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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 18:34

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La Chine a volé les plans du Dome de Fer israélien !

 

Selon un article du site internet spécialité en sécurité informatique Krebsonsecurity, des hackers chinois auraient réussi à dérober les plans de construction du système de défense anti-missile Iron-Dome (dôme de fer), ainsi que des centaines de documents relatifs aux technologies israéliennes de défense.


irondome

 

Les premiers documents auraient été volés en 2011 et 2012, mais l’information n’a jamais été divulguée jusqu’à présent.


Selon la firme Cyber ​​Engineering Services Inc (Cyber ESI) , entre le 10 octobre 2011 et le 13 août 2012, les pirates semblent avoir agi en dehors de la Chine [afin de dissimuler l'origine de l'attaque]. Ils ont cassé un réseaux organisationnel de trois organisationnelles de défense israéliennes: Elisra, Israel Aerospace Industries et Rafael.


En ayant accès à l’infrastructure secrète de communication miss en place par les pirates, CyberESI a déterminé que les assaillants sont en mesure d’avoir volé d’énormes quantités de données échangées entre ces entreprises, dont les documents de propriété intellectuelle du projet Arrow 3, les documents concernants les drones aériens, les missiles balistiques, et d’autres documents du même acabit.

Joseph Drissel, le fondateur et PDG de CyberESI, affirme cependant que « le seul but initial de l’attaque était les documents d’Iron Dome. »


Dans l’ensemble, plus de 700 fichiers totalisant 762 Mo ont été volés à l’industrie aérospatiale.


Parallèlement à ce vol de document, la Chine annonçait la mise en place, il y a 2 ans, d’un nouveau système d’intercepteur de missile ressemblant au système israélien.

Un essais a été mis en place le 19 février 2014 et une copie de l’Iron Dome israélien a été présenté à Zhang Hongue au même moment.


 

Par Dan Birenbaum – JSSNews


http://jssnews.com/2014/07/29/la-chine-a-vole-les-plans-du-dome-de-fer-israelien/?utm_source=feedburner&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+JSSNews+%28JSS+News%29

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 02:40

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Commentaire trouvé sur come4news.com:

 

V. POUTINE , LE NAPOLEON DE LA FINANCE !

 

CRIMÉE = AUSTERLITZ !!!:

 

La Russie a mis à profit la crise de Crimée
pour réaliser un coup en bourse fumant :
en quelques jours, le pays a gagné 20 milliards
de dollars et a récupéré une grande partie
des actions des grandes entreprises énergétiques
russes qui étaient aux mains d'investisseurs
ouest-européens et américains + les 20 milliards
de dollars d'économies faites par la Russie
dans la construction du gazoduc South Stream
lors du rattachement de la Crimée.
Jusqu'à récemment une partie des actions des
entreprises énergétiques russes appartenaient
à des investisseurs étrangers (US et Européens).
Cela signifiait que presque la moitié des
revenus de l'industrie gazière et pétrolière
n'allaient pas dans les caisses de l'État russe,
mais sur les comptes des "requins de la finance"
occidentaux.


PRÉLUDE :


Au fil de la crise en Crimée le rouble a commencé
à chuter fortement, mais la banque centrale
russe n'a rien fait pour soutenir son cours.
Des rumeurs ont même commencé à circuler,
selon lesquelles la Russie n'aurait simplement
pas eu de réserves de devises lui permettant
de maintenir le cours du rouble.


ACTION 


Ces rumeurs et les déclarations de Poutine,
se disant prêt à protéger la population
russophone de l'Ukraine, ont conduit à une
forte baisse des prix des actions des entreprises
d'énergie russes, et les "requins de la finance"
ont commencé à mettre en vente des actions
avant qu'elles perdent toute valeur.
Poutine a attendu toute la semaine et s'est
contenté de sourire à des conférences de presse,
mais quand les prix des actions ont atteint
le plancher, il a donné pour instructions
d'acheter rapidement et simultanément ces
actions à tous les Européens et Américains .
 

 

RETRAITE BEREZINA :


Le temps que les « requins » comprennent
qu'ils avaient été roulés dans la farine, 
il était déjà trop tard :
les actions étaient entre les mains des Russes.
Non seulement la Russie a gagné en ces
quelques jours environ 20 milliards de dollars ,
elle a aussi ramené à domicile les actions
de ses entreprises.
Maintenant, les revenus du pétrole et du
gaz ne s'écouleront plus à l'étranger,
mais resteront en Russie, le rouble se
redresse de lui-même, il ne sera pas nécessaire
de toucher aux réserves d'or de la Russie
pour le relever,[b] et les "requins" sont
éberlués. [/b]


VICTOIRE MAGISTRALE !!!

 

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 00:29

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Quatre pays d'Europe centrale signent un pacte militaire commun  

14/03/2014


Quatre pays d'Europe centrale signent un pacte militaire commun



La Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ont signé vendredi un pacte visant à coordonner leur stratégie de défense et créer une unité de combat commune au sein de l'OTAN et de l'Union européenne (UE). Ils comptent ainsi répondre à la crise ukrainienne.

"La situation actuelle en Europe illustre que malheureusement, un conflit militaire, impensable il y a peu, pourrait avoir lieu", a déclaré le ministre de la défense polonais Tomasz Siemoniak lors d'une conférence de presse à Visegrad, à 40 kilomètres au nord de Budapest.

La crise en Ukraine a démontré l'importance "d'une coopération plus dynamique" entre les quatre pays de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie, ou V4) au sein de l'OTAN et de l'Union européenne, a-t-il ajouté.

L'unité de combat "V4-UE", d'un effectif total de 3000 hommes, sera opérationnelle à partir de 2016. "Elle devrait fonctionner comme une unité régionale au sein des opérations de l'UE ou de l'OTAN", a précisé Csaba Hende, ministre hongrois de la défense.

Dans l'accord, les quatre pays s'engagent aussi à se joindre à des exercices militaires communs et à coordonner leur budget défense.
Particulièrement vulnérables

Le V4 a été créé en 1991 dans la ville hongroise de Visegrad afin d'assurer une coopération institutionnelle de ces pays dans leur procédure d'adhésion à l'Union européenne (UE), effective depuis 2004.

Jeudi, le chef de la diplomatie hongroise Janos Martonyi avait indiqué que les pays de Visegrad étaient particulièrement vulnérables face à la situation ukrainienne et attendaient de l'UE une "solidarité" s'ils étaient affectés par de possibles sanctions économiques contre la Russie en raison de la crise en Crimée.

La Pologne, la Slovaquie et la Hongrie possèdent des frontières avec l'Ukraine, où habitent des minorités ethniques de ces pays, essentiellement dans la partie occidentale.


(ats / 14.03.2014 21h29)
http://www.romandie.com/news/n/Quatre_pays_d_Europe_centrale_signent_un_pacte_militaire_commun27140320142129.asp
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Actualité :

Vendredi 14 mars 2014

 

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Commentaires d'AHURA :

 

Eva...comme je le pressentais l'ours russe montre ses dents ! Poutine demande une revue complète de ses troupes afin de voir si elles sont opérationnelles ! Cela ne présage rien de bon mais il fallait bien se douter que la Russie n'allait pas rester passive devant "l'agression" dont elle vient d'être victime juste durant la période des jeux . L'Ukraine et la Crimée sont d'une importance capitale sur le plan de la géopolitique et la Russie ne peut laisser installer des bases de l'OTAN à ses frontières . C'est de la provocation pure et simple ! Les va t'en guerre vont s'en mordre les doigts je pense ! et pendant ce temps là on assiste à une comédie sans précédent à l'Assemblée Nationale où les députés UMP boycottent la séance des questions au gouvernement à cause d'une perfide insinuation de Valls à l'encontre de Gloasguen qui comme Cahuzac jure qu'il n'a jamais fait partie de l'extrême droite . Quand aux médias ils nous annoncent des sondages selon lesquels les français verraient bien Valls à Matignon et... Royal à l'intérieur tandis que Guigou passerait à la Justice ! Ils ont fait moins de cas d'un sondage sur BFM qui a été vite retiré qui donnait Valls à 10 ou 15 % ! Ils essaient une nouvelle fois de manipuler les citoyens et d'influencer Hollande en cas de remaniement ! et d'amener leur poulain en pôle position mais on ne transforme pas un âne en pur sang d'un coup de baguette magique ou d'un coup de matraque !
Commentaire n°1 posté par ahura le 26/02/2014 à 15h52

Eva ... tous les moyens sont bons pour l'occident pour déstabiliser les pays qu'ils ont dans le collimateur que ce soit la Tunisie, l'Egypte, la Lybie, la Syrie. Il fait appel aux pires crapules et aux pires extrémistes idéologiques ou religieux . L'Allemagne, la Pologne et la France en toutous bien dressés (ou en laquais serviles) viennent d'amener au pouvoir en Ukraine des néo nazis . C'est un comble pour des personnages comme Fabius ou BHL ! Maintenant qu'ils sont aux commandes ces nazis ne vont pas rester inactifs. Ils ont déjà brigués le ministère de la Culture et le ministère de l'Education nationale. Ca promet ! Et comment se débarrasser d'eux à présent ??? Messieurs Fabius et BHL doivent avoir une idée à moins qu'ils ne partagent leurs idées ! Le loup est dans la bergerie et ne la quittera pas sur un simple claquement de doigts ! L'avenir de l'Ukraine va être en rouge et noir comme la chanson comme la chanson de Jeanne Mas ! A l'heure où j'écris il parait que des juifs se seraient fait rosser ! A vérifier !
Commentaire n°2 posté par ahura le 27/02/2014 à 21h57

Eva...le système de défense de nos zélites est toujours le même . Ils nient et ils attaquent en justice. C'est toujours du temps de gagné ! Que se soit Bernard Kouchner qui nie tous trafics d'organes au Kosovo, que se soit Cahuzac qui nie avoir des comptes à l'étranger, que se soit Gloasguen qui nie avoir été à l'extrême droite, que se soit le père de Florence Cassès qui nie connaître l'amant mexicain de sa fille alors qu'il est pris en photo avec lui une coupe de champagne à la main , et que se soit Cope qui nie avoir fait surfacturer des prestations pour son parti par des potes à lui, que se soit Dassault qui nie avoir payer des électeurs alors qu'on lui brandit une liste de bénéficiaires de ses largesses sous les yeux , que se soit Tapie et beaucoup d'autres tous appliquent la même défense . Les médias ne semblent pas surpris et nous prennent vraiment pour des c... ! Je vois mal ces citoyens pris la main dans le sac avouer sur le champ . Ils se sentent bien trop au dessus des lois et ont assez de relations pour faire durer les procédures jusqu'à ce que la tempête se passe !
Commentaire n°3 posté par ahura le 28/02/2014 à 11h28

