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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 02:34

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L’ennemi commun des peuples

La Russie et la Chine vont-elles retenir leur puissance de feu jusqu’à ce que la guerre soit le seul choix possible ?
 

par Paul Craig Roberts

lundi 6 octobre 2014, par Comité Valmy


 

La Russie et la Chine vont-elles retenir leur puissance de feu jusqu’à ce que la guerre soit le seul choix possible ?

 

Un billet de Paul Craig Roberts… Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Sa vision décape, en général… Je n’adhère pas à toute, bien évidemment, mais elle permet à chacun d’aiguiser son esprit critique…
C’est toujours intéressant de voir un conservateur libéral américain de premier plan, anticommuniste primaire, tenir des propos de bons sens que nos belles âmes (néo-conservatrices) de gôche sont bien incapables de comprendre…

Le discours d’Obama aux Nations Unies du 24 septembre est la chose la plus absurde que j’ai entendue de toute ma vie. Il est absolument stupéfiant que le Président des États-Unis puisse se présenter devant le monde entier pour tenir des propos que tout un chacun sait être de fieffés mensonges, tout en faisant simultanément la démonstration des doubles standards de Washington et de sa conviction que, de par le caractère exceptionnel et indispensable des États-Unis, Washington seul dispose du droit de violer toutes les lois.

Il est encore plus stupéfiant qu’aucune personne présente ne se soit levée pour quitter l’assemblée.

En fait, les diplomates du monde entier sont restés assis et ont écouté les mensonges éhontés du pire terroriste mondial. Ils ont même applaudi pour montrer leur approbation.

Le reste du discours n’était que pure foutaise : « Nous sommes à la croisée des chemins », « jalons du progrès », « risques réduits de guerre entre puissances majeures », « des centaines de millions tirés hors de la pauvreté », et tandis qu’ebola ravage l’Afrique, « nous avons appris à soigner la maladie et dompter l’énergie du vent et du soleil ». Désormais nous sommes Dieu. Ce “nous” est constitué de ce “peuple exceptionnel” – les Américains. Personne d’autre ne compte. Il n’y a que “nous”.

Il est impossible de choisir la déclaration la plus absurde du discours d’Obama, ou le mensonge le plus révoltant. Serait-ce celui-ci ? « L’agression russe en Europe nous rappelle les jours où les grandes nations piétinaient les petites pour satisfaire leurs ambitions territoriales ».

Ou bien celui-là ? « Après le lancement de manifestations populaires et d’appels à réformes par le peuple d’Ukraine, leur président corrompu a pris la fuite. La Crimée a été annexée contre la volonté du gouvernement de Kiev. La Russie a déversé des armes dans l’est de l’Ukraine, alimentant un mouvement séparatiste violent et un conflit qui a fait des milliers de morts. Lorsqu’un avion de transport civil a été abattu à partir de territoires que ces milices contrôlaient, elles ont refusé l’accès au site du crash pendant des jours. Lorsque l’Ukraine a commencé à reprendre le contrôle de son territoire, la Russie a cessé de faire semblant de se contenter de soutenir les séparatistes et a fait franchir la frontière à ses troupes. »

Le monde entier sait que Washington a renversé le gouvernement ukrainien élu, que Washington refuse de divulguer ses photos satellite de la destruction de l’avion de ligne malaisien, que l’Ukraine refuse de divulguer les instructions de son contrôle aérien à l’avion, que Washington a empêché une véritable enquête sur sa destruction, que les experts européens présents sur place ont témoigné que les deux côtés du cockpit de l’appareil montraient des traces de mitraillage, signes que l’avion a été abattu par les jets ukrainiens qui le suivaient. De fait, il n’y a eu aucune explication des raisons pour lesquelles deux jets ukrainiens talonnaient un avion de ligne guidé par un centre de contrôle aérien ukrainien.

Le monde entier sait que si la Russie avait eu des ambitions territoriales, alors lorsque l’armée russe, lors de l’attaque de l’Ossétie du Sud, avait vaincu l’armée géorgienne, entraînée et équipée par les Américains, elle aurait gardé la Géorgie et l’aurait réintégrée à la Russie, où elle fut durant des siècles.

Notez que les bombardements et invasions de sept pays en treize ans par Washington sans déclaration de guerre ne constituent pas une agression. Il y a agression lorsque la Russie accepte le résultat du référendum des habitants de la Crimée qui ont voté à 97 % en faveur d’une réunification avec la Russie, dont la Crimée a fait partie pendant des siècles, avant que Krouchtchev ne la greffe à la République Socialiste Soviétique d’Ukraine en 1954, alors même qu’Ukraine et Russie ne formaient qu’un seul pays.

Et le monde entier sait que, comme l’a déclaré le leader séparatiste de la République de Donetsk, « Si des unités militaires russes combattaient avec nous, ce n’est pas la chute de Marioupol qui ferait la Une mais celle de Kiev et de Lviv. »

Quel est « le cancer de l’extrémisme violent » : l’EIIL, qui a décapité quatre journalistes, ou bien Washington, qui a bombardé sept pays au cours du XXIe siècle, assassinant des centaines de milliers de civils et causant des millions de réfugiés ?

Qui est le pire terroriste : l’EIIL, un groupe qui redessine les frontières artificielles créées par les colonialistes britanniques et français, ou bien Washington et sa doctrine Wolfowitz, à la base de la politique étrangère des États-Unis, qui proclame que l’objectif principal de Washington est l’hégémonie américaine sur le monde ?

L’ElIL est la création de Washington. L’ElIL est formé des djihadistes dont Washington s’est servi pour renverser Kadhafi en Libye puis a envoyé en Syrie pour renverser Assad. Si l’ElIL est une « nébuleuse de la mort », un « étendard du mal » avec lequel toute négociation est impossible, comme Obama le déclare, c’est une nébuleuse de la mort créée par le régime d’Obama lui-même. Si l’ElIL est la menace qu’Obama proclame, comment le régime qui a créé cette menace peut-il être crédible en menant la guerre contre elle ?

Obama n’a jamais évoqué dans son discours le problème majeur qu’affronte le monde. Ce problème est l’incapacité de Washington à accepter l’existence de puissances indépendantes telles que la Russie et la Chine. La doctrine néoconservatrice Wolfowitz impose aux États-Unis de maintenir son statut d’unique superpuissance. Cette tâche nécessite que Washington « empêche toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources pourraient êtres suffisantes pour générer une puissance mondiale si elles étaient placées sous un contrôle unifié ». Une “puissance hostile” est n’importe quel pays qui a suffisamment de pouvoir ou d’influence pour être en mesure de limiter l’exercice de la puissance de Washington.

La doctrine Wolfowitz cible explicitement la Russie : « Notre objectif primordial est d’empêcher la ré-émergence d’un nouveau rival, aussi bien sur le territoire de l’ancienne Union soviétique qu’ailleurs. » Est défini comme « rival » tout pays capable de défendre ses intérêts ou ceux de ses alliés contre l’hégémonie de Washington.

Dans son discours, Obama a dit à la Russie et à la Chine qu’elles pouvaient faire partie de l’ordre mondial défini par Washington, à condition d’accepter l’hégémonie de Washington et de n’interférer en aucune manière avec son contrôle. Quand Obama déclare à la Russie que les États-Unis coopéreront avec elle « si la Russie change de cap », Obama entend par là que Moscou doit accepter la primauté des intérêts de Washington sur les siens propres.

Cette position est très clairement inflexible et irréaliste. Si Washington s’y tient, alors la guerre avec la Russie et la Chine en découlera.

Obama a dit à la Chine que Washington entendait continuer à être une puissance dans le Pacifique au sein de la sphère d’influence chinoise, « en soutenant la paix, la stabilité et la liberté des échanges commerciaux entre les nations » grâce à la construction de nouvelles bases militaires américaines, aériennes et navales, des Philippines au Vietnam, de sorte que Washington puisse contrôler les échanges de ressources dans le Sud de la Mer de Chine et isoler la Chine à loisir.

Pour autant que je puisse en juger, ni le gouvernement russe ni le gouvernement chinois n’ont pris la mesure de la menace que représente Washington. La volonté américaine d’hégémonie mondiale semble trop farfelue pour que les Russes et les Chinois la prennent au sérieux. Mais elle est bien réelle.

En refusant de prendre la menace au sérieux, la Russie et la Chine n’ont pas eu les réactions qui auraient été susceptibles de mettre fin à la menace sans recours à la guerre.

Par exemple, le gouvernement russe pourrait très probablement détruire l’OTAN en signifiant aux gouvernements européens qu’en réponse aux sanctions imposées par Washington et l’UE, la Russie ne vendrait pas de gaz naturel aux membres de l’OTAN. Au lieu d’utiliser ce pouvoir, la Russie a sottement laissé l’UE accumuler des stocks historiques de gaz naturel qui sont suffisants pour permettre aux habitations et à l’industrie de passer l’hiver prochain.

La Russie a-t-elle sacrifié ses intérêts nationaux pour l’argent ?

L’axe du pouvoir de Washington et de son hégémonie financière repose sur le rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale. La Russie et la Chine ont été lentes, voire négligentes du point de vue de la défense de leur souveraineté, à profiter des occasions d’affaiblir ce pilier du pouvoir de Washington. Par exemple, les palabres des BRICS sur l’abandon du système de paiement en dollars a davantage consisté en paroles qu’en actes. La Russie ne demande même pas aux états européens vassaux de Washington de payer leur gaz naturel en roubles.

On pourrait penser qu’un pays comme la Russie, qui subit cette hostilité extrême et cette diabolisation par l’Occident utiliserait au moins ses ventes de gaz pour soutenir sa propre monnaie plutôt que le dollar de Washington. Si le gouvernement russe continue à soutenir les économies de pays qui lui sont hostiles et à permettre aux populations d’Europe de ne pas geler cet hiver, est-ce que la Russie, en échange de cette extraordinaire aide financière à ses ennemis, ne devrait pas au moins soutenir sa propre monnaie en demandant des paiements en roubles ? Malheureusement pour la Russie, elle est infestée d’économistes néolibéraux formés par l’Occident, qui représentent les intérêts de l’Occident et non ceux de la Russie.

Quand l’Occident constate une aussi extraordinaire faiblesse de la part du gouvernement Russe, Obama peut aller à l’ONU et dire les mensonges les plus flagrants au sujet de la Russie sans aucune conséquence pour les États-Unis ou l’Europe. L’inaction russe alimente la diabolisation de la Russie. La Chine n’a pas mieux réussi que la Russie à exploiter cette occasion de déstabiliser Washington. Par exemple il est avéré, comme Dave Kranzler et moi l’avons plusieurs fois démontré, que la Réserve Fédérale utilise ses agents bancaires du COMEX (“bullionbanks”) pour faire chuter le cours de l’or et ainsi protéger la valeur du dollar du résultat des politiques de la Réserve Fédérale. La méthode consiste à faire vendre à découvert d’énormes quantités par ces banques durant les périodes où le volume de transaction est faible ou inexistant afin de faire baisser le cours de l’once [NdT : et provoquer une ruée bancaire sur le dollar].

La Chine ou la Russie, voire les deux, pourraient tirer avantage de cette tactique en achetant toutes les positions de ventes à découvert ["naked shorts"], plus toutes les positions de ventes couvertes ["covered shorts"], s’il y en a, et exiger leur livraison plutôt que conclure les contrats en cash. Ni le New York Comex, ni le marché londonien ne pourraient en faire livraison, et le système imploserait. La conséquence de cette incapacité pourrait être catastrophique pour le système financier Occidental, mais au moins, elle démontrerait la corruption des institutions financières occidentales.

Ou bien la Chine pourrait envisager un coup plus fatal. Choisissant un moment d’effervescence ou d’instabilité des marchés financiers américains, elle pourrait déverser sur le marché les bons du Trésor qu’elle détient pour plus de mille milliards de dollars, ou encore vendre toutes ses parts d’instruments financiers américains. La Réserve Fédérale et le Trésor pourraient essayer de stabiliser les cours des dits instruments en créant l’argent nécessaire à leur rachat. Cette création monétaire augmenterait les inquiétudes sur la valeur réelle du dollar, et la Chine pourrait alors remettre sur le marché les plus de mille milliards de dollars produits par la vente de ses bons du Trésor. La Réserve Fédérale ne pouvant pas imprimer de monnaies étrangères pour acheter ses dollars, la valeur d’échange du dollar s’effondrerait et, avec elle, son usage comme monnaie de réserve mondiale. Les États-Unis deviendraient juste un pays ruiné de plus et incapable de payer ses importations.

On peut penser que Washington pourrait obtenir du Japon et de la Banque Centrale Européenne l’impression des yens et euros nécessaires pour racheter massivement les dollars déversés. Mais cela coulerait probablement le yen et l’euro avec le dollar.

Il y aurait alors une fuite vers les monnaies chinoises et russes, et l’hégémonie financière quitterait l’Occident.

Par leur retenue, la Russie et la Chine encouragent l’agressivité de Washington à leur encontre. La semaine dernière, Washington a envoyé des milliers de ses agents travaillant dans des ONG dans les rues de Moscou pour protester contre « la guerre de Poutine en Ukraine ». Sottement, la Russie a permis à des capitaux étrangers d’acquérir ses journaux, qui maintenant mettent continuellement en accusation Poutine et le gouvernement russe auprès des lecteurs russes.

La Russie a-t-elle vendu son âme et sa communication pour des dollars ? Est-ce que quelques oligarques ont bradé la Russie pour des dépôts bancaires en Suisse ou à Londres ?

Tant la Chine que la Russie ont des populations musulmanes où la CIA œuvre en encourageant le séparatisme, la rébellion et la violence. Washington a l’intention de fragmenter la Fédération Russe en pays plus petits et plus faibles qui ne pourraient pas barrer la route à son hégémonie. La crainte, chez les Chinois et les Russes, de mouvements de dissension au sein de leurs populations musulmanes, a poussé les deux gouvernements à faire la très sérieuse erreur stratégique de s’aligner sur Washington contre l’EIIL et donc sur sa politique visant à protéger le statu quo de Washington dans le monde musulman. [...]

La Chine fait l’objet de toutes sortes d’attaques. La Fondation Rockefeller recrute des agents dans les universités chinoises, comme m’en informent des universitaires chinois. Les entreprises américaines localisées en Chine forment des comités d’administration chinois où elles installent des parents de membres officiels locaux ou régionaux du parti. La loyauté au gouvernement central est ainsi reportée sur l’argent américain. En outre, il y a en Chine de nombreux économistes formés aux États-Unis qui sont imprégnés par l’économie néolibérale représentant les intérêts de Washington.

Il y a tant, en Russie qu’en Chine, de pourcentages significatifs de leur population qui souhaiteraient être occidentales. L’échec du communisme dans les deux pays et le succès de la propagande américaine de la guerre froide ont engendré des loyautés vis-à-vis de l’Amérique, plutôt que vis-à-vis de leurs propres gouvernements. En Russie, ils sont connus sous le terme d’« intégrationnistes atlantistes ». Il s’agit de Russes qui souhaitent être intégrés à l’Occident. Je connais moins bien leurs équivalents chinois, mais parmi les jeunes, le matérialisme occidental et l’absence de contraintes en matière sexuelle sont attrayants.

L’incapacité des gouvernements russes et chinois à résoudre la menace que pose pour leur existence d’États souverains l’insistance néo-conservatrice à réaliser une hégémonie mondiale américaine augmente le risque de conflit nucléaire. Si la Russie et la Chine entrent trop tard dans la partie, la seule alternative sera la guerre ou la soumission à l’hégémonie de Washington. Comme il est impossible que l’OTAN puisse envahir et occuper la Russie et la Chine, la guerre ne peut être que nucléaire.

Pour éviter cette guerre, qui, comme la plupart des experts l’ont démontré, mettrait un terme à la vie sur terre, les gouvernements russes et chinois doivent rapidement adopter une position beaucoup plus réaliste dans leur estimation du mal qui réside dans ce que Washington a transformé en pire État terroriste du monde : les États-Unis.

Il est possible que la Russie, la Chine et le reste du monde soient sauvés par l’effondrement de l’économie américaine. L’économie des États-Unis est un château de cartes. Le vrai revenu médian [terme technique statistique] des ménages est en déclin à long terme. Les universités produisent des étudiants qui ont un diplôme et de lourdes dettes, mais pas d’emploi. Le marché des bons du Trésor est truqué par la Réserve Fédérale, qui a besoin de truquer les marchés des lingots pour protéger le dollar. Le marché boursier est truqué par le déversement d’argent de la Réserve Fédérale, par la Plunge Protection Team et par les sociétés qui rachètent leurs propres titres. Le dollar est soutenu par la tradition, l’habitude et les swaps de devises.

Le Château de Cartes américain reste debout uniquement du fait de la tolérance du monde pour une corruption et une désinformation immenses et de l’avidité satisfaite par l’argent provenant d’un système truqué.

La Russie et/ou la Chine pourraient balayer ce Château de Cartes dès lors que l’une d’entre elles ou les deux aurait un leadership qui en serait capable.

 

Paul Craig Roberts

Sources :
Paul Craig Roberts, PaulCraigRoberts.org,

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5107


25/09/2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Presidentielles 2012 Union populaire republicaine

 

 

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Réponse aux accusations de Léa Salamé sur France 2 : l’UPR fait-elle de « l’anti-américanisme primaire »

 

 

president francais vu par guardian Réponse aux accusations de Léa Salamé sur France 2 : lUPR fait elle de « lanti américanisme primaire » ?

 

Le président de la République française vu par un caricaturiste du journal britannique The Guardian. Sans doute encore une preuve « d’anti-américanisme primaire » pour des « journalistes » comme Léa Salamé de France 2…

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Logo du SakerVous voulez être la chienne de l’Oncle Sam ? Vous en paierez le prix !

Chers amis,

Je fais juste une courte pause, depuis ma vie dans le « monde réel », afin de commenter les nouvelles du jour, qui sont d’importance : la Russie lance un embargo total de 12 mois sur l’importation de bœuf, porc, fruits et légumes, volaille, poisson, fromage, lait et produits laitiers en provenance de l’Union européenne, des États-Unis, de l’Australie, du Canada et du Royaume de Norvège. La Russie met également en place une interdiction de son espace aérien aux compagnies aériennes européennes et américaines qui survolent la Russie pour se rendre en Asie orientale, à savoir, dans la Région Asie-Pacifique, et envisage de modifier ce que l’on appelle les points d’entrée et de sortie de l’espace aérien russe pour les vols réguliers et les charters européens. En outre, la Russie est prête à revoir les règles d’utilisation des routes transsibériennes, et mettra également fin aux discussions avec les autorités aériennes américaines sur l’utilisation des routes de Sibérie. Enfin, à partir de cet hiver, il se peut que nous révoquions les droits supplémentaires accordés par les autorités aériennes russes au-delà de ce que prévoyaient les accords précédents. C’est un développement tellement intéressant et important qu’il nécessite une analyse beaucoup plus subtile que le simple calcul brut de ce que cela pourrait coûter à l’Union Européenne ou aux États-Unis. Je ne vais pas tenter un tel calcul, mais je tiens en revanche à souligner les éléments suivants :

Tout d’abord, il s’agit d’une réponse typiquement russe. Il y a une règle de base que chaque enfant russe apprend à l’école, dans les combats de rue, dans l’armée ou ailleurs : ne jamais promettre et de ne jamais menacer ; agir et c’est tout. Contrairement aux politiciens occidentaux qui ont passé des mois à brandir des menaces de sanctions, les Russes se sont contentés de dire, de manière plutôt vague, qu’ils se réservaient le droit de répondre. Et puis, BANG!, cet embargo étendu et ambitieux qui, contrairement aux sanctions occidentales, aura un impact majeur sur l’Occident, mais bien davantage encore sur la Russie (plus à ce sujet dans un instant). Cette technique du « pas de mots, seulement de l’action » est conçue pour maximiser la dissuasion d’éventuels actes hostiles : puisque les Russes se gardent d’expliciter les mesures de représailles qu’ils pourraient être amenés à prendre, Dieu seul sait ce qu’ils feront ensuite ! :-) Pour couronner le tout, et augmenter le sentiment d’insécurité ainsi suscité, les Russes ont seulement fait savoir que c’était là les mesures dont ils avaient convenu, mais ils n’ont précisé ni quand elles seraient introduites, ni si c’était partiellement ou totalement, ni contre qui. Ils ont également fortement laissé entendre que d’autres mesures étaient à l’étude, c’est-à-dire dans les tuyaux.

Deuxièmement, les sanctions sont merveilleusement ciblées. Les Européens ont agi comme des prostituées sans colonne vertébrale et sans cervelle dans toute cette affaire : ils ont été opposés à des sanctions contre la Russie dès le premier jour, mais ils n’ont pas eu le courage de le dire à l’oncle Sam, de sorte qu’à chaque fois ils ont fini par céder. Le message russe à la communauté européenne est simple : vous voulez être la chienne [NdT : ou la pute] de l’Oncle Sam ? Vous en paierez le prix ! Cet embargo va particulièrement mettre à mal l’Europe du Sud (Espagne, France, Italie, Grèce), dont la production agricole va souffrir grandement. Ces pays se trouvent également être les plus faibles de l’Union Européenne. En les frappant, la Russie va susciter le maximum de frictions – même si dans une certaine mesure, les frictions sont inévitables – à l’intérieur de l’Union Européenne sur la question des sanctions contre la Russie.

Troisièmement, non seulement les transporteurs de l’Union Européenne seront désormais handicapés par des coûts et un temps de vol bien plus élevés sur le très important itinéraire Europe-Asie, mais il n’en sera pas de même des transporteurs asiatiques, ce qui confèrera à ces derniers un double avantage concurrentiel. Comment est-ce une façon de récompenser un côté tout en frappant l’autre ? L’Union Européenne a mis une compagnie aérienne russe en difficulté pour ses vols à destination de la Crimée (Dobrolet) et à cause de cela, c’est toute la communauté des compagnies aériennes de l’Union qui pourrait se trouver face à un énorme désavantage vis-à-vis de ses homologues asiatiques.

