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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 06:05

« Stuxnet » n’a pas saboté uniquement les installations iraniennes

Article placé le 26 mai 2011, par Mecanopolis

 

 

A l’été 2010, on a appris que les installations nucléaires iraniennes avaient dû être mises hors service à la suite de graves problèmes. En septembre, il était devenu évident que ces perturbations avaient été provoquées par un virus informatique qui avait été développé grâce à un savoir-faire technique considérable et à une précision militaire. La «Frankfurter Allgemeine Zeitung», dans un article du 22 septembre intitulé «Der digitale Erstschlag ist erfolgt» [La première frappe informatique vient de se produire], parvenait à la conclusion que la sophistication de «Stuxnet» montrait qu’il ne pouvait être l’œuvre de «pirates amateurs ou de cybercriminels minables»:

« La mise au point et l’achat des composants de cette qualité et de cette fiabilité ont coûté une somme à 7 chiffres. A plusieurs niveaux, Stuxnet se répand de manière absolument fiable et clandestine. »
(Source: faz.net)

Pour les experts, il était clair dès le début que le virus avait dû être développé par d’importantes équipes de spécialistes de diverses disciplines pendant des mois, voire des années. Seuls les pays leaders en matière de haute technologie entraient en ligne de compte. Après l’analyse du code source, les premiers indices de l’origine du virus ont été rendus publics dans le monde des spécialistes: il pouvait s’agir d’Israël ou des Etats-Unis.

(Source: computerworld.com)

En janvier 2011, ce soupçon a été corroboré par un article du « New York Times » selon lequel des Israéliens et des Américains avaient mis au point le virus ensemble et l’avaient même testé dans l’installation nucléaire soigneusement verrouillée de Dimona dans le désert du Néguev:

 

« Selon des informations provenant d’experts des services secrets et de l’Armée qui connaissent bien l’installation, Dimona a, au cours des deux dernières années, également joué un rôle secret en tant que site d’expériences d’un projet commun d’Israël et des Etats-Unis visant à empêcher l’Iran de construire sa propre bombe nucléaire. Selon des experts, derrière la clôture de barbelés qui entoure Dimona, Israël a installé des centrifugeuses nucléaires presque identiques à celles exploitées par l’Iran à Natanz où des scientifiques iraniens procèdent à l’enrichissement de l’uranium. Ils affirment que Dimona a testé l’efficacité du ver informatique Stuxnet, un logiciel destructeur qui a apparemment mis hors service un cinquième des centrifugeuses nucléaires iraniennes et ralenti la capacité de Téhéran de fabriquer des armes nucléaires, sinon contribué à les détruire totalement »

(Source: nytimes.com)

 

Au cours de ces derniers mois, les responsables iraniens ne se sont guère manifestés, probablement pour ne pas reconnaître leur défaite dans cet « acte de guerre informa­tique ». Ce n’est qu’en avril 2011 que le chef de la défense civile iranienne Gholamreza Jalali a déclaré publiquement:

 

«Le ver informatique destructeur Stuxnet qui a manifestement causé d’importants dégâts au programme nucléaire iranien, provient d’Israël et des Etats-Unis. »

« L’Iran reproche à Siemens d’avoir apporté son aide à ceux qui ont mis au point Stuxnet.»

(Source spiegel.de)

 

En outre, le groupe Siemens, qui avait développé le logiciel de contrôle attaqué par le virus, doit s’attendre à faire l’objet d’une demande de dommages-intérêts parce qu’il doit avoir mis des informations confiden­tielles détaillées à la disposition des auteurs de l’attaque.

