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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 16:14

 

 

 

 

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Ukraine : Commentaire d'actualité du Général Vincent Desportes

L’Agence Info Libre est allée à la rencontre du Général Vincent Desportes, ancien chef des armées de terre françaises, et aujourd’hui professeur à l’institut de Sciences Politiques à Paris, pour parler de l’actualité brûlante de l’Ukraine, du rôle et de la volonté de la Russie dans ce conflit ainsi que de la position des États-Unis et de l’Europe.


Source : Agence Info Libre

 

 

 

Alexandre Artamonov reçoit le Général Henry Pinard-Legry, président de l'ASAF

 

Dans ses plateaux moscovites, l’émission « À bâton rompu », animée par Alexandre Artamonov et d’Oxana Bobrovitch de la Voix de la Russie, reçoit le général Henri Pinard-Legry, président de l’Association de Soutien de l’Armée Française. Breveté parachutiste et instructeur commando, ce général de brigade qui a fait une bonne partie de sa carrière dans la Légion est également breveté de l'École supérieure de guerre. Très critique sur les évolutions actuelles de l’armée française, il ne mâche pas ses mots et explique à tout un chacun ce qu’il pense de l’organisation de la défense nationale et de l’état d’une armée qui mérite mieux que ce qu’elle a.

 

 

http://www.prorussia.tv/Alexandre-Artamonov-recoit-le-General-Henry-Pinard-Legry-president-de-l-ASAF_v788.html

Alexandre Artamonov reçoit le Général Henry Pinard-Legry

 

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 02:33

 

Ukraine : Etant moi-même un joueur d’échec, mettons nous un peu dans la tête de M.Poutine :

Ukraine : Etant moi-même un joueur d’échec, mettons nous un peu dans la tête de M.Poutine :

par Debout les Patriotes / Twitter @masuperbefrance  -  9 Mars 2014, 20:00  -  #GUERRE

Mise en ligne le 04/03/2014 06:00

 


Aux échecs, il y a un principe connu (de Aaron Nimzowitch) qui dit que :"La menace est plus forte que l'exécution".

Etant moi-même un joueur d’échec, mettons nous un peu dans la tête de M.Poutine :

JO :

Je joue neutre, pas gâché mon plaisir et ne pas perdre un pion.

26/02/14 :

Engagement des troupes Russe pour un exercice proche de la Frontière de l’Ukraine.

26/02/14 => 04/03/14 :

Déroulement des exercices afin que l’UE et les US doivent faire la part des chose entre les éléments qui passent en Crimée et ceux qui servent de base arrière et les derniers qui sont vraiment dans l’exercice.

Pendant ce temps la, mes troupes se positionnent tranquillement avec armes lourdes et bagages en Crimée.

04/03/14 :

Je retire mes troupes comme programmé.

Après des exercices en déploiement extérieur, un retour en caserne est toujours nécessaire pour un "débriefing d'opération".

Ce qui n'exclus pas la prise de consigne pour un briefing d'opération par la suite.

Ou pour être encore plus précis, les exercices tout le long de la frontière de l'Ukraine est ce qu'on peut appeler un exercice de reconnaissance de terrain,

afin de déterminer une stratégie d'attaque concrète, que les satellites ne pourront pas indiquer (état du terrain, couverture du terrain, le vallonnement...)

04/03/14 => 07/03/14 :

Je laisse la pression redescendre un peu de manière a renforcé mes forces sur les places financières et analysé le « débriefing d'opération ».

Pendant ce temps la j’envois dans l’est de l’Ukraine des agents perturbateurs qui sont passé en même temps que mes troupes, qui vont déstabilisé l’EST.

J’augmente soit le tarif du Gaz ou du Pétrole soit en diminue la quantité fournis à l’ensemble de l’Europe en disant bien sur que c'est des pb technique non lié à la Crimée. » sabotage de vannes en Ukraine ».

07/03/14 => 08/03/14 :

Grosses manifestations en Ukraine qui dégénères.

09/03/14 => 15/03/14 :

Mise en place de foyer de révolution dans toute l’Ukraine.

16/03/14 :

A partir de cette date intervention de l’armée russe dans l’Est de l’Ukraine voir plus ….

 

Alain Ambroise


 

http://www.debout-les-patriotes-de-france.fr/2014/03/ukraine-etant-moi-m%C3%AAme-un-joueur-d-%C3%A9chec-mettons-nous-un-peu-dans-la-t%C3%AAte-de-m.poutine.html

 

Ukraine : Etant moi-même un joueur d’échec, mettons nous un peu dans la tête de M.Poutine :
La Russie pourra ne pas rembourser des crédits américains (conseiller de Poutine)

La Russie pourra ne pas rembourser des crédits américains (conseiller de Poutine)

Des sanctions des Etats-Unis contre des structures d'Etat russes obligeront la Russie à reconnaître l'impossibilité de rembourser les crédits des banques américaines, a déclaré le conseiller...

 

 

Nato Otan

La nouvelle stratégie de guerre de l’OTAN

Mondialisation.ca, 28 février 2014

Une Pinotti[1] rayonnante de joie, pour sa première sortie à l’OTAN (le rêve d’une vie), a participé à la réunion des ministres de la défense qui s’est tenue les 26-27 février au quartier général de Bruxelles.

Premier point à l’ordre du jour l’Ukraine, avec qui –soulignent les ministres dans leur déclaration- l’OTAN a un « partenariat distinctif » dans le cadre duquel elle continue à « l’assister pour la réalisation des réformes ». Prioritaire « la coopération militaire » (passe-partout avec lequel l’OTAN a pénétré en Ukraine). Les ministres «félicitent les forces armées pour n’être pas intervenues dans la crise politique » (en laissant ainsi le champ libre aux groupes armés) et réaffirment que pour « la sécurité euro-atlantique » une « Ukraine stable » (c’est-à-dire stable sous l’OTAN) est fondamentale.


Les ministres ont ainsi traité le thème central de la Connected Forces Initiative, qui prévoit une intensification de l’entraînement et des manoeuvres qui, conjointement à l’emploi de technologies militaires toujours plus avancées, permettra à l’OTAN de maintenir une grande «promptitude et efficience dans le combat ». Pour vérifier la préparation, se déroulera en 2015 une des plus grandes manoeuvres OTAN « live », avec la participation de forces terrestres, maritimes et aériennes de toute l’Alliance. La première d’une série, que l’Italie s’est offerte d’accueillir.


On potentialise en même temps la « Force de riposte de l’OTAN » qui, composée d’unités terrestres, aériennes et maritimes fournies en rotation par les alliés, est prête à être projetée à n’importe quel moment et dans n’importe quel théâtre de guerre. Dans l’entraînement de ses 13mille hommes, un rôle clé est tenu par le nouveau quartier général des Forces pour les opérations spéciales qui, situé en Belgique, est commandé par le vice-amiral étasunien Sean Pybus des Navy SEALs.


La préparation de ces forces entre dans le nouveau concept stratégique adopté par l’Alliance, dans le sillage de la réorientation stratégique étasunienne. Pour mieux l’expliquer c’est le secrétaire à la défense Chuck Hagel qui est intervenu à Bruxelles, après avoir récemment annoncé un futur redimensionnement des forces terrestres USA de 520mille à 450mille militaires. Mais pendant qu’il réduit ses troupes, le Pentagone augmente ses forces spéciales de 66mille à 70mille, en ajoutant une allocation de 36 milliards de dollars pour l’entraînement. Les USA, explique Hagel, « n’entendent plus être pris dans de grandes, et prolongées, opérations de stabilité outre-mer, à l’échelle de celles d’Irak et d’Afghanistan ». C’est la nouvelle façon de faire la guerre, menée de façon couverte à travers des forces spéciales infiltrées, des drones armés, des groupes (y compris extérieurs) financés et armés pour déstabiliser le pays, qui préparent le terrain pour l’attaque conduite par des forces aériennes et navales. La nouvelle stratégie, mise au point avec la guerre en Libye, implique un plus grand engagement des alliés.


Dans ce cadre le ministre Pinotti a eu l’honneur d’avoir à Bruxelles un entretien bilatéral avec le secrétaire Hagel qui, lit-on dans un communiqué du Pentagone,  « a remercié Madame Pinotti pour son leadership et pour la forte contribution de l’Italie à l’OTAN, mission Isaf incluse ». Hagel a aussi exprimé le solennel « engagement de continuer à chercher des moyens d’approfondir la relation bilatérale avec l’Italie ». On peut donc attendre encore plus de la « relation bilatérale » avec les USA, outre les F-35, le Muos de Niscemi, la potentialisation de Sigonella et des autres bases étasuniennes sur notre territoire, l’envoi de forces italiennes dans les divers théâtres de guerre aux ordres, de fait, du Pentagone. Surtout maintenant que le ministre de la défense  est Roberta Pinotti, dont le « leadership » a contribué à faire grimper l’Italie à la dixième place parmi les pays ayant les plus hautes dépenses militaires du monde : 70 millions d’euros par jour, selon le Sipri, tandis qu’on annonce de nouvelles coupes dans la dépense publique.

 Manlio Dinucci

Edition de vendredi 28 février 2014 de il manifesto 

http://ilmanifesto.it/la-nuova-strategia-di-guerra-dellalleanza/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 



[1] Roberta Pinotti, du Partito democratico, ministre de la défense dans le gouvernement Renzi

Copyright © 2014 Mondialisation.ca

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Vers la fin de l’OTAN médiatique ?

Vers la fin de l’OTAN médiatique ?

Par La Voix de la Russie | La presse française, qui sur le dossier ukrainien témoigne de sa totale inaptitude à porter un regard neutre et non américano-centré sur les enjeux internationaux, a sans doute « cru » apercevoir un effritement du système Poutine récemment. Deux journalistes américaines travaillant pour la chaîne d’Etat Russia Today ont en effet, l’une démissionné, l’autre émis des critiques quand à la politique russe en Ukraine. Peu de temps après, un professeur du très réputé MGIMO aurait lui comparé Poutine à Hitler, se faisant ainsi sans doute involontairement le docile porte-parole des diplomaties américaine, tchèque ou lituanienne qui tentent de faire croire (mais à qui hormis aux journalistes ?) que la Russie serait prête à envahir l’Europe et déclencher une guerre.

Le rouleau compresseur du flux médiatique occidental fonctionne en parfaite adéquation avec les diplomaties des nouveaux allies de l’Amérique et de l’Otan en Europe de l’Est. L’objectif unique de ce dispositif organisé est l’extension à l’Est de sa propre sphère d’influence. Ces processus soutenus ont dès la chute du mur visé l’Est du continent et le monde postsoviétique avec des fréquences d’interventions variées, que l’on pense aux bombardements sur la Serbie, aux coups d’Etats organisés via les révolutions de couleurs ou à la création d’Etats fantoches au cœur de l’Europe afin d’y héberger des bases militaires americaines, comme par exemple au Kosovo. Les lecteurs intéressés peuvent se référer à cette excellente analyse de Michel Collon qui met en exergue les liens entre « extension de l’Otan et mensonges médiatiques ».


