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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 00:01

Terroristes et Occident, même combat ?

Terroristes et Occident même combat ?

Karim MOHSEN

Maintenant on sait avec certitude qu’à l’exception des révoltes du dit « Printemps arabe » en Tunisie et en Egypte, les bouleversements qui ont marqué et marquent encore, le Monde arabe du Maghreb au Moyen-Orient, ont été téléguidés, diligentés, voire directement encouragés par et à partir des monarchies du Golfe et de l’Occident sous l’impulsion agissante de certains pays plus engagés que d’autres, à l’instar du Qatar et de la France de l’ex-président Nicolas Sarkozy. Ceci pour fixer les idées, car ce qui a été présenté depuis deux ans comme étant des « révolutions » arabes contre les dictatures ne sont en réalité que des actions de déstabilisation commanditées, voire impulsées de l’étranger. En Libye, où il n’y a jamais eu de révoltes, c’est l’Otan qui a ouvert les portes aux islamistes leur donnant l’opportunité de postuler à un pouvoir qu’ils n’avaient aucune chance d’en rêver autrement. Mais c’est encore le pillage des arsenaux libyens par les terroristes - et les conséquences désastreuses qui en ont résulté sur la région du Sahel avec notamment, la prise par les terroristes des deux-tiers du territoire malien - qui donne la mesure des inconséquences de ceux qui, apprentis sorciers, ont voulu remodeler le Monde arabe à leurs intérêts.

Comment comprendre sinon ce bizarre comportement qui voit l’Occident combattre les terroristes au Mali, tout en étant leur allié en Syrie, les finançant, les formant, voire en les armant ?! Jeudi encore, lors de la réunion des dits « Amis » du peuple syrien, les pays occidentaux et les monarchies du Golfe ont décidé d’octroyer des « aides » matérielles et financières à l’opposition syrienne, en fait, à la rébellion. Des groupes qui combattent un gouvernement légitime et un président régulièrement élu par son peuple. Bachar al Assad un dictateur ? C’est fort possible ! Mais est-ce au Qatar et à l’Arabie Saoudite - deux monarchies absolues où le citoyen n’a pas droit de cité - de faire la leçon au régime syrien en matière de démocratie ? Est-ce aux Etat-Unis qui, toutes ces années, ont conforté et aidé de toutes les manières les régimes dictatoriaux et autocrates du Monde arabe, de dire aux peuples arabes ce qu’il faut faire ? Le Qatar qui (grâce à ses immenses richesses) finance les terroristes au Sahel africain (avec toutes les déprédations et meurtres qu’ils ont commis dans la région), la rébellion syrienne (laquelle sans état d’âme ruine méthodiquement ce pays) et vient de condamner à une lourde peine de prison un poète qatari, Mohammed Al-Ajami, (coupable d’avoir chanté le « Printemps arabe » et réclamé la démocratie pour son pays) est-il vraiment le mieux qualifié pour enseigner les droits de l’homme et l’abécédaire de la démocratie au peuple et dirigeants syriens et par extension du Monde arabe ?

Ainsi, depuis deux ans, des choses singulières se passent dans cette région devenue un vaste champ d’expériences iniques dont les uniques victimes sont encore et restent les peuples arabes auxquels on veut « transférer » la « démocratie » par la baïonnette, quitte à les exterminer jusqu’au dernier. C’est en fait le cas en Syrie où la rébellion - des déserteurs de l’armée syrienne renforcés par des mercenaires et des terroristes notamment libyens - s’acharne à détruire le pays. Et c’est à cette opposition armée que les monarchies du Golfe et des pays occidentaux promettent une aide « non létale » et des dons financiers conséquents. A Rome, les Etats-Unis, qui ont mis sur la liste rouge du terrorisme le Front Al-Nosra - qui combat le gouvernement syrien et est auteur de nombreux attentats suicides en Syrie - vont octroyer à la rébellion syrienne 60 millions de dollars. Qui dit que ces dollars n’iront pas alimenter directement les caisses de ces terroristes qui figurent sur leur liste noire ?

Devenu donc un immense champ d’expérimentations non identifiées, le Monde arabe est surtout une cocote-minute qui, à tout moment, peut exploser. Avec les dégâts que l’on peut supposer. De fait, l’effet de surprise qui a joué dans le cas de la Tunisie et de l’Egypte, a fait long feu dans d’autres parties du Monde arabe et singulièrement en Syrie où la guerre entre dans sa troisième année sans que l’on puisse savoir qui en sortira vainqueur et à quel prix ? L’Occident et les terroristes poursuivent-ils le même combat ? La question mérite d’être posée.

 

Karim MOHSEN

http://www.lexpressiondz.com/edito/169990-terroristes-et-occ...

URL de cet article 19581
http://www.legrandsoir.info/terroristes-et-occident-meme-combat.html
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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 20:24

 

Mercredi 1 août 2012

Mercenaires-en-Syrie-500x319.jpg

Introduction d'eva R-sistons

Sales guerres par procuration

Les crimes de l'Occident par Islamistes interposés


Abomination ! L'Armée dite "libre" est une armée de fanatiques sauvages !

Pour une fois, France24, dans un reportage, "pour faire bonne mesure", montre aujourd'hui les exactions de l'Armée syrienne "libre" : Des hommes qui soutiennent le régime de Bachar-el-Assad sont torturés et froidement abattus. La barbarie pure !  Où sont les lois de la guerre avec ces djihadistes fanatiques instrumentalisés par les Ennemis des pays non-alignés, refusant le Nouvel Odre Mondial ? Et ce que l'on ne montre pas, c'est qu'ailleurs les fous de Dieu islamistes (ceux-là même qui en piétinant les préceptes de l'Islam ont sauvagement lynché, torturé, assassiné le Colonel Kadhafi) sèment la terreur partout où ils sont, en massacrant les civils, en traquant et en liquidant ceux qui défendent leur pays attaqué. Et ensuite, ces massacres sont attribués au Régime syrien - alors qu'il défend son pays contre les agresseurs en bombardant les zones infestées de mercenaires sauvages, de "terroristes" (c'est bien le mot en effet) armés, formés et financés par l'Occident anglo-saxon et israélien et par le Qatar comme par l'Arabie saoudite et la Turquie. Les Médias participent de ces guerres sales par leur désinformation et par leur propagande en faveur des guerres de l'OTAN.

Quant à notre pays, quant à la France jadis gaullienne, avec le sieur Fabius elle se prostitue aujourd'hui en soutenant les guerres impériales et impérialistes du Bras armé de l'Amérique, l'OTAN. Et en coulisses, Israël souffle sur les braises pour ensuite bâtir le Grand Israël sur les dépouilles des pays convoités pour leurs richesses et en raison de leur non-alignement. Cette guerre qui ne dit pas son nom et qui est en train de détruire la Syrie (avec hier l'Irak et demain l'Iran), un des berceaux culturels de l'humanité - le Nouvel Ordre Mondial se bâtit sur la ruine des Nations - ,  est un nouveau crime contre les peuples perpétré par les vrais terroristes - de l'Occident, Ennemi de l'humanité. Encore et toujours ! Eva R-sistons

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Syrie: Une vidéo montre l'exécution de miliciens pro-Assad à Alep

http://www.20minutes.fr/ledirect/980059/syrie-video-montre-execution-miliciens-pro-assad-alep

Mis à jour le 01.08.12 à 13h54
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Vidéo vue sur FR3 et sur France24, note d'eva

Une vidéo sur Internet montrant ce qui semble être l'exécution de quatre hommes fidèles au président Bachar al-Assad suggère que les rebelles utilisent les mêmes méthodes que celles qui ont valu aux forces du président syrien la condamnation de la communauté internationale. La vidéo, visible sur le site YouTube, montre quatre miliciens qui sont emmenés dans une cour bondée. Puis, on entend des tirs nourris pendant que des gens chantent «Dieu est le plus grand». Quand la fumée se dissipe, on aperçoit une pile de corps près d'un mur.

Cette exécution semble avoir été effectuée dans une cour d'école quelque part à Alep alors que les forces de Bachar al-Assad attaquaient des quartiers résidentiels à l'artillerie. On distingue aussi deux hommes en sous-vêtements qui sont emmenés en bas d'un escalier et alignés contre un mur. Les hommes qui utilisent des fusils semi-automatiques continuent à tirer après la chute des corps au sol. Dans la vidéo, dont la provenance n'a pu être confirmée de façon indépendante, les hommes sont présentés comme des membres de la famille Berri appartenant à la milice pro-Assad des «Chabbiha».

«Venez voir les cadavres (de ceux) qui meurent pour Assad»

La milice Chabbiha, à l'origine uniquement alaouite, a recruté après le début du soulèvement en mars 2011 des membres de la communauté sunnite. Ces recrues sont en majorité issues d'Alep, la grande ville du Nord, capitale économique de la Syrie, et de la province orientale de Daïr az Zour. Une autre vidéo montre des rebelles triomphant mardi après la prise d'un commissariat de police dans la ville de Nairab, au sud-est d'Alep.

«Venez voir les cadavres (de ceux) qui meurent pour Assad», lance un rebelle avant que la caméra ne pénètre dans les locaux de la police et montre une quinzaine de corps dans la cour et les bureaux. Le bâtiment est criblé d'impacts de balles et partiellement brûlé. Un des rebelles pointe son arme sur le corps du responsable du poste de police, identifié comme l'inspecteur Ahmad al Khatib, et tire une balle qui lui arrache la tête. «Je te crache dessus et sur le tyran Bachar al-Assad», déclare le tireur.

Reuters
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VIDEOS, exécutions sommaires :
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Le Vatican sonne l'alarme pour les chrétiens de Syrie. De nombreux chrétiens de Qusayr ont dû fuir vers Damas et le Liban pour échapper aux exactions de certains rebelles salafistes

Le 8 juin, les combats font rage entre l'Armée syrienne libre (ASL) et les soldats de Bachar al-Assad dans la ville de Homs. A un tir de mortier, la petite ville de Qusayr, 45.000 habitants majoritairement sunnites, est prise par un détachement présumé de l'ASL. A leur tête, un certain "général" Abdel Salam Harba, qui lance un ultimatum aux habitants chrétiens, diffusé par les haut-parleurs des minarets des mosquées. Il leur demande de quitter la ville dans les trois jours. Et, pour prouver sa détermination, il fait abattre l'un d'entre eux, Maurice Bitar.


Qusayr est la ville où vivait la plus forte communauté grecque-catholique du pays, soit près de 10.000 personnes. Elle a aujourd'hui été vidée de 90% de sa population chrétienne, d'après l'agence de presse du Vatican (Fides). Selon plusieurs témoignages de musulmans laïques, cela faisait deux ans que les chrétiens, jugés plutôt favorables au régime d'Al-Assad, y étaient l'objet de vexations : interdiction de circuler dans les rues à certaines heures, obligation de "céder le passage" s'ils rencontraient un musulman.

 

Beaucoup ont préféré gagner Damas, d'autres se sont enfuis vers le Liban voisin. Dominée par les Frères musulmans syriens, l'ASL a reçu le renfort de groupes salafistes venus des pays arabes et tout récemment de Tunisie. Interrogé, Fahad al-Masri, représentant de l'ASL à Paris, répond : "La faute en incombe à la communauté internationale qui n'est pas intervenue militairement. Voilà pourquoi des salafistes se sont introduits si facilement chez nous."


(Article publié dans le Nouvel Observateur du 2 août 2012)

 

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Par le hasard de la quête d'une image pour ce post, je tombe sur un site de néoconservateurs chrétiens ultra-sionistes. Il y a une telle désinformation que je vais exceptionnellement citer ce blog car en voulant défendre les chrétiens menacés en Syrie par les fondamentalistes islamistes, ils apportent parfois un éclairage pertinent (en gras), que l'on ne voit pas ailleurs . eva

 

Des mercenaires turcs et libyens déstabilisent la Syrie

 

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Michel Garroté. Le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius le sait-il ? Des mercenaires islamistes étrangers s’emploient depuis des mois à soulever, entre autre, les universitaires de la ville syrienne d’Alep, dans le but de susciter la violence dans cette ville, qui était l’une des seules, encore épargnée, par les affrontements entre le régime et les rebelles. Certes, il y a eu, à Alep, l’assaut des forces syriennes, contre 1500 manifestants hostiles au régime de Bachar al-Assad. Certes, les soldats du régime syrien ont pourchassé les étudiants dans les résidences de l’Université d’Alep et arrêté plus de 200 d’entre eux. Certes, les autorités ont fermé le campus jusqu’à la fin de l’année académique. Alep était l’une des seules villes à ne pas se soulever contre Assad. Il y a bien eu quelques manifestations ces derniers mois, sans plus.


Cela dit, des militants islamistes ont poussé les universitaires d’Alep à adopter un comportement inconsidéré et dangereux dans le but de créer un climat de violence et de chaos dans la ville. Les Syriens Chrétiens sur place peuvent en témoigner. Certes, la ville d’Alep est sous haute tension depuis les incidents sanglants du 2 mai dernier. Certes, les couvents et les paroisses ont ouvert leurs portes pour accueillir des centaines d’étudiants, musulmans et chrétiens confondus. Mais la situation est de plus en plus hors de contrôle. La Turquie, la Libye et d’autres pays musulmans envoient des mercenaires et des armes pour mener la guerre contre le régime d’Assad. Cela crée une situation rendant impossible un cessez-le-feu et une réconciliation.


Nombre d’informations dans les médias occidentaux sont fausses, fabriquées et elles ne s’appuient que sur des médias impliqués dans la guerre de l’information, comme la télévision al Jazeera et d’autres médias financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite, des puissances sunnites qui soutiennent, de fait, les rebelles islamistes syriens.


De plus, le conflit syrien s’étend désormais au Liban. Dans la ville libanaise de Tripoli, dont la population sunnite soutient les rebelles syriens, neuf personnes ont été tuées la semaine dernière au cours d’affrontements entre Libanais sunnites et alaouites. La violence s’étend à Beyrouth après la mort d’un dignitaire religieux sunnite. De leur côté, des miliciens chiites libanais dressent des barrages sur les routes du sud de Beyrouth suite à l’enlèvement de treize chiites au Liban – par des rebelles syriens – alors que ces chiites libanais rentraient d’un pèlerinage en Iran.


L’armée libanaise a saisis trois conteneurs remplis d’armes libyennes destinées aux rebelles syriens. Le mouvement terroriste chiite libanais Hezbollah, qui est, à la fois, financé par l’Iran chiite et allié du dictateur syrien alaouite Bachar al Assad, veut, quant à lui, torpiller le soutien libanais aux islamistes sunnites syriens, car à la longue, ce soutien changerait les rapports de forces au Liban, rapports de forces actuellement favorables au Hezbollah.(..)


http://www.dreuz.info/2012/05/des-mercenaires-turcs-et-libyens-destabilisent-la-syrie/

 

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Sur lesite de Michel Collon, un point de vue sur cette sale guerre.

 

Au cœur du « clan » alaouite...
Daniel Flinker

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16 juillet 2012

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Cet article condense une série de témoignages inédits, recueillis à la frontière turco-syrienne durant l'été 2011. Une enquête « à contre-courant » à propos du conflit qui embrase actuellement la Syrie.

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Juin 2011, cent vingt soldats sont tués à Jisr al Choughour, une localité du Nord-Ouest de la Syrie. Selon les opposants à Bachar Al Assad, ils ont été exécutés pour insubordination, pour avoir refusé de massacrer des civils innocents. Mais d'après Damas, ses militaires ont été abattus par une bande armée, au moment où ils portaient assistance à la population de Jisr al Choughour, terrorisée par les hors-la-loi...

Que se passe-t-il réellement en Syrie ? Quelles forces sociales s'y affrontent pour le contrôle du pouvoir ? Comment les pays limitrophes influencent-ils le contexte syrien ? Quels intérêts motivent l'Europe et les États-Unis à s'impliquer dans le conflit ?

