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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 02:13

 

Scénario à la Yougoslave pour la Lybie, par André Fediachine
http://www.medialibre.eu/6319/scenario-a-la-yougoslave-pour-la-lybie-par-andre-fediachine

 

Andreï Fediachine : Le scénario yougoslave pour la Libye ?

 

Le président Obama a enfin annoncé qu’il n’excluait aucun scénario de règlement du problème libyen, politique ou militaire. C’est la première fois que la Maison Blanche le déclare aussi directement. 

Hélas, l’opposition n’arrive pas à renverser rapidement Mouammar Kadhafi et à faire la révolution en limitant le nombre de victimes. On assiste certainement au recours à la tactique visant à faire fuir Kadhafi en exerçant sur lui une pression de l’extérieur et de l’intérieur. En recourant à la diplomatie, aux sanctions et aux moyens militaires. La diplomatie et les sanctions ont déjà été utilisées. Désormais, l'utilisation de l’arsenal des moyens militaires apparaît également comme une solution.

 

"Intervention libérale" 


Auparavant, on aurait appelé cela la "diplomatie de la canonnière", mais aujourd’hui cette expression ne convient plus tout à fait. On s’est souvenu du terme "interventionnisme libéral."

Et tout commence à rappeler le "schéma yougoslave." On semble revivre les bombardements de 1999.

Et même les "instruments" sont parfaitement identiques. Même les navires. Même le mois coïncide: les bombardements de la Yougoslavie par les Etats-Unis et l’OTAN ont commencé le 24 mars.

Il ne reste plus qu’à attendre la création d’une zone d’exclusion dans l’espace aérien de la Libye (ce qui a été fait à l’égard de la Yougoslavie). 

Les consultations à l’ONU se tiennent tous les jours et des événements surprenants peuvent être observés dans cette "arène." On a bien sûr le droit de haïr Kadhafi de toutes ses forces (ou en tous cas ne pas apprécier le dictateur à demi-fou), mais au sein de l’ONU on assiste à des débordements étranges, la hâte et la perfidie.

Par exemple, le procureur général de la Cour pénale internationale pénale, l’Espagnol Luis Moreno-Ocampo a annoncé le 3 mars que la Cour a "pris bonne note" du cas Kadhafi et de ses fils, et qu’elle ouvrait une information judiciaire sur l’éventuel violation des droits de l’homme. Formellement, il a raison: le 26 février la Conseil de sécurité des Nations Unies a ordonné l’enquête. Etant donné que la Libye n’est pas signataire du Statut de Rome de la Cour, seul le Conseil de sécurité peut autoriser ce genre de démarche.

 

Le plus intéressant est que la résolution a été approuvée à l’unanimité par les 15 membres du Conseil de sécurité, dont trois membres permanents: les Etats-Unis, la Russie et la Chine.

Les Etats-Unis et la Russie n’ont pas ratifié le Statut de Rome, ne reconnaissent pas sa juridiction et, par conséquent, ne font pas juridiquement partie des membres du Statut. Ils émettent des réserves concernant le droit de la Cour de juger leurs citoyens. Quant à la Chine, elle ne reconnaît pas la Cour du tout. Les Américains ont même insisté pour que la résolution comporte une clause stipulant que leurs citoyens ne sont pas soumis à la juridiction de la Cour. Au cas où ils devraient débarquer en Libye avec une mission militaro-humanitaire. Ce n’est plus de la perfidie, c’est de l’hypocrisie pure et dure: on juge tout le monde, mais on ne peut pas nous juger.

 

Les forces d'intervention en Libye sont pratiquement prêtes

 

Depuis la fin de la première semaine de février, une importante concentration militaire des Etats-Unis et de l’OTAN s’est formée au large des côtes libyennes. Le porte-hélicoptère d’assaut américain USS Kearsarge, le bâtiment de débarquement USS Ponce et le sous-marin nucléaire USS Scranton ont déjà traversé le canal de Suez et sont arrivés le 4 mars dans le golfe de Syrte. Tous font partie du groupe de débarquement méditerranéen de l’unité tactique de la marine américaine sous le commandement du porte-avions USS Enterprise. Ce dernier se trouve actuellement en mission au Nord de la mer Rouge. La Libye est à portée immédiate. 

Seules la Russie et la Chine se prononcent ouvertement contre l’intervention militaire. Les autres membres du Conseil de sécurité possédant le droit de veto "n’excluent aucun scénario", mais reconnaissent que la sanction de l’ONU est nécessaire pour intervenir.

Les déclarations sur la nécessité de l’accord du Conseil de sécurité pour l’intervention militaire est une sorte de mantras à l’ONU qui précèdent une rupture décisive avec les normes du droit international.

Et cela ressemble également à tout ce qui a précédé l’opération en Yougoslavie Force alliée, selon la codification OTAN, ou Ange miséricordieux, selon la codification américaine. Au printemps 1999, la Russie et la Chine ont bloqué la sanction de l’intervention militaire contre la Yougoslavie. L’OTAN a commencé les bombardements sans aucune autorisation, en violant la Charte des Nations Unies, en n’obéissant qu’à ses propres Statuts. Et de toute manière ces Statuts ont reçu une interprétation tellement "large", que toute ingérence peut désormais se faire car tel est le bon plaisir des pays membres. Le fait est que la Yougoslavie n’avait attaqué aucun pays de l’OTAN, et la situation dans le pays ne présentait aucun danger pour l’Alliance. D’ailleurs, la décision de bombarder a également été prise par un président démocrate, Bill Clinton, et non pas par un républicain sanguinaire.

Les mauvaises langues affirment toujours que la "pacification yougoslave" était nécessaire pour détourner l’attention de l’opinion publique des Etats-Unis du scandale lié à Monica Lewinsky, au mensonge du président au Congrès et à la perspective de sa destitution.

Ce n’est pas le cas de Barack Obama.

Au contraire, il a déjà deux guerres "sur le dos", et n’en a pas besoin d’une troisième.

Mais la pression exercée sur la Libye, visant à faire fuir Kadhafi, ne constitue pas une menace de troisième guerre. Kadhafi a tellement épuisé ses propres ressources que seules les forces dépendant désespérément du régime le soutiennent. 

Par contre, Barack Obama pourrait devoir faire face à un problème plus grave que le Kosovo: l’augmentation des prix du pétrole menace déjà de stopper le rétablissement économique et, par conséquent, de réduire considérablement ses chances d’être réélu l’année prochaine. On ne plaisante pas avec ce genre de choses.

 

Encore un peu de sang et ça ira 


Pour l’instant la concentration des bâtiments de guerre au large de la Libye est une simple démonstration de force, un moyen de pression. Toute guerre ou intervention nécessite des raisons. Ou des prétextes. La guerre en Afghanistan avait une très bonne raison: les attentats du 11 septembre 2001 à New York. George W. Bush n’avait qu’une seule solution: l’invasion. La guerre en Irak n’avait aucune raison valable, mais le prétexte a été fabriqué: il s'agissait de la prétendue création par Saddam Hussein d'armes de destruction massive. Il s’est avéré que c’était un mensonge du début jusqu’à la fin.

 

L’invasion de la Libye n’a aucune justification juridique internationale. Pour l’instant. 


Mais les actions de Kadhafi pourraient donner des raisons de le faire. Personne ne parle pour le moment d’intervention militaire. Mais nul ne nie sa probabilité. Les déclarations du type "il est trop tôt pour parler des actions militaires" sont accompagnées par le refrain disant que si l’effusion de sang continue, rien ne peut être exclu. Cela ressemble à "encore un peu de sang et on ne se retiendra plus."

 

Des communiqués en provenance de la Libye parlent déjà de "l’offensive des forces fidèles à Kadhafi" contre les villes rebelles à l’Est du pays et des centaines de morts. 

Il faut "pousser" Kadhafi encore un peu à réprimer les villes révoltées, et il y aura suffisamment de sang pour l’invasion. Les congressistes américains républicains exigent directement l’intervention.

 

Les préparatifs actuels en mer Méditerranée ne sont pas un simple "redéploiement des forces" de la marine américaine juste au cas où. Les préparations militaires ont toujours une certaine "masse critique", une limite, au-delà de laquelle les actions sont inévitables.

