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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 22:59
Géopolitique et stratégie


Abda Aïch/ traduit par Ahmed Manai
Lundi 8 Novembre 2010


Les Usa accusés de préparer une invasion du Yémen !
Les Usa accusés de préparer une invasion du Yémen !
Sanaa : Abda Aïch
02/11/2010
Alors que le parlement a consacré une audience houleuse à l’affaire des
colis suspects ayant conduit à l’arrestation de la jeune fille Hanane
Essamaoui, libérée depuis, un homme politique yéménite a accusé les USA de
préparer l’invasion de son pays.

Le Secrétaire général du parti populaire démocratique au Yémen, Salah
Sayadi, a accusé les Usa de chercher à obtenir un pied à terre au Yémen et
qu’ils ne visent nullement de coopérer avec le gouvernement yéménite dans
la lutte contre le terrorisme. Et d’ajouter « le pays subit depuis un certain
temps des pressions américaines pour une intervention militaire directe dans la
guerre contre Al-Qaïda mais le gouvernement résiste et, actuellement, le
chantage américain touche l’île de Socotra ». Il a mis en garde contre la
tentation des USA d’utiliser l’affaire des colis suspects pour justifier une
action future contre le Yémen comme l’avait fait la Grande Bretagne à propos
du navire du capitaine Hins, pour occuper Aden au dix huitième siècle.
Bab El Mandeb

Le responsable politique yéménite a rappelé que les déclarations récentes
des américains à propos de la prétendue incapacité du Yémen à lutter
contre le terrorisme n’étaient qu'une introduction à une intervention
armée, d’autant que les USA cherchent à contrôler directement Bab El Mandab
et l’île de Socotra, dans l’océan indien, à la veille d’un grand
événement dont nous ignorons la nature mais dans lequel le Yémen sera
sûrement impliqué.

Rappelons que le parlement yéménite, réuni pour débattre de l’affaire
des colis suspects adressés à des institutions juives à Chicago, a refusé
toute intervention étrangère dans les affaires intérieures du pays et appelé
le peuple à la mobilisation. Il a cependant invité à une coopération et à
un partenariat en matière de lutte contre le terrorisme.

Exagération des américains :  

Pour sa part, le député Ali Al A’nsi a déclaré à aljazeera.net que «
les américains ont gonflé démesurément l’affaire des colis suspects ce qui
a constitué un message gravissime pour tous les yéménites » et de rappeler
que le Yémen « est très coopératif en matière de lutte contre le terrorisme
», d’espérer que « son pays ne soit pas visé » et que « la communauté
internationale ne soit pas trop injuste envers son pays », se demandant en
conclusion « que veut –on du Yémen enfin? ».

Le rédacteur en chef du site internet du parti au pouvoir, Abdel Malek
Al-Fahidi, a déclaré pour sa part que le gonflement par l’administration
américaine de l’affaire des colis suspects a pour objectif secret de
faciliter l’intervention directe au Yémen sous le faux prétexte de lutter
contre le terrorisme. Il a rappelé que la position stratégique éminemment
importante du Yémen avec son contrôle du détroit de Bab El Mandeb explique
que le président Obama ait pris la parole aussitôt cette affaire connue.

Enfin, le président Yéménite, Ali Abdallah Salah, a réitéré son refus de
toute intervention étrangère dans les affaires intérieures de son pays et
déclaré dans une conférence de presse « que nous refusons toute intervention
étrangère dans les affaires du Yémen ou pour lutter contre Al-Qaïda ».

Rappelons enfin que le conseiller du président Obama pour la lutte contre le
terrorisme, John Brian, a informé le président Yéménite le samedi dernier,
que les Usa se tenaient prêts à aider son gouvernement pour lutter contre
Al-Qaïda au Yémen ».

Traduit de l’arabe par Ahmed Manai
http://tunisitri.wordpress.com/

Source : http://www.aljazeera.net/NR/exeres/57BE6CFC-C263-4737-BD71-7D5A115EF9D3.htm?GoogleStatID=9/


Lundi 8 Novembre 2010
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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 22:52
Géopolitique et stratégie
Mardi 23 Novembre 2010


Les Etats-Unis lancent le plus important satellite d’espionnage !
Les Etats-Unis ont procédé au lancement du plus gros satellite jamais mis sur orbite, l’USA-202 qui, d'après les médias américains, doit servir à écouter les communications d'ennemis potentiels.
 
Le satellite du National reconnaissance office (NRO), l'administration qui gère les satellites espions, a été lancé par une énorme fusée Delta 4 de la société United Launch Alliance (UAL) depuis les installations de l'Armée de l'air américaine à Cap Canaveral (Foride, sud-est).
L’appareil serait placé sur une orbite géosynchrone, c’est-à-dire dans le même sens que celui de la Terre, il pèserait près de six tonnes, et son antenne, capable de se déployer, atteindrait 105 mètres de diamètre.
 
Ce lancement est le second effectué cette année par une fusée Delta 4 pour le compte du NRO, a indiqué dans un communiqué Jim Sponnick, un des responsables d'UAL, co-entreprise de Boeing et Lockheed Martin.
 
Le directeur du NRO, Bruce Carlson, avait dit en septembre que ce satellite serait le plus gros jamais lancé, sans donner d'autres précisions. Avant cela, le plus gros satellite mis sur orbite était le TerreStar-1. Satellite commercial, il avait été lancé par la fusée européenne Ariane 5 et pèse 6,9 tonnes avec une antenne de 18 mètres.
 
La fusée Delta 4 est la fusée la plus puissante du monde pour des vols non-habités actuellement en service. Mesurant 72 mètres de haut, elle a une poussée de 907 tonnes.
 
Gérées par le National Reconnaissance Office (NRO), la plupart des informations recueillies par les satellites-espions sont ensuite transmises à la National Security Agency (NSA).


Mardi 23 Novembre 2010


http://www.almanar.com.lb http://www.almanar.com.lb

 

 

http://www.alterinfo.net/Les-Etats-Unis-lancent-le-plus-important-satellite-d-espionnage-_a51989.html

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 22:35


Volker Rühe, ex-ministre de la Défense et actuel expert de la CDU pour les questions de sécurité, a déclaré dans une tribune parue dans la „Rheinische Post“ de Düsseldorf le 16 octobre 2010 : « Dans des régions d’importance vitale pour nous, l’Europe, l’ Amérique et la Russie ont des intérêts communs » Et de citer des défis communs : le soi-disant « combat contre le terrorisme », la question de la non-prolifération nucléaire et de l’instabilité au Moyen-Orient. En outre, « la Russie aurait de nombreuses possibilités de soutenir l’engagement de l’OTAN en Afghanistan » Frithjof Schmidt, le chef de la fraction parlementaire des Verts a déclaré le 22 octobre 2010 qu’il était important, « de cesser de considérer la Russie comme un ennemi ». Il faudrait créer « un véritable système de sécurité collective allant de Vancouver à Vladivostok » Cette unanimité entre des politiciens allemands de premier plan est-elle un hasard ?

Traduit par Michèle Mialane
Edité par Fausto Giudice


Brigitte Queck
Jeudi 28 Octobre 2010


Il faut voir que la dernière Conférence de Bilderberg où de grosses pointures de l’économie, des politiciens, des grands pontes des médias et des journalistes influents et sponsorisés par le patronat se rencontrent chaque année pour débattre de la stratégie et de la tactique à mettre en œuvre en direction des États qui ne font pas partie de notre « communauté de valeurs » a eu lieu récemment ! I

Il est sûr que quelques politiciens occidentaux, principalement usaméricains, aimeraient bien faire entrer la Russie dans l’OTAN. On ne peut s’empêcher à cette occasion de se rappeler comment l’Occident fit froidement main basse sur la RDA et les autres États socialistes à la belle époque de la perestroïka.