Les témoignages qui suivent offrent un point de vue original et polémique sur les événements qui secouent actuellement la Syrie... (A)
 

Des vacances avec Bachar

 
Cet article se propose d'introduire de la complexité au sein du discours uniforme, propagé dans les médias, au sujet de la Syrie. Cette contribution au débat adopte donc un angle de vue inédit sur la question. Elle repose sur des entretiens réalisés durant l'été 2011, auprès d'Arabes alaouites de nationalité turque.

La Syrie est un pays arabe. Majoritairement sunnite, sa population se compose de douze pour cent de chrétiens et d'une proportion similaire d'Alaouites. Bachar Al Assad appartient à cette minorité, qui constitue une branche hétérodoxe du chiisme.

Antioche et Samandag sont deux villes frontalières de la Syrie, situées en territoire turc. Ces agglomérations sont partiellement peuplées d'Arabes alaouites. Installés au sud de la Turquie sunnite, ces derniers éprouvent un attachement particulier envers la Syrie.

Observateurs avertis des tensions qui traversent la région, les Arabes alaouites de Turquie, auxquels la parole est confiée dans ce document, se trouvent donc aux premières loges pour analyser les évolutions de la société syrienne.

Fournissant de nouvelles clés pour appréhender cette problématique, les personnes interviewées dans le cadre de cette enquête témoignent du climat de violence qui règne en Syrie et insistent sur le rôle joué, dans l'ombre, par la Turquie pour déstabiliser le pouvoir en place à Damas.
 

Une reine de bonté...


Entendu dans les médias internationaux : depuis juin, seize mille Syriens se sont réfugiés en Turquie, dans les environs d'Antioche (Antakya, en turc), pour fuir les massacres perpétrés, à quelques kilomètres de là, à Jisr al Choughour.

« Vu à la télé » : sous une pancarte souhaitant la bienvenue à « la reine de bonté », l'actrice américaine Angelina Jolie, les yeux tout ronds, débarque expressément à Antioche, afin de s'enquérir de l'état des malheureux.

Découverte sur le terrain : une réalité moins hollywoodienne...

Sur le bord de la route asphaltée, à une centaine de mètres de l'entrée du village d'Altinözu où sont installés des réfugiés, un arbre protège quatre jeunes Syriens du soleil : « On vient de Jisr al Choughour. On sait ce qui s'est passé là-bas avec les cent vingt soldats : c'est un règlement de compte entre policiers et soldats ! »
- « Ah bon ? »
- « Oui, c'est ce qu'on nous a dit... »

De grands hangars métalliques, camouflés par une enceinte barbelée, composent le camp. « D'une capacité de deux mille places, il n'est occupé que par trois cents personnes », indique le garde en faction à l'entrée, après avoir interdit l'usage de tout appareil photographique. Il a l'air de s'ennuyer. Il explique : « Ils passent la frontière car ici, ils sont bien accueillis et reçoivent à manger... Il ne se passe rien en Syrie mais ils vont et viennent quand même. »

Dans le petit bus qui m'a véhiculé, quelques minutes plus tôt, jusqu'aux montagnes dominant Antakya, le conducteur tient un discours similaire : « Tu dois écrire la vérité car dans les médias, il n'y a que des mensonges... Moi, je transporte tous les jours des gens de part et d'autre de la frontière. Tout se passe comme d'habitude, tout est calme, rien n'a changé. Les médias doivent arrêter d'effrayer les gens ! »

Confidentiel


Pour quelle(s) raison(s) des Syriens franchissent-ils la frontière turque ? L'anecdote racontée par un enseignant peut laisser perplexe : « Des officiels de l'État turc sont allés dans des villages sunnites derrière la frontière syrienne en leur promettant maison, terre et argent. C'est ce que les réfugiés ont expliqué aux professeurs turcs arabophones, qui peuvent servir d'interprètes dans les camps. Les réfugiés se sont rués sur eux en demandant : ''Où est tout ce qu'on nous a promis ?'' Quand ils ont vu qu'ils n'auraient rien, beaucoup sont rentrés en Syrie. »

Un policier d'Antakya certifie, quant à lui, que des Turcs proposent aux Turkmènes de Syrie le deal suivant : « On vous donne cinq cents lires syriennes et vous venez en Turquie pour montrer qu'il y a un afflux de réfugiés. L'État turc vous garantit la nationalité, de l'argent et des terres. » Et l'agent des forces de l'ordre de constater : « Les réfugiés ont pété les plombs contre mes collègues quand ils ont compris qu'ils n'auraient rien. »

La nuit est tombée depuis longtemps sur la vallée au creux de laquelle se déploie la ville d'Antakya quand Fatih, un géomètre de vingt-huit ans, résume la conviction des centaines de milliers d'Arabes alaouites vivant dans cette partie de la Turquie : « Des réfugiés sont venus chez nous parce que l'État turc leur a promis de l'argent. Quand ils ont vu qu'on ne leur donnait rien, nombre d'entre eux sont repartis. Mais ça, les médias n'en disent rien ! De la même manière que nous, on est des Arabes alaouites vivant en Turquie, il y a des Turcs sunnites qui vivent en Syrie. Ce sont eux qui ont été interviewés et qui racontent n'importe quoi sur la situation ! »

La tante de Fatih renchérit : « Tous les réfugiés qui sont arrivés en Turquie sont sunnites. L'État turc leur a proposé de s'établir en Turquie. Comme ça, il y a encore plus de sunnites dans notre région. »

Le ciel est rempli d'étoiles et Fatih vitupère : « Angelina Jolie, Angelina Jolie... Pourquoi n'a-t-elle pas été réaliser son show pour les quatre millions d'Irakiens que la Syrie a accueillis à cause de la guerre de Bush ? »

Six conversations et (déjà) beaucoup (trop) d'informations (inhabituelles).
 
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Des Arabes en Turquie ?

 
Pain, olives et fromage... Au cours du petit déjeuner, Fatih livre ses sentiments en buvant un thé bouillant : « Ici, les gens prennent des somnifères pour dormir, sinon ils deviendraient fous. » Abandonnant son air jovial, le benjamin de la famille qui m'héberge prophétise : « Ici, on a très peur. Il va y avoir un véritable génocide, si Bachar tombe... »

Ses phrases rebondissent et font sonner creux une partie vide de mon cerveau. « C'est quand même Bachar Al Assad qui est violent. Je ne comprends pas, Fatih. Il risque de se venger ici... en Turquie ? » Il secoue la tête et répète plus lentement : « Si Bachar tombe, nous, les Alaouites, on va se faire massacrer par les sunnites de Turquie et de Syrie... »

Fatih a pris des forces et sa voiture. Très vite, il ironise : « Aujourd'hui, les deux cent mille habitants d'Antakya semblent s'être donné rendez-vous pour bloquer le centre-ville. » Avançant autant à l'aide de son klaxon que de son accélérateur, Fatih zigzague dans les embouteillages : « Regarde le quartier qu'ils sont en train de bâtir là-bas, il est réservé aux sunnites. Tu dois téléphoner pour pouvoir t'inscrire. On a testé : les Alaouites ne sont jamais pris ! En plus, maintenant, quand ils construisent de nouveaux ensembles, ils commencent par la mosquée, pour être sûrs qu'on ne viendra pas... Voilà pour quoi et pour qui on paye des impôts ! », clame-t-il, en écrasant sa pédale de frein.

Pour échapper à la circulation, il se permet un rapide détour historique, égratignant au passage l'État français qu'il accuse de vouloir recoloniser la Syrie. Une main sur le volant, Fatih parle comme un livre : « Sous domination ottomane pendant quatre siècles, la Syrie a été placée sous protectorat français lors du démembrement de l'Empire. En 1939, notre région, le Sandjak d'Alexandrette, une zone géographiquement, historiquement et culturellement attachée à la Syrie, a été discrètement concédée à la Turquie, pour éviter qu'elle ne s'allie à Hitler. »

Trente kilomètres encore pour atteindre les locaux du cabinet d'expertise fondé par Fatih. Sa voiture s'engage, - enfin - à grande vitesse, sur la route cabossée reliant Antakya et Samandag. Le conducteur continue : « Nous, les Arabes alaouites, nous ne formons qu'une petite minorité installée à cheval sur la frontière turco-syrienne, le long de la côte méditerranéenne.  » Il sourit : « Pour nous, les Arabes alaouites de Turquie, Bachar est un cousin. Le village d'où est native la famille Al Assad se trouve de l'autre côté de la frontière, derrière la montagne là-bas. »

Sur un ton plus grave, Fatih conclut, en entrant dans Samandag : « Nous, les Arabes alaouites de Turquie, nous sommes doublement discriminés : nous sommes arabes, nous parlons cette langue, mais l'État a ''turquisé'' nos noms de famille comme les noms de nos villages et nous impose l'apprentissage du turc. En plus, nous sommes des Alaouites, une forme très ''ouverte'', antidogmatique de l'islam chiite, plongés dans un océan sunnite conservateur... »

Brahim, la cinquantaine, travaille dans l'import-export entre la Turquie et l'Irak. Lui aussi exprime les angoisses d'une minorité assiégée, sous pression : « On a beaucoup à craindre de la situation en Syrie et de l'évolution politique en Turquie. L'Histoire nous l'enseigne : notre population a déjà été souvent massacrée. L'État turc ne s'en cache pas : il veut éliminer les Alaouites turcs. Quand j'étais petit, à l'école, on nous demandait : ''Vous êtes turcs ou arabes ?'' On devait tous crier : ''Nous sommes turcs !''... On veut nous assimiler. »

Au cœur du « clan » alaouite


Moi qui croyais que les musulmans ne buvaient pas d'alcool ! Ici, on me traite d'« islamiste » quand je refuse un verre et c'est autour d'une bouteille d'eau-de-vie que Brahim s'exclame : « Bachar, c'est notre seul salut en tant que minorité. S'il tombe, on nous attaquera... » Puis, après un moment de réflexion, il articule avec conviction : « Mais jamais dans l'Histoire, nous n'avons reculé. Les Alaouites lutteront. On touchera le fond pour mieux remonter. »

En soirée, un vent - toujours vigoureux - rafraîchit la région. Isolée de la route par un patchwork de vergers plantés d'oliviers, de pruniers et de figuiers, la demeure de Brahim est édifiée en contrebas d'une montagne. Confortablement installé sur sa terrasse, ce dernier devise avec ses proches en dégustant une variété de mezze.

J'écoute et j'ai l'esprit aussi embrumé que mon raki coupé à l'eau glacée. Avec les informations accumulées jusqu'à présent, je n'arrive à bricoler que des syllogismes improbables.

Trop sommaires demeurent mes connaissances sur l'islam. Je garde bien en mémoire que les sunnites s'opposent aux chiites comme les catholiques peuvent se distinguer des protestants. Mais c'est à peu près tout... Mon image de la femme chiite ? Un cliché : une Iranienne complètement emballée.

Syllogisme n° 1 :
Une chiite est intégralement drapée de noir.
L'alaouisme constitue une branche du chiisme.
Les Alaouites... ne portent pas le voile.

Il est tard mais toute la famille a souhaité rester attablée pour continuer la discussion après le repas. La femme de Brahim détend l'atmosphère : « Si les sunnites veulent nous voiler, on mettra des décolletés encore plus larges ! ». Elle rigole. Tout le monde rigole...

Syllogisme n° 2 :
Les musulmans font le ramadan.
Les Alaouites sont musulmans.
Les Alaouites ne font pas le ramadan !

Ali est médecin. Parlant arabe, il a été réquisitionné une journée par le ministère turc de la Santé pour aller prodiguer des soins aux réfugiés concentrés à Altinözu, une bourgade essentiellement sunnite. Mais finalement, le docteur n'a pas été autorisé à entrer dans le camp quasi désert. De confession alaouite, il s'est égaré à demander un verre d'eau lors de son arrivée. Ramadan oblige, on lui a conseillé de rebrousser chemin...

Durant le mois de jeûne, dans la cité balnéaire où Ali passe ses week-ends pour profiter de la Méditerranée, ont été placés des haut-parleurs sur plusieurs maisons. À cinq heures du matin, les vacanciers - principalement alaouites - pestent contre le chant du muezzin, diffusé à pleins décibels.

Syllogisme n° 3 :
Les musulmans prient à la mosquée.
Les Alaouites sont musulmans...
Les Alaouites ne mettent pas les pieds dans les mosquées !

Mercredi, non loin du camp d'Altinözu, c'est jour de marché dans le village de Deniz. La population locale y débat avec des réfugiés qui affirment : « Le vendredi, dans les mosquées, ils nous donnent cent lires pour qu'on aille protester... Alors, on le fait. »

Armés... de rameaux d'olivier


Comme beaucoup ici, Samiya, une femme au foyer d'une cinquantaine d'années, ne regarde plus la télévision turque : « Ils ne profèrent que des mensonges ! » Elle a branché le satellite sur les chaînes syriennes. Sur l'une d'elles, elle me relate avoir entendu un Syrien expliquer qu'on lui avait proposé, ainsi qu'à d'autres, cinq cents lires pour fomenter des troubles... « Ce qu'ils se sont empressés de faire, vu leur pauvreté. Mais comme ils n'ont reçu que cent lires, ils ont manifesté devant le commissariat pour dénoncer ceux qui n'avaient pas tenu leurs promesses ! », s'amuse Samiya.

Alors que notre voiture s'engage sur la chaussée défoncée menant au ziyara de Samandag, un mausolée garni d'un dôme blanc, lieu de pèlerinage pour les croyants du monde entier, Fatih m'interpelle subitement : « Cette femme, là, c'est une Syrienne. Elle est mariée à un de mes amis. Elle peut t'expliquer ce qui se passe de l'autre côté de la frontière. » Évitant de justesse un curieux équipage composé de deux enfants et de leurs parents acrobatiquement disposés sur une vieille moto, nous nous arrêtons sur le bas-côté et accostons la petite dame.

Accoudée au rebord de la fenêtre du véhicule, elle paraît sur le qui-vive : « Moi, je n'ai pas peur de parler mais mon mari est peureux. Il se méfie de la police turque. Donc, ne mentionnez pas mon nom et ne me prenez pas en photo...  » Une fois rassurée, elle se met à raconter : « Moi, je viens d'Alep et j'ai de la famille dans tout le Nord de la Syrie. J'ai aussi des parents à Jisr al Choughour. Ils disent l'inverse de ce qu'expliquent les médias turcs. Ils nous ont expliqué que ce sont des groupes armés, les Frères musulmans, qui sèment la terreur.  »

Je tente de l'interrompre : « Les médias occidentaux décrivent les protestataires comme des manifestants pacifiques qui réclament la démocratie. J'ai même vu des processions où ils défilaient un rameau d'olivier à la main... » Mais rien ne semble plus pouvoir arrêter mon interlocutrice à présent : « Vendredi passé, des terroristes ont fait sauter une ligne de chemin de fer. Ils ont fait dérailler un train bondé puis ont mis le feu à la locomotive. Le conducteur est mort. »

Entre deux anecdotes, elle consent néanmoins à m'expliquer : « Dans vos médias, ils ne traduisent jamais les slogans scandés par les manifestants. Combien de fois n'ai-je vu, à la télévision, la foule crier : '''El 'Alawi bi tabut ! El Messih lê Beirut !'', ''Les Alaouites au tombeau ! Les chrétiens à Beyrouth !'' »

Puis, elle reprend le fil de ses récits : « J'ai également de la famille à Homs, au centre de la Syrie. Ils m'ont contactée pour me dire qu'à un barrage qu'ils tiennent en ville, des barbus ont demandé à une amie de la famille pourquoi elle ne portait pas le voile. Comme elle ne répondait pas, ils ont crié : ''Tu es alaouite !'' Ils l'ont violée puis, lui ont tranché la tête... »

Propos isolés ? Sur l'interminable plage de sable blanc de Samandag, un coiffeur syrien est assis seul, l'air abattu. Il soupire : « C'est vraiment horrible ce qui se passe. Dans le pays, il y a peut-être des soldats qui liquident des sunnites opposés à Bachar. Mais, chez moi à Lattaquié, les extrémistes sunnites torturent, découpent les Alaouites en morceaux, pour les tuer ! »

Le soir, la télé syrienne annonce qu'entre Tartous et Homs, un barrage hydraulique a été dynamité par des terroristes : l'eau qu'il retenait a inondé tous les champs alentour.
« Armés de rameaux d'olivier ? », persifle Fatih.

