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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 07:56

 

 

http://1.bp.blogspot.com/-hdBKw6-kkKs/ThPJr1YYwpI/AAAAAAAATAw/jI2VOUENaYs/s1600/banquiers_voleurs.jpg

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http://sergeadam.blogspot.com

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Vol du siècle: Assaut des «volontaires»

sur les fonds souverains libyens

 

 

1-2 Manlio Dinucci : La rapine du siècle : l’assaut des « volontaires » sur les fonds souverains libyens.

L’objectif de la guerre en Libye n’est pas seulement le pétrole, dont les réserves (estimées à 60 milliards de barils) sont les plus grosses d’Afrique et les coûts d’extraction parmi les plus bas du monde, ni le gaz naturel dont les réserves sont estimées à environ 1.500 milliards de m3. Dans le viseur des « volontaires » de l’opération « Protecteur unifié » il y a aussi les fonds souverains, les capitaux que l’Etat libyen a investi à l’étranger.

Les fonds souverains gérés par la Libyan Investment Authority (Lia) sont estimés à environ 70 milliards de dollars, qui grimpent à plus de 150 si l’on inclut les investissements étrangers de la Banque centrale et d’autres organismes. Et ils pourraient être plus importants encore. Même s’ils sont inférieurs à ceux de l’Arabie saoudite ou du Koweït, les fonds souverains libyens se sont caractérisés par leur croissance rapide. Quand la Lia a été constituée en 2006, elle disposait de 40 milliards de dollars. En cinq années à peine, elle a effectué des investissements dans plus de cent sociétés nord-africaines, asiatiques, européennes, nord-américaines et sud-américaines : holding, banques, immobilier, industrie, compagnies pétrolières et autres.

En Italie les principaux investissements libyens sont ceux effectués dans UniCredit Banca (dont Lia et la Banque centrale libyenne possèdent 7,5%), dans Finmeccanica (2%) et Eni (1%) : ces investissements et d’autres (dont 7,5% au Juventus Football Club) ont une  signification plus politique qu’économique (ils se montent à environ 4 milliards de dollars).

La Libye, après que Washington l’ait effacée de sa liste de proscription des « Etats voyous », a essayé de se refaire une place à un niveau international en misant sur la « diplomatie des fonds souverains ». Quand les Etats-Unis et l’Union européenne ont révoqué leur embargo de 2004 et les grandes compagnies pétrolières sont revenues dans le pays, Tripoli a pu disposer d’un surplus commercial d’environ 30 milliards de dollars annuels qu’il a destiné en grande partie aux investissements étrangers. La gestion des fonds souverains a cependant créé un nouveau mécanisme de pouvoir et corruption, aux mains de ministres et hauts fonctionnaires, qui a probablement échappé au contrôle de Kadhafi lui-même : confirmé par le fait qu’en 2009, ce dernier a proposé que les 30 milliards de dividendes pétroliers allassent « directement au peuple libyen ». Ceci a accentué les fractures à l’intérieur du gouvernement libyen.

C’est sur ces fractures que se sont appuyés les cercles dominants étasuniens et européens qui, avant d’attaquer militairement la Libye pour mettre la main sur sa richesse énergétique, se sont appropriés les fonds souverains libyens. Cette opération a été favorisée par le représentant même de la Libyan Investment Authority, Mohamed Layas : comme le révèle un câblogramme exfiltré à travers Wikileaks, le 20 janvier Layas a informé l’ambassadeur étasunien à Tripoli que la Lia avait déposé 32 milliards de dollars dans des banques étasuniennes. Cinq semaines plus tard, le 28 février, le Trésor étasunien les a « gelés ». Selon les déclarations officielles, c’est « la plus grosse somme d’argent jamais bloquée aux Etats-Unis », que Washington garde « en dépôt pour l’avenir de la Libye ». Elle servira en réalité pour une injection de capitaux dans l’économie étasunienne toujours plus endettée. Quelques jours plus tard, l’Union européenne a « gelé » environ 45 milliards d’euros de fonds libyens.

L’assaut sur les fonds libyens aura un impact particulièrement fort en Afrique. Ici, la Libyan Arab African Investment Company a effectué des investissements dans plus de 25 pays, dont 22 en Afrique sub-saharienne, en programmant de les augmenter dans les cinq prochaines années, surtout dans les secteurs minier, manufacturier, touristique et dans celui des télécommunications. Les investissements libyens ont été décisifs dans la réalisation du premier satellite de télécommunications de la Rascom (Regional African Satellite Communications Organization) qui, mis en orbite en août 2010, permet aux pays africains de commencer à se rendre indépendants des réseaux satellitaires étasuniens et européens, en réalisant ainsi une économie annuelle de centaines de millions de dollars.

Plus importants encore ont été les investissements libyens dans la réalisation des trois organismes financiers lancés par l’Union africaine : la Banque africaine d’investissement, dont le siège est à Tripoli ; le Fond monétaire africain, siège à Yaoundé (Cameroun) ; la Banque centrale africaine, siège à Abuja (Nigeria). Le développement de ces organismes permettrait aux pays africains d’échapper au contrôle de la Banque mondiale et du Fond monétaire international, tous deux instruments de domination néo-coloniale, et marquerait la fin du franc Cfa, la monnaie que sont obligés d’utiliser 14 pays, ex-colonies françaises. Le gel des fonds libyens assène un coup très dur à tout le projet. Les armes utilisées par les « volontaires » ne sont pas seulement celles de l’opération « Protecteur unifié ».


Manlio Dinucci

Edition de vendredi 22 avril 2011 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110422/manip2pg/09/manip2pz/301857/

 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

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Sommaire.

 

Tiré à part :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Mohamed Habili : Révolution grand-guignolesque. 

1-2 Manlio Dinucci : La rapine du siècle : l’assaut des « volontaires » sur les fonds souverains libyens. 

1-3 Manlio Dinucci : L’art de la guerre.

1-4 Bark Biiga : Libye-OTAN: Autant avouer l'enlisement.  

1-5 Mario Franssen : Les amis louches de l’Otan

1-6 François Brousseau : Le Waterloo de l’OTAN?

1-7 Capitaine Martin : Les ennuis libyens… 

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Déclaration sur la Libye  

3 Témoignage
3-1Thierry Meyssan : Le massacre de Sorman.  

3-2 Entretien avec Russia Today : Thierry Meyssan : « La recolonisation a commencé - Les députés français votent la guerre ». 

3-3 L’avocat Marcel Ceccaldi demande une enquête de la CPI sur les "crimes de guerre" de l'OTAN.

3-4 TERRA-Quotidien : Morts en Méditerranée. :

4 Annexe

4-1 A propos du "Printemps arabe"...

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 05:12

actu-match | Mardi 21 Décembre 2010

Ex combattants de Tsahal, ils refusent maintenant de se taire et parlent
Ex combattants de Tsahal, ils refusent maintenant de se taire et parlent
 

Micha, Dana, Noam, et Mikhael ont combattu pour Tsahal. C'est la première fois que des officiers israéliens manifestent à visage découvert leur contestation. | Photo Quique Kierszenbaum

Paru dans Match

 


Micha, Dana, Noam, et Mikhael ont combattu pour Tsahal. C'est la première fois que des officiers israéliens manifestent à visage découvert leur contestation à propos des exactions infligées dans la bande de Gaza, entre 2000 et 2009.

- Paris Match


Des grenades pour faire peur

« On déboule dans un village palestinien à 3 heures du matin et on se met à lancer des grenades étourdissantes dans les rues. Pour rien, pour faire peur. On voyait les gens se réveiller affolés... On nous raconte que cela fait fuir les éventuels terroristes. N’importe quoi... Par rotation, on faisait ça toutes les nuits. La routine. On nous disait “Bon­ne opération”. On ne comprenait pas pourquoi. »

 

Voler un hôpital

« Une nuit, nous avons l’ordre d’entrer de force dans une clinique d’Hébron qui appartient au Hamas. On confisque l’équipement : ordinateurs, télépho­nes, imprimantes, d’autres choses, il y en a pour des milliers de shekels. La raison ? Toucher le Hamas au portefeuille, juste avant les élections du Parlement palestinien, pour qu’il perde. Le gouvernement israélien avait officiellement annoncé qu’il n’allait pas tenter d’influencer cette élection... »

 

« On a tué un type par pure ignorance »

« On ne savait pas que, pendant le ramadan, les fidèles sortent dans la rue à 4 heures du matin avec des tambours pour réveiller les gens, qu’ils mangent avant le lever du soleil. On identifie un type dans une allée qui tient quelque chose, on lui crie “stop”. Là, si le “suspect” ne s’arrête pas immédiatement, la procédure exige des sommations. “Arrêtez ou je tire”, puis on tire en l’air, puis dans les jambes, etc. En réalité, cette règle n’est jamais appliquée. On l’a tué, point. Et par pure ignorance des rites locaux. »

 

Les paysans en larmes

« Nos excavateurs dressent une barrière de séparation en plein milieu d’un champ de figuiers palestinien. Le paysan arrive en larmes : “J’ai planté ce verger pendant dix ans, j’ai attendu dix ans qu’il donne des fruits, j’en ai profité pendant un an, et là, ils me le déracinent !” Il n’y a pas de solution de replantage. Il y a des compensations seulement à partir de 41 % de terre confisquée. Si c’est 40 %, tu n’as rien. Le pire c’est que peut-être demain ils vont décider d’arrêter la construction de la barrière. »