Quatrièmement, la Russie a utilisé ces sanctions pour faire quelque chose de vital pour l’économie russe. Je m’explique : après l’effondrement de l’URSS, l’agriculture russe était en plein désarroi, et le bonhomme Eltsine n’a fait qu’empirer les choses. Les agriculteurs russes ne pouvaient tout simplement pas rivaliser avec les grosses entreprises du secteur agro-industriel avancé de l’Ouest, qui ont bénéficié d’énormes économies d’échelle, d’une recherche coûteuse et de haute technologie en matière de produits chimiques et biologiques, qui avaient une chaîne complète de production (souvent au sein de grandes exploitations) et une capacité de commercialisation d’une qualité supérieure. Le secteur agricole russe, lui, souffrait gravement, désespérément, d’un manque de barrières douanières et d’une absence de tarifs qui lui eussent permis d’être protégé des géants capitalistes occidentaux ; au lieu de cela, la Russie s’est astreinte volontairement à respecter les termes de l’OMC et finalement en est devenue membre. Aujourd’hui, la Russie utilise cet embargo total pour donner à l’agriculture russe un temps qui lui est absolument indispensable afin d’investir et de prendre une part beaucoup plus importante sur le marché russe. Gardez également à l’esprit que les produits russes sont sans OGM, et qu’ils ont beaucoup moins de conservateurs, d’antibiotiques, de colorants, d’exhausteurs de goût ou encore de pesticides. Comme de surcroit ils sont locaux, ils n’ont pas besoin, pour être mis sur le marché, d’utiliser le type de techniques de réfrigération/conservation qui font généralement que les produits ont un goût de carton. En d’autres termes, les produits agricoles russes ont bien meilleur goût, même si cela ne suffit pas pour être compétitifs. Cet embargo leur donne maintenant un puissant élan pour investir, se développer et conquérir des parts de marché.

Cinquièmement, il y a 100 pays qui n’ont pas voté avec les États-Unis sur la Crimée. Les Russes ont déjà annoncé que ce sont les pays avec lesquels la Russie négociera pour leur fournir les produits qu’ils ne peuvent pas produire localement. Une belle récompense pour avoir tenu tête à l’Oncle Sam.

Sixièmement, petit mais savoureux : avez-vous remarqué que les sanctions adoptées par l’Union Européenne ont été mises en place pour trois mois seulement, et qu’« elles doivent être réexaminées » plus tard ? En introduisant un embargo de 12 mois, la Russie envoie également un message clair : qui, pensez-vous, va bénéficier de ce gâchis ?

Septièmement, il est simplement faux de calculer que le pays X de l’Union Européenne exportait Y millions de dollars en Russie et d’en conclure que l’embargo russe va donc coûter Y millions de dollars au pays en question. Pourquoi est-ce une erreur ? Parce que la non-vente de ces produits va entraîner la création d’un surplus qui, à son tour, va nuire à la demande ou, si la production est réduite, affectera les coûts de production (économies d’échelle). En revanche, pour un pays hypothétique Z non-membre de l’Union Européenne, un contrat avec la Russie pourrait signifier assez d’argent pour investir, moderniser et devenir plus compétitif, non seulement en Russie, mais sur le marché mondial, y compris dans l’Union Européenne.

Huitièmement, les pays baltes ont joué un rôle particulièrement agressif dans l’ensemble de l’affaire ukrainienne, et maintenant certaines de leurs industries les plus rentables (comme la pêche), qui étaient à 90 % dépendante de la Russie, devront fermer. Ces pays sont déjà en désordre, mais maintenant, ils vont aller encore plus mal. Encore une fois, le message qui leur est adressé est simple : vous voulez être la chienne de l’Oncle Sam ? Payez-en le prix !

Neuvièmement, et c’est ce qui est vraiment important, ce qui se passe est un découplage progressif de la Russie d’avec les économies occidentales. L’Occident a rompu une partie des liens militaires, aérospatiaux et financiers, la Russie a rompu les liens monétaires, agricoles et industriels. Gardez à l’esprit que le marché US/UE est en train de couler, touché par des problèmes systémiques profonds et d’énormes difficultés sociales. En un sens, la comparaison parfaite est celle du Titanic, dont l’orchestre continuait à jouer de la musique tandis que les choses suivaient leur cours. Et bien, la Russie est comme un passager à qui l’on aurait dit que les autorités du Titanic avaient décidé de le débarquer à la prochaine escale. Bon, ma foi, c’est vraiment dommage, n’est-ce pas ?


clock«horloge» par Josetxo Ezcurra


Dernier point, mais certainement pas le moindre, cette guerre du commerce, combinée avec la russophobie hystérique de l’Occident, réalise en faveur de Poutine une meilleure campagne de relations publiques que tout ce dont le Kremlin aurait pu rêver. Il suffit à ses préposés aux relations publiques de dire la vérité à la population russe : « nous avons fait les choses comme il fallait, nous avons joué exactement selon le manuel, nous avons fait tout notre possible pour désamorcer cette crise et tout ce que nous demandions, c’était : s’il vous plait, ne permettez pas le génocide de notre peuple en Novorossia ; et quelle a été la réponse de l’Occident à cela ? cette campagne de haine démentielle, des sanctions contre nous et un soutien inconditionnel aux nazis génocidaires de Kiev ». De plus, étant quelqu’un qui suit attentivement les médias russes, je peux vous dire que ce qui se passe aujourd’hui ressemble beaucoup, pour paraphraser Clausewitz, à la « poursuite de la Seconde Guerre mondiale, mais par d’autres moyens » ; ou en d’autres termes, à une lutte jusqu’à la fin entre deux régimes, deux civilisations, qui ne peuvent coexister sur la même planète et qui sont bloquées dans une lutte à mort. Dans ces conditions, vous pouvez vous attendre à ce que le peuple russe n’en soutienne Poutine que davantage encore.

En d’autres termes, dans un geste typique de judo, Poutine a utilisé à son avantage, et dans tous les domaines, l’élan pris par l’Occident dans sa campagne de dénigrement de la Russie et de dénigrement anti-Poutine : la Russie va en bénéficier économiquement et politiquement. Loin d’être menacé par une sorte de « Maidan nationaliste » cet hiver, le régime de Poutine sort renforcé par sa gestion de la crise (ses sondages sont plus élevés que jamais).

Oui, bien sûr, les États-Unis ont montré qu’ils disposent d’un très large éventail de possibilités pour nuire à la Russie, en particulier grâce à un système de tribunaux (aux États-Unis et dans l’Union Européenne) qui est aussi subordonné à l’état profond des États-Unis que les tribunaux de la République populaire démocratique de Corée le sont à leur propre « Cher Leader » de Pyongyang. Et la perte totale du marché ukrainien (pour les importations et les exportations) affaiblira également la Russie. Temporairement. Mais à long terme, cette situation est extrêmement avantageuse pour la Russie.

Dans l’intervalle, le Maidan brûle à nouveau, Andriy Parubiy a démissionné, les Ukies pilonnent les hôpitaux et les églises de Novorossia. Qu’y a-t-il de neuf ?


Quant à l’Europe, elle est en état de choc et furieuse. Franchement, ma propre Schadenfreude [NdT : jubilation] ne connaît pas de limites, ce matin. Que ces non-entités arrogantes que sont Van Rompuy, Catherine Ashton, Angela Merkel ou José Manuel Barroso se débrouillent avec la tempête de m*** que leur bêtise et leur veulerie ont créé.


Aux Etats-Unis, Jen Psaki a l’air persuadée que la région d’Astrakhan est à la frontière ukrainienne, tandis que le ministère de la Défense russe envisage « d’ouvrir des comptes spéciaux sur les réseaux sociaux et les ressources d’hébergement vidéo afin que le Département d’Etat américain et le Pentagone soient en mesure de recevoir des informations impartiales sur les actions de l’armée russe ».


Est-ce que tout cela sera suffisant pour suggérer aux dirigeants de l’Union Européenne qu’ils ont misé sur le mauvais cheval ?

 

Le Saker

Source : http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/08/you-wanna-be-uncle-sams-bitch-pay-price.html

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Published by eva r-sistons - dans Guerres futures - mondiale
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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 16:19

Nouvel article sur Le Blog de la Résistance

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Les plans de Washington pour une guerre mondiale !

by Z

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Ukraine éviter la Guerre mondiale

 

Source : Patrick Martin, WSWS, 6 août 2014

Un document extraordinaire publié le 31 juillet à propos du calendrier prévisionnel militaire des États-Unis enjoint le Pentagone de se préparer à déclencher jusqu’à une demie douzaine de guerres simultanément, y compris des guerres dans lesquelles les adversaires possèdent des armes nucléaires.

Ce n’est pas les USA qui se battent ils utilisent des tiers

Ce document, intitulé « Ensuring a Strong Defense for the Future » (« Assurer une défense forte pour le futur »), a été rédigé par le National Defense Panel, un groupe d’anciens hauts responsables civils et militaires, missionnés par le Congrès pour fournir un regard critique sur le calendrier prévisionnel officiel du Pentagone publié cette année, le plan quadriennal de défense 2014.

Le National Defense Panel est coprésidé par William Perry, secrétaire à la Défense sous la présidence Clinton, et par le général John Abizaid, ex-chef du Commandement central des États-Unis. Parmi ses membres, il comprend quatre autres généraux à la retraite, ainsi que Michele Flournoy, anciennement secrétaire adjoint à la Défense sous Obama, et Eric Edelman, un éminent néo-conservateur et sous-secrétaire à la Défense dans le gouvernement de George W. Bush.

Il s’agit donc d’un groupe bipartisan [Républicains + Démocrates], qui représente l’intégralité du spectre politique des dirigeants officiels de Washington en matière de sécurité. Son rapport a été publié sous les auspices d’une agence financée par le gouvernement des États-Unis qui se consacre à l’étude des conflits, et dont le nom, choisi avec une logique orwellienne irréprochable, est l’US Institute of Peace [Institut américain de la paix].

Ce document nous prévient des dangers auxquels les États-Unis vont devoir faire face, en parlant en premier lieu de la puissante expansion de la Chine et de la Russie, avant de mentionner la Corée du Nord, l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Moyen-Orient tout entier, puis l’Afrique. La Chine et la Russie ont donc été promues à la première place des cibles potentielles d’une intervention militaire des États-Unis, devant les trois pays mis en avant par George W. Bush dans son fameux discours de 2002 sur « l’Axe du mal ».

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Le document précise que pendant les deux décennies précédentes, depuis l’effondrement de l’URSS en 1991, la doctrine militaire des États-Unis a exigé la capacité de pouvoir financer deux conflits militaires majeurs simultanément. Ensuite, il y est demandé un changement radical de cette doctrine :

« Étant donné que, dans le contexte actuel, les menaces s’intensifient, nous croyons qu’un nouveau format renforcé des forces armées, plus complet – un format qui soit différent du format double conflit (NdT : le “two-war construct” est un terme faisant référence à une doctrine militaire classique aux États-Unis et qui prévoit que ses forces armées doivent être dimensionnées de manière à être capables de mener simultanément deux conflits majeurs), mais au moins aussi puissant − est approprié. »

Par la suite, cette idée est davantage détaillée :

« Nous croyons [...] qu’une capacité à faire la guerre partout est la condition sine qua non pour être une superpuissance et s’avère donc essentielle à la crédibilité de la stratégie globale de l’Amérique en matière de sécurité nationale. Dans le contexte actuel de menaces, les États-Unis pourraient, selon toute vraisemblance, être amenés à mener des actions préventives ou à combattre dans plusieurs régions sur des périodes qui se superposent : dans la péninsule coréenne, dans les mers de Chine orientale et méridionale, au Moyen-Orient, en Asie du Sud, et pourquoi pas en Europe. Les États-Unis sont également confrontés à la possibilité d’avoir à faire face à des adversaires dotés de l’arme nucléaire. De surcroît, l’expansion d’Al-Qaïda et de ses émanations dans de nouvelles parties de l’Afrique et du Moyen-Orient implique que l’armée américaine doive pouvoir assumer des opérations antiterroristes au niveau mondial et défendre le territoire américain tout en étant engagée dans des conflits régionaux hors de nos frontières. » (Souligné par nous.)

Cette liste suggère que les États-Unis doivent être préparés à mener de front cinq ou six guerres majeures. Ce n’est rien moins que la demande à l’impérialisme américain de se préparer à gérer une guerre mondiale qui pourrait menacer l’humanité d’extinction.

La mise en avant de la Chine et de la Russie comme cibles potentielles d’une action militaire américaine est de très mauvais augure quant à ses implications, puisque ces deux pays possèdent respectivement le deuxième et le troisième arsenal nucléaire de la planète, derrière les États-Unis eux-mêmes.

Le rapport soutient la position de l’administration Obama, qui prône un « rééquilibrage » des forces militaires américaines pour affronter la Chine, décrivant cette initiative stratégique comme un effort pour réaffirmer « la primauté de la région Asie-Pacifique parmi les intérêts de sécurité des États-Unis.»

En ce qui concerne la possibilité pour qu’une telle guerre se produise, il convient de souligner que le Comité de défense nationale (National Defense Panel) discute actuellement des déclencheurs possibles pour un conflit majeur, en particulier en Extrême-Orient. Les termes utilisés ont beau être pleins de jargon, les perspectives n’en font pas moins froid dans le dos :

« La prolifération de systèmes de plus en plus autonomes et ne nécessitant pas d’intervention humaine, en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient par exemple, aura un impact préjudiciable sur le maintien de la stabilité durant une crise ou sur la gestion de l’escalade si un conflit éclate. Ajoutés à la multiplication d’outils cyber-offensifs et défensifs ainsi que de défense anti-spatiale, ces systèmes affecteront sérieusement le rapport entre force militaire offensive et défensive dans des régions-clés, augmentant ainsi le risque qu’une crise dégénère rapidement en conflit – avant que les politiques et commandements militaires ne puissent réagir à temps ».

En clair, une grande guerre peut éclater, sans intervention humaine, à travers l’interaction de drones et de systèmes de réponse automatisés de part et d’autre.

Le rapport ne remet pas ouvertement en cause les forces militaires composées de volontaires, mais il met l’accent sur leur coût croissant, et appelle à une « réforme raisonnable des soldes et des avantages sociaux » pour les rendre plus abordables. La logique des pressions combinées de la hausse des coûts et des déploiements militaires croissants est inexorable, cependant cela signifie que la classe dirigeante américaine devra à plus ou moins court terme se diriger vers une certaine forme de conscription, même au-delà du projet économique actuel dans lequel les plus pauvres des travailleurs sont enrôlés comme « volontaires » de manière disproportionnée.

Le rapport de défense exprime des préoccupations sur le fait que les contraintes financières pesant sur l’impérialisme américain, et notamment des limitations imposées volontairement telles que la « saisie conservatoire » d’une partie sélectionnée des dépenses militaires imposées par le Budget Control Act (« Loi de contrôle budgétaire ») de 2011, sabrent dans les préparatifs de guerre du Pentagone.

Les auteurs se plaignent de manière répétée des limitations pesant sur les dépenses militaires états-uniennes à cause du fardeau des programmes sociaux domestiques, montrant du doigt « le large fossé grandissant entre les sommes collectées pour financer les programmes, d’une part, en particulier pour la Sécurité sociale et les principaux programmes de santé, et les sommes effectivement dépensées, d’autre part ».

Ils déclarent :

« L’Amérique doit remettre de l’ordre dans sa maison fiscale afin de financer simultanément des dépenses militaires robustes. Une limitation drastique des coûts de santé se doit d’être appliquée à la fois à l’intérieur du Département [c'est-à-dire pour les soldats et leurs familles] et plus généralement à travers tous les programmes gouvernementaux. »

Répétons-le : il s’agit d’un rapport bipartisan. Les démocrates tout comme les républicains, libéraux [NdT : au sens américain = « de gauche »] et conservateurs, ont soutenu sa demande de coupes dans les programmes sociaux dont dépendent les travailleurs pour mettre des trillions à disposition de l’appétit insatiable du complexe militaire américain.

Le caractère bipartisan de ce document témoigne de l’unité de toutes les composantes de la classe dirigeante américaine sur le recours à une violence sans précédent pour sauvegarder sa richesse et sa domination sur de vastes parties du monde. Cela confirme que le combat contre une guerre impérialiste peut être mené si, et seulement si, la classe ouvrière se libère du système politique existant aux États-Unis, et construit un mouvement politique de masse indépendant, fondé sur un programme révolutionnaire socialiste et internationaliste.

Patrick Martin, traduction collective par les lecteurs du site www.les-crises.fr , http://www.les-crises.fr/les-plans-de-washington-pour-une-guerre-mondiale-par-patrick-martin/

Z | 17 septembre 2014 à 4:14   | Tags: de WashingtonLes plansmondialepour une guerrepoutinerussieUkraine | Catégories: 3e guerre mondialegénéral,International | URL: http://wp.me/p3iARj-e2b

Date: 2014-09-17 21:43 GMT+02:00
Subject: ukraine

Gorbachev sur l’Ukraine :

Le terrible massacre qui attend l’Europe

4704 vues16 septembre 2014 Réseau International
Gorbachev sur l’Ukraine : le terrible massacre qui attend l’Europe

Par Paul Craig Roberts 30 août 2014

Mikhaïl Gorbatchev, ex président de l’URSS croit qu’il est crucial de rétablir le dialogue entre Moscou et Washington de manière à résoudre le conflit ukrainien car leur rôle et leur responsabilité y sont particuliers. Précédemment, Gorbatchev déclarait que l’Europe pourrait faire face à un « massacre terrifiant » en raison de la crise actuelle en Ukraine. Selon lui, « il y a trop de choses en jeu, les dangers et les risques sont trop élevés ».

Mikhaïl Gorbatchev vient de finir d’écrire un nouveau livre qui sera publié prochainement. Intitulé « Après le Kremlin », ce livre aborde les évènements survenus en Russie et dans le monde depuis les deux dernières décennies. Dans l’épilogue du livre, Gorbatchev a écrit que la raison profonde de ce qui se passe actuellement en Ukraine fut l’échec de la Perestroïka et la « dissolution opportuniste de l’URSS ». Gorbatchev en rend responsable l’administration russe d’alors.

« Dois-je vous rappeler qu’au même moment, les dirigeants ukrainiens sabotaient les processus de transformation de l’Union – à la fois avant le coup d’état d’août 1991 et après celui-ci, en dépit du fait que la majorité des républiques avaient coordonné le texte du traité de l’Union » a ajouté Gorbatchev.

« Je me suis battu pour préserver un état unifié avec tous les outils politiques disponibles et j’avais proposé à Kiev de discuter des opportunités de créer une union économique » ajoutait Gorbatchev. « Pendant les discussions nous pouvions résoudre tous les problèmes, y compris ceux liés aux statuts de la ville de Sébastopol et de la péninsule de Crimée.

Ils ne tinrent pas compte des suggestions et des mises en garde. Oubliant que l’on devait être aussi prudent que possible dans les relations entre les nations et, sans évaluer toutes les conséquences de chaque étape mise en place, le Conseil Suprême de la Fédération de Russie approuva la destruction de l’Union. Certains pourraient dire : « c’est un fait qui appartient au passé ». Non – le passé est relié au présent de multiples façons et il rappelle sans cesse les erreurs des politiciens » écrit l’ancien président de L’URSS.

Selon Gorbatchev, l’unique manière de résoudre la crise ukrainienne est de mener un dialogue constructif au niveau international et parmi les forces politiques ukrainiennes. « Je continue de croire que pour qu’il y ait la paix en Ukraine, en Europe et dans le monde, il est crucial de reprendre le dialogue entre la Russie et les Etats-Unis. Leur rôle et leur responsabilité sont uniques dit Gorbatchev.

Selon lui, des représentants de Moscou et de Washington ainsi que d’autres membres du conseil de sécurité de l’ONU devraient travailler sur une ébauche de  résolution commune qui endiguerait le cours négatif que prennent les événements.

A la fin du mois d’août, les Nations Unies signalèrent que le conflit armé en Ukraine avait généré la perte de 2500 personnes. L’opération militaire contre les citoyens ukrainiens que Kiev appelle « anti-terroriste » et que Moscou nomme « expédition punitive » fut lancée en avril 2014.

Le 4 septembre, au Sommet de l’OTAN au Pays de Galles, le président de l’Ukraine Petro Poroshenko a dit qu’il était prêt à cesser les hostilités dans le sud-est du pays si le meeting à Minsk avait lieu. Plus tard, des représentants des populations des républiques auto proclamées de Donetsk et de Louhansk manifestèrent également leur désir de cesser le feu.

Des officiels du département d’état américain ont dit que Kiev devait négocier un accord de cesser le feu avec Moscou, plutôt qu’avec les représentants des républiques séparatistes. Néanmoins, La Russie insiste sur le fait que la crise ukrainienne est un conflit intérieur dans lequel elle n’a pas à interférer. De plus, la Russie et l’Ukraine ne sont pas en conflit l’une contre l’autre.

Mikhaïl Gorbatchev avait précédemment précisé que l’Europe pouvait à terme être confrontée à un « massacre terrifiant » si le conflit en Ukraine s’étendait en Europe. Gorbatchev soutient la politique de l’administration russe pour ce qui est de la crise ukrainienne.

 Si l' OTAN  intervient, cela peut déclencher un feu que personne dans le monde ne pourra éteindre » .

« Nous devrions tout mettre en œuvre pour mettre fin aux massacres. C’est une seule nation. Si d’autres pays s’investissent, que l’intensité croît, nous pouvons déclencher le pire massacre en Europe. Nous ne devons pas le permettre » a précisé l’ex président.

« Notre proposition consistait à ouvrir des passages et à sortir les populations de ces pièges à rats. Certains sont assis dans des bureaux bien chauffés et parlent. Regardez ce qui arrive aux populations, aux enfants et aux femmes au même moment. Ils bombardent des maternités, des écoles, ils détruisent des hôpitaux, » a encore dit Gorbatchev.

