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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 17:01

Bachar el-Assad mort ?
Paris parle d'une "rumeur"

Le ministère des Affaires étrangères qualifie de "rumeur" la nouvelle qui se répand sur Internet et selon laquelle le président syrien Bachar el-Assad serait entre la vie et la mort.  


Bachar el-Assad

Le Quai d'Orsay ne confirme pas la rumeur selon laquelle le président syrien serait entre la vie et la mort. (Reuters)

Pas d'informations, pas de confirmation. Joint par leJDD.fr dimanche après-midi, le Quai d'Orsay se refuse à commenter la rumeur diffusée sur Internet, selon laquelle le dictateur syrien Bachar el-Assad serait entre la vie et la mort. Le site arabe Eltira.org a affirmé dimanche que l'un des gardes du corps du président syrien lui aurait tiré dessus et qu'il se trouverait dans un hôpital de Damas.

Mais pour l'heure, pas question pour Paris de "commenter les rumeurs". "Nous avons un réseau diplomatique étendu un peu partout et donc si nous avions une quelconque confirmation officielle de cette rumeur, bien entendu nous en ferions état et cela se ferait au plus haut niveau", explique-t-on.

Dimanche matin, une réunion interministérielle s'est tenue au ministère des Affaires étrangères sur le thème de la Centrafrique, où le président Bozizé a été renversé. Le Quai d'Orsay ne dit pas si la question syrienne y a été abordée

.

www.lexpress.fr/.../d-ou-viennent-les-rumeurs-sur-la-mort-...
Adrien Sénécat
De Adrien Sénécat - Dans 37 cercles Google+
Il y a 1 heure – Un site arabe affirme ce dimanche que le président syrien est "entre la vie et la mort". Reprise par d'autres médias et diffusée sur les réseaux ...

  1. La rumeur de la mort de Bachar el-Assad agite Internet
    Le Point ‎- De Guerric Poncet ‎- il y a 2 heures
    La nouvelle se répand comme une traînée de poudre depuis dimanche en fin de matinée : le président syrien Bachar el-Assad aurait été ...

 

 

 

jssnews.com/.../bachar-el-assad-aurait-ete-tue-par-un-garde-du-corps/
Il y a 6 heures – Il serait actuellement hospitalisé, entre la vie et la mort, à l'hôpital Shami de ... Bachar al Assad commence sa « traque aux chrétiens »…
Il y a 3 heures – @IsraelStarNews : Bachar El Assad grièvement blessé par balle par un garde du corps iranien. Transporté à l'hôpital Shami, il serait entre la ..

actu-monde.nouvelobs.com/bachar-al-assad-mort.html
Bachar al-Assad se trouve au palais présidentiel à Damas, assure à l'AFP un conseiller du chef de l'Etat syrien sur fond de spéculations alimentées par son ...

www.zebigweb.com/Bachar.html
Il y a 2 heures – Bachar Al Assad, mort....ressuscité. Syrie Bachar el Assad serait Mort, tué par un de ces gardes du corp. À suivre.. La rumeur de la mort de ...

 

Rumeurs sur la mort de Bachar al-Assad

 

 Capture-d’écran-2013-03-24-à-11.41.14

 

15h00 Un communiqué des rebelles annonce que B. al-Assad n'est pas mort.

Tandis qu'Israël et le Liban informent sur une possible mort du président syrien Bachar al-Assad, sa famille, quant à elle, dément qu'il aurait été tué par un garde du corps iranien.

Il serait actuellement hospitalisé à l'hôpital Shami, à Damas, suite à une agression par un garde du corps samedi 23 mars au soir. D'après les informations, il se trouve dans un état critique, entre la vie et la mort, un hôpital dont les rues adjacentes sont totalement fermées. Cependant des dernières infos donnent Bachar al-Assas comme mort depuis ce matin.

 

La nouvelle vient de journaux arabes, Ici l'article du journal ultra-sioniste JSS. Evidemment info ou intox, nous n'en savons pour l'heure rien. Cette information est à prendre avec des pincettes...


Plus d'infos à venir

 

WikiStrike

 

 

Les dessous de la (PREMIERE) tentative d’assassinat avortée d’Assad et Mouallem


L’équipe du site

 

L’agence de presse Asia a publié les dessous de la tentative d’assassinat du président syrien Bachar el-Assad et du ministre des affaires étrangères Walid Al-Mouallem, dévoilés dans un documentaire intitulé «  Les guerres des services de renseignements en Syrie ».

Citant une source sécuritaire syrienne ayant suivi l’affaire dès son début, Asia indique que la tentative avait été ourdie de concert entre les services de renseignements turcs et français.
Leur plan consistait à recruter des employés kurdes en particulier, travaillant dans les secteurs publics syriens, en au palais présidentiel Al-Rawda et au siège du ministère des affaires étrangères.
Les Français ont d’ailleurs été convoités par les Turcs pour leurs  bonnes relations avec les Kurdes. Et c’est grâce à l’un de leurs agents, un kurde aussi, que les contacts ont été entrepris. 

Dans le documentaire dont les droits de diffusion ont été achetés par l’agence de presse, il est dit aussi que des agents turcs sont intervenus en personne, se faisant passer comme des activistes kurdes, et membres de partis kurdes sympathisants avec le gouvernement syrien. Finalement leur choix est tombé sur une société de services sanitaires œuvrant dans le secteur public, dont les palais présidentiels et les ministères, et dont certains de ses employés étaient des kurdes.

Un montage sur l'assassinat de Bachar al-Assad attribué mensongèrement à l'agence iranienne IribToujours grâce à l’agent kurde des français, ils sont parvenus à enrôler deux travailleurs de la société. Ceux-là mêmes qui ont été arrêtés et dont les témoignages ont été diffusés dans le documentaire.

 L’un d’entre eux, Mouayyad Al-Hachtar, endetté originaire de Deir Ezzor, raconte avoir été le premier à faire la connaissance d’un certain Abou Kordou, (le coordinateur de l’opération qui pourrait être l’agent kurde des Français) parce qu’il avait besoin de rembourser ses dettes. Il lui demanda de lui présenter le superviseur des ouvriers de la société, Anas Abdel-Hakim AlHussaïni, kurde originaire de Qamechli, lequel travaillait dans la société depuis 14 ans. Par la suite, Il lui demanda aussi de lui présenter le conducteur de la voiture qui transportait les détergents aux sites gouvernementaux, un certain Ghassan.

Lors de la rencontre avec Hachtar et Hussaïni, prétextant au début travailler pour une chaine de télévision kurde, la «  Kurdistan TV », (selon les aveux de Hussaïni) Abo kordou les somma de lui fournir des informations sur l’intérieur du palais présidentiel et du ministère des affaires étrangères, et de les prendre des photographies à l’aide d’un stylo  équipé d’une mini-caméra. Il leur demanda également de lui voler certains documents ainsi que des feuilles estampées du l'effigie de la république syrienne.

D’un air évasif, Hussaïni indique : «  j’ai compris que le but d’Abou Kordou était d’obtenir des images de l’intérieur du palais présidentiel, du ministère des affaires étrangères et d’importants documents pour les donner à des parties étrangères se trouvant en Turquie ».
Et de poursuivre : «  Je me suis adressée à une amie qui travaillait au ministère des affaires étrangères et je lui ai demandé de prendre en photos le bureau du ministre des affaires étrangères et les toilettes, parce qu’ils voulaient y placer l’engin explosif introduit avec les produits de détergent». Le lendemain, Hussaïni est arrêté, suivi deux jours plus tard par Hachter.  

Ce dernier raconte aussi qu’il n’est pas parvenu à enrôler le conducteur de la société, chargé une fois par semaine de faire entrer les produits de détergent aux sites gouvernementaux, quoi qu’il était un sunnite pratiquant. Comme son recrutement était indispensable pour introduire au palais al-Rawda la charge explosive placée dans un conteneur ressemblant à celui des détergents, alors les commanditaires de l’attentat ont décidé de le kidnapper et de le remplacer par quelqu’un qui le ressemble.

"Et c'est lorsqu'il a été enlevé que les services de renseignements syriens ont décidé de mettre un terme au complot et arrêtèrent la cellule" rapporte la source securitaire, selon laquelle ces services étaient parvenus à infiltrer cette cellule  .

    
  Revers pour les rebelles
   
 

Milicien libyen du front al-Nosra, Mohammad Zalfiti, tué dans la province d'IdlebMilicien marocain du front al-Nosra, Yassine Boujarba, tué le 27-2-13 dans la province d'IdlebL’armée a fait subir samedi un sérieux revers aux miliciens en sécurisant une région allant de la province de Hama jusqu'à Alep et son aéroport.

"L'armée a restauré la sécurité et la stabilité dans les villages situés sur une route internationale (...) vers l'aéroport international d'Alep", indique un communiqué de l'armée cité par l'agence officielle Sana.

Cette route à travers le désert part de Salamiyé, dans la province de Hama, et remonte vers le Nord en passant notamment par le camp palestinien de Naïrab et l'aéroport international d'Alep, fermé depuis début janvier.
   L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé la reprise de cette route par l'armée, indiquant qu'elle doit lui "permettre d'acheminer des renforts et des armes de Hama vers Alep".
   "Si l'armée réussit à la garder sous son contrôle, ceci lui donnera un avantage pour se maintenir dans l'aéroport d'Alep et même dans la ville", a déclaré à l'AFP le chef de cette ONG Rami Abdel Rahmane.
  
Dans le Nord, près de la frontière turque, l'OSDH a fait état de "combats sanglants" entre plusieurs milices et les forces régulières dans les faubourgs de Raqa, parlant d'au moins 10 morts parmi les soldats, 16 dans les rangs miliciens, et de dizaines de blessés.
   Selon l'agence Sana, "l'armée a repoussé des groupes terroristes armés qui procèdent à des agressions et actes de sabotage dans la banlieue nord-est de Raqa, leur infligeant des pertes considérables".

Terrain

L'hôpital de Homs tel qu'il se présente après les combats entre l'armée et les miliciensSelon la télévision iranienne arabophone al-Alam, des dizaines de miliciens du Front al-Nosra et des brigades Tawhid ont péri dans le marché populaire des habitats Hanano, dans la ville d'Alep.

Dans le gouvernorat de Homs, les miliciens d'al-Nosra ont bombardé samedi les positions des Chrétiens dans la région de Rablé. Selon le correspondant du site d'informations Arabi-Press, les attaques contre cette localité située à l'ouest de Homs, et à 30 Km de Kseir ont débuté depuis que le patriarche maronite Bchara Raï s'est rendu en Syrie.

Deux Palestiniens soupçonnés d'aider le régime pendus à Damas (ONG)
   
   Deux Palestiniens soupçonnés de collaborer avec le régime syrien ont été pendus par des rebelles dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de Damas, a rapporté samedi une ONG syrienne.
   "Des rebelles dans le camp de Yarmouk ont exécuté deux hommes accusés de coopérer avec le régime et de l'aider à localiser des cibles qu'il a bombardées la semaine dernière. Ils ont été pendus à des arbres (...) dans le camp", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), sans être en mesure de dire quand avait eu lieu l'exécution.
   Sur ce cliché, des hommes observent deux hommes pendus à deux arbres dans la rue, devant des immeubles, et certains sont en train de photographier la scène.
   Il n'était cependant pas possible de vérifier l'authenticité de la photo de façon indépendante.
   Selon l'OSDH, de telles pendaisons par les rebelles de personnes soupçonnées de travailler pour le régime ont déjà été signalées à Hama et à Alep, dans le nord du pays, mais c'est la première fois que ce type d'exécution est annoncé et qu'une photo est montrée.
   Un membre d'une faction palestinienne dans le camp a indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat que la pendaison avait eu lieu samedi dans le quartier de "Haret Al-Jabha, en face du café Al Ahram, sur le rond-point Palestine".
   Les suppliciés "ont été accusés d'avoir donné aux forces du régime des informations sur l'emplacement d'un local du Front Al-Nosra dans le camp. Ce local a été bombardé la semaine passée", a-t-il ajouté en référence à un groupe rebelle jihadiste présent sur quasiment tous les fronts en Syrie.
   Contacté par téléphone, le porte-parole du Front Populaire pour la ibération de la Palestine-Commandement général, Anwar Raja, a également indiqué à l'AFP qu'il pensait que ce groupe était derrière l'exécution.
   "Ce sont des gangs qui tuent pour tuer, et pour terroriser les civils et empêcher les habitants du camp d'y revenir. Rien ne justifie ces exécutions", a ajouté le porte-parole du FPLP-CG.  

 

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=2&cid=37&frid=18&seccatid=37&eid=99499

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 03:24

 

Capture d'écran du portfolio sonore réalisé par le Guardian.