 

Rendre ses galons, redevenir soldat

« On installe des check points surprises. N’importe où, ça n’est jamais clair. Et soudain on arrête tout le monde, on contrôle leur permis. Il y a, là, des fem­mes, des enfants, des vieux, pendant des heures, parfois en plein soleil. On arrête des innocents, des gens qui veulent aller travailler, trouver de la nour­riture, pas des terroristes... J’ai dû le faire pendant cinq mois, huit heures par jour, ça m’a cassé. Alors j’ai décidé de rendre mes galons de commandant. »

 

« Notre mission : déranger, harceler »

« On est à Hébron. Comme les terroristes sont des résidents locaux et que notre mission est d’entraver l’activité terroriste, la voie opérationnelle c’est de quadriller la ville, entrer dans des maisons abandonnées, ou des maisons habitées choisies au hasard – il n’y a pas de service de renseignement qui nous pilote –, les fouiller, les mettre à sac... et ne rien trouver. Ni armes ni terroristes. Les habitants ont fini par prendre l’habitude. Ils sont irrités, dépressifs, mais habitués car ça dure depuis des années. Faire souffrir la population civile, lui pourrir la vie, et savoir que cela ne sert à rien. Cela engendre un tel sentiment d’inutilité. »

 

« Les punitions collectives »

« Mes actes les plus immoraux ? Faire exploser des maisons de suspects terroristes, arrêter des centaines de gens en masse, yeux bandés, pieds et mains liés, les emmener par camions ; pénétrer dans des maisons, en sortir brutalement les familles ; parfois on revenait faire exploser la maison ; on ne savait jamais pourquoi telle maison, ni quels suspects arrêter. Parfois, ordre nous était donné de détruire au bulldozer ou aux explosifs l’entrée du village en guise de punition collective pour avoir hébergé des terroristes. »

 

« Protéger des colons agressifs »

« On débarque dans le district de Naplouse pour assurer la sécurité des colons. On découvre qu’ils ont décidé d’attaquer Huwara, le village voisin, palestinien. Ils sont armés, jettent des pierres, soutenus en cela par un groupe de juifs orthodoxes français qui filment, prennent des photos. Résultat : on se retrouve pris entre des Arabes surpris, terrorisés, et notre obligation de protection des colons. Un officier tente de repousser les colons dans leurs terres, il reçoit des coups, il y a des tirs, il abandonne. On ne sait plus quoi faire : les retenir, protéger les Palestiniens, nous protéger, une scène absurde et folle. On a fini par faire retourner les agresseurs chez eux. Une dizaine d’Arabes ont été blessés. »

 

Assassiner un homme sans armes

« On est en poste dans une maison qu’on a vidée de ses occupants, on soupçonne la présence de terroristes, on surveille, il est 2 heures du matin. Un de nos tireurs d’élite identifie un mec sur un toit en train de marcher. Je le regarde aux jumelles, il a dans les 25-26 ans, n’est pas armé. On en informe par radio le commandant qui nous intime : “C’est un guetteur. Descendez-le.” Le tireur obéit. J’appelle cela un assassinat. On avait les moyens de l’arrêter. Et ça n’est pas un cas unique, il y en a des dizaines. »

 

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                                           Joam, Micha, Mikhael, et Dana. (Photos D)

 

 

 

Lire aussi : 

Qui a tué Vittorio Arrigoni à Gaza ? Les Salafistes d'Al Quaïda, ou CIA et Mossad ?

 

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 02:04
The US military has strived to keep the pictures out of the public domain
http://www.rawa.org/temp/runews/2011/03/21/us-army-kill-team-in-afghanistan-posed-for-photos-of-murdered-civilians.html


Un article du Rolling Stone Magazine revient sur les atrocités commises par des soldats américains en Afghanistan, suite à la parution des premières photos des exactions dans le journal allemand Der Spiegel le 21 Mars.


diego

 

De nouveaux détails très choquants ont émergé aujourd'hui sur la façon
dont des soldats américains ont formé un « escadron de la mort» pour
assassiner des civils afghans au hasard et mutiler leurs cadavres.

Une enquête menée par le magazine Rolling Stone magazine détaille comment
les officiers supérieurs ont échoué à empêcher leurs troupes de tuer des
Afghans et conserver des parties de leurs corps comme des trophées.

Dans un épisode horrible, le magazine affirme que des soldats ont coupé le
doigt d'un enfant afghan mort et l’on ensuite utilisé comme « jeton » dans
un jeu de cartes.

Ce petit détail montre qu’un nouveau seuil de dépravation a été franchi
par les forces américaines et est susceptible d'être un désastre médiatique
pour l’armée U.S.

L'enquête menée par le magazine Rolling Stone a aussi révélé comment:
• Les troupes ont tué par balles des civils et tenté de camoufler leurs
crimes;
• Les soldats américains ont découpé une partie du crâne d'un mort;
• Les soldats ont applaudis en filmant un raid aérien américain faisant
sauter deux civils afghans;
• Une vidéo montre deux civils afghans sur une moto être abattu.

Le magazine prétend que les soldats découpaient des morceaux de crâne de
leurs victimes et les conservaient comme des trophées de leurs crimes.
Les soldats sont également accusés d'ouvrir le feu sur des civils sans
aucune raison et se de se couvrir en déposant des armes et chargeurs sur leurs
victimes pour invoquer la légitime défense.

Le magazine affirme que pour les accusés, la «mise à mort d'innocents
civils afghans est devenue moins un motif de préoccupation qu'un motif de
célébration ».

La semaine dernière, le soldat Jeremy Morlock, 23 ans, a admis son rôle dans
ce système criminel et a été condamné à 24 ans d’emprisonnement.
Quatre autres soldats de la 5e brigade de combat Stryker, 2e division
d'infanterie, seront jugés devant une cour martiale : le sergent Gibbs Calvin
(qui est accusé d'être le leader), Adam C. Winfield, Michael S. Wagnon II et
Andrew H. Holmes.

L'article du Rolling Stone décrit en détail comment les troupes américaines
auraient tué un garçon afghan avant de mutiler son cadavre :
« Les soldats Jeremy Morlock et Andrew Holmes avait repéré un jeune
agriculteur au travail , le 15 janvier 2010, dans le village afghan de La
Mohammed Kalay.
Gul Mudin, 15 ans (seulement quatre ans plus jeune que Holmes), était le seul
Afghan en vue. Il n'avait pas d'arme sur lui et les a accueilli par un
sourire. Personne d'autre n’était là.
Gul se dirigea vers eux quand ils l’appelèrent et s’est arrêté
lorsqu’ils lui ont demandé. Morlock a lancé une grenade sur lui, en
utilisant un muret pour se couvrir, puis les soldats ont ouvert le feu.
Gul tomba face contre terre dans le sol et il y eut bientôt une mare de sang
qui sortait de sa tête.
Morlock a crié à la radio qu'il était attaqué. Posté sur une colline
avoisinante, Adam Winfield (qui connaissait bien ses camarades) a dit à son
compagnon d'armes Ashton Moore qu'il était plus probable qu’il s’agisse
d’une mise en scène de meurtre.

Morlock et Holmes ont dit à leur sergent que « Gul avait été sur le point
de les attaquer avec une grenade et ils avaient donc tiré sur lui », rapporté
le magazine Rolling Stone.

L'histoire d'un combattant taliban solitaire, qui tente avec une grenade de
tendre une embuscade à un peloton en plein jour semblait peu crédible pour le
capitaine Patrick Mitchell.
Mais il a dit au sergent-chef Kris Sprague de «s'assurer» que Gul était
mort. Sprague a donc tiré à deux reprises sur l'enfant mort.

Un adulte qui travaillait plus loin dans les champs est arrivé et a accusé
Morlock et Holmes d’avoir assassiné l’enfant, mais il a été ignoré par
les soldats. Les soldats ont demandé à l’homme d’identifier l’enfant, et
il s’est avéré qu’il s’agissait de son père. «L’homme était
submergé par le chagrin», comme l’explique un rapport officiel de
l’armée.

Les soldats ont suivi le protocole qui consiste à couper les vêtements du
mort et le déshabiller pour vérifier la présence de tatouages, avant de
numériser son iris et ses empreintes digitales.
Mais ensuite, ils ont commencé à prendre des photos d'eux célébrant le
meurtre, avec Holmes posant pour la caméra en saisissant la tête de M. Gul par
les cheveux, comme s'il s’agissait d’un cerf.
Le sergent Calvin Gibbs a alors commencé à «déconner avec le gosse », lui
remuant les bras et la bouche comme un pantin, avant de couper un doigt à
l'enfant mort et de le donner à Holmes.
Holmes a mis le doigt dans une sacoche à la ceinture. «Il comptait garder le
doigt pour toujours et voulait le faire sécher » a raconté un de ses amis. «
Il était fier de son doigt. »

Quelques heures après le meurtre, Holmes et Morlock jouaient aux cartes
lorqu’ils ont dit qu'ils pariaient un doigt dans un jeu de pique, avant de
jeter le doigt de Gul sur le tas de jetons.

Au cours d’un autre incident en Novembre 2009, Gibbs a commencé à jouer
avec une paire de ciseaux à proximité de la main d'un insurgé mort, tué par
un hélicoptère, après que le corps ait été été poignardé avec un couteau
par un autre soldat.
«Je me demande si ces ciseaux peuvent couper un doigt? » demanda Gibbs.