Et la presse occidentale aux mains des lobbies financiers ou industriels de l'armement continue de garder le silence sur les exaction de l' Ukraine contre son peuple

Pour ce qui est de la décision de la Russie d’unir la Crimée à la fédération, Mikhaïl Gorbatchev a ajouté que c’était une décision faite pour « corriger l’erreur faite par L’URSS

Pravda Ru

Paul Craig Roberts

Traduction française Hélichryse

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Léger détail (poutinesque) que la coalition oublie quand elle dit vouloir déclencher des frappes aériennes sur la Syrie

Atlantico.frPar Alain Rodier | Atlantico.fr – il y a 3 heures



Alors que les États-Unis laissent de plus en plus présager de possibles frappes aériennes sur la Syrie, la défense anti-aérienne syrienne, encadrée par les Russes, pourrait être en mesure de contre-attaquer. Une attitude qui révèle toute l'importance pour les Occidentaux de s'accorder avec la Russie, implantée en Syrie.

Atlantico : Dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, le Président Obama a annoncé sa volonté d'agir en Irak et en Syrie dans le but de détruire l'Etat islamique. De son côté, la Russie dénonce "une violation grossière du droit", les Etats-Unis agissant sans l'accord de Bachar Al-Assad. Quelle est l'influence réelle de la Russie sur le territoire syrien ?

Alain Rodier : La Russie a une base navale permanente à Tartous. D'autre part, elle fournit la quasi-totalité des armements au régime de Bachar el-Assad. Il est probable que de nombreux conseillers militaires russes chargés de former les forces syriennes à ces armements sont présents (comme le sont les Américains en Irak, en Jordanie, en Ukraine, ...). Ces hommes - dont certains sont des contractors (sociétés "privées" payées par le gouvernement) -  ne sont pas engagés en première ligne et, théoriquement, ne participent pas aux combats (toujours, comme les conseillers américains en Irak et en Ukraine). Par contre, si d'aventure les Américains s'engageaient à bombarder des sites gouvernementaux syriens en même temps qu'ils "tapent" l'Etat Islamique, il n'est pas dit que la défense anti-aérienne, encadrée par des Russes, n'entrerait pas en action. Les capacités de cette défense sol-air ne sont certes pas exceptionnelles, mais elles sont loin d'être totalement négligeables à la différence de ce que l'on a connu en Libye. Dans ce pays, Kadhafi avait le matériel mais pas les personnels pour les entretenir et les servir. Ce n'est pas le cas en Syrie.  

Dans quelle mesure cette présence (...)

lire la suite sur Atlantico

Les probabilités d’agression contre la Syrie

Mondialisation.ca, 15 septembre 2014

Nombreux sont les partisans de la Résistance qui éprouvent une inquiétude légitime face aux manoeuvres des États-Unis avançant sous le masque de la lutte contre le terrorisme après des années passées à monter et à entretenir, financièrement et logistiquement, des réseaux terroristes dans le but de frapper puis d’abattre l’État syrien.

Toutes les marionnettes locales des agences de renseignement occidentales et des milliards de dollars ont été mis à la disposition du duo terroriste international, David Petraeus et Bandar bin Sultan, pour mener campagne contre la Syrie.

Il n’empêche que ces deux éminentes personnalités du « Renseignement occidental et du Tiers Monde », ont perdu leur pari et ont fini par être congédiées en raison du fiasco de toutes leurs tentatives devant la solidité de l’État, du Peuple, de l’Armée nationale et de son commandant en chef, le Président résistant Bachar al-Assad.

Mais voilà qu’on se demande, à nouveau, si l’Empire américain vaincu et sa pupille saoudienne, menacée par le « cataclysme daechien » [de l’EIIL en arabe], ne vont pas user de leur guerre contre le terrorisme pour couvrir leur agression contre la Syrie, les raids de l’aviation US sur des positions de l’Armée nationale syrienne facilitant le déploiement des groupes terroristes sur le terrain ; ceux qui seront entraînés en Arabie saoudite [1], plus ceux déjà entraînés en Jordanie [2] ayant reçu pour mission de se répartir sur la bande frontalière jouxtant le Golan et les fermes de Chebaa sous commandement des agents du renseignement sionistes [3].

La réponse, évidente et immédiate, est que toutes les sottises sont envisageables de la part des puissances coloniales et des forces réactionnaires inféodées à l’Occident lorsqu’elles sont confrontées au désespoir et à la défaite. Par conséquent, la première chose à faire est de nous préparer au pire. Et c’est ce qui a toujours figuré à l’ordre du jour pour la Direction syrienne et ses Forces armées, tout comme cela est toujours pris en compte par l’Axe de Résistance et ses alliés en Russie, en Chine, en Inde et dans la plupart des Pays du BRICS.

En effet, une telle aventure stupide et potentiellement très dangereuse est rendue d’autant plus probable que les circonstances et les raisons qui ont obligé Obama à annuler l’agression, dont il a menacé la Syrie l’année dernière, sont encore plus pesantes aujourd’hui ; les capacités de défense de l’Armée nationale syrienne s’étant renforcées dans tous les domaines notamment celui de la défense aérienne, de l’aveu même du chef d’état-major des armées des États-Unis, le Général Martin Dempsey, et le partenariat ainsi que la coopération dans le domaine militaire entre la République arabe syrienne, la Fédération de Russie et l’Iran étant passés à un niveau supérieur.

La Russie, qui avait adressé son message désapprobateur en interceptant les missiles dirigés contre la Syrie en Septembre 2013 [4], a aujourd’hui des raisons supplémentaires qui l’inciteraient à lancer des messages plus forts et plus sévères ; l’affrontement américano-russe en Ukraine et la série de sanctions occidentales à son encontre l’ayant rendue encore plus convaincue de la justesse de la vision syrienne concernant la mentalité colonialiste des USA et de l’OTAN, une mentalité qui menace le monde entier ! Quant à l’Iran, sa position est toujours aussi claire à l’égard de la Syrie considérée comme la première forteresse de défense d’un Moyen-Orient libre !

Ce n’est pas par hasard que le « cirque US » à Jeddah [5] a coïncidé avec l’annonce du décuplement des échanges russo-iraniens et avec la volonté déclarée de Moscou de pousser la stratégie de développement de l’Organisation de coopération de Shangai [OCS] jusqu’à en faire une alliance internationale d’entraide [6] dans tous les domaines et, particulièrement, avec l’Iran. Par ailleurs, une même grille de lecture doit être appliquée aux communiqués publiés par la Russie, la Chine et l’Iran [7] : un avertissement nettement suffisant contre toute attaque à la souveraineté des États ; sous-entendue, la souveraineté de la République arabe syrienne.

Des prises de position qui doivent se traduire effectivement sur le terrain syrien, le système de coopération militaire et sécuritaire avec les alliés de la Syrie pouvant être activé et développé au moment opportun. Ceci nous paraît indispensable pour dissuader les USA de cesser leur brutalité orgiaque contre un État qui se bat contre le terrorisme, seul, et à la place de ses alliés et de ses ennemis à la fois !

Ceci dit, et en prévision d’une agression idiote quand même, il est nécessaire de rappeler la déclaration du ministre syrien, M. Walid Mouallem, se résumant à dire que toute opération aérienne sur le territoire syrien, sans coordination préalable avec le gouvernement syrien, sera considérée comme une agression nécessitant une réponse défensive légitime [8].

Les États-Unis dans leur prétendue guerre contre le terrorisme, qu’ils ont couvé pour frapper la Syrie, ont choisi de continuer à entrainer, à armer et à financer encore plus de groupes terroristes pour la démolir et l’empêcher de se récupérer. Ils habillent leurs agents et leurs mercenaires de mille masques, avec la collaboration des gouvernements turc, qatari et saoudien embourbés dans le terrorisme takfiriste jusque par-dessus la tête. Ce qui confirme que « l’alliance de Jeddah » n’a pas pour but d’endiguer le terrorisme ou de l’anéantir, mais de le réemployer ! D’ailleurs, les dérobades turques [9] et les réticences britannique et allemande sont venues compléter l’image floutée de la situation.

Certes, la visite de M. Staffan de Mistura [nouvel émissaire de l'ONU pour la Syrie] à Damas et sa rencontre avec le Président Bachar al-Assad mettant l’accent sur la priorité de la lutte contre le terrorisme, parallèlement avec la tenue de la conférence carnavalesque de Jeddah, a suggéré à beaucoup d’observateurs que les États-Unis tentaient de rassurer Damas. Certains vont même jusqu’à croire qu’ils se sont enfin décidés à dompter leurs agents avant de modifier leur langage envers l’État syrien.

Mais l’Histoire nous pousse à toujours tenir compte des mauvaises intentions US et à nous comporter sur cette base en premier lieu. Et si jamais il fallait serrer des mains et sourire, il n’est pas interdit de montrer ses crocs, comme la Syrie sait le faire face au loup américain et à ses hyènes régionaux, quand il le faut !

Ghaleb Kandil

12/09/2014

Source : New orient news

http://www.neworientnews.com/news/fullnews.php?news_id=143988

Traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

 

Notes :

[1]L’Arabie saoudite accueillera des camps d’entraînement pour rebelles syriens

http://www.lemonde.fr/moyen-orient/article/2014/09/11/l-arabie-saoudite-accueillera-des-camps-d-entrainement-pour-rebelles syriens_4485450_1667081.htm

[2]Washington participerait à l’entraînement des rebelles syriens [en Jordanie]

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/03/15/washington-participerait-a-entrainement-des-rebelles-syriens_1848840_3218.html

[3]Israël sur le terrain syrien : une bande frontalière jusqu’à Damas

http://www.al-akhbar.com/node/214959

Résumé :

« L’Axe de la Résistance surveille de près le versant est du mont Hermon. De sources sûres, Israël a la ferme intention d’occuper la bande frontalière de villages druzes s’étendant jusqu’au rif de Damas, sous prétexte de les défendre contre les massacres perpétrés par les groupes terroristes syriens... En même temps, Israël ne ménage pas sa peine pour fournir aux terroristes de « Jabhat al-Nosra » armes, soins médico-chirurgicaux et soutien logistique dans le but d’imposer sa domination sur les positions de l’Armée nationale syrienne dans le secteur central de Quneitra. En somme, l’Axe de la Résistance se prépare à faire face à une situation déjà vécue avec l’« armée de LAHD » au Sud Liban ».

[Antoine Lahd est un ancien général de l’armée libanaise. Il a été entre 1984 et 2000 le commandant de l’ASL, milice libanaise alliée à l’armée israélienne au Sud du Liban : http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Lahd].

[4]Les dessous du tir des deux missiles en Méditerranée

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=130437&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

[5]Coalition contre EI : les pays du Golfe réunis à Djeddah

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20140911-arabie-saoudite-djeddah-ei-kerry-coalition-pays-golfe-/

[6]L’OTAN n’est plus la principale alliance militaire de la planète – les premiers résultats du sommet de l’OCS à Douchanbé

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/09/13/lotan-nest-plus-la-principale-alliance-militaire-de-la-planete-les-premiers-resultats-du-sommet-de-locs-a-douchanbe/

[7]Guerre contre l’EI : Washington veut « violer la souveraineté des Etats », selon Téhéran

http://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0203773193912-guerre-contre-lei-washington-veut-violer-la-souverainete-des-etats-selon-teheran-1042120.php

[8]Mouallem : La Syrie est disposée à collaborer aux deux niveaux, régional et international, dans la lutte anti-terroriste

http://www.sana.sy/fr/?p=9435

[9]La Turquie ne participerait pas aux opérations contre les jihadistes de l’EI

http://www.opex360.com/2014/09/11/la-turquie-ne-participerait-aux-operations-les-jihadistes-de-lei/

 

Monsieur Ghaleb kandil est le Directeur du Centre New Orient News (Liban)

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 03:26

 

 ALERTE PUBS ENVAHISSANTES, DELIRANTES,

AUCUN HEBERGEUR N'IMPOSE AUTANT DE PUBS

PARTOUT, MEME ENTRE DES LIGNES, ENORMES,

SALES CAR NE RESPECTANT PAS

LE CONTENU, LE BLOGUEUR ET LE VISITEUR !

FUYEZ  LES SITES OVER-BLOG, SOUILLES COMME CELUI-CI !

Over-blog est devenu une poubelle !


OB-pub-panneau.jpg.

Toutes les pubs pouvant surgir sur ce site,

ne sont pas de mon fait.

Nous en reparlerons, car je réagirai en conséquence,

mais pas pour l'instant, car je suis occupée

à préparer deux nouveaux ouvrages

à paraître sous quatre mois environ §.

NB: Boycottez les produits faisant de la pub.

Un bon produit n'a pas besoin de pub... chantal dupille

 

§ Après celui-ci, disponible sous huit jours,

un document choc sur les fondements

de la violence en Amérique (260 pages).

voir ici :  Chantal Dupille publie un document sur l'Amérique - L'Actualité (+ vidéos)

 

 

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Un billet de Paul Craig Roberts… Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Sa vision décape, en général… Sans adhérer à tout, elle permet à chacun d’aiguiser son esprit critique…


Washington menace le monde

Source : Paul Craig Roberts, www.paulcraigroberts.org, le 8 août 2014.


Les imprudentes et irresponsables interventions politiques et militaires de Washington en Irak, Libye et Syrie ont eu pour conséquence d’ouvrir la boîte de Pandore. Les différents groupes religieux qui vivaient en paix sous le règne de Saddam Hussein, Kadhafi, et Assad se massacrent les uns les autres, et un nouveau groupe, l’EIIL, est en train de créer un nouvel Etat à partir de morceaux de l’Irak et de la Syrie.


La tourmente introduite au Moyen-Orient par les régimes Bush et Obama a fait des millions de morts ou et personnes déplacées, sans parler des morts à venir. Au moment où j’écris ces lignes, 40 000 Irakiens sont bloqués au sommet d’une montagne, sans eau, attendant la mort aux mains de l’EIIL, née de l’ingérence américaine.


La réalité du Moyen-Orient est en contradiction totale avec la mise en scène de l’atterrissage de George W. Bush le 1er mai 2003 sur le porte-avions américain Abraham Lincoln, où il avait déclaré « Mission accomplie ». La mission accomplie par Washington a consisté a dévaster le Moyen-Orient et les vies de millions de personnes, et à détruire au passage la réputation de l’Amérique. Grâce au régime néoconservateur démoniaque de Bush, l’Amérique d’aujourd’hui est considérée par le reste du monde comme la plus grande menace à la paix mondiale.


L’attaque du régime Clinton contre la Serbie avait établi le schéma. Bush l’a poussé plus loin avec l’ ouverte aggression de Washington contre l’Afghanistan, drapée par Washington dans une phraséologie orwellienne : « Opération Liberté Durable ». [”Operation Enduring Freedom”].

Washington a apporté la ruine, pas la liberté, à l’Afghanistan. Après 13 ans passés à faire exploser le pays, Washington se retire à présent, la « superpuissance » ayant été défaite par quelques milliers de Talibans légérement armés. Et elle laisse derrière elle un champ de ruines pour lequel Washington n’assumera aucune responsabilité.


Une autre source des troubles sans fin au Moyen-Orient est Israël, qui fait main basse sur la Palestine avec la bénédiction de Washington. En plein milieu de la dernière attaque d’Israël sur les civils de Gaza, le Congrès américain a passé des résolutions en soutien des crimes de guerre d’Israël et voté des centaines de millions de dollars pour payer les munitions d’Israël. Ici, ce que nous voyons, c’est la Grande Amérique Morale soutenant à 100 % des crimes de guerre avérés contre des gens pratiquement sans défense.


Quand Israël assassine des femmes et des enfants, Washington appelle cela « le droit d’Israël à défendre son propre pays » – un pays qu’Israël a volé aux Palestiniens – mais quand les Palestiniens usent de représailles, Washington appelle cela du « terrorisme ». En soutenant Israël, déclaré Etat terroriste par les quelques gouvernements moraux qui existent encore, et accusé de crimes de guerre par le Secrétaire Général des Nations Unies, Washington est en violation de ses propres lois contre le soutien envers des Etats terroristes.


Bien sûr, Washington lui-même est l’Etat terroriste numéro un. Par conséquent, il est illégal selon la loi américaine que Washington se soutienne lui-même. Toutefois, Washington refuse qu’aucune loi, nationale ou internationale, vienne limiter ses actions. Washington est « exceptionnel, indispensable ». Personne d’autre ne compte. Aucune loi, aucune constitution, et aucune considération humaine n’ont d’autorité pour réfréner la volonté de Washington. Dans ses prétentions, Washington surpasse le Troisième Reich.


Aussi terrifiante que soit l’audace de Washington envers le Moyen-Orient, son audace envers la Russie est encore plus grande. Washington a convaincu la Russie, un pays doté de l’arme atomique, que Washington est en train de préparer une première frappe nucléaire.


En réponse, la Russie renforce ses forces nucléaires et teste les réactions de la défense aérienne américaine. http://freebeacon.com/national-security/russian-strategic-bombers-conduct-more-than-16-incursions-of-u-s-air-defense-zones/


Il est difficile d’imaginer un acte plus irresponsable que celui de convaincre la Russie que Washington projette d’attaquer la Russie avec une première frappe préventive. L’un des conseillers de Poutine a expliqué aux médias russes les intentions de Washington de frapper les premiers, et l’un des membres de la Douma russe a fait une présentation documentée sur les intentions de Washington de frapper en premier. http://financearmageddon.blogspot.fr/2014/07/official-warning-u-s-to-hit-russia-with.html En rassemblant les preuves, j’ai pointé du doigt dans mes colonnes qu’il est impossible pour la Russie d’éviter cette conclusion.


La Chine est consciente de faire face à la même menace venue de Washington. http://yalejournal.org/2013/06/12/who-authorized-preparations-for-war-with-china

La réponse de la Chine aux plans de guerre de Washington a été de démontrer comment ses forces nucléaires seraient utilisées pour détruire les Etats-Unis, en réponse à une attaque de Washington sur la Chine.

La Chine a rendu cela public, espérant créer une opposition parmi les Américains aux plans de guerre de Washington contre elle. http://www.dailymail.co.uk/news/article-2484334/China-boasts-new-submarine-fleet-capable-launching-nuclear-warheads-cities-United-States.html

Comme la Russie, la Chine est un pays en pleine ascension qui n’a pas besoin de guerre pour réussir.


Le seul pays au monde qui a besoin d’une guerre est Washington, et c’est parce que son objectif est celui des néoconservateurs : exercer l’ hégémonie sur le monde. Avant les régimes de Bush et Obama, tous les présidents des Etats-Unis faisaient de gros efforts pour ne pas paraître agiter la menace nucléaire. La doctrine de guerre américaine prenait grand soin de limiter l’usage de ces armes à des représailles en cas d’attaque nucléaire sur son sol. La raison d’être d’une force nucléaire est de se protéger de l’usage de telles armes. Le régime irresponsable de George W. Bush a fait évoluer l’arme nucléaire vers un usage en frappe préventive, détruisant ainsi la restriction imposée sur l’usage des armes nucléaires.


La toute première ambition de l’administration Reagan était de mettre fin à la guerre froide, et, de la sorte, à la menace d’une guerre nucléaire. Le régime de George W. Bush et la diabolisation de la Russie par le régime d’Obama ont mis fin à ce réel succès du président Reagan et rendu une guerre nucléaire probable.


Quand le régime incompétent d’Obama a décidé de renverser le gouvernement démocratiquement élu d’Ukraine et d’installer un gouvernement de pantins choisis par Washington, le département d’Etat d’Obama, mené par des idéologues néoconservateurs, a oublié que les régions de l’Est et du Sud de l’Ukraine sont d’anciennes provinces russes rattachées à la République socialiste soviétique d’Ukraine par des dirigeants du parti communiste, quand l’Ukraine et la Russie faisaient partie du même pays – l’Union soviétique. Quand les larbins russophobes installés à Kiev par Washington ont démontré en paroles et en actions leur hostilité à la population russe d’Ukraine, les anciennes provinces russes ont demandé leur retour à la mère Russie. Ce n’est ni une suprise, ni quelque chose qu’on puisse reprocher à la Russie.


La Crimée a réussi à réintégrer la Russie, à laquelle elle appartenait depuis les années 1700, mais Poutine, dans l’espoir de désamorcer la guerre de propagande montée contre lui par Washington, n’a pas écouté les suppliques des autres anciennes provinces russes. En conséquence, les larbins de Washington à Kiev ont estimé avoir les mains libres pour attaquer les provinces protestataires, et ont suivi la même politique que les Israéliens en attaquant les populations civiles, les résidences civiles et les infrastuctures civiles. Les médias occidentaux « presstitués » ont délibérément ignoré les faits et accusé la Russie d’envahir et d’annexer des parties de l’Ukraine. Ce mensonge est comparable à ceux du Secrétaire d’état Colin Powell à l’ONU au sujet des armes de destruction massives en Irak, sous l’égide du régime criminel de Bush, mensonges pour lesquels Colin Powell a présenté ultérieurement des excuses, en vain puisque l’Irak avait été détruite par ses mensonges.


Quand l’avion de la Malaysian Airlines a été détruit, la Russie a été accusée avant même que les circonstances ne soient connues. Les médias britanniques, en particulier, ont été les premiers à porter des accusations dès l’instant où l’on a appris que l’avion était abattu. Sur la BBC, j’ai entendu des déformations grossières de la réalité, ainsi que des mensonges flagrants sur l’American National Public Radio. Seule la propagande du Daily Mail a été pire. L’ensemble des « nouvelles » sur ce sujet a toutes les apparences d’une orchestration antérieure à l’évènement, ce qui, bien sûr, suggère l’implication de Washington.


Les morts de l’avion de ligne sont devenus très importants pour la machine de propagande de Washington. Les 290 victimes sont un grand malheur, mais ne représentent qu’une petite fraction de tous les morts que dans le même temps Israël infligeait aux Palestiniens sans déclencher une quelconque protestation de la part des gouvernements occidentaux, par opposition aux protestations des peuples occidentaux dans les rues, protestations qui ont été commodément étouffées pour Israël par les forces de l’ordre occidentales.