 

 

 

Mercredi 13 mars 2013

 

"Partout, dès les quais du port jusqu'au village le plus reculé, dans les rues et au prétoire, l'offense régnait impunie, la misère, la délation, l'humiliation, le mensonge arrogant, le sadisme à peine déguisé. Un peuple et sa culture, objets des pires manœuvres ."

Jean-François Lyotard  (*)

    

 

Dix ans…

 

Le 20 mars 2003 débutait la destruction et l’invasion de l’Irak.

 

Il n’y aura pas de commémoration. Encore moins : débats et remises en cause.

 

Nos médias, politiciens, si friands d’anniversaires, s’efforceront à la discrétion. Eux dont l’obsession du culte des "souvenirs", encensant autosatisfaction, mégalomanie, ou abrutissement, n’a d’égale que celle de l’oubli des faits pouvant ternir leur "Bonne Conscience".

 

C’est ainsi que l’on forge des sociétés amnésiques, analphabètes de l’Histoire, de l’évolution de notre planète. De ses peuples, nations, rapports de force, déclins et renaissances. Qui, un jour, inévitablement, se trouvent, hébétées, tétanisées, écrasées, face à l’irruption impitoyable de ce qu’elles souhaitaient oublier, cacher, nier.

 

Silence. Dans les rangs des oligarques occidentaux. Alignés sur les injonctions de leur suzerain.

 

Le plus éclatant exemple venant de Grande-Bretagne. Par instruction écrite adressée aux membres du gouvernement, le ministre des affaires étrangères britannique, William Hague, modèle de cynisme contemporain, vient d’imposer l’obligation de ne pas mentionner la guerre d’Irak, à l’occasion de ces dix ans (1) :

« Don’t mention the Iraq War…»

 

Ce fut, il est vrai, une des plus abjectes folies de violence collectives commises par les nomenklaturas occidentales. Car, malgré une colossale propagande, les opinions publiques étaient contre ce délire sanguinaire et colonial. Le peuple britannique, un de ceux qui se sont le plus mobilisés contre cette guerre, dont il savait les prétextes non fondés, illégaux et mensongers, dans des manifestations groupant des millions de personnes.

 

Illustrant, ainsi, le complet mépris des castes au pouvoir, sous couvert du soutien de parlements fantoches, à l’égard de la majorité de leurs concitoyens exprimant la volonté d’œuvrer pour un monde de paix.

 

Steve Bell rappelle cette hystérie criminelle et impunie dans une cinglante caricature, tournant en dérision posture et propos de Tony Blair, premier ministre de l’époque. Chef de la majorité « Travailliste », similaire aux PS français, espagnol, italien, belge, etc.  Artisan zélé, vibrionnant, obsédé, de l’engagement des armes britanniques aux ordres du clan Bush.

 

Il y représente le lion britannique, symbole du Royaume Uni, avec le visage de Blair, la crinière carbonisée, sa superbe cabossée, au point d’être réduit en rat. Dans un paysage de désolation où s’accumulent, à l’infini, linceuls et pierres tombales. Affirmant, obstiné et fier de lui, la conviction inébranlable de son génie incompris (2) :

« Cela fait longtemps que j’ai renoncé à convaincre l’opinion qu’envahir l’Irak était la bonne décision »

 

Steve-Bell-28.02.2013-002.jpg

 

Nous ne devons pas l’oublier, même si les médias de la désinformation nous y forcent : ce furent des centaines de milliers de morts, de blessés, de traumatisés, sous des prétextes délirants. Nous le savions. Dès le commencement. A présent, nous en reconnaissons publiquement la réalité, objectivement, placidement, froidement. Tout n’était que tromperie, fabulation : armes de destruction massives inexistantes, armes chimiques introuvables.

 

Dernier artifice rhétorique, avant l’oubli, restait à prétendre qu’il s’agissait de renverser « un affreux dictateur qui tirait sur son peuple ». Fumeuse, abyssale hypocrisie tendant à imposer comme “norme” l’écrasement d’un peuple sous les bombes de l’Occident pour le délivrer de la dictature, en interaction avec la pulvérisation de toutes les infrastructures civiles. Exceptées, pétrolières et gazières, évidemment...

 

Tout en chérissant, protégeant, soutenant, les pires despotismes qui nourrissent ses insatiables spoliations, corruptions, superprofits mirifiques, enrichissements personnels météoriques : moyenâgeuses pétromonarchies du Golfe ou d’Arabie, « régimes parlementaires » mafieux aux élections truquées d’Afrique, d’Amérique ou d’Asie.

 

Toutefois, l’Irak réduit en cendres, occupé, pillé, la saignée fut jugée insuffisante. Dès la fin de l’invasion, les occupants lui inoculèrent la "guerre civile". Méticuleusement organisée, financée, armée, pour en prolonger l’égorgement, l’épuisement, la mise à mort, l’agonie. Une moyenne de 3000 morts par mois (3).

 

Des milliers de torturés pour laminer toute velléité de révolte devant l’horreur de l’occupation, l’immensité des destructions et des pillages. L’information sur la pratique à grande échelle de la torture en Irak, son organisation et sa gestion quasi-"industrielle" par les envahisseurs, commence à émerger malgré la censure. Du côté américain, planificateur de l’horrible. (4)

 

Mais, aussi, chez les britanniques dont beaucoup n’admettent pas, qu’au XXI° siècle, leurs soldats se livrent à des actes d’une telle barbarie. Ici ou là, apparaissent des « commissions d’enquête » officielles ou parlementaires, dont on sait qu’elles sont trop souvent destinées à enterrer les affaires compromettantes pour les gouvernants.

 

A l’exemple d’un autre courageux et lucide caricaturiste, Leon Kuhn, qui détourne, rétablit ou décode, le sens de la médaille accordée aux militaires de son pays revenant de leur séjour en Irak : « War on Terrorism – Expeditionary Medal – Iraq ». La gravure en relief montrant un militaire frappant à coups redoublés avec son poing ganté (gant généralement plombé) un prisonnier Irakien immobilisé dans un filet.

 

Leon-Kuhn-iraq_medal.jpg

 

Avec en légende, une citation de Phil Shiner dénonçant la torture « systématique » des prisonniers Irakiens par l’armée britannique. N’hésitant pas à employer l’expression « pratiques d’Etat » [State practices] !... Combien redoutable pour nos nomenklaturas qui, un jour inéluctablement, auront à rendre compte : gouvernants, parlements et médias.

 

Rappelons que ce juriste londonien se consacre à la défense, qu’il estime n’être qu’à ses débuts, des droits des victimes de « la politique étrangère et de l’armée britanniques » [Britsh foreign policy and military action] (5).

 

Irak… Société détruite, Etat détruit : le Chaos.

 

But ultime. « Mission accomplie ».

 

Effroyable décennie pour une nation, un peuple, à qui étaient promis les bienfaits paradisiaques de « La Démocratie »… C’est devant les morts, les êtres brisés, les générations saccagées, de l’Irak, qu’en ce jour nous nous devons de nous incliner.

 

Dernier hommage, que je souhaite rendre en cette sinistre et silencieuse commémoration.

 

À un homme, intègre, généreux, déterminé, qui a voulu laisser parler sa conscience, prévenir que tout n’était que mensonge dans le déclenchement de cette guerre. Dire la vérité lui a coûté la vie, quatre mois après le début de l’invasion, le 17 juillet 2003 : David Christopher Kelly. Il avait 59 ans.

 

Incroyable, mais vrai. Les oligarques de l’Occident n’honorent pas leurs « dissidents » ! Ni Prix Nobel, ni généreuses récompenses, ni luxueuses sinécures, ni distinctions cinématographiques, littéraires, académiques, médiatiques ou autres. S’ils ne peuvent les réduire au silence …

 

Ils les exécutent.

 

Avec une "discrétion", ou une mise en scène, plus ou moins réussies…

 

David-Kelly.jpg

 

Membre éminent du Ministère de la Défense britannique, c’était un des experts internationaux les plus qualifiés en guerre biologique et en armes de destruction massive. Il avait été détaché comme inspecteur de l'ONU en Irak, où il avait participé à 37 missions.

 

Ses constats, analyses, recherches, avaient forgé une évidence : il n’y avait en Irak aucune arme de destruction massive, nucléaire, chimique ou bactériologique.

 

Il l’avait écrit, l’avait exposé, auprès des organismes et départements spécialisés. Ne pouvant admettre que les "politiques" exigent, des responsables du renseignement et des experts en armement non conventionnel, des contrevérités, ordonnent de procéder à des falsifications de documents. Pour justifier une guerre qui allait entraîner morts et dévastations, aussi atroces qu’incalculables. Non seulement lors de l’invasion, mais encore davantage lors de l’occupation de l’Irak.

 

David Kelly commençait à faire circuler l’information, face au matraquage de la propagande étatique. La partager et la soutenir en dehors du « secret défense ». Auprès de certains journalistes spécialisés, notamment. La Commission des affaires étrangères de la Chambre des Communes (équivalent  de l’Assemblée Nationale) l’avait convoqué (cf. photo), cherchant plus à le mettre en difficulté qu’à écouter ses arguments. Il s’était engagé à donner le détail de ses certitudes et informations, lors des séances ultérieures.

 

Ses prochaines auditions, du fait de son niveau d’expertise et de connaissance sur ce dossier, allaient être “dévastatrices” pour les thèses officielles…

 

Trop.

 

Il a été retrouvé « suicidé ».

 

Près de chez lui, sur un chemin de promenade où il avait l’habitude de marcher pour se détendre. Version officielle : il se serait tailladé le poignet gauche, mais les secouristes n’ont trouvé aucun signe d’hémorragie, ni traces de sang sur le sol ; et, aurait avalé des barbituriques, mais aucune dose mortelle ne fut prouvée…

 

Contradictions et bousculades habituelles du cirque de la désinformation, avec en tête de liste : investigation policière bâclée, simulacre de commission d’enquête (la guignolesque “Commission Hutton”) pour disculper au plus vite le gouvernement Blair. Tout a été fait pour conclure, dans la précipitation, à un « suicide » auquel personne n’a cru : famille, proches, collègues et collaborateurs.

 

David Kelly, considéré comme une solide et brillante personnalité, au parcours professionnel irréprochable, plein d’humour, était tout à la joie de la préparation du mariage de sa fille. Débordant de projets, rien ne prédisposait à une telle « sortie »… Au-delà de son entourage, de nombreux spécialistes du monde médical et des milieux proches du dossier avaient compris qu’il s’agissait d’une élimination.

 

Une avalanche de témoignages, difficilement étouffée par les médias : experts médicaux (6) contredisant les conclusions de l’enquête officielle, députés (7) évoquant ouvertement son assassinat, membres des services de renseignement britanniques (8) confirmant cette « exécution » pour marquer colère et indignation face à une telle imposture politicienne.

 

L’assassinat de David Kelly, victime “collatérale” de l’invasion de l’Irak, est emblématique de la profonde décomposition et de l’hyperviolence du système politique dans nos pays dits « démocratiques ». Dès lors que les intérêts des oligarchies bellicistes et coloniales sont en jeu. “Raison d’Etat”, invoquera-t-on…

 

Fortes de leur impunité, imperturbables, nos nomenklaturas n’en poursuivent pas moins leur obsession criminelle, fanatique, hallucinée, corruptrice, de la destruction et du pillage des peuples et nations. Les uns après les autres. Au gré de leurs délires prédateurs et impératifs du moment…

 
Mensonges, contrevérités, intoxications, désinformations, affabulations, continuent de plus belle. Diaboliser, susciter les peurs dans les pulsions paranoïaques, enflammer la détestation pour la transformer en haine, afin de justifier guerres, atrocités et prédations.
 