Plus tard, lors d'une nuit en Janvier 2010, le peloton a été conduite à
proximité de leur base d'opérations avancée et a repéré la signature
thermique d’un homme sur la route grâce à leur matériel d'imagerie
thermique.
Les soldats se sont arrêté à proximité de l'homme, qui tenait son bras
devant sa poitrine, ce qui signifia pour eux soit qu'il avait froid ou bien
qu’il cachait une bombe.
Il allait et venait, en ignorant leurs appels, et a eu ce comportement «
étrange » jusqu'à ce que les soldats aient tiré des coups de semonce autour
de lui. Il a ensuite commencé à marcher vers eux.
Quelqu'un a crié «au feu» et les soldats ont tiré environ 40 rafales en
quelques secondes. L'homme s'est avéré être désarmé mais il était sourd
ou handicapé mental, selon les déclarations officielles.

Le soldat Michael Wagnon à récupéré un morceau de son crâne et l'a gardé
comme un trophée, mais le commandant Matthew Quiggle était «fermement
convaincu» qu'ils avaient illégalement tué un ressortissant du pays.

Le peloton a ensuite tenté de dissimuler le crime en faisant semblant de
trouver une arme - qui était en fait un chargeur de AK-47 qui avait été
rangé dans une boîte en métal par le sergent Calvin Gibbs.
«Au fond, ce que nous faisions était une recherche désespérée de justifier
le meurtre de cet homme », a rapporté le soldat Justin Stoner Stoner aux
enquêteurs. «Mais en réalité, c’était juste un vieux type, sourd et
retardé. Clairement, nous avons exécuté cet homme. "
Cependant l'armée américaine considèra que l'homme était seul responsable
de sa mort parce qu'il avait ignoré les avertissements du peloton et a marché
dans leur direction.

...

L’article du Rolling Stone magazine explique en détail le sentiment de toute
puissance et d’impunité des soldats dû à l’absence de maintien de
l'ordre par leurs supérieurs.  
http://www.rollingstone.com/politics/news/the-kill-team-20110327?page=1

Mark Boal, l'auteur de l’article, est un journaliste bien connu et plusieurs
fois récompensé pour son travail.
Il a pu consulter des vidéos et des images choquantes de victimes, prises par
les soldats: l'un montre une main avec un doigt manquant, un autre représente
une tête coupée sur un bâton et d'autres montrent des jambes mutilées par
des déflagrations de grenades. Dans certains cas, les soldats posent sur les
corps de leurs victimes comme sur des trophées de chasse.
Bien que cela soit totalement interdit par le règlement, les soldats emmènent
dans leurs patrouilles des appareils photos et mini caméras. Ils se font
ensuite circuler les vidéos entre eux sur clé usb ou disques durs.


Mardi 29 Mars 2011
http://www.alterinfo.net/Les-crimes-horribles-de-l-armee-americaine-en-Afghanistan_a56863.html
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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 01:55

 

Afghanistan : Année la plus meurtrière pour les civils (au moins 1200 morts).Afghanistan : Année la plus meurtrière pour les civils (au moins 1200 morts).Afghanistan : Augmentation des pertes civiles et Résistance vont de pair


Selon le journal Le Monde du 9 mars 2011, l’année 2010 a été la plus meurtrière pour les civils afghans. Ce constat montre bien la vraie nature de cette guerre : une agression caractérisée contre toute une nation et contre son peuple. L’Usraël et ses auxiliaires européens agissent dans le cadre de l’Otan, qui n’est que le bras armé de Washington (les deux autres bras sont la CIA, le Mossad pour les assassinats et autres « coups tordus » et le FMI -présidé par le socialo sioniste Strauss-Kahn- pour la guerre économique contre les populations et contre les nations qui cherchent à se libérer.

La guerre menée en Afghanistan par l’Otan est le concentré de toutes les violations de ce droit international dont l’Usraël prétend se faire le champion pour agresser les nations qui lui résistent. Les Etats-Unis, Israël et l’Otan se sont mis, d’eux-mêmes, au-dessus du TPI (Tribunal Pénal International) qui est réservé à tous ceux qui n’acceptent pas l’injustice de ce « désordre mondial », lequel n’a pour but que de sauvegarder la domination du lobby sioniste dans le monde.

L’augmentation des victimes civiles en Afghanistan est aussi la preuve de la résistance acharnée que le peuple afghan oppose aux occupants. Cette résistance est celle de tout un peuple qui s’est uni malgré les diversités ethniques et communautaires caractérisant ce pays. Il est faux de réduire la résistance afghane aux fameux « talibans ». Ce mot, comme l’expression Al Qaida, est utilisé par l’Usraël à la fois pour effrayer une opinion européenne mal informée et pour masquer la réalité, celle du combat de toute une nation pour sa liberté.

Barack Obama a encore accentué l’agression américaine en envoyant 30000 hommes supplémentaires en Afghanistan. C’est sans doute cela qui lui a valu le Prix Nobel de la Paix, décerné par une clique totalement sionisée ! Et c’est toujours le même Obama qui a assuré Israël de son  soutien indéfectible, en attendant d’intervenir militairement en Libye ou dans tout autre pays musulman qui voudrait échapper à la tutelle américano-sioniste. Sionisme et masque noir, tel est Obama….

Malgré la sauvagerie de l’agression américano-sioniste, la résistance grandit chaque jour. Les pertes de l’armée française (aux alentours de 60 morts) mais surtout la démoralisation des soldats à leur retour en France (On ne peut pas gagner cette guerre, tel est l’avis de tous les combattants à leur retour) semblent être un sujet tabou en cette période pré-électorale en vue de la présidentielle de 2012. Il y a entre tous les candidats potentiels un consensus, un accord tacite pour ne pas parler de cette guerre qui ne dit pas son nom. Qui osera dire : si je suis élu, je retire immédiatement les troupes françaises et condamne l’agression que subit l’Afghanistan ? Nous attendons mais sans nous faire de grandes illusions.

En réalité, cette guerre n’est que la partie d’un tout qui dépasse amplement le cadre afghan. Il s’agit d’une guerre permanente que livre l’Usraël contre tous les peuples possédant des matières premières, notamment des hydrocarbures. Or, il se trouve que ces peuples sont majoritairement musulmans et que cette religion qui façonne toute une mentalité est difficilement soluble dans la soupe idéologique qui permet au sionisme, en Europe, par exemple, de gouverner dans une relative tranquillité. D’où cette zone de fracture qui va, pour l’instant, du Nigeria au Pakistan avec ses pics de conflits (la Palestine, l’Irak, l’Afghanistan, demain peut-être la Libye ou l’Egypte) et ses blocs de résistance qui sont l’Iran, la Syrie, le Liban et tous ceux qui combattent les sionistes au lieu de chercher à négocier avec eux.

Cette lutte connaît aussi ses prolongements en France et en Europe : c’est la montée, programmée, de l’islamophobie qui sert à justifier les agressions et qui prépare les opinions à transposer les guerres dans le monde musulman sur le territoire national français. Nous reviendrons sur cet aspect du problème qui semble devoir occuper tout l’espace politique de la future présidentielle (si elle a lieu, comme prévu, en 2012).

Les pertes civiles en Afghanistan vont continuer à augmenter ; elles augmenteront en proportion de la résistance afghane dont la victoire est maintenant certaine. Ce sera le lourd prix que devra payer le peuple afghan pour sa liberté. Mais c’est aussi la preuve que notre ennemi peut être vaincu. Encore faut-il en avoir la volonté. C’est une des leçons que nous donnent  les Afghans.


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 
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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 05:29

 

Pourquoi Tony Blair est-il entré en guerre aux côtés du président américain Bush?

Une question qui semble être intéressante peut-être pour les psychologues et les spéculateurs de la politique ou ­quelques journa­listes curieux. Pour la Commission Chilcott à Londres, la réponse à cette question n’a qu’un intérêt secondaire. Beaucoup plus important pour la vérité et les livres d’histoire, et peut-être un jour, pour la Cour internationale de justice, est le fait que Tony Blair ait négocié par sa propre décision et contre la volonté du ­peuple britannique.


Dans les 13 ans d’un des plus durs embargos économiques et militaires qu’on n’ait jamais fait subir à un pays, l’Irak était devenu aussi l’Etat du monde le plus passé au ­crible. Entre 1991 et 1998 et de nouveau entre 2002 et jusqu’au début de l’invasion illégale du 19 mars 2003, les spécialistes du désarmement de l’ONU ont vraiment passé l’Irak à la radioscopie, du Kurdistan irakien jusqu’à Basra et de Kut jusqu’à Ramadi, en engageant un personnel d’espionnage et ceci ­contre tout droit international.


A Washington et à Londres, on connaisssait jusqu’au plus petit détail chaque coin du pays et on savait exactement ce qu’ont annoncé en 1995 des experts en armement de l’ONU, hautement spécialisés: l’Irak avait été, jusqu’à ce moment-là, désarmé, si ce n’est pas quantitativement, du moins qualitativement. Ses armes de destruction massive en tant que risque pour les pays voisins ou pour d’autres étaient éliminées. Ce qui n’avait pas encore été enregistré ou détruit des stocks biologiques, chimiques et ballistiques jusqu’au dernier morceau, ne pouvait plus, selon les spécialistes, représenter un risque.