Washington a utilisé la destruction en vol de l’avion de ligne, dont il est probablement responsable, comme excuse pour une nouvelle série de sanctions, en faisant pression sur ses marionnettes européennes pour qu’elles se joignent aux sanctions et y ajoutent les leurs, ce que les marionettes européennes de Washington ont fait.


Washington s’appuie sur des accusations et des insinuations et refuse de fournir les preuves des photos satellite, parce que ces photos n’accréditent pas ses mensonges . Les faits ne sauraient interférer avec la diabolisation de la Russie par Washington, pas plus qu’ils n’ont interféré avec sa diabolisation de l’Irak, de la Lybie, de la Syrie et de l’Iran.


Vingt-deux sénateurs américains imprudents et irresponsables ont déposé une résolution de loi pour « la prévention de l’agression Russe en 2014 » (Sénat US loi 2277), parrainée par le sénateur Bob Corker, qui représente parfaitement, par son ignorance et sa stupidité, la majorité des Américains ou la majorité des électeurs de l’Etat du Tennessee. Cette résolution est un acte législatif inepte visant à déclencher une guerre dont le plus probable est qu’elle ne laisserait aucun survivant. Apparemment, ces idiots d’Américains sont capables d’élire au pouvoir n’importe quel imbécile.


La certitude que la Russie est responsable du crash de la Malaysian Airlines est devenue une réalité dans les capitales occidentales, malgré l’absence du moindre petit bout de preuve à l’appui de cette affirmation. En outre, même si l’accusation était fondée, un avion vaut-il une guerre mondiale ?


La Commission de défense britannique a conclu que le Royaume-Uni, bien que ruiné et militairement impuissant, doit « se concentrer sur la défense de l’Europe contre la Russie » Les tambours des dépenses militaires, voire les tambours de guerre, sont en train de sonner et tout l’Occident s’y est mis. La Grande-Bretagne, militairement impuissante, va défendre l’Europe contre une attaque inexistante, bien qu’annoncée urbi et orbi, de l’ours Russe.


Les dignitaires militaires des Etats-Unis et de l’OTAN, ainsi que le chef du Pentagone mettent en garde contre la menace russe en s’appuyant sur de prétendues mais imaginaires concentrations de troupes russes à la frontière ukrainienne.


Selon le ministère de la Propagande occidental, si la Russie protège les populations russes en Ukraine contre une attaque militaire de Washington menée par le gouvernement fantoche de Kiev, c’est une preuve que le voyou, c’est la Russie.

La campagne de propagande de Washington a réussi à transformer la Russie en menace. Les sondages montrent que 69% des américains considèrent la Russie comme une menace, et que la confiance des Russes dans les dirigeants américains a disparu.


Les Russes et leur gouvernement observent la même diabolisation de leur pays et de leur président que celle de l’Irak et Saddam Hussein, de la Lybie et Kadhafi, de l’Afghanistan et des Talibans, juste avant les assauts militaires sur ces pays par l’Occident. Pour un Russe, la meilleure conclusion à en tirer est que Washington veut une guerre contre la Russie.


A mon avis, l’irresponsabilité et l’imprudence du régime Obama n’a pas de précédent. Jamais auparavant le gouvernement des Etats Unis, ou de n’importe quelle autre puissance nucléaire, n’avait fait autant d’efforts pour convaincre une autre puissance nucléaire qu’elle se préparait à l’attaquer. Il est difficile de concevoir un acte qui mette encore plus en danger la vie sur Terre. En effet, l’imbécile de la Maison Blanche a fait coup double, convainquant et la Russie et la Chine que Washington préparait une attaque préventive sur les deux.


Les Républicains veulent faire un procès ou démettre Obama à propos de problèmes sans conséquences, comme l’Obamacare. Pourquoi les Républicains ne mettent-ils pas Obama en accusation devant le Congrès à propos d’un problème infiniment plus grave comme celui de soumettre le monde à un risque d’apocalypse nucléaire ?


La réponse est que les Républicains sont aussi délirants que les Démocrates. Leurs dirigeants, comme John Mc Cain et Lindsay Graham, sont déterminés à ce que nous nous « dressions contre les Russes ». Partout où le regard se porte dans le paysage politique américain, nous voyons des fous, des psychopathes et des sociopathes qui ne devraient pas détenir de mandat.


Washington a abandonné la diplomatie depuis longtemps. Washington s’appuie sur la force et l’intimidation. Le gouvernement des Etats-Unis est totalement dépourvu de jugement. C’est la raison pour laquelle les sondages montrent que le reste de la planète considère le gouvernement américain comme la plus grande menace pour la paix mondiale. Aujourd’hui (8 août 2014) le Handelsblatt, le Wall Street Journal allemand, a écrit dans son éditorial signé par le rédacteur en chef:


« La tendance américaine à passer de l’escalade verbale à l’escalade militaire – par l’isolement, la diabolisation et l’attaque des ennemis – n’a pas prouvé son efficacité. La dernière grande action militaire victorieuse menée par les Etats-Unis a été celle du débarquement de Normandie [en 1944]. Toutes les autres – Corée, Vietnam, Iraq et Afghanistan – ont été des échecs flagrants. Déplacer des unités de l’Otan vers la fontière polonaise avec la Russie et envisager d’armer l’Ukraine, c’est encore compter sur des moyens militaires en lieu et place de diplomatie.»

Les Etats marionnettes de Washington – toute l’Europe, le Japon, le Canada et l’Australie – autorisent la menace sans équivalent de Washington sur le monde en soutenant son projet hégémonique sur la planète.


Nous célébrons le 100ème anniversaire de la 1ère Guerre Mondiale. Et les folies qui ont causé cette guerre se répètent. La Première Guerre Mondiale a détruit l’Occident civilisé, et c’était le travail d’une poignée d’intrigants. Les conséquences en ont été Lénine, l’Union Soviétique, Hitler, l’émergence de l’impérialisme américain, la Corée, le Vietnam, les interventions militaires qui ont crée l’EIIL, et qui ont maintenant ressuscité le conflit entre Washington et la Russie, auquel le Président Reagan et Mikhail Gorbatchev avaient mis fin.


Comme l’a fait remarquer Stephen Starr sur mon site, l’emploi de seulement 10% des armes nucléaires des arsenaux américains et russes suffit à anéantir la vie sur terre.


Chers lecteurs, posez-vous la question, quand est-ce que Washington vous a raconté autre chose que des mensonges ? Les mensonges de Washington ont causé des millions de victimes. Voulez-vous être l’une d’entre elles?


Croyez-vous que les mensonges et la propagande de Washington à propos de l’avion de ligne Malaisien et de l’Ukraine vaillent la peine de risquer la vie sur Terre ? Qui est assez naïf pour ne pas réaliser que les mensonges de Washington sur l’Ukraine sont semblables à ceux à propos des armes de destruction massive de Sadam Hussein, des armes nucléaires iraniennes et de l’utilisation par Assad d’armes chimiques ?


Pensez-vous que l’influence néoconservatrice qui prévaut à Washington, quel que soit le parti politique en place, est trop dangereuse pour être tolérée ?


Paul Craig Roberts, traduction collective par les lecteurs du site www.les-crises.fr 

 



Poutine réalisera-t-il que la Russie

a les cartes en mains ?


Source : Paul Craig Roberts, www.paulcraigroberts.org, le 6 août 2014.


De plus en plus de preuves, au sujet desquelles je compte écrire abondamment, s’accumulent, montrant que l’Europe a consenti au chemin tracé par Washington vers la guerre contre la Russie, une guerre qui sera sans doute la dernière pour l’Humanité. Par sa réaction discrète et rassurante face à l’agression de Washington, qui donne ainsi à l’Ouest le signal erroné que la Russie est faible et apeurée, le gouvernement russe encourage Washington dans sa course à la guerre.

Il apparaît que la plus grande faiblesse des russes, c’est que le capitalisme a élevé suffisamment de Russes à un niveau de vie confortable pour qu’ils redoutent la guerre que Washington leur apporte, et qu’ils veuillent l’éviter pour continuer à vivre comme les décadents de l’Europe de l’Ouest.

La même chose arriva aux jadis féroces Vandales dans le Nord de l’Afrique au 6e siècle quand les Vandales furent exterminés par une petite unité de l’Empire Romain de l’Est. Les Vandales avaient perdu la valeur qui leur avait donné un riche morceau de l’Empire Romain.

La Russie doit sauver le monde de la guerre, mais pour empêcher cette guerre, la Russie doit montrer clairement son coût aux Européens.


Face aux sanctions économiques, actions essentiellement illégales et belliqueuses, appliquées à divers individus et entreprises de Russie par Washington et sa marionnette l’Union européenne, ainsi que par la Suisse, un pays qui a appris à redouter Washington plus que Moscou, le Président russe Poutine a demandé au gouvernement russe de trouver des contremesures à mettre en œuvre en réponse aux sanctions gratuites imposées à la Russie.

Mais, d’après Poutine, la Russie doit faire preuve de retenue : « Nous devons évidemment agir avec précaution afin de soutenir les producteurs nationaux, mais sans affecter négativement les consommateurs. »

En d’autres termes, Poutine veut imposer des sanctions qui n’en sont pas vraiment, tout en semblant rendre la monnaie de la pièce.


Ce qui est incroyable dans la manière dont la Russie se trouve sur la défensive au sujet des sanctions est que c’est la Russie, et non Washington ou l’impuissante Union européenne, qui a toutes les cartes en main. Poutine peut faire s’effondrer les économies européennes et plonger toute l’Europe dans un chaos politique et économique simplement en coupant l’approvisionnement en énergie.


Poutine n’aurait pas à couper la fourniture d’énergie bien longtemps avant que l’Europe dise au revoir à Washington et trouve un arrangement avec la Russie. Plus Poutine attend et plus l’Europe a de temps pour se préparer contre la meilleure arme que les russes puissent utiliser pour résoudre pacifiquement le conflit que Washington a orchestré.

Les agressions de Washington contre la Russie ne prendront fin que si Poutine réalise que c’est lui, et non Washington, qui détient les cartes, et les joue.

Le monde en a assez de Washington, de ses mensonges à répétition, ses guerres permanentes et sa brutalité. Poutine ferait bien de méditer quelques heures en compagnie de Belisarius, le grand général de Justinien le Grand.

« Quand je traite avec mes ennemis », a dit Belisarius, « j’ai pour habitude de donner des conseils plutôt que d’en recevoir, mais je tiens dans une main une ruine inéluctable et dans l’autre la paix et la liberté. »


C’est précisément dans cette position que Vladimir Poutine est vis-à-vis de l’Europe. Dans une main il tient la ruine de l’Europe, et dans l’autre, la paix et la liberté dans les relations entre la Russie et l’Europe.

Il doit en appeler aux abrutis qui « dirigent » l’Europe et le leur dire.

Si Poutine ne met pas le holà et fait prendre conscience à l’Europe quels sont les enjeux, Washington aura réussi dans sa volonté de conduire le monde à la guerre, et les Américains, pour « exceptionnels et indispensables » qu’ils soient, mourront avec les autres.


Paul Craig Roberts, traduction collective par les lecteurs du site www.les-crises.fr 

 



Washington a placé le monde

sur le chemin de la guerre

Le monde a-t-il des envies suicidaires ?

Source : Paul Craig Roberts, www.paulcraigroberts.org, le 14 août 2014.


Les tambours de guerre résonnent à Washington, dans les capitales européennes et dans les médias occidentaux « presstitués ». L’un des gros titres de l’Asia Times est « L’Otan est prêt à tout pour la guerre. » http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-01-080814.html  Cette fois la cible est la Russie, une puissance nucléaire majeure.


Au-delà de la Russie, de l’Europe, et des USA, les conséquences mortelles d’une telle guerre s’étendraient au monde entier. L’usage de mensonges fait par l’Occident met en danger la vie sur Terre et révèle que l’Occident est à la fois imprudent et irresponsable. Pour le moment, peu de voix se sont élevées contre cette imprudence et cette irresponsabilité.


Ron Unz porte à notre attention la voix importante d’un journaliste néerlandais distingué, Karel Van Wolferen. Wolferen http://www.unz.com/article/the-ukraine-corrupted-journalism-and-the-atlanticist-faith/  et Unz lui-même http://www.unz.com/runz/american-pravda-who-shot-down-flight-mh17-in-ukraine/  sont d’importants contrepoids à ce qu’Unz considère, correctement à mon avis, comme « la corruption complète et le manque de fiabilité des médias mainstream américains. »


L’article de Wolferen est long mais très important. Les lecteurs y trouveront des analyses proches de la mienne. Wolferen montre comment l’hégémonie de Washington a enfermé l’Europe dans une idéologie atlantiste qui interdit aux Européens toute pensée ou politique étrangère indépendante, réduits qu’ils sont à l’état de vassaux. Wolferen conclut que tandis que Washington mène l’Europe à la guerre, « les Européens ne parviennent pas à se convaincre du dysfonctionnement et de la totale irresponsabilité de l’Etat américain ».


Sans contrôle interne de l’irresponsabilité de Washington par les alliés, les médias et les sénateurs américains, le seul frein à son bellicisme est la diplomatie russe, chinoise, indienne et sud-américaine. Si cette diplomatie échoue, le drame de Fukushima, aussi grave soit-il, ne sera plus qu’une goutte d’eau dans l’océan. http://www.globalresearch.ca/weve-opened-the-gates-of-hell-fukushima-spews-radiation-world-wide/5395912


Le massacre de civils dans les anciens territoires russes entre les frontières est, et sud, de l’actuelle Ukraine par Washington, ses larbins de Kiev et ses vassaux européens est non seulement largement ignoré par les médias occidentaux, mais il est aussi nié, ou imputé à la Russie.


Les crimes perpétrés par les Etats-Unis, et imputés à la Russie, ont provoqué une grande colère au sein du peuple russe. Une telle colère est dangereuse car elle pourrait obliger Poutine, qui continue à préférer la non-confrontation http://rt.com/news/180268-putin-russia-mobilize-confrontation/ , à abandonner la diplomatie pour la violence.


Egor Prosvirnine, le rédacteur en chef d’un site d’information russe, nous montre l’étendue de la colère en Russie causée par le dangereux mélange de promesses non tenues par Washington et de propagande belliciste sournoise contre la Russie avec la complicité du gouvernement allemand. http://sputnikipogrom.com/europe/germany/18213/russian-appeal/


Prosvirnine exprime une ardente colère : « Les Allemands ont échoué à l’examen. Le Mal est revenu en Europe, et vous n’essayez même pas de lui résister, vous vous prosternez immédiatement à ses pieds comme des esclaves. » Pour les Russes, toute l’Europe est esclave du mal qui vient de Washington.


Pourquoi Merkel a-t-elle permis à Washington de pousser l’Allemagne au conflit avec la Russie, déclenchant une énorme colère des Russes envers l’Allemagne ? Comment expliquer l’échec total de Merkel en tant que dirigeante ?


Les gouvernements Clinton, Bush et Obama ont mené le monde sur le sentier de la guerre finale. Comment se fait-il que leur malfaisance ne soit toujours pas reconnue ?


Les Etats les plus meurtriers sont les États-Unis et Israël. En tolérant leurs massacres sans fin et leurs mensonges sans fin, le monde prépare sa propre disparition.


Le seul espoir pour la vie et la vérité est que le monde s’unisse contre ces deux gouvernements criminels, les isole diplomatiquement et économiquement, et rende impossible à leurs représentants officiels de voyager à l’étranger sans être arrêtés et jugés. Pourquoi le monde a-t-il besoin des Etats-Unis et d’Israël ?

 

A moins que le monde n’ait un désir de mort, le monde n’a besoin ni des Etats-Unis ni d’Israël [pour vivre].


Paul Craig Roberts, traduction collective par les lecteurs du site www.les-crises.fr 

 

http://www.les-crises.fr/washington-menace-le-monde/

 

Pourquoi Washington prend-il le risque d'une guerre avec la Russie?.


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Published by eva r-sistons - dans Guerres futures - mondiale
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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 02:57

 

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Paul-Craig Roberts met une nouvelle fois en garde contre le risque de 3e guerre mondiale voulue par les dirigeants américains + liens importants

 

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En ce 3 août 2014, la France et l’Allemagne commémorent le déclenchement de la Première Guerre mondiale à grands renforts de propagande européiste, en faisant croire aux populations que la prétendue « construction européenne » les prémunirait contre le déclenchement d’un nouveau conflit planétaire. Or, comme je l’ai maintes fois expliqué, c’est exactement le contraire qui est vrai (cf. mon message précédent du 3 août 2014).

Cette propagande est d’autant plus nocive que le monde n’a sans doute jamais été aussi près d’un conflit planétaire majeur depuis la crise des missiles de Cuba de 1961 :

  • à l’époque, le responsable de la tension était l’Union soviétique, qui avait décidé d’installer des missiles à Cuba, venant ainsi menacer directement les États-Unis à quelques dizaines de kilomètres de leurs frontières.
  • en 2014, le responsable de la tension sont les États-Unis, qui ont décidé de mettre la main sur l’Ukraine, venant ainsi menacer directement la Russie à sa frontière immédiate.

Le problème majeur auquel nous avons à faire face tient donc dans la volonté d’hégémonie planétaire de Washington, qui met en jeu rien moins que la paix du monde. Et ce problème est encore aggravé par le fait que la France est devenue un satellite des États-Unis, ayant abdiqué toute souveraineté et toute indépendance au profit de Washington, dans le cadre de la prétendue « construction européenne » qui n’est en fait qu’une vassalisation américaine.

En d’autres termes, la France et le peuple français sont coresponsables de l’ambiance sinistre de veillée d’armes qui empoisonne l’atmosphère.


Cette analyse, que je fais depuis la création de l’UPR – et qui a même justifié la création de notre mouvement – vient d’être une nouvelle fois corroborée par le tout dernier article publié le 1er août 2014 par l’Américain Paul Craig Roberts.

 

Ce dernier article, intitulé de façon provocatrice « SI LA GUERRE NUCLÉAIRE NE NOUS EXTERMINE PAS, LE VIRUS EBOLA LE POURRAIT »  est encore une fois tellement percutant qu’il m’a paru utile de le faire lire à nos lecteurs.


L’auteur y jette une lumière crue non seulement sur le cynisme et la folie meurtrière des dirigeants de Washington, mais aussi sur la naïveté relative du reste du monde – à commencer par la Russie et la Chine.  

Et il n’évoque les pays de l’Union européenne que sous l’appellation récurrente de « US puppet states », que l’on peut traduire par « États fantoches de Washington » ou « États marionnettes de Washington ».

 

C’est hélas tragiquement vrai et cela conforte d’autant plus toutes nos analyses que ce jugement méprisant est formulé par un Américain rompu aux arcanes de la politique de son propre pays.

Je conseille donc vivement la lecture de ce nouvel article de Paul Craig Roberts. (Je précise que j’en ai effectué moi-même la traduction en français et que je la diffuse donc avec les réserves d’usage).

François ASSELINEAU


3 août 2014

RAPPEL Au cours des mois écoulés, j’ai déjà attiré deux fois l’attention de mes lecteurs sur les articles très intéressants et d’une extrême virulence publiés par cet expert des allées du pouvoir états-unien et de géopolitique. Je l’ai fait :

Je renvoie donc à ces deux liens précédents le lecteur désireux d’en savoir davantage sur cet ancien Secrétaire Adjoint au Trésor américain dans l’administration de Ronald Reagan. J’y ai déjà expliqué en quoi ses analyses ne cessent d’apporter confirmation aux analyses de l’UPR, en usant d’ailleurs d’un ton d’une virulence extrême si on les compare aux nôtres, et en parvenant à des conclusions qui sont parfois excessives à nos yeux.


Paul Craig Roberts met une nouvelle fois en garde contre le risque de 3e guerre mondiale voulue par les dirigeants américains

 SI LA GUERRE NUCLÉAIRE NE NOUS EXTERMINE PAS, LE VIRUS EBOLA LE POURRAIT

Conférence de presse d’Obama à la Maison Blanche

Paul Craig Roberts, le 1er août 2014


[ Source originale : http://www.paulcraigroberts.org/2014/08/01/nuclear-war-doesnt-exterminate-us-ebola-virus-might-paul-craig-roberts/ ]


Je viens juste d’entendre sur la radio publique nationale deux choses qui ont détruit totalement ce petit peu de conviction que j’avais encore dans le leadership américain. J’en ai conclu que l’expression « un Américain intelligent » est un oxymore.


Les élites américaines, jugeant que les Américains ne sont pas suffisamment menacés par la guerre et le chaos économique, ont décidé de faire venir le virus Ebola en Amérique. La radio publique nationale a rapporté que deux personnes infectées par le virus Ebola, qui ne peut être soigné et qui est généralement mortel, vont être acheminées à l’hôpital de l’Université Emory d’Atlanta, en Géorgie.

Il suffit d’une toux, d’un éternuement, d’une goutte de salive, et le virus sera lâché dans l’un des principaux centres de transports des États-Unis.


Quelqu’un a parlé de pandémie ? Il fait peu de doute que la plupart du reste du monde émettrait un grand soupir de soulagement d’être débarrassé de Washington.

On nous dit que les porteurs du virus Ebola seront mis en quarantaine dans des salles spéciales. Mais nous savons déjà que les hôpitaux américains ne peuvent même pas contenir les infections à staphylocoques. http://rt.com/usa/177408-nightmare-bacteria-antibiotic-southeast/  Qu’adviendra-t-il des ustensiles, assiettes, tasses et verres avec lesquels les personnes infectées par l’Ebola mangent et boivent ? Et qui va nettoyer les bassins pour uriner ? Le faux-pas d’une seule personne, une larme dans un gant de caoutchouc, et le virus est lâché.


Si nous ne mourons pas de l’Ebola, nous aurons encore à esquiver une guerre nucléaire. J’ai entendu une partie de la conférence de presse d’Obama. Obama a accusé Poutine de faire tout ce qu’Obama est le seul à faire.


