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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 14:33
Publié par Aymeric Chauprade le 14 mars 2011 dans Articles - 3 commentaires
Aymeric Chauprade : "Reconstruire notre politique étrangère"
 
Aymeric Chauprade dans Valeurs Actuelles (10 au 16 mars), sur la politique étrangère de Nicolas Sarkozy.

La fièvre retombée après le sacrifice de MAM ne doit pas masquer le mal profond dont souffrent à la fois notre politique étrangère (définie par l’Élysée) et notre diplomatie (mise en œuvre par le Quai d’Orsay). Chacun a pu constater combien notre diplomatie est devenue romantique (car émotionnelle), très loin de ce classicisme raisonné qui fit notre génie.

Une bonne partie de la planète, de Mexico (affaire Cassez), à Pékin (Dalaï-Lama), en passant par Rome (affaire Battisti), Bogota (affaire Bettencourt), Tripoli (infirmières bulgares), ou encore N’Djamena (Arche de Noé), sait désormais que les médias de la gauche parisienne façonnent de plus en plus notre politique étrangère.

Jamais la diplomatie n’a été autant sous l’emprise de l’émotion médiatique, des logiques de réseaux. Il serait injuste cependant d’affirmer que le président Sarkozy porte seul la responsabilité du déclin de notre politique étrangère.

Mitterrand, n’a pas su redéfinir notre position après la Guerre froide. Il a été le dernier à croire aux deux Allemagne et à l’URSS, convaincu que la construction européenne suffirait à enterrer la géopolitique allemande. En 1990, dépassé par la marche américaine de l’Histoire, il nous a jeté dans la guerre du Golfe, acte I de la tentative unipolaire américaine. Incapables de redéfinir une politique étrangère singulière dans la multipolarité naissante, Chirac et Védrine, ont validé le mondialisme américain, les guerres de Bosnie, de Serbie, d’Afghanistan, avant de se rebeller à l’acte V, la guerre contre l’Irak en 2003.

Sarkozy lui a choisi d’assumer l’alignement : encore plus d’OTAN et d’Afghanistan, la position la plus dure contre l’Iran. Le résultat ne s’est pas fait attendre : perte de crédit aux États-Unis (un allié rangé pèse moins qu’un allié singulier), perte de crédibilité en Afrique, en Amérique Latine, au Maghreb, au Proche-Orient. Un rééquilibrage dont les causes sont affectives (Sarkozy s’entend plus avec Poutine qu’Obama) s’est produit en politique russe (Géorgie en 2008, vente du Mistral en 2010). Mais le duo Paris-Moscou reste fragile, menacé par les emballements médiatiques.

Tout le reste souffre d’une absence totale de vision. Aucune réflexion sur l’avenir des régimes africains qui ne manqueront pas de craquer (Tchad ?) comme cela s’est passé à Tunis, au Caire ou à Tripoli ; un choix précipité (derrière Washington) de soutien à Ouattara en Côte-d’Ivoire, dont Gbagbo sort renforcé, en montrant à toute l’Afrique qu’une injonction française ne vaut plus rien ; un président malgache pro-français et plein de promesses qui attend plus d’audace de notre part…

Il y a un problème ancien dans la relation entre l’Élysée et le Quai d’Orsay qui est allé en s’aggravant. Les ambassadeurs anonymes qui écrivaient récemment dans Le Monde ne devraient pas se plaindre de ne pouvoir définir la politique étrangère, car tel n’est pas leur rôle, mais plutôt que leurs précieux avis de terrain ne soient plus écoutés par le Sommet. Il est manifeste que leurs télégrammes diplomatiques comptent peu face aux emballements médiatiques parisiens ou aux réseaux d’affaires agissant directement à l’Élysée. Et que dire de la propension de nos gouvernants à bénéficier de la générosité de leurs amis orientaux ou africains : Chirac logé à Paris par la famille Hariri, les palais tunisiens, égyptiens, marocains mis à disposition de ministres de droite comme des socialistes ? Tout cela ne favorise guère la capacité de discernement.

En 20 ans, le Ministère des affaires étrangères a perdu 20% de ses moyens financiers (qui ne représentent d’ailleurs que 1,3% du budget de l’État) et de son personnel. Les Français ignorent que des consulats ferment, et que nous vendons des bâtiments étrangers de grande valeur historique. Par comparaison, les effectifs du département d’État américain augmentent de 5% par an et le Foreign Office nous a dépassé. Or ni les États-Unis ni le Royaume-Uni ne sont des pays collectivistes !

La France peut rester une force motrice dans la marche du monde à condition de refonder sa politique étrangère sur une logique à la fois multipolaire (équilibre entre les États-Unis, la Russie et la Chine) et de civilisation (axe Paris/Berlin/Moscou dans une Europe des nations). Nous devons restaurer notre position de médiation au Proche-Orient, en soutenant le droit souverain d’Israël à assurer sa sécurité mais en discutant aussi avec toutes les forces politiques arabes, iraniennes, turques. Cette politique passe par la défense du droit international, donc des souverainetés, et le respect de la nature des régimes que les peuples se sont choisis ; il faudra peut-être coopérer avec des pouvoirs islamistes dans le Maghreb, ce que les Américains ne manqueront pas de faire, mais les chrétiens devront être protégés.

Cette grande politique étrangère ne peut se faire que par une reprise en main de notre destin souverain, une restauration de nos moyens financiers aujourd’hui gravement altérés par l’immigration et une affirmation claire de notre identité nationale.

 

Aymeric Chauprade

Directeur du site www.realpolitik.tv
Auteur de Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire, (Éd. Ellipses).

 

http://www.realpolitik.tv/2011/03/aymeric-chauprade-realpolitik-reconstruire-notre-politique-etrangere-valeurs-actuelles/

 

 

 

 

______________

 

 

Allons, tout va bien: BHL, qui ne se prend pas pour rien, est à Benghazi. A l'époque de la Bosnie, il était allé à Sarajevo, et depuis n'avait que ce mot à la bouche. Il va recommencer à nous pomper l'air avec Benghazi.LIBYE--BHL-a-Benghazi.jpg
http://reiss.over-blog.com/article-libye-bhl-a-benghazi-71310414.html
 
BHL et la Libye : sauveur ou gribouille ?

 

L'implication de Bernard Henri Lévy dans le dossier libyen donne lieu, comme très souvent lorsque cette personnalité controversée est en cause, a des interprétations contradictoires. Commentaires dithyrambiques et admiratifs, certains sincères, d'autres serviles, font face aux propos allant du sarcasme à l'hostilité. Admirateurs et comptenteurs s’opposent.

Ces derniers mettent en doute la sincérité de BHL, estiment qu'il se sert du dossier libyen pour se mettre en scène et retrouver une crédibilité mise à mal par l’affaire Botul. Ils se gaussent du côté « People » (location d'un jet privé pour se rendre en Libye accompagnée d'un photographe), mettent en avant l'indignation sélective de BHL - qui a approuvé les bombardements de populations civiles lors des guerres du Liban et de Gaza et s'indigne du même type d'opération en Libye. Il rejette le Quai d’Orsay car trop officiel mais n’a pas non plus de contacts avec les O.N.G. qu’elles soient humanitaires ou de défense des droits de l’homme. Sur le dossier libyen, on reconnaît les critères classiques des interventions bheliennes : s'attaquer à un personnage très visible et largement détesté qui entretient des relations d'hostilité avec Israël.
Nicolas Sarkozy avait réalisé que la présidence du G8 et du G20 ne lui donnerait pas le succès diplomatique de nature à redorer son blason sur le plan intérieur. Il venait de subir quelque revers diplomatiques (Tunisie, Égypte, Mexique) et on commençait à lui reprocher son accueil de Kadhafi en 2008, voyait également un moyen de reprendre l’avantage en intervenant contre Kadhafi.

Toutes ces arrière-pensées existent probablement. Fallait-il pour autant s'opposer à l'intervention internationale en Libye ? Non. Lorsque la maison brûle on ne fait pas passer un examen de conscience aux pompiers pas plus qu'on ne leur demande leur CV. Il est indéniable que Bernard Henri Lévy a su habilement donner de l'éclat aux demandes du CNT, établir un lien politique avec Nicolas Sarkozy et permettre le déclenchement d'une opération qui a eu pour résultat d'empêcher un massacre publiquement annoncé par le colonel Kadhafi sur Benghazi. Quoi que l'on puisse penser du personnage et de ses méthodes, c'est un fait positif qu’il faut reconnaître. Ce n'est pas parce que Bernard Henri Lévy a une approche manichéenne des relations internationales (le bien - le mal, ceux qui sont avec moi - ceux qui ne sont pas) qu'il faut juger son action à la même aune.

Pour autant, l'impératif médiatique et l’insistance mise pour s'attribuer le bénéfice politico- moral de l'opération sont venus produire des effets contre productifs sur le plan politique et stratégique.
S'il pouvait se concevoir de recevoir à l'Élysée une délégation du CNT, était-il judicieux de la reconnaître (on sait peu sur elle), de surcroit, de façon isolée, la veille d'un sommet européen consacré à la Libye ? N'aurait-il pas été préférable d'en faire la proposition d'une reconnaissance commune aux pays européens ou du moins d'attendre l'issue de la réunion pour faire une telle reconnaissance ? Cette dernière était-elle d'ailleurs nécessaire ? Elle n’est en rien la condition de la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne. Le fait de vouloir être en pointe sur l'affaire, a certainement contribué à nourrir les réticences allemandes. La politique européenne de sécurité commune a été mise à mal dans cette affaire.

Il faut également se féliciter que le président n’ait pas suivi les préconisations de BHL, qui demandait à ce que l'intervention militaire ait lieu le plus tôt possible, sans passer par le Conseil de sécurité. L'argument classique d'un refus systématique de la Chine et de la Russie n'a pas tenu. On voit bien les très grandes difficultés dans lesquelles la France aurait été plongée si elle avait avancé en dehors d'un mandat de l'ONU, dont il faut reconnaître le mérite à Alain Juppé et à l’appareil diplomatique française (tant critiqué par BHL) de l'avoir obtenu. À suivre les préconisations de BHL, la France aurait été gravement isolée et l’intervention aurait rapidement tourné au cauchemar pour elle.

Ce n’est pas parce que BHL a joué un rôle dans l’intervention qu’il faut la refuser. Mais ce n’est pas parce qu’on reconnaît ce rôle qu’il faut accepter ses solutions à l’emporte-pièce, de nature à séduire les médias et flatter l’opinion mais qui n’apportent pas de solution durables.
Heureusement que l’intervention a eu le feu vert de l’ONU et s’est faite dans un cadre international légal. Et tout ce qui pourrait éloigner de ce cadre est à rejeter. Même si cela permet de faire des effets de manches et de mèches.

Les admirateurs de BHL n’ont pas tort d’affirmer que son intervention initiale a contribué à éviter la catastrophe à Benghazi. Ceux qui sont plus réservés sur le personnage n’ont pas tort de penser que le fait de ne pas continuer à suivre ses préconisations a permis d’éviter une catastrophe pour la France, et de créer les conditions d’autres catastrophes à venir dans la région.

 

http://pascalbonifaceaffairesstrategiques.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/04/05/bhl-et-la-libye-sauveur-ou-gribouille.html

 

 

 

 

Parmi les commentaires :

 

bhl ferait mieux d accompagner Khadafi ou qu il aille

vous avez dit humanitaires????

les europeens avaient peur de manquer de petrole puisque khadafi ne voulait plus le leur vendre, mais l acheminer vers les russes et les chinois

Ils ont tot fait de se servir directement aux puits comme la pire des maffias

de plus, remarquez les gros hypocrites de l UE. ils le pompent deja et sont livrés manu militari par des insurges aux ordres. ils disent qu ils ne les armés pas alors que des le premier jour ils etaisnt armés et continuent de l etre et ils font encore pire. en payant la cargaison meme au rabais, l argent suffira tout de meme largement a payer d autres armes

""Concernant le pétrole, notre ligne de conduite est très claire", a dit Mann de l union europeenne. L'Union Européenne soutient les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU visant à ce que les revenus du pétrole ne parviennent pas dans les mains du régime de Mouammar Kadhafi, a-t-il rappelé. "Pour le reste, ce sont les pratiques commerciales normales qui s'imposeront", a-t-il souligné.

Le porte-parole de Mme Ashton a cependant souligné que l'UE n'avait pas changé de position concernant l'embargo sur les armes imposé à la Libye par les forces de l'Otan, alors que les rebelles espèrent pouvoir aussi acheter des armes avec les revenus du pétrole.

Un tanker, d'une capacité d'un million de barils, doit arriver mardi dans le port de Tobrouk (est de la Libye) pour le premier chargement de pétrole assuré par les rebelles opposés au colonel Kadhafi, selon le spécialiste en données maritimes Lloyd's List Intelligence.

Au cours actuel du baril, une telle cargaison vaut environ 120 millions de dollars.
C'est la première fois que les rebelles libyens, qui contrôlent plusieurs ports de l'est de la Libye, mènent une telle opération.""

bhl cameron sarko et consorts sont des criminels. le TPI devrait servir a des gens comme eux qui sont des va t en guerre, qui mettent tout en oeuvre pour susciter la guerre. Mais c est le meme monde, la meme elite helas... Ecrit par : marane

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 18:30
http://sarkopitheque.files.wordpress.com/2008/09/afrique.jpg
http://sarkopitheque.files.wordpress.com/2008/09/afrique.jpg
 
Côte d’Ivoire - Pourquoi regrouper les Français ?
ET STRATÉGIE PROPOSÉE PAR do.
 
Dans un très court article dont le lien est ci-dessus, j'ai dit :
 
— Si l’armée française regroupe les Français d’Abidjan en quelques endroits bien précis, c’est parce que la France veut se donner la possibilité de tout bombarder et de tout mitrailler n’importe comment. Seulement, la France veut être sure de ne tuer aucun Français ; alors, elle les met dans des endroits bien précis qui, eux, ne seront jamais bombardés.
 
L'on m'a alors répondu :
 
— Il va falloir organiser une riposte vis-à-vis de leurs compatriotes c’est peut être cela qui réveillera l’opinion publique française.
 
— Non, ai-je alors dit, ce serait une connerie et même une saloperie. Par exemple, je suis un Français blanc totalement solidaire avec les Libyens et les Ivoiriens militairement attaqués par la France.
 
Si les Libyens ou les Ivoiriens s’en prennent aux Français sous le simple prétexte qu’ils sont français, ce qui va se passer, c’est que cela permettra à Sarkozy de faire encore plus de la propagande pour justifier la guerre.
 
Et vous allez vous mettre les Français contre vous alors que nombre d’entre eux sont avec vous contre leur gouvernement. S’en prendre aux Français sous prétexte qu’ils sont Français, vous alliènerait ceux d’entre eux qui sont dans votre camp.
 
— Alors, me fut-il répondu, qu’est-ce-que tu proposes mon frère blanc pour que Sarkozy, le prochain Hitler arrête ses conneries et ses saloperies ? Tu es bien gentil mais c’est facile de parler d’apaisement quant on n’est pas vicitime de bombardements et d’injustices. Tu ne peux pas savoir ce que c’est que de s’inquiéter au point de manquer de sommeil. Et puis ils sont où ceux qui sont contre leur gouvernement ? Que font les français quant ils laissent leurs compatriotes soldats nous bombarder ? Les moyens de pression ne manquent pas pour arrêter la folie meurtrière de jupé, Sarkofuck et Fillion mais bien sûr vous vous contentez de juste regarder la télé et de soupirer entre deux gorgées de vin. En tout cas, je m’arrête là en te demandant de bien réfléchir avant de faire la morale à autrui.
 