Les composantes matérielle et financière sont pratiquement prêtes pour franchir cette limite. Les navires qui mouillent au large des côtes libyennes ne sont pas des boîtes d’allumettes. Le porte-hélicoptère USS Kearsarge est l’un des plus grands bâtiments de débarquement d’attaque de cette classe, ayant un déplacement d’eau de 40.000 tonnes et une longueur de 253 mètres. Il embarque à son bord plusieurs dizaines d’hélicoptères, de missiles, d’engins de débarquement, plus de 2.000 fantassins de marine. Qu’il soit dit en passant, c’est le même Kearsarge qui en 1999 opérait près des côtes yougoslaves, débarquait les troupes de marines, de renseignement et de sabotage. Les premières forces américaines qui ont touché le sol yougoslave ont été débarquées par ce bâtiment. Le bâtiment de débarquement USS Ponce, ayant un déplacement d’eau de 17.000 tonnes, a également participé à l’opération en Yougoslavie. De même que le sous-marin nucléaire USS Scranton. Ces classes d’engins sont dotées de missiles de croisière, mais le plus important, ils sont spécialement adaptés pour des missions secrètes de débarquement et de sabotage près des côtes de l’ennemi.

 

Les bombardements de la Yougoslavie en 1999 n’étaient pas conduits seulement par des porte-avions (à l’époque l’USS Theodore Roosevelt), mais également par les bases aériennes italiennes et françaises et les porte-avions français et britanniques. Et toute cette "armada" est aujourd’hui bien plus proche de la Libye que de la Yougoslavie de l’époque.

 

D’ailleurs, Londres a déjà annoncé qu’il envoyait pour le sauvetage d’environ 20 pétroliers britanniques, coincés quelque part au Sud-Est de la Libye, des unités de la force spéciale SAS.

C’est l’équivalent du Navy Seals américains ou de l’unité Alpha russe.
Par Andreï Fediachine,

 

RIA Novosti

05/03/2011
http://fr.rian.ru/discussion/20110305/188780082.html

 

 

Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

 


Tiré à part :

Andreï Fediachine : Le scénario yougoslave pour la Libye.

Sara Flounders : Bateaux de guerre près de la Libye : le danger d'une intervention militaire impérialiste s’accroît.

1 Lutte pour la libération du territoire

 2 Politique

a) Politique Libyenne

3  Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Vidéo : Hugo Chavez propose une issue pacifique pour la Libye.

6-2 Corruption en Libye : Les journalistes "indépendants" et autres "envoyés spéciaux" peuvent être achetés par des liasses de billets.

7 Les brèves

7-1 Le plan de Chavez soutenu par ses alliés latino-américains’.

7-2 Manlio Dinucci : Avant d’envoyer dollars et fusils le Pentagone va faire passer « l’examen » aux insurgés…

8  Dossier

8-1 Les Forces Spéciales des Etats-Unis ont (aurait ?) débarqué en Libye pour entraîner les anti-Kadhafi.

8-2 Manlio Dinucci : Le Pentagone « repositionne » les forces navales et terrestres.

8-3 Robert Fisk : «Les Américains ont demandé aux Saoudiens d’aider les rebelles libyens »

8-4 Robert Fisk : Pour les Etats-Unis la guerre a déjà commencé en Libye.

Commentaire de Danielle Bleitrach.

8-5 Manlio Dinucci : Libye, le rébus de la zone d'interdiction aérienne. 

 

 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 02:08

http://www.forumfr.com/sujet407449-apocalypse-un-livre-scelle-de-7-sceaux-tornades.html

.

 

apocalypse1.jpg
http://www.changertout.com/node/135

 

 

Arme sismique US contre le Japon ?

 

 

Benjamin Fulford , journaliste de renommée mondiale, depuis son passage chez Forbes, puis une interview de Rockefeller, avait annoncé dès 2008 qu'il était probable que les américains usent de l'arme sismique contre le Japon au cas où celui-ci refuserait les contraintes économiques que souhaitent lui imposer les dirigeants de Bilderberg.

     Les récents entretiens entre l'empereur du Japon et les dirigeants de Bilderberg n'ont apparemment pas donné satisfaction, et l'attaque du Japon par l'arme sismique Haarp/Pamir 3 semble en être la conséquence. C'est ce qu'affirme aujourd'hui Benjamin Fulford dans un article où il apporte une riche documentation semblant prouver que tous ces récents tremblements de terre (Sumatra, Chili, Haïti, Chine, Japon) sont bien le résultats d'opérations militaires américaines. 

     Par ailleurs, cette thèse est également soutenue par de nombreux services secrets de gouvernements. 

 

     Benjamin Fulford est aussi l'un des rares occidentaux à entretenir des contacts avec la "White Dragon Society". 

     Il y a peu, des annonces paraissaient indiquant des accords passés entre les triades chinoises et les yakusas pour s'opposer au "Nouvel Ordre Mondial". Ces accords se sont encore renforcés en 2010 après que le Vatican ait envoyé deux commandos pour assassiner des "gêneurs" au Japon qui révélaient certaines malversations financières de "très haut niveau" incluant Berlusconi, Bush, Clinton, Ban Ki-moon, Kissinger, Greenspan... (tous du Bilderberg) et Daniele Dal Bosco de la banque du Vatican (et grand-maître de la trop fameuse loge P2). L'arnaque montée porte sur plus d'un trillon de dollars !!! 

 

     La "White Dragon Society" serait l'association de plusieurs "mafias" asiatiques ayant décidé de s'unir pour protéger leurs populations contre la tentative de génocide du Nouvel Ordre Mondial. 

 

     Ce qui est "étrange" pour le citoyen moyen, est que plus internet se développe, permettant à tous de s'exprimer (journalistes, agents secrets, etc.), et plus il découvre que la véritable mafia, ce sont ceux qui le gouvernent, tandis que les "mafias", officiellement désignées ainsi par le Pouvoir, sont maintenant ceux qui s'opposent aux plans d'hégémonie du Nouvel Ordre Mondial et tentent de protéger les populations! (Ainsi, certains écrivains, journalistes ou agents secrets sont maintenant sous leur protection après avoir dévoilé certaines de ces affaires sales dans lesquelles sont impliqués comme toujours les dirigeants américains...

 

Eric Fiorile, Démosophie

 

 

50 photos saisissantes du séisme au Japon

http://www.espacerezo.fr/

 

 

Catastrophe nucléaire Japon. Dossier. Liens. Se prénunir. Et en France ?

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 02:06

 

 
 
