rendus à la société humaine d'ailleurs.
 
 
 
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Syrie - Désinformation massive
http://www.pierrepiccinin.eu/article-syrie-desinformation-massive-100255439.html

par Pierre PICCININ, en Syrie, décembre - janvier 2011/2012
Au terme d’un nouveau séjour d’observation en Syrie, force est d’admettre que, plus que jamais depuis le début des événements, la réalité du terrain diffère du tableau catastrophiste qu’en proposent les médias en Europe et aux États-Unis.
Très éloignée de la vision simpliste d’une insurrection populaire contre une dictature, la conjoncture syrienne se décline effectivement de manière plus complexe et l’opposition au président al-Assad, bien loin de constituer un bloc solidaire, se révèle fragmentée et très locale. À l’intérieur du pays et dans les grandes villes, le calme règne, et l’armée régulière est fidèle au gouvernement, soutenu, fût-ce par défaut face à l’islamisme radical, par une majorité de la population, à commencer par les communautés alaouite et chrétiennes, mais aussi par la classe moyenne sunnite, favorable aux réformes économiques entreprises depuis 2000.
Seules les villes de Hama et de Homs connaissent des troubles significatifs, et des agglomérations de moindre importance, le long des frontières turque et libanaise, à travers lesquelles s’infiltrent des combattants, armés et soutenus par l’étranger.
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Siège de Homs : à qui la faute ?
http://www.michelcollon.info/Siege-de-Homs-a-qui-la-faute.html

Nul ne peut rester indifférent devant les images effroyables qui nous viennent de Homs. Nul ne peut rester de marbre devant la souffrance de ces familles terrées dans leurs caves, sans pain, sans eau et sans espoir. Les obus pleuvent et s'écrasent dans un bruit assourdissant, fauchant des vies sans demander l'âge ni l'identité de leurs victimes.
Devant le drame de Homs, on ne peut qu'éprouver rage et colère à l'encontre du président syrien, de son parti et de son armée. Mais ce camp aujourd'hui en pleine offensive après avoir été totalement débordé par la violence terroriste, est-il le seul à blâmer ? L'Armée syrienne libre (ASL) qui, depuis des mois, tient des quartiers entiers en otage, entraînant une partie de la population dans une aventure militaire incertaine n'est-elle pas autant responsable de cette tragédie ? Début novembre, le régime de Damas avait promis une amnistie à tous les insurgés qui rendraient leurs armes pour autant qu'ils n’aient pas de sang sur les mains. Si l'on peut légitimement douter de la bonne foi du régime, rappelons-nous tout de même que ce type d'engagement gouvernemental a été respecté et même validé par les observateurs de la Ligue arabe.
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Pour la libération de nos compatriotes et confrères prisonniers à Baba Amr
http://www.voltairenet.org/Pour-la-liberation-de-nos

Plusieurs journalistes sont retenus dans la zone close de Baba Amr. Selon les dirigeants atlantistes, ils sont empêchés d’en sortir par l’armée syrienne qui pilonnerait le bastion rebelle. Présent sur place et témoin privilégié des négociations, Thierry Meyssan rend compte de la réalité : les journalistes sont prisonniers de l’Armée « syrienne » libre qui les utilise comme boucliers humains. Le Croissant Rouge syrien a été empêché par les rebelles de les évacuer.
Nos confrères Marie Colvin (Sunday Times) et Rémi Ochlik (IP3 Presse) ont été tués mercredi 22 février 2012 dans la zone rebelle à l’ intérieur de Homs.
Selon des agences de presse occidentales citant l’Armée « syrienne » libre, ils ont été victimes du pilonnage du quartier par les forces de Damas. Cependant, l’Armée nationale n’a fait usage de lanceurs de roquettes multiples que pendant une très courte période pour détruire des postes de tir, et à aucun moment après le 13 février. En outre, si la ville était pilonnée depuis 21 jours, comme l’indiquent les agences de presse, il y a longtemps qu’elle ne serait plus qu’un tas de ruine sans âme qui vive.
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Syrie : La prochaine guerre « humanitaire » de l’OTAN ?
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29351

Les mensonges médiatiques et la propagande gouvernementale présentent les événements en Syrie comme un « mouvement de protestation pacifique ».
Les « manifestations » ne sont pas issues de clivages politiques internes tels que décrits par les médias dominants. Depuis le tout début ils sont le résultat d’une opération clandestine du renseignement des États-Unis et de l’OTAN visant à déclencher le chaos social, dans le but de discréditer tôt ou tard le gouvernement de Bachar Al-Assad et de déstabiliser la Syrie en tant qu’État nation.
Depuis la mi-mars 2011, des groupes islamistes armés, appuyés clandestinement par les services de renseignement étasunien et israélien, ont mené des attaques terroristes contre des édifices gouvernementaux, incluant des incendies. Des tireurs professionnels et embusqués, dont des mercenaires, ont ciblé les policiers, les forces armées, ainsi que des civils innocents. Ces faits sont amplement documentés. Tel que souligné dans le rapport de la mission d’observation de la Ligue arabe, il existe des preuves abondantes démontrant que ces groupes armés ont tué des civils.
Alors que l’armée et le gouvernement syriens ont une lourde responsabilité, il convient de souligner le fait que ces actes terroristes, incluant le meurtre délibéré d’hommes, de femmes et d’enfants, font partie d’une initiative des États-Unis de l’OTAN et d’Israël consistant à appuyer, entraîner et financer une « entité armée » opérant en Syrie.Selon des reportages, les preuves confirment que des agents du renseignement étrangers ont intégré les rangs des rebelles.
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A propos de la Syrie
http://blog.mondediplo.net/2012-02-23-A-propos-de-la-Syrie

Dans une conversation téléphonique entre le président russe et le roi saoudien, ce dernier a affirmé à son interlocuteur que tout dialogue sur la Syrie était « maintenant futile » (agence de presse saoudienne, 22 février 2012). Qu’est-ce à dire ? Que la seule voie possible est celle de l’intervention militaire ? Qu’il faut armer l’opposition ? Il semble bien que c’est dans cette direction que s’oriente la réunion des amis de la Syrie qui se tient vendredi 24 février à Tunis.
Le soulèvement en Syrie, qui va bientôt entrer dans sa seconde année, pose des questions dramatiques auxquelles il n’existe pas de réponses simplistes — à moins de jouer la politique du pire. Il faut rappeler ce que le renversement de Saddam Hussein par les Etats-Unis a coûté, coûte et continuera de coûter aux Irakiens dans les prochaines décennies.
Les causes de la révolte :
La révolte en Syrie est née des trois mêmes causes qui ont provoqué, du Maroc à l’Irak, des mouvements de contestation :
— le refus d’un régime autoritaire, de l’arbitraire total de l’Etat et de ses services de répression, de la banalisation de la torture ;
— l’ampleur de la corruption – l’ouverture économique (largement encouragée par l’Occident) ayant abouti à l’accaparement des richesses nationales par une mafia autour du chef de l’Etat –, la richesse ostentatoire d’une petite caste contrastant avec une pauvreté qui accompagne le désengagement de l’Etat (voulu aussi par les conseillers occidentaux) ;
— le poids de la jeunesse. La génération la plus nombreuse de l’histoire qui arrive à l’âge adulte dans les pays arabes et qui, bien que mieux éduquée, ne dispose pas des moyens d’une insertion sociale – du travail, mais pas seulement, également l’exercice des responsabilités – à la hauteur de ses aspirations.
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LA RUSSIE LACHERAIT-ELLE LA SYRIE ? COMMENT NAVIGUER ENTRE DEUX MERS ?
http://www.centpapiers.com/la-russie-lacherait-elle-la-syrie-comment-naviguer-entre-deux-mers/90724

