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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 02:37

 

http://palestinesavoirsaverite.blog.tdg.ch/archive/2013/08/15/un-autre-juif-derriere-les-massacres-en-egypte-c-est-a-al-si.html - Un juif derrière les massacres en Egypte... C'est A. Al Sissi! (image sur Google, posée par eva)

   sisi.jpg

 

 

2.04.2014

  

 robertbibeau@hotmail.com 

  

  

De la révolte à la répression fasciste 

  

            Comment s’effectua le déploiement de la lutte de classe de l’instance économique vers les instances politique et idéologique dans le soulèvement de la classe ouvrière égyptienne entre 2005 et 2014? La lutte de classe des ouvriers égyptiens, amorcée par des grèves sauvages illégales, mais légitimes, pour le maintien du pouvoir d’achat, contre la misère, se sont enlisée dans le marécage des combats intercapitalistes opposants la faction Moubarak et la faction post-Moubarak, toutes deux alliées de l’armée soutenues par l’impérialisme étatsunien ; et d’autres factions bourgeoises, que faute de mieux nous identifierons comme «islamistes», soutenues par l’Émirat arabe du Qatar et par le Royaume wahhabite saoudien. La classe bourgeoise dirige tout dans les sociétés capitalistes, y compris les organisations de masses du prolétariat et la mission de la petite bourgeoisie infiltrée aux postes de commande du mouvement ouvrier est de dévoyer les luttes des ouvriers. La petite bourgeoisie égyptienne, soutenue par les médias sociaux et par les ONG de proximités, est accourue sans déparer apporter sa duplicité dans la mêlée de cette échauffourée des ouvriers.

  

            Ce sont ces collabos petits-bourgeois à la solde qui répandirent le tumulte à propos d’un duel religieux archaïque entre les Frères musulmans, les djihadistes islamistes et les Salafistes momifiés affrontant les sous-fifres «socialistes», laïcs, révolutionnaires des salons et des balcons, et qui se termina par le coup d’État qui imposa les larbins de l’armée d’opérette (gestionnaire de 40% des ressources économiques du pays) puisque le peuple ne se résignait pas à élire l’homme de paille qu’on lui avait désigné.

  

            C’est la petite bourgeoisie à travers ses organisations politiques sociales-démocrates, gauchistes et islamistes, soutenues par la télé et les grands médias à la solde qui se sont acquittés de la mission de détourner le mouvement ouvrier et le mouvement populaire afin de lui confisquer la direction de sa lutte de classe qui s’était d’abord développée sur le front économique par des grèves contre la dépréciation des salaires et les congédiements ; par des manifestations contre les hausses de prix, l’érosion du pouvoir d’achat, la dégradation des conditions de vie, par des occupations contre la dégradation des services publics, le chômage, la faim et la pénurie de logements. Puis, peu à peu, la lutte s’est répandue sur le front politique par la remise en cause du pouvoir bourgeois nationaliste et compradore sur l’appareil d’État aliéné.

  

            C’est ici que la bourgeoisie est intervenue le plus violemment et le plus efficacement en proposant le mot d’ordre «Moubarak Dégage!», transformant idéologiquement et politiquement un soulèvement qui menaçait de renverser toute la superstructure d’État en une revendication pour obtenir des élections bourgeoises afin que la population choisisse son tyran parmi quelques candidats préautorisés, encadrés par l’armée des milliardaires égyptiens nationalistes et chauvins et par les capitalistes compradores.

  

            C’est la Secrétaire d’État des États-Unis qui au nom de la classe capitaliste monopoliste internationale donna son aval au limogeage de Moubarak et à son remplacement via des élections «libres» de l’intervention des ouvriers où elle n’avait aucun doute, les entreprises américaines organisatrices professionnelles de manifestations électorales bidons parviendraient à orienter le vote de la populace vers l’un ou l’autre des candidats accrédités par l’establishment. L’armée pharaonique égyptienne entérina cette manœuvre et mit tout en œuvre pour sa réalisation, réprimant à l’occasion la faction compradore toujours fidèle au Raïs déchu.

  

            C’est ainsi que les phalanges petites-bourgeoises des fronts de gauche alambiqués se sont mises en marche dans l’instance idéologique et politique (média, assemblées, manifestations, occupations, agitation électorale) afin de détourner le soulèvement ouvrier violent vers ce marigot électoraliste du crétinisme parlementaire. Tout fut mis en œuvre pour qu’en aucun temps la conscience de classe «en soi» et la lutte spontanée sur le front économique ne débouchent sur une prise de conscience de la classe «pour soi – pour elle-même» en une insurrection pour la conquête de tout le pouvoir d’État (instance politique et sphère militaire) par la classe ouvrière égyptienne.

  

            Une fois l’affaire engagée en direction d’élections bidon tout était perdu. En effet, à l’occasion d’une élection démocratique bourgeoise, ce qui est décisif c’est le contrôle de l’appareil de gouvernance (processus électoral), le contrôle de la machine de propagande et des ressources financières nécessaires pour une campagne électorale frauduleuse (des centaines de millions de dollars sont requis). Sur tous ces fronts, la classe ouvrière est démunie. Elle redevenait ainsi spectatrice de son destin politique, idéologique et économique.

  

  

Plan d’attaque de la communauté internationale contre l’Égypte 

  

            Le plan militaro-étatsunien était simple. Les meilleurs organisateurs d’élections bidon (des firmes américaines de renom) se déployèrent sur l’Égypte toute entière et menèrent tambour battant, à force d’argent, une campagne débridée en faveur de quelques candidats à leur solde. Leur ex-agent égyptien des services secrets de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), maître El Baradaï, faisait partie de ce lot sélect. Cependant, ces «faiseux» d’élection ne savaient pas comment ce peuple expérimenté allait voter. Les Égyptiens boudèrent cette mascarade électorale déçus d’avoir été floués dans leurs revendications pour du pain, de l’eau, du travail, des salaires suffisants, des logements salubres et des services municipaux – les véritables revendications du «Printemps arabe».

  

            Comme il était facile de le prévoir, les magouilles de l’armée de métier de la section compradore de la grande bourgeoisie égyptienne et du Secrétariat d’État américain firent long feu et aucun de leurs candidats ne perça le mur de rejet que le peuple égyptien opposa à ces brigands électoraux surfaits. Pendant ce temps les alliés des Étatsuniens, les royaumes du Qatar et d’Arabie Saoudite menaient leurs propres magouilles en sous-main. Les étatsuniens firent contre mauvaise fortune bon cœur et complotèrent avec les nouveaux maîtres «salafistes – wahhabites » du Majlis Al-Chaab.

  

            La participation aux élections bidon fut modeste – une large portion des ouvriers égyptiens ayant compris qu’on les avait floués de leur révolte et qu’ils n’avaient rien obtenu contre le sang versé par leurs camarades sur les barricades. Grâce à l’argent de l’Arabie Saoudite et du Qatar, les cliques islamistes de tout poil, demeurées sur la touche pendant le Printemps d’Égypte, recueillirent les fruits de leur résilience dans l’opposition officielle au Parlement du Caire des bouffons discrédités – l’élection fournit 75 % du vote aux divers partis islamistes.

  

            L’armée (40 % du PIB national égyptien), la grande bourgeoisie pharaonique (sections nationaliste et compradore) et le Secrétariat d’État étatsunien ne pouvaient que s’incliner et attendre, tapis dans l’antichambre, une chance de reprendre l’initiative après cette première liquidation de la «Révolution» dont héritèrent les Frères musulmans, ces représentants de l’autre faction de la bourgeoisie égyptienne dépravée.


  

Tensions dans le camp de la communauté internationale 

 

            Une explication s’impose. Les altermondialistes, les gauchistes, les pseudo socialistes, les thuriféraires experts universitaires et divers spécialistes patentés, de fait, tout ce qui grouille et grenouille à gauche de l’échiquier politique vous diront que l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis sont les bâtards de l’impérialisme étatsunien et que les chiens qui aboient ne mordent pas la main qui les pourvoit.

 

            C’est une erreur. Le capitalisme monopoliste ne signifie jamais la disparition de la concurrence entre pays complices, mais, au contraire, l’exacerbation de la concurrence contre l’alliance ennemie, mais aussi au sein même de l’alliance amie – portée à son niveau suprême – acharnée – impérialiste. Ainsi, même si l’Arabie Saoudite et le Qatar font partie du camp Atlantique, dirigé par les États-Unis d’Amérique, cela n’empêche pas ces pays d’avoir des ambitions dans cette région à travers les Salafistes et les Wahhabites, jusqu’au point de s’opposer à leur chef de meute. D’autant plus que le parrain américain est sur son déclin et que le vieil impérialisme éventé ne parvient plus à imposer son autorité sur sa horde incontrôlée.

 

            Très peu de supposés experts et analystes occidentaux l’ont souligné, mais la guerre successorale est enclenchée dans le camp occidental et le vieux parrain-requin américain édenté a de la difficulté à conserver le contrôle sur son clan et ses affidés. De toute façon le chef de meute étatsunien a plus urgent à faire que de contenir un clan contre une autre tandis que l’impérialisme chinois ascendant sonne aux portes de la Jéricho d’Occident.


 

En Égypte pendant ces malversations occidentales

 

            Le Frère Morsi s’installa donc au pouvoir au nom de sa confrérie et de sa section de la bourgeoisie du pays. Pendant ce temps le Sphinx militaire n’était pas démuni. Il attendait circonspect – impassible – inamovible – la revanche du prétendant au strapontin. Ce qui devait arriver arriva et l’armée ne fut pas fâchée d’alimenter le brasier des affamés urbains et ruraux et des ouvriers désœuvrés et sous-payés qui n’avaient rien gagné du sang versé dans les échauffourées. Ils revinrent Place Tahrir réclamer du pain, de l’eau, des emplois, des salaires décents, des services et des logements.

 

            Les petits bourgeois aiment à parler de la lutte pour la dignité, la justice sociale et la liberté. De quelle justice sociale, de quelle liberté et de quelle dignité recouvrée parle-t-on quand le père ne peut faire vivre sa famille et que le fils ne peut se marier et fonder une famille faute de logement et d’emploi, que la mère ne peut préparer le dîner faute d’eau dans le taudis mal famé, et que l’enfant ne peut fréquenter l’école sans souliers, et que de toute façon même diplômé le jeunot sait que le caniveau sera son écot?

 

            Tous les ouvriers et tous les employés égyptiens savent bien que le Coran ne fait pas manger et qu’une mosquée, ça ne nourrit pas. L’armée le sait aussi et elle maintenait l’agitation trop heureuse de pêcher en eau trouble. Ses hommes de main n’ont pas réussi à chaparder les premières présidentielles, mais ils comptent bien se reprendre à l’occasion d’une deuxième mascarade électorale des présidentiables.

 

            Ça bougeait au Caire et ça sautait à Alexandrie. La grogne populaire et ouvrière ne désemparait pas et remontait à l’assaut du parlement, du gouvernement, du Président insignifiant, alors que l’armée, toujours omniprésente dans la vie politique, économique, juridique et militaire du pays, plaçait ses pions, conservait le ministère de la guerre et laissait les choses se dégrader, non sans apporter sa contribution à propos de «l’islamisme outrancier» de ce Président qui représentait la faction opposée de la bourgeoisie égyptienne et occidentale.

 

            Après moult échauffourées le 3 juillet 2013, l’État-major des armées arrête le Président Morsi, s’empare du pouvoir suprême et transfert le commandement au tyran d’opérette le maréchal Sissi la casquette. Un nouveau coup d’État s’ensuivit comme les puissances impérialistes nous ont habitués à en observer dans les pays néo-colonisés, cette fois au nom de la laïcité et de la démocratie bourgeoise bafouée.

           

            Hier c’était pour cause de possessions d’armes de destruction massive qui ne se trouvait nullement à Bagdad, mais bien plutôt sur les porte-avions étatsuniens amarrés dans le golfe Persique. Avant-hier c’était pour stopper Al-Qaïda cet enfant de Belzébuth que la CIA a enfanté en Afghanistan. Demain ce sera pour détruire un réacteur nucléaire de l’autre côté du Golfe du pétrole que la Septième Flotte souhaite éventuellement fermer à la circulation maritime histoire d’étouffer ses concurrents pétroliers ouest-européens et gonfler le prix du carburant étatsunien.

 

            Une partie de la populace égyptienne, fourvoyée-trompée par les Frères musulmans et leur camp, s’est portée de bonne foi à la défense du Président élu légalement et déchu illégalement par un coup d’État évident, tandis que les salariés continuent de réclamer ce qu’ils ont toujours demandé – peu leur importe que ce soit Tataoui – Morsi – Sissi – El Baradai – ou un autre pion qui leur donne satisfaction, ils crient pour leur survie.


 

La go-gauche réformiste démocratique-laïc et complice

 

            À la remorque de l’armée et de sa faction d’opposition, soi-disant démocratique – à condition que les élections bidon leurs donnent raison – voilà la go-gauche sans principes, perdue, éperdue, regroupée derrière l’armée égyptienne qui a mitraillé les ouvriers hier et qui les assassinera demain, sitôt que leur pantin aura été porté au pouvoir et qu’il ne pourra pourvoir à aucune des revendications de ce peuple malandrin.

 

            Voici les plumitifs de la go-gauche acclamant sans honte l’armée en jacquerie. L’armée fasciste de Moubarak (sans Moubarak), qu’incidemment elle a libéré de prison… Pourquoi continuer à jouer les justiciers puisque le coup fourré n’a pas marché «Autant libérer notre ex-généralissime Moubarak» se sont écriés les généraux rebellés.

 

            Revoilà la go-gauche hurlant sa loyauté à la laïcité «démocratique» et aux phalanges fascistes de cette armée de meurtriers, et à leurs mercenaires pseudo-révolutionnaires, recrutés parmi les djihadistes comme le font tous les capitalistes de cette contrée pour mener à bien la reprise en main de l’appareil d’État.

           

            Tous auront compris que sitôt la faction des Frères musulmans et les commettants de Mohammed Morsi écrasés les canons des fusils de l’armée, des services secrets, de la police et des mercenaires importés se sont tournés contre la rue – les ouvriers, le peuple affamé, découragé, trompé, qu’aucun chef d’État égyptien, élu ou désigné, ne pourra jamais calmer; la crise économique mondiale est hors de leur portée et ces gouvernants galopins-pantins ne songent nullement à renverser radicalement le capitalisme pour construire le socialisme.