— Tout d’abord, ai-je dit, c’est moi qui ai écrit ce très court article tout en haut de cette page, dès que j’ai compris la raison réelle de ces regroupements des Français.

Ensuite, je ne parle absolument pas d’apaisement, mais de stratégie.

Même si c’est un Français blanc bien choisi parmi les plus salauds que vous tuez en Côte d’Ivoire, crois-moi que la télé-propagande du pouvoir dira en France que les "sales nègres à Gbagbo" tuent au hasard tout ce qui est français dans le pays et que l’armée française est donc bien obligée d’intervenir militairement. Et alors là, vous êtes foutus !

Ils sont même capables de tuer un Blanc exprès pour dire que c’est vous les coupables. Je les connais. je sais de quoi ces ordures sont capables.

Il y a tout de même des Français blancs qui font ce qu’ils peuvent. par exemple moi et ce site. Mais je ne me sens pas seul dans ce cas. Loin de là.

Tu me demandes "Que faire ?"

Alors, voilà un truc à faire avec les Blancs de Côte d’Ivoire. Il sont des milliers. Parmi eux, il doit bien y en avoir UN de sympa. Je ne te demande pas d’en trouver deux, mais un. Par exemple, parmi les jeunes, un qui n’a pas encore eu le temps de se faire bourrer le crâne avec des idéologies de colons et qui a gardé encore sa sensibilité d’enfant. Oui, trouve un jeune français ou une jeune Française pas encore pourri. Il doit bien y en avoir au moins un. Il faut demander aux esclaves des Blancs, pardon à leurs bonnes ou gardes d’enfants, ou garde de chats ou de chiens, ou jardiniers, ou cuisinières. Parmi tous ces employé-e-s de maison qui travaillent pour un salaire de misère chez ces colons blancs, il y en aura bien un qui sera capable de dire :

« Oui, cette dame a su faire preuve de compassion, ou son mari, ou son jeune fils de 20 ans dont ses parents disent qu’il est un adolescent attardé qui refuse de se rendre compte que les "sales nègres" ne sont que de "grands enfants". »

Voilà, je veux cette dame, ou son mari, ou son fils ou sa fille adolescent-e attardé-e (c’est-à-dire comme moi qui suit un très vieil adolescent attardé).

Cette personne, débrouille-toi pour la faire témoigner en votre faveur à la télévision française à une heure de grande écoute. Qu’elle dénonce le côté génocidaire de Ouattara à une heure de grande écoute. Et qu’elle dénonce que c’est l’armée française qui a financé, armé et entraîné les troupes de Ouattara. Qu’elle dise que l’armée française a bombardé le marché d’Abobo et mitraillé un supermarché à Cocody, et qu’elle se demande si ce n’est pas une ignominie d’être Français. ETC. Tu m’as compris.

Voilà ce qu’il faut faire avec les Français de Côte d’Ivoire. Si toi ou quelqu’un d’autre réussit un coup pareil, le sarkonazi est foutu et vous avez gagné la guerre. il FAUT qu’un BLANC de Côte d’Ivoire témoigne en votre faveur ! C’est essentiel.

Maintenant, il faut aussi trouver un-e journaliste digne de ce nom qui réussira à faire passer cette personne en direct à la télé française à une heure de grande écoute. Il faut chercher parmi tous les journalistes. Il y en aura bien un qui voudra faire son métier correctement, au moins en lui disant qu’il méritera ainsi le prix pulitzer.

Voilà ce que je te propose comme stratégie avec les Français de Côte d’Ivoire. Je n’ai pas mieux en rayon. Mais si toi ou quelqu’un d’autre en Côte d’Ivoire réussit un coup pareil, ça fera une sacrée avancée.

Amicalement,
do
http://mai68.org


Post-scriptum : maintenant, je suis bien obligé de prendre conscience qu’il y a peut-être aussi une autre raison au regroupement des Français dans des endroits où ils sont plus ou moins isolés des Noirs : interdire toute comunication entre Blancs et Noirs, selon le bon vieux principe du "diviser pour mieux régner". Mais cela m’étonnerait que l’isolement soit total. Il doit bien y avoir des Noirs pour faire le sale boulot (nettoyer les chiottes), dans ces campements réservés aux Blancs, pas vrai ? Et bien, ces Noirs-là peuvent contacter le Blanc ou la Blanche appelée à jouer ce rôle essentiel de témoignage irréfutable puisque provenant de la bouche d’un Blanc.

— Irréfutable même dans la tête d’un raciste, ai-je rajouté ; et, chez les Blancs, des racistes, il y en a ; même chez les antiracistes sincères ! Sur le plan littéraire, j’aurais préféré ne pas être obligé de préciser, mais je sens qu’il vaut mieux préciser. Alors, j’ai trouvé cette astuce de faire la précision dans un commentaire à mon commentaire ; comme ça, il y a la précision, mais je n’ai pas abimé mon texte qui est en fait beaucoup plus efficace sans cette précision qui, normalement, devrait être inutile.

De tout coeur avec les Libyens et avec les Ivoiriens. Il faut dénoncer aussi que les bombardements occidentaux se font dans les deux cas avec des obus à l’uranium "appauvri". Cela se reconnaît au fait que les chars bombardés terminent complètement calcinés.


http://mai68.org/spip/spip.php?article2488

http://mai68.org/spip/spip.php?article2490

A+


do

 

http://www.demainonline.com/wp-content/uploads/Sarkozy-Afrique-1.jpg

 

http://www.demainonline.com/wp-content/uploads/Sarkozy-Afrique-1.jpg

 

http://4.bp.blogspot.com/_uZTNVdbG1YE/TD6kgdxirBI/AAAAAAAAI5Y/ddEDHtG3Yhw/s1600/sarkozy-afrique-gf.gif

 

http://4.bp.blogspot.com/_uZTNVdbG1YE/TD6kgdxirBI/AAAAAAAAI5Y/ddEDHtG3Yhw/s1600/sarkozy-afrique-gf.gif

 

 

 

 



Comité Valmy : www.comite-valm.org - - - info@comite-valmy.org

nouveautésDERRIÈRE LES VICTOIRES APPARENTES, EN PERSPECTIVE LA DÉROUTE DES VALETS DE L’EMPIRE par Claude Beaulieu et Franck de Bouvineshttp://www.comite-valmy.org/spip.php?article1367

Rassembler les idées et les forces » dans la lutte contre les guerres coloniales - par Domenico Losurdo et Giuletto Chiesa http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1366

Côte d’Ivoire : Ce n’est pas ma France qui fait la guerre - par Fanck De Bouvines -http://www.comite-valmy.or/spip.php?article135

Derrière la démocratie états-unienne : l’État profond par Peter Dale Scott, Maxime Chaix , Anthony Spaggiarihttp://www.comite-valmy.org/spip.php?article1359

La France en Côte d’Ivoire : la démocratie au canon - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1365

Le nom volé d’une idée violée par Michel Peyret - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1358

Quand la police traque les personnes de couleur noire, place de l’Etoile, à Paris - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1364

L’ONU et l’OTAN Quelle sécurité et pour qui ? par Hans Christof von Sponeck, ancien suppléant du Secrétaire général de l’ONU
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article173

Alerte ! Une nouvelle guerre coloniale commence "au nom de la France" en Côte d’Ivoire, par Jean LEVYhttp://www.comite-valmy.org/spip.php?article1356

Non à l’exclusion de Maxime Gremetz du groupe « Gauche démocrate et républicaine » à l’Assemblée Nationale - Une lettre d’André Gérin
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1357

Côte-d’Ivoire : le néo-colonialisme, arme de destruction massive de l’Afrique et de la France - Antoine Manessishttp://www.comite-valmy.org/spip.php?article1353

Orwell, l’OTAN et la guerre contre la Libye par Domenico Losurdo - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1351

A propos des mensonges sur la Côte d’Ivoire et, Ingérence de la France et ONUCI en Cote d’Ivoirehttp://www.comite-valmy.org/spip.php?article1352


Côte d’Ivoire : après les massacres à Duékoué, la France va-t-elle continuer de soutenir un "criminel de guerre"? par Jean LEVY
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1350

La Syrie, prochaine cible de l’OTAN ? par Gilles Munier - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1354


Côte d’Ivoire : UN MESSAGE DE DESEPOIR DE DUEKUE - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1349
La Syrie et la dignité arabe par Soraya Hélou - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1347

Guerre en Côte d’Ivoire : La nuit où Laurent Gbagbo ne mourut point ! et, Comment Lumumba est-il devenu le combattant de la liberté (vidéo)
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1348

 

 

6 avril 2011

Le reniement honteux de Goldstone (The Electronic Intifada)
par Ilan PAPPE

"Si j'avais su ce que je sais aujourd'hui, le rapport Goldstone aurait été
différent". C'est ainsi que commence le papier que Goldstone a fait
paraître dans le Washington Post et qui soulève tant de commentaires. J'ai
vraiment l'impression que l'éditeur a probablement modifié le texte et que
la phrase originelle devait être quelque chose comme : "Si j'avais su que
cela ferait de moi un Juif qui a la haine de soi (self-hating Jew dans le
texte) aux yeux d'Israël ma bien aimée, et aux yeux de (...)

-> http://www.legrandsoir.info/Goldstone-retourne-sa-veste.html

..........................................................

6 avril 2011

Les Pieds Nickelés, Bras Armé de l'Occident Chrétien en Croisade
par Pathé MBODJE

Cruel retour des choses : après près de trois semaines de bombardements
sans retenue, la réalité est là que Khadafi résiste toujours et reprend
même du poil de la bête sur des pieds nickelés sans envergure réels mais
armés par des croisés modernes pour déloger le héros d'hier qu'il faut
désormais liquider.

Les troupes loyalistes sont en effet toujours aussi actives et les
coalisés-croisés s'enlisent, passent de l'Otan aux États-Unis et
inversement. Il faut désormais déclarer une guerre qui (...)

->
http://www.legrandsoir.info/Les-Pieds-Nickeles-Bras-Arme-de-l-Occident-Chretien-en-Croisade.html

..........................................................

5 avril 2011
un pilote aux commandes d'un avion militaire est un « civil », mais un
enfant qui lance des pierres est un « terroriste »
Orwell, l'OTAN et la guerre contre la Libye
par Domenico LOSURDO

Les mots ont-ils encore un sens ? En lisant des articles sur la guerre de
Libye dans la presse anglo-saxonne et italienne, Domenico Losurdo a été
frappé par l'inversion des signifiés. La propagande de l'OTAN, comme celle
imaginée par George Orwell dans son célèbre roman d'anticipation, passe
d'abord par un grossier trucage sémantique.

En 1949, tandis que fait rage une guerre froide qui risque de se
transformer d'un moment à l'autre en holocauste (...)

->
http://www.legrandsoir.info/Orwell-l-OTAN-et-la-guerre-contre-la-Libye.html

 

 

Paris enferré en Libye et en Côte d'Ivoire
par Kharroubi HABIB

Quand les Français se rendront compte que l'activisme agité de leur
président aura contribué à générer les impasses dans lesquelles vont se
retrouver la Côte d'Ivoire et la Libye, alors le retour de manivelle n'en
sera que plus brutal.

Laurent Gbagbo, le président ivoirien sortant, est fini. Son départ au
moment où nous écrivons est question d'heures. Il en sera de même à plus ou
moins longue échéance pour le leader libyen Muammar El-Kadhafi. Ces deux
aboutissements (...)

->
http://www.legrandsoir.info/Paris-enferre-en-Libye-et-en-Cote-d-Ivoire.html


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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 18:28
Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 15:50

Vous êtes très nombreux à réagir à la guerre en Libye et à envoyer vos questions. Michel Collon qui a publié plusieurs livres sur les stratégies de guerre des Etats-Unis et les médiamensonges des conflits précédents, répond à toutes ces questions et présente ici une analyse globale de ce conflit. Investig’Action tient à attirer votre attention sur l’importance de ce texte…

Partie 1 : Des questions qu’il faut se poser à chaque guerre
Partie 2 : Les véritables objectifs des USA vont bien au-delà du pétrole
Partie 3 : Pistes pour agir

 

Des questions qu’il faut se poser à chaque guerre

 
27 fois. Les Etats-Unis ont bombardé un pays à 27 reprises depuis 1945. Et chaque fois, on nous a affirmé que ces actes de guerre étaient « justes » et « humanitaires ». Aujourd’hui, on nous dit que cette guerre est différente des précédentes. Mais on l’avait dit aussi la fois passée. Et la fois d’avant. On le dit chaque fois. N’est-il pas temps de mettre sur papier les questions qu’il faut se poser à chaque guerre pour ne pas se faire manipuler ?

Pour la guerre, il y a toujours de l’argent ?

 
Dans le pays le plus puissant du globe, quarante-cinq millions de gens vivent sous le seuil de pauvreté. Aux Etats-Unis, écoles et services publics tombent en ruines, parce que l’Etat « n’a pas d’argent ». En Europe aussi, « pas d’argent » pour les retraites ou pour créer des emplois.
Mais lorsque la cupidité des banquiers provoque une crise financière, là, en quelques jours, on trouve des milliards pour les sauver. Ce qui a permis à ces mêmes banquiers US de distribuer l’an dernier 140 milliards $ de récompenses et bonus à leurs actionnaires et traders spéculateurs.
Pour la guerre aussi, il semble facile de trouver des milliards. Or, ce sont nos impôts qui paient ces armes et ces destructions. Est-il bien raisonnable de faire partir en fumée des centaines de milliers d’euros à chaque missile ou de gaspiller cinquante mille euros de l’heure avec un porte-avions ? A moins que la guerre soit une bonne affaire pour certains ?
Pendant ce temps, un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes et le nombre de pauvres ne cesse d’augmenter sur notre planète en dépit des promesses.
 

Quelle différence entre un Libyen, un Bahreini et un Palestinien ?

 
Présidents, ministres et généraux jurent solennellement que leur objectif est seulement de sauver des Libyens. Mais, au même moment, le sultan du Bahrein massacre des manifestants désarmés grâce aux deux mille soldats saoudiens envoyés par les Etats-Unis ! Au même moment, au Yemen, les troupes du dictateur Saleh, allié des USA, tuent 52 manifestants à la mitrailleuse. Ces faits n’ont été contestés par personne, mais le ministre US de la Guerre, Robert Gates, a juste déclaré : « Je ne crois pas que ce soit mon rôle d’intervenir dans les affaires internes du Yemen » [1].
Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ? Parce que Saleh accueille docilement la Vème Flotte US et dit oui à tout ce que lui commande Washington ? Parce que le régime barbare d’Arabie saoudite est complice des multinationales pétrolières ? Il y aurait de « bons dictateurs » et de « mauvais dictateurs » ?
Comment les USA et la France peuvent-ils se prétendre humanitaires ? Lorsqu’Israël a tué deux mille civils en bombardant Gaza, ont-ils instauré une « no fly zone » ? Non. Ont-ils pris des sanctions ? Aucune. Pire : Javier Solana, alors responsable des Affaires étrangères de l’U.E. a déclaré à Jérusalem : « Israël est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions. Israël est partie prenante à tous les programmes » de recherche et de technologie de l'Europe des 27. Ajoutant même : « Aucun pays hors du continent n'a le type de relations qu'Israël entretient avec l'Union européenne. » Sur ce point, Solana dit vrai : l’Europe et ses fabricants d’armes collaborent étroitement avec Israël dans la production des drônes, missiles et autres armements qui sèment la mort à Gaza.
Rappelons qu’Israël a chassé sept cent mille Palestiniens de leurs villages en 1948, refuse toujours de leur rendre leurs droits et continue à commettre de multiples crimes de guerre. Sous cette occupation, 20% de la population palestinienne actuelle a séjourné ou séjourne dans les prisons d’Israël. Des femmes enceintes sont forcées d’accoucher attachées à leur lit et renvoyées immédiatement dans leurs cellules avec leurs bébés ! Mais ces crimes-là sont commis avec la complicité active des USA et de l’UE.
 