Si Obama croit ce qu’il dit à la presse, c’est qu’il est totalement désinformé par ses conseillers. Mais s’il ne croit pas dans la propagande grossière qu’il diffuse, c’est alors qu’il mène consciemment les événements vers la guerre avec la Russie, ce qui signifie probablement aussi la guerre avec la Chine, et la fin de chacun de nous.


Il faut garder à l’esprit que l’armée américaine n’est pas parvenu à occuper l’Irak avec succès au bout de 8 ans et que les États-Unis sont toujours incapables, depuis 13 ans, de vaincre quelques milliers de talibans légèrement armés en Afghanistan.


Or la Russie et la Chine ne sont ni l’Irak, ni la Libye, ni l’Afghanistan.


La guerre avec la Russie sera nucléaire. Washington s’y est préparé. Washington a abandonné le traité ABM (1), a créé ce qu’il pense être un « bouclier ABM », et a changé sa doctrine de guerre pour autoriser une première frappe nucléaire des États-Unis. Tout cela est évidemment dirigé contre la Russie, et le gouvernement russe le sait. Combien de temps la Russie va-t-elle rester là, à attendre la première frappe de Washington ?


La Russie n’a rien fait d’autre que de se mettre, avec retard, en travers des mensonges de Washington, que Washington utilise pour déclencher des guerres.

 

La Russie (et la Chine) ont accepté les mensonges de Washington sur les armes de destruction massive irakiennes.

 

La Russie (et la Chine) ont accepté les mensonges de Washington selon lesquels les 13 ans consacrés par Washington à tenter de conquérir et d’occuper l’Afghanistan étaient motivés par la seule recherche d’Oussama ben Laden.

 

La Russie (et la Chine) se sont laissés prendre à la tromperie de Washington qui a affirmé que la résolution des Nations unies établissant une zone d’exclusion aérienne sur la Libye avait pour but d’empêcher l’armée de l’air de Kadhafi de bombarder son propre peuple, et ont découvert ensuite que Washington faisait un usage abusif de cette résolution en envoyant  la force aérienne de l’OTAN renverser le gouvernement libyen.

 

Lorsque Washington a tracé une «ligne rouge» dans le sable sur l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien à l’encontre des forces extérieures, organisées et envoyées en Syrie par Washington pour renverser le gouvernement, tout en prétendant que ces mercenaires islamistes étaient les véritables porte-parole de la démocratie en Syrie, la plupart du reste du monde a su que Washington était en fait sur le point d’organiser une attaque chimique et d’en accuser Assad. Quand cette attaque orchestrée par Washington s’est passée comme prévu, cette fois-ci la Russie et la Chine ne s’y sont pas laissé prendre. Pas plus que le Parlement britannique. Washington a été incapable de présenter la moindre preuve des accusations lancées par Washington et dont il espérait qu’elles lui fourniraient au moins le soutien britannique à l’agression militaire de Washington sur la Syrie. La Russie, en revanche, a été en mesure de produire des preuves, et ces preuves ont déjoué le complot de Washington contre la Syrie.


L’intervention de la Russie a mis Washington en colère, comme l’a fait l’intervention de la Russie qui a bloqué le complot de Washington pour attaquer l’Iran. Washington, dépourvu de tout élément de preuve et en contradiction avec les rapports des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique sur le terrain en Iran, qui concluaient qu’il n’y avait pas eu détournement de l’uranium du programme énergétique légal vers un programme d’armement, avait préparé l’attaque de l’Iran. L’Iran était entouré par quelque 40 bases militaires américaines et deux flottes de Washington au large de ses côtes.


Mais la Russie a travaillé par étapes à un accord, que Washington a dû accepter, qui maintient l’enrichissement de l’uranium iranien au bas niveau utilisé pour fournir de l’énergie, un niveau bien inférieur aux exigences pour l’armement.


Ce sont deux points noirs contre la Russie, dont le gouvernement a empêché les guerres que voulait Washington. La Russie (et la Chine) étaient censées approuver les mensonges de Washington comme le font les États fantoches de l’Europe, le Canada, l’Australie et le Japon, pays qui ont depuis longtemps abandonné leur souveraineté à Washington.


Malheureusement pour elle, la Russie a montré qu’elle avait désormais une puissance et une influence suffisantes pour bloquer les plans de guerre de Washington ; elle a de ce fait déclenché la doctrine Wolfowitz à son encontre. J’ai déjà cité cette doctrine dans des articles récents, mais vous pouvez chercher sur Google et la découvrir par vous-même. Cette doctrine est la base de la politique étrangère de Washington. Elle pose que l’objectif principal de la politique étrangère de Washington est d’empêcher la montée de tout pays qui pourrait faire échec à l’hégémonie de Washington sur le monde entier. (La doctrine mentionne explicitement la Russie, mais elle s’applique aussi à la Chine.).

 

Washington s’inquiète de ce que la Russie a déjoué deux fois les intentions de guerre de Washington et que le Parlement de Grande-Bretagne, État fantoche des États-Unis, a voté avec les Russes.


Washington est également préoccupé par les relations économiques et politiques croissantes entre les États de l’Union européenne, marionnettes des États-Unis, et la Russie. Les pays de l’UE, notamment l’Allemagne, ont des liens économiques nombreux et rentables avec la Russie, et toute l’Europe est dépendante des fournitures énergétiques russes.


Washington en a conclu que Washington était en danger de perdre son contrôle sur l’Europe. Pendant que le gouvernement russe s’était endormi aux commandes en profitant de ses Jeux olympiques, Washington a commis son coup d’État à Kiev.

La néoconservatrice Victoria Nuland, nommée par Obama comme Secrétaire d’État adjointe, a annoncé lors d’une conférence de presse en décembre dernier que Washington avait dépensé 5 milliards de dollars pour mettre sur pied une cinquième colonne d’ONG ukrainiennes, chargées d’organiser des manifestations de rue afin de déstabiliser le gouvernement, et pour acheter et entraîner des hommes politiques ukrainiens qui serviront de larbins de Washington. Nuland, bien sûr, a décrit l’achat de l’Ukraine par Washington comme une « consolidation de la démocratie » en Ukraine.


Ce coup d’État de Washington contre un gouvernement démocratiquement élu a porté au pouvoir des éléments extrémistes qui ont proclamé leur haine des juifs et des Russes. Ces extrémistes ont détruit des monuments de guerre commémoratifs, érigés pour rappeler la libération de l’Ukraine du Troisième Reich par la Russie ; ils ont adopté une législation interdisant le russe comme langue officielle, et ont engagé des attaques physiques violentes contre la population russophone.


L’Ukraine a toujours été une zone aux frontières mouvantes. Comme certains l’ont dit, « L’Ukraine est un pays à la recherche de frontières ». Lorsque l’Ukraine était une province soviétique, les dirigeants soviétiques ont rattaché, pour des raisons diverses, des provinces traditionnellement russes à la République socialiste soviétique d’Ukraine. Lorsque l’Union soviétique s’est effondrée en 1991, la pression de Washington sur la Russie affaiblie a conduit à la séparation de l’Ukraine de la Russie, ce qui incluait la Crimée, qui faisait partie de la Russie depuis les années 1700 et qui abrite le seul port de la Russie dans une mer chaude.


Les populations russes, dans les anciens territoires russes que les dirigeants soviétiques ont bêtement rattachés à l’Ukraine, ont été alarmées par l’extrême russophobie du gouvernement que Washington a établi à Kiev. Les anciens territoires russes ont voté pour rejoindre leur pays d’origine et quitter l’État russophobe, marionnette des États-Unis, établi à Kiev.


Le gouvernement russe a accepté la demande de la Crimée, mais pas les demandes des autres anciennes provinces russes, afin de démontrer à l’Europe que la Russie ne faisait pas de provocation et n’était pas la source de la crise. Poutine a même laissé la Douma russe annuler son pouvoir d’intervenir militairement en Ukraine afin de protéger les provinces sécessionnistes.


Cette retenue a nui à la position du gouvernement russe plutôt qu’elle ne l’a servie. Washington a utilisé sa machine de propagande pour qualifier l’autodétermination des habitants de Crimée d’« invasion et annexion de la Crimée par la Russie. ».


La retenue de la Russie à l’égard des demandes des autres anciennes provinces russes de rejoindre la Russie a entraîné une attaque militaire du gouvernement fantoche de Kiev, encouragée par Washington, contre les provinces séparatistes dont la Russie a refusé d’accepter les demandes. La propagande de Washington a ensuite réussi à accuser la Russie d’être responsable de cette guerre que Washington a lancée sur les provinces séparatistes.


Washington n’est pas intéressé par la vérité, et la Russie ne peut pas gagner une guerre de propagande avec Washington qui contrôle le langage du monde, qui est l’anglais, la langue de la propagande de Washington. Les médias occidentaux se composent d’idiots qui permettent à Washington de conduire le monde vers la guerre et l’extermination de la vie sur terre.


Si le gouvernement russe avait accepté la demande de rattachement des provinces séparatistes, il n’y aurait pas de guerre. Le gouvernement ukrainien a beau être cinglé et contrôlé par Washington, il ne va pas attaquer des territoires que la Russie considère comme lui appartenant.

 

En faisant preuve de retenue, la Russie n’a fait que persuader Washington qu’elle était faible, et Washington a augmenté la pression. La Russie a donné à penser à l’Europe qu’il ne coûterait rien à l’Europe de se plier aux sanctions de Washington contre la Russie. En s’appuyant sur la bonne volonté, la raison, la vérité et les preuves, la Russie s’est trompée sur Washington et ses lâches marionnettes européennes.


Qu’est-ce que Obama a voulu dire, dans sa conférence de presse à la Maison Blanche aujourd’hui  ( 1er août ), lorsqu’il a dit que Poutine devrait utiliser la diplomatie, – ce que Poutine a utilisé sans effet - ? Que Poutine devrait rendre la Crimée au gouvernement fantoche de Washington à Kiev, malgré l’opposition des habitants de Crimée et du peuple russe. Et cela afin que Washington puisse expulser la Russie de son port de mer chaude et de son accès à la mer Méditerranée. Ce qui rendrait inutile la base navale de la Russie à Tartous, en Syrie. Obama veut aussi que Poutine envoie des forces militaires russes dans les zones séparatistes de l’Ukraine, régions qui faisaient traditionnellement partie de la Russie, pour soumettre ces territoires séparatistes au gouvernement fantoche de Washington à Kiev.


Telle est la position «diplomatique» de Washington. Seule une personne totalement démente pourrait considérer la position d’Obama comme réaliste.


Étant quelqu’un de considéré comme impartial par les médias du monde entier et qui parvient à des conclusions raisonnables indépendamment de la propagande de Washington, je suis souvent interrogé par des organisations étrangères ainsi que par des médias indépendants américains. Dernièrement, les médias russes se sont tournés vers moi à plusieurs reprises. Ce que j’ai découvert, c’est que les médias russes sont perplexes devant l’hostilité de Washington à la Russie.


La Russie ne se livre à aucune opération dans le vieux Sud confédéré pour essayer de monter le sud des États-Unis contre Washington, contre les rapines, l’assassinat et la destruction de la culture du Sud auxquels se livre Washington. Mais Washington opère dans le sud de la Russie pour monter l’Ukraine, longtemps partie intégrante de la Russie, contre la Russie.


Comme les Russes, sauf peut-être leur gouvernement, ne sont pas conscients de la doctrine Wolfowitz, ils ne savent pas que le principal objectif de Washington est d’empêcher la montée de tous les autres pouvoirs qui pourraient limiter le rôle de Washington en tant que seule Puissance Unique, l’Hegemon sur Terre.


Au lieu de comprendre la véritable menace, les organisations de médias russes me demandent si le budget de la Russie peut se permettre de répondre aux sanctions de Washington et de l’UE en coupant l’alimentation en énergie de l’Europe.


Chaque fois que j’entends cette question, je suis étonné. La Russie peut arrêter une grande partie de l’industrie européenne et priver les Européens de chaleur en hiver, et les médias russes me demandent si la Russie peut se le permettre ?


La Russie peut-elle se permettre d’être diabolisée par des mensonges, d’être traînée par terre par des sanctions propagandistes qui nuiront à l’Europe et à certaines entreprises américaines, pour véhiculer l’image que la Russie est si faible qu’elle est impuissante face à des sanctions occidentales et qu’elle doit accepter les sanctions sans en montrer le coût pour l’Europe et les États-Unis ?


Washington serait-il même parvenu au lavage de cerveau des Russes ?


Je suis préoccupé par la crise que Washington a orchestrée, parce que je crois qu’elle nous conduit à la guerre, qui sera nucléaire. Êtes-vous prêt à être détruits pour les mensonges de Washington sur un avion de ligne malaisien? Je suis convaincu que Washington est derrière la destruction du vol MH-17, parce que le spectacle de propagande de Washington était déjà tout prêt et a été instantanément représenté.

 

C’est parce que Washington est responsable que Washington ne publiera pas ses photos satellites de la zone au moment de la destruction de l’avion de ligne.

 

C’est parce que Washington est responsable que Washington répond aux preuves tangibles de la Russie par des mensonges et de la propagande. C’est Obama et les larbins d’Obama à Kiev qui refusent de négocier, pas la Russie.


La Russie a autant de têtes nucléaires que Washington, et le « bouclier ABM» de Washington est une farce. Si le gouvernement de malades mentaux américains entraîne la crise, que Washington a créée tout seul, jusqu’à la guerre, nous allons tous mourir, et pour quelle raison ? La réponse est : pour un MENSONGE de Washington.

 

Voulez-vous mourir pour un mensonge? Un autre mensonge de Washington ?


Si vous ne le voulez pas, vous feriez bien de le faire savoir à Washington.


La Russie ne peut mettre fin à cette crise que si elle y met le holà. J’ai déjà expliqué que la Russie devrait saisir l’ONU. Ou alors, le gouvernement russe doit interpeller l’Europe sur deux questions. La première : est-ce que l’Europe veut que ses approvisionnements énergétiques en provenance de Russie soient coupés, approvisionnements en énergie que Washington, en dépit de ses mensonges, ne peut pas remplacer, dans le meilleur des cas, pendant plus de 3 ans ? Seconde question : l’Europe veut-elle la guerre avec la Russie et pense-t-elle que les pays idiots qui hébergent les missiles de Washington ne seront pas atomisés et exterminés ?


La crise en Ukraine continuera aux dépens de la Russie et de toute l’humanité jusqu’à ce que la Russie explique à l’Occident stupide, arrogant et bouffi d’orgueil, que les actions criminelles et agressives de l’Occident contre la Russie entraînent un coût réel, et que la Russie est prête à imposer ce coût.


Les gens de l’Ouest soumis à la propagande n’ont aucune idée du destin auquel leurs gouvernements déments sont en train de les conduire.

 

La Russie a besoin de bien faire comprendre aux peuples occidentaux, victimes du lavage de cerveau de la propagande, que la Russie ne deviendra pas un État fantoche de l’Ouest et n’acceptera pas l’agression gratuite du dingue de la Maison Blanche.


Il serait utile, pour sauver la vie sur Terre, que la Chine le fasse également savoir clairement.


Le plus tôt sera le mieux.


Si le monde ne maîtrise pas les criminels cinglés de Washington, il signe son propre arrêt de mort.


Paul Craig Roberts

Note


(1) Le traité ABM (ABM pour Anti-Balistic Missile) fut signé à Moscou le 26 mai 1972 dans le cadre des négociations sur la limitation des armes stratégiques et complété par le protocole du 3 juillet 1974 entre l’URSS et les États-Unis, puis confirmé par la Russie et les États de l’ex-URSS pour une durée illimitée. Après l’annonce du retrait officiel des États-Unis (rendu public le 13 décembre 2001), les États-Unis ne font plus partie du traité ABM depuis le 13 juin 2002

 

 

Paul-Craig Roberts met une nouvelle fois en garde contre le risque de 3e guerre mondiale voulue par les dirigeants américains

 

 

A lire également


http://french.ruvr.ru/

Révélations de Soros : du symptôme au diagnostic

http://www.les-crises.fr

La précipitation inconsidérée de l’Occident vers le déclenchement d’une guerre contre la Russie, par Chris Martenson

 

Sur cet excellent site,

 

L’Occident qui viole les droits de l’homme : une page révélatrice dans Le Monde

L’Occident qui viole les droits de l’homme : une page révélatrice dans Le Monde

Par La Voix de la Russie | On se frotte les yeux après avoir lu la page deux de ce grand quotidien dans le numéro daté du 28 juillet. Une envoyée spéciale à Donetsk, ville d’un million d’habitants, raconte l’enfer vécu par les habitants sous le feu de l’armée ukrainienne. Vous avez bien lu : l’armée ukrainienne et non l’armée russe ! Et la journaliste insiste : « pour les autorités ukrainiennes, reprendre la capitale du Donbass est une priorité. Elles ont promis de ne pas bombarder la ville (..) mais dans un rapport publié le 25 juillet l’organisation internationale de surveillance des droits de l’homme « Human Rights Watch » (HRW) prend Kiev en défaut : « selon des indices concordants, l’armée ukrainienne est à l’origine de tirs de roquettes qui ont causé la mort d’au moins 16 civils depuis le 12 juillet. Ces tirs de roquette sont si imprécis que leur usage systématique est proche du crime de guerre selon HRW ; une ukrainienne Nadia qui avait voté lors du référendum pour l’indépendance du Donbass constate qu’elle n’a plus que le choix suivant : fuir (vers la Russie comme 515 000 réfugiés selon l’ONU) ou mourir sous les tirs ukrainiens et elle ajoute : « comment voulez- vous qu’on vive avec des gens qui nous tuent ? » Répondre à des référendums autonomistes par une guerre sans merci n’est pas le meilleur moyen pour l’Ukraine de sauver son unité !

En dessous de cet article, on peut lire : « la Pologne est condamnée pour avoir abrité des prisons secrètes de la CIA ; la cour européenne des droits de l’homme estime que Varsovie a facilité le transfert et la torture sur son sol de prisonniers ensuite envoyés à Guantanamo. » Des soupçons portent sur la Roumanie et la Lituanie mais aussi sur la Suède, l’Espagne voire l’Allemagne. Toujours selon le même journal, à propos de tortures infligés dans ces pays dans des prisons secrètes, « dans d’autres pays, la règle a été celle du silence couvert par les institutions européennes soucieuse (..) de ne pas compliquer davantage les relations avec Washington. »

Une fois que vous avez lu tout ceci, vous passez au troisième article : « des personnalités russes de haut rang visées par l’Union européenne (..) 15 personnalités sont interdites de voyage dans l’UE et leurs avoirs vont être gelés. Cette nouvelle salve de mesures porte à 87 le nombre de personnalités russes et ukrainiennes soumises à des sanctions ».

D’un côté, 500 000 réfugiés ukrainiens qui ont peur des violences de l’armée de Kiev (cette armée qui tire contre son propre peuple peut-elle encore être appelée « ukrainiennes » ?), la dénonciation par la justice internationale de camp de tortures américains secrets basés en Europe avec la complicité de gouvernements comme celui de la Pologne, et de l’autre côté, des condamnations individuelles arbitraires baptisées « sanctions » faisant bon marché de la liberté individuelle et du respect du droit de propriété, sanctions réservées aux méchants Russes et à leurs alliés.

Où sont les sanctions internationales contre les tortionnaires de la CIA dénoncés par la justice européenne, les personnalités européennes complices et les gouvernants de Kiev qui bombardent des civils ?

Trop, c’est trop et même la grande presse comme « le Monde » ne peut taire les faits au point de donner l’impression aux lecteurs que les sanctions contre les Russes sont injustes et absurdes.

JOn est dans un arbitraire de plus en plus total. Des oligarchies politiques de plus en plus rejetées par leurs peuples contrôlent l’Europe pour le profit des intérêts de l’empire de Washington et menacent aujourd’hui la paix dans le monde.

On menace la paix, la liberté mais aussi la prospérité : car tous les économistes depuis Adam Smith savent que les « sanctions » en économie sont des boomerangs : si vous frappez le producteur, vous faites tort au consommateur et vice versa. On voudrait affaiblir l’’économie européenne, et pas seulement l’économie russe qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Alors, il faut poser la question de tous les policiers du monde : « à qui le crIme profite ? » On peut déjà répondre à qui il ne profite pas : tous les peuples d’Europe du Portugal et de l’Irlande à la Russie jusqu’à Vladivostok !

Tout se passe comme si certains intérêts aux Etats-Unis n’hésitaient pas à vouloir affaiblir l’Europe : on peut lire les livres du conseiller préféré des présidents américains Zbigniew Brzezinski qui en toute franchise explique qu’il faut affaiblir, diviser et contrôler l’Eurasie.

Un grand homme politique avait compris cela avant les autres : Charles de Gaulle, héro de la résistance contre le nazisme ! Il écrivait dans ses mémoires d’espoir : « si les Occidentaux de l’ancien monde demeurent subordonnés au nouveau monde, jamais l’Europe ne sera européenne et jamais non plus elle ne pourra rassembler ses deux moitiés » (cité page 5 de mon livre : l’Europe colonisée, éditions Apopsix, 2014).

Voilà ce qu’il nous faut aujourd’hui : des hommes lucides et courageux qui reprennent le combat qui fut celui de la résistance au nom de la patrie et des libertés ! 


Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_07_28/L-Occident-qui-viole-les-droits-de-l-homme-une-page-revelatrice-dans-Le-Monde-0652/

 

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Soldat du futur russe : les équipements livrés à l'armée en octobre

Soldat du futur russe : les équipements livrés à l'armée en octobre

MOSCOU, 5 août - RIA Novosti/La Voix de la Russie Le système d'armes individuel Ratnik sera livré à l'armée russe dès octobre prochain, a annoncé mardi à Moscou Alexandre Romaniouta, responsable du Commandement central de l'Armée de terre russe.

"Les essais de Ratnik touchent à leur fin. Nous espérons que tous les éléments du système seront livrés à l'armée à partir d'octobre", a indiqué M.Romaniouta.