 

            En lieu et place, ils massacrent… sous les acclamations des larbins de la go-gauche : «Le 24 mars, l’Égypte des militaires a condamné 529 partisans à mort, pour leur rôle dans les violentes émeutes de Minya, en Haute-Égypte, en août dernier. Les émeutes avaient éclaté après la violente dispersion de sit-in en soutien au président déchu Mohammed Morsi. Des centaines de ses partisans avaient été tués. Un policier était mort, un crime dont sont accusés et condamnés à mort 529 manifestants (!)».

 

 

Pour plus d’info :  http://www.les7duquebec.com/

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 02:20

 

Bonjour,
https://www.youtube.com/watch?v=8t3aCEFREzM
Je vous adresse un bref discours de Vladimir Poutine (d'une durée de 9 minutes) sous-titré en français daté du 28 mars et publié ce jour.
Il a été prononcé à l'occasion d'une réception d'officiers supérieurs fraîchement promus, et consacré aux développements récents en Crimée. Vladimir Poutine y analyse les évolutions des forces armées russes, et trace les grandes lignes de leurs priorités pour les années à venir.
Ce discours est conclu par un entretien avec Sergueï Choïgou, le Ministre de la Défense, qui sollicite la permission de restituer à l'Ukraine les armements ukrainiens présents sur le territoire de Crimée.
N'hésitez pas à la publier et à la diffuser, S (...)

 

Ukraine & Crimée : Poutine s'adresse à l'Etat-major des forces armées russes


28 mars 2014, 14:40 Le Kremlin, Moscou

 

 





Les officiers nommés à des postes supérieurs de commandement ont été présentés au Président et se sont vus remettre leurs hauts titres militaires spéciaux lors d’une cérémonie qui s’est tenue à St George Hall, dans le Grand Palais du Kremlin.

 

Les agents nommés à des postes supérieurs de commandement appartenaient au ministère de la Défense, au ministère de l’Intérieur, au ministère des Situations d’urgence, au Service fédéral de sécurité, au Service de renseignement extérieur, au Service fédéral de contrôle des drogues, au Service fédéral correctionnel et au Comité d’enquête.

 

 ***

 

Retranscription en russe : http://kremlin.ru/news/20650

Traduction en anglais : http://eng.news.kremlin.ru/news/6929 

Traduction en français & vidéo : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

PRESIDENT DE LA RUSSIE VLADIMIR POUTINE : Chers camarades !


Je veux ouvrir cette cérémonie aujourd’hui en commençant par vous féliciter pour vos nouvelles nominations et vos nouveaux grades militaires spéciaux, et je vous souhaite tout le succès dans votre service et dans la résolution des tâches complexes et des grandes responsabilités qui vous incombent afin de relever les défis liés à la sécurité nationale et à la défense de la Russie.

 

Les événements récents en Crimée ont constitué un test critique de nos capacités. Ils ont montré les nouvelles qualités et possibilités de nos forces armées et ont démontré la détermination et le moral élevé des troupes.

 

Je remercie les commandants et le personnel de la Flotte de la mer Noire et des autres unités basées en Crimée pour leur fermeté et pour le calme dont ils ont fait preuve, pour leur courage, et pour leurs actions professionnelles et parfaitement pondérées qui ont permis de déjouer les provocations, d’éviter toute effusion de sang et d’assurer les conditions d’un déroulement pacifique et libre du référendum.

 

Nous devons maintenant mener de sérieux efforts pour moderniser l’infrastructure militaire en Crimée. Nous devons également mener à terme le processus de mise en place d’antennes locales du ministère de l’Intérieur, du ministère des Situations d’urgence, du Service correctionnel fédéral, du Service fédéral de sécurité, de la Commission d’enquête et du Service fédéral de contrôle des drogues en Crimée et à Sébastopol.


Je souligne également la nécessité de mettre rapidement en œuvre la décision de rouvrir l’Ecole navale supérieure Nakhimov de la mer Noire, et de mettre en place un collège présidentiel de cadets à Sébastopol.


Permettez-moi de répéter que nous devons utiliser au maximum les professionnels qui ont servi dans des unités ukrainiennes basées en Crimée ou qui ont travaillé dans les instances judiciaires et autres organismes spécialisés, qui ont exercé leurs fonctions dignement et qui ont décidé qu’ils veulent servir la Russie. Ils conserveront leurs grades militaires et leur ancienneté, et leurs titres et diplômes seront reconnus. Leur rémunération et leur statut social seront harmonisés avec la législation russe. Les salaires que nous versons ici sont près de quatre fois plus élevés que ceux qui sont versés en Ukraine. Le Gouvernement de la Fédération de Russie prendra les décisions pertinentes sur toutes les questions relatives au paiement des pensions, des avantages et des soldes de la fonction militaire au cours des prochains jours.


Dans le même temps, nous respectons le choix des militaires ukrainiens et officiers des instances policières et judiciaires qui souhaitent retourner en Ukraine. Nous devons traiter ces personnes et leurs familles avec toute la décence convenable et toute la dignité que les traditions de l’honneur militaire exigent.

 

Chers camarades,


Nous devons poursuivre nos efforts constants pour bâtir et renforcer tous les éléments clés qui permettent d’assurer la sécurité et la souveraineté de la Russie, et je parle avant tout des forces armées.


La mise en œuvre du Programme d’acquisition de la défense 2013 a permis de fournir aux forces armées et à la marine des armements et des équipements plus modernes. Dans le même temps, l’intensité et la qualité de la formation des troupes s’est également améliorée. Cela se reflète dans les résultats des inspections-surprises minutieuses qui ont été effectuées, y compris les inspections récentes qui se sont tenues dans les districts militaires de l’Ouest et du Centre.

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Dans l’ensemble, un total de plus de 3000 exercices de divers types ont eu lieu l’année dernière. Cet automne, un autre exercice militaire stratégique aura lieu, « Vostok 2014 », ce qui nous donnera l’occasion de mettre à l’essai l’utilisation de forces combinées des personnels de différentes branches des forces armées, et également avec la participation de forces issues d’autres agences de sécurité. Nous prévoyons également de continuer à développer les différentes unités de combat de nos forces armées, y compris dans la région de l’Arctique.

 

Chers camarades,


Les organismes sécuritaires et judiciaires et les Services de renseignement jouent également un grand rôle dans la sécurité globale de notre pays. Nous avons souligné lors du Conseil du ministère de l’Intérieur que nous devons consolider les résultats positifs obtenus au cours des dernières années. Nous devons construire sur cette base, de façon à augmenter le nombre de crimes résolus et à faire de réels progrès dans des domaines importants tels que la lutte contre l’extrémisme, la criminalité économique, la sécurité routière et le maintien de l’ordre dans les lieux publics et durant les rassemblements publics.


Le Service fédéral de sécurité doit mettre l’accent sur la prévention des menaces terroristes. L’année dernière, 82 crimes liés au terrorisme ont été empêchés, dont 13 attaques terroristes. 278 hommes armés ont été neutralisés, dont 43 chefs de groupes armés.

 

Je vous demande de continuer à travailler de cette manière, activement et en prenant des initiatives, et je vous invite à faire usage de l’expérience des mesures préventives que vous avez prises en assurant la sécurité aux Jeux olympiques et paralympiques de Sotchi et à travailler en étroite collaboration avec les autres services de sécurité sous la coordination du Comité national de lutte contre le terrorisme.


Le contre-espionnage requiert également une attention sérieuse. Les agents des services frontaliers du Service fédéral de sécurité doivent également poursuivre les travaux afin de renforcer l’ensemble du périmètre des frontières de l’Etat.


J’attends du service de renseignement extérieur qu’il fasse des évaluations rapides des menaces étrangères potentielles contre la sécurité de la Russie et qu’il élabore des propositions concrètes sur la façon de neutraliser ces menaces.

 

La tâche prioritaire de la Commission d’enquête est de constituer une solide base de données pour les dossiers concernés par l’enquête, tout particulièrement pour les délits et crimes graves et très graves pour lesquels l’opinion publique attend légitimement une décision.


Des exigences toujours plus strictes pèsent sur le personnel du Service fédéral correctionnel. Il est important de s’assurer que les conditions de détention des prisonniers répondent aux normes acceptées, d’améliorer le système de sécurité dans les installations qui sont sous votre contrôle, d’y assurer le respect des législations et d’y maintenir la loi et l’ordre.

 

Le Service fédéral de contrôle des drogues doit être plus actif dans la détection et la destruction des canaux de trafics de stupéfiants ainsi que le démantèlement des réseaux de distribution de drogues.

 
Le ministère des Situations d’urgence est responsable de la protection complète de nos citoyens dans les situations d’urgence. Avec l’été qui approche, vous devez faire de grands efforts pour prévenir les incendies de forêt et vous assurer du fait que votre personnel et votre équipement soient opérationnels. Vous devez également garder à l’esprit les graves conséquences des inondations de l’an dernier en Sibérie et en Extrême-Orient. Nous avons besoin des prévisions les plus exactes possibles de ce que sera la situation cette année, afin de se préparer au mieux pour les risques potentiels.


Le Service des Equipements spéciaux a des responsabilités particulières, visant surtout à maintenir un fonctionnement stable des organismes gouvernementaux dans des conditions d’urgence. J’ai confiance en votre formation professionnelle et en votre compétence.


Chers camarades,

 

En conclusion, je vous félicite une fois de plus pour vos nouvelles nominations et vos titres militaires spéciaux. Je suis convaincu que vous ferez tout votre possible pour mener à bien vos tâches au mieux de vos capacités.


Je vous souhaite la santé et le succès.


<…>



MINISTRE DE LA DÉFENSE Sergueï Choïgou : Camarade Commandant en chef !

Conformément à vos instructions, le retrait planifié des unités de l’armée ukrainienne qui ont souhaité continuer à servir dans les forces armées ukrainiennes est maintenant terminé. De même, tous les emblèmes nationaux et les drapeaux de tous les navires et de toutes les unités qui ont fait défection pour rejoindre les forces armées russes ont maintenant été remplacés par ceux de la Russie. Nous avons fait le nécessaire pour qu’aucun acte de profanation ou d’irrespect envers les symboles de l’Etat ukrainien ne soit toléré.


Je vous demande la permission de procéder à la restitution des armes et du matériel militaire ukrainien à l’Ukraine.


VLADIMIR POUTINE : Vous parlez des navires et avions de guerre ?


Sergueï Choïgou : Exactement.


VLADIMIR POUTINE : Oui, c’est d’accord. Faites-le.


Sergueï Choïgou : Ce sera fait.

 


VLADIMIR POUTINE : Chers camarades ! Permettez- moi de vous féliciter à nouveau pour vos nouvelles nominations et pour les grades militaires spéciaux qui vous ont été attribués. Je suis sûr que vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour garantir à notre peuple un sentiment de protection et de sécurité totales, et pour que les forces armées, les services de renseignement et les institutions légales soient à la hauteur des tâches que la société leur a confiées.


Je vous souhaite du succès. Je vous remercie beaucoup pour votre service.

 


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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 04:48

 

 

Afrique, Arctique, Iran, Liban, Syrie, Ukraine, Afrique.

 

 

Afrique. Atroce ! Chasseurs de Musulmans. Images redoutables. Nettoyage ethnique

 

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Tendances de l’Orient - Lundi 24 mars 2014, no179

La confrontation mondiale après la Syrie et l’Ukraine
Par Ghaleb Kandil

lundi 24 mars 2014, par Comité Valmy


 

La confrontation mondiale

après la Syrie et l’Ukraine

 

Par Ghaleb Kandil


Ce qui s’est passé en Ukraine est un coup d’Etat préparé par les services de renseignements occidentaux dans le but de modifier les nouveaux équilibres mondiaux, qui menacent l’hégémonie unilatérale américaine. L’objectif est de tester les possibilités de juguler la montée de la Russie en tant que force concurrente des Etats-Unis, dirigeant une alliance internationale en plein développement économique, défendant le projet d’instauration de nouvelles règles de jeu sur la scène mondiale. Ces règles seraient basées sur un partenariat juste et équilibré, incluant les puissances émergeante, c’est-à-dire la Russie, l’Iran, la Chine, l’Afrique du Sud, l’Inde, le Brésil et d’autres pays.

La vision stratégique américaine, qui consistait à utiliser la suprématie militaire, économique et technologique pour empêcher l’émergence d’une puissance concurrente, remonte à un quart de siècle. Cette vision a été développée dans un rapport du Conseil de la sécurité nationale américain, et amplement analysé et commenté par le grand chercheur français Alain Joxe dans son livre intitulé L’Amérique mercenaire, qui évoque l’arrogance de la guerre pour punir les Etats, les gouvernements et les mouvements hostiles à l’hégémonie américaine dans le monde.

Effectivement, l’invasion de l’Irak, en 2003, a été considérée par de nombreux analystes comme un étalage de force pour effrayer les adversaires, basé sur une violation flagrante de la Charte des Nations unies, que les stratèges américains voulaient détruire et remplacer par l’Otan en tant que structure dirigeant le monde.

Il faut rappeler, dans ce contexte, que les adversaires des Etats-Unis ont évité, à cette époque, la confrontation. Seule la Syrie, partant de ses principes nationalistes arabes, s’est opposée à l’invasion de l’Irak et aux plans dressés par Washington pour la région et pour le monde. Avec l’Iran et la Résistance, Damas s’est opposé à trois grandes guerres menées par l’Amérique contre le Liban et Gaza, par le biais de l’armée israélienne.


La nouvelle agression colonialiste américaine lancée contre la Syrie, il y a trois ans, s’est brisée sur la détermination du commandement syrien, de son armée et de larges pans de la population, qui se sont soudées derrière le leadership du président Bachar al-Assad. Cette volonté de résistance a permis à la Russie, à l’Iran et aux pays des Brics, d’établir de nouvelles équations mondiales. Ils ont ainsi obligé Washington à renoncer à son projet d’attaquer la Syrie, à négocier avec l’Iran et à reconnaitre son rôle régional. Ces nouvelles équations ont pu être consolidées grâce à l’engagement du Hezbollah dans les combats face aux mercenaires takfiristes, acheminés en Syrie de 60 pays, comme l’a reconnu, samedi, le roi Abdallah II de Jordanie. Tous ces développements ont contraint les Etats-Unis à revenir à un partenariat international et au Conseil de sécurité de l’Onu, cadencé par le véto sino-russe, pour faire échec aux plans américains. Devant la détermination de la Russie, de l’Iran et de la Chine, les Etats-Unis ont échoué à imposer leur vision d’un partenariat sous leur direction.