« La Russie lâche Damas et l’ONU s’agite », titrait le journal Libération le samedi 17 décembre (1). Le quotidien jaune – propriété du milliardaire Édouard de Rothschild – s’agite depuis quelques mois, à l’unisson avec quelques autres torchons français, et réclame une agression ‘humanitaire’ contre la Syrie victime d’infiltration d’escadrons de la mort, de snipers et de mercenaires bénéficiaires de l’aide française, turque, israélienne et américaine.
Le journal obéissant à son créancier – officier de l’État-major Sarkozyste – se réjouit vertement du revirement diplomatique russe, qui,  jeudi le 15 décembre 2011 présentait à l’ONU un projet de proposition sur la Syrie coincée entre la Caspienne et la Méditerranée. Le lecteur qui ne lirait que le titre et le chapeau de l’article aurait la fausse impression que le Kremlin capitule complètement et s’apprête à soutenir une résolution à «la libyenne» au Conseil de sécurité de l’ONU. Autant dire que les aviations franco-britannique et israéliennes obtiendraient l’ autorisation de bombarder  la population civile, massacrant des milliers de syriens sous prétexte d’empêcher leur massacre – un ‘remake’ du tragique drame libyen, du « déjà vu », écriraient les scénaristes hollywoodiens.
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Syrie en ébullition, navire de guerre américain en Mer Noire
http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/Mer_Noire_Etats- Unis_Russie_Syrie_base_navale_changement_de_regime_130611.htm

.../...
Il ne fait aucun doute que les États-Unis accentuent la pression sur la flotte russe en Mer Noire. La provocation des Etats-Unis se déroule dans le contexte de la crise en Syrie. La Russie bloque obstinément les tentatives étasuniennes de racolage pour une intervention en Syrie du style de celle en Libye. Pour Moscou, si les Etats-Unis veulent un changement de régime en Syrie, c’est principalement pour obtenir la liquidation de la base navale russe dans ce pays.
La base syrienne est le seul point d’ancrage de la Russie en Méditerranée. La flotte russe en Mer Noire dépend de sa base en Syrie pour maintenir une présence effective en Méditerranée. Avec la création de bases militaires américaines en Roumanie et l'apparition du navire de guerre américain dans la région de la mer Noire, l'encerclement [de la marine russe] se resserre. C'est un jeu du chat et de souris, où les États-Unis prennent le dessus.
Le régime dirigé par Bechar el-Assad est ostensiblement répressif, puisque des massacres sont rapportés presque quotidiennement. Mais les reportages occidentaux passent totalement sous silence l’aide extérieure apportée à l'opposition syrienne. Personne ne s’intéresse à prouver ou à mettre doute, par exemple, les circonstances dans lesquelles 120 personnes de la sécurité syrienne auraient pu être tuées lors d’un seul « incident ».

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Marchands d'armes et néo sionisme,

les 2 mamelles d'un Journalisme de désinformation et de propagande

Par eva R-sistons

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 04:48

 

WASHINGTON (Reuters) - A trois jours d'un entretien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Barack Obama se dit prêt, le cas échéant, à recourir à l'option militaire pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, tout en mettant en garde contre une action unilatérale israélienne.

Estimant qu'un Iran nucléarisé serait inacceptable, le président américain déclare dans une interview à la revue Atlantic Monthly: "Je pense que le gouvernement israélien reconnaît qu'en tant que président des Etats-Unis, je ne bluffe pas."

"Je pense que les gouvernements tant iranien qu'israélien savent que lorsque les Etats-Unis déclarent que la possession par l'Iran d'une arme atomique est inacceptable, nous sommes sérieux."

Barack Obama répète que "toutes les options sont sur la table" en ajoutant explicitement que cela inclut un "élément militaire".

Le chef de l'exécutif américain a tenu ces propos lundi. L'interview a été publiée ce vendredi.

Barack Obama explique que la perspective d'un Iran nucléarisé entraînerait une course aux armements au Moyen-Orient "très dangereuse pour le monde".

Dans le même temps, le président américain juge qu'une action militaire unilatérale des Israéliens aurait des "conséquences potentielles non voulues".

"A un moment où l'Iran ne suscite guère de sympathie et où son seul véritable allié, la Syrie, est acculée, voulons-nous une distraction qui permettrait soudainement à l'Iran de se présenter comme une victime?" interroge Barack Obama.

A Ottawa, où il a rencontré vendredi son homologue canadien Stephen Harper, Benjamin Netanyahu a déclaré que son pays se réservait le droit de se défendre tout seul face à l'Iran.

Pour Netanyahu, la communauté internationale ne devrait pas autoriser la République islamique "à chercher sans relâche à acquérir des armes nucléaires".

"S'agissant d'Israël, comme tout pays souverain, nous nous réservons le droit de nous défendre contre un pays qui appelle et travaille à notre destruction", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Le chef du gouvernement israélien s'est dit hostile à la reprise de négociations sur le dossier nucléaire entre les grandes puissances et Téhéran. Selon lui, les Iraniens se servent uniquement de ces contacts pour gagner du temps et progresser dans leurs travaux.

"Je pense que la communauté internationale ne doit pas tomber dans ce piège", a-t-il dit.

Caren Bohan, David Ljunggren et Jeffrey Heller; Jean-Loup Fiévet, Guy Kerivel et Jean-Stéphane Brosse pour le service français

 

http://fr.news.yahoo.com/barack-obama-dit-ne-pas-bluffer-sur-loption-213850100.html

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 04:43
HOTO
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Kaboul comme Dien Bien Phu...

 

Opinion de René Cagnat

 

Kaboul comme Dien Bien Phu...

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*Le colonel (retraité) René Cagnat, 70 ans, est un spécialiste reconnu de l'Asie centrale, où il vit, à Bichkek (Kirghizstan). Il propose notamment des services pour la découverte de ces régions: son site est ici. Ancien attaché militaire en Urss et dans les pays de l'Est, René Cagnat a également servi à Berlin, au SGDN et à la DAS. Il a quitté le service actif en 1999. Docteur en sciences politiques, chercheur à l'IRIS, il est l'auteur de nombreux livres et articles. On lui doit notamment "la Rumeur des steppes" (Payot, 2001) dont une nouvelle version doit paraitre le mois prochain.


A la suite d'un séjour à Kaboul en 2008, il avait écrit cet article, qui n'avait alors connu qu'une diffusion confidentielle. Il y comparait la capitale afghane avec Dien Bien Phu. "une garnison assiégée que menacerait tôt ou tard le fanatisme et l’ostracisme des Afghans. J’avais alors été frappé, nous confie-t-il aujourd'hui, notamment à Kaboul, par la « promiscuité » dangereuse entre bases et banlieues proliférantes. Aujourd’hui, la situation est la même, mais les banlieues s’insurgent : la population afghane, révulsée par les bourdes à répétition des Américains, vomit littéralement les occupants étrangers. (...) Le printemps va être très difficile à vivre pour un corps expéditionnaire qui amorce à peine son repli. La guerre n’est pas encore perdue,mais elle n’a plus de sens! Avant que l’étau ne se resserre, il faut la terminer dignement mais vite, d’ici la fin d’année, par un rétablissement provisoire de nos unités en Afghanistan du nord et en Asie centrale."