Simplement, aujourd’hui, il n’y a plus de Russie socialiste, mais une tentative de l’Occident de dépouiller totalement la Russie de sa souveraineté et de la faire entrer dans le système de valeurs occidental. Le discours-programme prononcé par Hillary Clinton le 8 septembre 2010 devant le Council on Foreign Relations a révélé l’intérêt majeur qu’y trouvent les USA.

Elle y confirme que les USA s’en tiennent à leur principe d’hégémonie mondiale. Et déclare notamment :

« La complexité et l’interdépendance qui caractérisent le monde actuel ont ouvert une nouvelle ère pour l’Amérique, une ère où notre rôle de leader mondial revêt une grande importance, même si nous devons souvent emprunter des chemins inédits. »
Et le Dr Josef Brame de la DGAP (Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik, Société allemande de politique étrangère) cite dans sa contribution « L’Occident et le monde. Perspectives politiques américaines pour l’OTAN sous la présidence d’Obama à la Zeitschrift für Außen-und Sicherheitspolitik (Revue de politique étrangère et de sécurité) n° 3/2009 les paroles du Président US :


« Une OTAN mondiale est un instrument qui permettra aux USA de promouvoir leurs intérêts à l’échelon mondial. Outre leurs alliés transatlantiques, les démocraties asiatiques doivent aussi être tenues de contribuer militairement et financièrement à un ordre mondial libéral. »
 


Valentin Drouchinine, Russie/Ukraine
L’entrée de la Russie dans l’Otan permettrait aux USA :

1/ de faire un grand pas en direction de leur rôle d’unique puissance dominante mondiale, car en acceptant de devenir membre de l’OTAN, la Russie accepterait tous les autres engagements qu’implique l’Alliance.


2/Les USA et leurs alliés de l’OTAN se verraient ouvrir un contrôle illimité sur les ressources du sous-sol russe et leur exploitation.

 
3/ La Russie perdrait toute possibilité de défendre à l’ONU un monde multipolaire.

 
4/ L’implication désormais totale de la Russie dans l’invasion de l’Afghanistan l’affaiblirait très fortement aux plans politique, économique et militaire et entraînerait sa transformation progressive en une simple province de l’Occident.


5/ Cela repousserait à plus tard, voire rendrait impossibles, l’élaboration des nécessaires solutions au problème du Moyen-Orient ou la fin de la guerre de l’OTAN en Afghanistan.


6/ En perdant le soutien de la Russie la recherche d’un ordre mondial plus juste serait renvoyée à beaucoup plus tard. Autrement dit : l’entrée de la Russie dans l’OTAN ne servirait ni les intérêts de la Russie, ni ceux de la communauté mondiale.


Merci à Tlaxcala
Source: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=2136&enligne=aff
Date de parution de l'article original: 25/10/2010
URL de cet article: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=2184

Christiane Pfohlmann, Allemagne (NATOD: jeu de mots entre NATO (OTAN en allemand et anglais), et Tod: mort)
Christiane Pfohlmann, Allemagne (NATOD: jeu de mots entre NATO (OTAN en allemand et anglais), et Tod: mort)


Jeudi 28 Octobre 2010

 

http://www.alterinfo.net/La-Russie-va-t-elle-entrer-dans-l-OTAN_a51226.html

 

 

Géopolitique et stratégie

Washington invite Moscou à participer

au bouclier antimissile européen


Jeudi 18 Novembre 2010


Washington invite Moscou à participer au bouclier antimissile européen
La Russie doit être intégrée au système de bouclier antimissile (ABM) européen actuellement en gestation, a déclaré mercredi à Washington le sous-secrétaire d'Etat américain chargé de l'Europe et de l'Eurasie Philip Gordon.

"Nous pensons que la Russie doit agir conjointement avec l'Alliance afin de créer un système ABM. Nous évoquerons la coopération dans ce domaine lors du sommet du Conseil Russie-OTAN", a dit M. Gordon.

Selon lui, le système ABM otanien, tout comme le bouclier européen, ne visent pas la Russie.

"Nous avons déjà éclairci ce problème et nous avons indiqué que la menace existait, cependant il ne s'agit pas de la Russie. Le système ABM est destiné à la défense contre une menace émanant de l'Iran, du Proche-Orient", a souligné le responsable.

Le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a annoncé lundi qu'une décision sur la coopération dans la défense antimissile serait prise le 20 novembre lors du sommet du Conseil Russie-OTAN de Lisbonne.


Jeudi 18 Novembre 2010


http://fr.rian.ru/ http://fr.rian.ru/

 

http://www.alterinfo.net/Washington-invite-Moscou-a-participer-au-bouclier-antimissile-europeen_a51829.html

 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 22:31
ANALYSES

L’OTAN, GENDARME MONDIAL

Bien des gens ont un haut-le-cœur rien que d’entendre nommer cette organisation.
Les vingt-huit membres de cette institution militariste, engendrée par les États-Unis, ont décidé, le vendredi 19 novembre 2010 à Lisbonne (Portugal), de créer ce qu’ils ont qualifié cyniquement de « nouvelle OTAN ».

 

Fidel Castro Ruz
Mardi 23 Novembre 2010


L’OTAN, GENDARME MONDIAL

L’ « antérieure » a vu le jour après la Deuxième Guerre mondiale, comme instrument de la Guerre froide déclenchée par l’impérialisme contre l’Union soviétique, le pays qui avait payé sa victoire sur le nazisme de plusieurs dizaines de millions de vies et d’une destruction colossale.

Les États-Unis mobilisèrent contre l’URSS, en même temps qu’une partie saine de la population européenne, l’extrême droite et toute la lie nazi-fasciste d’Europe, bourrée de haine et prête à tirer profit des erreurs commises par les dirigeants soviétiques après la mort de Lénine.

Le peuple soviétique fut capable, au prix d’énormes sacrifices, de préserver la parité nucléaire et d’appuyer la lutte de libération nationale de nombreux peuples, malgré les efforts que les États européens consentaient pour maintenir le système colonial imposé par la force au cours des siècles et qui s’allièrent dans l’après-guerre à l’impérialisme yankee quand celui-ci prit les rênes de la contre-révolution dans le monde.

L’opinion mondiale a reçu en à peine dix jours – moins de deux semaines – trois grandes leçons inoubliables : le G-20(Séoul), l’APEC (Yokohma) et l’OTAN (Lisbonne), de sorte que tous les honnêtes gens sachant lire et écrire et dont les cerveaux n’ont pas été castrés par les réflexes conditionnés que favorise l’appareil médiatique de l’impérialisme peuvent avoir une idée réelle des problèmes qui flagellent aujourd’hui l’humanité.

À Lisbonne, les chefs d’État n’ont pas prononcé un seul mot capable de transmettre de l’espoir aux milliards de personnes qui souffrent de la pauvreté, du sous-développement, de la pénurie d’aliments, de logements, de santé, d’éducation et d’emplois.

Au contraire, le personnage infatué de lui-même qui fait fonction de chef de la mafia militaire de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a déclaré, sur un ton de chefaillon nazi, que le « nouveau concept stratégique » permettait d’ « opérer n’importe où dans le monde ». Ce n’est pas pour rien que le gouvernement turc a failli bloquer sa nomination quand ce néolibéral danois, alors Premier ministre, avait, arguant de la liberté de la presse, défendu en avril 2009 les auteurs de graves offenses au prophète Mahomet, respecté par tous les musulmans.

Bien des gens dans le monde se rappellent les relations de coopération étroites nouées entre le gouvernement danois et les « envahisseurs » nazis durant la Deuxième Guerre mondiale.

L’OTAN, cet oiseau de proie incubé dans le nid de l’Empire yankee, dotée d’armes nucléaires tactiques qui peuvent être plusieurs fois plus destructrices que la bombe qui fit disparaître Hiroshima, s’est compromise aux côtés des USA dans la guerre génocidaire d’Afghanistan, encore plus complexe que l’équipée du Kosovo et que la guerre contre la Serbie où elle bombarda Belgrade et où elle aurait frôlé le désastre si le gouvernement de ce pays était resté ferme au lieu de faire confiance aux institutions de justice internationale de La Haye.

