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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 00:23

 

Le rôle de Washington et son soutien aux néonazis a d’énormes implications dans le reste du monde

Ukraine : les Etats-Unis nous entraînent dans une guerre contre la Russie (The Guardian)

John PILGER

Pourquoi tolérons-nous la menace d’une nouvelle guerre mondiale qui se mène en notre nom ? Pourquoi tolérons-nous les mensonges qui justifient ce risque ? L’état de notre endoctrinement, comme l’a écrit Harold Pinter, est « un tour d’hypnose brillant, et couronné de succès », comme si la vérité « ne s’était jamais déroulée, même au moment où elle se déroulait ».


Chaque année l’historien américain William Blum publie son "archive actualisée du résumé de la politique étrangère des Etats-Unis" qui montre que, depuis 1945, les Etats-Unis ont tenté de renversé plus de 50 gouvernements, la plupart démocratiquement élus ; ont grossièrement interféré dans les élections de 30 pays ; bombardé la population civile de 30 pays ; utilisé des armes chimiques et biologiques ; et tenté d’assassiner des dirigeants étrangers.

 

Dans bien des cas la Grande-Bretagne était complice. Le degré de souffrance humaine, et encore moins la criminalité, n’est jamais reconnu en Occident, malgré la soi-disant présence des technologies de communication les plus avancées, et du journalisme le plus libre du monde. Que les victimes les plus nombreuses du terrorisme – de notre terrorisme, soient des musulmans, est imprononçable. Que le djihadisme extrémiste, à l’origine du 11 septembre, fut créé comme arme de la politique étrangère britannique (Opération Cyclone en Afghanistan) est occulté. En avril le département d’État américain remarqua que, à la suite de la campagne de l’OTAN de 2011, « la Libye est devenue un paradis pour les terroristes ».


Le nom de “notre” ennemi a évolué au fil des années, du communisme à l’Islamisme, mais il s’agissait généralement de n’importe quelle société indépendante du pouvoir de l’Occident et occupant des territoires stratégiques ou riches en ressources. Les leaders de ces nations gênantes sont généralement violemment mis à l’écart, comme les démocrates Muhammad Mossadegh en Iran et Salvador Allende au Chili, où ils sont assassinés comme Patrice Lumumba au Congo. Ils font tous l’objet d’une campagne médiatique de caricature et de diabolisation – pensez à Fidel Castro, Hugo Chavez, et maintenant Vladimir Poutine.


Le rôle de Washington en Ukraine est diffèrent seulement parce que ses implications nous concernent tous. Pour la première fois depuis l’ère Reagan, les USA menacent d’entraîner le monde dans une guerre. Avec l’Europe de l’est et les Balkans devenus des bases militaires de l’OTAN, le dernier « état-tampon » frontalier de la Russie, est dévasté. Nous, les occidentaux, soutenons des Néo-nazis dans un pays ou les Ukrainiens nazis soutinrent Hitler. Ayant dirigé le coup d’état de Février contre le gouvernement démocratiquement élu à Kiev, la tentative de Washington de récupérer la base navale historiquement russe de Crimée a échouée. Les russes se sont défendus, comme ils l’ont toujours fait contre chaque invasion occidentale depuis presque un siècle.


Mais l’encerclement militaire de l’OTAN s’est accéléré, en même temps que des attaques orchestrées par les USA sur les ethnies russes d’Ukraine. Si Poutine peut être poussé à aller les aider, son rôle préétabli de paria justifiera une guerre menée par l’OTAN qui se propagera sans doute à l’intérieur du territoire Russe.


A la place, Poutine a embrouillé ses adversaires en cherchant un terrain d’entente avec Washington et l’Europe, en retirant ses troupes de la frontière ukrainienne et en incitant les ethnies russes d’Ukraine de l’Est d’abandonner le référendum provocant du week-end. Ces gens, russophones, bilingues – 1 tiers de la population de l’Ukraine – ont longtemps souhaité l’avènement d’une fédération qui reflète la diversité ethnique du pays et qui soit à la fois autonome et indépendante vis-à-vis de Moscou. La plupart ne sont ni des « séparatistes » ni « des rebelles » mais simplement des citoyens souhaitant vivre en sécurité dans leur pays.