Cette extension militaire et politique à l’Est s’est accompagnée d’un flux médiatique autoritaire visant à légitimer aux yeux de l’opinion cette extension. La victoire médiatique de l’Occident américano-centré devait lui assurer la victoire des esprits. Ce dispositif médiatique totalitaire a lui mis en place des verrous psychologiques et techniques afin de contrecarrer les flux d’informations contradictoires et non-conformes. Toute personne osant critiquer la politique américaine en Europe ou pire, dire du bien du modèle russe, serait de fait un « agent d’influence russe » et un « outil de propagande du Kremlin ». Les communistes en leur temps traitaient de fascistes tous ceux qui ne pensaient pas comme eux, tandis qu’en leur temps également les fascistes traitaient de communistes ceux qui ne pensaient pas comme eux.


Bien sûr, il est difficile pour un journaliste ou un analyste étranger de tenir cette forte pression permanente en sachant pertinemment que chaque jour qu’il passe dans une structure d’information russe implique pour lui de faire un trait sur ca carrière de journaliste à l’Ouest, dans le monde soit disant « libre ». On peut évidemment ne pas être d’accord avec les positions des journalistes et analystes étrangers ou russes qui refusent de se soumettre à la pensée dominante et/ou travaillent pour des agences de presse russes. Mais on ne peut pas ne pas leur reconnaître une qualité qui fait souvent défaut à nombre de leurs confrères de l’Ouest : le courage. Car que l’on soit ou pas d’accord avec la ligne éditoriale d’un média d’Etat comme l’AFP ou Russia Today, cela demande beaucoup plus de courage de travailler dans le second, a contre courant, que dans le premier.


Sous perfusions de l’Etat car hautement déficitaire, la presse francaise est elle en outre de plus en plus malmenée par des blogueurs et des plateformes d’analyses strictes et sérieuses. Certains se sont même récemment demandés pourquoi Internet regorgeait de commentaires favorables à la Russie et à la gouvernance Poutine. La lecture des commentaires sous l’article apporte sans doute un embryon de réponse. Hormis les accusations de « cellules informatiques sous le contrôle du FSB ou de l’ambassade de Russie », accusations qui traduisent d’incurables pathologies, quiconque suit la presse francaise sait aujourd’hui parfaitement qu’Internet a révélé une société civile 2.0 militante et déterminée, dont la blogosphère (qui souhaite faire entendre une voix dissonante à celle du mainstream médiatique) reflète assez bien l’esprit global.


Une blogosphère qui a clairement démontré durant ces dernières années que la multiplication des sources ne signifie pas forcément la diversité de l’information mais que le formidable développement des méthodes de communication 2.0 permet de ne plus subir uniquement le scenario narratif officiel et imposé.


Il y a donc des raisons d’être optimistes.

Les dissidents sous l’époque soviétique ont eux aussi longtemps pensé qu’ils étaient seuls et isolés. N

 

http://french.ruvr.ru/2014_03_10/Vers-la-fin-de-l-OTAN-mediatique-9908/

 

 

 

France : une Russe menacée par la Sûreté provoque l'indignation

France : une Russe menacée par la Sûreté provoque l'indignation

Par La Voix de la Russie | Depuis 2004, Anna, une jeune Russe de 18 ans, née à Saint-Pétersbourg, vit dans les Yvelines avec ses parents. La Sureté Départementale de la Sécurité Publique va la harceler, lui donner l'ordre de venir lui parler pour devenir une informatrice à sa solde en échange de l'obtention de la nationalité française. En ces jours de crise virulente en Ukraine où les médias français ne donnent qu'une image tyrannique de la Russie alors que les Russes sont les amis des Français, la France montre par l'exemple de cette jeune étudiante russe qu'elle use de la répression et des méthodes employées dans les dictatures.

Rappel des faits. Anna est un excellent exemple d'intégration dans la culture et dans la société française. Elle est étudiante en hypokhâgne, aime la France et clame haut et fort sa fierté de pouvoir devenir française. Nous sommes au moment des manifestations contre le mariage homosexuel et l'adoption d'enfants par des couples de même sexe où 750 000 Français demandent la mise en place d'un référendum sur la loi Taubira et ne sont pas écoutés. La police contrôle, de manière totalement anormale, dans les lieux publics les Français qui portent des logos à l'effigie de la Manif pour Tous. Ces Français sont obligés de retirer leur tee-shirt, de monter dans les cars de police, sont amenés au commissariat et reçoivent une amende. Si de tels agissements avaient eu lieu en Russie, les médias français auraient parlé de répression, de dictature et du non respect de la voix du peuple. Il y a aussi les Veilleurs qui sont interpellés par la police. Des policiers ont dénoncé les ordres de leur hiérarchie qui visent les citoyens français qui manifestent pacifiquement. Certains policiers ont même démissionné, ne supportant plus d'être l'outil de la répression contre le peuple de France.

Menaces et délation. Anna est en procédure de naturalisation quand elle est convoquée. La jeune étudiante avait mentionné dans un courrier s'intéresser à la France, assister à des meetings. La mission de la jeune étudiante russe était simple quand elle se retrouve dans une pièce recouverte d'affiches de la Manif pour Tous : « Les policiers me demandent si je suis de droite car ils pensent que je vais à la Manif pour Tous. Ils m'ont posé des questions étranges. Vous êtes de droite ? Vous allez à la messe ? Pour eux c'était évident », dit Anna au Figaro. Les agents de la Sécurité Publique vont lui donner l'ordre d'espionner ses amis, les autres étudiants, des manifestants, en notant leur téléphone et adresses électroniques. Elle aura aussi pour mission de donner les noms de ceux qui sont actifs au sein de la Manif pour Tous.

Étudiante et Français choqués. Ses parents n'avaient pas eu à subir cette procédure avec la police. « C'est la procédure, vous n'avez rien à dire », lancent les agents à la jeune femme. « J'ai clamé que je n'étais pas une délinquante». Les agents usent de leur position de force. « Vous vous permettez d'arriver en retard et vous parlez de manière désagréable », lui fait-on savoir. « C'est scandaleux ce qui est arrivé. Il faut dire aux gens qu'il se passe des choses horribles que je considère injustes dans un pays qui se déclare libre et respectueux des droits de l'homme », termine Anna. Les Français sont aussi choqués par le comportement des agents qui appartiennent à une branche de la police. N

 

http://french.ruvr.ru/2014_03_10/France-une-Russe-menacee-par-la-Surete-provoque-lindignation-9621/

 

 

Un accord sur la flotte russe en 2010

Dès l'implosion de l'Union soviétique en 1991, la question de la flotte a envenimé les relations entre Kiev et Moscou, l'Ukraine indépendante revendiquant une partie de l'ancienne flotte soviétique de la mer Noire.

En 2010, après des années de querelles, les Parlements ukrainien et russe ont signé un accord sur la prolongation de 25 ans - jusqu'à 2042 - du bail de la flotte russe, en échange d'une réduction de 30% du prix du gaz russe sur lequel revient Le Figaro.

 

http://www.20minutes.fr/monde/1309822-20140226-ukraine-crimee-concentre-tensions


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La Turquie se pose en défenseur des Tatars de Crimée

 

Vidéo
Quand des journalistes font leur métier et montrent les nazis qui ont pris le pouvoir en Ukraine:

 


Vers la fin de l’OTAN médiatique?

 

Voici la preuve que les tireurs d'élite sur les manifestants ET les policiers, ont été engagés par l'Opposition

 

K.Meghan, ex-militaire, bio environnement: "oui les militaires empoisonnent la population avec les chemtrails" =

 

Ukraine :  L'Arabie Saoudite financerait le Mossad pour l'assassinat de scientifiques iraniens =

 

Les Pays baltes et la Pologne "inquiets pour leur sécurité" en appellent à l'OTAN !

 

L'Otan envoie des avions-radars au-dessus de la Pologne et de la Roumanie =

 

"La crise en Crimée est 1 test" Un test qui montre qu'aucun pays n'est plus souverain quand l'UE met la main dessus!

 

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Droit des enfants en situation de conflits armés : Communiqué du délégué syrien auprès des Nations Unies

Droit des enfants en situation de conflits armés : Communiqué du ... 

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 21:18

 

Vendredi 22 mars 2013

 

Mars 2003, la deuxième guerre contre l’Irak

Il y a dix ans : Premiers bombardements criminels US sur Bagdad

Le 21 mars 2003, à 21h37, soit quelques heures après la fin de l’ultimatum de 48h du président George W. Bush - demandant au président irakien Saddam Hussein, ainsi qu’à ses fils Oudaï et Qusay, de quitter l’Irak - les États-Unis lançaient sur Bagdad les premiers missiles. C’était le début de la deuxième guerre occidentale contre l’Irak. Nous assistions impuissants et sidérés au déluge continu de missiles le plus massif de l’histoire. Tout cela était criminel et est resté à ce jour impuni. [Mise à jour d’un article publié en mars 2003]
19 mars 2013 | Thèmes (S.Cattori) : Irak


 

 

Premiers bombardements sur Bagdad

 

Les pro-israéliens Pascal Bruckner, Bernard Kouchner, Alexandre Adler, Alain Finkielkraut, et leurs amis dans le monde, ont appelé à la guerre qui devait démembrer l’Irak et le mettre à genoux. Leur objectif caché : assurer la domination d’Israël dans la région. Il s’agissait pour tous ces pro-israéliens cyniques et impitoyables de se défaire d’un voisin qui résistait aux diktats d’Israël et de ses alliés. Peu en importait le prix. Cette guerre a tué un million et demi d’Irakiens et détruit leur pays. L’Irak ne serait plus jamais l’Irak. Tous ces avocats de la guerre ne se sont plus jamais souciés du sort des Irakiens et du sang qui a coulé. L’Irak n’était pas assez. Ils se sont fixés par la suite sur d’autres chefs d’État à abattre qui n’avaient jamais reconnu l’État juif d’Israël. Kadhafi en Libye, Assad en Syrie... et l’Iran dans la ligne de mire. [Silvia Cattori, 19 mars 2013]



C’est atroce. Ils la veulent leur guerre, Pascal Bruckner, Bernard Kouchner, Alexandre Adler, Alain Finkielkraut. Ils l’auront leur guerre. Ils le veulent leur sang. Ils l’auront leur sang, et les cadavres déchiquetés, et les blessés, et les millions de déplacés et de morts. Tout cela est effroyable.

