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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 05:31

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ALERTE PUBS ENVAHISSANTES, DELIRANTES,

AUCUN HEBERGEUR N'IMPOSE AUTANT DE PUBS

PARTOUT, MEME ENTRE DES LIGNES, ENORMES,

SALES CAR NE RESPECTANT PAS

LE CONTENU, LE BLOGUEUR ET LE VISITEUR !

FUYEZ  LES SITES OVER-BLOG, SOUILLES COMME CELUI-CI !

Over-blog est devenu une poubelle !


OB-pub-panneau.jpg .

Toutes les pubs pouvant surgir sur ce site,

ne sont pas de mon fait.

Nous en reparlerons, car je réagirai en conséquence,

mais pas pour l'instant, car je suis occupée

à préparer deux nouveaux ouvrages

à paraître sous quatre mois environ §.

NB: Boycottez les produits faisant de la pub.

Un bon produit n'a pas besoin de pub... chantal dupille

 

§ Après celui-ci, disponible sous huit jours,

un document choc sur les fondements

de la violence en Amérique (260 pages).

voir ici :   

Chantal Dupille publie un document sur l'Amérique - L'Actualité (+ vidéos)

 

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§§§


 

 

Vu sur le site Atlas Alternatif 

Nous condamnons la décision unilatérale

de la plateforme Overblog de truffer ce blog

de publicités en VIOLATION des conditions générales

d'utilisation initialement définies.

Pour ne plus les voir téléchagez un logiciel Addblock

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et sur ce blog,

Blog devenu depuis aujoud'hui diffuseur de pubs malsaines !

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Mercredi 23 octobre 2013

 

 

 

INCONTOURNABLE. Guerre contre l’EI: Le Dr. Bachar al-Assad, l’homme de la situation

Posted on août 27, 2014 @ 12:20

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Bachar al-AssadN’en déplaise aux esprits chagrins et autres mamamouchis d’une pseudo rectitude morale, Bachar al-Assad le président syrien, face à la montée de l’Etat islamique, en Irak comme en Syrie, est l’homme de la situation. Dans les chancelleries occidentales, tous les pousse-au-crime ont le vague à l’âme. Ainsi sont dévoilés les secrets de la transgression occidentale. Quand un phénomène atteint l’Occident, il crie au loup et lance des cris d’orfraie. Tant que l’EI tuait en toute impunité des Syriens, le silence était d’or. Mais, depuis que ces derniers s’attaquent aussi à leurs intérêts, ils réagissent enfin. Le poker menteur a trop duré…


«Il est clair que M. Assad est dans une dynamique de victoire et qu’il va finir par l’emporter», souligne Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie et directeur du groupe de recherche et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient à la Maison de l’Orient. «La question est de savoir à quelle vitesse il va rétablir son contrôle sur le territoire, si c’est sur l’ensemble du territoire ou s’il va laisser des zones autonomes».

Plus de trois ans après le début d’un conflit qui, selon les dernières estimations de l’ONU, a fait plus de 190 000 morts, ses forces ont reconquis des pans de territoire qui étaient contrôlés par les rebelles terroristes de l’Armée syrienne libre (ASL).

Considérée comme le fer de lance de l’opposition modérée par l’Occident, l’ASL, force créée dans les officines de propagande occidentale, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle doit mener de front des combats contre les forces gouvernementales et contre les combattants de l’État islamique (EI) qui contrôleraient environ un tiers de la Syrie, dans le nord et l’est du pays.

Interlocuteur nécessaire

Éclipsé par la crise en Ukraine et dans la bande de Gaza, le conflit syrien a récemment refait surface avec la montée en puissance de l’organisation sunnite issue d’Al-Qaïda, qui s’est emparée de plusieurs pans de territoires en Syrie et en Irak et qui pourrait faire de Bachar al-Assad un interlocuteur sinon incontournable, du moins nécessaire, selon les analystes. Comment en serait-il autrement ? D’ailleurs, lorsque certains disent que si le Pentagone bombarde la Syrie, ce serait avec l’intention de mettre fin au règne de Bachar al-Assad, c’est méconnaître la force de la Russie.

«Bachar al-Assad n’est plus considéré aujourd’hui de la même manière qu’en août 2013», lorsque Paris et Washington étaient prêts à mener des frappes contre les positions du régime, selon Didier Billion, spécialiste Moyen-Orient et directeur adjoint de l’institut des relations internationales et stratégiques (Iris). Il s’agissait, ne l’oublions pas, des allégations mensongères sur l’utilisation d’armes chimiques. La fameuse ligne rouge du président Obama. «On est revenu à un début de jeu diplomatique. Il y a eu un changement substantiel puisque jusqu’alors personne ne voulait parler avec Bachar al-Assad sauf ses soutiens», dit le chercheur.

«Tous les va-t-en-guerre, qui voulaient intervenir ou qui avaient des velléités d’intervention contre M. Assad, se sont retrouvés gros-jean comme devant, la France en premier», après la volte-face américaine et l’accord russo-américain sur le démantèlement de l’arsenal chimique syrien.

Rétablissement spectaculaire

Conforté par cet accord qualifié à l’époque par Damas «de victoire pour la Syrie», et par l’échec des négociations de Genève en février, Bachar al-Assad a été réélu en juin à l’issue d’un scrutin qualifié de farce par l’Occident. En quoi cette élection serait une farce et l’élection de Petro Porochenko en Ukraine une vraie élection alors que ce vote n’a pas eu lieu dans le sud-est de l’Ukraine ? Or, la junte de Kiev est bel et bien isssue d’un vrai putsch. De qui se moquent les Occidentaux ?

Le rétablissement du chef de l’État syrien «par rapport à une fin annoncée qui ne s’est pas produite est spectaculaire», estime Bertrand Badie, expert en relations internationales, qui table toutefois sur une longue période de normalisation.

«Cela va être très difficile pour lui de reconquérir une partie de son pays et il va lui falloir tenir compte des réalités ethniques telles qu’elles se sont révélées. Mais par rapport à ce que l’on nous annonçait, la potence ou la Cour pénale internationale, effectivement, on en est loin».

«Terroristes»

La volonté des pays occidentaux d’éradiquer l’Etat islamique, qualifié de «cancer» par Barack Obama, apparaît comme du pain bénit pour le président syrien. Ce dernier affirme que les Occidentaux partagent désormais sa vision du conflit, lui qui a qualifié dès 2011 la contestation de son régime de troubles produits par des «groupes terroristes armés».

«En quelque sorte, l’Etat islamique arrange Assad; il sert d’épouvantail pour ramener la population vers le régime et il permet d’affaiblir les autres rebelles qui sont pris en étau entre les forces syriennes et l’Etat islamique», dit Bertrand Badie. «Au niveau international, il sert aussi de repoussoir. Tout le monde préfère que M. Assad reste au pouvoir plutôt qu’il tombe et que l’Etat islamique avance jusqu’à Damas».

«Bachar al-Assad est aux premières loges pour combattre l’EI dont une partie des bases se trouvent en Syrie», renchérit Didier Billion. «Cela va être compliqué de discuter avec M. Assad. C’est très déplaisant, mais on n’y coupera pas».

Offensive de l’armée de l’ir syrienne contre les terroristes

Plusieurs raids de l’armée syrienne se sont produits dans la province de Deir Ezzor, dans l’est du pays. C’est la première fois que les chasseurs-bombardiers effectuent des raids aussi massifs et précis contre des postes et des barrages de l’EI dans la région de Deir Ezzor». Les terroristes ont perdu plusieurs hommes et matériels lourds. Faut-il dire et redire que ce matériel a été fourni par ces grandes puissances ?

Il y a notamment eu un camp d’entraînement de l’EI dans le village de Shmeitiyé, dans l’ouest de la province, qui a été détruit. Cette attaque massive survient au lendemain de l’annonce par Damas de sa volonté de coopérer avec la communauté internationale, y compris avec Washington, pour lutter contre les jihadistes tout en soulignant que toute frappe sur son territoire devait se faire en coopération avec lui, au risque sinon d’être considérée comme une «agression».

Plus que jamais donc, la Syrie est le vecteur principal contre le terrorisme islamiste. Chacun sait, même dans les officines de propagande occidentale qui protègent l’Arabie saoudite et le Qatar, que, sans la Syrie et le président syrien Bachar al-Assad, personne ne peut venir réellement à bout de l’EI. Parce que, si ces derniers se réfugient en Syrie où, pensent-ils, ils seront en sécurité, c’est perdu d’avance…Washington se trouve dans l’obligation d’appuyer le président syrien…C’est le phénomène de real politik !

 

http://allainjules.com/2014/08/27/incontournable-guerre-contre-lei-le-dr-bachar-al-assad-lhomme-de-la-situation/

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 01:27

 

 

 

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Jun 16 2014.
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Note d'eva : Les médias français, depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, sont verrouillés, très exactement ils sont aux mains des néo-sionistes. Donc ils taisent toujours le rôle du VRAI inspirateur de tous les chaos surtout dans la région : Tel-Aviv, obsédé par le rêve de grand Israël, sur les ruines de la région balkanisée, affaiblie... Restent l'Iran et la Syrie, qu'Israël, représenté en France par ses agents BHL ou Fabius,  va maintenant tenter de détruire en utilisant EIIL à leurs frontières ; Machiavélique, immonde ! Et la France est auourd'hui un des principaux pays à l'origine de la propagation... du terrorisme qu'elle prétend combattre ! eva R-sistons
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Le brusque écroulement de l'État irakien est présenté par la presse internationale comme la conséquence de l'attaque du groupe terroriste ÉIIL. Mais qui peut croire qu'un État puissant, armé et organisé par Washington, pourrait s'écrouler en moins d'une semaine devant un groupe jihadiste officiellement indépendant de tout État ? En outre, qui peut croire que ceux qui soutiennent l'ÉIIL en Syrie condamnent sincèrement son action en Irak ? Thierry Meyssan révèle le dessous des cartes.

Depuis 2001, l'état-major des États-Unis tente de fracturer le « Proche-Orient élargi » en une multitude de petits États ethniquement homogènes. La carte de la région remodelée a été publiée en juillet 2006 [1]. Elle prévoit de diviser l'Irak en trois, un État sunnite, un chiite et un kurde.

L'échec d'Israël face au Hezbollah, à l'été 2006 [2], et celui de la France et du Royaume-Uni face à la Syrie, en 2011-14, laissaient penser que ce plan avait été abandonné. Il n'en est rien : l'état-major US tente de le reprendre par l'intermédiaire de ces condottières modernes que sont les jihadistes.

Les événements survenus en Irak la semaine dernière doivent être vus sous cet angle. La presse internationale insiste sur l'offensive de l'Émirat islamique en Irak et au Levant (ÉIIL ou « Daesh » en arabe), mais celle-ci n'est qu'une partie de la vaste action en cours.

L'offensive coordonnée de l'ÉIIL et des Kurdes

En une semaine, l'ÉIIL a conquis ce qui devrait devenir un Émirat sunnite tandis que les peshmergas ont conquis ce qui devrait être l'État kurde indépendant.

L'armée irakienne, formée par Washington, a donné Ninive aux premiers et Kirkouk aux seconds. Sa structure même de commandement a facilité sa désagrégation : les officiers supérieurs devant en référer au cabinet du Premier ministre avant de déplacer leurs troupes étaient à la fois privés d'initiative d'ensemble et installés comme des roitelets sur leurs zones d'action. Dès lors, il était facile au Pentagone de corrompre certains officiers pour qu'ils incitent leurs soldats à faire défection.

Les parlementaires, convoqués par le Premier ministre Nouri-al-Maliki, ont également fait défection et n'ont pas voté l'état d'urgence faute de quorum, laissant le gouvernement sans possibilité de riposte.

Sans autre choix pour sauver l'unité de son pays, M. al-Maliki a fait appel à tous les alliés imaginables. Il a d'abord sollicité son propre peuple en général et la milice chiite de son rival Moqtada el-Sadr en particulier (l'Armée du Mahdi), puis les Gardiens de la Révolution iraniens (le général Qassem Suleimani, commandant la Force Jérusalem est actuellement à Bagdad), enfin les États-Unis auxquels il a demandé de revenir et de bombarder les assaillants.

La presse occidentale souligne, non sans raison, que la manière de gouverner du Premier ministre a souvent heurté à la fois la minorité sunnite arabe et les laïques du Baas, tant elle est apparue principalement favorable aux chiites. Cependant, ce constat est relatif : les Irakiens ont reconduit, lors des élections législatives du 30 avril, la coalition de Nouri al-Maliki. Celle-ci a obtenu un quart des voix, soit trois fois plus que le mouvement de Moqtada el-Sadr, le reste des voix étant éparpillé entre une multitude de petits partis.

La préparation de l'offensive contre l'autorité de Bagdad

L'offensive de l'EIIL d'un côté et des Pehmergas de l'autre a été préparée de longue date.

Le Kurdistan irakien a commencé à voir le jour, sous la protection des États-Unis et du Royaume-Uni, avec la zone d'exclusion aérienne décrétée entre les deux invasions occidentales (1991-2003). Depuis le renversement du président Saddam Hussein, il a acquis une très forte autonomie et est entré dans la zone d'influence israélienne. De ce point de vue, il est impensable que Tel-Aviv ait été absent de la prise de Kirkouk. Toujours est-il que l'actuel gouvernement régional d'Erbil a étendu sa juridiction sur l'ensemble de la zone irakienne prévue par l'état-major états-unien pour former le Kurdistan indépendant.

L'ÉIIL est une milice tribale sunnite ayant intégré les combattants d'Al-Qaïda en Irak, après le départ de Paul Bremer III et la remise du pouvoir politique aux Irakiens. Le 16 mai 2010, un responsable d'Al-Qaïda en Irak qui avait été libéré dans des circonstances inconnues, Abou Bakr el-Baghdadi, a été nommé émir et s'est efforcé, par la suite, de placer l'organisation sous l'autorité d'Al-Qaïda.

Au début 2012, des combattants de l'ÉIIL créent en Syrie le Jabhat al-Nosra (c'est à dire le Front de soutien au peuple du Levant), comme branche syrienne d'Al-Qaïda. Ce groupe se développe avec la relance de l'attaque franco-britannique contre la Syrie en juillet 2012. Il est finalement classé « organisation terroriste » par Washington à la fin de l'année, malgré les protestations du ministre français des Affaires étrangères qui salue en eux « des gens qui font du bon boulot sur le terrain » (sic) [3].

Les succès des jihadistes en Syrie, jusqu'au premier semestre 2013, ont modifié l'attractivité de leurs groupes. Le projet officiel d'Al-Qaïda d'une révolution islamiste globale est apparu utopique, tandis que la création d'un État islamique sur un territoire donné semblait à portée de main. D'où l'idée de lui confier le remodelage de l'Irak que les armées US n'étaient pas parvenues à réaliser.

Le relifting de l'ÉIIL a été réalisé au printemps 2014 avec la libération de prisonniers occidentaux qu'il détenait, Allemands, Britanniques, Danois, États-uniens, Français et Italiens. Leurs premières déclarations confirmaient en tous points les informations des services de renseignement syriens : ÉIIL est encadré par des officiers états-uniens, français et saoudiens. Cependant, rapidement les prisonniers libérés faisaient machine arrière et infirmaient leurs propos sur l'identité de leurs geôliers.

C'est dans ce contexte que l'ÉIIL a rompu avec à Al-Qaïda en mai 2014, se posant en rival, tandis qu'Al-Nosra restait la branche officielle d'Al-Qaïda en Syrie. Bien sûr tout cela n'est qu'affichage puisqu'en réalité ces groupes sont, depuis leur création, soutenus par la CIA contre des intérêts russes (Afghanistan, Bosnie-Herzégovine, Tchétchénie, Irak, Syrie).

Redevenu en mai une organisation régionale (et non plus l'antenne régionale d'une organisation mondiale), l'ÉIIL se préparait à remplir le rôle que ses commanditaires lui avaient assigné il y a plusieurs mois.

L'organisation est certes commandée sur le terrain par Abou Bakr al-Baghdadi, mais elle est placée sous l'autorité du prince Abdul Rahman al-Faiçal, frère du prince Saoud al-Faiçal (ministre saoudien des Affaires étrangères depuis 39 ans) et du prince Turki al-Faisal (ancien directeur des services secrets et actuel ambassadeur à Washington et Londres).

En mai, les al-Faiçal ont acheté une usine d'armement en Ukraine. Des stocks d'armes lourdes ont été transportés par avion vers un aéroport militaire turc, d'où le MIT (services secrets turcs) les a acheminés par trains spéciaux à l'ÉIIL. Il paraît peu probable que cette chaîne logistique ait pu être mise en place sans l'Otan.

L'offensive de l'ÉIIL

La panique qui a saisi la population irakienne est à l'image des crimes commis par l'ÉIIL en Syrie : égorgements en public des « musulmans renégats » et crucifixion des chrétiens. Selon William Lacy Swing (ancien ambassadeur US en Afrique du Sud, puis aux Nations unies, et actuel directeur de l'Office des migrations internationales), au moins 550 000 Irakiens auraient fui devant les jihadistes.

Ces chiffres montrent l'ineptie des estimations occidentales de l'ÉIIL selon lesquelles il ne dispose que de 20 000 combattants au total en Syrie et en Irak. La vérité est probablement 3 fois supérieure, de l'ordre de 60 000 combattants ; la différence étant composée exclusivement d'étrangers, recrutés dans l'ensemble du monde musulman et souvent pas arabes. Cette organisation est devenue la principale armée privée dans le monde, jouant le rôle moderne des condottières de la Renaissance européenne.

Elle devrait encore se développer compte tenu de ses prises de guerre. Ainsi, à Mossoul, elle a saisi le Trésor du district de Ninive, soit 429 millions de dollars en liquide (de quoi payer leurs combattants durant une année complète). En outre, elle s'est emparée de nombreux Humvees et de 2 hélicoptères de combat qu'elle a immédiatement intégrés à son dispositif. Les jihadistes n'ayant pas les moyens de former des pilotes, la presse internationale laisse entendre que ce sont d'anciens officiers baasistes du président Saddam Hussein. C'est hautement improbable, d'une part compte tenu de la guerre opposant les baasistes laïques aux jihadistes qui constitue la toile de fond de la guerre en Syrie, et surtout parce que des pilotes ayant interrompu leur entraînement durant plusieurs années ne sont plus aptes au combat..