L’infâme Déclaration de Lisbonne affirme d’une manière vague et abstraite à l’un de ses points : « Soutien à la stabilité régionale, aux valeurs démocratiques, à la sécurité et à l’intégration de l’espace euro-atlantique dans les Balkans… La mission au Kosovo s’oriente vers une présence plus réduite et plus souple. »
Maintenant !

La Russie ne pourra pas non plus oublier si facilement que, quand Eltsine désintégra l’URSS, les USA en profitèrent pour avancer les frontières de l’OTAN et ses bases d’attaque nucléaire vers le cœur de ce pays, depuis l’Europe et l’Asie.
Ces nouvelles installations militaires menaçaient aussi la République populaire de Chine et d’autres pays asiatiques.

Quand ceci se passait (1991), des centaines de SS-19, de SS-20 et d’autres armes soviétiques puissantes pouvaient frapper en quelques minutes les bases militaires des USA et de l’OTAN en Europe. Aucun secrétaire général de l’OTAN n’aurait osé parler avec autant d’arrogance que ce Rasmussen.

Le premier accord concernant la limitation des armes nucléaires fut souscrit à une date aussi lointaine que le 26 mai 1972, entre le président étasunien Richard Nixon et le secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique, Leonid Brejnev, en vue de limiter le nombre de missiles balistiques antibalistiques (traité ABM) et de défendre certains points contre des missiles équipés d’ogives nucléaires.

Brejnev et Carter signèrent à Vienne, en 1979, de nouveaux accords connus comme SALT II, que le Sénat étasunien refusa toutefois de ratifier.

Le nouveau réarmement promu par Reagan, autrement dit l’Initiative de défense stratégique, liquida définitivement les accords SALT. Et la CIA avait déjà fait exploser le gazoduc sibérien.

Un nouvel accord fut toutefois signé en 1991 entre Bush père et Gorbatchev, cinq mois avant l’effondrement de l’URSS et alors que le camp socialiste n’existait déjà plus. Les pays que l’Armée rouge avait libérés de l’occupation nazie ne furent même pas capables de maintenir leur indépendance. Des gouvernements de droite qui accédèrent au pouvoir entrèrent avec armes et bagages dans l’OTAN et tombèrent aux mains des États-Unis. Celui de la RDA qui, sous la direction d’Erich Honecker, avait fait de grands efforts, ne put vaincre l’offensive idéologique et consumériste lancée depuis la capitale qu’occupaient les troupes occidentales.

Virtuellement maîtres du monde, les USA renforcèrent leur politique aventurière et guerrière.

Au terme d’une évolution bien manipulée, l’URSS se désintégra. Le coup de grâce fut assené par Boris Eltsine, le 8 décembre 1991, quand, en sa qualité de président de la Fédération de Russie, il déclara que l’URSS avait cessé d’exister. Le 25 décembre, le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau fut amené sur le Kremlin.

Un troisième accord sur les armes stratégiques fut alors signé entre George H. W. Bush et Boris Eltsine, le 3 janvier 1993, qui interdisait le recours aux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) à ogives multiples et qui fut ratifié par le Sénat étasunien, le 26 janvier 1993, par 87 voix contre 4.

La Russie avait hérité la science et la technologie de l’Union soviétique – laquelle, malgré la guerre et les énormes sacrifices qu’elle impliqua, fut capable d’égaler en pouvoir l’immense et riche Empire yankee – de la victoire sur le fascisme, des traditions, de la culture et des gloires du peuple russe.

Par la guerre contre la Serbie, un peuple slave, l’OTAN avait durement entamé la sécurité du peuple russe, ce qu’aucun gouvernement ne pouvait se payer le luxe d’oublier.

La Douma russe, indignée par la première guerre contre l’Iraq et par celle du Kosovo durant laquelle l’OTAN avait bombardé le peuple serbe, se refusa à ratifier le START II et ne le fit qu’en 2000, et, dans ce cas, pour tenter de sauver le traité ABM que les Yankees, à cette date, n’avaient pas d’intérêt à maintenir.

Les USA s’efforcent d’utiliser leurs énormes ressources médiatiques pour tromper et duper l’opinion publique mondiale.

L’administration étasunienne traverse une étape difficile par suite de ses équipées militaires. Absolument tous les pays de l’OTAN ainsi que, dans une plus ou moins grande mesure, des pays riches et industrialisés comme le Japon et l’Australie, et d’autres du Tiers-monde, sont compromis dans la guerre de l’Afghanistan, dont la boucherie suscite la répugnance et la haine des peuples concernés.

Quelle est l’essence de l’accord signé en avril dernier entre les USA et la Russie ? Les deux parties se sont engagées à réduire le nombre d’ogives nucléaires stratégiques à 1 550. Des ogives nucléaires que possèdent la France, le Royaume-Uni et Israël et qui peuvent toutes frapper la Russie, pas un mot. Pas un mot non plus des armes nucléaires tactiques dont certaines sont plus puissantes que la bombe qui rasa Hiroshima. Pas un mot de la capacité destructive de nombreuses armes classiques, des armes radioélectriques et d’autres systèmes d’armements auxquels les USA allouent des sommes toujours accrues, au point que leur budget militaire dépasse aujourd’hui celui de toutes les autres nations du monde ensemble.

Les deux gouvernements savent, et peut-être bien d’autres de ceux qui se sont réunis à Lisbonne, qu’une troisième guerre mondiale serait la dernière. Quelles illusions peuvent bien se faire les membres de l’OTAN ? Quelle tranquillité l’humanité peut-elle tirer de cette réunion ? Quel bénéfice peut-elle apporter aux pays du Tiers-monde, voire à l’économie mondiale ?

Ces chefs d’État ne peuvent même pas offrir l’espoir que la crise économique mondiale sera surmontée, ou que la situation s’améliorera et pour combien de temps. La dette publique totale des USA, à savoir non seulement celle du gouvernement fédéral, mais celle des autres institutions publiques et privées, se chiffre d’ores et déjà à 58 billions de dollars, ce qui équivaut au PIB mondial de 2009. Ceux qui se sont réunis à Lisbonne se sont-ils demandé par hasard d’où sortaient ces ressources fabuleuses ? La réponse est pourtant toute simple : de l’économie de tous les autres peuples du monde auxquels les USA ont refilé, unilatéralement, du vulgaire papier converti en devise qui, depuis quarante ans, n’a plus aucun aval en or dont la valeur est aujourd’hui quarante fois supérieure. Et ce pays dispose toutefois du pouvoir de veto au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale. Pourquoi ces messieurs n’ont-ils pas discuté de tout ça au Portugal ?

L’espoir des USA, de l’OTAN et de leurs alliés de retirer leurs troupes d’Afghanistan est chimérique. Ils devront abandonner ce pays avant de remettre, vaincus, le pouvoir à la résistance afghane. Les alliés mêmes des États-Unis commencent à reconnaître que cette guerre pourrait durer des dizaines d’années. L’OTAN est-elle prête à rester là-bas si longtemps ? Les citoyens de chaque pays impliqué le permettront-ils ? Ces messieurs ne devraient pas oublier qu’un pays très peuplé, le Pakistan partage une frontière commune d’origine coloniale avec l’Afghanistan et qu’une partie pas si négligeable de ses habitants a une origine commune.

Je ne critique pas Medvedev, qui fait bien de tenter de limiter la quantité d’ogives nucléaires braquées sur son pays. Barack Obama, lui, ne peut inventer la moindre justification. Celle selon laquelle ce bouclier nucléaire antimissile, déployé à un coût colossal, vise à protéger l’Europe et la Russie des fusées provenant d’un pays, l’Iran, qui ne possède même pas un engin nucléaire tactique, est tout simplement grotesque. Même les bandes dessinées ne vont pas si loin !

