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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 05:44

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De Mégara à Wall Street

octobre 3rd, 2010

  
  
Les plus connues se nomment Xe (anciennement Blackwater), DynCorp International ou MPRI. Dirigées le plus souvent par d’anciens militaires, elles réalisent chaque année un chiffre d’affaires de 200 milliards de dollars, soit environ 145 milliards d’euros (à peu près 4 fois le budget de la Défense en France) : ce sont les sociétés militaires privées, les multinationales des mercenaires du XXIe siècle.
  
La profession est bien sûr fort ancienne, l’emploi de mercenaires ne datant pas d’aujourd’hui : il suffit de relire Salammbô pour constater que leur « usage » constituait la manière « normale » de faire la guerre jusqu’à la naissance des États-nations, aux XVIIIe et XIXe siècles. À ce moment-là, les citoyens deviennent soldats, pour le meilleur comme à Valmy… ou pour le pire quand on songe à la boucherie que fût la guerre de 1914-1918.
  
  
Des barbouzes…
  
Les États ont toujours détesté se « salir les mains » dans des « actions extérieures » où ils ne souhaitent pas se trouver « piégés » ou officiellement engagés. D’où le recours, surtout durant la guerre froide, à quelques troupes de mercenaires dirigées par leurs services secrets pour réaliser un coup d’État ou « orienter » la destinée de plusieurs pays, notamment en Amérique latine ou en Afrique.
  
Pour être détestables et condamnables, ces procédés n’en restaient pas moins limités en « volume » : de la tentative ratée de renverser Fidel Castro aux barouds d’un Bob Denard aux Comores en passant par le coup d’État contre Allende au Chili, on oscillait constamment entre les méthodes de barbouzes et celles des pieds nickelés.
  
  
… à la guerre as a business
  
Cette époque d’« amateurs » est désormais révolue. L’abandon de la conscription et la professionnalisation des armées d’une part, l’immixtion des méthodes de gestion du privé (variabilisation des coûts, recherche d’un retour sur investissement le plus élevé possible…) dans la sphère publique d’autre part, sans oublier le lobbying forcené du secteur militaro-industriel, ont complètement changé la donne : place à la privatisation, à la sous-traitance, à un nouveau business model de la guerre.

Le véritable « décollage » de ces armées privées date de la guerre en Irak et de la volonté du couple Bush-Cheney de donner des gages (et des bénéfices !) à ce qu’Eisenhower appelait déjà, en 1961, le « complexe militaro-industriel ». Dans son dernier discours, il y a près de 40 ans, il soulignait que « nous devons nous prémunir contre l’influence illégitime que le complexe militaro-industriel tente d’acquérir, ouvertement ou de manière cachée. La possibilité existe, et elle persistera, que cette influence connaisse un accroissement injustifié, dans des proportions désastreuses et échappant au contrôle des citoyens… Seuls des citoyens avisés et informés peuvent être conscients de la toile d’influence tissée par la gigantesque machinerie militaro-industrielle… »
  
Vision prophétique de la part d’un Président républicain, qui se révèle aujourd’hui parfaitement exacte : les États-Unis et le Royaume-Uni ont tracé la voie d’un « accroissement injustifié » de l’influence du complexe militaro-industriel en « externalisant » la guerre pour le plus grand profit de ce même complexe. Pour faire passer la pilule au bon peuple, un argument-massue : les décès des mercenaires n’apparaissent pas dans les pertes officielles des armées nationales… Un moyen supplémentaire pour dissimuler la réalité et l’impact des conflits auprès des citoyens.
  
  
Les effets pervers
  
Citons-en deux, particulièrement dangereux et délétères :

• en sous-traitant des actions et tâches de plus en nombreuses à des sociétés de mercenaires, les États ont mis le doigt dans un engrenage fatal : ces sociétés détiennent autant – sinon plus – de renseignements et de savoir-faire que les États et peuvent désormais proposer des « solutions complètes » : recherche de renseignements, scénarios stratégiques puis mise en œuvre du scénario retenu, incluant logistique, présence sur le terrain…
  
En résumé, on peut aujourd’hui acheter la guerre « clés en mains », à condition d’avoir les moyens de se la payer. Dans ce contexte, les multinationales de mercenaires, acteurs « en pointe » du complexe militaro-industriel, ont les moyens d’influer très fortement sur les décisions des États et des organisations de défense internationales (OTAN notamment), participant ainsi à un mouvement général qui renforce le pouvoir des TGE (très grandes entreprises) au détriment des États (voir en ce sens Le monde selon Picsou et Sic transit).
  
La décision de Sarkozy de réintégrer la France dans le commandement intégré de l’OTAN (voir OTAN : tout ce qu’on vous cache) permet donc, indirectement, aux sociétés de mercenaires de « placer leurs pions » pour que, le moment venu, la France suive à son tour « l’exemple » anglo-saxon.

• second effet pervers : l’intérêt des multinationales de mercenaires est de multiplier les conflits et les tensions, quitte à les susciter, non de les résoudre. Quand la guerre est un business, la paix est une ennemie. Toute la stratégie des MPRI et autres Xe consiste donc à prolonger les conflits, à les aggraver si nécessaire et si possible, afin d’augmenter leurs profits.


Le retour du mercenariat sur une grande échelle est donc un élément de plus qui caractérise l’entrée de notre société dans un « nouveau Moyen Âge », abordée dans plusieurs billets. La force armée étant liée au pouvoir financier par une courroie de transmission de plus en plus directe, les multinationales de mercenaires sont un outil de plus dans la « panoplie » des moyens d’action des TGE pour faire évoluer les relations internationales dans une direction conforme à leurs intérêts financiers.

 

Quant aux affaires intérieures, on peut craindre qu’une solution semblable – celle de la mise en place de milices et polices privées – ne soit retenue par ces mêmes TGE pour tenir en laisse les citoyens.
  
  
Lundi
© La Lettre du Lundi 2010 


 

http://lalettredulundi.fr/2010/10/03/de-megara-a-wall-street/

 

 

 

Voir mon post ici,

 

 

 

 

 

Une société de mercenaires sans foi ni loi

 

(..) Face aux malheureux sans travail et ne pouvant assumer les charges de leur foyer, face aux jeunes privés d'avenir, face aux familles disloquées, il y aura une armée de mercenaires, une police et une gendarmerie privées.

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive/2010/08/18/une-societe-de-mercenaires-sans-foi-ni-loi.html 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 12:39
Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 22:55

« Tendances » n° 15
Les Etats-Unies renouent avec l’Iran

Obama veut des négociations bilatérales avec l’Iran / Hariri fabrique et manipule les faux témoins / Le juge Antonio Cassese conseillait les Moujahidines du Peuple / La révolte ne s’essouffle pas en Tunisie / Al-Jazira publie 1 700 documents confidentiels israélo-palestiniens / La Turquie rejette le rapport israélien sur la Flottille de la liberté / Michèle Alliot-Marie bousculée par des Palestiniens.

sur Voltairenet.org (Thierry Meyssan)

 

La tendance générale

Obama veut des négociations bilatérales avec l’Iran

Les informations au sujet des négociations d’Istanbul, entre l’Iran et les grandes puissances (le groupe 5+1), indiquent que le diplomate états-unien William Burns a tenté, dès le début des pourparlers, d’entrer en contact direct avec le négociateur iranien Saïd Jalili. Le souhait, exprimé par la cheffe de la diplomatie européenne, Katherine Ashton, que Téhéran accepte des discussions bilatérales avec les Etats-Unis, confirment ces faits.

Les négociations, souhaitées par Washington, ne concernent pas uniquement le dossier du nucléaire iranien. En effet, il est désormais clair que l’accord d’échange du combustible nucléaire, s’il a lieu, sera exécuté en Turquie conformément aux termes de l’accord turco-irano-brésilien, conclu il y a plusieurs mois à Téhéran et rejeté par les Etats-Unis. De plus, comme le confirment les indiscrétions de WikiLeaks, les capitales occidentales sont conscientes du stade avancé atteint par la technologie iranienne qui sera capable, dans les mois à venir, d’enrichir de l’uranium pour se fournir en combustible nucléaire dans des quantités suffisantes sans avoir besoin de s’en procurer ailleurs, afin de l’utiliser dans des domaines pacifiques, scientifiques et civils, conformément aux valeurs religieuses statuées par le Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamanéi. Enfin, les Etats-Unis et leurs alliés européens sont convaincus du prix exorbitant de toute aventure militaire contre l’Iran, qui, de surcroit, ne garantirait pas le démantèlement du programme nucléaire iranien.

A travers les négociations bilatérales avec l’Iran, les Etats-Unis espèrent réaliser quatre objectifs

 

suite ici :

 

Liban, Iran, Etats-Unis.. Obama change de politique, renoue avec l'Iran

 

Pas de guerre USA-Iran donc.

MAIS indirectement,

voici en même temps les raisons

des révolutions orange Tunisie et autres,

à voir absolument pour comprendre :

 

 

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xgnwkd_1-2-webster-tarpley-le-wikiputsch-tunisien-s-t_news#from=embed&start=6

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 07:46

 

Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /2010 06:16

 La stratégie du déclin
 
Tribune libre de Jean-Marc Desanti
 

On connaît la maxime d’Arréat : « On ne se lasse pas de changer les institutions, ne pouvant changer les hommes. » Vision philosophique assez désespérée de la nature humaine certes, mais aussi d’une lecture plus prosaïque concernant la pratique politicienne. On aurait donc voulu, devant l’agonie de  notre nation que deux ou trois choses puissent changer, en profondeur. Mais que constatons-nous ?

 

 

Le Président est toujours président, le Premier Ministre reste, la ministre de l’économie, le ministre du budget aussi, le ministre de la Culture et de la Communication, le ministre de l’éducation nationale… et le ministre de l’intérieur. Dans toute société totalitaire ce sont là les postes clés du commandement, de la propagande et des décisions. On ne touche pas aux structures mises en place par les Case Officer ( officiers traitants ) du mondialisme. Mais peut-on objecter Juppé à la Défense et Alliot-Marie aux Affaires étrangères ?