D’importants fournisseurs d’électricité, de gaz et d’eau d’autres pays ont également été victimes de «Stuxnet»

D’après ce qui ressort d’analyses détaillées effectuées par d’éminents spécialistes des antivirus, «Stuxnet» a été répandu, sans être identifié, en 2009 et 2010 non seulement en Iran mais dans presque tous les pays industrialisés. En plus de l’Inde, la France et l’Allemagne ont été particulièrement touchées. Lors d’un sondage effectué auprès de fournisseurs allemands d’électricité, de gaz et d’eau, 59% des sociétés interrogées ont indiqué que leurs installations avaient été contaminées par «Stuxnet». Dans un article du

« Si ses créateurs avaient configuré le ver différemment, les dégâts auraient pu être considérables. »
(Source: spiegel.de)

Il faut réfléchir aux conséquences

« Stuxnet» montre à tous les responsables de la sécurité des infrastructures de tous les pays, à l’Est comme à l’Ouest, quels dangers les menacent depuis 2009. Le spécialiste des virus Symantec a entrepris une analyse exhaustive de «Stuxnet» et l’a mise à la disposition des professionnels sous forme d’un dossier de 69 pages. Le lecteur attentif se doute que ceux qui ont analysé cette arme de haute technologie informatique ont été confrontés à l’horreur. Il s’agit là d’une nouvelle forme de guerre et il faut se demander qui en sont les créateurs. Dans leur conclusion, les analystes écrivent:

«Stuxnet est si complexe – il faut disposer de ressources importantes pour développer un tel virus – que peu nombreux sont ceux qui sont capables de mettre au point une arme aussi menaçante. Nous ne nous attendons pas à voir apparaître de sitôt beaucoup de menaces d’une telle sophistication. Cependant Stuxnet a montré que des tentatives d’attaques d’installations industrielles extrêmement complexes sont possibles et ne relèvent pas seulement de la pure théorie ou des scénarios cinématographiques.
Les conséquences réelles de Stuxnet vont au-delà de toutes les menaces connues à ce jour. Malgré le défi passionnant qu’a représenté la rétroconception de Stuxnet et la recherche de son objectif, ce virus est un type de menace que nous espérons ne plus rencontrer.»

 

Source : symantec.com


Sur le même sujet, lire également :

Après « Stuxnet », le virus « Stars » et

Stuxnet, Fukushima et manipulation des médias

 

 

 

*

 

L'impérialisme humanitaire, Jean Bricmont, vidéo ici : 

 

http://www.mecanopolis.org/?p=23298

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 00:15

http://www.dailygalaxy.com/my_weblog/2007/09/chinas-cyber-wa.html

Cyber_warfare_2

«Cyber war», le prochain champ de bataille

 

Les prochaines guerres ne se feront plus au moyen de bombes et de canons. La «cyber war», la guerre via ordinateur et internet, sera le prochain champ de bataille. Au Salon sur la sécurité qui a récemment eu lieu à Munich, les plus grands spécialistes militaires sont tombés d’accord: les cyber-attaques représentent une menace pour la société moderne, sous-estimée par la plupart des pays. Ce ne sera pas une guerre des étoiles mais une guerre des ordinateurs, des pro­grammes. Le rêve de militaires et le cauchemar des politiciens se réalisera: les attaques à venir, les batailles, les guerres seront engagées et dirigées depuis un fauteuil. La guerre informa­tique menée depuis un pu­pitre de régie, un scénario qui, il y a quelques années, n’était que pure utopie est aujourd’hui déjà une réalité brutale et bientôt une réalité sanglante.


En terme de temps informatique, cela fait déjà une éternité que la première attaque numérique a eu lieu. C’était en 1982, en Russie, où une station de compression du pipeline de Tcheliabinsk a explosé. Non pas au moyen d’un explosif conventionnel, mais par une bombe «logique». La pression de compression avait été imperceptiblement augmentée jusqu’à être multipliée par 20 et la station avait volé en éclats.


Des ingénieurs du ministère américain de l’énergie ont eu cet événement en mémoire lorsqu’en 2007 ils ont dû estimer, sur demande du Département de la sécurité intérieure (DHS), comment des génératrices diesel et autres groupes électrogènes pourraient être endommagés de façon significative par des virus informatiques. Ils ont seulement modifié légèrement le programme de protection qui, 25 ans auparavant, avait causé de gros dégâts près de Tcheliabinsk et ont fait exploser une génératrice diesel d’essai par les instructions ainsi manipulées.