A sa demande et alors que la situation se dégrade dans le pays, suite à l'affaire des Corans, nous publions cet article de 2008. Il n'a malheureusement rien perdu de son actualité.
Jean-Dominique Merchet
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"Une arrivée en avion à Kaboul remet en mémoire Dien-Bien-Phu. Les dimensions de la vallée, les contreforts qui la dominent, l’aéroport hérissé de défenses et jusqu’aux points d’appui adossés aux axes d’entrée, tout cela remémore la cuvette où nos soldats connurent, en 1954, le désastre et la gloire.


Mais la ressemblance ne s’arrête pas là. La capitale afghane, peuplée aujourd’hui de trois millions de quasi réfugiés, passe à l’état de siège : alors que les Taliban s’infiltrent dans la population, les routes d’accès se ferment. Les Etats-Unis et l’OTAN vont jusquà payer indirectement les insurgés pour obtenir l’approvisionnement terrestre de la garnison. (...) Notons que l’environnement populeux de Kaboul est mille fois plus dangereux que celui, agreste, de Dien-Bien-Phu : il permet d’installer des commandos auprès des points d’appui et fournit le terreau d’un fanatisme qui pourrait submerger les défenseurs.


Le peuple afghan, au fil de son histoire, a plusieurs fois illustré sa capacité à chasser les étrangers. Il est facile d’envahir l’Afghanistan, pays divisé dans lequel on peut toujours s’appuyer sur une faction. Mais le tenir est une autre affaire ! L’Afghan, en effet, et en particulier le Pachtoun, se caractérise par une xénophobie latente. Pour peu que le nouveau venu fasse preuve d’arrogance, pour peu qu’il n’appartienne pas à l’islam, et voici l’unité qui se reconstitue contre lui. Les Anglais qui ont essuyé en moins d’un siècle, de 1838 à 1921, trois échecs en s’aventurant en pays pachtoun, auraient dû s’en souvenir.
Mais non !


Quel Anglo-saxon revenu à Kaboul s’est rappelé le désastre infligé en 1842 aux 4500 hommes du premier corps expéditionnaire britannique ? Contraints de quitter la capitale afghane, ils ont disparu à l’exception d’un seul, le docteur Brydon. Aujourd’hui, comme en 1880, voici les mêmes Britanniques enlisés dans l’Helmand. Sait-on qu’alors, dans cette province même, au cours de la bataille de Maïvand, l’armée de Sa Majesté, face à des guerriers déchaînés, s’est débandée perdant 800 hommes sauvagement tués, tous ses canons et, même, ses deux étendards ? Les Afghans, il est vrai, avaient été fanatisés par une passionaria locale, Malalaï, qui leur répétait : « si tu reviens vivant de Maïvand, la honte sera sur toi ! ». En 1919, enfin, alors que l’émir Amanullah, ulcéré par les contrôles anglais sur sa politique étrangère, vient d’attaquer à l’improviste la garnison anglaise, Londres, déjà, se met à bombarder par avion le palais royal. Le monarque fait mine de céder, mais la maladresse anglo-saxonne laisse des traces profondes dans un peuple plus indomptable que jamais.


Il le montre de 1979 à 1989 contre les Soviétiques. Face à la montée des périls, ces derniers ont le mérite de réussir un repli avant que la nasse ne se referme sur eux. Cette nasse correspondait à un étranglement terrestre de la capitale par les résistants complété par l’utilisation de missiles anti-aériens stinger fournis par les occidentaux.
Puisse nos troupes de l’OTAN se retirer à temps ! Sinon, notamment à Kaboul, comment faire face à des foules fanatisées ? Aujourd’hui déjà, il y a pléthore de volontaires pour les attentats par kamikazes alors même que l’armement des Taliban s’améliore. Comme à l’état-major de Saïgon où prévalait le point de vue selon lequel le Viet-Minh ne pourrait installer son artillerie lourde autour de la cuvette, domine de nos jours à l’OTAN l’opinion que les insurgés ne pourront se procurer les missiles anti-aériens ou autres armements qui leur permettraient d’acquérir la supériorité. Or nombre d’ex-Soviétiques, humiliés naguère par les stinger remis aux mujjahidines, rêvent d’agir de même avec les révoltés. (...) Que deviendront les points d’appui isolés par les insurgés lorsque les hélicoptères menacés ne pourront plus assurer le ravitaillement ?


A quoi bon insister ? La guerre a été perdue dès novembre 2001. Le peuple afghan, révulsé par la dictature des Taliban, venait pourtant d’accueillir avec curiosité sinon bienveillance –hospitalité oblige- ces étrangers qui promettaient d’apporter le renouveau et la richesse. Hélas ! A peine les Américains étaient-ils arrivés qu’ils procédaient à des bombardements massifs.
Depuis, les Etats-Unis et, à leur remorque, l’OTAN, n’ont cessé d’accumuler les fautes graves. Ils n’ont pas lutté contre la culture du pavot qui finance de plus en plus l’insurrection. Ils n’ont pas établi un contact suffisant avec la population. Enfin, alors qu’ils avaient affaire à une société médiévale, ils ont promu un système démocratique inadapté, assorti d’un pouvoir fantoche : seule la famille royale, autour du roi Zaher Shah, avait l’aura et le savoir-faire nécessaires pour brider les seigneurs de la guerre et lutter contre la corruption.


Malgré l’aggravation de la situation, les Américains s’accrochent. Ils le font surtout parce que leurs bases dans la région leur offrent un pivot idéal pour prendre à revers aussi bien l’Iran ou la Chine que la Russie. Devant l’importance de l’enjeu, ne vaudrait-il pas mieux, au nom de l’efficacité, qu’ils se désengageassent, sinon des bases de Bagram et de Kandahar, du moins de Kaboul trop menacé ?


Ils retrouveraient ainsi une liberté de manœuvre leur permettant, entre autres, de mieux lutter contre la culture du pavot. Que les Russes et les Chinois – et, à travers eux, l’Organisation de coopération de Shanghaï - fussent alors obligés d’intervenir serait logique : l’insécurité afghane n’est-elle pas, d’abord, le problème des pays de la zone ?


Si les Américains persistent dans leur guerre, une question se pose, pour nous Français comme pour nos comparses de l’OTAN : comment tirer notre épingle d’un « très grand jeu » qui, pour l’instant, ne nous concerne pas (...) ?"
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFFpkAkkyyXcwCLNMp.shtml
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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 05:48

 

La guerre monétaire, une guerre mondiale

Léon Camus

 

mercredi 22 février 2012

 

L’agenda de la guerre, comme disent les Américains, est avant tout établi par la guerre économique – « celle qui fait rage et qui ne dit pas nom » avait dit feu Mitterrand – et plus encore la guerre monétaire qui suit ou accompagne comme son ombre la faillite structurelle globale. Un système en faillite parce qu’intrinsèquement pervers, basé sur le mensonge et la dette. Autant dire sur l’usure et la création de richesses virtuelles, c’est-à-dire inexistantes ailleurs que dans les jeux d’écritures informatiques, lesquelles génèrent à chaque seconde de prodigieux flux d’argent imaginaire… celui-ci se convertissant pourtant à l’arrivée en puissance bien réelle entre les mains de ceux qui le possèdent ! Une réalité “virtuelle“, celle de la « Matrice » systémique : 40 mille mds de $ telle est la masse de l’économie réelle, 700 mille mds $, vingt fois plus, tels sont les fonds circulant chaque année dans la tuyauterie télématique des places financières !