Commentaire n°4 posté par ahura avant-hier à 19h44
Eva ...il est 4h37 ! je viens de lire tes tweets ...toujours aussi intéressants et toujours aussi instructifs ! L'un d'eux m'a interpelé ...celui où tu penses que la Chine doit impérativement intervenir aux côtés de la Russie. Je suis une nouvelle fois entièrement de ton avis . La Paix dans le monde et pour les années à venir est à ce prix . Ca passe ou ça casse ! Les américains et l'UE sont endettés et vacillent sur leur socle. C'est le moment de les pousser afin qu'ils tombent définitivement. Ils risquent de faire un grand baroud d'honneur...c'est à craindre. Ils hésitent et tergiversent, menacent , font les gros bras et sont prêts à tout pour isoler la Russie mais ça ne fonctionne pas ! Poutine reste "droit dans ses bottes" et ne fléchit pas ! La Crimée restera sous le giron de la Russie ... tatars ou pas tatars ! Tous les "ennemis" des Etats-Unis devraient les harceler , pas de façon isolée mais tous en même temps . Certains comme l'Algérie ne devraient pas attendre car leur tour viendra. Le tort d'Assad est de ne pas avoir prêté main forte à la Lybie même s'il y avait des divergences avec son leader charismatique ....comme la Lybie aurait soutenir la Tunisie et l'Egypte ! Poutine en fin stratège ne répond à aucune provocation mais je suppose qu'il travaille beaucoup . Les pitreries de ses ennemis (car on peut parler d'ennemis à présent puisqu'on veut l'évincer du G8) le laissent de marbre. Ce ne sont que des gesticulations et il sait qu'un chien qui aboie ne mord pas ! Au passage je remarque que quand le président de la Corée du Nord menace de frapper les EU ceux ci réagissent mollement car ils savent qu'il en est capable . J'en conclus qu'avec les EU et leurs alliés il faut parler le même langage et surtout ne pas montrer qu'on a peur ! Poutine n'est pas un froussard qui va trembler dès que les américains vont taper du pied ou élever la voix ! et le peuple russe est derrière lui (comme les syriens sont derrière Assad) et on connait ses qualités. Il les a démontrées face à Napoléon qui était pourtant un fin stratège et face à Hitler qui était pourtant très soutenu par Rockfeller, Rotschild, Ford and co...rappelez vous ! En tant qu'observateur je constate que les plateaux de la balance viennent à la même hauteur , que l'aiguille oscille dangereusement. Un simple fétu de paille peut détruire cet équilibre instable . L'avenir pas simplement de l'Ukraine est en jeu mais celui de la planète ! Les affaires des écoutes de l'ex locataire de l'Elysée et les coucheries de l'actuel sont bien dérisoires ! La terre tourne et Gayet aussi ! Closer a boosté sa carrière !
Commentaire n°5 posté par ahura hier à 05h10

Eva ... je voudrais saluer Madame Nadia Bougoslavsky , la remercier et surtout lui dire de ne pas se faire trop de soucis. La Russie a la chance d'avoir à sa tête l'homme de la situation. Imaginez la même situation sous Eltsine ! Poutine ne laissera pas faire sans réagir . Les américains vont rentrer à la niche, la queue entre les jambes . Ils ne sont plus en position de force et vont éviter le choc frontal dont ils sortiraient perdants . L'ours acculé dans sa tanière n'a jamais perdu et le rapace qui veut l'attaquer a du plomb dans l'aile ! économiquement parlant en priorité . Les EU et leurs alliés n'ont plus les moyens de leur politique de prédateurs . Pour renflouer les caisses il va falloir qu'ils trouvent autre chose que le vol !
Commentaire n°6 posté par ahura hier à 05h20

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 13:41

 

 

Chinese J-20 Mighty Dragon Displays Its Aerial Maneuverabilit

http://chinesemilitaryreview.blogspot.fr/2012/03/artistic-impression-j-20-mighty-dragon.html

 

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Un formidable commentateur de mes articles,

AHURA, nous informe : 


 

Eva...voici une mauvaise nouvelle pour les Etats-Unis et leurs alliés .La République populaire de Chine a expérimenté le lancement d’un missile pouvant atteindre la vitesse de Mach 10. Cette capacité fait de lui le premier missile capable de frapper un porte-avions sans que l’on ait le temps de l’intercepter. En outre, les premières images du J-20 Dragon ont commencé à circuler sur le Net. Cet avion dispose des 6 technologies de pointe du F-35 états-unien, l’avion le plus coûteux du monde.En quelques années, la Chine a rattrapé son retard en matière d’aéronautique. Elle peut non seulement rivaliser avec les États-Unis, mais les surpasse dans le domaine des lanceurs.


Nous assistons à un changement d'équilibre des forces en présence . Le plateau de la balance penche inexorablement en faveur du clan sinorusse qui ne va pas manquer d'attirer d'autres grandes nations tant la haine des américains est grande dans le monde. Leur arrogance, leur intention de dominer la planète et leurs coups fourrés du Vietnam en Amérique du Sud en passant par le Golfe ,leurs discours belliqueux et leur admiration pour les armes et le fric ont cristallisé bon nombre d'opinions publics contre eux ! Ils vont essayer de refaire leur retard mais en ont-ils encore les moyens ? Ils feraient mieux d'abandonner leur idée de monde unipolaire et de trouver un compromis avec leurs ennemis car la course à l'armement n'en finira jamais et les cerveaux ne sont pas concentrés uniquement en Amérique du Nord. Il ne faut pas sous estimer la Russie, la Chine, l'Iran voire l'Inde ! Le mariage de l'ours et du dragon risque d'avoir une importance majeure dans la suite des évènements . Mais il faut se méfier d'une réaction suicidaire de l'aigle blessé surtout dans son amour propre (enfin propre façon de parler).

 

Et au même moment, Ahura écrit :

 

Eva...je suis entièrement d'accord avec l'avis du politologue Daniel Guersan . Nous avons une dernière chance à saisir pour nous dégager de l'influence néfaste de l'Amérique prédatrice et devenue complètement folle . Il n'y a qu'à voir le conseil de Palin à Obama lui conseillant d'utiliser la bombe atomique contre Poutine . Nos dirigeants corrompus et manipulés par cette super puissance qui se dit démocrate !!! (laissez moi rire)auront-ils le courage de dire "Ca suffit ! Nous ne vous suivons plus dans vos projets démoniaques de domination du monde. Nous ne voulons plus être complices de crimes contre l'humanité et de vols caractérisés ! Où va finir l'or de l'Ukraine déménagé en toute hâte ? comme celui de la Lybie ? Les peuples n'en sauront jamais rien . Il est temps que ces peuples se réveillent et se rendent compte que les richesses sont toutes siphonnées vers le haut de la pyramide et que les citoyens de base du monde entier sont "Tous à poil" . L'Amérique a bien choisi son symbole : un rapace ! et j'en reviens à un de tes anciens articles : Là où les Etats-Unis interviennent, regardez bien le sous sol du pays !!!

 

 

 

 

 

 

Les commentaires d'Ahura ici (et sur tout mon blog) :

Le choc de la grande Russie et de la vile Amérique. L'horreur en Ukraine. Vers la WW3

 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 00:05

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Armée de terre chinoise.Armée de terre chinoise.La puissance militaire de la Chine…

 

 

En 2015, les dépenses militaires de la Chine dépasseront le montant des budgets de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Allemagne réunies, selon les analystes du cabinet d’expertise IHS. « Vers 2015, les dépenses militaires de la Chine devraient atteindre 159,6 milliards de dollars, tandis que la somme des trois plus gros budgets militaires d’Europe occidentale atteindra 149 milliards de dollars », explique l’analyste d’IHS, Fenella McGerty.


D’après les estimations des analystes, la République populaire de Chine (RPC) va, en 2014, occuper la deuxième place dans le monde pour ses dépenses militaires avec un budget de 148 milliards de dollars, derrière les Etats-Unis (575 milliards). La France est au sixième rang, avec un budget de 53 milliards.


Cependant, l’augmentation du budget militaire de la Chine ne préoccupe pas les pays européens, notamment la France. « La France et la Chine n’ont pas les mêmes centres d’intérêt », explique Etienne de Durand, directeur du Centre des études de sécurité à l’Institut français des relations internationales (IFRI). « La Chine est un grand pays qui n’intervient pas au-delà de ses frontières. Et la France, comme d’autres pays occidentaux, a une petite armée, axée sur la qualité et non pas sur la quantité, menant exclusivement des missions de protection à l’étranger ».


Contrairement à la Chine, la France n'est pas en conflit avec les pays voisins. Actuellement, elle est confrontée aux menaces qui proviennent d’Afrique et du Maghreb. Une autre catégorie de menaces, à laquelle elle est confrontée, c’est la propagation des mouvements terroristes.


Quant à la Chine, à l'exception de sa participation récente aux opérations de transport d'armes chimiques depuis la Syrie et de missions dans le cadre du dispositif de lutte contre la piraterie dans le golfe d'Aden, ce pays n'a pas vraiment utilisé ses forces militaires à l'étranger. Toutefois, l’augmentation considérable de la puissance militaire permet à la RPC d’être plus ferme dans les conflits territoriaux. Actuellement, la Chine est en conflit avec presque tous ses voisins : l’Inde, le Japon, le Vietnam et les Philippines. La situation reste également tendue dans la péninsule coréenne.


Les représentants officiels de la République populaire de Chine insistent sur le fait que l’armée chinoise n'a pas l'intention d'intervenir dans des conflits militaires à l'étranger. « Nous avons besoin de nous appuyer sur un environnement sécurisé pour un développement pacifique », explique dans une récente interview accordée aux médias chinois, Xu Guangyu, directeur de l’Association chinoise de contrôle de l’armement et du désarmement. « Et l’une des conditions de base pour notre développement – c’est un budget de la défense approprié ».


