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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 06:52

 

L’OTAN veut créer une base militaire proche des frontières russes
La ville portuaire polonaise de Szczecin, située sur les rives de la mer Baltique, est considérée comme un favori pour la création d'une base (Google Maps).

L’OTAN veut créer une base militaire proche des frontières russes

Selon les médias britanniques, qui rapportent une déclaration du Commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe (SACEUR), le général Philippe Breedlove, l’alliance atlantique envisage de créer sa plus grande base militaire en Europe de l’Est.


« La ville portuaire polonaise de Szczecin, située sur les rives de la mer Baltique, est considérée comme un favori pour la création d’une base », a précisé Breedlove, ajoutant que la base servirait à stocker des armes, des munitions et des aliments. Le tout dans le but d’assurer un approvisionnement rapide aux unités de combat proches en cas de crise.

La création de cette base à deux pas des frontières russes est évidemment à mettre en lien avec l’expansion occidentale en Europe de l’Est via l’Union Européenne. Celle-ci répond également à l’instabilité de la situation ukrainienne et apporterait un point d’appui non négligeable à l’OTAN en cas d’intervention occidentale.

 

Un pas de plus a été franchi dans la provocation de la Russie avec cette volonté de convoiter son ancienne zone d’influence et de braquer un revolver armé en direction de ses frontières. La question de savoir qui entretient l’escalade de tensions depuis plusieurs années n’est plus à se poser…

 

http://www.lebreviairedespatriotes.fr/24/07/2014/geopolitique/lotan-veut-creer-une-base-militaire-proche-des-frontieres-russes/

 

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Oui, nous sommes en guerre. Nous devons tous en être conscients.

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vendredi 1 août 2014

Quand a-t-elle commencé ?

On parle là de la guerre, bien entendu. Celle que le Capital, inextricablement emmêlé avec le Pouvoir de Washington, fait à la planète tout entière, y compris les habitants des régions situées entre le Rio Grande et les Grands Lacs.

 

 

Alors même que se terminait le second conflit mondial, qui abattit un homme réfugié dans son bunker de Berlin, déjà les vautours de Washington, Truman en tête, voulaient déjà s'attaquer à l'URSS qui leur faisait (financièrement) peur. D'où cette folie de brusquer les choses en Extrême-Orient en lâchant des bombes, deux bombes, sur un pays déjà complètement à genoux. Soyons heureux, dans quelques jours nous commémorons le soixante-neuvième anniversaire de ce massacre dont les effets durent encore.
Hiroshima, Nagasaki. Ce sont deux noms qui accuseront pour jamais le pays "guide de l'humanité".  Cela ne l'a pas empêché, depuis, de diriger sa paranoïa partout sur la planète, afin d'abattre ou écraser toute personne, toute faction, toute nation ayant la prétention de lui résister. Assassinats, guerres directes ou télécommandées, envois de commandos de la mort, désinformation continuelle et fétide, installation dans des pays un peu rétifs de dirigeants à sa solde, création d'une pseudo entité Europe complètement à sa botte et simple prolongement de ses visées expansionnistes, le cloaque puant de Washington ne recule devant rien pour consolider sa mainmise complète sur la planète.
Mais par ses exagérations mêmes, ne voilà-t-il pas qu'il voit se former face à lui une association de défense des autres grands pays du monde résolus à ne pas se laisser phagocyter ? C'est pourquoi, plus que jamais, les provocations, les carnages sous faux drapeau explosent pendant que la propaganda la plus abjecte se déploie comme des haillons de lépreux afin d'entériner ses thèses. Nul point de la planète n'est épargné, et les mille points d'appui, bases, ports, qui sont sous son contrôle lui permettent d'attaquer partout selon des modalités multiformes. Le résultat obtenu ("par TOUS les moyens") reste naturellement la suprématie totale et incontestée.
Si la Troisième Guerre Mondiale n'est pas commencée, qu'est-ce donc ? Elle a commencé le 6 août et le 9 août 1945, sans laisser au reste du monde un seul jour de répit. Elle se poursuit encore aujourd'hui, en se renforçant de jour en jour depuis quelque temps. L'écrasement de Gaza et ses habitants n'est que l'un des épisodes les plus funestes de cette offensive multiforme. Ce qui se passe en Ukraine (et dont nous en Europe de l'ouest savons en fait peu de choses) est un autre exemple, simultané, et tout aussi révoltant. Mais les coups de boutoir des riches opposants vénézuéliens à Nicolas Maduro vont exactement dans le même sens, les combats en Afrique (qui sont loin de faire la Une des journaux) sont un autre exemple. Que ce soient des supplétifs qui expédient ce genre de combat n'y change rien.
Peuples de la Terre, nous sommes donc, sans l'avoir voulu, sans le savoir le plus souvent, en guerre avec un régime qui ne l'a jamais déclarée, qui ne la déclarera pas, et compte bien arriver à ses fins quel qu'en soit le prix.  Il importe de tous s'unir pour l'abattre, de préférence grâce à l'arme économique : c'est souvent la plus efficace. Éviter les affaires avec ses industries, éviter d'acheter ses produits, éviter d'utiliser sa monnaie, ou le torchon sans valeur qui en tient lieu, voilà comment on pourra être les plus efficaces face à un système qui ne pense que par l'argent.
Oui, nous sommes en guerre. Nous devons tous en être conscients.
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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 00:07

 

 

 

 

 

L'union européenne, c'est la guerre avec l'OTAN

 

Ajoutée le 14 mai 2014

Clip l'Union européenne

c'est également l'OTAN et le traité transatlantique.

 
https://www.facebook.com/upr.regischa...



Régis Chamagne, ancien colonel de l'armée de l'air, chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Ordre national du Mérite et titulaire de la médaille de l'Aéronautique. Il est l'auteur du seul ouvrage de stratégie aérienne en langue française, « L'art de la guerre aérienne » Un livre qui a été couronné par l'Académie des Sciences Morales et Politiques. Régis Chamagne est également responsable national de l'UPR pour les questions de Défense.

 

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UPR

Parti de rassemblement, de la Droite à la Gauche, hors extrêmes, pour une libération nationale et la démocratie

 

L'UPR EST LE MOUVEMENT DE LIBÉRATION NATIONALE qui rassemble tous les Français afin de faire sortir juridiquement la France de l'euro, de l'Union européenne, et de l'OTAN.
Biographie
Étroitement inspiré du Conseil National de la Résistance de 1944, notre Programme de Libération nationale attire des Français de toutes les origines, convictions religieuses et opinions politiques. Il leur propose en effet de sortir de l'UE et de l'OTAN pour rétablir la démocratie, les services publics et la justice sociale et le message universel de la France auxquels ils sont légitimement attachés.

François Asselineau - Union Populaire Républicaine - Paris ...


UPR - Le Blog de François Asselineau

 

UPR-et-UE-resume.jpg

 

 

 

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Nouvelles de l'administratrice de ce blog

 

Sortie de mon 5 e ouvrage

et premier roman.

Le pdf est gratuit, voir ici :

 

Chantal Dupille publie son premier roman (la version pdf est gratuite)

http://chantaldupille.over-blog.com/article-chantal-dupille-publie-son-premier-roman-la-version-pdf-est-gratuite-123998839.html

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 03:22

 

Russie : des extrémistes de Pravy sektor arrêtés en Crimée (FSB)

Les combattants du Praviy sektor. Archives

Les combattants du Praviy sektor. Archives

MOSCOU/SOUKHOUM, 30 mai - RIA Novosti/La Voix de la Russie Des membres du groupe ukrainien Pravy sektor (Secteur droit) planifiant des attentats en Russie ont été arrêtés en Crimée, a annoncé vendredi le service de presse du Service fédéral de sécurité (FSB).

 

"Ce groupe criminel avait pour but de perpétrer des attentats dans les villes de Simferopol, de Yalta et de Sébastopol [en Crimée] et envisageait de détruire par la suite une série de sites d'importance vitale, dont des ponts ferroviaires et des lignes à haute tension", a indiqué la source.

Selon le FSB, les terroristes comptaient actionner dans la nuit du 8 au 9 mai des engins explosifs près du mémorial de la Flamme éternelle et du monument à Lénine à Simferopol. En outre, ils projetaient en avril dernier de mettre le feu aux bureaux de la communauté russe de Crimée et du parti Russie unie.

La Crimée a adhéré à la Fédération de Russie suite à un référendum organisé après le coup d'Etat ukrainien du 22 février. Début mars, avant le rattachement à la Russie, la Crimée avait interdit sur son sol l'activité du mouvement d'extrême-droite Pravy sektor.

 

RIA Novosti
Lire la suite:
http://french.ruvr.ru/news/2014_05_30/Russie-des-extremistes-de-Pravy-sektor-arretes-en-Crimee-FSB-5850/

 

http://french.ruvr.ru/news/2014_05_30/Russie-des-extremistes-de-Pravy-sektor-arretes-en-Crimee-FSB-5850/

 

 

 

Ukraine : des sociétés militaires privées impliquées (état-major russe)

Ukraine : des sociétés militaires privées impliquées (état-major russe)

MOSCOU, 23 mai - RIA Novosti/La Voix de la Russie Des sociétés militaires privées ont pris part aux événements en Ukraine, a déclaré vendredi le chef d'état-major général des Forces armées de Russie Valeri Guerassimov lors d'une conférence de sécurité à Moscou.

« Nous disposons de faits attestant la participation de sociétés militaires privées aux événements en Ukraine », a indiqué le général.

Selon lui, la dynamique des événements en Ukraine est telle qu'il est impossible de faire des pronostics.

Auparavant, différents médias internationaux ont fait état de la participation de mercenaires de Blackwater et de Greystone à l'opération spéciale menée par Kiev dans l'est de l'Ukraine. Toutefois, le ministère ukrainien des Affaires étrangères les a toujours démenties.

Jusqu'en 2009, la société Blackwater a participé à la guerre en Irak sous contrat avec le gouvernement américain, fournissant des services militaires et de protection. La compagnie a plusieurs fois été accusée de meurtres de civils.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_05_23/Ukraine-des-societes-militaires-privees-impliquees-etat-major-russe-3293/

 

http://french.ruvr.ru/news/2014_05_23/Ukraine-des-societes-militaires-privees-impliquees-etat-major-russe-3293/

 

 

 

 

Ukraine/est : l'armée abat 30 militaires ayant rendu les armes (militant fédéraliste)

Ukraine/est : l'armée abat 30 militaires ayant rendu les armes (militant fédéraliste)

LOUGANSK, 23 mai - RIA Novosti/La Voix de la Russie Les forces armées ukrainiennes ont abattu une trentaine de soldats ayant rendu les armes face aux combattants d'autodéfense de la « république populaire » autoproclamée de Lougansk (est), a déclaré à RIA Novosti un porte-parole des fédéralistes Ostap Tchiorni.

« Près de 30 militaires ukrainiens ont déposé les armes, et les forces régulières les ont par la suite fusillés », a affirmé l'interlocuteur de l'agence.

L'incident se serait produit à proximité de la ville de Lissitchansk de la région de Lougansk, théâtre d'intenses combats entre militaires envoyés par Kiev et militants fédéralistes.

Depuis mars, les grandes villes du sud-est de l'Ukraine, dont Donetsk, Kharkov et Lougansk, connaissent une mobilisation sans précédent des partisans de la fédéralisation du pays qui refusent de reconnaître les nouvelles autorités pro-européennes. L'armée ukrainienne y mène depuis la mi-avril une vaste opération contre les combattants des forces d'autodéfense populaire, qualifiés de terroristes par Kiev.

Les affrontements entre les deux camps ont déjà entraîné des dizaines de morts et de blessés. Sur fond de combats, les régions de Donetsk et de Lougansk ont organisé le 11 mai des référendums sur leur statut politique, à l'issue desquels la majorité des votants se sont prononcés en faveur de l'indépendance vis-à-vis de Kiev.

Les autorités ukrainiennes accusent Moscou de soutenir les protestations dans le sud-est du pays et de chercher à saper l'élection présidentielle prévue en Ukraine le 25 mai prochain. Les « républiques populaires » autoproclamées de Donetsk et de Lougansk ont déjà refusé de prendre part à l'élection du 25 mai.

 

RIA Novosti
Lire la suite:
http://french.ruvr.ru/2014_05_23/Ukraine-est-larmee-abat-30-militaires-ayant-rendu-les-armes-militant-federaliste-9513/

http://french.ruvr.ru/2014_05_23/Ukraine-est-larmee-abat-30-militaires-ayant-rendu-les-armes-militant-federaliste-9513/

Oligarque déshonoré, corrompu, Porochenko "incarne la faiblesse" selon les diplomates américains

Par défaut

Le président Barack Obama est l’un des premiers à avoir félicité Porochenko pour sa victoire à la présidentielle de dimanche dernier en Ukraine. Il s’est d’ailleurs empressé d’organiser une rencontre au cours de sa prochaine tournée européenne, à priori à Varsovie le 3 juin. Par ses diverses fonctions ministérielles, Porochenko est loin d’être inconnu des diplomates américains. Mais ceci est inattendu : le journal russe Kommersant a publié ce matin à l’aube des révélations fournies par Wikileaks, concernant des centaines de documents touchant le nouveau Président ukrainien. Ces comptes-rendus et autres télégrammes s’étalent sur la période 2006-2010 et ne sont pas vraiment flatteurs pour le Roi du chocolat.


