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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 00:31
Premier « effet collatéral » de la guerre contre la Libye
La guerre en Lybie provoque une accélération dans la course aux armements nucléaires


 

Se sentant menacée par le fait que les USA utilisent dans cette guerre des armements stratégiques, la Russie lance un  programme de réarmement nucléaire.

 

Premier « effet collatéral » de la guerre contre la Libye
La guerre en Lybie provoque une accélération dans la course aux armements nucléaires

par Manlio Dinucci

Le 24 mars 2011


Contre la Libye, ce que le président Napolitano définit non pas comme une guerre mais comme une opération de l’ONU, est déjà en train de provoquer un dangereux « effet collatéral ». Le premier ministre russe Vladimir Poutine, étant entendu que le régime libyen n’est pas démocratique et que la situation est rendue plus compliquée encore par les relations tribales, a,  il y a deux jours, défini la résolution du Conseil de sécurité comme une sorte d’appel médiéval à une croisade pour justifier une agression de l’extérieur, sous prétexte de défendre les civils. Il a ainsi déclaré que - après les attaques aériennes étasuniennes contre Belgrade, puis contre l’Afghanistan et l’Irak et à présent contre la Libye- ceci est en train de devenir « une tendance stable de la politique étasunienne ». Et a conclu : « Cela confirme que la Russie fait bien de renforcer ses capacités de défense ». Paroles immédiatement suivies des faits. Hier (mercredi 23 mars 2011) le ministre russe de la Défense a annoncé que cette année il dotera les forces stratégiques d’autres missiles intercontinentaux, 36 balistiques et 20 de croisière, et de deux autres sous-marins nucléaires. Avec une allocation d’un montant de 665 milliards de dollars pour 2011-2020 seront achetés : 5 véhicules spatiaux, 21 systèmes de défense missilistiques, 35 bombardiers, 109 hélicoptères de combat, 3 sous-marins nucléaires et une unité de surface. En 2013 les scientifiques russes développeront un nouveau missile balistique intercontinental avec base à terre et la production de missiles sera redoublée avec un investissement équivalent à 2,6 milliards de dollars.

  

Seront en particulier développés les missiles balistiques pour les sous-marins d’attaque nucléaire. Cette année vont être effectués d’autres tests du missile Bulava, qui sera installé sur les nouveaux sous-marins stratégiques de la classe Borey. Un seul sous-marin peut lancer 16 missiles nucléaires, avec une portée de 8-10 mille Kms,  chacun desquels pouvant lâcher jusqu’à 10 ogives multiples indépendantes. Il a donc une capacité de destruction quasiment égale à celle du sous-marin étasunien  de la classe Ohio, armé de 24 missiles Trident à têtes multiples. Le Bulava, comme le missile balistique avec base à tere dont il dérive, est projeté pour percer le « bouclier anti-missiles » que les USA sont en train de développer dans des buts offensifs (il leur donnerait la capacité de neutraliser une rétorsion après avoir frappé les premiers) : avec leurs navires de guerre contre la Libye, les Etats-Unis ont déployé en Méditerranée les premières unités de la composante navale du « bouclier », les lance-missiles Monterrey et Stout. Le Bulava peut lancer de fausses têtes pour éviter les missiles intercepteurs.

 

La guerre contre la Libye est donc en train de provoquer une accélération dans la course aux armements nucléaires. Surtout parce qu’elle est utilisée par le Pentagone comme banc d’essai pour des armements stratégiques, comme les bombardiers stealth (furtifs... NdT) B-2 Spirit d’attaque nucléaire qui, partant des Etats-Unis, vont frapper les objectifs en Libye avec des armes non-nucléaires, en s’entraînant ainsi, dans une action guerrière réelle, à un éventuel emploi dans une guerre nucléaire. De cette façon, le nouveau traité Start entre la Russie et les USA, à peine ratifié, est de fait devenu vain.

 

Edition de jeudi 24 mars de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/24-Marzo-2011/art18.php3  


Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23925

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 00:29
Un avion de combat français Rafale décolle de la base de Saint-Dizier le 19 mars 2011.

Un avion de combat français Rafale décolle de la base de Saint-Dizier le 19 mars 2011. REUTERS/Ho New

ARMEMENT - Au cinquième jour de l'intervention internationale...

Avions de chasse, frégates, porte-avions… La France n’a pas lésiné sur les moyens pour montrer son implication dans l’opération «Aube de l’Odyssée», et a déployé du matériel de très haute technologie, et donc coûteux. Au cinquième jour de l’intervention internationale en Libye se pose déjà la question du coût financier engendré par l’opération. 20minutes.fr fait le point.

Le coût final dépendra bien évidemment de la durée de l’opération, mais certains chiffres sont déjà avancés, dans la mesure où les matériels génèrent une dépense, qu'ils soient engagés ou non. Ce coût est prévu par le budget global du ministère de la Défense, qui s'élève à quelque 31 milliards d'euros pour 2011.

 

4,8 millions d'euros pour les avions de chasse

Selon une source aéronautique citée par l'AFP, une heure de vol de Rafale coûte ainsi entre 10.000 et 13.000 euros, et entre 10.000 et 11.000 euros pour les Mirage. Avec déjà 400 heures de vol effectuées entre samedi et lundi, le prix grimpe déjà à environ 4,8 millions d'euros. Mais cette somme s’entend hors carburant. Au cours d’une mission, les avions sont ravitaillés une fois ou deux. Le coût total pour une heure de vol d’un Rafale reviendrait ainsi à environ 29.000 euros selon certaines estimations.