Réactions internationales

L'offensive des Peshmergas et de l'ÉIIL était attendue par les partisans de l'Arabie saoudite dans la région. Ainsi, le président libanais Michel Suleiman (qui avait conclu une allocution en janvier par un retentissant « Vive l'Arabie saoudite ! » à la place d'un « Vive le Liban ! ») a tenté par tous les moyens d'obtenir une prolongation de son mandat (expirant le 25 mai) pour les six mois à venir, de manière à être aux manettes durant la crise actuelle.

Quoi qu'il en soit, les réactions internationales à la crise irakienne sont incohérentes : tous les États, sans exception condamnent l'ÉIIL en Irak et dénoncent le terrorisme, alors que certains d'entre eux - les États-Unis et leurs alliés - considèrent au même moment l'ÉIIL comme un allié objectif contre l'État syrien, et que quelques uns commanditent cette offensive - les États-Unis, l'Arabie saoudite, la France, Israël et la Turquie - .

Aux États-Unis, le débat politique public oppose les Républicains, qui demandent un redéploiement militaire en Irak, aux Démocrates, qui dénoncent l'instabilité suscitée par l'intervention de George W. Bush contre Saddam Hussein. Ce petit jeu oratoire permet de masquer que les événements en cours servent les intérêts stratégiques de l'état-major et qu'il y est directement impliqué.

Il se pourrait cependant que Washington ait piégé Ankara. L'ÉIIL aurait tenté au même moment de prendre le contrôle du tombeau de Süleyman Şah, en Syrie dans le district de Raqqa. Ce tombeau est propriété de la Turquie qui dispose sur place d'une petite garnison en vertu de la clause d'exterritorialité du Traité d'Ankara (imposé par le colonisateur français en 1921). Mais cette action peut très bien avoir été commanditée par la Turquie elle-même qui avait envisagé de trouver ainsi un prétexte d'intervention ouverte en Syrie [4].

Plus grave, lors de la prise de Mossoul, l'ÉIIL a fait prisonniers 15 diplomates turcs et leurs familles ainsi que de 20 membres des forces spéciales turques à leur consulat, provoquant la colère d'Ankara. L'ÉIIL avait également arrêté des chauffeurs de poids lourds qui ont été relâchés ultérieurement. La Turquie, qui a assuré la logistique de l'attaque de l'ÉIIL, se sent trahie sans que l'on sache pour le moment si elle l'a été par Washington, Riyad, Paris ou Tel-Aviv. Cette affaire n'est pas sans rappeler l'arrestation, le 4 juillet 2003, de 11 membres des forces spéciales turques par l'armée états-unienne à Souleimanieh (Irak) popularisée par le film La vallée des loups Irak [5]. Cet épisode avait provoqué la plus importante crise des soixante dernières années entre les deux pays.

L'hypothèse la plus probable est qu'Ankara ne prévoyait pas de participer à une offensive aussi large et a découvert en cours de route que Washington programmait de réaliser la création du Kurdistan qu'il avait échouée en 2003. Or, toujours selon la carte publiée en 2006, celui-ci doit inclure une partie de la Turquie, les États-Unis ayant prévu de disséquer non seulement leurs ennemis, mais aussi leurs alliés. L'arrestation des diplomates et forces spéciales turcs serait un moyen d'empêcher Ankara de saboter l'opération.

Arrivant jeudi à Ankara en provenance d'Amman, la représentante spéciale des États-Unis au Conseil de sécurité, l'ambassadrice Samantha Power, a hypocritement condamné les actions de l'ÉIIL. La présence au Proche-Orient de la thuriféraire de l'interventionnisme moral de Washington laisse à penser qu'une réaction états-unienne a été prévue dans le scénario.

De son côté, l'Iran s'est dit prêt à aider à sauver le gouvernement du chiite al-Maliki en envoyant des armes et des conseillers militaires, mais pas de combattants. L'actuel renversement de l'État irakien profite à l'Arabie saoudite, grand rival régional de Téhéran, alors que le ministre des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Faiçal (le frère du patron de l'ÉIIL), l'a invité à négocier.

.http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=2&cid=29&frid=76&seccatid=29&eid=150665
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 02:16

 

Guerre de l’eau turco-syrienne : 7 millions de Syriens menacés

Publié par Gilles Munier sur 9 Juin 2014, 19:57pm

Catégories : #Syrie


Guerre de l’eau turco-syrienne : 7 millions de Syriens menacés

Par Gilles Munier

 

La guerre de l’eau au Proche-Orient, déclenchée par Israël en détournant les eaux du Jourdain et en occupant le Golan, a de beaux jours devant elle en Mésopotamie (Irak et Syrie), dont les conditions de vie des habitants sont étroitement liées, depuis l’antiquité, au débit du Tigre et de l’Euphrate.

Quand Suleyman Demirel, Premier ministre turc a lancé le programme GAP – construction de 22 barrages et de 19 centrales électriques sur le Tigre et l’Euphrate - Hafez al-Assad et Saddam Hussein lui prêtèrent une arrière-pensée, celle de donner un jour à la Turquie un énorme moyen de pression sur leurs pays. On ne peut pas dire que Demirel en 1992 les avaient rassuré en répondant: « Nous ne réclamons pas de partager leurs ressources en pétrole, ils n’ont aucun droit sur nos ressources en eau. ».


Le cauchemar devient réalité


Un accord de partage des eaux avait finalement été signé entre les 3 pays, engageant la Turquie à laisser s’écouler un minimum de 500 m3 par seconde en direction de ses voisins. Mais cela n’avait pas apaisé la crainte des deux dirigeants arabes, qu’à l’occasion d’une guerre l’eau des barrages sur ces fleuves serve à inonder leur pays ou à assoiffer leurs peuples. Depuis le déclenchement de la guerre civile en Syrie, ce cauchemar est en passe de devenir réalité (1).

Premier acte : les barrages de Tichrin et de Tabqa (ou Thawra), situés dans la région de Raqqa, sont passés des mains gouvernementales dans celles des djihadistes du Front al-Nosra, puis de l’Etat islamique en Irak et au Levant (Daash) autrement plus redoutables. Heureusement, son chef Abou Bakr al-Baghdadi – déjà maître en Irak du lac Thartar et du barrage de Falloujah - a ordonné à ses hommes de laisser les ingénieurs syriens assurer le fonctionnement des vannes et des turbines qu’ils contrôlent.

Pour la population, le soulagement a été de courte durée, car c’était sans compter avec l’acte II du drame qui se joue dans leur région. La décision du gouvernement turc de réduire le débit de l'Euphrate vers la Syrie, puis de le bloquer, a provoqué l’arrêt des turbines électriques du barrage Tichrin (Octobre) et une baisse de plus de 6 mètres du lac artificiel Assad. On estime à 7 millions le nombre de Syriens qui, de ce fait, risquent d’être privés d’eau potable.

A Alep, touchée depuis plusieurs mois par une grave pénurie d’eau et d’électricité, les habitants des quartiers pro-Assad font la queue derrière les camions citernes de l’armée, ceux des quartiers tenus par les rebelles se contentent de ce qu’ils récupèrent ici ou là… ou sont la proie de trafiquants.

A suivre…

(1) A new Turkish aggression against Syria: Ankara suspends pumping Euphrates water, par Suhaib Anjarini (Al-Akhbar - 30/5/14)

http://english.al-akhbar.com/node/19970

 

Sur le même sujet, lire aussi :

Guerre de l’eau dans la province d’Al-Anbar (article actualisé le 27/5/14)

 

http://www.france-irak-actualite.com/2014/06/guerre-de-l-eau-turco-syrienne-7-millions-de-syriens-menaces.html

 

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 01:25

 

Le Hezbollah s'implante en Syrie !!

Le Hezbollah s'implante en Syrie !!  
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IRIB-En déclenchant en 2011 une offensive tous azimuts contre la Syrie,
l’Amérique n’aurait jamais cru rendre de si grands services à l’axe de la Résistance ! En l’an III de la guerre contre Assad,  le Hezbollah, cette bête noire de l’impérialisme américano sioniste , vient de s’implanter définitivement en Syrie ! Une calamité, dirait les analystes israéliens. Composé de  chiites et de sunnites syriens, le hezbollah syrien qui a émergé sur les ruines d’une Syrie en guerre et debout,  a déclaré « avoir pour  but la récupération du Golan ». Ni plus ni moins. Or cette finalité, seul Israël peut en sentir les risques et les périls. Cela veut dire que les 4 décennies du calme relatif sur les frontières du nord n’est plus, que des attaques comme celle qui s’est dirigé contre les patrouilles israéliennes il y a quelques semaines se multiplieront.  Cela veut dire aussi que la Syrie, un temps penchée vers le socialisme à la russe, domestique la pensée de la résistance, celle qui fait passer la souveraineté d’un Etat musulman , son indépendance , son intégrité avant toute alliance avec les Etats Unis et le régime sioniste et ce, non pas à l’échelle de ses forces armées mais à l’échelle de toutes les strates de la population. Le Hezbollah syrien préfigure donc ce que sera la Syrie de l’après guerre :  cette Syrie- là ne tolérera point une tumeur cancéreuse de taille de l’entité sioniste croitre sur son flanc sud,  une tumeur qui phagocyte sa terre, qui en fasse une arrière-cours où élever  les diablotins Takfiris avant de les envoyer quand bon lui semble saper la sécurité syrienne!.
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Cette Syrie-là, Nasrallah en a d’ailleurs annoncé les prémices dans son récent discours en promettant « l’extension du champ d’action de la Résistance aux portes d’Israël, au Golan « . La Syrie post guerre ne se réduira point à une posture défensive, elle aura une puissance de frappe, de dissuasion qui saura ramener dans le giron national les terres perdues !Cette Syrie là ne sera ni nationaliste ni islamique mais les deux à la fois, ce qui signifie en claire qu’elle s’opposera comme, c’est le cas aujourd’hui , à tout maximaliste néo colonial. La Syrie de Hafez Assad n’a pas accepté que le Golan  soit restitué sans que le statut des réfugiés palestiniens se décante , sans qu’ils retrouvent le droit à rentrer chez eux en Palestine. La Syrie de Bachar, le Hezbollahj reprendra le Golan syrien , le nettoiera des nervis sionistes , en fera une contrée nationale et apprendra à Israël de se comporter non plus comme « une puissance agresseur « mais comme en « une entité qui se sait haïe, encombrante et proche à la disparition »  ….

 

 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/322419-le-hezbollah-s-implante-en-syrie

 

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Dénonciation de l’immixtion belliciste de la France en Syrie et affirmation du droit du peuple syrien à disposer de lui-même souverainement
Coordination pour la souveraineté de la Syrie

dimanche 20 avril 2014, par Comité Valmy


Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence

Communiqué du 28 janvier 2013

 

Le 28 janvier 2013, M. Fabius accueille à Paris les représentants de la Coalition pour la Syrie, une structure fantoche créée à la demande des dirigeants états-uniens et qu’il considère depuis deux mois comme les « seuls représentants légitimes du peuple syrien ». Il choisit de les recevoir le jour même où l’opposition syrienne patriotique qui refuse toute ingérence étrangère ainsi que la guerre civile, se réunit à Genève.

 

Cette rencontre constitue le volet diplomatique d’une ingérence dans les affaires syriennes qui dure maintenant depuis deux ans. Le gouvernement français a déjà largement pris part à l’agression contre la Syrie en recrutant, entraînant et fournissant aux rebelles du matériel divers et prenant la direction des opérations, aux côtés de la CIA et des services de renseignements turcs de la formation des combattants (artillerie et transmission)1) . Cette ingérence est en contradiction avec les principes du droit international et de la charte l’ONU en 1945. « Aucun Etat ne doit entreprendre d’action visant au renversement par la force du régime en place dans un pays tiers. » Sur le plan diplomatique, le gouvernement français cherche donc à contourner la légalité du droit international pour favoriser la reconnaissance d’une « légitimité » factice par diverses organisations régionales (Union européenne, Ligue arabe, Amis de la Syrie) pour une coalition créée par l’OTAN qui n’a aucune représentativité populaire.

 

Créée au Qatar, la « Coalition de Doha » est dirigée par M. Mouaz Al Khatib, un imam lié aux Frères musulmans, qui, selon le géographe F. Balanche, en constituent la « colonne vertébrale ». La Coalition reconnaît comme premier allié, Jabhat Al-Nosra, un groupe terroriste qui est une émanation directe d’Al Qaida. Et pour cause, c’est ce groupe qui inflige les plus lourdes pertes au gouvernement syrien 2) et à la population civile. M. Fabius a même fait part de son soutien implicite aux terroristes en affirmant que « sur le terrain, ils [Al Nosra] font du bon boulot ».3)


La diplomatie française cherche à prendre les devants d’une politique états-unienne de remodelage du « Grand Moyen Orient », en éliminant l’« Axe du Mal » (Syrie, Iran) (lire : axe de la Résistance) et en favorisant un axe pro états-unien (Turquie, Etats du Golfe). 4)

 

C’est donc une politique consciente d’escalade dans la guerre que le gouvernement français cherche à attiser, au moment même où la même France s’attaque au Mali aux groupes qui sont en relation directe avec ceux qu’elle soutient en Syrie. Comprenne qui pourra.

 

La Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence dénonce fermement cette politique d’immixtion dans les affaires des pays souverains, affirme le droit du peuple syrien de choisir lui même ceux qui le gouvernent, ainsi que le refus de tout armement des « djihadistes » ou de « l’ASL » en soulignant que ce conflit, extrêmement polarisé, pourrait dégénérer en un embrasement généralisé déclenchant une guerre mondiale.


Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence

 


1) Le Canard enchaîné, 8 août 2012.
2) Le Figaro, 21/12/12
3) Le Monde, 14/12/12
4) Courrier international, n° 1152, « Vers la création d’un axe sunnite proaméricain »

Contact : Chrysanthie - chrysantheme1410@rocketmail.com

 


Mis en ligne CV le 28 janvier 2013

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3171

 

Dénonciation de l’immixtion belliciste de la France en Syrie et affirmation du droit du peuple syrien à disposer de lui-même souverainement
Coordination pour la souveraineté de la Syrie

 

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 22:36

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Syrie : La guerre de trop pour l’Occident !!

Syrie : la guerre de trop pour l’Occident!!  
IRIB- En soutenant militairement,
financièrement et politiquement les rebelles syriens, le bloc occidental pensait répéter le scénario libyen qui avait vu la chute rapide du régime avec le parachutage tout aussi rapide au pouvoir d’une clique de déserteurs ou d’opposants anciennement exilés gouvernant un pays plongé dans le désordre le plus profond de guerre entre tribus et de règne des milices. Cependant, tout opposait la Libye et la Syrie tant sur le plan interne que sur le plan des relations internationales, et cela les dirigeants états-uniens et européens n’ont pas su le voir. Au niveau des facteurs propres à l’équation syrienne, il est possible d’isoler deux éléments importants sur lesquels l’offensive occidentale est venue buter : l’unité du régime et le rôle du peuple syrien. L’ensemble des institutions de l’Etat syrien sont restées stables malgré la violence des attaques des groupes rebelles armés et coachés par les services occidentaux. Aucune défection d’envergure du personnel politique, pas de désagrégation des institutions ni de scission de l’armée. Ceci peut s’expliquer par le caractère homogène du point de vueconfessionnel de la classe politique syrienne, son caractère alaouite, mais ceci ne constitue pas le facteur déterminant. En réalité, après l’expérience libyenne, les dirigeants syriens savaient qu’en cas de défaite, ils étaient destinés à une implacable extermination. Cette perspective a sans doute contribué à resserrer les rangs au sein de l’appareil d’Etat, d’autant plus que leurs adversaires nourris au wahhabisme et au takfirisme menaient une guerre de purification ethnique, encouragés en cela par les stratèges occidentaux. L’Armée Arabe Syrienne est elle aussi restée globalement intacte dans sa structure et cette unité est sans doute à mettre au compte d’une idéologie nationaliste forgée au cours d’une histoire d’opposition au régime sioniste.

L’histoire de l’Occident, depuis son entrée dans la phase impérialiste à l’aube du 20ième siècle, est jalonnée par les guerres d’agression visant la conquête ou le contrôle de pays ou de régions. Mais depuis une décennie, comme si une sorte de dérèglement avait atteint les modes habituels de la domination capitaliste, on assiste à une précipitation des guerres contre les pays du Sud. En l’espace de quelques années, l’Occident s’est trouvé engagé dans des interventions directes en Irak, au Soudan, au Liban, en Côte d’Ivoire, en Libye, au Yémen, au Mali, en Syrie et indirectement via des milices ou des manipulations de toutes sortes dans plusieurs autres Etats. La multiplication des agressions à l’encontre de nations souveraines a créé une instabilité généralisée dans des régions entières d’Afrique et d’Asie, un chaos qui jusqu’à présent n’a pas offert d’issue de sortie et de perspective d’évolution pour les peuples pris dans ce tourbillon macabre. Il est possible d’interpréter cette situation comme le résultat d’une stratégie du chaos menée par le bloc occidental pour asservir les peuples du Sud et les empêcher de se relever en déstructurant totalement leur infrastructure économique, leur société et leur patrimoine culturel. Cependant même si cette hypothèse contient une part de vérité, il faut questionner le changement de la stratégie occidentale lui-même, s’interroger sur les raisons fondamentales, structurelles qui ont poussé à ce revirement. Il s’agit donc de comprendre pourquoi le bloc occidental ne domine plus ou n’arrive plus à dominer le monde, comme pendant les quatre décennies qui ont suivi la décolonisation, en installant dans les Etats du Sud des oligarchies supplétives ou en les contrôlant à distance. Ce mode de gestion néocoloniale, qui avait assuré un climat de relative stabilité pour la domination à un double niveau, celle des Etats du Sud sur leurs peuples et celle de l’Occident sur ces Etats du Sud, ne semble plus fonctionner. Et pourtant, l’existence de ces Etats inféodés constituait à n’en pas douter la situation optimale pour l’Occident en termes d’exploitation des ressources naturelles, de débouchés pour les produits et de profit. Si les Etats-Unis et l’Europe ont opté pour une autre forme sous-optimale de contrôle des pays du Sud, c’est qu’ils y ont été acculés. La stratégie du chaos, la guerre à outrance traduisent une faiblesse ou pour être plus juste un affaiblissement structurel du monde occidental qu’il faut analyser avec précision. La guerre en Syrie est la scène de conflit global où apparaissent avec la plus grande netteté le déclin de l’Occident et le basculement des rapports de forces internationaux à l’avantage des nations émergentes. Nous analyserons ainsi le cas syrien en essayant de montrer que les facteurs conjoncturels de la défaite occidentale ont été conditionnés par des facteurs structurels d’affaiblissement économique et politique de l’occident sur la scène internationale.