C’est dans ce contexte que le plan de provocation et d’agression directe contre la Russie a été mis en œuvre, pour tenter de lier les mains de la puissance impériale en l’occupant dans son arrière-cour. Ce complot a nécessité une riposte russe de la même ampleur, à travers l’annexion de la Crimée, à l’issue d’un référendum populaire. Cette réaction rapide a fait échouer le plan américain de faire plier Moscou et à imposer la logique de Washington d’un partenariat mondial sous sa direction.

La crise ukrainienne ouvre la voie à une confrontation à l’échelle planétaire, dans le cadre d’une nouvelle guerre froide, face à l’arrogance des Etats-Unis, qui trainent derrière eux une Europe faible et divisée, surtout que les intérêts nationaux de l’Allemagne divergent de ceux de nombreux de ses partenaires européens.

Après que la Russie eut fait prévaloir ses intérêts nationaux face au plan américain, l’Occident colonialiste poursuit ses provocations à travers les sanctions et la poursuite de ses tentatives visant à pénétrer dans la sphère d’influence russe, en essayant d’élargir l’Otan à d’anciennes Républiques soviétiques.

Face à cette approche agressive, le président Vladimir Poutine, appuyé par une écrasante partie de l’opinion publique russe et russophone, a mis à exécution son plan stratégique de réunification de la Russie historique, selon l’important discours qu’il a prononcé devant la Douma. Cela signifie que l’empire russe est déterminé à affronter l’Occident jusqu’à ce qu’il se résout à reculer et à accepter les règles du nouveau partenariat international équilibré, prôné par Moscou.

La Russie historique dépasse les frontières géographiques de l’ancien Union soviétique et comprend tous les Etats slaves et orthodoxes d’Europe. Les experts européens savent que Moscou lorgne aussi vers la Grèce.

Le succès de la Russie passe forcément par la poursuite de son soutien à la Syrie et le renforcement de son alliance avec cet Etat, dont la résistance aux plans occidentaux a permis à Moscou d’adopter des positions solides et fermes face aux Etats-Unis et à leurs alliés.

Le choix et les instruments que la Russie peut aligner dans sa confrontation avec l’Occident sont nombreux. Ils vont de l’utilisation de sa puissance économique, aux atouts démographiques dus à la présence de millions de Russes dans les ex-Républiques de l’Union soviétique, à la formation avec ses partenaires des Brics d’un front économique, politique et stratégique, en dotant ce rassemblement d’Etats d’une structure bancaire capable de faire face à l’hégémonie américaine. Et si l’équilibre nucléaire est une garantie pour éviter l’affrontement direct entre la Russie et l’Amérique, les guerres régionales, elles, où les grandes puissances s’affrontent par alliés interposés, ne sont pas à exclure. C’est ce qui se passe en Syrie depuis trois ans, et qui peut s’étendre à d’autres régions.


Tendances de l’Orient

New Orient News (Liban)
Rédacteur en chef : Pierre Khalaf
khalafpierre@gmail.com
Tendances de l’Orient No 179 lundi 24 mars 2014.
Bulletin hebdomadaire d’information et d’analyse, spécialisé dans les affaires de l’Orient arabe.

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Déclarations et prises de positions

 

Michel Sleiman, président de la République libanaise

« Je crains le vide à la présidence de la République. Toutefois, la formation du gouvernement, l’entente sur la déclaration ministérielle et l’accord sur la tenue de la séance de dialogue national sont autant de facteurs qui contribueront à la création d’une dynamique positive en faveur de la tenue du scrutin présidentiel à la date prévue. J’appelle le Hezbollah à se retirer de la Syrie, car sa participation aux combats rejaillit négativement tant sur le parti que sur le Liban. »

Tammam Salam, Premier ministre libanais

« Ne pensez pas que notre gouvernement cherche à combler le vide à la présidence ! Ce n’est pas le cas. Nous tenterons par contre de dynamiser les institutions constitutionnelles et nous estimons que le vide constitue ce qui peut nous arriver de pire. La déclaration ministérielle est le fruit d’une entente entre différentes forces politiques et nous n’avons pas fait de promesses que nous ne pourrions tenir. Ne vous attendez pas à ce que ce gouvernement fasse des miracles. Nous ferons notre possible pour régler les problèmes urgents pendant le laps de temps duquel nous disposons. Alors que le Liban et la région traversent une période très difficile, nous avons besoin de consolider cette entente qui a permis la naissance du gouvernement d’intérêt national, afin qu’elle constitue un réseau de sécurité pour notre pays. »

Michel Aoun, leader du Courant patriotique libre

« Je réclame le retrait de toutes les forces de Syrie, Il faut laisser les Syriens en paix. Je n’ai pas vu de combattants iraniens en Syrie dans les médias. Le Hezbollah pourrait s’être ingéré en Syrie pour défendre le régime ou pour se protéger lui-même. Si nous voulons dissoudre la Résistance, il faut armer la troupe comme force de dissuasion face à Israël. Je suis contre tout ce qui pourrait constituer un choc interne, même si cela doit me coûter la présidence de la République. J’ai payé le prix de mon alliance avec le Hezbollah, surtout en ce qui concerne la présidence de la République. Mais mes alliances avaient une nécessité : garantir la stabilité du Liban. Il y a de grandes chances que je me porte candidat à la présidence. Lorsque Israël a attaqué le Hezbollah, j’étais aux côtés du Hezb. Lorsque la Syrie voulait poursuivre les députés Walid Joumblatt et Marwan Hamadé, j’ai pris leur parti. Maintenant, je veux être avec moi-même. »

Samir Geagea, chef des Forces libanaises

« Le torpillage des échéances constitutionnelles peut revêtir deux formes, celle d’un torpillage de l’élection présidentielle et celle de l’élection d’un président de compromis inodore, incolore et sans saveur. Je ne crois pas à un président de compromis dont la politique serait faite de complaisance à l’égard de tous. Nous ferons tout pour empêcher l’élection d’un président du 8-Mars. Le clivage entre le 14 et le 8 Mars occupe tout l’espace public. Il n’y a pas de place pour une troisième voie. Quel autre choix a-t-on, que de placer toutes les armes sous le contrôle de l’État ? Ou de verrouiller les frontières ? Ou d’exercer notre souveraineté ? Ou de se retirer de Syrie ?. »

Ali Ammar, député du Hezbollah

« Depuis le début de la séance parlementaire, nous avons patienté, conformément au principe de l’intérêt national. Mais il est clair que notre mutisme a donné du tonus à certains qui l’ont interprété comme un signe de faiblesse. J’aurais souhaité que le président de la Chambre intervienne, sur base du règlement intérieur, pour mettre un terme à ces attaques. Mais si cela continue de la sorte, je voudrais dire en toute franchise à mes collègues que vous n’êtes pas nos ennemis et que nous avons un seul ennemi qui est Israël, lequel est ignoré au cours de cette séance. Par souci de sauvegarder l’intérêt de ce gouvernement, dites ce que vous voulez au plan politique, mais vous devez prendre conscience du fait qu’il nous est apparu dans certaines de vos interventions que nous ne sommes pas Libanais et que nous sommes en dehors du tissu social du pays. Je vous jure que notre mutisme est dû à notre souci de l’intérêt national. Mais sachez que nous ne sommes pas faibles, nous jouons dans la cour des grands, nous sommes grands et nous avons provoqué la chute des grands. »


 

Evénements

 

•Le député du Futur, Khaled el-Dahera critiqué l’attitude "injuste" de l’Armée libanaise envers les miliciens, notamment à Tripoli et dans tout le nord, lors des débats parlementaires autour de la déclaration ministérielle. Le président du Parlement Nabih Berry lui a alors répondu : "Ton armée a raison, même si elle était injuste", ce qui lui a valu les applaudissements des députés. Khaled el-Daher a tout de même poursuivi son discours, fustigeant l’injustice dont la communauté sunnite est victime à Tripoli, appelant à trouver une solution rapide. L’atmosphère s’est tendue quand les députés aounistes Ibrahim Kanaan et Hikmat Dib ont de leur côté interrompu l’intervention de Khaled el-Daher, dénonçant fermement l’attaque contre l’institution militaire. Prié par le chef du Législatif de passer à un autre sujet, Khaled el-Daher a poursuivi son discours en déclarant que "tous ceux qui ont mené une résistance au Liban sont des héros". Et de souligner : "La résistance n’est pas exclusive à la communauté chiite et au Hezbollah". Selon lui, "les seules armes légales sont celles mises sous l’autorité de l’État". Khaled el-Daher a enfin accordé sa confiance au gouvernement, "en dépit de l’injustice dont nous sommes victimes au Akkar" .

•Le président de la République, Michel Sleiman, devrait inviter les pôles politiques libanais rivaux à tenir une séance du dialogue national le 31 mars au palais présidentiel de Baabda, rapporte le quotidien An Nahar. Le journal indique que les invitations devaient être lancées ce vendredi même et comprendront une préface soulignant les raisons pour lesquelles le chef de l’État estime nécessaire de reprendre le dialogue national autour, notamment, de la question de la stratégie de défense nationale. La dernière séance du dialogue national s’était tenue le 20 septembre 2012.

•Citant des sources militaires, le quotidien An Nahar rapporte que l’armée israélienne a acheminé des renforts vers le Golan et souligne qu’en dépit de tous les événements dans la région, la confrontation avec le Hezbollah demeure le plus grand souci pour Israël. Le journal ajoute que depuis l’implication du Hezbollah dans les combats aux côtés du régime syrien, la situation tout le long de la ligne bleue semble moins stable qu’avant. Israël craint, selon les mêmes sources, que le Hezbollah profite de la situation en Syrie pour mettre la main sur des missiles à longue portée.

•Al-Akhbar écrit que dans la foulée de l’apparition au grand jour du différend entre l’Arabie saoudite et le Qatar, et l’annonce par Riyad de l’inscription des organisations islamistes telles Al-Qaïda, le Front al-Nosra et l’EIIL sur sa liste des organisations terroristes, les islamistes de Tripoli ont avalé leur langue et ont été saisis de confusion, la majorité d’entre eux refusant de commenter en public cette affaire, en attendant que la situation se décante.

 

 

 

Iran_versus_USA_attaques_d_autres_pays-99b0d-copie-1.jpg

 

 

On m'envoie ceci (l'alerte peut être fantaisiste)

 

 

 

 

NOUS VENONS D'APPRENDRE QUE TOUTES LES AMBASSADES US EN EUROPE SONT EN ETAT D'ALERTE ET QUE LES MARINES US EN SARDAIGNE SONT PASSES EN MODE COMBAT ACTIF DEPUIS HIER SOIR... NOUS AVONS EGALEMENT ETE INFORMES DE LA PRESENCE DE SOUS-MARINS D'ATTAQUES NUCLEAIRES CHINOIS ET RUSSES EN MEDITERANEE. IL SEMBLE QUE LE MONDE SE PREPARE A UNE GUERRE ISRAELIENNE AU MOYEN ORIENT, PRECEDEE D'UN FALSE FLAG DE TYPE 11 SEPTEMBRE POUVANT DECLENCHER LE CHAOS GENERAL ...

TEL AVIV A ENCLENCHE SON 11 SEPTEMBRE NUCLEAIRE-CHIMIQUE ET ANNONCE QUE TOUTES SES AMBASSADES ET CONSULATS FERMENT SUR TOUTE LA PLANETE! 

 

http://islamic-intelligence.blogspot.fr/

 

For the First Time in History, Israel Suspiciously Closes All Embassies & Consulates World Wide !

http://investmentwatchblog.com/for-the-first-time-in-history-israel-suspiciously-closes-all-embassies-consulates-world-wide/


 

Israël et l’Otan préparent la guerre contre l’Iran

by Lecitoyenengage

Pendant que nous regardons vers la Crimée, Israël prépare sa guerre contre l'Iran et celle-ci paraît imminente! Plusieurs informations font état d'une possible entrée en guerre contre l'ennemi juré déclenchant ainsi ce qui pourrait être la III ème guerre mondiale, la dernière guerre de l'humanité, puisqu'Israël entrainerait à son côté l'Otan et obligerait l'alliance OCS […]

Lire la suite

 

 

Anschluss de l’Ukraine par l’UE. Olivier Berruyer explique (vidéo, liens)

 

 

Attention, vidéo aux images insoutenables !

Le sadisme des mercenaires de Fabius-BHL-Hollande !

Qui sont les amis de Fabius en Syrie, faisant "du bon boulot" ? DES EGORGEURS

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EFFET PAPILLON. Ukraine: des milliers de réfugiés ukrainiens fuient vers la Crimée

http://allainjules.com/2014/03/24/effet-papillon-ukraine-des-milliers-de-refugies-ukrainiens-fuient-vers-la-crimee/

 

SYRIE.Preuves du grand complot "américano-sioniste"

Roland Dumas - attention, la vidéo est gênante pour le Pouvoir !

 

https://www.youtube.com/watch?v=A-ttnnXu8kY

 

Le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement : PTCI (ou TAFTA ou TTIP) Ou comment s’enchainer à l’Empire américain

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-partenariat-transatlantique-de-149735

 

 

L’Amérique Latine dans la transition hégémonique

http://linkis.com/shar.es/ECbzc

 

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Suite liens ici (Liban Nasrallah..) :

Qui sont les amis de Fabius en Syrie, faisant "du bon boulot" ? DES EGORGEURS

 

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Commentaires d'un Lecteur, AHURA,
sur mon blog chantal dupille
Eva ...jusqu'à quand la "grande muette" va fermer sa g...... ? Voici un évènement que le merdias ont soigneusement éviter :

Le cinquième escadron du 1er REC dissous ce matin jour d'élections municipales où une poussée du FN sans précédent est à prévoir.