Si les dépenses militaires augmentent en Asie, elles vont continuer à se réduire dans les pays occidentaux en 2014, conclut le rapport de l'IHS. Et la France ne fait pas exception. De 2013 à 2019, le budget annuel de la défense français restera bloqué en fonction de l’inflation, à 31,4 milliards d'euros, alors que les effectifs de l’armée française seront de 242 279 soldats en 2019, soit 82 000 de moins par rapport à 2009.


SAD/LSE


© www.partiantisioniste.com/actualites/1838
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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 04:24

 

Le Japon intègre un contexte géopolitique dangereux pour les temps prochains

Au Japon, le nouveau Premier ministre ne lance pas seulement une guerre des changes en exigeant une dévaluation de 20% du Yen contre le dollar. On a déjà eu 5% en quelques semaines ! Ce qui va avoir un impact sérieux sur les échanges de biens extérieurs. Les Etats-Unis ne sont pas seulement concernés, l’Europe également… mais silence de nos employés de Goldman à la BCE ou ailleurs dans les structures du grand Machin européen.


WEB_Shinzo_Abe_C_AFP--469x239Autre nouvelle importante, le Premier ministre conservateur Shinzo Abe, au pouvoir depuis le 26 décembre dernier, prend une autre décision qui ne va pas réjouir le complexe militaro-industriel américain. Il souhaite une augmentation d’environ 100 milliards de yen (873 millions d’euros, 1,15 milliard de dollars) pour l’année fiscale 2013 pour permettre au budget de la défense de bénéficier de 4.700 milliards de yen, soit 41 milliards d’euros.


Le budget militaire n’avait pas connu de hausse depuis 2002, alors que le Japon traîne une dette colossale équivalant à près de 240% de PIB.


Pour le moment, les tensions sont essentiellement RÉGIONALES surtout avec le grand voisin chinois, et dans une moindre mesure avec la Corée du Sud.


En réalité, cette situation n’est pas exceptionnelle : elle traduit une tendance liée à la folle politique engagée par les Etats-Unis et les sionistes au Moyen-Orient et dont les conséquences vont nous mener vers une nouvelle guerre mondiale. Dans cette perspective, il n’est pas étonnant d’apprendre que selon une étude publiée en octobre dernier par le Center for Strategic and International Studies (CSIS), un think tank américain, les dépenses de défense dans les pays d’Asie qui y consacrent le plus gros budget -Chine, Inde, Japon, Corée du Sud et Taïwan- ont pratiquement doublé en dix ans, quadruplant en Chine.

 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:46

 

  Sur mon blog R-sistons :

 

Note d'eva : J'avais prévu de sortir un article sur la géopolitique du désastre, et la Conférence des Ennemis de la Syrie a changé la teneur de cette parution. Vous aurez la suite bientôt, à contre-courant, comme d'habitude, car je soutiens les Pays Non-Alignés dans leur lutte d'émancipation de la domination de l'Occident criminel. L'impérialisme, le colonialisme, l'ingérence dans les affaires des autres, les guerres de domination et de prédation, ça suffit ! Et l'hypocrisie de l'Occident dépasse l'entendement ! (eva)

 

BHL-Pensee-Unique-4.jpg

Couverture de mon ouvrage "Moi j'aime pas Giscard" détournée, à ma demande et selon mes souhaits. La Pensée Unique, je la combats, en bonne résistante aux "médiamensonges" (Michel Collon), en journaliste non-alignée sur la Pensée Officielle au service de la Haute Finance et des multinationales de guerre ! (note d'eva)

 

 

 

http://socio13.wordpress.com/ 

 

De la Conférence des ennemis de la Syrie

à la géopolitique du désastre

Par eva R-sistons

 

 

La Conférence des pseudos amis de la Syrie s'est réunie en France, avec un Hollande et un Fabius poursuivant l'oeuvre mortifère de Nicolas Sarkozy. Le changement promis n'a pas eu lieu, ni en matière d'Europe, ni en matière diplomatique. Nous sommes bernés en permanence ! Or donc, voici une 3e réunion pour aider Bachar-el-Assad à "sortir", autrement dit pour éliminer ce dirigeant gênant car dissident, non-aligné. Gare aux Etats indépendants !

 

Les faux amis de la Syrie accréditent l'idée dune guerre civile, de communautés, alors qu'il s'agit d'une guerre classique de l'OTAN (l'Organisation Terroriste Anti-Nations) pour dominer un  pays, le soumettre et le piller. L'OTAN veut d'ailleurs soumettre toute la région, et la planète entière, aussi. Son influence ne cesse de s'étendre, de gré ou de force ! Et les médias se gardent de dire la vérité...

 

Dans notre démocratie "irréprochable", jamais nous n'entendons le point de vue du camp adverse, jamais une interview des Représentants du régime syrien. Et en permanence nos Médias aux mains des Industriels de l'Armement alimentent la guerre, avec chaque jour de nouvelles images pour ne pas lasser l'Opinion, un fois on nous montre de jeunes victimes, le lendemain une icône est proposée, puis on nous propose des images de massacres ou des interviews de torturés, ou encore les souffrances de civils bombardés, et lorsqu'il ne se passe rien de nouveau, on évoque le père de Bachar-el-Assad et ses "exactions".

 

Car il faut bien voir que nos Médias n'informent pas, ils sont des acteurs essentiels de la guerre en propageant de fausses informations, en conditionnant, en dressant l'Opinion contre le pays attaqué.

 

Le règne de l'hypocrisie

 

Tout n'est qu'hypocrisie. A ce jeu, François Hollande excelle : "C'est une terrible situation humanitaire" s'émeut-il, en ajoutant qu'il faut encourager "l'ONU à prendre ses responsabilités le plus vite possible" !


Fabius, lui, déplore une situation "contraire aux exigences universelles humaines et du droit". Il demande que "les Syriens puissent choisir librement leur régime", oubliant que justement, ils ont déjà voté pour le maintien de celui-ci ! Et il assure agir "au nom du Droit des personnes, de la recherche de la paix, de l'ordre et de la sécurité, et de la lutte contre le terrorisme. Tout converge pour soutenir un autre Régime politique décidé librement par les Syriens. Rien, rien ne sera pire que Bachar-el-Assad, le désordre ne pourra être pire qu'aujourd'hui".  Est-ce tout ? Pas du tout ! Après la Syrie, il voit loin, le bonhomme ! Jusqu'en Iran, justement...: "L'Iran, c'est le prolongement de la Syrie. Parce que nous avons la volonté de travailler pour la paix, pour la sécurité, pour les Droits de l'Homme, nous ne pouvons pas accepter la menace nucléaire de l'Iran. Nous reconnaissons à l'Iran le droit de posséder le nucléaire civil. Mais pas le militaire ! C'est un risque pour la région...". Et le grand hypocrite continue : "Nous sommes très attachés à la sécurité mondiale ! La possession d'armes nucléaires par l'Iran serait une source de tensions internationales très grandes !". Et Israël, alors ? Il a des droits qu'on ne reconnaît qu'à lui dans la région ? Il ne menace personne ? Pourquoi ces  privilèges ? Au nom des camps de concentration ? Les autres victimes de génocides n'ont pas les mêmes droits, pourquoi donc ? 

 

En fait, l'Iran millénaire doit avoir sa dissuasion nucléaire : Ce serait sa meilleure protection, à lui qui n'a jamais attaqué personne, et qui est menacé d'être "rayé de la carte" par les "colombes" israéliennes ! 

 

Quant à la belliqueuse Mme Clinton, elle vitupère contre la Russie qui empêche l'Empire d'accomplir ses forfaits : "La Russie prend en otage le monde entier !", se lamente-t-elle. Vraiment, Madame ? Et vous, et vos zamis ?

 

Tout ce beau monde, les Fabius, les Hollande, les Clinton, les porcs du Qatar, sans compter les autoproclamés bienfaiteurs de l'humanité américains et israéliens ou les plus grands colons de la planète, anglais - tout ce beau monde, donc, se prétend obligé de fournir une aide "humanitaire" efficace aux pauvres syriens... attaqués par eux : Une aide amenée à évoluer en couloir humanitaire et en zone d'exclusion aérienne comme en Libye, donc bien armée, et porte ouverte, ensuite, à tous les abus avec les armes de destruction massive que les Irakiens n'ont jamais eues, mais que l'Occident, lui, se charge de moderniser sans cesse pour mieux trucider les populations au nom de la démocratie toujours plus irréprochable, cela va sans dire - et cela va mieux en le disant ! Plus les ficelles sont grosses, plus elles passent auprès des Veaux nourris au biberon des Médias collabos de la ploutocratie jamais repue. En tous cas, avec les corridors "humanitaires" en Syrie, gageons que le scénario libyen se répétera, avec les conséquences que l'on sait ! Alors, elle est pas belle, l'actualité, avec les toujours plus attentionnés Occidentaux ?   

 

Et tous ces amis de la Syrie sont "financés à coups de milliards de dollars par le Qatar" ! (Infos 19 h 30 FR3). Parmi eux, d'après le journaleux Christian Malard, "des Islamistes (très appréciés lorsqu'il s'agit d'attaquer Russes ou Syriens), des opposants en exil, et des libéraux". Des libéraux ? Comprenez, des atlantistes ou des sionistes grand teint ! Et à propos des Israéliens, j'admire leur capacité à être au premier rang de toutes les déstabilisations et de toutes les guerres impérialistes, sans jamais que leur nom ne soit mentionné. Il est vrai que ce sont leurs supportes qui orchestrent la désinformation !

 

Libérateurs à la sauce occidentale...