En soutenant militairement, financièrement et politiquement les rebelles syriens, le bloc occidental pensait répéter le scénario libyen qui avait vu la chute rapide du régime avec le parachutage tout aussi rapide au pouvoir d’une clique de déserteurs ou d’opposants anciennement exilés gouvernant un pays plongé dans le désordre le plus profond de guerre entre tribus et de règne des milices. Cependant, tout opposait la Libye et la Syrie tant sur le plan interne que sur le plan des relations internationales, et cela les dirigeants états-uniens et européens n’ont pas su le voir. Au niveau des facteurs propres à l’équation syrienne, il est possible d’isoler deux éléments importants sur lesquels l’offensive occidentale est venue buter : l’unité du régime et le rôle du peuple syrien. L’ensemble des institutions de l’Etat syrien sont restées stables malgré la violence des attaques des groupes rebelles armés et coachés par les services occidentaux. Aucune défection d’envergure du personnel politique, pas de désagrégation des institutions ni de scission de l’armée. Ceci peut s’expliquer par le caractère homogène du point de vue confessionnel de la classe politique syrienne, son caractère alaouite, mais ceci ne constitue pas le facteur déterminant. En réalité, après l’expérience libyenne, les dirigeants syriens savaient qu’en cas de défaite, ils étaient destinés à une implacable extermination. Cette perspective a sans doute contribué à resserrer les rangs au sein de l’appareil d’Etat, d’autant plus que leurs adversaires nourris au wahhabisme et au takfirisme menaient une guerre de purification ethnique, encouragés en cela par les stratèges occidentaux. L’Armée Arabe Syrienne est elle aussi restée globalement intacte dans sa structure et cette unité est sans doute à mettre au compte d’une idéologie nationaliste forgée au cours d’une histoire d’opposition au régime sioniste.


Mais la réaction des masses syriennes constitue la donnée qui a le plus déstabilisé les prévisions et les plans des coalisés occidentaux et moyen-orientaux (Qatar, Arabie Saoudite, Turquie). Au départ, il s’est effectivement produit un mouvement populaire d’envergure contre le régime d’Assad dont les Occidentaux et leurs alliés espéraient profiter pour renverser le pouvoir. Mais l’implication du bloc occidental, au lieu de susciter un élan populaire comme dans la région de la Cyrénaïque libyenne, a eu des effets contraires. Le peuple syrien s’est comme replié sur lui-même, essayant d’observer ce qui se passait dans une atmosphère de chaos généralisé, de crimes et de massacres. Puis lorsque les signes de la participation des forces étrangères au conflit sont devenus irréfutables, une certaine solidarité de circonstance s’est nouée avec le régime autrefois honni. Cette forme de soutien apporté au régime pour des raisons de rejet de toute forme d’intrusion étrangère, par soif d’indépendance nationale, a été renforcée par les exactions et les crimes de toutes sortes commis par les factions rebelles locales ou les groupes de mercenaires étrangers importés via la Turquie. Ce qui ressort de l’analyse des facteurs endogènes des revers subis par le bloc impérialiste, c’est que les dirigeants et les stratèges occidentaux ont très mal jugé de la situation, sous-estimant d’un côté la consistance et la résilience de l’Etat syrien et de son armée et anticipant de manière erronée la réaction populaire. Manquant de finesse politique et stratégique, ils n’ont pas su analyser la nouvelle donne qu’offrait le Moyen-Orient et reformuler leur approche des formes de domination et d’offensive armée dans la région. Prisonniers du schéma du maillon faible, ils avaient planifié avec Israël l’attaque du Liban Sud, puis celles de Gaza en 2009 et en 2012 pensant que le Hezbollah et le Hamas constituaient les pièces les plus fragiles de l’axe de résistance. Les trois guerres menées face aux résistances populaires furent des fiascos. Le raisonnement simpliste a conduit les leaders occidentaux à considérer alors la Syrie comme le maillon faible car elle ne présentait pas cette dimension de résistance populaire que les armées conventionnelles de l’Occident n’arrivent plus à vaincre depuis les guerres de décolonisation. La mécanique de guerre fut enclenchée contre la Syrie mais le paramètre le plus important ne fut pas considéré, à savoir que l’axe de résistance allait réagir dans son ensemble et qu’il était vain de prendre en compte ses éléments de manière isolée. Si l’on compare maintenant l’offensive des coalisés en Syrie depuis 2011 et celle de la coalition vingt ans plutôt en Irak, on peut mesurer à quel point la situation a changé pour le camp occidental, à quel point il s’est affaibli. Si les conséquences politiques de l’intervention en Irak n’ont pas tourné à l’avantage des puissances qui la menèrent, au moins la guerre d’agression avait été victorieuse dans un premier temps. Aujourd’hui, même les offensives prennent la tournure de désastre. Le déficit de pensée politique globale ou de compréhension de changement, le manque de clairvoyance stratégique n’est que le pendant du déclin économique et civilisationnel de l’hémisphère Nord. Les Etats occidentaux et leur allié sioniste ne sont plus en capacité de produire des dirigeants digne de ce nom, alliant hauteur de vue, intelligence des situations et perspicacité dans les choix.


Ainsi, dans la guerre en Syrie, les facteurs exogènes sont au moins tout aussi importants que les facteurs endogènes car la scène de conflit syrienne est dans son fondement une confrontation entre deux blocs aux intérêts contradictoires. La survie du régime qui constitue en même temps déjà un succès pour lui et un échec pour le bloc occidental dépend en grande partie des alliances qu’il a su nouer au sein de l’axe de résistance et plus largement avec le bloc des nations émergentes. Sur le plan militaire, l’Iran et le Hezbollah ont constitué des acteurs majeurs du conflit sans lesquels l’issue du régime syrien demeurait très incertaine. L’Iran a mobilisé sur le terrain ses services secrets et des conseillers militaires qui ont su donner des orientations stratégiques et tactiques aux différentes batailles. La République Islamique d’Iran a aussi fourni un soutien matériel et financier, notamment via la fourniture en pétrole à partir de juillet 2013, à un moment où l’approvisionnement en ressources devenait une question vitale étant donné l’embargo international. De son côté le Hezbollah est entré en guerre en mars 2013 dans le cadre de la bataille de Qussair. Cette bataille, remportée par le parti chiite après plusieurs mois d’un affrontement acharné, peut être considérée comme le tournant de la guerre. Jusqu’alors régnait une forme d’équilibre des forces entre les belligérants, une sorte de bataille d’échec sanglante, faite de reculs et d’avancées de chaque partie. Mais la défaite a porté un coup terrible à l’organisation de la rébellion, tant sur le plan stratégique qu’au niveau moral. A partir de là, le régime syrien s’est trouvé dans une position plus favorable, multipliant les victoires locales et les conquêtes de territoires. Autant l’axe de résistance est apparu uni et déterminé dans le combat, autant la rébellion a fait preuve de la plus totale désorganisation et d’un manque d’intelligence stratégique et politique. Dès l’origine du conflit, des divisions se sont manifestées entre la direction politique de la rébellion basée à l’étranger et téléguidée par l’Occident (Conseil National Syrien-CNS) et le commandement des factions insurgées sur le terrain, plusieurs groupes rebelles en armes ne reconnaissant pas l’autorité du CNS. Puis, plus récemment à le fin de l’année 2013, les clivages sont apparus entre groupes djihadistes sur le champ de bataille, les rebelles de l’Armée Syrienne Libre voulant se débarrasser de l’organisation l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) qui commençait à prendre de l’envergure sur le terrain. La guerre fratricide, qui peut être interprétée comme un « dégât collatéral » de la bataille de Qussair, s’est produite au moment où l’opposition était la plus faible, renforçant ainsi les positions acquises du régime syrien.


C’est aussi parce qu’il est inscrit dans un autre réseau d’alliance, celui des nations émergentes (BRICS), en particulier la Russie, que le régime a pu assurer sa survie à un moment où l’affrontement ne tournait pas en sa faveur. En effet, dans les premiers temps de la guerre, les assauts répétés des groupes djihadistes avaient réellement déstabilisés les capacités de résistance du régime au point que Damas était assiégée et le pouvoir syrien menacé d’anéantissement. Cependant, la participation de la Russie à la bataille de Damas de juillet 2012 a été décisive. En fournissant une technologie moderne de brouillage de l’ensemble des communications (radio, internet, téléphonie), elle a créé la confusion dans les rangs ennemis des insurgés et de leurs conseillers occidentaux et israéliens et a permis au régime de mener une contre-offensive, une embuscade de grande envergure dans laquelle des milliers de rebelles furent tués. Si la bataille de Qussair quelques mois plus tard a permis aux forces de résistance de prendre l’ascendant sur les rebelles, la bataille de Damas a permis de rétablir un certain équilibre des forces. La Russie a aussi joué un rôle déterminant au niveau politique des négociations internationales, soit en imposant des vétos aux résolutions prévoyant l’intervention directe des Occidentaux en Syrie, soit assurant la défense des intérêts du régime syrien. La Russie a bien sûr des intérêts stratégiques et économiques d’importance en Syrie pour s’opposer aussi frontalement au bloc occidental. La Syrie est le seul pays de Méditerranée où la Russie possède une base navale et donc sur le plan militaire cette base revêt une importance cruciale. Du point de vue économique, la Syrie constitue un client historique en armement. Mais l’intérêt essentiel réside dans le projet de futur gazoduc qui devait traverser le territoire syrien et qui devait être réalisé en coopération avec l’Iran. Ce gazoduc aurait permis au Russes et aux Iraniens de renforcer leur position de principaux fournisseurs mondiaux en gaz naturel au détriment du Qatar car l’acheminement du gaz moyen-oriental vers l’Europe passe nécessairement par la Syrie. Militairement mais surtout politiquement, la Russie a joué un rôle éminent, avec des positions claires et une attitude ferme soutenue en cela par les nations du Sud en pleine expansion, le groupe des BRICS. C’est sans doute la première fois depuis la Guerre froide que deux blocs se font face, mais cette fois-ci la confrontation ne revêt pas un caractère Est-Ouest mais Sud-Nord. Le monde unipolaire rêvé par les Etats-Unis a eu une espérance de vie des plus courtes, et les cris enthousiastes après la chute du Mur de Berlin n’auront pas résonné bien longtemps. Le succès politique du bloc du Sud dans la guerre de Syrie, bloc relativement récent, encore peu structuré et peu intégré, qui n’en est sans doute qu’à ses balbutiements, traduit toute la faiblesse du camp occidental, toute sa décrépitude.


En effet, le contraste est fort entre la manière dont la Russie et ses alliés ont mené la guerre et le caractère désordonné des implications occidentales dans ce conflit. Quelque soit l’aspect de la guerre considéré, il n’apparait pas de cohérence dans l’engagement des Etats-Unis ou de la France et d’Israël pour ne citer que les Etats les plus va-t’en guerre. Tout d’abord, les atermoiements ont caractérisé l’attitude américaine au sujet de la fourniture d’armes à la rébellion. D’abord hésitant à s’engager dans le conflit et laissant à la France le rôle de porte-drapeau, l’exécutif américain décide discrètement de fournir des armes à l’Armée Syrienne libre. Cependant, il faut attendre septembre 2013 pour que le Congrès US approuve officiellement l’envoi d’armes non létales ou d’armes légères aux rebelles. Mais cette décision sera rapidement remise en cause car une partie de ces armes est tombée aux mains de djihadistes radicaux que le pouvoir américain utilise mais dont il se méfie aussi. Une telle méfiance ne peut s’expliquer que par les conséquences du conflit précédent en Libye. En effet, dans la guerre contre le régime de Kadhafi, les Occidentaux avaient fourni une importante quantité d’armes aux forces rebelles mais quelques mois plus tard ces armes s’étaient retrouvées au Mali et plus largement au Sahel, tournées cette fois-ci contre les intérêts occidentaux dans la région. Les Etats-Unis craignent haut plus haut point la répétition de ce scénario à l’échelle du Moyen-Orient et cette crainte est à l’origine des hésitations et revirements. Ayant créé le chaos dans différentes parties du monde, et au Moyen-Orient ce fut le cas au moyen des guerres menées en Irak, les Etats-Unis se retrouvent aujourd’hui dépassés par cette situation, totalement désorientés, sentant confusément que la bombe qu’ils avaient façonnée pouvait à tout moment leur exploser au visage. Si l’on envisage maintenant la position US vis-à-vis de l’accusation d’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien, on relève le même type d’attitude empreinte de contradictions. Lorsque les médias et les officiels français ont commencé en mai 2013 à incriminer le régime syrien sur cette question, les Etats-Unis ont affirmé n’avoir pas de preuve sur le caractère effectif de l’utilisation du gaz sarin. Ce n’est que quelques mois plus tard que la diplomatie américaine s’alignera sur la position européenne poursuivant ainsi deux objectifs : faire pression sur le pouvoir syrien et ses alliés à un moment où la guerre tourne totalement à l’avantage de ces derniers et démanteler via une résolution de l’ONU l’arsenal chimique syrien dans l’intérêt d’Israël. Cependant, même si les pouvoirs occidentaux dominés en leur sein par des élites juives sionistes ont réussi à obtenir que le pouvoir syrien renonce à ce type d’armement, politiquement ils ressortent affaiblis de la négociation avec la Russie. D’une part, le doute plane toujours sur les auteurs de l’utilisation des armes chimiques et beaucoup d’indices laissent à penser que des groupes rebelles s’en seraient servi pour délégitimer le régime et offrir une caution à un éventuel bombardement occidental. D’autre part, la Russie, en contrepartie du plan de désarmement, a réussi à obtenir la pérennité du régime et l’absence de toute intervention directe du bloc occidental, renforçant au passage sa position de négociateur et obtenant que le pouvoir syrien soit reconnu comme interlocuteur à part entière (Conférence de Genève II).


Au sein du camp des nations impérialistes, le bellicisme de la France et d’Israël tranche nettement avec l’attitude plutôt timorée des Etats-Unis. La classe politique française de droite et de gauche s’est mobilisée massivement, et ce dès l’origine du conflit, pour le soutien à la rébellion et le renversement du régime syrien. Les dirigeants français sous Sarkozy puis Hollande se sont activés tous azimut, déployant leurs efforts au niveau de la propagande médiatique, de la diplomatie, de leur services secrets, de leurs conseillers militaires, de la fourniture d’armes,… L’objectif d’abattre à tout prix le régime syrien, dans les délais les plus rapides, place la France sur la même longueur d’onde qu’Israël au sein du bloc occidental. Cependant l’implication française, caractérisée par des actions précipitées, par le manque de discernement, est aussi traversée par des contradictions et des faux-fuyants. Ainsi lorsque ses intérêts au Mali étaient menacés, la France a littéralement déserté le champ de bataille syrien au point d’être accusée de trahison par la rébellion. Parallèlement, sur le plan médiatique, au cours des cinq premiers mois de l’année 2013, un certain silence radio s’est manifesté sur la question syrienne. Puis le battage médiatique est reparti de plus belle à partir de mai 2013, le journal Le Monde annonçant à grand fracas l’usage de gaz sarin par l’Armée Arabe Syrienne.

Lorsque l’on compare le bellicisme outrancier de la France à la retenue américaine dans le cas syrien, il est intéressant de noter que depuis 2003 et l’intervention US en Irak, les rôles se sont inversés. Sous la présidence de Chirac, la France avait refusé de participer à la coalition emmenée par les Etats-Unis pour faire tomber le régime baathiste irakien. En revanche, depuis la présidence de Sarkozy, la France s’affiche comme un des Etats qui milite et agit le plus en faveur d’agressions de nations souveraines. Ainsi, dans le cas libyen en 2011, il est apparu clairement que les Etats-Unis étaient en retrait par rapport à la France en termes d’activisme médiatique et diplomatique pour une offensive armée. Pourtant, avec l’installation du nouveau régime en Libye, la France n’a semble-t-il obtenu aucun gain économique ni conclu aucun marché. Et voilà qu’elle répète avec Hollande sensiblement le même type de conduite erratique en Syrie, conduite qui ne trouve pas d’explication dans une volonté de faire valoir des intérêts directs dans la région. Pour comprendre ce jusqu’au-boutisme guerrier, il faut aussi prendre en compte les déterminants internes de la politique étrangère française. Depuis le mandat de Sarkozy, les élites juives sionistes ont totalement pris les commandes de l’appareil d’Etat, alors que jusque là régnait un certain équilibre au sein du pouvoir français entre un clan nationaliste historique et le clan sioniste. La mouvance sioniste au sein de l’Etat français est en mesure d’imprimer une politique extérieure fondamentalement pro-israélienne d’autant plus que les intérêts français en Syrie sont peu probants. En revanche, les Etats-Unis ont beaucoup à perdre dans la région et paraissent prudents voire hésitants sur la stratégie à adopter, et ce malgré l’importance du lobby pro-israélien en leur sein. C’est pourquoi au sein du bloc occidental l’on voit se dessiner d’un coté un axe reliant la France à Israël auquel vient s’agréger l’Arabie Saoudite et de l’autre des dissensions entre cet axe et les Etats-Unis.