Obama a d’ores et déjà admis qu’il pourrait très bien ajourner sa promesse de retirer les soldats étasuniens d’Afghanistan et que l’impôt sur les grosses fortunes pourrait être annulé sans retard. Après le Prix Nobel, il faudrait lui concéder celui de « meilleur charmeur de serpents ».
Compte tenu de l’autobiographie de W. Bush qu’un rédacteur intelligent a rédigée à sa place et qui est déjà un best-seller, pourquoi ne lui a-t-on pas fait l’honneur de l’inviter à Lisbonne ? L’extrême droite européenne, le Tea Party de là-bas, en aurait été assurément ravie.

Fidel Castro Ruz
Le 21 novembre 2010


Mardi 23 Novembre 2010


http://www.cubainfo.ain.cu http://www.cubainfo.ain.cu

 

http://www.alterinfo.net/L-OTAN-GENDARME-MONDIAL_a52006.html

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 20:58
MONDE


Mercredi 24 Novembre 2010


Conflit coréen: Pyongyang accuse Séoul de provocation armée
Les autorités nord-coréennes accusent la Corée du Sud d'une "provocation armée absurde", rapportent mercredi les médias occidentaux citant l'agence de presse nord-coréenne KCNA.
"Les démarches sud-coréennes empêchent la normalisation des relations entre les deux Corées, entravent les contacts intercoréens dans le cadre de la Croix Rouge et ont amené la péninsule au bord de la guerre", a déclaré l'agence nord-coréenne.
D'après les informations de Séoul, la Corée du Nord a tiré mardi 23 novembre des dizaines d'obus sur l'île sud-coréenne de Yeonpyeong, en mer Jaune. Séoul a immédiatement riposté aux frappes de son voisin par 80 tirs. Deux militaires sud-coréens ont été tués, 17 autres militaires et 3 civils blessés.
Après les bombardements, les autorités nord-coréennes ont annoncé que la Corée du Sud avait ouvert le feu. "Malgré tous nos avertissements, la Corée du Sud a effectué des dizaines de tirs à partir de 13h00 (04h00 GMT). Nous avons immédiatement riposté", a indiqué l'agence nord-coréenne.
Pyongyang promet également de poursuivre les frappes contre la Corée du Sud si elle viole la frontière maritime entre les deux pays.

Echanges de tirs coréens: les réactions internationales (SYNTHESE)

Conflit coréen: Pyongyang accuse Séoul de provocation armée
Les forces nord-coréennes ont tiré mardi matin près de 200 obus sur l'île sud-coréenne de Yeonpyeong, dans la zone démilitarisée en mer Jaune, déclenchant une riposte de Séoul. Deux militaires sud-coréens ont été tués, 17 autres militaires et trois civils ont été blessés.
Les autorités nord-coréennes ont plus tard accusé la Corée du Sud d'avoir ouvert le feu près de la frontière maritime entre les deux pays. La communauté internationale a fait part d'une préoccupation unanime.
Chine
Pékin a exprimé son inquiétude avant d'espérer que la situation sur la péninsule coréenne resterait stable. "Nous espérons que les parties intéressées déploieront davantage d'efforts pour préserver la stabilité sur la péninsule", a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise Hong Lei.
Russie
La Russie a mis en garde contre une "escalade" de la situation sur la péninsule de Corée. "L'incident mérite d'être condamné et ceux qui ont pris l'initiative du bombardement de l'île sud-coréenne prennent une immense responsabilité", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Le chef de la diplomatie russe a rappelé qu'il s'agissait déjà du troisième incident analogue récent. "Autrefois ce n'étaient que des incidents isolés, alors qu'à présent il y a des morts et des blessés", a-t-il relevé.
Japon
Le premier ministre japonais Naoto Kan a chargé le gouvernement de rassembler les informations sur l'incident et de se préparer à "des démarches inattendues"."J'ai donné deux directives au secrétaire général du gouvernement et au ministre de la Défense. La première consiste à faire tout leur possible pour réunir des informations. La seconde est d'effectuer les préparatifs qui s'imposent afin de pouvoir parer à toute éventualité", a-t-il déclaré aux journalistes.
ONU
Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont décidé de se réunir d'urgence le 23 ou le 24 novembre, ont rapporté les médias occidentaux citant une source diplomatique française. Selon le diplomate, une telle réunion est déjà en cours d'organisation.
Nucléaire coréen
L'échange de tirs s'est produit sur fond de vives inquiétudes internationales face aux allégations de la Corée du Nord qui affirme disposer d'une nouvelle installation d'enrichissement d'uranium. En octobre 2006 et en mai 2009, Pyongyang a effectué des essais nucléaires, qui ont provoqué un regain d'inquiétude au sein de la communauté internationale.
Relations entre les deux Corées
Les experts estiment que la politique sud-coréenne de réconciliation et de coopération avec le voisin du Nord s'est soldée par un échec. "L'attaque nord-coréenne contre le Cheonan, navire de guerre sud-coréen, en mars 2010, qui a entraîné la mort des 46 marins, témoigne du fait que la politique étrangère de la Corée du Nord reste inchangée", estime le ministère sud-coréen de la Réunification.
Le leader actuel sud-coréen, Lee Myung-bak, a mis un terme à la politique de réconciliation avec la Corée du Nord, menée par ses prédécesseurs. Selon lui, cette approche ne pourra reprendre qu'à condition que Pyongyang renonce à l'utilisation de son arsenal nucléaire.


Mercredi 24 Novembre 2010


http://fr.rian.ru/ http://fr.rian.ru/

 

http://www.alterinfo.net/Conflit-coreen-Pyongyang-accuse-Seoul-de-provocation-armee_a52029.html

 

Commentaires:

 

 

1.Posté par thierry3468 le 24/11/2010 14:09
La "Corée "est une diversion pour masquer la situation calamiteuse de l'économie américaine et européenne .La Corée du Nord ,comme l'Iran,jadis l'Irak,a été diabolisée à dessein .Ces pays détournent l'attention de l'opinion publique et de la presse dans des circonstances difficiles .Les provocations sont souvent l'œuvre d'agents infiltrés pour mieux justifier une possible intervention,pour conforter la propagande contre ces pays.La Corée du Nord a rien à gagner dans cet épisode dramatique.Pour mieux attiser la tension,notre chouchou des médias,Obama a décidé d'avancer les exercices militaires de l'armée US et de l'armée sud coréenne dans la région....
2.Posté par tamis le 24/11/2010 15:54
c' est la preuve que c'est la Corée du Sud qui a la première lancée des tirs en direction du la Corée du Nord .Ce n'est pas non plus la peine de vouloir se cacher du soleil avec un tamis .A Lisbonne , il a était question de la Corée du nord et de l' Iran , justement parce que l' OTAN ne peut pas justifier son existence alors la question Coréenne et Iranienne lui donnent la chance de survivre encore suffisamment pour détruire ce qui résiste encore a l' impérialisme US , et accomplir leur projet de domination globalisée et mondialisée.. Ces "" manœuvres conjointes"" décidées après la provocation Sud Coréenne en disent long sur les intentions des occidentaux a l' égard surtout de la Chine , car là aussi , il faut le reconnaitre , l' occident entier craint la montée en puissance de la Chine, et ce n' est certainement pas les soidisantes ""menaces"" Sud Coréennes qui constituent le vrai danger pour le club chrétien impérialiste ....Les USA savent que pour affaiblir la Chine ,et pour redresser leurs économies , il faut passer par le coté Sud Coréen . Alors ,un changement de régime en Corée du Nord est la première étape du plan de déstabilisation de la Chine .A ce plan, comme par hasard et, a la différence des autres complots US , les européens sont dans le jeux , ils savent et pensent comme les USA que les problèmes et les difficultés dans lesquelles leur système économique se trouve carrément bloqué , résident dans la stabilité de la monnaie Chinoise en l' occurrence le YUAN ....Mais bien sur il y a l' Iran , que le club chrétien ne doit pas perdre de vue pour les exigences israéliennes.. Alors, l'acceptation de négociations avec l' Iran peut être un camouflet pour le club chrétien , et , allez attaquez en premier PIONGYONG ,change un peu pour les criminels gringos et leurs alliés, du décor irakien ,afghan et pakistanais , pour revenir ensuite , plus déterminer a en découdre avec l' Iran . Je l'ai dis a plusieurs reprises et dans différents commentaires , pour le club chrétien, pour Israël , pour les USA , il faut de la misère dans le monde , il faut que la Chine deviennent comme l' Inde et comme l' Afrique, il faut plus de prostitutions plus de maladies , plus de famines , plus de mendicités ,plus d' ignorants et d'illettrés , plus de criminalité dans les couches populaires ""tous contre tous "" C'est çà le projet judéo-chrétien dans un autre monde ""possible"".