Dans la matrice systémique nous baignons dans le liquide amniotique du mensonge

Depuis 1971 et l’abandon de la convertibilité « or » du Dollar, avec la déréglementation galopante et les taux de changes flottants, les États-Unis ont bénéficié d’un système monétaire taillé sur mesure pour leur unique profit. Dispositif qui, s’il n’était pas celui d’un État soutenu par le consensus d’élites converties au fétichisme libéral, serait celui d’une organisation criminelle et mafieuse.

Aujourd’hui, les É-U reconvertis en faux monnayeurs, inondent la planète de $ dont la seule valeur est celle du papier ayant servi à les imprimer. Leurs établissements financiers avec la bénédiction du Département du Trésor ont corrompu les dirigeants des pays, notamment ceux d’un Vieux Continent tiers-mondisé, afin qu’ils endettent leurs pays, donnant en gage les biens nationaux dont ils ont l’administration et le devoir de conservation… tel est le piège tendu par Goldman Sachs et où est tombée la Grèce !

L’Agence centrale d’espionnage et de guerre subversive, autrement appelée CIA, a pour sa part produit de la monnaie « parallèle » – de vrais faux dollars – pour servir ses desseins dans les soubassements de l’économie criminelle : stupéfiants, armes, corruption active… Quant à l’État fédéral américain proprement dit, il a fait imprimer ab libitum des bons du Trésor qu’il se rachète à lui-même…. La liste est longue des 
méfaits et des forfaits perpétrés par le pays le plus obscène… et le plus prude de la planète hors ses alliés wahhabites du Qatar et d’Arabie saoudite ! Ou ses agents djihadistes et salafistes d’Al Qaïda qui, de l’Afghanistan à la Syrie en passant par la Bosnie, le Kossovo, l’Irak, le Liban, le Soudan, la Libye et ailleurs, ont servi avec un zèle tout religieux les noirs desseins de l’Amérique glauque des bas-fonds de Brooklyn sur le grand échiquier de la « domination mondiale ».

Faut-il encore parler des falsifications des statistiques économiques qui font des É-U, ce parangon de vertus démocratiques, l’émule de l’ex Union soviétique où toutes les données publiées étaient carrément fausses ? Ainsi le Pib américain serait de 35% inférieur aux chiffres officiels. D’ailleurs les Chinois, dans leurs estimations et prévisions, utilisent un Pib américain amputé de moitié ! Ce qui en gros ferait que la dette des É-U atteindrait 200% du Pib réel, c’est-à-dire revu à la baisse. Idem pour les établissements financiers et bancaires dont les bilans sont le plus souvent falsifiés par cinq compagnies de certification parties prenantes du “système“ : on l’a bien vu en 2008 avec l’effondrement, lors de la crise des “crédits hypothécaires à risque“ [subprimes], des deux sociétés de crédit les mieux cotées du marché, Freddie Mac et Fannie Mae, ainsi que la Banque Lehman Brothers. Mais auparavant l’Affaire Enron avait déjà amplement démontré le trucage d’évaluations de complaisance.

Ajoutons qu’aux É-U depuis mars 1988, le « Working Group on Financial Market » oriente, pour ne pas dire « manipule » la bourse suivant les indications de la Réserve fédérale… un consortium de banques privées, qui tente (et y parvient… là est le paradoxe et le comble, mais le roi n’est-il pas nu ?) à se faire passer pour une association à « buts non lucratifs ». Manipulation également des cours de l’or, de l’argent et des métaux précieux officialisée en 1999 par le “Washington Agreement on Gold”. Accord prévoyant que 19 banques centrales, principalement européennes dont la Suisse, mettent chaque année à la vente d’importantes quantités d’or (400 T en 2009) afin d’encadrer le cours de ce métal… Pareillement, les cours des Matières Premières industrielles ou agricoles sont extensivement refaçonnées grâce à des produits dérivés ad hoc et autres outils spéculatifs.

Toutes manipulations ayant un objectif facilement repérable : donner le change et l’apparence vu de loin, pour les non initiés, à la solidité d’un édifice financier et monétaire dominé par les É-U et sa monnaie, le Dieu Dollar. Mais tout cela n’est évidemment qu’un village Potemkine fait de carton de pâte badigeonné de trompe-l’œil à la détrempe, décors dont l’écroulement prévisible risque bien de tous nous entraîner dans sa chute finale. Si ce n’est déjà fait !

Guerre monétaire

En novembre 2008, à l’occasion du G20, la Chine populaire se faisant le porte-parole des Pays émergents (Brésil, République sud-africaine, Inde…) a pris position contre l’actuel système, demandant qu’à la référence Dollar soit désormais substituée un panier de Matières Premières (Or, Ag, Pétrole, etc. ) comme étalon de la valeur fiduciaire. Au début de l’année 2011, les réserves chinoises atteignaient 2847 mds de $ ce qui donne la mesure et le poids des recommandations émises par Pékin. Mais le projet chinois n’est pas le seul et aide d’ailleurs à mieux comprendre la bataille de l’or, beaucoup d’État, et non des moindres préconisant de revenir d’une façon ou d’une autre à l’étalon or ou à des systèmes mixtes associant au métal des bouquets de monnaies…

La Chine a ainsi pu contrebattre la politique de la Réserve fédérale et des banques centrales cosignataires du « Washington Agreement on Gold » en achetant chaque année « dix fois » la quantité d’or mise sur le marché par les banques occidentales, interdisant simultanément toute exportation d’or et d’argent tout en en autorisant les sociétés chinoises à se placer le cas échéant en défaut de paiement sur les produits dérivés afférents aux Matières Premières dont il apparaît qu’ils sont institutionnellement instrumentés à l’instigation du Trésor américain.


On comprends au tracé de ce tableau assez consternant de la situation fiduciaire mondiale, que les États, américain, anglais, européen par le biais de la BCE, et tous par le truchement de l’Otan, se mobilisent et organisent des guerres pour maintenir le monopole d’accès et de commerce sur les richesses de ce monde… Encore que le pouvoir financier ne soit certainement pas l’ultima ratio du système, celle-ci relavant in fine de la guerre sociobiologique dont l’argent et sa puissance ne sont que l’un des moyens ou que l’une des expressions.

En tout cas, la guerre de Libye aura permis de faire main-basse sur les réserves d’or de la Jamahiriya libyenne, tout comme la guerre de 2003 aura permis de piller la banque centrale irakienne dont les réserves en $ ont été évacuées par une noria d’avions cargos. Les dettes publiques soigneusement organisées avec la complicité de classes politiques compradores, cyniques et démagogiques au-delà de toutes limites, auront de leur côté permis de pomper les biens patrimoniaux, les ressources et les réserves de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne mais aussi de la France mise à l’encan.

Aujourd’hui les « camps » sont bien dessinés : les États-Unis, Israël, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, la Turquie et la ligue arabe forment une « coalition d’intérêts » à peu près soudés face à l’Iran, allié à la Syrie et au Liban, soutenu autant que faire se peut par la Chine et la Russie. Les positions de l’Irak, du Pakistan et de l’Inde sont condamnées à davantage d’oscillations en raison d’intrications d’intérêts de plus en plus denses et complexes… quoiqu’il en soit les peuples qui les composent ont conservé des tropisme plus ou moins indélébiles, l’Inde avec la Russie, le Pakistan avec la Chine. À défaut de guerre ouverte, la guerre des matières premières, la manipulations de leurs cours, la dictature de plus en plus insupportable du $ change peu à peu les équilibres… Cela n’est pas en faveur de l’Occident en crise, quels que soient ses talents en matière d’ingénierie financière car les guerres peuvent se gagner et en même temps sonner le glas final de la puissance.