http://www.ac-strasbourg.fr

Cuba multiplie les accusations de cyberguerre menée par Washington  08/03/2011

Cuba multiplie les accusations de cyberguerre menée par Washington
Les autorités cubaines multiplient depuis quelques jours les attaques contre les Etats-Unis, accusés de créer des réseaux internet pour promouvoir la "subversion" à Cuba, au moment où la justice s'apprête à condamner un Américain jugé à La Havane pour espionnage.
Pour dénoncer la cyberguerre menée par Washington, La Havane utilise notamment depuis plusieurs semaines une tactique qui n'avait plus servi depuis plusieurs années: les révélations d'agents infiltrés dans les rangs "ennemis".
Troisième exemple de ce type en une semaine, "l'agent Raul", de son vrai nom Dalexi Gonzalez, est apparu lundi soir à la télévision pour révéler comment en mars 2008 il avait été contacté par des agents américains pour créer un réseau de communication satellite.
Ingénieur en télécommunications, Dalexi Gonzalez montre les équipements électroniques qu'il affirme avoir reçus d'un dénommé Robert Guerra, qu'il identifie comme un responsable de Freedom House, une organisation qui, selon La Havane, serait liée à la CIA (Agence américaine de renseignement) et financée par l'Agence américaine d'aide au développement (USAID) du département d'Etat.
Ce programme télévisé, largement repris par la presse officielle cubaine de mardi, a été diffusé au surlendemain de la fin du procès d'Alan Gross, un Américain arrêté en décembre 2009 à Cuba où il remettait des équipements de télécommunications à des opposants, selon les autorités cubaines.
Le verdict contre l'Américain, qui a affirmé avoir été trompé par ses commanditaires -une entreprise sous-traitante du département d'Etat-, a été placé en délibéré et devrait être rendu dans quelques jours.
Selon le parquet, Alan Gross, contre lequel vingt ans de prison ont été requis, est accusé d'avoir "introduit et développé (à Cuba) un projet subversif visant à renverser la Révolution, avec pour cibles essentielles les jeunes, les centres universitaires, culturels et religieux et les groupes de femmes".
Washington a reconnu qu'Alan Gross, 61 ans, était employé par une entreprise sous-traitante de l'USAID pour distribuer des ordinateurs et des téléphones portables à la communauté juive de Cuba, dont des représentants ont publiquement démenti tout contact avec lui.
Début mars, un autre programme télévisé avait mis au jour deux autres agents cubains infiltrés, l'un comme journaliste proche des Dames en Blanc, groupe d'épouses des prisonniers politiques, et l'autre comme collaborateur d'Elizardo Sanchez, président de la Commission cubaine des droits de l'homme, organisation illégale mais tolérée.
Les deux hommes, après des années d'infiltration, avaient notamment révélé des informations sur des sources de financement américaines des opposants.
La saga de la cyberguerre américano-cubaine avait commencé en février avec l'apparition sur internet d'une vidéo, présentée comme une "fuite" du ministère cubain de l'Intérieur, où un expert de la sécurité informatique présentait à de hauts responsables les méthodes de subversion américaines.
L'expert identifiait clairement Alan Gross comme un exemple de tentative de création d'une "plate-forme technologique" visant à "articuler un réseau virtuel de mercenaires", hors de l'opposition traditionnelle.
Pour La Havane, Alan Gross est l'instrument de la nouvelle stratégie de Washington pour développer l'opposition virtuelle, à l'exemple de la blogueuse Yoani Sanchez, contre laquelle se sont montés plusieurs blogs "pro-cubains".
Washington a réclamé la libération immédiate d'Alan Gross, dont l'arrestation avait mis un coup d'arrêt à un rapprochement entre les deux pays timidement engagé depuis l'élection de Barack Obama à la Maison Blanche.

 

http://www.elwatan.com/depeches/cuba-multiplie-les-accusations-de-cyberguerre-menee-par-washington-08-03-2011-115192_167.php http://www.elwatan.com/depeches/cuba-multiplie-les-accusations-de-cyberguerre-menee-par-washington-08-03-2011-115192_167.php

 

http://www.alterinfo.net/notes/Cuba-multiplie-les-accusations-de-cyberguerre-menee-par-Washington_b2758560.html

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 02:03

 

http://mecanoblog.wordpress.com/2011/01/30/papa-vend-des-armes-les-surprenants-vrp-de-la-guerre-video/


«Je montre d’abord que l’état des hommes sans société civile (quel état peut être nommé l’état naturel) est rien sauf «une guerre de tous contre tous» [bellum omnium contra omnes] ; et que, dans cet état, tous ont le droit de toutes choses.»

Hobbes (1651)


Professeur Chems Eddine Chitour
Mardi 8 Mars 2011

 

Il est courant pour les pays industrialisés de citer d’une façon résignée
voire hypocrite les maux de la planète sans tenter d’y trouver des remèdes
radicaux. Le néolibéralisme sauvage semblable à un train fou que personne ne
peut arrêter semble tenir en laisse les gouvernants occidentaux et broie les
peuples vulnérables aussi bien au Nord qu’au Sud pour la seule religion du
profit, le money-théisme, dénuée de toute morale. Les messes hypocrites de
Davos, les miettes de l’APD ne peuvent cacher la réalité ; il y a de plus en
plus un fossé abyssal entre les riches et les damnés de la Terre. De plus, la
fracture sociale n’est pas seulement entre le Nord et le Sud, elle est aussi
entre les citoyens d’un même pays où les compressions, les besoins de
«flexibilité» de rentabilité jettent sur le bord de la route, les plus
vulnérables que sont les personnes sans qualification, les personnes âgées
et, on l’aura compris, les variables d’ajustement que sont les allogènes.

En 2009, 1,02 milliard d’êtres humains souffrent de la faim dans le monde ;
pour éradiquer ce fléau, il suffirait de seulement 30 milliards de dollars par
an. En comparaison, le budget militaire de base du Pentagone est de 533,7
milliards de dollars pour l’exercice 2010. En 2010, les sociétés françaises
composant l’indice CAC 40, ont réalisé globalement un chiffre d’affaires
de 1262 milliards d’euros, en augmentation de 6,92% par rapport à l’année
précédente. Les bénéfices cumulés des quarante sociétés de l’indice
atteignent 82,5 milliards d’euros, soit 85% de plus que l’année passée. La
rémunération des présidents des entreprises du CAC 40 est repartie à la
hausse en 2009 avec quelque 928.000 euros en moyenne contre un peu plus de
864.000 euros en 2008, indique le cabinet Proxinvest. Par ailleurs, les
institutions financières américaines vont distribuer pour cette année 2010 le
chiffre record de 144 milliards de dollars en seul bonus, primes et
stock-options à leurs dirigeants c’est-à-dire aux responsables de la crise
économique mondiale.

Pour le capitalisme prédateur, tout est bon pour arriver à ses fins, dresser
les uns contre les autres, réveiller les démons de la division identitaire
voire religieuse, tout ceci est du pain bénit. La guerre de tous contre tous
est la stratégie du capital. Même Dominique Strauss-Kahn gardien de
l’orthodoxie ultra-néo-libérale s’inquiète. Il a mis en garde contre les
deux maux essentiels qui entachent l’économie mondiale : le chômage et la
cherté de la vie qui risquent, selon lui, de provoquer des troubles sociaux.
«Sinon, ce sera la guerre» a-t-il clamé. Il a également considéré que la
cherté des produits alimentaires pourrait aussi avoir des conséquences
destructrices chez les populations les plus pauvres. «Le genre de
déséquilibres mondiaux qui précèdent les crises, se manifeste de nouveau».

Dominiqque Strauss Kahn oublie aussi d’ajouter que «20% de la population
mondiale consomme 86% des ressources naturelles, dont la moitié a déjà
disparu en un siècle, (il faudra beaucoup moins de temps pour épuiser le
reste). Non content de piller le bien commun, le modèle économique
néolibéral fondé sur le développement exponentiel, détruit inexorablement
la nature, pervertit les relations humaines, compromet gravement l’avenir des
générations futures.

Phil Flynn, un spécialiste des marchés agricoles à Chicago, affirme sans
ambages, qu’en vérité, «lorsque la FED décide de faire de
l’assouplissement quantitatif, elle exporte de l’inflation vers les marchés
émergents(...) Il n’y a pas de doute qu’un des effets secondaires d’un
dollar faible et de l’assouplissement quantitatif est la hausse des produits
de base. Cela a contribué à créer une poussée haussière pour les
denrées...». Ed Yardeni, un autre professionnel des marchés, proposait
ironiquement dans sa lettre confidentielle qu’il fallait ajouter le nom du
Directeur de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, à la liste des
révolutionnaires, puisque sa politique a provoqué des troubles et des
révolutions dans le monde. «Depuis qu’il s’est prononcé pour un
changement révolutionnaire de politique monétaire le 27 août 2010, lors de
son allocution à Jackson Hole, le prix du maïs, du soja et du blé a augmenté
respectivement de 53%, de 37% et de 24,4% à la clôture des marchés vendredi
dernier.» «L’explosion des prix de l’énergie et de la nourriture se
rajoute à un chômage important dans les pays actuellement frappés par des
émeutes.»(1)