Des chiraquiens ! C’est-à-dire des impuissants, ils sont les marqueurs de la politique de patronage : Nous nous rappelons des grands chantiers de Chirac ( cancer et violence routière ), Sarkozy marquera son siècle par son action sur la « dépendance ». Sans doute que faute de créer une politique familiale d’envergure, il est préférable de transformer la France en gigantesque maison de retraite où les vieux gaulois se feront changer leurs couches par de jeunes exploités, venus d’ailleurs, acceptant de misérables salaires.

Juppé, avec sa tête de croque-mort, succédant à un type ahuri à l’élocution incertaine conviendra mieux pour disserter sur les turpitudes de l’action militaire aux services d’intérêts financiers transnationaux.

Il nous expliquera, à n’en pas douter, le pourquoi des buts de guerre : Le commerce mondial américain perturbé par le manque de débouché, provoque partout le chômage, les troubles sociaux, les faillites monétaires.  Les capitaux vagabonds en sont réduits à chercher, de place en place, à travers le monde, un abri toujours provisoire et en fin de compte, comme à leurs malsaines habitudes, les armements leur apparaissent comme le seul moyen de suppléer aux commandes civiles défaillantes. Si bien que leurs guerres ne sont qu’un expédient nécessaire et une diversion destinée à masquer la faillite.

Le « gaulliste » Juppé nous dira ce que la Chine, qui possède à elle seule la plus grande réserve de dollars et d’actifs US, comptera faire des 790 milliards en bons du Trésor américain qu’elle possède. En d’autres termes, quand la Chine pourra-t-elle ruiner les USA si ça lui chante ?

Le « gaulliste » Juppé nous expliquera combien de temps les américains vont occuper le Moyen-Orient pour encercler la Chine et contrôler les sources de matières premières nécessaires à Pékin pour continuer leur croissance spectaculaire ( le PIB a été multiplié par 9 à prix constants, le revenu réel des ménages a quintuplé, le commerce extérieur a été multiplié par 10).

La guerre dévoile toujours ses symptômes avant de se déclarer… Les USA savent que d’ici 20 à 30 ans, la Chine et l’Inde vont prendre le dessus économiquement. La Chine est l’alliée de la Corée du nord (qui possède la bombe atomique), de la Russie, qui elle même est l’alliée de l’Iran, qui lui aussi cherchera, tôt ou tard, à produire la « bombe ».

Le « gaulliste » Juppé nous dévoilera donc que nos soldats meurent pour la masse des capitalistes imprudents qui ont placé leurs fonds en valeurs américaines et qui savent qu’une défaite US entraînerait la chute de tous leurs « avoirs » et l’effondrement de leurs fortunes.

Le « gaulliste » Juppé nous révèlera, alors, pourquoi nous soutenons les gouvernements corrompus d’Irak et d’Afghanistan. Pourquoi nous sommes dans la même position que les Émigrés de l’ Ancien Régime combattant dans l’Armée des Princes contre leur propre pays. Avec cette différence toutefois que les premiers avaient laissé leurs biens en France, où la Révolution ne manqua pas de les confisquer.

Mais c’est affaire de Président dira-t-on. Juppé n’est là que pour préparer la réélection de Nicolas.

Et Nicolas … Il dodeline, fait dans l’humilité, parle de Carla qui est si intelligente …

Parfois, trop rapidement, il fait allusion au G20 où il évoquera la réforme du système monétaire dès ce mercredi avec Dominique Strauss-Kahn.

DSK -Sarko quel théâtre ! Des comédiens complices nous jouent leur pièce et le pays est si bon public …. Mais peut-on lui reprocher d’ignorer ce qui se trame dans les coulisses et de se contenter d’une fiction lourde de menaces voilées ?

« Que les apparences soient belles car on ne juge que par elles. » disait avec ironie et cruauté Bussy-Rabutin. Il parlait de la cour du roi Louis XIV. Il fut embastillé. Aujourd’hui, au sommet de l’état où règnent des Gauleiter, on se contente de minauder, de jouer à la marelle des ego et aux chaises musicales.

La répression contre le peuple ? Jusqu’ ici tout va bien : les syndicats se sont montrés responsables. Et puis pour les faux opposants, les faux révolutionnaires, bref les vrais traîtres, il y a toujours le divan rouge du consensuel Michel Drucker.

Jusqu’ ici tout va bien… Mais l’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.

 

Jean-Marc DESANTI

 

http://www.mecanopolis.org/?p=20648

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 07:10
Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /2010 05:50

Les tirs d’artillerie des Nord-Coréens sur leurs voisins du Sud ce mercredi 23 novembre semblent être l’incident militaire le plus grave de ces dernières années dans cette région. Le monde entier retient son souffle de crainte d’une grave dégringolade militaire qui pourrait faire tache d’huile. En Israël et dans les pays arabes du Moyen-Orient plus particulièrement, on est à l’affut des réactions occidentales à cette crise qui sous beaucoup d’aspects pourrait être la répétition générale d’une confrontation entre l’Etat d’Israël qui est l’allié de la Corée du Sud, et les alliés de la Corée du Nord que sont l’Iran et la Syrie.

Le Premier ministre japonais, M. Naoto Kan, a téléphoné mercredi 23 novembre au Président des Etats-Unis. Il a pressé ce dernier à ce que les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon ripostent militairement à l’agression nord-coréenne sur l’île sud-coréenne de Yeongpeyong. De même, le Premier ministre du Japon a demandé la réunion d’une session extraordinaire d’urgence du Conseil de sécurité. M. Naoto Kan a également téléphoné au président de la Corée du Sud, M. Lee Myung-bak pour lui soumettre la même requête.


Au même moment, la 7ème Flotte américaine dont le Quartier Général se trouve dans l’île japonaise de Yokosuka, a été mise en état d’alerte maximale. D’autres forces de la Marine américaine ont été mises en état d’alerte, notamment le porte-avions USS George Washington escorté par d’autres bâtiments de guerre dans la Mer Jaune. Ces navires de l’US Navy couvrent et participent au  grand exercice conjoint des Sud-Coréens et des Américains qui a débuté mardi 22 novembre. 70 000 militaires sud-coréens participent à cette manœuvre. D’autre part, 28 000 militaires américains ainsi que leurs forces aériennes et maritimes déployés en Corée du Sud ont été mis en état d’alerte.


De son côté Pyongyang perçoit cet exercice conjoint américano sud-coréen comme une menace directe à son encontre.


Le Premier ministre du Japon, Naoto Kan, a confié à ses proches qu’il est inconcevable que durant les huit derniers mois, la Corée du Nord a perpétué deux agressions sur la Corée du Sud sans qu’il n’y ait aucune riposte. Le 26 mars 2010, une torpille nord-coréenne a fait couler une corvette sud-coréenne, le Cheonan. Quarante-six marins sud-coréen ont alors été tués.


Si le Président Obama décide ne pas agréer à la requête du Premier ministre japonais alors que des forces américaines considérables sont proches de l’île sud-coréenne attaquée, cela signifie que Washington préfère esquiver une confrontation militaire, même limitée, avec Pyongyang. Par conséquent, les promesses d’Obama de déployer un bouclier militaire sur la Corée du Sud et sur le Japon en cas d’agression nord-coréenne, ne seraient d’aucune valeur si tel était le cas.


Une telle décision du Président Obama aura des conséquences directes sur l’amplitude de la détermination et de la menace militaire que Washington serait prêt à exercer sur la République islamique iranienne. Si le leadership iranien constate que le Président Obama n’exploite pas son potentiel militaire face à Pyongyang, il en tirera les conclusions quant à la détermination américaine d’intervenir dans le Golfe persique et au Moyen-Orient.


La tension militaire a monté ces derniers jours entre les deux Corées lorsque des sources américaines ont dévoilé des informations sur une nouvelle installation nord-coréenne d’enrichissement d’uranium et sur les craintes de voir Pyongyang renouveler sa production d’armement nucléaire.


Alors que le Premier ministre israélien est pris sous le rouleau compresseur des pressions de Washington au sujet de la construction à Jérusalem et en Judée-Samarie, les hésitations d’Obama n’échappent aucunement. D’autant que l’axe du mal passant par Pyongyang est en ligne directe avec Damas et Téhéran, et d’autre part, il y a par conséquent alliance stratégique de facto  entre Jérusalem et Séoul. Le Premier ministre Netanyahou a déclaré que le monde fait l’objet de menaces de la part de pays irresponsables et que ce n’est qu’une question de temps jusqu’à ce que l’agressivité de la Corée du Nord ne se concrétise. Ces propos du Premier ministre israélien ont été prononcés lors de sa visite à IAI (Industrie Aéronautique d’Israël)

 

http://www.juif.org/go-news-141170.php

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 09:21
 
L'Iran n'a jamais attaqué persnne, et n'attaquera pas.  Et il n'est pas fou ! Tout le reste est mensonge. L'armement dissuasif est une nécessité pour lui, dans un environnement aussi hostile. Eva R-sistons.
(...) a- Une attaque israélienne sur les sites nucléaires.

Un Iran nucléaire ne constituerait pas a priori une menace grave pour l’Europe ou pour les Etats-Unis.

La question, en revanche, se pose pour Israël. Compte tenu de l’exiguïté de son territoire, une seule arme nucléaire mettrait en péril l’avenir de l’Etat juif. On peut comprendre que ses dirigeants refusent de prendre le moindre risque et estiment que la destruction préventive des capacités nucléaires militaires iraniennes s’impose, comme ce fut le cas pour les capacités irakiennes en 1982 et syriennes en 2007.