Et nous, citoyens du monde, nous qui ne voudrions rien de tout cela, et qui en tremblons, nous qui voudrions empêcher les armées de continuer de verser du sang ; nous qui n’avons pas les moyens d’arrêter la folie guerrière de Bush et de Blair ; nous qui n’avons pu faire taire les impostures de ces gens inhumains qui trouvent normal d’aller attaquer un pays qui ne les attaque pas, il ne nous reste plus qu’à continuer de nous opposer à toutes ces guerres de cruelle domination.

L’Union européenne s’est associée à toutes les guerres illégales récentes depuis 1991. Ceux qui ont cru en elle ont de quoi déchanter, et tout à craindre pour demain. De quels nobles idéaux ses élus pourront-ils encore parler ? Les États européens ont déjà connu bien des égarements. Les pays européens n’auraient jamais dû s’inféoder à l’OTAN, sans se soucier des conséquences désastreuses pour les populations ni de leurs effets destructeurs à long terme. De quelle légitimité pourront-ils encore se prévaloir, alors que tant de gouvernements se sont associés, plusieurs fois déjà en treize ans, aux projets de dirigeants qui pratiquent le terrorisme d’État et qui piétinent les petits pays en violation du droit international ? Les États-Unis et son allié Israël peuvent-ils continuer de frapper d’autres États faibles, en toute illégalité, et demeurer impunis ?

Aujourd’hui, le monde a compris que, si des pays réputés « démocratiques » jettent les peuples dans des guerres illégitimes, ce n’est pas pour servir des principes moraux et des valeurs universellement reconnues. Leur seul langage est celui de la force. Les va-t-en guerre pro-israéliens Richard Perle, Paul Wolfowitz, etc., dominent les institutions politiques, diplomatiques, et économiques. Ils ont le soutien de gens qui comme Pascal Bruckner, Bernard Kouchner, Alexandre Adler, Alain Finkielkraut, défendent eux pied à pied les intérêts d’Israël avant tout autre intérêt. Leurs guerres, au mépris de la légalité internationale jettent des peuples innocents dans l’horreur.

Cette guerre contre l’Irak n’aurait peut être jamais commencé sans les pressions du lobby pro-israélien. Ce lobby a pesé de tout son poids dans les décisions du Pentagone et de la Maison Blanche. L’ouverture par les États-Unis de ce nouveau front au Moyen Orient est une aubaine pour Israël ; il se sent déjà les mains libres, pour continuer sa sale guerre à l’encontre des Palestiniens. Tous les jours, les militaires israéliens poursuivent des exactions et le vol de nouvelles terres pour y installer des colons fanatisés qui arrivent de France et d’ailleurs.

La question irakienne vient de dessiller bien des yeux.

Ce n’est pas la fonction des intellectuels que de mentir. Les récentes prises de position pour ou contre la guerre en Irak ont été une sorte de révélateur. Chacun a compris pourquoi les ardents supporters des interventions militaires contre les ennemis d’Israël, nous disent que cette guerre, si lourde de conséquences, est une bonne guerre.

Ils ont toujours manipulé des syllogismes mortifères. C’est pourquoi la doctrine de l’« axe du mal » chère à Bush leur va comme un gant. La tragédie irakienne est un formidable révélateur. Les souffrances des Irakiens serviront-elles au moins à provoquer une prise de conscience ?

Après 21 jours de bombardements, les forces armées US prennent le contrôle de la plus grande partie de Bagdad en ruines. L’Irak développé et prospère que nous avons connu a disparu.

 

 

VIDEOS sur le site :

 


Il y a dix ans : Premiers bombardements criminels US sur Bagdad

 

Silvia Cattori

 

 

SYRIE :

 

Superbe vidéo 3 mn :

 


Vrai visage de la "démocratie" occidentale. Comment elle détruit un Etat (TB vidéo 3 mn)

 

 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:45

 

 

Modern Warfare ça rapporte
http://www.cowcotland.com/news/31753/call-of-duty-modern-warfare-salaires.html

Intérêts financiers, crises économiques et guerres, un rapport?

Nous sommes témoins aujourd’hui d’une dégradation de la situation en Syrie (nouvelobs.com, 26/05/2012) et en Iran (lepoint.fr, 25/05/2012) et nous sentons l’arrivée d’une intervention militaire de l’OTAN. En même temps, nous sommes aussi témoins d’une crise financière sans précédent en Europe (liberation.fr, 25/05/2012) qui met en danger l’économie des États-Unis (entre autres) qui se trouve déjà dans une situation critique. Pouvons-nous faire un lien entre la crise financière qui s’approche à toute allure et les mauvaises nouvelles qui arrivent un peu par tous sur la Syrie et l’Iran?


Une chose est sûre, la guerre présente certains avantages d’un point de vue économique. Si scandaleux que ça puisse paraître, c’est la triste vérité.


La guerre a besoin d’armes et la vente des armes rapporte. En termes d’exportations d’armes (ou pourquoi ne pas dire « vente d’armes »?) la France avec 7,7 % de parts de marché se situe en quatrième position après les États-Unis (52,3 %), la Russie (8,2 %) et le Royaume-Uni (13,7 %). En voyant ces statistiques, nous pouvons commencer à avoir certains doutes sur les véritables raisons pour lesquels les États-Unis, seuls ou avec l’aide de l’OTAN ou encore sous la forme de l’ONU, jouent le rôle du justicier de notre planète.


La guerre ouvre les portes à des ressources naturelles que nous ne possédons pas. La guerre de golfe a ouvert en grand les portes (déjà ouvertes) aux États-Unis et ça leur a permis d’installer des bases militaires à des points stratégiques pour maintenir en sécurité leur accès au petrol de l’Arabie Saoudite et du Koweït. L’intervention militaire contre Mouammar Kadhafi a couté aux Libyens 50 ans de leur pétrole. Les pipelines afghans ne sont qu’un pas dans le jeu politique des États-Unis vers une influence dominante dans les républiques soviétiques d’antan, riches en pétrole et gaz. Il est impossible de ne pas faire le lien également entre les reserves de petrol irakien et la guerre contre Saddam Hussein en 2003.


Les médias de masses sont les grands complices de ces guerres car ils sont majoritairement financés en partie par l’industrie de l’armement ou des personnes qui sont en étroite collaboration avec le commerce des armes. Toujours avant une intervention des États-Unis, de l’OTAN ou de l’ONU, une sorte de propagande se met en place pour influencer l’opinion public et justifier la guerre et les médias de masse jouent un rôle primordial dans cette mise enscène. Les termes « mort des enfants », « mort de civils innocents », « oppression du peuple », « violences sans précédant », « armes de destruction massive » etc sont utilisés pour choquer et rendre la guerre légitime aux yeux du public.

 

Voici quelques exemples:

 

Vidéos sur le site

 


En ce qui concerne le 11 septembre et la guerre en Afghanistan, nous abordons le sujet diffament car nous frôlons   « le conspirationnisme » avec notre article. Cette vidéo exprime bien notre point de vue sur ces événements tragiques qui ont couté la vie à environ 3000 civiles américains et environ 300 000 civiles afghanes et irakiens dans la guerre contre le terrorisme qui a vu le jour après ces tristement célèbres attentats.


Personne ne souhaite la guerre. Comment arrivons-nous alors à se trouver dans une situation ou nos amis, nos frères, nos compagnons ou nos enfants se trouvent avec une arme dans la main face à des parfaits inconnus, amis, frères, compagnons ou enfants de quelqu’un d’autre? Comme disait Paul Valéry, « Les guerres, ce sont des gens qui ne se connaissent pas et qui s’entretuent parce que d’autres gens qui se connaissent très bien ne parviennent pas à se mettre d’accord. » Quelle sera votre position si vous entendez qu’une intervention militaire en Syrie ou en Iran aura lieu? Allez vous croire encore leurs fausses vérités manipulatrices qui finiront par être démasquées tôt où tard? Nous vous recommandons simplement d’être prudents et ne pas croire tout et n’importe quoi car l’histoire a donné souvent tort à ceux qui ont cru « la version officielle »…

 

VIDEOS sur le site :

 

 

 

http://jaiundoute.com/actualites/actualite-politique/05/2012/interets-financiers-crises-economiques-et-guerres-un-rapport/

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 05:48

 

La guerre monétaire, une guerre mondiale

Léon Camus

 

mercredi 22 février 2012

 

L’agenda de la guerre, comme disent les Américains, est avant tout établi par la guerre économique – « celle qui fait rage et qui ne dit pas nom » avait dit feu Mitterrand – et plus encore la guerre monétaire qui suit ou accompagne comme son ombre la faillite structurelle globale. Un système en faillite parce qu’intrinsèquement pervers, basé sur le mensonge et la dette. Autant dire sur l’usure et la création de richesses virtuelles, c’est-à-dire inexistantes ailleurs que dans les jeux d’écritures informatiques, lesquelles génèrent à chaque seconde de prodigieux flux d’argent imaginaire… celui-ci se convertissant pourtant à l’arrivée en puissance bien réelle entre les mains de ceux qui le possèdent ! Une réalité “virtuelle“, celle de la « Matrice » systémique : 40 mille mds de $ telle est la masse de l’économie réelle, 700 mille mds $, vingt fois plus, tels sont les fonds circulant chaque année dans la tuyauterie télématique des places financières !


Dans la matrice systémique nous baignons dans le liquide amniotique du mensonge

Depuis 1971 et l’abandon de la convertibilité « or » du Dollar, avec la déréglementation galopante et les taux de changes flottants, les États-Unis ont bénéficié d’un système monétaire taillé sur mesure pour leur unique profit. Dispositif qui, s’il n’était pas celui d’un État soutenu par le consensus d’élites converties au fétichisme libéral, serait celui d’une organisation criminelle et mafieuse.

Aujourd’hui, les É-U reconvertis en faux monnayeurs, inondent la planète de $ dont la seule valeur est celle du papier ayant servi à les imprimer. Leurs établissements financiers avec la bénédiction du Département du Trésor ont corrompu les dirigeants des pays, notamment ceux d’un Vieux Continent tiers-mondisé, afin qu’ils endettent leurs pays, donnant en gage les biens nationaux dont ils ont l’administration et le devoir de conservation… tel est le piège tendu par Goldman Sachs et où est tombée la Grèce !

L’Agence centrale d’espionnage et de guerre subversive, autrement appelée CIA, a pour sa part produit de la monnaie « parallèle » – de vrais faux dollars – pour servir ses desseins dans les soubassements de l’économie criminelle : stupéfiants, armes, corruption active… Quant à l’État fédéral américain proprement dit, il a fait imprimer ab libitum des bons du Trésor qu’il se rachète à lui-même…. La liste est longue des 
méfaits et des forfaits perpétrés par le pays le plus obscène… et le plus prude de la planète hors ses alliés wahhabites du Qatar et d’Arabie saoudite ! Ou ses agents djihadistes et salafistes d’Al Qaïda qui, de l’Afghanistan à la Syrie en passant par la Bosnie, le Kossovo, l’Irak, le Liban, le Soudan, la Libye et ailleurs, ont servi avec un zèle tout religieux les noirs desseins de l’Amérique glauque des bas-fonds de Brooklyn sur le grand échiquier de la « domination mondiale ».