La vie d’un Palestinien ou d’un Bahreini ne vaut pas celle d’un Libyen ? Il y aurait les « bons Arabes » et les « mauvais Arabes » ?

Pour ceux qui croient encore à la guerre humanitaire…
Dans un débat télévisé que j’ai eu avec Louis Michel, ancien ministre belge des Affaires étrangères et commissaire européen à la Coopération au développement, celui-ci m’a juré - la main sur le cœur - que cette guerre visait à « mettre en accord les consciences de l’Europe ». Il a été appuyé par Isabelle Durant, dirigeante des Verts belges et européens. Ainsi, les écologistes « peace and love » ont muté va-t-en-guerre !
Le problème, c’est qu’on nous parle de guerre humanitaire à chaque fois, et que ces gens « de gauche » comme Durant s’y sont à chaque fois laissé prendre. Ne feraient-ils pas mieux de lire ce que pensent vraiment les dirigeants US au lieu de juste les écouter à la télévision ?
Ecoutez par exemple, à propos des bombardements contre l’Irak, le célèbre Alan Greenspan, qui fut longtemps directeur de la réserve fédérale des USA. Il écrit dans ses mémoires : « Je suis attristé qu’il soit politiquement incorrect de reconnaître ce que chacun sait : la guerre en Irak était essentiellement pour le pétrole » [2]. Ajoutant : « Les officiels de la Maison-Blanche m’ont répondu : ‘Eh bien, malheureusement, nous ne pouvons parler du pétrole’. » [3]
Ecoutez, à propos des bombardements contre la Yougoslavie, John Norris, directeur de com de Strobe Talbott qui était alors vice-ministre US des Affaires étrangères, chargé des Balkans. Norris écrit dans ses mémoires : « Ce qui explique le mieux la guerre de l’Otan, c’est que la Yougoslavie résistait aux grandes tendances des réformes politiques et économiques (il veut dire : refusait d’abandonner le socialisme), et ce n’est pas notre devoir envers les Albanais du Kosovo. » [4]
Ecoutez, à propos des bombardements contre l’Afghanistan, ce que disait alors l’ancien ministre US des Affaires étrangères Henry Kissinger : « Il existe des tendances, soutenues par la Chine et le Japon, à créer une zone de libre échange en Asie. Un bloc asiatique hostile combinant les nations les plus peuplées du monde avec de grandes ressources et certains des pays industriels les plus importants serait incompatible avec l’intérêt national américain. Pour ces raisons, l’Amérique doit maintenir une présence en Asie… » [5]
Ceci confirmait la stratégie avancée par Zbigniew Brzezinski, qui fut responsable de la politique étrangère sous Carter et est l’inspirateur d’Obama : « L’Eurasie (Europe + Asie) demeure l’échiquier sur lequel se déroule le combat pour la primauté globale. (…) La façon dont les Etats-Unis ‘gèrent’ l’Eurasie est d’une importance cruciale. Le plus grand continent à la surface du globe en est aussi l’axe géopolitique. Toute puissance qui le contrôle, contrôle par là même deux des trois régions les plus développées et les plus productives. 75% de la population mondiale, la plus grande partie des richesses physiques, sous forme d’entreprises ou de gisements de matières premières, quelque 60% du total mondial. » [6]
 

A gauche, n’a-t-on rien appris des médiamensonges humanitaires des guerres précédentes ?
 
Quand Obama le dit lui-même, vous ne le croyez pas non plus ?
Ce 28 mars, Obama a justifié ainsi la guerre contre la Libye : « Conscients des risques et des coûts de l’action militaire, nous sommes naturellement réticents à employer la force pour résoudre les nombreux défis du monde. Mais lorsque nos intérêts et valeurs sont en jeu, nous avons la responsabilité d’agir. Vu les coûts et les risques de l’intervention, nous devons chaque fois mesurer nos intérêts face à la nécessité d’une action. L’Amérique a un important intérêt stratégique à empêcher Kadhafi de défaire ceux qui s’opposent à lui. »
N’est-ce pas clair ? Alors, certains disent : « Oui, c’est vrai, les Etats-Unis n’agissent que s’ils y trouvent leur intérêt aussi. Mais au moins, à défaut de pouvoir intervenir partout, on aura sauvé ces gens-là. »
Faux. Nous allons montrer que seuls les intérêts seront défendus. Pas les valeurs. D’abord, chaque guerre US fait plus de victimes qu’il n’y en avait avant (en Irak, un million de victimes directes ou indirectes !). Ensuite, l’intervention en Libye en prépare d’autres…

 
Qui refusait de négocier ?
 
Mais, dès que vous émettez un doute sur l’opportunité de cette guerre contre la Libye, tout de suite, on vous culpabilise : « Vous refusez donc de sauver les Libyens du massacre ? »
Question mal posée. Supposons que tout ce qu’on nous a raconté se soit vraiment passé. Premièrement, arrête-t-on un massacre par un autre massacre ? Nous savons qu’en bombardant, nos armées vont tuer de nombreux civils innocents. Même si, comme à chaque guerre, les généraux nous promettent que celle-ci sera « propre », nous avons l’habitude de cette propagande.
Deuxièmement, il y avait un moyen beaucoup plus simple et efficace de sauver des vies tout de suite. Tous les pays d’Amérique latine ont proposé d’envoyer immédiatement une mission de médiation, présidée par Lula. La Ligue arabe et l’Union africaine soutenaient cette démarche et Kadhafi avait accepté (proposant aussi d’envoyer des observateurs internationaux pour vérifier le cessez-le feu).
Mais les insurgés libyens et les Occidentaux ont refusé cette médiation. Pourquoi ? « Parce que Kadhafi n’est pas de bonne foi », disent-ils. Possible. Tandis que les insurgés et leurs protecteurs occidentaux ont toujours été de bonne foi ? A propos des Etats-Unis, il est utile de rappeler comment ils se sont comportés dans toutes les guerres précédentes à chaque fois qu’un cessez-le-feu était possible…
En 1991, lorsque Bush père a attaqué l’Irak parce que celui-ci avait envahi le Koweit, Saddam Hussein a proposé de se retirer et qu’Israël évacue aussi les territoires illégalement occupés en Palestine. Mais les USA et les pays européens ont refusé six propositions de négociation. [7]
En 1999, lorsque Clinton a bombardé la Yougoslavie, Milosevic avait accepté les conditions imposées à Rambouillet, mais les USA et l’Otan en ont rajouté une, volontairement inacceptable : l’occupation totale de la Serbie. [8]
En 2001, lorsque Bush fils a attaqué l’Afghanistan, les talibans avaient proposé de livrer Ben Laden à un tribunal international si on fournissait des preuves de son implication, mais Bush a refusé de négocier.
En 2003, lorsque Bush fils a attaqué l’Irak sous prétexte d’armes de destruction massive, Saddam Hussein a proposé d’envoyer des inspecteurs, mais Bush a refusé car il savait que les inspecteurs ne trouveraient rien. Ceci a été confirmé par la divulgation du mémo d’une réunion entre le gouvernement britannique et les dirigeants des services scecrets briatnniques en juillet 2002 : « Les dirigeants britanniques espéraient que l’ultimatum soit rédigé en des termes inacceptables afin que Saddam Hussein le rejette directement. Mais ils étaient loin d’être certains que cela marcherait. Alors, il y avait un Plan B : les avions patrouillant dans la « no fly zone » jetant de nombreuses bombes en plus dans l’espoir que ceci provoquerait une réaction qui donnerait une excuse pour une large campagne de bombardements. » [9]
Alors, avant d’affirmer que « nous » disons toujours la vérité tandis que « eux » mentent toujours, et aussi que « nous » recherchons toujours une solution pacifique, tandis que « eux » ne veulent pas de compromis, il faudrait être plus prudents… Tôt ou tard, le public apprendra ce qui s’est vraiment passé lors des négociations en coulisses, et constatera une fois de plus qu’il a été manipulé. Mais il sera trop tard, et on ne ressuscitera pas les morts.

La Libye, c’est comme la Tunisie et l’Egypte ?

 

Dans son excellente interview publiée il y a quelques jours par Investig’Action, Mohamed Hassan posait la bonne question : « Libye : révolte populaire, guerre civile ou agression militaire ? ». A la lumière des recherches récentes, il est possible de répondre : les trois, en fait. Une révolte spontanée, rapidement récupérée et transformée en guerre civile (qui avait été préparée), le tout servant de prétexte à une agression militaire. Qui, elle aussi, avait été préparée. Rien ne tombe du ciel en politique. Expliquons-nous…
En Tunisie et en Egypte, la révolte populaire a grandi progressivement en quelques semaines, s’organisant peu à peu et s’unifiant sur des revendications claires, ce qui a permis de chasser les tyrans. Mais quand on analyse l’enchaînement ultra-rapide des événements à Benghazi, on est intrigué. Le 15 février, manifestation des parents de prisonniers politiques de la révolte de 2006. Manifestation durement réprimée, comme cela a toujours été le cas en Libye et dans les autres pays arabes. Et, à peine deux jours plus tard, re-manifestation, mais cette fois, les manifestants sont armés et passent directement à l’escalade contre le régime de Kadhafi. En deux jours, une révolte populaire devient une guerre civile ! Tout à fait spontanément ?
Pour le savoir, il faut examiner ce qui se cache sous le vocable imprécis « opposition libyenne ». A notre avis, quatre composantes aux intérêts très différents. 1° Une opposition démocratique. 2° Des dignitaires de Kadhafi « retournés » par l’Ouest. 3° Des clans libyens mécontents du partage des richesses. 4° Des combattants de tendance islamique.
 

Qui compose cette « opposition libyenne » ?
 
 
Dans cet enchevêtrement, il est important de savoir à qui on a à faire. Et surtout quelle faction a été intégrée dans les stratégies des grandes puissances…
1° Opposition démocratique. Il est légitime d’avoir des revendications face au régime Kadhafi, dictatorial et corrompu comme les autres régimes arabes. Un peuple a le droit de vouloir remplacer un régime autoritaire par un système plus démocratique. Cependant, ces revendications sont jusqu’ici peu organisées et sans programme précis. On rencontre aussi, à l’étranger, des mouvements révolutionnaires libyens, également assez disparates, mais tous opposés à l’ingérence étrangère. Pour diverses raisons que l’on va clarifier, ce ne sont pas ces éléments démocratiques qui ont grand chose à dire aujourd’hui sous la bannière des USA et de la France.
2° Dignitaires « retournés ». A Benghazi, un « gouvernement provisoire » a été instauré et est dirigé par Mustapha Abud Jalil. Cet homme était, jusqu’au 21 février, ministre de la Justice de Kadhafi. Deux mois plus tôt, Amnesty l’avait placé sur la liste des plus effroyables responsables de violations de droits humains d’Afrique du nord ». C’est cet individu qui, selon les autorités bulgares, avait organisé les tortures de infirmières bulgares et du médecin palestinien longtemps détenus par le régime. Un autre « homme fort » de cette opposition est le général Abdul Fatah Younis, ex ministre de l’Intérieur de Kadhafi et auparavant chef de la police politique. On comprend que Massimo Introvigne, représentant de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour la lutte contre le racisme, la xénophobie et la discrimination, estime que ces personnages « ne sont pas les ‘démocrates sincères’ des discours d’Obama, mais parmi les pires instruments du régime de Kadhafi, qui aspirent à chasser le colonel pour prendre sa place ». (1)
3° Clans mécontents. Comme le soulignait Mohamed Hassan, la structure de la Libye est restée fortement tribale. Durant la période coloniale, sous le régime du roi Idriss, les clans de l’est dominaient et les richesses pétrolières leur profitaient. Après la révolution de 1969, Kadhafi s’est appuyé sur les tribus de l’ouest et c’est l’est qui a été défavorisé. Il faut le regretter, un pouvoir démocratique et juste doit veiller à combattre les discriminations entre régions. On peut aussi se demander si les anciennes puissances coloniales n’ont pas encouragé les tribus mécontentes à saper l’unité du pays. Ce ne serait pas la première fois. Aujourd’hui, France et USA misent sur les clans de l’est pour prendre le contrôle du pays. Diviser pour régner, un vieux classique du colonialisme.
4° Eléments d’Al-Qaida. Des câbles diffusés par Wikileaks avertissaient que l’Est de la Libye était, proportionnellement, le premier exportateur au monde de « combattants - martyrs » en Irak. Des rapports du Pentagone décrivaient un « scénario alarmant » sur les rebelles libyens de Benghazi et Derna. Derna, ville de 80.000 habitants à peine, serait la première source de jihadistes en Irak. De même, Vicent Cannistraro, ancien chef de la CIA en Libye, signale parmi les rebelles beaucoup d’ « extrémistes islamiques capables de créer des problèmes » et que les « probabilités [sont] élevées que les individus les plus dangereux puissent avoir une influence dans le cas où Kadhafi devrait tomber ». (1).
Evidemment, tout ceci s’écrivait lorsque Kadhafi était encore « un ami ». Mais ça montre l’absence totale de principes dans le chef des USA et de leurs alliés. Quand Kadhafi a réprimé la révolte islamiste de Benghazi en 2006, ce fut avec les armes et le soutien des Occidentaux. Une fois, on est contre les combattants à la Ben Laden. Une fois, on les utilise. Faudrait savoir.
Parmi ces diverses « oppositions », quel élément l’emportera ? C’est peut-être aussi un but de l’intervention militaire de Washington, Paris et Londres : veiller à ce que « les bons « l’emportent ? Les bons de leur point de vue évidemment. Plus tard, on utilisera la « menace islamique » comme prétexte pour s’installer durablement
En tout cas, une chose est sûre : le scénario libyen est différent des scénarios tunisien ou égyptien. Là, c’était « un peuple uni contre un tyran ». Ici, on est dans une guerre civile, Kadhafi disposant du soutien d’une partie de la population. Et dans cette guerre civile, le rôle qu’ont joué les services secrets US et français n’est déjà plus si secret que ça…

 
Quel a été le rôle des services secrets ?
 