Cependant, l’arrivée du porte-avions «Charles-de-Gaulle» sur zone devrait permettre d’économiser au niveau du carburant - les appareils ayant décollé jusqu’à mardi des bases françaises, à six heures de vol aller-retour de la Libye. Mais l’économie réalisée doit être relativisée, dans la mesure où le porte-avions coûte 50.000 euros l’heure de fonctionnement, selon les chiffres de France Info.  Sans compter le groupe aéronaval qui ne le quitte pas, et qui comprend quatre frégates, un pétrolier ravitailleur et un sous-marin d’attaque. Rien que l’heure d’intervention de ce dernier s’élève à environ 10.000 euros.

 

Un surcoût: les missiles, bombes et munitions

A ces dépenses, il faut ajouter les missiles, les bombes (notamment GBU12 ) et les munitions qui sont utilisées par l’armée française. «Le surcoût, ce qui coûte très cher, c’est tout ce qu’on largue. Il est essentiellement dans les munitions, parce qu’après il faut les remplacer», souligne Eric Denécé du Centre français de recherche sur le renseignement dans Ouest France. Le prix d’un missile AASM évolue ainsi entre 250.000 et 350.000 euros l’unité.

Au final, si les forces mobilisées restent les mêmes, la guerre pourrait coûter entre 150 et 250 millions d’euros selon Pierre Maulny, spécialiste des questions de Défense à l’Institut des relations internationales et stratégiques, cité par Libération.

20minutes.fr
http://www.20minutes.fr/article/692730/monde-libye-combien-coute-guerre-france-
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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 00:25
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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 00:23

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 00:19

 

a. Monsanto partenaire de l’armée américaine ; l’Agent Orange, désherbant ou arme chimique ?

Après les révélations sur la toxicité de la dioxine TCDD émise lors de la fabrication de l’herbicide 2,4,5-T, Monsanto ne remet pas en cause sa production et bien au contraire, elle entre en contact avec le Pentagone pour développer l’usage militaire de son herbicide … L’économie de guerre a toujours été une importante manne financière pour la poignée de firmes multinationales qui dominent le marché des produits chimiques. Les chercheurs de Monsanto entrevoient déjà les avantages de leur puissant herbicide en temps de guerre, car il permet l’éradication des cultures et donc d’affamer les armées et les populations ennemies.

Après des essais de l’herbicide réalisés en 1959 au Vietnam par l’armée américaine, celle-ci semble satisfaite puisque au bout de deux ans 90% des arbres et buissons ont été détruits sur les zones aspergées. Ces tests déclenchent le feu vert de l’ « Opération Ranch Hand » qui commence officiellement le 13 janvier 1962. Dans un premier temps le but de l’opération est de dégager les routes, les voies d’eau et les frontières du Sud Vietnam pour tracer un no-man’s land face aux VietCongs, et dans un second temps de détruire les récoltes censées approvisionner les « rebelles ».

De 1962 à 1971, on estime que 80 millions de litres de défoliant ont été déversés sur 3.3 millions d’hectares de forêts et de terres. Plus de 300 villages ont été contaminés et 60% des défoliants utilisés étaient de l’Agent Orange, représentant l’équivalent de quatre cents kilos de dioxine pure . Or, selon une études de l’université Columbia (New York) publiée en 2003, la dissolution de 80 grammes de dioxine dans un réseau d’eau potable pourrait éliminer une ville de 8 millions d’habitants… [1

b. Monsanto connaissait les dangers de la dioxine présente dans l’Agent Orange.

L’épandage massif de l’Agent Orange affectera pour longtemps les populations civiles vietnamiennes mais aussi les soldats américains qui ont été tout autant exposés à la dioxine sans précaution. De plus, Monsanto a délibérément caché à l’armée que son désherbant 2,4,5-T en version militaire, ou Agent Orange, contenait une plus grande concentration de résidu de dioxine TCDD que la version agricole commune. Un document interne déclassé de la firme Dow Chemicals, datant du 22 février 1965, relate une réunion secrète des principaux fournisseurs de l’ « Agent Orange » dont Monsanto pour « discuter des problèmes toxicologiques causés par la présence de certaines impuretés hautement toxiques » dans les échantillons de 2,4,5-T fournis à l’armée [2]. Dow voulait faire part d’une étude interne qui montrait que « des lapins exposés à la dioxine développaient de sévères lésions au foie. » La question abordée par les fournisseurs de 2,4,5-T était de savoir s’il fallait prévenir le gouvernement de la toxicité de l’agent orange. Gerson Smoger, l’avocat de nombreux vétérans de la guerre du Viêt-nam, déclare que « La réunion a eu lieu dans le plus grand secret.[...] La question était de savoir s’il fallait informer le gouvernement. Ainsi que le prouve un courrier, dont j’ai également une copie, Monsanto reprocha à Dow de vouloir lever le secret. Et le secret fut gardé pendant au moins quatre années, celles où les épandages d’agent orange atteignirent un pic au Viêt-nam… » [3]

Finalement en 1969, une étude rend publique la nocivité de l’herbicide 2,4,5-T, après que l’Institut National de la Santé américain eu révélé que des souris soumises à des doses importantes du désherbant développaient des malformations fœtales et mettaient au monde des bébés mort-nés. Le 15 avril 1970, le Secrétaire à l’Agriculture annonce une interdiction d’usage du 2,4,5-T en raison « du danger qu’il représente pour la santé ».

En 1971, l’armée interrompt l’opération Ranch Hand et l’épandage de l’Agent Orange, mais ses effets dévastateurs ont continué bien après, du fait de la persistance de la dioxine dans le sol, l’eau et la chaîne alimentaire et de son caractère bioaccumulateur. Le Vietnam estime que 150 000 enfants souffrent aujourd’hui de malformations dûes à l’Agent Orange et que 800 000 personnes sont malades…

c. Les vétérans américains victimes de la dioxine.