Comme les ruines d’Irak et d’Afghanistan, l’Ukraine a été transformé en un camp d’entrainement pour la CIA – dirigé par le directeur de la CIA John Brennan à Kiev, avec des “unités spéciales” de la CIA et du FBI qui mettent en place une “structure de sécurité” afin de superviser les attaques sauvages de ceux qui se sont opposé au coup d’état de Février. Regardez les vidéos, lisez les rapports des témoins du massacre d’Odessa. Des bandits fascistes amenés par bus ont brulé les sièges des syndicats, tuant 41 personnes bloquées à l’intérieur. Regardez la police laisser faire. Un docteur a décrit sa tentative d’aller aider les gens, « mais j’ai étais stoppé par des nazis pro-Ukrainiens. L’un deux m’a violemment poussé, en me promettant que bientôt ce serait mon tour à moi et aux autres Juifs d’Odessa… Je me demande pourquoi le monde entier reste silencieux. »


Les ukrainiens russophones se battent pour leur survie. Quand Poutine a annoncé le retrait des troupes russes de la frontière, le secrétaire à la défense de la junte, à Kiev – un des membres fondateurs du parti fasciste « Svoboda », déclara que les attaques sur « les insurgés » allaient continuer. Dans un style Orwellien, la propagande occidentale a rejeté la faute sur Moscou « qui orchestre le conflit et la provocation », selon William Hague. Son cynisme peut être comparé à la grotesque félicitation d’Obama à la junte pour leur « retenue remarquable » à la suite du massacre d’Odessa. Illégal et fasciste, la junte est décrite par Obama comme « légalement élue ». Ce qui importe ce n’est pas la vérité, a un jour dit Henry Kissinger, mais « ce qui est perçu comme vrai ».

 

Dans les medias Etats-Uniens les atrocités d’Odessa ont été minimisées ; une affaire « louche » et une « tragédie » dans laquelle des « nationalistes » (Néo-nazis) ont attaqué des « séparatistes » (des gens en train de collecter des signatures pour un référendum sur une Ukraine fédéral). Le Wall Street Journal de Rupert Murdoch a maudit les victimes – « Un incendie meurtrier en Ukraine probablement allumé par les rebelles, selon le gouvernement ». La propagande en Allemagne est digne de la guerre froide, avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung (littéralement, « Journal général de Francfort ») qui met en garde ses lecteurs contre la Russie et sa « guerre non déclarée ». Pour les allemands, le fait que Poutine soit le seul leader à condamner la montée du fascisme au 21ème siècle relève de l’ironie.


Un truisme populaire dit que “le monde a changé” à la suite du 11 septembre. Mais qu’est ce qui a changé ? Selon le fameux lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, un coup d’état silencieux a eu lieu à Washington et un militarisme rampant dirige maintenant. Le Pentagone dirige en ce moment des « opérations spéciales » – des guerres secrètes – dans 124 pays. Aux Etats-Unis, une pauvreté en augmentation et des libertés hémorragiques sont les corollaires historiques d’un état de guerre perpétuel. Ajoutez à cela le risque de guerre nucléaire, et la question qui reste est : Pourquoi tolérons-nous cela ?


John Pilger

13 mai 2014

Traduction Nicolas CASAUX du Collectif 4ème singe http://4emesinge.com/

»» http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/may/13/ukraine-us-war-ru...

 

 

Comment l’Otan a organisé l’invasion de l’Irak

Irak, les pages d’histoire effacées
Manlio Dinucci

FEMEN ou l’art de se mettre au service de l’impérialisme


http://www.opex360.com/2014/06/20/irak-les-jihadistes-deiil-semparent-dune-ancienne-usine-darmes-chimiques/ Tout cela pour dire qu'il y en a encore car elles ne sont pas toutes transportables à cause de leur ancienneté, mais il y a un gros risque que l'Eiil parvienne à s'en servir. Sur qui la communauté internationnale portera la faute? La Syrie ou l'ran?

 

La guerre est un racketLe 12 octobre 2012, le prix Nobel de la paix était attribué à l’Union européenne pour « sa contribution à la promotion de la paix, la réconciliation, la démocratie, et les droits de l’homme en Europe ». Autant d’éléments qui figurent en bonne place dans les principes mêmes de la construction européenne. Les gouvernements des pays occidentaux se déclarent naturellement pacifistes ou expriment à tout le moins leur désaccord face à l’émergence de tel ou tel conflit à l’autre bout du monde, sans se rendre compte que ce dernier est une poudrière et que le monde occidental en fournit largement la matière.