 

Et admirez aussi la jolie jolie synchronisation : En Libye, jadis si prospère sous Kadhafi et aujourd'hui via l'intervention de l'OTAN à moitié détruite, les partisans de Colonel sont torturés et tués un par un chez eux, et l'or comme le pétrole sont désormais gérés par les "démocrates" de l'Occident. Mais sur cette  terre "libérée" par les Multinationales de l'Armement, du Pétrole et de la Finance, on vote, justement, en pleine Conférence des bons zamis de la Syrie. Alors, elle est pas belle, la démocratie islamiste ? Les femmes émancipées du laïc Kadhafi  ont vu leurs hommes assassinés par les "libérateurs", et maintenant, un bonheur ne venant jamais seul, les voici découvrant les joies des lois salafistes... Vous voulez ça pour la Syrie ? Vous voyez la pimpante Mme Bachar-el-Assad avec un tchador ?  

 

Asma et Bachar el-Assad le 12 juillet 2008, crédits: Ammar Abd Rabbo

Asma et Bachar el-Assad le 12 juillet 2008, crédits: Ammar Abd Rabbo Flikr: cc - http://martiennes.wordpress.com/2011/08/01/entre-ombre-et-lumiere-les-femmes-el-assad/

 

Sur France24 (la Chaîne de Christine Ockrent au service de l'Info internationale, en réalité au service des néoconservateurs et de leurs guerres coloniales hégémoniques), une "amie" du peuple syrien est interrogée, une certaine Florence Ghoslan, au nom qui rappelle celui du Chef de l'Officine israélienne BNVCA. Parole neutre ? Vous plaisantez ! Juge et partie, c'est excellent pour l'info partisane, pour la désinformation, mais pas pour les citoyens en quête de vérité !   

 

Et toujours sur France24, M. Abou Diab, un politologue "sur mesure", commente la situation : "Il faut un vrai calendrier d'intervention, de vraies mesures de dissuasion... Comme en Yougoslavie et au Kosovo !" Et voilà, les Veaux sont avertis ! Une intervention comme en Yougoslavie... vous vous souvenez ? Le méchant Milosevic qui orchestre des massacres ethniques, et les pauvres Kosovars persécutés par l'ogre slave ! Oui, mais... les massacres sont mis en scène par l'Occident, comme en Irak hier ou en Syrie aujourd'hui, et le Kosovo est une terre mafieuse. Exit la puissante Fédération slave, l'alliance avec la Russie, et vive le morcellement assorti de la plus grande base américaine au Kosovo, juste aux portes de la Russie. Vive, aussi, les trafics juteux en tous genres !

 

L'Occident brûle de mettre la main sur la Syrie comme sur le Kosovo, pour s'en servir en tant que base arrière d'attaque de la prochaine cible... l'Iran ! Jolie cible... A l'avance, les magnats américains du Pétrole se réjouissent ! 

 

Et M. Abou Diab, au passage, s'en prend à la Russie, à la Chine et aux pays émergents (qui osent soutenir les rénégats syriens), tout en appelant à la constitution d'une large alliance des pays contre eux, en contournant l'ONU, s'il vous plaît ! "Nous sommes TOUS militants de la cause syrienne", renchérit le fervent ami d'Israël aux Affaires Etrangères, Laurent Fabius, qui comme DSK, sans doute, doit chaque jour se demander, en France, comment servir au mieux l'entité sioniste ! Euh, c'est ça qu'on appelle un conflit d'intérêts ?

 

En réalité, nos Médias ne sont pas des supports d'information, mais d'authentiques acteurs, d'authentiques instruments de guerre. Chaque jour, ils distillent le venin de la désinformation, la propagande de guerre qui doit nous conduire à accepter les intolérables guerres économiques et hégémoniques. Chaque jour, ils nous préparent à envoyer nos enfants, le moment venu, combattre les ennemis que l'Oligarchie aura choisi pour augmenter son influence et ses profits. Chacun son rôle : Les Elus aux ordres des ploutocrates, comme hier Sarkozy et aujourd'hui Hollande, "déplorent les bilans terribles pour la conscience humaine et la sécurité", et les médias relaient avec moult images-chocs, mises en scène impressionnantes, icônes bien choisies surtout très jeunes, commentaires émouvants, interviews pathétiques, analyses saignantes... La stratégie du choc, pour être acceptée, doit être précédée par la stratégie de la manipulation...

 

Et déjà, la baronne Ashton, Haut Représentant de l'UE pour les Affaires Etrangères (choisie par le groupe Bilderberg pour sa soumission, comme le terne Von Rumpuy), annonce devant les caméras que "nous allons CONTINUER dans TOUS les pays de la région" ! Voilà qui est clair, nous sommes prévenus... Et ne leur demandez pas pourquoi ils s'ingèrent ainsi dans les affaires des autres, la réponse fuse aussitôt : "S'ingérer dans les affaires intérieures d'un Etat est légitime dans ce moment où cette crise-là est devenue une menace pour la Sécurité internationale" !  C'est Sarkozy qui parle comme ça ? Non, c'est son clone, François Hollande. La démocratie occidentale nous permet de voter, mais seulement, à Droite comme à Gauche, pour ceux qui font la même politique... Et dire que c'est au nom de cette démocratie qu'on doit faire des guerres ! 


Ainsi, comme en Syrie l'Occident s'octroie le droit de décider du sort des pays contre la volonté de la majorité de la population, il s'octroie le droit d'intervenir partout où le Régime ne convient pas. C'est un changement majeur dans l'Histoire de l'humanité ! Toutes les règles du droit international sont bafouées, la souveraineté des Etats est piétinée, nous entrons dans une nouvelle phase, honteuse pour... la démocratie ! 

 

D'ailleurs, notre monde est en grande partie occupé par les puissances assassines de l'Occident. Rien n'échappe à leur contrôle : Médias, Sphères politiques, Cinéma, Livres d'Histoire, Facultés, tout est utilisé pour nous conditionner à accepter, plus que jamais, l'intolérable. Et l'hypocrisie de l'Occident ne connaît pas de limites : Il forme les adversaires de Bachar-el-Assad, il arme les opposants, il torture, tue, assassine, massacre, promeut les attentats terroristes, viole tous les droits humains, et crie au scandale lorsque le dirigeant syrien défend son peuple ! Et il proteste contre l'impunité de Bachar-el-Assad, alors que c'est lui, l'Occident, qui dévaste la planète en toute impunité et qui met en place des tribunaux à sa botte pour juger les crimes des autres tout en s'exonérant des siens, monstrueux !

 

L'Occident est bien la plus grande menace qui pèse sur l'humanité. Et l'influence de l'OTAN ne cesse de s'étendre, de gré ou de force ! L’OTAN Etend Son Réseau Militaire Sur Tous Les Continents

 

En tous cas, avec la Syrie, et en attendant la mise à mort de l'Iran, la 3e guerre mondiale a d'ores et déjà commencé... Aucun doute n'est plus permis !

 

eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

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Et puisqu'on ne donne jamais la parole au Régime syrien,

moi je la donne (eva)

 

 

Syrie : Interview du Président Al-Assad
avec un représentant des Médias Turcs

par DR Bachar al-Assad
Le 4 juillet 2012

 

Le Quotidien turc « Cumhuriyet » a publié le 3 juillet 2012 une partie d’une interview  accordée  par le Président  Bachar al-Assad qui s’est exprimé sur les événements en Syrie et leurs développements régionaux et internationaux. D’après « Shukumaku », cinq quotidiens turcs… avaient sollicité cet entretien accepté par les autorités syriennes compétentes, mais quatre d’entre eux n’ont pas été en mesure de se rendre en Syrie pour y participer ; le Directeur du Bureau du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan leur ayant demandé de s’abstenir. D’après Syria-politic [1], la BBC serait pratiquement le seul média à ne pas avoir plus ou moins mésinterprété le sens des paroles du Président syrien en ce même jour [NdT].

Monsieur le Président, est-ce que les relations tendues entre la Syrie et la Turquie, notamment depuis qu’un avion turc a été abattu, pourraient mener à une « chaude » confrontation entre nos deux pays, comme semble le croire les dirigeants turcs ?

Nous vivons une étape que je considère historique. Une multitude d’événements et de développements sont en train de dessiner la carte de toute une région. À mon avis, cette étape est probablement comparable  à celle qui a eu lieu, il y a cent ans, lorsque l’Empire Ottoman a reculé et que le Khalifat est tombé, avec la discorde entre les Arabes et les Turcs qui a suivi. Ces douze dernières années, et depuis la première visite du Président Sezer en  Syrie, nous n’avons eu de cesse de changer cette image héritée du passé, et même de l’effacer totalement de l’esprit des Arabes. Nous avons toujours dit que l’époque de ces litiges révolus nous a beaucoup et utilement appris.

Les Arabes ont perdu…  les Turcs ont perdu… il n'est donc pas raisonnable que, tout d'un coup, nous reprenne l’envie de revenir à ce stade pour que vous et nous perdions de nouveau ! Depuis un an et 3 mois, autrement dit, depuis le début de la crise en Syrie, nous avons travaillé dans plusieurs directions à la fois… la première pour résoudre la crise et faire face aux terroristes ; la deuxième pour tenter de conserver la relation que nous avions réussi à construire avec la Turquie, alors que chacun des pas et des discours de l’actuel gouvernement turc s’évertuent visiblement à la saper… Je peux dire qu'ils sont arrivés à détruire la plus grande partie de l'édifice que nous avions bâti, mais les fondations sont restées, et ces fondations sont les relations entre les deux peuples.

C’est pourquoi et en réponse à votre question, je tiens à dire qu’en Syrie nous continuerons à travailler dur pour que les choses n’en arrivent pas à la confrontation, une confrontation perdante pour la Syrie, et pour la Turquie. Je vois bien que la Turquie se dirige dans le sens inverse, mais seulement au niveau de son gouvernement, non au niveau de son peuple. Le peuple turc est  conscient et  ne permettra pas, comme nous ne permettrons pas, d’en arriver là. Il sait que ce gouvernement veut l'entrainer vers la confrontation pour des intérêts particuliers et non pour des intérêts nationaux.  

Monsieur le Président, maintenant que vous avez dit que vous ne laisserez pas les choses aller dans le sens de la confrontation, quelle est la position syrienne sur l'avion turc abattu… et les déclarations du gouvernement et de l'Etat turcs disant qu’il l’a été délibérément et conformément aux instructions directes du Président Al-Assad ?