En 1978, Paul Reutershan, un vétéran atteint d’un cancer de l’intestin, porte plainte contre les fabricants de l’Agent Orange, il sera vite rejoint par des milliers de vétérans du Vietnam atteint de divers symptômes, pour constituer la premiere "action de groupe" ou « class action » jamais intenté contre Monsanto. Cette affaire sera révélatrice des méthodes de la firme de St Louis lorsqu’il s’agit d’affronter la justice.

Pour obtenir gain de cause les vétérans doivent prouver qu’ils ont bien été contaminés par la dioxine présente dans l’Agent Orange lors de la guerre du Vietnam, et que cette dioxine TCDD est bien à l’origine de leurs maladies. Or pour sa défense, Monsanto répondra que la « dioxine est omniprésente dans la population américaine, l’environnement et les aliments… », ce qui est malheureusement vrai tant ce genre de pollution est répandue. Cependant les doses reçues par les vétérans sont bien supérieures aux doses que l’on peut ingérer dans un contexte normal, l’affaire n’est donc pas close.

Il faut ensuite prouver que la dioxine est un agent cancérigène par le biais d’études scientifiques qui doivent nécessairement porter sur le long terme, du fait du temps d’incubation du cancer. Monsanto possède ce genre d’étude depuis l’accident de Nitro en 1949, où plusieurs dizaines d’ouvriers furent exposés à la dioxine et qui furent suivis par le Dr Suskind. Pour prouver que la dioxine n’est pas cancérigène, Monsanto veut démontrer trente ans plus tard que les ouvriers exposés n’ont pas développé de pathologies particulières en comparaison à la population normale. C’est le Dr Roush, directeur médical de Monsanto, qui contrôlera le contenu des études de Monsanto publiées en 1980, 1983 et 1984. Comme l’on s’en doute les études de Monsanto concluront à l’absence de tout lien entre l’exposition au 2,4,5-T de l’Agent Orange et le cancer.

Les vétérans acceptent alors un règlement à l’amiable, et le 7 mai 1984 les fabricants de l’agent orange mettent sur la table 180 millions de dollars. Le juge ordonnera que 45.5% de la somme soit payée par Monsanto, en raison de la forte teneur en dioxine de son 2,4,5-T [4] C’est ainsi que 40000 vétérans recevront, selon les cas, une aide comprise entre 256 et 12800 dollars. L’affaire est close mais laisse un goût d’amertume dans la bouche des vétérans, qui doivent se contenter de dédommagements mineurs comparés aux frais de santé auxquels ils doivent faire face.

d. La population civile vietnamienne toujours victimes de la contamination du territoire par la dioxine.

Comme nous l’avons vu plus haut, dans la définition scientifique de la dioxine, celle-ci est un agent tératogène qui favorise les malformations du fœtus. Cette caractéristique a profondément marquée l’opinion publique après les révélations sur les taux hautement anormaux de mortalité prénatal et postnatal au Vietnam dûs à des malformations rares et monstrueuses. C’est à Ho-Chi-Minh-Ville que l’on trouve la maternité de l’hôpital TU DU, la plus grande du pays. Les vietnamiens l’ont surnommé le « musée de horreur de la dioxine ». Dans la maternité, se trouve un laboratoire qui conserve tous les fœtus « monstrueux » dans du formol, on peut y voir des frères siamois partageant une seule tête disproportionnée, un tronc a deux têtes, des cas d’anencéphalie (absence de cerveau), de microcéphalie (petit cerveau), mais les mots scientifiques manquent pour décrire la plupart de ces anomalies génétiques.

La docteur Nguyen Thi Ngoc, aujourd’hui retraitée, s’occupe du « village de la paix », installé dans l’hôpital, qui représente l’un des douzes centres ouverts au Vietnam pour accueillir les enfants handicapés victimes de la dioxine de l’Agent Orange. Le docteur précise que la plupart des pensionnaires souffrent de problèmes neurologiques et d’anomalies organiques graves, certains sont alités car ils sont nés sans bras et sans jambes. D’après le docteur, les cas de malformations ont commencé à se multiplier depuis le milieu des années soixante, et continue encore aujourd’hui. En 2005, l’hôpital Tu Du a recensé 800 cas d’enfants nés avec des malformations, ce qui est largement supérieur à la moyenne internationale. Aujourd’hui, d’après les autorités vietnamiennes150.000 enfants souffrent de malformations supposément dûes la dioxine et 800.000 personnes sont malades.

Cependant, aucune responsabilité n’a encore été dégagée afin d’ouvrir des poursuites judiciaires et d’obtenir des dédommagements pour les victimes de la dioxine au Vietnam. Ces malformations ne sont tout simplement pas reconnues comme étant la conséquence d’une intoxication par la dioxine TCDD de l’agent orange. Pour l’heure, parmi les treize maladies reconnues par les Etats-Unis comme étant liées à la dioxine, une seule concerne une malformation congénitale. Un manque d’étude (« occidentales ») sur le long terme est une des lacunes dans la possibilité d’ouvrir un procès contre les responsables américains. Une des rares études disponibles est celle du Dr Hoang Trong Quynh et du Dr Arnold Scheter parue en 2003 [5]. Elle rapporte l’analyse du taux de dioxine chez des habitants vivant dans le village de Bien Hoa proche d’une ancienne base américaine utilisée pour les missions d’épandages de l’Agent Orange. Les résultats ont montré des taux de dioxine élevés, supérieurs à 5 parties par milliard (ppt), avec des pointes allant jusqu’à 413 ppt, y compris chez de jeunes enfants. Le taux moyen enregistré de dioxine chez les habitants des pays occidentaux est de 2ppt. De plus, certains échantillons de sols ou de sédiments prélevés dans la région de Bien Hoa, ont révélé des concentrations de TCDD exceptionnelles, supérieures à un million de ppt…Cependant aucune étude internationale n’a encore été menée afin de prouver définitivement le lien entre les malformations et l’agent orange.