Faut-il encore parler des falsifications des statistiques économiques qui font des É-U, ce parangon de vertus démocratiques, l’émule de l’ex Union soviétique où toutes les données publiées étaient carrément fausses ? Ainsi le Pib américain serait de 35% inférieur aux chiffres officiels. D’ailleurs les Chinois, dans leurs estimations et prévisions, utilisent un Pib américain amputé de moitié ! Ce qui en gros ferait que la dette des É-U atteindrait 200% du Pib réel, c’est-à-dire revu à la baisse. Idem pour les établissements financiers et bancaires dont les bilans sont le plus souvent falsifiés par cinq compagnies de certification parties prenantes du “système“ : on l’a bien vu en 2008 avec l’effondrement, lors de la crise des “crédits hypothécaires à risque“ [subprimes], des deux sociétés de crédit les mieux cotées du marché, Freddie Mac et Fannie Mae, ainsi que la Banque Lehman Brothers. Mais auparavant l’Affaire Enron avait déjà amplement démontré le trucage d’évaluations de complaisance.

Ajoutons qu’aux É-U depuis mars 1988, le « Working Group on Financial Market » oriente, pour ne pas dire « manipule » la bourse suivant les indications de la Réserve fédérale… un consortium de banques privées, qui tente (et y parvient… là est le paradoxe et le comble, mais le roi n’est-il pas nu ?) à se faire passer pour une association à « buts non lucratifs ». Manipulation également des cours de l’or, de l’argent et des métaux précieux officialisée en 1999 par le “Washington Agreement on Gold”. Accord prévoyant que 19 banques centrales, principalement européennes dont la Suisse, mettent chaque année à la vente d’importantes quantités d’or (400 T en 2009) afin d’encadrer le cours de ce métal… Pareillement, les cours des Matières Premières industrielles ou agricoles sont extensivement refaçonnées grâce à des produits dérivés ad hoc et autres outils spéculatifs.

Toutes manipulations ayant un objectif facilement repérable : donner le change et l’apparence vu de loin, pour les non initiés, à la solidité d’un édifice financier et monétaire dominé par les É-U et sa monnaie, le Dieu Dollar. Mais tout cela n’est évidemment qu’un village Potemkine fait de carton de pâte badigeonné de trompe-l’œil à la détrempe, décors dont l’écroulement prévisible risque bien de tous nous entraîner dans sa chute finale. Si ce n’est déjà fait !

Guerre monétaire

En novembre 2008, à l’occasion du G20, la Chine populaire se faisant le porte-parole des Pays émergents (Brésil, République sud-africaine, Inde…) a pris position contre l’actuel système, demandant qu’à la référence Dollar soit désormais substituée un panier de Matières Premières (Or, Ag, Pétrole, etc. ) comme étalon de la valeur fiduciaire. Au début de l’année 2011, les réserves chinoises atteignaient 2847 mds de $ ce qui donne la mesure et le poids des recommandations émises par Pékin. Mais le projet chinois n’est pas le seul et aide d’ailleurs à mieux comprendre la bataille de l’or, beaucoup d’État, et non des moindres préconisant de revenir d’une façon ou d’une autre à l’étalon or ou à des systèmes mixtes associant au métal des bouquets de monnaies…

La Chine a ainsi pu contrebattre la politique de la Réserve fédérale et des banques centrales cosignataires du « Washington Agreement on Gold » en achetant chaque année « dix fois » la quantité d’or mise sur le marché par les banques occidentales, interdisant simultanément toute exportation d’or et d’argent tout en en autorisant les sociétés chinoises à se placer le cas échéant en défaut de paiement sur les produits dérivés afférents aux Matières Premières dont il apparaît qu’ils sont institutionnellement instrumentés à l’instigation du Trésor américain.


On comprends au tracé de ce tableau assez consternant de la situation fiduciaire mondiale, que les États, américain, anglais, européen par le biais de la BCE, et tous par le truchement de l’Otan, se mobilisent et organisent des guerres pour maintenir le monopole d’accès et de commerce sur les richesses de ce monde… Encore que le pouvoir financier ne soit certainement pas l’ultima ratio du système, celle-ci relavant in fine de la guerre sociobiologique dont l’argent et sa puissance ne sont que l’un des moyens ou que l’une des expressions.

En tout cas, la guerre de Libye aura permis de faire main-basse sur les réserves d’or de la Jamahiriya libyenne, tout comme la guerre de 2003 aura permis de piller la banque centrale irakienne dont les réserves en $ ont été évacuées par une noria d’avions cargos. Les dettes publiques soigneusement organisées avec la complicité de classes politiques compradores, cyniques et démagogiques au-delà de toutes limites, auront de leur côté permis de pomper les biens patrimoniaux, les ressources et les réserves de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne mais aussi de la France mise à l’encan.

Aujourd’hui les « camps » sont bien dessinés : les États-Unis, Israël, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, la Turquie et la ligue arabe forment une « coalition d’intérêts » à peu près soudés face à l’Iran, allié à la Syrie et au Liban, soutenu autant que faire se peut par la Chine et la Russie. Les positions de l’Irak, du Pakistan et de l’Inde sont condamnées à davantage d’oscillations en raison d’intrications d’intérêts de plus en plus denses et complexes… quoiqu’il en soit les peuples qui les composent ont conservé des tropisme plus ou moins indélébiles, l’Inde avec la Russie, le Pakistan avec la Chine. À défaut de guerre ouverte, la guerre des matières premières, la manipulations de leurs cours, la dictature de plus en plus insupportable du $ change peu à peu les équilibres… Cela n’est pas en faveur de l’Occident en crise, quels que soient ses talents en matière d’ingénierie financière car les guerres peuvent se gagner et en même temps sonner le glas final de la puissance.

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 12:42

« Manière de voir » n°120 / Décembre 2011-janvier 2012

Ces guerres qu'on dit humanitaires

Numéro coordonné par Philippe Leymarie et Anne-Cécile Robert

Le nouvel interventionnisme humanitaire, avatar du droit ou du devoir d'ingérence, se pare de toutes les vertus face au sort catastrophique des faibles, auxquels il faut sans tarder porter secours, quoi qu'il en coûte. Mais aucune opération, même ornée du bleu de l'ONU et apparemment destinée à sauver des vies innocentes, n'est chimiquement pure. Les arrière-pensées stratégiques, économiques, géopolitiques demeurent.

Mélange des genres
Philippe Leymarie et Anne-Cécile Robert

Glossaire

I. Nobles causes...

Tout commence souvent par des images : une femme qui fuit un bombardement en emportant un bébé dans ses bras, des cadavres étalés devant les caméras de télévision, le visage d'un dictateur qui menace. Viennent ensuite les mots entrelardés de chiffres alarmistes : dans la bouche des intellectuels ou sous la plume des éditorialistes, ils exhortent la « communauté internationale » à agir pour « éviter l'irréparable ». Une guerre de propagande obscurcit alors le dialogue diplomatique, tandis que monte la pression de l'urgence, l'appel des uns à éliminer un « nouvel Hitler » (Saddam Hussein, Slobodan Milosevic, Mouammar Kadhafi...) répondant à la dénonciation de l'impérialisme des grandes puissances par les autres.

Parfois, les crimes dénoncés sont réels, parfois exagérés ou carrément imaginaires. Souvent, ils ne constituent que des prétextes dans le jeu des puissances qui s'abritent derrière les organisations internationales. Les pays dominants cherchent à marquer des points sur l'échiquier géoéconomique mondial, à liquider un dirigeant peu accommodant... Les bonnes intentions donnent souvent de mauvaises idées, disait Machiavel. Alors comment s'y retrouver ? Sans doute en feuilletant les pages de l'histoire récente qui fournissent maints exemples des pièges tendus à la conscience. Les étudier permet de repenser la nécessaire prévention des conflits.

Les révoltes arabes et le chaos libyen
Serge Halimi

« Pourquoi occupons-nous l'Irak ? »
Howard Zinn

Le défi de la prévention des conflits
Virginie Raisson

Au nom de l'humanitaire
Jacky Mamou

La bonne conscience endort la gauche...
Jean Bricmont

Une guerre pour les femmes ?
Christine Delphy

Le Koweït, un pion dans le jeu américain
Chapour Haghigat

Paris confronté au génocide des Tutsis
P. L.

Arrière-pensées européennes en République démocratique du Congo
Raf Custers

II. Le feu de l'action

Cachez cette guerre que je ne saurais voir... Ces dernières années, au lieu de guerroyer, on « s'interpose » (Bosnie), on « assiste » (Afghanistan), on « protège » (Libye), on « sépare » (Côte d'Ivoire), etc. Mais rien ne sert de s'abriter derrière les mots. La chancelière allemande Angela Merkel l'avait longtemps fait, pour ne pas susciter l'ire de ses concitoyens. La réalité l'a rattrapée ce jour de 2010 où, pour la première fois, elle a dû accueillir sur un tarmac les cercueils de plusieurs soldats de la Bundeswehr tués en Afghanistan.

Même présentée comme « humanitaire », une guerre reste une guerre, comme le savent - mieux que d'autres - les militaires. S'il est impossible de demeurer simple spectateur des violences faites aux populations, sans doute faut-il prendre garde à ne pas endosser dans la précipitation le costume du gendarme ou celui du boute-feu. Car, une fois la guerre jugée nécessaire, rien n'empêchera plus les armes de parler, les hommes de tomber.

L'éthique à l'épreuve de la force au Kosovo
Robert Fisk

Offensives-éclair, paix impossibles en Afghanistan et en Irak.
Pierre Conesa

Silencieux exil des Irakiens en Syrie
Theodor Gustavsberg

En 1991, derrière le slogan du « zéro mort », l'hécatombe
Beth O. Daponte

Désastre écologique dans le Golfe
Mohamed Larbi Bouguerra

Au nom de la « protection des populations »
P. L.

Libye, les conditions de l'unité nationale
Patrick Haimzadeh

L'anthropologie, arme des militaires
William O. Beeman

Sainte propagande
Alain Gresh

III. La force et le droit

« Il faudrait que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste, écrivait le philosophe Pascal. (...) Ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste. » La construction d'un ordre international pacifique relève de la même dialectique. C'est l'ambition des Nations unies (ONU). Loin d'être parfaites, elles tentent néanmoins de créer un espace de discussion entre les acteurs mondiaux, qui doivent alors régler leurs différends par des moyens non violents. Il s'agit moins de procédures juridiques que de batailles d'idées pour imposer une hiérarchie des valeurs. Or, depuis la fin de l'affrontement Est-Ouest, la guerre fait l'objet d'une réhabilitation morale.