C’est vraiment tragique et c’est un grand tort que cette vérité n’ait pas été exposée, le 5 février 2003, devant le Conseil de sécurité par Messieurs Blix et Baradei, les chefs honorables des institutions de désarmement de l’ONU à New York et Vienne. C’était le jour où Colin Powell, le secrétaire d’Etat américain, tentait de présenter devant le Conseil de sécurité les mensonges de son gouvernement sur les dangers venant de l’Irak. Tony Blair et son gouvernement savaient exactement que la vérité était une autre. Ainsi, la participation de Blair à la guerre de 2003 a été une contribution consciente à la destruction d’un pays et à la violation grave de la Charte des Nations Unies.


Ce que l’on nomme l’Acte du Congrès américain pour la libération de l’Irak, signé le 31 octobre 1998 par le président Clinton, était devenu pour Tony Blair une directive. Il voulait délivrer le monde de Saddam Hussein par des moyens qui auraient été permis seulement si l’Irak avait présenté un risque immédiat pour les USA et la Grande-Bretagne, et si l’on avait dû réagir sur une base d’autodéfense.

 

A-t-on vraiment besoin d’une dernière preuve de l’autoritarisme de Blair ? L’opinion publique mondiale connaît aujourd’hui la vérité, Tony Blair connaissait celle-ci avant la décision d’entrer en guerre. Il entra en guerre. Cela reste et restera de sa responsabilité.


Hans von Sponeck, pour Horizons & Débats

Sur le même sujet, lire également Tony Blair a voulu le renversement de Saddam

 

 

Article placé le 24 fév 2011, par Mecanopolis

 

http://www.mecanopolis.org/?p=22131

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 18:42

 

OBAMA LE TUEUR DE BÉBÉ ! ! ! T-SHIRT par GOP4LIFE
C'est un T-shirt en lequel expose les vraies vues d'Obama au sujet de la vie.
http://www.zazzle.fr/obama_le_tueur_de_bebe_tshirt-235458996181779678

 

Le président Obama a ordonné un nombre record de frappes de Predator. Voici un entretien exclusif avec un homme qui ratifiait les "opérations létales". > Cet article a été publié sur le site internet de l'hebdomadaire américain le 13 février.

 

C'est une pièce banale dans un immeuble de bureaux de la Virginie du nord. L'endroit est bourré d'écrans d'ordinateurs, de claviers et de cartes. Quelqu'un est assis à son bureau, la main sur une manette. John A. Rizzo, à cette époque directeur juridique de la CIA, se tient non loin, avec d'autres employés de l'agence. Ensemble, ils observent des images sur un écran où l'on voit un homme et sa famille conduisant sur une route à des milliers de kilomètres de là. Le véhicule ralentit, l'homme descend.

Quelques instants plus tard, une explosion remplit l'écran, l'homme est mort. "Les choses étaient menées de façon très professionnelle", raconte Rizzo. Un drone aérien vient d'exécuter l'homme, terroriste de haut rang présumé, après qu'il eut quitté sa voiture. Les membres de sa famille ont été épargnés. "L'agence était très pointilleuse à ce sujet", ajoute Rizzo. "Ils s'efforçaient de minimiser les dommages collatéraux, et notamment sur les femmes et les enfants".

Le public est au courant depuis un certain temps des grandes lignes du programme d'exécution de présumés terroristes par la CIA — y compris de la façon dont les Etats-Unis se servent de drones pour tuer les militants talibans et d'Al-Qaïda au Pakistan. Mais le processus exact par lequel on désigne qui doit être traqué et "réduit en miettes", comme le dit Rizzo, n'avait jamais été rapporté jusqu'ici. Un coup d'œil sur la bureaucratie impliquée dans ces opérations révèle une organisation méthodique, dotée de plusieurs couches, dirigée par un corps de fonctionnaires exécutant leurs taches de façon professionnelle. Et pourtant, le fait que Rizzo fut impliqué dans des "assassinats", comme il le dit parfois, et que ces opérations aient été planifiées à l'avance, de façon formaliste, pose un certain nombre de questions.

Plus d'un an après son départ du gouvernement, Rizzo, homme élégant de 63 ans, portant barbe, boutons de manchettes et une cravate jaune pâle, s'est entretenu avec nous dans un restaurant de Washington de son rôle dans les "opérations létales" de la CIA autour d'un Côtes-du-Rhône et d'un steak. Parfois, Rizzo prend un ton cavalier. "À la base, c'est une liste de types à buter", dit-il. Puis, il pointe un doigt sur mon front et fait semblant de presser la détente. "Le Predator est l'arme de prédilection, mais ça pourrait tout aussi bien être quelqu'un qui vous colle une balle dans la tête".

Le nombre de ces assassinats, principalement exécutés sur le territoire pakistanais par des Predators, a considérablement augmenté sous l'administration Obama, et ces actions secrètes font aujourd'hui partie intégrante de la stratégie antiterroriste des Etats-Unis.

La façon dont les agents de la CIA sélectionnent les cibles de ces opérations létales est un processus relativement simple, et pourtant largement ignoré. Le président n'est pas informé de chacun des noms. Rizzo explique qu'il était lui-même en charge des autorisations. A Washington, on parle d'une "liste de cibles", termes employés par l'ancien sous-secrétaire d'état Richard Armitage pour décrire le processus lors d'une récente réception à Washington. En réalité, cependant, il n'existe probablement pas à la CIA de liste de gens destinés à mourir. "Je n'ai jamais vu de liste" indique un officiel du Département d'État ayant participé à des discussions sur les opérations létales, parlant anonymement en raison du sujet abordé. À la CIA, les responsables choisissent des cibles à "neutraliser", indique-t-il. "Il s'agit d'individus que nous recherchons et dont nous venons à penser qu'ils constituent une menace qu'il vaut mieux à présent neutraliser".

L'armée et la CIA partagent souvent les mêmes cibles — Oussama Ben Laden, par exemple — mais s'occupent de régions du monde distinctes. Parfois, ils font équipe — où même travaillent l'un pour l'autre. Lorsque l'ancien officier de la CIA Henry A. Crumpton était en Afghanistan après le 11 septembre, lui et le Général Stanley McChrystal — ancien chef du Commandement unifié des Opérations Spéciales, une unité militaire secrète — travaillaient en étroite collaboration, ainsi que leurs subordonnés. "Certains des gens que je connaissais, et qui travaillaient pour moi, sont partis travailler pour lui, et vice versa" se souvient Crumpton. D'après des experts de l'anti-terrorisme, le président Obama et ses conseillers sont en faveur d'une approche plus agressive pour des raisons pratiques — les responsables gouvernementaux préfèrent éliminer les terroristes présumés plutôt les capturer. "Depuis qu'en raison de la situation politique et légale des Etats-Unis les techniques d'interrogatoires agressives ont de toute façon été remises en question, il est devenu moins intéressant de capturer plutôt que de tuer", écrit Kenneth Anderson de l'American University dans un essai sur la question que les responsables de la Maison Blanche d'Obama ont abondamment compulsé. "Et si l'on a l'intention de tuer, on le fera de préférence de loin, afin d'éliminer les problèmes de reddition, potentiellement embarrassants".

Pour défendre cette approche brutalement pragmatique, les responsables de l'administration arguent que les frappes aériennes menées au moyen de drones permettent d'éliminer des militants d'Al-Qaïda et réduisent ainsi les probabilités d'une nouvelle attaque terroriste. Ils prennent également garde à rassurer le public sur la question de la légalité de ces assassinats. Lorsque Newsweek s'est adressé au gouvernement en vue d'obtenir un commentaire, un responsable nous a déclaré, sous couvert de l'anonymat du fait de caractère sensible de la question : "Ces opérations anti-terroristes sont menées dans le strict respect de la législation américaine et du cadre juridique fourni par le Département de la Justice".

Comme l'explique Bruce Riedel, ancien cadre de la CIA, "sur ce point, on n'est plus au jardin d'enfant : on le fait depuis 2001, en suivant un protocole aujourd'hui parfaitement établi".

Un article du Los Angeles Times décrit un jour John Rizzo comme le juriste de carrière le plus influent de l'histoire de la CIA", et il est certain qu'il en sait plus que quiconque au gouvernement sur les aspects légaux des assassinats ciblés menés par la CIA. C'est pourtant quasiment par accident qu'il est entré dans le monde de l'espionnage. Diplômé en droit de l'université George Washington, il vit dans la capitale dans les années soixante-dix lorsqu'est publié le rapport de la commission Church sur les tentatives d'assassinat par la CIA de leaders étrangers. Rizzo y voit une opportunité : "Vu l'ambiance, ils vont avoir besoin d'avocats". Il décroche peu après un emploi à la CIA.

Quelques décennies plus tard, alors que s'intensifient à la CIA interrogatoires et opérations létales dans la foulée du 11 septembre, Rizzo se retrouve lui-même au centre de la controverse. Il est, selon ses propres mots, "plongé jusqu'aux yeux" dans le programme du Président Bush d'interrogatoires améliorés menés dans les "black sites", prisons secrètes situées en Afghanistan et d'autres pays. John C. Yoo, juriste du Département de la Justice, rédige en août 2002 le fameux "mémo sur la torture" en réponse à une demande de clarification de Rizzo quant aux techniques pouvant être appliquées aux détenus. Rizzo espérait accéder au poste de directeur juridique de l'agence, une idée devant laquelle les membres de la commission du renseignement du Sénat ont regimbé en raison de son rôle dans l'autorisation des interrogatoires. Rizzo prend sa retraite en 2009.