Syrian killers


Les grands arbres du parc d'Antakya constituent un refuge idéal pour quiconque souhaite s'abriter des rayons agressifs du soleil. Longeant l'Oronte, le « fleuve rebelle » - le seul qui sillonne la région du Sud vers le Nord -, des familles et des amis s'y retrouvent pour boire le thé ou jouer au backgammon.

Assise sur une petite chaise en bois, Zeynep, une femme dynamique qui ne quitte que trop rarement ses deux portables des yeux, fournit une explication diamétralement opposée à celle habituellement diffusée à propos de l'état d'esprit de la population syrienne... terrorisée par son armée.

Âgée de trente-neuf ans, Zeynep est une Arabe sunnite de Turquie, dont une partie de la famille vit en Syrie. Son neveu poursuit des études à Alep, la deuxième ville du pays. Le week-end dernier, elle l'a passé chez des parents... à Jisr al Choughour.

Les yeux fermés, elle se remémore les rencontres réalisées au cours de son séjour : « Là-bas, quand tu arrives, tout le monde vient te saluer. Et la population est unanime : avec la présence de l'armée, les gens se sentent enfin rassurés. Ils sont contents de pouvoir affirmer que, maintenant, avec le déploiement des soldats, ils résident dans la ville la plus sûre de Syrie. »

De qui ont-ils peur ? « Là-bas, continue Zeynep, tout le monde se connaît. Et les habitants sont catégoriques : ''Ceux qui ont commis des troubles violents, ce sont des inconnus, des étrangers, peut-être des Saoudiens !'' Ils les reconnaissent à leur accent.  », précise-t-elle.

Soirée Internet : Fatih se propose de me montrer des images inédites. Via son compte Facebook, il me projette une vidéo. « Allah u akbar ! », d'un camion stationné sur un pont, les corps mutilés de sept hommes sont jetés, « Allah u akbar ! », dans l'Oronte. Fatih est rouge de colère : « Voilà ce que les terroristes, les islamistes, font aux Alaouites en Syrie ! », enrage-t-il.

Sur Youtube, il lance une séquence se déroulant dans la ville de Hama. Des civils, des fusils surdimensionnés à l'épaule, tirent depuis des toits, depuis les rues. Sur qui ? Sur quoi ? On ne le sait pas. Mais ces images semblent suffisamment crédibles pour que, quelques jours plus tard, la chaîne France 24 fasse brièvement allusion « à des coups de feu échangés à Hama, ''la cité martyre, épicentre de la révolte'', entre des soldats et des hommes armés. »... (B)


(A) Pour découvrir l'intégralité de cette enquête, le présent article et un autre (Flinker D., Que se passe-t-il réellement en Syrie ? In : Ensemble n°75, juillet 2012, pp. 59-63., téléchargeable sur : http://www.asbl-csce.be/journal/Jou...) doivent être lus l'un à la suite de l'autre, car ils forment un tout.

(B) À plusieurs reprises au cours de la rédaction de cet article, j'ai été tenté d'annoter les prises de position de mes interlocuteurs.

Loin de moi, par exemple, l'idée de nier la violence du régime syrien ou de délégitimer le mouvement populaire en faveur de la démocratie, contre la misère, qui y fait face. Ces questions sont d'ailleurs partiellement traitées dans l'article Flinker D., La situation en Syrie doit questionner l'Occident ! In : Ensemble n°75, juillet 2012, pp. 64-70.

De même, l'objectif de ce papier n'est pas de stigmatiser l'islam en général, de critiquer l'islam sunnite en particulier ou de surestimer les tensions confessionnelles se manifestant dans le conflit syrien. Dès lors, si l'article Flinker D., Que se passe-t-il réellement en Syrie ? In : Ensemble n°75, juillet 2012, pp. 59-63., approfondit cette problématique, d'autres dimensions y sont également abordées.

En fait, en proposant une plongée au sein d'une population particulière et au cœur des analyses qu'elle développe, j'ai privilégié l'adoption d'une démarche « compréhensive ». Cette enquête n'a pas pour vocation de dire « la Vérité ». Elle offre plutôt une tribune à des argumentaires écartés d'office, exclus du débat public ; à un discours passé sous silence chez nous... alors qu'il s'avère indispensable pour quiconque espère cerner les enjeux du conflit syrien.


Source : CSCE
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Ce que combat l’armée à Alep, et ailleurs…(Guy Delorme)

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londres-met-le-paquet-sur-la-securite-pour-les-jo
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Voir aussi :
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 20:34

 

L'EUROGENDFOR est debarquée en Gréce!

L'EUROGENDFOR est debarquée en Gréce! Le silence "des agneaux" doit cesser immédiatement!
L'EUROGENDFOR est debarquée en Gréce!


Préparatifs secrets pour l'intervention de l'EUROGENDFOR, la force européennespéciale, en Grèce! 
La crise économique accompagnée d'une agitation sociale donnera à Bruxelles l'occasion de tester la capacité de réponse du groupe secret qui a été créé pour lutter contre les troubles et les soulèvement  populaires en Europe.  

L'EUROGENDFOR est un groupe secret avec son siège en Italie, et est prête à démarrer en Grèce, où elle a sa première opération d'envergure contre la population d'un Etat européen. La Grèce est en ébullition. Les protestations deviennent de plus in plus violentes. Préparatifs secrets de l'opération de la force spéciale européenne en Grèce! 
P.S. Excuses moi la traduction qui suit.
Giuditta
Un aéroport désaffecté à Larissa cache le gouvernament militaire étrangère 

George Adalis, 24/10/2011


Il y a deux semaines, nous avons eu les premières informations qui a débarqué un contingent étranger militaro-policière à Igoumenitsa !
Depuis lors, nous avons contacté diverses sources et tenté de perser les nouvelles, mais en vain! Personne ne sait ou ne savait rien au sujet, comme si elles venaient en Grèce ...  des hirondelles et non pas une puissance étrangère.
Des sources indépendantes ont confirmé l'arrivée d'une puissance étrangère. 


Le problème est que ce contingent était littéralement (entre temps) ... disparu! 

Il semble que le gouvernement est totalement impliquée, car aujourd'hui, nous révèlent que le contingent que nous recherchons tous, s'est installé la semaine dernière, dans le camp de l'Aile de combat désaffecté 110 à Larissa!

Sous des informations exclusives d' AegeanTimes.gr, sont 300 personnes appartenant à la NATO!
La chose étrange est que lors de notre enquête, même si au début on ne savait rien, tout à coup, ils ont commencé à parler d'une petite unité qui est venu ici pour ... aller au Kosovo !

Ce qui est étrange, toutefois, que selon des témoins et des documents que nous avons à notre disposition, c'est une unité insolite ...! 
Ni insignes, ni uniformes!  Au lieu de cela, portaient des vêtements civils, des costumes, avec tous un petit sac à dos!
L'équipe est allé dans les petites pièces, comme s'ils voulaient se protéger des regards du monde!
[ ... ]
Selon un responsable à Bruxelles, avec lesquel nous sommes entrés en contact, toute  l'Europe, sauf la Gréce, sait que cela est une unité hautement qualifiée, dont la mission est d'empêcher des mouvements de masse et de proteger des personnalités publiques (VIP).



«À  Larissa sont seulement une petite partie d'entre eux, principalement des Tchèques," at-il dit perplexe!
«Ils sont arrivés ici, afin de protéger en première lieu, les responsables européens des réactions de colère de la foule et d'autre part, la protection des grandes entreprises européennes qui sont susceptibles d'être ciblés par les insurgés!"


Selon les mêmes sources, plusieurs souches de ce groupe ont été formées pour réprimer les mouvements dissidents dans l'armée nationale! 

De toute façon, cependant, le secret de leur arrivée, mais plutôt le lieu, est un coup dur pour le prestige et l'indépendance de notre pays, et les informations arrivée de l'étranger et  pourquoi le gouvernement n'a pas explique aux gens quel est but d'avoir un une telle puissance militaire étrangère. De plus, ternir la réputation des forces armées grecques, à un moment où tout le monde a tourné les yeux vers l'armée grecque!
[ ... ]
Toutefois, la question va revenir très bientôt avec de nouvelles informations, parce que avec la situation en Grèce, le silence "des agneaux" doit cesser immédiatement, avant que il y a des conséquences pour notre démocratie elle-même. Si, après la révélation d'aujourd'hui n'est pas donné une réponse convaincante, nous pensons qu'il y aura des développements politiques dramatiques.

A l'heure actuelle, le ratio désormais appartient sans doute au ministre de la Défense et le Premier ministre!

Source: 
http://www.aegeantimes.gr/article.asp?id=37012&type=1&kata=0

http://tenfiotenwo.skyrock.com/3069441153-L-EUROGENDFOR-est-debarquee-en-Grece.html
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Eurogendfor voir mon post ici :

Lundi 16 mai 2011

Eurogendfor : La loi martiale en Europe, c'est possible

(VIDEO)

 

Qu’est-ce qui se cache derrière eurogendfor.jpg Eurogendfor (La troupe policière de l’UE) et son droit d’occupation ?

 

Note d'eva : Des policiers du pays peuvent hésiter à tirer sur leurs enfants sans emploi, désespérés, et qui manifestent ... Alors qu'une police européenne n'a pas ces scrupules ! Je rappelle que le Gouvernement Sarkozy a autorisé la police à tirer sur les manifestants, et que le Traité de Lisbonne imposé aux Français par Nicolas Sarkozy a rétabli la peine de mort contre les insurgés - c'est-à-dire contre des manifestants au milieu desquels on aura mis des provocateurs pour que la manifestation dégénère... Les dirigeants européens savaient que leurs plans de transfert (comme en Grèce) des richesses des Nations, des peuples, dans les coffre-forts des Grandes banques, provoqueraient de l'opposition, des manifestations, de la résistance... Ils ont donc prévu la répression, la peine de mort, et une Police européenne sans état d'âme, sans scrupules.. Je rappelle que l'UE au service du Cartel bancaire (Intérieur) et des guerres américaines (Extérieur) est le "tremplin" vers la dictature planétaire du Nouvel Ordre Mondial en préparation, dictature du Cartel bancaire sur le monde

 


R-sistons vidéo 4 : Le Nouvel Ordre Mondial pour les "Nuls"  
12:12

R-sistons vidéo 4 : Le Nouvel Ordre Mondial...


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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 06:19
http://www.alterinfo.net/the-truth-life/photo/art/default/3092590-4414027.jpg?v=1309339760
http://www.alterinfo.net/the-truth-life/photo/art/default/3092590-4414027.jpg?v=1309339760

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Le terrorisme d'Etat américain

Nouvel Ordre Mondial: Le terrorisme d’état américain

s’affirme de jour en jour… La prise de pouvoir de la CIA

plus que jamais au lit avec le cartel militaro-industriel

 

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La prise de pouvoir de Petraeus et de la CIA

.July 05, Le parti américain bouge rapidement pour concentrer le pouvoir de l’armée, pour développer plus avant les attaques assassines états-uniennes dans le monde et pour intimider toute critique en adoptant les méthodes des régimes totalitaires classiques afin de faire taire les dissidents et consolider le pouvoir; par la suite ils pourront utiliser des formes bien plus ouvertes de terreurs et d’oppression. Obama apparaît de plus en plus comme l’homme de paille pour cette prise rapide de pouvoir, bien que nous ne pouvons pas encore dire à l’heure actuelle, à quel point il pousse pour cet agenda. [Hitler utilisa le président de l’Allemagne comme son homme de paille, le parti intimida secrètement les journalistes et quiconque se trouvait sur le chemin; ce n’est que plus tard après l’adoption de la loi d’autorisation que la répression devint plus draconienne. La loi du “patriot act” américain est une loi très similaire à la loi d’autorisation, mais pas si extrieme, ainsi ils ont toujours besoin d’utiliser l’intimidation dissimulée par les SS-Services Secrets: CIA, FBI etc...]
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Le général Petraeus est devenu le chef officiel de la CIA afin de renforcer les opérations barbouzes d’assassinats de la CIA avec celles des forces armées. Les opérations de meurtres par drones se sont très rapidement développées en une force mondiale opérationnelle spéciale de meurtre et d’invasion. Les opérations d’escadrons de la mort ont pris beaucoup d’ampleur sous le commandement de Petraeus à la fois en Afghanistan et en Irak.

Quelques nations commencent déjà à resister à ces opérations de meurtres par drones interposés. Le Pakistan vient tout juste d’ordonner aux etats-Unis d’arrêter de lancer des attaques assassines par drones depuis les bases américaines implantées sur le sol pakistanais dans la province du Baluchistan. La Somalie vient de révéler deux meurtres récents par drone et d’invasions corollaires pour saisir des corps. Quelques unes des forces se battant contre le régime totalitaire marionnette des Etats-Unis au Yémen ont rapporté des meurtres par drone là-bas.

Il semblerait que les Etats-Unis aient la volonté d’étendre leurs campagnes de meurtres par drone au Mexique et dans d’autres nations sud-américaines. Si ceci se passe réellement, la haine contre les Etats-Unis, dejà biern présente dans la zone, va sérieusement augmenter de la même façon que cela s’est déjà produit dans le monde musulman. La Pakistan s’est allié rapidement avec la Chine en partie à cause des opérations d’attaques par drones qui ont sérieusement augmentées dans le pays lorsque les forces US étaient sous le commandement du général Petraeus en Afghanistan. Karzai, la marionnette értats-unienne en Afghanistan est devenu de plus en plus ouvertement anti-américain en grande partie à cause des opérations de meurtres et de nettoyage de Petraeus.

Obama, Petraeus et le régime dans sa totalité semblent apparemment penser que la campagne de terreur des drones est un moyen efficace d’augmenter la puissance impériale états-unienne. Mais il semble qu’en ce moment, cela soit plus enclin à produire de puissants effets néfastes en retour, même si peu de personnes osent parler ouvertement à l’encontre du terrorisme américain venant du ciel avec ses missiles Hell Fire. Même les européens commencent à s’enrager contre les Etats-Unis à propos d’actions tyranniques, ceci incluant le lynchage médiatique du présumé candidat socialiste français à l’élection présidentielle et à ce moment patron du FMI. [les socialistes sous Strauss-Kahn auraient sûrement mis fin à la soumission continuelle de Sarkozy aux diktats américians.]

par Jack D. Douglas
  
Jack D. Douglas [jddougla@ucsd.edu] est un professeur de sociologie retraité de l’université de Californie à San Diego. Il a été publié de manière extensive sur tous les aspects majeurs de l’humain. Il a notoirement écrit “le mythe de l’état providence”.
Url de l’article original: http://lewrockwell.com/douglas/douglas43.1.html
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~
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.http://www.alterinfo.net/Nouvel-Ordre-Mondial-Le-terrorisme-d-etat-americain-s-affirme-de-jour-en-jour-La-prise-de-pouvoir-de-la-CIA-plus-que_a60870.html
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 22:48
Lundi 30 mai 2011

Les USA se sont servis des intégristres d'al kaida pour détruire et envahir les pays où l'intégrisme était combattu ( Afghanistan soviétisé, Irak baassiste, Lybie, Egypte, Syrie baassiste..) puis les intégristes se sont retournés contre ceux qui les avaient armés et soutenus, une fois leur pouvoir acquis et conforté grace aux canons US.
Aujourd'hui, les USA n'ont d'autre choix que de continuer à soutenir al Kaïda, une fois les dictateurs  anti-intégristes écartés, s'ils veulent éviter une déroute comme celle qu'ils sont connue au Viêt Nàm, c'est le cas en Tunisie, en Lybie , en Syrie et en Egypte..
"Plutôt Hitler que le Front populaire" lisait-on dans le Figaro des années 38-39
"Plutôt l'intégrisme islamiste que des Républiques laïque, démocratiques et sociales" ont réaffirmé les USA quand ils entendaient les insurgés entonner "la Marseillaise"...