Le 20 mars 2005, l’administration Bush annonçait l’annulation d’un programme de recherche binational entre les Etats-Unis et le Vietnam, qui devait porter sur la population vietnamienne et principalement sur le lien entre l’exposition à la dioxine et les malformations congénitales. Cette décision unilatérale signifie le report de toute possibilité d’action judiciaire contre les fabricants de l’Agent Orange, dont Monsanto.






[1] D’après les estimations de Jane Mager Stellman, « The extent and patterns of usage of Agent Orange and other herbicides in Vietnam”, Nature, 17 avril 2003

[2] Le monde selon Monsanto, MM Robin, coedition La decouverte/Arte Ed.,2008, p60

[3] Le monde selon Monsanto, MM Robin, coedition La decouverte/Arte Ed.,2008, p60

[4] Peter SCHUK, Agent Orange on Trial. Mass Toxic Disasters in the Courts, Harvard University Press, Cambridge (Ma.), 1987, pp. 86-87 et 155-164. Monsanto a produit 29,5 % de l’agent orange utilisé au Viêt-nam, contre 28,6 % pour Dow Chemicals, mais certains de ses lots contenaient quarante-sept fois plus de dioxine que ceux de Dow.

[5] Arnold SCHEKTER, Hoang Trong QUYNH, Marian PAVUK, Olaf PÄPKE, Rainer MALISCH, John D. CONSTABLE, « Food as a source of dioxin exposure in the residents of Bien Hoa City, Vietnam », Journal of Occupational and Environmental Medicine, vol. 45, n° 8, août 2003, p. 781-788.

 

http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article11

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 00:16

Sont-ils cette opération militaire en Libye ?

NON selon Franck Bianchéri (Président de Newropéans)

 

Dès Mai 2008, le comportement de Nicolas Sarkozy était anticipé : il fait en Libye, jouer à la France le rôle de simple masque d'une opération conçue et dirigée par Washington, trahissant ainsi les intérets stratégiques de la France et de l'Europe.

 

Tandis que le président français continue à être la dernière marionnette européenne créée dans les usines de BUSH/CHENEY des années 2000, servant les intérêts de ses maîtres américanistes, des groupes pétroliers et de défense, contribuant à faire échouer les révolutions arabes en réintroduisant l'Occident et ses interventions militaires au milieu de ce qui est avant tout un processus populaire, l'Allemagne, en s'abstenant au Conseil de Sécurité de l'ONU, a au contraire indiqué le chemin de la diplomatie à venir de l'Euroland, qui doit au plus vite entreprendre de débattre de l'avenir du monde avec les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) au lieu d'être le docile roquet de Washingtton.

 

S'il y avait la moindre vérité dans les préoccupations "humanitaires" et "démocratiques" du discours légitimant l'intervention occidentale au Lybie, nous verrions la même exigence s'imposer pour le Yemen, Bahrein, Oman ..;où des civils sont également tués par les forces des dictateurs au pouvoir semblables à Kadhafi.

 

Si, en France, Nicolas Sarkozy et BHL ont semblé s'entendre (au détriment du ministre des affaires étrangères récemment nommé), sur la nécessité d'une telle action en Libye, çà n'est que parce qu'ils partagent le point commun de n'être que des faussaires; l'un prétend être un homme d'état alors qu'il n'est qu'un petit marquis aux ordres des puissants, et l'autre prétend être un philosophe alors qu'il n'est qu'un animateur de salons parisiens.

 

(Au niveau européen, gardons à l'esprit que le 11 mars dernier, ce sont les décisions prises concernant la mise en place d'une gouvernance de l'Euroland qui vont façonner notre destin collectif, et non la triste mascarade médiatiques sur la Libye).

 

La décision d'attaquer la Libye n'est que le dernier avatar d'un Occident qui s'effondre sous le poids de ses dettes, de sa perte de légitimité morale et de l'absence de dirigeants politiques d'envergure. Suivre Obama, Cameron ou Sarkozy, c'est suivre des dirigeants sans vision d'avenir,, sans convictions politiques et sans crédibilité démocratique. Tous les trois font face à des opinions publiques négatives au vu de leurs bilans et décisions désatreuses pour leurs pays.

 

Et ce sont ces gens-là qui prétendent incarner l'avenir du monde et de l'Occident ! Soyons sérieux !

 

Le premier n'a même pas été capable de fermer Guantanamo, le second détruit l'intégralité du système social et publique du Royaume-Uni ainsi que ses forces armées, et le troisième a même réussi le tour de force de détruire l'UMP, le parti qui l'a fait élire et qui est désormais en plein effondrement devant le Front national. Ces trois hommes ne pouvaient que conduire à leur perte ceux qui leur ont fait confiance.

 

Nous en avons hélas un nouvel exemple avec l'action militaire sur la Libye, décidée pour "sauver" des "rebelles" que personne ne voit jamais : où sont les images de foules à Benghazi comparables à celles qu'on a vu à Tunis et au Caire, et qu'on voit à Bahrein, à Saana ? ...avec "un soutien du monde arabe" qui se limite au Quatar,

 (et qui désormais se heurte à l'opposition de la Ligue arabe).

 

Avoir le Quatar comme preuve du soutien arabe, c'est comme si les USA et la Russie intervenaient ensemble en Europe en se targuant de Monaco comme preuve de l'acceptation des peuples européens..!

 

Ni en Europe, ni aux Etats-Unis les populations ne sont dupes de ce remake de série B de l'invasion de l'Irak en 2003. Propagande médiatique matraquée à longueur de médias, absences de preuves, manque de légitimité de l'intervention, volonté de l'utiliser pour de nombreux motifs cachés, le moindre n'étant pas la soudaine disparition du risque nucléaire japonais des médias occidentaux. (L'ombre d'Areva ? Noted'eva)

 

Khadafi est en effet un dictateur et le peuple libyen sera mieux quand il aura disparu de la scène, mais loin de l'éloigner du pouvoir, cette intervention lamentable américano-anglo-française renforce sa position comme victime de l'Occident honni des peuples arabes.