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Published by eva r-sistons - dans Analyses - causes
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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 05:47

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A propos de la Syrie

A force de ménager tout le monde, de mon point de vue la dimension "guerre impérialiste", néo-coloniale, hégémonique,  n'est pas assez soulignée ! Note d'eva


jeudi 23 février 2012, par Alain Gresh

 

Dans une conversation téléphonique entre le président russe et le roi saoudien, ce dernier a affirmé à son interlocuteur que tout dialogue sur la Syrie était « maintenant futile » (agence de presse saoudienne, 22 février 2012). Qu’est-ce à dire ? Que la seule voie possible est celle de l’intervention militaire ? Qu’il faut armer l’opposition ? Il semble bien que c’est dans cette direction que s’oriente la réunion des amis de la Syrie qui se tient vendredi 24 février à Tunis.

Le soulèvement en Syrie, qui va bientôt entrer dans sa seconde année, pose des questions dramatiques auxquelles il n’existe pas de réponses simplistes — à moins de jouer la politique du pire. Il faut rappeler ce que le renversement de Saddam Hussein par les Etats-Unis a coûté, coûte et continuera de coûter aux Irakiens dans les prochaines décennies.

Les causes de la révolte Retour à la table des matières

La révolte en Syrie est née des trois mêmes causes qui ont provoqué, du Maroc à l’Irak, des mouvements de contestation :
— le refus d’un régime autoritaire, de l’arbitraire total de l’Etat et de ses services de répression, de la banalisation de la torture ;
— l’ampleur de la corruption – l’ouverture économique (largement encouragée par l’Occident) ayant abouti à l’accaparement des richesses nationales par une mafia autour du chef de l’Etat –, la richesse ostentatoire d’une petite caste contrastant avec une pauvreté qui accompagne le désengagement de l’Etat (voulu aussi par les conseillers occidentaux) ;
— le poids de la jeunesse. La génération la plus nombreuse de l’histoire qui arrive à l’âge adulte dans les pays arabes et qui, bien que mieux éduquée, ne dispose pas des moyens d’une insertion sociale – du travail, mais pas seulement, également l’exercice des responsabilités – à la hauteur de ses aspirations.

Ces trois facteurs ont permis une victoire rapide des mouvements en Tunisie et en Egypte, plus difficile au Yémen. Il a fallu l’intervention des forces militaires de l’OTAN, qui ont largement brisé le cadre du mandat de la résolution 1973 du conseil de sécurité de l’ONU, pour venir à bout du colonel Mouammar Kadhafi. A Bahreïn, le mouvement a été contenu par une intervention des chars saoudiens, mais continue à s’exprimer avec force. Ailleurs, un mélange de concessions politiques (Maroc) et de largesses financières (Algérie, Arabie saoudite) a permis — mais pour combien de temps ? — de contenir la contestation.

Qu’en est-il de la Syrie ? Le président Bachar Al-Assad, qui disposait au départ d’un certain capital de popularité, a cru que la politique régionale menée par son pays (son opposition à Israël et aux politiques des Etats-Unis) le mettrait à l’abri. Il s’est totalement trompé et, au fil des mois, il a tenté de présenter la contestation pacifique comme militarisée, manipulée de l’étranger, dont le but serait de faire disparaître un régime qui s’oppose aux ambitions israéliennes et américaines. Par son refus de s’engager dans des réformes sérieuses et un dialogue avec l’opposition, par son usage indiscriminé de la violence contre des manifestations qui, pour l’essentiel, restaient pacifiques, par un usage généralisé de la torture, il a contribué à la montée de la violence, au passage d’une partie de l’opposition à la lutte armée ; il a, d’un même mouvement, favorisé les ingérences qu’il prétendait vouloir combattre (lire « Jours de tourmente en Syrie », Le Monde diplomatique, août 2011).

Par-là même, il a aidé les desseins de ceux qui ne visent pas à la réforme (ni évidemment à l’instauration d’un régime démocratique), mais préparent une offensive contre l’Iran et espèrent faire tomber avant son principal allié arabe.

Qui peut croire une seconde, en effet, que le régime saoudien cherche à instaurer la démocratie à Damas, lui qui ne reconnaît aucune assemblée élue ? Lui dont le ministère de l’intérieur vient de déclarer que les manifestations dans l’est du pays étaient « une nouvelle forme de terrorisme » ?

Qui peut penser que les libertés sont le motif des déclarations des Etats-Unis, eux qui n’hésitaient pas à envoyer des « terroristes » arrêtés par eux se faire interroger en Syrie (pratique connue sous le nom anglais de rendition), parce que ce pays utilisait la torture ?

Qui peut croire que la démocratie est le souci de Nicolas Sarkozy, lui qui recevait Bachar Al-Assad à Paris en juillet 2008 et lui rendait visite en septembre, soutenait les dictateurs tunisien et égyptien et ne disait mot du massacre de Gaza lors de l’invasion israélienne de décembre 2008 ? Une petite anecdote significative : en ce temps-là, les journalistes du Figaro avaient reçu pour instruction de leur direction de ne plus évoquer dans leurs articles les prisonniers politiques en Syrie.

Pour tous ces pays, et pour Israël (lire ci-dessous), l’objectif est de renverser un régime allié de l’Iran, dans le cadre de la préparation d’une offensive contre ce pays.

Il est évident désormais que nombre de forces, y compris au sein du Conseil national syrien (CNS), poussent à l’intervention militaire, appuyée sur une formidable campagne médiatique.

La bataille pour la Syrie est aussi une bataille de propagande. Le régime l’a perdue depuis longtemps, tant ses affirmations sont souvent grotesques, ses mensonges patents et ses pratiques barbares. Pour autant, les informations qui déferlent 24 heures sur 24 sur toutes les chaînes de radio et de télévision, et qui n’ont souvent qu’une seule source, l’opposition à l’extérieur du pays, sont-elles vraies ? Longtemps les médias ont rejeté les informations sur la mort d’officiers et de policiers, elles sont aujourd’hui avérées ; depuis un an, régulièrement, les médias annoncent que la contestation a atteint Damas. On ne peut que regretter la mort de deux journalistes à Homs et rappeler que le régime, en interdisant la plupart du temps aux journalistes de venir ou de se déplacer, contribue à ce qu’il prétend dénoncer.

On trouvera ici un rapport qui, certes, peut être contesté sur tel ou tel de ses points, mais offre une enquête sur le terrain qui aurait mérité un peu plus d’attention : « Syrie, une libanisation fabriquée », CIRET-AVT et CF2R, 11 février 2012.

Militarisation Retour à la table des matières

A Homs, le comportement des troupes du régime est inacceptable ; elles visent à réduire, non la ville tout entière, mais les quartiers sunnites qui se sont rebellés. Car l’armée fait face à des combattants souvent dévoués et prêts à se battre jusqu’au bout, avec le soutien d’une partie de la population. Si cela explique la violence des combats, la situation ne justifie évidemment pas les exactions du régime. Il est toutefois intéressant de noter que les arguments utilisés contre le Hamas en décembre 2008-janvier 2009 (« ils prennent en otage la population en se cachant parmi elle ») ne sont pas repris dans le cas syrien ; espérons qu’ils seront aussi abandonnés lors de la prochaine attaque israélienne...