Moyen-Orient et Pakistan, quel avenir après Ben Laden (1) ?

Jean-Louis Denier - Tribune | Dimanche 29 Mai 2011

 

C'était il y a presque un mois, le peuple américain était en liesse devant la Maison Blanche. Jean-Louis Denier, dans une tribune pour Marianne2, revient sur cette disparition et envisage la suite au Pakistan et au Moyen-Orient. Faut-il se préparer à un futur 11 septembre atomique?



( Dessin Louison )
( Dessin Louison )
Avec un bel unanimisme, politiques et médias occidentaux ont salué la disparition, plus exactement  l’élimination d’Oussama Ben Laden par une petite équipe de Navy Seal américains. Le refrain de la réjouissance a été d’autant plus entonné qu’il accompagnait le couplet « Al-Qaeda c’est fini ! ». Fini parce que la majorité des commentaires s’est plu et complu à souligner le fait qu’à la mort du leader charismatique correspondait celle de l’organisation toute entière. Les propos n’ont pas manqué de préciser que cette mort semblait inéluctable tant Al-Qaeda avait, au final, échoué dans ses entreprises, notamment en s’avérant incapable de renverser les régimes arabes alliés des USA, les monarchies du Golfe en particulier.
 
Ce bel unanimisme tient autant de l’optimisme échevelé que d’une méthode Coué d’examen des faits et de l’histoire. Il est bon de lui opposer le rappel de quelques épisodes passés et présents. Ces derniers concernent tout autant Ben Laden et son organisation qu’un pays qui, pendant longtemps, leur a fourni, si ce n’est le couvert, au moins le gîte, ce pays étant le Pakistan.
 
Les épisodes retenus dans notre analyse – mais surtout leurs conséquences (géo)politiques et stratégiques - tendent à contredire totalement, pour ne pas dire battre en brèche, l’analyse unanimiste de l’échec d’Al-Qaeda. De la sorte, en retenant des évènements et circonstances où Al-Qaeda joua un rôle important – si ce n’est majeur – comme ce fut le cas pour le 11 septembre, la guerre insurrectionnelle d’Irak, celle actuellement en cours en Afghanistan, on peut arriver à la conclusion qu’Oussama Ben Laden n’a pas échoué mais, tout au contraire, réussi ; réussi à contrecarrer l’action et les ambitions de la politique extérieure américaine, l’insuccès irakien en apportant la meilleure démonstration. L’on peut même, en poussant le raisonnement jusqu’au bout et considération faite de la présente situation du Pakistan, particulièrement celle de son appareil politique et militaire infiltré et infesté par les intégristes, estimer qu’Oussama Ben Laden y a remporté une victoire posthume ; victoire dans la mesure où tout indique que le Pakistan est vraisemblablement passé du stade de République Islamique à celui d’Etat Islamiste. Or … le Pakistan est « nucléaire » et certaines estimations le voient arriver au rang de quatrième puissance atomique dés 2020.

Un bilan d’Al-Qaeda : 11 septembre, échec américain en Irak, échec à venir en Afghanistan et mainmise partielle sur l’Etat pakistanais

Oussama Ben Laden n’aura pas été qu’un adversaire redoutable pour les USA, il les aura mis en difficulté et, sans doute, leur aura porté des coups remettant en cause – si ce n’est de suite mais à moyen terme - leur leadership mondial.
 
Ceci est d’autant plus spectaculaire qu’il faut rappeler qu’Al-Qaeda est un « agent non étatique », c’est à dire une structure ne possédant, ni les moyens, ni la puissance d’un Etat, a fortiori d’un Etat tel que les USA. Et c’est bien là le facteur le plus caractéristique du succès stratégique du chef d’Al-Qaeda : en misant et investissant beaucoup moins, le leader intégriste aura obtenu beaucoup plus que son ennemi, le forçant à engager et dépenser toujours plus pour, lui, gagner toujours moins.

Les succès « militaires » d’Al-Qaeda

Peut-on évoquer la notion de succès à caractère « militaire » quand on parle d’Al-Qaeda ?
 
La réponse est oui et pour trois raisons :
 
1.     Al-Qaeda a frappé les Etats-Unis à domicile, ce qui constitua une « première » historique.
2.    Al-Qaeda a remporté la campagne d’Irak.
3.    Al-Qaeda (alliée aux Talibans et à des affidés divers) est en train de gagner la (seconde) guerre d’Afghanistan.
 
Pour ce qui a trait au 11 septembre, rappelons ce que fut cet évènement.
 
Pour la première fois, le territoire métropolitain américain fut directement frappé et en « live » encore, avec retransmission et distillation de l’émotion et de la terreur en worlwide. Cette première fois - et l’on écarte le conflit de 1812 avec le Royaume-Uni pour cause de moindre portée politique, médiatique et mémorielle – démontra que quelques individus seulement, mais suffisamment motivés et décidés, pouvaient, et à eux seuls et avec peu de moyens, surprendre et mettre en échec la première puissance mondiale ainsi que l’ensemble de ses ramifications, attributs et modalités d’expression de sa puissance … NSA et CIA incluses.
 
Quant à l’Irak … à quoi mesure-t-on l’échec militaire des USA lors de la seconde guerre ?
 
Au fait que cette campagne fut une campagne de « contre-insurrection » et que la victoire en la matière se mesure au degré de réussite : 1°. de l’éradication définitive des forces insurgées. 2°. de la stabilisation du pays où intervient la force armée. Or, pour les USA et à chaque niveau, l’échec est patent et présent et se mesure encore dans l’Irak d’aujourd’hui. Ce pays fait toujours face à une insurrection latente, les attaques et attentats divers y font toujours l’actualité et elle est sanglante puisque, à chaque fois, les morts se compte par dizaines. Par ailleurs, ce pays n’est pas véritablement stabilisé, ni politiquement, ni économiquement, ni socialement. Quant à la situation médico-sanitaire de la majorité de ses habitants, elle est aujourd’hui pire que sous le régime de Saddam Hussein, lesquels habitants, d’ailleurs, ont payé plus qu’un tribut durant l’intervention américaine, les chiffres de leurs pertes variant entre 150.000 (estimation basse) et 500.000 (estimation haute). De ce point de vue, Al-Qaeda a donc véritablement empêché les Etats-Unis de prendre le contrôle  complet et permanent de l’Irak et, surtout, de façonner, pacifier et américaniser l’Irak de l’après Saddam.
 
Le raisonnement ci-dessus – très iconoclaste car bien peu rassurant pour le confort moral de certaines « élites » politiques et militaires occidentales – s’applique également à ce qui se passe en Afghanistan depuis maintenant une décennie.
 
Le scénario qui s’y déroule est de type irakien : la guerre contre-insurrectionnelle menée par les USA (et leurs alliés de la coalition) est tout simplement en train d’échouer. Les insurgés - ce mélange de « Qaedistes », Talibans et affidés divers - ne sont pas en voie d’éradication, bien au contraire puisqu’ils harcèlent toujours les forces coalisées sans que, ni le taux  de leurs attaques, ni celui de la gravité des troubles et dommages qu’ils causent ne soient en baisse, indice objectif de la faillite de l’action coalisée. Mais cette faillite n’est rien à côté de celle l’action sur la population. Logiquement, l’objectif de toute force engagée dans une campagne contre-insurrectionnelle est de se « gagner les cœurs et les esprits » des habitants. En Afghanistan, la population est, au mieux, indifférente, au pire, et dans une large proportion, opposée aux forces américano-coalisées. Comme en Irak, donc, l’insurrection à laquelle Al-Qaeda participe est en train de placer l’armée américaine en situation d’échec.
 
On ne peut, enfin, porter une réflexion complète sur le cours d’une guerre sans envisager ses aspects financiers. De ce côté-là, le caractère stratégique des avantages obtenus par Al-Qaeda apparaît de la façon la plus évidente. Du fait de l’action insurrectionnelle de cette organisation, et pour ne finalement arriver à rien, les USA ont dépensé 1000 milliards de dollars en Irak selon une estimation officielle -   donc forcément « sage et raisonnable » - de B. Obama. En cherchant à obtenir le même résultat en Afghanistan (!), les USA ont déjà dépensé 386 milliards de dollars pour des opérations qui, actuellement, se chiffrent à deux milliards par semaine … .
 
Ce problème des dépenses, crucial si on le rapporte à ces dettes et déficits publics qui font peser plus qu’une épée de Damoclès au-dessus des USA, on le retrouve (hasard ?) quand on aborde et étudie la situation du Pakistan.

Le Pakistan : République Islamique ou Etat « Islamiste » financé par Washington ?

Chaque année, le contribuable américain paye de sa poche prés d’1,5 milliard de dollars pour « aider » un pays « ami » des USA : le Pakistan.
 
Suivant le même tempo, il recommence la même opération – mais cette fois en compagnie d’autres contribuables, ceux des pays finançant les institutions internationales – puisque ledit Pakistan reçoit annuellement plusieurs millions de dollars d’aide technique versés par l’AIEA afin de permettre la « sécurisation » de ses installations atomiques, sans qu’aucun suivi ni compte-rendu comptables de l’utilisation desdites sommes ne soit jamais ni effectué … ni demandé.
Or … quel est ce pays ami, quel est ce Pakistan si largement aidé ?
 
C’est un Etat confessionnel. Il a été pensé et conçu pour les Musulmans par M. Jinnah dés 1940 puis lors de l’indépendance de l’Inde, confirmation opérée par la constitution de 1956 faisant du Pakistan une « République Islamique ».
 
Etre un Etat islamique selon les vœux de la majorité d’un peuple de confession musulmane, ceci ne souffre d’aucune contestation si l’on respecte le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
 
Par contre, et là où le bat blesse, c’est quand la nature de l’Etat évolue et que la République cesse de l’être pour se muer en dictature. C’est précisément ce qui s’est passé au Pakistan dés la fin des années 1970. Le pays est devenu une dictature militaire. Pour ne rien arranger, à la nature du (nouveau) régime s’est ajouté un ciment de radicalisme religieux. L’application de la « Charia » a été rendue obligatoire. Mais, surtout, l’appareil d’Etat, dans ses branches politiques et militaires, services secrets inclus, a fait l’objet d’entrisme, d’abord, d’infiltration, ensuite, de mainmise, enfin, de la part d’extrémistes islamistes. Ces radicaux, le temps passant, ne se sont pas contentés d’accaparer certains leviers de l’Etat pakistanais et … d’attendre ; bien au contraire, ils ont décidé de s’en servir activement et de s’en servir conformément à leur idéologie et à ses buts, ce qui les a amené à constituer un véritable Etat dans l’Etat. Tous ces radicaux ne sont pas membres d’Al-Qaeda mais Al-Qaeda compte un grand nombre de membres actifs et sympathisants parmi eux.
 
Et, s’il fallait une démonstration de la réalité de ce processus, le long, très long séjour d’Oussama Ben Laden au Pakistan la fournit. Il la fournit d’autant plus que Ben Laden résida dans des zones sous contrôle militaire et même contrôle militaire renforcé dans la mesure où le chef suprême d’Al-Qaeda coula de nombreux jours heureux à proximité d’un site de missiles de la force de frappe pakistanaise.
 
Aujourd’hui, l’évolution précitée connait une nouvelle étape : celle de la multiplication des attaques et attentats talibans. Ces alliés d’Al-Qaeda multiplient les actions spectaculaires, non seulement afin de venger la mort d’Oussama Ben Laden, mais dans le but de faire définitivement basculer - le chaos aidant - le pays du côté de l’intégrisme afin de changer définitivement la nature de l’Etat pakistanais.
 
La phase actuelle doit être suivie avec la plus grande attention. En effet, ce projet « quaediste » - car n’en doutons pas, il doit beaucoup à l’influence de Ben Laden – peut réussir notamment parce que le peuple pakistanais, dans sa majorité, soutient cette idéologie et manifeste une hostilité très prononcée vis-à-vis des USA.
 
L’attention à laquelle nous faisons allusion nous amène à envisager l’aspect et les effets géopolitiques de l’activisme « qaediste ».

Les conséquences géopolitiques des succès et manœuvres d’influence d’Al-Qaeda

Les succès, entreprises et manœuvres d’Al-Qaeda ont provoqué (et provoquent encore) des conséquences et effets géopolitiques de grande ampleur. Pour cette raison, peu (voire « pas ») d’analyses officielles occidentales – civiles ou militaires – ne s’en font écho et certainement pas aux USA. Rien d’étonnant à cela : les Etats-Unis sont les premières et principales victimes de l’organisation d’Oussama Ben Laden.
 
Trois faits principaux doivent être particulièrement soulignés :
 
-         l’échec du plan américain (d’origine « néocon ») de vaste reconfiguration politique du Moyen-Orient à partir de l’Irak,
-         la véritable saignée financière, aux allures d’hémorragie, infligée aux USA,
-         la mainmise progressive sur le Pakistan.
 
L’Irak : un cimetière des ambitions géographiques et pétrolières américaines
 
On ne le répétera jamais assez, ça n’est pas le seul contrôle du sous-sol (et de ses richesses) qui a motivé l’invasion américaine de l’Irak. L’objectif véritable était de « conquérir » un espace afin de le maîtriser et ceci pour en faire, et un modèle d’Etat démocratique comme un Etat modèle parce qu’américanisé, et une gigantesque base militaire.
 
Sous G.W. Bush jr, les USA ont donc tenté de prendre le contrôle de l’Irak pour ensuite, et à partir de là, tenter de prendre le contrôle de tout le Moyen-Orient. Compte-tenu de sa position géographique et de ses frontières, l’Irak satellisé aurait permis : 1°. D’intervenir (de toutes les façons) en Syrie et en Iran afin que soit opéré un changement de régime dans les deux cas. 2°. De rappeler à une Arabie Saoudite, moins sûre et moins docile qu’autrefois, comme à d’autres pays du Golfe, qu’il fallait continuer à compter sérieusement avec l’Oncle Sam, notamment en matière de pétrole et notamment en matière de priorité de livraison et approvisionnements par rapport à la Chine.
 
Mais … patatras ! L’insurrection menée et organisée par Al-Qaeda fit s’écrouler ce plan - et son commencement de réalisation – comme un château de cartes. Pire ! Aujourd’hui, tout ou partie du territoire irakien et de ce qui tient lieu de gouvernement et de système politique sont sous influence, directe ou indirecte, de la République Islamique d’Iran !
 
Pour ces raisons, on peut affirmer, et sans exagération aucune, que l’Irak a été un véritable cimetière pour les ambitions américaines au Moyen-Orient et que ce qui devait amener à une progressive mais véritable vassalisation d’une contrée riche en pétrole, gaz, raffineries et terminaux pétroliers a été mis totalement en échec par Al-Qaeda et les miliciens insurgés qui se sont inspirés de son exemple.
 
Irak + Afghanistan = prés de 1.500 milliards de dollars dépensés en vain ! 
 
Au bas mot, les dépenses cumulées des guerres d’Irak et d’Afghanistan ont déjà coûté prés de 1.500 milliards de dollars aux contribuables américains, étant entendu que le système fiscal US éprouve surtout les classes moyennes ou plutôt ce qui en reste … . Et encore s’agit-il là d’une estimation reprenant les sources gouvernementales. Si l’on en croit d’autres approches – notamment celle de J. Stieglitz -  le montant cumulé de la facture serait purement et simplement doublé.
 
En rapprochant ces montants de celui de la dette publique US, à savoir 20.000 milliards de dollars, on constate alors que les conflits où les USA ont dû faire face à Al-Qaeda, seule et/ou avec ses alliés, ont représenté - et représentent encore et de façon exponentielle si l’armée américaine continue à déployer en Afghanistan un corps expéditionnaire aussi important – entre 7,5 et 15% du total du déficit fédéral US.
 