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Commençons en 2006, lorsque Porochenko était à la fois député du bloc "Notre Ukraine" (président du comité des finances et de l’activité bancaire), et Président du conseil de la banque nationale d’Ukraine. Le 26 mai 2006, Sheila Gwaltney, chef adjointe de la mission diplomatique américaine à Kiev, signale au Département d’État que l’image de Porochenko est "discréditée par des allégations crédibles de corruption."

Dans un document daté du 16 février 2006, l’ambassadeur américain à Kiev, John Herbst, parle de Porochenko comme d’un "oligarque déshonoré". Le 21 juin 2006, le nouveau chef de la mission diplomatique américaine, William Taylor, le décrit comme un "politique extrêmement impopulaire, jouissant d’un large soutien des chefs de partis grâce à son ancienne entreprise et ses activités organisationnelles."

Un mois plus tard, William Taylor écrit que "Notre Ukraine" aurait pu emmener de jeunes cadres au sommet, mais a préféré "suivre le conseils de l’oligarque auto-discrédité Petro Porochenko, qui est devenu la personnification de toutes les faiblesses de ce parti".

Une des séries de dépêches du département d’État porte sur la querelle ayant eu lieu entre Porochenko et Ioulia TImochenko. À propos de cette dernière, l’on peut y lire : "On ne peut pas lui faire confiance. Elle est hypocrite et n’a aucun principe". Un peu plus loin, il est écrit que "Porochenko est prêt à prendre des mesures extrêmes dans son opposition à Ioulia Timochenko. Il ne s’arrêtera devant rien pour se venger d’elle suite à ses accusations publiques de corruption"

Dès 2009, lorsque Porochenko est devenu ministre des affaires étrangères, les diplomates américains parlent de lui de manière beaucoup plus positive. Dans un télégramme daté du 9 octobre 2009, le chargé d’Affaires en Ukraine, James Pettit, le qualifie de "Riche homme d’affaires avec de larges relations politiques, appelant à une intégration avec l’Union européenne et des relations plus pragmatiques avec la Russie."

Le 26 janvier 2010, John Tefft, ambassadeur américain à Kiev, écrit que Porochenko a conclu un accord important avec le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Selon cet accord, Moscou n’enverrait pas son nouvel ambassadeur Mikhaïl Zurabov, en Ukraine, jusqu’à ce que le mandat du président Viktor Iouchtchenko* soit achevé. Selon John Tefft, c’est Porochenko lui-même qui a imaginé ce plan selon lequel Zurabov ne prendrait officiellement ses fonctions qu’au début du mandat de Ianoukovitch, en 2010. Toujours selon ce scénario, Zurabov devait arriver à Kiev avec des lettres de créance au nom de Viktor Iouchtchenko, en transmettre une copie au ministère ukrainien des Affaires étrangères et même les montrer aux journalistes. Et c’est effectivement ce qui s’est passé.

Dans divers télégrammes, d’autres diplomates américains affirment que Petro Porochenko, en tant que ministre des affaires étrangères, a veillé à ne pas trop se rapprocher de Moscou. Ainsi, dans une dépêche de décembre 2009, il est rapporté que lors d’une commission OTAN-Ukraine, Porochenko aurait appelé ses collègues occidentaux à "résister à toute tentative de la Russie d’instaurer une sorte de sphère d’influence ou d’utiliser un quelconque droit de veto sur la volonté de l’Ukraine à adhérer à l’alliance nord-Atlantique".

Enfin, dans un télégramme daté du 17 février 2010, John Tefft relate une rencontre avec Porochenko, qui s’est venté d’avoir conseillé à Viktor Ianoukovitch de faire sa première visite à Moscou et non à Bruxelles. Dans ce contexte, Porochenko a exhorté les américains à ne pas trop prendre au sérieux les déclarations de Ianoukovitch, notamment lorsqu’il approuve la proposition de D. Medvedev (alors Président russe) de créer une "nouvelle architecture de sécurité en Europe". Dans le même temps, toujours selon John Tefft, Porochenko aurait insisté, malgré la position du nouveau Président ukrainien, pour que "L’Ukraine continue de chercher adhésion à l’OTAN, mais sur le long terme."

À la question "Que pense M. Porochenko de toutes ces caractéristiques que le Département d’État américain lui attribue ?" son attachée de presse Irina Frize, a répondu qu’il ne les avait pas lues.

 

* À l’époque, Dmitri Medvedev avait accusé son homologue Iouchtchenko de mener une "politique anti-russe"

Source : Kommersant


Célia Mascré

 

http://desideescommeca.wordpress.com/2014/05/29/revelations-wikileaks-porochenko/

 

 

jeudi, 29 mai 2014 12:06

Vers la naissance d'une Otan asiatique...

Vers la naissance d'une Otan asiatique.....  
IRIB- Le discours prononcé, la semaine dernière,  par le Président chinois, Xi Jinping,

lors du sommet de Shanghai allait, peut-être, apporter des changements dans le système de sécurité mondial. Lors de ce sommet, il a appelé à la mise en œuvre d'un dispositif de sécurité en Asie sans la participation de la Russie et de l'Iran, sans les Etats-Unis. Il a souligné, également, la nécessité de parachever les coopérations en matière de sécurité.  «  La Chine envisage de créer, avec l'aide de l'Iran et de la Russie, de créer une Otan asiatique », a rapporté le quotidien russe, Vremia. Faisant référence à l'allocution d'il y a 66 an du premier ministre britannique, Winston Churchill, à l'université de Zurich, ; transformée en pierre angulaire de la création de l'Europe unie, ce quotidien russe écrit : «   Le discours prononcé, la semaine dernière,  par le Président chinois, Xi Jinping, lors du sommet de Shanghai allait, peut-être, apporter des changements dans le système de sécurité mondial. Lors de ce sommet, il a appelé à la mise en œuvre d'un dispositif de sécurité en Asie sans la participation de la Russie et de l'Iran, sans les Etats-Unis. Il a souligné, également, la nécessité de parachever les coopérations en matière de sécurité ».  De toute évidence, ces déclarations n'étaient pas, uniquement, destinées aux consommations intérieures, car il a tenu ce discours devant un sommet auquel étaient présents, également, le Président russe, Vladimir Poutine, et les dirigeants d'Asie centrale. Selon le président chinois, le sommet de  l'interaction et les mesures de confiance en Asie, qui regroupe 24 membres,  dont la Corée du Sud, la Thaïlande et la Turquie doit servir de base à un dialogue et à une coopération sécuritaire. Il a, aussi, souligné la nécessité de mettre au point un mécanisme de concertations en cette matière. Il a, aussi, proposé de créer un centre de réaction aux menaces sécuritaires. Cette proposition répond aux désirs de Pékin de créer l'Union des pays asiatiques et en voie de développement afin de contrer l'influence des Etats-Unis et d'autres pays occidentaux dans les affaires internationales. En 2001, la Chine a créé l'Organisation de Shanghai avec la participation de la Russie et quatre ex-républiques soviétiques. Pékin partage des intérêts communs avec d'autres pays de la région dont la Russie et le Sri Lanka où l'Etat a sous son contrôle du marché, ce qui ne correspond pas au modèle occidental du développement. Le directeur du centre de recherches sécurités d'Australie se dit sûr que cette initiative aboutira à un traité militaire réel. Selon lui, cela n'est pas quelque chose qui existe sur le papier, mais résulte d'une confiance réelle et d'une coopération. Les pays peuvent signer une série d'accords, mais la perspective de la création d'une telle alliance n'existe, éternellement, pas. Il estime que la présence de Poutine au sommet de Shanghai était d'une grande importance pour les relations entre la Russie et la Chine, car les deux parties se trouvent, à l'état actuel, dans l'isolement international, la Russie est raison de l'Ukraine et la Chine en raison de ses litiges territoriaux avec le Japon et le Vietnam, des accusations d'espionnage informatique que les Etats-Unis portent contre Pékin. Par conséquent, la Chine et la Russie, se trouvant dans une telle situation, sont contraintes à coopérer ensemble. L'Administration Obama accuse la Chine de se livrer des actes de provocation tandis que la Chine  estime que le changement de priorités des Etats-Unis, centrées essentiellement, sur l'Asie et le renforcement de la présence militaire en Asie ont attisé la tension dans la région.

Selon le président chinois ; Xi Jinping, les pays asiatiques devront réagir, d'une manière conjointe, aux défis tels que le terrorisme, les crimes transfrontaliers, les désastres natures, et la menace contre la sécurité cybernétique et énergétique. Aucun pays ne doit tolérer le terrorisme, le séparatisme et l'extrémisme, et au lieu de tout cela, il faut renforcer les coopérations au niveau international pour combattre ces phénomènes.

http://french.irib.ir/analyses/chroniques/item/326804-vers-la-naissance-de-l-otan-asiatique
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UKRAINE (+18 ans). Poutine parle avec Hollande et vidéo de la barbarie des nazis de Kiev

by Allain Jules


MOSCOU - Le président russe Vladimir Poutine, qui arrive le 6 juin prochain en France, s'est entretenu avec le président français François Hollande. Lors de cet entretien téléphonique ce vendredi, il a demandé que les autorités de Kiev mettent fin "à la violence et aux effusions de sang" dans l'est de l'Ukraine et ouvrent des […]

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APPEL DE LA RUSSIE. Le parti l’"Autre Russie" exhorte les Russes à aider le Donbass


Traduction d’Alexandre Sivov    Ils ne passeront pas! Au début de mai, le parti l' "Autre Russie" a annoncé la création du mouvement des volontaires des Brigades internationales pour aider le Sud-Est de l'Ukraine. Un grand nombre de personnes a répondu à notre appel. Beaucoup d'entre eux ont déjà participé à la protection de la […]

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L'armée ukrainienne et le génocide contre la population ... 

reseauinternational.net/larmee-ukrainienne-genocide-contre-population-c...
Il y a 16 heures - L'armée ukrainienne et le génocide contre la population civile de l' ... de l'Ukraine, l'armée nationale a pris les commandes pour le génocide à ...
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 19:12

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L’OTAN agresse la Russie. Un général français témoigne


Dans la même rubrique:
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Vendredi 25 Avril 2014 - 11:23 De qui la Crimée est-elle le pays ?



Alexandre Artamonov
Mardi 15 Avril 2014


L’OTAN agresse la Russie. Un général français témoigne

 

La France agresse joyeusement la Russie ensemble avec l’OTAN. La mission de cette structure militaire a connu une évolution depuis l’époque soviétique. Nous avons demandé au général de l’armée française jean du verdier de nous donner son analyse de l’histoire de l’OTAN qui vient de fêter son 65ième anniversaire.

 

Général Jean du Verdier. A l’origine l’OTAN a été créée comme un organisme militaire pour faire face à la menace soviétique. Nous avions très peur à l’époque d’une attaque de l’armée soviétique. Il y avait une phrase qui courait à l’époque un peu partout : « Les chars soviétiques sont à une étape de Tour de France de Strasbourg ! » A cette époque-là on a accepté l’aide des Américains et il y a eu un accord passé à Lisbonne : les Américains ont donné à l’époque 600 Millions de dollars pour équiper l’armée française… Et en échange, ils recevaient des bases en France et un axe de liaison entre l’Atlantique et l’Allemagne. Voilà où on en était à la fin des années 50 ! A ce moment-là arrivait le général de Gaulle qui va vouloir se dégager de l’emprise américaine. Parce qu’il n’acceptait pas que les mécanismes de l’OTAN qui étaient des mécanismes automatiques, puissent engager la France dans une guerre qu’elle ne souhaitait pas. Donc, à partir de 58, la France est complétement dégagée de l’OTAN. Il y avait deux attitudes à ce moment-là : c’est dommage de se séparer des Américains qui sont à la pointe du progrès ; et les autres croyaient que De Gaulle avait raison. Pour moi, personnellement, ce désengagement de De Gaulle vis-à-vis des Etats-Unis a eu des conséquences désagréables parce que j’ai été prévu dans le cadre de ces accords pour aller en séjour pour un stage de formation aux Etats-Unis. Mais cela n’a pas marché, je le regrette !

A ce moment-là tous les Américains étaient partis de France. On a commencé par enlever à l’OTAN des unités françaises, en particulier, navales et petit à petit on a tout retiré… Et on n’a jamais accepté non plus l’arme nucléaire sur le sol français ! Dans les années 60 le retrait à a été terminé. Ainsi les Français étaient dans l’Alliance mais n’étaient plus dans le système militaire.

 

LVDLR. La France a-t-elle pleinement accepté ce retour dans le dispositif militaire de l’OTAN ?

Général Jean du Verdier. Moi, personnellement j’ai été tout à fait contre ce retour au sein de l’OTAN ! A partir du moment de chute du mur de Berlin, on n’avait plus aucun besoin de l’OTAN. Elle avait perdu sa raison d’être. Cela a été une organisation défensive pour les pays de l’Europe de l’Ouest et à partir du moment où les Soviétiques avaient dissous le pacte de Varsovie, la Russie a cessé de constituer une menace pour les peuples occidentaux. Moi et mes camarades, nous sommes devenus complètement anti-OTAN. Parce que cette organisation était devenue offensive dirigée contre la Russie !

 

LVDLR. Quelle est votre appréciation de l’étape actuelle avec l’envoi des bâtiments de guerre y compris français, dans la Mer Noire ?