Une des dimensions les plus dangereuses de ce conflit tient aux risques de sa transformation en affrontements « confessionnels ». Il serait faux de dire que tout se réduit, en Syrie, à une appartenance religieuse ou communautaire : il existe des alaouites qui soutiennent l’opposition, et des sunnites qui préfèrent le régime aux insurgés. Mais le pouvoir, s’appuyant sur sa base alaouite, a incontestablement avivé les tensions. De son côté, l’opposition — ou certaines de ses composantes, notamment le CNS — n’est pas en reste et se montre incapable d’offrir des garanties sérieuses pour l’avenir. Personne ne semble remarquer comment les Kurdes, par exemple, qui furent parmi les premiers à manifester (notamment pour obtenir des documents d’identité) se tiennent désormais à l’écart, choqués par le refus du conseil national syrien de reconnaître leurs droits (Dogu Ergil, « Syrian Kurds », Zaman, 21 février). Pour sa part, le régime semble vouloir relancer les activités du PKK, un parti qu’il avait utilisé dans son affrontement avec la Turquie dans les années 1990 et qui reste très populaire parmi les Kurdes de Syrie.

Par ailleurs, le CNS est contesté par nombre d’opposants, qui l’accusent d’être dominé par les islamistes, avec quelques figures pro-occidentales pour parler aux médias. Ainsi, un nouveau groupe vient de se créer, le Mouvement national pour le changement (MNC), dirigé par le Dr Ommar Qurabi, ancien président de l’organisation syrienne pour la défense des droits humains (İpek Yezdani, « Syrian dissidents establish new bloc », Daily News, 21 février). Il reproche au CNS de refuser des militants alaouites ou turkmènes.

D’autres communautés, notamment les communautés chrétiennes mais aussi druze (lire Phil Sands, « Syria’s Druze community : A silent minority in no rush to take sides », The National, 22 février) hésitent, non par sympathie pour le régime, mais par crainte du chaos qui résulterait de sa chute sans négociations.

Car la militarisation du conflit est en marche, et porte avec elle les germes d’une guerre civile (peut-être la seule voie de sortie pour le régime). Un reportage du quotidien libanais Daily Star (23 février) sur l’Armée syrienne libre (ASL) confirme deux éléments que la presse occulte souvent : cette armée a des bases au Liban (et d’ailleurs aussi en Turquie) ; elle n’hésite pas aux représailles confessionnelles, en tuant des alaouites par vengeance (« FSA soldier in Lebanon discloses tactics »). De même, des combattants irakiens se sont joints aux insurgés syriens (lire Tim Arango et Duraid Adnan, « For Iraqis, Aid to Rebels in Syria Repays a Debt », The New York Times, 12 février 2012), y compris des membres d’Al-Qaida, ce qu’a confirmé le département d’Etat américain.

Nous sommes dans une impasse. L’opposition — ou plutôt les oppositions — est incapable de renverser le régime, et le régime est incapable de venir à bout de l’opposition. On peut même dire que l’avenir du régime est scellé et qu’il n’en a plus que pour quelques mois. La question est donc de savoir si le pays va s’enfoncer dans la guerre civile ou connaître une forme de transition politique qui nécessite, que l’on le veuille ou non, un dialogue.

C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre le veto des dirigeants russes et chinois à la résolution du conseil de sécurité des Nations unies du 4 février. Le texte avait été amendé pour tenir compte d’un certain nombre de leurs objections mais il continuait à demander le retrait des troupes gouvernementales des villes sans parler de l’opposition armée, et à faire référence au plan de la Ligue arabe, imposé par l’Arabie saoudite, qui impliquait la mise à l’écart de Bachar Al-Assad. Cette résolution pouvait-elle servir de couverture à une intervention militaire ? De toute évidence, c’est ce qu’ont craint Moscou et Pékin, échaudés par le précédent de la résolution 1973 sur la Libye. On peut comprendre leurs soupçons, tant les déclarations françaises et autres laissent entrevoir une action armée sous prétexte de protéger les populations.

La voie de la négociation Retour à la table des matières

Alors, faut-il ne rien faire ? Non. Mais les possibilités ne se réduisent pas à la seule option militaire. D’une part, les pressions sur la Syrie, notamment dans le domaine économique, existent (elles peuvent être renforcées à condition de cibler les dirigeants, pas la population) et amènent déjà une partie de la bourgeoisie qui soutient le régime à s’interroger. D’autre part, les premières missions de la Ligue arabe, malgré les difficultés, avaient servi à limiter la violence ; c’est l’Arabie saoudite qui a obtenu leur retrait (il faut lire le rapport qu’elles ont publié ; il n’a rien à voir avec ce qu’on en a dit dans les médias, à tel point que ce texte a été longtemps caché) ; il faudrait, au contraire, obtenir que ces missions reprennent et s’étendent. Enfin, contrairement à ce qui s’écrit, ni les Russes ni les Chinois n’ont donné un feu vert à Assad, mais tentent de faire pression sur lui. Comme le rapporte un journal libanais bien informé, les autorités syriennes se sont abstenues, sous la pression des Russes, d’utiliser l’aviation et d’autres armes de guerre à sa disposition, dans leur actuelle répression – de ce point de vue, on n’est pas dans la situation de Hama en 1982 (Al-Akhbar, 22 février 2012).

La voie de la négociation est étroite et prendra du temps. En attendant, des gens meurent… Mais une intervention militaire ferait encore plus de victimes.

De plus, mentionnons un intéressant article de Efraim Halevy, ancien directeur du Mossad et ancien conseiller national à la sécurité, paru dans le International Herald Tribune du 7 février sous le titre « Iran’s Achilles’ Heel ». Il explique, en substance, que le renversement du régime de Damas permettrait d’éviter l’alternative désastreuse : bombarder l’Iran ou intensifier les sanctions, ce qui pourrait pousser le prix du baril au-delà du supportable. En privant Téhéran de son allié syrien, en revanche, on l’affaiblirait considérablement.

 

http://blog.mondediplo.net/2012-02-23-A-propos-de-la-Syrie

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 05:46

 

 

Mali : La nouvelle guerre de l'AFRICOM ?

par Rick Rozoff

Le 23 fevrier 2012

 

 

Les dépêches de presse parlent de l’intensification des combats au Mali entre militaires et rebelles ethniques touaregs du Mouvement de libération nationale Azawad dans le nord de ce pays [1].

Comme les seules agences d’informations à portée mondiale et avec les fonds et les infrastructures pour maintenir des bureaux et des correspondants partout dans le monde sont celles qui résident dans les principaux Etats membres de l’OTAN : Associated Press, Reuters, Agence France-Presse, la BBC News et Deutsche Presse-Agentur, la couverture de l’actualité au Mali, comme ce qui se produit dans presque n’importe quel autre pays, reflète un parti pris de l’Ouest et un ordre du jour de l’Ouest.