Ces montants sont plus que considérables, ils sont d’une ampleur historique car menaçant - plus encore que la fin du rattachement de la monnaie US à l’étalon or - directement et radicalement la souveraineté monétaire que le dollar exerce sur le monde depuis les accords de Bretton Wood. 
 
Là encore, ceci est dû, en tout ou partie, à l’action d’Al-Qaeda.
 
Un Pakistan devenu antagoniste
 
Le discours officiel du Département d’Etat est de considérer le Pakistan comme un pays ami des Etats-Unis.
 
Drôle de pays ami que celui :
-       qui a abrité – et protégé – pendant de longs mois l’ennemi public n°1 des USA,
-       dont les services secrets (l’ISI) ont collaboré et collaborent encore activement avec Al-Qaeda,
-       qui sert de base arrière aux insurgés afghans à tel point qu’émerge le concept d’« AfPak » (Afghanistan + Pakistan) dans les opérations menées actuellement en Afghanistan contre les Talibans et leurs alliés dont Al-Qaeda.
 
Notons, par ailleurs, que quelques jours après la mort de Ben Laden, le nom du responsable américain de l’antenne CIA du Pakistan a été volontairement rendu public par l’ISI, façon de signifier que la rupture d’anonymat (qui peut valoir une mort violente à celui qui en est privé) valait notification de « mécontentement » après l’exécution du chef d’Al-Qaeda.
 
La conclusion qui s’impose est donc la suivante : aujourd’hui, le Pakistan n’est plus un pays ami des USA, mais un Etat envoie de mutation intégriste, et ce, au plus grand bénéfice d’Al-Qaeda et de tous ceux qui, de prés ou de loin, s’en réclament et, paradoxe teinté d’ironie, ceci s’opère le pus tranquillement et aux frais du contribuable américain qui paye des impôts pour armer et renforcer ses ennemis et, qui sait, les doter de moyens nucléaires.
Article paru sur le site :
http://www.marianne2.fr/Moyen-Orient-et-Pakistan-quel-avenir-apres-Ben-Laden-1_a206619.html
http://lebloglaicdechamps.over-blog.com/article-moyen-orient-et-pakistan-quel-avenir-apres-ben-laden-1-75087471.html
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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 04:41

Stuxnet Co Production Cyber Terroriste US -Israël Testée A Dimona

Après avoir été le premier centre de recherche nucléaire au Moyen Orient à fabriquer des armes nucléaires Dimona est devenu le premier centre mondial de test de cyber armes criminelles utilisées pour des opérations conjointes de terrorisme d'état US-Israël.



Stuxnet Co Production Cyber Terroriste US -Israël Testée A Dimona


Selon un article de William J. Broad, John Markoff David E. Sanger publié dans le New York Times le 15.01.2011 intitulé «Israel Test on Worm Called Crucial in Iran Nuclear Delay« la centrale nucléaire de Dimona -à l’abri de toute inspection de l’AIEA puisqu’Israël n’est pas signataire du TNP et que de toute façon l’AIEA est sous contrôle américain - est engagée depuis plusieurs années dans une nouvelle activité destructrice outre celle selon le NYT de produire dans « des rangées d’usines le combustible nécessaire à la production de combustible pour son arsenal » :

la création de vers informatiques pour détruire des infrastructures industrielles et /ou nucléaires des pays que le régime sioniste considère comme «ses ennemis» comme c’est le cas de l’Iran. Un acte qui devrait être condamné pour ce qu’il est : du terrorisme d’état sous forme de cyber attaque

Cette production se fait en étroite collaboration avec des Laboratoires américains. Récemment Gary Samore en charge dans l’administration Obama des stratégies pour combattre la prolifération d' ADM a refusé de répondre à une question concernant Stuxnet lors d’une conférence de presse mais s’est néanmoins empressé d’ajouter tout sourire :

« je suis content d’entendre qu’ils ont des problèmes avec leur centrifugeuses et les US et leurs alliés font tout ce qu’ils peuvent pour que cela soit encore plus compliqué ».

Selon des révélations faites au NYT par des experts militaires et du renseignement ayant une connaissance approfondie du fonctionnement de Dimona des centrifugeuses à l’identique de celles utilisées dans la centrale nucléaire de Natanz en Iran auraient servi à tester le ver informatique Stuxnet crée spécifiquement pour détruire l e programme d’enrichissement d’uranium de l’Iran. Stuxnet a commencé à se répandre dans le monde courant 2009.

A l’origine - volontaire ou involontaire ? - de cette cyber arme criminelle, la Sté allemande Siemens qui fournit du matériel et des programmes de contrôle pour des infrastructures industrielles dont des centrales nucléaires.

Début 2008 Siemens a coopéré avec un laboratoire de recherche US à Idaho pour identifier les points faibles des PC contrôleurs que la société vend sur le marché mondial pour encadrer le fonctionnement d’infrastructures industrielles. Les agences de renseignements américaines avaient repéré que les principaux équipements informatiques utilisés dans les installations nucléaires iraniennes étaient ceux de Siemens.

Siemens a fourni au Laboratoire National d’Idaho - se justifiant en affirmant que c’était une simple opération de routine pour sécuriser ses produits contre des cyber attaques - les détails de ces PC contrôleurs. Le Laboratoire National d’Idaho fait partie du ministère de l’énergie US responsable des armes atomiques américaines. Ce dernier s’est donc vu offert par Siemens la possibilité d’identifier les failles des PC contrôleurs de Siemens failles ensuite utilisées pour créer Stuxnet.

Stuxnet comprend deux principaux composants selon le NYT : l’un chargé de faire tourner les centrifuges iraniennes à des vitesses hors contrôle avec pour objectif qu’elles s’autodétruisent l’autre de camoufler par intrusion dans le système de gestion des centrifugeuses ces perturbations pour empêcher les opérateurs d’intervenir pour éviter ces dommages irréversibles.

Ces ordinateurs connus sous la désignation de contrôleurs gèrent toutes sortes d’infrastructures industrielles et nucléaires notamment aux Etats Unis où il y en a des millions et c’est parce qu’il s’inquiétait des vulnérabilités possibles de ces systèmes informatiques que le département d’état US a démarré sa collaboration avec le Laboratoire National D’Idaho pour étudier en détails un contrôleur connu sous le nom de P.C.S.-7 (Process Control System 7). Son software très complexe le Step 7 peut gérer de multiples outils industriels des senseurs des machines. La vulnérabilité des contrôleurs aux cybers attaques est depuis longtemps un secret de polichinelle c’est pourquoi dés 2008 le Laboratoire d’Idaho et Siemens ont travaillé de concert sur une présentation PowerPoint de 62 pages avec schémas des contrôleurs alors qu’ils étaient examinés au Laboratoire d’Idaho et portait sur les vulnérabilités de ces derniers présentées lors d’une conférence à Chicago au Navy Pier. Idaho a donc pu passer des informations sensibles sur ces contrôleurs de Siemens aux agences de renseignements US qui savaient que ces contrôleurs étaient utilisés à Natanz

Selon les dires d’experts informaticiens scientifiques d’experts en enrichissement d’uranium et d’anciens fonctionnaires l’opération clandestine pour créer Stuxnet est l’œuvre conjointe des Américains et Israéliens avec l’aide volontaire ou non de l’Allemagne et de la Grande Bretagne.

L’origine politique de ce projet remonte aux derniers mois de l’Administration de G.W. Bush. En Janvier 2009 le NYT avait rapporté que Bush avait donné son feu vert pour développer un programme clandestin pou saper les systèmes électriques et informatiques autour de Natanz le principal centre d’enrichissement d’uranium iranien. Obama avant même de prendre la présidence des US avait été informé de ce projet et de ses avancées et dés son arrivée à la Maison Blanche il l’a accéléré de même que les Israéliens qui travaillaient aussi de leur coté sur ce projet en coopération avec les US.

Les Américains ont fait pression sur les Emirats Arabes Unis pour empêcher les livraisons de contrôleurs Siemens et de régulateurs électriques à l’Iran en Avril 2009. Les EAU ont ainsi bloqué le transfert d’ordinateurs Siemens via le Détroit d’Ormuz jusqu’au port de Bandar Abbas l’un des principaux ports iraniens. Quelques mois plus tard le ver Stuxnet a commencé à se propager à travers le monde mais principalement en Iran, en Inde, en Indonésie et d’autres pays.

Selon Mr Langner un allemand spécialiste des systèmes de sécurité informatique qui a décortiqué le ver Stuxnet ce dernier a été crée par des équipes qui connaissaient bien toutes les spécificités des PC contrôleurs Siemens et savait précisément comment les Iraniens avaient conçu leurs opérations d’enrichissement.

Et elles ne pouvaient être qu’américaines et israéliennes.

Les Israéliens ont réussi à se procurer des machines servant à l’enrichissement d’uranium connues sous le nom de P-1 utilisées par le « père » de la bombe atomique pakistanaise A.Q.Khan qui avait lui-même copié le plan d’une machine hollandaise dans les années 70 puis l’avait vendu sur le marché noir à la Libye, la Corée du Nord, l’Iran. Les Israéliens ont réussi à se procurer ces machines qui assemblées en cascade produisent de l’uranium enrichi les installant à Dimona pour tester le ver Stuxnet.

D’après Avner Cohen, auteur de « The Worst Kept Secret » (2010) un livre sur le programme nucléaire militaire israélien ces machines « font depuis longtemps partie du complexe « nucléaire de Dimona. Toujours selon Cohen les services de renseignement israéliens ont mobilisé d’anciens membres du personnel de Dimona pour leur projet de test de Stuxnet certains ayant participé au programme d’enrichissement d’uranium dans cette centrale nucléaire.

De leur côté les Américains ont récupéré des P-1 de la Libye après que celle-ci eut renoncé à son programme nucléaire fin 2003. Ces P-1 ont été envoyées au Laboratoire National d’Oak Ridge dans le Tennessee autre branche du ministère de l’énergie US. De même début 2004 la CIA a regroupé différents experts du nucléaire venant du secteur privé et d’agences fédérales dans une centrale tenue secrète où des P-1 ont été installées pour qu’ils en étudient les vulnérabilités. Les Américains ont également envoyé en Grande Bretagne des P-1 pour que les Britanniques puissent aussi coopérer au projet. Mais les P-1 étant des machines très rudimentaires instables ils n’ont pas réussi à contrôler leur fonctionnement.

D’après Cohen seuls les Israéliens après bien des difficultés y sont parvenus c’est pourquoi le ver Stuxnet a été testé à Dimona les Américains étant totalement impliqués mais refusant que cela soit porté à la connaissance du public.

Outre cette cyber attaque terroriste les Israéliens via le Mossad n’ont pas hésité à avoir recours à l’assassinat de scientifiques iraniens pour essayer de parvenir à leurs fins : stopper le programme d’enrichissement d’uranium de l’Iran.

L’année dernière en Janvier et en Novembre deux scientifiques iraniens liés au programme nucléaire ont été lâchement assassinés par des agents du Mossad. Le chef du programme nucléaire iranien, Mohsen Fakrizadeh, bénéficie quant à lui d’une protection renforcée jour et nuit car il est tout en haut de la liste israélienne des Iraniens à assassiner.

Les responsables iraniens ont rapidement réagi pour contrer cette cyber attaque terroriste américano israélienne. Les Israéliens et Américains ne peuvent que spéculer sur les véritables dégâts causés par le Stuxnet.

Stopper le programme nucléaire iranien n’est pas le seul objectif du régime sioniste.

Les services du renseignement militaire israélien décrivent ce qu’ils appellent « la menace « iranienne en terme de pendule : il y a la pendule du projet nucléaire, la pendule des sanctions, et la pendule du changement de régime.

S’ils affichent une certaine satisfaction vis-à-vis de la première pendule sans toutefois avoir de certitude bien que l’ex Chef du Mossad Meir Dagan ait affirmé récemment que l’Iran ne serait en mesure de fabriquer une bombe qu’en 2015 - mais les Israéliens depuis des années font ce genre de pronostic sans en apporter les preuves sauf celles qu’ils fabriquent et transmettent à l’AIEA - pour ce qui est des deux autres pendules on est loin du compte.

La pendule des sanctions n’a fait que renforcer l’Iran dans sa détermination à faire respecter son droit en tant que signataire du TNP et à continuer son programme nucléaire pacifique.

Quant à la pendule du changement de régime on a vu comment la « révolution verte » fomentée par l’Occident à pitoyablement échoué malgré toutes les prouesses technologiques mises à disposition dont Twitter.

La cyber attaque terroriste américano israélienne dont a été victime l’Iran ne fera elle aussi que renforcer la détermination de Téhéran à développer ses compétences en matière informatique. Elle peut compter sur la Chine - qui possède les plus puissants ordinateurs au monde - pour l’y aider. L’Iran dispose d’un réseau de scientifiques hautement qualifiés et d’une relève étudiante à la hauteur des défis que ce pays s’est fixé malgré ces lâches assassinats de deux de ses plus brillants scientifiques.

De plus pour contrer cette cyber attaque terroriste contre ses installations nucléaires l'Iran a vite réagi et dispose désormais de centaines de milliers de gardiens, 1.5 million d'Iraniens plus précisément, appartenant à la milice nationale Basij recrutés spécifiquement pour la cyber guerre contre les US et Israël et dont on connait le dévouement total pour sauvegarder les intérêts de la nation iranienne sans compter les millions de jeunes iraniens agissant aussi dans ce sens.

Le Stuxnet peut aussi avoir un effet boomerang et il en aura certainement un. Une variante de ce ver pourrait être utilisée pour mener une contre attaque le moment venu contre les US et Israël. Le Congressional Research Service (CRS) a mis en garde dans un rapport contre Stuxnet s'attendant à ce qu'un mutant de Stuxnet s'attaque aux infrastructures américaines particulièrement dépendantes des systèmes informatiques.

Quant aux assassinats de scientifiques iraniens ils auraient dû être condamnés par la communauté scientifique internationale malheureusement restée honteusement muette face à cet acte de terrorisme d'état.

 

http://www.planetenonviolence.org/Stuxnet-Co-Production-Cyber-Terroriste-US-Israel-Testee-A-Dimona_a2356.html

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 21:48

 

Jules Dufour

 

 

Les valeurs promues par l'Occident depuis des siècles reposent sur les fondements d'une conquête brutale et meurtrière d'une grande partie de territoires profondément marqués depuis des millénaires par les cultures des peuples autochtones et ce, sous toutes les latitudes. Ces valeurs ont été forgées ensuite par la recherche effrénée et insatiable des ressources naturelles des espaces terrestres et marins, par le maintien, par la force et la violence armée, de la main mise de ces gîtes de richesses ainsi que du contrôle des infrastructures de production et des marchés de consommation rentables pour les intérêts des métropoles et des monopoles.

Les dommages causés à l'environnement mondial et à l'humanité par cette conquête n'ont jamais fait l'objet d'un bilan exhaustif, car l'histoire a surtout eu comme objet de louanger les prouesses des conquérants et diabolisé la résistance. Des vestiges archéologiques possèdent encore quelques traces de cet énorme génocide et du pillage éhonté des ressources rendues alors disponibles, mais elles ont été vite effacées de la mémoire des hommes. En ce début de troisième millénaire rien n'a vraiment changé. Les valeurs sont les mêmes, les processus sont semblables à ceux du passé, mais les capacités de conquête et de destruction sont maintenant infiniment plus grandes. Aujourd'hui, la souffrance, la maladie, la faim et la mort sont le lot de milliards d'habitants causées par ce processus, tandis que quelques individus accumulent des milliards de dollars pour leur permettre de poursuivre leurs oeuvres de destruction (Graphseobourse. 2010). Des populations entières sont marginalisées, humiliées, trompées, torturées et assassinées avec la complicité de gouvernements nationaux et la passivité des tenants de la gouvernance mondiale.

Avec les hommes qui meurent et les sociétés qui sont transformées par le commerce international injuste et le système financier foncièrement corrompu meurent aussi la vérité, la beauté ainsi que l'authenticité des biens et des cultures patrimoniales ainsi que la diversité biologique et humaine. Ce scénario est de plus en plus celui qui préside aux destinées de l'humanité. Les derniers rapports publiés par les Nations Unies sur l'état du monde évoquent de plus en plus ouvertement cette réalité d'aujourd'hui.