 

Elle lui offre des options de nuisance, dont la moindre n'est pas l'ouverture des vannes de l'immigration illégale africaine vers l'Europe. Mais peut-être que c'est aussi une conséquence espérée par les sponsors de cette attaque, qui sur le fond, seraient ravis d'avoir une Europe dirigée par les petits-fils d'Hitler, Pétain, Mussolini, Franco...

 

 

Franck Bianchéri Président de Newropéans

 

 

http://millesime.over-blog.com/article-les-interets-de-la-france-et-de-l-europe-69924680.html

 

A lire aussi :

 

Catastrophe au Japon et implosion du marché des Bons du Trésor US

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 00:15
http://www.dailygalaxy.com/my_weblog/2007/09/chinas-cyber-wa.html

Cyber_warfare_2

«Cyber war», le prochain champ de bataille

 

Les prochaines guerres ne se feront plus au moyen de bombes et de canons. La «cyber war», la guerre via ordinateur et internet, sera le prochain champ de bataille. Au Salon sur la sécurité qui a récemment eu lieu à Munich, les plus grands spécialistes militaires sont tombés d’accord: les cyber-attaques représentent une menace pour la société moderne, sous-estimée par la plupart des pays. Ce ne sera pas une guerre des étoiles mais une guerre des ordinateurs, des pro­grammes. Le rêve de militaires et le cauchemar des politiciens se réalisera: les attaques à venir, les batailles, les guerres seront engagées et dirigées depuis un fauteuil. La guerre informa­tique menée depuis un pu­pitre de régie, un scénario qui, il y a quelques années, n’était que pure utopie est aujourd’hui déjà une réalité brutale et bientôt une réalité sanglante.


En terme de temps informatique, cela fait déjà une éternité que la première attaque numérique a eu lieu. C’était en 1982, en Russie, où une station de compression du pipeline de Tcheliabinsk a explosé. Non pas au moyen d’un explosif conventionnel, mais par une bombe «logique». La pression de compression avait été imperceptiblement augmentée jusqu’à être multipliée par 20 et la station avait volé en éclats.


Des ingénieurs du ministère américain de l’énergie ont eu cet événement en mémoire lorsqu’en 2007 ils ont dû estimer, sur demande du Département de la sécurité intérieure (DHS), comment des génératrices diesel et autres groupes électrogènes pourraient être endommagés de façon significative par des virus informatiques. Ils ont seulement modifié légèrement le programme de protection qui, 25 ans auparavant, avait causé de gros dégâts près de Tcheliabinsk et ont fait exploser une génératrice diesel d’essai par les instructions ainsi manipulées.

 

 

 

L’élément essentiel de cette attaque numé­rique était un simple ordinateur qui avait permis de pirater les données de pilotage de la centrale des machines, de les modifier, puis de transmettre les instructions manipulées à la génératrice. Le Département de la sécurité intérieure avait alors immédiatement ordonné la discrétion absolue sur cette expérience dénommée «Aurora» et qui s’est déroulée dans l’Etat de l’Idaho en mars 2007.


 

http://www.alterinfo.net/Cyber-war--le-prochain-champ-de-bataille_a56561.html

 

 

 

Les prochaines guerres ne seront plus sur le terrain,

mais à travers Internet ou des armes sismiques, entre autres.

Notre monde est fou ! Il ne sait plus quoi inventer pour détruire...

eva R-sistons

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 00:10

 

Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 20:06

Avec la complicité de la Ligue Arabe et de puissances pourtant traditionnellement hostiles à l'ingérence humanitaire de l'OTAN (Russie, Chine, Brésil) qui ont préféré cette fois s'abstenir au Conseil de sécurité, les puissances occidentales ont pu faire adopter une résolution n°1793 autorisant implicitement l'usage de la force en Libye pour la mise en oeuvre d'une zone d'exclusion aérienne alors que le gouvernement libyen semblait en passe de réprimer l'insurrection basée à Benghazi et lourdement armée par le nouveau gouvernement militaire installé à la tête de l'Egypte par la CIA.

petraeus.jpg

 

Les Etats-Unis craignant pour leur image à l'égard du monde arabe ont délégué en partie à la France le soin de bombarder la Libye pour leur compte. L'opération qui s'inspire du programme Southern Mistral 2011 pourrait servir de tremplin à une nouvelle présence étatsunienne en Afrique.

 

Dès le vote de la résolution le gouvernement libyen a annoncé un cessez-le feu. Celui-ci a été rompu peu après sans que l'on sache si les troupes du colonel Kadhafi ou les insurgés sont à l'origine de la reprise des combats, ce qui a servi de prétexte au bombardement par les aviations française, américaine et britannique des positions militaires gouvernementales.

 

Le gouvernement libyen qui avait auparavant accepté une offre de médiation vénézuélienne rejetée par les insurgés avait dès le 18 mars invité vendredi la Turquie et Malte à contrôler la mise en application du cessez-le-feu, puis a demandé le lendemain au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon l'envoi d'observateurs impartiaux, sans résultat pour l'heure.

 

L'Union africaine (UA) a rejeté "toute intervention militaire étrangère qu'elle qu'en soit la forme" par la voix du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz à l'ouverture d'une réunion à Nouakchott des membres de ce comité. Devant l'empressement de Paris, Londres et Washington à traduire la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne par le bombardement de l'armée libyenne, le secrétaire général de la Ligue arabe s'est désolidarisé de ce qu'il considère comme une violation du mandat accordé aux Occidentaux et a appelé à une réunion d'urgence de l'organisme dont il a la charge. La Russie elle aussi a dit "regretter" l'intervention armée étrangère en Libye, selon un communiqué d' Alexandre Loukachevitch, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

 

Pendant ce temps l'Arabie séoudite alliée des Etats-Unis réprimait la révolte populaire au Bahrein.