Tels des cafards, insensibles avec leurs cousins scorpions aux radiations atomiques dit-on, les officines chargés de véhiculer cette propagande mortifère, travesties en agences de presse “fiables” par nos médias qui en font leurs “sources” (9), se multipliant, pullulant, grouillant…
 

 

 

 

 

 

 

 

 

1.  Nick Hopkins, Don’t mention the Iraq War – William Hague tells cabinet (William Hague demande au gouvernement de ne pas mentionner la guerre d’Irak), vendredi 1er mars 2013, The Guardian,

http://www.guardian.co.uk/politics/2013/feb/28/dont-discuss-iraq-war-william-hague

2.  Steve Bell on the 10th anniversary of the Iraq war – cartoon, The Guardian, 27 février 2013,

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cartoon/2013/feb/27/iraq-war-anniversary-tony-blair-cartoon

3.  Patrick Cockburn, How the World Forgot About Iraq, CounterPunch, 4 mars 2013,
http://www.counterpunch.org/2013/03/04/how-the-world-forgot-about-iraq/

4.  Mahmood, O’Kane, Madlena, T. Smith, Revealed : Pentagon’s link to Iraqi torture centres – General David Petraeus et ‘dirty wars’ veteran behind commando units implicated in detainee abuse,
[Révélation : les centres de torture en Irak  sont une émanation du Pentagone – Le général David Petraeus et un vétéran des ‘sales guerres’ seraient les commanditaires des unités de commando impliquées dans les tortures de prisonniers]

5.  Phil Shiner : ‘We torture people, yet no one admits it’, James Hanning meets Phil Shiner, The Independent, dimanche 2 août 2009,
http://www.independent.co.uk/news/people/profiles/phil-shiner-we-torture-people-yet-no-one-admits-it-1766263.html

6.  David Halpin, Stephen Frost & Searle Sennett, Our doubts about Dr Kelly's suicide, The Guardian, mardi 27 janvier 2004,

http://www.guardian.co.uk/theguardian/2004/jan/27/guardianletters4

7.  Fiona Barton, Iraq whistleblower Dr Kelly WAS murdered to silence him - says MP (Un Député affirme que le Dr Kelly a été assassiné pour avoir dénoncé les mensonges du dossier irakien), 29 octobre 2007, Daily Mail,

http://www.dailymail.co.uk/news/article-488662/Iraq-whistleblower-Dr-Kelly-WAS-murdered-silence-says-MP.html

8.  Simon Aronowitz, Kelly was Murdered' Says UK Intelligence Insider, 23 février 2004,
http://www.prisonplanet.com/022304kellywasmurdered.html

9.  Le plus comique dans ce genre d’arnaque de la désinformation, si le contexte n’était pas aussi cruel, est le fameux Observatoire des Droits de l’Homme en Syrie (OSDH), domicilié à Londres, référence absolue des médias occidentaux. Voici l’évaluation du ministère des affaires étrangères Russe (RIA Novosti - 25 février  2012) :

« Selon les informations dont nous disposons, le personnel de l'Observatoire ne comprend que deux personnes: le directeur et son secrétaire-interprète. L'établissement est dirigé par un certain Rami Abdel Rahmane qui ne possède ni de formation journalistique ou juridique ni même d'instruction secondaire. Dans une interview accordée aux médias en novembre dernier, il a fait savoir qu'il résidait en permanence à Londres, était citoyen britannique et exerçait un métier d'entrepreneur (propriétaire d'un snack-bar) [en fait : un Kebab…] »

Ou encore, celle d’Alain Chouet, ancien responsable de la DGSE et spécialiste du Moyen-Orient :

« … L’OSDH fonctionne sur fonds saoudiens et qataris… » (Marianne – 20 juillet 2012).

Etc.

 

 

(*)  Jean-François Lyotard, Signé Malraux - Biographie, Grasset, 1996, p. 154

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 03:09

 

Le monde se réarme
Vassili Kachine, Rédaction en ligne
6.03.2013, 17:34, heure de Moscou
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истребитель пятого поколения пятое поколение авиация ПАК ФА T-50

 
© www.nonexistent-s.ru

Les États-Unis considèrent l’année 2020 comme un tournant en ce qui concerne la configuration de sa présence militaire mondiale. Plus précisément, en 2012, Leon Panetta, alors secrétaire d’État à la Défense, avait déclaré lors d’une conférence sur la sécurité à Singapour que d’ici à 2020, 60 % des forces navales américaines seraient concentrées dans l’océan Pacifique. Il parlait entre autres de six porte-avions, ainsi que d’une grande partie des navires militaires et des sous-marins.

2020 est aussi une date importante pour les forces armées russes et chinoises. D’ici à 2020, les armes modernes représenteront 70 % du matériel de l'armée russe. Pour la même date, la Chine voudrait s’avancer considérablement dans la réalisation du programme de modernisation de son armée.

C’est en 2008 que la Russie a entamé son réarmement, ce qui fait augmenter les dépenses liées aux armes. En 6 ans, la part des armes modernes en Russie est passée de 6 % à 16 %. Aujourd’hui, les forces armées russes utilisent majoritairement les armes fabriquées durant les 5-10 dernières années de l’existence de l’URSS.

D’ici 2020, la Russie va tenter de remplacer son parc de chasseurs, composé de Su-27 et de MiG-29, par les modèles Su-35S et Su-30SM, ainsi que par les avions de 5e génération T-50. Les bombardiers Su-34 remplaceront les Su-24. Le matériel de l’armée de terre sera remplacé par trois véhicules : un léger (l’Armata), un moyen (le Kourganiets 25) et un lourd (le Boomerang). La défense antiaérienne sera équipée des systèmes S-500 et de S-600. De plus, l’armée de terre sera équipée de systèmes Iskander.

Le remplacement de l’armement soviétique par de l’armement russe moderne s’étendra sur plus de 10 ans. Cela durera encore plus longtemps en ce qui concerne les navires militaires. De toute évidence, les exigences de construction de la flotte n’ont pas encore été totalement déterminées. Le projet de nouveau porte-avion est encore en discussion, tout comme le projet de contre-torpilleur lourd équipé de DCA et de système multifonction de gestion de missiles, le pendant de l’AEGIS américain. La construction de la flotte sous-marine, quant à elle, est une priorité. Ainsi, une grande partie des nouveaux sous-marins atomiques équipés de missiles de croisière, les Iassen, et les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, les Boreï, sera dirigée vers l’océan Pacifique. Le programme russe de réarmement rappelle par sa dynamique le programme chinois d'il y a 10-15 ans. Le niveau maximal de production d’armement lourd a été atteint par la Chine dans la première moitié des années 1970. À la fin des années 1970 jusqu’au milieu des années 1990, le nombre d’armes produites a chuté. Ainsi, au début des années 2000, l’armée chinoise était pour beaucoup équipée de matériels datant de la guerre froide.

La part de ce matériel est encore importante aujourd’hui. Par exemple, les vieux lanceurs DF-4 et DF-5 représentent encore une grande partie des forces nucléaires stratégiques chinoises. Malgré les progrès militaires et techniques chinois, le remplacement de ces armes, élaborées il y a plus de 40 ans, est difficile. L’armée doit effectuer des études spécifiques afin de prolonger son service de 20 ans par rapport à la période initialement prévue. Il a été demandé à ce que les vétérans chevronnés des forces de missiles, qui ont toute leur vie utilisés ces encombrants systèmes, les maintiennent après l’âge de la retraite. Personne ne va donc les changer.

Les derniers chasseurs J-6 ont été retirés des forces aériennes chinoises en 2012 seulement, et les chasseurs de seconde génération J-7 sont encore en service. Le nombre de vieux tanks de type 59 et 79 est encore plus élevé que celui des nouveaux 96 et 99. Des milliers de pièces d’artillerie soviétiques des années 1950 sont encore en service. Le remplacement du vaste héritage de technique militaire d’une autre époque est en route. De ce fait, en Chine, l’année 2020 est vue comme une date-butoir, où des résultats substantiels devront être atteints en ce qui concerne la modernisation des forces armées.

 

http://french.ruvr.ru/2013_03_06/Le-monde-se-rearme/

 

 

  • Pas assez de mort en Syrie : Laurent Fabius et François Hollande veulent armer l'ASL

 

  37:03

Syrie: la France pousse à la prolongation
et à l’aggravation du conflit


 

Syrie: la France pousse à la prolongation et à l’aggravation du conflit

On connaît le journaliste turc Semih Idiz sur ce blog puisque j’ai déjà eu le plaisir de vous présenter deux articles dont il est l’auteur.

L’article que je vous propose aujourd’hui témoigne d’une connaissance approfondie de la région et d’une réflexion pénétrante.

Voyez-vous, ce texte daté du 12 mars observait que l’option de l’escalade militaire en Syrie, par l’armement massif des prétendus révolutionnaires, qui recherchent en fait l’involution de la Syrie, était non seulement dangereuse mais en perte de vitesse dans ce qu’il appelle lui aussi la communauté internationale.

Et précisément, Semih Idiz reprochait à son gouvernement de ramer à contre-courant en s’entêtant à prôner l’armement des rebelles, une démarche qui ne peut qu’aggraver les choses en Syrie voire dans la région et prolonger souffrances et destructions.

Quelques jours seulement avant que Semih Idiz rédige son article, William Hague, le chef de la diplomatie britannique résistait encore aux demandes pressantes d’Ahmet Davutoğlu , le ministre turc des affaires étrangères, pour que l’Union Européenne (UE) et la Grande Bretagne livrent des armes aux involutionnaires syriens.

Entretemps, William Hague semble s’être ravisé puisque, avec le molletiste Laurent Fabius, il a insisté pour que l’UE accepte de lever l’embargo sur la fourniture d’armes «létales» (c’est-à-dire qui tuent par opposition à celles qui soignent) à l’opposition. Parmi ces armes, devraient figurer notamment des systèmes anti-aériens et des missiles antichars.

L’évolution de la position publique de la Grande Bretagne sur cette question ne tient pas du tout au charisme et à la capacité de persuasion d’un Ahmet Davutoğlu que la France et l’UE n’ont eu de cesse de ridiculiser notamment sur le dossier arménien.

Ce qui est à la racine de l’évolution spectaculaire de gouvernements, le gouvernement français tous particulièrement, qui se disent aujourd’hui prêts à armer les involutionnaires non seulement en contravention avec le droit international mais aussi en contravention avec la position adoptée par l’UE, n’est pas autre chose que la récente visite à Paris et à Bruxelles de Shimon Peres, le chef du gang sioniste et membre de l’Internationale Socialiste comme les compères Laurent Fabius et François Hollande.

Or Shimon Peres a clairement ordonné à ses clients en Europe d’agir fermement sur le dossier syrien. Certes, à Bruxelles, il a exhorté les pays arabes à passer à l’action et évoqué le risque d’une intervention occidentale. Mais il faut être naïf pour croire que c’est depuis la tribune de l’UE que l’on harangue les Etats arabes, surtout quand on est un chef de bande sioniste.

A la tribune de l’UE, c’est aux membres de l’UE qu’on s’adresse, d’autant qu’il y a longtemps qu’un scénario d’intervention occidentale directe en Syrie est écarté.

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Pigé Laurent?

William Hague et Laurent Fabius ont reçu les ordres 5 sur 5 et ont décidé de les exécuter au plus vite, quitte à risquer de se fâcher avec d’autres partenaires européens puisque MM. Fabius et Hollande ont dit que, levée ou pas de l’embargo européen sur les armes, la France n’en ferait finalement qu’à sa tête.

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Parce que quand des dirigeants comme M. Fabius ou M. Hollande deviennent obsédés par l’idée de faire plaisir à l’entité sioniste, rien ne peut les arrêter, pas même le risque de mécontenter d’autres membres de l’UE.

Certes, la Syrie ne sera pas le prétexte d’une crise majeure de l’UE, mais elle ne sera qu’une manifestation de plus du détricotage progressif de cette union par des pays qui ressassent encore leurs chimères impérialistes.

 

 Davutoğlu devrait renoncer à la ‘solution militaire’ en Syrie

par Semih Idiz, Al-Monitor Turkey Pulse 12 mars 2013

 

Le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoğlu persiste à cravacher un cheval mort. Ayant échoué à convaincre Washington lors de la récente visite de John Kerry en Turquie de fournir des armes à l’opposition syrienne, il essaye maintenant d’amener l’Union Européenne (UE) à lever son embargo sur les armes en Syrie.

En séjour à Londres la semaine dernière pour une réunion internationale sur la Yémen, Davutoğlu a eu des discussions avec son homologue britannique, William Hague, pour essayer de le convaincre que l’opposition syrienne est sérieusement désavantagée parce que les armes nécessaires lui font défaut. Il n’avait pas ouvertement appelé l’UE à lever son embargo sur les armes mais c’est bien là qu’il voulait en venir.

Interrogé par des journalistes pour savoir s’il voulait une levée de l’embargo, Davutoğlu avait dit de manière révélatrice : «Si un seul camp a les armes, à la fin, c’est le camp qui a les armes qui aura toutes les possibilités de tuer l’autre camp. »

Davutoğlu avait ajouté qu’il avait aussi soulevé récemment cette question avec le ministre allemand des affaires étrangères Guido Westerwelle. Londres et Berlin avaient cependant indiqué être en faveur du maintien de l’embargo de l’UE. Hague en particulier est préoccupé par les combattants islamistes en Syrie.

Des sources de l’UE à Ankara indiquent que pas moins de 500 membres du Jabhat al-Nosra, l’organisation combattante la plus efficace dans la lutte contre le régime Assad et dont l’objectif déclaré est d’instaurer une république islamique en Syrie, viennent d’Europe.