On peut parfois déceler de la vantardise chez Rizzo. "Combien de professeurs de droits ont déjà signé un ordre d'exécution ?" demande-t-il. Aussi vite, il insiste sur le soin apporté aux travaux préparatoires, et indique avoir senti qu'il était important d'assister à l'exécution de certains de ces terroristes de haut rang présumés par le biais des images en direct diffusées dans les bureaux de la CIA. "Il était important pour moi que ce soit fait le plus proprement possible", explique-t-il.

Proprement, mais néanmoins complexe d'un point de vue éthique. Rizzo s'est parfois trouvé assis à son bureau au septième étage de l'immeuble de la CIA en question, devant un câble évoquant un terroriste présumé, se demandant quel jugement ses parents irlando-italiens porteraient sur les nouvelles tâches qu'on lui avait confiées.

Après que le Président Bush eut donné à la CIA l'autorisation de traquer les combattants d'Al-Qaïda, suite au 11 septembre, "on a toujours eu recours à des juristes. Ils étaient toutefois très bons — très agressifs, très utiles, en fait", raconte Crumpton. "Ils nous aidaient à comprendre le droit international et les problèmes transfrontaliers, et clarifiaient pour nous certains termes de la directive présidentielle".

Aux termes d'un nouveau décret de George W. Bush, signé plusieurs années plus tard, il devint possible de prendre pour cible un certain nombre de gens travaillant dans des camps terroristes, au-delà des terroristes présumés identifiés. Dès lors, le nombre de candidats potentiels examinés par les juristes de la CIA allait considérablement augmenter. En dépit du secret entourant ces ordres, leur objectif apparaît clairement. "Les pouvoirs conférés par ces directives présidentielles sont certainement les plus radicaux, les plus létaux, depuis la création de la CIA" déclarait à une commission de la chambre des représentants William C. Banks, directeur de l'Institut pour la Sécurité Nationale et l'Antiterrorisme de l'Université de Syracuse.


 

Le centre névralgique de ces assassinats ciblés est le Counterterrorist Center de la CIA où des juristes — une dizaine environ, selon Rizzo — rédigent des câbles affirmant que tel ou tel individu constitue une grave menace pour les Etats-Unis. Les câbles de la CIA sont juridiquement formalistes, argumentés avec soin, et peuvent souvent faire jusqu'à cinq pages. Michael Scheuer, qui a été à la tête de l'unité Oussama Ben Laden de la CIA évoque un "dossier" ou "document de deux pages" accompagné d'une annexe apportant les données sous-jacentes, au cas où quelqu'un voudrait les consulter intégralement. "Le dossier", dit-il, "passait par les juristes, qui prenaient la décision. Ils étaient très pointilleux". Parfois, selon Scheuer, la barre était placée trop haut. "Très souvent, il s'en est ensuivi des opportunités manquées. Alors l'idée selon laquelle des gens se sont fait tuer sur la seule base d'un soupçon... J'aurais bien aimé que ce soit vrai. Si ç'avait été le cas, il y aurait moins de méchants encore vivants".

Parfois, se souvient Rizzo, les preuves accumulées contre tel ou tel individu étaient trop minces et au département juridique, les supérieurs déclaraient aux subordonnés : "Votre dossier n'est pas assez solide". "Parfois", explique Rizzo, "la justification était qu'on pensait que l'individu en question avait assisté à une réunion. C'était trop faible". Le mémo était renvoyé à l'étage du dessous.

Les câbles qui étaient "prêts à l'emploi", comme le dit Rizzo, se terminaient par les mots suivants : "En conséquence permission requise pour engager une opération létale contre la cible". Suivait un espace pour la signature du directeur juridique, suivi du mot "accord". Rizzo indique qu'il voyait passer environ un câble par mois, et qu'il se trouvait toujours environ trente personnes ciblées. Nombre d'entre elles ont été tuées, mais pas toutes : "Les numéros 1 et 2 du hit-parade sont toujours en circulation", confirme Rizzo, parlant de "qui-vous-savez et de [Ayman al-] Zawahiri", un des principaux leaders d'Al-Qaïda.

Comme l'ont souligné les critiques de l'administration, les responsables du gouvernement doivent respecter une procédure bien plus stricte pour obtenir la permission de mettre quelqu'un sur écoute dans ce pays que pour faire de quelqu'un la cible d'une opération létale à l'étranger.

Rizzo semble amer devant le fait qu'il ait été critiqué, ainsi que d'autres cadres de la CIA, pour avoir autorisé sous l'administration Bush des interrogatoires brutaux, alors qu'on ne s'émeut que très peu du rythme plus rapide des opérations létales sous Obama (de 2004 à 2008, Bush a autorisé 42 frappes de drone, selon la Fondation New America. Le nombre a plus que quadruplé sous Obama — 180 lors du dernier décompte).

Les détenus, dans l'ensemble, ont survécu, observe Rizzo. Ce qui bien souvent aujourd'hui n'est pas le cas des présumés terroristes de haut rang.

D'autre part, en dépit des contrôles bureaucratiques, la réalité n'est pas toujours aussi précise. En décembre, la population a défilé dans les rues d'Islamabad pour protester contre les frappes et exprimer son soutien à un résident du Waziristan, Karim Khan, dont le fils et le frère avaient été tués en 2009 lors d'une frappe et qui a depuis intenté un procès contre les Etats-Unis, imputant leur mort à un responsable de la CIA.

Les responsables gouvernementaux insistent sur le fait que les assassinats ciblés reposent sur des bases légales solides, ce que contestent nombre d'universitaires. À l'université de Georgetown, Gary Solis, auteur d'un Code du Conflit Armé, affirme que les employés qui à la CIA manoeuvrent des véhicules aériens sans pilote sont des civils directement engagés dans des hostilités, agissements qui font d'eux des "combattants illégaux", pouvant à ce titre éventuellement être poursuivis.

Rizzo travaille actuellement à ses mémoires. Il ne parle pas de la moralité de ce qu'il a fait — ce n'est pas son genre — mais depuis quelque temps, il cherche à affronter les implications du travail meurtrier qui fut le sien, et que d'autres continuent à exécuter dans cet immeuble de bureaux, en Virginie.


par Tara Mckelvey


Traduction de David Korn

> Lire la version américaine de l'article

 

(Nouvelobs.com)

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 17:31

 

Un monceau de ruines et de la poussière est tout ce qui reste d’une laiterie que l’aviation israélienne a détruite hier dans la ville de Khan Younis au centre de la bande de Gaza.

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Des hommes nettoyer les restes de la laiterie détruite à Khan Younis après avoir été bombardés par un raid aérien israélien dans le milieu de la nuit - Photo : Ismael Mohamad/UPI/Newscom

Les ruines de la laiterie sont adjacentes à un parc d’attractions dans le parc Asdaa, qui sert de refuge aux habitants de la bande de Gaza assiégée.

Avant le bombardement, la laiterie possédait trois chaînes de production réparties sur 400 mètres carrés. Elle produisait du lait, du fromage et du beurre, fournissant un revenu à quarante familles palestiniennes de Gaza et distribuant ses produits vers diverses parties de la bande de Gaza.

A l’aube, la laiterie a été touchée par au moins deux missiles tirés depuis des avions, répandant les pièces de machines et les équipements à des mètres de distance, transformant l’usine en un tas de décombres. L’attaque sur la laiterie s’est produite au milieu d’une augmentation régulière de l’activité militaire israélienne dans la bande de Gaza. L’aviation israélienne a également frappé d’autres cibles, ce mardi, blessant quatre Palestiniens, dont un gardien dans Asdaa.

En prenant connaissance des dégâts, Shadi al-Batsh, ingénieur en chef de la laiterie, a déclaré à The Electronic Intifada : « cette laiterie avait été un rêve et elle était ensuite devenue réalité, mais cela a finalement tourné au cauchemar - pas seulement pour moi mais aussi pour la quarantaine d’employés qui ont tous travaillé dur pour réaliser quelque chose malgré un blocus israélien paralysant. »

Au milieu des décombres, al-Batsh a raconté comment la laiterie Asdaa avait réussi à distribuer ses produits à travers la bande de Gaza, et il a décrit l’impact de l’attaque sur l’économie locale déjà en difficulté à cause de l’état de siège imposé par Israël et qui dure maintenant depuis 42 mois.

« Nos pertes financières suite à cette attaque sont estimées à environ 300 000 dollars. En plus de ces pertes financières directes, il y a une perte indirecte pour les personnes qui avaient l’habitude de nous fournir en matières premières, en emballages de plastique, et ceux qui transportaient les produits dans les fourgonnettes et les distribuaient aux épiciers dans de nombreuses zones de Gaza. Nous nous demandons vraiment pourquoi un tel endroit a été pris pour cible par l’aviation israélienne. Il ne s’agissait que d’une laiterie et nous ne fabriquions ni armes ni roquettes artisanales », a expliqué al-Batsh.