 

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-bombardements-occidentaux-en-libye-69782860.html

 

 

 

 

 

 

 

Photo Libye 1

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Source : Wiki / Internautes

http://www.monde-du-voyage.com/libye/photos.php#1

20 mars 2011

Article en PDF : Enregistrer au format PDF

1. Humanitaire, mon œil ! 2. Qui a le droit de « changer un régime » ? 3. Les buts cachés. 4. La « communauté internationale » existe-t-elle ? 5. Apprendre des précédents médiamensonges.

1. Humanitaire, mon œil !

Vous croyez aux raisons humanitaires ? Obama, Cameron et Sarko sauveurs des Libyens alors qu’ils envoient des troupes saoudiennes massacrer les démocrates du Bahrein ? L’Occident soucieux de démocratie alors qu’il protège la répression du dictateur au Yemen ?
Vous croyez que Bernard-Henri Lévy se soucie vraiment de « sauver des Arabes », lui qui applaudissait aux bombardements sur les civils de Gaza ? « Le plus remarquable dans l’affaire, le vrai sujet d’étonnement, ce n’est pas la « brutalité » d’Israël. C’est, à la lettre, sa longue retenue » avait-il affirmé.


2. Qui a le droit de « changer de régime » ?

Le peuple libyen mérite certainement un meilleur leader qu’un dictateur qui a rempli les comptes suisses de toute sa famille. Kadhafi a aussi soutenu quelques dictateurs africains détestés.
D’un autre côté, il a fermement soutenu les Palestiniens et nationalisé le pétrole pour assurer des services sociaux à sa population. Le contraire de Moubarak et Ben Ali. Et c’est pour ça que l’Empire voudrait le remplacer par une parfaite marionnette.

Si demain, les Libyens étaient dirigés par un Chavez ou un Evo Morales, pour une véritable démocratie avec une justice sociale, qui n’applaudirait pas ? Mais si c’est pour le remplacer par des agents US comme Karzaï ou Al-Maliki et plonger ce pays dans le chaos pour des décennies comme l’Irak et l’Afghanistan... Comment appeler ça un progrès ?

Chaque peuple a le droit de se débarrasser de dirigeants qui ne lui conviennent pas, mais ce droit n’appartient pas aux grandes puissances impériales : USA, France et Grande-Bretagne. Celles-ci ne poursuivent que leurs intérêts propres. En fait, les intérêts de leurs multinationales.


3. Les buts cachés.

S’il n’y avait pas de pétrole en Libye, jamais l’Occident ne serait intervenu. Il faut quand même rappeler que la plupart des dictateurs africains ont été mis en place et sont protégés par les Etats-Unis ou la France, ou les deux ensemble.

Le véritable but de cette guerre, comme en Irak, c’est de conserver le contrôle du pétrole. A la fois source de profits énormes et instrument de chantage pour contrôler toutes les économies. En fait, les USA n’utilisent pas eux-mêmes le pétrole du Moyen-Orient, mais veulent contrôler l’or noir dans le monde entier. Comme instrument d’hégémonie.

Pour garder ce contrôle, il leur faut absolument sauver Israël. Et pour ça, lui assurer un cordon protecteur de régimes arabes corrompus mais présentant trois qualités :

  • Dociles envers Washington
  • Conciliants avec Tel-Aviv
  • Refusant d’appliquer la volonté de leurs peuples de faire respecter les droits des Palestiniens.


4. La « communauté internationale » existe-t-elle ?

Manipulé par l’argent et les chantages des USA, l’ONU n’est pas démocratique et ne représente pas les peuples. Les grandes puissances (néo)coloniales - USA, France et Grande-Bretagne - prétendent parler au nom de la « communauté internationale ».
Mais leur agression n’est soutenue ni par l’Allemagne, ni par la Russie, ni par la Chine. De plus, le Conseil de l’Europe avait exigé que l’Union africaine donne son acord, pour une intervention en Libye ; or, celle-ci a rejeté l’intervention.

Et toute l’Amérique latine a soutenu l’idée d’une médiation lancée par Hugo Chavez. Pourquoi les Occidentaux ont-ils refusé ? Parce que ce qui les intéressait n’était pas de sauver des gens, mais de s’emparer du pétrole.

En fait, les agresseurs sont une minorité. Comme par hasard, il s’agit des puissances les plus riches et les plus coloniales, et le terme « communauté internationale » est juste un terme de marketing. Car la politique des multinationales (vol des matières premières, surexploitation de la main d’œuvre, destruction de l’agriculture locale et des ressources naturelles, maintien de dictatures, provocation de guerres civiles) maintient dans la pauvreté une grande partie de l’humanité. Les intérêts sont donc entièrement opposés. Parler de « communauté internationale » est donc une imposture politique. Quand les médias reprennent cette expression, ils se rendent complices.

Si un peuple est uni et déterminé contre un dictateur, il trouvera la force de le renverser. Mais s’il s’agit d’une guerre civile (et personne ne nie que Kadhafi a également des soutiens importants), la solution de ce conflit n’est pas dans l’agression par les grandes puissances. Partout où elles sont intervenues (Irak, Afghanistan, Yougoslavie), la situation s’est aggravée. Elles ne poursuivent que leurs intérêts indignes, et s’ils l’emportent, le peuple libyen sera appauvri et plus exploité.

Dans le tiers monde, on comprend tout ceci beaucoup plus facilement. Mais dans les pays riches, non. Pourquoi ?