3.Posté par ange le 24/11/2010 16:47
"pour détruire ce qui résiste encore a l' impérialisme US , et accomplir leur projet de domination globalisée et mondialisée." En fait, ils font exactement l'inverse (si ce sont eux car cela pourrait être encore autre chose) car cela attise les colères et les retranchements .
4.Posté par Séphir le 24/11/2010 17:11
ça commence à chauffer de partout : d'ailleurs , l'Ethiopie (soutenu par israel) menace l'Egypte ,
la corée du sud (soutenu par l'Empire satanique) fait monter la pression contre la corée du nord (soutenu par la Chine).
Je pense que si les forces de l'Empire USraélien agressent l'Iran, beaucoup de pays vont profiter de l'occasion pour régler leurs comptes.
ça sent pas bon du tout, on n'a jamais été aussi proche d'une 3éme guerre mondiale.
5.Posté par friedrich le 24/11/2010 17:26
Bonjour, tamis

Votre analyse à l'air pertinente, mais appeler l'oligarchie occidentale le "club chrétien" me semble complètement à coté de la plaque. Ils se foutent de cette religion comme de leur premier slip, sauf si elle leur est d'un quelconque intérêt (cf : Bush et ses bondieuseries)
6.Posté par Mario le 24/11/2010 20:47
Il est évident que le grand Satan (entendez les USA et Israel) multiplient les provocations dans le monde et cherchent des motifs pour intervenir militairement. Au Liban en accusant après la Syrie, le Hezbollah d'avoir assassiné le premier ministre Hariri. En Iran en répétant continuellement qu'ils fabriquent l'arme nucléaire. Maintenant en accusant la Corée du Nord alors que les américains avec leur sattellite sud-coréen ne cessent leurs provocations navales et aériennes dans les eaux ou à la limite des eaux nord-coréennes. La Chine sera vraisemblabement attaquée par l'OTAN dans un proche avenir. N'oublions pas que le bouclier anti-missile américain est censé protéger les Etats occidentaux + la Russie qui vient de se mettre sous sa protection n'est pas dirigé contre l'iran et pourquoi pas contre le Liban ? Ce bouclier vise à se protéger contre une riposte chinoise faisant suite à une guerre nucléaire contre l'Empire du Milieu provoquée par les occidentaux et de leurs alliés pour détruire la 2me puissance économique du monde qui échappe à toute cette mafia financière et mondialiste qui dirige les USA. CFR, Trilatérale, Bilderberg, Aipac et autres...Au lieu d'injecter de l'argent dans l'économie américaine, la Chine devrait aider et financer une révolution de couleur aux USA. Une révolution menée par une population abandonnée, paupérisée et faire éclater cet Empire qui par ses intrigues est la cause de nombreux conflits et malheurs dans le monde. Une révolution identique est également à mener en Europe pour se libérer du même Système. Une révolution patriotique et socialiste.
7.Posté par NO2NWO le 24/11/2010 20:53
Baba Vanga a prédit le début de la 3eme guerre mondiale le 11 nov 2010 par un conflit classique.
Pour le 11 nov c'est raté. Mais pour le mois c'est bon.
Il ne faut pas oublié que Baba Vanga est morte en 1996.
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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 20:51

L'OTAN a officiellement approuvé, samedi 20 novembre, à Lisbonne, son projet de transfert progressif du pouvoir aux forces afghanes, entre l'été 2011 et la fin de 2014. Par ailleurs, un 'partenariat de long terme' a été signé avec le président Hamid Karzaï. Cet accord est censé durer au-delà de la mission de combat proprement dite. Lire la suite l'article

Officiellement, la transition sera 'un processus conditionnel, non dicté par un calendrier', affirment les alliés. Et la transition, précisent-ils, ne signifie pas le retrait d'Afghanistan mais son évolution vers un rôle de soutien, puis 'de mentorat, de facilitation et enfin de pérennisation', tant pour la sécurité, que la bonne gouvernance et le développement du pays.

L'ALLIANCE 'VOUÉE À LA DÉFAITE'

Les talibans ont réagi, samedi après-midi, au projet de l'OTAN en déclarant que l'Alliance était 'vouée à la défaite'. 'Il apparaît clairement qu'après neuf ans d'occupation, les envahisseurs sont voués au même sort que ceux qui ont emprunté la même voie avant eux', affirme-t-ils dans un communiqué.

A quelles conditions s'opèrera le passage progressif du pouvoir ? Les forces afghanes devront faire la démonstration qu'elles sont capables d'affronter les défis de la sécurité. Et le gouvernement devra instaurer un état de droit ainsi que gérer les administrations locales. Quant aux régions, elles devront soutenir le développement économique. Car la transition est censée être irréversible.

L'OTAN N'EST PAS UNE 'FORCE D'OCCUPATION'

Une commission conjointe OTAN-Afghanistan, s'appuyant sur l'avis d'experts soumettra ses conclusions au gouvernement de Kaboul, qui décidera ensuite du processus de transition.

L'armée sera-t-elle en mesure d'assurer ensuite le contrôle du pays ? La question reste posée et ne reçoit généralement pas de réponse précise. Les effectifs de cette armée devaient atteindre 134 000 hommes à l'automne 2010 et 37 000 de plus l'an prochain. La police devrait, elle, regrouper quelque 140 000 hommes à la fin de 2010.... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr

 

Les peuples sont bien dupés !


Communication pure et simple.

En réalité,  on enlèvera des troupes, certes,

mais on en gardera.

Et surtout, les agents US seront là pour s'assurer que la politique de l'Afghanistan est conforme aux  intérêts des multinationales impériales. Autrement dit, le pays sera OCCUPE par les Anglo-Saxons, les Israéliens et leurs alliés...

Tout n'est qu'imposture ! eva

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 07:51

 


 
Le 8 novembre 2010
 
Les effets du réchauffement climatique pourraient donner lieu à des «combats intensifs», dit l'armée

 

Les Forces canadiennes se préparent à intervenir aux quatre coins du globe en raison du réchauffement de la planète, qui provoquera une course aux ressources naturelles, des guerres régionales violentes et des catastrophes en cascade, révèle un document inédit.

La lutte contre les changements climatiques n'est pas une priorité du gouvernement Harper, qui a souvent été accusé de nuire aux négociations internationales sur le sujet. Or, l'armée canadienne prend le phénomène très au sérieux. Elle s'attend au pire.

Ces révélations sont contenues dans un document de 176 pages, obtenu par Le Devoir, qui a été approuvé en janvier 2009 par l'état-major du quartier général de la Défense, à Ottawa. Intitulé «L'environnement de la sécurité future 2008-2030», le rapport est un résumé des menaces à venir et des possibles interventions militaires dans les prochaines années.

Dans son avant-propos, le chef du développement des Forces, le major général S.A. Beare, écrit qu'il s'agit d'un «document de référence» qui vise à «fournir à l'institution de la défense une analyse faisant autorité sur les tendances géopolitiques, socio-économiques, environnementales, technologiques et militaires actuelles et émergentes qui ont une incidence sur l'environnement de sécurité». Le rapport «s'appuie sur une recherche approfondie» qui permettra «de travailler à la planification et au développement des forces de l'avenir», peut-on lire. Le rapport complet est en ligne sur notre site Internet.