Et Al-Batsh d’ajouter : « C’est la première fois que le centre d’Asdaa a été pris pour cible. Aujourd’hui nous avons eu une quinzaine d’autobus d’écoliers, pour une visite de terrain au cours de laquelle les enfants des écoles profitent un peu du parc d’attractions et de ce jardin public. Nous avons peur que ces voyages ne commencent à se réduire après un tel bombardement. »

Le centre Asdaa a été construit sur le terrain d’une ancienne colonie israélienne. En plus de la laiterie, il comprend un parc d’attractions, une pêcherie, un élevage de volailles et un jardin public. Le jardin public abrite des animaux sauvages, dont des singes, et un petit train pour les enfants traverse le parc. Le train passe désormais par les ruines de la laiterie. Depuis que ce complexe a été mis en place, il est devenu une attraction pour les habitants de Gaza, qui profitent de la possibilité de passer du temps au dehors, en dépit du siège israélien.

Rusaila Hammad est une enseignante d’une école voisine qui avait 120 de ses élèves dans les jardins d’Asdaa après l’attaque. « Nous avons appris plus tôt que l’installation d’ Asdaa avait été ciblée. Mais l’administration de l’école a insisté pour que nous emmenions les enfants pour le voyage scolaire prévu », a expliqué Hammad.

Elle ajoute : « Où irions-nous ? A la mer ou aux frontières bouclées de Gaza ? Les Israéliens pensent qu’en ciblant des lieux tels que ceux-ci, ils font la bonne chose ? De telles actions ne feront qu’alimenter la haine, et ces enfants ont le droit de jouir de leur enfance normalement comme les enfants à travers le monde. »

Elle explique aussi que Asdaa est « l’un des rares endroits où nos enfants peuvent évacuer le stress qu’ils ont à endurer sous le blocus israélien et les attaques contre nous ».

Une des élèves d’Hammad, Marwa Zain âgée de 14 ans, a laisser s’exprimer sa colère. « Qu’est-ce qu’ils veulent que nous fassions ? Tous les endroits dans la bande de Gaza sont devenus vulnérables aux attaques israéliennes. Qu’est-ce que nous, les enfants, avons à faire avec une telle violence ? Que veulent-ils ? Nous sommes déterminés à continuer à venir ici. Nous avons peu de choix car Gaza est un endroit très petit et Israël nous assiège de toutes parts, y compris sur la côte. »

A un autre coin du jardin public de Asdaa, Fatma al-Hadidy pose une question semblable. « Si nous arrêtons de visiter un tel endroit par crainte des attaques israéliennes, où pouvons-nous aller ? C’est vraiment une honte pour eux de s’attaquer à un tel lieu ».

* Rami Almeghari est journaliste et conférencier universitaire vivant dans la bande de Gaza.

Vous pouvez le contacter à : rami_almeghari@hotmail.com.

 

Du même auteur :

-  Révélations d’un garçon utilisé comme bouclier humain par les soldats israéliens - 14 octobre 2010
-  Mon fils, témoin des horreurs de Gaza à quelques jours de son anniversaire - 7 octobre 2010
-  L’unité nationale reste hors de portée sous l’occupation - 2 juillet 2010
-  Au passage de Rafah : l’espoir et l’anxiété - 15 juin 2010
-  Le chagrin d’une mère - 11 février 2010
-  L’Aïd al-Adha et la lutte d’une famille de Gaza pour sa survie - 28 novembre 2009
-  Une génération traumatisée - 29 octobre 2009
-  5 000 Gazaouis en danger à cause du maintien du siège israélien - 21 juillet 2009
-  Un jeune couple de Gaza commence sa vie maritale sous une tente - 25 mars 2009

20 décembre 2010 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction : Naguib

 

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9885

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 07:13

 

Affiche du film

http://www.rue89.com/2008/05/14/valse-avec-bachir-la-memoire-disrael-en-dessin-anime

 

 

Puzzle identitaire autour de cauchemars récurrents


Dans « Waltz with Bashir », Ari Folman retrace un traumatisme individuel et collectif. Le sien et celui de son pays. Le choix, très gonflé, du cinéma d'animation renvoie à un souci d'exemplarité, histoire que chacun, en Israël, puisse se reconnaître à travers ces personnages dessinés et ordinaires, résolument non-héroïques. Quel est ce passé qui ne passe pas ? Comment la mémoire s'est-elle arrangée avec les souvenirs dérangeants ? Pourquoi un quart de siècle après les faits, le protagoniste principal du film, Ari lui-même donc, est-il victime de cauchemars récurrents ? Peu à peu, le puzzle identitaire s'assemble. A vingt ans, Folman fut un soldat de Tsahal. Au Liban, en 1982, il connut l'horreur des combats et la déraison sanguinaire au travail. Point d'orgue, si l'on ose dire, les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila perpétrés par les milices chrétiennes, suite à l'assassinat du président libanais Bashir Gemayel, sous l'œil (au mieux indifférent) de l'armée israélienne.

Le film bouscule la chronologie. Mêle le présent et des bribes des événements de 1982. Ari met en scène son enquête subjective. Il va voir ses potes de l'époque. Retrace avec eux une jeunesse commune. Les avertit de son ambitieux dessein (« Ce film est une thérapie »). Les réminiscences s'incarnent sur l'écran. Départ pour le Liban. Rêveries érotiques pour conjurer la trouille. Plongée dans le quotidien des attentats et le bourbier libanais. Permissions intermittentes. Apprentissage en accéléré de l'âge adulte. Enjeux politiques et militaires flous…


Face au refus collectif de se voir dans la peau du tortionnaire


Pourquoi une mémoire si friable ? Qu'avons-nous désiré à ce point ne pas voir ? La grande force (esthétique et politique) de « Waltz with Bashir » tient dans cette double question que Folman se pose à lui-même et pose à son pays. Sorte de psychanalyse historique, le film, en à peine une heure trente, tend un miroir dérangeant à Israël et à ses enfants. Et ose même avancer -ce que seul un Israélien peut faire- que la mauvaise conscience nationale face à ce passé éminemment trouble s'explique peut-être par un refus collectif de se voir dans la peau du tortionnaire.

Audace sur le fond et, bien sûr, audace sur la forme. Même si l'on est plus ou moins séduit par le style d'animation (un rien pompier) mis au point par Folman ; même si l'on peut regretter une certaine grandiloquence (musique omniprésente, effets sur-dramatisants), « Waltz with Bashir » demeure une œuvre atypique et, surtout, historiquement marquante.

À la fin du film, le cinéaste renonce à son procédé. Des images documentaires (cadavres de palestiniens, désolation dans les camps, errance des survivants hagards) succèdent à celles d'animation. Comme si en ayant renoué les fils de sa propre mémoire, il était temps désormais pour Ari Folman de montrer ce qu'il était vraiment advenu et qu'il convient de ne jamais oublier.

 

 

http://www.rue89.com/2008/05/14/valse-avec-bachir-la-memoire-disrael-en-dessin-anime

 

"Valse avec Bachir", le documentaire d'animation d'Ari Folman

http://www.20minutes.fr/article/286945/Cinema-Valse-avec-Bachir-en-BD.php

 

Valse Avec Bachir
Un film d'Ari Folman


Titre original : WALTZ WITH BASHIR (Israël)

Genre : Animation


Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes 2008

Synopsis


Ari, metteur en scène israélien, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents, au cours desquels il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. 26, exactement le nombre de chiens qu'il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80 !
Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades.
Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes.
Plus Ari s'enfoncera à l'intérieur de sa mémoire, plus les images oubliées referont surface.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

A l’image de la horde de chiens, graphisme hallucinant, qui dévalent la rue, enragés pour finalement aboutir devant un domicile. Celui de l’homme qui raconte son rêve, celui qui toutes les nuits revient le hanter. Ce souvenir, celui des chiens qu’il fut chargé de réduire au silence lors d'une opération commando de « Tsahal » au Liban.
Ce rêve, il s’en ouvre à Ari, le réalisateur de ce film d’animation, le dessin comme filtre, comme un léger écran pour pouvoir aborder ce qui va suivre. Mais d’abord Ari Folman devra lui-même retrouver la mémoire, rétablir la vérité, recoller les éléments du puzzle, que son esprit a plus ou moins gommé, cette fameuse mémoire sélective, reléguant au loin les faits dérangeants de notre vie.
Commence alors pour lui un voyage vers ses anciens compagnons d’armes, ceux avec qui il a effectué ce fameux service militaire obligatoire israélien. Des gamins morts de trouille.
Le dessin est très coloré, le trait précis et pourtant lâche, établissant ainsi un bon équilibre entre l’importance du propos, du récit et la visualisation que chacun peut s’en faire ! Alors que petit à petit les faits remontent à la surface, l’histoire se dessine, la mémoire de’Ari se réveille, , les chars entrant dans Beyrouth, les snipers, Bachir et sa valse meurtrière…Guerre et peur, l’une se nourrissant de l’autre et vice versa, des gamins apeurés tirant à tout va, se rassurant au seul staccato de leur mitrailleuse. En face, parfois un gamin seul armé d’un lance roquette sème lui-aussi son lot de mort en vrac..
L’histoire, nous pourrions y mettre un H majuscule, nous sommes ici plongé aux trois quart dans un passé bien réel.
Et quand enfin tout le passé remonte à la surface, c’est un événement d’un gout amer, putride, abject, celui que même la guerre et ses tribunaux condamne..le massacre organisé de population civiles et belligérantes confondues, l'assassinat par les phalangistes chrétiens des palestiniens des camps de Sabra et Shatila, là haut à porté de jumelles Tsahal assiste , les Phalangistes agissent, les Palestiniens meurent. !
Voila Un film nécessaire, adouci par l’animation, comme nous stylisons, restituons une image, en l'occurrence un dessin de nos émotions de nos souvenirs comme de nos peurs , les images de fin , d’archives celles-là attestent de la véracité du propos, de l’horreur aussi !!! Une œuvre choc, je suis resté sonné durant quelques minutes..
Cette pensée bien présente à l'esprit , comme pour ces hommes le réel retrouvé
"Reality is that which, when you stop believing in it, doesn't go away."
"La réalité est cela qui, quand vous cessez de croire à elle, ne
part pas. - Philip K. Dick

Voilà, il me semble, l'évidence qui a marqué et ne quittera pas l'esprit de ces hommes, quand à ce dernier comme la meute du début il est un loup pour son frère, encore que l'animal obéisse à des impératifs plus honorables, une simple question de survie !