Étaient-ils en ma présence à ce moment précis ? C'est ridicule… il faut rester logique. Nous sommes face à deux versions : soit nous avons abattu cet avion  délibérément, comme ils le prétendent ; soit nous l’avons abattu  en dehors des eaux territoriales par erreur, si erreur il y a ! Si nous l’avions abattu par erreur en dehors de nos eaux territoriales, nous n’aurions pas de problème pour le reconnaître et présenter nos excuses officielles ; ce dont  le peuple turc sera juge. En revanche, si nous l’avions délibérément abattu, la question logique serait de savoir quel serait l’intérêt de la Syrie à ce faire. Détesterions-nous le peuple turc au point de lui adresser un message en ce sens ? Ce n'est pas vrai parce que, ces dernières années, ce peuple a répondu à notre amitié par autant d’amitié et que, dans sa grande majorité, il ne croit pas aux allégations avancées par le gouvernement Erdogan depuis le début de la crise… Avons-nous cherché à asséner un coup à l'armée turque ? Pourquoi faire, alors qu’elle n’a commis aucun acte d’agression à notre égard ?

En réalité, l’avion a été abattu par le plus petit des canons utilisés en défense anti-aérienne dont la portée est de 2,5 kms au maximum, et il est très difficile pour des canons anti-aériens d’abattre un avion de combat s'il ne vole pas très bas. Par conséquent, le fait que cet avion ait été abattu par une telle arme signifie qu’il se situait à moins de 2,5 kms des côtes et à basse altitude. En temps normal et en temps de paix,  lorsqu’un avion ami de n'importe quel pays du monde se pointe de la sorte vous ne le descendez pas, à plus forte raison s’il s’agit de l’avion d’un pays voisin comme la Turquie !  Mais nous sommes un pays en guerre et dans ces conditions lorsque vous ne pouvez identifier l’avion qui arrive, vous supposez qu’il s’agit d’un avion ennemi ; d’autant plus que lorsqu’il est descendu en altitude, il n’était pas visible sur les radars syriens.

Nous avons donc descendu un avion non identifié, et ce n’est que lorsque la Turquie a annoncé la disparition de l’un de ses avions que nous avons supposé qu’il pouvait s’agir d’un avion turc. Nous avons contacté le côté turc, alors qu’il ne s’est manifesté d’aucune façon et que les communications directes entre nos deux armées sont totalement interrompues sur décision des autorités turques. C’est donc le côté syrien qui a contacté  le ministère turc des Affaires étrangères, qui a mis  quelques heures  à répondre… Les bateaux de sauvetage ont été envoyés… Et bien sûr, une coopération syro-turque s’est établie pour porter secours aux pilotes… Cependant, ce qui n’a pas été dit, c’est que l’avion volait dans un couloir aérien emprunté maintes fois par l’aviation israélienne pour violer notre espace. Donc, en de pareilles circonstances et vu la vitesse, le trajet, et la basse altitude, tout militaire syrien pressent qu’il peut s’agir d’un avion ennemi et agit en conséquence.  Je répète et j’affirme que, du côté syrien, l’avion n’était pas identifié avant d’être abattu.

Monsieur le Président, pourquoi n’y a-t-il pas eu de sommation ?

Pour cela, il aurait fallu que l’avion apparaisse sur le radar, mais le soldat derrière son canon ne dispose pas de mécanismes d’alerte. Ses instructions sont telles qu’en pareil cas, il doit tirer. C’est la règle… il tire sans se référer à son commandement, car c’est une affaire de secondes.

À aucun moment, cet avion n’a été repéré par les radars syriens ?

Peut-être l’a-t-il été quand il se trouvait en haute altitude et à l'extérieur des eaux territoriales… Mais dans les eaux territoriales, la question est toute autre. Tout le monde sait que nous parlons ici d'une distance de 20 kms normalement parcourue  en une minute ou moins,  et qu’en basse altitude un avion échappe aux radars. La preuve en est que lorsque les avions israéliens ont pénétré notre espace pour nous bombarder en 2007, ils ont échappé à nos radars… Plus important encore, il n'y a pas de missiles de défense anti-aérienne pouvant atteindre les limites de nos eaux territoriales dans cette zone. Ce sont là des mensonges lancés par certains responsables turcs.

L'armée turque a parlé de communications entre responsables des radars syriens ayant trait à l’attaque de l’avion turc… Elle a appelé tous les États possédant des dispositifs d'écoute, des satellites, et des bases militaires dans la région, Chypre en particulier, à publier ce qu’ils auraient enregistré.

Qu’ils publient donc ! Mais ils mentent… Nous avons abattu un avion resté non identifié jusqu’à ce que la Turquie l’annonce, et je répète et insiste pour que ceux-là répondent à ma question : où est l’intérêt de la Syrie pour abattre un avion turc ?  Ils n’ont pas la réponse, alors que jusqu’ici nous avons refusé de traiter le sujet comme un avion destiné à violer notre espace aérien… en cet instant précis, nous voulons toujours en rester à une hypothèse de bonne foi … une erreur du pilote… peut-être… un accident !

Monsieur le Président, qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez été informé qu’un avion turc avait été abattu ?

Sur le plan psychologique, le peuple turc est un peuple ami et il est évident que vous ne pouvez pas être heureux d’avoir abattu un avion, à moins que ce ne soit celui d’un ennemi. Pour nous, l’ennemi est israélien…  En revanche, nous avons bien ressenti  que Mr Erdogan et son gouvernement voulaient exploiter la situation pour des bénéfices qu’ils n’ont pas été en mesure de récolter cette dernière année. En quinze mois, ils n’ont pas réussi à mobiliser le peuple turc contre nous… ils ont donc tenté d’utiliser ce sujet pour transférer l'hostilité entre deux gouvernements à deux peuples. C’est grave !

Monsieur le Président, vous venez d’expliquer à la rue  turque que cet avion n’a pas été abattu délibérément et que l’interprétation qui en a été donnée est différente. Mais deux jeunes pilotes sont morts et sont donc les victimes, qu’ils aient été envoyés délibérément ou non… que dites-vous aux familles de ces deux officiers, en sachant que l'un d'eux se préparait à rejoindre une mission dans l'espace ?

Abstraction faite des  politiques de Mr Erdogan qui n'a infligé au peuple syrien  que blessures et destructions, et abstraction faite de son gouvernement qui ne lui a  souhaité que la mort…  nous, nous ne souhaitons que le bien pour le peuple turc. C’est un peuple ami et, pour nous, la mort d’un citoyen turc signifie la mort d'un frère. Nous présentons nos sincères condoléances aux familles et exprimons notre estime à ce père du pilote que nous avons entendu dire à Erdogan : « c’est mon fils qui a été tué et nous ne voulons pas que sa mort soit exploitée pour aller à la guerre » !  C'est un comportement honorable qui mérite le respect… il est certain que nous partageons leur sentiment… et puisque nous sommes frères, nous ressentons la perte de n’importe quel turc comme la perte de n’importe quel syrien. Ceci, je le répète, abstraction faite des politiques de Mr Erdogan.

Auriez-vous souhaité qu’une telle chose ne soit pas arrivée ?

Nous ne souhaitons pas qu’une telle chose arrive à tout avion non hostile et non seulement à un avion turc. Ceci dit, n’importe quel avion et même un avion syrien serait considéré comme un avion ennemi dans les mêmes circonstances ! Ce ne sont pas là des règles politiques mais des règles militaires, et je pense qu’elles sont suivies dans la plupart des pays du monde.

Monsieur le Président, quel serait votre commentaire au fait que ces deux pilotes décédés ne faisaient partie ni du gouvernement ni de l'Etat turcs… malgré notre considération pour vos sentiments envers eux, leurs familles, et le peuple turc?

C’est normal…  mais ces deux pilotes font partie de l'armée, et ce que vous sous- entendez est censé passer par une relation directe entre nos deux institutions militaires, relation totalement interrompue alors qu’en l’occurrence, elles étaient censées communiquer directement. Ce ne fut pas le cas !

Relation interrompue dans ce seul cas ?

Non… la relation est interrompue depuis plus de six mois par décision du gouvernement turc et plus précisément depuis les modifications survenues au sein de l'armée turque.  Vous savez bien qu’entre pays voisins, certains événements semblables ou totalement différents nécessitent une coordination directe entre les forces armées. Or, nous ne disposons actuellement d’aucun annuaire à utiliser en cas d’urgence.  Quand nous avons soulevé la question auprès  de l’attaché militaire turc, il nous a été répondu que nous devrons le contacter par le biais du gouvernement. Ce n’est pas très pratique, mais c’est une décision prise du côté turc, non du côté syrien.

Monsieur le Président, le côté turc prétend que son point fort réside dans le fait que c’était un avion de reconnaissance ne disposant d’aucune arme ou protection… pourquoi a-t-il été abattu ?

Les règles militaires ne sont pas liées au type d’avion, à sa mission ou à son armement. Le guerrier ou le soldat derrière la DCA ne sait pas s’il s’agit d’un avion de reconnaissance ou de combat, équipé ou non de missiles… entré par erreur ou pour hostilité… Il ne peut apprécier, mais votre question en entraîne une autre : pourquoi ne nous ont-ils pas prévenu que leur avion allait s’approcher de l'espace aérien syrien ? S’il y avait eu coordination entre nos deux armées, nous aurions été au courant des exercices en cours et nous aurions plus facilement estimé la situation… Le côté turc doit dire publiquement  ce que faisait cet avion dans l’espace aérien syrien bien que nous ne l’exigions pas, considérant l’incident comme un accident !

Le gouvernement turc voit désormais le gouvernement et le régime syriens comme un ennemi et, suite à cette crise récente, il a commencé à masser ses troupes à la frontière syrienne, comment voyez-vous la Turquie et quelle est votre réponse à ces agissements ?

Les deux pires phases qui ont traversé l'Histoire des relations syro-turques ont eu lieu en 1998 lorsque la Turquie a massé son armée à nos frontières et dans les années cinquante, en 1955 je crois, au moment du « Pacte de Bagdad » ; cependant, nous n’avons pas vu  la Turquie comme un ennemi. Il est donc évident que nous ne la verrons pas comme un ennemi ni aujourd’hui, ni demain, même si nous sommes en désaccord entre gouvernements. Pour qu’il y ait hostilités entre la Syrie et la Turquie, il faudrait qu’il y ait hostilités entre les deux peuples…  L’hostilité entre les gouvernements n’est pas suffisante et c’est pourquoi il n’y a pas de troupes syriennes qui se dirigent vers la Turquie. 