Des divergences de vue sur les enjeux régionaux se sont notamment manifestées ces derniers temps entre les Etats-Unis et l’Etat sioniste. En premier lieu, les positionnements politico-militaires dans le conflit syrien sont foncièrement différents. Si les Etats-Unis se sont engagés dans cette guerre à reculons, Israël a jeté toutes ses forces dans la bataille : soins apportés aux rebelles blessés dans des hôpitaux de fortune, fourniture massive d’armes, informations fournis par les services secrets aux différentes factions rebelles, raids aériens contre des sites jugés stratégiques, présence d’unités d’élite dans certaines batailles. C’est ainsi que lors de la bataille de Ghouta de septembre 2013 qui opposait le Front Islamique, Jabhat Al Nosra et l’EIIL au Hezbollah et à l’Armée Arabe Syrienne, Israël a utilisé sa technologie la plus moderne pour paralyser le système des télécommunications et jeter le trouble dans les rangs des partisans du régime. Cependant, l’effet de surprise surmonté, les forces loyalistes ont repris le dessus, et cette bataille, l’une des plus sanglantes du conflit syrien, tourna une fois de plus au désavantage des alliés rebelles et sionistes. De même, sur le “dossier du nucléaire iranien”, les Etats-Unis ont opté pour la négociation (Accord de Genève) tandis que les Israéliens demeuraient partisans d’une solution intransigeante, à savoir le blocus et la possibilité d’une intervention militaire. Enfin, les tensions les plus vives entre les officiels israéliens et la diplomatie américaine se sont manifestées au sujet de la négociation avec les Palestiniens lorsque John Kerry a laissé planer la menace d’un boycott de l’Etat sioniste si celui-ci refusait toute forme de concession. Si cette guerre d’agression contre la Syrie a été entreprise pour briser l’axe de résistance, le résultat final est aux antipodes de ce qui était espéré puisque c’est le bloc occidental qui a commencé à se fissurer et à se lézarder, les contradictions internes s’exacerbant à mesure que l’impuissance à vaincre l’adversaire et à abattre le régime devenait manifeste.


L’absence de stratégie politique claire du bloc occidental, le cercle vicieux des hésitations et des actions précipitées, le manque de coordination des différents Etats coalisés et surtout les tensions internes et les dissensions, trouvent une origine dans le déclin économique de ces puissances qui autrefois dominaient le monde de manière unilatérale. Le premier facteur structurel à prendre en compte est l’endettement colossal des pays riches qui peut expliquer la crainte d’une guerre longue qui les opposerait à l’axe de résistance moyen-oriental et au bloc émergent. Un enlisement dans la guerre de Syrie finirait par les ruiner et transformerait un lent déclin en extinction d’une civilisation. Le second facteur, le plus déterminant, tient au fait que l’essoufflement des économies du monde impérialiste a eu pour conséquence de modifier en profondeur les rapports Nord-Sud, brisant un certain nombre de liens de dépendance traditionnels. La rupture d’une partie des relations de domination néocoloniale a laissé un espace pour l’établissement d’un courant d’échanges Sud-Sud et la formation de réseau de relations voire de solidarités politiques entre nations émergentes. La guerre en Syrie révèle et accélère ce qui se tramait en secret au niveau économique, un écroulement des formes de domination impérialiste et l’essor corrélatif de puissances régionales du Sud. Même si la guerre qui oppose les deux blocs en Syrie ne semble pas finie, il est certain qu’après trois siècles d’hégémonie occidentale qui a porté avec elle esclavage, colonialisme et barbarie néocoloniale, le monde connait aujourd’hui un basculement historique dans lequel les nations et peuples opprimés ne se laisseront plus dicter leur sort.

 

Comité Action Palestine

 

47http://french.irib.ir/analyses/articles/item/316339-syrie-la-guerre-de-trop-pour-l%E2%80%99occident

 

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La Syrie déclenchera la Troisième Guerre Mondiale

La Syrie déclenchera la Troisième Guerre Mondiale

Nos sources prouvent de façon incontestable que la grande idée états-unienne d’organiser un gouvernement fantoche avec les hommes de paille de la soi-disant opposition syrienne a fait long feu. Les négociations à Genève ont connu un cuisant échec et le seul leader à la vision stratégique Bachar al-Assad quoi qu’on en dise, résiste et tient la dragée haute aux hordes qui envahissent son pays avec, bien malheureusement, le syndrome belliciste de la France. Jean-Michel Vernochet nous a donné de ses lumières sur le Proche-Orient qui est à l’autre extrémité de la grande zone de conflit incluant l’Ukraine si on prenait la Turquie pour le centre de cette région.

La Voix de la Russie : Jean-Michel Vernochet, en Syrie les deux camps chercheraient à trouver un terrain d’entente ; à savoir le gouvernement de Bachar al-Assad et l’opposition armée. En même temps, l’esprit corsaire, proche de la Défense Nationale, nous signale par la bouche du Grand reporter à La Croix François d’Alançon que l’Iran serait en train de remplir les caisses de la Banque Nationale de Syrie avec quelques 500 Millions de dollars sans parler de l’aide massive par les combattants : 15.000 gardiens de la révolution qui combattraient actuellement en Syrie contre les wahhabites. Alors où en est-on : donnez-vous une chance au gouvernement de Bachar de s’en sortir ou ses heures sont comptées ?


Jean-Michel Vernochet. Vous me posez une question précise, à savoir : si le régime de Bachar al-Assad c’est-à-dire à la fois le gouvernement des Alaouites ou plus exactement le groupe ethnique confessionnel alaouite et à l’intérieur même de ce groupe ethno-confessionnel alaouite et le clan Assad vont partir… Je vous dirai que depuis un an, on nous a signalé que l’aide massive financière, mais également en hommes de l’Iran aide beaucoup la Syrie qui compte sur ces combattants chiites du Hezbollah. Ainsi donc la Syrie n’est pas seule. Ses forces militaires regagnent constamment du terrain. Aujourd’hui il y a une bataille assez sévère au nom de Damas. J’ai oublié un peu de porter mon regard sur ce terrain ou plus exactement, théâtre d’opérations comme il faudrait le faire également pour d’autres points chauds de la planète. Mais de nos jours, toute l’attention est consacrée sur l’Ukraine et Kiev. Ceci étant dit, ces négociations qui se déroulent ou qui sont censées se dérouler entre les deux camps doivent être considérées comme un quasi-échec. Je crois que les Etats-Unis les ont reconnues pour tel. A la fois par l’intransigeance de l’opposition qui est assez disparate pour ne pas dire hétéroclite. Il y a là-dedans certains éléments fantoches. Les Etats-Unis et la France n’ont pas réussi à trouver des représentants qui aient la consistance ou l’étoffe. A la fois pour conduire les négociations et pour représenter utilement le clan des insurgés.

Je ne sais si le président Assad se maintiendra. Mais on devra arriver à un cas de figure où il pourra faire représenter sa candidature dans l’hypothèse de l’organisation des élections présidentielles. Mais à ceci près et je m’arrête ici que les Américains n’aient pas gelé leur position ni leurs options. Les Etats-Unis arment actuellement les insurgés et jouent assurément un double jeu. Alors qu’en général, lorsque l’on veut négocier, on suspend les hostilités et l’on part à partir de bases qui sont figées sinon fixées. Là ce n’est pas le cas : on joue sur les deux tableaux. Je pense que cela ne joue pas en faveur du camp occidentaliste mais plutôt de l’axe Téhéran-Beyrouth.


LVdlR. Quels sont les intérêts français en Syrie ?

Jean-Michel Vernochet. Les intérêts français ne sont pas les intérêts français. Récemment un axe s’était dessiné : Paris – Tel-Aviv- El-Riyad. Cet axe combattait la contraction ou le revirement diplomatique et géopolitique des Etats-Unis au Proche-Orient. M.Hollande est allé prendre ses ordres à Washington. M.Obama lui a passé la main dans le dos, l’a rassuré à un moment d’ailleurs où les choses sont difficiles pour M.Hollande : il est au plus bas des sondages. M.Hollande a une ligne de conduite qui est extrêmement limitée : la position de la diplomatie française était une position belliciste. Les Français avaient du mal tout comme El-Riyad ou Tel-Aviv à renoncer à l’option militaire avec une intervention directe. Maintenant nous sommes entre les deux et je pense que pour l’instant M.Hollande a d’autres chats à fouetter. Je Pense à la Centre-Afrique où nos troupes sont en train de s’enliser.


Commentaire de l’Auteur. Comme on le voit quelqu’un travaille à mettre le feu aux poudres. Le Caucase a été mis à contribution avec les barbus locaux vite pacifiés par les Russes. L’Irak et l’Afghanistan sont deux centres d’instabilité, le Liban et la Jordanie devenus pratiquement l’arrière-ligne d’un combat acharné ; l’Irak envahi et la Syrie comme une véritable tête de pont pour faire éclater le conflit mondial qui se propagerait de la République Centre-Africaine et le Mali jusqu’au Pakistan en empiétant sur le territoire russe et entraînant dans le feu et le sang une Europe en pleine dégénérescence. Et toujours derrière toutes ces guerres locales on retrouve la France, fidèle alliée des Etats-Unis. Un grand bravo pour François Hollande !

 

http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/67041912/264281038/

 

 

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 04:18

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ALERTE INFO. L’Iran affirme avoir envoyé des navires de guerres vers les côtes des USA

Publié le fév 8, 2014 @ 21:38

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Le destroyer iranien « Bayandor »

Un destroyer iranien

 

TÉHÉRAN, Iran – Selon  l’agence de nouvelles officielle IRNA, des navires de guerre iraniens ont été envoyés dans l’océan Atlantique. Ceci, pour se rendre à proximité des frontières maritimes des États-Unis pour la première fois, affirme un commandant naval iranien ce samedi. 

Le commandant de flotte de la Marine du Nord de l’Iran, l’amiral Afshin Rezayee Haddad, a déclaré que les navires sont déjà entrés dans l’océan Atlantique. ils seraient passés par les côtes de l’Afrique du Sud.


La flotte, composée d’un destroyer et d’un navire de ravitaillement et porte-hélicoptères, a commencé son voyage le mois dernier. Il est parti de la ville portuaire iranienne de Bandar Abbas, dans le sud. Les navires, transportant quelque 30 cadets de la marine de l’académie de formation avec leurs équipages réguliers, s’y rendent pour une mission de trois mois.


Selon la presse américaine, qui vient de réagir, ce voyage est le fait que l’Iran veut démontrer sa capacité à projeter sa puissance au Moyen-Orient et au-delà.


L’agence IRNA a précisé que la flotte se rapproche désormais des frontières maritimes américaines, ce qui est une grande première pour les Iraniens. La République islamique considère cette opération comme une réponse aux nombreux déploiements navals américains près de ses propres côtes. Faut-il dire ici que la 5ème flotte de l’US Navy est basée à Bahreïn, juste en face du golfe Persique ?

 

Vidéo sur le site

 

http://allainjules.com/2014/02/08/alerte-info-liran-affirme-avoir-envoye-des-navires-de-guerres-vers-les-cotes-des-usa/

 

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iran-sanctions Par une dépêche de l’IRIB, l’agence de presse iranienne, on apprend qu’en 1967, l’Iran, alors dirigé par le shah, avait acheté des armes aux Britanniques. Une grosse commande quand même puisqu’elle portait sur 1.500 chars d’assaut et 250 véhicules blindés. Tout est en règle, tout est payé, les armes vont être livrées.

 

Mais les choses traînent un peu, et dix ans plus tard, la livraison n’a pas encore débuté. La République islamique d’Iran est proclamée en 1979, et la Grande Bretagne est alors aux abonnés absents ! Bien plus, lorsque qu’en 1980, l’Irak déclare la guerre à l’Iran, c’est en Irak que les armes sont finalement livrées. Aux frais de l’Iran ! À l’époque, quand Saddam Hussein fait la guerre à l’Iran, il est, pour l’Occident, le gentil démocrate laïc. Il ne deviendra le méchant dictateur sanguinaire que bien plus tard, lorsqu’il vendra son pétrole en euros !

 

Bien sûr, l’Iran demande légitimement le remboursement de sa commande, non seulement jamais livrée, mais offerte de surcroît à son ennemi d’alors. Et on parle quand même de 475 millions d’euros !

 

Les Britanniques répondent sans mollir que cette somme ne peut être versée à l’Iran du fait des sanctions étasuniennes, et qu’elle viendra s’ajouter aux quelque 1,2 milliard d’euros déjà confisqués au même motif !

 

L’Iran a porté plainte, devant les tribunaux britanniques, contre le ministère de la défense ! Nous lui souhaitons tout le succès possible, mais ça va être dur !
 

D.R.

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 17:01

Bachar el-Assad mort ?

Paris parle d'une "rumeur"

Le ministère des Affaires étrangères qualifie de "rumeur" la nouvelle qui se répand sur Internet et selon laquelle le président syrien Bachar el-Assad serait entre la vie et la mort.  


Bachar el-Assad

Le Quai d'Orsay ne confirme pas la rumeur selon laquelle le président syrien serait entre la vie et la mort. (Reuters)

Pas d'informations, pas de confirmation. Joint par leJDD.fr dimanche après-midi, le Quai d'Orsay se refuse à commenter la rumeur diffusée sur Internet, selon laquelle le dictateur syrien Bachar el-Assad serait entre la vie et la mort. Le site arabe Eltira.org a affirmé dimanche que l'un des gardes du corps du président syrien lui aurait tiré dessus et qu'il se trouverait dans un hôpital de Damas.

Mais pour l'heure, pas question pour Paris de "commenter les rumeurs". "Nous avons un réseau diplomatique étendu un peu partout et donc si nous avions une quelconque confirmation officielle de cette rumeur, bien entendu nous en ferions état et cela se ferait au plus haut niveau", explique-t-on.

Dimanche matin, une réunion interministérielle s'est tenue au ministère des Affaires étrangères sur le thème de la Centrafrique, où le président Bozizé a été renversé. Le Quai d'Orsay ne dit pas si la question syrienne y a été abordée

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Syrie: d'où viennent les rumeurs sur la mort de Bachar el-Assad? - L ...

www.lexpress.fr/.../d-ou-viennent-les-rumeurs-sur-la-mort-...
Adrien Sénécat
De Adrien Sénécat - Dans 37 cercles Google+
Il y a 1 heure – Un site arabe affirme ce dimanche que le président syrien est "entre la vie et la mort". Reprise par d'autres médias et diffusée sur les réseaux ...

Actualités correspondant à mort bachar al assad


  1. La rumeur de la mort de Bachar el-Assad agite Internet
    Le Point ‎- De Guerric Poncet ‎- il y a 2 heures
    La nouvelle se répand comme une traînée de poudre depuis dimanche en fin de matinée : le président syrien Bachar el-Assad aurait été ...

 

 

 

Bachar el Assad aurait été tué par un garde du corps… (médias ...

jssnews.com/.../bachar-el-assad-aurait-ete-tue-par-un-garde-du-corps/
Il y a 6 heures – Il serait actuellement hospitalisé, entre la vie et la mort, à l'hôpital Shami de ... Bachar al Assad commence sa « traque aux chrétiens »…
Il y a 3 heures – @IsraelStarNews : Bachar El Assad grièvement blessé par balle par un garde du corps iranien. Transporté à l'hôpital Shami, il serait entre la ..

Bachar al Assad, Mort - Le Nouvel Observateur

actu-monde.nouvelobs.com/bachar-al-assad-mort.html
Bachar al-Assad se trouve au palais présidentiel à Damas, assure à l'AFP un conseiller du chef de l'Etat syrien sur fond de spéculations alimentées par son ...

Bachar: « URGENT des proches de la famille AlAssad démentent la ...

www.zebigweb.com/Bachar.html
Il y a 2 heures – Bachar Al Assad, mort....ressuscité. Syrie Bachar el Assad serait Mort, tué par un de ces gardes du corp. À suivre.. La rumeur de la mort de ...

 

Rumeurs sur la mort de Bachar al-Assad

 

 Capture-d’écran-2013-03-24-à-11.41.14

 

15h00 Un communiqué des rebelles annonce que B. al-Assad n'est pas mort.

Tandis qu'Israël et le Liban informent sur une possible mort du président syrien Bachar al-Assad, sa famille, quant à elle, dément qu'il aurait été tué par un garde du corps iranien.

Il serait actuellement hospitalisé à l'hôpital Shami, à Damas, suite à une agression par un garde du corps samedi 23 mars au soir. D'après les informations, il se trouve dans un état critique, entre la vie et la mort, un hôpital dont les rues adjacentes sont totalement fermées. Cependant des dernières infos donnent Bachar al-Assas comme mort depuis ce matin.

 

La nouvelle vient de journaux arabes, Ici l'article du journal ultra-sioniste JSS. Evidemment info ou intox, nous n'en savons pour l'heure rien. Cette information est à prendre avec des pincettes...


Plus d'infos à venir

 

WikiStrike

 

 

Les dessous de la (PREMIERE) tentative d’assassinat avortée d’Assad et Mouallem


L’équipe du site

 

L’agence de presse Asia a publié les dessous de la tentative d’assassinat du président syrien Bachar el-Assad et du ministre des affaires étrangères Walid Al-Mouallem, dévoilés dans un documentaire intitulé «  Les guerres des services de renseignements en Syrie ».

Citant une source sécuritaire syrienne ayant suivi l’affaire dès son début, Asia indique que la tentative avait été ourdie de concert entre les services de renseignements turcs et français.
Leur plan consistait à recruter des employés kurdes en particulier, travaillant dans les secteurs publics syriens, en au palais présidentiel Al-Rawda et au siège du ministère des affaires étrangères.
Les Français ont d’ailleurs été convoités par les Turcs pour leurs  bonnes relations avec les Kurdes. Et c’est grâce à l’un de leurs agents, un kurde aussi, que les contacts ont été entrepris. 

Dans le documentaire dont les droits de diffusion ont été achetés par l’agence de presse, il est dit aussi que des agents turcs sont intervenus en personne, se faisant passer comme des activistes kurdes, et membres de partis kurdes sympathisants avec le gouvernement syrien. Finalement leur choix est tombé sur une société de services sanitaires œuvrant dans le secteur public, dont les palais présidentiels et les ministères, et dont certains de ses employés étaient des kurdes.

Un montage sur l'assassinat de Bachar al-Assad attribué mensongèrement à l'agence iranienne IribToujours grâce à l’agent kurde des français, ils sont parvenus à enrôler deux travailleurs de la société. Ceux-là mêmes qui ont été arrêtés et dont les témoignages ont été diffusés dans le documentaire.