Les déclarations des leaders iraniens n’ont pu que renforcer la perception de cette menace. L’ayatollah Khomeiny aurait déclaré en 1980 : « Nous ne vénérons pas l’Iran, nous vénérons Allah. Le patriotisme est le masque du paganisme. Je vous le dis : ce pays peut brûler. Je vous le dis : ce pays peut bien partir en fumée, du moment que l’Islam en ressort triomphant dans le reste du monde »46(*). Il a fallu 500.000 morts iraniens avant que Khomeiny se décide à stopper la guerre avec l’Irak, qui aurait pu être arrêtée beaucoup plus tôt. L’ayatollah Khamenei a fait son éducation religieuse au séminaire de Mashad où on développe une interprétation ésotérique des textes sacrés et où l’on considère que la raison et la foi sont incompatibles. Le président Ahmadinejad a été influencé par le messianisme de l’ayatollah Mohammed Taqi Mezbah Yazdi. Même le discours des dirigeants iraniens réputés pragmatiques suscite des interrogations. La formule de Hashemi Rafsandjani, selon laquelle « l’emploi d’une seule arme nucléaire contre Israël détruirait tout sur cette terre (d’Israël), mais ne causerait que des dommages limités au monde musulman »47(*) incite à la méfiance.

A rebours, de nombreux spécialistes de l’Iran estiment que ses dirigeants, quelles qu’aient été leurs déclarations, sont prudents et nullement des va-t-en guerre. Il n’en res

te pas moins que l’accession de l’Iran à un armement nucléaire n’irait probablement pas dans le sens de la stabilité.

Dans ce contexte, une attaque des forces armées israéliennes n’est pas invraisemblable. En ont-elles, seules, les moyens ou doivent-elles bénéficier du concours des forces américaines ?

Une récente étude du CSIS, think tank américain réputé, apporte à ce sujet un intéressant éclairage que vos rapporteurs ont confronté à leurs propres investigations48(*).

Une réponse nuancée s’impose. Il est probable que, même si elles ne disposent pas des armes permettant de détruire à coup sûr des sites profondément enterrés, tels que Natanz49(*), les forces aériennes israéliennes sont en mesure, seules, mais au prix, sans doute, de pertes significatives, de détruire Natanz, ou d’endommager sérieusement deux ou trois sites tels que Natanz, Arak et Isfahan.

En revanche, il est presque certain qu’Israël ne dispose pas des moyens de détruire, en un seul raid, l’ensemble des sites concourant au programme nucléaire iranien dont le nombre est trop important, et la protection trop bien assurée.

Une telle attaque retarderait donc le programme iranien de plusieurs années, mais ne le stopperait pas. D’autant que s’il s’agit bien d’un programme militaire, il est probable qu’un ou des sites cachés existent. Dans tous les cas, le savoir-faire technologique des ingénieurs iraniens ne pourrait pas être détruit.

 

Les représailles que Téhéran pourrait déclencher sont nombreuses et pénalisantes : blocage du détroit d’Ormuz, attaque contre certains Etats du Golfe, offensives du Hezbollah et du Hamas, tirs iraniens de missiles balistiques à charge conventionnelle contre le territoire d’Israël, etc. Toutefois l’Iran pourrait être tenté de limiter ses représailles pour ne pas donner aux Etats-Unis des raisons d’intervenir.

Une attaque israélienne provoquerait probablement la sortie de l’Iran du traité de non-prolifération. Celui-ci a pour objet de convaincre les pays de renoncer à l’arme nucléaire, en leur facilitant l’accès au nucléaire civil. Mais il est vrai que son intérêt a été sérieusement mis en doute depuis que l’Inde, le Pakistan et Israël ont montré qu’en n’adhérant pas au traité, ces pays ont pu se doter de l’arme nucléaire en échappant à tout contrôle de l’AIEA.

b- La prolifération nucléaire au Moyen-Orient et la fin du TNP.

L’acquisition par l’Iran de l’arme nucléaire déclencherait presque certainement la nucléarisation de la région. L’Arabie saoudite, l’Egypte et la Syrie chercheraient à suivre son exemple. Au-delà, la Turquie et l’Algérie pourraient lancer ou relancer des activités dédiées au nucléaire militaire.

L’Arabie saoudite, dont la diplomatie s’oppose le plus souvent à celle de l’Iran, ne manquerait pas de réagir. Le prestige que l’Iran tirerait, au sein du monde musulman, de la possession de l’arme nucléaire inciterait sûrement l’Arabie saoudite à ne pas le laisser franchir seul ce seuil stratégique. Pour l’instant, ce pays ne dispose que d’installations nucléaires limitées : l’Institut de recherche sur l’énergie atomique, créé en 1988, et le département d’ingénierie nucléaire de l’Université King Abdul Aziz fondé en 1977. Le pays dispose également de quatre laboratoires qui pourraient contribuer à un programme de production de plutonium de qualité militaire. En revanche, l’Arabie possède un nombre significatif de missiles chinois CSS-2 achetés en 1988. Ces missiles sont en état de fonctionner et peuvent emporter chacun une charge explosive de plus de deux tonnes. L’option la plus rapide et la plus efficace consisterait à conclure une alliance avec le Pakistan. Dès 2003, des responsables pakistanais évoquaient ouvertement la possibilité de mettre en place, avec l’Arabie saoudite, dans le domaine nucléaire, un mécanisme analogue à celui de l’OTAN. Certains experts50(*) font état d’un dialogue avancé entre les deux pays et les responsables pakistanais ne cachent pas que l’octroi d’une garantie de sécurité pakistanaise à l’Arabie saoudite est parfaitement envisageable.

L’Egypte a sans doute l’infrastructure et l’expérience les plus développées de la région dans le domaine nucléaire. Le pays dispose de deux réacteurs de recherche. Il possède également depuis 1998 deux installations fabriquant du combustible. Le centre de recherche d’Inshas aurait procédé à de nombreuses expériences non déclarées pouvant être utiles à la réalisation d’un programme militaire. En outre, Le Caire et Tripoli auraient coopéré dans ce domaine, jusqu’à l’arrêt du programme libyen en 2003. L’Egypte dispose donc de bases lui permettant de développer un programme nucléaire militaire et ses réserves de minerai lui donneraient une certaine autonomie. En 1998, le Président Hosni Moubarak avait déclaré que : « le moment venu, si nous avons besoin de l’arme nucléaire, nous n’hésiterons pas ». Si l’Iran se dotait de l’arme nucléaire, il est donc probable que l’Egypte « n’hésiterait pas ». Elle considère l’Iran comme un danger et s’inquiète, depuis que le Hamas contrôle Gaza, que l’Iran développe son influence à ses frontières. L’inimitié entre les deux pays ne s’est jamais démentie : ils n’entretiennent pas de relations diplomatiques et le Gouvernement iranien vient d’autoriser la diffusion d’un film à la gloire des assassins d’Anouar El Sadate. Une capacité nucléaire saoudienne jouerait dans le même sens et l’on peut supposer que l’Egypte ne voudrait pas apparaître comme étant à la traîne dans le monde arabe. Il y va de sa fierté nationale. Il est vrai, cependant, que les finances de l’Egypte ne lui laissent guère de marge de manoeuvre, sauf à obtenir une participation financière des Emirats du Golfe.

La Syrie ne dispose que d’un programme nucléaire embryonnaire. Les deux centres de recherche créés près de Damas sont d’un faible niveau technique. Elle dispose, toutefois, d’importants gisements de phosphates dont elle peut extraire à grande échelle de l’uranium et elle a construit à cet effet, en 1996, une installation qui est opérationnelle depuis cette date. La découverte du réacteur d’Al-Kibar près de Dayr az Zawr a surpris la plupart des analystes. En avril 2008, l’administration américaine a présenté au Congrès et à la presse des documents montrant que le site détruit par l’aviation israélienne en septembre 2007 était un réacteur nucléaire, construit avec l’assistance de la Corée du Nord.

Si l’Iran se dotait de l’arme atomique, la prolifération nucléaire dans l’ensemble du Moyen-Orient constituerait un scénario probable qui signifierait la fin du TNP.

Les Etats-Unis et leurs alliés européens envisageraient sans doute d’offrir des garanties de sécurité aux pays arabes de la région mais ceux-ci hésiteraient à les accepter pour ne pas apparaître comme des protégés de l’Occident. Il ne s’agirait donc au mieux que d’une solution transitoire. Une fois l’Iran doté d’armes nucléaires, il sera difficile de convaincre les pays du Golfe et l’Egypte de ne pas suivre son exemple.

C. COMMENT CONVAINCRE L’IRAN DE NE PAS SE DOTER D’ARMES NUCLÉAIRES ET ÉVITER LA NUCLÉARISATION DU MOYEN-ORIENT ?
1. Le programme nucléaire iranien n’a pas pu être arrêté par la négociation

Les Etats-Unis ont déclaré que la nucléarisation de l’Iran était inacceptable et que, faute d’un arrêt de son programme d’enrichissement, « toutes les options étaient sur la table ». Les Etats-Unis n’ayant aucune relation avec l’Iran depuis l’occupation de son ambassade en 1979, c’est à l’Europe qu’il est revenu d’engager avec l’Iran un « dialogue critique ». Ce qu’elle fit à partir de 2003 en confiant à la Grande-Bretagne, à l’Allemagne et à la France la mission de conduire une négociation au nom de l’Union européenne. Après plusieurs années d’efforts infructueux, l’Europe s’est décidée à transmettre le dossier iranien au Conseil de sécurité. Celui-ci a enjoint Téhéran d’interrompre son activité d’enrichissement. Faute de s’être conformé à cette injonction, le Conseil a décidé de lui imposer des sanctions, qui sont restées bénignes.

Parmi les raisons pour lesquelles l’Iran ne s’est pas rendu aux arguments et aux propositions européennes, il y a le fait qu’un consensus national iranien fort existe en faveur du programme nucléaire. De plus, les mécanismes de la prise de décision à Téhéran sont complexes. Le pouvoir est réparti entre plusieurs factions qui jouent leur propre jeu, de sorte qu’arrêter un programme aussi stratégique que le programme nucléaire se heurte à des obstacles difficilement surmontables.