Général Jean du Verdier. Cette étape est très agressive vis-à-vis de la Russie sans qu’on puisse comprendre d’où est-ce que ça vient. Les Français sont russophiles, mais je pense qu’ils sont intoxiqués par les médias et ils sont méfiants vis-à-vis de Vladimir Poutine. Je pense que telle est la tendance générale.

Je pense que l’agressivité de l’OTAN s’est révélée au moment de la Guerre du Golfe à laquelle la France a encore participé. C’était la première guerre contre l’Irak. Mais ensuite, en 1995, au moment de la deuxième guerre du Golfe, Chirac a eu une réaction un peu gaullienne et il n’a pas suivi.

Et après il y a eu une intervention absolument inadmissible au Kosovo. L’OTAN était peut-être investie d’une mission de l’ONU, mais l’OTAN n’a pas été créée pour servir de gendarme au profit de l’ONU. Cette opération du Kosovo était prévue pour casser la Serbie, alliée des Russes aussi ! Historiquement ce pays a toujours été dans l’orbite russe. Alors cela a été peut-être fait pour rétablir l’ordre au Kosovo, mais évidemment il n’était même pas sûr qu’il y avait du désordre au Kosovo ! Mais cela a été aussi fait pour affaiblie les positions de la Russie dans les Balkans.

 

LVDLR. Comment voyez-vous la politique de Sarkozy qui faisait d’une main ce qu’il défaisait de l’autre avec cette intégration dans le dispositif militaire de l’OTAN et en même temps vente des Mistrals aux Russes ? Que ferait-il s’il revenait au pouvoir ?

Général Jean du Verdier. Je pense que le retour à l’OTAN a été presqu’imposé pour la participation aux opérations comme celle du Kosovo. A partir du moment où l’on participait à des opérations de l’OTAN, on était déjà obligés de se soumettre aux procédures américaines et on n’en pouvait plus se dégager. Sarkozy a accepté le Kosovo et par ce fait même il a accepté de réintégrer l’OTAN ! Alors pourquoi l’OTAN se montre-t-elle tellement hostile à la Russie ? Cette question, je ne l’ai pas résolue. L’OTAN veut-elle encore affaiblir la Russie… Mais pourquoi ? C’est un élément d’équilibre dans le monde actuel et on n’a aucun intérêt à affaiblir la Russie ! La Russie nous protège sur le plan du Sud-Est contre l’immigration et toutes les menaces islamiques qui peuvent venir de ce côté-là ! La Russie est notre alliée naturelle ! Pourquoi être anti-Russe ?

Je crois qu’il y a une espèce de souvenir de la Guerre Froide qui n’a plus sa raison d’être aujourd’hui. C’est des raisons idéologiques. La Russie est très rattachée à ses traditions et très attachée à sa religion depuis qu’elle est redevenue « Russie ». Et cela ne plaît pas aux idéologues actuels occidentaux. On sent un acharnement contre la Russie que l’on note dans les médias. C’est à l’origine de l’affaire de la Crimée, en particulier. On a interviewé des gens dans la rue qui croyaient que les Russes en Crimée avaient parfaitement raison. Il n’y a que des intellectuels comme BHL qui pensent autrement. Tous les gens que je rencontre autour de moi donnent raison aux Russes. Qu’avons-nous à faire en Crimée, en Ukraine et en Géorgie ? C’est que l’OTAN voulait s’installer en Géorgie, sur le plan Sud-Est de la Russie.

 

LVDLR. Quel est l’avenir de l’OTAN ?

Général Jean du Verdier. Les liens économiques de la France et de la Russie se développent. La France qui a été le 20ième exportateur en direction de la Russie, est devenue le troisième ! Il y a eu aussi la commande par les Russes des deux bâtiments "Mistrals ». On avait l’impression d’aller dans le sens du rapprochement avec la Russie.

Et maintenant à cause de cette affaire de la Crimée les anti-Russes sont en train de nuire aux relations. Mais on constate quand même que l’Europe au fond n’a pas suivi les Américains. Quand Obama est passé, on lui a fait beaucoup de courbettes, mais on n’a pas suivi. Les Anglais et les Français ont dit oui du bout des lèvres, mais ils n’ont pas suivi ! Et cela fait une faiblesse de l’OTAN.

 

LVDLR. Que pensez-vous de la possibilité de la création des forces armées européennes sans implication américaine, à partir de la brigade franco-allemande ?

Général Jean du Verdier. Je pense que cela serait tout à fait souhaitable ! Mais en revanche, il y a une dizaine d’années l’OTAN a créé une force d’intervention pour intervenir rapidement sur les théâtres où les Américains voulaient faire quelque chose… Alors voilà ce que je vous dis : je serai tout à fait favorable au développement d’une force européenne mais elle sera encore équipée avec du matériel américain. Les Allemands ont des avions américains. Il n’y a que les Français qui ont des avions français ! Il y aura toujours une dépendance parce que l’on n’a jamais réussi à se dégager de l’emprise de l’industrie américaine. Ils ont tout fait pour bloquer le développement des Rafales et pour nous empêcher de devenir indépendants. L’avion de transport militaire est une réussite européenne mais pour les avions de combat c’est du matériel américain !

En Ukraine on a essayé de dresser les Ukrainiens contre la Russie. On leur a fait miroiter l’adhésion en Europe ; mais on n’a aucun intérêt. Leur économie est dans une telle situation qu’ils ne peuvent rien attendre de l’Europe ! Mais on essaie de les détacher de la Russie. L’Ukraine, elle, faisait partie de l’ensemble russe ! Pourquoi l’Ukraine est-elle devenue un Etat indépendant ? Parce qu’au moment de la Conférence de Yalta, Roosevelt était arrivé avec son projet de création de l’ONU… Staline, à l’époque, a dit oui mais à condition que l’Ukraine et la Biélorussie soient considérés comme des Etats à part entière parce que cela lui donnait deux voix de plus à l’ONU ! Et c’est pour ça qu’à l’époque on a créé la fiction d’une Ukraine- Etat indépendant. Au moment de la dislocation de l’URSS on a dit que l’Ukraine était vraiment indépendante. Et c’est pour cela que l’Ukraine fut séparée de la Russie, à la suite de la Conférence de Yalta.

 

LVDLR. Est-ce qu’il y a une chance que la France quitte l’OTAN ?

Général Jean du Verdier. Les rapports avec l’OTAN n’étaient jamais stables. Pour le moment ce détachement de l’OTAN, je ne le vois même pas pointer. Je crois que c’est plutôt le contraire qui est en train de se passer.

Maintenant sur le plan de la politique internationale, je voudrais aussi noter qu’il y a l’analogie entre la politique de Vladimir Poutine et Karl Shmidt qui a développé l’idée des grands ensembles indépendants les uns des autres et n’intervenant pas les uns par rapport aux autres. Selon cette théorie, la Russie a le contrôle de tous les pays qui l’entourent. Je pense que c’est un point de vue qui est pacifique.

Il existe quelques grands ensembles qui sont chacun indépendants les uns des autres, mais à l’heure actuelle on est en train d’intervenir dans l’espace russe. Quand on se mêle des affaires en Géorgie, on entre dans l’espace naturellement contrôlé par la Russie ! Donc c’est agressif. Poutine, lui, n’a jamais manifesté d’intention vis-à-vis de l’espace européen ou américain ! Il ne réclame que de contrôler l’espace autour de lui. Ce n’est pas agressif ! Il est normal que la Russie veuille se défendre. La Russie est un pays-martyr depuis les Mongols et les invasions des Polonais, Napoléon et les Allemands ! Elle n’a jamais agressé personne ! Mais elle a toujours été agressée ! Il est normal qu’il se développe au sein de la société russe une volonté de garantir sa sécurité et créer ce glacis autour de son territoire ! Je maintiens que la Russie est un pays-victime !

http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/67041912/271196745/

 

 

http://www.alterinfo.net/L-OTAN-agresse-la-Russie-Un-general-francais-temoigne_a101683.html

 


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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 02:30

 

USA/Otan, locomotive de la dépense militaire mondiale

USA OTAN drapeau

Mais quelle crise ? En 2012 l’Italie est montée à la dixième place des pays qui ont les plus grosses dépenses militaires du monde, au lieu de la onzième place en 2011. L’information vient du Sipri, le réputé institut international dont le siège est à Stockholm, qui a publié hier les dernières données sur la dépense militaire mondiale.  Celle de l’Italie se monte à environ 34 milliards de dollars en base annuelle, équivalents à 26 milliards d’euros. C’est-à-dire 70 millions d’euros par jour, dépensés en argent public pour les forces armées, armements et missions militaires à l’étranger. Alors que les fonds manquent même pour payer le chômage.

USA/Otan toujours en tête

Ceux qui font la locomotive de la dépense militaire mondiale, qui a grimpé en 2012 à 1753 milliards de dollars, sont encore les Etats-Unis, avec 682 milliards de dollars, équivalents à environ 40% du total mondial. Alliés compris, la dépense militaire de l’Otan se monte à plus de 1.000 milliards annuels, représentant 57% du total mondial.

Parmi les « G-10 » -USA, Chine, Russie, Grande-Bretagne, Japon, France, Arabie saoudite, Inde, Allemagne, Italie- dont la dépense militaire équivaut aux trois-quarts de la dépense mondiale, les Etats-Unis dépensent plus que les neuf autres réunis.  Dans la présentation du budget du Pentagone on rappelle que les Usa possèdent « les forces armées les mieux entraînées, les mieux dirigées et les mieux équipées qui aient jamais été réalisées dans l’histoire » et qu’ils sont décidés à garder ce primat.

L’objectif du pentagone est de rendre les forces étasuniennes plus agiles, plus flexibles et prêtes à être déployées encore plus rapidement. La réduction des forces terrestres entre dans la nouvelle stratégie, testée avec la guerre de Libye : utiliser l’écrasante supériorité aérienne et navale étasunienne et faire porter la plus grosse charge aux alliés. Ça n’est pas pour autant que les guerres coûtent moins : les fonds nécessaires sont autorisés d’une fois sur l’autre par le Congrès, qui les ajoute au budget du Pentagone.

Les coupes budgétaires militaires étasuniennes annoncées de 45 milliards annuels pour la prochaine décennie restent donc entièrement à vérifier. On doit en outre tenir compte dans la dépense fédérale, en plus du budget annuel du Pentagone, d’autres postes à caractère militaire –parmi lesquels 140 milliards annuels pour les militaires à la retraite, 53 pour le « programme national de renseignement », 60 pour la « sécurité de la patrie »- qui portent la dépense réelle étasunienne à plus de 900 milliards, soit plus de la moitié de la dépense mondiale.

La compétition des autres

La stratégie des USA a aussi pour objectif d’augmenter la dépense militaire des alliés, internes ou externes à l’Otan, car c’est l’industrie guerrière étasunienne qui leur fournit la majeure partie des armements. Les résultats sont au rendez-vous : la dépense militaire de l’Europe orientale a augmenté en 2012 de plus de 15% par rapport à l’année précédente. La Pologne, en dix ans, ajoutera à son budget militaire 33,6 milliards d’euros pour potentialiser ses forces armées en réalisant (avec des technologies importées des USA) son propre « bouclier de missiles » dans le cadre de celui des USA/Otan.

Forte augmentation aussi de la dépense militaire des alliés moyen-orientaux, qui a augmenté en une année de plus de 8% : en tête se trouvent Oman, avec 51% d’augmentation et l’Arabie saoudite avec 12%. Forte croissance aussi de la dépense militaire de l’Afrique du Nord, avec une augmentation de 7,8%.  En Amérique latine c’est le Paraguay qui est en tête avec une augmentation annuelle de 51% pendant que celle du Mexique a grossi de 10% environ.

Dans les estimations du Sipri, la Chine reste au deuxième rang mondial, avec une dépense estimée pour 2012 à 166 milliards de dollars, équivalents à 9,5% de la dépense mondiale. Mais son rythme de croissance (175% en 2003-2012) est supérieur à celui des autres pays. Cette accélération est due fondamentalement au fait que les Usa sont en train d’opérer une politique de « containment » de la Chine, en déplaçant de plus en plus le centre focal de leur stratégie dans la région Asie/Pacifique. En rapide augmentation aussi la dépense de la Russie qui, avec 90 milliards de dollars, se place au troisième rang mondial.

Le chœur de ceux qui ont accueilli les données du Sipri en chantant les louanges des « coupes » dans la dépense militaire étasunienne et de l’ « effondrement » de la dépense italienne se livre à une tentative grotesque de cacher la réalité : on jette dans le puits sans fond de la dépense militaire d’énormes ressources qui, au lieu d’être utilisées pour résoudre les problèmes vitaux, servent à préparer de nouvelles guerres en aggravant la condition de pauvreté où est reléguée la moitié de la population mondiale.

 Manlio Dinucci

 

Edition de mardi 16 avril 2013 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20130416/manip2pg/01/manip2pz/338921/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Cet article prend la place de la rubrique hebdomadaire L’art de la guerre, dont la forme réduite ne permettait pas de traiter le sujet abordé aujourd’hui par l’auteur.

Il a été publié en italien sous le titre Rapporto Sipri 2012: l’Italia, con 34 miliardi di dollari investiti, pari a 26 miliardi di euro, sale tra i «10 Grandi» della spesa militare. Le titre de la version française a été proposé par l’auteur. NdT.

Manlio Dinucci est géographe et journaliste.