 

Contrairement à ce que laissent penser les menaces de coupes dans le budget du Pentagone ou la baisse des dépenses militaires en Europe, la production d’armement n’est en rien affectée par la crise. Les gouvernements utilisent plusieurs stratégies pour soutenir leurs industries d’armement hors de leurs marchés domestiques, notamment la promotion directe des exportations, le soutien à la réduction des coûts et l’utilisation de la rhétorique sur l’emploi dans l’industrie des armes. En revanche, les pays qui n’ont pas réduit leurs dépenses militaires voient ce dilemme comme une opportunité soit d’obtenir des conditions plus favorables aux importations d’armes, soit de développer leurs propres industries.

 

Le militarisme a donc le vent en poupe. Mais qu’est-ce que signifie exactement ce terme ? On peut dire que le militarisme est la mise en valeur délibérée des objectifs militaires dans les domaines de la culture, de la politique et de l’économie de telle sorte que la guerre et la préparation à la guerre sont normalisées. Le renforcement des institutions militaires devient dans ce contexte prioritaire.

 

Quels que soient les régimes en place, « la guerre n’est rien d’autre que la continuation de l’activité politique par d’autres moyens » (Carl von Clausewitz, extraits de guerre). Le militarisme, en revanche, mène inévitablement à un pouvoir militaire fort. Les gouvernements qui s’en réclament glorifient les héros et mettent la morale et l’éthique militaires à l’abri de toute critique.

 

Le militarisme, aidé par la toute puissance de la machine d’État, irrigue la société dans son ensemble. Elle finit par en adopter les mythes, les comportements et les idiomes. Des études montrent que le militarisme est largement corrélé avec le conservatisme, avec le nationalisme et l’autoritarisme ; il tend consubstantiellement à s’opposer aux libertés civiles, aux principes démocratiques ainsi qu’à la bienveillance envers les pauvres et les faibles en général. Le militarisme risque même de subordonner les intérêts de la société, y compris la santé, à ceux de l’armée.

 

Ces définitions sont celles d’une équipe de neuf chercheurs dont les travaux ont été récemment publiés sur le site de l’American Journal of Public Health. La conclusion est sans appel : le militarisme constitue une véritable menace pour la société, à l’image d’une maladie psycho-sociale qui nécessiterait des soins préventifs.

 

« Le 4 juillet (Jour de l’Indépendance, NDLR), il y aura dans toute l’Amérique des discours patriotiques autour du sacrifice des soldats tombés pour la patrie », affirme l’économiste Paul Craig Roberts. « Même le général Smedley Butler a déclaré que ses Marines avaient donné leur vie pour que la United Fruit Company contrôle l’Amérique centrale », ajouta-t-il. « Le général Butler a dit que la guerre était un racket, et que la participation des États-Unis dans la Première Guerre mondiale avait produit là-bas 21.000 nouveaux millionnaires et milliardaires ».

 

Lorsque le général Butler écrit son pamphlet, il analyse assez froidement les tenants et les aboutissants des conflits. « La guerre est un racket. Et l’a toujours été. Il s’agit probablement du plus ancien, de loin du plus rentable et sans aucun doute du  plus vicieux des rackets. Le seul de portée internationale. Le seul dont les profits sont estimés en dollars et les pertes en vies humaines ».

 

Selon l’article paru sur le site de l’American Journal of Public Health, 190 millions de décès pourraient être au XXème siècle directement ou indirectement imputés aux guerres. Washington a une grande part de responsabilité dans cette tragédie qui a commencé sur le sol américain par le massacre des Indiens. Depuis, les États-Unis sont allés guerroyer de par le monde sans toutefois que leur intégrité territoriale ne soit menacée une seule fois : Cuba, Haïti, le Mexique, les Philippines, le Japon, l’Allemagne, la Corée, le Vietnam, Panama, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, et la Somalie ne sont que quelques-uns des pays qui ont subi les foudres étasuniennes.  

 

Mais à y regarder de plus près, les États-Unis (exceptions faites des conflits fondateurs…) n’ont pourtant véritablement gagné de guerre. Les confédérés, bien qu’en infériorité numérique, ont souvent défait les généraux de l’Union. L’Allemagne a été vaincue par les Soviétiques ; l’invasion alliée en Normandie a été décidée le 6 juin 1944 au moment où l’Armée rouge taillait en pièces à l’Est ce qui restait des armées du IIIème Reich. La menace communiste céda alors la place à la menace hitlérienne avant que les peuples du tiers-monde ne contestent le leadership et le modus vivendi étasuniens.