En Turquie, il se dit que de nouvelles règles d’affrontement feraient  que n'importe quel avion ou tank syriens qui s’approcheraient de la frontière turque seraient attaqués… Qu’en dites-vous ?

Aucun État n’a le droit de tirer que s’il y a violation de son territoire par un autre État.

Supposons qu'il y ait ciblage d’un tank ou d’un avion syriens…

C'est une question hypothétique. Nous ne voulons pas que les choses aillent dans ce sens entre la Syrie et la Turquie… Et,  s’ils ciblent  n'importe quel engin à l’intérieur des frontières syriennes, ce sera une agression contre la Syrie.

Comment évaluez-vous la Conférence de Genève… et, en particulier, les points soulignés par Mr Kofi Annan ?

Nous n’en avons pas encore discuté directement  avec Mr Kofi Annan ou avec le côté russe. Néanmoins, certains points nous ont semblé très clairs dans les déclarations de Mr Annan et du ministre russe des Affaires étrangères, Mr Lavrov. Le premier : c’est au peuple syrien de décider et c’est la position syrienne … Le deuxième : il faut commencer par l’arrêt des violences et c’est la position syrienne … Le troisième : il faut désarmer les bandes armées et c’est la position syrienne… Comme l’a dit Mr Annan,  les mains tâchées du sang syrien ne se trouvent pas seulement en Syrie mais aussi à l'étranger, ce qui confirme le rôle d’autres pays qui sont impliqués… Ces points sont essentiels pour nous, le plus important et celui sur lequel nous ne céderons pas est que toute prise de décision émane de l’intérieur de la Syrie, non de l’extérieur !

Y a t-il des paroles qui vous auraient déplu dans les déclarations de Mr Annan à Genève ?

Tant qu’il n’y a pas atteinte à la souveraineté syrienne, tout le reste est discutable… Tout ce qui porte atteinte à cette souveraineté nous déplait… Hier, Mr Annan a dit que tout relève du peuple syrien et cela nous satisfait.

Monsieur le Président, je ne sais si vous avez suivi la conférence de presse de Mme Clinton qui a dit avoir compris des déclarations de Mr Annan que le président Assad devait s’en aller… Comment comprenez-vous ces mots ?

Tout d'abord, pour nous les paroles des responsables étatsuniens ne sont généralement d’aucune  crédibilité ; ensuite, les prises de position des États-Unis sont fondamentalement hostiles à la Syrie depuis le début de la crise dont ils sont partie prenante, en plus de leur soutien évident aux terroristes. C’est pourquoi, nous ne nous sentons nullement concernés par les déclarations  de tel ou tel responsable étatsunien au cours de cette crise.

Ce qui nous importe c’est comment vous comprenez ce qu’a dit Mr Annan, non ce qu’a dit Mme Clinton ou Mr Lavrov… comment vous comprenez la conclusion de la Conférence de Genève ?

Nous, ce qui nous importe principalement est que la décision revienne au peuple syrien. C’est ce qu’il nous importe de comprendre et ce qui nous intéresse… le respect de notre souveraineté et la non-ingérence dans nos affaires intérieures.  

À cette Conférence ont été abordées les questions de la transition du pouvoir avec ou sans le Président Al-Assad et celles des exigences régionales et internationales pour achever le processus de réforme… quelle est votre position à ce sujet ?

Les réformes n’ont rien à voir avec le régional ou l’international.  Nous n'acceptons aucun diktat imposé de l'extérieur et tout se décide en interne. Si j’avais été personnellement intéressé  par un poste, j’aurais exécuté les diktats des Etats-Unis et les exigences des pétrodollars… j’aurais vendu mes positions et mes principes au  pétro-dollar…  et surtout,  j’aurais accepté la mise en place d’un bouclier anti-missiles en Syrie.

Si les circonstances exigeaient que vous abandonniez votre poste pour sauver votre peuple et la Syrie… le feriez-vous ?

Si le départ d’un Président réalise l'intérêt de son pays, il est naturel qu’il parte… c’est évident. Il n’est pas concevable de rester un seul jour de plus si telle n’est pas la volonté du peuple et c’est les élections qui en décident.

Devons-nous comprendre que vous ne pensez pas rester en poste ad vitam aeternam ?

Je vous ai déjà dit que ce qui m’intéresse est ce que je construis, non le poste que j’occupe. Pour moi, l’important est de construire !

 

Dr Bachar al-Assad

Président de la République Arabe Syrienne

03/07/2012 

 

Article original : Shukumaku  
http://www.shukumaku.com/Content.php?id=48985    

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.c

 

 


 

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31690 

 

Ce que la Syrie veut dire pour la Russie
Première partie : un « message » balistique Topol-M
par Fida Dakroub

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 04:26

 

L'Après-Veto sino-russe sur la Syrie : Mensonges et larmes de crocodile

 

par Fida Dakroub

 

Le 11 fevrier 2012

 

 

Pour faire disparaître la dernière illusion de la conjuration impérialiste contre la Syrie, pour rompre complètement avec le mensonge, il fallait que les auxiliaires habituels et poétiques de l’Empire étasunien au Moyen-Orient – les émirats et sultanats mamelouks de la péninsule Arabique – fussent enthousiastes à la « révolution démocratique », aux manifestations « pacifiques » et aux réclamations de « justice » sociale en Syrie ; il fallait aussi que le dernier vestige de cette conjuration – le « Conseil national syrien », avec le rire grotesque de ses membres, dénués de toute modestie – s’évanouît, comme le brouillard, devant le vrai magister militum [1] étasunien ; il fallait encore que la Ligue arabe, piratée par l’émirat du Qatar, appelât à l’intervention militaire de l’OTAN dans les affaires intérieures de la Syrie – une intervention qui aurait été justifiée évidemment par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU ; il fallait, pour en finir, que la Chine et la Russie opposassent leur veto au projet de résolution condamnant le régime syrien, et angélisant par contre les groupes islamistes armés de la prétendue « révolution » syrienne.

 

Du veto chinois et russe 

Il est clair d’emblée que si Moscou et Pékin n’avaient pas opposé leur veto au projet de résolution sur la Syrie, les puissances impérialistes se seraient précipitées au « secours » de l’humanité, de la justice et de la « démocratie », avec leurs légions, leurs missiles Cruise et Tomahawk, et leurs Forces spéciales. C’était la deuxième fois que ces deux pays, membres permanents du Conseil de sécurité, ont empêché l’Empire de faire passer une résolution qui permettrait plus tard à s’intervenir militairement en Syrie ; le premier veto était imposé le 4 octobre dernier. Une telle opposition trouve sa signification dans la détermination de Moscou et de Pékin à freiner les ambitions de l’Empire étasunien à établir un nouveau « Califat » au Moyen-Orient, dirigé par ses nouveaux alliés sur le terrain, les Frères musulmans et les groupes islamistes wahabites.

Avant toute chose, comment lire le double veto sino-russe loin des brouhahas et des larmes de crocodile des responsables occidentaux et arabes subordonnés ? D’ailleurs, une lecture soignée de « l’après veto » nous mène à tirer plusieurs conclusions :

Premièrement, ce qui fait de la deuxième opposition un veto « distinct » c’est qu’elle a été suivie, quelques jours plus tard, d’une visite à Damas du ministre des Affaires étrangères de la Russie, M. Sergueï Lavrov. C’est la première fois que M. Lavrov visite Damas depuis le commencement du cycle de violences, le 15 mars 2011.

Deuxièmement, M. Lavrov est arrivé à la capitale des Omeyyades accompagné du directeur du Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie (SVR), M. Mikhaïl Fradkov ; ce qui soulève plusieurs points d’interrogation sur la nature et les objectifs d’une telle visite.

Troisièmement, la visite de M. Lavrov aboutit, en effet, à l’accomplissement de deux objectifs : primo, accélérer les réformes politiques et constitutionnelles entamées par le régime syrien, dans le but de « couper la route » aux ingérences atlantiques en Syrie sous prétextes « philanthropes » ;  secundo, voir de près l’avancement des opérations militaires contre les groupes armés, et les mesures qu’a prises l’armée syrienne pour reprendre contrôle des villes et des régions « infestées ». Cela entraînerait, évidemment, une collaboration certaine entre les services de renseignements des deux pays dans la guerre contre le terrorisme sur le territoire syrien.

Quatrièmement, la visite de M. Lavrov sert à expédier un message précis à plusieurs destinataires, confirmant que le positionnement russe envers la Syrie et son régime actuel se base sur des intérêts stratégiques structurels dans la région, et non sur des chantages ni sur des « bargaining » circonstanciels dans les coulisses du Conseil de sécurité. Ce qui mène à dire aussi que ni la pression de l’Empire étasunien ne peut intimider la Russie, ni les offres « généreux » des émirats et sultanats arabes du Golfe n’aiguisent son appétit ; et que la Russie, en plus, n’est en aucun point prête à laisser la Syrie et son régime tomber aux mains des Atlantiques et leurs alliés sur le terrain, les islamistes wahabites.

Cinquièmement, le veto sino-russe a été émis au moment où il était devenu de plus en plus coûteux et difficile pour la Russie, membre du G8 et du G20, de faire cavalier seul sur le dossier syrien. Ce qui réaffirme le positionnement stratégique de la Russie dans la crise syrienne. Par contre, les Occidentaux se montraient coriaces en déclarant que si la Russie veut garder les avantages dont elle bénéficie sur les plans intérieur et international, elle doit changer son attitude « déviante » au Conseil de sécurité ; sinon elle risquerait de perdre sa place au directoire mondial.

Sixièmement, Pékin et Moscou sont déterminées à s’opposer de nouveau à une résolution de qui ferait objet d’une mal interprétation menant à un scénario catastrophique « à la libyenne ». C’est la première fois que la Chine et la Russie opposent ensemble leur veto au même dossier, en moins de quatre mois. Ce qui mène à dire que la Syrie et précisément le régime Assad font désormais partie intégrale des intérêts stratégiques de la Chine et de la Russie non seulement dans la région, mais dans le monde aussi.