 
En réalité, l’affaire libyenne n’a pas commencé en février à Benghazi en février, mais à Paris le 21 octobre 2010. Selon les révélations du journaliste italien Franco Bechis (Libero, 24 mars), c’est ce jour-là que les services secrets français ont préparé la révolte de Benghazi. Ils ont alors « retourné » (ou peut-être déjà avant) Nuri Mesmari, chef du protocole de Kadhafi, qui était quasiment son bras droit. Le seul qui entrait sans frapper dans la résidence du guide libyen. Venu à Paris avec toute sa famille pour une opération chirurgicale, Mesmari n’y a rencontré aucun médecin, mais se serait par contre entretenu avec plusieurs fonctionnaires des services secrets français et de proches collaborateurs de Sarkozy, selon le bulletin web Maghreb Confidential.
Le 16 novembre, à l’hôtel Concorde Lafayette, il aurait préparé une imposante délégation qui allait se rendre deux jours plus tard à Benghazi. Officiellement, il s’agissait de responsables du ministère de l’Agriculture et de dirigeants des firmes France Export Céréales, France Agrimer, Louis Dreyfus, Glencore, Cargill et Conagra. Mais, selon les services italiens, la délégation comportait aussi plusieurs militaires français camouflés en hommes d’affaires. A Benghazi, ils rencontreront Abdallah Gehani, un colonel libyen que Mesmari a indiqué comme étant prêt à déserter.
A la mi-décembre, Kadhafi, méfiant, envoie un émissaire à Paris pour essayer de contacter Mesmari. Mais la France l’arrête. D’autres Libyens se rendent visite à Paris le 23 décembre, et ce sont eux qui vont diriger la révolte de Benghazi avec les milices du colonel Gehani. D’autant que Mesmari a fourni aux Français de nombreux secrets de la défense libyenne. De tout ceci, il ressort que la révolte à l’est n’est donc pas si spontanée qu’on nous l’a dit. Mais ce n’est pas tout. Il n’y a pas que les Français…
Qui dirige à présent les opérations militaires du « Conseil national Libyen » anti-Kadhafi ? Un homme tout juste arrivé des USA le 14 mars, selon Al Jazeera. Décrit comme une des deux « stars » de l’insurrection libyenne par le quotidien britannique de droite Daily Mail, Khalifa Hifter est un ancien colonel de l’armée libyenne, passé aux Etats-Unis. Celui qui fut un des principaux commandants militaires de la Libye jusqu’à la désatreuse expédition au Tchad fin des années 80, a ensuite émigré aux USA et vécu ces vingt dernières années en Virginie. Sans source de revenus connue, mais à petite distance des bureaux… de la CIA. [10] Le monde est petit.
Comment un haut militaire libyen peut-il entrer aux Etats-Unis en toute tranquillité, quelques années après l’attentat terroriste de Lockerbie, pour lequel la Libye a été condamnée, et vivre vingt ans tranquillement à côté de la CIA ? Il a forcément dû offrir quelque chose en échange. Publié en 2001, le livre Manipulations africaines de Pierre Péan retrace les connexions d’Hifter avec la CIA et la création, avec le soutien de celle-ci, du Front National de Libération Libyen. Le seul exploit du dit Front sera l’organisation en 2007, aux USA, d’un « congrès national » financé par le National Endowment for Democracy [11], traditionnel intermédiaire de la CIA pour arroser les organisations au service des Etats-Unis…
En mars de cette année, à une date non communiquée, le président Obama a signé un ordre secret autorisant la CIA à mener des opérations en Libye pour renverser Kadhafi. Le Wall Street Journal, qui relate ceci le 31 mars, ajoute : « Les responsables de la CIA reconnaissent avoir été actifs en Libye depuis plusieurs semaines, tout comme d’autres services occidentaux. ».
Tout ceci n’est plus très secret, ça figure depuis un bon moment sur Internet, et ce qui est étonnant, c’est que les grands médias n’en aient pas dit un mot. Pourtant, on a déjà connu de nombreux exemples de « combattants de la liberté » ainsi armés et financés par la CIA. Par exemple, dans les années 80, les milices terroristes contras, mises sur pied par Reagan pour déstabiliser le Nicaragua et renverser son gouvernement progressiste. N’a-t-on rien appris de l’Histoire ? Cette « gauche » européenne qui applaudit aux bombardements n’utilise pas Internet ?
Faut-il s’étonner que les services italiens « balancent » ainsi les exploits de leurs confrères français et que ceux-ci « balancent » leurs collègues US ? Seulement si on croit aux belles histoires sur l’amitié entre « alliés occidentaux ». On va en parler…
 
 

A SUIVRE :
2. Les objectifs des USA vont bien au-delà du pétrole
3. Pistes pour agir
http://www.michelcollon.info/Comprendre-la-guerre-en-Libye.html

 

 

Source : www.michelcollon.info

 

[1] Reuters, 22/3.
[2] Sunday Times, 16 septembre 2007.
[3] Washington Post, 17 septembre 2007.
[4] Collision Course, Praeger, 2005, p.xiii.
[5] Does America need a foreign policy ?, Simon and Schuster, 2001, p. 111.
[6] Le Grand Echiquier, Paris 1997, p. 59-61.
[7] Michel Collon, Attention, médias ! Bruxelles, 1992, p. 92.
[8] Michel Collon, Monopoly, - L’Otan à la conquête du monde, Bruxelles 2000, page 38.
[9] Michael Smith, La véritable information des mémos de Downing Street, Los Angeles Times, 23 juin 2005.
[10] McClatchy Newspapers (USA), 27 mars.
[11] Eva Golinger, Code Chavez, CIA contre Venezuela, Liège, 2006

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 18:26
http://socio13.files.wordpress.com/2010/03/otan-criminel-mondial1.jpg
http://socio13.files.wordpress.com/2010/03/otan-criminel-mondial1.jpg
.
Pourquoi L’OTAN veut-elle un cesser-le-feu à Misrata ?
 
À quoi sert un cesser-le-feu pour les Occidentaux ?

L’OTAN veut renouveler à Misrata la stratégie utilisée par la coalition à Ajdabiya. C’est-à-dire vider la ville de ses habitants afin de pouvoir ensuite aider les Benghazistes en bombardant partout dans la ville et autour de la ville avec des obus à l’uranium "appauvri" dans le but de détruire les chars et les armes de l’armée Libyenne.

Et tant pis si la population civile ainsi "protégée" par l’OTAN attrape à son retour le cancer, et si ses enfants naissent désormais avec deux têtes, comme au Kosovo ou en Irak où, là aussi, les Occidentaux se sont débarrassés d’une partie de leurs déchets nucléaires en bombardant à profusion ces pays avec de l’uranium dit "appauvri".

Mais, pour pouvoir vider la ville de ses habitants, afin de la bombarder ensuite, il faudrait commencer par arrêter les combats pendant quelques jours pour que les habitants puissent s’en aller sans trop de risques apparents ; car, s’ils ont peur, il refuseront de partir. C’est pourquoi l’OTAN propose un cesser-le-feu à Misrata.


Pour les Occidentaux, un cesser-le-feu, ça sert à préparer la guerre !

La bataille d’Ajdabiya :

http://spip.mai68.org/spip.php?article2518

Des bombes à l’uranium "appauvri" pleuvent

sur la population libyenne (vidéos) :

http://spip.mai68.org/spip.php?article2488

L’URANIUM APPAUVRI OU LA GUERRE ATOMIQUE CAMOUFLÉE :

http://spip.mai68.org/spip.php?article2490

(Ce dernier article résume une ancienne émission de Canal + qui prouve qu’en réalité, les munitions à l’uranium "appauvri" sont fabriquées avec des déchets nucléaires.)


 


Libye - rassemblement devant l’Assemblée Nationale
à Paris, samedi 9 avril 2011 - de 14h à 17h


La Dignité Africaine à l’épreuve de la crise Libyenne
Soutien à la Libye
Rassemblement et Débat public
Samedi 9 avril 2011 - de 14h à 17h
Devant l’assemblée nationale
126 rue de L’université 75007 Paris
Mo. Assemblée nationale Ligne 12
NON à la déclaration de guerre de l’Occident contre l’Afrique !
NON à l’ingérence étrangère en AFRIQUE !

Cliquer ci-dessous pour le texte de l’appel et pour connaître ses signataires :
http://mai68.org/spip/spip.php?article2604

Libye: Pourquoi l'OTAN veut un cesser-le-feu ? Guerre atomique - Rassemblement le 9

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 15:03

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Sans aucun mandat, en pleine illégalité et malgré les appels à l'arrêt des bombardements demandés par la Russie et l'Union Africaine, la France de Nicolas Sarkozy est en train de bombarder la résidence du chef de l'État ivoirien, Laurent Gbagbo. L'objectif du président français Sarkozy semble être de "ramener le cadavre de Laurent Gbagbo pour le journal de 13H". 


Ivoiriens, Africains, Amis de la Souveraineté, de la Liberté et de la Démocratie, levons-nous tous pour protester contre les agissements de Nicolas SARKOZY en CÔTE D’IVOIRE.


En ce moment même, mercredi 6 avril 2011 à 10h30, selon le porte-parole du Gouvernement, les hélicoptères et les chars français de la Force Licorne sont en train de pilonner la résidence du Président de la République de CÔTE D’IVOIRE, au mépris de la Charte des Nations Unies, à la Convention de Genève sur le Droit de la Guerre de 1949 et des intérêts français.



Signataires :


 

Calixte BELAYA, écrivain, Lucie BOURTHOUMIEUX, Avocat à la Cour,

Grégory PROTCHE, rédacteur en chef Gri-Gri International, Dr Boga Sako Gervais, Enseignant-chercheur à l’Université, Expert en Droit de l’Homme, Président-Fondateur à la FIDHOP (Fédération Ivoirienne pour l’Observation et la Surveillance des Droits de l’Homme et de la Vie Politique), Me Hervé Gouaméné, Avocat à la Cour, Président de l’APDH (Actions pour la Protection des Droits de l’Homme), Mme Jacqueline BOUABRE, Présidente de la FIDENACI (les fidèles à la démocratie et à la Nation de Côte d'Ivoire), Bernard TOURE et M. Martial AKOUN, Présidents du CO.PA.VI.L (Collectif des Patriotes Victimes de la Licorne)

Mme Viviane GNAHORE, Présidente de l’A.N.F.S.Z.A (Association Nationales des Femmes Sorties des Zones Assiégées), M. Sékou KOUAME, Président de la Fédération Nationale des Victimes de Guerre de CÔTE D’IVOIRE, Maurice GNAGNE, Professeur de médecine, Dedy SERI, Ethnologue, Arsène DOGBA, politologue, Mohamed AREF, Avocat et défenseur des Droits de l’Homme,

Agnès KRAIDY, journaliste, Hervé-Emmanuel N’KOM, Charles Tchoungang, Bâtonnier, Henriette Ekwe, Anicet Ekane, Célestin Kengoum, Avocat 

Dr Samuel Mack Kit, Michel Etia, Avocat, Abanda Kpama, Paul Géremie Bikidik, Emmanuel Mbiga, Valentin Dongmo Fils, Guillaume Manga, Faustin Bekolo, Oscar Batamack, Pr Takam, Moussala Michaut, Christian d'Alayer, journaliste, Malick Noël SECK, Coordonateur de convergence socialiste..

 

 

 

Reçu d'un Lecteur :

 

 

J’ai vécu de nombreuses années en Côte d’Ivoire, cette situation là-bas m’attriste beaucoup, car c’est en quelque sort mon pays de « cœur »

 

J’ai répondu à un article sur le Parisien, + réponse à un post, c'est publié

 

Voici le contenu :

 

Cordialement,

 

Michel

 

 

 

« A méditer...

 

L'avenir va devenir sombre pour la Côte d'Ivoire... La France n'avait certes pas le droit d'intervenir, mais Sarkozy œuvre directement pour le nouvel Ordre Mondial, donc c'est en accord avec les américains qu'il a effectué cette action. Avec un Outtara issu du FMI la porte est ouverte aux société telles que Monsanto, qui viendra pourrir un peu plus le sol ivoirien, aux labos qui vont maintenant inonder le pays de vaccins pourris, les banques qui vont se "sucrer sur le dos du peuple ivoirien". La technique a été parfaite, on met le pays par terre, et on arrive avec "un sauveur" ami de DSK et Sarko le 2 grands prédateurs au service du CFR et de la CIA, et le tour est joué ! Bon courage amis ivoiriens !

 

http://lemotdhumeurdejeancharlesfatiga.ivoire-blog.com/archive/2010/10/21/dominique-ouattara-femme-fatale-a-la-cote-d-ivoire-les-secre.html »

 

Le lien : http://www.leparisien.fr/reactions/crise-cote-d-ivoire/.php?article=cote-d-ivoire-les-forces-de-ouattara-lancent-l-assaut-final-06-04-2011-1396025&page=0#reaction_01 

 


 

Le pseudo et l’heure de parution : 34 le 06/04/2011 à 11h36

 

J’ai répondu à cet abruti (qui ferait bien de retourner à l’école) qui a écrit ca :

 

04thoninos le 06/04/2011 à 11h40   -  desolation d'entendre des conneriesoui la FRANCE est intervenue sous mandat ONUSIEN, alors arrêtés de dire des conneries aussi grosses que vous. La France aurait du intervenir plus tôt et la CI n'aurait pas eu tous ces morts innocents. Si vous soutenez GBAGBO, c'est que vous aussi vous etes des assasins. Avec ce genre de comportement, vous n'arriverez jamais à vivre sans l'aide de l'exterieur

 

Ma réponse :

 

L'ONU ? Quelle ONU ? Ils n'ont même pas été capables d'éviter l'invasion américain en Irak ! Mais par contre on met en place un Ouattara à la solde des Américains qui n'ont pas leur pareil pour déstabiliser tous les pays ! C'est leur "sport" favori ! Et nous Français nous ne sommes que leurs larbins ! 

 

34 le 06/04/2011 à 11h43

 

Lien : http://www.leparisien.fr/reactions/crise-cote-d-ivoire/.php?article=cote-d-ivoire-les-forces-de-ouattara-lancent-l-assaut-final-06-04-2011-1396025&page=0#reaction_04


 

 

Prolonger ce post :

 

Qui sont vraiment les Ouattara ?

 

Les casseroles du couple Ouattara, le favori de l'Occident en Côte d'Ivoire

 

Ouattara "homme de main de l’impérialisme français". Tueries (vidéo)

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 15:00

 

 

 

 

 

Focus
Derrière la démocratie états-unienne : l’État profond

5 avril 2011  Dans un ouvrage enfin disponible en français, le professeur Peter Dale Scott retrace l’histoire de « l’État profond » aux États-Unis, c’est-à-dire de la structure secrète qui pilote la politique extérieure et de Défense au-delà de l’apparence démocratique. Cette étude est l’occasion de mettre en lumière le groupe qui a organisé les attentats du 11-Septembre et qui se finance via le trafic mondial des drogues. Ce livre de référence est d’ores et déjà conseillé à la lecture dans les académies militaires et (...)
« Un avion des insurgés a été abattu »
Orwell, l’OTAN et la guerre contre la Libye

par Domenico Losurdo | 4 avril 2011  Les mots ont-ils encore un sens ? En lisant des articles sur la guerre de Libye dans la presse anglo-saxonne et italienne, Domenico Losurdo a été frappé par l’inversion des signifiés. La propagande de l’OTAN, comme celle imaginée par George Orwell dans son célèbre roman d’anticipation, passe d’abord par un grossier trucage sémantique.
Lettre aux amis du Réseau Voltaire

par Thierry Meyssan | 30 mars 2011  Contre vents et marées, Voltairenet.org poursuit ses publications et s’est imposé comme une des principales sources non-commerciales d’information dans le monde. Mais ce succès a un coût, écrit le président du Réseau Voltaire, Thierry Meyssan…
Environnement et santé
Libye : impact des missiles de croisière à l’uranium appauvri

par Massimo Zucchetti | 28 mars 2011  Le soutien militaire aux putschistes de Benghazi contre le dictateur de Tripoli s’effectue au détriment des populations civiles. Environ 1 missile guidé sur 10 échappe au contrôle et s’écrase au hasard de la zone ciblée. Mais tous les missiles, qu’ils aient une tête revêtue d’uranium appauvri ou qu’ils aient uniquement leurs stabilisateurs à l’uranium appauvri polluent la zone. Ainsi, ce bombardement prétendument « humanitaire » tuera dans les années à venir des milliers de civils, indique le professeur Massimo (...)
Point de la situation avant l’insurrection
Les projets secrets pour le Yémen

par F. William Engdahl | 27 mars 2011  Le 25 décembre 2009 les autorités états-uniennes arrêtaient un Nigérian, Abdulmutallab, à bord du vol de la Northwest Airlines reliant Amsterdam à Detroit ; il était accusé d’avoir tenté de faire exploser l’avion avec une bombe qu’il avait dissimulée à l’embarquement. Les jours suivants, de nombreuses dépêches se succédaient sur CNN, dans le New York Times et dans d’autres medias selon lesquelles il était « soupçonné » d’avoir suivi un entraînement au Yémen pour cette mission terroriste. C’est ainsi que le monde a vu émerger une nouvelle cible de la Guerre contre le terrorisme états-unienne, un (...)
En bref
L’Union Africaine plaide pour une solution pacifique à la crise en Libye

 L’Union africaine (UA), la plus grande organisation régionale du continent africain, s’oppose à l’action militaire contre la Libye et plaide en faveur d’une solution pacifique à la (...)