 

Aujourd’hui, Washington s’emploie à réactiver la Guerre froide. Les États-Unis  ont orchestré un coup d’Etat qui a renversé le président élu d’Ukraine pour y installer un gouvernement fantoche. Des trublions manipulés par la CIA se sont mis à proférer des menaces envers Moscou et la population russophone de l’Ukraine. Ces menaces ont alors provoqué dans les territoires autrefois russes un légitime sentiment d’émancipation qui s’est traduit dans la presse occidentale par une vision complètement faussée de la réalité : les agressés (les russophones d’Ukraine et partant, le peuple russe) devenaient les agresseurs… ce qui justifiait un vaste déploiement militaire de l’OTAN dans les pays baltes et en Europe de l’Est.

 

Washington a en réalité besoin de réinventer la Guerre froide pour justifier la centaine de milliards de dollars qui nourrissent chaque année le complexe militaro-industriel, dont une partie sera d’ailleurs recyclée sous forme de dons pour soutenir les campagnes électorales.

 

« Au XXIème siècle, les pires ennemis des Américains ne sont ni Al-Qaïda, ni l’Iran, ni la Russie, ni la Chine. Les pires ennemis de l’Amérique sont nos propres présidents qui ont déclaré à plusieurs reprises que la « guerre contre le terrorisme » leur donne le droit de limiter les libertés individuelles garanties par la Constitution des États-Unis », dit Paul Craig Roberts.

 

C’est au moment où le chômage atteignait des niveaux record que Laurent Fabius réaffirmait fin 2012 que « la France est un acteur clé au sein de l’Alliance (atlantique, NDLR) sur le plan militaire, politique, financier, et elle entend le rester ». Or, l’Europe et l’OTAN nous dépeignent généralement une réalité biaisée afin d’échafauder les pires stratégies impérialistes. 

 

Le général Butler parlait de racket. La meilleure définition qu’on peut en faire se trouve dans la différence qui existe entre sa réalité et ce qu’en perçoit la majorité des gens. Seul un petit groupe d’initiés sait de quoi il retourne. Il est organisé pour le bien de quelques-uns aux dépens du plus grand nombre. En temps de guerre, d’immenses fortunes sont faites par une minorité.

 

Le brave général avait trouvé la solution : « un mois avant que le gouvernement n’enrôle nos jeunes, il fait qu’il enrôle le capital, l’industrie et le travail. Que les bureaucrates, les directeurs et les puissants de nos usines d’armement, nos constructeurs aéronautiques, les fabricants de toutes ces choses susceptibles d’engendrer des profits en temps de guerre, sans oublier banquiers et spéculateurs, soient enrôlés… pour 30 $ par mois, pour toucher le même salaire que celui des gars dans les tranchées ».

 

Avant d’envoyer les enfants des autres, des pauvres, du peuple à la mort, tous ces faucons devraient d’abord envoyer les leurs. Si George Bush avait fait la guerre du Vietnam au lieu de se planquer dans la garde nationale au Texas, il aurait peut-être compris qu’on n’engage pas un pays avec pour seule preuve une fiole de pisse et une hausse de part de marché pour Halliburton.

Capitaine Martin

 

 

Derrière le 70°anniversaire du débarquement, Une énorme opération politique.

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Cette guerre que (presque) tout le monde attend

Posté par calebirri le 2 mars 2014


Elle va bien finir par arriver cette guerre. Nombreux sont ceux qui la redoutent, mais plus nombreux encore sont ceux qui l’attendent. Pas pour les morts bien sûr, ni pour les misères et les destructions qu’elle engendre non plus… encore que ! Car en définitive tout le monde (ou presque) sera satisfait : l économie va enfin pouvoir repartir, et la croissance reviendra après. Je souligne le « ou presque » par acquis de conscience mais c’est bien l’ensemble du monde capitaliste qui s’en portera mieux. Car il est dans la nature même du capitalisme de conduire à la guerre ( vous ne le saviez pas peut-être ?) : comme une « saignée nécessaire pour « relancer la machine »… Imaginez des millions de morts, de blessés, et puis toutes les infrastructures détruites. La conscription, l’état d’alerte ou l’état d’urgence, « l’union sacrée » ! et puis aussi la relance de l’emploi à travers « l’effort de guerre », quelle opportunité pour la « croissance » !