El Moussaoui, analyste financier, désigne lui aussi du doigt Ben Bernanke le
rendant responsable des révoltes du Monde arabe quand il écrit : «Le
renchérissement des prix des matières premières est en train de se diffuser
au reste de la chaîne en affectant les prix au niveau des importations, de la
production des denrées alimentaires, du commerce de gros, du commerce de
détail, jusqu’à faire grimper les prix des produits alimentaires à la
consommation. Selon l’index des prix de la FAO, publié le 3 février à Rome,
les prix ont augmenté pour le septième mois consécutif, pour atteindre 231
points sur l’index établi par la FAO, soit «le plus haut niveau depuis que
la FAO a commencé à mesurer les prix alimentaires, en 1990», indique
l’organisation onusienne. Outre l’influence des perturbations de la météo
(sécheresse en Russie et en Ukraine, inondations en Australie), de la tendance
haussière de la demande en provenance des pays émergents, et la concurrence
des biocarburants, il était prévisible qu’imprimer de la monnaie allait
affaiblir la valeur du dollar et déboucher sur l’inflation. En effet, plus il
y a de monnaie en circulation, plus sa valeur diminue et plus les prix des biens
libellés en cette monnaie augmenteront. Cette inflation est une grande menace
surtout pour les pays à faibles revenus car ils abritent beaucoup de foyers
pauvres qui dépensent plus de la moitié de leurs revenus dans la nourriture,
pratiquement la majorité des pays arabes. Face à la polémique, Bernanke nie
toute responsabilité de la politique de la FED dans l’inflation des produits
alimentaires en désignant comme bouc émissaire, la croissance de la demande en
provenance des pays émergents, notamment la Chine. (...) Il est donc permis de
penser que la politique monétaire irresponsable de Bernanke est en train de
contribuer au remodelage de la scène politique dans le Monde arabe en
provoquant un vent inflationniste soufflant sur les braises des tensions
sociales dans ces pays. Peut-être un mal pour un bien...»(2)

Selon l’index des prix de la FAO, l’Organisation des Nations unies pour
l’alimentation et l’agriculture, publié jeudi à Rome, les prix ont
augmenté de 3,4% par rapport à décembre, pour atteindre 231 points sur
l’index établi par la FAO, «le plus haut niveau depuis que la FAO a
commencé à mesurer les prix alimentaires, en 1990», indique l’organisation
onusienne.

Quels sont les autres responsables en dehors de la faiblesse voulue du dollar?


Pour Aurélie Trouvé, coprésidente d’Attac France. «La part des
spéculateurs sur les marchés alimentaires explique en partie la hausse
continue des prix depuis l’été 2010. Les produits alimentaires sont devenus
des actifs financiers comme les autres. On se souvient en 2008 des images des
«émeutes de la faim». Depuis, plus rien ou presque sur nos écrans, même si
le nombre de sous-nutris a bondi et dépassé le milliard. (...) Difficile
également de ne pas souligner le rôle des agrocarburants, qui ont détourné
plus du tiers de la production de maïs des Etats-Unis, l’année dernière.
(...) Mais encore plus que la flambée des prix alimentaires, c’est leur
volatilité qui pose problème. Ces marchés ne répondent pas aux hypothèses
strictes de l’économie néo-classique standard. Demande rigide, variation
aléatoire et difficulté d’ajustement de l’offre, anticipations fausses des
producteurs... pour de multiples raisons, les prix varient de façon extrême et
chaotique. C’est pourquoi, historiquement, quasiment tous les grands pays ont
fortement régulé leurs prix intérieurs pour les stabiliser. »(3)

Mais c’était sans compter sur l’orthodoxie néolibérale, qui a poussé
depuis plusieurs dizaines d’années, sous l’égide de la Banque mondiale, du
Fonds monétaire international et du Gatt (relayé par l’OMC), à démanteler
les outils de régulation des prix alimentaires, dans les pays du Nord comme du
Sud. Désormais, leurs prix s’alignent sur les cours mondiaux. En particulier,
les pays pauvres, soumis aux plans d’ajustement structurel pour rembourser
leur dette, se sont lancés dans la dérégulation de leurs marchés.
Confrontés au dumping des pays riches et à la concurrence des agricultures
étrangères, engagés dans une spécialisation de leur agriculture pour
exporter, ils ont vu leur agriculture vivrière décliner. Une très grande
majorité est devenue importatrice nette de produits alimentaires, donc
dépendante des cours mondiaux. Quand ceux-ci flambent, c’est un drame pour
les populations pauvres urbaines, dont une grande partie du revenu va à
l’alimentation. Et quand ils chutent, c’est un drame pour les paysans. De ce
fait, la part des spéculateurs par rapport aux acteurs commerciaux a explosé.
(...) D’autres causes de la flambée soudaine des prix ont été évoquées,
le FMI soulignant par exemple la croissance de la demande alimentaire dans les
pays émergents, mais qui sont vite démontées dès lors qu’on les confronte
aux indicateurs mondiaux.»(3)

Qu’en est-il des matières premières minérales?

Là encore la lutte est sourde pour la possession de ces produits, 2010 aura
été l’année de toutes les hausses. Faiblesse du dollar, croissance
chinoise, spéculation, raréfaction de l’offre, sont autant de facteurs qui
tirent vers le haut le prix des matières premières. S’agissant des métaux,
on apprend là aussi que les prix ont évolué dans de grandes proportions. La
tonne de nickel a coûté jusqu’à 27.500 dollars avant de retomber à 24.000
dollars. Néanmoins, sur un an, la hausse atteint près de 40%. Les tensions,
sur l’approvisionnement, ont alimenté cette hausse. La crise actuelle
n’aura pas dérogé à la règle : l’once d’or fin a encore augmenté de
25% [elle a atteint 1420$ début mars ]. Il est au plus haut depuis 30 ans. Les
incertitudes sur la reprise continueront, en 2011, d’alimenter la hausse
S’agissant du pétrole, le baril a atteint 118$. Suite aux révoltes arabes
et, notamment la situation en Libye. Mais la hausse n’est probablement pas
terminée. La barre des 150$ pourrait être dépassée en 2011. S’agissant du
cuivre, la demande chinoise a augmenté. Au final, 40% de hausse en un an et un
record : 9700 dollars la tonne. La reprise ne devrait pas apaiser les tensions
sur ce marché : +8% en 2011 selon le consensus.

Pour la Commission européenne, «les matières premières sont des
composantes essentielles des produits de haute technologie et des produits de
consommation courante, tels que les téléphones mobiles, les cellules
photovoltaïques en couches minces, les batteries ion lithium, les câbles à
fibres optiques ou encore les carburants de synthèse. Or, leur disponibilité
est de plus en plus restreinte.(4)

Parmi les 41 minéraux et métaux examinés lors de ce tout premier état des
lieux de l’accès aux matières premières dans l’UE, d’après le groupe
d’experts, 14 matières premières minérales sont d’une importance critique
pour l’Union européenne : l’antimoine, le béryllium, le cobalt, le spath
fluor, le gallium, le germanium, le graphite, l’indium, le magnésium, le
niobium, les métaux du groupe du platine, les terres rares, le tantale et le
tungstène. Les prévisions indiquent que, pour certaines matières premières
critiques, le niveau de la demande en 2030 pourrait être plus de trois fois
supérieur à celui de 2006. En ce qui concerne l’approvisionnement en
matières premières critiques, les risques élevés sont surtout dus au fait
qu’une grande partie de la production mondiale provient essentiellement d’un
cercle restreint de pays, à savoir la Chine, la Russie, la République
démocratique du Congo et le Brésil».(4)

En juin 2010 le projet chinois d’interdire les exportations de matières
premières essentielles appelées «terres rares» dont elle détient 95% dès
2015 est pour les pays occidentaux une source d’inquiétude chez les
fabricants de produits de haute technologie allant des ordinateurs aux batteries
de voitures électriques et aux turbines éoliennes, ont prévenu certains
experts. Le 3 mars 2011, selon certaines sources, des conclusions
confidentielles de l’Organisation mondiale du commerce concernant les limites
d’exportation de la Chine sur les matières premières, ont ouvert la voie à
des contestations formulées par l’UE sur la diminution des exportations de
terres rares chinoises.

Ces pays émergents

Alors que l’Europe tente de s’assurer un accès sans distorsion aux
matières premières pour ses industries, les conflits commerciaux sur les
restrictions à l’exportation constituent des sources de tension croissante au
sein du commerce international. En effet, les pays en développement défendent
leur droit à réduire l’accès du reste du monde à leurs ressources afin de
soutenir le développement de leurs économies nationales. En novembre 2008, la
Commission européenne a présenté une nouvelle stratégie intégrée sur les
matières premières, proposant trois piliers pour formuler une réponse
politique de l’UE aux différents défis liés à l’accès aux ressources
mondiales : «L’Histoire mondiale fut influencée par des guerres pour les
ressources et la colonisation européenne de l’Afrique s’est opérée en
grande partie pour acquérir un contrôle sur les matières premières», a
expliqué Mogens Peter Carl, l’ancien directeur général de la DG Commerce à
la Commission européenne. Du fait de sa dépendance aux importations, la
stratégie de l’UE sur les matières premières, place un accent particulier
sur la lutte contre les restrictions à l’exportation, ce qui comprend les
taxes, les interdictions d’exporter et la régulation. Le monde assiste déjà
à une guerre des ressources aujourd’hui, a expliqué M.Carl, faisant
référence à une série de conflits commerciaux causés par les restrictions
chinoises quant à l’exportation des terres rares. «La Chine restreint ses
exportations mais permet aux entreprises locales de les utiliser et de les
transformer en produits finis, c’est ce qui est source de conflit.»