C’est d’une tristesse… Jamais l’armée française n’aura été aussi malmenée, affaiblie, disloquée… Comme le dit l’article: « cette dissolution est le premier acte des restructurations des unités« , car entre 2014 et 2019, 23 500 postes devraient sauter, en plus des 54 000 entre 2008 et 2013 (voir ici) , les casernes fermant dans le plus grand silence, pas même le bruit d’une note de la Marseillaise venant effleurer le drapeau… Mais pour nos politiques, cela n’est pas bien grave, ils finiront remplacés par des mercenaires style « Blackwater« …

Le 1er Régiment étranger de cavalerie était réuni ce matin pour saluer une dernière fois le fanion du 5e escadron, dissous. La plupart des 70 légionnaires qui le composaient basculeront dans le 4e escadron, qui sera alors réorganisé en « escadron de reconnaissance et d’intervention ». Les autres renforceront les 2e et 3e escadrons. Quant au capitaine Brulais, il est muté à Paris au Centre de doctrine d’emploi des forces de l’armée de terre. Cette dissolution est le premier acte des restructurations des unités, encadrées par la loi de programmation militaire 2014-2019. Plus d’informations dans notre édition Vaucluse-matin de demain.

Source: ledauphine.com

Cette "dissolution" est dramatique et si on y regarde de plus près, annonce un affaiblissement de notre défense nationale d'où une perte d'autonomie . En cas de coup dur notre pays sera obligé de faire appel à son maître et perdra ainsi toute indépendance ou à des "compagnies privées" avec tous les dangers que cela représente ! N'y a-t-il donc plus de vrais patriotes au sein de notre Armée ? Alors qu'attendent-ils ? Ils auront le soutien de la population excédée de tous les abus de la classe politique qui envoie nos soldats se faire tuer pour des causes et des intérêts qui ne sont pas ceux de la France.
Commentaire n°16 posté par ahura hier à 07h22

Eva... par 93% des voix la Crimée a affirmé son attachement à la Russie ! Les urnes ont parlé et le score est sans appel ! Il fallait s'en douter mais...il ne fallait pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué . Montrant une nouvelle fois leur conception de la démocratie et venant se mêler une nouvelle fois de ce qui ne les regarde pas les Etats-Unis furieux brandissent leurs menaces ! Ce droit d'ingérence qu'ils s'octroient un peu partout dans le monde est insupportable . Quelle arrogance et quel mépris du peuple ! Il est temps que se constitue un bloc capable de leur dire "M...." C'est en bonne voie . Mais le chemin qui va mener à la libération du joug de cette puissance en déclin va être pavé d'embûches . Mais je commence à croire à la troisième prédiction de Fatima qui m'avait interpelée il y a quelques mois et à celles de Baba Vanga . Le renouveau viendra de l'Ukraine !!! et de la conversion de la Russie
Commentaire n°1 posté par ahura le 16/03/2014 à 21h03

Eva ... et de trois pour l'Allemagne ! Oui l'Allemagne sera responsable de la 3ème guerre mondiale !
Voici pourquoi :
Ukraine et troisième guerre mondiale: l’échec du leadership allemand – Paul Craig Roberts

Merkel la marionnette

Washington, favorisé par ses marionnettes conciliantes mais stupides de l’OTAN, pousse la situation en Ukraine un peu plus près de la guerre.

La Chancelière allemande Merkel a laissé tomber son pays, l’Europe et la paix mondiale. L’Allemagne est la force de l’Europe et de l’OTAN. Si Merkel avait dit « Non » aux sanctions contre la Russie, cela aurait été la fin de cette crise que fomente Washington, une crise qui ne se terminera probablement pas sauf dans la guerre. Mais Merkel a renoncé par écrit à la souveraineté de la nation allemande et délégué le sort de l’Allemagne à une province de l’Empire américain. C’est ainsi que Merkel et son commandement allemand affaibli ont livré le monde à la guerre. Déjà responsable de la Première et de la Seconde Guerre mondiales, l’Allemagne sera responsable de la Troisième Guerre mondiale.

Le coup d’Etat ukrainien mal géré de Washington lui a coûté la Crimée, que Washington voulait par-dessus tout, afin de priver la Russie de sa base navale en eaux tempérées dans la Mer Noire. De plus, le renversement mal géré d’un gouvernement élu en Ukraine menace également de perdre les villes russes de l’Ukraine orientale. Comme la Crimée, l’Ukraine orientale est constituée d’anciennes régions russes que Khrouchtchev a collées dans l’Ukraine dans les années 1950.

Dans ce qui est manifestement un effort inutile et vain de récupérer la Crimée, Washington exige que la Russie interfère en Crimée et l’empêche de faire sécession avec l’Ukraine. Si le gouvernement russe refuse de suivre les ordres de Washington, cette dernière a annoncé qu’elle infligera des « sanctions préjudiciables » à la Russie. Initialement, les pays européens avaient exprimé leur réticence à suivre Washington, mais avec des pots de vin et des menaces, Washington a conquis Merkel et obtenu que ses marionnettes européennes s’alignent pour suivre les ordres.

Washington comprend que les sanctions économiques sont une menace bien plus douce pour la Russie que la perte de sa base navale dans la Mer Noire. Washington comprend également que Poutine ne peut abandonner les millions de Russes à l’Est et dans le Sud-Est de l’Ukraine, livrés à la merci d’un gouvernement anti-russe non-élu imposé par Washington à Kiev. Puisque Washington sait que sa menace de sanctions est creuse, pourquoi ont-elles été lancées ?

La réponse est : afin de conduire cette crise à la guerre. Cela fait longtemps que les nazis néoconservateurs de Washington s’agitent en vue d’une guerre contre la Russie. Ils veulent supprimer l’une des trois restrictions restantes (la Russie, l’Iran et la Chine) à l’hégémonie mondiale de Washington.

Washington veut casser les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) avant que ces pays ne forment un bloc monétaire séparé pour éviter d’avoir à utiliser le dollar américain.

La Russie ripostera à sa manière aux sanctions de Washington. Les peuples européens, les banques et les entreprises occidentales subiront des pertes. Il faudrait au moins deux ou trois ans pour que Washington mette en place les moyens d’approvisionner l’Europe en gaz naturel américain, obtenu par la fracturation hydraulique et au moyen de la contamination des nappes phréatiques américaines, pour remplacer la réduction de l’approvisionnement énergétique de la Russie vers l’Europe.

Les médias gigolos occidentaux dramatiseront la riposte russe aux sanctions et diaboliseront la Russie, tout en ignorant qui a entamé le combat, aidant ainsi Washington à préparer les Américains à la guerre. Alors qu’aucun des deux camps ne peut se permettre de perdre la guerre, les armes nucléaires seront utilisées. Il n’y aura aucun vainqueur.

Tout cela est parfaitement clair, exactement comme l’était la conclusion évidente de la marche des évènements qui ont conduit à la Première Guerre mondiale. A présent, comme à l’époque, les gens qui voient cette issue arriver sont impuissants pour la stopper. Les illusions règnent en maître. L’arrogance et la prétention démesurée débordent. Les déclarations et les actes deviennent de plus en plus imprudents, et ensuite il y aura l’enfer pour toute rémunération.

Les Américains et les Européens, s’ils avaient la moindre conscience, descendraient violemment dans la rue pour protester contre la guerre à venir vers laquelle les criminels démentiels de Washington conduisent le monde.

Au lieu de cela, la Chancelière allemande, le Président français, le Premier ministre britannique et les médias prostitués occidentaux continuent de mentir : Il était légitime que l’Ouest vole le Kosovo à la Serbie et vole le gouvernement ukrainien, mais il n’est pas légitime pour la population russe de Crimée d’exercer son droit à l’autodétermination et retourner dans le giron de la Russie. Washington et ses marionnettes européennes ont même l’audace de déclarer faussement, après avoir renversé un gouvernement élu en Ukraine et en avoir installé un non-élu, que l’autodétermination de la Crimée viole la constitution ukrainienne, qui n’existe plus car Washington l’a détruite.

Le gouvernement criminel et démentiel à Washington a poussé l’ours russe dans une impasse. L’ours ne se rendra pas.

Paul Craig Roberts a été vice-ministre des Finances sous Reagan, il a été chroniqueur et rédacteur en chef au Wall Street Journal.

Peuples d'Europe réveillez vous ! ne faites pas comme les autruches ! Regardez la situation bien en face et bougez vous avant qu'il ne soit trop tard ! Quand vous regardez la télé ou quand vous lisez les journaux sachez que l'on vous enfume . L'Europe devait être la paix, devait apporter la prospérité , l'entente entre les peuples ! Qu'en est-t-il ? Jugez par vous même et n'écoutez pas tous les charlatans (non élus pour la plupart) qui vous vendent du vent . Vous allez récolter la tempête ! Souhaitez que Poutine garde son sang froid et que les américains se débarrassent d'Obama dans un premier temps ! Car nous sommes arrivés au point de rupture. Tout peu basculer dans l'horreur d'un moment à l'autre !
Commentaire n°2 posté par ahura le 16/03/2014 à 23h40

Eva ... La France "pourra envisager" d'annuler la vente de navires militaires français Mistral à la Russie "si Poutine continue ce qu'il fait" en Ukraine, a déclaré lundi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, tout en soulignant que les autres pays européens devraient aussi prendre des sanctions.

Poutine doit trembler !!! Annuler la vente de Mistral ... c'est du vent ! L'état des finances de la France est dans un tel état que celle-ci peut se permettre de refuser des ventes ! Pour boucher le trou abyssal de nos finances l'Etat français peut toujours envoyer le fiston de Fafa jouer au casino en espérant qu'il est la bonne main ! Au fait que fait la Justice dans cette affaire d'achat d'appartement bien au dessus du coût de l'immobilier sans payer d'impôts faut-il le rappeler !Pour des faits bien moins graves des jeunes de l'âge du fiston à notre ministre bien connu ...c'est comparution immédiate !!! Selon que vous serez puissant ou misérable .....
Commentaire n°3 posté par ahura le 18/03/2014 à 03h04

Eva...oui résister se conjugue au présent afin d'avoir un futur très sombre ! Il faut résister à la perte de nos libertés, à la diminution de notre pouvoir d'achat et de nos acquis sociaux, aux attaques menées contre l'Education Nationale et contre les citoyens les plus faibles de notre société et surtout lutter contre la désinformation permanente et ne pas prendre pour argent comptant ce qui est dit ou écrit dans les médias. Rappelez vous les armes de destruction massive de Sadam Hussein, la guerre en Lybie pour améliorer le sort des lybiens, l'intervention au Mali ou en Centre Afrique qui ne devait durer que le temps d'un sourire, la diabolisation de Poutine et de la Russie. A ce propos si les médias étaient honnêtes et faisaient leur travail d'information, pourquoi ne font-ils pas intervenir Gérard Depardieu qui coule des jours paisibles au pays des tsars ? Ils lui ont assez tendu les micros pour évoquer ses films et sa vie privée et ont assez parler de lui quand il a décidé de partir au pays des frites lui qui ne l'avait plus ! Poutine lui a donné la nationalité russe et notre "Gégé" n'a pas l'air de s'en plaindre. Alors à quand une grande émission sur ce pays de sauvages avec comme guide un des acteurs des "Valseuses". Les français auraient sûrement une autre vision de ce pays sur lequel il va falloir compter dorénavant sur le grand échiquier mondial. Allez Pujadas, Ruth Elkrief, Calvi et con sorts chiche !
Commentaire n°4 posté par ahura le 18/03/2014 à 08h36

Eva...ça y est, la Crimée fait partie de la Russie . Poutine a le triomphe modeste mais il a tenu un discours ferme qui ne laisse aucun doute sur son attitude à venir face aux "agressions " des EU et de l'UE ! Ce bloc agressif trouve dorénavant quelqu'un avec qui il va falloir compter . Face aux gesticulations, aux menaces le président de la Russie reste de glace . La force tranquille ! Le printemps russe a réveillé l'ours ! A bon entendeur salut ! Fabius et (tous les autres minus) prêt à s'allier il faut le souligner avec le mouvement néo nazi fait figure de mouche du coche . En menaçant la Russie de ne pas lui livrer sa commande de Mistral il risque de faire perdre à la France non seulement une grosse rentrée d'argent dans les caisses de l'Etat mais aussi sa crédibilité en tant que fournisseur et aux employés des chantiers navals leur emploi. Avec un tel soutien Hollande n'est pas prêt d'infléchir la courbe du chômage . Mais que fait Montebourg ? Pourquoi ne demande-t-il pas à son collègue de tempérer son ardeur russophile, que ce n'est pas le moment de perdre des marchés . A moins qu'il consente ...puisqu'il ne dit rien !
Commentaire n°5 posté par ahura le 18/03/2014 à 17h43

Le verbe résister se conjugue au présent. La Révolution des Oeillets

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Je viens à l'instant de recevoir ce post.

Cela expliquerait peut-être la hâte d'Israël d'attaquer l'Iran ?

EXCLUSIF – UKRAINE. Face au bellicisme occidental, la Russie fait sortir son joker: l’Iran.

Publié le mar 24, 2014 @ 23:54

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Rouhani et Poutine

Rouhani et Poutine

 

Comme le dit le proverbe africain: "Quand deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre." En effet, ceux qui essayent tant bien que mal d’exister auprès des Etats-Unis, la belle France et les autres comme l’Allemagne ou la Grande Bretagne, point de salut en s’opposant à la Russie. En réalité, les pro-Maïdan ont surestimé la puissance occidentale face à la Russie qui a encore de nombreuses armes, la Chine notamment, et surtout, l’Iran. Ambiance.

 

Lors de la rencontre entre le président américain Barack Obama et son homologue chinois Xi Jinping lundi à La Haye, ce dernier a été clair. Pour lui, il faut d’entrer oublier les questions concernant Taiwan et le Tibet. En d’autres termes, le Chinois a voulu dire à l’Américain que, quand il claironne sur l’intégrité territoriole de l’Ukraine, il faut qu’il pense aussi à celle de la Chine car, la Chine considère que Taïwan c’est la Chine, le Tibet aussi.