Selon Dmitri Semizorov, directeur général de l'Institut central russe de mécanique de précision (TsNIITochMash) de Klimovsk (région de Moscou), le ministère russe de la Défense recevra 50.000 équipements du soldat du futur par an.


Le système d'arme modulaire du "soldat du futur" Ratnik comprend une cinquantaine d'éléments - des armes d'infanterie, des munitions, un gilet pare-balles, des moyens de communication et de navigation, d'autres dispositifs faisant largement appel aux hautes technologies.

 
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_08_05/Soldat-du-futur-russe-les-equipements-livres-a-larmee-en-octobre-0516/

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Des combats se poursuivent dans les quartiers Ouest de Donetsk

Des combats se poursuivent dans les quartiers Ouest de Donetsk

Par La Voix de la Russie | Des explosions puissantes et des échanges de tirs sont entendus actuellement à l’Ouest de Donetsk, rapporte l’administration municipale.

Une centaine de transformateurs électriques ont été mis hors tension à cause des bombardements des forces de sécurité ukrainiennes. Il est difficile de donner pour l’instant l’estimation de l’ampleur des dégâts. La fusillade a fait des victimes parmi les civils. Des ambulances et des bridages du ministère des Situations d’urgence sont arrivées sur place.


Dans la région de Lougansk voisine une partie de la région a été privée de courant à cause de l’arrêt d’approvisionnement en charbon. Le pont ferroviaire dont se servent les trains avec le carburant pour approvisionner le carburant à la centrale thermique de la région, a été détruit. La centrale fournit 70% d’électricité dans la région de Lougansk. 


Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_08_05/Des-combats-se-poursuivent-dans-les-quartiers-Ouest-de-Donetsk-2841/

 

 

Voir aussi :


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Published by eva r-sistons - dans Guerres futures - mondiale
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 04:23

 

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Tweets d'eva :

, . J'écrivais en 2008 "Et si la guerre mondiale partait de là ?"


Face à la menace US, la  se prépare

 

Lire aussi :

Les Etats-Unis veulent encore amener l'Europe à faire la guerre pour eux    

 

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Chronique d'une guerre mondiale annoncée,

ou , comme en 14


 

 

L'hystérie de la presse dite occidentale contre la Russie et principalement contre son président Vladimir Poutine ne trompe pas. Depuis la guerre de démantèlement de la Yougoslavie l'habitude fut prise de constater que cette hystérie médiatique précède toujours une action militaire.


 

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Tel fut le cas contre l'Irak, contre la Libye et contre la Syrie. Cette hystérie prend toujours comme prétexte un événement préalablement fabriqué par les services spécialisés des USA, événement terrifiant propre à indigner les foules occidentales, justifier la guerre et accepter les pertes humaines. Cette habitude, quasiment un atavisme étasunien était déjà prise en 1898 avec le sabordage du cuirassé US obsolète et inutilisable Le Maine dans la baie de La Havane prétexte à la guerre contre l'Espagne.

 

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"L'esprit de la guerre enhahit la poitrine de tous américains. Patriotes, citoyens, avocats, aux armes pour se faire vengance de l'Espagne pour sa cruelle et sournoise destruction du Maine" proclame la une de ce qotidien étasunien de l'époque


 

On pourrait établir une très longue liste des prétextes fabriqués d'une manière ou d'une autre par les USA pour entrer en guerre : des vedettes du golfe du Tonkin pour attaquer le Vietnam à l'affaire des couveuses du Koweït en passant par Pearl Harbour et bien entendu le plus célèbre de ces événements prétexte; les faux attentats du 11 septembre 2001.

 

Une de ces opérations sous fausse bannière est bien connue des historiens et ne peut être qualifiée de complotiste par les laudateurs médiatiques appointés des USA comme BHL ou Fourest. C'est l'opération Northwood en mars 1962, dans cette opération prévue, un avion de ligne préalablement détourné et remplacé par un avion sans pilote devait être abattu par une fausse chasse cubaine et ainsi déclencher une guerre totale contre ce pays.

 


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Le document officiel sur l'opération ayant appartenu à Mac Namara et déclassifié par Clinton 

 

L'époque était humaniste et on prenait encore le soin de vider l'avion de ses passagers.

Aujourd'hui on ne s’embarrasse plus de tels principes, l'impérialisme aux abois préfère nettement la vue de corps déchiquetés pour frapper l'opinion et diaboliser ainsi plus aisément la cible afin de déclencher une guerre et plus l'événement fabriqué est terrifiant pour l'opinion publique plus le désire de guerre est grand.

C'est le cas pour le vol MH 17, l'hystérie médiatique « occidentale » avant que toutes preuves ne soient établient, désigne, s'il ne fallait seulement que ça, les auteurs du crash du vol de la Malaysian Airline, le reste est cousu de fil blanc, la confiscation des enregistrements de vol du contrôle aérien par les services de la junte , le refus des USA de montrer leurs preuves alors qu'ils avaient un satellite d'observation positionné sur cette zone, indiquent on ne peut plus clairement que les USA et sa junte de Kiev ne peuvent non seulement fournir de preuves mais ont quelque chose de grave à cacher.

Le ridicule parvient à son comble quand la porte-parole du département d'Etat US la très débile Marie Harf adjointe de la non moins débile Jen Psaki affirmait sans rire que les preuves US avaient été prélevées sur les réseau sociaux.

Mais peu importe que tout ceci ne tienne pas debout, la presse de guerre est présente pour remettre en forme quelque chose de digeste pour un public de moins en moins crédule.

 

Alors la cible est maintenant bien désignée et la suite des événements peut être aisément prévue dans l'observation de ce qui suivit après une telle préparation médiatique. En ce qui à concerné la Yougoslavie, l'Irak, la Libye et la Syrie, ce fut la guerre à outrance.

 

On peut maintenant se poser la question des raisons de cette guerre en devenir et quasi inévitable

 

Après la victoire essentiellement soviétique contre l'Allemagne nazie, l'impérialisme étasunien fut consterné. Contrairement à ses espérances, l'opération nazie Barabarossa ne permit pas d'affaiblir l'URSS bien au contraire celle-ci s'en trouva renforcée et étendit son influence. La guerre froide contre l'URSS fut rapidement déclenchée à défaut de guerre chaude car une victoire dans ce cas fut jugée risquée. L'URSS avait montré ses capacités technologiques et militaires dans sa grande guerre patriotique. Le thème choisi pour désigner le nouvel ennemi fut le «communisme», l'impérialisme de l'époque semblait ne rien vouloir contre la Russie et son ancien empire mais désignait le système social en vigueur en URSS ; le socialisme dénommé en « occident » communisme. 

Le combat d'alors était capitalisme plus tard appelé d'une manière enjolivée « libéralisme » contre socialisme appelé plus diaboliquement « communisme ». C'était système social contre système social, l'un avec liberté, le modèle US et l'autre sans liberté le modèle soviétique.


Les USA se ne présentaient seulement que comme les défenseurs de la Liberté.


Après l'effondrement de l'URSS et la fin de l'expérience socialiste (communiste), les relations avec l'impérialisme étasunien, d'une Russie géographiquement restreinte, s'améliorèrent un temps. Des « oligarques » s'emparèrent des meilleurs entreprises soviétiques avec des méthodes mafieuses soutenues par le capital étasunien. Ainsi le Carlyle group contrôlé par la CIA parvint presque à mettre la main sur l'industrie pétrolière russe.

 

Les pays de l'ex URSS dont la fédération de Russie s'enfonçaient dans un marasme total avec des reculs importants en natalité, une avancée de la mortalité et une explosion de la pauvreté, pendant que quelques oligarques bâtissaient d'immenses fortunes. Boris Eltsine au pouvoir était un politicien parfait pour l'impérialisme qui commençait à piller le pays.

 

La perte de souveraineté de la Russie en cours inquiéta un groupe de militaires liés à l'ancien KGB, les services de renseignement soviétiques. Vladimir Poutine ancien colonel du KGB réussit à s'imposer comme premier ministre, puis il fut élu président de la Fédération de Russie. A l'époque, ce que l'on peut appeler les nationalistes russes étaient encore isolés au Kremlin, le groupe des pro US emmené par Medvedev était encore puissant.

La politique de la Russie étaient encore très influencée par la politique impérialiste des USA, par exemple la Russie sous pression US annula un contrat de vente de S300 à l'Iran à la demande des USA. Plus grave encore, quand les USA et ses marionnettes habituelles proposèrent à l'ONU la résolution 1973 qui imposait une zone d'interdiction de survol de la Libye pour l'armée libyenne, cette résolution put être adoptée grâce aux abstentions russe et chinoise au conseil de sécurité de l'ONU. Les USA et leurs satellites en profitèrent alors pour bombarder la Libye et détruire toutes ses infrastructures, ce qui était un crime de guerre.

Russes et chinois s’aperçurent malheureusement un peu tard qu'ils avaient été trompés, leurs illusions fondées sur une appréciation erronée de la nature de l'impérialisme et de ses intentions s’effondrèrent. Ils pensaient un peu stupidement qu'ayant adopté le système capitaliste les USA était devenu un partenaire normal et fréquentable.

 

Avec le retour de Vladimir Poutine à la présidence de la Fédération de Russie en 2012, des mesures de défense contre l'impérialisme furent prises par ce pays qui renforça son armée et qui se concrétisèrent par un soutien politique et militaire à la Syrie agressée par des bandes armées organisées financées et armées par les USA via ses réseaux de satellites en Europe et dans le monde arabe. La Russie et la Chine mirent leur veto à toutes résolutions ouvrant la voie à une agression US directe contre la Syrie. La Russie offrit également un soutien politique et militaire au Venezuela en proie à de multiples tentatives de déstabilisation organisées par les USA.


 

Une lourde défaite aéronavale des USA  devant les côtes syriennes.

 

La défense militaire de la Syrie connue son paroxysme à l'été 2013 quand une opération sous fausse bannière entreprise par les bandes armées pro US utilisa des gaz de combat contre des populations civiles et tenta d'en rejeter la responsabilité sur l'état syrien. Ce prétexte cousu de fils blanc permit aux USA de préparer une attaque aérienne contre la Syrie, attaque devant provenir des côtes méditerranéennes et devant être menée par un groupe aéronaval étasuniens de la 6 ème flotte .


Dés le mois de janvier 2013, un dispositif maritime russe de défense avait réussi à se positionner devant les côtes syriennes et par une habile manœuvre  trompa la marine US.
Une attaque aérienne de missiles de croisière et d'aéronefs étasuniens (+ marionnettes) auraient du alors survoler le dispositif naval russe qui avait tous les moyens d'abattre tous objets le survolant.

Les russes allaient t-ils laisser survoler leur dispositif ? Le doute a été levé quand deux missiles tirés depuis l'Espagne par les USA furent abattus.

 

Le dispositif aéronaval russe et de défense côtière fût jugé à ce moment inattaquable par les USA . En effet avec ses missiles anti navires SSN12 Basalt volant à Mach 1,7 et avec une portée de 440 km embarqués sur les navires russes, les SSN26 Yakhont volant à Mach 3,5 avec une portée de 300 km, embarqués sur des avions SU 33 et équipant les côtes syriennes repoussait la 6ème flotte au large pour être hors de porté. Plus grave encore le missile anti navire US Harpoon volant à Mach 0,8 avec une portée de 150 km mettait la marine russe à l'abri de toute attaque. Une attaque aérienne fut également jugée impossible car les navires russes sont bardés de S300 volant à mach 6,5 avec une portée de 400 km et possédant 6 têtes autonomes pouvant abattre chacune un aéronef.

 

 

mis19.jpg SS-N26 Yakhont monté sous SU 33 embarqué


Les missiles de croisières Tomahawk BGM-109 US aurait du être tirés à près de 1000 km de leurs objectifs qui avec une vitesse subsonique de 850 km h auraient mis plus d'une heure de vol pour arriver, ce qui laissait largement le temps aux défenses russes et syriennes de se préparer. Surtout, la plupart de ces engins obsolètes ne sont pas capables de changer de trajectoires en cours de route et les comités d'accueil étaient tout près soit avec missiles S300 soit avec DCA classique, la Syrie en possède 2000 postes soit par attaque aérienne. Les pilotes syrien sont entraînés en Russie spécialement pour détruire les Tomahawk.

 

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Le Moksva alias "tueur de porte avion" bardé de tubes lance missiles

 

La Russie et Poutine offrirent alors une porte de sortie aux USA dans cette crise qu'ils avaient créés, porte de sortie qui était la destruction de l'arsenal chimique syrien, ce qui ne trompa personne.

 

Le monde comprit que l'effort considérable entreprit par les USA pour se saisir de la Syrie serait vain. A ce moment le monde comprit que c'était la fin de la suprématie militaire des USA et que ce pays impérialiste ne pouvait plus attaquer les cibles de son choix impunément.

 

C'est alors que la Russie devint l’ennemi principal des USA et qu'il devenait urgent de l'abattre.

 

Du côté russe mais également du côté chinois ce fut aussi un réveil brutal ces deux puissances comprirent que le système socialiste (communiste pour la propagande) n'était pas l'ennemi de l'impérialisme US mais n'avait été qu'un prétexte rhétorique pour attaquer et vouloir occuper les pays ayant adopté ce système, pour seulement pour se saisir de leurs richesses au nom affiché du combat pour la liberté.

 

La guerre froide et son opposition propagandiste socialisme contre capitalisme apparu comme un prétexte fallacieux et finalement commode car en laissant les pays socialistes dans le sous développement économique ils étaient peut être des cibles mais pas des concurrents fiables. Le développement rapide de la Chine capitaliste et le redressement spectaculaire de la Russie faisaient de ces pays des adversaires autrement plus redoutables que du temps du pseudo « communisme ».

 

 

Qui gouverne l’Europe de l’Est domine le heartland, qui gouverne le heartland domine l’île-monde, et qui gouverne l’île-monde domine le monde.


 

Tels sont les mots utilisés par Zbiniew Brysinski théoricien de l'impérialisme US, dans son livre « Le Grand Échiquier » pour rappeler la doctrine séculaire anglo-saxonne d'agression contre le continent eurasiatique. Cette théorie n'est pas nouvelle, elle prend sa source dans les ouvrages de Nicholas Spykman (1893-1943). Nicholas Spykman est le disciple critique d'Alfred Mahan et de Halford John Mackinder. Son idée maîtresse est de garantir la sécurité géopolitique des USA, en assurant sa suprématie géographie En cela, Spykman reprend la théorie du Heartland de Mackinder : la Terre est composée d'un cœur - ou heartlandet d'un anneau de terre qui l'entoure - le rimland ; selon lui, et contrairement à Mackinder, le pays qui possède le rimlandpeut contrôler le heartland, et donc le monde.


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Le britannique Mackinder (1861- 1947) est considéré comme l'un des principaux fondateurs de la géopolitique opérationnelle/active. En accord avec les idées de son temps, il est persuadé de la supériorité raciale anglo-saxonne et de la mission civilisatrice de son pays vis-à-vis des autres peuples. Deux événements historiques contribuent à la formation de sa réflexion : la guerre des Boers (1899-1902) et les événements de Mandchourie en 1904. Il est opposé à l'indépendance irlandaise et partisan de la préférence impériale contre le libre commerce.

Mackinder pense, à la manière de Friedrich Ratzel, que le monde doit être perçu à partir d'une cartographie polaire (et non une projection mercatorienne). D'après sa théorie du Heartland, on observerait ainsi la planète comme une totalité sur laquelle se distinguerait d'une « île mondiale », Heartland (pour 2/12e de la Terre, composée des continents eurasiatique et africain), des « îles périphériques », les Outlyings Islands (pour 1/12e, l'Amérique, l'Australie), au sein d'un « océan mondial » (pour 9/12e). Il estime que pour dominer le monde, il faut tenir cet heartland, principalement la plaine s'étendant de l'Europe centrale à la Sibérie occidentale, qui rayonne sur la mer Méditerranée, le Moyen-Orient, l'Asie du Sud et la Chine. Il illustre sa thèse en évoquant les grandes vagues d'invasions mongoles qu'a connues l'Europe au cours des XIIIe et XIVe siècles notamment sous l'égide de Gengis Khan et de Tamerlan. La plaine ukrainienne représentait alors, selon Mackinder, l'espace de mobilité par excellence permettant des invasions rapides au moyen de la cavalerie. De fait, la devise de Mackinder serait « qui tient l’Europe orientale tient le heartland, qui tient le heartland domine l’île mondiale, qui domine l’île mondiale domine le monde ». Il reprend la devise du grand navigateur anglais Sir Walter Raleigh qui, le premier, s'était exprimé ainsi : « Qui tient la mer tient le commerce du monde ; qui tient le commerce tient la richesse ; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même ».

(Wikipédia)



Cette vision de la géopolitique cristallise le rapport de force qui oppose les puissances de la mer aux puissances terrestres. Mackinder et l'Angleterre voient donc d'un mauvais œil l'émergence d'une Allemagne forte sur le continent, pouvant s'allier avec l'empire de Russie.



On comprend que la Russie et la Chine seront pour toujours des adversaires de l'impérialisme quelque soit le système sociale en vigueur et que pour les USA ces pays ayant opté pour le capitalisme deviennent en plus de lourds et dangereux concurrents. Les mensonges de la guerre froide moulinés sempiternellement au temps de ma jeunesse à propos d'une guerre au « communisme » deviennent maintenant évidents.




Zbiniew Brysinski n'a rien inventé, l'Ukraine est par sa position géographique en Eurasie une plaque tournante qui a toujours joué ce rôle depuis même l’apparition des civilisations puis que c'est également le cœur de l'émergence des tribus nomades qui 10 000 ans avant notre ère engendrèrent notre civilisation indo-européenne (Kourganes).

 

Les plaines d'Ukraine furent de toujours le lieu de toutes les rencontres et de tous les affrontements entre l'est et l'ouest mais aussi entre le nord et le sud, la péninsule de Crimée avancée en mer noir vers la riche Constantinople et le proche orient fut perpétuellement convoitée par les uns et les autres les grecs, les suédois( varègues) , les turcs, les anglais et les russes.


 

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Kourgane ou tumulus  à l'est du Dniepr (Donbass actuel) origine reconnue de la civilisation indoeuropéenne ayant rayonnée de l'Indus à l'europe occidentale et en Iran


Dans le schéma atavique de la thalassocratie anglo-saxonne il s'agit bien de prendre pied sur les rives de l’Île du Monde, le Rimland mais également de couper perpétuellement toutes relations et toutes collaborations entre l'Allemagne et la Russie. C'est pour empêcher cette alliance dramatique pour les anglo-saxons que furent lancées les première et deuxième guerre mondiales dont le but, en jetant ces deux puissances l'une contre l'autre était de les contenir, de les affaiblir pour mieux les contrôler et en tirer le maximum d'avantages.

Dans ce jeux de guerre et d'horreur, la France républicaine et révolutionnaire jouant le rôle de garant moral toujours nécessaire aux anglo-saxon pour se livrer aux pires horreurs qui peuvent être commises comme par exemple les massacres de masse sur le Japon par l’utilisation de la bombe atomique mais également sur l'Allemagne déjà vaincue par l'URSS par les bombardements au phosphore sur Dresde et Hambourg.

 

 

Aujourd'hui, tous les éléments sont en place pour une troisième guerre européenne à vocation mondiale, les buts sont identiques aux précédents ; séparer l'Allemagne de la Russie, utiliser la France comme caution morale. La cause également est identique, une crise profonde frappe les USA et comme d'habitude c'est par la guerre que ce pays pense s'en sortir.

 

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A l'heure ou l'on commémore la mobilisation générale d'août 1914, il est bon de rappeler que les éléments et prétextes qui ont fait se jeter les nations européennes dans un terrible holocauste entre 1914 et 1918 sont bien pires aujourd'hui. Il est bon également de rappeler également qu'avec l'effondrement moral de « l'occident » celui-ci use et abuse de crimes de guerre, de massacres de civils visant expressément les enfants pour frapper de terreur selon la doctrine US « Shock and awe », choc et stupeur technique présumée de « domination rapide ».


La domination rapide est définie par ses auteurs, Harlan K. Ullman et James P. Wade, comme les efforts « pour porter atteinte à la volonté, au ressenti et à la capacité de compréhension de l’adversaire qui lui permettent de s’adapter ou de répondre à notre politique stratégique, en imposant un régime de Choc et d’effroi »1. De plus, la domination rapide permet « d’imposer un niveau de choc et d’effroi tel que la volonté de l'adversaire de continuer la lutte soit anéantie [..., et de] prendre le contrôle de l’environnement, et paralyser les perceptions de l’adversaire et ses capacités de compréhension ou tant les saturer que l’ennemi se retrouve incapable de résister sur les plans tactique et stratégique".


Ces techniques furent mises en œuvre eu Yougoslavie, Irak, Libye et aujourd'hui Israël marionnette privilégiée des USA en use et en abuse en ciblant particulièrement les enfants, tout comme essaye de le faire l'armée de la junte ukrainienne en visant particulièrement écoles hôpitaux , lieux de rassemblement comme les mairies ou les arrêts de bus.

La guerre en devenir serait sans retenues morales et les populations civiles en seraient l'enjeu pour faire pression sur les combattants.


J'expose ci-dessous la théorie étasunienne des cinq cercles nous voyons que la doctrine militaire US ne possède pas la moindre parcelle d'humanité elle est horrible et terrifiante.