CommeAuCinema.Com "..On sort sonné et même bouleversé par la force des images animées, qui laissent leurs places sur les dernières minutes à des images vraiment réelles qui rappellent qu’il ne s’agit hélas pas que d’un mauvais rêve.."
Excessif.Com "...Ari Folman a en effet choisi l'animation comme processus narratif. .... il craignait que sous forme de simples témoignages, le propos ne perde de sa force et devienne très vite ennuyeux .. la forme du récit attire, d'autant plus que visuellement Valse avec Bachir est magnifique, l'esthétisme du film venant du coup se heurter au sujet, dramatique, revenant sur l'assassinat par les phalangistes chrétiens des palestiniens des camps de Sabra et Shatila. L'animation est certainement pour Ari Folman une façon de pouvoir supporter cette barbarie, le dessin se posant comme une barrière de protection avec la réalité directe, mais du coup, et même si on la ressent, elle reste minimisée par rapport à la force d'une photographie, et c'est probablement pour recentrer son récit dans la violence de ces évènements, la faire pleinement jaillir, que le cinéaste clôt son film sur de poignantes images, celle de la réalité.

 

http://irreductibles.blogspot.com/2008/06/valse-avec-bachir-un-film-dari-folman.html

 

 

David Polonsky poursuit sa Valse avec Bachir sur papier

 

Posté par Laurence Le Saux le 12 fév 2009 dans MagazinePas de commentaires

bachir_intro.jpgEn 1982, Ari Folman est envoyé à Beyrouth pour faire la guerre, et assiste aux massacres de Sabra et Chatila. Vingt-cinq ans après, le cinéaste israélien décide de traduire ses souvenirs en images dans le film Valse avec Bachir. Il choisit le dessinateur David Polonsky comme directeur artistique. Ce dernier a ré-endossé ce rôle afin de transposer leur long-métrage en bande dessinée. Il explique le passage d’un médium à un autre.

 

Comment le dessin animé Valse avec Bachir est-il devenu une BD?
Grâce à un mail de Riva Hocherman, éditrice chez Metropolitan Books à New York. Elle m’a écrit un an avant que le film soit terminé, elle avait eu vent du projet et cherchait à publier des albums denses, au contenu politique. Ari et moi nous sommes dit que c’était une bonne idée : nous voulions voir Valse avec Bachir sur un autre support. Le film est un vrai bordel, un objet turbulent qui mêle le son et la musique, et où beaucoup de choses se passent. La BD nous offrait l’opportunité de délivrer à nouveau notre message, mais de façon plus claire et concise, de façon à ce qu’il atteigne plus facilement le cerveau ! Peut-être qu’en lisant le livre vous ne pleurerez pas, mais vous comprendrez mieux l’histoire…

bachir_tank.jpgÀ quelles difficultés vous êtes-vous heurté en transposant le film sur papier ?
L’absence de son, d’abord. Certaines scènes sont imprégnées de musique, comme celle où les soldats sont sur la plage. Toute cette énergie musicale était impossible à traduire dans l’album. Plutôt que de tenter d’imiter cette ambiance, j’en ai pris le contre-pied, en ralentissant le rythme. Il m’a aussi fallu réorganiser la narration en doubles pages. Pas question d’empiler les scènes les unes à la suite des autres, leur effet se serait annulé. D’autant qu’elles fonctionnent par rapport à l’atmosphère graphique et aux couleurs. Trouver comment les agencer fut un véritable casse-tête ! Alors que je pensais passer trois mois sur le livre, j’ai fini par lui consacrer un an et demi – pas à plein temps toutefois. Heureusement, je n’ai pas eu à refaire beaucoup de dessins. J’ai même utilisé certains croquis préparatoires, comme dans la scène avec les chiens, car ils étaient plus détaillés que les documents finalement utilisés pour le film.

Comment avez-vous connu Ari Folman ?
Un jour, en 2004, Ari m’a appelé. Nous ne nous connaissions pas, mais il cherchait quelqu’un pour animer une série documentaire, The Material that love is made of [Le Matériau dont est fait l'amour]. On y suivait quatre histoires d’amour à différentes période de la vie, qui mêlaient images animées et prises de vues réelles. C’est en réalisant ces épisodes qu’Ari a compris qu’il pouvait traiter ses souvenirs de guerre par le même biais.

bachir_mer.jpg

Quel a été précisément votre rôle sur le film Valse avec Bachir ?
Pendant trois ans et demi, j’en ai été le directeur artistique. C’est-à-dire que j’ai développé l’approche esthétique de l’œuvre et que j’ai fait la plupart des dessins. Sur ce projet, les animateurs ne dessinaient pas, il se contentaient de manipuler les images. Chaque dessin a été imaginé de façon à pouvoir être divisé en de multiples morceaux, afin de pouvoir être animé le plus facilement possible. Ainsi, le nombre de dessins à réaliser n’a pas été énorme. J’ai principalement travaillé à la maison, dans mon salon !

Comment avez-vous défini le style graphique ?
Il devait être naturaliste, expressif, mais très simple. Il ne s’agissait pas d’être virtuose, mais d’atteindre un certain réalisme. À la différence de Persepolis, qui est un récit beaucoup plus personnel et offre par conséquent une plus grande liberté artistique, Valse avec Bachir porte une responsabilité historique et compile les histoires de plusieurs personnes. Il fallait donc tenter d’être le plus objectif possible.

bachir_conscience.jpgQuel a été votre parcours avant Valse avec Bachir ?
Ma famille est originaire de Kiev, en Ukraine. En 1981, nous avons quitté l’URSS pour venir nous installer en Israël, à Haïfa. Ma sœur et moi avons toujours été intéressés par le dessin. Nos parents, ingénieurs, nous ont encouragés dans cette voie. Enfant, je voulais devenir explorateur, et écrire des livres comme ceux de l’écrivain et naturaliste Gerald Durrell. Je ne sais plus pourquoi j’ai laissé tomber cette idée, ç’aurait été une activité plus saine que le dessin ! Dans ces deux professions, on retrouve toutefois un goût fort pour l’observation. Après mon service militaire en Israël, j’ai étudié la communication visuelle à Jérusalem et me suis installé à Tel-Aviv – comme tous ceux qui veulent éviter de côtoyer les ultra-religieux… J’ai ensuite fait de l’illustration et de petites animations télévisées, ainsi que des livres pour enfants.

Quels sont vos projets ?
Je travaille sur un film de science-fiction avec Ari Folman. Il est tiré d’un roman de Stanislaw Lem [l'auteur de Solaris], Le Congrès de futurologie. On y traitera entre autres des effets hallucinatoires de la drogue et de la fin du cinéma à Hollywood… Je prépare aussi un livre de recettes. Il me servira d’excuse pour raconter des histoires de juifs soviétiques, qui sont les gens les plus drôles de la Terre !

Propos recueillis et traduits par Laurence Le Saux

 

http://www.bodoi.info/magazine/2009-02-12/david-polonsky-poursuit-sa-valse-avec-bachir-sur-papier/11823

 

 

 

 

 

http://www.20minutes.fr/article/286945/Cinema-Valse-avec-Bachir-en-BD.php

 

 

© Casterman – Arte.

http://www.iconovox.com/blog/tag/valse-avec-bachir/

 

Sélection officielle du Festival de Cannes

 

 

 

 

Vidéo du film ici

 

 

http://videos.arte.tv/fr/videos/valse_avec_bachir-3541392.html

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 02:36

 

Les USA quittent l'Irak, en laissant torture, corruption, guerre civile.

L’armée US dit adieu à l’Irak
The Independent
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Robert FISK
Photo : des soldats US quittent l’Irak en traversant la frontière avec le Koweit. Environ 50.000 troupes vont rester pour former l’armée irakienne.

 

Lorsqu’on envahit un pays, il y a toujours un premier soldat – tout comme il y a toujours un dernier.

Le premier homme à la tête de la première unité de la première colonne de l’armée d’invasion américaine à fouler la place Fardous dans le centre de Bagdad en 2003 fut le caporal David Breeze du 3ème bataillon, 4ème régiment des Marines.

Pour cela, évidemment, il me fit remarquer qu’il n’était pas du tout un soldat.

Les Marines ne sont pas des soldats.

Ce sont des Marines.