Parmi les nombreux facteurs de déstabilisation de la planète des 20 prochaines années, les changements climatiques occupent un chapitre complet du document. «Les phénomènes météorologiques de plus en plus violents occasionnés par les changements climatiques un peu partout dans le monde exigeront de fréquentes interventions militaires allant des missions de secours aux victimes de catastrophes naturelles à des opérations de stabilisation à grande échelle», écrivent les spécialistes, qui ont aussi eu recours à l'aide de plusieurs universitaires pour valider leurs conclusions.

Les pays fragiles en difficultés


Dans un graphique révélateur du document (voir ci-dessus), on constate que les points chauds actuels de la planète, mais aussi ceux à venir, se regroupent de part et d'autre de l'équateur. «À mesure que les impacts négatifs de ces phénomènes affecteront les pays en développement, déjà aux prises avec des difficultés économiques et des troubles sociaux, les tensions et les facteurs d'instabilité déjà existants s'accentueront», affirme le rapport.

Les Forces canadiennes estiment que la bagarre pour le «contrôle des ressources», comme l'eau et la nourriture, se fera essentiellement par la voie diplomatique entre États. Sauf dans certains cas: «Il est fort possible que certains d'entre eux agissent de manière agressive et irrationnelle pour défendre leurs intérêts égoïstes», peut-on lire.

Des conflits pour le contrôle des ressources à l'intérieur des États fragiles, notamment avec des guérillas, sont à prévoir. «Il sera probablement nécessaire de mener des missions humanitaires pour secourir les populations privées de tout à la suite d'une catastrophe, et éventuellement des missions de stabilisation ou de reconstruction si des troubles civils et l'instabilité entraînent des conflits entre des peuples», écrivent les stratèges militaires.

D'ici 2030, les problèmes environnementaux, ainsi que la pénurie d'eau et de nourriture, risquent de déstabiliser des régions entières, estiment encore ceux-ci. «Il se pourrait que les pressions causées par les migrations et les afflux de réfugiés ou de personnes déplacées entraînent une recrudescence de tensions ethniques, religieuses ou territoriales, de l'instabilité et peut-être l'effondrement d'États. Ces effets se manifesteront davantage dans les régions côtières (où habite 75 % de la population mondiale), surtout parmi les groupes de personnes, les secteurs de l'économie et les localités qui sont déjà sensibles économiquement ou écologiquement aux variations climatiques.»

Des effets catastrophiques

C'est que les effets des changements climatiques seront sévères, affirment les analystes militaires. «Ceux-ci auront des conséquences catastrophiques, notamment la fonte des calottes polaires, la hausse du niveau des mers, une désertification accrue et une diminution du rendement des cultures dans certaines régions (en particulier l'Afrique), la transformation des habitats, l'extinction de nombreuses espèces et une propagation accrue des maladies tropicales dans les zones tempérées. La montée du niveau des mers et la fonte des glaciers viendront sans doute augmenter la superficie des terres perdues, tandis que les infiltrations salines et la contamination réduiront l'accès aux ressources en eau potable.»

Par exemple, on prévoit que la productivité agricole en Afrique «dégringolera». «La perte de terres arables due à la désertification entraînera une diminution de 50 % des récoltes.» De plus, «les glaciers de l'Himalaya disparaîtront sans doute d'ici 2035, ce qui privera d'une source majeure d'eau potable 750 millions d'habitants de la région Himalaya-Hindi-Kush et en Chine», peut-on lire. En Europe, «on pourrait assister au contraire à un refroidissement».

Des émeutes de la faim, comme au printemps 2008 en Égypte, au Cameroun, en Éthiopie et en Côte d'Ivoire pourraient se multiplier. «Ces émeutes de la faim [...] donnent un avant-goût des effets déstabilisateurs de l'insuffisance des ressources alimentaires et des crises humanitaires à venir, qui obligeront les pays occidentaux à intervenir pour empêcher une dégradation de la situation.» Les analystes militaires concluent que les futures opérations pourraient donner lieu à des «combats intensifs».

Des opérations qui deviendront d'ailleurs de plus en plus difficiles à réaliser à mesure que le pétrole se fera rare. «La diminution prévue des ressources en carburants fossiles et la montée simultanée des prix du pétrole obligeront le ministère de la Défense à trouver d'autres sources d'énergie pour les équipements militaires. La hausse des prix du carburant rendra prohibitifs les coûts d'entraînement, sans compter les coûts des opérations au pays même ou à l'étranger, ce qui grèvera un budget déjà serré. Il faudra en priorité effectuer des travaux de recherche et développement pour trouver des formes de carburants alternatifs.»

Alec Castonguay est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Alec Castonguay publiés par Mondialisation.ca

http://consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 07:50

 

Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /2010 08:04
L’infanterie de marine des Etats-Unis
09:25 15/11/2010
© RIA Novosti. Senis Voroshilov
Par Ilia Kramnik, RIA Novosti

La Commission de la Maison Blanche pour la réduction du déficit budgétaire propose de diminuer le budget du Pentagone de 15%. Il se chiffre actuellement à près de 700 milliards de dollars. En cas d’adoption de la réforme, beaucoup de projets prometteurs de dernières décennies aboutiraient directement à la poubelle.

Les candidats à l’élimination

Le corps de l’infanterie de marine des Etats-Unis risque d’être le plus affecté, car malgré son auréole élitaire, c’est l’une des armes les plus pauvres. Les ‘’ marines ‘’ pourraient être privés du futur chasseur à décollage vertical F-35B, du véhicule blindé de combat d’infanterie IFV et de l’avion hybride de transport MV-22 (croisé entre un avion de transport et un hélicoptère).

En cas d’approbation de la proposition de la commission, d’autres unités militaires souffriront également. Ainsi, les commandes de chasseurs F-35A et de F-35C destinés respectivement à l’armée de l’air et à la marine américaine pour les cinq prochaines années seront divisées par deux. Au cours de cette période, le Pentagone envisageait d’acquérir en tout jusqu’à 350 chasseurs F-35 toutes versions confondues. Compte tenu du retard pris dans la mise en œuvre du programme Joint Strike Fighter (JSF), dans le cadre duquel le F-35 est fabriqué, et des réductions budgétaires proposées, plus de 250 appareils devraient être soustraits au nombre prévu.

De plus, la possibilité de réaliser intégralement le programme JSF, dans le cadre duquel les trois versions du F-35 sont élaborées, est remise en question.

L’abandon du F-35B et la réduction de la commande de F-35A et C sont d'autant plus susceptibles de faire grimper le prix du chasseur. Vu que son prix a atteint 150 millions de dollars l’unité, après une autre augmentation brutale (et brutale, dans les conditions de la réduction considérable du nombre des appareils commandés, elle le sera sans aucun doute), le F-35 risque de revenir plus cher qu’un F-22 (350 millions de dollars). Etant donné que le F-22, équipé de deux turboréacteurs, a des capacités bien supérieures, la production du F-35 deviendrait inutile.

Un nouvel armement : les rêves se heurtent à la réalité

Le début manqué du programme JSF, qualifié de plus en plus souvent d’échec, est conditionné par de nombreux facteurs et, avant tout, par un facteur de risque technique trop élevé.

Le ‘’ clou ‘’ du programme consistait dans la création d’un avion de combat commun pour l’armée de l’air, la marine et l’infanterie de marine dans trois versions sensiblement similaires. Cela aurait pu permettre de réduire à la fois les dépenses de production et d'exploitation.

La version pour l’infanterie de marine, le F-35B, un appareil à décollage vertical, est l’un des plus risqué du point de vue de la faisabilité du projet, et le plus cher des trois versions du F-35. L’échec de l’avion avait été programmé à l’avance en raison de la différence entre le cahier des charges formulé par les militaires et les capacités technologiques de l’industrie. Toutefois, personne n’a tenu compte de l’avis de ceux qui, au stade de la conception, déclaraient qu’à l’étape actuelle du développement, l'élaboration d'un tel appareil avait toutes les chances de rester dans le tiroir. Ni le Pentagone, ni l’industrie militaire n’ont voulu perdre le gros lot de 330 milliards de dollars sous la forme du programme d’un chasseur de nouvelle génération pour les Etats-Unis et leurs alliés.