2. Il est peu probable que le programme nucléaire iranien puisse être arrêté par la force

L’hypothèse d’une destruction des sites par une attaque aérienne a été étudiée par les Etats-Unis et présentée comme une « solution » possible pendant le mandat de Georges W. Bush. Au début de 2005, le journaliste américain Seymour M. Hersh a révélé que le Gouvernement américain continuait de privilégier l’option militaire et avait entrepris de localiser l’ensemble des sites de production iraniens. Pourtant le Président Bush a renoncé à une attaque qui ne semble pas non plus être envisagée par le Président Obama.

En Israël non plus, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, rien n’est décidé. La position officielle est claire : un arsenal nucléaire iranien constitue pour le pays un risque « existentiel ». Pourtant, il y a deux écoles sur le sujet. L’une se résignerait à la prolifération nucléaire et mettrait l’accent sur les futurs équilibres stratégiques. L’autre est résolue à stopper l’Iran quoiqu’il en coûte. Vos rapporteurs ont rencontré, au sein des think tanks israéliens, des représentants de chacune de ces deux écoles.

Une partie du débat en Israël porte non pas sur la faisabilité d’une attaque, mais sur son opportunité eu égard aux représailles auxquelles il faudrait s’attendre de la part de l’Iran. Dans cette perspective, les forces armées israéliennes ont, selon toute vraisemblance, renforcé la capacité de frappe en second de leur force de dissuasion : nucléarisation des missiles Harpoon tirés à partir de sous-marins Dolphin -durcissement des silos etc... La défense antibalistique a elle aussi été modernisée par la mise en oeuvre de systèmes anti-missiles américains de type Arrow 2 et Arrow 3.

3. Seule reste la voie des sanctions

Il faut bien admettre que les sanctions économiques décidées à cinq reprises par le Conseil de sécurité, mais restées relativement inoffensives, n’ont eu pour l’instant aucun effet sur le comportement de l’Iran. Le soutien de l’Iran au Hezbollah n’a pas cessé, la fatwa contre Salman Rushdie n’a pas été rapportée et le protocole additionnel au TNP n’a toujours pas été ratifié, ni appliqué, laissant l’AIEA à ses interrogations. Pour que l’Iran envisage de reconsidérer sa position, il faudrait que l’Allemagne, l’Italie et la France, mais aussi la Russie et la Chine, acceptent de mettre en place des sanctions plus lourdes. Seraient-elles efficaces ? On peut en douter. Les cas de Cuba et de l’Irak n’ont-ils pas montré que les embargos pénalisent les populations mais n’ébranlent pas les régimes ?

Mais alors, comment convaincre le régime iranien de renoncer à son ambition nucléaire militaire ? Le régime iranien, comme la plupart des dictatures, a besoin de crises extérieures pour échapper à ses problèmes intérieurs. Il nourrit son emprise des menaces qui lui sont adressées.

La perspective d’un Iran nucléaire ne saurait, en soi, nous effrayer. Il n’y a pas de raison de penser que la dissuasion ne fonctionne pas à son égard comme elle a toujours fonctionné. Les dirigeants iraniens détestent l’Occident et Israël. Mais ils tiennent à leur pays, à leur pouvoir et sont des gens rationnels.

En revanche, la nucléarisation de l’Iran entraînerait celle de l’entière région et cela serait une menace pour la paix dans le monde.

C’est pourquoi, il faut s’apprêter à renforcer les sanctions, en étroite coopération avec la Chine et la Russie.

Les sanctions, pour modestes qu’elles aient été, ont eu des effets pénalisants pour la population et les réactions suscitées par la falsification des résultats des dernières élections présidentielles ont montré l’ampleur du mécontentement populaire.

Ahmadinejad ne doit d’avoir résisté à la fureur populaire qu’au soutien que lui accorde le Guide suprême et à la poigne de fer des pasdarans et des basidj ainsi qu’au réseau clientéliste qu’il entretient avec assiduité.

En tendant la main au pouvoir iranien et en déclarant, dans son discours du Caire, que les Etats-Unis étaient prêts à engager avec l’Iran un dialogue global, sans conditions préalables, le Président Obama a fait un geste significatif. Cette approche coïncide et renforce celle de l’Europe. Elle devrait permettre de vérifier d’ici la fin de 2009 si la politique d’ouverture a quelques chances de succès.

S’il n’en était pas ainsi, le moment serait venu de prendre à l’encontre de l’Iran des sanctions vraiment efficaces. Il en est une qui répondrait à ce critère : l’embargo sur les livraisons de pétrole raffiné, notamment d’essence. L’Iran importe 40 % de l’essence dont sa population est grande consommatrice. Le rationnement instauré par le Gouvernement pendant l’été 2007 avait provoqué émeutes et violences, à telle enseigne que les autorités furent obligées de faire précipitamment machine arrière. Il y a toutes raisons de penser qu’un arrêt plus ou moins complet des livraisons de produits pétroliers raffinés à l’Iran inciterait le pouvoir à la réflexion. Une telle mesure devrait être concertée avec les puissances pétrolières du Golfe pour limiter l’impact sur le marché mondial des probables représailles iraniennes en matière de livraisons de brut. Pour s’assurer de l’efficacité de cette politique, il est impératif d’y associer la Chine et la Russie. (...)

 

http://www.armees.com/Quels-dangers-presenteraient-l.html

Source : Sénat

 

Lu sur http://www.marcfievet.com/article-quels-dangers-presenteraient-l-accession-de-l-iran-a-l-arme-atomique-50015786.html

 

 

 

Rapport d’information de M. Jean FRANÇOIS-PONCET et Mme Monique CERISIER-ben GUIGA, fait au nom de la commission des affaires étrangères n° 630 (2008-2009) - 25 septembre 2009

6 mai 2010  

 

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 07:24
Editorial du Jeudi 11 novembre 2010 - H. Fouquereau
terre rare
http://www.chine-informations.com/tag/terre+rare.html
Les terres rares sont des minerais essentiels pour les produits de haute technologie, dont la Chine fournissait 97% de la consommation mondiale. Suite à l’arraisonnement d’un chalutier chinois par la marine japonaise, juste au large d’un ilot, dont la propriété est un motif de conflit entre les deux pays, la Chine a réduit de plus de 70% ses exportations de terres rares, créant ainsi l’affolement dans les économies de la Planète. Il est possible que cet arraisonnement est simplement servi de pretexte à la Chine, ses réserves de terres rares ne couvrant plus qu’une espèrance de vie de 10 à 20 ans selon les éléments. Il se pourrait que la Chine réduise encore ses exportations de 30% l’année prochaine, ce qui ne laisserait que trés peu de terres rares pour les autres pays, qui dépendent pour la majorité d’entre eux à 100% des exportations chinoises.

De toute façon la pénurie était programmée bien avant l’arraisonnement du chalutier chinois, sans que personne ne s’en soit vraiment préoccupé, preuve que nous vivons bien dans un monde que ne voit pas plus loin que le bout de son nez.

17 métaux sont issus de ces terres rares, ils servent à réduire les émissions de carbone, à la construction des éloliennes, des voitures électriques, des ampoules basse consommation, ils sont indispensables à la fabrication d’écrans à cristaux, de cellules photovoltaïques et de semi-conducteurs. Certains élements sont utilisés dans les technologies électroniques médicales ou militaires, c’est dire leur importance depuis 20 à 30 ans.

La Chine ayant semé à tous les vents ses produits et à prix bas, tous les pays se sont défaits de leurs stocks. La France qui possèdait un stock constitué en 79, l’a épuisé sans le renouveller - Résultat : Tous les pays sont à sec. L’industrie de haute technologie est en danger, sauf en Chine, pays qui possède désormais un énorme avantage.

Consommation mondiale de terres rares 115 000 tonnes / l’an (185 000 tonnes étaient prévues pour 2012).

L’affaire est extrêmement grave, la possession de certaines matières premières entraînent des guerres, une d’entre elles vient de faire 5 millions de morts au Congo, cette situation ne peut qu’empirer, le manque de terres rares, va obligatoirement détruire des milliers d’entreprises dans le monde dont les productions étaient à haute valeur ajoutée.

De nouvelles sources d’approvisionnement sont actuellement envisagées : retraitement des déchets, culture de plantes qui absorbent certains métaux et les éjectent ensuite -Oui mais ceci demande énormément de temps, d’argent et le résultat ne couvrira pas les besoins car la demande explose = Rhodium plus de 300 fois - Gallium 600 fois Indium 10 fois.

Alors pourquoi parler de la France en traitant de terres rares ? Parce que ces métaux devenus aussi précieux que rares, existent au fond des mers et des Océans et que la France est devenue la seconde puissance maritime du monde.

Il suffit donc d’investir dans cette recherche, afin, une fois n’est pas coûtume, de possèder une matière première recherchée, payée à bon prix et que nous pourrons .


  • 1) utiliser dans nos industries nationales,
  • 2) exporter en faisant rentrer quelques devises dont le pays a le plus grand besoin.

Voilà à quoi sert le Forum Pour la France, aider à ce que le pays soit définitivement une grande puissance maritime mondiale et ensuite, si on nous écoute et pourquoi ne le ferait-on pas, une puissance exportatrice de matières premières.

Espèrons que le BRGM a conservé tout son savoir faire, si c’est le cas, les travaux pourront bientôt commencer,

Henri Fouquereau, Secrétaire Général du Forum Pour la France.

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http://www.forumpourlafrance.org/spip/

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 09:21
 
L'Iran n'a jamais attaqué persnne, et n'attaquera pas.  Et il n'est pas fou ! Tout le reste est mensonge. L'armement dissuasif est une nécessité pour lui, dans un environnement aussi hostile. Eva R-sistons.
(...) a- Une attaque israélienne sur les sites nucléaires.

Un Iran nucléaire ne constituerait pas a priori une menace grave pour l’Europe ou pour les Etats-Unis.