 

http://www.mondialisation.ca/usaotan-locomotive-de-la-depense-militaire-mondiale/5331567

 

Actualité, voir aussi :

 

NUIT DE CRISTAL AU VENEZUELA par Romain MIGUS  

Opération de déstabilisation du Vénézuela

CAPRILES Silence Médias. Saccage dispensaires, écoles, TV, marchés, attaque fonctionnaires, terreur bandes armées bloquant routes..

Stop désinfo ! Une première analyse sur les attentats de Boston, sur un site qui essaie de comprendre sens événements

Alerte ! L' ALGERIE ciblée par le QATAR. Déstabilisation en vue  

Un espion britannique se confesse (via Speigel ): WAHHABITES pivot terrorisme, GB stratégies contre ISLAM =

Attentats de Boston sous faux drapeau comme d'autres (cf tuerie de Sandy Hook) ? Un indice troublant

Période post-électorale au Vénézuéla: Ingérence et déstabilisation au menu…: Venezuela : déstabi...

 

 

 

A Cuba, le sage Castro rappelle le devoir d’éviter une guerre en Corée

Que reste-t-il des acquis de la démocratie en Côte d´Ivoire après le coup d'Etat français?

Nucléaire: La Corée du Nord aurait-elle fait reculer les Etats-Unis ?

Gaza : Israël classe l'enquête sur sa frappe la plus meurtrière en novembre


" Le chaos mondial n'est pas le Fait d'un Hasard "

 

 

http://resistance71.wordpress.com/2013/04/17/attentat-de-boston-du-jamais-vu-les-medias-de-masse-envisagent-la-possibilite-dun-attentat-fausse-banniere/?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

 

Alerte ! Une nouvelle chaîne de télévision israélienne pour relayer la propagande d'Al Jazeera et Al Arabiya

http://algeriepatriotique.com/article/une-nouvelle-chaine-de-television-israelienne-pour-relayer-la-propagande-dal-jazeera-et-al-a

 

Une nouvelle chaîne d’information en continu sera bientôt lancée en Israël, pour «soigner l’image d’Israël et traiter l’actualité du Proche et du Moyen-Orient du point de vue israélien», indique un communiqué de presse de la direction d’i24 news, nom choisi pour cette station d’information.


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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 04:35

 

L'OTAN prépare une guerre cybernétique contre la Russie

19.10.2012, 13:28

Lulz Security хакеры взлом сетевая атака

© Flickr.com/evaryont/cc-by-nc-sa 3.0

L'Alliance atlantique se propose d'organiser un exercice de grande envergure en matière de sécurité cybernétique. Conformément à son scénario, les forces de l'alliance auront à parer l'attaque d'un pays africain. Ses représentants ont cependant confié en privé qu'en réalité il serait question de faire face à une attaque de hackers russes, chinois ou iraniens.

Le quotidien Kommersant qui a soulevé le problème indique à ce propos que le ministère de la Défense de Russie a récemment lancé un appel d'offres pour les études en matière de sécurité informatique. Les militaires russes sont intéressés entre autres à des méthodes et moyens de contourner les systèmes anti-virus, des moyens de défense des réseaux et des systèmes d'exploitation. L'appel d'offres concerne les ressortissants de Russie motivés à résoudre de gros problèmes scientifiques et techniques d'intérêt national. Le sérieux des intentions des autorités russes a été confirmé à La Voix de la Russie par de nombreux experts, notamment par Alexandre Vlassov de la société Grotek :

« L'arme cybernétique est actuellement en plein essor. En Russie, une attention soutenue lui est réservée de la part des organes d'Etat. Tout le monde comprend que, pour reprendre un propos de Lénine, le moindre retard signifie la mort. Sans entreprendre, dès à présent, des mesures concrètes en vue de protéger les infrastructures d'importance vitale. Demain nous pouvons nous réveiller dans l'âge de pierre : sans électricité, sans téléphonie mobile et sans systèmes de gestion ».

Somme toute, la Russie est prête à de tels développements. Forte des traditions de l'enseignement technique et des succès incontestables de l'école mathématique nationale elle est un adversaire cybernétique sérieux. Cette idée a été exposée à La Voix de la Russie par Alexandre Pissemski, expert indépendant dans le domaine de la sécurité informatique :

« Je pense que l'OTAN se serait trompée si elle avait considéré la Russie comme un adversaire potentiel faible. Les hommes sages ont toujours fait la gloire de la Russie. Les technologies informatiques et les hautes technologies russes sont à la hauteur. Y compris dans le secteur d'Etat. Les compétences des hackers russes sont connues dans le monde entier. Les travaux menés par des sociétés privées et par l'Etat en Russie représentent bien sûr un risque pour l'OTAN. Il va de soi que la Russie possède les moyens de riposter à des attaques cybernétiques. Mais, en tout état de cause, il faut des investissements complémentaires (aussi bien sur le plan de l'organisation, que technique) et des efforts visant à accroître la capacité défensive de la Russie dans l'espace cybernétique ».

La guerre cybernétique c'est aussi des attaques psychologiques. Il n'y a pas longtemps une telle attaque a été déclenchée contre les Etats-Unis. Il s'agit de la publication sur le site WikiLeaks d'un nombre immense de documents confidentiels. Des experts citent à titre d'exemple d'une guerre cybernétique ce qu'on appelle le printemps arabe qui est une série de révolutions dans des pays africains et du Proche-Orient ayant mis en marche des mécanismes de conflits civils sanglants. Alexandre Vlassov indique à ce sujet :

« Je parlerais plutôt non pas d'une arme cybernétique, mais d'une action psychologique d'envergure qui a été bien planifiée et organisée par les auteurs du printemps arabe. Au sens plus large l'arme cybernétique peut renfermer diverses attaques informationnelles, tout ce qui s'appelait la guerre idéologique à l'époque de l'URSS et allait jusqu'à la démoralisation des principaux groupes de population d'un éventuel adversaire. Il me semble que les vestiges de cette époque hantent l'OTAN qui continue de nous citer parmi ses adversaires principaux. Adversaire cybernétique ou tout simplement adversaire, cela n'a pas d'importance ».

C'est là, semble-t-il, l'erreur majeur des stratèges otanais. Le bon sens suggère que les Américains ne devraient pas redouter leurs principaux partenaires du dialogue international. Mais la pensée corporative et la logique messianique prennent souvent le dessus. Le résultat est que les Américains s'attaquent, dans le cadre de leur exercice, à des moulins à vent sans faire attention à aux réelles menaces militaires et économiques. /L

 

http://www.viadeo.com/iframe/?action=urlShorted&iframeUrl=http%3A%2F%2Ffrench.ruvr.ru%2F2012_10_19%2F91761497%2F

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 18:03

 

 

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L’art de la guerre : Otan, piraterie du 21ème siècle

Global Research, octobre 16, 2012

La piraterie, exercée en Méditerranée depuis l’antiquité, fut considérée comme légitime quand, à partir du 12ème siècle, elle se transforma en guerre de poursuite autorisée par les souverains. Officiellement abolie en 1856, elle continue à être pratiquée aujourd’hui selon des motivations et techniques nouvelles. Comme celles utilisées par l’Otan, dont les navires de guerre sont autorisés à aborder des « navires marchands suspects » dans les eaux internationales et en réquisitionner le chargement, et dont les chasseurs peuvent intercepter, même dans l’espace aérien international, « des avions civils suspects » et les forcer à atterrir.

L’action de la Turquie, qui avec des chasseurs F-16 a obligé l’avion de ligne syrien Moscou-Damas à atterrir à Ankara, est donc pour l’Otan pleinement légitime. Ayant séquestré les passagers, parmi lesquels des citoyens russes avec des enfants, les autorités turques ont perquisitionné l’avion sans témoins, déclarant avoir trouvé et séquestré « des matériels militaires et des munitions ». Moscou assure qu’à bord se trouvaient seulement des composants d’un radar, fournis selon un accord commercial régulier, et en demande la restitution. Mais Washington se range aux côtés d’Ankara, en déclarant n’avoir « aucun doute sur le fait qu’il y avait à bord de l’avion un important matériel militaire » (qui pourrait maintenant être exhibé comme « preuve », en jurant l’avoir trouvé dans l’avion).

Le premier ministre turc Erdogan, au lieu d’être appelé à répondre de l’acte de piraterie aérienne, se transforme en accusateur des Nations Unies, coupables à ses dires de « négligence, faiblesse et injustice » qui ont empêché une action internationale contre la Syrie. Erdogan, paladin du droit international, ne dit pas que le vrai trafic, non seulement d’armes mais d’hommes armés, est celui qui passe par la Turquie pour alimenter la guerre en Syrie. Pays avec lequel Erdogan avait auparavant entretenu des rapports de relatif bon voisinage. Politique à présent renversée.

Les 900kms de frontière entre les deux pays, où Turcs et Syriens ont des cultures communes et des rapports commerciaux profitables, ont été transformés par Ankara en avant-poste de la guerre en Syrie, accusée par Erdogan d’être celle qui viole la frontière. Derrière se trouve l’Otan, qui déclare « avoir tous les plans nécessaires prêts pour défendre la Turquie », c’est-à-dire d’être prête à envoyer des forces armées. Comme faisaient les pirates quand ils débarquaient pour saccager. Le butin d’aujourd’hui est un pays entier, la Syrie, sur lequel on se prépare à mettre la main en créant depuis la Turquie des « zones tampons » à l’intérieur du territoire syrien.

On fait de même à la frontière jordano-syrienne. L’opération, à laquelle a aussi participé l’Italie, a commencé en mai avec la manoeuvre Eager Lion (lion impatient ? NdT). A son terme, un contingent de spécialistes étasuniens de la guerre est resté en Jordanie pour créer une « zone tampon » en territoire syrien. La manoeuvre en tenailles se ferme du côté israélien où, le 21 octobre, commence Austere Challenge 12, un grand exercice de missiles Usa-Israël de trois semaines pour préparer la « riposte à une attaque simultanée syrienne et iranienne ». « Riposte » qui prévoit aussi l’emploi d’armes nucléaires. Au point culminant de la manoeuvre arrivera de Bruxelles le commandant suprême de l’Otan, J. Stavridis, pour assurer qu’est aussi prête à la guerre (déjà commencée avec les sanctions Ue contre la Syrie et l’Iran) l’Union européenne, décorée du prix Nobel de la Paix pour son oeuvre en faveur de la « fraternité entre les nations ».

 

Manlio Dinucci

 

Edition de mardi 16 octobre 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20121016/manip2pg/14/manip2pz/330217/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Manlio Dinucci est géographe et journaliste au quotidien italien il manifesto

Copyright © 2012 Global Research
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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:36

 

 

 

L’OTAN Etend Son Réseau Militaire Sur Tous Les Continents

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L’OTAN Etend Son Réseau Militaire Sur Tous Les Continents

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"...Le constant développement de l’expansion des partenariats militaires de l’OTAN et des opérations à travers le monde qui maintenant comprend tous les continents habités n’a pas de précédent dans l’histoire. Cette la première tentative d’établir une alliance militaire internationale capable de préparer et d’intervenir dans toute nation et région qu’elle choisit pour le profit géo politique de ses états membres dirigeants."

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 04:16

 

Michel Collon torpille la propagande de l'OTAN

 

 

 

 

 

Mardi 22 mai, lors de l'émission Ce soir ou jamais, Michel Collon a torpillé la propagande de l'OTAN, une institution présentée par les médias officiels comme étant au service de la démocratie et des droits de l'homme.

 

 

 

 

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Invité à Ce soir ou jamais pour débattre sur le sommet de l'Otan, Michel Collon en a profité pour rappeler le rôle fondamental de cette alliance militaire : soumettre les populations du Nord comme du Sud pour défendre les intérêts de l’élite occidentale. C’est le bilan à tirer lorsqu’on examine les actions de l’Otan, au-delà de la propagande sur la menace soviétique hier et sur les interventions humanitaires aujourd’hui. Michel Collon explique également comment, dans le contexte actuel d’un empire US en déclin, l’Otan applique la stratégie du chaos pour contenir l’émergence des concurrents économiques.

L’Otan : une association de criminels au service de la stratégie du chaos

 

Commander La stratégie du chaos

 

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OTAN

 

 

Sommet de Chicago
par Tommaso DI FRANCESCO, Manlio DINUCCI
Les 21-22 mai se tient à Chicago le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan. Parmi les diverse questions à l’ordre du jour, de l’Afghanistan au « bouclier anti-missiles », il y en a une centrale : la capacité de l’Alliance à maintenir, dans une phase de crise économique profonde, une « dépense pour la défense » qui continue à lui assurer une nette supériorité militaire. Avec un optimisme inconscient, le socialiste du Pasok Yannis Ragoussis, qui fait fonction de ministre grec de la défense, a (...) lire la suite
L’art de la guerre
par Manlio DINUCCI
L’Otan, qui s’est autocélébrée avec le Sommet de Chicago, a 63 ans, mais ne les fait pas : sur sa nouvelle carte d’identité elle a vingt ans. Pendant la guerre froide, écrit-elle dans son autobiographie officielle, elle ne mena aucune opération guerrière, mais se limita à « assurer la défense de son propre territoire contre la menace du Pacte de Varsovie ». Elle ne dit pas cependant que celui-ci fût formé six ans après l’Otan. C’est avec la fin de la guerre froide, à la suite de la dissolution du Pacte de (...) lire la suite
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GUERRE
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par André BOUNY
De la vérité engloutie, des pièces manquantes au puzzle remontent en surface. Désormais, les volumes communément acceptés d’Agent Orange déversés sur le Viêt Nam semblent réellement obsolètes. Depuis la fin de la Guerre américaine au Viêt Nam (Laos et Cambodge), selon différentes recherches scientifiques au fil du temps, les estimations portant sur le volume d’ « Agent Orange » utilisé lors de cette guerre chimique ne cessèrent d’aller crescendo. Ces études avancèrent 42 millions de litres, ensuite 54, (...) lire la suite
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 22:04

 

Lundi 21 mai 2012
Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, et François Hollande, dimanche à Chicago.
Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, et François Hollande, dimanche à Chicago. Crédits photo : POOL/REUTERS
Dimanche 20 mai 2012
Les Alliés indécis sur l'après 2014 en Afghanistan...
Le Soir, Philippe Regnier, 19 mai
 
Après l'Irak, l'Afghanistan. Le président Obama, à peine le G8 de Camp David clôturé, reçoit à partir de dimanche les vingt-sept pays alliés des Etats-Unis, coalisés sous la bannière de l'Otan. Dont la Belgique, emmenée pour la première fois par Elio Di Rupo. Le sommet se déroule avant la présidentielle de novembre aux Etats-Unis et « à domicile » pour Barack Obama - à Chicago, son berceau, là où il se lança dans la course présidentielle de 2008 avec la promesse de tirer un trait sur les deux guerres de l'Amérique décidées par son prédécesseur, George W. Bush.
 