Finies les dettes à rembourser aux « ennemis », finie la démocratie qui empêche les dirigeants de faire ce qu’ils souhaitent et qui autorise les citoyens de se plaindre sans cesse… Cette satanée « démocratie » qui nuit aux affaires et cet internet qui autorise la divulgation des « petits arrangements » de nos dirigeants doivent disparaître avec la guerre, car seule la dictature permettra la relance économique à travers la « compétitivité » offerte par l’esclavage. Et les destructions engendrées par la guerre sont autant de marchés qui seront à prendre au plus méritant (le plus fort donc).


Il faut bien comprendre que le « retournement du capitalisme » auquel nous avons assisté les dernières décennies ne laisse pas trop de choix : n’étant plus en mesure de dominer le monde par la puissance financière (en réalité il n’y a plus d’argent), les pays dits « puissants » ne le sont plus que grâce à la force brute ; et la guerre est désormais pour eux le seul moyen de conserver leur statut international. Et pour nous de conserver notre « niveau de vie »…


Car après tout nous pourrions encore éviter le chaos qui vient : en remettant de l’ordre dans la finance, en supprimant tous les avantages concurrentiels dont nous nous sommes emparés dans l’Histoire (par la force et par la ruse), nous pourrions alors redonner à chacun la place qu’il devrait « logiquement » avoir. Au prix bien sûr d’une baisse drastique de notre confort de vie. Mais qui est prêt pour cela ?


Et c’est là qu’on revient à mon titre quelque peu provocateur : nous devinons tous, à la vue des inégalités scandaleuses provoquées par ce système (quand on pense que 85 personnes possèdent la même richesse que 3,5 milliards d’autres personnes -plus de la moitié des êtres humains que compte cette terre !), que nous avons dépassé toutes les limites acceptables. Et nous savons tous également que sans la remise en cause du système qui crée ces injustices la guerre reviendra toujours pour redistribuer régulièrement les cartes du monde. Mais comme nous n’avons toujours rien créé de mieux pour nous gouverner, nous préférons sauver un système injuste, au prix de la guerre, que de nous risquer à inventer une alternative démocratique capable de s’opposer à la dictature qui viendra avec. Surtout si c’est pour payer plus cher, non ?

Tant que nous refuserons de nous confronter à la question d’un système « sans argent », nous sommes condamnés soit à la guerre, soit à la dictature : la guerre conduit à la dictature et la dictature conduit à la guerre.


Mais ne vous réjouissez pas trop vite : Car pour que l’une apparaisse, il faut que les conditions de l’autre soient présentes. Et tant que le système ne s’effondrera pas totalement, nos dirigeants fourbiront leurs armes avec tout l’argent qu’ils pourront engranger jusque là. Ce qui signifie que tant que notre épargne, nos derniers droits sociaux ou notre liberté d’expression ne seront pas totalement remise en cause, il leur reste du boulot : nous allons donc assister d’ici peu à un renforcement des mesures sécuritaires, une accélération des législations liberticides, un approfondissement des politiques d’austérité, une montée des peurs et des violences…


Et puis quand tout le monde sera prêt, les festivités pourront alors commencer ; quand un des « gros » ne pourra plus tenir sa bourse, ou sa population, ou son armée… Nous aurons beau dire que nous ne la voulions pas cette satanée guerre, mais nous l’attendions quand même… Car au lieu de se mettre au boulot pour réfléchir au futur que nous offrirons à nos enfants, nous avons été les victimes consentantes d’ignobles individus qui ne travaillent qu’à la perpétuation de leur propre pouvoir. Et coupables de les avoir élus, au mépris de leurs agissements criminels dont nous avons tout de même de manière complice bénéficié, en privant consciemment les autres peuples des avancées dont nous avons hérité de toutes les guerres précédentes. Et surtout en préférant continuer ainsi : puisqu’on ne peut pas supprimer le capitalisme, autant que nous restions les maîtres n’est-ce pas ? Et cela même si, paradoxalement, c’est au prix de notre propre liberté.


Caleb Irri


http://calebirri.unblog.fr

 

 

L'ombre du NWO, les psychopathes et les prophètes. Un nouveau De Gaulle ?

 

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Published by eva r-sistons - dans Guerres futures - mondiale
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