 

 

 

L’élément essentiel de cette attaque numé­rique était un simple ordinateur qui avait permis de pirater les données de pilotage de la centrale des machines, de les modifier, puis de transmettre les instructions manipulées à la génératrice. Le Département de la sécurité intérieure avait alors immédiatement ordonné la discrétion absolue sur cette expérience dénommée «Aurora» et qui s’est déroulée dans l’Etat de l’Idaho en mars 2007.


 

http://www.alterinfo.net/Cyber-war--le-prochain-champ-de-bataille_a56561.html

 

 

 

Les prochaines guerres ne seront plus sur le terrain,

mais à travers Internet ou des armes sismiques, entre autres.

Notre monde est fou ! Il ne sait plus quoi inventer pour détruire...

eva R-sistons

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 02:06

 

 
 
http://www.ac-strasbourg.fr

Cuba multiplie les accusations de cyberguerre menée par Washington  08/03/2011

Cuba multiplie les accusations de cyberguerre menée par Washington
Les autorités cubaines multiplient depuis quelques jours les attaques contre les Etats-Unis, accusés de créer des réseaux internet pour promouvoir la "subversion" à Cuba, au moment où la justice s'apprête à condamner un Américain jugé à La Havane pour espionnage.
Pour dénoncer la cyberguerre menée par Washington, La Havane utilise notamment depuis plusieurs semaines une tactique qui n'avait plus servi depuis plusieurs années: les révélations d'agents infiltrés dans les rangs "ennemis".
Troisième exemple de ce type en une semaine, "l'agent Raul", de son vrai nom Dalexi Gonzalez, est apparu lundi soir à la télévision pour révéler comment en mars 2008 il avait été contacté par des agents américains pour créer un réseau de communication satellite.
Ingénieur en télécommunications, Dalexi Gonzalez montre les équipements électroniques qu'il affirme avoir reçus d'un dénommé Robert Guerra, qu'il identifie comme un responsable de Freedom House, une organisation qui, selon La Havane, serait liée à la CIA (Agence américaine de renseignement) et financée par l'Agence américaine d'aide au développement (USAID) du département d'Etat.
Ce programme télévisé, largement repris par la presse officielle cubaine de mardi, a été diffusé au surlendemain de la fin du procès d'Alan Gross, un Américain arrêté en décembre 2009 à Cuba où il remettait des équipements de télécommunications à des opposants, selon les autorités cubaines.
Le verdict contre l'Américain, qui a affirmé avoir été trompé par ses commanditaires -une entreprise sous-traitante du département d'Etat-, a été placé en délibéré et devrait être rendu dans quelques jours.
Selon le parquet, Alan Gross, contre lequel vingt ans de prison ont été requis, est accusé d'avoir "introduit et développé (à Cuba) un projet subversif visant à renverser la Révolution, avec pour cibles essentielles les jeunes, les centres universitaires, culturels et religieux et les groupes de femmes".
Washington a reconnu qu'Alan Gross, 61 ans, était employé par une entreprise sous-traitante de l'USAID pour distribuer des ordinateurs et des téléphones portables à la communauté juive de Cuba, dont des représentants ont publiquement démenti tout contact avec lui.
Début mars, un autre programme télévisé avait mis au jour deux autres agents cubains infiltrés, l'un comme journaliste proche des Dames en Blanc, groupe d'épouses des prisonniers politiques, et l'autre comme collaborateur d'Elizardo Sanchez, président de la Commission cubaine des droits de l'homme, organisation illégale mais tolérée.
Les deux hommes, après des années d'infiltration, avaient notamment révélé des informations sur des sources de financement américaines des opposants.
La saga de la cyberguerre américano-cubaine avait commencé en février avec l'apparition sur internet d'une vidéo, présentée comme une "fuite" du ministère cubain de l'Intérieur, où un expert de la sécurité informatique présentait à de hauts responsables les méthodes de subversion américaines.
L'expert identifiait clairement Alan Gross comme un exemple de tentative de création d'une "plate-forme technologique" visant à "articuler un réseau virtuel de mercenaires", hors de l'opposition traditionnelle.
Pour La Havane, Alan Gross est l'instrument de la nouvelle stratégie de Washington pour développer l'opposition virtuelle, à l'exemple de la blogueuse Yoani Sanchez, contre laquelle se sont montés plusieurs blogs "pro-cubains".
Washington a réclamé la libération immédiate d'Alan Gross, dont l'arrestation avait mis un coup d'arrêt à un rapprochement entre les deux pays timidement engagé depuis l'élection de Barack Obama à la Maison Blanche.