A Chicago, les 28 Etats membres de l'Organisation du Traité de l'Atlantique nord (Otan) confirmeront le calendrier esquissé lors de leur précédent sommet, en novembre 2010 à Lisbonne : un retrait des troupes de combat déployées en Afghanistan pour la fin 2014. «Les sommets sont bien souvent des réunions symboliques destinées à marquer les accords. Chicago sera un sommet plutôt consensuel », estime un « sherpa », qui a contribué à la préparation de la rencontre. Autrement dit, les points litigieux seront au maximum renvoyés à plus tard -et Barack Obama, en campagne pour sa réélection, pourra respirer.
 
Des divergences risquent pourtant de faire surface.
 
En campagne électorale, le candidat Hollande désormais président de la France n'a pas hésité à marquer sa différence. Paris entend radicalement accélérer le tempo de la sortie de ses troupes combattantes d'Afghanistan : dès la fin de l'année ! François Hollande fera donc une entrée remarquée auprès de ses homologues à Chicago...
 
Avec quelque 3.500 hommes déployés en Afghanistan, la France est le quatrième contributeur de troupes à la Force internationale d'assistance à la sécurité (Fias) de l'Otan. Mais il faut relativiser cette position : la France se classe juste derrière l'Allemagne (5.000) et le Royaume-Uni (9.500) mais loin derrière les Etats-Unis (plus de 90.000 hommes). Le départ des Français est donc d'autant plus « gérable » que le processus de transfert du maintien de l'ordre aux forces afghanes suit son cours.
 
Le président afghan Karzaï vient d'annoncer l'imminence de la « troisième phase » de ce transfert, au terme de laquelle 75 % de la population afghane devraient se trouver sous la responsabilité des forces de sécurité afghanes. Dont les habitants de la région de la Kapisa... aux mains des Français.
 
La précipitation du président Hollande révèle cependant d'autres dissensions. S'il veut partir au plus vite, d'autres veulent déjà rester...après décembre 2014. Ceux-là redoutent par-dessus tout un retour aux affaires des talibans, qu'ils combattent depuis près d'une décennie. « J'ai confiance dans la capacité des Afghans à prendre leur sécurité en mains, déclare le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen, lors d'un entretien avec quelques journalistes, dont Le Soir. Mais ils auront encore besoin de notre soutien ». Pour Rasmussen, la Fias «prendra fin et une nouvelle mission dirigée par l'Otan se mettra en place. Il faudra aussi assurer la protection de nos entraîneurs. Cette mission d'entraînement, de conseil et d'assistance (aux forces de sécurité afghanes) sera discutée à Chicago ».
 
Combien d'hommes, avec quels moyens, seront encore en Afghanistan en 2015 ? « II est trop tôt pour donner un chiffre, mais il sera plus bas », que les 130.000 hommes aujourd'hui déployés en Afghanistan, ajoute le secrétaire général. « Cela dépendra de la situation sécuritaire et des capacités des Afghans... »
 
« II faudra voir ce que les Etats-Unis seront prêts à faire, et ils ne se décideront pas avant l'automne » Un diplomate européen à l'Otan
 
Les Etats-Unis ont déjà signé un « partenariat stratégique » pour dix ans avec les Afghans. « Sur ce que cette mission fera ou ne fera pas, ce sera à préciser, indique un diplomate européen à l'Otan. Il faudra voir aussi ce que les Etats-Unis seront prêts à faire, et ils ne se décideront pas avant l'automne » et l'élection présidentielle. Des forces spéciales, hors Otan, devraient également se trouver encore sur le terrain après 2014, ajoute le diplomate.
 
Bref, à Chicago, « on devrait définir le cadre général, mais les modalités seront à préciser dans les mois à venir », estime le « sherpa ». D'autant qu'au-delà de cette discussion - engagement, désengagement -, de lourdes questions financières se posent également.
 
Kaboul espère décrocher à partir de 2017 un financement d'au moins 4,1 milliards de dollars par an pour l'entretien de ses forces de sécurité. Après donc le départ des étrangers (dont la présence sur le terrain coûte encore plus cher !), au nom de la lutte internationale contre le terrorisme. Mais qui va payer, et selon quelle clé de répartition ? La question est d'autant plus cruciale que ces 4,1 milliards ne permettront pas de payer 120.000 des 350.000 policiers et soldats afghans aujourd'hui recrutés. Certains d'entre eux pourraient alors être tentés de rejoindre... l'insurrection. En juillet, une conférence à Tokyo fera le point sur l'avenir « économique » du pays, au-delà de l'aspect militaire. Le casse-tête afghan est loin d'être réglé.
 
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L'Alliance atlantique fourmille de projets
 
« Si vous m'aviez dit il y a un an que nous serions en Libye... Je n'aurais pu l'imaginer. Et pourtant, on l'a fait ! » Anders Fogh Rasmussen, l'ex-Premier ministre danois devenu secrétaire général de l'Otan en 2009, l'affirme : « L'Otan doit être prête pour l'imprévu ».
 
« Otan, Game Over », comme le proclament régulièrement des pacifistes venus aux grilles de l'Otan pour clamer l'obsolescence de l'organisation privée de l'ennemi soviétique 1 On en est loin : «La défense de nos frontières commence souvent loin de nos frontières, dit Rasmussen. Le futur de l'Otan, c'est aussi la défense contre les cyber-attaques... Nous devons être prêts à maintenir une capacité d'intervention et de dissuasion, pour protéger efficacement nos populations ».
 
Un bouclier bien coûteux
 
Deux grands dossiers figurent à cet égard au menu des chefs d'Etat ou de gouvernement qui convergent vers Chicago. Le premier, dans un contexte de crise et d'austérité budgétaire qui frappent l'ensemble des Etats membres, consiste à davantage mutualiser les achats nationaux de matériels. Vingt-cinq projets sont sur la table. Washington, surtout depuis la Libye, pousse l'Europe à « faire plus avec moins » - et d'aucuns relèvent qu'ils ne sont jamais loin avec leurs carnets de commandes remplis d'offres... très concurrentielles.
 
Le second dossier, en revanche, promet d'être coûteux : le développement d'un bouclier antimissile en Europe, aussi voulu par Washington. Du moins, si le
projet est mené à son terme, puisque ce sommet-ci doit se borner à constater l'existence d'une « capacité intérimaire ».
 
Une âpre bataille industrielle
 
Ce sont pour l'essentiel des équipements US existants (radars, navires, systèmes d'alerte) mais qui pourront être placés sous commandement Otan, censés protéger le sud-est de l'Europe contre de futurs missiles qui seraient un jour lancés de Téhéran, voire de Pyongyang. Mais trois autres phases de développement sont imaginées d'ici 2020. Il s'agit d'étendre la protection antimissile des forces de l'Otan aux populations des pays alliés.
 
Une âpre bataille industrielle s'annonce pour la suite, notamment pour le marché des intercepteurs de missiles. Le financement de la mise en commun du système s'élèverait à 157 millions d'euros sur 10 ans, mais c'est sans compter les moyens de défense eux-mêmes, autrement plus coûteux - des milliards d'euros.
 
Par ailleurs, ce projet continue à envenimer les relations entre l'Otan et la Russie pourtant « remises à zéro » par Obama. « Ce n'est pas une menace contre la Russie mais contre l'Iran », répète en boucle l'Otan. Un diplomate européen au sein de l'Alliance ajoute : « On a bien entendu la rhétorique russe pendant la campagne électorale, mais on espère que Moscou fait désormais bien le bilan des avantages d'une coopération avec l'Otan et les USA ». Pour l'heure, ce n'est pas limpide : aucune réunion du Conseil Otan-Russie n'est prévue à Chicago. • PH.R.
 
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Le concept stratégique de l'OTAN à l'épreuve du réel
 
Le Monde.fr
18.05.2012
 
Les 19 et 20 novembre 2010, l'OTAN adoptait lors d'un sommet à Lisbonne un nouveau concept stratégique définissant les menaces pesant sur ses Etats membres, les crises et les tendances des relations internationales et les moyens pour y faire face. C'est la feuille de route de l'Alliance pour les dix années à venir, et qui reconfirme que l'engagement pris de se défendre mutuellement contre toute attaque reste le socle de la sécurité euro-atlantique. Le chercheur en géopolitique Jean-Sylvestre Mongrenier analyse la pertinence du concept stratégique de l'OTAN un an et demi après son adoption.
 
Le concept insiste sur les menaces que pose la prolifération nucléaire et des armes de destruction massive. Quels sont les progrès réalisés par l'OTAN en la matière pour les contrer ?
 
De fait, la prolifération nucléaire et balistique - les deux phénomènes se recoupant sans se confondre -, concerne au premier chef les membres européens de l'OTAN. Reportons-nous simplement au programme nucléaire mené par le régime iranien et aux efforts balistiques que Téhéran déploie. D'ores et déjà, l'ensemble du Proche et Moyen-Orient (Turquie incluse), voire le Sud-Est européen, sont à portée de tir des missiles Shahab III. La réponse élaborée en commun au sein de l'OTAN consiste à concevoir et déployer un dispositif de défense antimissile des territoires, dispositif articulé au système global des Etats-Unis (la Missile Defense). Le projet initial de l'administration Bush, tel qu'il avait été présenté en 2007, a été reconfiguré pour mieux s'adapter aux menaces de moyenne portée qui pèsent plus spécifiquement sur l'Europe. Dans un premier temps, des intercepteurs SM-3 seront déployés sur des plates-formes navales en Méditerranée et, peut-être, en mer Noire. Dans un second temps, ce seront aussi des intercepteurs terrestres sur un site polonais et un site roumain. La reconfiguration du projet par l'administration Obama visait aussi à faciliter la réouverture des négociations avec la Russie. Sans grand succès, il faut bien le dire. Vladimir Poutine ne se rendra pas à Chicago, les 20 et 21 mai ; il n'y aura pas d'accord-cadre entre l'OTAN et la Russie, les dirigeants russes s'opposant au déploiement de systèmes antimissiles en Europe, du moins de systèmes autres que les leurs.
 
Du côté de l'OTAN et de ses pays membres, le principe d'un bouclier antimissile a été arrêté lors du sommet de Lisbonne, en novembre 2010. Il est conçu comme une extension de la défense de théâtre développée depuis 2000. La mise en place d'une "capacité intérimaire" devrait être décidée lors du sommet de Chicago, le système antimissile de l'OTAN devant progressivement monter en puissance jusqu'en 2018. Concrètement, un système de commandement américain est en place, un radar d'alerte américain est en activité dans l'est de la Turquie depuis le début 2012 et une frégate américaine, dotée du système Aegis, croise en Méditerranée. En parallèle, les Alliés travaillent à la mise en place d'un système commun de commandement et de contrôle opérationnel . Plus généralement, il importe de préciser que les systèmes antimissiles n'ont pas vocation à se substituer aux armes nucléaires, ce qui a été rappelé à Lisbonne. Ils s'intègrent dans une dissuasion globale fondée sur des moyens nucléaires, des moyens d'interception, des moyens de projection de forces et de puissance sur des théâtres extérieurs. Enfin, la politique de contre-prolifération repose aussi sur la diplomatie et les divers régimes juridiques internationaux (voir notamment le traité de non-prolifération).
 
Le principe d'édifier une défense antimissile balistique de l'OTAN a été adopté par les Alliés fin 2010.
 
Une place importante est accordée aux cyberattaques ; l'OTAN se dote-t-elle des moyens suffisants pour y parer depuis novembre 2010 ?
 