Facebook censure les pages appelant à un soulèvement en Palestine

 Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg (photo), a ordonné la suppression de comptes et pages de son réseau social appelant à un soulèvement en Palestine, le 15 mai prochain, (...)


La CIA soutenait déjà les insurgés libyens avant le vote de la résolution 1973

 Dans une dépêche exclusive pour Reuters, Mark Hosenball a révélé que le président Barack Obama a autorisé la CIA à mettre en place des actions secrètes pour soutenir les insurgés (...)


La Russie multiplie les avertissements à l’OTAN

 Selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, « Il y a des rapports — et personne ne les dément— que la coalition a bombardé des colonnes des forces de Kadhafi, des (...)


Le Pentagone déploie un appui aérien rapproché pour des troupes au sol

 L’état-major états-unien a décidé de déployer des avions AC-130 et A-10 en Libye. Le Lockheed AC-130 est est un appareil gunship d’attaque au sol et d’appui aérien rapproché pour (...)


Hu Jintao réitère l’opposition chinoise à la guerre de Libye

 Recevant le 30 mars 2011, à Pékin, le président français Nicolas Sarkozy, le président chinois Hu Jintao a réitéré l’opposition de la République populaire à l’intervention atlantique (...)


La Turquie dénonce la tournure que la France donne à la guerre en Libye

 Ankara multiplie les gestes de mauvaise humeur à propos de l’intervention alliée en Libye, et particulièrement à l’encontre de Paris. Le gouvernement Erdogan, qui mène campagne (...)


Le partage de la Libye a commencé à Londres

 La Conférence de Londres sur la Libye (29 mars 2011) a réuni exclusivement les États qui soutiennent la résolution 1973, plus l’Allemagne. La Russie et la Chine n’ont pas été (...)


Les amis de Medvedev et Poutine publient leurs pré-programmes présidentiels

 La rivalité Medvedev-Poutine s’affiche au grand jour. Les deux hommes ont eu l’occasion d’étaler en public leurs dissensions à propos des sanctions contre l’Iran, du procès de (...)


Biographie iconoclaste de Gandhi

 Dans un livre paru aujourd’hui, Joseph Lelyveld étudie l’influence de l’Afrique du Sud sur la pensée et l’action du Mahatma Gandhi. De 1893 à 1915 Mohandas K. Gandhi fut avocat en (...)
Controverses
Guerre secrète de la CIA en Libye

par Manlio Dinucci | 4 avril 2011  Après que Reuters ait révélé l’autorisation donnée par Barack Obama à la CIA d’agir en Libye, le New York Times a enquêté sur le type de mission de ses agents. Présents depuis plusieurs semaines aux côtés des « bons » insurgés, ils sont chargés d’identifier des interlocuteurs et de marquer les cibles des bombardements.
Huit propositions urgentes pour une autre Europe

par Eric Toussaint | 4 avril 2011  Alors que les Etats de l’Union européenne sont touchés par une crise financière comparable à celle que connaissent depuis des décennies certains Etats du Sud, le CADTM énonce huit propositions. Certaines s’enracinent dans une conception particulière de la société, d’autres dans l’expérience du CADTM dans les pays du Sud. Toutes méritent discussion.
Encore sur la Chine et la guerre contre la Libye

par Domenico Losurdo | 29 mars 2011  Comment interpréter l’abstention chinoise au Conseil de sécurité lors du vote sur l’intervention en Libye ? Pour Domenico Losurdo, Pékin n’a pas osé entrer en conflit avec l’Arabie saoudite, dont la Chine est fortement dépendante énergétiquement.
Tendances
« Tendances »
Washington veut détruire la Syrie pour compenser la perte de l’Égypte

4 avril 2011  Des preuves sur l’implication du Courant du Futur dans les incidents en Syrie / Le Washington Post publie une carte des supposés emplacements militaires du Hezbollah / Libye, Yémen, Bahreïn : le sale jeu états-unien / Discours du président Bachar el-Assad.
« Tendances »
La précieuse récolte de Washington : le pétrole et les fonds bloqués

28 mars 2011  Les câbles de Wikileaks sur la guerre contre le Liban en 2006 : une classe dirigeante « collabo » / Toujours pas de gouvernement à Beyrouth / Syrie : le plan de sabotage des réformes du président Bachar al-Assad.
Fil diplomatique
Résolution 1975 (intervention en Côte d’Ivoire)

 Le Conseil de sécurité, Rappelant ses résolutions antérieures, en particulier les résolutions 1572 (2004), 1893 (2009), 1911 (2010), 1924 (2010), 1933 (2010), 1942 (2010), 1946 (...)


Intervention d’Hillary Clinton à la conférence de Londres sur la Libye

 Merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre, et merci à vous et à votre gouvernement d’avoir joué un rôle essentiel de chef de file dans notre entreprise commune. (...)


Allocution de Barack Obama à la Nation sur la Libye

 Ce soir, j’aimerais informer les Américains de l’effort international que nous avons mené en Libye - leur expliquer ce que nous avons fait, ce que nous avons l’intention de faire, (...)


Déclaration conjointe de Nicolas Sarkozy et David Cameron sur la Libye

 Demain, à Londres, la communauté internationale se réunira pour accompagner la Libye vers un nouvel avenir. Un nouvel avenir où le peuple libyen sera libéré du joug de la violence (...)


Rapport du Comité des sanctions relatives à la Libye

 L’Ambassadeur José Filipe Moraes Cabral, Représentant permanent du Portugal, Président du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1970 (2011). Je vous remercie, Monsieur (...)


Appel de Benoît XVI à la cessation de la guerre en Libye

 A l’issue de la prière de l’Angélus, S.S. le pape Benoît XVI a lu la déclaration suivante en italien : Face aux nouvelles, toujours plus dramatiques, qui proviennent de la Libye, (...)


Déclaration d’Anders Fogh Rasmussen sur la Libye

 Les pays membres de l’OTAN ont décidé d’assumer la totalité de l’opération militaire en Libye dans le cadre de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Notre but est de protéger (...)
Veille documentaire
USA-UK : Premières divergences entre les histoires officielles de la guerre de Libye

 Les services du Congrès des États-Unis et le Chambre des Communes du Royaume-Uni ont publié,
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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 01:36

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Introduction d'eva R-sistons

 

En cherchant une illustration sur Google,  j'ai atterri sur un site contenant, en note d'article, cet excellent post que j'ai aussitôt remarqué, et qui a un tort, sans doute, celui d'avoir raison trop tôt. Pour moi, il est prophétique, hélas... Je crois aussi qu'un jour, surtout avec des cow-boys à la gâchette facile (comme Sarkozy ou Bush, préférant la force au Droit), les armées seront privatisées, et les scrupules disparaîtront complètement. On fera des guerres pour le profit, et tant pis pour les dommages collatéraux sur les populations. Je crois plausible tout ce qui est écrit dans cet article. Notre monde sera... immonde !  Et ces guerres, suprême cynisme, se feront discrètement, grâce au silence complice des Médias occidentaux, aux ordres...

Quant à la privatisation de l'Etat, au gouvernement par les multinationales, on y vient : Ce sera la conséquence directe du Nouvel Ordre Mondial.

Ne nous voilons pas la face : Les politiques sont déjà dictées par les Multinationales, et dans l'intérêt d'actionnaires toujours plus voraces. La Police, la Gendarmerie, l'Armée... seront privatisées. Bientôt, les services et les équipements publics, les protections sociales, la Sécurité Sociale, l'Enseignement gratuit, la Santé pour tous, le Droit du Travail, etc, seront du passé. Et quand cela ne suffira pas, une fois que tout sera privatisé, une fois que les citoyens précarisés, appauvris,  ne pourront plus être pressurés davantage, il restera l'ultime solution pour encore et toujours, faire du profit : La guerre mondiale, source de gains juteux pour les multinatinales de l'Armement, de la Chimie, du Pétrole, du Nucléaire, de la Reconstruction...

Aux mains d'individus sans foi ni loi, sans scrupules, comme Sarkozy ou Berlusconi, obsédés par l'Argent, la réussite, la gloire et insensibles à la souffrance humaine, le monde est condamné. Il court à sa perte. 

Déjà, la nature est blessée, les animaux sont torturés, les guerres se multiplient. Les Révolutions sont provoquées, confisquées, détournées, récupérées, quand elles ne sont pas réprimées ou bombardées. Au moment où j'écris, je regarde un documentaire retraçant l'histoire de la révolution georgienne. Encore une révolution provoquée pour permettre à l'Occident anglo-saxon et isaélien de substituer, comme en Yougoslavie ou en Afghanistan, un pouvoir totalement soumis, aux ordres, à un gouvernement indépendant, souverain. Les manifestants croient qu'ils ont eu ce qu'ils voulaient : En réalité, ils ont eu ce que d'autres, à Washington, à Londres ou à Tel-Aviv, ont décidé pour eux, et contre leurs intérêts. Conditionnement, manipulation, encore et toujours. Souvenez-vous, en Ukraine: Les manifestants, glacés, étaient ravitaillés en soupes chaudes via des "organisations juives charitables" pour qu'ils tiennent le coup. Les peuples sont toujours dupés ! Ces organisations n'avaient rien de charitable... Ukraine comme Georgie sont des régions stratégiques, notamment pour les pipe-lines.  Et en agissant ainsi, Israël préparait les prédations futures...

Il faut voir le bonheur des manifestants georgiens... mais de courte durée ! Quelques mois après,  le désenchantement pointait déjà. La situation, loin de s'améliorer, avait empiré !  Evidemment, car les multinationales anglo-saxonnes, les financiers, les grands dirigeants, se moquent pas mal de l'intérêt des peuples. Ce qu'ils veulent, c'est piller les ressources des nations, soumettre les habitants, tout contrôler. Et tant pis si les citoyens sont piétinés, écrasés, broyés, sacrifiés, tant pis si la planète retentit des cris des opprimés, des meutris, des affamés, des désespérés, des blessés...

Tunisiens, Egyptiens, attention ! Ne vous faites pas voler vos révolutions..

Et vous citoyens libyens, syriens, africains de Côte d'ivoire, vous avez peut-être des dirigeants qui ont concentré entre leurs mains le pouvoir, qui en ont abusé, aussi, mais n'oubliez pas : Ce que l'Occident vous offrira sera pire encore, comme avec Areva en Guinée où tout est peu à peu pollué, contaminé. Comme en Irak où des murs se dressent entre des communautés désormais prêtes à s'entre-déchirer (sans parler du reste: infrastructures détruites, Education et Santé en pleine régression, pétrole rationné... !), comme en Yougoslavie, aussi, où l'unité, et le  niveau de vie ont explosé, comme au Kosovo où la Mafia règne en maître, sans parler de l'URSS désintégrée sous les coups de butoir de l'Occident et du Vatican, et où les disparités, colossales, ont fait leur apparition, chassant les plus modestes, même très âgés, hors de leurs logements, ou dans la rue, et jetant dans les égoûts des hordes d'enfants livrés à eux-mêmes...

Kadhafi avait fait de la Libye le pays le plus riche du continent africain (§). La Côte d'Ivoire était, en Afrique, un pays phare. Livrés à l'Occident, à la fureur guerrière de dirigeants occidentaux et à l'appétit du FMI (via Ouattara) comme des multinationales, que vont-ils devenir ? On peut prévoir le scénario, celui que les apprentis-sorciers d'  Occident préfèrent : Guerres civiles, scissions, destabilisations, guerres ethniques ou rivalités de clans, pillage des ressources, appauvrissement des citoyens, ruines,  infrastructures détruites... sans parler des innombrables victimes, morts, bessés, handicapés, familles décimées, et même, à travers l'utilisation d'armes de destruction massive, malformations, cancers, etc...

Amis Lecteurs, nos ennemis ne sont pas iraniens, musulmans, russes, chinois... Nos vrais  ennemis, les vrais ennemis de l'humanité toute entière, sont à côté de nous. En Occident. Un Occident de plus en plus fou, de plus en plus prédateur, de plus en plus assassin... Plus les ressources se raréfient, plus il dévaste la planète pour satisfaire les appétits de son Oligarchie.

Jamais le monde n'a été aussi loin dans la barbarie... Assisterons-nous, inertes, à l'auto-destruction de l'humanité ?

eva R-sistons à l'intolérable

 

§ "N’oublions pas que les citoyens libyens avaient une espérance de vie plus haute que les autres nations arabes environnantes, qu’elles ne payaient pas d’impôts, ni la lumière, ni le gaz, ni l’électricité, qu’un million et demi de travailleurs étrangers étaient venus en Libye pour y trouver du travail qu’ils n’ont maintenant plus. L’essence coûtait jusqu’à aujourd’hui un euro… les 18 litres. (..) Les Libyens savent qu’ils devront payer après l’occupation otanienne car le pétrole et le gaz ne seront plus leur propriété Comment l'Occident intervient : Libye, Syrie, Côte d'Ivoire... comme en Iran ou à Cuba

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La force de frappe française bientôt privatisée ?
par "Krokodilo"

 



Dit comme ça, on pense à une mauvaise blague, mais il n’en est rien.
Une réflexion sur la privatisation de nos forces armées est bien engagée au sein du gouvernement, dans les états-majors et au sein de « think tank » discrets et influents qui regroupent nombre d’officiers généraux et de membres éminents du lobby militaro-industriel.


Historiquement, les mercenaires ont une solide tradition pleine de hauts faits d’arme. Ils ont occupé des fonctions prestigieuses : pensons aux gardes suisses du Vatican. Ils incarnent depuis l’antiquité le culte du guerrier, commun à de nombreuses cultures, de la philosophie spartiate aux célèbres samouraïs.


Récemment, les États-Unis ont expérimenté les armées privées en Irak et en Afghanistan, à une échelle encore jamais vue, et avec succès : le vrai coût de la guerre peut être masqué aux parlements, et on peut toujours leur attribuer les bavures éventuelles. De toute façon, les drones sont dirigés depuis le pays par des civils sous contrat avec le Pentagone. Les guerres modernes ont de moins en moins besoin de soldats classiques : pourquoi salarier tant de fonctionnaires, quand l’heure est aux coupes claires dans la fonction publique ?


En France même, le développement des polices municipales a été très avantageux : la mégalomanie des élus locaux a été comblée par le fait d’avoir « leur » police, l’État s’est désengagé de certaines missions de service public trop coûteuses et a taillé dans les budgets formation de la police ; pourquoi gaspiller des centaines de balles en formation quand une seule bien placée suffit ?