La question, en revanche, se pose pour Israël. Compte tenu de l’exiguïté de son territoire, une seule arme nucléaire mettrait en péril l’avenir de l’Etat juif. On peut comprendre que ses dirigeants refusent de prendre le moindre risque et estiment que la destruction préventive des capacités nucléaires militaires iraniennes s’impose, comme ce fut le cas pour les capacités irakiennes en 1982 et syriennes en 2007.

Les déclarations des leaders iraniens n’ont pu que renforcer la perception de cette menace. L’ayatollah Khomeiny aurait déclaré en 1980 : « Nous ne vénérons pas l’Iran, nous vénérons Allah. Le patriotisme est le masque du paganisme. Je vous le dis : ce pays peut brûler. Je vous le dis : ce pays peut bien partir en fumée, du moment que l’Islam en ressort triomphant dans le reste du monde »46(*). Il a fallu 500.000 morts iraniens avant que Khomeiny se décide à stopper la guerre avec l’Irak, qui aurait pu être arrêtée beaucoup plus tôt. L’ayatollah Khamenei a fait son éducation religieuse au séminaire de Mashad où on développe une interprétation ésotérique des textes sacrés et où l’on considère que la raison et la foi sont incompatibles. Le président Ahmadinejad a été influencé par le messianisme de l’ayatollah Mohammed Taqi Mezbah Yazdi. Même le discours des dirigeants iraniens réputés pragmatiques suscite des interrogations. La formule de Hashemi Rafsandjani, selon laquelle « l’emploi d’une seule arme nucléaire contre Israël détruirait tout sur cette terre (d’Israël), mais ne causerait que des dommages limités au monde musulman »47(*) incite à la méfiance.

A rebours, de nombreux spécialistes de l’Iran estiment que ses dirigeants, quelles qu’aient été leurs déclarations, sont prudents et nullement des va-t-en guerre. Il n’en res

te pas moins que l’accession de l’Iran à un armement nucléaire n’irait probablement pas dans le sens de la stabilité.

Dans ce contexte, une attaque des forces armées israéliennes n’est pas invraisemblable. En ont-elles, seules, les moyens ou doivent-elles bénéficier du concours des forces américaines ?

Une récente étude du CSIS, think tank américain réputé, apporte à ce sujet un intéressant éclairage que vos rapporteurs ont confronté à leurs propres investigations48(*).

Une réponse nuancée s’impose. Il est probable que, même si elles ne disposent pas des armes permettant de détruire à coup sûr des sites profondément enterrés, tels que Natanz49(*), les forces aériennes israéliennes sont en mesure, seules, mais au prix, sans doute, de pertes significatives, de détruire Natanz, ou d’endommager sérieusement deux ou trois sites tels que Natanz, Arak et Isfahan.

En revanche, il est presque certain qu’Israël ne dispose pas des moyens de détruire, en un seul raid, l’ensemble des sites concourant au programme nucléaire iranien dont le nombre est trop important, et la protection trop bien assurée.

Une telle attaque retarderait donc le programme iranien de plusieurs années, mais ne le stopperait pas. D’autant que s’il s’agit bien d’un programme militaire, il est probable qu’un ou des sites cachés existent. Dans tous les cas, le savoir-faire technologique des ingénieurs iraniens ne pourrait pas être détruit.

 

Les représailles que Téhéran pourrait déclencher sont nombreuses et pénalisantes : blocage du détroit d’Ormuz, attaque contre certains Etats du Golfe, offensives du Hezbollah et du Hamas, tirs iraniens de missiles balistiques à charge conventionnelle contre le territoire d’Israël, etc. Toutefois l’Iran pourrait être tenté de limiter ses représailles pour ne pas donner aux Etats-Unis des raisons d’intervenir.

Une attaque israélienne provoquerait probablement la sortie de l’Iran du traité de non-prolifération. Celui-ci a pour objet de convaincre les pays de renoncer à l’arme nucléaire, en leur facilitant l’accès au nucléaire civil. Mais il est vrai que son intérêt a été sérieusement mis en doute depuis que l’Inde, le Pakistan et Israël ont montré qu’en n’adhérant pas au traité, ces pays ont pu se doter de l’arme nucléaire en échappant à tout contrôle de l’AIEA.

b- La prolifération nucléaire au Moyen-Orient et la fin du TNP.

L’acquisition par l’Iran de l’arme nucléaire déclencherait presque certainement la nucléarisation de la région. L’Arabie saoudite, l’Egypte et la Syrie chercheraient à suivre son exemple. Au-delà, la Turquie et l’Algérie pourraient lancer ou relancer des activités dédiées au nucléaire militaire.

L’Arabie saoudite, dont la diplomatie s’oppose le plus souvent à celle de l’Iran, ne manquerait pas de réagir. Le prestige que l’Iran tirerait, au sein du monde musulman, de la possession de l’arme nucléaire inciterait sûrement l’Arabie saoudite à ne pas le laisser franchir seul ce seuil stratégique. Pour l’instant, ce pays ne dispose que d’installations nucléaires limitées : l’Institut de recherche sur l’énergie atomique, créé en 1988, et le département d’ingénierie nucléaire de l’Université King Abdul Aziz fondé en 1977. Le pays dispose également de quatre laboratoires qui pourraient contribuer à un programme de production de plutonium de qualité militaire. En revanche, l’Arabie possède un nombre significatif de missiles chinois CSS-2 achetés en 1988. Ces missiles sont en état de fonctionner et peuvent emporter chacun une charge explosive de plus de deux tonnes. L’option la plus rapide et la plus efficace consisterait à conclure une alliance avec le Pakistan. Dès 2003, des responsables pakistanais évoquaient ouvertement la possibilité de mettre en place, avec l’Arabie saoudite, dans le domaine nucléaire, un mécanisme analogue à celui de l’OTAN. Certains experts50(*) font état d’un dialogue avancé entre les deux pays et les responsables pakistanais ne cachent pas que l’octroi d’une garantie de sécurité pakistanaise à l’Arabie saoudite est parfaitement envisageable.

L’Egypte a sans doute l’infrastructure et l’expérience les plus développées de la région dans le domaine nucléaire. Le pays dispose de deux réacteurs de recherche. Il possède également depuis 1998 deux installations fabriquant du combustible. Le centre de recherche d’Inshas aurait procédé à de nombreuses expériences non déclarées pouvant être utiles à la réalisation d’un programme militaire. En outre, Le Caire et Tripoli auraient coopéré dans ce domaine, jusqu’à l’arrêt du programme libyen en 2003. L’Egypte dispose donc de bases lui permettant de développer un programme nucléaire militaire et ses réserves de minerai lui donneraient une certaine autonomie. En 1998, le Président Hosni Moubarak avait déclaré que : « le moment venu, si nous avons besoin de l’arme nucléaire, nous n’hésiterons pas ». Si l’Iran se dotait de l’arme nucléaire, il est donc probable que l’Egypte « n’hésiterait pas ». Elle considère l’Iran comme un danger et s’inquiète, depuis que le Hamas contrôle Gaza, que l’Iran développe son influence à ses frontières. L’inimitié entre les deux pays ne s’est jamais démentie : ils n’entretiennent pas de relations diplomatiques et le Gouvernement iranien vient d’autoriser la diffusion d’un film à la gloire des assassins d’Anouar El Sadate. Une capacité nucléaire saoudienne jouerait dans le même sens et l’on peut supposer que l’Egypte ne voudrait pas apparaître comme étant à la traîne dans le monde arabe. Il y va de sa fierté nationale. Il est vrai, cependant, que les finances de l’Egypte ne lui laissent guère de marge de manoeuvre, sauf à obtenir une participation financière des Emirats du Golfe.

La Syrie ne dispose que d’un programme nucléaire embryonnaire. Les deux centres de recherche créés près de Damas sont d’un faible niveau technique. Elle dispose, toutefois, d’importants gisements de phosphates dont elle peut extraire à grande échelle de l’uranium et elle a construit à cet effet, en 1996, une installation qui est opérationnelle depuis cette date. La découverte du réacteur d’Al-Kibar près de Dayr az Zawr a surpris la plupart des analystes. En avril 2008, l’administration américaine a présenté au Congrès et à la presse des documents montrant que le site détruit par l’aviation israélienne en septembre 2007 était un réacteur nucléaire, construit avec l’assistance de la Corée du Nord.

Si l’Iran se dotait de l’arme atomique, la prolifération nucléaire dans l’ensemble du Moyen-Orient constituerait un scénario probable qui signifierait la fin du TNP.

Les Etats-Unis et leurs alliés européens envisageraient sans doute d’offrir des garanties de sécurité aux pays arabes de la région mais ceux-ci hésiteraient à les accepter pour ne pas apparaître comme des protégés de l’Occident. Il ne s’agirait donc au mieux que d’une solution transitoire. Une fois l’Iran doté d’armes nucléaires, il sera difficile de convaincre les pays du Golfe et l’Egypte de ne pas suivre son exemple.

C. COMMENT CONVAINCRE L’IRAN DE NE PAS SE DOTER D’ARMES NUCLÉAIRES ET ÉVITER LA NUCLÉARISATION DU MOYEN-ORIENT ?
1. Le programme nucléaire iranien n’a pas pu être arrêté par la négociation

Les Etats-Unis ont déclaré que la nucléarisation de l’Iran était inacceptable et que, faute d’un arrêt de son programme d’enrichissement, « toutes les options étaient sur la table ». Les Etats-Unis n’ayant aucune relation avec l’Iran depuis l’occupation de son ambassade en 1979, c’est à l’Europe qu’il est revenu d’engager avec l’Iran un « dialogue critique ». Ce qu’elle fit à partir de 2003 en confiant à la Grande-Bretagne, à l’Allemagne et à la France la mission de conduire une négociation au nom de l’Union européenne. Après plusieurs années d’efforts infructueux, l’Europe s’est décidée à transmettre le dossier iranien au Conseil de sécurité. Celui-ci a enjoint Téhéran d’interrompre son activité d’enrichissement. Faute de s’être conformé à cette injonction, le Conseil a décidé de lui imposer des sanctions, qui sont restées bénignes.