Nos sociétés, dans leur épaisseur et dans leur complexité, sont de plus en plus dépendantes des systèmes de communication électroniques comme des moyens spatiaux. Il ne s'agit pas seulement des structures politiques et militaires des Etats mais aussi des infrastructures et réseaux énergétiques (centrales nucléaires, réseaux électriques, tubes et gazoducs, etc.), de l'eau, des hôpitaux, des réseaux de circulation, des services bancaires. Tout cela constitue la toile de fond de l'attention accordée par l'OTAN aux cyberattaques et à la protection des systèmes d'information et de communication. L'OTAN en tant que telle a toujours protégé ses systèmes propres mais ces enjeux ont pris une importance grandissante dans les années 2000, au fur et à mesure de la croissance et du renouvellement des menaces. Lors du sommet de Prague, en 2002, cette question a été inscrite à l'agenda politique de l'OTAN. En d'autres termes, elle a dépassé sa seule dimension technique pour être considérée comme une priorité politique. Cette priorité est réaffirmée lors du sommet de Riga, en 2006. En 2007, l'Estonie est engagée dans une grave crise politique avec la Russie et ses institutions, tant publiques que privées, sont l'objet de cyberattaques qui menacent la cohésion et le fonctionnement de cet Etat. Réunis en juin 2007, les ministres de la défense de l'OTAN préconisent l'élaboration d'une politique de cyberdéfense. L'Estonie joue un rôle important en contribuant au premier chef à la création d'un Centre de cyberdéfense à Tallin, homologué comme centre d'excellence de l'OTAN en 2008 (ce centre mène des travaux de recherche et de la formation).
 
L'année 2008 voit éclater la guerre russo-géorgienne qui est aussi une "cyberguerre", ce qui contribue à accélérer la prise de conscience de la gravité des enjeux. C'est depuis les événements de 2007 et 2008 que des exercices de "cybercoalition" sont régulièrement menés par l'OTAN, exercice en partie élargis à des pays partenaires ; cela a été le cas pour l'exercice mené fin 2011, exercice incluant l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Pour nous résumer, jusqu'en 2007, l'OTAN a pour souci la protection de ses systèmes de communication propres. Depuis, le cadre a été élargi et l'OTAN met en place des mécanismes d'aide à ses Etats membres avec le possible envoi d'équipes de réaction rapide en cas de cyberattaques. Si certains des Etats membres ont la capacité et les moyens de développer leur propre cyberdéfense, d'autres constituent des "maillons faibles" qui pourraient menacer la cohésion et la résilience de l'ensemble de la structure alliée. L'OTAN intervient tout à la fois comme structure de coordination et de coopération entre ses membres et comme structure d'appui permettant à certains d'entre eux de se mettre à niveau. Ce processus est entériné par le Concept stratégique de 2010 qui mentionne la cyberdéfense. Dans le prolongement du sommet de Lisbonne, les ministres de la défense de l'OTAN, le 8 juin 2011, ont donné leur accord à une nouvelle version de la politique de cyberdéfense. Elle est axée sur le renforcement du dispositif central de protection, l'élaboration de nouvelles règles et le soutien aux Alliés dans leurs initiatives propres. Un plan d'action destiné à mettre en œuvre cette politique a été adopté. Une équipe opérationnelle de réaction rapide est progressivement mise sur pied et ce processus sera mené à terme dans l'année. Les quelques lignes consacrées par le Concept stratégique à la cyberdéfense ne sont donc qu'un moment dans le développement d'une thématique et d'un dispositif consacrant l'importance que les Alliés lui accordent.
 
De même, qu'en est-il en matière de lutte contre le terrorisme ?
 
La lutte contre le terrorisme nous ramène avant tout à la guerre d'Afghanistan, dont l'évolution est au cœur des discussions à l'intérieur de l'OTAN, avec en ligne de mire une sortie de ce théâtre à l'horizon 2014 et un transfert des responsabilités à Kaboul. L'OTAN et ses Etats membres basculent d'une stratégie de contre-insurrection à une stratégie de contre-terrorisme, ce qui implique une présence minimale tant à travers l'OTAN que sur le plan bilatéral. Cette stratégie de contre-terrorisme vise à empêcher la reconstitution d'un émirat islamique afghan, possible centre nerveux du système terroriste mondial. Au-delà de l'échéance de 2014 se pose donc la question des relations avec Kaboul et du soutien à apporter à ce fragile pouvoir central. C'est tout l'enjeu des "partenariats stratégiques" négociés par l'OTAN et certains de ses membres avec l'Etat afghan. Des accords et des cadres de coopération ont été mis en place, ou sont en passe de l'être, mais il faudra leur conférer de la substance.
 
C'est sur le terrain et dans les faits que se joue la lutte contre le terrorisme : le Concept stratégique élabore une vision globale des menaces et de l'environnement stratégique ; il fixe le rôle et les missions de l'OTAN mais c'est aux nations alliées d'agir dans ce cadre d'action. Il faut bien conserver à l'esprit le fait que l'OTAN n'est pas un deus ex machina ou un "grand être" agissant par lui-même. Les moyens déployés sur le théâtre afghan comme sur d'autres théâtres appartiennent aux nations alliées. En dernière instance, c'est donc sur celles-là que repose la volonté de combattre le terrorisme, d'où l'importance d'une transition en bon ordre, dans le respect des échéances fixées à Lisbonne, des responsabilités de l'OTAN aux autorités afghanes. Le "chacun pour soi" et un repli désordonné ne pourraient que mettre en péril les solidarités interalliées avec des retombées dans l'ensemble des institutions multilatérales. Sans même parler de la situation afghane.
 
Les menaces sur les voies énergétiques et maritimes sont prises en compte dans le concept comme un élément majeur des relations internationales. Comment l'OTAN y fait face ?
 
Dans les années qui ont précédé le sommet de Lisbonne, le thème de la "sécurité énergétique" s'est imposé en raison de l'utilisation répétée des exportations de pétrole et de gaz russes comme moyens de pression sur des pays centre et est-européens, pays consommateurs d'hydrocarbures russes et/ou territoires de transit vers les marchés ouest-européens. A Moscou, ces Etats sont considérés comme relevant de l'"étranger proche". De ce fait, l'exécutif polonais a même évoqué un temps la possibilité d'une "OTAN de l'énergie" ; il s'agissait d'une réaction au manque de substance de la politique énergétique commune de l'UE. Au plan mondial, les développements de la piraterie au large de la Somalie et dans le golfe d'Aden ont aussi posé la question de la sécurité des voies maritimes : l'opération menée sous le drapeau de l'UE (mission EUNAVFOR Atalanta) dans la zone est complétée par une opération de l'OTAN (mission Ocean Shield). Il est notoire que cette piraterie a eu un impact non négligeable sur les coûts du passage par le canal de Suez et le détroit de Bab-El-Mandeb.
 
A Lisbonne, la thématique par trop générale de la "sécurité énergétique" - trop générale car elle inclut la sécurité des infrastructures qui dépend de la responsabilité des autorités nationales - a débouché sur le projet d'une contribution interalliée plus ample à la sécurité des voies de communication et de transport. En la matière, l'opération Active Endeavour que l'OTAN mène en Méditerranée - une opération décidée en octobre 2001, sous article 5, pour lutter contrer les trafics illicites et le terrorisme -, constituait déjà un pas dans cette direction. Ces derniers mois, les très fortes tensions autour du détroit d'Ormuz, une zone géostratégique par laquelle transitent environ 30 % des exportations mondiales de pétrole, ont aussi mis en évidence l'importance de ces enjeux. Très fortement importateurs de pétrole et de gaz, les alliés européens ne sauraient se désintéresser de ces zones géostratégiques. Plus largement, le Commandement suprême de la transformation (ACT) - ce commandement de niveau stratégique est sis à Norfolk et il est dirigé par un Français, le général Stéphane Abrial - travaille sur les "Global commons". L'expression désignant les espaces maritimes, aériens, spatiaux et cybernétiques dans lesquels toute atteinte au libre accès et à la libre circulation auraient un impact considérable sur la mise en œuvre des moyens militaires ainsi que la sécurité et la prospérité des sociétés occidentales. Le thème des cyberattaques nous a précédemment mené à insister sur l'importance de ces enjeux.
 
Le concept de l'OTAN indique que "nous alimenterons les budgets de défense aux niveaux nécessaires pour que nos armées aient des moyens suffisants". N'est-ce pas un vœu pieux et qui  ne s'est pas du tout traduit dans la réalité ?
 
On sait que depuis la fin de la guerre froide, les pays européens ont très largement réduit leurs dépenses militaires. Un ancien premier ministre français avait alors parlé des "dividendes de la paix" mais on ne voit pas les effets bénéfiques pour la croissance économique. La valeur relative des dépenses militaires est passée de 3 ou 4 points de PIB à 1,5 point, voire moins dans bien des cas. Lors du sommet de Washington, en 1999, l'OTAN a lancé une "initiative de défense conventionnelle" (IDC) et préconisé le maintien des dépenses militaires à 2 points de PIB. A Prague, en 2002, un "engagement capacitaire" (PCC) a ensuite été adopté, et ce dans la même optique. Sans impact sur l'évolution des dépenses militaires, il faut bien le dire, les comportements de "passager clandestin" se diffusant en Europe. Désormais, la situation est encore aggravée par la crise économique, les gouvernements considérant les dépenses militaires - sans grand retour sur le marché électoral - comme une variable d'ajustement budgétaire.
 
Ce désarmement unilatéral de l'Europe, dans un monde menacé d'une possible convergence de lignes dramaturgiques, est rien moins qu'inquiétant. D'ores et déjà, il hypothèque l'interopérabilité militaire à l'intérieur de l'OTAN et la capacité interalliée à mener des opérations de guerre sans un fort appui américain. A cet égard, le conflit libyen a mis en évidence les lacunes dont souffrent les armées européennes. Cela rend d'autant plus improbable une "Europe de la défense", l'UE ne pouvant compter sur l'appui des moyens militaires américains pour pallier les lacunes de ses Etats membres dans le cadre d'une opération menée à l'extérieur de l'OTAN. Enfin, ce désarmement de fait et le désintérêt croissant des pays européens pour la défense - l'état de paix étant considéré comme donné - devraient soulever un questionnement en termes de philosophie politique. Les Welfare States ont dévoré les Warfare States et il faudrait se demander si les Etats-providences européens, par ailleurs profondément mis à mal par la stagnation économique et les évolutions démographiques, constituent encore des entités politiques, au sens fort du terme. Cette réflexion philosophico-politique nous conduirait bien au-delà de l'OTAN mais il faudra bien la mener.
 
En matière de gestion de crise, l'OTAN appelée à mieux gérer l'après-conflit. Or c'est plutôt une spécificité de l'Union européenne et une faiblesse de l'OTAN. L'organisation a-t-elle commencé à rattraper son retard en la matière ?
 
L'UE et certains de ses Etats membres ont volontiers mis en avant leurs moyens civils comme avantage comparatif vis-à-vis de l'OTAN et comme outil de "Soft Power"dans la compétition planétaire. De fait, l'engagement de l'UE dans les "Balkans occidentaux", c'est à dire le Sud-Est européen, est d'une grande importance pour le devenir de cette région appelée à rejoindre les instances euro-atlantiques. Il faut cependant conserver à l'esprit que ces interventions de l'UE ont été lancées après celles menées dans le cadre de l'OTAN et sous la direction des Etats-Unis, lors de la phase armée des conflits géopolitiques régionaux. Avec le recul et à l'épreuve des faits, le maniement des théories du Soft Power se révèle être la rationalisation d'une certaine impuissance européenne.
 
Dans le cadre de l'OTAN, c'est l'engagement en Afghanistan qui a conduit à développer une approche globale, c'est-à-dire civilo-militaire et intégrée. L'enjeu est de contrôler dans la durée le terrain conquis par les armes, et ce au moyen d'investissements civils et de projets de reconstruction. Le Concept stratégique met en avant la "sécurité coopérative" qui a l'ambition de conjuguer "approche globale" et "partenariats" avec diverses organisations internationales dont l'ONU. A ces fins, une "structure civile de gestion de crise, appropriée mais modeste" est prévue. Cela ne va pas sans effets de concurrence entre la "technostructure" de l'UE et celle de l'OTAN mais il faut rappeler que ces deux organisations sont très largement composées des mêmes Etats membres et il s'agit d'allouer au mieux les ressources de ces Etats. Au final, la question-clé est de savoir quel est l'ordre de grandeur adéquat et le niveau politique pertinent pour relever les défis internationaux : le cadre strictement européen de l'UE ou le cadre euro-atlantique délimité par les contours de l'OTAN ?
 
Une coopération importante avec l'UE est soulignée dans le concept stratégique. Comment le "partenariat stratégique avec l'UE" ainsi mentionné s'est-il accru ?
 
En raison des larges intersections entre l'OTAN et l'UE quant à leur composition respective, un partenariat semble relever du bon sens. L'"Europe une et libre" à laquelle les Occidentaux travaillent à donner forme depuis la fin de la guerre froide repose sur deux piliers complémentaires : l'UE et l'OTAN. Aussi le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a-t-il beaucoup insisté sur l'importance du partenariat entre l'OTAN et l'UE. La question nous renvoie à l'"approche globale" et aux effets de synergie recherchés entre moyens militaires et moyens civils. L'époque d'une forte concurrence entre le projet d'une "Europe totale" d'une part et le "tout-OTAN" d'autre part est aujourd'hui dépassée, mais l'approfondissement des relations UE-OTAN se heurte notamment au conflit entre la Turquie et Chypre à propos de la partie nord, unilatéralement reconnue par Ankara sous la forme d'une "République turque de Chypre du Nord". La Turquie à l'intérieur de l'OTAN, Chypre à l'intérieur de l'UE contrarient la négociation de l'étroit partenariat UE-OTAN souhaité par tous ou presque. La réunification de Chypre permettrait peut-être de lever l'ostacle mais nous n'en prenons pas le chemin. A ce sujet, il faudrait aussi s'inquiéter des effets provoqués par le "collapsus" grec sur la balance des forces dans la région et en Méditerranée orientale. Nous n'avons pas encore entrevu toutes les conséquences possibles.
 