Le souci ne tient pas seulement à la victoire éventuelle en Syrie de cette organisation – qui est soutenue politiquement et en armement par Ankara. Les officiels de l’UE s’inquiètent aussi de ce que feront les membres Européens de cette organisation quand ils rentreront dans les pays d’où ils viennent. Davutoğlu et d’autres dirigeants Turcs maintiennent cependant que ces craintes européennes sont non seulement exagérées mais qu’elles jouent en faveur du président Assad. Questionné à ce sujet à Londres, Davutoğlu a répondu que ni la Libye, ni l’Egypte n’avaient adopté l’Islam radical en dépit des craintes relatives à une telle éventualité.

“Ils sont en guerre,” a-t-il dit des combattants de l’opposition syrienne. «Ils vont mourir. Il y toujours des slogans religieux dans la guerre.»

Il est cependant manifeste qu’il n’a pas vraiment réussi à convaincre ses partenaires européens de modifier leur position vis-à-vis d’organisations comme le Jabhat al-Nosra qui a déjà été classé comme organisation terroriste par les Etats Unis et qui, si on en juge par les informations, pourrait être bientôt classé dans la même catégorie par l’UE.

Compte tenu de l’échec de la Turquie sur cette question de l’armement, tout ce que Davutoğlu peut faire, c’est de se plaindre sur des bases de hautes valeurs morales que «La population souffre sur le terrain et la Turquie paye la facture. » mais la position d’Ankara soulève un certain nombre de questions essentielles.

Par exemple, il est vrai que «la Turquie paye la facture» pour les réfugiés Syriens de plus en plus nombreux qui arrivent à sa porte. Les responsables gouvernementaux donnent le chiffre de 600 millions de dollars pour l’instant et se plaignent de ne pas recevoir assez de soutien international sur ce problème.Quand les officiels turcs expriment ce genre de plainte, ils visent généralement les pays occidentaux. Fait étrange, on les entend rarement se plaindre d’un manque de soutien de la part des Etats pétroliers du Golfe, particulièrement le Qatar et l’Arabie Saoudite pour qui l’éviction d’Assad est aussi devenue un objectif stratégique.

Dans le même temps, Ankara continue à se monter tiède devant l’idée d’un règlement politique du conflit syrien dans l’hypothèse où Assad serait d’une manière ou d’une autre présent à la table de négociations, alors même qu’il n’est pas assis à cette table. C’est aussi ce que montre le lobbying exercé par Davutoğlu pour armer l’opposition.

Il ne semble cependant pas trop inquiet de risquer d’attiser ce qui est déjà une guerre par procuration dans la région en livrant à l’opposition des armes lourdes pour combattre le régime.

Comme par hasard, Davutoğlu met de côté le fait que si l’opposition était armée comme il le souhaite, la Russie et l’Iran qui continuent à soutenir le régime Assad pour des visées stratégiques, comme le font également des organisations chiites comme le Hezbollah libanais, feront tout leur possible pour riposter en renforçant leur soutien militaire au régime.

Comme le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, Davutoğlu se réfère constamment au sort des Syriens qui souffrent sous Assad. Il semble ne pas comprendre que livrer des armes à l’opposition à ce stade est la formule la plus sûre pour prolonger le conflit et accroître les souffrances des civils.

Beaucoup en Turquie et dans la région diront aujourd’hui qu’il sait en réalité tout ça, mais une victoire de l’opposition sunnite en Syrie est devenue un objectif stratégique si important pour le gouvernement Erdogan qu’Ankara est même prêt à envisager une guerre par procuration, avec plus de souffrances si c’est ce qu’il faut pour l’atteindre.

Quoi qu’il en soit, ce qui est certain à ce stade, c’est que la politique sunnite d’Ankara a eu pour résultat l’émergence d’un axe chiite qui ne regarde plus d’un œil favorable la politique de la Turquie dans la région. La Turquie a en fait augmenté le nombre de ses ennemis et détracteurs au Moyen Orient depuis le commencement du printemps Arabe, ce qui contredit la vision de Davutoğlu d’une Turquie contribuant à la paix et à la stabilité dans la région.

Le problème pour Davutoğlu est que sa représentation intellectuelle du monde – il est après tout professeur de relations internationales – est imprégnée d’une grande vision et de grandes perspectives pour la Turquie qui se sont avérées non seulement trop ambitieuses, mais aussi simplistes eu égard aux situations réelles qui ont émergé sur le terrain.

Il semble par exemple ne pas comprendre, ou ne pas vouloir comprendre, qu’il n’y a pas d’autre choix à ce stade que d’aller vers un règlement politique en Syrie si ce qui est recherché est de mettre un terme au plus vite à l’effusion de sang et d’éviter que la crise alimente les divisions sectaires qui tendent à se creuser dans la région.

Kadri Gursel a aussi montré dans des articles perspicaces pour Al Monitor que la Turquie n’est pas à l’abri non plus des retombées négatives des divisions sectaires qui ont résulté de la crise syrienne, possédant elle-même ses propres lignes de faille sectaires.

En attendant la Turquie a annoncé cette semaine qu’elle avait appréhendé les auteurs de l’attentat à la voiture piégée le mois dernier au point de passage frontalier avec la Syrie de Cilvegozu, qui  avait tué au moins 14 personnes, et blessé de nombreuses autres. Bulent Arinc, porte-parole du gouvernement, a déclaré mardi à la presse que les forces de sécurité turques avaient « effectué une opération digne du cinéma » pour arrêter quatre Syriens et un turcs soupçonnés d’avoir organisé cet attentat.

Les officiels turcs dissent que les auteurs – qui ont été appréhendés au cours d’une opération transfrontalière sur le sol syrien – étaient liés à des agents des services de renseignements syriens. Vrai ou faux, il reste à voir su Ankara se servira de cet incident contre le régime Assad dans une tentative aussi d’influencer la communauté internationale pour qu’elle arme l’opposition.

Le fait demeure cependant que les arguments de la Turquie sur la Syrie trouve peu d’écho à ce stade. Dans sa dernière analyse hebdomadaire intitulée «Les lignes de faille irakiennes et turques,» Al Monitor al’a bien résumé dans son propos de conclusion : «Les signes d’une tendance en faveur d’une solution politique méritent l’attention et la priorité, car la poursuite d’une solution militaire signifie seulement plus de tragédies et de destructions pour la Syrie et la région.»

Le plus tôt Erdogan et Davutoğlu admettront ce fait évident et cesseront de ramer à contre-courant, le mieux ce sera pour la Turquie, pour le peuple syrien et pour la région dans son ensemble.


Semih Idiz est un collaborateur d’Al-Monitor’s Turkey Pulse. Il couvre en tant que journaliste depuis 30 ans les affaires diplomatiques et de politique étrangère pour les grands journaux turcs. Ses articles d’opinion peuvent être lus dans la version en langue anglaise de Hurriyet Daily News. On peut aussi le lire dans Taraf. Ses articles ont été publiés dans le Financial Times, le Times, Mediterranean Quarterly et Foreign Policy magazine et il intervient souvent sur BBC World, VOA, NPR, Deutche Welle, divers médias israéliens el Al Jazeera.

http://mounadil.wordpress.com/

 

http://www.alterinfo.net/Syrie-la-France-pousse-a-la-prolongation-et-a-l-aggravation-du-conflit_a87947.html

 

 

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 01:05

 

"On croit mourir pour la patrie : 
on meurt pour des industriels.“
ANATOLE FRANCE - 1922

 
"Homo belli" ou les humains malades de la guerre
 Anatole France, dans une lettre à Marcel Cachin publiée dans l'Humanité en 1922, l'a énoncé en une phrase lapidaire.

"On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels"
En fait, les aventures militaires ne sont que des épisodes plus sanglants de la guerre que nos "élites" mènent pour le compte d'intérêts privés, depuis la nuit des temps en fait.  Ces intérêts privés étaient bien souvent ceux des chefs de guerre, en même temps fréquemment ceux-ci étaient aussi les souverains de territoires qu'ils mettaient en coupe réglée. Mais parfois la tête couronnée l'était en tant que chef spirituel, et un connétable se chargeait des batailles. Bien entendu les intérêts économiques commandaient d'abord, et il était souvent judicieux de simplement faire pression sur des voisins pour en obtenir un maximum, sans devoir financer plus ou moins des soudards chargés de ramener au renard principal les volailles du poulailler d'à côté.
Chefs spirituels. Ce concept n'a rien d'anodin. Les prétextes étaient aussi transparents qu'efficaces, quand un quelconque grand-prêtre jetait l'anathème sur l'édile de la tribu de l'autre côté de la colline, pour lui avoir manqué de respect. Et soumis, sous l'égide d'un fier à bras un peu plus hâbleur que les autres, les hommes du clan prenaient qui son bouclier, qui son bâton, qui sa lance pour aller rosser l'outrecuidant, molester ses chasseurs, et, pourquoi pas, croiser les sangs avec les dames du cru en "hommage" pour elles. Avec des variantes, n'était-ce pas ainsi ? On récupérait les troupeaux, les gardiennes de ceux-ci, les terrains de pâture et les sources alimentant le village annexé, rien n'était perdu excepté quelques vies.

Même Alexandre le Grand ne fut-il pas surtout l'organisateur de grandes routes de commerce, entre les extrémités de son empire parsemé de villes nommées Alexandrie : il y avait loin de celle du Nil à celle qui s'appelle aujourd'hui Karachi. Les expéditions sanglantes de Pizarro, Cortés, les "accords" comme celui de Fachoda avaient-ils d'autres buts ?
Allons plus loin : avons-nous déjà été en paix ? Ce n'est pas du tout certain. Simplement, cela se passait en-dessous du seuil de perception un peu borné des populations, borné le plus souvent parce qu'elles n'en étaient pas suffisamment (ou pas du tout) informées. On ajoute le genre de réaction "du moment que je (je, je, je) ne suis pas directement concerné, qu'ils (ils, ils, ils) fassent de ce qu'ils veulent", et même pendant un épisode assez récent de notre Histoire une proportion assez importante de la population française a joué le coup des trois singes.
Oui, avons-nous déjà été en paix ? Quand les "entrepreneurs" dans notre pays poussent  toujours plus loin leur emprise aux dépens de ceux qui les font (très bien) vivre, n'est-ce pas une forme de guerre ? Quand "les pays occidentaux" obligent les autres pays, en particulier ceux "du sud", à des accords léoniens, n'est-ce pas la guerre ? Quand par des manœuvres diverses ils s'emparent des ressources, en particulier pétrolières, d'un autre, n'est-ce pas la guerre, même si cela ne va pas aussi loin que le dépeçage de la Libye ? Mais aussi : quand un gouvernement a fait fi d'un référendum pour imposer des diktats en majorité commerciaux à ses administrés avec l'appui des "représentants du peuple" (tu parles !), n'était-ce pas la guerre ? Quand le gouvernement suivant a enfoncé le clou, n'était-ce pas la guerre ?
la bataille de Valmy, Horace Vernet
Allons plus loin. Quand l'Europe des rois et empereurs se ligua contre la toute neuve république française, ce fut un conflit entre deux conceptions du monde : d'un côté les vieux systèmes voulaient conserver leurs prébendes, leurs privilèges, leurs richesses. De l'autre en grande partie ce sont l'idée de liberté et de nouveaux concepts non mercantiles qui prédominaient. Provisoirement, ce sont les seconds qui gagnèrent. Et la République fut officialisée deux jours plus tard. Ce fut sans doute l'une des rares fois où la cupidité recula face au peuple.
Quand ce fléau finira-t-il ? Quand les agressifs, les rapaces seront-ils évincés au nom de la fin du PROFIT ? Quant aux prétextes, religieux, idéologiques, "d'honneur", "humanitaires", il ne sont que cela : des prétextes. On parle là, bien entendu, des prétextes pour attaquer, se défendre est légitime quand ce n'est que cela. Les attaques "préventives", elles aussi, ont bon dos. Certains pays, certains gouvernements en sont des spécialistes, et ne trompent personne.
A bon entendeur, salut.
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 00:15

 

Oui, la guerre, c’est la France !
 

Quand un grand ponte de l’establishment doit descendre dans l’arène se colleter avec ses acolytes c’est qu’il y a de l’eau dans l’essence, dit-on par ici. Le citoyen Dominique de Villepin, ex-commis de la ploutocratie de Paris, particulièrement guerrière ces temps-ci, a publiquement pris parti contre l’aventure militaire française au Mali. L’ex-ministre Dominique de Villepin, héritier de l’ère Raffarin, rentier de l’ère Chirac et prostré de l’ère Sarkozy, s’est commis d’un écrit plein de finesse et d’hypocrisie. Son propos, tout de fil blanc cousu, va comme suit: Ne refaites pas les erreurs du passé et apprenez de vos billevesées, bande de demeurés –… Non, la guerre ce n’est pas la France déclame-t-il.