Qui ignore la réputation de discipline des écoles privées ? Nos prisons seront demain en crédit-bail, et notre Pentagone à la française sera construit par Bouygues en location-vente. Tous les signes sont là.


D’une manière générale, sous l’impulsion des accords du GATT et de AGCS, relayés par l’UE, la notion même de service public s’efface devant celle de la marchandisation et de la mise en concurrence des biens et des services, y compris l’eau potable, l’éducation - et maintenant l’armée.


Le commerce des armes est, depuis longtemps, international : on ne marchande plus avec les Arabes comme des marchands de tapis, mais entre clients et marchands de mort : ti m’rachètes tes vieux zavions français tout pourris, et j’ti prends quelques Rafales, mais ti’m fais un prix pour l’ilectronique.


La guerre s’est internationalisée, professionnalisée ; après le matériel, il était inévitable que le commerce des hommes eux-mêmes s’ensuive au 21e siècle.
Les troufions ont cédé la place aux pros ; maintenant, les pros eux-mêmes deviendront les mercenaires des multinationales, bardés de « high-tech ». Après quoi celles-ci loueront leurs services aux États, au prix fort.


Areva, très bientôt privatisée, est pressenti pour « manager » (gérer, en français) la force de frappe nucléaire – ils ont une grosse expérience, tant pour frapper des citoyens au porte-monnaie que pour « subventionner » tous les réfractaires, citoyens, élus ou scientifiques. Ils connaissent le nucléaire, l’arme financière et la guerre psychologique n’ont pas de secret pour eux : ils sont fin prêts.


Avantage annexe : il sera facile de rentabiliser nos forces militaires privées. Là où jadis quelques scrupules ou d’obscures notions d’éthique bridaient les États, là où des accords internationaux nous empêchaient d’intervenir, seul le profit guidera nos décisions : la chose militaire sera enfin gérée comme une société, avec en balance les coûts et les profits, le retour sur investissement. Si telle mission paye bien, rapporte du gaz ou du pétrole, OK, on fonce ! Si c’est pour libérer des femmes voilées dont on ne sait même pas si elles sont jolies, tout en protégeant leurs trafiquants de drogue de maris, on passe !


Appliquant strictement le modèle marchand à notre défense stratégique, ils feront largement appel à la publicité pour baisser les coûts d’exploitation : nos missiles balistiques seront équipés de bandeaux publicitaires « Ce missile vous est offert par Pschittola, la boisson qui pétille ! » ou « Famas, le fusil qui vous rattrape ! », « Bad Luck, le drone qui vous voie », « le missile de croisière s’amuse », etc. Pourquoi la guerre serait-elle toujours triste, privée de la jeunesse et de la joie de vivre qui débordent de nos écrans ? D’ailleurs, avec de tels slogans publicitaires, ne vendra-t-on pas plus facilement notre production ? Eurosatory avec les nanas du salon de l’auto, ça aurait quand même plus de gueule, non ?


Mieux : Areva ou Thalès savent aussi rationaliser la production : pourquoi mettre tant de plutonium dans nos bombes atomiques ? Je prends le pari qu’en quelques mois, ils auront diminué de moitié la taille de nos missiles, et donc de nos sous-marins nucléaires, ce qui veut dire des ports plus petits, et au final une meilleure empreinte écologique.


Avec quelques brainstormings et en boostant les process, je pense qu’on pourra raccourcir la piste d’envol du Charles-de-Gaulle, au lieu de la rallonger comme des militaires subventionnés.


On peut prévoir quelques troubles sociaux, car, pour des questions de coût, les équipages de La Royale seront naturellement Maltais, Ukrainiens ou Indiens, comme dans la marine marchande. Honnêtement, les cargos font leur job correctement, non, avec leurs équipages cosmopolites et privés ? Ce sera pareil pour les sous-marins nucléaires et les porte-avions.


Naturellement, les centres de commandement seront externalisés, et le PC de Taverny transféré à Pekin ou New-Delhi.


Ultime étape de cette privatisation de la force de frappe, et de l’armée dans son ensemble : privatiser l’État, et transférer le pouvoir aux multinationales – ne riez pas, c’est en cours...

 

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EFpElyplyZdXpczRib.shtml

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 01:25

 

http://www.cpcml.ca/images2009/Rights/070820-MontebelloSPPAgentsProvocateurs-02.jpg

Agents provocateurs de la CIA - reactionismwatch.wordpress.com

 

 

Réponse d'eva à un commentaire :

 

Bonjour Georges

Hélas les peuples sont manipulés

Tunisie, Egypte: Grandes manifestations populaires spontanées


Par contre, Libye, par ex, ou Syrie : Petites manifestations incitées par les réseaux sociaux (Facebook, Twitter..) squattés par la CIA etc pour déstabiliser les pays ciblés (car non-alignés comme Syrie, ou riches en pétrole comme Lybie).
Les manifestants se croient libres, en réalité ils sont manipulés.

De toutes façons (contrairement à la Tunisie et à l'Egypte), en Libye et en Syrie les manifestants sont peu nombreux, mais les projecteurs des médias sont braqués sur eux, et des agents de la CIA se glissent parmi eux pour que les manifestations dégénèrent et qu'ensuite les Médias parlent de brutalités, de répressions sauvages, et qu'enfin l'Occident (et non la Communauté internationale comme on dit abusivement) intervienne militairement soi-disant pour raisons humanitaires, en réalité pour contrôler le gouvernement - et les ressources du pays à leur profit.

C'est ainsi que cela se passe toujours.

Cordialement eva
.

(..) Le Département d’État et son agence de déstabilisation, l’USAID, envisagent de dépenser environ 30 millions de dollars supplémentaires dans des opérations d’ingérence visant à utiliser Internet comme un instrument de pénétration et un laboratoire pour leurs services secrets (..)
http://sergeadam.blogspot.com/
.
 
Extraits d'un article pertinent :

 

Il n’y a pas à s’illusionner. L’attaque contre la Libye n’est pas un acte de défense des pauvres civils maltraités par Kadhafi, mais a pour objectif le contrôle des ressources minérales (par exemple le phosphate) et du pétrole, dont les réserves sont non seulement parmi les plus importantes en Afrique mais aussi  parmi les meilleures du monde (très peu de soufre). La recette a déjà été appliquée en Serbie. Des pauvres civils en fuite, des télévisions atlantistes qui retransmettent sur les ondes des images de femmes et d’enfants qui pleurent vues seulement d’une partie du front, pendant que l’autre n’a ni femmes ni enfants morts ni déplacés.
 
Après de telles informations, une intervention "humanitaire" pour tuer ceux qui ne nous plaisent pas et pour corrompre et occuper ceux qui nous plaisent s’impose.

(..) Il faut définir le terme « dictateur » au vu de la société dont on parle. Notre perception de la vie, en tant qu’Européens, n’est pas la même qu’un Africain. Et ce n’est pas à nous, Européens, de savoir qui a raison mais de laisser chacun respirer l’air qu’il veut dans sa propre maison.

Les images et les informations propagées sur nos ondes ne sont pas celles qui sont retransmises dans d’autres parties du monde. Par exemples, ces civils que le président des Etats-Unis, Barack Obama, a défini comme étant « la population libyenne qui devait être protégée », sont des civils qui utilisent des armes automatiques, de l’artillerie légère antiaérienne… armés à partir de l’étranger et aidés par des instructeurs provenant des pays atlantiques, actuellement essentiellement britanniques.

La Libye connaît une situation de guerre civile fomentée par l’étranger, guerre dans laquelle l’Occident monte les tribus libyennes les unes contre les autres. La défense de la démocratie n’est donc qu’un prétexte derrière lequel se cache la nécessité d’occuper militairement le pays.
   
La vérité est bien différente de celle représentée par ceux qui répandent la mort en Libye. Les uniques producteurs arabes de pétrole encore hors du contrôle atlantiste sont la Libye, la Syrie (l’un des prochains objectifs des Etats-Unis ou de l’OTAN – c’est du pareil au même) et l’Iran (..)

On pourrait se demander pourquoi la Ligue arabe a dans un premier temps pris la défense des attaquants ?  On peut se rendre facilement compte que dans cette Ligue se trouvent les plus grands producteurs arabes de pétrole, lesquels ont profité de la crise libyenne pour augmenter les prix de l’or noir (..)  Mais quand la Ligue arabe s’est rendu compte qu’on allait dépasser le stade des sanctions et tuer d’autres frères musulmans pour des motifs autres que chasser du pouvoir Kadhafi, elle s’est opposée aux raids américains, anglais et français. Les mass media atlantistes se sont dans le même temps mis promptement au service du « Grand Frère » et, au lieu de divulguer des informations avérées, créent des images télévisées aux antipodes de la réalité, se rendant complices d’un crime de guerre parce qu’ils incitent à la haine contre le peuple libyen. (..)

Et il faut désormais s’attendre à un missile de la « coalition » frappant un marché... avec à la clé un nombre toujours trop important d’innocentes victimes civiles coupables de n’avoir pas accepté la politique d’agression et d’occupation de leur pays. Rien que du déjà vu, en somme.
 
Les Libyens affirment qu’il y a à Benghazi soixante-dix instructeurs militaires britanniques dont la mission est d’aider les rebelles. La télévision libyenne a montré les caisses de munitions destinées aux rebelles en provenance du Qatar ; des entretiens téléphoniques entre les ambassadeurs, américain et britannique, et les chefs de l’opposition à Benghazi ont été radiodiffusés. Les deux ambassadeurs  se demandaient dans quelle mesure ils pouvaient les aider.  Les objectifs en Libye seront avant tout des postes de commandement libyen près de Tripoli, les radars, les aéroports militaires d’al-Adam et Tripoli, les écoles militaires près de Benghazi et Misurata, et les bases marines de Tripoli, d’al-Khums, de Derna, etc. Et si Kadhafi continue de résister, nous assisterons aux traditionnels « dégâts collatéraux », c’est-à-dire que l’OTAN frappera des objectifs civils, des infrastructures civiles et les civils eux-mêmes, arguant de regrettables erreurs, même si ces « erreurs » avaient été faites à dessein pour éprouver la résistance du peuple et écorner les soutiens qu’a encore indubitablement Kadhafi auprès de lui

N’oublions pas que les citoyens libyens avaient une espérance de vie plus haute que les autres nations arabes environnantes, qu’elles ne payaient pas d’impôts, ni la lumière, ni le gaz, ni l’électricité, qu’un million et demi de travailleurs étrangers étaient venus en Libye pour y trouver du travail qu’ils n’ont maintenant plus. L’essence coûtait jusqu’à aujourd’hui un euro… les 18 litres. (..)
    
Les Libyens savent qu’ils devront payer après l’occupation otanienne car le pétrole et le gaz ne seront plus leur propriété.

Et comment ces agresseurs pensent-ils exporter leur démocratie dans un  pays où n’existe aucun parti mais où les chefs de tribu ont un rôle traditionnel ? Et puis, qui a le droit d’imposer à l’autre son propre mode de vie ? (..)
 
http://resistance-politique.fr
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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 01:22
http://www.ecoledeguerre.defense.gouv.fr/IMG/gif/general_desportes.gif

 

http://www.ecoledeguerre.defense.gouv.fr/IMG/gif/general_desportes.gif

 

1er avril 2011 (Nouvelle Solidarité) — Dans une interview donnée à Mediapart, le Général Vincent Desportes qui a dirigé le Collège interarmées de défense jusqu’en juillet 2010, revient sur l’actuelle guerre en Libye. Le général traite en profondeur de tous les dangers de cette guerre, engagée sans avoir réellement défini au départ, ni les objectifs, ni le commandement.


Vincent Desportes a été l’un des enfants terribles de la Grande Muette. On lui reproche surtout de ne pas garder ses idées sous son képi. Ce général de l’armée de terre a aussi lancé quelques missiles contre la stratégie des alliés en Afghanistan - ce qui lui valut une sanction en 2010 - et plus généralement contre les conceptions stratégiques dominantes qui ont provoqué des défaites en série : Irak, Kosovo, Liban, Afghanistan…

Prémonitoire peut-être des difficultés actuelles de la coalition en Libye, il disait dans un colloque co-organisé par Démocraties et la CGT, que bien que le seul objectif d’une guerre, quand on doit la mener, soit de pouvoir créer rapidement les conditions du retour à la normale, les guerres actuelles ne permettent pas de faire cela : elles provoquent des conflits asymétriques où un pays faible se défend contre un pays beaucoup plus fort avec les moyens de la guerre conventionnelle et du combat de guérilla. Or, les pays avancés, dans leur grande majorité, ne sont plus capables de mener des guerres conventionnelles, car ils ont cru pouvoir faire la guerre à distance, sans pertes humaines, en misant entièrement sur les moyens techniques.



 

Courts extraits de l’entretien accordé le 31 mars 2011 à Mediapart


Mediapart : Que pensez-vous de la manière dont la France est entrée en guerre en Libye ?

Général Desportes : (..) Nous sommes rentrés dans cette crise sans savoir véritablement quel était l’effet final recherché et comment allait s’organiser le commandement de cette coalition. (…) Or, quand on met le doigt dans la guerre, on ne sait jamais où cela nous mène et où cela finit. En Afghanistan, l’idée était de faire tomber le pouvoir taliban à Kaboul. On a atteint cet objectif dès novembre 2001, un mois après le déclenchement des opérations, avec quelques dizaines de militaires occidentaux sur le terrain. Mais, dix ans après, on y est toujours avec une coalition de plus de 140.000 hommes, sans compter ceux de l’armée afghane et des sociétés militaires privées. (…)

Que pensez-vous du premier rôle donné à l’aviation dans cette guerre ?

Au moment où nous sommes intervenus, il s’agissait d’empêcher l’entrée des forces libyennes dans la ville de Benghazi ; la seule solution immédiate était les frappes aériennes. Mais on sait qu’on ne gagne jamais une guerre avec la seule aviation. On gagne toujours la guerre par une convergence d’actions, en particulier terrestres et aériennes. La difficulté en Libye, c’est que les rebelles, c’est à la fois l’exaltation et l’amateurisme. Donc on aura, et on a déjà, le plus grand mal à coordonner action aérienne et action terrestre.

Il y a toujours, au début, une phase relativement aisée pour l’aviation.

(…) Mais ensuite, (…) les cibles qu’on peut détruire facilement sans dommages collatéraux – puisque la légitimité de l’action entreprise suppose de les minimiser pour la population qu’on vient protéger – deviennent plus rares, plus difficiles à détecter dans les zones urbaines. Les troupes libyennes le savent d’ailleurs bien. Quand elles sont à découvert, elles sont en danger. Quand elles réussissent à s’imbriquer dans les villes et au milieu des populations, elles minimisent le risque de frappes, car la coalition risquerait alors de commettre de graves dommages collatéraux. (…)

La supériorité technologique de la coalition est-elle une assurance de gagner la guerre ?

Il y a eu un pari – risqué d’ailleurs – au début de cette guerre. On pensait résoudre ce conflit en quelques jours grâce à notre supériorité technologique et à quelques frappes bien ciblées. Le pari, c’était que Kadhafi et son système allaient s’effondrer, et que l’affaire serait ainsi rapidement réglée.

Mais on sait désormais que cela ne s’est pas passé comme ça. (…) Ma crainte, c’est que ce conflit n’affaiblisse finalement encore une fois l’Occident et ne ternisse l’image de sa puissance, même s’il faut se garder aujourd’hui d’un excès de pessimisme. (…)

Quels sont les objectifs de cette guerre en Libye ?