L’impérialisme occidental après avoir laminé les plus faibles s’attaque
aux autres, et là il a fort à faire, inexorablement, le barycentre va basculer
vers l’Est. Il est à espérer que les nouveaux maîtres du monde
n’emprunteront pas le même chemin que celui de la mondialisation laminoir. On
peut l’espérer avec les pays émergents, notamment l’Inde et la Chine
pétries d’une sagesse de plus de trois millénaires.

1.http://www.comiterepubliquecanada.ca/
EgypteCestlhyperinflationalimentaire.htm

2.El Moussaoui : Bernanke est-il en train de réussir là où Bush a échoué?
Agoravox 4.03.2011

3.Aurélie Trouvé. http://www.mediapart.fr
/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/140111/flamblee-des-prix-alimentaires-memes-causes-mem14
Janvier 2011

4.Rapport Commission européenne IP/10/752 Bruxelles, le 17 juin 2010
http://ec.europa.eu/enterprise/policies/raw-materials/critical/index_fr.htm

5.Matières premières : Vers une guerre des ressources mondiales? Euractiv 03
mars 2011

Pr Chems Eddine CHITOUR (*)

Ecole Polytechnique enp-edu.dz
http://www.alterinfo.net/LE-NOUVEAU-GOUVERNEMENT-DU-MONDE-La-guerre-de-tous-contre-tous_a56056.html


Mardi 8 Mars 2011
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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 02:01

 

Le Service de recherche du Congrès US vient de publier une étude sur les « sous-traitants armés » du Pentagone. Il apparaît que le nombre de mercenaires en Irak a diminué de moitié, une tendance qui correspond au déplacement des troupes US hors d’Irak vers d’autres Etats du Proche-Orient. Au contraire, le nombre de ces sous-traitants a été multiplié par cinq en deux ans.


En réalité les deux phénomènes ne sont pas comparables. Les « sous-traitants armés » en Irak sont des mercenaires étrangers. Ils avaient été engagés durant l’ère Rumsfeld avec l’idée que dans un monde capitaliste, les armées aussi devaient être privatisée. Il s’agissait de faire baisser les coûts des expéditions coloniales en faisant appel à la concurrence. Cette politique est révolue, principalement parce que les militaires se sont opposés à la destruction de leur statut.


Au contraire, les « sous-traitants armés » en Afghanistan sont des Afghans qu’il n’a pas été possible d’intégrer dans des forces nationales et que le Pentagone loue auprès de chefs de guerre. Dans ce cas, il s’agit d’un échec dans la construction de l’Etat qui est temporairement masqué par la domestication des chefs de guerre.

Selon cette étude, le recours à des mercenaires a profondément perturbé les opérations de contre-insurrection et les a fait échouer. Le Service de recherche du Congrès préconise donc la limitation de leur emploi aux seules tâches habituellement dévolues aux sociétés de gardiennage et de transport de fonds dans les Etats développés.


==

The Department of Defense’s Use of Private Security Contractors in Afghanistan and Iraq : Background, Analysis, and Options for Congress, par Moshe Schwartz, Congressional Research Service, 26p., 2011 (300 Ko).

 

http://www.voltairenet.org/article168784.html

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 02:00

 Libye : la contre-offensive de Kadhafi 

Libye: une intervention militaire US mènera à la 3e guerre mondiale (ministre italien)

Une intervention militaire en Libye peut conduire à une troisième guerre mondiale, a estimé le ministre de l'Intérieur italien, Roberto Maroni, dans une interview, publiée par le journal La Padania.
"Je ne suis pas tant préoccupé par le président Obama, que par certains partisans de la guerre qui préfèrent les raccourcis, ignorant qu'une intervention militaire pourrait mener à une troisième guerre mondiale", a indiqué le ministre.
"Une action militaire à grande échelle, initiée notamment par les Etats-Unis, ne mènera qu'à la création d'une coalition des états arabes. Les conséquences de cet événement seraient dévastatrices. J'essaierai par tous les moyens d'éviter la réalisation d'un tel scénario en misant sur d'autres possibilités", a poursuivi l'intéressé.
Le ministre a souligné l'importance de la participation économique internationale à la stabilisation de l'Afrique du Nord et du Proche-Orient, en reprenant l'idée d'"un nouveau plan Marshall" pour la région.
L'ambassadrice américaine auprès de l'Onu Susan Rice a déclaré mardi que les Etats-Unis et leurs partenaires de l'Otan discutaient d'une éventuelle intervention militaire. Cependant, le premier ministre britannique David Cameron a indiqué, pour sa part, que Londres n'excluait pas un recours à la force contre le régime de Kadhafi, tandis que les représentants du Pentagone ont annoncé un regroupement de leurs forces navales et aériennes autour de la Libye.
Depuis le 15 février, la Libye est en proie à de violents affrontements. D'après les ONG, les manifestations pour le départ de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans, sont sévèrement réprimées par les autorités. Les accrochages entre les opposants du régime et l'armée, épaulée par des mercenaires africains, ont déjà fait jusqu'à 6.000 morts.


Libye: plaisanterie du ministre de la défense US à propos d'une intervention
Lors d'une conversation privée avec le chef de troupes américaines en Afghanistan David Petraeus, le ministre américain de la Défense Robert Gates aurait plaisanté lundi à propos d'une possible intervention américaine en Libye, rapportent les médias.
"Je pense que vous planchez actuellement sur de grands projets, comme des frappes sur la Libye ou quelque chose de ce genre?", a demandé Petraeus au cours d'un entretien avec le ministre, qui s'est tenu à l'aéroport de Kaboul.
"Oui, c'est ça", a répondu M.Gates, selon les journalistes qui ont réussi à enregistrer cette conversation privée.
Lors d'une conférence de presse, qui s'est tenue le même jour, le ministre a indiqué que le Pentagone préparait plusieurs plans d'actions pour le président américain Barack Obama concernant la crise libyenne, mais que toute opération militaire devrait recevoir le soutien de la communauté internationale.
La semaine dernière, M.Gates a qualifié la création possible de zones d'exclusion aérienne en Libye de "bavardage irresponsable". Le ministre a souligné qu'une telle opération exigerait des bombardements visant à neutraliser les forces anti-aériennes.
L'ambassadrice américaine auprès de l'Onu Susan Rice a déclaré mardi que les Etats-Unis et leurs partenaires de l'Otan discutaient d'une éventuelle intervention militaire. Cependant, le premier ministre britannique David Cameron a indiqué, pour sa part, que Londres n'excluait pas un recours à la force contre le régime de Kadhafi, tandis que les représentants du Pentagone ont annoncé un regroupement de leurs forces navales et aériennes autour de la Libye.

http://fr.rian.ru/ http://fr.rian.ru/


Mercredi 9 Mars 2011
http://www.alterinfo.net/Libye-une-intervention-militaire-US-menera-a-la-3e-guerre-mondiale-ministre_a56078.html
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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 01:55

 

Afghanistan : Année la plus meurtrière pour les civils (au moins 1200 morts).Afghanistan : Année la plus meurtrière pour les civils (au moins 1200 morts).Afghanistan : Augmentation des pertes civiles et Résistance vont de pair


Selon le journal Le Monde du 9 mars 2011, l’année 2010 a été la plus meurtrière pour les civils afghans. Ce constat montre bien la vraie nature de cette guerre : une agression caractérisée contre toute une nation et contre son peuple. L’Usraël et ses auxiliaires européens agissent dans le cadre de l’Otan, qui n’est que le bras armé de Washington (les deux autres bras sont la CIA, le Mossad pour les assassinats et autres « coups tordus » et le FMI -présidé par le socialo sioniste Strauss-Kahn- pour la guerre économique contre les populations et contre les nations qui cherchent à se libérer.