 

 

Tout cela coule de source ma foi. L’impérialisme français arrogant, revanchard et pédant, après avoir été complice dans la destruction de la Serbie, du Kosovo, de l’Afghanistan, de Djibouti, de la Côte d’Ivoire, de la Libye, de la Syrie, de la Somalie, s’attaque aujourd’hui au Mali… pensant probablement que, la proie étant plus démunie, le chacal (ou le Rafale!) en aura vite fini.

 

Dominique sait d’expérience l’engrenage de la dépendance à la souffrance (des peuples néo-colonisés) et il le dit d’un air déconfit : « Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye. Jamais ces guerres n’ont bâti un État solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les États faillis, la loi d’airain des milices armées. Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terroristes essaimant dans la région. Au contraire, elles légitiment les plus radicaux. Jamais ces guerres n’ont permis la paix régionale. Au contraire, l’intervention occidentale permet à chacun de se défausser de ses responsabilités. Pire encore, ces guerres sont un engrenage. Chacune crée les conditions de la suivante. Elles sont les batailles d’une seule et même guerre qui fait tache d’huile, de l’Irak vers la Libye et la Syrie, de la Libye vers le Mali en inondant le Sahara d’armes de contrebande. Il faut en finir.» (1).

Que de sagesse ! Notez que monsieur de Villepin ne dit pas que les impérialistes français devraient s’abstenir de s’immiscer dans les affaires intérieures de leurs néo-colonies d’Afrique; en effet, ce n’est pas ce que l’ex-candidat à la candidature suprême préconise. Il dit simplement que l’espionnage, le magouillage, la manipulation des pions dans la région, quelques strapontins et quelques valises diplomatiques bien garnies sont plus payantes que force ni que rage.

La recette militaire a été essayée sans succès, elle n’a donné que révoltés enragés, destruction des infrastructures, famine chez les futurs esclaves salariés à bientôt exploiter, moins d’affaires, moins de ressources minières à exproprier  et moins de marchés à s’emparer. Pourquoi ne pas tenter la solution toute de diplomatie emberlificotée ?

Lisez plutôt : «Il faut aussi une dynamique régionale, en mobilisant l’acteur central qu’est l’Algérie et la CEDEAO en faveur d’un plan de stabilisation du Sahel. Il faut enfin une dynamique politique pour négocier en isolant les islamistes en ralliant les Touaregs à une solution raisonnable. (…) Telle est la responsabilité de la France devant l’histoire.» (2). Autrement dit, faire faire la guerre de la «mère patrie» par les soldats des néo-colonies. Africains contre africains pour le bien des métropolitains.

Les pontifes français sont prompts à charger leur nation des missions du trublion que personne pourtant ne souhaite leur voir assumer. Bien entendu quelques «mécréants» diront que les intérêts de la France au Mali sont plus immédiats, plus sonnants et trébuchants et plus pressants que le ponte ne veut bien l’avouer. Ces éternels palabres africains où le maître doit à la fin, de toute façon, donner de la cravache et du goupillon, ne garantissent nullement que les pillards pourront conclure leur larcin.

 « L’intervention française, baptisée « Opération Serval », du nom d’un félin africain, a été décidée après que les islamistes d’Ansar Edine eurent pris plusieurs positions dans le sud du pays, notamment la région de Komma, et menacé de prendre la capitale Bamako, et donc d’avoir un contrôle total du pays (ce qui aurait placé cette organisation – qui est sous le contrôle dont on ne sait qui dans la région – en position de force pour les négociations de la cession du butin de radiation. NDLR). »

« Une situation qui posait un problème à la France, non pas pour les raisons «humanitaire» si chères à Bernard Kouchner et autres BHL de ce monde, mais plus vraisemblablement parce que la société Areva, groupe industriel français spécialisé dans les métiers du nucléaire, en particulier l’extraction de minerai d’uranium, bataille depuis plusieurs années pour obtenir l’exploitation de quelques 5,000 tonnes de minerai qui se trouvent à Faléa, une commune de 21 villages et 17,000 habitants, située dans une région isolée à 350 kilomètres de Bamako, capitale du Mali. » (3).

Ah si tous ces politiciens, ces militaires et ces terroristes-djihadistes à leur solde – le problème avec les mercenaires djihadistes c’est qu’ils se vendent au plus offrant et que comme les soldats ils sont sans foi ni loi – seule l’odeur de l’argent les fait changer de camp; si tous ces gens avaient entendu le chaman du Nord Mali que nous avons interviewé récemment : « Mes frères, déclara le sorcier malien, croyez-vous que le nouveau Président puissant, ce monsieur Hollande de France, tirera leçon des massacres afghan et irakien et syrien et libyen ? Aucunement, et nous les attendons bientôt avec leurs armées et leur équipement de mort, venir engraisser les ploutocrates obséquieux qui tiennent lieu de Président-polichinelle à Bamako notre capitale, entouré de son armée de pacotille en guenille, toujours prête à faire feu sur les paysans maliens, à violer les femmes et à recruter leurs enfants-soldats. »

Et le vieux marabout de conclure assis dans sa case de l’Azawad envahi : « Que tous ces preux demeurent chez eux parmi les leurs en pleurs et qu’ils laissent le malien palabrer avec le malien, le noir discuter avec le blanc, le Touareg avec le Bambara, le Bobo et le Dogon. Qu’ils laissent le chrétien africain négocier avec le musulman africain et qu’ils nous laissent en paix. Tous ces étrangers ont assez saccagé nos contrées pour ne pas insister et blesser davantage notre fierté. Dites au Président à Paris, fils de colonialistes proscrits, ce monsieur Hollande «socialiste», de ne plus s’en faire : nous Maliens nous saurons régler cette affaire sans détruire la terre-mère qui nous appartient. » (4).

 

La France hors du Mali !
L’Afrique aux Africains !



Robert Bibeau, pour Mecanopolis

Notes :

(1) Non, la guerre, ce n’est pas la France. 12.01.2013. http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Actualite/Villepin-Non-la-guerre-ce-n-est-pas-la-France-585627
(2) Non, la guerre ce n’est pas la France. 12.01.2013. http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Actualite/Villepin-Non-la-guerre-ce-n-est-pas-la-France-585627
(3) Spencer Delane. L’intervention militaire française au Mali. Mécanopolis. 13.01.2013. http://www.mecanopolis.org/?p=26739
(4) Légende du nouvel an au Mali 5.01.2013. http://www.partisadi.net/2013/01/legende-du-nouvel-an-au-mali/

 

http://www.mecanopolis.org/?p=27129

 

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Tentative d'assassinat de Bachar al-Assad, turco-israélo-US... avortée.

L'illégalité de la guerre contre la Syrie dénoncée par des avocats français

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 00:13

 

Guerre contre l’Iran : un scénario d’apocalypse que le monde appréhende

Publié le 05/03/2013

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essai-dun-missile-sol-air-dans-le-dc3a9troit-dormuz-en-janvier-2012

 

Aujourd’hui, avec la crise économique mondiale, l’émergence de grands pôles économiques, le « Printemps arabe » et surtout les formidables avancées technologiques, le monde est en train de subir de profonds changements.


Netanyahou, Obama et Ahmadinadjad. Netanyahou, Obama et Ahmadinadjad.

Et une guerre que l’on annonce régulièrement contre l’Iran sans que l’on ne prenne en compte les risques qu’elle déborde et provoque un embrasement généralisé du Proche et Moyen-Orient, dont les conséquences seraient incalculables.

1. Les « mises en gardes » états-uniennes  et iraniennes, février 2013

Que pèserait l’Iran face à la première puissance du monde ? Il faut rappeler l’opération « Tempête du désert«  déclenché par les États-Unis (à la tête d’une coalition de 39 pays), en janvier 1991 après que l’Irak eut envahi le Koweït, le 2 août 1990. Des bombardements massifs sur les villes irakiennes, effectuées par des avions venus de la base américaine de Diego Garcia (Océan indien), de l’Espagne et de Grande-Bretagne et des 6 groupes aéronavals. Un total de 1350 avions de combat (et 1500 hélicoptères) contre 240 avions irakiens. Une coalition de 938 545 hommes contre 530 000 irakiens. En 43 jours, le territoire irakien a reçu autant de bombes que l’Allemagne reçut pendant toute la Seconde Guerre mondiale : 88 500 tonnes sont larguées lors de 110 000 sorties aériennes. Soit 2558 sorties par jour. La deuxième guerre du Golfe qui a chassé les troupes irakiennes du Koweït, et laissé une région en ruine, ravagée par des marées noires et des puits de pétrole en feu. Environ 100 000 entre morts et blessés en Irak en deux mois, et des pertes civiles estimées entre 50 000 et 130 000 morts dont plus de 30 000 dans l’insurrection qui a suivi en 1991.

L’Iran sait qu’il n’a aucune chance avec la puissance de feu de la superpuissance américaine. Il sait ce qu’il en a coûté à l’Irak et à son armée, présentée comme la « quatrième armées du monde » (après les États-Unis, la Russie et la Chine). Alors qu’en réalité, ce pays n’est qu’une puissance moyenne du tiers-monde. Dans une « guerre conventionnelle avec les États-Unis », l’Iran, comme l’Irak au début de la guerre en 1991, ne peut qu’essuyer des ravages en pertes humaines et en infrastructure militaires et civiles. Pourtant, ce qui est surprenant, l’Iran n’a pas faibli dans son défi à l’Occident. Malgré la disproportion des forces armées avec les États-Unis, il est resté ferme dans sa position sur le problème nucléaire. Aux menaces israéliennes, il répondait par une rhétorique de guerre. Maintes fois, il a annoncé des représailles extrêmement dures contre Israël. Dès lors, on ne peut penser que les responsables iraniens bravent la superpuissance vu la disproportion manifeste des potentiels de guerre sans qu’ils n’aient des « cartes maîtresses« , donc une « puissance de dissuasion » qui n’a pas été mise sur la « table« , ce qui explique pourquoi les puissances occidentales dont les États-Unis ont attendu si longtemps pour déclencher une guerre contre l’Iran.

Au début de février 2013, le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a réitéré la position de l’Iran sur le nucléaire. Il a opposé une fin de non-recevoir à l’offre américaine de négociations directes dans le dossier nucléaire, dénonçant la stratégie de Washington qui mêle sanctions et offre de dialogue. Il l’a clairement exprimé. « Cette déclaration du numéro un iranien intervient au lendemain de la confirmation par les États-Unis de nouvelles sanctions économiques contre l’Iran, quelques jours seulement après une « offre sérieuse » du vice-président américain Joe Biden à Téhéran sur des négociations directes dans le cadre du groupe 5+1 (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne). « Vous pointez une arme sur l’Iran en disant +négociez ou nous tirons+. Mais faire pression et négocier n’est pas cohérent et la nation ne se laissera pas intimider », a lancé à l’adresse des États-Unis le Guide, lors d’un discours à Téhéran dont le texte a été publié sur son site internet (www.leader.ir). « L’Iran n’acceptera pas de négocier avec celui qui nous menace par des pressions », a-t-il affirmé, estimant qu’une « offre de dialogue n’a de sens que quand l’autre partie montre de la bonne volonté ». Il y a à la fois un bras de fer et un rapport de forces dans cette opposition Iran-Occident. En d’autres termes Ali Khamenei « pense très bien la partie de guerre qui s’annonce avec les États-Unis au cas où elle aura lieu ».

Il en va de même pour le président Mahmoud Ahmadinejad qui a affirmé récemment que la République islamique d’Iran est devenue une puissance nucléaire. « Nos ennemis ont en vain déployé tous leurs efforts afin d’empêcher l’Iran d’acquérir la technologie nucléaire. L’Iran est devenu une puissance nucléaire et ceci est irréversible ». « Au sujet du Nucléaire, il n’y a pas de trente-six solutions. Il n’y en a qu’une, c’est la coopération au lieu la confrontation.«  (french.irib.ir)

2. La dissuasion nucléaire iranienne

Qu’en est-il réellement des « cartes maîtresses iraniennes » et de la guerre si elle venait à survenir ?  Le problème qui se pose n’est pas que la guerre se déclenche en 2013, ou à une date ultérieure (2014 ou 2015…), mais qu’il réside essentiellement dans l’« évolution de la guerre » ? C’est-à-dire qui aura le dernier mot, les États-Unis ou l’Iran ? Si une guerre est déclenchée par Israël ou/et par les Etats-Unis, l’effet de surprise de changer une guerre conventionnelle – en défaveur de l’Iran – en guerre nucléaire peut changer entièrement le cours de la guerre. Le régime iranien a à maintes fois mis en garde Israël et les Etats-Unis contre toute agression, ce qui dénote des capacités nucléaires de l’Iran en termes de vecteurs et d’ogives nucléaires. Que ce qui n’était que présomption va s’avérer fondé par la « force des événements« .