(…) Le président Sarkozy part en guerre probablement autant pour des raisons morales justifiées que pour des raisons de politique intérieure. Nul n’a oublié qu’en 1984, la guerre des Malouines redore le blason bien terni de Madame Thatcher et lui permet de gagner les élections suivantes. Cette guerre en Libye redessine notre politique extérieure, qu’elle concerne les rapports inter-méditerranéens, nos relations avec les pays du Golfe, ou le renforcement de l’axe franco-britannique à un moment où l’axe franco-allemand s’affaiblit. (…)

Propos recueillis par Joseph Confavreux

Pour consulter toute l’interview sur le site de Mediapart

 

http://www.solidariteetprogres.org/article7603.html


 

Pour creuser :

 

 

Déjà, le 7 juillet 2010 :

 

Morin sanctionne le général Vincent Desportes : "Sois pro-américain ou tais toi !", par Jacques Sapir

Une dépêche d’agence nous apprenait tard dans la soirée de vendredi que le ministre de la Défense avait engagé une procédure disciplinaire contre le général Vincent Desportes, responsable du CID (le Collège Interarmées de Défense ou ancienne "École de Guerre") pour sa tribune libre publiée dans un quotidien du soir sur la stratégie suivie en Afghanistan.

morin.jpgLe général Desportes ne prenait pas position sur la guerre elle-même ni sur les buts de guerre, qu’il soutient. Il ne prenait pas position sur la stratégie française non plus. Il questionnait la stratégie américaine, ou plus exactement son ambivalence qui aboutit à une absence. Il ne faisait que remarquer, et souligner, les hésitations du président Obama. Les positions affirmées dans cette tribune ne font que traduire le sentiment d’une très large partie de l’Armée.


On peut penser ce que l’on veut de la tribune du général Desportes. Reconnaissons-lui le mérite insigne d’ouvrir un débat qui est plus que nécessaire au vu de la tournure des opérations en Afghanistan. Il faut ici signaler qu’il est dans la vocation même du CID de mener de tels débats. Le  général Desportes était dans sa mission et dans son droit quand il a écrit cette tribune, qui était légitime.

La décision du ministre de la Défense est inique. Elle est aussi scandaleuse et stupide.

Elle est scandaleuse parce qu’elle revient à sanctionner l’un des plus brillants cerveaux de l’Armée française non pas pour avoir critiqué ses autorités politiques mais celles d’un autre pays. Il faut noter qu’aux Etats-Unis ce type d’article, de la part d’officiers d’active, est monnaie courante. Va-t-on alors se donner le ridicule de sanctionner en France ce qui est passé dans les mœurs outre-Atlantique ? Ira-t-on jusqu’au comble du ridicule en sanctionnant un officier supérieur non pour avoir critiqué sa propre hiérarchie mais celle d’un autre pays ?

Quand le général Petraeus qualifie de très sérieuse la situation en Afghanistan, ne critique-t-il pas, lui aussi, du moins implicitement, la stratégie qui a été menée depuis des années ?

Le général Desportes n’est pas un factieux, mais un homme qui fait ce pourquoi il a été nommé à son poste. Venir le lui reprocher aujourd'hui serait donc un scandale.

Au-delà c’est une action d’une profonde et insigne stupidité. Un débat sur la stratégie de l’Otan en Afghanistan est à l’évidence nécessaire. Peut-être convient-il de le rappeler à certaines personnes, mais dans ce pays des femmes et des hommes meurent chaque jour, les uns civils, victimes d’attentats, de représailles ou des tirs fratricides, et les autres militaires, dans des embuscades, tués ou mutilés par des mines et des engins piégés. Ces morts et ces souffrances sont peut-être nécessaires, mais il faut dire à ce moment pourquoi et définir la meilleure possible des stratégies applicables. La guerre n’est jamais un jeu dans lequel on engage une nation impunément.

Aujourd’hui, avec la montée des pertes militaires, mais aussi des pertes civiles qu’impliquent les bombardements de l’Otan, il est clair que la stratégie élaborée à Washington ne fonctionne pas. Toute tentative pour réprimer et supprimer le débat sur ces questions ne peut que nous enfermer dans une stratégie perdante. Le comportement de bunker que les mesures contre le Général Desportes révèlent nous renvoient à ce vieil aphorisme militaire "dans le béton les plus cons !".

En fait, ces mesures posent un autre problème. Peut-on en France critiquer les États-Unis depuis que nous avons réintégré l’organisation intégrée militaire de l’Otan ? Si telle était la raison cachée des mesures visant le Général Desportes, et avant lui d’autres officiers supérieurs moins connus, alors cela signifierait que notre alignement n’est autre qu’un asservissement.

La sanction dont le général Vincent Desportes est menacée est donc porteuse d’un problème grave pour le fonctionnement de notre démocratie. Elle témoigne de la déliquescence de ce gouvernement.

 

Jacques SAPIR

Source du texte : MARIANNE2

 

 

Bernard-Henri Lévy pour un bombardement "humanitaire" de la Libye

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Des reportages indiquent que les services secrets français ont encouragé les protestations anti-Kadhafi

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Le coût des opérations de l'OTAN en Libye

Il est bien évident que l'OTAN ne prend pas en charge la totalité du coup de l'opération en Libye... les frais sont partagés. Et le contribuable Français fera les frais de l'inconscience de Sarkozy,…

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Comment BHL a poussé la France à s'engager dans le conflit libyen

Excellent article acerbe de Dmitri Babitch sur le rôle de BHL pour le bombardement de la Libye, mais aussi un rappel pour son parti pris sur les "dirigeants" tchétchènes... il y a des choses qui ne…

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Libye : Quand BHL remplace Juppé, Sarkozy devient-il une menace pour la diplomatie mondiale ?

Merci à Lobotomie pour l'info ! Que dire ? A part que nos prévisions s'avéraient justes et que Sarkozy s'est fait virer par l'OTAN ? Allez sur le site français NATO, ça vaut le coup d'oeil. On peut…

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Libye:

Selon des responsables militaires russes en charge de la surveillance par satellite, le gouvernement Libyen n'aurait jamais bombardé son peuple (vidéo en anglais):
Mise au Point importante par Michel Collon: Libye "Une guerre pour mettre en accord nos consciences" (vidéo):
CIA, réseaux sociaux et fabrique de l'opinon (vidéo sous-titrée en français):
Libye et révoltes arabes: Interview de Michel Collon sur Radio Express FM (vidéo):

Cinq remarques sur l’intervention contre la Libye:

 

 

 

 

Dernière mise en ligne sur le site de Manuel de Diéguez
 http://www.dieguez-philosophe.com /

- Le printemps arabe et l'avenir de la pensée mondiale , 3 avril 2011


La planète civilisée a changé de paramètres depuis que la réflexion sur l'avenir de l'alliance des démocraties modernes avec la raison scientifique mondiale se situe au cœur du dialogue à venir entre la religion musulmane et l'Europe de la pensée critique. Une première fois, au XIIIe siècle, une rencontre prometteuse entre la philosophie arabe et le christianisme a fait naufrage dans le dogmatisme théologique d'un côté et dans l'essoufflement de l'averroïsme de l'autre. Si l'Occident ne saisissait pas l'occasion nouvelle et unique que lui offre le " printemps arabe " pour approfondir sa connaissance de l'homme et de l'histoire, la rencontre entre les deux géants qu'attend le XXIe siècle serait ruinée pour longtemps.

Mais avant d'explorer cette voie, il convient de s'exercer à un premier recensement des erreurs de parcours à éviter. L'islam est en attente de son destin intellectuel, l'Europe est proche du naufrage cérébral.

Evitons les départs manqués : si nous nous précipitons avant d'avoir exploré le terrain et identifié les obstacles à surmonter, nous perdrons la partie, parce qu'on ne repart jamais du bon pied pour avoir dû rebrousser chemin.

Suite …
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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 02:35
http://www.africa-humanvoice.org/afrique/images/frci2.jpg
http://www.africa-humanvoice.org/afrique/guerrefrci.html



LA GUERRE DE LA FRANCE
CONTRE LA CÔTE D'IVOIRE

présentée par le

 

Pr. Mamadou KOULIBALY
Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire,
avec la collaboration de :
Dr. Antoine AHUA Jr.
Intellectuel et révolté,
Ingénieur, Economiste
et Politologue
Dr. Gary K. Busch
Enseignant,
Economiste, Homme d'Affaires,
Editorialise de OCNUS.Net

 

I - Introduction : Le Gangstérisme international d'Etat, par le Pr. Mamadou KOULIBALY.
II - Côte d'Ivoire : Comment la France a organisé la rebellion, par le Pr. Gary K. Busch.
III - Pour mémoire : Linas-Marcoussis ou le coup d'Etat constitutionnel (Texte intégral de l'Accord)
IV - Pour la compréhension : Pourquoi les Ivoiriens rejettent Marcoussis, par le Pr. Mamadou Koulibaly
V - Eclaraige sur les règles du jeu : L'ONU, la France, les FANCI et la sortie de crise ivoirienne, par Antoine Ahua Jr
VI - Conclusion : A bon entendeur, salut !



 

INTRODUCTION : Le Gangstérisme international d'Etat,
par Mamadou KOULIBALY

 

La Côte d'Ivoire est en guerre depuis la nuit du 18 au 19 septembre 2002, date à laquelle des hordes d'assaillants venus du Burkina Faso, du Liberia et d'autres pays de la sous-région se sont jetés sur elle avec une violence sans pareille dans notre histoire récente en tant que Nation. Depuis, de négociations en négociations, d'accords en compromissions, la Côte d'Ivoire avance vers la paix en tournant en rond. Et à chaque tour, nous nous éloignons encore un peu plus de la liberté, condition et moyen de paix et de stabilité. Les complicités internes sont immenses et certains Ivoiriens se sont soumis aux intérêts morbides qui ont attaqué notre pays.

Pourquoi cette agression ? Pourquoi ces complicités ? Dans quelle direction allons-nous ? Quels sont les vecteurs de notre dynamique ? Qu'est-ce qui détermine les solutions de la crise que notre pays traverse ?

Ces questions, nous nous les posons chaque jour. Et en général, la réponse nous plonge dans le brouillard complet. Personne n'y comprend rien. Marcoussis, la contestation de Marcoussis, de la France, le Comité de Suivi, l'ONU et son Conseil de Sécurité, le gouvernement dit de réconciliation, personne n'y comprend rien, pas même les initiateurs, pyromanes du reste, qui tentent vainement de se transformer en pompiers bienveillants.

L'objet de cette publication est de soulever les questions de fond et d'interroger les événements ainsi que les déclarations et les actions. Il ne s'agit pas d'une oeuvre de résistance à la bourrasque provoquée par les hordes rebelles. Il s'agit plutôt d'un appel pour que nous allions en croisade contre les destabilisateurs de notre pays.

Il ne s'agit pas d'une réflexion philosophique sur la crise et le pardon. Il est question d'un débat politique, d'une prise de position claire capable d'orienter l'action.

L'idée centrale de ce débat est simple qui reprend à son compte la thèse très populaire chez les observateurs, les victimes et leurs bourreaux ; et selon laquelle c'est la France qui est entrée en guerre contre la Côte d'Ivoire. Le lecteur trouvera dans les pages qui suivent les exposés de l'acte d'accusation. Pourquoi la France attaque-t-elle une si petite économie comme la Côte d'Ivoire ?

Nous partons d'hypothèses conformes aux faits, donc testables, vérifiables. Tout part du fait qu'après le coup d'Etat de 1999 (que la communauté internationale a d'ailleurs salué), les ivoiriens, sans l'aide de qui que ce soit, ont écrit une constitution qui, certes, n'est pas le type idéal d'un monde d'amour et de paix perpétuels, mais qui a le mérite d'être l'émanation du peuple, avec ses insuffisances.

Quel pays peut se vanter d'avoir la constitution idéale ? La France est à sa cinquième depuis l'instauration de la République en 1792. Les amendemants à la constitution américaine sont connus. Les réformes constitutionnelles, leurs procédures, leurs contraintes sont aujourd'hui des thèmes clés du calcul du consentement collectif. Ces domaines de l'action politique sont des champs de recherches théoriques et d'enseignement dans toutes les Universités du monde. Plusieurs prix Nobel de la paix, de l'économie et de la littérature ont été décernés à des personnalités pour leur contribution à la compréhension des principes de réformes des Etats et des Institutions. Nulle part il n'est admis que la force militaire, le coup d'Etat, la rébellion armée, la conquête coloniale, l'assassinat politique et l'organisation de génocides sont des méthodes démocratiques de convivialité entre les hommes, entre les peuples, entre les Etats.

Hélas, cette liberté que se donnaient ainsi les Ivoiriens n'a pas plu à tout le monde. Notamment, le gouvernement français qui a trouvé "suffisant" et "arrogant" ce comportement. Pour qui se prennent-ils donc ces Ivoiriens ! Sans conseil de la France, ils s'offrent des réformes de leur vie politique ? Tel était le premier crime du peuple de Côte d'Ivoire. Comment faire comprendre à la France que le peuple de Côte d'Ivoire existe et qu'il a des droits ? Toujours est-il que cette constitution a conduit à des élections qui ont porté GBAGBO Laurent au pouvoir. L'homme a été choisi par les Ivoiriens pour mener la politique de Refondation qu'il leur a proposée. La Refondation est une méthode de gouvernement qui consiste à creuser dans les fondations de la société ivoirienne pour corriger certaines tares structurelles qui bloquent et ralentissent la réalisation du bonheur et de la prospérité tels qu'exprimés dans la constitution. Les droits et les libertés constituent le ciment de la construction de notre Nation ; la violence armée et barbare est prohibée chez nous. Mais la Refondation gêne de nombreux intérêts en Côte d'Ivoire et ailleurs dans le monde.

Une hypothèse simple à admettre aussi, et très bien connue dans la société ivoirienne, est que la France n'apprécie pas la Refondation, surtout lorsque celle-ci porte atteinte aux intérêts français. Mais que signifie donc porter atteinte aux intérêts d'un pays ? Pas de réponse…

La France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts ; tel est, semble-t-il, le leitmotiv d'un général qui a gouverné la France moderne et son empire. A quels intérêts français la Refondation a-t-elle donc porté atteinte ? S'agit-il des intérêts de France-télécom qui a bénéficié d'une convention de privatisation qu'elle n'a pas encore respectée ? S'agit-il des conventions obtenues, de gré à gré, par Bouygues, sur l'eau et l'électricité à l'époque où le chef actuel des rebelles était Premier ministre, conventions qui sont non seulement mal rédigées mais en plus mal exécutées ? S'agit-il du fameux troisième pont d'Abidjan, surfacturé et dont l'offre ne correspond plus à la demande des Ivoiriens ? S'agit-il de l'autoroute du Nord dont il nous oblige d'attribuer les travaux à Bouygues ? S'agit-il des chemins de fer de Bolloré qui mettent du temps à se moderniser ? Les Ivoiriens pensent que oui et leurs réponses ne varient pas.

Mais, il s'agit aussi des dossiers Hyjazi et de leurs techniques de comptabilité multiples et mensongères. Mais, il s'agit aussi du Franc CFA dont la gestion est fondée sur une des plus grosses escroqueries d'Etat de l'histoire de l'économie et du droit international. Les Ivoiriens pensent ainsi. Mais, il s'agit aussi d'Armajaro qui se défend d'être impliqué mais qui reconnaît avoir fait une très bonne opération boursière avec le timing du déroulement de la rebellion. Dans l'imaginaire collectif des Ivoiriens, ces intérêts français qui ne respectent pas toujours leurs engagements, sont les financiers et les commanditaire de cette coalition internationale contre le régime ivoirien.