Si elle n'avait jamais disparu des moeurs internationales, elle suscitait une réprobation officielle, et le but affiché de l'ONU était son éradication. Tordant les textes juridiques (« droit d'ingérence », « guerre préventive »...), et parfois la réalité, des juristes et surtout des dirigeants de premier plan ne répugnent plus à faire primer la force sur le droit. On va même jusqu'à mettre des têtes de chefs d'Etat à prix, comme les bandits dans le Far West du XIXe siècle. Pourtant, la Charte de l'ONU, première victime de cette dérive, contient déjà les moyens de lutter contre les crimes de masse. Toutes les voies d'un pacifisme actif n'ont pas encore été explorées.

Des vicissitudes du « droit d'ingérence »
A.-C. R.

La guerre préventive, un concept dangereux
Paul-Marie de La Gorce

Au Kosovo, il y avait une autre solution
Noam Chomsky

Unilatéralisme des grandes puissances
Philip S. Golub

Le néfaste précédent de 1939...
Henry Laurens

La justice internationale au défi de la politique
A.-C. R.

Réconciliation en Sierra Leone
Michel Arseneault

Et si on avait cru aux Nations unies en 1990...
Monique Chemillier-Gendreau

Un rêve contrarié
Olivier Corten

Iconographie

Le photographe James Nachtwey, qui a arpenté les zones de guerre trente années durant, témoigne des ravages subis par les populations prises dans les affrontements. De ces années passées sous des orages d'acier est né « Inferno » (Phaédon), dédié à leurs victimes.

Les conflits majeurs

Olivier Pironet

Première guerre du Golfe (1990-1991)

Opération « Liberté de l'Irak » (2003)

Rwanda 1994, opération « Turquoise »

Kosovo 1999, opération « Force alliée »

Afghanistan 2001, opération « Liberté immuable »

Témoignages

Un militaire canadien au Rwanda

Une diplomate américaine et l'Irak

Une magistrate suisse face à Milosevic

Un humanitaire français en Somalie

Cartographie

Philippe Rekacewicz, avec Agnès Stienne

La constellation du maintien de la paix

Quand les armes ont parlé...

Au Nord les armées, au Sud les conflits

Documentation

Olivier Pironet

Essais

Sur la Toile


« Ces guerres qu'on dit humanitaires », Manière de voir n°120,
en kiosques et sur notre boutique en ligne.

Retrouvez toute la collection de Manière de voir :

http://www.monde-diplomatique.fr/mav/

Les anciens numéros sont en vente sur notre boutique en ligne :

http://www.monde-diplomatique.fr/boutique/manieredevoir/

 

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L'Irak entre Iran et Etats-Unis

Le chef d'Etat major irakien Babaker Zebari est en visite à Téhéran. A cette occasion son homologue iranien le général Pakpour a souligné que l'Iran n'épargnerait aucun effort pour aider les Irakiens…

 

Pour lire la suite cliquez ici

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 21:26

 

  La liberté

http://honneuretpatrie.over-blog.fr/

 

Mes commentaires sur mon article

" Mourir pour la Patrie, ou pour le Veau d’Or ? "


J'aurais pu titrer :

" Mourir pour la Patrie

ou pour les multinationales apatrides ? "


 


paru sur agoravox

20%
D'accord avec l'article ?
 
80%
(31 votes) Votez cet article (ce 19.7.11 à 21 h 32)
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Par R-sistons (xxx.xxx.xxx.183) 19 juillet 19:59 R-sistons

Bonjour à tous,

Je suis heureuse de voir que sur ce site, au moins, on n’est pas dupes ! Les guerres françaises aujourd’hui sont bassement coloniales, impérialistes, pour enrichir les zamis du sieur qui a pris le pouvoir en mentant sur ses VRAIS objectifs. Ces pauvres jeunes sincèrement animés du désir de servir la France (il y en a certainement aussi qui tout simplement cherchaient un emploi, il n’y en a presque plus), en étant prêts à donner leur vie, sont morts pour enrichir les pires prédateurs d’une cupidité maladive, criminelle, relevant en fait de la Justice (crimes commis au bénéfice de la Haute Finance et des Industriels de MORT)

IMPOSTURE : "Vous n’êtes pas morts pour rien, mais pour la GRANDE cause des hommes LIBRES..." (a dit Sarkozy lors de la cérémonie). Il va gagner encore un point dans les sondages bidons en lisant un discours préparé par des spécialistes payés par NOUS ?

Cérémonies pour 7, pas pour un ? Et pas pour le pompier mort héroïquement, par ex ?

"Merci de m’avoir lu", écrit un Lecteur parlant des chauffeurs de poids lourds ; Bien sûr qu’on lit tout, avec respect, et surtout pour ceux qui risquent leur vie pour transporter nos marchandises, travaillent durement, et qui sont en plus mal payés !

Enfin, sur le sujet :

(Pardon pour les soldats sincères). On parle d’un mémorial, tenez-vous bien, pour "soldats morts en EXTERIEUR" ! Un comble, il faudrait s’agenouiller devant le mémorial de l’impérialisme au service des intérêts américains et plus généralement des psychopathes ivres d’appétit pour le fric, le pouvoir, les honneurs, au prix du sacrifice des populations pillées, bombardées, liquidées, handicapées à vie, au prix, aussi, de la mort de nos jeunes ?

Je suis indignée... eva

 

 

 

Par R-sistons (xxx.xxx.xxx.183) 19 juillet 20:16 R-sistons

Et le chef-d’oeuvre, avec l’inénarrable Pierre Servent, le grand manitou des guerres impériales (et le consultant de la chaîne la plus va-t-en guerre, FR2) , sur C dans l’Air ce jour :

"70 morts (en tout) en Afghanistan. Avant, jusqu’à dix mille par jour ! Il y a moins de morts, aujourd’hui !"
Quand est-ce qu’il postule, lui, pour être le 71 e ?

Et cette autre perle :

"Vous n’aimez pas la guerre, mais elle vous aime !"

vous avez bien lu :

"Vous n’aimez pas la guerre, mais elle vous aime !"

On croit rêver ! Ou cauchemarder !

Indignée ! eva

 

 

 

A ce commentaire, je réponds plus bas :

 

Par eric (xxx.xxx.xxx.39) 19 juillet 20:23

Une erreur et un aveux dès les premières lignes.
C’est le Gouvernement Jospin qui a décidé l’intervention en Afghanistan.
"les instincts de la France profonde, instincts sécuritaires, familiaux, patriotiques" Oui c’est vrai, les français veulent vivre en paix et en sécurité, aiment leur famille et leur pays ! Et c’est bien pour cela que la France, que vous pouvez qualifier de "profonde" si cela vous console, n’écoute pas vos "pensées", que l’on pourrait d’ailleurs également qualifier de profondes au sens de creuses.

 

 

Par R-sistons (xxx.xxx.xxx.183) 19 juillet 20:31 R-sistons

" les français veulent vivre en paix et en sécurité, aiment leur famille et leur pays"

@ Eric

Moi aussi, mais c’est justement parce que j’aime la France (et la paix..), et que je respecte ses soldats (je suis la petite-nièce, d’ailleurs, du défunt Médecin Chef des Armées françaises), que je n’ai pas envie de la voir s’avilir dans des aventures nauséabondes, criminelles, meurtrières, pour le Veau d’Or.

Vous n’avez rien compris au SENS profond, véritable, de ces guerres ... criminelles ! Ici les Lecteurs sont plus intelligents que vous. Et cela ne les empêche pas d’aimer la France et même d’être patriotes, au contraire ! Mais intelligemment... eva

 

 

 

Par R-sistons (xxx.xxx.xxx.183) 19 juillet 20:56 R-sistons

Au fait, je reçois ce texte :

Pour que la bourgeoisie puisse se servir de la police et de l’armée afin de se défendre contre les assauts du prolétariat, elle doit créer et entretenir une haine féroce entre ses diverses bandes armées et les révolutionnaires. Sinon, ces derniers pourraient bien avoir l’idée fort dangereuse d’expliquer aux policiers et aux militaires que les voleurs, ce ne sont pas les ouvriers grévistes, mais bien les patrons, et que par conséquent, ils se sont, jusqu’à présent, trompés de camp en prenant la défense de la bourgeoisie. Ils pourraient, sans cette haine tenace qui empêche toute communication, expliquer aux militaires et aux policiers que les vœuves et les orphelins, ce ne sont pas les exploiteurs, mais bien les exploités. Et, au moment crucial, quand les policiers et les militaires sentiraient le vent se lever, quand ils verraient dans quel camp est la vérité, quand ils sauraient où sont les vœuves et les orphelins, quand ils comprendraient qu’en dernière analyse ils sont des salariés comme les autres, qu’ils ont les mêmes patrons, qu’ils sont exploités par la même bourgeoisie, quand ils comprendraient que si la plupart des policiers et des militaires passaient dans le camp du prolétariat alors la bourgeoisie trompeuse, menteuse, voleuse, violeuse et assassine serait perdue, et que, par conséquent, ils n’auraient eux-mêmes plus rien à craindre en cessant de lui obéir, alors, pour une fois, la division la plus importante qu’a artificiellement créé le pouvoir pour se maintenir, celle entre le prolétariat et les bandes armées du pouvoir, cette division qui est la seule vraie arme de la bourgeoisie pourrait bien s’effondrer.

http://mai68.org/spip/spip.php?arti...

 

 

 

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mourir-pour-la-patrie-ou-pour-le-97767

 

 

 

Et aussi,

 

"On ne meurt pas pour la Patrie,

on meurt pour les industriels"


Anatole France

.

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"Quand les riches se font la guerre,

ce sont les pauvres qui meurent"


Jean-Paul Sartre

 


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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 06:10

La guerre « humanitaire » du couple Sarkozy/Cameron

Nous savons aujourd’hui que les mouvements sociaux ou militaires ayant abouti à la déstabilisation de la Tunisie et de la Libye ont pour origine le fait que le cartel bancaire se refusait à voir émerger en Afrique du Nord un système de BANQUE ISLAMIQUE où l’usure est interdit. Supprimer l’usure, favoriser un système de banques de ce type, c’est mettre en péril la poule aux œufs d’or de ceux qui fomentent les guerres depuis le XVIII° siècle. C’est toucher au POUVOIR des banquiers internationaux sur les Etats-nations et donc sur les citoyens du village global.