Par conséquent, les titres typiques sur le sujet, sont les suivants :

  • Reuters : « Les armes et les hommes en provenance de Libye renforcent la rébellion au Mali »
  • CNN : « Président : des combattants touareg de Libye attisent de la violence au Mali »
  • The Scotsman : « les touareg armés du colonel Kadhafi ont touché le Mali »
  • Agence France-Presse : « La France dénonce les meurtres de l’offensive rebelle au Mali »
  • Voice of America : « Mali : La France condamne les atrocités attribuées aux rebelles touaregs »

Pour atteindre le Mali depuis la Libye c’est un voyage d’au moins 800 kilomètres à travers l’Algérie et / ou le Niger. Comme les rebelles évidemment n’ont pas de force aérienne, ni d’avions de transport militaire, les manchettes et la propagande ci-dessus implique que les combattants touaregs ont couvert à pied tout le chemin depuis la Libye jusqu’à leur pays dans des convois avec des armes lourdes à travers au moins un autre pays sans être détectés ou empêchés par les autorités locales. Et tout cela, en outre, pour lancer une offensive trois mois après l’assassinat du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi après que son convoi ait été attaqué par les bombes françaises et les missiles Hellfire US en Octobre dernier. Mais l’implication selon quoi que l’Algérie et le Niger, en particulier la première, sont complices de la circulation des combattants touaregs et des armes de la Libye vers le Mali est de mauvais augure en termes d’expansion des accusations -et des actions- occidentales dans la région.

Des Rébellions armées sont traités de façon différente dans les nouvelles du monde dominé par l’Occident selon la façon dont les rebelles et les gouvernements auxquels ils s’opposent sont considérés par les membres supérieurs de l’OTAN.

Ces dernières années, ces derniers ont fourni un soutien militaire et logistique aux formations rebelles armées -dans la plupart des cas d’attaques frontalières et à but séparatistes et irrédentistes - au Kosovo, en Macédoine, au Libéria, en Côte-d’Ivoire, en Libye et en Syrie d’aujourd’hui, et sur les front d’espionnage et « diplomatiques » en Russie, Chine, Pakistan, Soudan, Indonésie, Congo, Myanmar, Laos et Bolivie.

Cependant, les grandes puissances de l’OTAN ont adopté la direction opposée quand il s’agit de la Turquie, du Maroc (avec ses 37 années d’occupation du Sahara occidental), de la Colombie, des Philippines, de la République Centrafricaine, du Tchad et d’autres nations qui sont leurs clients militaires ou se trouvent dans des territoires contrôlé par eux, où les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux fournissent des armes, des conseillers, des forces spéciales et les dites forces de maintien de la paix.

Le battement de tambour de nouvelles alarmantes sur le Mali est le signe que l’Occident à l’intention d’ouvrir un nouveau front militaire en Afrique après la campagne aérienne de 7 mois, les forces navales et spéciales contre la Libye et la poursuite des opérations en Somalie et en Afrique centrale avec le récent déploiement des forces spéciales des Etats-Unis en Ouganda, au Congo, dans la République centrafricaine et au Sud-Soudan. En février, en Côte-d’Ivoire, voisin au sud du Mali, l’armée française, avec les complaisantes troupes des Nations Unies– « soldats de la paix » - ont effectué des tirs de roquettes sur la résidence présidentielle et démis par la force le président Laurent Gbagbo.

Le Commandement pour l’Afrique des Etats-Unis (AFRICOM) est devenu opérationnel pour la première fois en tant que force de combat dans ce qui devait être le début de la première quinzaine de la guerre contre la Libye en Mars [2011] avec l’«  Opération Odyssée Dawn  » avant de transférer la campagne vers l’OTAN pendant sept mois d’incessants bombardements et attaques de missiles.


Le Mali pourrait devenir la seconde opération militaire de l’AFRICOM.


Le pays, enclavé, est le rayon de la roue de l’ancienne Afrique occidentale française, avec des frontières avec presque tous les pays membres, sauf le Bénin : le Burkina Faso, la Guinée (Conakry), Côte-d’Ivoire, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. Il partage également des frontières avec l’Algérie, autre ancienne possession française, vers le nord.

Le Mali est le troisième producteur d’or en Afrique, après l’Afrique du Sud et le Ghana. Il a des gisements d’uranium considérables gérés par des concessions françaises dans le nord, scène des combats actuels. les exigences des touaregs portent sur l’obtention d’un certain contrôle sur l’extraction d’uranium et la répartition des recettes qu’ils génèrent. Des explorations importantes de pétrole et de gaz naturel, également dans le nord, ont été aussi menées récemment.

La nation est aussi un élément clé dans la « Coopération contre le terrorisme Trans-Sahara des États-Unis »créée en 2005 (d’abord comme Initiative contreterrorisme Trans-Sahara), qui a résulté de l ’«  Initiative pan-Sahel  » pour 2003-2004.

En mai, les « opérations spéciales de commandement en Europe, des États-Unis » a lancé la « Trans-Sahara Counterterrorism initiative » en envoyant 1.000 soldats des forces spéciales au Nord-Ouest de l’Afrique pour l’ « Opération Flintlock » (« Opération Gun Spark ») afin de former les forces armées du Mali, Algérie, Tchad, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tunisie, les sept membres de départ africains de la « Trans-Sahara Counterterrorism initiative », qui, dans son format actuel comprend également le Burkina Faso, le Maroc et le Nigeria. La Libye sera bientôt introduite dans ce format ainsi que la coopération militaire du dialogue méditerranéen de l’OTAN.

Les Forces Spéciales des Etats-Unis ont mené la première de ce qui est devenue les « Opérations Flintlock » annuelles d’exercices de contre-insurrection avec les nations mentionnées dans le Sahel et le Maghreb. L’année suivante, l’OTAN a mené des jeux de guerre à grande échelle de la «  Steadfast Jaguar  » dans l’île du Cap-Vert pour lancer la Force de réaction de l’OTAN, en vertu de laquelle elle a façonné la Force africaine auxiliaire.

« Flintlock 2007 » et « 2008 » ont eu lieu au Mali. «  Flintlock 10  » dans plusieurs pays africains dont le Mali.

Le 7 Février de cette année, les États-Unis et le Mali ont lancé l’exercice de parachutage conjoint «  Atlas Accord 12  » dans la nation africaine, mais le « Flintlock 12 », prévu pour au plus tard ce mois-ci, a été reporté en raison des combats dans le nord. Devaient y être impliqués seize pays, y compris plusieurs des principaux alliés des États-Unis dans L’OTAN.

Le « Flintlock 11 » l’an dernier comprenait des unités militaires provenant des États-Unis, Canada, France, Allemagne, Hollande, Espagne, Mali, Burkina Faso, le Tchad, la Mauritanie, le Nigeria et le Sénégal.

Lorsque l’AFRICOM est devenu un « Commandement de combat unifié indépendant » le 1er Octobre 2008, le premier nouveau commandement militaire régional des États-Unis mis en place à l’étranger dans l’après-guerre froide, l’ « AFRICOM and Special Operations Command Africa’s Joint Special Operations Task Force-Trans Sahara » a pris le contrôle des exercices « Flintlock » du « Commandement européen des États-Unis » et du « Commandement européen des opérations spéciales des Etats-Unis ».