 

http://www.elwatan.com/depeches/cuba-multiplie-les-accusations-de-cyberguerre-menee-par-washington-08-03-2011-115192_167.php http://www.elwatan.com/depeches/cuba-multiplie-les-accusations-de-cyberguerre-menee-par-washington-08-03-2011-115192_167.php

 

http://www.alterinfo.net/notes/Cuba-multiplie-les-accusations-de-cyberguerre-menee-par-Washington_b2758560.html

 

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 22:02

Comment la guerre pénètre-t-elle dans les esprits et les cœurs?

Comment la guerre pénètre-t-elle dans les esprits et les cœurs?

Appel de Cologne contre les jeux vidéo violents

I. Les jeux de tueurs ravagent les esprits

Des jeunes de cinq, quinze et vingt-cinq ans sont assis des jours et des nuits devant leur ordinateur ou console de jeux. Lors de jeux tels que Counter-Strike, Doom 3, Call of Duty, Halo 3, Crysis, Grand Theft Auto IV, ils s’exercent systématiquement à tuer avec des armes allant de la mitrailleuse à la tronçonneuse. Sur leurs écrans, ils humilient, tor­turent, mettent en pièces, abattent et scient des êtres humains.
Depuis longtemps, il est prouvé que la violence des médias et, surtout, les jeux de tueurs exercent des effets déplorables sur les enfants et les adolescents notamment.
De même, les parents, enseignants et éducateurs ne peuvent manquer de constater depuis longtemps que les jeux vidéo violents rendent les enfants et adolescents agressifs, violents et dépourvus de sentiments. Plus brutaux sont les jeux et plus de temps les enfants y perdent, pires sont les prestations scolaires.
De nombreux parents sont désespérés, les enseignants doivent lutter contre une brutalité et des échecs scolaires croissants.

II. Les jeux de tueurs constituent un entraînement à la guerre

Les jeux de tueurs sont issus des programmes d’entraînement professionnel de l’armée des Etats-Unis, qui visent à affiner la technique de tir, la précision face à l’objectif et la réaction directe à l’apparition d’ennemis. La sensibilité des soldats s’émousse, le réflexe les dissuadant de tuer s’atténue, ils sont prêts au carnage. De même, les jeux de tueurs inculquent aux enfants et adolescents des connaissances particulières sur les armes et la tac­tique militaire, car ces prétendus jeux sont en fait des simulations de la guerre réelle. Ils provoquent la peur, le stress et des dé­charges d’adrénaline. Ils obligent à des actions directes suivant un schéma stimulus-réaction et empêchent ainsi une distance et une empathie critiques ciblées. Les champs virtuels et le monde réel s’entremêlent, ne peuvent plus être distingués. La «marge de manœuvre» de nos enfants et adolescents correspond à la réalité du combat de soldats enrôlés dans des guerres contraires au droit international, par exemple en Irak et en Afghanistan. Assis devant les mêmes moniteurs de visée, les ­équipes des blindés, avions et hélicoptères abattent l’un après l’autre des hommes réels – ce qui est appris est appris.