Comme les banquiers internationaux ou familles oligarchiques poursuivent leur rêve de Nouvel Ordre Mondial à partir d’un grand désordre (pour ne pas dire chaos) de l’Ordre actuel, et comme il est prévu de semer la ruine au sein des nations au moyen de l’USURE ou DETTE, un tel processus développé par la famille Ben Ali ou le dictateur libyen, est en soi insupportable. C’est pourquoi les caniches du cartel bancaire, lire les dirigeants qu’il a lui-même placés aux commandes de certaines forces armées européennes, ont reçu pour consigne de déclarer la guerre à ces groupes hostiles à l’Ordre apostat (ou plutôt humaniste) issu du « siècle des Lumières ». Comme ces caniches sont par principe très obéissants et vicieux, ils ont appelé cette guerre : la « guerre humanitaire ». C’est bien la raison pour laquelle on parle maintenant d’envoyer des troupes militaires pour « protéger » les convois humanitaires…

Les conséquences immédiates de la « guerre humanitaire » sont terribles : plus de 900 000 personnes sont déplacées à la suite du conflit libyen. 900 000 dont plus de 400 000 en Tunisie. Des dizaines de milliers de réfugiés sont littéralement coincés au sud de la Tunisie, malgré les efforts des organisations internationales et tunisiennes et malgré l’immense solidarité du peuple tunisien.  Les braves Américains et leurs caniches européens ont proposé le système néolibéral comme étant l’assurance d’avoir un modèle économique assurant la prospérité pour tous. Fadaise, mensonge ! Cela nous mène directement à la guerre.

 

L’hypocrisie de leur « guerre humanitaire » se solde aujourd’hui par 1500 à 3000 morts par jour !

 

La « guerre humanitaire » des caniches de l’Occident (pour satisfaire l’ogre américain et ses financiers) en vue de la protection des populations civiles se solde par une immense tragédie humaine.

 

Et il faut être cupide pour croire un seul instant que cette tragédie ne se traduira pas par un terrible châtiment au tribunal de l’Histoire. Les nations occidentales ont perdu leur âme en appelant au pouvoir des criminels dont le seul but est d’amasser, d’extorquer, de ruiner le pays où ils ont grandi.

 

 

http://liesidotorg.wordpress.com/2011/06/05/la-guerre-%C2%AB-humanitaire-%C2%BB-du-couple-sarkozycameron/

 

La guerre d'Irak fait des émules, en France cette fois. Sarkozy n'est pas Chirac ! (eva R-sistons)

 

 

La dictature de l’information

Ces derniers temps, LIESI a reçu quelques abonnements de journalistes à la Lettre confidentielle accompagnés de commentaires intéressants : la recherche d’une « lecture plus juste de l’information. (…) Nous sommes paralysés par notre rédaction. (…) Nous n’avons pas le droit de tout dire et parfois il y a des mensonges dans l’information … » Il y a quelques mois, un journaliste de BFM confiait que certaines scènes étaient filmées par des acteurs pour passer au Journal !


Un exemple récent illustre ce travail de désinformation au pays des « droits de l’homme » et donneur de leçon à tous les « tyrans » de la planète. Le samedi 28 mai 2011, une manifestation des étudiant syriens s’est tenue à Paris, place du Trocadéro. Pourtant l’AFP, repris sur TF1news… donnait cette « information » :

Titre du message AFP : « 17h31 Rassemblement à Paris en soutien aux manifestants syriens ». « 17h31 – Deux cents personnes se sont rassemblées samedi après-midi sur l’esplanade du Trocadéro à Paris pour une « Syrie démocratique » et pour réclamer des « sanctions internationales » contre le régime de Bachar al-Assad, a constaté une journaliste de l’AFP ». (Source : http://lci.tf1.fr/filnews/france/rassemblement-a-paris-en-soutien-aux-manifestants-syriens-6509505.html)


La pancarte tenue par l’un des manifestants contredisait totalement l’information journalistique relayée sur les journaux télévisés…

 

http://liesidotorg.wordpress.com/2011/06/05/la-dictature-de-l%E2%80%99information/

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 06:03

Alimentation : la nouvelle guerre mondiale ?


Alimentation : la nouvelle guerre mondiale?

 

 

Selon l’ONG internationale Oxfam,  face à l’augmentation de la démographie mondiale et aux changements climatiques, le prix des aliments de base risquent de doubler autour de 2030. Pour les experts, une nouvelle guerre mondiale est à redouter : la guerre pour les ressources.

Le blé sera l’un des aliments les plus touchés avec une hausse de 120 à 180%. « Il est temps que les dirigeants politiques agissent » avertit Oxfam.

L’ONG appelle les décideurs de réguler d’avantage les marchés alimentaires et de créer une organisation internationale pour lutter contre les changements climatiques.

 « A mon avis toutes les données à notre disposition sont éloquentes : nous sommes à court de ressources. En commençant déjà par le pétrole. Toutes les autres ressources vont nous manquer dans un avenir très proche. Quand je dis nous,  je parle de presque toute la communauté internationale,  nous ne sommes absolument prêts à ce genre de tournant. Notre civilisation repose sur la consommation des ressources non renouvelables. Lorsqu’il n’y en aura plus, on devra faire face à la panique et au drame. La plus grande tentation qu’il y aura alors, ce sera de recourir à la force pour s’emparer des ressources là où il y en restera. Bref, il y aura une guerre », soutient le publiciste italien, Giulietto Chiesa.

Oxfam  propose au G20, qui réunit les grands pays développés et en voie de développement, de réformer le système alimentaire mondial. Les experts considèrent qu’il faut moins subventionner l’agriculture dans les pays développés qui est fortement industrialisée et aider d’avantage les petits agriculteurs des pays émergents. Oxfam propose également d’encadrer d’avantage les opérations spéculatives avec les produits alimentaires de la bourse.

A la veille de la conférence internationale sur le climat qui devrait avoir lieu en décembre prochain en Afrique du Sud, Oxfam avance l’idée d’une organisation internationale de lutte contre les changements climatiques. L’autre mesure proposée est d’instaurer de nouvelles règles de régulation sur les marchés alimentaires du monde. Oxfam insiste tout particulièrement sur la nécessité d’augmenter les stocks de nourriture, d’investir dans les petites et moyennes productions agricoles, d’arrêter de cultiver les espèces végétales destinées à la production du biocarburant et de rendre plus transparents les marchés alimentaires.    


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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 22:47

 

« A Beastly Century », un surnom, utilisé par la romancière britannique Margaret Drabble, qui sonne parfaitement à l’oreille pour décrire le XXe siècle. Il y a eu environ 231 millions de morts en 100 ans de guerres et conflits, selon l’étude de Milton Leitenberg de l’institut néerlandais de relations internationales Clingendael Institute. Une étude consacrée au nombre de morts provoquées par les guerres et les conflits durant le XXe siècle. [1]

 

Vers un nouveau siècle bestial ?
« En cette époque décadente de marchandisation du monde où même la virginité d'une femme est monnayée sur Internet, la guerre est un marché bien trop juteux pour que le lobby des armes se remémore « A Beastly Century ». »

Un chiffre qui n’est pas incroyable, qui n’est pas mirobolant, qui n’est pas terrifiant non plus car, selon moi, aucun qualificatif ne permettrait de le définir. Toutefois, ce chiffre noir écrit en rouge sang devrait en toute logique interpeller les instances internationales. Ce chiffre devrait brûler les lèvres de tout militant du mouvement anti-guerre. Ce chiffre ne représente qu’un grain de poussière comparé à la somme de toutes les dépenses astronomiques dépensées par les États dans la course à l’armement, ajouté aux gains des marchands de mort et trafiquants d’armes.

Environ 231 millions d’êtres humains ont été tués à la suite d’une décision d’origine humaine. 4 millions de morts au Congo belge entre 1900 et 1908. Entre 13 et 15 millions de morts pour la Première Guerre Mondiale. La guerre civile en Russie de 1918 à 1922 a fait plus de 12,5 millions de victimes. La révolution mexicaine de 1909 à 1916 en a fait 1 million. Le génocide arménien de 1915 à 1916 a coûté la vie à 1,2 millions d’individus. La guerre civile en Espagne de 1936 à 1939 a fauché 600 000 âmes et la Seconde Guerre Mondiale a causé à elle seule entre 65 et 75 millions de morts.

Malgré toutes ces macabres tragédies provoquées, souvent calculées, par des hommes de pouvoir et à jamais gravées dans la mémoire de l’humanité, l’ensemble des guerres et des conflits qui ont éclaté après Hiroshima & Nagasaki, après ces jours les plus sombres de l’histoire des hommes, les 6 et 9 août 1945, ont encore entraîné le décès de plusieurs dizaines de millions d’êtres humains à travers le monde, et cela malgré la création de l’Organisation des Nations Unies. Un million de combattants communistes vietnamiens et 4 millions de civils ont été tués durant la guerre du Vietnam de 1959 à 1975. 46,5 millions de morts dans les différentes campagnes sous la dictature communiste chinoise de Mao Zedong entre 1949 et 1976. Un chiffre qui ne se résume pas à des guerres et des conflits sous Mao mais aussi à des choix politiques ayant provoqué la famine et une mauvaise gestion des soins de santé. 2 millions de morts dans la guerre civile du Nigéria-Biafra de 1969 à 1970. 1,5 millions pour l’indépendance du Bangladesh en 1971. Entre 1,5 et 2,5 millions de Cambodgiens ont été exterminés par les Khmers Rouges de Pol Pot entre 1975 et 1979. Entre 500 000 et 1,2 millions pendant la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988. 2 millions de morts au Soudan entre 1983 et 2000. 800 000 au Rwanda et 350 000 en Somalie parmi les 4 millions de personnes qui ont été tuées durant les seules guerres des années 1990. 80 % de ces 4 millions étaient des femmes et des enfants. La famine causée par les choix politiques de la Corée du Nord, pour la seconde moitié des années 1990, a fait entre 600 000 et 2,65 millions de morts. Entre 1970 et 2000, ce sont 400 000 Nord-coréens qui ont perdu la vie dans les goulags.