Piégés sur ce coup-là, les Etats-Unis ont dit leur volonté de traiter de manière constructive leurs divergences et désaccords avec la Chine, et de travailler avec Beijing à envoyer des signaux positifs montrant que les deux parties sont engagées à promouvoir leurs relations, a déclaré M. Obama. Conscient que les perspectives russes et chinoises ont le vent en poupe, ne pouvant sanctionner durablement la Russie économiquement, l’Occident a préféré sanctionner des individus. A cette folie, la Russie a répondu aussi fermement, aux Etats-Unis et au Canada. Moquée par les Américains, les autorités russes, critiquant leur arrogance ont donc sorti du chapeau, l’Iran.

Un fonctionnaire russe du ministère de la Défense, sous couvert d’anonymat, précisant que Moscou n’avait aucun intérêt que l’Iran obtienne une bombe nucléaire ou qu’une escalade des tensions dans le Golfe augmente, a déclaré: "Si l’Ouest poursuit ses provocations, notamment les Etats-Unis, nous allons nous tourner vers le marché iranien et casser l’embargo imposé par les Etats-Unis que nous respectons simplement pour ne pas les mettre en difficulté. Nous participons, entre autres, aux négociations sur le nucléaire iranien". Crainte de Washington, qui croyait qu’il était le seul capable de proférer des menaces. Les experts sont maintenant préoccupés par le possibilité de nouvelles ventes d’armes russes, sans contrôle, à la Syrie ou à l’Iran, en particulier, le système de missile de défense aérienne le plus puissant du monde, le S-300. En effet, en 2010, sous la pression américaine, la Russie avait annulé la livraison à l’Iran.

Ainsi, selon Cliff Kupchan, analyste chez Eurasia Group, ce serait une grande catastrophe et l’Iran aura son nucléaire coûte que coûte: «C’est la seule carte qu’ils [les Russes], ont, le S-300. Ceci peut véritablement changer la donne. Ce serait, primo, réduire la capacité d’Israël d’attaquer l’Iran, deusio, il pourrait développer aisément son nucléaire sans que personne ne soit capable de l’attaquer". Les analystes de pacotille occidentaux, estampillés "experts", n’avaient sans doute pas vu cette carte que Moscou vient de faire sortir de son chapeau de magicien.

 

http://allainjules.com/2014/03/24/exclusif-ukraine-face-au-bellicisme-occidental-la-russie-fait-sortir-son-joker-liran/

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 03:08

 

Blog d'Alain Jules

 

 

 

La France rayée de la carte ?

Pär eva R-sistons

 

La France ne s'appartient plus. Elle n'est plus souveraine, maître de son destin. Osons le dire clairement : Elle est occupée.


 

La France colonisée, servant des intérêts étrangers, en l'occurrence ceux de l'USraël, poursuit la politique de Bush. Autant dire qu'elle a pris la tête des croisades néoconservatrices (Libye, Syrie, Afrique...), adoptant les positions les plus extrêmes, s'appuyant sur les pires radicaux du Qatar ou surtout d'Arabie Saoudite. Ses choix guerriers comme ses liaisons dangereuses, sont un poison pour elle, pas seulement pour les autres.

 

On ne reconnaît plus la France. Supplétive des guerres impériales, totalement soumise aux diktats anglo-saxons et israéliens, mettant de l'huile sur le feu partout, elle est perçue comme vassale, inamicale, hypocrite, belliciste, menaçante. 

 

Il suffit de lire la Presse Etrangère ou d'écouter les infos hebdomadaires de la chaîne ProRussia.TV en Français, pour voir son impopularité.

 

Et lorsqu'elle a refusé à l'avion en difficulté du Président Moralès d'atterrir, la France s'est aussi mise à dos le continent latino-américain.

 

hollande-et-N.jpg

 

Nous sommes dans une zone de haute turbulence, frôlant sans cesse une guerre mondiale nucléaire. A tout moment, la situation peut déraper. Que deviendra la France, alors ? Par exemple dans un conflit opposant les Etats-Unis et la Russie...

 

N'en doutons pas, l'Europe, surtout prisonnière de l'OTAN, sera au coeur de l'horreur.  Particulièrement la France, nation la plus engagée dans des guerres illégitimes, illégales, meurtrières, en liaison avec les plus radicaux (juifs ou musulmans).

 

Sur son territoire, il y a un maximum de centrales nucléaires.

 

Si une nouvelle guerre mondiale éclate, plus terrible que les autres avec des armes de destruction réellement massive, la France sera très ciblée.

 

Et dans le pire des cas, peut-être quasiment rayée de la carte...

 

A moins qu'elle n'ait à sa tête des dirigeants responsables, avisés, indépendants, attachés à leur pays, servant le Bien public...

 

On peut rêver ! Il faudrait rêver...

 

Eva R-sistons

 

http://chantaldupille.fr

 

 

valmy-france-copie-1.jpg

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 02:59

 

Article datant d'il y a quelques semaines, mais utile (eva)

 

Intervention militaire russe en crimée ? Etats-unis et UE jouent avec le feu en s’attaquant aux intérêts vitaux de la Russie
Intervention militaire russe en crimée ? Etats-unis et UE jouent avec le feu en s’attaquant aux intérêts vitaux de la Russie

Intervention militaire russe en crimée

 

FLASH -  EN RÉPONSE À L’AGRESSION EURO-ATLANTISTE CONTRE SES INTÉRÊTS VITAUX, LA RUSSIE SEMBLE INTERVENIR MILITAIREMENT EN UKRAINE


28/02/2014 – 21H30 : On apprend ce soir qu’au moins dix hélicoptères russes auraient franchi la frontière pour pénétrer en Crimée, alors que trois seulement d’entre eux avaient été autorisés à le faire par Kiev, après une demande russe officielle.

Des témoins ont également signalé ce soir des mouvements de transports de troupes blindés non identifiés, sur la route entre Sébastopol et Simféropol, la capitale de la république autonome de Crimée, ainsi que l’atterrissage de plusieurs avions-cargo militaires dans un aéroport militaire près de Simféropol.

On apprend aussi, selon Serguiï Kounitsyne, représentant du nouveau pouvoir ukrainien en Crimée, que plus de 2000 soldats russes ont été aérotransportés vendredi à Simferopol, capitale de la Crimée. Il a dénoncé une “invasion armée russe” tandis que Kiev adressait ses protestations à Moscou.

Sources :

CE SONT BIEN LES ÉTATS-UNIS ET L’UNION EUROPÉENNE LES AGRESSEURS  

Notons bien que cette intervention militaire russe en Crimée, si elle se confirme dans les heures qui viennent, correspondrait à la réponse naturelle et attendue de la part de Moscou à la déstabilisation délibérée de l’Ukraine que les États-Unis et leurs vassaux de l’Union européenne ont décidé de lancer sciemment, en jouant avec le feu en s’attaquant aux intérêts vitaux de la Russie.

Preuve en est la “Déclaration des ministres de la Défense de l’OTAN à l’Ukraine” publiée avant-hier, 26 février 2014, qui ressemble à s’y méprendre à un véritable ultimatum militaire adressé en filigrane à Moscou :

Déclaration des ministres de la Défense de l’OTAN à l’Ukraine (26 février 2014)

Nous continuons à suivre la situation en Ukraine de très près. Nous déplorons les pertes de vie tragiques. Nous saluons le fait que la violence a été arrêtée par des négociations qui ont ouvert la voie à une issue pacifique. Nous soulignons l’importance d’un processus politique inclusif fondé sur les valeurs démocratiques, le respect des droits de l’homme, des minorités et la primauté du droit, qui répond aux aspirations démocratiques de l’ensemble du peuple ukrainien.

L’OTAN et l’Ukraine ont un partenariat spécifique, incarnée par la Commission OTAN-Ukraine. Grâce à ce cadre de partenariat  l’OTAN est prête à continuer à coopérer avec l’Ukraine et à l’aider à la mise en œuvre des réformes. Réforme de la défense et coopération militaire restent des priorités essentielles. Nous félicitons les forces armées ukrainiennes pour ne pas intervenir dans la crise politique. Dans une démocratie, il est impératif que les forces armées n’interviennent pas dans le processus politique. Nous soulignons la nécessité de renforcer le contrôle démocratique du secteur de la défense et de la sécurité, avec un contrôle parlementaire efficace et l’implication forte de la société civile. Dans le contexte des récents événements tragiques, des institutions démocratiques, responsables et transparentes sont essentielles pour l’avenir de l’Ukraine.

Une Ukraine souveraine, indépendante et stable, fermement attachée à la démocratie et à la primauté du droit, est fondamentale pour la sécurité euro-atlantique. Conformément à la Charte pour un partenariat spécifique entre l’OTAN et l’Ukraine, les membres de l’Alliance Atlantique vont continuer à soutenir la souveraineté et l’indépendance ukrainienne, son intégrité territoriale, le développement démocratique et le principe de l’inviolabilité des frontières, comme des facteurs clés de la stabilité et de la sécurité en Europe centrale et orientale et sur le continent dans son ensemble.

[Source : http://www.nato.int/cps/en/natolive/news_107429.htm - La traduction étant faite par mes soins, je crois judicieux de joindre le texte d'origine en anglais : ]

Statement by NATO Defence Ministers on Ukraine

We continue to follow developments in Ukraine very closely. We deplore the tragic loss of life. We welcome the fact that violence has been stopped through negotiations that paved the way for a peaceful outcome. We emphasise the importance of an inclusive political process based on democratic values, respect for human rights, minorities and the rule of law, which fulfils the democratic aspirations of the entire Ukrainian people.

NATO and Ukraine have a distinctive partnership, embodied in the NATO-Ukraine Commission. Through that partnership framework, NATO stands ready to continue to engage with Ukraine and assist with the implementation of reforms. Defence reform and military cooperation remain key priorities. We commend the Ukrainian armed forces for not intervening in the political crisis. In a democracy, it is imperative that the armed forces do not intervene in the political process. We underscore the need to strengthen democratic control over the defence and security sector, with effective parliamentary oversight and the robust involvement of civil society. In the context of recent tragic events, transparent democratic and accountable institutions are essential to the future of Ukraine.

A sovereign, independent and stable Ukraine, firmly committed to democracy and the rule of law, is key to Euro-Atlantic security. Consistent with the Charter on a Distinctive Partnership between NATO and Ukraine, NATO Allies will continue to support Ukrainian sovereignty and independence, territorial integrity, democratic development, and the principle of inviolability of frontiers, as key factors of stability and security in Central and Eastern Europe and on the continent as a whole.

Cette déclaration sous forme d’ultimatum implicite avait d’ailleurs commencé à mettre le feu au poudre dès mercredi soir puisque le président russe Vladimir Poutine avait aussitôt ordonné, en réponse, que soit menée une inspection des troupes russes pour vérifier leur aptitude au combat, dans les  districts militaires de l’Ouest, non loin de l’Ukraine :

MOSCOU – Le président russe Vladimir Poutine a ordonné mercredi une inspection surprise des troupes des districts militaires de l’Ouest, non loin de l’Ukraine, et du Centre, pour vérifier leur aptitude au combat, a indiqué le ministre de la Défense Sergueï Choïgou.

M. Choïgou a également annoncé le renforcement de la protection de la flotte russe de la mer Noire, basée dans le port de Sébastopol, en Crimée, république autonome d’Ukraine en proie à des tensions séparatistes.

Le commandant en chef a été chargé de vérifier l’aptitude des troupes à agir pour faire face à des situations de crise menaçant la sécurité militaire du pays, a déclaré le ministre, cité par l’agence Interfax.

Les troupes du district militaire de l’Ouest – un vaste territoire à la frontière de l’Ukraine, du Bélarus, des Etats baltes, de la Finlande et de l’Arctique – ainsi que la deuxième armée du district militaire du Centre, le commandement de la défense spatiale et les troupes aéroportées ont été mis en alerte à 14h00 (11h00 GMT), a-t-il indiqué.

L’opération durera jusqu’au 3 mars, a-t-il précisé.

Elle mobilisera 150.000 soldats, selon un vice-ministre de la Défense.

M. Choïgou a plus tard assuré que l’opération n’était pas liée aux événements en Ukraine. Plusieurs inspections de ce type ont eu lieu depuis le retour de M. Poutine au Kremlin en 2012, la dernière, visant les troupes d’Extrême-Orient, avait eu lieu en juillet dernier.

Mais cette annonce intervient alors que la crise dans l’ex-république soviétique inquiète les autorités russes.

Mardi, le président avait dirigé une réunion du Conseil de sécurité russe consacrée à la situation en Ukraine.

Mercredi, M. Choïgou a également indiqué surveiller de près la situation en Crimée, où est basée la flotte russe de la mer Noire.

Nous prenons des mesures pour garantir la sécurité de nos installations, nos infrastructures et notre arsenal sur la mer Noire, a-t-il ajouté, sans donner plus de détails sur ces mesures.

La Crimée, d’abord appartenant, au sein de l’URSS, à la Russie, a été rattachée à l’Ukraine en 1954. Elle continue d’héberger la flotte russe de la mer Noire dans ses quartiers historiques, la ville portuaire de Sébastopol.

Des affrontements ont opposé mercredi des manifestants pro-russes et des partisans des nouvelles autorités ukrainiennes à Simféropol, capitale de la Crimée.

Les pro-russes réclament la tenue d’un référendum sur le statut de la Crimée, dans le sud de l’Ukraine, en proie à des tensions séparatistes qui se sont accrues depuis la destitution la semaine dernière du président Viktor Ianoukovitch.

M. Poutine ne s’est pour l’heure pas exprimé publiquement sur la destitution du président Viktor Ianoukovitch et l’arrivée d’un nouveau pouvoir à Kiev.

Le Premier ministre Dmitri Medvedev a jugé lundi que c’était une aberration de considérer comme légitime ce qui est en fait le résultat d’une révolte. Il nous sera difficile de travailler avec un tel gouvernement, a-t-il dit.

(©AFP / 26 février 2014 16h48)

CONCLUSION  :

L’EUROPE, C’EST LA GUERRE !

À l’heure où j’écris ces lignes (28 février 2014 – 21h30), il est évidemment encore trop tôt pour tirer les enseignements de ces premières dépêches. Les heures et les jours qui viennent nous indiqueront s’il ne s’agit encore que d’une “démonstration de muscles” de la part du Kremlin ou d’une réelle offensive militaire.

Mais, si ces informations se confirment et si de nouvelles troupes russes devaient arriver en Crimée, cela témoignerait du fait que la Russie a décidé d’intervenir militairement afin de défendre ses intérêts géopolitiques les plus fondamentaux.