 L’un d’entre eux, Mouayyad Al-Hachtar, endetté originaire de Deir Ezzor, raconte avoir été le premier à faire la connaissance d’un certain Abou Kordou, (le coordinateur de l’opération qui pourrait être l’agent kurde des Français) parce qu’il avait besoin de rembourser ses dettes. Il lui demanda de lui présenter le superviseur des ouvriers de la société, Anas Abdel-Hakim AlHussaïni, kurde originaire de Qamechli, lequel travaillait dans la société depuis 14 ans. Par la suite, Il lui demanda aussi de lui présenter le conducteur de la voiture qui transportait les détergents aux sites gouvernementaux, un certain Ghassan.

Lors de la rencontre avec Hachtar et Hussaïni, prétextant au début travailler pour une chaine de télévision kurde, la «  Kurdistan TV », (selon les aveux de Hussaïni) Abo kordou les somma de lui fournir des informations sur l’intérieur du palais présidentiel et du ministère des affaires étrangères, et de les prendre des photographies à l’aide d’un stylo  équipé d’une mini-caméra. Il leur demanda également de lui voler certains documents ainsi que des feuilles estampées du l'effigie de la république syrienne.

D’un air évasif, Hussaïni indique : «  j’ai compris que le but d’Abou Kordou était d’obtenir des images de l’intérieur du palais présidentiel, du ministère des affaires étrangères et d’importants documents pour les donner à des parties étrangères se trouvant en Turquie ».
Et de poursuivre : «  Je me suis adressée à une amie qui travaillait au ministère des affaires étrangères et je lui ai demandé de prendre en photos le bureau du ministre des affaires étrangères et les toilettes, parce qu’ils voulaient y placer l’engin explosif introduit avec les produits de détergent». Le lendemain, Hussaïni est arrêté, suivi deux jours plus tard par Hachter.  

Ce dernier raconte aussi qu’il n’est pas parvenu à enrôler le conducteur de la société, chargé une fois par semaine de faire entrer les produits de détergent aux sites gouvernementaux, quoi qu’il était un sunnite pratiquant. Comme son recrutement était indispensable pour introduire au palais al-Rawda la charge explosive placée dans un conteneur ressemblant à celui des détergents, alors les commanditaires de l’attentat ont décidé de le kidnapper et de le remplacer par quelqu’un qui le ressemble.

"Et c'est lorsqu'il a été enlevé que les services de renseignements syriens ont décidé de mettre un terme au complot et arrêtèrent la cellule" rapporte la source securitaire, selon laquelle ces services étaient parvenus à infiltrer cette cellule  .

    
  Revers pour les rebelles
   
 

Milicien libyen du front al-Nosra, Mohammad Zalfiti, tué dans la province d'IdlebMilicien marocain du front al-Nosra, Yassine Boujarba, tué le 27-2-13 dans la province d'IdlebL’armée a fait subir samedi un sérieux revers aux miliciens en sécurisant une région allant de la province de Hama jusqu'à Alep et son aéroport.

"L'armée a restauré la sécurité et la stabilité dans les villages situés sur une route internationale (...) vers l'aéroport international d'Alep", indique un communiqué de l'armée cité par l'agence officielle Sana.

Cette route à travers le désert part de Salamiyé, dans la province de Hama, et remonte vers le Nord en passant notamment par le camp palestinien de Naïrab et l'aéroport international d'Alep, fermé depuis début janvier.
   L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé la reprise de cette route par l'armée, indiquant qu'elle doit lui "permettre d'acheminer des renforts et des armes de Hama vers Alep".
   "Si l'armée réussit à la garder sous son contrôle, ceci lui donnera un avantage pour se maintenir dans l'aéroport d'Alep et même dans la ville", a déclaré à l'AFP le chef de cette ONG Rami Abdel Rahmane.
  
Dans le Nord, près de la frontière turque, l'OSDH a fait état de "combats sanglants" entre plusieurs milices et les forces régulières dans les faubourgs de Raqa, parlant d'au moins 10 morts parmi les soldats, 16 dans les rangs miliciens, et de dizaines de blessés.
   Selon l'agence Sana, "l'armée a repoussé des groupes terroristes armés qui procèdent à des agressions et actes de sabotage dans la banlieue nord-est de Raqa, leur infligeant des pertes considérables".

Terrain

L'hôpital de Homs tel qu'il se présente après les combats entre l'armée et les miliciensSelon la télévision iranienne arabophone al-Alam, des dizaines de miliciens du Front al-Nosra et des brigades Tawhid ont péri dans le marché populaire des habitats Hanano, dans la ville d'Alep.

Dans le gouvernorat de Homs, les miliciens d'al-Nosra ont bombardé samedi les positions des Chrétiens dans la région de Rablé. Selon le correspondant du site d'informations Arabi-Press, les attaques contre cette localité située à l'ouest de Homs, et à 30 Km de Kseir ont débuté depuis que le patriarche maronite Bchara Raï s'est rendu en Syrie.

Deux Palestiniens soupçonnés d'aider le régime pendus à Damas (ONG)
   
   Deux Palestiniens soupçonnés de collaborer avec le régime syrien ont été pendus par des rebelles dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de Damas, a rapporté samedi une ONG syrienne.
   "Des rebelles dans le camp de Yarmouk ont exécuté deux hommes accusés de coopérer avec le régime et de l'aider à localiser des cibles qu'il a bombardées la semaine dernière. Ils ont été pendus à des arbres (...) dans le camp", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), sans être en mesure de dire quand avait eu lieu l'exécution.
   Sur ce cliché, des hommes observent deux hommes pendus à deux arbres dans la rue, devant des immeubles, et certains sont en train de photographier la scène.
   Il n'était cependant pas possible de vérifier l'authenticité de la photo de façon indépendante.
   Selon l'OSDH, de telles pendaisons par les rebelles de personnes soupçonnées de travailler pour le régime ont déjà été signalées à Hama et à Alep, dans le nord du pays, mais c'est la première fois que ce type d'exécution est annoncé et qu'une photo est montrée.
   Un membre d'une faction palestinienne dans le camp a indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat que la pendaison avait eu lieu samedi dans le quartier de "Haret Al-Jabha, en face du café Al Ahram, sur le rond-point Palestine".
   Les suppliciés "ont été accusés d'avoir donné aux forces du régime des informations sur l'emplacement d'un local du Front Al-Nosra dans le camp. Ce local a été bombardé la semaine passée", a-t-il ajouté en référence à un groupe rebelle jihadiste présent sur quasiment tous les fronts en Syrie.
   Contacté par téléphone, le porte-parole du Front Populaire pour la ibération de la Palestine-Commandement général, Anwar Raja, a également indiqué à l'AFP qu'il pensait que ce groupe était derrière l'exécution.
   "Ce sont des gangs qui tuent pour tuer, et pour terroriser les civils et empêcher les habitants du camp d'y revenir. Rien ne justifie ces exécutions", a ajouté le porte-parole du FPLP-CG.  

 

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=2&cid=37&frid=18&seccatid=37&eid=99499

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 00:13

 

Guerre contre l’Iran : un scénario d’apocalypse que le monde appréhende

Publié le 05/03/2013

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Aujourd’hui, avec la crise économique mondiale, l’émergence de grands pôles économiques, le « Printemps arabe » et surtout les formidables avancées technologiques, le monde est en train de subir de profonds changements.


Netanyahou, Obama et Ahmadinadjad. Netanyahou, Obama et Ahmadinadjad.

Et une guerre que l’on annonce régulièrement contre l’Iran sans que l’on ne prenne en compte les risques qu’elle déborde et provoque un embrasement généralisé du Proche et Moyen-Orient, dont les conséquences seraient incalculables.

1. Les « mises en gardes » états-uniennes  et iraniennes, février 2013

Que pèserait l’Iran face à la première puissance du monde ? Il faut rappeler l’opération « Tempête du désert«  déclenché par les États-Unis (à la tête d’une coalition de 39 pays), en janvier 1991 après que l’Irak eut envahi le Koweït, le 2 août 1990. Des bombardements massifs sur les villes irakiennes, effectuées par des avions venus de la base américaine de Diego Garcia (Océan indien), de l’Espagne et de Grande-Bretagne et des 6 groupes aéronavals. Un total de 1350 avions de combat (et 1500 hélicoptères) contre 240 avions irakiens. Une coalition de 938 545 hommes contre 530 000 irakiens. En 43 jours, le territoire irakien a reçu autant de bombes que l’Allemagne reçut pendant toute la Seconde Guerre mondiale : 88 500 tonnes sont larguées lors de 110 000 sorties aériennes. Soit 2558 sorties par jour. La deuxième guerre du Golfe qui a chassé les troupes irakiennes du Koweït, et laissé une région en ruine, ravagée par des marées noires et des puits de pétrole en feu. Environ 100 000 entre morts et blessés en Irak en deux mois, et des pertes civiles estimées entre 50 000 et 130 000 morts dont plus de 30 000 dans l’insurrection qui a suivi en 1991.

L’Iran sait qu’il n’a aucune chance avec la puissance de feu de la superpuissance américaine. Il sait ce qu’il en a coûté à l’Irak et à son armée, présentée comme la « quatrième armées du monde » (après les États-Unis, la Russie et la Chine). Alors qu’en réalité, ce pays n’est qu’une puissance moyenne du tiers-monde. Dans une « guerre conventionnelle avec les États-Unis », l’Iran, comme l’Irak au début de la guerre en 1991, ne peut qu’essuyer des ravages en pertes humaines et en infrastructure militaires et civiles. Pourtant, ce qui est surprenant, l’Iran n’a pas faibli dans son défi à l’Occident. Malgré la disproportion des forces armées avec les États-Unis, il est resté ferme dans sa position sur le problème nucléaire. Aux menaces israéliennes, il répondait par une rhétorique de guerre. Maintes fois, il a annoncé des représailles extrêmement dures contre Israël. Dès lors, on ne peut penser que les responsables iraniens bravent la superpuissance vu la disproportion manifeste des potentiels de guerre sans qu’ils n’aient des « cartes maîtresses« , donc une « puissance de dissuasion » qui n’a pas été mise sur la « table« , ce qui explique pourquoi les puissances occidentales dont les États-Unis ont attendu si longtemps pour déclencher une guerre contre l’Iran.

Au début de février 2013, le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a réitéré la position de l’Iran sur le nucléaire. Il a opposé une fin de non-recevoir à l’offre américaine de négociations directes dans le dossier nucléaire, dénonçant la stratégie de Washington qui mêle sanctions et offre de dialogue. Il l’a clairement exprimé. « Cette déclaration du numéro un iranien intervient au lendemain de la confirmation par les États-Unis de nouvelles sanctions économiques contre l’Iran, quelques jours seulement après une « offre sérieuse » du vice-président américain Joe Biden à Téhéran sur des négociations directes dans le cadre du groupe 5+1 (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne). « Vous pointez une arme sur l’Iran en disant +négociez ou nous tirons+. Mais faire pression et négocier n’est pas cohérent et la nation ne se laissera pas intimider », a lancé à l’adresse des États-Unis le Guide, lors d’un discours à Téhéran dont le texte a été publié sur son site internet (www.leader.ir). « L’Iran n’acceptera pas de négocier avec celui qui nous menace par des pressions », a-t-il affirmé, estimant qu’une « offre de dialogue n’a de sens que quand l’autre partie montre de la bonne volonté ». Il y a à la fois un bras de fer et un rapport de forces dans cette opposition Iran-Occident. En d’autres termes Ali Khamenei « pense très bien la partie de guerre qui s’annonce avec les États-Unis au cas où elle aura lieu ».

Il en va de même pour le président Mahmoud Ahmadinejad qui a affirmé récemment que la République islamique d’Iran est devenue une puissance nucléaire. « Nos ennemis ont en vain déployé tous leurs efforts afin d’empêcher l’Iran d’acquérir la technologie nucléaire. L’Iran est devenu une puissance nucléaire et ceci est irréversible ». « Au sujet du Nucléaire, il n’y a pas de trente-six solutions. Il n’y en a qu’une, c’est la coopération au lieu la confrontation.«  (french.irib.ir)

2. La dissuasion nucléaire iranienne

Qu’en est-il réellement des « cartes maîtresses iraniennes » et de la guerre si elle venait à survenir ?  Le problème qui se pose n’est pas que la guerre se déclenche en 2013, ou à une date ultérieure (2014 ou 2015…), mais qu’il réside essentiellement dans l’« évolution de la guerre » ? C’est-à-dire qui aura le dernier mot, les États-Unis ou l’Iran ? Si une guerre est déclenchée par Israël ou/et par les Etats-Unis, l’effet de surprise de changer une guerre conventionnelle – en défaveur de l’Iran – en guerre nucléaire peut changer entièrement le cours de la guerre. Le régime iranien a à maintes fois mis en garde Israël et les Etats-Unis contre toute agression, ce qui dénote des capacités nucléaires de l’Iran en termes de vecteurs et d’ogives nucléaires. Que ce qui n’était que présomption va s’avérer fondé par la « force des événements« .

Pour au moins deux raisons, d’abord l’insistance de la menace occidentale depuis au moins une décennie (depuis 2003), ce qui a donné toute latitude au complexe militaro-industriel iranien de se préparer à un conflit majeur, deuxièmement, dotée d’un armement nucléaire quantitativement limité, mais d’une stratégie telle que l’Iran, en menaçant ainsi tout agresseur éventuel d’une sanction exorbitante par rapport à l’enjeu, est assuré de l’emporter. Le vieux « concept de dissuasion de faible au fort » s’appliquerait ici avec toute pertinence. Comparativement à la puissance américaine, il n’y a que le l’ »arme nucléaire« , correctement servie par des missiles raisonnablement efficaces, pour faire reculer l’agresseur et apporter une sécurité au régime et au pays.

Précisément, en cas de blocage des négociations sur l’enrichissement nucléaire par l’Iran – le dialogue ne peut s’éterniser indéfiniment –, tôt ou tard va venir l’heure de vérité. Et probablement la guerre va se jouer dans les premières semaines, en cas de déclenchement d’un conflit armé, et ce quel que soit le prétexte invoqué. Il faut encore rappeler que l’Iran n’a agressé aucun pays, les seuls griefs que l’Occident lui reproche est le soutien à un pays allié (Syrie) en pleine guerre civile avec intrusion d’étrangers ou au Hezbollah comme le font ailleurs les Américains avec Israël, la Corée du Sud, le Japon, Taiwan… ou de poursuivre un programme d’enrichissement de l’uranium.

De plus « installer des centrales nucléaires en produisant le combustible nécessaire, ce que l’Iran qualifie comme un droit naturel et inaliénable du peuple iranien », est, dans un sens, légitime. « Pourquoi de nombreux pays en dehors des cinq grandes puissances du Conseil de sécurité ont le droit d’enrichir l’uranium pour leurs centrales ou de procéder à des applications à caractère pacifique et non l’Iran ou à tout autre pays musulman. Ou parce qu’ils sont musulmans ? » Le Pakistan est bien une puissance nucléaire. Et l’Iran a signé très tôt le TNP (Traité de non-prolifération nucléaire), et s’il a poursuivi un programme militaire, c’est certainement pour se prémunir d’une agression déjà « annoncée » depuis l’avènement de la République islamiste.

3. Une guerre contre l’Iran qui ne durerait que quelques jours ?

La guerre déclenchée, il est clair que l’Iran, malgré sa riposte sur des cibles ennemies, ne peut attendre que le rouleau-compresseur de la puissance de feu américaine déferlée sur ses installations militaires et civiles les réduise à néant. L’Iran est contre les armes nucléaires, qu’il a maintes fois dénoncées comme contraires aux valeurs de l’Islam. Ce qui est vrai, la traduction même du mot de l’Islam est « Paix », mais « Paix » ne signifie pas pour autant « se laisser détruire« . La seule solution qui se pose à l’Iran est alors d’équilibrer ses « moyens de puissance » avec ceux des États-Unis. Ce qui est licite dans l’Islam, et ce quel que soit le moyen utilisé.

Ainsi, par ce programme secret, l’Iran, en tant que « puissance non-nucléaire » et en cas d’agression par une « grande puissance nucléaire », peut se transformer rapidement en « puissance nucléaire déclarée » pour équilibrer le rapport des forces. Ce cas est intéressant à formuler puisque Israël lui-même est aujourd’hui qualifié de « puissance nucléaire non déclarée« . C’est-à-dire qu’il a un arsenal de missiles à tête nucléaire, et, en cas de guerre globale avec le monde arabo-musulman, Israël sera prêt à lancer le feu nucléaire sur des villes et regroupements importants militaires des pays arabo-musulmans. Ainsi Israël s’immunise, en cas de perte du parapluie militaire américain, d’une guerre globale avec le monde musulman. L’arsenal nucléaire israélien joue un rôle de « dissuasion à la guerre ». Précisément, l’Iran, de la même façon, raisonne. C’est ainsi que, « acculé par la guerre déclenchée par l’Occident », il procèdera probablement dans les premières semaines qui suivent le conflit à des « essais nucléaires en cascades » comme un « avertissement » à la superpuissance. L’Iran va alors se dévoiler comme une « puissance nucléaire attestée ». On peut même dire que ses Shahabs 2, 3B de portée respectivement 500 et 2000 km, armés d’ogives nucléaires, sont déjà pointés sur Tel-Aviv, Ryad, Doha, Koweït-city, et sur le Bahreïn où se trouvent le commandement américain, position avancée du CENTCOM en Floride, et bien d’autres ville-cibles. On comprend d’ailleurs pourquoi le président Bush mettait l’accent sur l’implantation d’un dispositif NMD (projet de défense missiles-anti-missiles) en Pologne, en Tchéquie… contre une attaque nucléaire par l’Iran.