Mais les lois du développement technologique, à l’instar des lois de la physique, ne sont pas impactées par la décision des grandes compagnies et du ministère de la Défense de les ignorer, malgré les avertissements timides venus ‘’ d’en bas. ‘’ Au final, la mise en œuvre du programme prend de plus en plus de retard, et le coût de l’avion a été multiplié pratiquement par trois par rapport aux 50-60 millions de dollars annoncés au départ, et, de toute évidence, continuera à grimper.

Lockheed Martin, l’un des principaux concepteurs, a fait laconiquement remarquer au cours d’une discussion concernant les problèmes du F-35: ‘’ Ils voulaient des avions avec les performances  suivantes : la furtivité, un seul propulseur, une suspension interne, le décollage vertical, et leurs exigences ont été satisfaites. ‘’

La même philosophie était à la base de nombreux autres programmes d'avenir pour l’armée américaine, qui font aujourd’hui l’objet de restriction budgétaire. Cela concerne les appareils de combat IFV et les appareils hybrides de transport MV-22 cités ci-dessus, et le programme ambitieux Future Combat System (FCS), dans le cadre duquel il était prévu de créer toute une famille de nouveaux appareils et d’armement pour l’armée américaine. Toutes ces conceptions créées ‘’ à la limite ‘’ des capacités technologiques ont un indice de risque technique particulièrement élevé : elles sont généralement très coûteuses et souffrent de ‘’ maladies infantiles ‘’ qui surviennent aux moments et aux endroits les plus inattendus.
 
Toutefois, ces appareils de combat ne présentent pas d’avantages décisifs en termes de capacités opérationnelles par rapport aux générations précédentes.

Ainsi, la majorité des spécialistes mettent en doute la capacité du F-35, dans un combat aérien, de prendre le dessus sur les chasseurs russes de la génération 4++ Su-30 et Su-35 qui se distinguent par une fiabilité enviable ainsi que par une charge utile et une autonomie de vol bien supérieures.

Retour à des générations antérieures ?

Dans les conditions des problèmes financiers et de la nécessité à préserver les emplois, il serait naturel pour les Etats-Unis de revenir à la production des appareils des anciennes générations. Ainsi, au lieu du F-35, il est prévu d’acquérir des lots  supplémentaires de chasseurs F-16 et F/A-18. Au lieu des appareils hybrides MV-22, l’infanterie de marine devrait recevoir des hélicoptères traditionnels SH-60 et CH-53. Cela permettrait d’économiser de l’argent. Les économies réalisées sur les hélicoptères, selon certaines sources, permettraient de réduire les dépenses de plus d’un milliard de dollars, et de conserver à la fois les emplois dans l’industrie.

Toutefois, il est clair que la réduction considérable des dépenses pour de nouveaux appareils au profit des anciens ne permettra pas aux Etats-Unis d'abaisser notablement les dépenses militaires, qui ne sont pas du tout épuisées par le budget du Pentagone.
 
Afin de réaliser des économies notables, les Etats-Unis doivent effectuer des coupes dans le budget des opérations militaires en Afghanistan, ainsi que dans celui du financement des forces militaires locales et du grand nombre d’instructeurs et de conseillers en Irak. Au cours des dix dernières années, plus de 1.000 milliards de dollars ont été dépensés pour ces campagnes, tandis que les dépenses n’ont pas cessé, et ne cessent pas, d’augmenter.

La pression financière, couplée au déroulement pas franchement réussi de la campagne afghane, a indiscutablement une incidence sur la décision de l’administration américaine, à savoir rester ou partir. Il est difficile de dire si cette pression sera suffisante pour contraindre les Etats-Unis à retirer leurs troupes d’Afghanistan.

On peut dire avec certitude que le retrait des troupes, accompagné de la suspension des projets prometteurs pour l’armée américaine, aura un impact très négatif sur l’image des Etats-Unis en tant que leader du monde occidental, et sera la meilleure preuve de la profondeur de la crise actuelle.

La Congrès et la Maison Blanche en sont certainement conscients. Mais que peut-on faire pour sauver la face, sans parler de la régularisation de la situation dans l’ensemble? La question reste ouverte.


Ce texte n’engage pas la responsabilité de RIA Novosti

 

http://fr.rian.ru/discussion/20101115/187865656.html

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 07:47
dimanche 14 novembre 2010
par Jean-Yves CREVEL
Le 2 novembre 2010, à l’annonce des traités et accords que Sarkozy avait crû pouvoir conclure au nom de la France avec le Royaume-Uni, il est possible d’observer que les membres de l’Arc Républicain de Progrès ont ressenti instinctivement et unanimement la nécessité d’une révolte, réaction révélatrice de l’authenticité de la convergence qui structure et dynamise désormais le rassemblement qui s’est constitué sur le modèle du Conseil National de la Résistance.

Ayant immédiatement conscience de l’importance de l’enjeu, les membres de l’ARP se sont abstenus de toutes réactions précipitées, ce qui ouvre la voie à la plus farouche et efficace opposition à cette nouvelle attaque à la souveraineté commise par le pouvoir aux abois. Ce délai a également permis de constater des errances ou carences surprenantes, notamment chez ceux dont on attendait une plus grande vigilance sur l’intérêt supérieur de la Nation.

A gauche

Les républicains de gauche auraient dû simplement condamner ces mauvais coups au seul motif de l’indépendance nationale, fondement de la République. Erreur, certains approuvent, d’autres se bornent à vilipender la forme, puis à condamner les textes, PARCE QU’ILS NE S’INSCRIVENT PAS DANS LE CADRE DE L’EUROPE DE LA DÉFENSE, ce qui en dit long sur le double langage et la rouerie avec laquelle ils bernent leurs propres troupes !

Ainsi, Jean-Pierre Chevènement dissimule de moins en moins sa connivence avec le pouvoir sarkozyste en approuvant ouvertement les accords : "J’approuve cet accord. Parce que c’est un accord à long terme qui peut générer d’importantes économies si l’on s’y prend assez tôt pour lancer études et programmes en commun - sur les sous-marins, les missiles, les drones... Et parce que la France et la Grande-Bretagne partagent beaucoup d’intérêts stratégiques..."

Deuxième solution, celle consistant à condamner au nom de l’Europe de la défense". Ainsi, sur son blog jean-luc-melenchon.com, le leader du Front de Gauche condamne la façon dont cet accord a été signé mais, sur le fond, il s’y oppose en ces termes : "Cet accord est aussi un mauvais coup pour le mythe de l’Europe de la défense. Les textes de l’accord n’abordent presque pas l’Europe de la défense et, à la demande des Britanniques, les différents axes de coopération sont exclusifs. Ils ne sont pas ouverts à d’autres pays membres de l’UE. Cette exclusivité de la coopération militaire franco-britannique tourne le dos à l’esprit des accords de Saint-Malo signés en 1998 par Chirac et Blair. Eux avaient affiché une volonté d’ouverture à l’Europe de la Défense. Il n’en reste rien."

Le PCF est plus discret sur sa soumission au dogme européen, il ne condamne que la forme tout en se gardant de pleurer ouvertement sur l’Europe de la défense, contrairement à son allié troskyste Mélenchon : "Le Parti communiste français condamne ce partenariat franco-britannique. Il alerte sur son caractère dangereux. Il est inacceptable que de tels engagements militaristes puissent être signés sans un débat public et sans consultation du Parlement. Celui-ci doit être saisi immédiatement afin qu’un débat de fond sur les choix nationaux en matière de défense et de sécurité soit organisé dans la plus grande transparence et dans les plus brefs délais."