Si tel est le cas, et si les États-Unis et l’Union européenne persistaient dans leur volonté impérialiste folle de déstabiliser l’Ukraine et de l’arracher à son glacis géopolitique russe naturel, ce serait désormais la paix mondiale qui serait en jeu.


Ces tout derniers développements de la crise ukrainienne confirment exactement l’analyse que j’ai développée il y a une semaine, le 21 février dernier, dans mon entretien avec ProRussiaTV, et dont je crois utile de rappeler les passages pertinents : cf. http://www.prorussia.tv/Francois-Asselineau-president-de-l-Union-Populaire-Republicaine_v784.html

57’54” : « C’est une attaque directe contre les intérêts les plus fondamentaux de la Russie. »

75’45” : « [Nous sommes pour la sortie de l'Union européenne parce que nous disons que] c’est une idée dangereuse pour la paix. L’Europe, c’est la guerre. Et on le voit avec l’Ukraine dont on parlait tout-à-l’heure. La France, elle est entraînée par notre appartenance à l’Union européenne, par ce glacis américain, elle est entraînée à quelque chose qui pourrait – je ne l’ai peut-être pas suffisamment souligné tout-à-l’heure – dégénérer en conflit planétaire. Parce que là, on touche l’os de la Mère Russie. On touche ses intérêts vitaux avec l’affaire ukrainienne et donc cela pourrait dégénérer en guerre planétaire. Donc l’Europe est en train de nous emmener à des guerres terribles, d’une part avec le monde arabo-musulman, d’autre part avec le monde orthodoxe. C’est d’ailleurs conforme à la théorie du “Choc des Civilisations” promue par les think-tanks américains.   »

Plus que jamais, il est fondamental que les Français sortent de leur léthargie et comprennent le péril mortel que représente la prétendue « construction européenne ».

Non seulement pour notre démocratie, notre niveau de vie et l’unité nationale de la France, mais aussi et peut-être plus encore pour la paix mondiale

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 00:19

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Les enjeux de la vie internationale

Israël et une frappe en Iran face
à une Amérique faible

Charles Enderlin


© Charles Enderlin

Mercredi 19 mars 2014

 

Pression sur les Occidentaux qui négocient avec Téhéran ? Peut-être, en tout cas l’information a de quoi inquiéter. Selon le quotidien Haaretz, ce matin, Benjamin Netanyahu et Moshé Yaalon, le ministre de la Défense ont donné l’ordre à l’armée de poursuivre les préparatifs en vue d’une frappe en Iran en 2014. Il faut rappeler qu’en 2010, selon la presse israélienne, le Premier ministre israélien et Ehoud Barak, son ministre de la défense à l’époque avait décidé de passer à l’étape supérieure et placé Tsahal en alerte « Iran ». Ils s’étaient heurtés à l’opposition de tous les patrons du système sécuritaire, Gaby Ashkenazi, le chef d’état-major, Meir Dagan du Mossad et Youval Diskin, du Shin Beth. Netanyahu avait dû renoncer.


Pour sa part, Moshé Yaalon a révélé lundi dernier, à l’université de Tel Aviv qu’il penchait désormais en faveur d’une opération militaire contre le nucléaire iranien. Jusqu’à présent, il était contre et a donc changé d’avis en raison, selon lui, de la faiblesse actuelle des États Unis, persuadé que l’administration Obama ne veut pas intervenir, que les Iraniens mentent et peuvent décider à tout moment de franchir le pas vers la réalisation de l’arme nucléaire. Mais Yaalon ne s’est pas arrêté là. Pour lui, le camp sunnite, modéré, a été déçu par les Américains dont il attendait un soutien semblable à celui que les Russes accordent au Chiites, notamment en Syrie. Et de citer la Chine qui se renforce et l’Ukraine où les États Unis ont montré de la faiblesse.
Les relations israélo-américaines ? Dans le domaine sécuritaire « ils ne nous font aucune faveur, dit-il, nous avons inventé la batterie « Iron Dome », les ailes du chasseur F35 et le « Arrow », le missile antimissile » La réaction ne s’est pas fait attendre. Un haut fonctionnaire américain – qui a tenu à garder l’anonymat- a accusé Yaalon de porter atteinte aux bonnes relations entre Israël et les États Unis. Une personnalité juive a déclaré -tout aussi anonymement ne pas comprendre pourquoi, le ministre de la défense continue « à cracher dans la source qui alimente la sécurité d’Israël dont il est responsable ».


Déjà, en janvier dernier, il avait dû s’excuser auprès de John Kerry, le secrétaire d’état après l’avoir qualifié de « messianique et obsessif».


Moshé – Bogie, est son surnom – Yaalon était, dans son jeune temps, à gauche, devenant membre du kibboutz Grofit dans le Néguev. Militaire, il s’est fait remarquer à la tête de la Sayeret, le commando d’élite, ce qui lui a mis le pied à l’étrier. Général, commandant la région centre, chef d’état-major adjoint puis, patron de l’armée il a dirigé la répression de la seconde Intifada, persuadé que les Palestiniens poursuivaient ainsi la guerre de 1948, lorsque les armées arabes tentèrent de détruire le jeune état juif. Ministre de la Défense, solidement installé dans la droite du Likoud dont il briguera un jour la direction, Yaalon dit, à qui veut l’entendre, que Mahmoud Abbas n’est pas un partenaire pour la paix, et tout accord, impossible. Cela, en encourageant le développement de la colonisation en Cisjordanie. De toute manière, pense-t-il, Israël a les moyens de faire face à toutes les pressions, et les Américains, même affaiblis, ne cesseront jamais leur aide sécuritaire à Israël qui saura en faire bon usage.


Impasse dans les négociations israélo-palestiniennes, sous l’égide de John Kerry. Difficultés dans les pourparlers entre les puissances occidentales et l’Iran. L’année 2014 s’annonce intéressante.

 

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.charles_enderlin.190314.htm

 

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Jamais l'Iran n'a appelé à rayer Israël de la carte (mensonge israélien)

 

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Qu'en pensent les hommes politiques du monde de l’Iran ?


RIB- Pendant l'année passée iranienne, 1392, des personnalités politiques du monde entier ont tenu des phrases historiques, importantes et parfois intéressantes à propos de l’Iran. En voici quelques-unes: 

1- Seyyed Hassan Nasrallah (secrétaire général du Hezbollah libanais) : Les sanctions ne sont pas arrivées à affaiblir l’Iran et à ébranler ses piliers. Les sanctions ne sont pas parvenues à renverser l’Ordre iranien.

2- Bachar Assad (président syrien) : La Syrie considèrent comme les siens, les succès de la RII.

3- Barack Obama (président américain) : Si nous étions été capables de démonter les pièces des installations nucléaires iraniennes et de démanteler totalement le programme nucléaire de l’Iran, nous l’aurions déjà fait.

4- Vladimir Poutine (président russe) : L’Iran est notre voisin et notre partenaire préféré; le gouvernement russe est résolu à élargir sa coopération avec Téhéran. Le droit de la nation iranienne à faire des progrès dans le domaine de la technologie nucléaire doit être garanti et la communauté mondiale doit éviter à son encontre des politiques discriminatoires et restrictives.

5- Ban Ki-moon (secrétaire général de l’ONU) : L’Iran est capable de jouer un rôle important dans le règlement de la crise syrienne en exerçant son influence sur Damas.

6- Catherine Ashton (chef de la diplomatie de l’Union européenne) : L’Union européenne reconnaît l’importance toute particulière que revêt l’Iran au Moyen-Orient.

7- François Hollande (président français) : Nous insistons sur le fait que la question du nucléaire iranien doit être réglée via une solution diplomatique et cela nous est une option qui vient en priorité.

8- Karl Bildt (ministre suédois des Affaires étrangères) : Les pays commencent à s’intéresser de plus en plus à l’Iran.

9- Adnan Mansour (ex-ministre libanais des Affaires étrangères) : L’Iran est arrivé à accéder à une grande victoire dans sa politique extérieure et le régime sioniste en très fâché.

 

http://french.irib.ir/info/iran-actualite/item/318830-que-disent-les-politiciens-du-monde-de-l

 

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 00:06

 

 

Ukraine : Quand Lavrov renvoie la balle aux Etats-Unis...
Ukraine : Quand Lavrov renvoie la balle aux Etats-Unis...  
IRIB-La Russie avait introduit ses propres sanctions en réponse à la « liste noire » établie par la Maison Blanche.

 

Le MAE russe a publié la liste des hommes politiques et des fonctionnaires américains désormais interdit d’entrée en Russie. La liste comprend des assistants de Barack Obama et certains congressistes et sénateurs connus pour leurs prises de position antirusses, dont le sénateur républicain John McCain.

A peine le président américain a-t-il annoncé un train de sanctions contre des fonctionnaires russes, que le MAE russe publiait la liste noire d’Américains interdits d’entrée en Russie. La liste comprend 9 hommes politiques américains au total dont les plus notoires sont le président de la Chambre des représentants John Boehner et le sénateur républicain John McCain.

Boehner s’est plus d’une fois permis de tenir des propos désobligeants tant à l’égard de la Russie que du président Poutine. De nombreux politologues ont estimé que l’homme politique américain avait outrepassé les règles de politesse qui existent dans les relations internationales. C’est aussi l’opinion du conseiller de l’Académie russe des sciences Vilen Ivanov :

La Russophobie est le mot qui caractérise le mieux tout ce qu’il fait ces derniers temps. Toutes ses déclarations et prises de position étaient l’expression même du ressentiment qu’il nourrit envers la Russie et de la volonté de la discréditer dans le monde.


Un autre John, cette fois MacCain se distingue par une critique au moins aussi virulente adressée à Moscou. Plus encore, ce sénateur républicain est également connu pour ses menaces directes. Il avait, par exemple, promis à la Russie « le scénario libyen » et au président russe « le sort de Mouammar Kadhafi ». MacCain cherche ainsi à se faire une popularité douteuse, estime Andreï Sidorov, directeur de la chaire des organisations internationales et des processus politiques mondiaux.

Le sénateur MacCain fait partie de l’aile d’extrême-droite des néoconservateurs. C’est un ancien de la guerre du Vietnam qui avait été abattu au-dessus de Hanoï par un missile russe. C’est sans doute pour cela qu’il nourrir un ressentiment à l’égard de la Russie. D’un autre côté, comme c’est un piètre législateur, il entretient sa popularité en faisant de la rhétorique antirusse. Cette position lui permet d’attirer une partie de l’électorat républicain.

En même temps, la Russie se gardera bien d’introduire des sanctions économiques contre les États-Unis, a déclaré le président Poutine à la réunion du Conseil de Sécurité. Que Moscou ait pris une position plus modérée, témoigne de sa sagesse, poursuit Vilen Ivanov :

Si nous renonçons à la réponse symétrique, c’est aussi une manifestation de notre sagesse parce que dans la situation actuelle cela ne contribuerait pas à assainir la situation internationale. C’est sans doute aussi la preuve que nous considérons les sanctions comme un ultime recours. En même temps, nous refusons d’appliquer la loi du Talion, ce qui montre que nous ne prenons pas les sanctions actuelles très au sérieux.

Le président Obama a signé entre-temps le décret qui permet de manier les sanctions pour frapper les secteurs-clés de l’économie russe. Le porte-parole du MAE russe Alexandre Loukachévitch a dit en réponse que l’introduction des sanctions antirusse obligerait la Russie à prendre « des mesures adéquates » à chaque démarche inamicale. 


Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_03_22/Le-MAE-russe-renvoie-la-balle-aux-Etats-Unis-0758/

 

http://french.irib.ir/analyses/chroniques/item/318872-ukraine-quand-lavrov-renvoie-la-balle-aux-etats-unis.

 

Crimée : Paris, pris de panique !!
IRIB-Très remontée au début de la crise, la France semble réaliser les dangers qui pourraient menacer ses intérêts si la Russie coupait le gaz à l'Europe !

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a appelé Moscou et Kiev à engager un dialogue et la communauté internationale à apporter un soutien aux nouvelles autorités ukrainiennes, indique un communiqué diffusé samedi par le Quai d'Orsay. "Le dialogue politique doit s'engager entre l'Ukraine et la Russie, et la communauté internationale doit apporter son plein soutien au gouvernement de M. Iatseniouk dans la préparation des élections présidentielles du 25 mai, qui constituent une étape-clef vers la stabilisation et le redressement de l'Ukraine", lit-on dans le communiqué.Le chef de la diplomatie française a également souligné la nécessité de déployer immédiatement une mission d'observation de l'OSCE. La décision d'envoyer une telle mission en Ukraine a été adoptée vendredi par le Conseil permanent de l'OSCE. La mission comprendra 400 personnes et son mandat sera de six mois renouvelables.Les observateurs se rendront dans 10 villes ukrainiennes, dont Kiev.
http://french.irib.ir/info/international/item/318874-crim%C3%A9e-paris,-pris-de-panique
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CRIMÉE Les Russes bernés par l'Otan
Pour comprendre la politique de Vladimir Poutine en Crimée, il faut se rappeler que, depuis 1990, les Occidentaux ont plusieurs fois élargi l'Otan à l'est de l'Europe, trahissant leur parole donnée.
Dessin de Dario Dessin de Dario
La Russie se défend pour la première fois depuis sa défaite dans la guerre froide, pour la première fois depuis la réunification de l'Allemagne sous le parapluie de l'Otan, et pour la première fois après un quart de siècle de trahisons de la part de l'Occident.

Voilà déjà dix ans que l'Otan est implantée à la frontière russe, dans les Etats baltes. En séparant la Crimée de l'Ukraine, la Russie entend aujourd'hui empêcher que sa flotte de la mer Noire se retrouve bientôt en zone Otan. Sérieusement, comment s'en étonner ?

C'est bien autre chose qui avait été promis, juré la main sur le cœur en 1990. Le 9 février, James Baker, le secrétaire d'Etat américain [de George Bush], avait assuré au réformateur [de l'Union soviétique] Mikhaïl Gorbatchev dans la salle Catherine II, haut lieu historique du Kremlin, que l'alliance occidentale n'étendrait "pas d'un pouce" son influence vers l'Est si Moscou acceptait que l'Allemagne réunifiée entre dans l'Otan.