III. Qui profite de l’influence des jeux violents sur les esprits?

Les «Global players» de l’industrie des jeux profite, dans une économie mondiale en stagnation, du marché de croissance le plus grand. La branche des jeux vidéo réalise un chiffre d’affaires annuel mondial de plus de 30 milliards euros. Les jeux vidéo sont de gigantesques machines à sous: la branche croît à un taux de deux chiffres, sa rentabilité est considérable, car les jeux vidéo sont chers et ne nécessitent que peu d’investissements. En Allemagne, ce marché en pleine expansion est même soutenu par l’Etat.
En outre, l’industrie des jeux vidéo et les militaires coopèrent intensivement dans la recherche et le développement ainsi que dans les applications. Le développement des jeux et la recherche se complètent au moyen de simulations militaires. L’armée des Etats-Unis recourt aux jeux vidéo pour enrôler des soldats (www.americasarmy.com). Les groupes fabricants de jeux, qui font ainsi partie du complexe militaro-médiatico-industriel, contribuent de cette manière à attirer les futurs soldats par des «jeux». La vie quotidienne est donc empreinte de guerre, pour faire accepter les guerres actuelles et fu­tures.
Ces jeux sont des attaques contre les droits de l’homme, le droit international public et la loi fondamentale allemande. Pourquoi n’est-il rien fait contre cette évolution?

IV. Complices, collaborateurs et profiteurs de l’industrie des jeux violents

Le développement des jeux vidéo comme la sous-estimation de leurs effets ne peuvent avoir lieu que parce que des scientifiques et des universités participent à cette procédure depuis longtemps. Les univer­sités proposent des études propres à l’industrie des jeux et les scientifiques créent une nouvelle langue qui dissimule la réalité au lieu de l’expliquer: par des notions nébuleuses telles que «compétence des médias» et «capacité de distinguer la fantaisie de la réalité», on suggère de manière pseudo-scientifique que les enfants peuvent éviter les conséquences néfastes des «jeux de tueurs» sans subir de dommages intellectuels ni corporels. Or les jeux sont conçus de manière telle que cela n’est pas possible.
Les critiques relatives aux jeux vidéo sont taxées de «non scientifiques». Or il n’y a aucun débat scientifique. Plus de 3500 études empiriques prouvent une corrélation entre la consommation de violence par l’intermédiaire de médias et l’augmentation de l’agressivité.
Les scientifiques qui le nient se font complices et profitent du complexe militaro-médiatico-industriel, leurs instituts recevant un soutien financier important de l’industrie des jeux. Les universités ne reçoivent plus guère de fonds de l’Etat et se transforment toujours davantage en serviteurs de l’industrie. Ainsi, la corruption de la science et sa dépendance des militaires sont quasiment automatiques.
La politique également se soumet à ces intérêts: actuellement, des propositions de décisions sont soumises au Bundestag, qui tendent à faire des jeux vidéo un «bien culturel». Si des jeux empreints de violence sont considérés comme de l’«art», la protection de la jeunesse est neutralisée.
En Allemagne, la Bundeszentrale für politische Bildung (Centre fédéral de formation politique) banalise depuis des années des jeux empreints de violence. Ici, presque uniquement des «pédagogues spécialistes des médias» proches de l’industrie des médias et dont les écrits prônent souvent les jeux violents bénéficient de publications. Les citoyens financent donc leur propre désinformation par leurs impôts. La Bundeszentrale für politische Bildung viole ainsi le mandat d’éducation à la paix que lui donne la Loi fondamentale.