Parmi les raisons pour lesquelles l’Iran ne s’est pas rendu aux arguments et aux propositions européennes, il y a le fait qu’un consensus national iranien fort existe en faveur du programme nucléaire. De plus, les mécanismes de la prise de décision à Téhéran sont complexes. Le pouvoir est réparti entre plusieurs factions qui jouent leur propre jeu, de sorte qu’arrêter un programme aussi stratégique que le programme nucléaire se heurte à des obstacles difficilement surmontables.

2. Il est peu probable que le programme nucléaire iranien puisse être arrêté par la force

L’hypothèse d’une destruction des sites par une attaque aérienne a été étudiée par les Etats-Unis et présentée comme une « solution » possible pendant le mandat de Georges W. Bush. Au début de 2005, le journaliste américain Seymour M. Hersh a révélé que le Gouvernement américain continuait de privilégier l’option militaire et avait entrepris de localiser l’ensemble des sites de production iraniens. Pourtant le Président Bush a renoncé à une attaque qui ne semble pas non plus être envisagée par le Président Obama.

En Israël non plus, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, rien n’est décidé. La position officielle est claire : un arsenal nucléaire iranien constitue pour le pays un risque « existentiel ». Pourtant, il y a deux écoles sur le sujet. L’une se résignerait à la prolifération nucléaire et mettrait l’accent sur les futurs équilibres stratégiques. L’autre est résolue à stopper l’Iran quoiqu’il en coûte. Vos rapporteurs ont rencontré, au sein des think tanks israéliens, des représentants de chacune de ces deux écoles.

Une partie du débat en Israël porte non pas sur la faisabilité d’une attaque, mais sur son opportunité eu égard aux représailles auxquelles il faudrait s’attendre de la part de l’Iran. Dans cette perspective, les forces armées israéliennes ont, selon toute vraisemblance, renforcé la capacité de frappe en second de leur force de dissuasion : nucléarisation des missiles Harpoon tirés à partir de sous-marins Dolphin -durcissement des silos etc... La défense antibalistique a elle aussi été modernisée par la mise en oeuvre de systèmes anti-missiles américains de type Arrow 2 et Arrow 3.

3. Seule reste la voie des sanctions

Il faut bien admettre que les sanctions économiques décidées à cinq reprises par le Conseil de sécurité, mais restées relativement inoffensives, n’ont eu pour l’instant aucun effet sur le comportement de l’Iran. Le soutien de l’Iran au Hezbollah n’a pas cessé, la fatwa contre Salman Rushdie n’a pas été rapportée et le protocole additionnel au TNP n’a toujours pas été ratifié, ni appliqué, laissant l’AIEA à ses interrogations. Pour que l’Iran envisage de reconsidérer sa position, il faudrait que l’Allemagne, l’Italie et la France, mais aussi la Russie et la Chine, acceptent de mettre en place des sanctions plus lourdes. Seraient-elles efficaces ? On peut en douter. Les cas de Cuba et de l’Irak n’ont-ils pas montré que les embargos pénalisent les populations mais n’ébranlent pas les régimes ?

Mais alors, comment convaincre le régime iranien de renoncer à son ambition nucléaire militaire ? Le régime iranien, comme la plupart des dictatures, a besoin de crises extérieures pour échapper à ses problèmes intérieurs. Il nourrit son emprise des menaces qui lui sont adressées.

La perspective d’un Iran nucléaire ne saurait, en soi, nous effrayer. Il n’y a pas de raison de penser que la dissuasion ne fonctionne pas à son égard comme elle a toujours fonctionné. Les dirigeants iraniens détestent l’Occident et Israël. Mais ils tiennent à leur pays, à leur pouvoir et sont des gens rationnels.

En revanche, la nucléarisation de l’Iran entraînerait celle de l’entière région et cela serait une menace pour la paix dans le monde.

C’est pourquoi, il faut s’apprêter à renforcer les sanctions, en étroite coopération avec la Chine et la Russie.

Les sanctions, pour modestes qu’elles aient été, ont eu des effets pénalisants pour la population et les réactions suscitées par la falsification des résultats des dernières élections présidentielles ont montré l’ampleur du mécontentement populaire.

Ahmadinejad ne doit d’avoir résisté à la fureur populaire qu’au soutien que lui accorde le Guide suprême et à la poigne de fer des pasdarans et des basidj ainsi qu’au réseau clientéliste qu’il entretient avec assiduité.

En tendant la main au pouvoir iranien et en déclarant, dans son discours du Caire, que les Etats-Unis étaient prêts à engager avec l’Iran un dialogue global, sans conditions préalables, le Président Obama a fait un geste significatif. Cette approche coïncide et renforce celle de l’Europe. Elle devrait permettre de vérifier d’ici la fin de 2009 si la politique d’ouverture a quelques chances de succès.

S’il n’en était pas ainsi, le moment serait venu de prendre à l’encontre de l’Iran des sanctions vraiment efficaces. Il en est une qui répondrait à ce critère : l’embargo sur les livraisons de pétrole raffiné, notamment d’essence. L’Iran importe 40 % de l’essence dont sa population est grande consommatrice. Le rationnement instauré par le Gouvernement pendant l’été 2007 avait provoqué émeutes et violences, à telle enseigne que les autorités furent obligées de faire précipitamment machine arrière. Il y a toutes raisons de penser qu’un arrêt plus ou moins complet des livraisons de produits pétroliers raffinés à l’Iran inciterait le pouvoir à la réflexion. Une telle mesure devrait être concertée avec les puissances pétrolières du Golfe pour limiter l’impact sur le marché mondial des probables représailles iraniennes en matière de livraisons de brut. Pour s’assurer de l’efficacité de cette politique, il est impératif d’y associer la Chine et la Russie. (...)

 

http://www.armees.com/Quels-dangers-presenteraient-l.html

Source : Sénat

 

Lu sur http://www.marcfievet.com/article-quels-dangers-presenteraient-l-accession-de-l-iran-a-l-arme-atomique-50015786.html

 

 

 

Rapport d’information de M. Jean FRANÇOIS-PONCET et Mme Monique CERISIER-ben GUIGA, fait au nom de la commission des affaires étrangères n° 630 (2008-2009) - 25 septembre 2009

6 mai 2010  

 

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 04:07

 

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Plusieurs analystes ont étudié les raisons de la débâcle qui était cependant prévisible.

Le 2 novembre, dans la plus pure tradition démocratique Obama reconnaissait la débâcle de son parti en affirmant qu’il ne souhaitait pas qu’un président connaisse comme lui ce type de revers. Dirigeant la première économie du monde, avec un PIB par habitant le tout premier parmi les grands pays industrialisés, les Etats-Unis premier acheteur et premier vendeur du monde, connaissent cependant, de sérieux problèmes ; la croissance ne redémarre pas, les promesses ne sont pas tenues pour des raisons diverses.

Plusieurs analystes ont étudié les raisons de la débâcle qui était cependant prévisible. Pour Marie Simon de l’Express : « L’homme, qui portait tant (trop ?) d’espoirs sur ses épaules, semble avoir déçu une partie des Américains. (...) Du coup, cette vague rouge n’est pas le fruit d’une poussée du Tea Party mais reflète davantage la victoire des ´´seniors du parti républicain´´, explique Newsweek. Les femmes et les indépendants aussi se détournent du parti de l’âne, explique le New York Times. Obama n’y peut rien mais il est trop élitiste, souligne le New York Times. Voire snob, ajoute le Washington Post. Trop éloigné de son électorat, qui garderait un masque de froideur en public, seul dans sa tour d’ivoire...(...) Il paie aussi les circonstances difficiles dans lesquelles la première partie de son mandat s’est déroulée. ´´Le candidat, qui a promis l’espoir et le changement, n’a réalisé aucun des deux. Mais ce n’est pas entièrement sa faute´´, assure The Economist. » (1)

Un message clair Dans un éditorial publié au lendemain des élections de mi-mandat, The New York Times met en garde la classe politique américaine. Les Américains ont envoyé un message très clair au président Barack Obama, le 2 novembre, lors des élections de mi-mandat. Ils n’aiment pas la façon dont il fait son travail, aiment encore moins les parlementaires démocrates et ont redonné la Chambre des représentants aux républicains (...) Les républicains n’ont eu de cesse, au cours des derniers mois d’attiser la colère des Américains à propos du mauvais état de l’économie et de diffuser la crainte d’un Etat envahissant, sans pour autant proposer beaucoup d’idées. (...) Obama et son parti doivent faire un bien meilleur travail d’explication pour défendre leur vision et leur politique.(...) Ses adversaires ont facilement pu dénigrer ce que les Américains doivent considérer comme de véritables progrès en ces temps difficiles : une réforme de la santé historique, un plan de sauvetage qui a empêché l’économie de plonger dans une récession encore plus grave, une réforme financière destinée à éviter une autre catastrophe. Obama a du pain sur la planche. (...) Pour les républicains, la question est aujourd’hui de savoir s’ils vont se vautrer dans le triomphalisme ou relever leurs manches et faire fonctionner le gouvernement. (..) Boehner a invité Obama à soutenir les projets républicains. Quant au programme du président, a-t-il ajouté, ´´nous ferons tout - et je veux dire tout ce que nous pourrons - pour le tuer, l’arrêter, le ralentir, tout ce que nous pourrons´´. »(2)

Pour Le Monde : « La marge de manoeuvre de Barack Obama pour la seconde partie de son mandat est désormais réduite. Il devra gouverner avec l’opposition, faire preuve d’un esprit de conciliation et sûrement renoncer à des réformes qui pourraient exacerber les clivages politiques. Pour connaître un renversement électoral aussi important à la Chambre basse, il faut remonter à 1994, quand les élections de mi-mandat avaient coûté 54 sièges aux démocrates sous la présidence de Bill Clinton. (...) Alors que les résultats n’étaient pas encore définitifs, le président américain a annoncé aux leaders républicains qu’il souhaitait ´´trouver un terrain d’entente avec eux´´. M.Obama a appelé John Boehner, futur président de la Chambre, et Mitch McConnell, leader de la minorité républicaine au Sénat. L’équipe de John Boehner a parlé d’une ´´conversation brève mais agréable´´. » (3)