 

Pour les USA , « Contrairement à Clausewitz, la destruction des armées de l'ennemi n'est pas l'essence de la guerre ; l'essence de la guerre est de convaincre l'ennemi d'accepter votre position, et combattre ses forces militaires est au mieux un moyen pour une fin, au pire un gaspillage total de temps et d'énergie»

 

  • 1er cercle : le commandement

  • 2e cercle : les éléments organiques essentiels (production d'énergie, fourniture de carburant, approvisionnement en nourriture et finances)

  • 3e cercle : l'infrastructure, principalement les structures de communication physiques (routes, ports et aéroports)

  • 4e cercle : la population (qui assure la protection et le soutien des dirigeants)

  • 5e cercle : les forces armées ennemies

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Effets de la théorie des cinq cercles appliquée par la junte de Kiev

 

 

Selon cette théorie, il est nécessaire de frapper l'un ou quelques-uns de ces cinq cercles (et plus particulièrement leurs points décisifs), ou à tout le moins le plus possible d'entre eux, afin de paralyser durablement les forces ennemies. Cette frappe doit se faire idéalement par bombardement aérien, permettant à l'attaquant de minimiser ses propres pertes. Les armées ennemies deviennent alors des « appendices inutiles « .

On s’aperçoit bien que la réalité des guerres étasuniennes même par marionnettes interposées suit parfaitement ce schéma mais qu'également les 2,3,et 4ème cercles sont définis par l'ONU comme crimes de guerre, ce que les USA n'ont rien à faire n'ayant rien à craindre d'une ONU à leur service.


On peut aisément penser que la force armée étasunienne n'espère pas s'engager directement dans un tel conflit, son matériel pourtant considérable est obsolète il fut conçu dans les années 70 et est de type colonialiste pour attaquer essentiellement par voie aéronavale de petits pays du Rimland. L'armement russe n'est que défensif, il ne possède pas de forces de projection mais la défense de la Russie est inexpugnable.

Le bût US pour le moment en attendant mieux est d'affaiblir la Russie, l'Allemagne et l'Europe d'une part pour imposer son traiter de libre échange transatlantique TTIP mais aussi en affaiblissant la Russie pouvoir espérer un jour se la saisir comme ils y étaient pratiquement parvenu sous Eltsine.

 


Mais tout ceci est jouer avec le feu, l'engrenage est déjà en marche. Cette troisième guerre mondiale déjà engagée sur la frontière entre la Russie et l'Ukraine sera certainement la plus terrifiante en comparaison des deux autres, elle mettra en danger l'humanité dans sa totalité, mais les USA ont pour devise tout détruire pour mieux resurgir selon un autre de leur théoricien Léo Strauss pensant que du chaos pouvait sortir des choses meilleurs.


Voilà, les criminels sont à l’œuvre, sauront nous arrêter la machine infernale qui roule et s'accélère emmenant l'humanité vers l'abîme. Pourtant peu de nos concitoyens sont conscients du danger extrême qui nous guette, Poutine est diabolisé par la presse de guerre, et les horreurs de Gaza font l'actualité des médias sans qu'une seule image ne filtre sur les horreurs similaires du Donbass. La connaissance des médias liés organiquement à l'impérialisme ne peut nous assurer que cette disparité dans le traitement de l'information est voulue et que l'affaire du massacre des gazaouis semble bien synchronisé pour masquer les provocations contre la Russie.


L'impérialisme ne fait jamais rien au hasard, l'affaire des trois adolescents israéliens présumés assassinés par des palestiniens, qui fut le signal du massacre a tout de l'opération sous fausse bannière, aucune preuve n'ayant été apportée par l'état israélien.


Voyez à Gaza des juifs massacrent des enfants et horreurs suprême ils tirent sur des écoles de l'ONU ceci au vu et au sus de toutes les télévisions du monde voyant ce terrible spectacle à 20 h.


Juifs, Russie, Allemagne, USA, Europe ce terribles mélange nous rappelle bien des choses, mélange détonnant propice à une nouvelle guerre mondiale.



Alors la guerre ou la paix?  Votre vie et celle de vos enfants ne tient plus qu'à un fil et c'est vous qui le tenez.

 

Saurez vous préserver la paix en déjouant les pièges médiatiques de l’impérialisme ?

 

 

http://www.alain-benajam.com/article-chronique-d-une-guerre-mondiale-annoncee-124277800.html

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 01:57

 

 

Déjà en guerre, les Etats-Unis n’attendent que l’occasion pour passer à l’étape supérieure

Que peut-on dire d’un pays qui accumule ses troupes autour des frontières d’un autre pays, lui portant tous les coups bas qui lui sont possibles, le provoquant dans tous les domaines pour le pousser à réagir en situation de faiblesse, allant même jusqu’à créer des casus belli ? Ce pays est, de manière évidente, en état de guerre.


Si les Etats-Unis ne sont pas encore dans une phase d’offensive militaire, c’est qu’il leur faut d’abord mener et gagner une autre guerre qui est déjà en cours : mettre l’Europe dans l’impossibilité de refuser la guerre contre la Russie. Sans l’Europe, les Etats-Unis sont dans l’incapacité d’entretenir quelque guerre que ce soit, et encore moins la gagner. En fait, les américains aimeraient faire ce qu’ils ont toujours fait : amener l’Europe à faire la guerre pour eux.


Si, pour les Etats-Unis, le seul objectif est la guerre elle-même, aussi longue et aussi destructrice que possible, il faut bien trouver aux des raisons solides pour la faire. Déjà, ils ont réussi à impliquer l’Europe dans tous les chaos qu’ils avaient créés de toute pièce, réussissant même à faire créer certains de ces chaos chez les et par les eux-mêmes, comme en Ukraine. L’Ukraine est un piège, non pas pour pousser la Russie à déclencher un conflit, mais pour emmener tout le monde dans une conflagration globale, et peu importe qui fera le premier pas.


De ce point de vue, ils sont en train de progresser vers la réussite de leur projet. A coups de durcissements et d’escalades sur le terrain dans le sud-est de l’Ukraine empêchant volontairement l’incendie de s’éteindre, de manœuvres type , de sanctions « innocentes » qu’ils obligent les pays européens à suivre, chacune rendant difficile tout retour en arrière, nous nous dirigeons lentement, mais sûrement, vers une situation qui ne pourra déboucher que sur des actions de grande envergure.


Des actions militaires, il y en a déjà, et elles ne sont pas seulement le fait de l’armée ukrainienne. Cette armée de façade n’effectue aucune opération qui ne soit décidée, planifiée et gérée par les conseillers américains. Quel que soit le sort futur de l’armée ukrainienne, gagnante ou perdante, tôt ou tard l’OTAN pointera officiellement son nez pour la renforcer. Cela aussi se fera progressivement, de la petite aide technique et la formation, qui a déjà commencé, jusqu’au déploiement des ogives nucléaires. Pour le nucléaire, la préparation psychologique des européens a déjà commencé avec la demande, la semaine dernière, des députés du parti nationaliste Svoboda de restituer à l’Ukraine son statut de puissance nucléaire. On se doute, bien sûr, d’où émane cette demande.


Le problème n’est plus de savoir comment réagira la Russie, mais ce que feront les européens, qui seront, dans cette circonstance, utilisés exactement comme le furent les ailleurs, c’est-à-dire comme des soldats de l’empire. Bon gré, mal gré, ils seront amenés, de manière soft et progressive, à une situation où la seule issue naturelle et logique sera de se battre pour défendre leur existence mise délibérément en danger, danger dont les origines auront été largement brouillées et remaniées par un système médiatique déjà bien rodé en la matière.


Ce que nous voyons aujourd’hui a déjà été réalisé à maintes reprises durant ces cent dernières années. Et nous sommes, à chaque fois, surpris de revivre des évènements qui ont pourtant été vécus par nos pères et nos grands-pères, comme s’il s’agissait de nouveautés incroyables. Les mêmes entités qui plongèrent l’Europe dans des guerres meurtrières au siècle dernier sont de nouveau à l’œuvre. Ce sont les mêmes qui, de Londres, en 1939, poussèrent l’Allemagne dans une situation de non-retour et fermèrent la dernière porte de sortie à Hitler en faisant volontairement capoter les négociations menées sous l’égide de l’Italie, trompant ainsi tout le monde, y compris l’allié français dirigé alors par le suiveur français de l’époque, Edouard Daladier, exacte réplique du toutou actuel, . Grandeur passée oblige, la France est toujours le pays qui, en fin de compte, finit par légitimer toutes les guerres de massacre en leur donnant la couverture universaliste dont son histoire se réclame. On comprend alors la fureur des Etats-Unis à propos des positions françaises sur l’ en 2003.


Hier à Londres, aujourd’hui à Washington, les décideurs sont les mêmes, l’un et l’autre endroit n’étant que des lieux d’application de leurs décisions. Les invasions, les annexions, ne les intéressent pas le moins du monde, surtout si l’invasion est impossible comme dans le cas d’une terre aussi vaste que la Russie. Cela ne les empêche pourtant pas de l’encourager. Pas plus que ne les intéressent des notions comme : qui va gagner, qui va perdre, qui va s’en sortir, etc. Quels que soient les vainqueurs ou les vaincus dans une guerre, eux en sortiront gagnants. Pour eux, l’humanité serait comme une masse de fourmis composée d’équipes de destruction et d’équipes de reconstruction. Tirant profit de l’une et de l’autre, leur tendance logique est d’encourager la destruction pour ne pas mettre au chômage ceux qui sont chargés de reconstruire.


L’Europe, une fois de plus, est le candidat idéal pour une future reconstruction après destruction. Même si la Russie arrivait à se dérober, comme ce fut le cas en 1939 avec le pacte de non-agression germano-soviétique, l’Europe aura du mal à échapper au destin qui lui est réservé. Les sont déjà en place, il ne restera plus qu’à les armer, comme ceux d’Allemagne naguère. Cela prendra juste un peu plus de temps.


Avic – Réseau International

Publié par : http://reseauinternational.net

 


Déjà en guerre, les Etats-Unis n’attendent que l’occasion pour passer à l’étape supérieure

 

 

Sur ce site,

 

 

 

 

Presidentielles 2012 Union populaire republicaine.

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Actualité :

 


" Islamic State Caliph is an Israeli Mossad agent: Simon Eliot. Iranian intel


 

 


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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 07:20

 

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OTAN, offensive mondiale

Mondialisation.ca, 29 juillet 2014

Pas de vacances, mais un super travail dété à lOTAN. On prépare le Sommet des chefs dEtat et de gouvernement qui, les 4 et 5 septembre à Newport au Pays de Galles, fixera les lignes de l « adaptation stratégique » en fonction anti-russe. Comme la déjà annoncé le général étasunien Philip Breedlove, Commandant suprême allié en Europe, cela « coûtera de largent, du temps et des efforts ». Les travaux ont déjà commencé.

En Ukraine, pendant que lOTAN intensifie lentraînement des forces armées de Kiev, financées par Washington avec 33 millions de dollars, on est en train de réactiver trois aéroports militaires dans la région méridionale, utilisables par les chasseurs bombardiers de lAlliance. En Pologne vient à peine de se tenir une manoeuvre de parachutistes étasuniens, polonais et estoniens, largués par des C-130J arrivés à la base allemande de Ramstein. En Hongrie, Roumanie, Bulgarie et Lituanie sont en cours diverses opérations militaires OTAN, avec des avions radar AWACs, chasseurs F-16 et navires de guerre en Mer Noire. En Géorgie, où sest rendue une délégation de lAssemblée parlementaire OTAN pour accélérer son entrée dans lAlliance, les troupes revenues dAfghanistan sont re-entraînées par des instructeurs étasuniens pour opérer dans le Caucase. En Azerbaïdjan, Tadjikistan et Arménie sont entraînées des forces choisies pour opérer sous commandement OTAN, dont le quartier général accueille déjà des officiers de ces pays. En Afghanistan lOTAN est en train de reconvertir la guerre, en la transformant en une série d « opérations couvertes ». L « Organisation du Traité Nord-Atlantique », après sêtre étendue à lEurope orientale (jusquà lintérieur de lex URSS) et à lAsie centrale, pointe maintenant sur dautres régions.

Au Moyen-Orient lOTAN, sans apparaître officiellement, conduit à travers des forces infiltrées une opération militaire couverte contre la Syrie et se prépare à dautres opérations, comme le montre le déplacement à Izmir (Turquie) du Landcom, le commandement de toutes les forces terrestres de lAlliance.

En Afrique, après avoir démoli la Libye en 2011 par la guerre, lOTAN a stipulé en mai dernier à Addis Abeba un accord qui potentialise lassistance militaire fournie à lUnion africaine, notamment pour la formation et lentraînement des brigades de lAfrican Standby Force, à qui elle fournit aussi « planification et transport aéronaval ». Elle a de ce fait une voix déterminante sur les décisions concernant où et comment les employer. Un autre de ses instruments est lopération « anti-piraterie » Ocean Shield dans les eaux de lOcéan Indien et du Golfe dAden stratégiquement importants. A lopération, conduite de concert avec le Commandement Africa des Etats-Unis, participent des navires de guerre italiens y compris avec la mission détablir des relations avec les forces armées des pays riverains : dans ce but le contre-torpilleur lance-missiles Mimbelli a fait escale à Dar Es Salam en Tanzanie du 13 au 17 juillet.

En Amérique latine, lOTAN a stipulé en 2013 un « Accord sur la sécurité » avec la Colombie qui, déjà engagée dans des programmes militaires de lAlliance, peut en devenir rapidement un partenaire. Dans ce cadre le Commandement méridional USA effectue actuellement en Colombie une manoeuvre de forces spéciales sud et nord-américaines, avec la participation de 700 commandos.

Dans le Pacifique est en cours la Rimpac 2014, la plus grande manoeuvre maritime du monde, en fonction anti-Chine et anti-Russie : y participent, sous commandement USA,

25 000 militaires de 22 pays avec 55 navires et 200 avions de guerre. LOTAN est présente avec les marines des USA, Canada, Grande-Bretagne, France, Hollande et Norvège, et avec lItalie, lAllemagne et le Danemark comme observateurs.

L « Organisation du Traité Nord-Atlantique » sest étendue au Pacifique.


 

Manlio Dinucci

Edition de mardi 29 juillet 2014 de il manifesto

(Lien introuvable ce matin, 29 juillet)

Traduit de litalien par Marie-Ange Patrizio

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 05:21

 

Rappel: En 2009, j'écrivais que la guerre mondiale pourrait partir de Crimée... (eva) 

 

samedi 19 juillet 2014

L’Ukraine se prépare à semer la Guerre Civile en Crimée

L'Ukraine se prépare à semer la Guerre Civile en Crimée


 Des nouvelles inquiétantes parviennent de la Crimée – réunifiée avec la Russie depuis la déclaration d'indépendance de la Presqu'île et le référendum du 16 mars 2014. En effet, les forces ukrainiennes se massent au niveau de l'isthme de Perekop, une bande de terre de 8 km qui est quasiment le seul lien entre la Crimée et l'Ukraine. Des concentrations d'artillerie très significatives ont été relevées et le gouvernement de Kiev vient d'annoncer la mobilisation générale des hommes de 18 à 35 ans dans la province limitrophe de Kherson.


  Pareillement, la partie ukrainienne du banc de sable Arbatskaya Strelka (près du village Strelkovoe), qui relie aussi la Crimée à la terre ferme, s'est vu renforcée de troupes et de systèmes lance-roquettes Grad. Du côté politique, Kiev se prépare à fusionner la Crimée – dont il n'a pas le contrôle mais qu'il revendique – à la région de Kherson et multiplie les déclarations va-t-en-guerre. Cela dit, les médias ukrainiens – où règnent en maîtres censure et propagande – annoncent que ces concentrations de troupes ne sont qu'un renforcement de la protection du pays.
 
Cependant, les forces russes basées en Crimée étant nettement supérieures tant en nombre qu'en qualité, il est peu probable qu'un blitzkrieg ukrainien puisse réussir. En revanche, l'artillerie concentrée peut permettre de tirer sur les 20-30 km les plus proches et espérer faire paniquer la population. L'Ukraine compte surtout sur sa cinquième colonne : les chefs tatares du Mejlis, mécontents d'être écartés par le pouvoir de Crimée et du retard pris sur les engagements au retour des terres confisquées sous Staline, une vieille revendication de la minorité. Certains tatares sont partis se battre aux côtés des milices nationalistes ukrainiennes contre les insurgés russes – ils auraient notamment participé à des exécutions sommaires et des pillages à Mariupol et seraient de fait dans le collimateur de la justice russe. Le grand espoir de Kiev est donc de provoquer une guerre civile en Crimée afin que la Russie ait autre chose à faire que de défendre les russophones du pays.
 
 
Détourner l'attention du Donbass
 
Si le gouvernement de Kiev veut absolument provoquer un conflit en Crimée, c'est qu'il essaie aussi de détourner l'attention du Donbass. Là-bas, les insurgés tiennent, et maintenant qu'ils ont aussi des chars, des installations lance-roquettes et lance-fusées qu'ils ont pris à l'ennemi, le rapport des forces tend à s'inverser. Ils multiplient aussi les diversions et les attaques sur les arrières des forces pro-Kiev (notamment à Kramatorsk et à Slaviansk qu'elles ont récemment reprises) et soutiennent les résistants qui se déclarent un peu partout, notamment à Karkov (sabotages), Odessa (contribution humanitaire ; renseignement ; attaque de postes isolés ukrainiens) ou même à Uzhgorod à l'ouest du pays.
 
Par ailleurs, si les insurgés ont dernièrement délaissé Slaviansk et Kramatorsk où ils étaient bloqués, c'était pour se replier sur Donetsk et organiser le territoire contrôlé par l'insurrection. Le commandant des forces insurgées de Slaviansk Igor Strelkov (de son vrai nom Guirkin) a mis de l'ordre dans le bazar politique sans nom qui règnait à Donetsk et en quelques jours a organisé la défense de la ville et de la ligne de front, tout en unifiant le commandement et commençant à régler divers problèmes : manque numérique d'insurgés, sous-équipement en artillerie, blindés et munitions, querelles entre chefs de groupes, tentatives de trahisons politiques…
 
Désormais, les insurgés tiennent fermement la montagne de Saour-Mogila, au sud de leur territoire. Depuis cette colline qui culmine à 277 m, on peut voir la mer d'Azov distante de 90 km. Là-haut, les insurgés ont monté des lance-fusées et pilonnent continuellement les forces ukrainiennes qui tentent de les déborder par le sud et de conquérir Sneznoe et les 90 km de frontière russe tenus par l'insurrection; ils ont d'ailleurs détruit avant-hier une colonne blindée de plusieurs dizaines de véhicules des forces pro-Kiev, et hier une autre encore. A l'est, celle-ci est toujours tenus malgré des combats continuels autour d'Izvarino et de Rovenki. Au nord-est, l'armée de Lugansk (8.500 hommes expérimentés) a pris plusieurs bases militaires dans la ville (dont une usine de produits chimiques) et repoussé les forces pro-Kiev de 10 km. Au nord, tous les ponts sur le Donets ont été dynamités par les insurgés qui se sont repliés sur la rive sud. A l'ouest, outre les attaques dans les arrières ukrainiens sur Slaviansk et Kramatorsk, les insurgés ont pris plusieurs noeuds de communication importants (dont Popasnaia) et tiennent toujours Artemovsk. Au sud-ouest enfin il y a un front urbain continu avec la conurbation Donetsk-Gorlovka, une configuration quasi-semblable à celle de Slaviansk-Kramatorsk et qui est très favorable aux insurgés, qui peuvent s'appuyer sur la densité du tissu urbain et les infrastructures existantes. Donetsk est mis en état de se défendre, plusieurs hameaux et villages des alentours ont été pris et fortifiés par les insurgés qui s'apprêtent maintenanr à organiser l'évacuation d'un maximum de civils vers la Russie. Bref, le Donbass aujourd'hui est plus inexpugnable que jamais. 
 
Détourner l'attention du Donbass permet aussi à Kiev de passer sous silence les crimes de ses propres troupes. Habitations civiles, écoles et hôpitaux bombardés, exécutions sommaires, purges, mobilisation forcée des hommes valides de Slaviansk une fois repris aux insurgés… la liste est longue des prédations, rapines et exactions commises au nom du nationalisme ukrainien. De nombreux civils ont fui vers la Russie, qui accueille maintenant entre 500 et 800.000 ukrainiens, dont plusieurs centaines de milliers arrivés ces dernières semaines. D'autres ont rejoint l'insurrection qui malgré la défection de quelques groupes dans la banlieue ouest de Slaviansk s'est renforcée de 2 à 4000 hommes ces deux dernières semaines; le problème de leur équipement et de leur formation reste cependant entier, quand bien même ils se battent pour leur terre, leurs proches et leurs morts. Désormais, le Donbass est plein de haine, des générations vivront avec l'esprit de vengeance, et quel que soit le vainqueur de cette guerre, le fossé entre le Donbass et l'Ukraine n'est pas près de se combler. 
 
 
 
Qui veut faire entrer la Russie dans la guerre ?
 
Surtout, les bruits de bottes autour de la Crimée sont une nouvelle provocation de l'Ukraine contre la Russie. Sachant que l'Ukraine est soutenue par l'Union Européenne et les Etats-Unis, une guerre entre Russie et Ukraine peut provoquer un emballement rapide par le jeu des alliances, aussi vite qu'une guerre somme toute locale entre serbes et autrichiens avait provoqué la conflagration de la Première Guerre Mondiale.
 
Ce n'est pas la première fois que l'Ukraine provoque la Russie. En juin, deux blindés ukrainiens s'étaient enfoncés de plusieurs centaines de mètres dans le territoire russe ; les douaniers en avaient démoli un, l'équipage du second n'a pas hésité à braquer son canon sur les russes pour récupérer l'équipage du char hors-service ; il y a eu aussi des avions ukrainiens dans le ciel russe. Plus tard, des hameaux russes ont été touchés par des obus tirés par les forces ukrainiennes ; plusieurs maisons du gros bourg de Donetsk, situé à quelques kilomètres du poste frontière d'Izvarino tenu par les insurgés, ont-elles aussi été détruites. Alors que les provocations continuent en ce début juillet la Russie a adressé un dernier avertissement solennel à Kiev, annonçant qu'elle réagira très énergiquement à la prochaine violation de sa frontière.
 