La guerre menée en Afghanistan par l’Otan est le concentré de toutes les violations de ce droit international dont l’Usraël prétend se faire le champion pour agresser les nations qui lui résistent. Les Etats-Unis, Israël et l’Otan se sont mis, d’eux-mêmes, au-dessus du TPI (Tribunal Pénal International) qui est réservé à tous ceux qui n’acceptent pas l’injustice de ce « désordre mondial », lequel n’a pour but que de sauvegarder la domination du lobby sioniste dans le monde.

L’augmentation des victimes civiles en Afghanistan est aussi la preuve de la résistance acharnée que le peuple afghan oppose aux occupants. Cette résistance est celle de tout un peuple qui s’est uni malgré les diversités ethniques et communautaires caractérisant ce pays. Il est faux de réduire la résistance afghane aux fameux « talibans ». Ce mot, comme l’expression Al Qaida, est utilisé par l’Usraël à la fois pour effrayer une opinion européenne mal informée et pour masquer la réalité, celle du combat de toute une nation pour sa liberté.

Barack Obama a encore accentué l’agression américaine en envoyant 30000 hommes supplémentaires en Afghanistan. C’est sans doute cela qui lui a valu le Prix Nobel de la Paix, décerné par une clique totalement sionisée ! Et c’est toujours le même Obama qui a assuré Israël de son  soutien indéfectible, en attendant d’intervenir militairement en Libye ou dans tout autre pays musulman qui voudrait échapper à la tutelle américano-sioniste. Sionisme et masque noir, tel est Obama….

Malgré la sauvagerie de l’agression américano-sioniste, la résistance grandit chaque jour. Les pertes de l’armée française (aux alentours de 60 morts) mais surtout la démoralisation des soldats à leur retour en France (On ne peut pas gagner cette guerre, tel est l’avis de tous les combattants à leur retour) semblent être un sujet tabou en cette période pré-électorale en vue de la présidentielle de 2012. Il y a entre tous les candidats potentiels un consensus, un accord tacite pour ne pas parler de cette guerre qui ne dit pas son nom. Qui osera dire : si je suis élu, je retire immédiatement les troupes françaises et condamne l’agression que subit l’Afghanistan ? Nous attendons mais sans nous faire de grandes illusions.

En réalité, cette guerre n’est que la partie d’un tout qui dépasse amplement le cadre afghan. Il s’agit d’une guerre permanente que livre l’Usraël contre tous les peuples possédant des matières premières, notamment des hydrocarbures. Or, il se trouve que ces peuples sont majoritairement musulmans et que cette religion qui façonne toute une mentalité est difficilement soluble dans la soupe idéologique qui permet au sionisme, en Europe, par exemple, de gouverner dans une relative tranquillité. D’où cette zone de fracture qui va, pour l’instant, du Nigeria au Pakistan avec ses pics de conflits (la Palestine, l’Irak, l’Afghanistan, demain peut-être la Libye ou l’Egypte) et ses blocs de résistance qui sont l’Iran, la Syrie, le Liban et tous ceux qui combattent les sionistes au lieu de chercher à négocier avec eux.

Cette lutte connaît aussi ses prolongements en France et en Europe : c’est la montée, programmée, de l’islamophobie qui sert à justifier les agressions et qui prépare les opinions à transposer les guerres dans le monde musulman sur le territoire national français. Nous reviendrons sur cet aspect du problème qui semble devoir occuper tout l’espace politique de la future présidentielle (si elle a lieu, comme prévu, en 2012).

Les pertes civiles en Afghanistan vont continuer à augmenter ; elles augmenteront en proportion de la résistance afghane dont la victoire est maintenant certaine. Ce sera le lourd prix que devra payer le peuple afghan pour sa liberté. Mais c’est aussi la preuve que notre ennemi peut être vaincu. Encore faut-il en avoir la volonté. C’est une des leçons que nous donnent  les Afghans.


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 
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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 01:53

Insurrection et intervention militaire:
Tentative de coup d'État des États-Unis et de l'OTAN en Libye?

 

par Michel Chossudovsky

 

Le 10 mars 2011

 

 

 

 

 

Première de deux parties

Partie II. L’"Opération Libye" et la bataille du pétrole

 

Les États-Unis et l'OTAN appuient une insurrection armée dans l'est de la Libye dans le but de justifier une "intervention humanitaire".

 

Il ne s'agit pas d'un mouvement de protestation non violent comme ceux de l'Égypte et de la Tunisie. Les conditions en Libye sont fondamentalement différentes. L'insurrection armée dans l'est de la Libye est directement soutenue par des puissances étrangères. Les insurgés à Benghazi ont immédiatement hissé la bannière rouge, noire et verte avec le croissant et l'étoile: le drapeau de la monarchie du roi Idris, symbolisant le règne des anciennes puissances coloniales. (Voir Manlio Dinucci,  La Libye dans le grand jeu du nouveau partage de l’Afrique, le 25 février 2011)

Les conseillers militaires et les Forces spéciales des États-Unis et de l'OTAN sont déjà sur le terrain. L'opération a été planifiée pour coïncider avec les manifestations dans les pays arabes voisins. On a fait croire à l'opinion publique que le mouvement de protestation s'est étendu spontanément de la Tunisie à l'Égypte et ensuite à la Libye.




L'administration Obama en consultation avec ses alliés assiste une rébellion armée, à savoir, une tentative de coup d'État:

 

« L'administration Obama reste prête à offrir "tout type d'assistance" au Libyens cherchant à déloger Mouammar Kadhafi, a affirmé la secrétaire d'État Hillary Clinton [le 27 février]. "Nous avons contacté de nombreux Libyens de différents horizons qui tentent de s'organiser à l'est et à l'ouest, à mesure que la révolution avance également dans cette direction. Je crois qu'il est trop tôt pour dire comment cela va se dérouler, mais les États-Unis seront prêts et préparés à offrir tout type d'assistance souhaitée." Dans la partie est du pays, là où la rébellion a débuté au milieu du mois, les efforts visant à former un gouvernement provisoire sont en branle. » 

 

Clinton a affirmé que les États-Unis menacent de prendre d'autres mesures contre le gouvernement de Kadhafi, mais n'a pas mentionné leur nature ou quand elles seraient annoncées.

 

Les États-Unis devraient « reconnaître le gouvernement provisoire que l'on est en train de mettre sur pied [...] » [McCain]

 

Lieberman s'est exprimé en des termes similaires, préconisant « un appui tangible, [une] zone d'exclusion aérienne, la reconnaissance d'un gouvernement révolutionnaire, le gouvernement des citoyens, ainsi qu'un appui sous forme d'aide humanitaire et d'armes » (Clinton: US ready to aid to Libyan opposition - Associated, Press, 27 février 2011, c'est l'auteur qui souligne)

 


L'invasion planifiée

 

Une intervention militaire est maintenant envisagée par les forces des États-Unis et de l'OTAN en vertu d'un « mandat humanitaire ».

 

« " Les Etats-Unis sont en train de repositionner leurs forces navales et aériennes dans la région" pour préparer " leur gamme complète d’options" à l’égard de la Libye : c’est ce qu’annonce hier (mardi 1er mars) le porte-parole du Pentagone, colonel de marines Dave Lapan. Il a ainsi dit que « c’est le président Obama qui a demandé aux militaires de préparer ces options », car la situation en Libye empire.». ( Manlio Dinucci, Opération Libye en préparation, Le Pentagone « repositionne » les forces navales et terrestres, Mondialisation.ca, le 2 mars 2011, c'est l'auteur qui souligne)

 

Le véritable objectif de l'« Opération Libye » n'est pas d'instaurer la démocratie mais de prendre possession des réserves de pétrole du pays, de déstabiliser la Compagnie pétrolière nationale de Libye (CPN ou NOC en anglais) et de privatiser tôt ou tard l'industrie pétrolière du pays, c'est-à-dire transférer le contrôle et la propriété de la richesse pétrolière libyenne dans des mains étrangères. La CPN est au 25e rang des 100 compagnies pétrolières les plus importantes. (The Energy Intelligence ranks NOC 25 among the world’s Top 100 companies. - Libyaonline.com)

 

La Libye est l'une des plus importantes économies pétrolières au monde, avec approximativement 3,5 % des réserves mondiales de pétrole, plus du double de celles des États-Unis. (Pour plus de détails voir la 2e partie de cet article « Opération Libye » et la bataille du pétrole.)