« (...)Pourquoi, s’interroge José Ford, deux ans et demi après, une telle déconfiture électorale ?.(...) C’est vrai. Barak Obama a dû s’affronter aux lobbies, aux multinationales (...) Mais en passant des compromis avec ses adversaires, il a laissé sur le bord de la route beaucoup de ceux qui lui avaient fait confiance. Selon Arianna Huffigton, écrivaine et polémiste renommée, cent millions d’Américains vivent avec des revenus inférieurs à ceux de leurs parents au même âge. La classe moyenne sur laquelle a reposé l’essor économique de ce pays est une espèce en voie de disparition. »... « Obama a raté son moment, il n’a pas osé. Il n’a pas su faire preuve de l’audace, de l’indépendance et du charisme d’un Roosevelt qui, en pleine dépression, avait lancé un programme de travaux gigantesques dont les bénéfices se ressentent encore aujourd’hui. Pour des dizaines de millions d’Américains, le rêve est brisé. Le principe fondateur, « un homme, une voix », a été remplacé par l’arithmétique de la politique des groupes d’intérêts. Les lobbies et leur déluge de dollars ont envahi Washington. Une vraie prise de pouvoir.(...) » (4)

Pour Dana Milbank la stratégie d’Obama rappelle celle de Clinton. Depuis quelques mois écrit-elle, le destin de Barack Obama ressemble étrangement à celui de Bill Clinton. L’ancien président avait aussi dû faire face à une vague conservatrice lors des élections de mi-mandat de 1994, deux ans après son arrivée au pouvoir. (...) La similitude la plus étrange se trouve peut-être dans les discours de Barack Obama. Il a récemment emprunté, parfois mot pour mot, à Bill Clinton certains de ses discours prononcés en 1994, lorsqu’il faisait lui aussi face à ses premières législatives de mi-mandat après son élection à la présidence. (...) L’homme, qui voulait changer la vie politique et qui espérait éviter les erreurs de Clinton, se retrouve en train de revivre les pires moments de sa présidence. Obama fait cependant preuve de courage et ne se défile pas face à la défaite annoncée. (..) » (5)

Dans ces conditions, la défaite d’Obama ressemble à celle de Clinton. Pourtant Obama avait bien démarré ; on se souvient de ses premières décisions. Ainsi, le 22 janvier 2009 : Barack Obama ordonne la fermeture de la prison de Guantanamo avant un an et suspend les procédures d’exception. Il nomme un émissaire spécial pour le Proche-Orient, George Mitchell. Le 20 mars : le nouveau président adresse un message au peuple iranien et à ses dirigeants dans lequel il propose de construire un « dialogue honnête ». Le 27 mars : Barack Obama annonce une nouvelle stratégie en Afghanistan à laquelle il veut associer le Pakistan. Le 6 avril, à l’occasion d’un voyage en Turquie, Barack Obama réaffirme que ´´les Etats-Unis ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l’Islam´´, qu’ils soutiennent la création d’un Etat palestinien et encouragent le rapprochement turco-arménien. Le 4 juin : Barack Obama prononce au Caire un discours invitant à un « nouveau départ » entre l’Amérique et le monde arabo-musulman.

Le 24 décembre : le Sénat approuve le projet de loi sur l’assurance-maladie. Le 12 août : ouverture du procès d’Omar Khadr, arrêté à l’âge de 15 ans, devant un tribunal militaire à Guantanamo toujours pas fermé. Le 31 août : les dernières troupes de combat américaines se retirent d’Irak. Parallèlement, Barack Obama réaffirme que le retrait des troupes d’Afghanistan s’amorcera à l’été 2011, en août-septembre : le projet de construction d’un centre culturel musulman aux abords de Ground zero suscite le trouble. Barack Obama, qui a soutenu l’idée dans un premier temps, semble faire volte-face. Le 2 septembre : reprise des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens, à Washington. Ils s’ouvrent « sans conditions », selon la volonté d’Israël, acceptée par Mahmoud Abbas qui, sous la pression américaine, a renoncé à exiger d’Israël en préalable, l’acceptation d’un Etat palestinien dans le cadre des frontières de 1967 et l’arrêt total de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Les négociations s’arrêtent le 26 car Israël décide de continuer les implantations.

La poudrière du Moyen-Orient

Cependant, la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie n’a pas d’impact sur les garanties de prêts que les Etats-Unis accordent à l’Etat juif, dont le Trésor américain vient d’annoncer l’augmentation. Selon un rapport du Centre de recherche du Congrès américain (CRS) publié en septembre, Israël est « le plus gros bénéficiaire de l’aide internationale américaine en données cumulées depuis la Seconde Guerre mondiale ». « Depuis 1985, les Etats-Unis ont octroyé à Israël des subventions de près de 3 milliards de dollars par an », ajoute ce rapport. (6)

On l’aura compris ; que l’on soit du parti démocrate ou républicain, la cause d’Israël est sacrée. Israël n’a pas réagi officiellement aux résultats des élections américaines de mi-mandat mais selon certaines sources, Netanyahu se réjouirait de la défaite infligée au parti démocrate, du président Obama. Dans un communiqué, les proches de Netanyahu ont souligné que ce dernier « oeuvrait depuis des années pour renforcer les liens entre Israël et les Etats-Unis, que ce soit au Congrès ou au sein du gouvernement américain ». Et de préciser : « Dans les deux chambres, la précédente et l’actuelle, on constate un large soutien à Israël. Le Premier ministre continuera à travailler avec le président Obama pour promouvoir le processus de paix et satisfaire les intérêts et les valeurs que partagent Israël et les USA. » (7)

Israël perd en Nancy Pelosi un soutien largement compensé. Le commentaire suivant est édifiant : « Et s’il faut garder une seule image forte de cette page qui se tourne, ce sera assurément le départ de Nancy Pelosi du poste de présidente de la Chambre des représentants.(...) Pelosi est l’un des grands perdants de ces élections, car elle fait les frais de la politique suivie par Barack Obama, principalement en politique intérieure, sur le plan économique et social. (...) C’est au mois de janvier qu’elle cèdera officiellement sa place à son successeur. Nancy Pelosi ne disparaîtra pas pour autant du paysage politique et continuera à oeuvrer au sein de la Chambre des représentants. Heureusement pourrait-on dire, car de manière paradoxale, cette politicienne très à gauche n’en est pas moins une très grande amie affirmée d’Israël. Elle est même dévouée à la cause sioniste depuis très longtemps, à l’époque où elle fréquentait assidument des familles juives de son quartier d’enfance à Baltimore, assistant à de nombreuses célébrations religieuses.

En 2005, lors d’un Congrès de l’Aipac, elle avait déclaré « que la cause du conflit israélo-palestinien, loin d’être l’occupation de la Palestine par les sionistes, était la remise en cause du droit à l’existence de l’État d’Israël », ce en quoi elle se démarque nettement de son ami Barack Obama. Pelosi s’était également élevée contre la sortie du brûlot de l’ancien président démocrate Jimmy Carter sur « l’Apartheid israélien », et si elle s’est opposée virulemment à l’entrée en guerre des Etats-Unis contre l’Irak, c’est parce qu’elle considère que « les Etats-Unis doivent concentrer leurs forces contre l’Iran qui veut transformer Tel-Aviv en Hiroshima ». Sur ce point, elle représente à elle seule la spécificité américaine qui veut que les grands soutiens d’Israël se trouvent dans les deux partis, même si Barack Obama lui-même, a voulu prendre un virage radical en tournant le dos à Israël. (...) Certes, le message des citoyens de base à leur Président peut-être lu ainsi : « Consacrez moins d’énergie dans les problèmes de politique étrangère, et concentrez-vous sur nos préoccupations quotidiennes. » Donc, moins de pressions sur Israël. Mais quoi qu’il en soit, c’est un Barack Obama affaibli et désavoué qui entame la deuxième partie de son mandat.(8)

La singularité de cette élection est que pour la première fois le financement de la campagne a dépassé les 4 milliards de dollars. Cela est dû en partie qu’une nouvelle loi autorise les hommes politiques à faire appel sans restriction aux fonds privés des soutiens à leur politique. Gore Vidal raconte comment un financement peut faire basculer le sort d’une élection aux Etats-Unis. Ecoutons-le : « Un jour, vers la fin des années 50, ce bavard de classe internationale, historien à ses heures, qu’était John Kennedy, me racontait les débuts de la campagne présidentielle de Truman en 1948 : cela s’annonçait mal, tout le monde ou presque l’avait lâché ; c’est alors qu’un sioniste américain lui apporta une valise bourrée de deux millions de dollars, directement dans son train électoral. « Voilà pourquoi nous avons reconnu Israël avec une telle vitesse ! » Je n’étais pas plus que Kennedy un antisémite, pour nous, ce n’était qu’une boutade de plus sur Truman et sur la sérénissime corruption du monde politique américain (9) ».

Qu’on le veuille ou non, Obama est prisonnier de l’image fausse pour beaucoup d’Américains que c’est un crypto-musulman et à ce titre, il attire la méfiance. Ce que l’on peut retenir de son mandat en tant que citoyens du monde dépendant d’une façon ou d’une autre de la politique américaine, nous constatons que la conférence sur les changements climatiques débattue à Copenhague a été un fiasco imputable pour une large part aux Etats-Unis. La politique américaine en Afghanistan ressemble à celle de Bush. Les relations avec l’Iran se sont encore plus détériorées et on parle de guerre au vu de l’armada dans le Golfe. Mieux, on annonce que les préparatifs de guerre contre l’Iran continuent : un 4e sous-marin US dans le Golfe persique bientôt rejoint par les porte-avions USS Abraham Lincoln et le porte-avions français Charles de Gaulle. L’Irak implose et explose, Guantanamo est toujours ouverte et surtout le dialogue avec le monde musulman patine du fait notamment du sort injuste fait aux Palestiniens. On l’aura compris, cela est dû à l’impuissance de l’administration actuelle à faire entendre raison à Israël qui construit en toute impunité se sachant bien « représenté » à la Chambre des représentants. Peut être que si Obama arrive à être réélu, sera-t-il plus libre de ses mouvements à partir de novembre 2012, il aura alors quatre ans pour faire émerger un Etat palestinien : un siècle après la déclaration Balfour...