I. LES VALEURS DE L'AVOIR ILLUSOIRE

Les valeurs occidentales se développent dans un environnement qui détruit la pensée, car tout devient illusions, mirages, instants provisoires d'appropriations et déceptions pour la majorité. Le rêve de vivre heureux ensemble a été remplacé par celui de devenir riche seul et pour y parvenir des millions d'individus détruisent leur santé mentale et physique, ce qui les conduit inexorablement à une mort prématurée dans la plus grande indifférence. Il y a ceux que l'on abandonne et il y a ceux qui se transforment en prédateurs serviles à la merci des plus forts. Dans ce contexte, il n'y a que des perdants et c'est toute l'humanité qui en souffre.

Les concepts dits de développement promus en Occident sont encore officiellement ceux qui se rattachent à l'accomplissement personnel de l'individu. Réussir c'est dominer les autres, c'est savoir exploiter les vertus de la compétition, c'est sortir du lot, c'est être glorifié sur toutes les tribunes. Les concepts d'autonomie, d'entraide, de coopération et de solidarité sont viciés par des processus où l'appat du gain immédiat devient l'objectif prépondérant. Tout à ce moment-là n'est qu'illusions; des États soit-disant démocratiques et contrôlés par une minorité de privilégiés; des conflits armés de longue durée justifiés par des médiamensonges (Collon, M., 2008); un endettement faramineux des économies nationales et des individus pour financer les sorties de crises financières et économiques au profit de milliardaires véreux et sans scrupule.

 

II. LE MODUS OPERANDI SUPRÊME

Le discours global dominant de l'Occident, celui que l'on doit respecter de la naissance à la mort, agit en profondeur dans l'inconscient des sociétés et des individus, c'est celui qui dicte la conduite à suivre pour faire en sorte que les valeurs occidentales puissent continuer de triompher et de dominer la pensée collective.

Pour y arriver un certain nombre de conditions et de moyens sont mis en oeuvre, sont déployés à l'échelle planétaire et leurs coûts de mise en place et de fonctionnement sont assumés par les victimes elles-mêmes que l'on a eu l'habitude de désigner comme les consommateurs ou les contribuables. En fait, les bourreaux ne fournissent même pas aux condamnés la corde qui garantit leur pendaison. Ces moyens tendent à monopoliser tout l'espace public mondial et ce sont les agences de la presse internationale et les réclames publicitaires des grandes sociétés ou entreprises transnationalisées qui exercent les fonctions vitales. C'est alors l'entrée en scène de l'industrie du marketing trompeur et de la désinformation sans oublier l'influence, à l'intérieur de ce processus, des puissants lobbys du système financier international.

Le credo primordial que ne cessent de propager les puissances impériales c'est celui de la légitimité de leur existence en tant que pouvoir suprême sur la destinée de tous les habitants de cette planète ou de leurs droits d'intervention omniprésente et permanente pour assurer la survie des uns qui collaborent et la mort des autres qui manifestent leur insubordination. Ces règles ont été définies et précisées, au cours des dernières années, à l'intérieur du concept de la guerre mondiale contre la terreur (http://fr.wikipedia.org/wiki/Terreur ).

Les décisions que prennent les grandes puissances sont les bonnes pour l'environnement économique global et donc pour le bien-être de l'humanité. Pourtant, les efforts pour combattre la pauvreté et la misère, au cours des cinquante dernières années, se sont soldés par un échec retentissant (Dufour, J., 2008). Ainsi, l'illusion maintenue de l'atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement en est la parfaite illustration. Ces décisions, comprendre ici ces ordres, sont exécutées par les États nationaux dits démocratiques et malheur à ceux qui oseraient les défier ou obtempérer aux visées des plus forts. C'est le régime de facto d'une dictature mondiale que le système onusien est bien incapable de neutraliser étant lui-même contraint de collaborer.

Nous avons donc, d'une part, un harcèlement médiatique incessant faisant l'éloge des bonnes oeuvres des puissances impérialistes et d'autre part une condamnation des résistants correspondant aux États de l'«Axe du Mal» ou aux organisations terroristes ou désignées comme telles.

Essayons de renverser cette vision unipolaire du monde et regarder l'Occident de l'extérieur. Quel panorama s'offre alors au regard de la majorité des habitants de cette Planète ?

- Les pays les plus puissants sur le plan militaire sont riches en concentrant au-delà de 80% de la richesse collective tout en constituant moins de 20% de la population mondiale. C'est la proportion qui nous est tradionnellement exposée pour comprendre l'ampleur du phénomène des inégalités. Pour assurer cette concentration de la richesse les pays les plus nantis peuvent compter sur 65000 entreprises multinationales et 850 000 filiales oeuvrant comme des tentacules dans l'ensemble utile planétaire. Ainsi, grâce à cet arsenal économique, selon Combat, 2% de la population mondiale détiendrait la moitié de la richesse mondiale (Combat, 2007).

- La puissance des pays riches a été édifiée au détriment des pays les plus pauvres par des guerres d'invasion et d'occupation qui ont causé, au vingtième siècle seulement, plus de 142 millions de morts et, pour la période comprise entre 1945 et 2000 un total de 41 millions de personnes tuées ou assassinées, la très grande majorité provenant des pays pauvres  (Leitenberg, M., 2006). Ce qui confirme cette citation du philosophe Jean-Paul Sartre: «Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent» (http://www.yabiladi.com/forum/quand-riches-font-guerre-sont-1-2257764.html).

- Cette puissance se maintient par la pleine subordination des pays pauvres vis-à-vis des règles du commerce international dictées par les pays les plus riches et les plus puissants.

- L'accumulation de la richesse s'est faite au détriment de l'environnement global et par un gaspillage gigantesque des ressources vitales renouvelables et non renouvelables.

 

III. Les actions terroristes de l'Occident

Devant ces faits ne serait-il pas justifié et fort à propos de parler d'un SYSTÈME TERRORISTE MAJEUR ET SYSTÉMIQUE qui se traduit par des interventions visant à semer la division et la peur et à créer les conditions pour des actions armées qu'il serait bien difficile de ne pas considérer comme étant des actes terrorisants pour les populations civiles. Les nombreuses guerres fomentées, alimentées ou livrées directement par les forces impérialistes ont engendré un climat de terreur non seulement durant les opérations guerrières elles-mêmes, mais aussi au cours de longues périodes après la fin des hostilités. Des sociétés entières ont été traumatisées et les séquelles qu'elles ont subies sont profondes et durables. Les préparatifs de ces guerres, la production des armements et les décisions entourant leur déclenchement sont foncièrement des actions terroristes, car celles-ci ont pour objectif premier de tuer des êtres humains et on peut considérer que la mise à mort est l'acte le plus terrorisant qui puisse être. Les guerres d’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak peuvent être qualifiées comme étant la parfaite manifestation d’un terrorisme pratiqué à l’échelle mondiale (Dufour, J., 2008).

Dans ce contexte, les plus grands producteurs et exportateurs d'armements dans le monde pourraient être placés sur la liste officielle des États terroristes. On retrouve ainsi en premier lieu les États-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni, la Chine et Israël et puis les autres pays qui collaborent à cette industrie de la mort. Ces pays seraient-ils alors les plus grands protagonistes de la terreur qui envahit des régions entières de la planète? C'est exactement ce sentiment qui anime les peuples pauvres, opprimés et frappés par la guerre quand ils s'arrêtent un instant pour essayer de comprendre les ravages de la géopolitique internationale. Une injustice globalisée par un capitalisme destructeur et sans conscience, des gouvernements nationaux soumis aux puissances impérialistes, des pseudo-démocraties légitimisées par des systèmes électoraux fonctionnant souvent dans un environnement dominé par les règles du plus fort et la détérioration et la destruction des zones de vie des pays pauvres par la déforestation abusive, l'érosion accélérée des sols, la désertification galopante et la surpêche industrielle.


IV. Le renversement des tendances lourdes du discours global

La pratique du terrorisme est surtout l’apanage des grandes puissances qui le développent en augmentant les tensions intra et interétatiques et en incitant les autres nations à pratiquer elles-mêmes le terrorisme d’état: atteintes aux droits humains, érosion des libertés fondamentales par l’adoption de lois antiterroristes, mesures répressives dans le maintien de l’ordre public, montages de scénarios d’attaques terroristes pour attiser la peur collective et ainsi justifier le renforcement des mesures de surveillance et de contrôle des éléments progressistes de la société civile.

Il faut crier haut et fort et répéter que la plus grande menace qui pèse sur l’avenir de l’humanité ce n’est pas l’Iran, la Corée du Nord, la Syrie ou le Venezuela, mais bien ce système global que représentent les grandes puissances et leurs alliés les plus fidèles. Ces entités  n’hésitent pas à utiliser tous les subterfuges et à manipuler l’opinion publique mondiale pour arriver à leurs fins.

Si nous commençons tous à formuler un doute dans notre esprit sur la véracité ou l’exactitude des dépêches de la presse internationale et que nous apprenons à démasquer les nouvelles fallacieuses, il est permis de penser qu’il sera possible de «démoniser» ce système dominant et de mieux comprendre les intentions profondes du discours global pour ensuite apprendre à le remplacer par le discours de la coopération et de la solidarité entre les peuples. C’est dans le cadre des organismes de la société civile et dans des expériences de libération nationale que ce discours doit s’implanter pour ensuite se répandre dans toutes les sphères de l’activité humaine. C’est seulement à ce moment-là qu’il sera permis d’espérer des jours meilleurs pour l’humanité.


Conclusion

Il nous faut chercher le terrorisme là il est le plus menaçant et il n'y aucun doute qu'il réside dans la capacité destructrice considérable des puissances nucléarisées avec à leur tête les États-Unis d'Amérique, puis la Russie, la Chine, le Royaume Uni, la France et Israël. Tant que nous n’aurons pas compris cette réalité nous continuerons de vivre dans un climat de terreur.

Références 

AXE DU MAL: http://fr.wikipedia.org/wiki/Axe_du_Mal

CHOSSUDOVSKY, Michel. 2007. La «diabolisation» des musulmans et la bataille pour le pétrole. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM), le 7 janvier 2007. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=4367

COLLON, Michel. 2008. Dix guerres, dix médiamensonges. Le 16 mai 2008. En ligne: http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-19638343.html

COMBAT. 2007. 2 % de la population détient la moitié de la richesse mondiale. Le 3 juin 2007. En ligne: http://www.blogg.org/blog-58550-billet-2_et_de_la_population_detient_la_moitie_de_la_richesse_mondiale-605810.html

CHE Guevara ONU 1964: http://www.youtube.com/watch?v=zRy2eBY-2hQ

DUFOUR, Jules. 2007. L'état de la pauvreté dans le monde: un bilan controversé. 50 ans de lutte contre la pauvreté dans le monde : Des efforts mitigés pour un échec retentissant. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 31 août 2007. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=6529

DUFOUR, Jules. 2008. Les guerres d’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak. Un bilan horrifiant de portée mondiale. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation. Le 22 juillet 2008. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9645  

DUFOUR, Jules. 2009. Le grand réarmement planétaire. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM), le 5 mai 2009. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13499

DUFOUR, Jules. 2009. Hugo Chavez et l'opinion publique mondiale : Manipulation et stratagèmes des grandes puissances. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 7 septembre 2009. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15095

DUFOUR, Jules. 2009. Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 4 novembre 2009. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15926

GRAPHSEOBOURSE. 2010. Classement des milliardaires 2010. Le 23 septembre 2010. En ligne: http://www.graphseo.net/le-classement-des-milliardaires-2010/  

GUERRE CONTRE LE TERRORISME: http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_contre_le_terrorisme  

LE COLLECTIF ÉCHEC À LA GUERRE. 2004. La guerre contre le terrorisme: une arme de destruction massive. Montréal. Mars 2004. 16 pages.

LEITENBERG, M. 2006. Deaths in Wars and Conflicts in the 20th Century. Cornell University, Peace Studies Program. Occasional Paper #29. 3nd ed. August 2006. 83 pages. En ligne: http://www.cissm.umd.edu/papers/files/deathswarsconflictsjune52006.pdf  

LEMOINE, Maurice. 2004. De la guerre coloniale au terrorisme d’État. Le Monde diplomatique. Novembre 2004. En ligne: http://www.monde-diplomatique.fr/2004/11/LEMOINE/11679

POLIQUIN, Carole. 1997. " TURBULENCES " ou « 24 heures dans le marché global «  un film–documentaire de CAROLE POLIQUIN, cinéaste québecoise. Pourquoi les riches deviennent-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres?

SACRÉ, Pascal. 2010. L’hypocrisie des États Occidentaux face à l’Iran. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 11 octobre 2010. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21395

TERREUR: http://fr.wikipedia.org/wiki/Terreur  

VANHOVE, Daniel. 2010.  EUROPE: Chercher, encore et encore, pour tenter de comprendre. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 28 octobre 2010. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21658


 
Jules Dufour, Ph.D., est président de l'Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi,   membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre chevalier de l'Ordre national du Québec. Il est associé de recherche au CRM (Centre de recherche sur la Mondialisation).


Jules Dufour est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Jules Dufour publiés par Mondialisation.ca

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21739

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 16:26

Enquête primée par Project Censored
Le projet de loi US contre le terrorisme intérieur

 

 

Lindsay Beyerstein, Jessica Lee, Matt Renne

 

 

En 2007, l’administration Bush tenta de faire adopter une loi assimilant les défenseurs des droits des animaux, les militants anti-mondialisation, les membres du mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre, et bien d’autres groupes contestataires à des terroristes. La Maison-Blanche s’appuya au Congrès sur la représentante Jane Harman (qui vient de racheter Newsweek) et sur le sénateur Joe Liberman (figure du mouvement sioniste). Face aux critiques, ce projet a été abandonné. Au demeurant, l’administration Obama a fait bien pire en ordonnant purement et simplement l’assassinat de citoyens états-uniens suspectés de liens avec « le » terrorisme

 

 

 

Dans ce qui est interprété comme une atteinte surprenante aux libertés d’expression, d’association, et à la vie privée des citoyens états-uniens, la Chambre des représentants a voté, le 23 octobre 2007, la « Loi de prévention contre la radicalisation violente et le terrorisme national » [1], par 404 voix contre 6. Le Sénat examine entre-temps un projet de loi qui l’accompagne, le S.1959.

La Loi dite H.R. 1955 prévoit la création d’une Commission nationale et la mise en place d’un « Centre universitaire d’excellence », pour étudier et proposer un nouvel arsenal juridique de prévention et de gestion de la menace posée par la « radicalisation » des citoyens des Etats-Unis.

Jane Harman, représentante démocrate pour la Californie, qui a parrainé ce projet, a expliqué : « Nous étudions le phénomène des gens qui professent des croyances radicales et qui, à un moment donné, pourraient recourir à la violence ».

La loi précise que « bien que les États-Unis doivent poursuivre leurs efforts de vigilance pour combattre le terrorisme international, ils doivent aussi intensifier leurs efforts pour combattre la menace incarnée par les terroristes qui vivent et opèrent aux États-Unis. Comprendre les facteurs de motivation qui mènent à la radicalisation violente, au terrorisme intérieur, et à la violence fondée sur les idéologies, est une étape essentielle vers l’élimination de ce danger aux Etats-Unis ».

Cependant, le but de cette loi dépasse largement la portée d’une simple étude universitaire. Dans un communiqué de presse, Harman signalait : « La Commission nationale proposera au Congrès et au Secrétaire à la sécurité nationale Michael Chertoff plusieurs initiatives qui permettent d’intervenir avant que les individus radicalisés ne deviennent violents ». Selon les termes de la loi, « La prévention au niveau national de la montée en puissance des terroristes radicaux et sans affiliation ne peut pas être facilement évitée à travers le renseignement fédéral traditionnel ou les efforts d’application de la loi, mais elle peut être améliorée grâce à l’apport de solutions étatiques et locales ».