Septièmement, la visite de M. Lavrov, accompagné du directeur du SVR, Mikhaïl Fradkov, montre jusqu’à quel point la sécurité et la stabilité de la Fédération de Russie dépend sur celles du Moyen-Orient, surtout celles de la Syrie et de l’Iran. Les Russes et les Chinois ne font aucune illusion que la conjuration atlantique, déguisée en costume de « révolutions printanières », une fois réussie aux pays des Arabes, pourrait s’étendre vers l’Est pour mettre les républiques musulmanes de la Fédération de Russie – surtout la Tchétchénie –, ainsi que les provinces du Nord-Ouest de la Chine – Xinjiang, Gansu et Ningxia [2] – dont la stabilité est déjà fragile, les mettre en état d’ébullition.

Huitièmement, en opposant leur veto pour la deuxième fois, Moscou et Pékin déterminent les principes sur lesquels doit s’établir n’importe quelle future solution de la crise syrienne. Nous résumons ces principes en quatre points : 1) Non à l’intervention militaire étrangère en Syrie ; 2) Non au renversement du président Assad ; 3) Non à la chute des villes syriennes aux mains des groupes armés ; 4) Oui au dialogue constructif entre le régime et l’opposition non armée, menant à des réformes politiques et constitutionnelles, sous la direction du président Assad.

Neuvièmement, la prétendue « opposition » syrienne, en refusant les réformes entamées par le régime et en rejetant les appels au dialogue, se trouve responsable de l’accélération des cycles de violences en Syrie, de la destruction de l’infrastructure et des établissements de l’État, ainsi que des pertes humaines. Il est devenu clair que la présumée « opposition pacifique » n’existe point ; et que les confrontations sur le terrain se déroulent maintenant entre l’armée syrienne et les agents de l’ordre d’un côté, et les groupes islamistes armés, les milices étrangers et les soldats désertés de la soi-disant « Armée syrienne libre », de l’autre côté. Par conséquent, tout projet de  résolution du Conseil de sécurité condamnant les violences en Syrie doit prendre en considération ces faits réels ; sinon, aucun projet ne pourrait passer dans le futur.

Dixièmement, le veto sino-russe démasque la propagande occidentale et arabe subordonnée prétendant que la violence en Syrie vient d’une seule source, celle du régime. M. Lavrov a confirmé aussi que la raison pour laquelle la Russie a accepté l’initiative de la Ligue arabe, c’est qu’elle avait plaidé pour une fin à la violence « peu importe la source d’où elle vient ». Cependant, nous remarquons que le dernier projet de résolution au Conseil de sécurité a incriminé le régime syrien et angélisé les groupes armés. Le ministre des Affaires étrangères russe a souligné aussi que la résolution avait dû contenir non seulement des slogans, mais aussi des étapes précises à prendre pour mettre fin à la violence venant des deux camps : « Ces mesures ont été décrites en détail, mais seulement d'un côté - celui du gouvernement [syrien] » a déclaré M. Lavrov. « Nous avons présenté plusieurs amendements afin d'éliminer ce déséquilibre et décrire les mesures concrètes que nous attendons de l'opposition et la communauté internationale concernant les extrémistes armés en Syrie » [3].

 

Pluie hystérique en Occident  

Suite au veto sino-russe, des réactions hystériques ont rempli la salle du Conseil de sécurité en provenance, évidemment, des ambassadeurs, mais surtout des ambassadrices, des pays occidentaux, qui ont exprimé leur « dégout » de la position de Pékin et de Moscou. La plus remarquable de ces réactions était celle de l’ambassadrice de l’Empire auprès du Conseil de sécurité, Susan Rice, qui s’est notamment déclarée « dégoutée » [4] par le veto. De son côté, le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a décrit la Russie et la Chine comme des pays qui « méritent des coups de pied au cul » [5] ; ce qui constitue, en effet, une rupture avec le traditionnel langage diplomatique, et montre en même temps jusqu’à quel point la vulgarité des responsables de l’Empire est arrivée dans le domaine de l’échange verbal sur la scène diplomatique. De sa part, la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a attaqué « ceux qui financent encore le régime et envoient des armes qui sont utilisées contre des Syriens sans défense, dont des femmes et des enfants» [6] et a qualifié le vote à l’ONU de « parodie ». Peut-être, il fallait rappeler à Mme Clinton que s’il est vrai que l’opposition sino-russe au projet de résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie constituait une « parodie »,  il est non moins vrai que les 48 vetos étasuniens opposés aux projets de résolution visant la protection du peuple palestinien de l’atrocité israélienne formaient les scènes et les actes d’une « farce » réelle [7]. À Paris, son homologue français, Alain Juppé, a assuré que l’Union européenne n’allait pas « rester les bras croisés » après cet échec diplomatique : « Nous allons aider l’opposition syrienne à se structurer, à s’organiser, l’Europe va encore durcir les sanctions qui sont imposées au régime syrien et puis nous allons essayer de faire monter cette pression internationale et il y a bien un moment où le régime sera obligé de constater qu’il est totalement isolé et qu’il ne peut pas continuer », a-t-il insisté. Nous ne pouvons que mentionner – pour en finir avec la colère occidentale – le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui a également estimé que « de nouvelles mesures restrictives » devaient être prises à l’encontre du régime [8] .

Ainsi, tous les éléments d’une nouvelle tragédie atlantique, intitulée « Supplice des Syriens », se formèrent :

« Ô revers! Revers terrible, inouï, épouvantable! Hélas! Hélas ! Affreuse nouvelle ! » [9]

 

Mensonges atlantiques et larmes de crocodile arabes

Sans nul doute, le veto sino-russe a démasqué les mensonges de certains dirigeants arabes et atlantiques effectivement engagés dans la conjuration impérialiste contre la Syrie ; et les a poussés, par conséquent, à se précipiter dans l’amphithéâtre flavien [10] de l’Empire étasunien,  non comme gladiateurs qui se battent entre eux dans un « munus » [11] sacré, mais bien plutôt comme lanistes [12] qui entraînent, dans un « ludus » [13] profane, les « fauves » des groupes islamistes armés ; car il ne reste plus secret que ceux qui soutiennent, financent et arment les groupes armés en Syrie sont proches de Caesar.

En plus, des cris hypocrites s’élevaient dans l’arène, réclamant une réforme du droit de veto à l’ONU ; nous distinguâmes parmi ces cris ceux des dirigeants arabes, dociles à l’Empire, hurlant « Ave Caesar, morituri te salutant » [14] ; nous entendîmes ceux du premier ministre qatari, le cheikh Hamad, s’habillant, cette fois-ci, en Crixus  [15] , estimant que le veto sino-russe donnait « le droit de tuer » au président Assad [16] ; nous entendîmes le premier ministre tunisien, déguisé en Retiarius  [17], appelant la communauté internationale à rompre ses relations diplomatiques avec Damas : « C’est un droit dont on abuse. La communauté internationale doit réviser ce genre de mécanisme », s’exclama-t-il  [18] ; nous entendîmes, enfin, le ministre turc des Affaires étrangères, Davutoglu, portant l’uniforme de Spartakus, hurler son indignation la plus brillante depuis le seuil de sa Sublime Porte : « la Russie et la Chine n’ont pas voté en prenant en compte les réalités, mais contre l’Ouest (...) Nous devons maintenant discuter de l’utilisation du droit de veto. »

Bravo Hamad ! Bravo Davutoglu ! César vous salue !

Maintenant que nous avons fortement applaudi, et que les gladiateurs avaient bien joué leur « ludus » profane,  il nous reste à dire que nous n’avions entendu aucune inquiétude, aucune indignation, aucune déclaration de type « hystérique » – comme l’a bien noté M. Lavrov  [19] –, appelant à reformer le droit de veto, lorsque l’Empire avait émis, une cinquantaine de fois, ses vetos aux projets de résolutions visant à dénoncer l’agression israélienne contre les peuples de la région.  En effet, nous aurions été amplement ravis si leur Majesté, les monarques absolus des émirats et sultanats arabes du Golfe, ainsi que les nouveaux califes ottomans d’Ankara avaient chevauché au Conseil de sécurité pour mettre fin à la mascarade du veto étasunien chaque fois qu’il s’agissait de protéger le peuple palestinien, enchaîné à son supplice depuis six décennies et quelque, comme Prométhée à son rocher dans les montagnes du Caucase [20]. Par ailleurs, aux côtés des citoyens de Gaza, aucune voix réputée humanitaire, ni des Césars étasuniens, ni des gladiateurs des provinces européennes [21], ni des lanistes arabes du Golfe ! Sans autres moyens de protester que l’indignation elle-même, les Palestiniens résistent au siège et à la soldatesque israélienne plus longtemps qu'aucune ville dans l’histoire, depuis Leningrad, pourvue de tout l'appareil de survie, ne résista à une telle fraction, celle de l'atrocité israélienne coalisée avec les mensonges arabes et l’hypocrisie occidentale.

En Palestine, les colons poursuivent leurs attaques contre les Palestiniens au su et au vu du monde entier. Les forces de l’occupation ont avisé les habitants d’un petit village, au nord de la vallée du Jourdain, que leurs maisons et étables seront détruites [22]. Ce calvaire du peuple palestinien constitue le crime le plus ineffable de l’histoire contemporaine.

Parallèlement aux mensonges atlantiques et arabes subordonnés, les Césars impérialistes se démasquent, chaque fois qu’ils prononcent leurs discours philanthropes. La chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, a  pour sa part exhorté les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à prendre leurs responsabilités et à «agir sans plus tarder» pour mettre fin aux violences en Syrie : « Je suis horrifiée par la situation en Syrie, où le régime poursuit son impitoyable et scandaleuse campagne de répression contre le peuple syrien », a affirmé Mme Ashton dans un communiqué [23] ; « Le temps est venu pour tous les membres du Conseil de sécurité de l'ONU de se mettre aux côtés du peuple syrien », a-t-elle dit en rappelant que l'UE soutenait les initiatives de la Ligue arabe pour « mettre fin à la crise » en Syrie [24]. Ce qui nous étonne ici ce n’est pas l’inquiétude de Mme Ashton, mais bien plutôt le fait qu’elle avait pu demeurer « calme et silencieuse », elle qui paraît être très sensible aux images de violences en provenance de la Syrie, elle était restée « calme et silencieuse » au vu des images provenant de Gaza et des territoires occupés, où des civils palestiniens tombaient victimes de l’atrocité de la soldatesque israélienne.