5. Chaque guerre est précédée d’un grand médiamensonge.

Même dans la gauche européenne, on constate une certaine confusion : intervenir ou pas ? L’argument – massue « Kadhafi bombarde les civils » a pourtant été démenti par des sources occidentales et des sources de l’opposition libyenne. Mais répété des centaines de fois, il finit par s’imposer.

Etes-vous certains de savoir ce qui se passe vraiment en Libye ? Quand l’Empire décide une guerre, l’info qui provient de ses médias est-elle neutre ? N’est-il pas utile de se rappeler que chaque grande guerre a été précédée d’un grand médiamensonge pour faire basculer l’opinion ? Quand les USA ont attaqué le Vietnam, ils ont prétendu que celui-ci avait attaqué deux navires US. Faux, ont-ils reconnu des années plus tard. Quand ils ont attaqué l’Irak, ils ont invoqué le vol des couveuses, la présence d’Al-Qaida, les armes de destruction massive. Tout faux. Quand ils ont bombardé la Yougoslavie, ils ont parlé d’un génocide. Faux également. Quand ils ont envahi l’Afghanistan, ce fut en prétendant qu’il était responsable des attentats du 11 septembre. Bidon aussi.


S’informer est la clé


Il est temps d’apprendre des grands médiamensonges qui ont rendu possibles les guerres précédentes.

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Source : michelcollon.info

 

http://www.michelcollon.info/Cinq-remarques-sur-l-intervention.html

 

 

Mon opinion sur les révolutions arabes:

 

Elles ont été provoquées,

elles font partie d'un vaste plan

de remodelage de la région,

afin que les dirigeants soient remplacés

par des marionnettes

(en donnant une apparence de démocratie,

comme en Occident,

alternance de partis de gauche et de droite,

alternance démocrates et républicains,

et cela pour satisfaire superficiellement

le désir de démocratie des manifestants)

et ces marionnettes seront utilisées par le Nouvel Ordre Mondial

pour aligner tous les pays sur l'Empire anglo-saxon,

pour appliquer les politiques

mortifères, liberticides, machiavéliques du NWO,

se charger de mater toute vélléité d'indépendance

par rapport à ces plans monstrueux

(voir mes articles, notamment sur R-sistons à l'intolérable (§)

sur le génocide planétaire en cours,

les programmes de dépopulation

et d'asservissement des peuples).

 

eva R-sistons

 

(§)

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-alerte-genocide-planetaire-en-cours-sournois-alerte-societe-mortifere-67263050.html

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 17:11


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Pourquoi les guerres ?

Par eva R-sistons

 

 

 

Libye : Guerre pour protéger les populations civiles.

Comprendre : pour protéger les grands intérêts financiers

des puissances occidentales.

 

 

Hier, entre autres :

 

Yougoslavie : Guerre pour protéger les populations des massacres ethniques.

Comprendre : pour protéger les grands intérêts financiers

des puissances occidentales.

 

Afghanistan : Guerre contre le terrorisme.

Comprendre : pour protéger les grands intérêts financiers

des puissances occidentales.

 

Irak : Guerre pour détruire les armes de destruction massive.

Comprendre : pour protéger les grands intérêts financiers

des puissances occidentales.

 

 

Demain, entre autres :

 

Iran : Pour protéger du nucléaire iranien.

Comprendre : pour protéger les grands intérêts financiers

des puissances occidentales.

 

 

D'une façon générale, guerres pour défendre "la liberté",

"la démocratie", "les peuples", le Bien...

Comprendre : pour protéger les grands intérêts financiers

des puissances occidentales.

 

eva R-sistons

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 16:15
Article placé le 20 mar 2011, par Réseau Voltaire

 Les frappes françaises sur la Libye ne sont pas une opération française, mais une sous-traitance de l’opération Odyssey Dawn placée sous l’autorité de l’US AfriCom. Elles n’ont pas pour objet de secourir les populations civiles libyennes, mais elles prétextent de la situation pour ouvrir la voie au débarquement des forces états-uniennes sur le continent noir, observe Thierry Meyssan.

 

Ce sont la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis qui ont proposé au Conseil de sécurité des Nations Unies le texte adopté en tant que résolution 1793, instituant une zone d’exclusion aérienne au dessus de la Libye.

Cette initiative doit se comprendre de deux manières :

Premièrement, Barack Obama ne souhaitait pas endosser vis-à-vis de son opinion publique intérieure une troisième guerre dans le monde musulman, après celles dans lesquelles son pays est embourbé, en Afghanistan et en Irak. Washington a donc préféré déléguer cette opération à ses alliés.

Deuxièmement, Nicolas Sarkozy—qui représente les intérêts états-uniens partisans de la « relation spéciale » entre Londres et Washington— s’est efforcé prioritairement depuis le début de son mandat de rapprocher les défenses françaises et britanniques. Il y est parvenu avec les accords de défense du 2 novembre 2010 et trouve dans la crise libyenne l’occasion d’une action commune.

Avec le retour dans le commandement intégré de l’OTAN, voté le 17 mars 2009 et acté au sommet de Strasbourg-Kehl, les 3-4 avril 2009, Nicolas Sarkozy a renoncé au principe d’une défense française indépendante.

Avec le Traité de Lisbonne, dont il revendique être l’un des principaux artisans, il avait déjà contraint l’Union européenne à renoncer à toute défense indépendante et à s’en remettre définitivement à l’OTAN.

Sa politique marque le triomphe, avec un demi-siècle de retard, du principe de la CED, jadis combattu par les gaullistes et les communistes.

Sous le prétexte de réaliser des économies d’échelle en période de crise, David Cameron et Nicolas Sarkozy ont liquidé les derniers acquis du front nationaliste gaullo-communiste et signé deux traités.