Pour au moins deux raisons, d’abord l’insistance de la menace occidentale depuis au moins une décennie (depuis 2003), ce qui a donné toute latitude au complexe militaro-industriel iranien de se préparer à un conflit majeur, deuxièmement, dotée d’un armement nucléaire quantitativement limité, mais d’une stratégie telle que l’Iran, en menaçant ainsi tout agresseur éventuel d’une sanction exorbitante par rapport à l’enjeu, est assuré de l’emporter. Le vieux « concept de dissuasion de faible au fort » s’appliquerait ici avec toute pertinence. Comparativement à la puissance américaine, il n’y a que le l’ »arme nucléaire« , correctement servie par des missiles raisonnablement efficaces, pour faire reculer l’agresseur et apporter une sécurité au régime et au pays.

Précisément, en cas de blocage des négociations sur l’enrichissement nucléaire par l’Iran – le dialogue ne peut s’éterniser indéfiniment –, tôt ou tard va venir l’heure de vérité. Et probablement la guerre va se jouer dans les premières semaines, en cas de déclenchement d’un conflit armé, et ce quel que soit le prétexte invoqué. Il faut encore rappeler que l’Iran n’a agressé aucun pays, les seuls griefs que l’Occident lui reproche est le soutien à un pays allié (Syrie) en pleine guerre civile avec intrusion d’étrangers ou au Hezbollah comme le font ailleurs les Américains avec Israël, la Corée du Sud, le Japon, Taiwan… ou de poursuivre un programme d’enrichissement de l’uranium.

De plus « installer des centrales nucléaires en produisant le combustible nécessaire, ce que l’Iran qualifie comme un droit naturel et inaliénable du peuple iranien », est, dans un sens, légitime. « Pourquoi de nombreux pays en dehors des cinq grandes puissances du Conseil de sécurité ont le droit d’enrichir l’uranium pour leurs centrales ou de procéder à des applications à caractère pacifique et non l’Iran ou à tout autre pays musulman. Ou parce qu’ils sont musulmans ? » Le Pakistan est bien une puissance nucléaire. Et l’Iran a signé très tôt le TNP (Traité de non-prolifération nucléaire), et s’il a poursuivi un programme militaire, c’est certainement pour se prémunir d’une agression déjà « annoncée » depuis l’avènement de la République islamiste.

3. Une guerre contre l’Iran qui ne durerait que quelques jours ?

La guerre déclenchée, il est clair que l’Iran, malgré sa riposte sur des cibles ennemies, ne peut attendre que le rouleau-compresseur de la puissance de feu américaine déferlée sur ses installations militaires et civiles les réduise à néant. L’Iran est contre les armes nucléaires, qu’il a maintes fois dénoncées comme contraires aux valeurs de l’Islam. Ce qui est vrai, la traduction même du mot de l’Islam est « Paix », mais « Paix » ne signifie pas pour autant « se laisser détruire« . La seule solution qui se pose à l’Iran est alors d’équilibrer ses « moyens de puissance » avec ceux des États-Unis. Ce qui est licite dans l’Islam, et ce quel que soit le moyen utilisé.

Ainsi, par ce programme secret, l’Iran, en tant que « puissance non-nucléaire » et en cas d’agression par une « grande puissance nucléaire », peut se transformer rapidement en « puissance nucléaire déclarée » pour équilibrer le rapport des forces. Ce cas est intéressant à formuler puisque Israël lui-même est aujourd’hui qualifié de « puissance nucléaire non déclarée« . C’est-à-dire qu’il a un arsenal de missiles à tête nucléaire, et, en cas de guerre globale avec le monde arabo-musulman, Israël sera prêt à lancer le feu nucléaire sur des villes et regroupements importants militaires des pays arabo-musulmans. Ainsi Israël s’immunise, en cas de perte du parapluie militaire américain, d’une guerre globale avec le monde musulman. L’arsenal nucléaire israélien joue un rôle de « dissuasion à la guerre ». Précisément, l’Iran, de la même façon, raisonne. C’est ainsi que, « acculé par la guerre déclenchée par l’Occident », il procèdera probablement dans les premières semaines qui suivent le conflit à des « essais nucléaires en cascades » comme un « avertissement » à la superpuissance. L’Iran va alors se dévoiler comme une « puissance nucléaire attestée ». On peut même dire que ses Shahabs 2, 3B de portée respectivement 500 et 2000 km, armés d’ogives nucléaires, sont déjà pointés sur Tel-Aviv, Ryad, Doha, Koweït-city, et sur le Bahreïn où se trouvent le commandement américain, position avancée du CENTCOM en Floride, et bien d’autres ville-cibles. On comprend d’ailleurs pourquoi le président Bush mettait l’accent sur l’implantation d’un dispositif NMD (projet de défense missiles-anti-missiles) en Pologne, en Tchéquie… contre une attaque nucléaire par l’Iran.

Quelle sera alors la réaction des États-Unis face à la nouvelle situation ? Ne penseront-ils pas que les Iraniens « bluffent« . Et qu’ils ne sont encore qu’au stade des premiers essais nucléaires. C’est possible, et les bombardements américains vont probablement continuer. Mais si Moscou et Pékin en tant qu’alliés à l’Iran informent Washington du changement de l’équilibre des forces au Moyen-Orient et que la région du Proche et du Moyen-Orient court un réel danger de guerre nucléaire ? Ce n’est plus comme les analyses le font penser, un embrasement qui pourrait durer des mois voire des années, mais une apocalypse qui surgira en quelques jours. Ce qui est complètement différent. Les responsables iraniens qui voient leur pays attaqué, agressé par les Américains et leurs alliés qui procèdent à des destructions massives de leurs infrastructures, entraînant des milliers de morts vu la disproportion des forces en faveur des forces adverses, n’auront alors plus d’alternative. Mentionnons la déclaration de l’ex-président d’Iran, Hachemi Rafsandjani, le 14 décembre 2001, lors d’un sermon à l’université de Téhéran : « L’emploi d’une seule arme nucléaire contre Israël détruirait tout, mais, contre le monde islamique, ne causerait que des dommages limités ». Ce qui suggère que l’emploi de l’arme nucléaire pourrait être concevable contre Israël en tant que puissance ennemie.

4. Une guerre qui peut déboucher sur plusieurs Hiroshima, plusieurs Nakasaki

Les États-Unis continueront-ils leurs bombardements massifs sur l’Iran encore longtemps, en laissant espérer que les missiles patriots protègeraient Tel-Aviv, Ryad, Doha… de l’apocalypse venant des Shahabs 3B et E, vecteurs porteurs d’ogives nucléaires ? Vont-ils jouer à « la roulette russe sur l’existence des autres peuples » ? Les responsables iraniens ont déjà assimilé le « prix qu’ils auront à payer«  s’ils déclenchent une guerre nucléaire dans la région, ce sera la « destruction de Téhéran, d’Ispahan, et d’autres villes iraniennes« . Adeptes du martyr et profonds croyants, les Iraniens estimeront que ce sera un sacrifice venant de Dieu.

Qu’en sera-t-il des villes israéliennes, Tel-Aviv, Haïfa, dont 40% de la population d’Israël sont concentrés dans ces villes ? La panique, l’exode. Qu’en sera-t-il des populations arabes à Ryad, la capitale saoudienne, à Doha, la capitale du Qatar, et ailleurs ? Une panique générale sera étendue à l’ensemble de ces pays et du monde ! Le monde entier sera tenu en haleine. Les médias occidentaux qui appelaient dans un certain sens à la guerre se verraient à changer leur « une » en appelant à la fin immédiate des hostilités.

Le peuple américain acceptera-il l’ »aventurisme » de l’establishment américain ? Des millions de morts en Israël, en Arabie Saoudite, au Qatar, en Iran ? Une disparition totale des villes-capitales et des villes de provinces comme si elles n’avaient jamais existé. Cette « guerre apocalyptique non encore déclarée » des premières semaines de guerre car il y va de plusieurs millions de vies humaines vient à point nommé confirmer les rumeurs de grands généraux de l’armée américaine, comme l’amiral William Fallon, alors chef du CENTCOM (2007-2008), qui a démissionné parce qu’il a refusé de cautionner la politique de Bush d’étendre la guerre à l’Iran, de l’amiral Michael Mullen, ex-chef d’état-major interarmées des États-Unis (le plus haut gradé de l’armée US à l’époque) qui est parti en retraite et qui, à maintes reprises, a affirmé qu’une guerre contre l’Iran, c’est l’ « inconnu », pour ainsi dire le « noir« . En 2010, il s’est opposé à un raid israélien sur les installations nucléaires iraniennes. Et d’autres prestigieux généraux parmi lesquels le général Stanley A. McChrystal (il a quitté l’armée et travaille comme civil dans la firme Siemens) qui a compris en Afghanistan que ce n’est pas la guerre qui apportera une solution mais en respectant les peuples, en tentant de convaincre les peuples que l’Amérique est là pour les aider. Ce qui n’est pas le cas malheureusement. L’Amérique cherche à dominer et non à aider les peuples. Mais cette domination risque de déboucher sur plusieurs Hiroshima, plusieurs Nakasaki.

5. Conséquences de la guerre : la remise en question du « club des Cinq » et la reconnaissance des droits du peuple palestinien

Dans toutes les armées du monde, ce sont toujours les chefs militaires qui apprécient les théâtres de guerre et non les politiques. C’est ainsi que la pression des politiques l’ayant emporté malgré l’éclairage des chefs militaires, une guerre est déclenchée contre l’Iran et le « monde entier aura tremblé ». C’est ce qu’il faut attendre lorsque les « politiques se mêlent de la guerre« . Quelle serait la réaction de la Russie et de la Chine si les « politiques américains » seraient poussés à provoquer l’ »apocalypse«  ? Une alerte mondiale ou pire, des « menaces«  viendraient s’ajouter aux menaces ?

Le monde entier, surtout Israël, l’Arabie Saoudite et le Qatar, attendront dans la peur l’issue de la guerre. Ils espèreront que l’Amérique arrête la guerre contre l’Iran. Et surtout que gagneraient-ils les États-Unis dans une apocalypse au Proche et au Moyen-Orient ? Une partie de leurs alliés disparaîtraient de la terre ! Et le monde ne serait plus comme avant. Précisément, la balle est dans le camp américain. Le Congrès américain mettra-t-il fin à la guerre ? Les lobbys juifs – l’American Israël Public Affairs Comittee, (AIPAC) et la puissante Republican Jewish Coalition, son équivalent démocrate, le NJDC – et les puissants banquiers de Wall Street intercèderont-ils auprès des décideurs américains pour mettre fin à la guerre ? Où y aura-t-il un événement qui poussera à l’apocalypse le Proche et Moyen-Orient ?

Ceci nous amène à dire que, quelle que soit l’issue de la guerre contre l’Iran (si elle venait à être déclenchée), le monde ne pourrait plus être comme avant. Le danger nucléaire porté au paroxysme sur la région proche et moyen-orientale obligera les grandes et les puissances moyennes de tenir un nouveau discours sur la sécurité du monde. Ce qui veut dire que le club nucléaire des « Cinq » ne serait désormais plus fiable pour la sécurité du monde. Il faudra non seulement revoir les règles et la composition de cette structure mondiale, mais aussi instaurer à tout membre doté du droit de veto des limites de disposer unilatéralement de sa puissance militaire contre une puissance non nucléaire.

De même, il faut s’attendre à une avancée majeure dans le problème israélo-palestinien. Ni le complexe de Dimona, ni le parapluie militaire américain ne pouvant le protéger d’une guerre nucléaire, Israël, face à la crainte d’un nouvel holocauste, sera amené à rechercher pour la première fois les voies d’une paix réelle avec la reconnaissance des droits du peuple palestinien conformes aux résolutions onusiennes.