V. Qui est responsable?

Ce ne sont donc ni aux parents ni aux enseignants – que l’on charge toujours de tirer les conséquences – d’être responsables. Bien au contraire, la responsabilité incombe aux fabricants et à l’industrie de l’armement; la propagation débridée des jeux est voulue politi­quement; elle est encouragée par la «science» et par les médias.
En fait, les enfants et adolescents ont besoin non d’une compétence en matière de médias, mais d’une formation par rapport à ceux-ci, y compris d’une formation qui touche le cœur. Ils doivent être préparés à remplir de manière judicieuse et humaine les tâches réelles de notre époque. Les parents, les enseignants et tous les citoyens doivent donc désigner les responsables et leur demander de rendre des comptes.
Nous ne tolérons pas ...
•    que les esprits et les cœurs de nos enfants continuent d’être perturbés par des jeux de tueurs empreints de guerre et de violence,
•    que les enfants et adolescents deviennent des machines à tuer sur les champs de bataille virtuels et réels de ce monde,
•    que de nouvelles images négatives soient créées et que l’hostilité aux étrangers soit propagée;
•    que les bases humanitaires et pacifiques de notre société soient détruites et que la guerre devienne la règle et
•    que les droits de l’homme, la Loi fondamentale et le droit international public soient sapés par des jeux vidéo violents.
Nous demandons ...
•    que la fabrication et la propagation de jeux vidéo destinés aux enfants, glorifiant la guerre et stimulant la violence soit interdite, car la guerre est nocive non seulement pour les enfants, mais aussi pour les adultes,
•    que la Bundeszentrale für politische Bildung retire de la circulation ses textes minimalisant la portée des jeux vidéo et informe, conformément à sa mission, de l’état réel de la recherche,
•    que les scientifiques publient les données relatives à leur financement par l’industrie des jeux,
•    que tous les partis retirent leur proposition visant à déclarer bien culturel les jeux vidéo,
•    que l’industrie fabriquant des jeux ne reçoive ni soutien financier de l’Etat, ni soutien politique,
•    que la formation par les médias décrive les effets réels des descriptions de violence et vise à une éducation pacifique et
•    que les politiciens, scientifiques et représentants des médias se conforment à leur mission consistant à servir la paix, ainsi que l’exigent la Loi fondamentale, les droits de l’homme et le droit international public, ou renoncent à leurs fonctions.     •
    (Traduction Horizons et débats)

Premiers signataires

Arbeiterfotografie Forum für engagierte Fotografie, Köln; Prof. Dr. Veronika Bennholdt-Thomsen, ITPS e.V., Bielefeld; Prof. Dr. Lutz Bieg, Erftstadt; Beate Bogalho, Rektorin, Kerpen; Ilona Bogdal-Klumpe, Fachberaterin für Kindertagespflege, Bergisch-Gladbach; Susanne Dahlmann, Kinderpflegerin, Köln; Dr. Maria Emmerich, Schulpflegschaftsvorsitzende, Bedburg; Dr. Ing. Christian Fischer, Köln; Frauenhaus Herford e.V.; Thomas Freitag, Freie Waldorfschule, St. Augustin; Heidi Graichen, CSU-Stadträtin, Erlangen; Dany Gruneberg, Bornheim; Gerhardt Haag, Leiter Theater im Bauturm, Köln; Dipl.-Päd.Renate Hänsel, Gymnasiallehrerin, Wallenwil (CH); Dipl.