Pr Chems Eddine CHITOUR
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

 
P.S.

1. Marie Simon : Cinq choses à retenir des élections américaines. L’Express. 03/11/2010

2. Editorial : Avertissement sans frais pour ObamaThe New York Times 03.11.2010

3. Les républicains à la Chambre, les démocrates conservent le Sénat Le Monde.fr 03.11.10

4. José Fort : Obama : la désillusion. Le Grandsoir 4 novembre 2010

5. Dana Milbank : On se croirait revenu en 1994. The Washington Post. 28.10.2010

6. La colonisation sans effet sur l’aide des Etats-Unis à Israël. L’Express.fr 22/10/2010

7. Netanyahu : nous continuerons à travailler avec Obama http://www.israel7.com/2010/11

8. http://www.israel7.com/2010/11/nanc...

9. Gore Vidal Préface de l’ouvrage d’Israël Shahak : Histoire juive, religion juive, le poids de trois millénaires. Editions Pluto press limited 1994

 

 

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4794

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:22

Des hommes armés en tenues de mercenaires à l’église irakienne

 

Mardi 2 Novembre 2010


Des hommes armés en tenues de mercenaires à l’église irakienne

Des Irakiens inspectent les lieux d'un attentat à la voiture piégée devant une église catholique de Bagdad, le 1er novembre 2010.

 

Press TV, 2 novembre 2010

 

      Un responsable irakien a révélé que les hommes armés impliqués dans le drame récent dans une église du pays pourraient être des membres de compagnies de sécurité étrangères.

 

      Qassem Atta, porte-parole du commandement des opérations à Bagdad, a déclaré lundi que les assaillants qui ont donné l'assaut à l’église catholique Sayidat al-Nejat de Bagdad, portaient des uniformes utilisés par les entreprises de sécurité étrangères.

 

      Dimanche, un groupe d'hommes armés a pris en otage des dizaines de fidèles dans l'église. L'incident a duré près de quatre heures jusqu'à ce que la police intervienne. Le ministère de l'Intérieur irakien a dit plus tard que 52 personnes ont été tuées et plus de 60 blessées dans l'incident.

 

      « Grenade à la main, des hommes armés ont attaqué l'église, » a dit Atta à l'agence de presse Aswat al-Iraq. Il a fait remarquer que les forces de sécurité irakiennes ont arrêté cinq hommes armés, l'un des détenus ayant une nationalité arabe.

 

      « Les forces de police ont désamorcé quatre bombes, huit grenades à main et deux ceintures d'explosifs, » a-t-il ajouté.

 

      Les autorités irakiennes ont lancé une enquête sur l'incident et les interrogatoires des assaillants arrêtés sont en cours, selon le responsable irakien qui a ajouté que cinq des hommes armés se sont suicidés pendant l'attaque terroriste.

 

      Lundi, dans l’intervalle, 18 membres de compagnies de sécurité étrangères ont été arrêtés pour infraction à la loi par la police irakienne dans la région d’al-Ramiela, au nord-ouest de Bassorah.

 

      Malgré le retrait des forces de combat zuniennes plus tôt cette année, l'Irak continue à héberger quelque 50.000 troupiers zuniens qui restent dans le pays pour « conseiller et former, » sans parler des milliers de mercenaires armés étrangers employés par les entreprises de sécurité privées qui opèrent dans le pays pour assurer la protection de fonctionnaires et d’entrepreneurs pour la plupart étrangers.



Original : www.presstv.com/detail/149284.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard



Note du traducteur

 

Les monstrueux attentats interethniques en Irak sont rationnellement inexplicables. À moins, peut-être, qu’ils ont un lien avec cette histoire : Le " Grand Israël " coloniserait une partie de l’Iraq

 

http://www.alterinfo.net/Des-hommes-armes-en-tenues-de-mercenaires-a-l-eglise-irakienne_a51358.html

 

 

 

 

MONDE

Hezbollah: Le crime contre l’église de Bagdad porte la marque des sionistes

 

 

Hezbollah: Le crime contre l’église de Bagdad porte la marque des sionistes
Le Hezbollah a fermement condamné les crimes terroristes commis contre l’église Notre Dame à Bagdad, qui a couté la vie à des dizaines de fidèles, et l’agression des colons israéliens, la semaine dernière, contre l’église baptiste (Jérusalem AlQuds occupée), dont le premier étage a été incendié.
 
Dans un communiqué publié, lundi, le Hezbollah a rappelé, que "ce type de crime odieux était inconnu, dans notre région, avant l'occupation des Américains, qui se sont employés à réveiller et nourrir les susceptibilités confessionnelles et sectaires".
 
Le Hezbollah a ajouté que "ce crime porte la marque évidente et hypocrite du sionisme, car le projet sioniste a toujours été axé sur l'effritement de la région en entités hostiles les unes aux autres en vue d'imposer une seule hégémonie".
 
Réitérant la condamnation de ce crime, "le Hezbollah a présenté ses condoléances aux familles des victimes, tout en appelant le peuple irakien, toutes composantes confondues, à la coopération et l’union face aux assassins". 

Mardi 2 Novembre 2010
http://www.alterinfo.net/Hezbollah-Le-crime-contre-l-eglise-de-Bagdad-porte-la-marque-des-sionistes_a51343.html
.
L'avis d'eva:

La guerre d'Irak était en partie pour Israël. Les Médias ne l'ont jamais dit, évidemment.
Israël est derrière presque toutes les destabilisations du globe.
Le chaos est sa marque de fabrique.
Par ailleurs, Israël préfère aux Etats-Unis un candidat républicain. Les pseudos attaques ou complots d'Al Quaïda, à l'heure des élections américaines, visent à orienter le vote: Pour ceux qui incarnent le mieux la sécurité, républicains donc. N'oublions pas qu'Israël veut "sa" guerre contre l'Iran: Obama est réticent, alors que les Républicains la lui apporteront sur un plateau.
Par ailleurs, le Pape a récemment condamné la colonisation israélienne. Les chrétiens d'Irak en paieraient-ils le prix ? Israël n'a aucun respect pour la vie humaine. Surtout s'il s'agit de goys (voir le Talmud, les non-juifs "sont des animaux à écraser, à éliminer..."). Pour mieux connaître le fond de la pensée des partisans d'Israël, il faut lire leurs textes... Lecture directe, bien sûr.
Les vrais resorts des politiques nous échappent complètement. Soyons vigilants, apprenons à les décrypter. Il y a des clefs. Israël en est une...
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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 04:58

Selon l’Observatoire du nucléaire, l’enlèvement des sept français par AQMI serait une manœuvre de l’armée française

Article placé le 25 sept 2010, par Mecanopolis

Selon l’Observatoire du nucléaire, l’enlèvement des sept salariés d’Areva et de Vinci au Niger, le 16 septembre dernier, serait une manoeuvre tactique de l’armée française destinée à conserver la mainmise de la France sur les mines d’uranium nigériennes.

 


 

 

C’est une dépêche du Journal du Dimanche, publiée mardi dernier, qui rapporte le communiqué de l’Observatoire du nucléaire. Le document développe l’hypothèse selon laquelle l’Etat-major français aurait volontairement facilité l’enlèvement des employés en abaissant son seuil de vigilance, pour ensuite donner l’impression de sévir, et ainsi conserver le monopole de mines convoitées par la Chine. « Cet enlèvement permet à la France d’intervenir militairement dans cette zone et de protéger ainsi son accès aux mines d’uranium. Il faut rappeler que la majorité des réacteurs nucléaires français sont alimentés par l’uranium du Niger. Or la Chine, elle aussi avide d’uranium, a intensifié sa présence au Niger et concurrence la France pour l’accès aux réserves d’uranium » expose l’observatoire. Il est en effet utile de rappeler que le projet d’Areva de mine géante à Imouraren est d’une importance majeure pour l’avenir de l’industrie nucléaire française. Qui plus est, un putsch a eu lieu début 2010 au Niger et les nouveaux dirigeants du pays semblent moins soumis à l’ancien pays colonisateur qu’est la France.

 

Contacté par la rédaction de Mecanopolis, Stéphane Lhomme, directeur de l’Oservatoire du nucléaire, précise que si on « ne peut penser que les autorités françaises soient elles-mêmes à l’origine de la prise d’otage, par contre, le déroulement des faits poussent à se demander si tout n’a pas été préparé pour que cette prise d’otage si prévisible puisse se dérouler sans encombre ». « L’intervention de l’armée française au Niger a été organisée avec une étonnante rapidité. Il apparait d’ailleurs que les hommes et le matériel étaient prêts à l’avance à N’djamena (Tchad) ».

« Areva et les autorités françaises ont en effet été averties par différents biais que des menaces pesaient sur les salariés des mines d’uranium au Niger. Or, non seulement les mesures nécessaires de protection n’ont pas été mises en oeuvre mais, au contraire, Areva semble avoir refusé l’aide des autorités du Niger», indique encore M. Lhomme, avant de conclure : « Toutes proportions gardées, cette Guerre du Niger pour l’uranium est le pendant de la Guerre du Golfe menée par les USA pour le pétrole. Il est une nouvelle fois démontré que, outre les risques d’accident et la production de déchets radioactifs, le nucléaire a aussi des conséquences très néfastes sur la démocratie. »


Réda B., pour Mecanopolis

http://www.mecanopolis.org/?p=19787

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