Harman, qui préside le sous-comité de la Chambre des représentants pour le Renseignement, le Partage d’information et l’Evaluation du risque terroriste, entretient également des liens étroits avec la Rand Corporation, le « centre de recherche et de développement » deu complexe militaro-industriel qui semble avoir pesé sur cette initiative législative. Deux semaines avant que la H.R. 1955 ne soit présentée, le 19 avril 2007, Brian Michael Jenkins, un expert de la Rand, avait témoigné devant le sous-comité de Harman sur « la radicalisation et le recrutement djihadistes ».

Au mois de juin, Jenkins s’est exprimé une nouvelle fois devant cette même instance sur le rôle de la Commission nationale. « Le terrorisme intérieur est la principale menace à laquelle nous devons faire face en tant que pays, et cette menace nous guettera probablement encore pendant des décennies… A moins que nous ne trouvions la manière d’intervenir dans le processus de radicalisation, nous sommes condamnés à n’écraser qu’un seul cafard à la fois », a-t-il indiqué. Un rapport de la Rand paru en 2005 sous le titre « Tendances en matière de terrorisme » consacre un chapitre entier à la « menace terroriste nationale » non musulmane –le danger que représentent les militants antimondialisation.

Dans un effort pour contrecarrer les « penchants radicaux », cette mesure préventive de surveillance de la pensée présente Internet comme le principal outil de radicalisation : « Internet a facilité la radicalisation violente, la violence idéologique et le processus de terrorisme domestique aux Etats-Unis, en permettant l’accès des citoyens états-uniens à de larges et constants courants de propagande liés au terrorisme », a précisé la démocrate Harman.

La législation institue une Commission composée de dix membres (le projet du Sénat en prévoit douze) nommés par le président, le secrétaire à la Sécurité intérieure, des leaders du Congrès et les présidents des comités pour la sécurité nationale et les affaires gouvernementales du Sénat et de la Chambre des représentants.

Après s’être réunie, la Commission présentera des rapports intérimaires tous les six à dix-huit mois au président et au Congrès, avec ses résultats, ses conclusions et ses recommandations législatives dans le but « de prendre des contre-mesures immédiates et à long terme… et de prévenir la radicalisation violente, le terrorisme domestique et la violence à fondements idéologiques ».

Cette commission présente une ressemblance inquiétante avec Cointelpro, le programme de contre-espionnage qui fit l’objet, en 1974-1975, de l’enquête d’une commission ad hoc du Sénat des USA pour les activités de Renseignement, dit « Comission Frank Church » du nom de son président. Il fit une curieuse découverte : de 1956 à 1971, « Le FBI mena une opération sophistiquée de surveillance visant carrément à empêcher l’exercice des droits d’expression et d’association énoncés dans le premier amendement, s’appuyant sur la théorie selon laquelle la prévention de la montée des groupes dangereux et de la propagation d’idées subversives est une façon de protéger la sécurité nationale et d’empêcher la violence ».

En vertu du projet H.R. 1955, le secrétaire à la Sécurité de la Patrie (DHS pour ses sigles en anglais) serait habilité à créer un « Centre d’excellence », un programme de recherche universitaire « regroupant une équipe de spécialistes et de chercheurs qui participeraient à des activités de recherche et d’enseignement pour apporter des solutions à la sécurité intérieure du pays ».

Le DHS possède actuellement huit centres dans des institutions universitaires disséminées dans tout le pays, qui sont venus renforcer ce que beaucoup perçoivent comme un complexe militaire, universitaire et de sécurité en pleine expansion. Dans un communiqué de presse du 23 octobre, Harman a précisé que le Centre « étudierait les racines sociales, criminelles, politiques, psychologiques et économiques du terrorisme domestique ».

Hope Marston, organisateur régional du Comité de défense de la Déclaration des droits (BORDC), a mis en garde contre le danger que représentent les termes vagues utilisés dans cette législation, qui laissent libre cours à n’importe quelle interprétation, selon un modèle historique de répression généralisée.

Jules Boykoff, auteur et professeur du département de politique et gouvernement de la Pacific University, s’est dit alarmé face à la définition viciée, entre autres, du terme « violence fondée sur les idéologies », un concept qui ne parvient pas à définir les termes « menace », « force » ou « violence ». Boykoff a signalé que les termes « extrémisme » et « radicalisme » utilisés dans le projet de loi sont interchangeables. « Le mot ’radical’ partage sa racine étymologique avec le terme radish, (radis en français), qui signifie aller à la racine du problème », a-t-il expliqué. « De sorte que si le gouvernement souhaite vraiment aller à la racine du terrorisme, parlons-en vraiment. Il faut d’abord s’attaquer aux racines économiques, aux grandes inégalités en entre riches et pauvres ».

Caroline Fredrickson, directrice juridique du bureau de l’Union américaine pour les libertés civiques (ACLU) à Washington, signalait à propos de la loi : « La loi doit s’appliquer à des actes, et non à la pensée. Nous devrions nous préoccuper davantage des personnes qui commettent des crimes que de celles dont les croyances pourraient paraître ’extrêmes’ au gouvernement ».

Mise à jour de Jessica Lee

Alors que plusieurs groupes qui militent en faveur des droits civiques et de la liberté de religion accusent des journalistes indépendants et des militants de base d’avoir contribué à paralyser le débat autour de la loi de prévention contre la radicalisation violente et le terrorisme intérieur de 2007, certains membres du Congrès continuent de faire pression pour censurer l’Internet et imposer le signalement racial, deux mesures qu’ils considèrent comme des actions nécessaires pour prévenir le « terrorisme intérieur ».

La Chambre des représentants a adopté la loi de prévention contre la radicalisation violente et le terrorisme domestique en octobre 2007 par 404 voix contre 6, mais la vaste opposition qu’elle a suscitée a contraint le Sénat à la mettre aux archives. Aucune consultation n’a été prévue pour l’année législative depuis le 1er juin 2008.

J’ai appris l’existence de cette loi début novembre 2007. A l’exception de l’article de Lindsay Beyerstein, « Analyse de la Loi de prévention contre le terrorisme intérieur » [2], aucun des médias importants n’a donné d’information sur le sujet, en dépit des dangers que cette loi comportait pour les droits civiques, la vie privée, et pour les communautés musulmanes et arabes des Etats-Unis. Cependant, je suis quand même tombé sur une discussion active sur la question, notamment sur des blogs et des vidéos YouTube.

Isabel Macdonald, directrice de Fairness and Accuracy in Reporting, a commenté : « La relation symbiotique entre les médias corporatifs et les fonctionnaires du gouvernement explique peut-être cette résistance opiniâtre des médias à assurer une couverture critique de l’érosion des droits civiques. Les médias indépendants –notamment The Indypendent– ont joué un rôle décisif dans la diffusion de la nouvelle de ce projet de loi, tout en lui assurant un suivi dans des blogs et dans Democracy Now ! ».

Un mois après la parution de l’article du Indypendent, plusieurs meetings se sont succédés du Maine à la Californie, et de nombreux groupes de défense des droits civiques, de la liberté religieuse, et des organisations de musulmans et d’arabes des Etats-Unis ont entrepris des actions de mise en garde pour inciter les gens à entrer en contact avec leurs représentants au Congrès, afin d’empêcher l’adoption du projet de loi.

Selon certains membres de groupes de pression en faveur des droits civiques, la vague de protestations a contraint le président de la commission, le sénateur Joseph Lieberman (démocrate pour le Connecticut) à laisser le projet de loi en suspens. Cependant, Lieberman et la leader de l’opposition de la commission la sénatrice républicaine du Maine, Susan Collins, continuent de brandir l’épouvantail de la « grave » menace du « terrorisme national » islamiste. Le 8 mai 2008, ils ont publié –sans aucun soutien public de la part d’autres membres de la commission– leur propre rapport, d’où il ressortait que « la menace de terrorisme national s’aggrave, avivée par la capacité de l’Internet à diffuser le recrutement de base et les manuels d’entraînement de groupes terroristes islamiques violents ».

En réponse, le 30 mai, plus d’une trentaine de groupes de militants des droits civiques et de la liberté religieuse ont envoyé une lettre à la commission sénatoriale, lui faisant part de leur inquiétude quant à ce rapport qui pourrait nuire à la liberté d’expression en pointant injustement les musulmans, et en décrivant Internet comme « une arme ».

Un groupe d’organisations représentatives des communautés arabes et musulmanes des Etats-Unis a également déposé une lettre en réponse au rapport et aux séances du Sénat, alléguant que, dans une large mesure, ils avaient été exclus du processus législatif et que le rapport est basé sur une information discréditée de 2007 émanant de la police de New York, qui avait tenté d’expliquer le processus de « radicalisation violente » des musulmans.

Peu après la publication du rapport, Lieberman a exigé que Google retire les vidéos de YouTube produits par « des organisations terroristes comme Al-Qaïda ». Google a répondu le 19 mai en retirant quatre-vingt vidéos qui, comme cette société l’a reconnu, enfreignaient les règles déontologiques de YouTube, montraient de la violence gratuite ou appelaient à la haine. Google a néanmoins refusé d’accéder à toutes les demandes de Lieberman, qui comportaient la censure de toutes les vidéos mentionnant ou montrant des groupes qui figuraient sur la liste du département d’Etat, dont des organisations terroristes étrangères comme Al-Qaïda.

« Le sénateur Lieberman a exprimé son opinion… selon laquelle toutes les vidéos mentionnant ou montrant ces groupes devaient être retirées de YouTube, même s’ils sont légaux, non violents ou ne recourent pas à la haine », a révélé Google. « YouTube soutient la liberté d’expression et défend les droits de chacun à exprimer des points de vue impopulaires ».

Chip Berlet, analyste principal du Political Research Associates de Boston, a indiqué qu’à son avis les actions de Lieberman sont une « obscure manœuvre politique » pour inciter les candidats présidentiels à adopter une posture plus agressive au Moyen-Orient.

Parmi les organisations qui sont en première ligne contre cette loi figurent la Defending Dissent Foundation (www.defendingdissent.org), le Bill of Rights Defense Committee (www.bordc.org), le Center for Constitucional Rights (www.ccrjustice.org), l’American Civil Liberties Union (www.aclu.org) et le Council on American-Islamic Relations (www.cair.com).

Mise à jour de Lindsay Beyerstein

Le projet de loi contre le « terrorisme national » s’est embourbé au Sénat depuis le mois d’octobre. Il a navigué à la Chambre sans trop susciter de commentaires publics, avant de rencontrer une forte opposition au sein du spectre politique. Il n’y a pas longtemps encore, les groupes des droits civiques et des organisations musulmanes semblaient avoir bloqué avec succès la version du Sénat du projet.

L’initiative semblait condamnée à une mort imminente. Mais Joe Lieberman, président de la Commission sénatoriale sur la Sécurité de la patrie, ne l’a pas entendu de cette oreille et a remis le sujet sur le tapis en publiant un nouveau rapport et en cherchant la confrontation avec YouTube.

Le 8 mai, les sénateurs Joe Lieberman et Susan Collins ont publié L’extrémisme islamiste violent, Internet et la menace de terrorisme national, un rapport bipartisan basé sur les débats de la commission sénatoriale.

Mais, avant qu’il soit rendu accessible au public, le rapport avait attiré l’attention d’une coalition d’organisations des droits civiques conduite par l’ACLU. Dans un mémorandum adressé aux membres du Comité, cette coalition avait fait part de ses inquiétudes sur le rapport du 7 mai.

« Nous sommes préoccupés par le fait que ces attaques centrées sur Internet pourraient annoncer des propositions de censure et de filtrage du discours d’Internet. Certaines personnes chargées de la formulation de politiques se sont même prononcées pour la fermeture de sites Web censurables », expliquait le document.

Lieberman a confirmé ses réticences le 19 mai dans une lettre au directeur exécutif de Google (société mère de YouTube), dans laquelle il exigeait qu’un nombre non précisé de vidéos de propagande islamique soient retirés de ce site populaire de vidéos partagées. Dans sa lettre, Lieberman arguait que les vidéos clips étaient le résultat du travail d’un réseau de propagande islamique sophistiqué mentionné dans un rapport récent de sa commission. Il ajoutait que ces films violaient les directives communautaires de YouTube.

La déontologie de de YouTube interdit expressément la violence gratuite, les discours de haine, les menaces, le harcèlement et les descriptions de délits tels que la fabrication d’explosifs. Des centaines de milliers de vidéos sont mises en ligne chaque jour sur le site. Au lieu de vérifier au préalable le contenu des films, Youtube fait confiance aux utilisateurs qui peuvent signaler les films violant, selon eux, les règles déontologiques. Les contenus qui les enfreignent sont automatiquement supprimés.

Après avoir vérifié les clips, Youtube a refusé de retirer la plupart du matériel signalé par le personnel de Lieberman. Une poignée de vidéos qui n’étaient pas conformes aux standards a été supprimée, mais les autres n’ont pas bougé du site.

« La plupart des vidéos ne contenant aucun discours de haine ou de violence n’ont pas été supprimées puisqu’elles ne violent pas nos règles », signalait une déclaration publiée par l’équipe de Youtube. Le document insistait en outre sur le droit des utilisateurs de YouTube à exprimer des points de vue impopulaires.

Cette réponse n’a pas satisfait Lieberman qui, le 20 mai, a répliqué : « Quel que soit leur contenu, les vidéos produites par des organisations terroristes comme Al-Qaïda, qui passent leur temps à attaquer les Etats-Unis et à tuer les Américains, ne doivent pas être tolérées. Google se doit de revoir sa politique. »

Aucun vote n’a été prévu, mais le bras de fer entre Lieberman et Google a une nouvelle fois attiré l’attention sur le projet de loi contre le terrorisme intérieur. Après plusieurs mois de silence, les principaux médias commencent à se poser des questions sur l’enthousiasme de plus en plus affiché du gouvernement pour la surveillance du discours « radical » en ligne. Dans son éditorial du 25 mai, le New York Times a durement critiqué Lieberman et le projet de loi. Il a qualifié le sénateur du Connecticut de « censeur en puissance », en faisant remarquer que ses tentatives pour restreindre le discours de YouTube, qui est constitutionnellement protégé, « sont contraires aux valeurs fondamentales des Etats-Unis ».

Les lecteurs peuvent livrer leurs opinions sur le projet de loi contre le terrorisme national en se mettant en contact avec leurs sénateurs et les membres de la commission sénatoriale de Sécurité de la patrie. Les deux principaux candidats à la présidence de 2008 étaient sénateurs. Le moment est propice pour que les votants fassent pression sur les candidats de sorte qu’ils affichent clairement leur position face au projet de loi contre le terrorisme national. Le sénateur Barack Obama (démocrate de l’Illinois) siège dans ladite commission mais n’a pas participé à la rédaction du rapport. Le sénateur John McCain (républicain de l’Arizona) est un proche allié du sénateur Lieberman, notamment pour ce qui est des questions liées au terrorisme.

Commentaire de Mickey Huff

La couverture de cette information par ces journalistes est on ne peut plus louable. Cependant, un autre élément semble avoir été censuré, à propos de ces projets de loi, même dans la presse indépendante et progressiste : c’est le flou qui persiste en ce qui concerne les éventuels militants nationaux mentionnés lors des séances organisées par la représentante Jane Harman à Washington DC. Même si les auteurs susmentionnés laissent entendre que les défenseurs des droits des animaux et les militants anti-mondialisation sont les cibles potentielles de ce projet de loi, aucun ne mentionne les militants de « La vérité sur le 11 septembre » (911 Truth), alors qu’ils ont bel et bien été désignés par leur nom pendant les séances dirigées par Harman au Capitole.