 

L’Après-Veto ou le commencement d’un « Apocalypse Now »

Dans une déclaration à la télévision syrienne, le directeur de l’« Établissement du monde uni de la recherche et de l’information », M. Saïd Doudine, a fait état d'une coordination américaine, israélienne et arabe docile pour la mise en exécution du plan visant à imposer l'hégémonie colonialiste à la région tout entière. M. Doudine a indiqué aussi que le plan occidental suspect contre la Syrie s'était cristallisé après l'an 2006 au moment où l'OTAN, conscient de l'incapacité d'Israël à l'exécuter seul, avait décidé d'y faire adhérer la Turquie et Qatar. Il a fait noter que les pétrodollars du Golfe, qui faisaient défaut au monde arabe, s'employaient dans des actions étrangères, et pour l'achat des armes qui serviraient à l'exécution des plans d'invasion de la région [25].

De surcroît, l’application sur le terrain de ce plan nous a été révélée récemment, après que plusieurs médias avaient rapporté la participation de troupes qataries et britanniques dans les combats qui se déroulent à Homs  [26]. Mieux encore, le président de la commission des Affaires étrangères de la Douma, Alexei Pushkov, a indiqué la présence de troupes étrangères sur le territoire syrien, engagées dans des combats de villes contre l’armée syrienne : « Selon des rapports qui ont été vérifiés, des troupes commandos étrangères ont été déployées en Syrie », a déclaré aux journalistes M. Pouchkov ; « S’il arrive que ces rapports sont prouvés vrais, le même scénario libyen serait appliqué en Syrie »  [27]. En effet, l’engagement militaire de troupes atlantiques et arabes dans les combats en Syrie occupait une priorité sur l’agenda du président Assad pendant sa réunion avec le directeur du SVR, Mikhaïl Fradkov [28]. 

Face à ces rapports indiquant le déploiement de troupes atlantiques et arabes en Syrie, le quotidien chinois, Renmin Ribao, a rapporté, de son côté, le déploiement de 15,000 combattants iraniens de la brigade al-Quds dans des régions considérées stratégiques sur le territoire syrien [29]. Les mêmes informations ont été aussi rapportées par le quotidien israélien Haaretz. Cependant, les autorités iraniennes n’ont jusqu’à présent ni confirmé ni rejeté ces rapports.

Il en reste à ajouter que devant la multiplication rapide des rapports et des rumeurs sur le déploiement de troupes étrangères, il paraît que les puissances impérialistes, suivies de leurs "cavaliers" arabes du Golfe, sont déterminées à s’aventurer de nouveau au Moyen-Orient, et cela en appliquant le même scénario « humanitaire » déjà joué en Libye. 

Voici les legati [30] impériaux se précipitent au secours de leur militia caligata [31] islamistes, pour que le dépeçage du Moyen-Orient en une multitude d’États-Tribus minuscules soit accompli. N’est-il pas vrai qu’en Libye, les feux d’artifice du « Conseil national de Transition » se sont transformés en fusées incendiaires de l’OTAN ? « Ô nocturne apparition d'un songe, que tu m'annonçais clairement ces malheurs ! » [32].

 
Fida Dakroub
, Ph.D


Notes

[1]Avec la déliquescence de l'empire d'Occident, le magister militum était en fait l'homme fort de l'empire, le véritable chef de toutes les forces romaines. Le plus célèbre d'entre eux était Flavius Aetius, à qui l'on doit la victoire sur les Huns d’Attila aux champs Catalauniques (juin 451 ÈC.).

[2] Un récent recensement totalise 20 millions de musulmans en Chine.

[3] http://rt.com/politics/lavrov-syria-veto-un-565/

[4] http://www.lepoint.fr/monde/pluie-de-critiques-apres-le-double-veto-a-l-onu-sur-la-syrie-05-02-2012-1427667_24.php   

[5] http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29208   

[6] http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une+%28Slideshow%29/article/743708/Indignation_generale_apres_le_veto_sino-russe_a_l%27ONU.html   

[7] http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/UN/usvetoes.html   

[8] http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une+%28Slideshow%29/article/743708/Indignation_generale_apres_le_veto_sino-russe_a_l%27ONU.html    

[9] Le cri qu’a poussé le Chœur à l’arrivée du Courrier annonçant la défaite des Perses, dans la tragédie d’Eschyle, « Les Perses ».  

[10] L’amphithéâtre flavien est un amphithéâtre elliptique situé dans le centre de la ville de Rome, entre l’Esquilin et le Caelius, le plus grand jamais construit dans l’Empire romain.  

[11] Munus (plur. munera) : combat de gladiateurs. À l'origine, « cadeau » offert à l'occasion de funérailles.  

[12] Le laniste (de l'étrusque lanista) est celui qui exerçait des gladiateurs à combattre et leur enseignait leur art. C’était l'instructeur et le maître d'armes qui exerçait les compagnies appartenant à l'État.  

[13] Jeux donné à date fixe ou en des circonstances particulières, pour célébrer une fête ou un évènement exceptionnel.  

[14] « Avé César, ceux qui vont mourir te saluent »  

[15] Mort en 73(AÈC), Crixus, fut un des chefs, aux côtés de Spartacus et d’Oenomaus, de la rébellion d’esclaves qui entraîna la troisième Guerre serville.  

[16] http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une+%28Slideshow%29/article/743708/Indignation_generale_apres_le_veto_sino-russe_a_l%27ONU.html   

[17] gladiateur léger, équipé d'un trident, d'un filet et d'un poignard. Il ne portait pas de casque, sa seule protection était le galerus et la "manica".  

[18] http://www.24heures.ch/monde/Indignation-mondiale-apres-le-veto-sinorusse-a-lONU/story/31702156   

[19] http://rt.com/news/syria-lavrov-talks-damascus-657/   

[20] Dans la mythologie grecque, Prométhée est un Titan. Il est connu pour son intervention dans plusieurs mythes anthropogéniques : création des hommes à partir d'argile et d'eau et vol du « savoir divin » (le feu sacré de l’Olympe) pour l’offrir aux humains. Courroucé par ses excès, Zeus, le roi des dieux, le condamne à finir enchaîné et torturé sur le Mont Caucase. Il lui inflige aussi un supplice. Héphaïstos l’enchaîne nu à un rocher dans les montagnes du Caucase, où un aigle vient lui dévorer le foie chaque jour. Sa souffrance devient ainsi infinie, car chaque nuit son foie repoussait.  

[21] Le mot province vient du latin provincia qui signifie « pays vaincu ». Allusion à l’Europe qui a été envahie par les légions de l’Empire en 1944.

[22] http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=42116   

[23] http://www.liberation.fr/monde/01012387305-moscou-s-opposera-a-toute-resolution-inacceptable-sur-la-syrie   

[24] http://www.liberation.fr/monde/01012387305-moscou-s-opposera-a-toute-resolution-inacceptable-sur-la-syrie   

[25] http://www.sana.sy/fra/51/2012/01/20/395541.htm   

[26] http://rt.com/news/syria-iran-cooperation-protests-969/   

[27] http://rt.com/politics/syria-russia-libya-duma-statement-975/  

[28] http://rt.com/news/syria-iran-cooperation-protests-969/   

[29] http://rt.com/news/syria-iran-cooperation-protests-969/   

[30] Le legatus (pl. legati) est grade militaire signifiant un adjoint du commandant de l’armée romaine. Le legatus peut être délégué au commandement de la cavalerie, des réserves ou même d’une légion. Ce mot provient du verbe latin legare qui signifie « envoyer avec une mission », « nommer comme lieutenant ».  

[31] Grade militaire de l’armée romaine équivalent de sous-officier. La militia caligata se constitue d’hommes de troupe, individuellement appelés miles.   

[32] Atosse s’adressant au Chœur dans la tragédie d’Eschyle, « Les Perses ».

 

Docteur en Études françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est écrivaine et chercheure du « Groupe de recherche et d'études sur les littératures et cultures de l'espace francophone » (GRELCEF) à l’Université Western Ontario. Elle est l’auteur de « L’Orient d’Amin Maalouf, Écriture et construction identitaire dans les romans historiques d’Amin Maalouf » (2011).

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 07:53

 


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La Chine apporte son soutien militaire

au Pakistan face aux USA

En multipliant les agressions militaires sur le territoire pakistanais et en accusant Islamabad d’avoir protégé Oussama Ben Laden, l’administration Obama cherche à pénétrer dans la zone d’influence chinoise. Cependant Beijing a immédiatement transféré un arsenal aérien à Islamabad et adressé un ultimatum à Washington : toute nouvelle ingérence US au Pakistan sera considérée comme un acte inamical envers la Chine !

 

L'article ici :

 http://www.voltairenet.org/La-Chine-apporte-son-soutien

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 04:23

Moscou rallie Pékin contre le bouclier américain  16/06/2011

Moscou rallie Pékin contre le bouclier américain


La Russie a gagné un allié de poids dans son opposition au bouclier antimissile américain, obtenant le soutien de la Chine contre ce projet qualifié de menace pour la sécurité internationale. L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), dont font partie Moscou et Pékin, a signé hier une déclaration mettant en garde contre l’instauration unilatérale d’un système antimissile par les États-Unis. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré hier que les membres de l’OCS avaient été unanimes dans leurs critiques du bouclier américain. Il a ajouté que cette dénonciation ne visait pas seulement les installations prévues en Europe centrale, mais le système global que les États-Unis mettent en place « et qui couvre aussi l’Asie du Sud et de l’Est ». Les États-Unis expliquent que leur projet est un moyen de pallier la menace croissante d’une attaque en provenance de l’Iran. La Russie estime que le seul but est de l’affaiblir.

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/708376/Moscou_rallie_Pekin_contre_le_bouclier_americain.html http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/708376/Moscou_rallie_Pekin_contre_le_bouclier_americain.html

 

http://www.alterinfo.net/notes/Moscou-rallie-Pekin-contre-le-bouclier-americain_b3060499.html

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