Le lendemain, 10 février, Hans-Dietrich Genscher, le ministre des Affaires étrangères allemand, refit cette promesse à Edouard Chevardnadze, son homologue russe, comme l'a confirmé par la suite une note confidentielle du gouvernement allemand : "Nous sommes conscients que l'appartenance d'une Allemagne unie à l'Otan soulève des questions complexes. Mais une chose est sûre pour nous : l'Otan ne s'étendra pas à l'Est." Gorbatchev se souvient lui aussi que l'Otan était convenu de "ne pas s'étendre d'un pouce en direction de l'Est." Il a seulement commis une grave erreur : il a fait confiance à l'Occident et n'a pas fait mettre par écrit cette parole donnée.

Une menace directe pour la Russie

Les Polonais, les Tchèques et les Hongrois ont donc adhéré à l'Otan en 1999, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et les trois Etats baltes en 2004. Quatre ans plus tard, lors du sommet de l'Otan de Bucarest, ça a failli être le tour de l'Ukraine mais l'idée en est restée au stade de projet – Angela Merkel avait changé d'avis au dernier moment et appuyé sur la pédale de frein. Vladimir Poutine, qui était arrivé le dernier jour du sommet à Bucarest, avait mis en garde : "L'apparition d'un puissant bloc militaire à nos frontières sera considérée en Russie comme une menace directe pour notre sécurité."

Il ne faut pas oublier cela si on veut être honnête, pondéré dans son jugement et apte à comprendre la peur russe d'être encerclé. Poutine agit de façon rationnelle – il répond à la politique de puissance de l'Occident par une politique de puissance. Pour Angela Merkel, Poutine vit dans un autre monde. C'est vrai : le monde d'un homme trahi.

Il faut faire abstraction de la propagande entonnée dans les deux camps pour comprendre. Le virage à l'Ouest de l'Ukraine est l'avant-dernier chapitre de l'instauration d'un nouvel ordre européen après la chute de l'Union soviétique. Le dernier chapitre s'écrira en Biélorussie.

Nuire à Poutine

En proposant à Kiev un accord d'association, l'Union européenne, a, dans sa bêtise stratégique, obligé l'Ukraine à choisir entre l'Ouest et la Russie - et l'a ainsi écartelée. Quand l'autocrate Ianoukovitch a fini par refuser de signer, il a été renversé et l'accord pour un changement de pouvoir à Kiev conclu avec la participation de la Russie n'a pas tenu vingt-quatre heures. La Russie s'est à nouveau sentie trahie, elle a jugé que l'Ukraine était perdue et a mis la main sur la Crimée, que Khroutchev avait offerte à l'Ukraine en 1954, à l'époque soviétique.

Depuis, Kiev met ouvertement le cap sur l'Otan. Le parti de Ioulia Timochenko, au pouvoir, a annoncé son intention d'adhérer à l'Alliance atlantique, et Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'Otan, déclare  vouloir "intensifier le partenariat avec l'Ukraine".

Les jeux sont faits, la question n'est plus que de savoir qui a l'air le plus défait. Et ce sont les Russes, car ils n'ont pas le sens de l'esthétique politique. Il est facile de les faire apparaître comme des brutes épaisses. Les Etats-Unis profitent de l'occasion pour se venger de la fuite à Moscou d'Edward Snowden et l'Otan, qui a bombardé la Serbie en violation du droit international et la Libye sur des bases juridiques douteuses, dénonce avec un pathos hypocrite l'occupation illégale de la Crimée.

Si l'Occident cherchait une solution juste, il aurait organisé un référendum sous contrôle international au lieu d'en laisser organiser un sous le contrôle des armes russes ; peut-être qu'une grande majorité se serait prononcée en faveur d'une plus grande autonomie au sein de l'Ukraine. Mais il ne s'agit pas ici du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Il s'agit d'instaurer un nouvel ordre à l'Est et de nuire à Poutine
http://www.courrierinternational.com/article/2014/03/20/les-russes-bernes-par-l-otan
Golan : Assad évacue-t-il ses missiles ?!!
IRIB- c'est le journal saoudien Al Watan qui le prétend : " Assad a transféré ses missiles de moyenne portée au Liban où ils sont entre les mains du Hezbollah et ce depuis les récentes évolutions sur les hauteurs du Golan. outre les missiles de moyenne portée, le Hezbollah a fait l'acquisition d'autres équipements ", poursuit le journal. "Les tensions au Golan" ont été provoquées après l'attaque contre une patrouille des militaires sionistes qui s'est soldée par la mort d'un officier israélien. le région sioniste a par la suite lancé ses avions à l'assaut des positions syriennes au Golan et menacé de reproduire ses frappes à l'avenir.
Les spécialistes évoquent de leur côté l'ouverture d'un nouveau front Syrie/Hezbollah contre Israël au Golan, ce dont craint le régile sioniste. Le chef d'état major sioniste dit avoir peur de ce que Assad s'implique directement dans toute confrontation future entre le Hezbollah et Israël .
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/318873-golan-assad-%C3%A9vacue-ses-missiles
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jeudi 20 mars 2014

Un article de 2008 évoquait déjà la stratégie du chaos qui serait appliquée en Ukraine par l'administration Obama



Cet article est une pièce compromettante de plus au puzzle qui évoque les ambitions de l'administration Obama d'intégrer l'Ukraine à l'Union Européenne, à l'OTAN et se servir de la Crimée comme une base militaire avancée. Ce qui est particulièrement intéressant est que cet article date du 26 Décembre 2008. De la même manière que Roland Dumas confiait l'année dernière qu'une intervention en Syrie était déjà évoquée par les anglais avant même que les premières événements sur place n'aient eu lieu, cet article révèle que cette intervention a également été voulue depuis bien longtemps. N'étant pas russophone, il s'agit d'une traduction perfectible. Les passages soulignés en particulier sont à préciser.  S'il y a des russophones...Fawkes

Dans le cadre du mandat du président américain Barack Obama en Crimée sera mis en œuvre un scénario de conflit armé. " C'est le scénario américain, et sous Obama la probabilité est beaucoup plus élevé que sous McCain, " - a déclaré lors d'une table ronde à Kiev , le politologue russe Andreï Okara, dit "New Region".

L'Expert explique: «  Quand il a été annoncé la liste de l'équipe Obama, il était clair qu'il s'agissait de gens dont l'engagement professionnel était voué à Wall Street. Ces personnes sont engagées dans une stratégie appelée " Stratégie du chaos contrôlé ."


Selon Okara , après le "chaos controlé" en Géorgie en premier lieu, devait venir l'Ukraine, à savoir - la Crimée. " C'est un point d'incendie, qui provoque des conflits mondiaux qui peuvent dégénèrer en une guerre mondiale, ce qui malheureusement, est l'un des scénarios, la mise en œuvre de qui, au moment du réel " - dit l'analyste .



Son collègue de l'Institut ukrainien de Russie Andrey Blinov est d'accord sur le fait que la Russie n'a pas intérêt dans un tel conflit . " Quand les gens parlent de la guerre de Crimée ou dans le hameau Saint-Michel, je crois que ce scénario est marginal . Une question participation économique plus active du capital russe est très probable . Mais cela dépend de quand la crise est terminée . Si en 2010 , tandis que la Russie sera beaucoup plus faible , " - dit l'expert .

Les Ambitions américaines envers la Crimée sont confirmés et signés récemment dans la Charte ukraino-américaine sur le partenariat stratégique. La Charte prévoit la reconnaissance inconditionnelle de la souveraineté de l'Ukraine et de son intégration dans l'OTAN, l'augmentation de la présence américaine en Crimée et d'autres formes de coopération. L'ambassadeur américain William Taylor à Kiev, cependant, a rassuré : «La Charte n'oblige pas l'une des deux parties à aider par des moyens militaires. " Et il a ajouté , si les limites ne sont pas respectées , " nous allons nous rencontrer et discuter de nos prochaines étapes . "


Dans la deuxième partie de l'étude consacrée à la défense et à la sécurité, a déclaré l'intérêt des deux pays à " une forte, indépendante , Ukraine démocratique " , dont l'intégration dans les structures européennes " est une priorité mutuelle . " Cette section rappelle que l'Ukraine va rejoindre l'OTAN. En attendant, " reconnaissant la menace mondiale à la stabilité dans le monde,  l'Ukraine et les Etats-Unis vont renforcer leur coopération en matière de défense et de sécurité, " - a déclaré l'ambassadeur . En outre, Taylor a mentionné des mesures concrètes pour améliorer le niveau de formation et des fournitures militaires pour les forces armées ukrainiennes .


La cinquième section est consacrée à l' élargissement des contacts et de la coopération dans le domaine de la culture des droits : l'Ukraine, de la façon suivante à partir du texte ( tel que présenté par Taylor ) " , se félicite de l' intention des États-Unis d'accroître sa présence diplomatique en Crimée. " Une présence formelle sur la péninsule est toujours en discussion ", mais il peut être une structure de certaines fonctions consulaires . "


Le document fait également référence à l'appui de Kiev contre Moscou pour retirer la flotte russe de la mer Noire en Crimée .


Le fait que la Crimée est le terrain le plus prometteur pour la déstabilisation au bénéfice des Américains et de Kiev, les observateurs disent que cela ne se produira pas les premier mois. Périodiquement apparaîtront dans les médias divers scénarios par lesquels les ukrainiens " démocrates " tenteront de faire sauter cette " poudrière " et adresser des revendications à la Russie. Les Penchants activistes pro-russes de la péninsule (comme tenter de récupérer la Crimée à la Russie par le tribunal ) en même temps sévèrement punis , mais pour compléter la victoire sur SBU «dissidents» , à en juger par les nombreux symptômes, très loin.


Les Provocations ciblant la Crimée "ne peuvent pas vraiment être évités, nous sommes convaincus. Les États-Unis se préparent à lancer une offensive à l'est ( visant, bien sûr, la Russie) , mais d'abord ils ont besoin de briser la Crimée, indique un ex-membre pro-russe du Parlement de Crimée, Verkhovna Rada adjoint de Leonid Gratch. Il est prévu pour l'année prochaine d'ouvrir un bureau de représentation des États-Unis à Simferopol.


De fait, l'Ukraine est l'objet de l'attention du nouveau président des États-Unis, ont indiqué précédemment les analystes. Obama veut contrebalancer l'influence de la Russie en Ukraine, a déclaré l'analyste politique Sergueï Taran : " Au départ, les Ukrainiens pourraient être négligés par les Etats-Unis, car Obama sera occupé par des problèmes internes aux Etats- Unis, mais les efforts à long terme des Etats-Unis feront que Barack Obama recherchera à étendre son autorité en Europe, et dans le long terme, la nouvelle administration américaine accordera une attention particulière à l'Ukraine , qui pourrait être un contrepoids à la Russie dans la région, et dans l'avenir - même contrebalancer la vieille Europe, la Pologne moderne est un exemple".


Ukraine restera pour les États-Unis une dissuasion pour la Russie, indique l'analyste politique ukrainien Andrei Yermolaev. Selon lui, l'Ukraine  a été et demeure l'objet instrumental qui est utilisé par la politique américaine dans une stratégie plutôt cynique.



La plupart des " visionnaire " déjà difficile à répéter pour le combat à venir Crimée : de l'opéra - qui s'est tenue récemment à Kiev de poste de commandement sur ​​les «actions volontaires unités sur le théâtre des opérations de Crimée après l'agression militaire russe . " Organisateurs réjouissances ( Comité de salut national , qui comprend la partie " Fraternité " et " Forces nouvelles " et l'association " Fraternité du Nord " ) font valoir que le conflit entre l'Ukraine et la Russie , qui se tiendra au plus tard en 2011 , la totalité de la charge de la résistance sera être sur les organismes bénévoles . Scénario Campagne état-major général des forces armées a déjà été élaboré , que les " rôlistes " .

Source:

http://www.utro.ru/articles/2008/12/26/789711.shtml

Traduction:

Fawkes News
http://fawkes-news.blogspot.fr/2014/03/un-article-de-2008-evoquait-deja-la.html#more
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Crimée, mémoires et passions

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Ukraine, le retour de la guerre froide?


Crimée, mémoires et passions



C'est ainsi qu'a été intitulée l'émission de la RTS du 4 mars dernier, Infrarouge, pour évoquer la crise ukrainienne.


A Moscou, lors d'une table ronde télévisée consacrée à la Crimée*, plutôt que d'aborder le sujet sur un plan purement politique sinon polémique, nous avons tenté de comprendre en quoi et pourquoi la situation en Crimée mobilisait tant de passions.


Certes, les relations entre les peuples et leurs diverses origines n'y sont pas pour rien mais ce qui lie la France -sinon l'Occident- à la Crimée?


Bien des aspects de leurs relations subsistent, plus discrets mais non moins réels pour autant.

Ils se rappellent au gré d'oeuvres littéraires, de lieux ou de monuments et illustrent en quoi les mémoires demeurent sensibles et impliquées.

 

http://french.ruvr.ru/2014_03_11/France-Crimee-une-histoi...

http://www.infrarouge.ch/ir/2075-ukraine-retour-guerre-fr...
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 02:29

 

 

 

Ce qui s'est réellement passé en Syrie,

je l'ai annoncé, en dernier ici :

Vers la guerre mondiale? Quelques tweets (Chantal Dupille) L'accaparement des terres

ou il y a quelques mois,
La guerre mondiale avortée. De la Syrie à l'Asie ? - L'accaparement des terres

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Syrie: La guerre balistique US/Russie
a bien eu lieu !!
Syrie: La guerre balistique US/Russie a eu bien lieu!!  

 

IRIB-Un diplomate bien informé vient de faire d'importantes révélations au suejt de la crise syrienne ,

informations propres à prouver la maitrise dont fait preuve la Russie dans le dossier syrien. " c'est cette maitrise politique et militaire dont font preuve les russes qui a poussé les Etats Unis de mettre de l'eau dans leur vin . les Etats Unis se sentent désemparés face à une Russie plus que jamais attachée au respect des principes ethiques, une Russie au calme et au sang froid sibérien dont les dirigeants voient juste et maitrisent les règles du jeu" selon AsSafir, " la guerre américaine contre la Syrie a commencé dès le tir de deux missiles balistiques en Méditerranée et elle s'est achevée au même moment. les deux missiles qu'Israël a fini par revendiqué puis que les radars russes les ont bien détectés.  