Parmi les arguments invoqués au Congrès sur la « nécessité » de la H.R. 1955 figurait l’idée que tout individu remettant en question la politique du gouvernement est assimilable à un terroriste ou un partisan du terrorisme. L’un des orateurs, Mark Weitzman, du Centre Wiesenthal (fondé, ironie du sort, par le survivant de l’holocauste Simon Wiesenthal pour éduquer et sensibiliser le public sur les crimes de guerre), a affirmé que les architectes, ingénieurs et scientifiques qui mettent en doute la version officielle du 11 septembre sont comparables aux groupes djihadistes violents.

C’est également ce qui est ressorti d’une présentation powerpoint, au cours de laquelle Weitzman a juxtaposé des sites Web montrant des djihadistes violents à celui Richard Gage (http://AE911Truth.org). Gage a critiqué l’histoire officielle sur la destruction des tours jumelles et du WTC 7, le 11 septembre 2001. Spécialiste des structures en acier, Gage affirme qu’il est impossible que les édifices se soient effondrés comme le prétend le gouvernement, et il a exposé des théories alternatives étayées de preuves. Que l’on croit ou non aux contre arguments de la thèse du 11 septembre, il ne faut pas criminaliser la liberté d’expression et la remise en cause de la version du gouvernement sur des questions aussi cruciales.

Les dérives interprétatives de la lutte anti-terroriste et l’amalgame qui est fait entre terrorisme et activisme aux Etats-Unis sont regrettables. Y a-t-il un lien prouvé entre les groupes susmentionnés ? Non, mais cela n’a pas empêché certaines personnes de jeter ce genre d’information en pâture à la presse sans aucune preuve. Jane Harman, qui a coparrainé le projet de loi pour les démocrates, n’en a demandé aucune pour s’exprimer, et n’a pas non plus offert de droit de réplique. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui semble une réminiscence du maccarthisme de la période de la menace rouge des années 50 du XXe siècle.

Liens

• « State Terror : H.R. 1955 a Weapon of Mass Destruction of Civil Liberties »
Violent Islamist Extremism, the Internet, and the Home Grown Terrorism Threat – • New York Times Editorial on Lieberman’s attempt to censor YouTube
Lieberman’s Response to New York Times Editorial :

Sources

- Indypendent, 16 novembre 2007
Titre : « Bringing the War on Terrorism Home »
Auteur : Jessica Lee
- In These Times, novembre 2007
Titre : « Examining the Homegrown Terrorism Prevention Act »
Auteur : Lindsay Beyerstein
- Truthout, 29 novembre 2007
Titre : « The Violent Radicalization Homegrown Terrorism Prevention Act of 2007 »
Auteur : Matt Renner

Etudiants chercheurs : Dan Bluthardt and Cedric Therene
Tuteur : Robert Proctor, Ph.D.

 

http://www.voltairenet.org/article166748.html


 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 19:48
Quelque 200 sépultures récemment rénovées d'un cimetière musulman du 12e siècle situé dans la partie juive de Jérusalem ont été détruites. (AFP)  

Cet ancien cimetière musulman à Jérusalem-ouest se situe sur un terrain où le centre Simon Wiesenthal pour la recherche des criminels nazis veut édifier un musée de la Tolérance.


 

Une nouvelle provocation est venue s’ajouter à la liste des agressions israéliennes. Des bulldozers de l’occupation ont rasé mardi des dizaines de sépultures dans un ancien cimetière musulman à l’ouest de Jérusalem occupée.


Le Mouvement islamique dans les territoires occupés en 1948, a révélé que sur ordre de la municipalité de la Ville sainte, quelque 200 sépultures récemment rénovées d’un cimetière musulman du 12è siècle situé à l’ouest de Jérusalem AlQuds occupée ont été détruites.


"La nuit dernière, à 21H30 GMT, les forces d’occupation sont entrées dans ce cimetière et ont démoli environ 200 tombes", a affirmé aux journalistes Mahmoud Abou Atta, un représentant de la Fondation Al-Aqsa du Mouvement islamique.

M.Abou Atta a ajouté que les bulldozers ont poursuivi leur agression dans la journée du mardi, après qu’un tribunal eut refusé d’ordonner une interruption des travaux.


Plusieurs saints sont enterrés dans ce cimetière, dit Ma’man Allah et communément appelé Mamilla, sur un terrain où le centre Simon Wiesenthal veut édifier un soi-disant "musée de la Tolérance", éponyme de celui de Los Angeles (Etats-Unis).

 

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=149910&language=fr

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article105277
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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 04:20

Noam Chomsky : les Etats-Unis sont le plus grand terroriste du Monde Entretien avec Luis Ángel Murcia.

 

 

Noam Chomsky24/07/10 Le coteau du Bois, un pan de vie naturelle menacé par la richesse aurifère qu’il cache dans ses viscères, depuis la semaine passée a pris une importance  internationale. Cette réserve placée au centre de Cauca tout près au Massif Colombien, est le cordon ombilical qui connecte  aujourd’hui les indigènes de la région  avec l’un des intellectuels et des activistes plus prestigieux de la gauche démocratique de la planète : Noam Abraham Chomsky. Ceux qui le connaissent assurent qu’il est l’être humain vivant dont les oeuvres, livres écrits ou réflexions, elles sont les les plus lues après la Bible. Sans doute, à 81 ans , monsieur Chomsky est une autorité en géopolitique et sur les Droits de l’homme. Une autorité morale qui fait de lui le citoyen nord-américain parmi les critiques les plus virulents de la politique expansionniste et militaire que les États-Unis appliquent dans l’hémisphère. Dans son pays et en Europe il est écouté et lu avec beaucoup de respect,il a gagné tous les prix et reconaissances comme activiste politique et ses oeuvre en linguistique comme ses analyse politiques ont été récompensées.

 

Son passage discret par la Colombie n’était pas pour recevoir des lauriers officiels, mais pour recevoir un hommage particulier de la communauté indigène qui vit dans le Cauca. Le coteau Le Bois, a été rebaptisée du nom de Caroline, le nom de son épouse, la femme qui durant presque toute sa vie l’a accompagné. Elle est morte en décembre 2008. Au milieu de son programme, coordonné par la CUT et la Defensoría du Peuple de la Vallée, monsieur Chomsky a pris quelques minutes pour accorder en exclusivité à Semana.com quelques paroles.

Semana.com : quel signification a pour vous cet hommage ?

Noam Abraham Chomsky : Je suis très ému; spécialement de voir que les pauvres gens qui n’ont pas de richesses capable de faire ce type d’hommage, alors que les gens les plus riches ne le prêtent pas ‘attention à ce type de choses.

Semana.com : Vos trois fils connaissent-ils cet hommage ?

N.A.C : Ils le savent tous et savent pour le bois. J’ai aussi une fille qui travaille en Colombie contre les entreprises internacionale des minières, elle est aussi au courant.

Semana.com : Dans cette étape de votre vie qu’est ce qui vous passionne le plus : la linguistique ou l’activisme politique ?

N.A.C : j’ai été complètement schizophrène depuis que je suis jeune. Cela doit être du au fait que nous avons deux hémisphères dans le cerveau. 

Semana.com : Au compte de cet activisme vous avez eu  des problèmes avec quelques gouvernements, l’un d’eux et le plus récent a été avec Israël, qui vous a empêché de rentrer  terre palestinienne pour donner une conférence.

N.A.C : C’est certain, je n’ai pas pu le faire malgré le fait que j’ai été invité par une université palestinienne, mais je me suis trouvé avec un blocage à la frontière. Si la conférence avait été  pour Israël, ils m’auraient permis de passer.

Semana.com : cette censure a-t-elle à voir de l’un de vos  livres intitulé : Guerre ou Paix au Moyen-Orient ?

N.A.C : C’est à mettre  au compte de mes 60 années de travail pour la paix entre Israël et la Palestine. J’ai réellement vécu en Israël.

Semana.com : comment qualifiez vous ce qui se passe au Proche Orient ?

N.A.C : Dès 1967 le territoire palestinien a été occupé et cela a fait de la Gaza la prison en plein air la plus grande du monde où la chose unique qui leur reste à faire est de mourir.

Semana.com : êtes vous arrivé à vous faire des illusions sur les nouvelles attitudes du président Barack Obama ?

N.A.C : Il est très similaire à George Bush, je l’avais déjà écrit. Il a fait plus que nous attendions en ce qui concerne l’expansionisme militaire. La chose unique qui a changé avec Obama a été la rhétorique.

Semana.com : Quand Obama a été récompensé par le prix Nobel de Paix: qu’est-ce vous avez  pensé ?

N.A.C : une Demi-heure après la nomination, la presse norvégienne m’a demandé ce que j’en pensais et j’ai répondu : ‘si on veut établir un record, ca n’a pas été la pire nomination ‘. Le Nobel de la Paix est une plaisanterie.

Semana.com : les États-Unis continuent-ils de répéter ses erreurs d’interventionnisme ?
 
N.A.C : c’est une réussite. Par exemple, la Colombie a le pire record de violation de Droits de l’hommen depuis l’interventionnisme militaire des États-Unis.

Semana.com : quelle est votre  opinion sur le concept de guerre préventive qu’ont annoncé les États-Unis ?

N.A.C : ce concept n’existe pas, c’est simplement une forme d’agression. La guerre faites à l’Irak a été si agressive et terrible qu’elle est assimilé à ce que les Nazis ont fait. Si nous appliquions la même règle Bush, Blair et Aznar seraient pendus, mais la force s’applique sur les plus faibles.

Semana.com : qu’est-ce qui passera avec l’Iran ?

N.A.C : Aujourd’hui une grande force navale et aérienne est en train de menacer  l’Iran et il n’y a que l’Europe et les Etats-Unis. pour penser que cela est bien. Le reste du monde croit que l’Iran a le droit d’enrichir l’uranium. Au Moyen Orient, il y a trois pays (Israël, le Pakistan, l’Inde) qui ont développé des armes nucléaires avec l’aide d’Etats-Unis. et ils n’ont  n’ont pas signé de traité.

Semana.com : Croyez-vous à la   guerre contre le terrorisme ?

N.A.C : les États-Unis sont le plus grand terroriste du monde. On ne peut pas penser à un pays qui a causé plus dommage qu’eux. Pour les Etats-Unis. un terrorisme est celui qui nous fait ce que nous lui faisons .

Semana.com : y a-t-il une juste guerre des États-Unis ?

N.A.C : La participation dans la deuxième guerre mondiale a été légitime et de plus ils sont entrés trop tard.

Semana.com : à cause  des ressources naturelles au Moyen-Orient cette guerre peut-elle se répéter en Amérique latine ?

N.A.C : C’ est différent. Ce que les États-Unis ont fait l’Amérique latine c’est d’imposer traditionnellement les dictatures brutales militaires qui ne sont pas discutées par le pouvoir de la propagande.

Semana.com : l’Amérique latine est-elle réellement importante pour les États-Unis ?

N.A.C : Nixon a dit : « Si nous ne pouvons pas contrôler en Amérique latine comment nous pourrons contrôler au monde ».

Semana.com : la Colombie joue-t-elle un rôle dans cette géopolitique étrangère ?

N.A.C : Une Partie de la Colombie a été volée par Theodore Roosevelt avec le canal de Panama. Dès 1990 ce pays a été le plus grand récipiendaire d’aide militaire américaine et depuis la même date il détient les plus grands record en matière de violation de Droits de l’homme dans l’hémisphère. Avant  le record avait été le Salvador qui recevait curieusement aussi une aide militaire.

Semana.com : suggérez-vous que ces violations ont une relation avec les États-Unis ?

N.A.C : Dans le monde académique on dit qu’une corrélation existe entre l’aide militaire que les Etats-Unis donnent. et la violence dans les pays qui la reçoivent.

Semana.com : qu’est-ce vous pensez des  bases militaires étrangères qui existent en Colombie ?

N.A.C : ce n’est pas une surprise. Après le Salvador, c’est l’unique  pays de la région disposé à permettre qu’elles s’installent. En attendant la Colombie continue de faire  ce que les Etats-Unis lui demandent de faire, ceux-ci ne vont jamais renverser le Gouvernement.

Semana.com : quand est ce que les  Etats-Unis. démolissent des gouvernements l’Amérique latine ?

N.A.C : Rien que dans cette décennie ils ont appuyé deux coups d’Etat. Le coup  militaire manqué du Venezuela en 2002 et en 2004 ils ont séquestré à Haïti le président élu et ils l’ont envoyé en Afrique. Mais maintenant il est plus difficile de le faire parce que le monde a changé. La Colombie est l’unique pays latino-américain qui a appuyé le coup au Honduras.

Semana.com : avez-vous quelque chose pour dire des actuelles tensions entre la Colombie, le Venezuela et l’Équateur ?

N.A.C : la Colombie a envahi l’Équateur et je ne connais pas à aucun pays qui accepterait  cela, sauf les États-Unis. Et par rapport au Venezuela les relations sont très compliquées, mais je plaide pour qu’elles aillent mieux.

Semana.com : l’Amérique latine continue-t-elle d’être une région de caudillos ?

N.A.C : c’était une tradition très mauvaise, mais dans ce domaine l’Amérique latine a progressé et pour la première fois le cône le sud du continent est mobilisée en vue d’ intégration pour dépasser ses paradoxes, comme par exemple être une région très riche mais avec une grande pauvreté.

Semana.com : le trafic de stupéfiants est-il un problème exclusif de la Colombie ?

N.A.C : c’est un problème des États-Unis. Est-ce qu’on peut imaginer que la Colombie décide de désinfecter la Caroline du Nord ou le Kentucky où est cultivé le tabac, qui occasionne plus de morts que la cocaïne.

Luis Ángel Murcia
Revista Semana, Bogotá, 21-7-10
http:// www.semana.com/

Photo ajoutée par Dazibaoueb


Auteur : Luis Ángel Murcia (Traduction: danielle Bleitrach) - Source : Changement de société

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14510

 

 

Les deux états terroristes du monde sont les USA et Israël.

 

 

Nous devons lutter contre les états terroristes du monde qui sèment l'horreur partout.


Il est temps de se dire clairement les choses entre nous. Maintenant que le voile se lève sur les agissements passés de ces deux états, plus particulièrement de leur service secret, qui ont conçu des attentats dans toutes les parties du monde pour le bénéfice de la cause atlantico-sioniste. C’est un secret de polichinelle que les USA utilisent particulièrement les attentats, les révolutions, les émeutes populaires pour renverser des gouvernements qui ne lui sont pas soumis et qui possèdent des richesses ou un intérêt quelconque. Ils avaient l’habitude d’accuser les communistes, les rouges, de ces lâches attaques et ensuite déclarait au monde entier qu’il fallait faire la guerre aux communistes partout et toujours.

On sait maintenant qu’en Europe nombre d’attentats attribués à des communistes ont en fait été commis par des sous-groupes de la CIA. Quoi de mieux pour un état impérialiste que de partir en croisade pour défendre l’axe du bien lorsque celui-ci serait attaquée par les forces du mal. On en arrive à se demander ce que serait le monde si les états-unis n’existait pas…

.


Et son poulain, son bras armé au proche-orient, applique exactement les mêmes méthodes. Concevoir des attentats et les attribuer aux pays « terroristes » comme la Syrie ou l’Iran voilà qui arrange beaucoup les choses dans cette partie du monde. Mais jamais dans le sens de la paix ou du bien-être des peuples bien entendu. Toujours dans le sens de l’intérêt d’une oligarchie qui domine ces deux pays, et la sphère occidentale, en détenant l’argent et le complexe militaro-industriel, deux secteurs d’activité de ce fascisme d’état qui fonctionnent toujours bien.

Le pire c’est que tout le monde le sait. Nos gouvernants, nos médias, nos penseurs, tout le monde sait comment l’empire occidentaliste pratique pour accroître ses possessions et ses richesses sur le dos des peuples (..)

 

 

http://lesouffledivin.wordpress.com/2010/07/23/les-deux-etats-terroristes-du-monde-sont-les-usa-et-israel/

 

 

Lire aussi:

 

- Les avocats de 36 pays portent plainte contre le régime sioniste

(cliquer sur le lien)

 

 

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-noam-chomsky-les-etats-unis-sont-le-plus-grand-terroriste-du-monde-54442750.html

 

 

 

 

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