Il est vrai que la situation économique des Etats-Unis est catastrophique. La crise de la dette souveraine américaine, voire de l'ensemble de sa dette domestique (particuliers, entreprises, collectivités et Etat) qui dépasse les 60.000 milliards de dollars apparaît imminente, tant la confiance internationale dans le dollar est minée. Les pays asiatiques et la Russie ont d'ailleurs commencé à échanger avec leurs devises nationales plutôt que le dollar sur le marché stratégique du pétrole ; ils vendent aussi peu à peu les obligations d'Etat américaines et retirent leurs fonds de la réserve fédérale (qui est d'ailleurs ni une réserve, ni fédérale). Pour ne pas couler seuls, les Etats-Unis essaient d'amarrer l'UE à leur pays – c'est ce qu'on appelle le Grand Marché Transatlantique ou TAFTA et multiplient les guerres pour sécuriser leur approvisionnement en pétroles conventionnels ou de schistes dont ils sont importateurs net. La seule solution pour régler la crise apparaît maintenant dans une nouvelle guerre mondiale. Mais le retour de bâton – nucléaire – risque d'être terrible.


Carte des hostilités dans le Donbass 


LOUIS-BENOIT GREFFE


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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 04:19

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Ukraine - fagot de paille pour incendier la Russie

Eugene Tcherny (11 juillet)
« L’Ukraine est un fagot de paille pour incendier la Russie », dit notre auteur
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Photo : REUTERS
Cependant pour le moment Obama n’arrive pas encore à souffler pleinement sur le feu
La raison formelle des troubles de Kiev, pour qui se souvient, avait été le refus de Ianoukovitch au dernier moment de signer un accord avec l'UE. Il a été renversé. Le nouveau président Porochenko a signé l’accord en condamnant l'Ukraine à la gestion externe (l’Union Européenne a obtenu le droit de veto sur toute décision des autorités ukrainiennes.) On pourrait imaginer que le pays retrouve la paix et l'amour !
Mais le génie sanglant a été libéré de la bouteille... On dit que Kiev n’est qu’une petite monnaie de change dans la guerre non-déclarée entre Moscou et Washington. Obama, à ce qu’il dit, a donné en Ukraine une réponse asymétrique à Poutine. En effet, grâce à la position ferme du VVP (Vladimir Vladimirovitch Poutine, NDT) en Syrie, « le printemps arabe » de Barack s’est étouffé, les États-Unis n’ont pas pu achever l’Iran... 
LA GUERRE PASSERA L’ÉPONGE SUR TOUT !

La raison est beaucoup plus vaste — affirme le directeur de l'Institut des problèmes de la mondialisation, docteur en économie Mikhaïl Deliaguine. – C’est la tentative de sauver le capitalisme mondial tombant en ruine.
Les obligations d'État des États-Unis sont le fondement du système financier mondial. Afin d’accroître la dette des États-Unis, qui en 2011 est devenu égal au PIB (15,1 trillions de dollars), et maintenant dépassant les 17,5 trillions de dollars, Washington doit maintenir leur demande croissante.
Mais l'UE n'a pas d'argent pour les acheter. Le plus grand détenteur d'obligations d’état américain la Chine ($ 1,26 trillion) veut des garanties contre la dépréciation du dollar, ce qui prive les Américains des recettes exceptionnelles dues à son émission. Les possibilités duJapon ($ 1,21 trillion 2e place dans la liste des créanciers américains) même remis sur pied après Fukushima ne sont pas suffisantes pour combler les besoins des spéculateurs américains.
— On dit que la Russie, avec le début de l'embrouillamini à Kiev, a commencé à se débarrasser à la dérobée d’obligations de la dette américaine.
Pourquoi à la dérobée ? Au contraire, nous faisons tout trop ouvertement et trop franchement. En octobre, les investissements russes dans les titres d'État américain s’élevaient à 149,9 milliards de dollars la 10e place dans le monde. C’est à ce moment qu’une décision formelle a été prise de les réduire. En mars il n’en restait que pour 100,4 milliards de dollars – la 13e place. Ce n'est pas dû à la politique étrangère, selon les théoriciens de la conspiration, sinon aux interventions de change de la Banque de Russie sur le marché intérieur afin de stopper la chute du rouble. Lorsque le problème a été résolu en avril, la Russie a racheté des titres des États-Unis pour 16 milliards de dollars !
Cependant, dans l’ensemble, les États n'ont pas assez de moyens pour la charge de la dette américaine. En revanche, les ressources des spéculateurs mondiaux croissent. Afin de « les pousser en Amérique », il faut effrayer les spéculateurs à mort en étendant le chaos global, en y plongeant de nouveaux territoires, tout en attribuant à l'organisateur de ce chaos la réputation de l’unique « havre de paix » au monde.
Toute la politique américaine est encore soumise à cet objectif depuis l’anéantissement de la Yougoslavie.
Dans l’ensemble, elle a épuisé ses possibilités. De l'accroissement de la dette nationale, il est temps de passer à son effacement, de l’expansion de la zone de chaos à la grande catastrophe qui justifierait une telle annulation.
— Il est connu que la guerre passera l’éponge sur tout ! D’autant plus, la grande...

« Nézalejnaya » (« Indépendante » en Ukrainien, NDT) ce n’est qu’une botte de paille, appuyée contre la maison du voisin. Si les Américains réussissent au moyen de l’Ukraine « ardente » à « enflammer » la Russie et ainsi arranger la Troisième Guerre Mondiale, le problème d'effacement de la dette mondiale sera résolu à nos frais. Mais, jusqu'à présent, cela ne fonctionne pas. La réunification avec la Crimée a subitement donné à Poutine un énorme crédit de confiance. C'est justement ce qui a causé l'hystérie de l'Occident et de sa « cinquième colonne » libérale.
— Toutefois, les Yankees n’abandonnent pas les tentatives pour attiser le feu...
Ce n’est pas en vain qu’en Ukraine « luisent » et même périssent de hauts dignitaires de la CIA. Une raison de plus pour les États-Unis de détruire l’Ukraine est de couper l’Union européenne de la Chine.
— La Chine qu’est-ce qui est à faire là-dedans ? (Elle a) également décidé à adhérer à l'UE ?
Vendre ses marchandises ! Compte tenu de l’orientation incurable de l'économie à l'exportation, la question d’acquisitions de nouveaux marchés pour Pékin est une question de survie. Donc, elle a jeté son dévolu sur l'Union européenne. Mais les routes maritimes vers l'Europe sont contrôlées par la flotte américaine. Les Yankees peuvent à leur gré bloquer subitement tout trafic. Une idée naît à Pékinl’idée d’une « nouvelle route de la soie » reliant les producteurs chinois aux consommateurs européens par la voie terrestre juste au moment où ces derniers s’appauvrissent sous les coups de la crise et la concurrence américaine. Ianoukovitch a donné son accord pour créer une plate-forme de transport chinois en Crimée. Pour briser ce projet, les États-Unis et leurs satellites européens ont « enflammé » l’Ukraine aussi précipitamment. En effet, initialement le renversement de Ianoukovitch était prévu pour l'été 2014, comme l’affirment les banderistes aux journalistes.
Transformée en une nouvelle Somalie, l’Ukraine pourrait très bien couper l'Union européenne du gaz russe. En l’obligeant d'acheter le coûteux gaz de schiste américain, dont l'exportation commencera à partir de l’année 2016.
D'autre part, les transnationales européennes aussi bien qu'américaines sont avides de s'emparer du marché et des ressources de l'ancienne Ukraine. Les parents de dirigeants américains, comme on le sait, font partie de la direction de sociétés ayant des visées sur le gaz et le pétrole ukrainiens. L’objectif américain est de s’emparer également du système de transport du gaz.
La société « Westinghouse » tente de remplacer le combustible russe pour les centrales nucléaires ukrainiennes par le leur. Cela rapportera jusqu'à 1 milliard de dollars par an, et sans même l'aménagement de la zone de Tchernobyl en dépotoir paneuropéen des déchets nucléaires, et couvrira largement les frais des États-Unis engagés pour organiser le coup d'État nazi à Kiev. Le géant mondial de production des organismes génétiquement modifiés « Monsanto » s’intéresse aux terres noires locales. Sans parler du charbon du Donbass, dont toute l’Ukraine ne peut s’en passer, qui est une prime énorme. Les fameuses subventions de 13 milliards de grivnas — 3 % du budget ne concernent que 18,3 % de la production (principalement les mines d'État), et le reste est tout à fait rentable. Et ces mêmes subventions, en réduisant le prix, soutiennent aussi bien les services de logement, que l'ensemble de l'économie ukrainienne, dont le Donbass est le véritable maître. À propos, c’est pour cela qu’on le détruit.
Il est clair que la prise (sous le couvert de privatisation) des actifs nationaux nécessite l'effondrement de la structure de l'État ukrainien. L'effondrement est nécessaire également aux transnationales européennes, qui ont aussi jeté leur dévolu sur la riche terre noire (comme Hitler en 1941), sur le secteur d’énergie, les ports fluviaux et maritimes, l'industrie chimique et le business du charbon, particulièrement important dans les conditions de la « renaissance du charbon » dans de l'énergie européenne. Et le rôle clé des ministres des Affaires étrangères de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne et de la Pologne dans la réalisation du coup d’état nazi en Ukraine, qui a détruit ses structures étatiques, est très convaincant. Bien que les politiciens européens ne soient que des marionnettes des stratèges américains et mondiaux qui ont personnellement organisé et orchestré la catastrophe ukrainienne.
— Ah bah, tout s’est chamboulé dans la maison ukrainienne !
Il est important de comprendre que le contrôle des ressources, à la différence du contrôle des marchés, n’éveille pas chez les nouveaux colonisateurs l’intérêt au maintien de la vie normale du pays maîtrisé. On voit des exemples du fonctionnement ininterrompu de l'infrastructure d'exportation dans les conditions des conflits internes les plus violents dans toute l'histoire moderne de l'Afrique.
En outre, le secteur de l'économie réelle est plus faible politiquement que le secteur financier. C’est pourquoi la partie intéressée à maintenir une vie normale dans l'ancienne Ukraine (puisque quelqu'un doit consommer l'électricité et le gaz, et les ports doivent gérer les marchandises d'exportation) perdra toujours face aux financiers. Ils n’ont, en effet, besoin que de semer le chaos sanglant, s'étendant de préférence à la Russie.
Ainsi, presque tous les intérêts mondiaux existants actuellement se sont rencontrés en Ukraine, à l’exception peut-être ceux de l'islam politique.
— On prédit à l’Ukraine le sort de l'ex-Yougoslavie. Elle a déjà perdu la Crimée. Maintenant nous avons l’Ukraine Centrale sous le contrôle de Kiev, les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk. Plus il y a aussi la « Nouvelle Khazaria », dont on ne parle pas en Russie.
Plus précisément de l'appeler le « caïdat de Kolomoïsky ». En fait, c’est une nouvelle structure étatique. Elle a déjà déclaré son indépendance par rapport aux autorités de Kiev, en particulier, par le refus fondamental de se conformer à une « trêve » provisoire annoncée par Porochenko à la fin du mois de juin. Pour autant qu'on puisse en juger, le Caïdat, en plus de la région de Dniepropetrovsk (où gouverne l’oligarque), comprend aussi la région d’Odessa dirigée par son manager et le Zaporozhye. Un contrôle moins rigide est établi sur les régions de Nikolaïev et de Kherson. Probablement, un contrôle est en train de s’instaurer dans la région de Kharkov.
Le noyau de gestion est formé par des managers, gibiers de correctionnelle, du groupe « Privat » de l’oligarque Kolomoïsky. Ils ont leurs propres forces armées bien équipées, organisées et entraînées sous forme de plusieurs détachements punitifs, qui, pour la splendeur, sont appelés « bataillons ». La terreur a permis à Kolomoïsky de réprimer dans la région de Dniepropetrovsk la résistance aux nazis, de « ratisser » Zaporozhye, Nikolaïev et Odessa, et dans cette dernière d’organiser également un bain de sang, le 2 mai.
Kolomoïsky a construit à Dniepropetrovsk un centre culturel juif, le plus grand de l’Europe, d’une superficie de plus de 50 000 mètres carrés. L'activité dans ce sens lui assure de l'influence internationale et permet, en cas de besoin, de compter sur la reconnaissance formelle. Il semble que les États-Unis ont reconnu de facto l'indépendance du Caïdat du Gauleiter de Kiev, Porochenko, et ce dernier ne peut rien y faire. Étant donné qu'aucun des fonctionnaires de Kiev n'a participé à la réception de la délégation officielle des États-Unis sur le terrain de Kolomoïsky.
— Quelle évolution prendront les évènements chez nos voisins ?
Porochenko n’arrivera pas à réprimer la résistance armée à Donetsk et à Lougansk. Puisque le nazisme n'est pas rentable et son financement par « Gazprom » sous forme de la livraison gratuite de gaz russe a finalement cessé, déjà en automne, dans certaines régions de l'ancienne Ukraine, la famine commencera. Au printemps, elle se répandra sur une grande partie de cette zone.
Kiev va essayer de couper la menace d'un soulèvement populaire en Novorossia et à l’Est de l'Ukraine (en dehors des frontières des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk) par la terreur impitoyable en masse, et les humanistes et les démocrates des États-Unis et de l'Union Européenne se feront un plaisir de financer la construction de camps de concentration et l'expansion des organisations terroristes. La destruction de l'économie ukrainienne fera du service dans les unités de répression le seul gain possible, et beaucoup de gens désespérés s’y engageront, uniquement pour se nourrir.
En même temps la lutte pour le pouvoir à Kiev même va s’intensifier. Les bandits du « Pravy Sektor », jusqu'à présent se vendant au détail, commenceront à offrir leurs services déjà au niveau du commerce politique de gros. Les bandes armées de Lyachko et d’autres personnages deviendront plus fortes. Timochenko, curieusement, n’a pas pu encore utiliser ses ressources politiques et financières importantes pour créer ses propres bandes. Porochenko ne pourra du tout former sa bande personnelle, et donc restera la marionnette d’ornement.
La chamaillerie pour le pouvoir à Kiev fera du territoire de Caïdat « ratissé » par Kolomoïsky un régime politique idéal aux yeux des tuteurs occidentaux et contribuera à la tentation de lui léguer le pouvoir ainsi que sur Kiev en faisant de lui le chef suprême de l'Ukraine nazie.
Ce chaos de la politique interne affaiblira l'efficacité de la terreur en réunissant les conditions d’un soulèvement populaire à grande échelle.
S'il réussit, le pouvoir des nazis sera ébranlé, et, fort probablement, Kiev sera libéré aussi. Alors, l’Ukraine ayant passé des épreuves terribles commencera la réunification avec la Russie.
Si cela échoue ou est étouffé dans l'œuf L’Ukraine en espace d’une année se transformera en un « Champ Sauvage ». La partie active de la population se dispersera pour chercher son gagne-pain en Russie ou en Occident, ou bien se rangera parmi les bourreaux.
La seule alternative à cela est une autorisation formelle par la loi et la formation de ses propres sociétés militaires privées russes semblables aux américaines et européennes faisant la guerre en Ukraine. Pour cela, même la Douma peut être rappelée de vacances une journée plus tôt, alors les combattants du Sud-Est auront le soutien leur permettant de nouveau libérer Kiev de l'occupation nazie avant l'hiver.
Mais ceci est peu probable : les dirigeants russes craignent la troisième guerre mondiale avec l'Occident. Bien qu’il ne puisse plus nous témoigner plus de haine que maintenant, alors, selon le principe « autant vaut bien battu que mal battu » ces actions seraient les seules responsables et efficaces. 

Source : m.kp.ru : Украина - вязанка соломы для поджога России
Traduction : GalCha

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Ukraine - encore le trafic d'organes

La voix russe de Kharkov

16.07.2014
Karkhov+-+5341fc613fe1593ffbdfedb3c6821f
Informations de sources certaines :
Dans la zone du village Bezlyudovka de la région de Kharkov, les représentants de Pravy Sektor détruisent régulièrement à l’usine d’incinération des ordures ménagères des cadavres de personnes non-identifiées, qui probablement sont mortes dans l'ATO dans le Donbass. Les corps sont amenés à l’usine dans des camions poubelles municipaux, ainsi que dans les camionnettes couvertes "Gazelle" (marque Russe, NDT). En outre, les cadavres sont incinérés à la décharge près du village Bezlyudovka.
Les habitants de la zone Fedoseevka du district Troitsky de la région de Lougansk et dans les environs de la ville Stchastier de la région de Lougansk ont trouvé des corps de personnes tuées par balle et avec les organes vitaux retirés. Ces corps appartiennent pour la plupart à des individus âgés de 20 à 35 ans. Les cadavres ont des blessures par balle à la tête, semblables à celles faites par des tireurs d'élite.
Les cadavres ont été retrouvés en même temps que l'apparition de chirurgiens allemands dans plusieurs hôpitaux des centres régionaux contrôlés par les forces ATO, et avec l'apparition des équipes mobiles de la Croix-Rouge, qui n’apportent pratiquement aucune aide à la population locale. Leur vrai objectif (et de ceux qui se masquent sous le couvert de la Croix Rouge) – est la collecte d’organes.
Sergey Moïsseïev,
Président de l'association régionale de Kharkov "Rus Triedinaya (Russie Trinitaire, NDT) "
Agence centrale d’information de Novorossia

Novorus.info
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▼  2014 (84) .
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Je ne sais pas ce que ça vaut, communiqué par Ph Gilis :

Ils ont été vendus par Israel aux nazis militaires de Kiev il y a trois jours.

Ces missiles laser à tête chercheuse ont été effectivement mises en Ukraine et remis au gouvernement ukrainien NAZI-contrôlé par le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu, trois jours avant l'avion de Malaisie a été abattu.


Netanyahu a immédiatement ordonné une invasion terrestre de la bande de Gaza dans les deux heures après que le gouvernement ukrainien NAZI abatte le vol Malaisie MH-17.

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 04:22

 

Guerre de l’eau en Irak: La menace d’un nouveau Déluge

Publié par Gilles Munier sur 4 Juillet 2014, 05:16am

Catégories : #Irak

Guerre de l’eau en Irak: La menace d’un nouveau Déluge

Par Gilles Munier

 

Il ne s’agit pas de faire du catastrophisme, mais les combats qui se déroulent en ce moment autour de deux barrages irakiens ont de quoi inquiéter. Daash (EIIL devenu Etat Islamique - EI - depuis la proclamation du califat), qui s’est emparé de celui de Falloujah et du lac Tharthar (1), assiège maintenant le barrage hydroélectrique de Haditha sur l’Euphrate, 2ème plus grand barrage d’Irak. Des combats trop proches pourraient en détériorer les vannes ou ébranler sa structure. Si les djihadistes s’en emparent, ils disposeront de l’énorme lac de retenue Qadissiya - du nom de la bataille victorieuse des Arabes musulmans contre les Perses vers 636 - et pourront menacer d’inondation les régions chiites du sud ou les assoiffer. En arrêtant les turbines, ils provoqueraient de graves perturbations dans l’alimentation en électricité de Bagdad. La façon dont Daash gère les barrages en sa possession en Syrie - Tichrin et de Tabqa (ou Thawra) - est plutôt rassurante (2). Mais, qu’arrivera-t-il lorsque Bachar al-Assad ordonnera à ses troupes d’en reprendre le contrôle ?


Une vague de 10 à 20 mètres atteindrait Mossoul en 3 à 4 heures


Le point noir, c’est le barrage Saddam – rebaptisé Chambarakat - situé sur le Tigre à 40 km au nord de Mossoul. En 2006, il était considéré par le Corps des ingénieurs de l’armée américaine comme le « barrage le plus dangereux du monde ». Construit sur du gypse dans les années 80, son fonctionnement nécessite le renforcement permanent de ses fondations. Des spécialistes disent que s’il cédait, suite à des combats ou à un entretien laissant trop à désirer, une vague de 10 à 20 mètres atteindrait Mossoul en 3 à 4 heures, à une vitesse d’environ 2 m/seconde. Une grande partie de la ville serait détruite. Les villages et les terrains agricoles bordant les rives du Tigre seraient ravagés et des quartiers de Bagdad se retrouveraient sous 3 à 5 m d’eau dans les trois jours. Selon des estimations, un demi-million d’Irakiens mourraient noyés (3).

En 2004, Athel al-Nujafi, gouverneur de Mossoul, avait ordonné à la garnison de peshmerga qui assurait la « protection » du barrage Saddam de quitter les lieux et demandé aux troupes américaines de la remplacer. En 2007, David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, avait conseillé à Nouri al-Maliki d’en faire consolider les fondations et les Etats-Unis avaient accordé 27 millions de dollars pour le réparer, une somme insignifiante vu l’état du barrage et qui, de plus, avait été en partie détournée. Un mur de béton, enfoncé jusqu’à 67 m dans le sol, a été construit depuis autour des fondations : mais pas sûr qu’il retienne les 12,5 milliards de mètres cubes d'eau accumulés dans le lac de retenue.

Depuis la prise de Mossoul par la résistance irakienne et Daash en juin dernier, le barrage Saddam (Chambarakat) est situé à la limite du territoire contrôlé par les nouveaux dirigeants de la province de Ninive. Que se passera-t-il si les Kurdes décident de s’en emparer ? On préfère ne pas y penser.

 

Photo : Le barrage Saddam, rebaptisé Chambarakat

 

Sur le même sujet, lire aussi :

(1) Irak : Guerre de l’eau dans la province d’Al-Anbar (actualisé au 27/5/14)

(2) Guerre de l’eau turco-syrienne : 7 millions de Syriens menacés

(3) La bataille du barrage Saddam et la menace d’un nouveau « Déluge »

et:

Guerre de l’eau au Pays des deux fleuves, par Gilles Munier (mai 2006)

 

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Documents secrets : la décision d’occuper Mossoul prise à Amman

 

 

Actualité Ukraine et désinformation :

 

 

 

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Mon opinion :

 

J'avais annoncé voici 5 ans que la guerre mondiale pourrait partir de Crimée. Or Porochenko, pion d'USraël, menace de reprendre la Crimée. Ce sera la ligne rouge pour la Russie... eva

 

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