 

"Israël a prétendu avoir tiré ces deux missiles dans le cadre d'un exercice militaire commun avec les Etats Unis indépendemment de ce qui se passait en Syrie . or la réalité est toute autre chose : ces deux missiles ont été tirés par les Etats Unis depuis une base de l'Otan en Espagne. et les radars russes les ont détectés immédiatement et ce sont les systèmes de défense anti missile russes qui ont intercepté et détruit l'un d'entre eux en plein air et ont dévié l'autre de son trajectoire de façon à ce qu'il s'abime en mer" et AsSafir d'ajouter : "ldans le communiqué qu'il a publié, e ministère russe de la Défense a omis de mentionner deux choses : la base à partir de laquelle les missiles avaient été tirés et l'interception et la destruction de ces deux missiles . mais pourquoi? en effet aussitôt après le tir de ces missiles, les services du renseignement russe ont contacté leurs homologues US pour leur dire que "toute attaque contre Damas est comme si Moscou était pris pour cible ". le rensiegnement russe a également indiqué aux américains sa décision de supprimer dans son communiqué la partie qui précise " la destruction des missiles US" pour éviter que les tensions s'acroissent. "nous vous demandons de revoir leurs politiques et leur ligne de conduite à l'égard de la Syrie et soyez sûr vous ne pouvez pas empêcher notre présence en Méditerranée"  


Ce face à face non déclaré Moscou/Washington a ajouté à la confusion de l'administration Obama qui s'est aprçue du sérieux de Poutine dans le dossier syrien et de sa volonté d'aller jusqu'au bout . Obama a compris qu'il n'existe pas de voie de sortie autre que la proposition russe " " l'entrée en scène d'Israël s'est effectué en second lieu ; Aussitôt après l'attaque Israël a dit ne pas savoir qui en est à l'origine , ce qui était vrai mais les américains ont demandé à tel -Aviv de revendiquer le double tir de missile Anchor , ce qu'Israël a fait pour éviter à Washington une perte irréparable de crédit. bref Obama voulait se rendre à G20 en chef de guerre , il s' rendu en président désoeuvré et en quête d'un échapatoire!! " et AsSafir de poursuivre : " après ce face à face , Moscou a envoyé un nombre plus important de ses experts militaires en Syrie ainsi qu'un armada de navire . le plan russe a été élaboré en concertation avec le vice ministre iranien des AE, Amie Abdollahoyan et le ministre syrien des AE, Walid Moallem et les russes ont remis à l'après G20 la signature d'un accord destiné à éviter à Damas toute action armée en échange du contrôle de son arsenal chimique. la première et dernière guerre missilère US/Russie a eu pour l'effet le vote négatif du parlement britannique à la guerre , vote qui a fait émule puisque la chancelière allemande a elle aussi refusé le principe d'une guerre" 
 

 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/274573-syrie-la-guerre-balistique-us-russie-a-eu-bien-lieu

 

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altLes Navires de guerre russe sont entrés dans les eaux territoriales syriennes dans un mouvement agressif conçu pour empêcher toute attaque dirigée par l’OTAN sur le pays sous le couvert d’une «intervention humanitaire».Les « Navires de guerre russes sont arrivé dans les eaux territoriales syriennes, a annoncé une agence de nouvelles syriennes, jeudi, indiquant que le mouvement a représenté un message clair à l’Occident, que Moscou résistera à toute intervention étrangère dans les troubles civils qui secouent le pays », rapporte …/…

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 02:19

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Le « bouclier » pour la nouvelle guerre froide

           
boucliers missiles USA

Visite éclair du vice-président Joe Biden en Pologne et en Estonie, pour assurer que, face à l’ « incursion militaire russe effrontée» en Ukraine –pays décidé à construire « un gouvernement au service du peuple » (garanti par les néonazis arrivés au pouvoir par le coup d’Etat du nouveau Gladio)- les Etats-Unis réaffirment leur inébranlable engagement  à se conformer à l’article 5 du Traité nord-atlantique pour la « défense collective ». Comme l’Ukraine est aujourd’hui de fait mais non officiellement membre de l’OTAN, il y a toujours le « non-article 5 », qui engage les pays membres à « mener des opérations de riposte aux crises non prévues par l’article 5 ». Lancé avec la contribution du gouvernement D’Alema pendant la guerre OTAN contre la Yougoslavie en 1999, et appliqué aussi aux guerres en Afghanistan, Libye et Syrie.

Pour que « l’OTAN émerge de cette crise plus forte que jamais, les Etats-Unis réaffirment leur engagement pour la « défense missilistique » de l’Europe. En corrélant la « défense missilistique » à la crise ukrainienne, Joe Biden découvre cependant son jeu. A Washington on avait toujours assuré que le « bouclier » étasunien en Europe n’est pas dirigé contre la Russie, mais contre la menace des missiles iraniens. A Moscou on l’a toujours considéré, par contre, comme une tentative de prendre un avantage stratégique décisif sur la Russie : les USA pourraient tenir celle-ci sous la menace d’un first strike nucléaire, en se fiant à la capacité du « bouclier » de neutraliser les effets de représailles. Le nouveau plan lancé par le président Obama prévoit, par rapport au précédent, un nombre plus important de missiles adossés au territoire russe. Comme ce sont les Etats-Unis qui les contrôlent, personne ne peut savoir si ce sont des intercepteurs ou des missiles nucléaires.

Ayant refusé la proposition de cogérer avec la Russie le radar de Qabala en Azerbaïdjan, les Etats-Unis ont commencé à construire en Pologne le site où seront installés 24 missiles SM-3 du système Aegis. De plus le gouvernement polonais s’est engagé à dépenser plus de 30 milliards d’euros pour réaliser (avec des technologies étasuniennes) son propre « bouclier » à intégrer à celui des USA/OTAN. Et Joe Biden fait les louanges de la Pologne pour avoir pris à son compte «une partie de la charge financière, chose que tous les alliés devraient faire » (l’Italie est avertie). Un autre site de 24 missiles SM-3, en construction dans la base aérienne de Deveselu en Roumanie, deviendra opérationnel en 2015 et sera géré par 500 militaires étasuniens. Ces installations missilistiques sont intégrées par un radar superpuissant installé en Turquie et par des radars mobiles qui peuvent être rapidement déployés en « position avancée ».

Le « bouclier » comprend aussi le déploiement en Méditerranée de navires de guerre dotés de radars Aegis et de missiles SM-3. Le premier, le torpilleur lance-missiles USS Donald Cook, est arrivé début février dans la base navale de Rota en Espagne, où vont être transférés 1200 marins et 1600 personnes de leurs familles. Il sera suivi par trois autres unités (USS Ross, USS Porter et USS Carney). Il est probable que leur nombre sera augmenté, puisque l’US Navy a déjà environ 30 navires de ce type. Ils patrouilleront continuellement en Méditerranée, prêts à tout moment à entrer en action, en menant en même temps –informe l’OTAN- « toute la gamme d’opérations de sécurité maritime et de manœuvres bilatérales et multilatérales avec les marines alliées ». La marine espagnole dispose déjà de fait de quatre frégates dotées du système intégré de combat Aegis, qui les rend inter-opérationnelles avec les navires étasuniens. La même chose devra être faite avec les frégates Fremm de la marine militaire italienne. Un rôle d’importance croissante dans le « bouclier » sera joué par les commandements et par les bases USA/OTAN en Italie : à Naples, où sont les quartiers généraux des forces navales étasuniennes et alliées, en Sicile où se trouvent la base aéronavale de Sigonella (qui assistera les unités Aegis en méditerranée) et le Muos de Niscemi pour les communications satellitaires à haute fréquence. Toutes les unités navales Aegis en Méditerranée, informe encore l’OTAN, seront « sous commandement et contrôle USA ». Ceci signifie que la décision de lancer les missiles intercepteurs, ou présumés tels, sera de la compétence exclusive du Pentagone.

Les USA, tandis qu’ils préparent le « bouclier », affûtent leur épée. Pour la crise ukrainienne, ils ont déployé 12 autres chasseurs-bombardiers F-16 en Pologne et 10 F-15 en Estonie, Lettonie et Lituanie. Ils pourront sous peu transporter les nouvelles bombes nucléaires B61-12 stockées en Europe (Italie comprise), utilisables comme bombes anti-bunker. Moscou est en train de prendre des contre-mesures, mais Washington encaisse un premier résultat : la tension plus forte en Europe permet aux USA d’accroître leur influence à l’égard des alliés européens.

Grâce à l’article 5 ou au non-article 5.

 

Edition de jeudi 20 mars 2014 de il manifesto

http://ilmanifesto.it/scudo-ora-gli-usa-rilanciano/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio*

 

 

 

Sur L'Iran,

Pourquoi l'Iran est-il la bête noire d'Israël ? (vidéo)

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 21:22

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Poutine : l’ancienne politique de l’endiguement de la Russie est encore à l’œuvre aujourd’hui
La rédaction
jeudi 20 mars 2014
http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/article/poutine-l-ancienne-politique-de-l-endiguement-de.html#.Uys0gcu3WPk.twitter

Dans l’actuelle crise autour de l’Ukraine, la grande majorité des citoyens occidentaux ignore les véritables enjeux géopolitiques de l’Eurasie. Par conséquent, ils n’imaginent pas que les ambitions des intérêts financiers de Wall Street et de la City puissent déboucher sur un conflit mondial. Ce n’est pas le cas de Vladimir Poutine.

Dans son discours prononcé le 18 mars devant les élus des deux chambres du Parlement russe (Douma et Conseil de la fédération), ainsi que les présidents des régions et des représentants de la société civile, le Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine a expliqué que les actions occidentales depuis la Révolution orange de 2004 en Ukraine ne visent pas à défendre l’intérêt des Ukrainiens, mais à détruire la Russie en tant que puissance indépendante :

Nous comprenons que ces actions ont visé l’Ukraine, la Russie et l’intégration eurasienne. Pendant tout ce temps, la Russie s’est efforcée de dialoguer avec nos collègues en Occident. Nous proposons constamment de coopérer sur des questions clé ; nous souhaitons renforcer notre niveau de confiance et faire en sorte que nos relations soient sur un pied d’égalité, ouvertes et équitables. Mais nous n’avons vu aucune action réciproque.

Bien au contraire, ils nous ont menti à plusieurs occasions, pris des décisions dans notre dos, nous ont placés devant un fait accompli. C’est ce qui est arrivé avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est, ainsi qu’avec le déploiement d’une infrastructure militaire [dont le bouclier antimissile de George W. Bush et de Barack Obama, ndlr] à nos frontières. C’est ce qui est arrivé avec les blocages constants dans les négociations sur les questions liées aux visas, les promesses de concurrence non-faussée et d’accès libre aux marchés globaux.

Aujourd’hui on nous menace de sanctions, mais nous avons déjà été soumis à de multiples limitations, dont certaines sont d’une grande importance pour nous, notre économie et notre pays. (…)

En résumé, nous avons toutes les raisons de croire que la célèbre politique de l’endiguement, conduite au XVIIIe, XIXe, et XXe siècles, est encore à l’œuvre aujourd’hui. Ils cherchent constamment à nous pousser dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons et parce que nous appelons les choses par leur nom et ne nous faisons pas dans l’hypocrisie. (…)

Aujourd’hui, il est impératif de mettre fin à l’hystérie, de réfuter la rhétorique de la guerre froide et d’accepter une réalité évidente : la Russie est un participant indépendant et actif dans les affaires internationales ; comme d’autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux, qui doivent être pris en compte et respectés.

Sur la question de la Crimée en tant que telle, Poutine a rappelé qu’il était nécessaire de prendre en compte le contexte historique et politique dans son ensemble. Il a expliqué que si Khrouchtchev avait décidé pour ses propres raisons en 1954 de céder la Crimée à l’Ukraine, les habitants de la péninsule n’ont jamais été consultés. Au lendemain de la chute du mur, la décision de Khrouchtchev n’a pas été remise en cause, afin de ne pas embrouiller davantage les relations avec l’Ukraine. Mais étant donné l’hostilité indéniable exprimée par l’actuel gouvernement bandériste à l’égard de la Russie et surtout des Criméens, ces derniers ont maintenant le droit à l’auto-détermination.

Sur la légalité internationale ou non du référendum de dimanche dernier dans la péninsule, Poutine a expliqué que le peuple criméen s’est explicitement référé à la Charte des Nations unies, sur le droit à l’autodétermination des peuples, selon les mêmes critères que ceux évoqués par l’Ukraine lorsqu’elle a fait sécession avec l’Union soviétique.

 

Dans le cas du Kosovo, a-t-il rappelé, un jugement du 22 juillet 2010 de la Cour internationale de l’ONU avait statué qu’ « aucune prohibition générale peut être tirée de la pratique du Conseil de sécurité concernant les déclarations d’indépendance » et que le « droit international ne contient aucune prohibition sur les déclarations d’indépendance ». Les Etats-Unis, a-t-il ajouté, avaient eux-mêmes soumis le 17 avril 2009 un argumentaire à la Cour à ce sujet, où ils affirmaient que « les déclarations d’indépendance peuvent – et elle le font souvent –, enfreindre le droit domestique. Cependant, ceci ne fait pas d’elles des violations du droit international. »

Ajoutons que la Présidente argentine Cristina Kirchner a dénoncé la même règle du « deux poids, deux mesures » lors d’une conférence de presse hier à Paris, aux côtés du Président français François Hollande. Kirchner a rappelé que les Britanniques ont défendu le résultat du référendum de 2013 aux îles Malouines, par lequel 98 % des habitants ont souhaité rester rattachés au Royaume-uni, bien que l’archipel soit situé à 14 000 km de celui-ci. Aujourd’hui, ce droit à l’auto-détermination est refusé aux Criméens. Rappelons que l’administration Obama a maintenu dans le cadre de cette consultation aux îles Malouines une position de neutralité, afin de ne pas froisser son allié britannique ni s’aliéner les pays d’Amérique latine, favorables au rattachement des Malouines à l’Argentine.

L’absence d’une telle neutralité dans la crise ukrainienne montre bien que l’administration Obama poursuit, de même que l’oligarchie transatlantique qui le contrôle, une politique d’affrontement à l’égard de la Russie.

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