Seul, Maxime Gremetz a sauvé l’honneur de la représentation nationale en ces termes, remarquables dans la bouche d’un communiste : "Jamais de Gaulle n’aurait permis ça ! "

A droite

Les souverainistes de droite, se partagent, eux aussi, en deux camps : ceux qui se taisent, même lorsqu’ils sont interpellés par leurs troupes... qui feraient bien de s’interroger sur ces coupables silences (merci à Olga Daric), et ceux, tels Jacques Myard, qui applaudissent des deux mains, PARCE QUE CES TRAITÉS ET ACCORDS NE S’INSCRIVENT PAS DANS LE CADRE DE L’EUROPE DE LA DÉFENSE : Jacques Myard se félicite du rapprochement franco-britannique : "La France tire ainsi les conséquences du mythe d’une Europe puissance et d’une Europe de la défense à 27. Les choses sérieuses ne peuvent être traitées que par les Etats et particulièrement par ceux qui font les efforts indispensables pour assurer leur défense."

Partage des rôle à l’UMPS

L’UMP applaudit, le PS se tait. L’encéphalogramme plat des partis de gouvernement étant un non-évènement, pas de commentaire.

CONCLUSION

Est-il encore possible que cette classe politique se ressaisisse ? Ces abandons de souveraineté resteront illégitimes aussi longtemps que le Peuple français ne les aura pas approuvé par référendum. Quand il est question de noyer la Défense nationale dans un conglomérat composés à la fois de sociétés privées de mercenaires, de l’OTAN, de la Défense européenne, maintenant de l’armée sarko-britannique, c’est bien de l’odieux dessein de priver la Nation des moyens de son indépendance qu’il s’agit. Formellement, seul le référendum serait la seule voie possible pour maquiller ce crime en suicide.

Aussi longtemps que le peuple souverain n’aura pas été consulté, ces traités resteront illégitimes et n’engageront que ceux qui y auront mis la main. Il s’agit bel et bien de Haute trahison, et ceux qui s’apprêtent à y tremper doivent avec conscience que le délire sarkozyste aura une fin, que, tôt ou tard, viendra le moment d’en répondre.

Comme disait le Général : "Messieurs, redressez-vous !", il faudra très bientôt revenir à la réalité, concevoir que la France n’est pas appelée à disparaître et renationaliser la Défense.

.


http://www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=559

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 07:46

 

Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /2010 06:16

 La stratégie du déclin
 
Tribune libre de Jean-Marc Desanti
 

On connaît la maxime d’Arréat : « On ne se lasse pas de changer les institutions, ne pouvant changer les hommes. » Vision philosophique assez désespérée de la nature humaine certes, mais aussi d’une lecture plus prosaïque concernant la pratique politicienne. On aurait donc voulu, devant l’agonie de  notre nation que deux ou trois choses puissent changer, en profondeur. Mais que constatons-nous ?

 

 

Le Président est toujours président, le Premier Ministre reste, la ministre de l’économie, le ministre du budget aussi, le ministre de la Culture et de la Communication, le ministre de l’éducation nationale… et le ministre de l’intérieur. Dans toute société totalitaire ce sont là les postes clés du commandement, de la propagande et des décisions. On ne touche pas aux structures mises en place par les Case Officer ( officiers traitants ) du mondialisme. Mais peut-on objecter Juppé à la Défense et Alliot-Marie aux Affaires étrangères ?

Des chiraquiens ! C’est-à-dire des impuissants, ils sont les marqueurs de la politique de patronage : Nous nous rappelons des grands chantiers de Chirac ( cancer et violence routière ), Sarkozy marquera son siècle par son action sur la « dépendance ». Sans doute que faute de créer une politique familiale d’envergure, il est préférable de transformer la France en gigantesque maison de retraite où les vieux gaulois se feront changer leurs couches par de jeunes exploités, venus d’ailleurs, acceptant de misérables salaires.

Juppé, avec sa tête de croque-mort, succédant à un type ahuri à l’élocution incertaine conviendra mieux pour disserter sur les turpitudes de l’action militaire aux services d’intérêts financiers transnationaux.

Il nous expliquera, à n’en pas douter, le pourquoi des buts de guerre : Le commerce mondial américain perturbé par le manque de débouché, provoque partout le chômage, les troubles sociaux, les faillites monétaires.  Les capitaux vagabonds en sont réduits à chercher, de place en place, à travers le monde, un abri toujours provisoire et en fin de compte, comme à leurs malsaines habitudes, les armements leur apparaissent comme le seul moyen de suppléer aux commandes civiles défaillantes. Si bien que leurs guerres ne sont qu’un expédient nécessaire et une diversion destinée à masquer la faillite.

Le « gaulliste » Juppé nous dira ce que la Chine, qui possède à elle seule la plus grande réserve de dollars et d’actifs US, comptera faire des 790 milliards en bons du Trésor américain qu’elle possède. En d’autres termes, quand la Chine pourra-t-elle ruiner les USA si ça lui chante ?

Le « gaulliste » Juppé nous expliquera combien de temps les américains vont occuper le Moyen-Orient pour encercler la Chine et contrôler les sources de matières premières nécessaires à Pékin pour continuer leur croissance spectaculaire ( le PIB a été multiplié par 9 à prix constants, le revenu réel des ménages a quintuplé, le commerce extérieur a été multiplié par 10).

La guerre dévoile toujours ses symptômes avant de se déclarer… Les USA savent que d’ici 20 à 30 ans, la Chine et l’Inde vont prendre le dessus économiquement. La Chine est l’alliée de la Corée du nord (qui possède la bombe atomique), de la Russie, qui elle même est l’alliée de l’Iran, qui lui aussi cherchera, tôt ou tard, à produire la « bombe ».

Le « gaulliste » Juppé nous dévoilera donc que nos soldats meurent pour la masse des capitalistes imprudents qui ont placé leurs fonds en valeurs américaines et qui savent qu’une défaite US entraînerait la chute de tous leurs « avoirs » et l’effondrement de leurs fortunes.

Le « gaulliste » Juppé nous révèlera, alors, pourquoi nous soutenons les gouvernements corrompus d’Irak et d’Afghanistan. Pourquoi nous sommes dans la même position que les Émigrés de l’ Ancien Régime combattant dans l’Armée des Princes contre leur propre pays. Avec cette différence toutefois que les premiers avaient laissé leurs biens en France, où la Révolution ne manqua pas de les confisquer.

Mais c’est affaire de Président dira-t-on. Juppé n’est là que pour préparer la réélection de Nicolas.

Et Nicolas … Il dodeline, fait dans l’humilité, parle de Carla qui est si intelligente …

Parfois, trop rapidement, il fait allusion au G20 où il évoquera la réforme du système monétaire dès ce mercredi avec Dominique Strauss-Kahn.

DSK -Sarko quel théâtre ! Des comédiens complices nous jouent leur pièce et le pays est si bon public …. Mais peut-on lui reprocher d’ignorer ce qui se trame dans les coulisses et de se contenter d’une fiction lourde de menaces voilées ?

« Que les apparences soient belles car on ne juge que par elles. » disait avec ironie et cruauté Bussy-Rabutin. Il parlait de la cour du roi Louis XIV. Il fut embastillé. Aujourd’hui, au sommet de l’état où règnent des Gauleiter, on se contente de minauder, de jouer à la marelle des ego et aux chaises musicales.

La répression contre le peuple ? Jusqu’ ici tout va bien : les syndicats se sont montrés responsables. Et puis pour les faux opposants, les faux révolutionnaires, bref les vrais traîtres, il y a toujours le divan rouge du consensuel Michel Drucker.

Jusqu’ ici tout va bien… Mais l’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.

 

Jean-Marc DESANTI

 

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  • Divorcée, père origine bordelaise, mère russe. Licenciée es-lettres modernes, diplômée Ecole de Journalisme. Journaliste-écrivain. Carrière: Presse écrite, radio, TV, et productrice d'émissions. Auteur de plusieurs ouvrages (Hachette etc)
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