L'idée que "nous coopérerons plus étroitement pour le développement des capacités de manière à réduire au minimum les doubles emplois et à maximiser le coût efficacité" est-elle déjà mise en pratique ? Que peut-on attendre de l'idée de smart defence ?
 
L'idée de smart defence ["défense intelligente"] consiste à acquérir en commun et à partager un certain nombre de capacités militaires, de manière à compenser la baisse des dépenses militaires des dernières années et à conserver les moyens de remplir les objectifs qui ont été définis dans le cadre de l'OTAN. En cela, la smart defence est la sanction du désarmement unilatéral européen mis en exergue par les difficultés de l'opération en Libye. Dans un discours du 10 juin 2011, peu avant son départ du Pentagone, Robert Gates avait alors insisté sur les effets pervers de cette démission, avec un possible désintérêt des Etats-Unis pour l'OTAN faute de retour sur investissement, d'autant plus que Washington est amené à redistribuer une partie de ses moyens militaires en Asie-Pacifique où les tensions entre la Chine et les alliés des Etats-Unis s'amplifient, notamment autour du découpage des eaux territoriales et des zones économiques exclusives, en mer de Chine méridionale et en mer de Chine orientale.
 
A la tête de l'Allied Command Transformation [commandement interallié chargé de superviser la transformation des capacités militaires de l'OTAN], le général Abrial a été chargé de formuler des propositions concrètes dans le cadre de coopérations bilatérales et multilatérales. Il a aussi pour interlocuteurs l'Agence européenne de défense afin de travailler dans la même direction. Les quelque 25 projets concernent notamment l'entraînement des soldats, la médecine du champ de bataille, la police du ciel, les patrouilles maritimes, la gestion commune des munitions ou encore les ravitailleurs en vol.
 
Chacun de ces projets serait pris en charge par de petits groupes de pays. Ces projets comptent aussi une initiative franco-américaine dans le domaine de l'"intelligence, surveillance et reconnaissance", une fonction très importante pour la gestion du champ de bataille. Nous ne sommes qu'au début de ce processus qui est pensé pour s'inscrire dans le long terme. A Chicago, l'objectif primordial en ce domaine est d'aboutir à une déclaration politique sur l'engagement des alliés à mieux coordonner leurs investissements militaires.

Si le pragmatisme est de mise dans la communication autour de la smart defence, il n'en reste pas moins que l'achat de moyens communs, le partage de capacités et la spécialisation des nations posent toute une série de questions. En cas de désaccord entre les alliés sur une décision d'intervention militaire, un partage trop poussé des capacités ne déboucherait-il pas sur une paralysie réciproque ? Les principaux Etats européens, notamment la France et le Royaume-Uni au plan militaire, auront-ils la volonté et la capacité de demeurer des "nations cadres", à même de prendre la direction d'une opération militaire d'importance ? Plus fondamentalement, ce processus d'intégration militaire pourrait être de longue portée au plan politique. N'assisterait-on pas, cahin-caha, au dépassement des souverainetés national-étatiques dans le cadre élargi de l'euro-atlantisme ? A l'évidence, bien des Etats européens ne sont pas décidés à conserver une forme altière de souveraineté : l'involution des budgets militaires révèle les préférences collectives.
 
Finalement, le concept stratégique répond-il à l'évolution des menaces internationales ?
 
Quels sont selon vous les points qui vont bloquer à l'avenir ou à l'inverse évoluer positivement ? Comme indiqué plus haut, le concept stratégique reflète une vision globale de l'environnement international et des menaces qu'il recèle. Il est suffisamment large et souple pour que les autorités politiques puissent opérer des choix pertinents dans ce cadre de pensée. Le défi porte essentiellement sur les budgets militaires en Europe. Aucun cadre de pensée et de conception ne saurait en effet pallier l'absence de volonté et de moyens. Et c'est à l'aune des budgets et des capacités que l'on jauge les intentions. En la matière, le combat se déroule à l'intérieur de chaque Etat membre puisque c'est là que s'élaborent les choix budgétaires et les décisions d'investissement. Sur un plan plus général, l'Europe et ses Etats sont le lieu d'un affrontement entre logiques fédératives, au sens générique du terme, et logiques nationalistes. Cet affrontement concerne tout aussi bien l'OTAN que l'UE ; l'affaiblissement de l'une des instances euro-atlantiques ne manquerait pas de retentir sur l'autre.
 
Le concept stratégique est-il voué à évoluer ou est-il figé pour dix ans comme il est prévu ?
 
L'image globale qui sous-tend et englobe tout à la fois le concept stratégique de l'OTAN évolue selon un processus incrémental, par essais et par erreurs, pour s'adapter aux événements et aux transformations de l'environnement international. La méthode nous renvoie à l'épistémologie de Karl Popper. Comme pour les concepts stratégiques précédents, les ajustements seront donc successifs et les directives politiques globales feront évoluer la chose jusqu'à ce qu'une refonte d'ensemble soit ressentie comme nécessaire. Tout l'art politique consiste en fait à conjuguer esprit de géométrie et esprit de finesse. On ne peut cependant exclure le cas d'exception, l'"a-normal", c'est-à-dire une situation de détresse qui remettrait tout en jeu et exigerait une décision souveraine. C'est peut-être là que réside la "question d'Europe" : une incapacité à penser, fût-ce au plan théorique, la situation de détresse.
 
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L'Otan qui, depuis 1949, lie les deux rives de l'Atlantique au sein d'une alliance militaire, doit affronter une nouvelle tempête qui pourrait l'obliger à réduire ses ambitions et à se replier sur sa mission initiale de défense du territoire des alliés. Cette question sera au centre des discussions des chefs d'Etat ou de gouvernement des 28 pays membres qui se retrouvent dimanche 20 et lundi 21 mai à Chicago pour un sommet qui devra se pencher sur l'avenir de l'organisation après le départ en 2014 de toutes les troupes de combat d'Afghanistan.
 
Certes, depuis la chute du mur de Berlin, l'Otan, créée pour défendre l'Europe de l'Ouest et l'Amérique face à toute velléité d'expansion voire d'invasion du « bloc soviétique », a réussi à se réinventer et à survivre à la fin de la division du monde en deux blocs antagonistes. L'Organisation, qui se targue d'avoir gagné la guerre froide sans avoir tiré un seul coup de canon, a largement confirmé son titre d'alliance militaire la plus réussie de l'histoire. Dans un monde où les conflits sont de plus en plus asymétriques, elle a réussi à s'imposer au Kosovo ou encore en Libye, et si ses combats contre le trafic de drogue en Méditerranée ou la piraterie au large de la Corne de l'Afrique sont loin d'être achevés, ces opérations ont permis de réunir à côté des marines des pays de l'Otan celles de nations comme la Russie, la Géorgie, Israël, voire même de la Chine. La guerre en Afghanistan ne peut certes plus être gagnée par l'Otan, qui a pris le commandement de la force internationale de sécurité dans ce pays (ISAF) en 2003. Mais l'organisation a réussi à maintenir à ses côtés 22 autres pays. L'Otan s'est même préparée à la guerre de demain, la guerre cybernétique. Tout cela tient de la prouesse pour une alliance vieille de soixante trois ans et qui, à Chicago, réunira encore une trentaine de pays partenaires à ses côtés pour en faire le plus grand sommet de son histoire.
 
Et pourtant, les défis qu'elle doit affronter aujourd'hui font peser des menaces sur sa propre survie. Le premier, c'est d'organiser le retrait d'Afghanistan du gros des troupes de combat pour qu'il ne tourne pas au fiasco comme ce fut le cas de l'Armée rouge en février 1989, quelques années avant l'implosion de l'URSS. Ce retrait est compliqué et si les Américains ont rappelé avant Chicago la notion de sécurité collective : « ensemble dedans, ensemble dehors », la France ne semble pas avoir écouté. Après les Pays-Bas puis le Canada, le président François Hollande s'est engagé à accélérer le désengagement français. Et même si le retrait avant la fin 2012,comme promis par le socialiste lors de sa campagne électorale, ne devrait concerner que les « troupes de combat » laissant sur place des forces de soutien et de formation de l'armée et de la police afghanes, il oblige à une accélération du déploiement de l'armée afghane notamment dans la Kapisa. Côté français, on insiste néanmoins sur le fait que le départ anticipé - de quelques mois seulement par rapport au dernier objectif de Nicolas Sarkozy de l'effectuer en 2013 -ne remet pas en question la stratégie de l'Otan en Afghanistan. Car le vrai sujet à Chicago est ailleurs : les alliés doivent décider des conditions du maintien après 2014 d'une force d'appui et de formateurs de l'armée de ce pays d'Asie centrale ainsi que du financement de l'armée afghane. Ce qui est loin d'être gagné.
 
Car le deuxième grand défi est le plus menaçant pour la sécurité - et la survie -de l'Otan : la crise de l'endettement public en Europe et en Amérique. Cette crise oblige les Etats à réduire encore plus rapidement que prévu leurs dépenses de défense. Avant même les derniers soubresauts de la crise grecque, les dépenses des pays européens membres de l'Otan avaient chuté de 20 % par rapport à 1991, à la fin de la guerre froide. Selon le secrétaire général de l'Organisation, le Danois Anders Fogh Rasmussen, en 1991, les Européens prenaient encore en charge 34 % des dépenses de défense des alliés laissant alors 66 % à la charge des Etats-Unis et du Canada. Une part européenne qui a chuté aujourd'hui à 21 % et qui devrait encore se réduire au moment où les Etats-Unis vont devoir aussi mettre leur défense à la diète après les folies financières en Irak et en Afghanistan.
 
Ce défi budgétaire intervient alors que d'autres puissances économiques et militaires comme le Brésil, la Chine et l'Inde, émergent. Ces nations, souligne à raison le dirigeant danois, « n'ont pas beaucoup d'intérêt à mettre en cause l'ordre mondial qui leur a permis de construire leur propre prospérité ». Mais ces pays ainsi que la Russie, s'ils n'ont pas empêché l'opération militaire en Libye menée par la France et l'Angleterre avec le soutien de l'Otan, et des Etats-Unis, n'y ont pas, non plus, pris part. Sans parler de la Syrie où Russie et Chine ne sont pas prêtes à accepter une quelconque intervention de l'Otan. Ce qui est un rappel que leurs intérêts ne coïncident pas - toujours -avec ceux de l'Organisation.
 
Cette tension est d'autant plus inquiétante que l'Alliance Atlantique, elle-même, est soumise à un risque endogène : l'éloignement - politique -des deux rives de l'Atlantique. Le président Barack Obama a bien affirmé son intention de concentrer les forces américaines - non plus vers l'Europe -mais vers l'Asie, qui est désormais la région « cruciale » à ses yeux. Pour la première puissance militaire mondiale, il s'agit d'un changement de cap non négligeable. Surtout que les tensions en mer de Chine se font de plus en plus vives. Et les appels des Américains à l'Europe de prendre une part plus grande à sa propre défense et à celle des territoires voisins risquent de rester lettre morte. Pour survivre, l'Otan qui a déjà réduit ses propres effectifs, va devoir se résoudre à son tour à une forte cure d'amaigrissement. La question est de savoir si les alliés parviendront à passer à ce que les responsables désignent comme la « smart defense », la défense intelligente, qui consiste à travailler à des programmes conjoints et à mettre de plus en plus de matériels et de munitions en commun. Ce pari est en tout cas loin d'être gagné. Même si Barack Obama fera tout pour que le sommet de Chicago, le premier depuis treize ans sur le territoire américain, se passe bien et que les alliés n'affichent pas trop en public leurs différends.
 
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Sommet de l'Otan : Le who's who du banquet de Chicago
Par M. K. Bhadrakumar

Asia Times Online, le 18 mai 2012
article original : "Who's who at NATO's banquet"
Trad : Questions Critiques
 
L'OTAN continue d'imprimer les cartons d'invitation à son sommet de Chicago qui se tiendra dimanche prochain. Un carton d'invitation a été imprimé mercredi à l'attention du Président pakistanais Asif Zardari. Le Pakistan est devenu « éligible » sous réserve de descendre de ses grands chevaux et de rouvrir les routes de transit pour les convois militaires qui se dirigent vers l'Afghanistan - malgré le refus obstiné de Washington de s'excuser pour le massacre de soldats pakistanais en novembre dernier, lors d'une frappe aérienne, ou d'en finir avec les frappes létales de leurs drones sur les villages pakistanais.
 
l'OTAN versera 1 million de dollars par jour au Pakistan au titre des droits de transit. Une invitation au banquet de l'OTAN à Chicago comme récompense pour la réouverture des routes de transit, est ce un accord correct ? Les principaux partis d'opposition pakistanais ne le pensent pas. Mais de toute façon, c'est le gouvernement en place qui décide. Et puis, les militaires pakistanais veulent que ça se passe ainsi.
 
Zardari est impatient d'y aller, mais il fallait s'y attendre. Être vu à un évènement éblouissant est une question de prestige national. D'un autre côté, l'OTAN n'invite pas Pierre, Paul ou Jacques. Par exemple, ni le président chinois ni le président indien n'ont été invités à ce cercle d'initiés à Chicago. (La Russie s'est tatée et a répondu niet, mais c'est une autre histoire un peu compliquée ; et, l'Otan voulait inviter Israël, mais la Turquie y a mis le holà et à dit hayir.)
 