Mais ça faisait deux mois qu’il n’avait pas parlé à sa maman alors – inévitablement – je lui ai proposé mon téléphone par satellite pour appeler chez lui dans le Michigan. Tous les journalistes savent qu’on obtient une bonne histoire à raconter si on prête son téléphone à un soldat en guerre.

«  Salut ! » a hurlé le caporal Breeze. « Je suis à Bagdad. J’appelle pour dire « salut, je vous aime, je vais bien. Je vous aime. » "La guerre sera finie dans quelques jours. On se verra bientôt. »

Oui, ils disaient tous ça, que la guerre sera bientôt finie.

Ils n’ont pas consulté les Irakiens sur cette agréable perspective.

Les premiers kamikazes – un policier dans une voiture et deux femmes dans une voiture – avaient déjà frappé les Américains le long de l’autoroute qui mène à Bagdad. Des centaines d’autres allaient suivre. Des centaines d’autres suivront encore.

 

Alors il ne faut pas se laisser berner par le spectacle à la frontière koweïtienne de ces dernières heures, le départ des dernières troupes de « combat » de l’Irak deux semaines avant la date prévue. Ni par les cris infantiles de « on a gagné » de ces soldats adolescents dont certains n’avaient que 12 ans lorsque George W. Bush envoya son armée dans cette aventure catastrophique. Ils laissent derrière eux 50.0000 hommes et femmes – un tiers de la force d’occupation US – qui seront attaqués et qui devront encore se battre contre l’insurrection.

 

Certes, ils sont sur place officiellement pour former les hommes en armes et les miliciens et les plus pauvres parmi les pauvres qui ont rejoint l’armée irakienne, dont le propre commandant pense qu’elle sera incapable de défendre le pays jusqu’en 2020. Mais le pays sera toujours sous occupation – car il est évident qu’un des « intérêts américains » qu’il leur faudra défendre est celui de leur propre présence – avec les milliers de mercenaires armées et indisciplinés, occidentaux et orientaux, qui se frayent un chemin à coups de feu pour protéger nos précieux diplomates et hommes d’affaires occidentaux. Alors dites-le à voix haute et intelligible : nous ne partons pas.

 

Au lieu, les millions d’Américains qui sont passés par l’Irak ont apporté la plaie. Depuis l’Afghanistan – pour qui ils ont eu le même intérêt après 2001 qu’ils auront l’année prochaine lorsqu’ils commenceront à « quitter » le pays – ils ont apporté Al Qaeda. Ils ont apporté la guerre civile. Ils ont apporté la corruption à grande échelle. Ils ont marqué Abou Ghraib du sceau de la torture et ont fait de cette prison une digne héritière du régime de Saddam Hussein – non sans avoir au préalable marqué du sceau de la torture celle de Bagram et toutes les autres prisons clandestines en Afghanistan. Ils ont introduit le sectarisme dans un pays qui, malgré toute la brutalité et la corruption du régime de Saddam Hussein, avait néanmoins imposé une unité entre Sunnites et Chiites.

 

Et parce que les Chiites allaient inévitablement diriger cette nouvelle « démocratie », les soldats américains ont donné à l’Iran la victoire qu’il n’a pas pu obtenir dans la terrible guerre de 1980-1988 contre Saddam Hussein.

Les hommes qui ont jadis attaqué l’ambassade américaine au Koweit – des hommes qui étaient alliés aux kamikazes qui ont fait sauter la base militaire US à Beyrouth en 1983 – aujourd’hui participent au pouvoir en Irak.

Hier, les Dawas étaient des « terroristes ».

Aujourd’hui, ce sont des « démocrates ».

C’est drôle comment nous avons oublié les 241 soldats américains qui sont morts dans l’aventure libanaise. Le caporal David Breeze devait avoir deux ou trois ans à l’époque.

Ma la folie continue.

 

Le désastre américain en Irak a infecté la Jordanie voisine avec Al Qaeda – l’attentat contre un hôtel à Amman – et puis le Liban de nouveau. L’arrivée des hommes armés du Fatah al-Islam dans le camp palestinien de Nahr al-Bared dans le nord du Liban – leur guerre de 34 jours contre l’armée libanaise – et les innombrables civils tués furent le résultat direct du soulèvement sunnite en Irak.

Al Qaeda est arrivé au Liban.

Puis l’Irak sous occupation américaine a réinfecté l’Afghanistan où les kamikazes ont transformé les farouches guerriers américains en poules mouillées.

 

Peu importe, car à présent ils sont en train de réécrire l’histoire.

Prés d’un million d’irakiens sont morts et Tony Blair s’en fiche royalement car ils n’apportent rien aux généreux émoluments qu’il touche.

Pas plus que la plupart des soldats américains.

Ils sont venus.

Ils ont vu.

Ils ont été vaincus.

Et maintenant ils disent qu’ils ont gagné. Les arabes, qui survivent avec 6 heures d’électricité par jour dans un pays exsangue, doivent vraiment rêver à d’autres victoires comme celle-ci.

 

Robert Fisk

 

Hier et aujourd’hui

 

3.000 : c’est nombre de civils irakiens tués l’année dernière. C’est moins que le dixième des 34.500 tués en 2007 mais indique les dangers auxquels les irakiens doivent faire face au quotidien.

200 : nombre d’Irakiens connus encore détenus par les Etats-Unis – une fraction des 26.000 détenus dans les prisons militaires il y a trois ans.

15,5 : nombre d’heures par jour en moyenne d’électricité à Bagdad, soit une amélioration notable par rapport aux six heures il y a trois ans mais encore inférieur aux 24 heures que connaissaient les villes irakiennes avant l’invasion.

 

SOURCE
http://www.independent.co.uk/opinio...

                                                     site: le grand soir

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-l-amerique-a-laisse-sa-marque-torture-corruption-guerre-civile-55896734.html
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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 01:03


Tony Blair doit être poursuivi

 

 

 

Dans sa dernière colonne pour New Statesman, John Pilger parle du « crime de guerre suprême, » défini en 1946 par les juges de Nuremberg, et de sa pertinence dans le cas de Tony Blair, qui partage la responsabilité de l'invasion de l'Irak à l’origine de la mort de plus d’un million de gens.

 

(..) Blair a envisagé et mis en œuvre une guerre d'agression gratuite contre un pays sans défense, que les juges de Nuremberg ont décrite en 1946 comme un « crime de guerre suprême. » Selon des études scientifiques, elle a provoqué la mort de plus d'un million de gens, un chiffre au-delà de l’estimation de l'université Fordham sur le nombre de morts du génocide rwandais.

 

      De surcroît, quatre millions d'Irakiens ont été contraints de fuir leur foyer et la majorité des enfants sont tombés dans la malnutrition et la maladie. Le taux de cancer près des villes de Fallujah, Najaf et Bassora (le tout dernier « libéré » par les Britanniques), se révèle aujourd’hui plus élevé qu’à Hiroshima. Selon le ministre de la Défense Liam Fox, au parlement le 22 juillet, « Les forces britanniques ont utilisé environ 1,9 tonnes de munitions à l'uranium appauvri en 2003, dans la guerre en Irak. » Toute une gamme d’armes « antipersonnelles » toxiques, comme les bombes à fragmentation, ont été employées par les forces britanniques et zuniennes.

 

      Ce carnage a été légitimé par des mensonges qui ont été dénoncés à maintes reprises (..)

 

      Des documents publiés par la Haute Cour montrent que Blair a autorisé l’enlèvement et la torture de citoyens britanniques (..)

 

      Au lieu de remords, Blair a manifesté une cupidité vorace et secrète. Depuis sa démission du poste de premier ministre en 2007, grâce surtout à ses liens avec l'administration Bush, il a amassé environ 20 millions de livres. (..) Il gagne des millions pour des discours, dont l’un lui aurait rapporté 200.000 livres en Chine.

 

      Dans son rôle bénévole mais fastueux en défraiements d'« envoyé de paix » de l'Occident au Moyen-Orient, Tony Blair représente en réalité une voix d'Israël, qui lui a décerné un « prix de la paix » d’un million de dollars. En d'autres termes, sa richesse a augmenté rapidement depuis qu'avec George W. Bush, il a lancé le bain de sang en Irak.

 

      Ceux qui ont collaboré avec lui sont nombreux. En mars 2003, le Conseil des ministres en savait beaucoup sur le complot visant à attaquer l'Irak. Jack Straw, nommé plus tard « ministre de la Justice, » a fait disparaître des procès-verbaux pertinents du Cabinet (..) En tant que ministre des Affaires étrangères, David Miliband a cherché à couvrir la complicité britannique à la torture, et a promu l'Iran comme prochaine « menace. »

 

     (..) Par-dessus le marché, l’Iran serait désigné par certaines fuites comme sponsor des Talibans, et ce rôle serait aussi attribué à certains éléments du Pakistan. Bref, ces révélations ressemblent à une grossière manipulation sioniste

 

      Après avoir joui de son ascendance douillette, Tony Blair, qui est issu de la haute bourgeoisie de Grande-Bretagne, peut à présent réfléchir aux principes du bien et du mal que sa lignée exige de ses propres enfants. La souffrance des petits irakiens restera un spectre qui hantera la Grande-Bretagne pendant que Blair restera libre de profiter.

 

John Pilger



Original : www.johnpilger.com/page.asp?partid=583
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

 

http://www.alterinfo.net/Tony-Blair-doit-etre-poursuivi_a48789.html

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