Le premier prévoit une coopération accrue ainsi que le partage et la mutualisation de matériels et d’équipements, dont les porte-avions. Surtout, il institue une force expéditionnaire interarmées conjointe, mais non permanente, composée de 3 000 à 3 500 hommes, susceptible d’être déployée, avec préavis, pour des opérations militaires bilatérales de l’OTAN, de l’Union européenne ou des Nations Unies.

Le second initie des projets industriels et de recherche-développement. Surtout, il prévoit la mise en commun de technologies en matière d’essais nucléaires en laboratoire. Ce qui implique que la force de dissuasion nucléaire française ne sera plus indépendante —tandis que la force de dissuasion britannique est sous contrôle états-unien—.

Pour concrétiser la force expéditionnaire franco-britannique, les ministres compétents des deux pays, Liam Fox et Alain Juppé (ministre de la Défense du 14 novembre 2010 au 27 février 2011) ont planifié un vaste exercice aérien commun qui devait se dérouler du 21 au 25 mars 2011, sous la dénomination Southern Mistral.


 

 

Il devait comporter « des missions aériennes de type COMAO (Composite Air Operations) et un raid spécifique (Southern Storm) en vue de délivrer une frappe conventionnelle à très longue distance. Plus de 500 personnes seront mobilisées pour cet exercice bilatéral », indique le site internet dédié édité par le Commandement de la Défense aérienne et des Opérations aériennes, « Southern Mistral ».

« Six avions Tornado GR4, un ravitailleur Vickers VC-10 et un Boeing E3D seront mobilisés aux cotés des Mirage 2000D, 2000N et 2000C de l’Armée de l’air française qui engagera une trentaine d’aéronefs incluant hélicoptères, Boeings ravitailleurs et avions radar Awacs (…)

Simultanément, le Commando Parachutiste Air 20 (CPA20) accueillera à Dijon un de ses homologues britanniques, le RAF Regiment et s’entrainera à la mission de protection des bases aériennes en théâtre opérationnel telle qu’elle est aujourd’hui pratiquée en Afghanistan.

Par ailleurs, des membres du RAF Regiment seront entraînés à la pratique des mesures de sécurité aérienne à partir d’hélicoptères. Ces procédures particulières sont appliquées au quotidien par les hélicoptères « sûreté aérienne » de l’armée de l’air afin de pouvoir intervenir contre les aéronefs se déplaçant à faible vitesse », poursuit le communiqué officiel.

Cet exercice devait être dirigé par les généraux Desclaux et de Longvilliers (France), l’air marshall Garwood et l’air commodore Maas (Royaume-Uni).

Hasard ou préméditation ? Quoi qu’il en soit, c’est une opération réelle et non un exercice qui a été lancée le 19 mars 2011 en application de la résolution 1793 du Conseil de sécurité. Seuls la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis y ont participé le premier jour. En attendant la participation d’autres Etats membres de l’OTAN et la constitution d’un commandement de coalition, toutes les opérations —y compris françaises— sont coordonnées depuis l’AfriCom, basé à Stuttgart (Allemagne) par le général états-unien Carter Ham. Les forces navales —y compris les bâtiments italiens et canadiens qui rejoignent la zone— et le commandement tactique sont placés sous l’autorité de l’amiral états-unien Samuel J. Locklear, embarqué sur l’USS Mount Whitney. Tout cela conformément à la planification préalable de l’OTAN [1].On est donc bien loin du bla-bla officiel sur l’initiative française, mais dans la logique décrite plus haut de vassalisation des forces.

Le volet français de l’opération a été dénommé Harmattan, mot qui désigne ce « Mistral du Sud » qui balaye l’Afrique occidentale.

Le volet britannique s’appelle Operation Ellamy.

Mais le volet US est dénommée Odyssey Dawn, afin que chacun comprenne qu’il marque l’aube d’une odyssée états-unienne en Afrique [2]. Il importe ici de noter que, contrairement aux discours lénifiants et mensongers des leaders atlantistes, la résolution 1793 est rédigée en termes si flous qu’elle peut autoriser le débarquement de troupes coloniales en Libye. En effet, l’interdiction « déploiement d’une force d’occupation étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n’importe quelle partie du territoire libyen » ne s’applique pas à la création de la zone d’exclusion aérienne, mais uniquement aux opérations de protection civile (§ 4). Ce point a été soulevé par les ambassadeurs de Russie et de Chine au Conseil de sécurité et n’a pas trouvé de réponse, en conséquence de quoi, ils se sont abstenus durant le vote [3]



 

Pour ce premier jour de l’Harmattan, les forces françaises ont déployé les appareils qui devaient être utilisés dans l’exercice Southern Mistral ainsi que deux frégates anti-aériennes et de défense aérienne (le Jean Bart et le Forbin) positionnées au large de la Libye. Elles auraient détruit quatre blindés. De leur côté, les forces anglo-saxonnes ont utilisé un sous-marin britannique de la classe Trafalgar et onze bâtiments états-uniens —dont deux destroyers (le Stout et le Barry) et trois sous-marins (le Providence, le Florida, et le Scranton)— pour tirer 110 missiles guidés Tomahawk.

Cette opération militaire pourrait durer si les forces libyennes opposent une résistance. Quoi qu’il en soit, la logique adoptée devrait conduire à la situation qui avait prévalu en Irak entre Tempête du désert et Iraqi Freedom : une partition de facto du pays entre loyalistes et rebelles.


Thierry Meyssan, pour le Réseau Voltaire

 

Notes :


[1] « Press conference by Anders Fogh Rasmussen on Libya », Réseau Voltaire, 10 mars 2011.

[2] Sur la manipulation de la crise libyenne et les intentions US en Afrique, lire : « Proche-Orient : la contre-révolution d’Obama », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 mars 2011.

[3] « Résolution 1973 » (avec le texte des débats), Réseau Voltaire, 17 mars 2011.

 

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Washington regarde se lever « l’aube de l’odyssée » africaine

 

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