-Psych. Dr. Rudolf Hänsel, Schulberater, Wallenwil (CH); U. Hedwig, Bildungswerk Köln, Köln; Christoph Hirte, Aktiv gegen Mediensucht e.V., München; Dr. Werner H. Hopf, Schulberatung Oberbayern-Ost; Dr. med. Susanne Hörnemann, Köln; Prof. Dr. Günter L. Huber, Universität Tübingen; Dipl.-Soz. Gabriele Isele, ECP, GWG, Hamburg; Christin Jonas, Kinder- und Jugendpsychotherapeutin, Engelskirchen; Thomas Jung, Oberbürgermeister und 20 Stadträte der Stadt Fürth; Hidir Kalay, Bürgerzentrum Alte Feuerwache, Köln; Hermine Karas, Mutter und Grossmutter, Köln; Dr. med. Heinz Katlun, Naturheilarzt, Bergheim; Prof. Dr. Constanze Kirchner, Universität Augsburg; Angela König, kath. Religionslehrerin, Wuppertal; Elisabeth Kornder-Bilke, Lehrerin, Erlangen; Margarete Kramer & Funda Aras, Frauen helfen Frauen e.V., Köln; Prof. Dr. Jochen Krautz, Alanus Hochschule, Alfter; Prof. Dr. Hans-Jörg Kreowski, Universität Bremen, Vorsitzender des Forums InformatikerInnen für Frieden u. gesellschaftliche Verantwortung e.V.; Prof. Dr. Ekkehart Krippendorff, Berlin; Heinz Kruse, Dipl.-Volks­wirt, Wirtschaftsdezernent der LH Hannover AD, Ministerialrat AD; Annette Lehnert, ­Lehrerin, Pulheim; Gerd Lohwasser, Bürgermeister der Stadt Erlangen; Michael Martens, Feuer­wehrmann, Bergisch Gladbach; Gabi Martens und weitere zehn Tagesmütter, Bergisch Glad­bach; Prof. Dr. Maria Mies, Köln; Christa Meves, Kinder- und Jugendlichenpsychotherapeutin, Uelzen; Prof. Dr. Carsten Müller, FH Emden; Prof. Dr. Benno Müller-Hill, Köln; Prof. Dr. Kurt Oette, Köln; Elke Ostbomk-Fi­scher, Dozentin und Ausbilderin (GWG), Köln; Dr. Rainer Patzlaff, IPSUM-Institut, Stuttgart; Gudrun Pausewang, Schriftstellerin, Schlitz; Prof. Dr. Christian Pfeiffer, Kriminologisches Forschungsinstitut Niedersachsen, Hannover; Regine Pfeiffer, Dortmund; Günter Pohl, Bonn; Eva Maria Pott-Bärtsch, Ärztin, Langenfeld; Ruth Rampini, Musikerin und Mutter, Köln; Martina Reicheneder, Sonderpädagogin, Köln; Ursula Reinsch, Journalistin, Köln; Ellen Rohlfs, Mitglied von Gush Shalom und Pax Christi, Trägerin Bundesverdienstkreuz am Bande; Dipl.-Päd. Jürgen Rose, Oberstleutnant, München; Wolfgang Schäfer, attac Mainz; Dr. Sabine Schiffer, Institut für Medienverantwortung, Erlangen; Saral Sarkar, Köln; Stephan Schimmelpfennig-Könen, Gymnasiallehrer, Kassel; Reinhard Schön, Rechtsanwalt, Köln; Katharina Schubert, Frauenforum, Brühl; Jana Sommer-Gersippe, Kindertagesstätte der AWO, Bergisch-Gladbach; Prof. Dr. Hubert Sowa, PH Ludwigsburg; Prof. Dr. Manfred Spitzer, Universität Ulm; Hans-Christof Graf Sponeck, Mühlheim; Prof. Dr. Fulbert Steffensky, Hamburg; Otmar Steinbicker, Vorsitzender des Aachener Friedenspreis e.V.; Felizitas Traub-Eich­horn, StD, SPD-Stadträtin, Erlangen; Hamila Vasini, Iran.-Deutsch. Frauenverein, Köln; Susann Wagener & Julie Weissenberg, Freie Waldorfschule, Köln; Frieder Wagner, Filme­macher, Köln; Willy Wahl, seniora.org, Zürich; Michael Wallies, München; Hermann Weische, Rechtsanwalt, Köln; Dipl.-Psych. Dr. Rudolf H. Weiss, Medienpsychologe, Auenwald; Werk­statt Frieden & Solidarität, Linz; Marita Wissmann-Hardt, Jugendamt Wiehl
... ainsi que 142 autres signataires et 175 autres pétitionnaires (situation au 6/12/08).