L'invasion planifiée de la Libye, laquelle est déjà en cours, fait partie de la plus vaste « bataille du pétrole ». Près de 80 % des réserves pétrolières de la Libye se situent dans le bassin du golfe de Syrte dans l'est du pays. (Voir la carte ci-dessous)

 

Les hypothèses stratégiques derrière l'« Opération Libye » évoquent les engagements militaires des États-Unis et de l'OTAN en Yougoslavie et en Irak.

 

En Yougoslavie, les forces des États-Unis et de l'OTAN ont déclenché une guerre civile. Le but était de créer des divisions ethniques et politiques, lesquelles ont finalement mené à l'éclatement d'un pays entier. Cet objectif a été atteint par la formation et le financement clandestin d'organisations paramilitaires armées, d'abord en Bosnie (Armée bosniaque, 1991-95) puis au Kosovo (Armée de Libération du Kosovo (ALK), 1998-1999). La désinformation médiatique (incluant des mensonges purs et simples et des fabrications) a été utilisée à la fois au Kosovo et en Bosnie pour appuyer les affirmations des États-Unis et de l'Union européenne voulant que le gouvernement de Belgrade ait commis des atrocités, justifiant ainsi une intervention militaire pour des raisons humanitaires.

 

Ironiquement, l'« Opération Yougoslavie » est maintenant sur les lèvres des responsables de la politique étrangère des États-Unis : le sénateur Lieberman a « comparé la situation en Libye aux événements dans les Balkans dans les années 1990 lorsqu’il a dit : les États-Unis "sont intervenus pour arrêter un génocide à l’endroit des bosniaques. Et ce que nous avons fait en premier lieu a été de leur fournir des armes pour qu’ils se défendent. Je crois que c’est ce que nous devrions faire en Libye". » (Clinton: US ready to aid to Libyan opposition - Associated, Press, 27 février 2011, c’est l’auteur qui souligne)

 

Le scénario stratégique consisterait à faire des pressions en faveur de la formation et de la reconnaissance d’un gouvernement intérimaire dans la province sécessionniste dans le but de faire éclater le pays tôt ou tard.

 

Cette option est déjà en cours. L’invasion de la Libye a déjà débuté.

 

« Des centaines de conseillers militaires étasuniens, britanniques et français sont arrivés en Cyrénaïque, la province séparatiste de l’est de la Libye [...] Les conseillers, incluant des agents du renseignement, sont débarqués des navires de guerre et des bateaux lance-missiles dans les villes côtières de Benghazi et Tobrouk. » (DEBKAfile, US military advisers in Cyrenaica, 25 février 2011)

 

Les États-Unis et les Forces spéciales alliées sont sur le terrain dans l’est de la Libye et fournissent un appui clandestin aux rebelles. Cela a été admis lorsque des commandos des Forces spéciales SAS britanniques ont été arrêtés dans la région de Benghazi. Ils agissaient à titre de conseillers militaires pour les forces de l’opposition :

 

« Le Sunday Times révèle aujourd’hui qu’alors qu’ils étaient en mission secrète pour mettre des diplomates britanniques en contact avec des opposants majeurs du colonel Mouammar Kadhafi en Libye, huit commandos des Forces spéciales britanniques ont été humiliés après avoir été détenus par des forces rebelles dans l’est de la Libye.

 

Les hommes, armés, mais en tenue civile, ont affirmé qu’ils étaient là pour vérifier les besoins de l’opposition et offrir de l’aide. » (Top UK commandos captured by rebel forces in Libya: Report, Indian Express, 6 mars 2011, c’est l’auteur qui souligne)

 

Les forces SAS ont été arrêtées alors qu’elles escortaient une « mission diplomatique » britannique entrée au pays illégalement (sans aucun doute à bord d’un navire de guerre britannique) pour discuter avec les chefs de la rébellion. Le Foreign Office britannique a admis qu’« une petite équipe diplomatique britannique [avait été] envoyée dans l’est de la Libye pour prendre contact avec l’opposition soutenue par des rebelles ». (U.K. diplomatic team leaves Libya - World - CBC News, 6 mars 2011).

 

Ironiquement, les reportages confirment non seulement une intervention militaire occidentale (comprenant des centaines de forces spéciales), ils reconnaissent également que la rébellion était fermement opposée à la présence illégale de troupes étrangères en sol libyen :

 

« L’intervention des SAS a irrité les opposants libyens qui ont ordonné que les soldats soient enfermés sur une base militaire. Les opposants de Kadhafi craignent qu’il utilise toute preuve d’interférence militaire occidentale pour former un appui patriotique en faveur de son régime. » (Reuters, 6 mars 2011)

 

Le « diplomate » britannique capturé avec sept soldats des Forces spéciales était un membre du service de renseignement britannique, un agent du MI6, en « mission secrète ». (The Sun, 7 mars 2011) 

 

Des armes sont fournies aux forces de l’opposition et cela est confirmé par des déclarations des États-Unis et de l’OTAN. Malgré l’absence de preuves établies à ce jour, des signes indiquent que des armes ont été livrées aux insurgés avant l’attaque contre la rébellion. Selon toute probabilité, des conseillers militaires et du renseignement des États-Unis et de l’OTAN étaient également sur le terrain avant l’insurrection. C’est le modèle appliqué autrefois au Kosovo : des forces spéciales ont entraîné et soutenu l’Armée de libération du Kosovo (ALK) dans les mois précédant la campagne de bombardement et l’invasion de la Yougoslavie en 1999.

 

Toutefois, alors que les événements se déroulent, les forces du gouvernement libyen ont repris le contrôle des lieux détenus par les rebelles :

 

« L’importante offensive lancée par les forces pro-Kadhafi [le 4 mars] pour arracher des mains des rebelles le contrôle des villes et des centres pétroliers les plus importants de la Libye leur a permis de reprendre la ville clé de Zawiya [le 5 mars] et la plupart des villes pétrolières autour du golfe de Syrte. À Londres et Washington, des pourparlers d’intervention militaire aux côtés de l’opposition libyenne ont été mis en sourdine lorsque l’on a réalisé que le renseignement sur le terrain, des deux côtés du conflit, était trop sommaire pour servir de base à la prise de décision.» (Debkafile,Qaddafi pushes rebels back. Obama names Libya intel panel, 5 mars 2011, c’est l’auteur qui souligne)

 

Le mouvement d’opposition est fortement divisé sur la question d’une intervention étrangère.

 

Il y a division entre le mouvement populaire et les « chefs » de l’insurrection armée appuyée par les États-Unis et favorisant une intervention militaire étrangère « pour des raisons humanitaires ».

 

La majorité des Libyens, à la fois les opposants et les partisans du régime, sont fermement opposés à toute forme d’intervention extérieure.

 

 

Désinformation médiatique

 

Les objectifs stratégiques plus vastes sous-jacents à l’invasion proposée de la Lybie ne sont pas mentionnés par les médias. À la suite d’une campagne médiatique trompeuse, où les nouvelles ont littéralement été fabriquées sans que l’on rapporte ce qui se passait sur le terrain, un large secteur de l’opinion publique internationale a accordé son appui inflexible à une intervention pour des raisons humanitaires.

 

L’invasion est sur la planche à dessin du Pentagone. On prévoit la mettre en oeuvre sans tenir compte des demandes de la population libyenne, y compris les opposants du régime qui ont exprimé leur aversion pour une intervention militaire étrangère dérogeant à la souveraineté de la nation.

 

Déploiement de forces navales et aériennes

 

Si l’intervention militaire était mise à exécution, elle entraînerait une guerre totale, une blitzkrieg, impliquant le bombardement de cibles militaires et civiles.