Quelle sera alors la réaction des États-Unis face à la nouvelle situation ? Ne penseront-ils pas que les Iraniens « bluffent« . Et qu’ils ne sont encore qu’au stade des premiers essais nucléaires. C’est possible, et les bombardements américains vont probablement continuer. Mais si Moscou et Pékin en tant qu’alliés à l’Iran informent Washington du changement de l’équilibre des forces au Moyen-Orient et que la région du Proche et du Moyen-Orient court un réel danger de guerre nucléaire ? Ce n’est plus comme les analyses le font penser, un embrasement qui pourrait durer des mois voire des années, mais une apocalypse qui surgira en quelques jours. Ce qui est complètement différent. Les responsables iraniens qui voient leur pays attaqué, agressé par les Américains et leurs alliés qui procèdent à des destructions massives de leurs infrastructures, entraînant des milliers de morts vu la disproportion des forces en faveur des forces adverses, n’auront alors plus d’alternative. Mentionnons la déclaration de l’ex-président d’Iran, Hachemi Rafsandjani, le 14 décembre 2001, lors d’un sermon à l’université de Téhéran : « L’emploi d’une seule arme nucléaire contre Israël détruirait tout, mais, contre le monde islamique, ne causerait que des dommages limités ». Ce qui suggère que l’emploi de l’arme nucléaire pourrait être concevable contre Israël en tant que puissance ennemie.

4. Une guerre qui peut déboucher sur plusieurs Hiroshima, plusieurs Nakasaki

Les États-Unis continueront-ils leurs bombardements massifs sur l’Iran encore longtemps, en laissant espérer que les missiles patriots protègeraient Tel-Aviv, Ryad, Doha… de l’apocalypse venant des Shahabs 3B et E, vecteurs porteurs d’ogives nucléaires ? Vont-ils jouer à « la roulette russe sur l’existence des autres peuples » ? Les responsables iraniens ont déjà assimilé le « prix qu’ils auront à payer«  s’ils déclenchent une guerre nucléaire dans la région, ce sera la « destruction de Téhéran, d’Ispahan, et d’autres villes iraniennes« . Adeptes du martyr et profonds croyants, les Iraniens estimeront que ce sera un sacrifice venant de Dieu.

Qu’en sera-t-il des villes israéliennes, Tel-Aviv, Haïfa, dont 40% de la population d’Israël sont concentrés dans ces villes ? La panique, l’exode. Qu’en sera-t-il des populations arabes à Ryad, la capitale saoudienne, à Doha, la capitale du Qatar, et ailleurs ? Une panique générale sera étendue à l’ensemble de ces pays et du monde ! Le monde entier sera tenu en haleine. Les médias occidentaux qui appelaient dans un certain sens à la guerre se verraient à changer leur « une » en appelant à la fin immédiate des hostilités.

Le peuple américain acceptera-il l’ »aventurisme » de l’establishment américain ? Des millions de morts en Israël, en Arabie Saoudite, au Qatar, en Iran ? Une disparition totale des villes-capitales et des villes de provinces comme si elles n’avaient jamais existé. Cette « guerre apocalyptique non encore déclarée » des premières semaines de guerre car il y va de plusieurs millions de vies humaines vient à point nommé confirmer les rumeurs de grands généraux de l’armée américaine, comme l’amiral William Fallon, alors chef du CENTCOM (2007-2008), qui a démissionné parce qu’il a refusé de cautionner la politique de Bush d’étendre la guerre à l’Iran, de l’amiral Michael Mullen, ex-chef d’état-major interarmées des États-Unis (le plus haut gradé de l’armée US à l’époque) qui est parti en retraite et qui, à maintes reprises, a affirmé qu’une guerre contre l’Iran, c’est l’ « inconnu », pour ainsi dire le « noir« . En 2010, il s’est opposé à un raid israélien sur les installations nucléaires iraniennes. Et d’autres prestigieux généraux parmi lesquels le général Stanley A. McChrystal (il a quitté l’armée et travaille comme civil dans la firme Siemens) qui a compris en Afghanistan que ce n’est pas la guerre qui apportera une solution mais en respectant les peuples, en tentant de convaincre les peuples que l’Amérique est là pour les aider. Ce qui n’est pas le cas malheureusement. L’Amérique cherche à dominer et non à aider les peuples. Mais cette domination risque de déboucher sur plusieurs Hiroshima, plusieurs Nakasaki.

5. Conséquences de la guerre : la remise en question du « club des Cinq » et la reconnaissance des droits du peuple palestinien

Dans toutes les armées du monde, ce sont toujours les chefs militaires qui apprécient les théâtres de guerre et non les politiques. C’est ainsi que la pression des politiques l’ayant emporté malgré l’éclairage des chefs militaires, une guerre est déclenchée contre l’Iran et le « monde entier aura tremblé ». C’est ce qu’il faut attendre lorsque les « politiques se mêlent de la guerre« . Quelle serait la réaction de la Russie et de la Chine si les « politiques américains » seraient poussés à provoquer l’ »apocalypse«  ? Une alerte mondiale ou pire, des « menaces«  viendraient s’ajouter aux menaces ?

Le monde entier, surtout Israël, l’Arabie Saoudite et le Qatar, attendront dans la peur l’issue de la guerre. Ils espèreront que l’Amérique arrête la guerre contre l’Iran. Et surtout que gagneraient-ils les États-Unis dans une apocalypse au Proche et au Moyen-Orient ? Une partie de leurs alliés disparaîtraient de la terre ! Et le monde ne serait plus comme avant. Précisément, la balle est dans le camp américain. Le Congrès américain mettra-t-il fin à la guerre ? Les lobbys juifs – l’American Israël Public Affairs Comittee, (AIPAC) et la puissante Republican Jewish Coalition, son équivalent démocrate, le NJDC – et les puissants banquiers de Wall Street intercèderont-ils auprès des décideurs américains pour mettre fin à la guerre ? Où y aura-t-il un événement qui poussera à l’apocalypse le Proche et Moyen-Orient ?

Ceci nous amène à dire que, quelle que soit l’issue de la guerre contre l’Iran (si elle venait à être déclenchée), le monde ne pourrait plus être comme avant. Le danger nucléaire porté au paroxysme sur la région proche et moyen-orientale obligera les grandes et les puissances moyennes de tenir un nouveau discours sur la sécurité du monde. Ce qui veut dire que le club nucléaire des « Cinq » ne serait désormais plus fiable pour la sécurité du monde. Il faudra non seulement revoir les règles et la composition de cette structure mondiale, mais aussi instaurer à tout membre doté du droit de veto des limites de disposer unilatéralement de sa puissance militaire contre une puissance non nucléaire.

De même, il faut s’attendre à une avancée majeure dans le problème israélo-palestinien. Ni le complexe de Dimona, ni le parapluie militaire américain ne pouvant le protéger d’une guerre nucléaire, Israël, face à la crainte d’un nouvel holocauste, sera amené à rechercher pour la première fois les voies d’une paix réelle avec la reconnaissance des droits du peuple palestinien conformes aux résolutions onusiennes.

6. La guerre n’est pas une fatalité

Il faut souligner que l’armement nucléaire n’est pas venu ex nihilo. Depuis son avènement en 1945, et son expérimentation avec toute son horreur sur deux villes japonaises, Hiroshima et Nagasaki, qui, sans cet holocauste, la guerre contre le Japon aurait probablement duré plusieurs années et occasionné des pertes considérables aux forces américaines, toutes les puissances qui sont devenues par la suite des « puissances nucléaires«  l’ont été par la « force des choses« . A commencer par l’URSS et la Chine avec les États-Unis, devenues des puissances nucléaires pour se faire mutuellement contrepoids. L’Angleterre et la France, après l’ultimatum de l’URSS en 1956 (retrait de Suez), sont devenues aussi des puissances nucléaires. L’Inde est devenue une puissance nucléaire face à la Chine, en 1998. Quelques jours après, c’est au tour du Pakistan face à l’Inde. Israël et son complexe de Dimona, une puissance nucléaire non déclarée face au monde arabo-musulman. La Corée du Nord, en 2006, une puissance déclarée face à la Corée du Sud et son grand allié, les États-Unis. Aujourd’hui encore, l’Iran, une puissance nucléaire non déclarée face à Israël et les États-Unis. L’Iran a déjà annoncé la maîtrise complète du cycle nucléaire. Il deviendra probablement une « puissance déclarée«  par la « force des choses« . Tous ces pays ont été poussés pour une raison ou une autre à s’armer de moyens nucléaires. Et l’Iran ne fera pas exception tant que l’embargo et les menaces de bombardements et d’invasion pèsent sur lui. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Si la Corée du nord est aujourd’hui une puissance nucléaire, cela ne veut pas dire que la Corée du Sud ne peut pas l’être, et le Japon non plus. Simplement, ces pays, malgré les litiges qui se posent dans leurs aires respectives, n’y sont pas poussés, estimant l’« arme nucléaire non-utile » pour vivre pacifiquement avec leurs voisins. Donc, chaque pays a une histoire et l’armement nucléaire est lié à cette histoire.

C’est dans cette vision de l’Histoire que cette étude se conclut en espérant que le monde prenne conscience des dangers qui guettent les régions du Proche et du Moyen-Orient, et des souffrances qu’auront encore à vivre les trois peuples de religions monothéistes (musulman, chrétien et juif). Une nouvelle guerre au Moyen-Orient qui se profile risquerait d’avoir des retentissements apocalyptiques sur cette région et, par ricochet, sur l’ensemble du monde. Une guerre asymétrique, conventionnelle ou nucléaire n’est pas une fatalité, elle n’est que ce qu’en font les hommes, et surtout les puissances. Un « renouveau » pointera peut-être pour les peuples des trois religions monothéistes qui comprendront que l’arme nucléaire, par la crainte qu’elle suscite, doit au contraire « rassembler » au lieu de « diviser« . Que les richesses pétrolières du monde arabo-musulman et technologiques du monde chrétien et juif sont au contraire « complémentaires« . Telle sera peut-être la finalité dans les frictions qui opposent aujourd’hui l’Occident au monde musulman.

 

Medjdoub Hamed, chercheur

 

http://mediabenews.wordpress.com/2013/03/05/guerre-contre-liran-un-scenario-dapocalypse-que-le-monde-apprehende/

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 14:05

Beyrouth au bord de l’explosion

Le Moyen Orient est décidément une région compliquée et la situation en Syrie nous le rappelle une fois de plus. En effet, il est clair qu’ en l’absence d’ingérences étrangères, le conflit armé dans ce pays serait déjà terminé depuis longtemps et n’aurait certainement pas pris la dimension qu’on lui connaît aujourd’hui.
2 mars 2013

Beyrouth semble sur le point d’exploser. La tension politique croissante et l’évolution de la situation sécuritaire ont atteint un niveau critique. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré mercredi [27 février] que « quelques jours peut-être nous séparent de la sédition." Tout indique que les événements du 7 mai 2008 peuvent se répéter.

La tension au Liban n’a cessé de monter depuis quelques semaines, mais elle a atteint un niveau critique dans les derniers jours. Les deux adversaires sont le camp chiite dirigé par le Hezbollah d’une part et le camp sunnite fondamentaliste salafiste d’autre part. Pourtant, la confrontation entre eux est le résultat de ce qui se passe hors du Liban. Il ya la guerre civile syrienne, le bras de fer régional et international avec l’Iran et la guerre entre sunnites et chiites dans le monde islamique.

Un facteur nouveau est cependant apparu sur la scène libanaise : le leader Sunnite salafiste, Cheikh Ahmad al-Assir. Dans une conférence de presse qu’il a tenue mardi 26 février dans son quartier général de Sidon, au sud Liban, le leader salafiste a indiqué qu’il donnait au gouvernement libanais jusqu’à vendredi 1er mars pour satisfaire à ses exigences : il affirme que le Hezbollah m’a mis sous siège à Sidon en se servant des habitants Chiites de la ville. Les menaces d’Assir donnaient à comprendre clairement qu’il demandait au gouvernement libanais de faire partir ces gens de Sidon ou au moins de des les expulser des alentours de son quartier général. Il a posé d’autres exigences qui s’insèrent dans le contexte du conflit qu’il a initié avec le Hezbollah. Il a dit que si ses exigences n’étaient pas satisfaites, il prendrait un certain nombre de mesures sur le terrain, plus particulièrement pour couper la route que relie Beyrouth au sud, dans la direction de Sidon.

Bien sûr, le gouvernement ne peut pas répondre positivement à ces exigences. Le cheikh salafiste avait coupé cette même route en Juillet 2012 pendant environ un mois. Elle avait été rouverte en Août sous les pressions politiques et populaires contre lui.


Mais le problème fondamental avec la menace d’Assir, c’est qu’elle isolerait les unes des autres les zones où domine le Hezbollah, en particulier les axes logistiques vitaux et indispensables qui relient son fief dans la banlieue sud de Beyrouth et sont extension opérationnelle, géographique et populaire dans le sud du Liban. Notons que d’autres organisations salafistes alliées avec Assir pourraient envisager de faire la même chose dans la vallée centrale de la Bekaa. Ce qui priverait le Hezbollah de deux autres artères vitales : la route entre le sud et les régions chiites de la Bekaa, et la route entre Beyrouth et Damas, où siège le régime syrien, l’allié le plus important de l’organisation chiite libanaise.

Le Hezbollah semble avoir soupesé les menaces Assir et les juge graves. En fait, l’analyse du Hezbollah est que les menances Assir sont une étape importante de la mission qui lui a été confiée : attirer le Hezbollah dans un affrontement interne [au Liban] et dans des conflits sectaires, quel qu’en soit le prix.

Assir a procédé progressivement par étapes préparatoires avant de se lancer dans cette démarche. Ses miliciens et ceux du Hezbollah se sont affrontés à Sidon le 11 novembre 2012 après son exigence du retrait des affiches du Hezbollah de la zone. Deux personnes avaient été tuées. Assir avait continué à agir au même rythme jusqu’à sa dernière exigence de nettoyer la zone autour de son siège des résidents chiites et ses affrontements avec eux le 23 février.

Il semble que le Hezbollah a décidé de donner un dernier avertissement. Nasrallah a prononcé un discours télévisé mercredi après-midi. Il a nié les rumeurs dans les médias selon lesquelles il était malade et avait été transféré en Iran. Il a également émis un avertissement sévère : Il a dit que l’incitation [à l’affrontement] sectaire conduira inévitablement à une explosion, ce qui peut n’être qu’une question de jours. Il a appelé les bonnes volontés à agir avant qu’il ne soit trop tard.

Le discours de Nasrallah était semblable à son discours du 6 mai 2008, quand le Liban était dans un vide présidentiel. Le Parlement n’avait pas réussi à élire un successeur au président Emile Lahoud, qui avait quitté le palais présidentiel à la fin de son mandat le 24 novembre 2007.

A l’époque, après plusieurs mois de tensions sectaires, une série d’affrontements entre sunnites et chiites hommes armés avait commencé à Beyrouth et dans ses faubourgs. Nasrallah était apparu à la télévision et avait déclaré que la sédition était proche et qu’il avait décidé de la prévenir. Dans les heures qui avaient suivi son discours, des éléments du Hezbollah s’étaient répandus à Beyrouth et dans d’autres secteurs et ils avaient rapidement réglé la question. Ils avaient éliminé la présence de toutes les milices sunnites armées de la mouvance du Courant du Futur de l’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri. On estime que des dizaines de personnes avaient été tuées.

Ces affrontements avaient ouvert la voie à une médiation arabe et internationale, qui avait abouti à une conférence entre les différentes parties libanaises à Doha deux semaines plus tard. La conférence avait débouché sur un accord pour élire comme président le commandant en chef de l’armée à l’époque, le général Michel Sleimane.

Le discours de Nasrallah mercredi contient de nombreux éléments de ce scénario. Le Liban est à l’approche d’un vide parlementaire. Le Parlement est divisé et incapable de s’entendre sur une nouvelle loi électorale. Les tensions de sécuritaires s’accroissent parallèlement aux tensions politiques. Il ya cependant un élément manquant dans la situation actuelle. À savoir qu’aucun pays de la région n’est en capacité de jouer un rôle de médiation, à la suite de la forte polarisation causée par la guerre en Syrie. L’Occident en général souhaite la stabilité au Liban, mais pas au point d’investir beaucoup d’efforts pour assurer cette stabilité. Par conséquent, la situation actuelle est très volatile et les choses évoluent d’heure en heure.

Jean Aziz est journaliste contributeur pour Al-Monitor ’s Pulse Liban. Il est chroniqueur à Al-Akhbar , le journal libanais, et l’animateur d’un talk-show politique hebdomadaire sur OTV, une chaîne de télévision libanaise. Il enseigne également la communication à l’université américaine de la technologie et à l’Université Saint-Esprit de Kaslik au Liban.

Jean Aziz
Al-Monitor Lebanon Pulse
28 février 2013


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“LOUBNAN YA LOUBNAN”
Témoignages sur la guerre du Liban
 
Avec Loubna Siblini et Raymond Chahda, de retour de la rencontre internationale de solidarité de Beyrouth
mercredi 17 janvier 2007

 
http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/article.php3?id_article=1146
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:38
Algérie Mali carte

 

Le Mali en miettes : A qui le tour ?

« Il faut que tout change pour que tout redevienne comme avant »

Tancrède dans le film : Le Guépard de Luchino Visconti

 Ça y est ! Comme nous l'avons prédit dans un article précédent, l'Afganisation du Mali est en marche ! Pourquoi l'engouement des redresseurs de tort de l'Empire et de ses vassaux pour un pays qui, en théorie, est un désert au sens qu'il ne contient rien de comestible à moins que nous n'ayons pas toute l'information sur les réelles potentialités de ce pays voisin. (1)

 Petit rappel : le Mali est devenu indépendant le 22 septembre 1960. Avec 14 517 176 habitants en 2009, la population malienne est constituée de différentes ethnies. Avec une économie encore essentiellement rurale, le Mali, pays enclavé, fait partie des 49 pays les moins avancés (PMA). La République du Mali tient son nom de l'ancien Empire du Mali fondé par Soundiata Keïta au XIIIe siècle et qui a connu son apogée au XIXe siècle. Le Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d'Afrique de l'Ouest après le Niger.