6. La guerre n’est pas une fatalité

Il faut souligner que l’armement nucléaire n’est pas venu ex nihilo. Depuis son avènement en 1945, et son expérimentation avec toute son horreur sur deux villes japonaises, Hiroshima et Nagasaki, qui, sans cet holocauste, la guerre contre le Japon aurait probablement duré plusieurs années et occasionné des pertes considérables aux forces américaines, toutes les puissances qui sont devenues par la suite des « puissances nucléaires«  l’ont été par la « force des choses« . A commencer par l’URSS et la Chine avec les États-Unis, devenues des puissances nucléaires pour se faire mutuellement contrepoids. L’Angleterre et la France, après l’ultimatum de l’URSS en 1956 (retrait de Suez), sont devenues aussi des puissances nucléaires. L’Inde est devenue une puissance nucléaire face à la Chine, en 1998. Quelques jours après, c’est au tour du Pakistan face à l’Inde. Israël et son complexe de Dimona, une puissance nucléaire non déclarée face au monde arabo-musulman. La Corée du Nord, en 2006, une puissance déclarée face à la Corée du Sud et son grand allié, les États-Unis. Aujourd’hui encore, l’Iran, une puissance nucléaire non déclarée face à Israël et les États-Unis. L’Iran a déjà annoncé la maîtrise complète du cycle nucléaire. Il deviendra probablement une « puissance déclarée«  par la « force des choses« . Tous ces pays ont été poussés pour une raison ou une autre à s’armer de moyens nucléaires. Et l’Iran ne fera pas exception tant que l’embargo et les menaces de bombardements et d’invasion pèsent sur lui. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Si la Corée du nord est aujourd’hui une puissance nucléaire, cela ne veut pas dire que la Corée du Sud ne peut pas l’être, et le Japon non plus. Simplement, ces pays, malgré les litiges qui se posent dans leurs aires respectives, n’y sont pas poussés, estimant l’« arme nucléaire non-utile » pour vivre pacifiquement avec leurs voisins. Donc, chaque pays a une histoire et l’armement nucléaire est lié à cette histoire.

C’est dans cette vision de l’Histoire que cette étude se conclut en espérant que le monde prenne conscience des dangers qui guettent les régions du Proche et du Moyen-Orient, et des souffrances qu’auront encore à vivre les trois peuples de religions monothéistes (musulman, chrétien et juif). Une nouvelle guerre au Moyen-Orient qui se profile risquerait d’avoir des retentissements apocalyptiques sur cette région et, par ricochet, sur l’ensemble du monde. Une guerre asymétrique, conventionnelle ou nucléaire n’est pas une fatalité, elle n’est que ce qu’en font les hommes, et surtout les puissances. Un « renouveau » pointera peut-être pour les peuples des trois religions monothéistes qui comprendront que l’arme nucléaire, par la crainte qu’elle suscite, doit au contraire « rassembler » au lieu de « diviser« . Que les richesses pétrolières du monde arabo-musulman et technologiques du monde chrétien et juif sont au contraire « complémentaires« . Telle sera peut-être la finalité dans les frictions qui opposent aujourd’hui l’Occident au monde musulman.

 

Medjdoub Hamed, chercheur

 

http://mediabenews.wordpress.com/2013/03/05/guerre-contre-liran-un-scenario-dapocalypse-que-le-monde-apprehende/

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 00:11

 

Lundi 11 mars 2013

Sur mon site officiel

 

 

De la guerre économique à la guerre totale !



Afrique noire, Palestine, Yougoslavie, Irak, Afghanistan, pays du Caucase et du Maghreb, Iran… De François Mitterand à François Hollande, les dirigeants de l’État français pactisent en secret avec des organisations terroristes pour engager la France dans les guerres planifiées et commandées par Washington.

 

Dans cette enquête sans compromis sur les coulisses des guerres contre la Libye et la République arabe syrienne, riche en révélations surprenantes, en documents inédits et en témoignages accablants, Jean-Loup Izambert met à jour le puzzle de vingt années de complicités criminelles contre le monde arabo-perse, l’Eurasie et l’Afrique.


Crimes sans châtiment : un nouvel éclairage sur les guerres contemporaines…

Prix: 22 € (format papier) / 18€ (format CD) / 14€ (format numérique)

 

 

J'ai découvert cet ouvrage remarquable,

la vie de son auteur

(voir ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Loup_Izamber)

et ses passionnantes enquêtes

(faites pour nous plaire

puisque nous rejetons les mensonges des médias),

grâce au mot que la Maison d'Edition m'a envoyé.

 

Vous devez absolument lire cet ouvrage

pour comprendre les ressorts des politiques actuelles !

 

Et notez précieusement l'adresse de cette Maison d'Edition.

Il faut saluer, et encourager, son travail engagé si nécessaire

 

Eva R-sistons

 

 

Bonjour,

 

Nous sommes une nouvelle maison d'édition indépendante : les Éditions 20 COEURS souhaitant redonner un véritable sens à la liberté d'expression. Les sujets que nous traitons ayant peu de chance de recevoir les faveurs des médias mainstream, nous espérons trouver des relais par le biais de sites tels que le vôtre.

 

Nous souhaiterions donc vous faire parvenir un exemplaire de notre 1ère publication à titre gracieux : « Crimes sans châtiment » du journaliste d'investigation indépendant Jean-Loup Izambert.

 

Ce livre traite, entre autres, des relations secrètes qu'entretiennent les plus hautes instances de notre pays avec des groupes terroristes pour créer des « insurrections » de par le monde.

 

Et il dénonce notamment les mensonges, les manipulations et les fausses informations que nous ont transmis les médias sur la guerre en Libye et sur les « insurgés » syriens.


 

Permettez-nous de vous féliciter pour votre travail d'information extrêmement utile et courageux.

 

Cordialement,

 

Les Éditions 20 COEURS

www.20coeurs.fr


 

Autre ouvrage :

  • extreme

    EXTREME PREJUDICE (livre)

    25 €

    L’histoire bouleversante d’une femme courageuse, Susan Lindauer, qui a osé défier les plus hautes sphères du gouvernement états-unien pour révéler la vérité sur le 11 septembre et la guerre contre l’Irak… Livre en pré-commande. Frais de port offerts jusqu’au jour de sa sortie officielle courant 2e trimestre 2013 !

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 00:10

 

http://benillouche.blogspot.fr/2012/11/visite-du-quai-dorsay-en-israel.html

Le ministère des affaires étrangères au Quai d'Orsay

 

Laurent Bigot diplomate viré du Quai d' Orsay
pour avoir dit la vérité sur le Mali

 

Nouvelle mise à mort chez les Subsahariens du Quai d’Orsay. Cette fois, c’est la tête de Laurent Bigot, sous-directeur Afrique Occidentale depuis 2008, qui roule dans la sciure au pied de la guillotine. Mais que paye ainsi ce jeune quadra connu pour sa maîtrise des dossiers ouest-africains et sa liberté de ton ? Son indépendance d’esprit, qui exaspérait divers ambassadeurs en poste dans sa zone ? Ses divergences de vues sur la gestion de la crise malienne ? Il n’est jamais bon, en ces temps d’unanimisme impératif, de douter à voix haute du bien fondé de l’alliance scellée de facto avec les Touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), ou de la pertinence d’une échéance électorale chimérique, la présidentielle malienne ayant été très imprudemment fixée au 31 juillet prochain. Tiendrait-on en outre rigueur à l’intéressé d’avoir, à l’automne dernier,  protesté au grand jour contre l’éviction d’Elisabeth Barbier, alors aux commandes de la Direction  Afrique-Océan Indien (DAOI), et victime d’un oukase de Laurent Fabius ?


« Le pays s’est effondré sur lui-même », c’est le titre sulfureux d’un article publié par le blog de « ouest france.fr » le 7 juillet. Il s’agit de récit d’un diplomate qui passe pour un connaisseur du Mali. Il parle d’une population désemparée, d’une classe politique, d’une armée, bref d’un Mali tel que des Maliens le verraient comme une insulte. Ce qui est commenté comme étant « la réalité du Mali racontée, sans langue de bois » est un récit incroyablement cruel et cruellement raconté par un diplomate du Quai d’Orsay. source : MaliWeb.net - Mali news infos 

Laurent Bigot
Laurent Bigot, sous-directeur Afrique au Ministère des Affaires étrangères. Situation dans le temps, c’est début juillet. Lieu de la déclaration : à l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales). Commentaire sur l’article : « ce que nous n’avions pas voulu voir », écrit le reporter. Il s’agit en réalité, de « propos méprisants et peu diplomatiques », à l’endroit du Mali, de sa classe politique et de son armée, à ce titre le message a irrité des hommes politiques maliens qui nous l’ont fait savoir. Certains ne manqueront pas d’en saisir la représentation diplomatique de France à Bamako.
Pour Laurent Bigot, ce diplomate du Quai d’Orsay, parlant du Mali, il s’agit d’un « pays corrompu jusqu’au Palais présidentiel ». « Plus d’armée, plus de classe politique ». « Une population désemparée pour laquelle la religion est de plus en plus un recours par rapport au modèle démocratique ». Une zone de non droit où prospère le terrorisme. Tombouctou, bastion des groupes affiliés à Al-Qaida et l’une des plaques tournantes de la drogue en provenance de l’Amérique du Sud vers l’Europe. Dans le cadre du séminaire sur le Sahel organisé par le Programme Afrique de l’Ifri, Laurent Bigot, sous-directeur Afrique Occidentale au MAE, est intervenu le 2 juillet 2012 sur le thème « Les défis du Sahel : vue de Paris ».

Burkina Faso le prochain sur la liste à s’effondrer

La vidéo de cette intervention de Laurent Bigot qu’on peut visionner ci-dessous laisse filer un message implacable, dont extraits :
« Aucun parti politique malien ne peut mobiliser 50 000 personnes comme le Haut Conseil islamique » ;
« Les 2/3 du territoire échappent à la souveraineté de l’Etat malien » ;
« La zone Nord était déjà largement administrée par les réseaux de trafiquants, notamment narcotrafiquants » ;
« Des pays sont dans la même situation que le Mali, le Burkina Faso est un bon exemple, et il est peut-être le prochain sur la liste à s’effondrer» ;
« Les populations ont de bonnes raisons de s’éloigner du modèle démocratique et de recourir à la religion».

Le propos de Laurent Bigot qui n’a pas laissé les Maliens indifférents suscitera certainement des réactions à la dimension de leur blessure.

B. Daou 
Laurent Bigot, diplomate français de haut rang : « Mali: pays corrompu jusqu’au Palais présidentiel » - maliweb.net

 

http://zebuzzeo.blogspot.fr/2013/03/laurent-bigot-diplomate-vire-du-quai-d.html

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 00:07

http://avicennesy.wordpress.com/2013/03/05/les-tensions-montent-entre-la-france-et-le-qatar-au-sujet-de-la-guerre-au-mali-et-de-la-tunisie/
Al Thani

Les tensions montent entre la France et le Qatar au sujet de la guerre au Mali et de la Tunisie

https://www.wsws.org/fr/articles/2013/mar2013/frqa-m04.shtml

Par Jean Shaoul
4 mars 2013

Les tensions s’aggravent entre la France et le Qatar avec des accusations que la pétro monarchie est en train de financer et d’armer des séparatistes et des militants islamistes liés à al-Qaïda au Mali et, plus généralement, de propager l'intégrisme islamique en Afrique.

La France a étroitement collaboré avec le Qatar pour évincer Mouammar Kadhafi en Libye. Elle est également actuellement en train de coopérer avec Doha ainsi qu’avec Riyadh et Ankara pour mener une guerre sectaire dans le but de renverser le président syrien Bachar al-Assad et d’isoler l’Iran. Mais maintenant un retour de flamme s’est produit car la politique du Qatar contrecarre les intérêts géostratégiques et commerciaux de la France au Mali et en Tunisie qui se trouvent au centre des projets de la France de recoloniser son ancien empire en Afrique du Nord et de l’Ouest.

Le premier ministre qatari Cheikh Hamad ben Jassim al-Thani s’est opposé à l’intervention française au Mali, préconisant plutôt le dialogue.

Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) au pouvoir, Harlem Désir, a dénoncé ce qu’il a appelé « une forme d’indulgence » de la part du Qatar envers les « groupes terroristes qui occupent le Nord Mali. » Ses remarques ont été suivies par la visite du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian à Doha pour discuter du Mali avec al Thani.

Une déclaration du ministère de la Défense a souligné sans équivoque que le Qatar était « un client privilégié de la France » dans le domaine de l’armement et que les « prises de commandes se sont élevées à 450 millions d’euros pour 200 millions d’euros de matériels livrés » depuis 2007. Le ministère a aussi fait remarquer que du 16 février au 7 mars, un exercice commun se déroulerait au Qatar – baptisé Gulf Falcon 2013 – et impliquant 1.300 soldats français et un nombre identique de Qataris.

La presse française a accusé le Qatar de souhaiter voir le Nord Mali faire sécession tout comme elle avait soutenu la sécession du Soudan Sud du Soudan. Ceci permettrait au Qatar de forger des liens étroits avec la nouvelle nation – qui est supposée être riche en pétrole et en gaz – et d’étendre ainsi son influence en direction de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique sub-saharienne.