En observant comment la guerre contre le terrorisme a débuté suite aux attentats du 11 septembre 2001, il n’est pas impossible que le XXIe siècle soit tout aussi meurtrier que le précédent, si ce n’est pire. Il est impératif de mentionner et de constamment rappeler ces terribles chiffres afin de permettre aux gens de prendre pleinement conscience de l’aberration des guerres modernes. Demandez-vous quel est le rôle et l’influence de l’industrie de l’armement dans toutes ces guerres. En 1994, le président Bill Clinton reconnaissait que le trafic d’armes est un instrument essentiel des guerres proxy, ou guerres menées par des intermédiaires, comme un outil essentiel de la politique étrangère des États-Unis. [2]

En octobre 2006, selon une étude de la revue médicale britannique The Lancet, il a été estimé que les invasion et occupation américaines de l’Irak ont causé la mort de 655 000 irakiens, soit une moyenne de 448 décès par jour, près de 22 fois plus important que le nombre de 30 000 « plus ou moins » donné par le président George W. Bush lors d’une conférence une année plus tôt. [3] L’article établit que l’intervention américaine a tué plus de deux fois plus d’Irakiens en trois ans et demi que le régime de Saddam Hussein en 24 ans au pouvoir en se basant sur les estimations de Human Rights Watch dévoilant qu’entre 250 000 et 290 000 personnes sont décédées sous le gouvernement baasiste. Au mois de décembre 2006, 2978 soldats américains avaient perdu la vie depuis le début de la guerre d’Irak. Un chiffre officiel qui représente une moyenne de 2 soldats tués par jour. Un chiffre officiel qui a dépassé le nombre de victimes des attentats du 11 septembre 2001. Aujourd’hui, selon les chiffres du Projet Censuré [4], le bain de sang irakien, pour ne pas utiliser le terme complexe de génocide, estimé entre 1,2 et 1,3 millions de morts semble prédire que le XXIe siècle ne soit guère différent du précédent. Dans la guerre à l’énergie entre la Chine et les États-Unis, la guerre civile du Darfour, au Soudan, aurait fait 300 000 morts selon les estimations de l’ONU, 10 000 selon Khartoum, et plus de 2,7 millions de déplacés.

Marc Herold, professeur d’économie américain à l’Université du New Hampshire, pour dénombrer les premières victimes civiles de la guerre d’Afghanistan, s’est basé sur les rapports corroborés par des agences de secours, l’ONU, les témoignages, les chaînes de TV, les journaux et les agences de presse du monde entier et estime qu’il y a eu au moins 3767 civils tués par les bombes américaines rien qu’entre le 7 octobre 2001 et le 10 décembre 2001. Ce qui revient à 62 innocents tués par jour pendant deux mois [5]. Un chiffre non-officiel qui a également dépassé le nombre de victimes des attentats du 11 septembre 2001.

« Les journalistes ergotent sur le nombre de morts dues aux bombardements américains : « je suis sceptique » dit un journaliste de BBC World (25 octobre 2001) parlant de 15 morts civils afghans, « les Taliban ont tendance à embellir (sic) la réalité et on ne nous a pas montré les corps« . La même méfiance prévaut à TFI (infos de 20 heures du 6 novembre 2001), mais pour une raison diamétralement opposée : les Taliban « exhibent complaisamment » des cadavres d’enfants. Par contraste, on n’a pas contesté les chiffres des victimes des « Twin Towers » : on nous dit 5000, on répète 5000; on nous dit 6000, va pour 6000; on recompte, il y en a moins, qu’importe; et personne ne crie à l’intoxication ou à la désinformation. On n’a pas demandé à voir les corps. On n’a reproché aux Américains ni de les montrer, ni de ne pas les montrer. La différence tient en cette phrase répétée : « On ne peut pas faire confiance aux Taliban« , qui implique qu’on peut faire confiance aux Américains. Ce « double standard » dans le reportage, s’ajoutant au « double standard » dans la conduite de cette guerre, passe peut-être inaperçu ici, mais pas hors d’Europe et des USA, là où habitent la majorité des habitants de la planète. » Christine Delphy et Maya Surduts.

En 2002, 173 conflits politiques ont été identifiés d’après les analystes allemands du Heidelberger Institut für Internationale Konfliktforschung(HIIK). Des conflits politiques classés en fonction de leur intensité : 13 guerres (Angola, Burundi, Congo, Côte d’Ivoire, Libéria, Ouganda, Soudan, Colombie, Népal, Tchétchénie, Afghanistan (2) et Israël-Palestine) et 29 crises sévères donnant un total de 42 conflits ayant entrainé des morts. 42 crises légères ont présenté une violence occasionnelle et 131 avec un caractère non-violent divisés entre 52 manifestations conflictuelles et 79 conflits latents. Le nombre de coups d’État, réussis et ratés, était de 4 : Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Haïti et Vénézuela. [6]

Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), un autre préstigieux institut d’études stratégiques publiant diverses informations sur le développement de l’armement, les dépenses militaires, la production et le marché de l’armement, le désarmement, les conflits, la prévention des conflits et la sécurité, a révèlé que le total des dépenses militaires mondiales, pour l’année 2002, s’est élevé à 794 milliards de dollars, soit 2,5% du PIB mondial et 128 dollars par habitant sur Terre. La Chine, l’Inde et le Pakistan étaient respectivement les premier, deuxième et troisième importateurs d’armes. [7]

En 2003, 218 conflits politiques ont été observés par le HIIK : 14 guerres (Afrique Centrale, Burundi, Congo (2) Côte d’Ivoire, Libéria, Ouganda, Colombie (3), Indonésie et Irak (3)) et 21 crises sévères donnant un total de 35 conflits où l’usage des armes a été massivement employé. Il y a eu 45 crises légères avec une violence sporadique et 138 conflits non-violents divisés entre 63 manifestations conflictuelles et 75 conflits latents. Le nombre de coups d’État, réussis et ratés, était de 7 : les Commores, Afrique Centrale, Mauritanie, Sao Tomé-et-Principe, Guinée-Bissau, Bolivie et Géorgie. [8]

Le rapport du SIPRI pour l’année 2003 a indiqué que le total des dépenses militaires mondiales s’est élevé à 956 milliards, soit une hausse assez spectaculaire de 11 % par rapport à l’année 2002, en raison notamment du déclenchement de la guerre d’Irak et des interventions militaires en Afghanistan, toutes deux dans le cadre de la guerre contre le terrorisme. Un montant équivalant à 152 dollars par habitant sur terre, alors qu’à cette époque on approchait déjà du milliard de personnes menacées par la famine. Les dépenses militaires au Moyen-Orient ont augmenté d’au moins 10 %. En raison des frontières communes avec l’Irak agressé par la coalition américano-britannique, l’Iran et le Koweït ont augmenté leurs dépenses militaires respectivement de 25 % et 36 %. Pour la troisième année consécutive, la Russie était le principal exportateur d’armes devant les États-Unis. Pour la période 1999-2003, les cinq principaux importateurs étaient la Chine, la Grèce, l’Inde, la Turquie et le Royaume-Uni. [9]

En 2004, 230 conflits politiques ont été enregistrés par le HIIK : 3 guerres (Congo, Soudan et Irak) et 33 crises sévères faisant un total de 36 conflits ayant causé la mort de plusieurs personnes. 51 crises légères où l’usage de la force a été occasionel, et 143 conflits non-violents divisés entre 66 manifestations conflictuelles et 77 conflits latents. Le nombre de coups d’État, réussis et ratés, était de 10 : Guinée, Guinée Equatoriale, Congo (2), Soudan (2), Nigeria, Ghana, Mauritanie (2). [10]

Pour la même année, le SIPRI a rapporté que le total des dépenses militaires mondiales s’était élevé à 1035 milliards de dollars, 2,6 % du PIB mondial, soit une nouvelle hausse de 8 % par rapport à l’année 2003. Entre 1995 et 2004, les dépenses militaires mondiales ont progressé de 23 %. Un montant équivalant à 162 dollars par habitant sur terre. Depuis 2000, la Russie était le principal exportateur d’armes devant les États-Unis, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. La Chine et l’Inde étaient à nouveau les deux principaux importateurs d’armes conventionnelles. [11]


Vers un nouveau siècle bestial ?

 

 

Vers un nouveau siècle bestial ?
En 2005, 249 conflits politiques ont été analysés par le HIIK : 2 guerres (Soudan et Irak) et 22 crises sévères faisant un total de 24 conflits où il y a eu des violences massives. 74 conflits avec des violences sporadiques et 151 conflits non-violents divisés entre 86 manifestations hostiles et 65 conflits latents. Le nombre de coups d’État, réussis et ratés, était de 3 : Mauritanie, Népal et Kyrgyzstan. La France faisait l’objet de deux analyses consacrées aux violences en Corse et dans les banlieues. [12]

Le SIPRI nous a appris que le total des dépenses militaires mondiales en 2005 s’est élevé à 1118 milliards de dollars, soit une nouvelle hausse de 3,4 % par rapport à l’année 2004. 48 % de ces dépenses ne concernait que les États-Unis, soit près de 1800 dollars par citoyen américain ou 172 dollars par habitant sur terre.[13]

En 2006, 278 conflits politiques ont été examinés par le HIIK : 6 guerres (Somalie, Soudan, Sri Lanka, Afghanistan, Irak et Israël-Liban) et 29 crises sévères donnant un total de 35 conflits avec une intense violence massive et de nombreuses pertes humaines, 83 conflits dans lesquels la violence a été utilisée de façon occasionnelle, et 160 conflits divisés entre 100 manifestations conflictuelles et 60 conflits latents. Le nombre de coups d’État était de 2 : Thaïlande et les îles Fidji. [14]

En 2006, le rapport du SIPRI révèlait que le total des dépenses militaires mondiales s’est élevé à 1204 milliards de dollars, 2,5 % du PIB mondial, soit une nouvelle hausse de 3,5 % par rapport à l’année 2005. Depuis 1997, les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 37 % ! À eux seuls, les États-Unis ont déboursé 528,7 milliards, soit 46 % des dépenses militaires de la planète, précisément 1756 dollars par citoyen américain. Les dépenses militaires en Europe orientale ont augmenté de 12 % en un an, la plus grande augmentation toutes régions confondues. Alors que les livraisons d’armes vers l’Iran, en provenance principalement de la Russie, ont énormément attiré l’attention des médias spécialisés, les livraisons des États-Unis vers Israël, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis étaient largement supérieures. Dépassant enfin la Russie, les États-Unis étaient le premier exportateur d’armes puis venaient l’Allemagne en troisième position, suivie de la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Italie, la Chine, la Suède et Israël. La Chine, l’Inde, la Grèce, les Emirats Arabes Unis, la Corée du Sud, l’Australie, Israël, l’Egypte, la Turquie et l’Iran étaient les dix principaux importateurs d’armes. [15]

En 2007, 344 conflits politiques ont été constatés par le HIIK : 6 guerres (Somalie, Soudan, Pakistan, Sri Lanka, Afghanistan et Irak) et 26 crises sévères faisant un total de 32 conflits très violents ayant causé des pertes humaines et militaires, 107 crises légères avec usage occasionnel de la violence et 198 conflits considérés non-violents divisés entre 126 manifestations conflictuelles et 79 conflits latents. Il n’y a eu qu’un seul coup d’État, aux Philippines. [16]