 

À cet égard, le commandant du Commandement central étasunien (USCENTCOM), le général James Mattis, a suggéré que l’implantation d’une « zone d'exclusion aérienne » impliquerait de facto une campagne de bombardement extrême ciblant entre autres le système de défense antiaérienne libyen :

 

« Il s’agirait d’une opération militaire. Il ne suffirait pas de dire aux gens de ne pas piloter d’avion. Il faudrait éliminer la capacité de défense antiaérienne afin d’établir une zone d'exclusion aérienne, donc il ne faut se faire d’illusions. » (U.S. general warns no-fly zone could lead to all-out war in Libya, Mail Online, 5 mars 2011, c’est l’auteur qui souligne).

 

Une puissance navale massive des États-Unis et des alliés a été déployée le long de la ligne de côte libyenne.

Le Pentagone envoie ses navires de guerre vers la Méditerranée. Le porte-avions USS Enterprise avait pour sa part transité par le canal de Suez dans les jours qui ont suivi l’insurrection. (http://www.enterprise.navy.mil )

 

Les navires d’assaut amphibies des États-Unis, l’USS Ponce et l’USS Kearsarge, ont également été déployés en Méditerranée.

 

 

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L’USS Enterprise en transit sur le canal de Suez en Égypte, 15 février 2011, photo publiée par la Marine étasunienne.

 


 


Quatre cents Marines étasuniens ont été envoyés sur l’île de Crète en Grèce « avant d’être déployés sur des navires de guerre partant pour la Libye. ( "Operation Libya": US Marines on Crete for Libyan deployment, Times of Malta, 3 mars 2011).

 

Pendant ce temps, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, le Canada et l’Italie sont en train de déployer des navires de guerre le long de la côte libyenne.

 

L’Allemagne a déployé trois navires de combat en prétextant aider à l’évacuation de réfugiés à la frontière entre la Libye et la Tunisie. « La France a décidé d’envoyer le Mistral, son porte-hélicoptères, lequel, selon le ministère de la Défense, contribuera à évacuer des milliers d’Égyptiens. »(Towards the Coasts of Libya: US, French and British Warships Enter the Mediterranean, Agenzia Giornalistica Italia, 3 mars 2011) Le Canada a envoyé la frégate de la Marine NCSM Charlottetown. 

 

Entre-temps, la 17e Force aérienne étasunienne dénommée US Air Force Africa, située sur la base aérienne de Ramstein en Allemagne, aide à l’évacuation de réfugiés. Les forces aériennes des États-Unis et de l’OTAN en Grande-Bretagne, en Italie, en France et au Moyen-Orient sont en attente.

Photo: DPA

 
Article original en anglais : Insurrection and Military Intervention: The US-NATO Attempted Coup d'Etat in Libya?, publié le 7 mars2011.

Traduit par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca





Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).

 

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23631    

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 01:52

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L'Otan a élargi la zone de surveillance aérienne et maritime dans la région de la Méditerranée, a annoncé jeudi le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen.

Selon lui, la surveillance sera effectuée 24 heures sur 24 par les avions radar AWACS qui participent à l'opération antiterroriste de l'Otan dans la région de la Méditerranée.

"De cette façon, nous pourrons nous faire une meilleure idée de ce qui se passe. D'autant plus que nous devons être mieux informés pour parer à toute éventualité", a déclaré le secrétaire général de l'Alliance.

Pratiquement tous les pays méditerranéens de l'Afrique du Nord sont en proie des manifestations antigouvernementales. En Tunisie comme en Egypte, la révolte populaire a provoqué la chute des régimes en place. Lancées le 15 février dans différentes villes libyennes, les manifestations antigouvernementales ont pris la forme d'un soulèvement armé contre le régime de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 1969. Selon les ONG internationales, les accrochages entre les insurgés et les forces armées appuyées par des mercenaires étrangers ont déjà fait près de 6.000 morts.

Les ministres de la Défense des 28 pays membres de l'Otan réunis jeudi à Bruxelles, discuteront de la situation en Libye et dans la région de la Méditerranée.

http://fr.rian.ru/ http://fr.rian.ru/

 

http://www.alterinfo.net/Mediterranee-l-Otan-elargit-la-zone-de-surveillance_a56119.html

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 02:38

 

 

 

Les Forces Spéciales des Etats-Unis ont débarqué en Libye pour entraîner les rebelles anti-Kadhafi

3 Mars 2011 – Les Forces Spéciales des Etats-Unis ont débarqué en Libye pour entraîner les rebelles anti-Kadhafi pour un coup d’état appuyé par l’occident dans les environs du pays riche en pétrole, avec des « assistant pour la défense » Français et Anglais également débarqués pour établir des camps d’entraînement dans la région orientale du pays, sous contrôle des rebelles.

Selon une information du journal « Pakistan Observer », des centaines de membres du personnel des Forces Spéciales des Etats Unis, de Grande Bretagne et de France sont arrivés les 23 et 24 février « dans des navires de guerre américains et français et des petits canots dans les ports libyens de Benghazi et de Tobruk ».

 Le reportage affirme que l’information a été confirmée par un diplomate Libyen de la région : « Les trois pays occidentaux ont débarqué leurs troupes des Forces Spéciales en Cyrénaïque et sont actuellement en train de créer leurs bases et centre d’entraînement », dans l’intention de renforcer les rebelles qui résistent à la milice de Kadhafi dans les environs.

« Les forces occidentales se préparent à établir des bases d’entraînement pour des milices locales pour un contrôle effectif de la région riche en pétrole et contrecarrer toute pression des forces en faveur de Kadhafi depuis Tripoli » indique l’information.

Par ailleurs, les efforts pour « neutraliser » l’Armée de l’Air Libyenne sont en route, dans l’intention de faire obstacle aux possibilités de Kadhafi de gouverner depuis Tripoli s’il parvient à rester au pouvoir.

La Marine américaine a aussi confirmé que le porte-avion USS Enterprise, lequel était auparavant en service contre les « pirates » face aux côtes de Somalie, se dirige maintenant vers la Libye, pendant que la tension monte.

La secrétaire d’Etats Américaine Hillary Clinton a admis publiquement pour la première fois le 28 Février que les Etats-Unis se préparaient à soutenir les rebelles anti-gouvernement, malgré les avertissements de Hafiz Ghota, porte-parole du récent Conseil National de Libye dans la ville orientale de Benghazi contrôlée par les rebelles, disant qu’aucune « intervention étrangère » ne serait bienvenue.

« Le restant de la Libye sera libéré par le peuple… et les forces de sécurité de Kadhafi seront éliminées par le peuple de Libye », a exprimé Ghoga au cours d’une conférence de presse.

Pendant ce temps, l’ex représentant européen pour le groupe Carlyle et ex premier ministre britannique John Major a décidé en dernier d’ajouter sa voix au choeur croissant de ceux qui appellent à une intervention militaire pour renverser Kadhafi.

Major appuie « les autres leaders occidentaux qui sont sur le point de donner l’ordre d’actions militaires contre Mouamar Kadhafi de crainte que le président Libyen n’utilise des « armes chimiques » contre son propre peuple » informe « The Telegraph ».

Le premier ministre Britannique actuel, David Cameron, a, lui aussi, été occupé à préparer un scénario pour un coup d’état soutenu par l’occident, en demandant une zone d’exclusion aérienne sur le pays.

« Si le colonel Kadhafi utilise la force militaire contre son propre peuple, le monde ne peut rester en dehors. C’est pourquoi nous devrions rechercher une zone d’exclusion aérienne’, a dit Cameron. Le chancelier Russe, Serge Lavrov, a critiqué l’idée d’une zone d’exclusion aérienne comme état « superflue », en même temps qu’il faisait part de son appui aux sanctions soutenues par l’ONU.

Vendredi, quarante néo conservateurs influents ont signé une lettre à Barack Obama, exhortant le président à préparer « immédiatement » une action militaire pour renverser Kadhafi.

Tout changement de régime qui aura lieu avec l’aide des pays occidentaux fournira un accès plus profond à un pays qui possède les plus grandes réserves de pétrole d’Afrique et est le dixième plus grand du monde, avec des réserves de production d’environ 66 ans.

 

Source : correodelorinoco.gob.ve via sott.net

 

 

http://lesmoutonsenrages.wordpress.com/2011/03/08/larmee-francaise-est-sur-le-sol-libyen/

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