En juin dernier, l’hebdomadaire Le Canard Enchaîné avait publié un article, « Notre ami du Qatar finance les islamistes au Mali ». Il citait des sources du renseignement militaire français affirmant que le Qatar apportait, par le biais de la société du Croissant Rouge entre autres, un soutien financier à divers groupes : les insurgés touaregs du Mouvement national de la libération de l’Azawad (MNLA), l’Ansar-Dine, l’organisation al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et son groupe dissident, le Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO).

Roland Marchal, spécialiste de l’Afrique sub-saharienne a suggéré que des forces spéciales qataries étaient entrées au Nord Mali pour former des recrues d’Ansar El Dine, qui fait partie d’al-Qaïda, une accusation également avancée par l’Express. Le Qatar avait poursuivi une stratégie identique en Libye. En Tunisie et en Egypte, la monarchie al-Thani avait financé en 2011 et en 212 les partis politiques des Frères Musulmans en tant que partie intégrante de sa stratégie plus générale de porter au pouvoir des gouvernements islamistes basés sur les Sunnites, dans le but d’écraser l’opposition au sein de la classe ouvrière arabe, de cibler le régime chiite en Iran et de renforcer sa propre position contre l’Arabie saoudite.

Le gouvernement tunisien conduit par les Islamistes et qui a remplacé le client de longue date de la France, Zine El Abidine Ben Ali, est à présent furieux contre la campagne menée par Paris pour le discréditer en réalisant soit un virement en direction des partis d’opposition soit en formant un gouvernement d’union nationale. La France a été irritée par le refus de la Tunisie de soutenir officiellement l’intervention française au Mali ou d’autoriser les avions militaires français de survoler son espace aérien. Le porte-parole présidentiel, Adnan Manser, a dit craindre que le conflit ne menace les pays voisins, dont la Tunisie.

Les tensions se sont encore accrues après qu'on a appris que les terroristes qui avaient perpétré l’attaque contre le site gazier dans le Sud de l’Algérie, apparemment en représailles à la guerre française au Mali, étaient passés en Tunisie qui est également limitrophe de la Libye et de l’Algérie. D’importantes caches d’armes qu’on ne trouve pas normalement en Tunisie, des RPG, des bombes et des Kalashnikovs, ont été découvertes à Médenine.

L’assassinat au début du mois de février de Chokri Belaïd, dirigeant du parti d’opposition laïc, le Front populaire, a amené le premier ministre d’alors Hamadi Jebali du Parti islamiste Ennahdha à accuser des militants liés à al-Qaïda d’avoir commis l’assassinat et d’accumuler des armes dans le but d’établir un Etat islamique.

Le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, a dénoncé le meurtre comme étant une attaque contre « les valeurs de la révolution du Jasmin » en Tunisie. Il a déclaré « Il y a un fascisme islamique qui monte un peu partout et cet obscurantisme… doit être évidemment condamné… puisqu’on nie cet Etat de droit, cette démocratie pour lesquels les peuples libyens, tunisiens, égyptiens se sont battus. »

Valls a aussi réclamé que la France soutienne les partis d’opposition pseudo-gauches pour stabiliser la Tunisie et pour contrôler l’opposition de la classe ouvrière,.

Ces remarques ont suscité une manifestation des partisans d’Ennahdha, qui ont scandé des slogans et brandi des pancartes disant, « La France dehors ! » et « Ca suffit la France ! La Tunisie ne sera plus jamais une colonie française ». L’intervention de Valls a été tellement crue que le porte-parole du Front populaire tunisien pseudo-gauche, le président du Parti communiste des travailleurs de Tunisie, Hamma Hammami, s’est vue obligé de déclarer : « En tant que Front populaire nous sommes contre la France, les Etats-Unis et tout pays arabe qui s’ingère dans nos affaires internes. »

L’intérêt porté par la France à ses anciens territoires coloniaux en Afrique du Nord et au Sahel est généré par leurs richesses en ressources naturelles – notamment le pétrole, le gaz, l’uranium, l’or et d’autres minéraux précieux – et la montée des Etats-Unis et de la Chine dans une région que la France considère être son propre pré carré.

Le président de l’époque, Jacques Chirac, avait initialement cherché à contrer l’Initiative Pan-Sahel (PSI) de Washington qui avait été promulguée en 2001 et par laquelle les forces militaires américaines formeraient des troupes du Mali, du Tchad, de la Mauritanie et du Niger, sous le prétexte de la « guerre contre le terrorisme » annoncée après les attentats du 11 septembre. Plus tard, celle initiative avait été élargie de façon à inclure l’Algérie, la Mauritanie, le Maroc, le Sénégal, le Nigeria et la Tunisie au titre de l’Initiative transsaharienne de lutte contre le terrorisme (TSCTI). La Libye, le Soudan et la Somalie avaient déjà été identifiés comme étant des cibles potentielles.

Le PSI et le TSCTI avait donné lieu en 2007 à la mise en place de l’AFRICOM au sein de l’EUCOM (United States European Command) basé à Stuttgart, étant donné qu’aucun pays africain ne voulait l’accueillir. L’AFRICOM avait pris le contrôle de la TSCTI. Chirac avait voulu obtenir le soutien de l’Allemagne, en invitant en 2007 l’Allemagne au sommet franco-africain, mais Angela Merkel avait refusé de contrarier Washington.

La montée de la Chine avait beaucoup pesé dans la décision du président français, Nicolas Sarkozy de rejoindre en 2009 les structures militaires de l’OTAN et de signer un accord avec la Grande-Bretagne en 2010 pour intégrer les armées des deux pays. Le rôle de la France serait de servir d'auxiliaire de Washington en Afrique du Nord et au Sahel, et d'obtenir sa part du butin résultant de ses projets de restructuration de la région.

Sarkozy avait cherché à renforcer la position économique déclinante de la France en courtisant l’émir du Qatar, en vendant 80 Airbus à Doha pour sa compagnie aérienne Qatar Airways, en lui livrant jusqu’à 80 pour cent de ses armes et en encourageant le Fonds souverain du Qatar à acquérir à hauteur de 70 milliards de dollars US d’actifs français.

La France a promulgué une loi spéciale exonérant de taxes l’émir et d’autres investisseurs qataris qui ont acheté des valeurs immobilières françaises. Elle a même proposé à Doha d’adhérer à son Organisation internationale de la francophonie (OIF), approuvant les écoles de langue française qui sont soumises à l’administration qatarie au Golfe, au Maghreb et en Afrique.

(Article original paru le 28 février 2013)

https://www.wsws.org/fr/articles/2013/mar2013/frqa-m04.shtml

 

 

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Manuel Valls : une « poignée » de « Français ou résidents en France » se trouvent actuellement au Mali au côté des djihadistes, alors qu’ils sont « plusieurs dizaines » en Syrie…
http://mediabenews.wordpress.com/
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 00:04

 

Info Francetv info : de jeunes officiers dénoncent une gabegie au sein de l'armée
Mis à jour le 06/03/2013 | 15:24 , publié le 06/03/2013 | 12:04
Défilé militaire traditionnel sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris, le 14 juillet 2012.

Défilé militaire traditionnel sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris, le 14 juillet 2012.

(BERTRAND GUAY / AFP)
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"Nous, jeunes officiers du mouvement Marc Bloch". Mercredi 6 mars, francetv info publie une tribune dans laquelle plusieurs officiers de l’armée française, normalement soumis au devoir de réserve, épinglent sévèrement la gestion de la Grande Muette. Explications.

Qui sont-ils ?

Une dizaine de jeunes lieutenants de l’armée française, issus de divers recrutements et appartenant à différents corps. Ils restent anonymes, car parler de leur métier et de l’armée leur est interdit, devoir de réserve oblige. Mais ils souhaitent interpeller sur "l’état critique de l’armée française", qu’ils ont intégrée il y a en moyenne trois ans.

Ils se réclament de Marc Bloch, historien et gradé de l’armée française qui a écrit en 1940 L’Etrange Défaite, où il décortique les raisons de l’échec français durant la Seconde Guerre mondiale. Défaite qu’il impute à des dysfonctionnements au plus haut niveau de l’armée.

Que dénoncent-ils ?

De mauvais choix budgétaires

"Aujourd’hui, l’armée française est menacée de déclin", attaquent d’emblée ces jeunes officiers dans leur tribune. Ils pointent particulièrement la négligence de l’équipement individuel des soldats au profit de grands programmes d’armement. Et de citer le programme Félin, "censé faire du soldat une sorte de Robocop ou d’inspecteur Gadget", mais qui a "alourdi  d’une dizaine de kilos" les équipements. "Un parachutiste dépense en moyenne 1 600 euros pour son équipement individuel, c’est près d’un mois de salaire",confient-ils à francetv info pour appuyer leur propos. Car le matériel de base fourni par l’armée est loin d’être optimal, comme le révèle ce témoignage publié sur le blog Secret défense. Mais ils épinglent aussi le lobby "du complexe militaro-industriel", qu'ils accusent d'être responsable de certaines des orientations budgétaires qu'ils dénoncent, et auquel le Parlement doit "imposer des choix stratégiques".  

La "gabegie du pyramidage des officiers"

"Des officiers supérieurs sont entretenus dans une inactivité de petits fours", assène le mouvement Marc Bloch. Dans le viseur : 5  500 généraux officiellement à la retraite, mais maintenus en "2e section".  Mobilisables par l’armée, ils perçoivent à ce titre "une solde de réserve, dont le montant est équivalent à celui de la pension de retraite, mais qui est fiscalement considérée comme un revenu d'activité". Ce qui permet notamment de bénéficier de la déduction de 10% pour frais professionnels dans le calcul de l'impôt sur le revenu selon la loi.

Seule une petite centaine sont rappelés chaque année, tandis que les autres "sont jamais à la retraite, mais tranquilles", note Rue89, qui rappelle que la solde moyenne de ces généraux, hors prime, est de 5 850 euros mensuels.

De plus, nombre d’entre eux se reconvertissent dans le privé, et l’Association de défense des droits des militaires dénonçait déjà en 2008 le fait qu’"au mépris de la règlementation et à l’heure des restrictions budgétaires, des généraux cumulent soldes de réserve et solde d’activité".  "Dans le même temps, 35 000 emplois de militaires et sous-officiers sont supprimés, et aucun d’officier", déplorent les signataires de la tribune. Selon une étude de la Cour des comptes reprise par la Fondation iFrap (un think tank français ultralibéral), sur les 22 000 postes supprimés entre 2008 et 2011, seulement six postes d’officiers généraux (toutes armées confondues) étaient concernés. Ils épinglent également le système de primes, notamment attribuées aux parachutistes, mais dont l’organisation est en passe d’être revue.

 Pourquoi parlent-ils ?

S’ils manquent à leur devoir de réserve, "c’est parce que la hiérarchie n’a pas intérêt à dénoncer les abus dont elle bénéficie", confient-ils à francetv info. Ils assurent dénoncer uniquement des faits qui sont dans le "domaine public", mais sur lesquels l’attention n’est, à leur sens, pas assez portée. Ils s’appuient notamment sur des chiffres de la Cour des comptes, du Conseil supérieur de la fonction militaire ou encore des données largement relayées sur les blogs et forum militaires. Par cette tribune, publiée avant la sortie du Livre blanc de la Défense pour 2014-2019, qui doit être rendu fin mars ou début avril, selon Marianne, ils souhaitent  "interpeller l’opinion publique pour éviter que le recueil ne se trompe, délibérément ou non, de constat". "Ce sont des faits qui scandalisent toute l’armée", soulignent ces jeunes chefs qui se veulent porte-paroles de leurs troupes.

Que veulent-ils ?

Attirer l’attention de l’opinion publique

"Nous n’avons pas la prétention de tout bouleverser ", affirment-ils. Mais ils cherchent à prendre toute leur place dans un "débat national" qu’ils jugent nécessaire. Le mouvement Marc Bloch réclame également la création d’une commission parlementaire indépendante afin de réfléchir à toutes les questions qu’il soulève et notamment à révision des primes et indemnités des militaires.

En guise de signal d’alarme, ils rappellent que le moral de l’armée "est en seuil d’alerte",  selon les mots du chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, le 11 juillet 2012.

Montrer que les efforts peuvent venir de l’intérieur

Ils aimeraient "que les pouvoirs publics montrent qu’ils s’intéressent à l’armée en augmentant son budget et en s’occupant de ceux qui la plombent de l’intérieur". Car l’autre objectif de ces jeunes cadres de l’armée est de "montrer que des efforts de l’intérieur sont également possibles".

En effet, au-delà du "manque de moyens donnés à l’armée par l’Etat", ils souhaitent mettre en lumière "le conservatisme des officiers qui empêchent toute réforme d’ampleur".

 

Salomé Legrand

 

http://www.francetvinfo.fr/info-francetv-info-de-jeunes-officiers-sortent-de-leur-silence-et-denoncent-une-gabegie-au-sein-de-l-armee_274945.html

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