Le rapport du SIPRI nous révèle que le total des dépenses militaires mondiales en 2007 s’est élevé à 1339 milliards de dollars, soit une nouvelle hausse importante de 6 % par rapport à l’année 2006. Un montant équivalant à environ 202 dollars par habitant sur Terre. Un chiffre qui a atteint un niveau supérieur à celui connu lors de la Seconde Guerre Mondiale. Sur la période 1998-2007, les dépenses militaires de l’Amérique du Nord ont progressé de 65 %, du Moyen-Orient de 62 %, de l’Asie du Sud de 57 %, alors que l’Afrique et l’Asie du Sud-Est atteignent chacune 51 %. C’est en Europe occidentale où l’évolution des dépenses militaires a été la plus faible avec seulement 6 % alors que, sur la même période 1998-2007, les dépenses d’Europe orientale ont massivement augmenté de plus de 162 % ! L’Asie, l’Europe et le Moyen-Orient restent les principales régions destinataires pour la période 2003-2007. Les principaux exportateurs d’armes étaient, comme d’habitude, les États-Unis suivis de la Russie, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. [17]

En 2008, 345 conflits politiques ont eu lieu selon le HIIK : 9 guerres (Géorgie, Somalie, Soudan, Tchad, Sri Lanka, Pakistan, Afghanistan, Irak et Turquie) et 30 crises sévères donnant un total de 39 conflits avec usage massive de la violence, 95 crises légères avec une faible intensité de la violence et 221 conflits non-violents divisés entre 129 manifestations conflictuelles et 82 conflits latents. Le nombre de coups d’État, réussis et ratés, était de 3 : Mauritanie, Guinée-Bissau et Turquie. [18]

Le rapport du SIPRI de 2008 a établi que le total des dépenses militaires mondiales s’est élevé à 1464 milliards de dollars, 2,4 % du PIB mondial, soit une nouvelle hausse plus légère de 4 % par rapport à l’année 2007. Un montant équivalant à 217 dollars par terrien. 41,5 % de ce montant rien pour les États-Unis, soit plus que les 14 autres principaux pays réunis ! Toujours aux Etats-Unis, le budget à la défense a augmenté de 67 % depuis 1999. Par région sur la période 1999-2008, les dépenses ont augmenté partout sur le globe, en Afrique du Nord de 94 %, en Afrique subsaharienne de 19 %, en Amérique du Nord de 66 %, en Amérique centrale de 21 %, en Amérique du Sud de 50 %, en Asie méridionale de 41 %, en Asie orientale de 56 %, en Océanie de 36 %, au Moyen-Orient de 56 %, en Europe occidentale d’un petit 5 % et enfin, en Europe orientale de 174 % ! [19]

En 2009, 365 conflits politiques ont été mentionnés dans le dernier baromètre annuel des conflits publié par le HIIK : 7 guerres (Afghanistan, Pakistan, Israël-Palestine, Yémen, Sri Lanka et Somalie) et 24 crises sévères donnant un total de 31 conflits hyper-violents entrainant la mort de civils et militaires. 121 crises légères avec des incidents violents et 222 conflits non-violents divisés entre 114 manifestations conflictuelles et 108 conflits latents. Le nombre de coups d’État, réussis et ratés, était de 6 : Guinée, Guinée-Bissau, Madagascar, Togo, Ethiopie et Bolivie. Malgré le caractère des événements, le coup d’État au Honduras n’a pas été pris en compte par les analystes allemands. [20]

Dans son dernier rapport également, le SIPRI révèle que le total des dépenses militaires mondiales pour l’année 2009 s’est élevé à 1531 milliards de dollars, soit une nouvelle hausse de 5,9 % par rapport à l’année 2008 et une augmentation significative de 49 % depuis 2000. Les Etats-Unis, avec une augmentation de 47 milliards de dollars par rapport au budget de 2008, ont représenté 54 % de l’augmentation des dépenses militaires mondiales. Ne disposant pas de chiffres officiels pour la Chine, le SIPRI avance une estimation de 100 milliards de dollars. Quant à la France, elle se positionne troisième de ce classement avec 63,9 milliards de dollars. [21]

Au total, de 2002 à 2009, ce sont 9541 milliards de dollars qui ont été dépensés dans le course à la mort et la destruction. Un montant qui ne tient évidemment pas compte des caisses noires « officiellement inexistantes », et qui ne concerne pas non plus les armes biologiques, chimiques et nucléaires mais uniquement les armes conventionnelles.

En 2002, le SIPRI annonçait déjà une hausse jusqu’à 2009, la guerre contre le terrorisme expliquant entre autre cette tendance à la hausse. Tout comme les conflits ont augmenté dans le monde depuis 2002, les dépenses mondiales ont explosé depuis 2002. Cependant, il importe de préciser que l’augmentation des conflits n’est pas une conséquence directe de la hausse des dépenses militaires, et vice versa. Il est très difficile de retracer l’origine des armes utilisées dans certaines zones de conflit, comme en Afrique. Toutefois, personne n’ignore quels sont les pays d’origine de ces armes qui se retrouvent un jour ou l’autre sur le marché noir. De même qu’il faut signaler que les marchands d’armes n’équipent pas que des nations embourbées dans des guerres mais de nombreux pays tels que le Brésil, la Chine, l’Inde et le Vénézuela équipent ou modernisent leurs forces armées en prévention à la sécurité de leurs ressources naturelles pouvant attiser la convoitise des puissances en mal de matières premières.

Selon le rapport d’étude « Guerre et paix au XXIe siècle » menée par le professeur Andrew Mack du Human Security Center et financée par le Canada, le Royaume-Uni, la Suède, la Norvège et la Suisse, le nombre de conflits armés a diminué de 40 % depuis 1992. Malgré le massacre de Srébenica en Bosnie et le génocide du Rwanda, le nombre de génocides et autres massacres d’ampleur a chuté de 80 % entre 1988 et 2001. En 1950, une guerre faisait en moyenne 38 000 morts, contre 600 morts en 2002. Le correspondant Philippe Bolopion du journal Le Monde écrivait en octobre 2005, « cette tendance forte, décrite en préambule du rapport par l’archevêque Desmond Tutu comme un « rare message d’espoir », renverse un demi-siècle d’augmentation du nombre des conflits armés et de leur cortège de violence, dans le sillage de la Seconde Guerre Mondiale. »

En effet, les guerres modernes sont pour la majorité des cas devenues des guerres asymétriques. C’est à dire que la guerre confronte l’armée d’un État à des combattants dotés d’une capacité matérielle réduite, privilégiant des formes de combat insurrectionnelles et utilisant les points faibles de l’adversaire pour atteindre leur but. Ceci est une raison qui explique la diminution du nombre de morts. « Nous ne sommes plus dans le cas d’énormes guerres avec d’énormes armées, d’importants engagements et des armes conventionnelles lourdes », a déclaré Andrew Mack. « Les guerres d’aujourd’hui sont des combats de faible intensité à l’arme légère, de petites armes dans des pays très pauvres. Ils sont souvent extrêmement brutaux mais ils ne tuent pas beaucoup de gens », a rajouté le professeur lors d’une conférence de presse en 2005.

Bien que le nombre de morts dans un conflit armé à fortement baissé, les armes font de nombreux morts dans les zones hors-conflits comme le milieu urbain. Aux Etats-Unis, il y a 30 000 morts par arme à feu chaque année, soit presque autant que le nombre moyen de morts d’un conflit armée dans les années 1950. Pour l’année 2003, les Etats-Unis ont recensé 30 242 victimes, soit 83 par jour, répartis comme suit : 17 108 suicides, 11 829 homicides et 762 tirs non-intentionnels ou accidentels. Il y a douze fois plus d’homicides par arme à feu aux Etats-Unis qu’en Europe. En 2002 par exemple, aux Etats-Unis il y a eu 10 801 homicides pour 275 millions d’habitants tandis que l’Union européenne a compté 1260 homicides pour 376 millions d’habitants.

S’il y a bien deux industries qui ne connaîtront jamais la crise, ce sont ceux de l’armement et des pompes funèbres. En cette époque décadente de marchandisation du monde où même la virginité d’une femme est monnayée sur Internet, la guerre est un marché bien trop juteux pour que le lobby des armes se remémore « A Beastly Century ». Aux chiottes l’ethique ! Après tout, la valeur d’une vie humaine n’est qu’une statistique. Tous ces chiffres mentionnés sont affolants. Politiquement très sensibles pour des raisons évidentes, quoi de plus normal que de ne pas voir de compteur de morts placé dans un lieu publique comme il existe un compteur de la dette publique états-unienne installé au 1133 Sixth Avenue, près de Times Square à New-York. L’argent d’abord.

Saïd Ahmiri


Notes

[1] : http://www.clingendael.nl/publications/2006/20060800_cdsp...

[2] : http://pedagogie.ac-montpellier.fr/hist_geo/defense/pdf/c...

[3] : http://www.wsws.org/francais/News/2006/octobre06/131006_i...

[4] : http://www.voltairenet.org/article163975.html

[5] : http://www.rawa.org/civilian_fr.htm

[6] : Conflict Barometer 2002 http://hiik.de/en/konfliktbarometer/pdf/ConflictBarometer...

[7] : SIPRI Yearbook 2003 http://www.sipri.org/yearbook/2003/files/SIPRIYB03miniFR....

[8] : Conflict Barometer 2003 http://hiik.de/en/konfliktbarometer/pdf/ConflictBarometer...

[9] : SIPRI Yearbook 2004 http://www.sipri.org/yearbook/2004/files/SIPRIYB04miniFR....

[10] : Conflict Barometer 2004 http://hiik.de/en/konfliktbarometer/pdf/ConflictBarometer...

[11] : SIPRI Yearbook 2005 http://www.sipri.org/yearbook/2005/files/mini/SIPRIYB05mi...

[12] : Conflict Barometer 2005 http://hiik.de/en/konfliktbarometer/pdf/ConflictBarometer...

[13] : SIPRI Yearbook 2006 http://www.sipri.org/yearbook/2006/files/mini/yb06minifr....

[14] : Conflict Barometer 2006 http://hiik.de/en/konfliktbarometer/pdf/ConflictBarometer...

[15] : SIPRI Yearbook 2007 http://www.sipri.org/yearbook/2007/files/mini/yb07minifr....

[16] : Conflict Barometer 2007 http://hiik.de/en/konfliktbarometer/pdf/ConflictBarometer...

[17] : SIPRI Yearbook 2008 http://www.sipri.org/yearbook/2008/files/SIPRIYB08summary...

[18] : Conflict Barometer 2008 http://hiik.de/en/konfliktbarometer/pdf/ConflictBarometer...

[19] : SIPRI Yearbook 2009 http://www.iris-france.org/docs/kfm_docs/docs/2010-03-sip...

[20] : Conflict Barometer 2009 http://hiik.de/en/konfliktbarometer/pdf/ConflictBarometer...

[21] : http://www.sipri.org/media/pressreleases/pressreleasetran...


http://polymedia.skynetblogs.be/ http://polymedia.skynetblogs.be/

 

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