 Le Mali est un pays en développement, avec 65% de son territoire en région désertique ou semi-désertique. L'activité économique est surtout limitée autour de la région fluviale irriguée par le fleuve Niger. Des entreprises multinationales ont développé les opérations de prospection de l'or en 1996-1998, et le gouvernement prévoit que le Mali deviendra un exportateur majeur d'or dans la région subsaharienne. En plus du coton (12e producteur mondial en 2004) et de ses dérivés (graine de coton), le Mali est un important producteur de mangues (200.000 tonnes). (2)

 Le produit intérieur brut par habitant était estimé à 380 dollars en 2005 (selon World Development Indicators (WDI) database). Un important pourcentage de la population vit sous le seuil de pauvreté soit 36,1% (2005) avec un taux de chômage qui est très élevé soit de 30%. L'Indice de développement humain (IDH) est de 0,371 en 2007, 173e sur 177. L'Indicateur de pauvreté humaine place le Mali à la 107e sur 177. Avec 6,54 enfants par femme, le Mali possède l'un des taux de fécondité les plus élevés au monde. Le taux d'alphabétisation se situe entre 23 et 46% selon les sources. (2)

Ce n'est, donc, pas le Pérou bien que l’on parle de découvertes d’hydrocarbures et d’un gisement d’hydrogène unique au monde. Pourtant l'Empire veut le sauver malgré lui de ses démons islamistes, alors que le vrai problème est, comme nous le voyons, un problème de développement, la manipulation des foules au nom du Divin est plus facile quand les ventres sont vides, quand il n'y a plus de perspectives terrestres il reste l'Au-delà.

L'accélération des événements

Autre petit rappel du feuilleton tragique malien : le 30 mars 2012, la rébellion touarègue et les groupes islamistes armés alliés à Aqmi prennent le contrôle des capitales des trois régions du nord du Mali : Kidal, Gao puis Tombouctou. Le 1er avril, un coup d'Etat militaire à Bamako a renversé, le 22 mars, le régime du président Amadou Toumani Touré, la junte a invoqué l'échec du régime contre la rébellion. Le 13 avril, Dioncounda Traoré est investi président par intérim, en vertu d'un accord entre la junte et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) prévoyant le retour du pouvoir aux civils. Il menace d'une « guerre totale et implacable » les rebelles touareg et les groupes islamistes dans le Nord. Le 27 juin, Aqmi et ses alliés du Mouvement pour l'unicité du djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et d'Ansar Eddine écrasent les rebelles du Mnla, puis les chassent de Tombouctou et ses environs. Le Mnla, allié au début de son offensive aux groupes islamistes, puis marginalisé, ne contrôle plus aucune place forte dans la région. Le 28 juin, dès le lendemain, les islamistes armés, devenus les maîtres absolus du Nord, entament la destruction de mausolées de saints musulmans de Tombouctou. Le 12 octobre, l'ONU adopte une résolution préparant le déploiement d'une force militaire et donnant quarante-cinq jours aux pays ouest-africains, qui en constitueront le noyau, pour préciser leurs plans. Le 11 novembre, des dirigeants de la Cédéao et d'autres pays africains décident d'envoyer 3300 militaires pour un an afin d'aider l'armée malienne à chasser les groupes islamistes du Nord. Le 11 décembre, démission forcée de Cheick Modibo Diarra du poste de Premier ministre. Son successeur, Diango Cissoko, est nommé le lendemain. Le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU donne son feu vert au déploiement d'une force internationale au Mali, sans fixer de calendrier précis. Le 10 janvier 2013, les islamistes s'emparent de la localité de Konna à 70 km de Mopti. Le 11 janvier, en fin d'après-midi, Francois Hollande confirme l'engagement des forces armées françaises au Mali, « le temps nécessaire ».(3)

Curieusement, ces dernières semaines notamment avec les accords de Ansar Eddine et du Mnla à Alger, qui devaient ensuite être reçus par les responsables de la Cédéao pour une solution négociée, avaient fait miroiter une possible paix sans intervention militaire. Tout s'est précipité. Une résolution fut arrachée aux Nations unies le 20 décembre 2012, elle autorise une intervention en cas d'échec de la diplomatie. Cette diplomatie qui n'a pas eu à faire ses preuves puisque trois semaines après, la France intervenait pour stopper les mouvements se revendiquant d'un Islam fondamentaliste, sans accord du Conseil de sécurité.

 La France, craignant, dit-on, que le nord du Mali ne devienne, au coeur de sa sphère d'influence en Afrique, un sanctuaire de groupes terroristes, a décidé d'intervenir militairement, déployant vendredi 11 janvier des Mirages et des hélicoptères de combat pour stopper une colonne de combattants avançant vers le Sud. Il s'agit, selon le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, de « stopper la menace terroriste ». Cette menace, a-t-il déclaré lors d'une courte intervention télévisée samedi matin, porte non seulement sur les pays africains, mais aussi « sur la France et l'Europe ». L'intervention au Mali a été engagée après le forcing français pour l'adoption, le 20 décembre 2012, de la résolution 2085 par le Conseil de sécurité de l'ONU. Pour autant, aucune résolution de l'ONU n'autorise (ni n'interdit du reste) l'intervention française. Lorsque Assad invoque la présence terroriste représentée par Al Qaîda (pourtant apparemment bien avérée, notamment dans le cas de la prise de la base militaire de Taftanaz), les intérêts de la France, ne l'oublions pas, résident aussi dans les ressources en uranium dont dépendent ses centrales, principalement situées au Niger. Il y a des intérêts stratégiques à protéger. Invité du journal de 20h de France 2 samedi soir, Jean-Yves le Drian n'a pas exclu que les troupes françaises remontent jusqu'à Tombouctou, une ville située dans le nord du Mali et contrôlée par les rebelles islamistes. « Il n'y a pas de blocage dans les plans d'action de nos forces, donc pourquoi pas, un jour. Toutes les hypothèses sont possibles. » Nous sommes donc partis pour un possible enlisement.

Les réactions

En France, l'unanimisme de la classe politique française est totale. Il y a tout de même des bémols. Marine Le Pen, quant à elle, semble bien plus prudente. Elle légitime l'intervention française tout en émettant ce paradoxe : « Cette intervention légitime révèle, cependant, un cruel paradoxe quand on sait que les gouvernements français ont contribué à faire le lit des islamistes en Libye et en Syrie en apportant aide, assistance et armes aux fondamentalistes de ces pays, utilisées aujourd'hui pour attaquer un allié historique de la France. » 

Autre réaction à l’opposé de l’unanimisme « Umps » celle de Dominique de Villepin qui dans une tribune au Journal du Dimanche reprise par le journal le Monde. Dans ce texte intitulé "Non, la guerre ce n'est pas la France"M. de Villepin s'interroge : "Comment le virus néoconservateur a-t-il pu gagner ainsi tous les esprits ?" "L'unanimisme des va-t-en-guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la "guerre contre le terrorisme" m'inquiètent", écrit l'ancien ministre des affaires étrangères, qui avait porté en février 2003 à l'ONU le "non" de la France à la guerre en Irak. Pour lui, "au Mali, aucune des conditions de la réussite n'est réunie""Nous nous battrons à l'aveuglette, faute de but de guerre. Arrêter la progression des djihadistes vers le sud, reconquérir le nord du pays, éradiquer les bases d'AQMI(Al-Qaïda au Maghreb islamique) sont autant de guerres différentes", ajoute-t-il. "Nous nous battrons seuls faute de partenaire malien solide", développe-t-il."Eviction du président en mars et du premier ministre en décembre, effondrement d'une armée malienne divisée, défaillance générale de l'Etat, sur qui nous appuierons-nous ?" Enfin, "nous nous battrons dans le vide, faute d'appui régional solide. La Communauté des Etats de l'Afrique Occidentale reste en arrière de la main et l'Algérie a marqué ses réticences", dit encore celui qui se targue de n'avoir "jamais cessé" depuis 2003 et l'Irak de "(s') engager pour la résolution politique des crises et contre le cercle vicieux de la force". (4)

Pour sa part, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a jugé hier que la reprise des affrontements au Mali rendait « nécessaire une accélération de l'engagement international » pour restaurer l'intégrité territoriale de ce pays. David Cameron offre ses avions cargos, et Les Etats Unis proposent de surveiller par satellite les mouvements des damnés de la terre. Même le secrétaire général de la Francophonie s'est fendu d'un communiqué sur une « mobilisation urgente » en faveur d'une intervention internationale au Mali.

Naturellement, les médias main stream ne tarissent pas de scoops sur une totale unanimité de la communauté internationale - comprenons les pays occidentaux - applaudissant la mort d'une centaine d'hommes parce que « ce sont des terroristes ».

Jean-François Chalot y voit une ingérence malsaine au nom du grand capital : « Ils sont tous là, droits dans leurs bottes, pour soutenir l'intervention militaire française au Mali. Ils sont bien alignés, au complet : le PS, les deux fractions de l'UMP unies en la circonstance et le FN... Il n'y a pas ici de contraintes budgétaires qui tiennent... L'intérêt supérieur des capitalistes prime avant tout. C'est le retour de la sainte France-Afrique, dénoncée, hier, par une gauche dans l'opposition et acceptée aujourd'hui par une gauche libérale au pouvoir. Il ne manque plus que l'Église pour aller bénir les bombardiers.... C'est comme en 14, vive les marchands de canons ! Le matraquage médiatique a été bien mené : on présente les islamistes aguerris, sanguinaires qui attaquent le Mali en oubliant qu'au moment de la chute de Khadafi des hommes lourdement chargés et bien équipés militairement ont traversé le grand désert pour venir au Mali. Lorsque le Mnla, Mouvement national pour la libération de l'Azawed, a proclamé l'indépendance du nord du pays, il a obtenu le soutien bienveillant et actif financièrement et politiquement de la France.... La lutte contre l'islamisme radical n'est qu'un leurre... Ici, l'impérialisme le combat alors que là-bas, juste à côté, en Libye, le même impérialisme l'a aidé à accéder au pouvoir.... C'est la géopolitique et les intérêts économiques qui priment, c'est ainsi que les États-Unis essayent, de leur côté, de réduire l'influence française et d'assurer une présence politique et économique en Afrique... Voici les vrais enjeux. Le peuple du Mali est sacrifié. » (5)

Les actions décalées de l'Algérie : L'Obsession de la paix

La solution politique à laquelle croit l'Algérie et qu'elle a martelée contre vents et marées, a fait long feu. Pourtant, on pensait que l'accord d'Alger de la semaine dernière entre les différentes factions, Mnla, et Ansar Eddine pour une résolution politique a fait miroiter, un moment, un début de solution. Il n'en fut rien, l'accord fut rapidement dénoncé. Avec un échec sur toute la ligne des tentatives diplomatiques algériennes d'éviter la guerre.

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Il y a 3 mois - 1 minute

Elie Baup va effectuer plusieurs changements pour affronter Limassol, jeudi. Mendes, Barton et (...)

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Un conflit est à nos portes, et la Télévision algérienne n'en parle pas. La rencontre tripartite Algérie-Tunisie-Libye sur la sécurisation des frontières a conforté la solution politique préconisée par l'Algérie. Même une tentative de mise en oeuvre des méthodes de résolution des conflits « à l'ancienne » a échoué.

Les factions maliennes ont boudé la rencontre d'Adrar. Les représentants des différentes factions maliennes n'ont pas fait le déplacement pour la rencontre prévue à Adrar. Côté algérien, même les personnalités politiques désignées pour ces négociations se sont abstenues de venir - hormis quelques membres de la société civile algérienne, des notables de Tamanrasset, d'Illizi et de Ouargla - à la réunion préparatoire du conclave qui s'est déroulée, au niveau de la zaouïa de cheikh Moulay Touhami.

Laurent Fabius s'est félicité de la collaboration de l'Algérie, qui, en ouvrant son espace aérien, a permis à la France de venir en aide au Mali. L'Algérie « a autorisé le survol de son territoire et je l'en remercie », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, à l'émission « Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL ». « La France se devait d'intervenir de toute urgence, sinon il n'y aurait plus de Mali, mais un État terroriste…(…) La décision d'Alger d'ouvrir son espace aérien aux appareils français basés sur le territoire national et qui frappent les islamistes dans le nord du Mali est significative compte tenu de la méfiance traditionnelle des autorités algériennes face à toute intervention militaire de Paris dans la région. Une fois que la force africaine aura pris le relais dans le nord du Mali, « il faudra que les Algériens ferment leurs frontières » pour couper les combattants islamistes de leurs bases, a ajouté le ministre. (6)

On le voit nous sommes, à notre corps défendant des « collaborateurs ». Nous sommes impliqués – qu’on le veuille ou non- et tout sera fait par les médias pour présenter cet acte d’autorisation comme un acte majeur dans la lutte que mène la France, d’autant que Laurent Fabius nous conseille de « fermer nos frontières » ce que nous n’arrêtons pas de faire mais qui a une nouvelle connotation celle d’étouffer les combattants d’Aqmi, d’Anser Eddine.. 

Il vient que l'échec de la médiation algérienne qui voulait barrer la route à l'intervention française était prévisible. On ne lutte pas contre l'Empire avec des tire-boulettes. Il est à craindre que l'Algérie ait de moins en moins de poids politique dans le Sahel. Il serait grand temps qu'elle reconsidère la préservation de ses intérêts à la lumière des nouveaux enjeux, de la nouvelle géopolitique des relations internationales. Il est grand temps aussi que l'on explique aux Algériens les vrais défis pour les mobiliser le moment venu pour défendre en connaissance de cause le pays.

Dans un discours célèbre, le grand Aimé Césaire parlant de l'indépendance des pays colonisés, écrivait : « La lutte pour l'indépendance c'est l'épopée, l'indépendance acquise c'est la tragédie ». Cette sentence sans concession s'applique merveilleusement aux pays africains suite à des décolonisations ratées. La France-Afrique - que l'on soit de droite ou de gauche - est un invariant. Elle n'est en fait qu'un post-colonialisme ou mieux encore un néo-colonialisme, où l'ancienne puissance coloniale tente de maintenir d'une façon ou d'une autre son pouvoir en adoubant, ou en éliminant, ceux qui contredisent ses intérêts. Cinquante après, le continent africain francophone est plus atomisé que jamais.

En fait, dans cette affaire, nous avons la pénible impression que les différents acteurs africains jouent une partition écrite ailleurs avec un champ, un rôle à jouer. D'abord, il faut que les médias diabolisent ad nauseam des barbus barbares qui coupent les mains, c'est ensuite la parodie de la Cédéao dont on sait que le mécanisme de fonctionnement est ailleurs. Cette Cédéao ayant reçu comme instruction de pousser à la roue de l'aventure militaire. C'est aussi l'énigme de l'Union africaine devenue aussi boutefeu avec un commissaire à la Sécurité totalement dépassé et une présidente qui en appelle à l'Otan pour la délivrer d'un monstre que ce dernier a créé et alimenté en armes après le lynchage de Kadhafi et l'ouverture de son arsenal à tout vent.

Le partage du monde en sphère d'influence fait que les Etats-Unis laissent la bride sur le cou à la France car traditionnellement l'Afrique lui « appartient ». Cependant, il ne faut pas se leurrer puisque le Mali s'avère comestible, il n'est pas interdit de voir apparaître l'Otan d'autant que l'Union africaine appelle l'Otan à son secours pour déloger des Africains entre eux. Le forcing est fait à travers la Cédéao, club de tyrans sous la botte française pour pousser à la roue, elle va participer à la curée. Il est hors de doute que les islamistes vont être laminés, des troupes étrangères resteront à demeure pour stabiliser le pays qui va plonger dans le chaos et ne se relèvera pas de sitôt. Il faut que tout change dans le sens il faut retracer les nouvelles frontières avec de "nouveaux peuples", pour que tout redevienne comme avant comme au "bon vieux temps des colonies" La néo-colonisation est en marche elle a besoin d’un nouveau découpage des territoires peuples faibles comme cela a été fait il y a un siècle pour l’empire ottoman . Ce charcutage est rendu nécessaire par les besoins grandissants en ressources minières et énergie. Peut importe les espérances des peuples, ils ne comptent pas. Le Mali est en miettes, à qui le tour ?

On peut se demander en définitive, pourquoi soudainement la France décide d’entrer en guerre en prenant tout le monde de cours. Philippe Leymarie du Monde Diplomatique tentait déjà une explication en septembre 2012 . Il série plusieurs causes, notamment la situation intérieure qui oblige à allumer des contre-feux pour faire passer des dossiers brûlants tout ceci sous la houlette du « grand facilitateur ». Ecoutons le : « Le compte à rebours a commencé. La France tient son nouveau hochet d’intervention, dans un conflit à sa mesure, au sein de son ex-« pré-carré » africain – qui, du coup, le redevient – mais où elle n’apparaîtra pas en première ligne : grandeurs et servitude du « facilitateur », pour reprendre le mot du nouveau chef de guerre à la française, le terrible Laurent Fabius. Dans ce conflit, comme à propos de la Syrie, et avant celle-ci de la Libye, le ministre des affaires étrangères a tendance à chausser les basques de l’inénarrable Bernard-Henri Lévy. Quant à l’armée française, elle n’est donc pas vouée entièrement à la « betteravisation » qui la guette depuis la décision d’évacuer l’Afghanistan : il y a aura, avec cette équipée dans les sables sahéliens, un peu de grain à moudre, d’armes à manier et de crédits à consommer.. ».(7)

Dans cette nouvelle aventure coloniale, curieusement, le colonialisme anglais, aussi répréhensible soit-il, a su créer une structure post-décolonisation : le « Commonwealth » qui est accepté plus sereinement. Il est à craindre que la France continue de croire que seule la force lui permettra de protéger son pré carré. Pourtant, la France peut contribuer à faire émerger une vraie alternance si elle veut un jour continuer à apporter son génie dans le cadre d'un partenariat win-win et surtout avec une égale dignité. On fermera alors la parenthèse honteuse d'une colonisation européenne abjecte avec l'élimination de Lumumba au profit d'un Mobutu, d'un Tschombé et autres scories de l'histoire.


1.http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/151628-premier-domino-apres-l-effritement-de-la-libye.html

2. Le Mali : Encyclopédie Wikipédia

3. Mali : De l'occupation du Nord...Le Monde.fr | 11.01.2013

4. D. de Villepin http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/13/dominique-de-villepin-s-interroge-sur-l-intervention-au-mali_1816303_3212.html

5. http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/troupes-francaises-hors-du-mali-128837.