Toute personne intéressée par cet appel
est priée de s’adresser à:
Prof. Dr. Maria Mies, Blumenstr. 9,
50670 Cologne, ­koelner.aufruf@gmx.de.

C’est à cette adresse que l’on peut demander le texte de l’appel et des listes de signataires.

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id

 

http://www.alterinfo.net/Comment-la-guerre-penetre-t-elle-dans-les-esprits-et-les-coeurs_a27279.html

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 12:16
publié par roland (webmaster) Aujourd'hui 11H56 



Le Bipartisan Policy Center a organisé, le 16 février 2010, un exercice simulant une cyber-attaque contre les Etats-Unis. Il s’agissait de démontrer la vulnérabilité du pays et de mobiliser l’opinion publique, dans la continuité des déclarations alarmistes du directeur national du Renseignement, Dennis Blair au Congrès.


Outre CNN, General Dynamics, SMobile Systems, Southern Company, PayPal, Symantec et l’université de Georgetown ont apporté leur concours logistique. Le scénario a été rédigé par Michael Hyden (ancien directeur de la CIA) et la simulation elle-même a été co-dirigée par Thomas Kean et Lee Hamilton (qui avaient co-présidé la Commission présidentielle sur le 11-Septembre).

La salle de commandement de la Maison-Blanche a été reconstituée à l’hôtel Mandarin de Washington. Les rôles des membres du cabinet ont été joués par :

Rôle Joueur
Conseiller de sécurité nationale Michael Chertoff
Secrétaire d’Etat John Negroponte
Secrétaire à la Sécurité de la Patrie Fran Townsend
Directeur national du Renseignement John McLaughlin
Secrétaire à l’Energie Bennett Johnson
Secrétaire au Trésor Stephen Friedman
Conseiller du président Joe Lockhart
Cyber coordinateur Stewart Baker
Secrétaire à la Défense général Charles Wald


Selon le scénario, une application gratuite pour téléphone mobile destinée aux fans d’une équipe de basket-ball s’avère être un logiciel espion développé par des islamistes au Soudan et propagé via un serveur russe. En 45 minutes, il infecte les mobiles US, capture les mots de passe et les carnets d’adresse. Bientôt les attaquants peuvent intercepter tous les mails qu’ils souhaitent et intervenir dans les transactions financières. La bourse de Wall Street doit fermer et les contrôleurs aériens doivent annuler la plupart des vols. Les consommateurs abandonnent les téléphones portables et le trafic se reporte sur le réseau Internet qu’il sature…

L’exercice est sensé se dérouler à l’été 2011. Celui-ci est particulièrement chaud en raison des changements climatiques. Le réseau électrique est incapable de répondre à la demande accrue due à l’usage généralisé de la climatisation…
C’est le moment que les terroristes choisissent pour faire sauter une centrale électrique. De nombreux ordinateurs ne sont plus alimentés…
Non seulement la Maison-Blanche est débordée, mais elle ne sait pas contre qui elle doit riposter, ni de quelle manière…


Ah, tout cela ne serait pas arrivé si les Etats-uniens avaient acheté les anti-virus de SMobile Systems et de Symantec, si le département de la Défense avait acheté les derniers gadgets de General Dynamics, et si le pays s’était équipé avec les centrales nucléaires Exelon et les réseaux électriques de la Southern Company !


La simulation visait à démontrer une préparation insuffisante des services de sécurité états-unien et la nécessité de modifier la législation pour attribuer des pouvoirs d’exception à la Maison-Blanche en matière informatique. Des débats télévisés sont programmés pour discuter du nouveau concept de « cyber-hygiène ». Un projet de Loi martiale informatique devrait être prochainement présenté au Congrès qui permettra à l’exécutif de prendre instantanément le contrôle des grandes compagnies privées de téléphonie et d’internet en cas de nécessité de sécurité nationale.


Le Bipartisan Policy Center est un think tank créé en deux ètapes (2004 et 2007) par de grandes entreprises pour faire pression sur le gouvernement US qu’il soit démocrate ou républicain. Il sert de paravent à plusieurs multinationales dont Exelon (centrales nucléaires), Lockheed-Martin (avions), Johnson and Johnson (pharmacie), Ford (automobiles) et ConocoPhilips (pétrochimie). Ses lobbyistes se sont avérés particulièrement bien introduits dans l’administration Obama (notamment Thomas Daschle et George Mitchell).


En 2005, 2006, 2007 et 2008, le Bipartisan Policy Center avait confié au cabinet de relations publiques Downey McGrath le soin d’organiser deux exercices simulant un choc pétrolier (Oil Shockwave). Pour masquer les sponsors, une association ad hoc avait été créée, l’Energy Security Leadership Council, sous la houlette du général John Abizaid et de l’amiral Dennis Blair. Des personnalités de premier plan avaient participé à ces simulations, dont
Richard Armitage, Carol Browner, Robert Gates, Robert Rubin, James Woolsey ou encore Philip Zelikov.



L’opération de propagande se terminera samedi et dimanche avec la diffusion par CNN d’un reportage de deux heures sur cet exercice (3 diffusions prévues à 8h, 11h et 14h Eastern Time), les samedi 20 et dimanche 21 février, sous le titre « Nous étions prévenus » (We Were Warned).



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=11085

Source : Voltairenet.org

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