En 2010, l’AFRICOM a annoncé que le « Commandement des opérations spéciales en Afrique » va prendre le contrôle de la « Task Force d’opérations spéciales Trans Sahara (JSOTF-TS) » et du « commandement des Opéerations spéciales et contrôle des éléments-Corne de l’Afrique (SOCCE-HOA). »

L’année dernière, la page Web de l’AFRICOM a écrit :

« Réalisé par Special Operations Command Africa, Flintlock est un exercice multinational interarmées pour améliorer l’échange d’informations aux niveaux opérationnel et tactique dans la région du Sahara, tout en favorisant une collaboration et coordination plus accrue. Il met l’accent sur l’interopérabilité militaire et la capacité d’intervention pour les États-Unis et les pays partenaires américains et européens, et les unités sélectionnées dans le Nord et Afrique de l’Ouest. »

Bien que le but déclaré de la Coopération « Trans-Sahara Counterterrorism » et de ses exercices multinationaux « Flintlock  » est de former les militaires des pays du Sahel et du Maghreb dans la lutte contre les groupes extrémistes islamiques de la région, en fait, les États-Unis et leurs alliés ont livré une guerre contre le gouvernement libyen l’année dernière avec l’appui d’éléments similaires, et l’application pratique de la formation militaire et le déploiement du Pentagone en Afrique du Nord et de l’Ouest a été la lutte contre les milices touaregs plutôt que des groupes comme « Al-Qaïda du Maghreb islamique » ou « Boko Haram » au Nigeria.

Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont également effectué et appuyé d’autres exercices militaires dans la zone à des fins similaires. En 2008, la « Communauté économique des États d’Afrique occidentale » (CEDEAO), groupe économique régional qui a été formé par la « Force auxiliaire d’Afrique de l’Ouest », soutenu par les États-Unis et l’OTAN, a mené un exercice militaire appelé «  Jigui 2008  » au Mali, « soutenu par les gouvernements des pays hôtes ainsi que la France, le Danemark, le Canada, Allemagne, Hollande, Royaume-Uni, États-Unis et l’Union européenne », comme l’a rapporté l’agence Ghana News à l’époque.

L'AFRICOM dirige également des exercices de l'« Afrique Endeavor » interopérabilité multinationale des communications principalement en Afrique de l’Ouest. La conférence de planification a eu lieu l’an dernier à Bamako, capitale du Mali et, selon l’armée US en Afrique, « a réuni plus de 180 participants provenant de 41 pays africains, d’Europe et d’ Amérique du Nord ainsi que des observateurs de la Communauté économique des Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), la Force auxiliaire Afrique de l’Est et de l’OTAN pour planifier les tests d’interopérabilité des systèmes de communication et d’information des nations participantes. » Le principal exercice a également été mené au Mali.

L’armée US est installée dans ce pays depuis au moins 2005 et Voice of America a révélé que le Pentagone avait « mis en place un centre temporaire d’opérations dans une base aérienne près de Bamako au Mali. L’installation fournira des services de soutien logistique et d’urgence pour les troupes américaines pour former les forces locales dans cinq pays de la région. »

L’année suivante, le Commandement européen des États-Unis et le chef du Commandant suprême de l’OTAN en Europe le général James Jones des Marines premier conseiller de sécurité nationale de l’administration Obama, «  a fait cette révélation [que] le Pentagone veut avoir accès à des bases ... aux Sénégal, Ghana, le Mali et le Kenya et d’autres pays africains », selon un article au Ghana Web.

En 2007, un soldat du premier bataillon, Groupe spécial de Forces 10 basé à Stuttgart, en Allemagne, qui abrite le siège de l’AFRICOM, est mort à Kidal, au Mali, où l’on combat en ce moment. Sa mort a été attribuée à un « incident non liés au combat ». L’année suivante, un soldat du programme d’aide militaire et de formation des Forces canadiennes a aussi perdu la vie au Mali.

L’année dernière, le Régiment d’opérations spéciales du Canada a envoyé des troupes dans la zone de conflit dans le nord du Mali pour ce qui a été décrit comme « une mission permanente ». Des Forces du Régiment canadien d’opérations spéciales a également participé à l’exercice «  Flintlock 11  » au Sénégal.

En Septembre 2007, un avion US de transport militaire, un Hercule C-130, a été touché par des tirs de fusil tandis qu’il parachutait du matériel aux troupes maliennes assiégées par les forces touareg.

Selon Stars and Stripes :

« L’avion et son équipage appartenant au 67è Escadron d’Opérations Spéciales, étaient au Mali dans le cadre d’un exercice déjà prévu appelé « Flintlock 2007 » ... les troupes maliennes ont été cernées dans leur  base dans la région de Tin-Zaouatene près de la frontière algérienne par des combattants armés et ne pouvaient pas se ravitailler ... Le gouvernement du Mali a appelé les forces des États-Unis pour que soit mené un parachutage ... »

En 2009 aux États-Unis annoncé qu’elles avaient fourni au gouvernement du Mali plus de 5 millions de dollars en nouveaux véhicules et autres équipements.

Plus tard la même année sur le site de la Force aérienne US en Europe a été rapporté :

« La première mission du C-130J Super Hercules en appui de la Force Aérienne des États-Unis en Afrique, ou 17è Air Force, a ouvert la porte à la future coopération de soutien entre la 86e Airlift Wing et les futures missions en Afrique.

« Le commandant de bord de la mission, le Major Robert May du 37ème escadron Airlift, et son équipage ont reçu l’ordre de voler au Mali le 19 Décembre pour ramener à la maison 17 soldats qui aidaient à la formation des forces maliennes. »

Les États-Unis ont été impliqués dans la guerre du Mali pendant près de douze ans.Les histoires récentes sur des atrocités dans les médias occidentaux alimenteront la demande d’intervention sous la « responsabilité de protéger » dans le style de celles de la Côte d’Ivoire et de la Libye l’an dernier et de fournir un prétexte à une intervention militaire des Etats-Unis et des pays de l’OTAN.

C’est possible que l’AFRICOM soit en train de planifier sa prochaine guerre.

Rick Rozoff, Chicago, le 16 février 2012.


Article original en anglais : Mali: U.S. Africa Command's New War? 15 février 2012

Article traduit de l'anglais par Germán Leyens pour Rebelión :
Mali
¿Nueva guerra del Comando África de EE.UU.?


Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

Contrat Creative Commons
Cette création par http://www.elcorreo.eu.org est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported.

El Correo. Paris, le 23 février 2012.

Notes

[1] Le peuple touareg ou imuhagh, amazighs est un peuple berbère qui habite le nord et l’ouest du Sahara et du Sahel septentrional. Pour les Touareg, le Sahara n’est pas un désert, mais, un ensemble de plusieurs et ils font la différence entre de nombreux déserts plus ou moins arides, plats ou montagneux. La langue des Touaregs ou Tamasheq est un groupe de variantes berbères - le amazighs, le tamahaq et Tamajaq (ou tamajaght). Appartenant à la famille des langues afro-asiatiques. Les variantes touareg sont les seules du groupe berbère à avoir conservé la forme écrite de l’alphabet libyco-berbère, également appelé tifinagh, dont l’utilisation a été documentée depuis le troisième siècle Av JC jusqu’au troisième siècle après JC. tout au long de l’Afrique du Nord et dans les îles Canaries. Elle est d’origine punique.

Rick Rozoff est un militant pour la paix et analyste des affaires internationales depuis quarante ans, a envoyé cet article à Media Monitors Network (MMN) de Chicago, Illinois, Etats-Unis.

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 04:50

 


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  • Divorcée, père origine bordelaise, mère russe. Licenciée es-lettres modernes, diplômée Ecole de Journalisme. Journaliste-écrivain. Carrière: Presse écrite, radio, TV, et productrice d'émissions. Auteur de plusieurs ouvrages (Hachette etc)
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