6. http://www.lefigaro.fr/international/2013/01/13/01003-20130113ARTFIG00202-mali-fabius-remercie-l-algerie-de-sa-collaboration.php?m_i=MpLMgv0CSfi05d8_6aavwB1XKiVHFKleTYKL1OSHAriVrwCgn

7. http://blog.mondediplo.net/2012-09-25-Laurent-Fabius-le-grand-facilitateur

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-mali-en-miettes-a-qui-le-tour-129010?debut_forums=0#forum3601149

 

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Algérie Mali carte.
http://www.mondialisation.ca/lalgerie-et-lafghanisation-du-mali-la-curee-neocoloniale-en-marche/5308286

«Il y a des pays qui peuvent être réticents, mais ils ne sont pas ceux qui vont au Conseil de sécurité faire obstacle puisque nul ne fera obstacle».  

Laurent Fabius dans une claire allusion à l’Algérie à propos de l’intervention militaire au Mali. (Sommet 5+5 d’octobre à Malte)

Que se passe-t-il au Mali? On parle de plus en plus d’une intervention comme inéluctable. Quelques repères pour fixer les idées. Le Mali, patrie du grand écrivain Amadou Hampâté Bâ. est un pays d’Afrique de l’Ouest, membre de l’Union africaine, frontalier de sept pays dont l’Algérie, indépendant le 22 septembre 1960. Avec 14.517.176 habitants en 2009, la population malienne est constituée de différentes ethnies. Avec une économie encore essentiellement rurale, le Mali, pays enclavé, fait partie des 49 pays les moins avancés (PMA) (IDH =0,350) Son économie reposait sur l’agriculture, l’élevage et le commerce transsaharien de l’or, le sel. Cinq empires ou royaumes importants se sont succédé: l’empire du Ghana, l’empire du Mali, l’empire songhaï, le royaume bambara de Ségou et l’empire peul du Macina. À son apogée, l’empire s’étend de l’Atlantique au Nigeria et du nord de la Côte d’Ivoire au Sahara. En 1968, Modibo Keïta est renversé par un coup d’État de Moussa Traoré. Le 26 mars 1991, celui-ci est renversé à son tour par le général Amadou Toumani Touré. Après une période de transition, ce dernier restaure la démocratie avec l’élection d’Alpha Oumar Konaré en 1992. Il est réélu en 1997.

En 2002, Amadou Toumani Touré est élu président de la République du Mali et réélu en 2007. Cependant, le 22 mars 2012, des soldats mutins dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo, prennent le contrôle de la présidence et annoncent la dissolution des institutions. De janvier à avril 2012, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad attaque les camps militaires maliens et les villes situés dans les régions de Gao, Tombouctou et Kidal. Le 1er avril 2012, la rébellion touarègue, constituée du Mouvement national pour la libération de l’Azawad et d’un mouvement salafiste Ançar Eddine, contrôle les trois régions situées au Nord du Mali. Le Mnla réclame l’indépendance de l’Azawad tandis qu’Ançar Eddine souhaite imposer la charia. Les deux mouvements revendiquent le contrôle des principales villes. Le 4 avril, le Mnla décide unilatéralement la fin des opérations militaires; il proclame l’indépendance de l’Azawad. Il faut y ajouter Aqmi et le Mujao encore plus virulents. Depuis, la Cédéao a décidé d’une intervention militaire.
 

La réalité du terrain: le chaos au Nord Mali

Salima Tlemçani résume l’état d’une population dans la misère et la guerre. Nous l’écoutons: «Située au nord du Mali, plus exactement au sud-est de la région de Gao, la ville de Ménaka est depuis des mois totalement isolée du monde. Des dizaines de personnes fuyant les exactions d’Ançar Eddine, du Mujao et d’Al Qaîda s’y réfugient mais font face à la misère et aux maladies. Tout le monde sait qu’une opération militaire dans le Nord aura de graves conséquences humanitaires, non seulement sur le Mali mais également sur les pays limitrophes. Pour Lamine Ag Billal, la solution réside d’abord dans le dialogue entre les tribus de la région et dont font partie d’Ançar Eddine et le Mnla. En fait, cette position rejoint celle que défend l’Algérie, qui consiste à privilégier une solution politique pour régler la crise et éviter, coûte que coûte, l’option militaire qui, en plus d’être très coûteuse en vies humaines, constitue un saut vers le chaos. (…)» (1)

«Censé être libéré de l’occupation militaire malienne, le nord du Mali est aujourd’hui disputé par Ançar Eddine, un groupe intégriste dirigé par Ayad Ag Ghaly, le Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (Mnla). Chacune de ces factions occupe un territoire où l’activité de contrebande, de crime organisé, de trafic de cocaïne et d’armes reste la plus fructueuse.(…) Les troupes de l’Aqmi, que dirige Abou Zeïd, contrôlent la région d’Adrar, au nord-est du Mali, ainsi que Tombouctou. A part les membres de la direction, la majorité de ses éléments ne sont pas Algériens. L’Aqmi est le plus organisé et le plus doté en moyens humains et logistiques. Le Mujao occupe, quant à lui, la région de Gao, où il retient en captivité plusieurs otages occidentaux ainsi que les diplomates algériens, enlevés il y a plus de six mois du siège du consulat algérien à Gao. (…) Aujourd’hui, cette région est devenue non seulement une base arrière pour les groupes islamistes armés, mais aussi un repaire des narcotrafiquants et des trafiquants d’armes et de véhicules.» (1)

La détermination de la France à s’ingérer au Mali

Durant le quinquennat de Sarkozy deux guerres ont vu la participation de la France, au nom des «droits de l’homme», une troisième est en cours en Syrie. Pour rappel, écrit Luis Basurto, la France de MM.Chirac et Sarkozy ne trouvait pas insupportable, inadmissible ni inacceptable l’occupation du Nord ivoirien par des rebelles sanguinaires, putschistes ratés, depuis septembre 2002 et cela jusqu’à avril 2011, car ces rebelles soutenaient l’homme adoubé par Paris, l’ancien fonctionnaire du FMI, Alassane Ouattara (ADO), aujourd’hui hissé au pouvoir en Côte d’Ivoire. Et droite et gauche françaises se donnaient la main durant cette période dans une union sacrée assurant cette collusion où J. Chirac et N.Sarkozy assuraient un soutien militaire français aux rebelles pour agresser l’Etat ivoirien. Ici la France soutient des rebelles, là-bas elle fait la guerre pour les combattre. Allez comprendre!» (2)

«Faut rappeler, poursuit Luis Basurto que la déstabilisation du Sahel, de toute la bande sahélo-saharienne, est l’une des conséquences directes de la guerre de l’Otan contre la Libye, dont la France de N. Sarkozy fut l’initiatrice. Ce conflit provoqua la prolifération et le renforcement de bandes armées djihadistes et, à la chute du régime libyen et après l’exécution de Mouammar Kadhafi, la débandade de l’armée libyenne et la dissémination accélérée d’armes de tout genre et d’hommes armés dans le Sahel.(…) Les mouvances islamistes chercheraient, avec les crimes commis au nom de la charia et une lente poussée vers le Sud-Ouest, l’affrontement afin de galvaniser et d’unifier les groupes djihadistes probablement pour internationaliser le conflit dans le but d’«afghaniser» la région». (2)

«L’ingérence française dans le conflit interne malien se concrétise avec le «consentement» de la victime, à savoir le propre Mali. Pour preuve, le journal Le Monde dit dans son article du 25 septembre «Dimanche [24 septembre], le Mali a finalement cédé à la pression de la Cédéao qui, depuis des mois, soutient le principe d’une intervention militaire au nord du Mali». Il est notoire que Paris -le président F. Hollande et le ministre des Affaires étrangères L. Fabius- a pressé Bamako -Dioncounda Traoré et Cheick Modibo Diarra- pour qu’il demande ouvertement une intervention militaire étrangère sur le sol malien. (..) la Cédéao est l’un de pseudonymes de la France en Afrique. Elle est l’instrument de blanchiment et de légitimation, des décisions politiques, économiques et militaires françaises destinées à l’ensemble de la région, de l’Afrique de l’Ouest, (…) L’acceptation sur le sol malien d’une force militaire étrangère, avec des soldats venant des pays frontaliers non exempts d’ambitions vénales et sous l’égide de l’ancienne puissance coloniale, n’est qu’un suicide national par chapitres annoncé. Annonciateur d’une nouvelle mise sous tutelle et même d’une vassalisation par ses voisins immédiats. Le Mali risque ainsi d’échanger la rébellion du Nord par une vassalisation au profit du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, devenant le hinterland asservi de ces deux pays. (…)»

La position ambiguë des Etats-Unis

On se souvient que début octobre, de passage à Alger, le général Carter Ham commandant de «l’Africom» avait déclaré: «Je ne suis pas ici pour discuter de notre présence militaire au Mali, mais pour encourager le dialogue à l’intérieur de ce pays et avec les pays voisins pour le rétablissement de la stabilité à Bamako. Il n’y aura pas de soldats américains sur le sol.» Pour le général Carter Ham, «l’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique sont tout à fait d’accord sur une priorité: le peuple malien doit avoir l’opportunité de choisir librement son gouvernement et de vivre dans la paix et la sécurité.»

Changement de ton trois jours plus tard. Le commandant de l’Africom n’a pas fermé, nous dit Hassan Moali, la porte à l’intervention armée au Mali. Les déclarations du général commandant l’Africom, Carter Ham, à Alger, à propos de la conduite à tenir au Mali et la possibilité d’une attaque militaire, viennent d’être appuyées par le conseiller du président Obama pour l’antiterrorisme, John Brennan. On sait désormais qu’une intervention militaire, dont le «format» reste à définir, est bel et bien dans les plans US au Mali. L’usage des drones confirme également les propos du commandant de l’Africom «qu’il n’y aura pas présence de soldats américains» sur le sol au Mali. En d’autres termes, il s’agira de frappes ciblées menées par des drones contre les bastions des groupes terroristes. Un massacre de civils est donc à craindre comme ce fut le cas en Afghanistan, mais surtout en Irak. Avec les drones, il y aura forcément des dommages collatéraux. (3)

Quelques jours plus tard, devant les déclarations françaises d’établir une situation de guerre au Nord-Mali, un officiel américain a annoncé que les Etats-Unis pourraient offrir leur soutien. Cette situation incommoderait fortement notre pays qui privilégie le dialogue et la négociation entre toutes les factions du Nord-Mali. Lentement, le plan de bataille imaginé par la France se met en place. «La France est prête à voter une résolution à l’ONU sur une intervention militaire africaine au Mali, qu’elle soutiendra sur les plans logistique, politique et matériel», a réaffirmé hier un François Hollande aussi va-t-en-guerre que son prédécesseur. «Les Etats-Unis soutiendront la France si ce pays décide qu’il est nécessaire d’intervenir militairement», a affirmé, hier, dans un entretien au journal Le Monde, le secrétaire d’Etat adjoint américain chargé de l’Europe, Philip Gordon. (…) Une bataille diplomatique à fleurets mouchetés, que devraient arbitrer des représentants de la communauté internationale le 19 de ce mois, à l’occasion d’une réunion décisive à Bamako. (4)

L’échec de l’Algérie devant l’afghanisation inéluctable de la crise

Dans une analyse lucide et sans concession, Abdelaziz Rahabi résume les dangers de la situation actuelle: pour lui «la nomination, le 10 octobre, d’un émissaire de l’ONU pour le Sahel après une large consultation et un consensus au sein du Conseil de sécurité consacre définitivement le caractère international de la crise. (…) Il n’a pu le faire qu’après concertation avec la France et les USA qui ont besoin d’une couverture du Conseil de sécurité pour l’envoi d’une force de la Cédéao qui servira elle-même de couverture à des opérations ciblées et ponctuelles des armées occidentales. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si l’Algérie a encore le temps de convaincre et les moyens d’influer sur la situation.» (5)

«Le fait de rejeter une intervention étrangère à ses frontières est une position doctrinale connue de tous et l’Algérie ne doit pas manquer une occasion de le faire. (…) Mais cela n’est pas suffisant. Nos dirigeants, qui sont d’une sensibilité pathologique aux flatteries des puissants, n’ont pas réalisé qu’ils ont favorisé la mise en place du scénario pakistanais à nos frontières en se laissant convaincre, ces dernières années, par le rôle d’allié et de rempart contre le terrorisme international conféré par des puissances occidentales, notamment les Etats-Unis d’Amérique, la Grande-Bretagne et la France. On a fait croire à l’Algérie qu’elle avait l’expérience et les moyens et qu’elle pouvait compter sur l’assistance militaire des Occidentaux. Cela a eu pour effet de mieux l’exposer et d’en faire la cible privilégiée du terrorisme international. Nous n’avons pas tiré toutes les leçons de l’expérience pakistanaise, notamment des zones tribales qui échappent à l’autorité des Etats.» (5)

«Notre pays, conclut Abdelaziz Rahabi, a toutes les raisons de s’inquiéter, car les frontières représentent par définition un front potentiel ou actif. Et si l’on observe la situation dans notre région, nous réalisons que l’Algérie a rarement vécu une conjoncture aussi délicate. Elles sont instables avec la Mauritanie et le Maroc et hostiles avec le Mali et la Libye. Le Mujao, par exemple, qui ne cible que l’Algérie à travers les attentats de Tindouf, Tamanrasset, Ouargla et l’enlèvement des diplomates à Gao, confirme que son mandat vise essentiellement la déstabilisation de l’Algérie. Il s’y joue tout simplement une lutte d’influence entre les puissances et entre celles-ci et le terrorisme international, le trafic d’armes et de drogue. Les zones de confrontation dans le monde ne sont pas figées et celle du terrorisme international s’est déplacée, en 10 ans, du Pakistan vers l’Afrique.» (5)

Le projet de résolution sur le Mali, proposé par la France, devrait être adopté ce vendredi par le Conseil de sécurité de l’ONU, a indiqué la mission française auprès de l’ONU. La résolution demande à la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) et à l’Union africaine de préciser dans les 30 jours les modalités d’une intervention militaire pour reconquérir le nord du pays et invite le gouvernement malien et les rebelles touareg à ouvrir dès que possible une négociation. Une réunion se tiendra le 19 octobre à Bamako avec les principaux acteurs (Cédéao, Union africaine, Union européenne, ONU) pour tenter de mettre au point une «stratégie cohérente», selon un diplomate. Paris a promis une aide logistique

On le voit, l’Algérie, que l’on présente comme incontournable dans cette question, est superbement ignorée. Toute l’agitation algérienne avec M. Messahel – qui ne s’arrête pas de parler de terrorisme transfrontière, de narcotrafiquants -n’aura, en définitive, servi à rien. Les interlocuteurs l’ont reçu poliment sans plus. Les vrais décideurs sont ailleurs. Lors de sa dernière étape, M.Messahel a fini par lâcher que la solution militaire n’est envisageable que si le dialogue échoue. Souvenons-nous des échecs de l’Algérie et de sa diplomatie dans le dossier du Soudan, de son énergie dans le Nepad qu’elle présentait comme la solution économique aux malheurs de l’Afrique, en vain, les grands de ce monde n’ont aucun état d’âme. L’Algérie est renvoyée à son statut de pays en développement. L’Afghanisation du Mali est en marche. Comment alors gérer nos frontières et contenir un tsunami dont nous ne maîtrisons ni les tenants ni les aboutissants? Fallait-il pour une fois être dans la mêlée pour protéger nos arrières?

 

Professeur émérite Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

1. Salima Tlemçani: Situation chaotique au nord du Mali El Watan 11.10.12
2. http://www.mondialisation.ca/le-mali-nouvelle-victime-designee-dactives-ingerences-neocoloniales-francaises/
3. Hassan Moali: Le recours aux drones semble privilégié El Watan 03.10.12
4. Hassan Moali: l’Algérie redoute le syndrome libyen El Watan le 10.10.12
5. Abdelaziz Rahabi: «Nous avons négligé la région du Sahel» El Watan le 11.10.12

 


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Sur mon blog sos-crise, voir aussi :

 

Terrorisme d'État sous faux drapeau : Esquisse d'une bibliographie

Echos du Mali. Très sale guerre - Uranium, Areva - Croisades françaises

Ils ont livré la France au Qatar !

 

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Algérie-Mali : Le Gouvernement algérien avait raison de redouter la guerre

Publié le 16 janvier 2013

10

 

alger

 

Avec l’accélération des évènements au Mali, visiblement, les cellules dormantes d’Al Qaïda sont en branle. Merci Sarkozy d’avoir déstabilisé tout le désert ! Nous y sommes de plain-pied. Comment en est-on fait arriver-là, donner sa confiance à un agent américain au passeport français, qui n’a fait que suivre le calendrier de ses maîtres ? Hélas, le nouveau roitelet élyséen est dans la même veine que son prédécesseur, mais, en plus discret… 

 

Avec l’enlèvement par un groupe islamiste aujourd’hui, sur un site gazier du géant pétrolier britannique BP près d’In Amenas, dans l’est de l’Algérie, de quarante et un occidentaux, la nouvelle dialectique des politiques épousera sans vergogne celle de Bush: « guerre contre le terrorisme ». Un flou artistique des ex faucons de la Maison Blanche qui sera décliné à toutes les sauces imaginables et inimaginables. Dans ces quarante et un Occidentaux, on relève la présence de 7 Américains. Cette simple présence change la donne.

Cette opération commando touche le coeur même de l’Occident. Le groupe se dit solidaire non seulement d’Al Qaïda, mais aussi des groupes armés qui sévissent au Mali. Sur les  41 ressortissants occidentaux, hormis les 7 Américains, il y auraient des Français, des Britanniques et des Japonais. Une prise d’otages spectaculaire qui se serait déroulé avec une facilité déconcertante.

5 otages seraient retenus dans l’usine alors que les 36 autres se trouveraient sur un lieu sûr  »site d’hébergement » a indiqué le porte-parole du groupe. Le groupe,reproche à la France d’attaquer leurs frères d’armes et, bien sûr, n’adhère pas à cette volte face de leur Gouvernement qui était très hostile à cette intervention. Pour eux, c’est le passage de François Hollande le président français à Alger, qui a permis tout ça…Ils en veulent pour preuve le survol du territoire algérien par des aéronefs français et la ferméture de la frontière algéro-malienne longue de 1500 kilomètres…

Ils (preneurs d’otages) mettent en garde le Gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika, et menacent de « liquider » les Occidentaux s’ils n’obtiennent pas satisfaction.

 

http://allainjules.com/2013/01/16/algerie-mali-le-gouvernement-algerien-avait-raison-de-redouter-la-guerre/

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