La liste des invités de l'OTAN démontre l'ingéniosité occidentale et, à son tour, elle constitue aussi une feuille de route des stratégies mondiales occidentales pour le 21è siècle. A quoi ressemble la liste des invités ? Ce qui est le plus frappant est qu'il y a des cercles, un peu comme dans l'Enfer de Dante.
 
Le noyau dur comprend les 28 membres de l'OTAN. Le cercle suivant est constitué des 13 pays considérés comme les « partenaires mondiaux » de l'OTAN - pour la zone Asie-Pacifique : le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et la Nouvelle Zélande ; pour le Moyen-Orient : le Qatar, les Emirats Arabes Unis et le Maroc ; pour la région eurasiatique : la Géorgie ; et pour la bonne vieille arrière-cour européenne : l'Autriche, la Suisse, la Suède et la Finlande.
 
Il s'agit de la crème de la crème des alliés de l'OTAN. Les omissions les plus voyantes sont l'Indonésie et les Philippines (ces dernières, bien qu'elles fassent partie des « Etats sur la ligne de front » dans la zone Asie-Pacifique et qu'elles soient prêtes à harceler le dragon chinois), l'Arabie Saoudite (bien qu'elle soit la plus grosse station service des économies occidentales depuis bien plus d'un demi-siècle), l'Egypte, l'Afrique du Sud, le Mexique, le Brésil et l'Argentine (ces deux derniers étant des divas dans leurs régions respectives). Il semble que l'OTAN se sente généralement inconfortable avec le club des 20 qui tend à se former.
 
Le jeu des « amitiés viriles »

Si l'on poursuit, un autre cercle extérieur comprend des pays qui sont des participants ou des collaborateurs à la guerre afghane de l'OTAN. Ce sont les véritables « VIP » (ou les « héros », selon les points de vue sur la guerre afghane sanglante), parce qu'ils prennent le risque de se discréditer et qu'ils ont attiré l'attention d'al-Qaïda pour sauver l'OTAN du bourbier afghan. Ces pays sont (par ordre alphabétique et non en fonction de la quantité de sang et de larmes qu'ils ont versée) : l'Azerbaïdjan, l'Arménie, le Bahreïn, le Salvador, l'Irlande, le Monténégro, la Malaisie, la Mongolie, Singapour, l'Ukraine et les Tonga.
 
Quel détail sensationnel, si jamais la guerre afghane devait être gagnée, que ce soit aussi grâce à la contribution des Tonga ! Mais les faits sont faits.
 
La liste est incomplète. Ce cercle comprend également une sous-section avec en son centre l'Afghanistan (qui sera le principal sujet de discussion du sommet de l'OTAN), entouré de ses voisins de la région d'Asie Centrale. Il semble que la Russie ait été logée sous cette enseigne. Il est à peu près certain que Zardari entre dans cette case.
 
La Russie délègue simplement son chef du bureau afghan au ministère des affaires étrangères à Moscou, exprimant clairement et bruyamment son mécontentement de se sentir exclue des réunions clés de l'OTAN concernant la conduite de la guerre afghane, lesquelles se tiennent régulièrement à Bruxelles, qu'il pleuve ou qu'il vente. Mais c'est aussi un mécontentement « nuancé ». La Russie n'a aucune objection à la guerre afghane de l'OTAN et en est même une fervente partisane. Mais la Russie supporte mal le monopole de l'OTAN sur cette guerre ; celle-ci devrait être « démocratisée ».
 
Les Etats d'Asie Centrale délèguent leurs ministres des affaires étrangères parce qu'ils sont également, sur le plan technique, membres de l'alliance rivale connue sous le nom d' « OTAN de l'Est » - l'Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC).
 
L'OTSC est prisonnière d'un jeu « d'amitié virile » avec l'OTAN : elle rivalise avec elle en tant qu'alliance militaire principale dans l'espace post-soviétique, mais elle veut également que l'OTAN la reconnaisse comme égale afin de pouvoir s'auto convaincre de sa propre existence (que l'OTAN lui refuse sans surprise d'accorder sur l'insistance de Washington, puisque les USA préfèrent traiter avec les anciennes républiques soviétiques individuellement plutôt que simples partenaires de Moscou).
 
La situation difficile de l'OTSC est presque une image inversée de la Russie - qui aspire à une place et à un lit douillet dans la maison commune européenne, mais qui est maintenue à l'écart avec insistance et toujours désireuse d'y entrer, tandis que les Etats-Unis continuent de l'intéresser de façon hautement sélective dans des domaines de préoccupation pour les stratégies américaines. (L'OTAN pourrait également très bien intéresser l'OTSC un jour ou l'autre, par exemple pour coincer les trafiquants de drogue en Asie Centrale qui subvertissent l'économie afghane.) L'OTSC comprend l'Arménie, le Belarus, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Russie, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan.
 
Ceci dit, Moscou se méfie plutôt de l'invitation des dirigeants d'Asie Centrale à participer à ce sommet. Elle a des doutes quant aux intentions de l'Otan en Asie Centrale, en particulier avec en toile de fond l'établissement imminent de bases militaires nord-américaines en Asie Centrale.
 
Après tout, l'un des objectifs du sommet de Chicago est de tirer parti du « nouveau concept stratégique » de l'alliance[1], qui a été adopté au sommet de Lisbonne en 2010, en vue de projeter l'OTAN comme la seule organisation de sécurité mondiale qui pourrait au bout du compte opérer avec mandat de l'ONU dans les « points chauds » du monde.
 
Ce qui inquiète Moscou est que l'OTAN a déjà donné un avant-goût de sa manière de forcer les « changements de régime » dans des territoires étrangers, ainsi que la guerre de la Libye l'atteste - et la tendance actuelle inquiétante indique qu'elle pourrait faire pareil en Syrie.
 
Par ailleurs, l'Otan appâte les Etats d'Asie Centrale avec des offres qu'ils trouvent de plus en plus irrésistibles. La dure réalité est que les régimes d'Asie Centrale ont développé des intérêts particuliers dans la guerre afghane avec l'Otan qui distribue généreusement des contrats lucratifs pour se procurer des biens et des services auprès d'entreprises locales qui sont des façades pour les élites de la région.
 
Les Etats-Unis versent de coquettes sommes au Kirghizstan à titre de loyer pour la base aérienne de Manas. A présent, on dit que certaines armes et certains équipements en Afghanistan pourraient être donnés à des pays d'Asie Centrale dans le cadre de la période de transition du retrait de la guerre de 2014.
 
Manifestement, un bon filon se fait jour dans les steppes d'Asie Centrale, sous la direction de l'OTAN, qui rendrait Moscou très inconfortable. Néanmoins, il est intéressant que les Etats d'Asie Centrale aient pris la décision collective de maintenir leurs chefs d'Etat à l'écart du sommet de l'Otan qui se déroulera à Chicago la magnifique. C'est sans doute un acte d'abnégation suprême de la part des dirigeants d'Asie Centrale par déférence à la sensibilité de Moscou.
 
Une question pour le chef
 
Un pays clé voisin de l'Afghanistan a été effectivement maintenu scrupuleusement à l'écart du sommet de l'OTAN, bien que sa capacité d'influencer le cours de la guerre afghane soit toujours assez appréciable - l'Iran.
 
Une grande occasion a été perdue d'engager le dialogue avec l'Iran de façon constructive. Mais le président des Etats-Unis, Barack Obama, a décidé de ne pas prendre de risques.
 
Le président Mahmoud Ahmadinejad est un personnage lunatique, extrêmement charismatique, et il aurait pu finir par ravir la vedette à Obama qui a minutieusement orchestré ce show pour montrer sa stature de leader mondial. Cela aurait été sans aucun doute un trop grand risque pour Obama dans une année électorale délicate. Par ailleurs, Mitt Romney, son challenger républicain, et le lobby d'Israël lui auraient donné du fil à retordre en glosant sur sa « mollesse » vis-à-vis de l'Iran.
 
Ce n'est pas fini. Il reste encore un cercle sur la liste des invités de l'Otan. Celui-ci comprend les quatre candidats qui attendent dans l'anti-chambre de l'OTAN pour obtenir la qualité de membre - la Bosnie-Herzégovine, la Géorgie, le Monténégro et la Macédoine.
 
La Géorgie se distingue par le fait qu'elle figure dans trois cercles - en tant qu'allié global de l'OTAN, entant que partenaire dans la guerre afghane et en tant que membre à part entière éligible. Le message caché derrière cette extravagante attention qui est portée à la Géorgie ne sera pas perdu par Moscou. Il est intéressant que les premiers visiteurs officiels « étrangers » du Président Vladimir Poutine ont été les dirigeants des régions géorgiennes séparatistes, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.
 
Cependant, cela ne revient pas à dire que Moscou appréhende une décision imminente de l'Otan d'admettre la Géorgie en son sein. Poutine peut compter sur des partenaires européens majeurs comme l'Allemagne, la France et l'Italie pour s'assurer que l'OTAN n'entre pas en confrontation avec la Russie. Poutine commence à apprécier le départ de Sarkozy et l'arrivée du gouvernement socialiste à Paris.
 
En tout cas, Obama devrait aussi savoir que la priorité de son second mandat - s'il est réélu au Bureau Ovale - devrait être de travailler sur une nouvelle version de la « réinitialisation » entre les Etats-Unis et la Russie et faire en sorte que le partenariat russo-américain soit prévisible et le plus utile possible pour les stratégies mondiales des Etats-Unis - en particulier avec le problème de l'ascension de la Chine qui menace dangereusement de devenir un défi complexe.
 
Il faut en convenir, la liste des invités de l'OTAN donne une image assez fidèle de ce que les marxistes-léninistes appelleraient la « co-relation des forces » dans la politique internationale aujourd'hui. Ce qui est décrit ci-dessus n'est pas le tableau exhaustif de la politique mondiale, mais c'est plus de la moitié du scénario sur un panorama très arrêté.
 
Permettez-moi de terminer de façon inhabituelle avec une touche d'hubris pour demander : Que peut bien représenter un sommet de l'Otan lorsque la Chine et l'Inde s'occupent de leurs affaires et suivent leur chemin de façon indépendante ?
 
Au minimum, Bruxelles aurait dû inclure une catégorie d'invités étiquetés « OTAN + BRICS ». Il est sûr que les BRICS - le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud - ne sont pas moins importants que l'Union Européenne pour faire le monde de demain. Le chef principal du banquet de Chicago - Obama - devrait répondre à cette question.
 
M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.
Copyright 2012 - Asia Times Online / Traduction [JFG-QuestionsCritiques] - Tous droits réservés.
 
Note :
[1] Voir : Bilan du Sommet de l'OTAN (Lisbonne, 19-20 novembre 2010), sur le site du Quai d'Orsay.
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/enjeux-internationaux/defense-et-securite/otan/sommets/article/bilan-du-sommet-de-lisbonne-19-20
 
Ce que les Européens entendent comme « nouveau concept stratégique » de l'OTAN est en fait la « smart strategy » nord-américaine. Elle se définit ainsi : Vingt années ont passé depuis que la grande stratégie d'isolement de l'Union soviétique durant la Guerre Froide a rempli son objectif. Après quatre présidents des Etats-Unis et dix convocations du Congrès, Washington doit encore articuler une formule capable de promouvoir un bien-être général et d'assurer la défense commune. soit pour les nord-américains, soit pour leur prospérité. Aujourd'hui, leur économie est en pleine dépression, leur armée est hypertrophiée et l'écosystème mondial s'épuise rapidement. La « smart strategy initiative » cherche à provoquer un nouveau discours à travers les Etats-Unis et les capitales mondiales sur trois sujets : le défi central auquel les Etats-Unis et les grandes puissances doivent faire face dans la première moitié du 21è siècle ; la nature et la fonction de la grande straté
gie dans la démocratie constitutionnelle et l'économie de marché d'aujourd'hui ; et, enfin, les contours d'une nouvelle grande stratégie capable de construire un avenir prospère, sûr et durable pour l'Expérience Américaine et la communauté des nations. (Q.C.)
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Sur cet excellent blog,

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Kaboul : Les USA demandent à leurs alliés un milliard de dollars par an

Publié le : dimanche 20 mai

Les Etats-Unis demandent à leurs alliés des forces Isaf une contribution d’un milliard de dollars par an pour financer les forces de sécurité afghanes après 2014, a déclaré jeudi le chef de la Diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski.


Le ministre qui s’exprimait lors d’une conférence organisée par l’Institut polonais des Affaires internationales à Varsovie, à trois jours du sommet de l’Otan consacré notamment à cette question, il précise : "Nous estimons que les coûts de fonctionnement des forces de sécurité afghanes s’élèveront à environ quatre milliards de dollars par an, ce qui dépasse les capacités de l’Etat afghan qui reste un des pays les plus pauvres au monde", a-t-il encore déclaré.

L’Afghanistan se rend au sommet de l’Otan de Chicago avec l’intention d’y obtenir un accord de financement de 4,1 milliards de dollars annuels pour ses forces de sécurité après le départ des troupes étrangères à la fin 2014.

 

http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=64579

 

 

 

Retour de l'Armée en Grèce ?

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Samedi 19 mai 2012

Le retour de l'Armée : Le grand risque pour la Grèce ?

 

 

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