Plusieurs observateurs font aussi l'hypothèse que parmi ceux qui avaient des choses graves à reprocher aux Ivoiriens, il y avait le chocolatier Barry-Callebaut, bien représenté en Côte d'Ivoire.

Ces hypothèses sur les motivations doivent être complétée par des hypothèses sur le déclenchement du processus de renversement du régime, sur la gestion de la crise qui en a résulté et sur la conception de la sortie de crise par la France, maître d'œuvre, du début à la fin. Blaise Compaoré, Allassane Ouattara, et autres, ne sont que des exécutants chacun à son niveau de responsabilité jusqu'à de Villepin et Chirac. Alors que la France n'a pas respecté ses engagements vis-à-vis des accords de coopération militaires et de défense, elle voudrait institutionnaliser en Afrique le gangstérisme international qui consisterait à ejecter du pouvoir, des régimes démocratiques sous le prétexte fallacieux qu'ils ne sont pas capables de défendre les intérêts du pays gangster. Le peuple de Côte d'Ivoire dit non. La mondialisation véritable ne peut accepter la protection de situations de rente aux dépens de la lutte contre la pauvreté. La France est en contradiction avec l'article premier de la Charte des Nations Unies. Espérons que les Nations Unies, elles-mêmes, feront très attention à l'article 2 de la même Charte.

Les documents que vous avez sous les yeux, vous permettent de vérifier les hypothèses que vous venez d'admettre sur la Côte d'Ivoire. Ainsi, tour à tour, vous plongerez dans l'univers de l'échec du coup d'Etat et du plan de substitution que Paris a aussitôt lancé. Le Professeur Gary K. Busch est économiste et ancien chef du département d'économie de l'Université de Hawaï aux Etats-Unis d'Amérique. Ce chercheur, auteur de plusieurs écrits et contributions dans "the Economist", ainsi que dans "the Intelligence Unit, the Wall Street Journal", et "Africa Analysis" démontre dans son argumentaire comment la France s'est organisée par le bluff, l'intimidation, la supercherie, la simulation et la dissimulation, pour légitimer des brigands armés qui venaient d'échouer dans leur tentative de renversement du régime. C'est le premier texte que vous aurez à lire. Il n'est pas long et vous trouverez d'autres textes du même genre sur le de « Ocnus.net ».

Après l'échec du coup d'Etat et de sa mutation en rébellion soutenue et organisée par la France, il était devenu impératif pour Paris de faire admettre à tous qu'il n'y avait pas de solutions militaires.

Ayant échoué, la France ne donne pas le droit à l'Etat ivoirien de riposter. Elle l'oblige à la négociation avec ses rebelles qui, à Lomé, n'arrivent pas à imposer leur victoire aux Ivoiriens ; bien au contraire, l'Etat de Côte d'Ivoire agressé a gagné et les mauvais joueurs refusent encore une fois le langage du droit. Ils ne croient qu'en la force.

Cette victoire du droit rencontre le refus de Paris qui convoque les partis politiques à Marcoussis. L'Etat ivoirien, qui est la victime de l'agression, disparaît du processus de négociation. Je me souviens encore de cette scène où, Mazeaud, les bras ouverts en étendards, proclamait du haut de son perchoir, qu'il n'y avait pas de rebelles en Côte d'Ivoire et qu'autour de la Table ronde, il n'y en avait pas non plus. A partir de ce moment-là, tout devient possible puisqu'il n'y a plus d'agressé, plus de victime, et donc plus de coupable.

Le rebelle lui aussi, disparaît du processus. Le Quai d'Orsay, ne reconnaît aucun droit à l'Etat ivoirien à qui on va jusqu'à imposer des réformes par la force des armes. Là-bas en France, Paris, naïvement, a considéré que la vie des partis politiques était la chose qui comptait le plus en Côte d'Ivoire. Hélas, Messieurs du Quai d'Orsay, la vie en Côte d'Ivoire est plus complexe que ne le laissent penser les activités des associations privées et des rebelles désemparés. La vie sociale, la vie culturelle, la dignité des Ivoiriens sont aussi importantes que la vie politique et économique, ici comme d'ailleurs chez vous.

Le document restitue donc les accords de Marcoussis dans leur cadre et leur limite. Il vous représente les commentaires critiques qui vont avec ces accords.

Mais, une fois la forfaiture dénichée, Paris trouve un substitut honorable : les Nations Unies ou plus précisément le Conseil de Sécurité qui s'évertue à chercher des solutions là où il est incompétent sinon antidémocratique. Antoine Ahua, un intellectuel engagé et révolté, replace l'action du Conseil de Sécurité dans un débat plus vaste sur les droits de l'homme en Côte d'Ivoire, la légitime défense des Ivoiriens dans le conflit, le sort des accords de défense signés avec la France, et, surtout, nous précise ce que peuvent être l'autorité et les compétences de l'ONU en la matière.

Ce livre est un livre de combat, c'est pourquoi il présente la guerre que la France a décidé de mener contre la Côte d'Ivoire. Le seul crime des Ivoiriens est d'avoir voulu construire un Etat moderne conforme à l'idéal dans le processus de mondialisation en cours. C'est-à-dire, un Etat issu d'une société de droit, ouverte et démocratique. La liberté est mise en procès pour avoir conduit à des issues non désirées par la France de Chirac dont l'axiome préféré est celui selon lequel l'Afrique ne serait pas encore mûre pour la démocratie. Les Etats africains seraient juste bons pour la corruption d'Etat, le recyclage de l'aide publique au développement pour financer les campagnes électorales en France. Nous n'avons le choix qu'entre la démocratie cacaoyère et le parti unique colonial. Le discours de la Baule est rejeté par J. Chirac. Maintenant nous pouvons compéter cet axiome chiraquien par l'idée que le jugement de Chirac ne s'obtient que lorsque lui, juge les résultats de la démocratie non conformes à ses intérêts, indépendamment des intérêts des Ivoiriens. Telle est notre lecture de la rébellion armée en Côte d'Ivoire. Telles sont les conséquences de sa gestion. Elles nous font prendre conscience qu'aucn pays n'a d'amis mais tous ont des intérêts. La Côte d'Ivoire aussi a des intérêts qu'elle souhaite garantir et voir respecter par tous ses partenaires. Après cette guerre la coopération ne sera plus comme avant.

Je vous souhaite une très bonne lecture et une bonne réflexion. Le destin de notre peuple se joue et se détermine maintenant. Les textes présentés constituent, ensemble, un message à l'endroit des autres peuples. Le cas ivoirien est un dangereux précédent. De même que le terrorisme est en train de changer de nature surtout après le 11 septembre 2001, de même le gangstérisme international d'Etat est en train de changer depuis le 19 septembre 2002. Le phénomène mérite un traitement aussi spécial que celui du terrorisme international. Le peuple de Côte d'Ivoire a le droit de se défendre contre n'importe quel agresseur. Personne ne peut lui retirer son droit à l'autodétermination. C'est contre ce gangstérisme d'Etat que le Conseil de Sécurité devrait lutter.

Notre liberté passe aussi par cela. La recherche de la paix ne suffit pas à la prospérité et à la sécurité des peuples et des Nations. La liberté de choix des populations est l'instrument privilégié pour aller à la paix. La paix ne se décrète pas. Ce n'est pas non plus un comportement. La paix est un état d'esprit qui admet que la vie en société doit être librement déterminée par les sociétaires eux-mêmes. Les pacifistes ivoiriens ont de la paix une conception religieuse et incomplète. Ils aiment sacrifier la liberté sur l'autel de la paix. Et dans ce cas, la paix conduit fatalement au parti unique, à la dictature, à la tyrannie et donc à la pauvreté. Au contraire, dans la conception de la Refondation, la paix est le produit par excellence de la liberté.

Patriotes de tous les partis et de toutes les Nations, conjuguons nos efforts pour aller en croisade contre les déstabilisateurs de notre belle Côte d'Ivoire. Il ne s'agit pas d'une option pour nous. Il s'agit d'une nécessité vitale.

Mamadou KOULIBALY

 

II - Côte d'Ivoire : Comment la France a organisé la rebellion, par Gary K. Busch.

Le 4 février 2003, les Français réussissent à obtenir une résolution, par le biais du Conseil de sécurité des Nations-Unies, les autorisant à conduire les opérations pour le maintien de la paix en Côte d'Ivoire, aux côtés des troupes qui devaient être envoyées par la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

L'expression "Opération pour le maintien de la paix" est particulièrement ironique puisqu'elle est utilisée pour masquer le fait que le soulèvement des civils qui a abouti à la crise, était un coup monté et perpétré par l'intervention de la France qui s'est rangée du côté des rebelles.

Le gouvernement de Laurent Gbagbo s'était aperçu qu'il devait libérer l'économie ivoirienne en faisant fi de la domination française. Cela aurait permis à la Côte d'Ivoire de s'ouvrir à tous ceux qui souhaitent lui tendre la main pour relever son économie, et de susciter la libre compétition pour l'achat du cacao qui demeure la principale culture d'exportation du pays.

La France a perçu ce signal d'ouverture comme une menace pour ses intérêts. Elle a préféré à Laurent Gbagbo son adversaire, le général Guéi, qui avait perdu les élections et capitulé lorsque le peuple a réclamé les vrais résultats qu'il tentait de confisquer.

En septembre 2002, quand la rébellion a éclaté, il y avait à peu près 650 rebelles qui avaient occupé la seconde grande ville, Bouaké. Ces rebelles étaient les recrues de Guéi qui n'avaient pas été retenues dans l'armée. Ils avaient peu d'équipements et peu de munitions, car ils s'attendaient à un conflit qui durerait moins de cinq jours. Le président Gbagbo était à Rome pour rencontrer le Pape, et les rebelles, profitant de l'occasion, étaient sûrs qu'ils pouvaient réussir le coup en l'absence du Président. Mais quand l'attaque a été déclenchée, les troupes loyalistes ont répliqué. Elles avaient même réussi à encercler les rebelles en les piégeant dans toute la ville et avaient tué à peu près 320 d'entre eux. Elles s'apprêtaient à lancer l'assaut final sur les 320 rebelles restants quand elles ont été brusquement freinées dans leur élan par le commandant français qui dirigeait les troupes françaises stationnées en Côte d'Ivoire. Ce dernier a demandé 48 heures de cessez-le-feu afin d'évacuer les ressortissants français et les quelques fonctionnaires des Etats-Unis de la ville.

Les troupes loyalistes ont demandé d'attendre qu'elles reprennent d'abord Bouaké des mains des rebelles, mais les Français ont fermement insisté et obtenu le délai de 48 heures. Durant tout ce temps, des soldats français descendaient sur Bouaké à l'aide de parachutes pour prêter main forte aux rebelles. Il était alors devenu impossible pour les loyalistes d'éviter l'affrontement avec les troupes françaises s'ils devaient lancer l'assaut sur les rebelles.

Profitant de ces 48 heures, l'armée française avait commandé trois avions Antonov-12 affrétés qui se trouvaient à Franceville au Gabon. Ceux-ci contenaient tout le nécessaire militaire fourni par la France à partir de l'Afrique Centrale. Des chargements supplémentaires ont été acquis à Durban. Les avions affrétés survolaient la région du Nimba, au Liberia (vers la frontière ivoirienne) et aussi les zones assiégées par les rebelles en Côte d'Ivoire (Bouaké et Korhogo) où ils donnaient un coup de main aux rebelles. Des camions de transport de marchandises déversaient des combattants civils rebelles en provenance du Burkina Faso à destination de Korhogo. Une fois à destination, ces combattants recevaient les équipements que les français avaient fait venir d'Afrique centrale et d'Ukraine.

A partir de ce moment, il y eut 2500 soldats armés du côté des rebelles essentiellement des mercenaires venus du Liberia et de la Sierra Léone, qui étaient aussi embarqués dans les mêmes avions. Ils étaient armés de kalachnikovs et autres armements qui n'avaient jamais fait partie de l'arsenal militaire ivoirien. Par la suite, la France leur a fourni un équipement de communication très sophistiqué. Les officiers ivoiriens savaient que les rebelles étaient toujours informés de leurs actions parce que les Français et les rebelles possèdent les mêmes équipements en communication et écoutent à travers les ondes de fréquences de l'armée ivoirienne.

Une fois les rebelles réarmés et équipés, les Français se sont graduellement retirés, laissant le contrôle des opérations entre les mains de mercenaires recrutés en Europe de l'Est et qui travaillent en coordination avec les Français repliés sur Yamoussoukro. Quand les Français ont fini de positionner les rebelles, ils ont actionné les Nations Unies pour obtenir la résolution les désignant comme chargés de maintien de la paix. La paix n'était pas facile à obtenir d'autant plus que les rebelles armés ouvraient plusieurs fronts et occupaient de grands espaces du pays. Les troupes de la CEDEAO mettaient du temps pour venir et ce n'est que (…) lorsque les troupes ghanéennes ont pris les commandes qu'elles sont arrivées, pratiquement composées de troupes africaines francophones formées, équipées et supervisées par des officiers français.

De nouveaux rapports des services d'information internationaux, cette fin de semaine, citant le commandant des forces françaises pour le maintien de la paix, disaient que les troupes françaises en Côte d'Ivoire avaient découvert des corps et des cas de violence graves sur des civils quand elles sont arrivées dans une ville déserte qui a été attaquée un dimanche par des Libériens armés. Les traces des violences à Bangolo étaient très visibles, y compris les corps. "C'est clair, la violence a affecté beaucoup de gens", disait le colonel Philippe Perret à Abidjan. Il a refusé de dire comment plusieurs corps ont pu être vus alors que l'hélicoptère transportant un détachement de troupes françaises a atterri dans une zone occupée par les rebelles, le samedi soir, à Bangolo, situé au nord-ouest, à 600 km d'Abidjan.

Ousmane Coulibaly, l'un des rebelles, disait qu'il avait demandé à l'hélico français de chercher à voir de près la scène. "J'ai demandé aux Français de venir voir les morts. C'est tout un quartier qui été décimé. Toutes les habitations sont remplies de corps. Seul l'Iman est sorti vivant. Il y avait plus de 200 corps, peut-être 300. Et il y a plusieurs corps dans la brousse".

La partie ouest de la Côte d'Ivoire est sous le contrôle de deux groupes rivaux de rebelles travaillant séparément. Ces combattants sont respectivement des ethnies Krahn et Gio, des tribus qui ont été spoliées de leurs terres vers la frontière ivoiro-libérienne. Ces soldats irréguliers sont issus du régime barbare et brutal du sergent Samuel Doe du Liberia aux côtés duquel ils ont combattu dans la guerre civile libérienne. Ensuite ils ont déniché leurs suiveurs démoniaques en Sierra Léone là où ils ont combattu aux côtés du RUF. Ils sont réputés dans la mutilation de leurs victimes auxquelles ils coupent les bras, les jambes ; dans le viol et le pillage, la brutalité sur des générations de la jeunesse ouest-africaine qu'ils ont utilisée comme soldats et comme esclaves exploités à des fins sexuelles. Ils forcent ces jeunes à commettre des actes de barbarie sur leurs propres familles et sont nourris au cocktail d'alcool, de drogue et à la poudre de fusil qui les met dans un état second pour pouvoir jouer leur rôle. Ces mêmes soldats irréguliers sont ceux qui ont envahi la Côte d'Ivoire et se font appeler rebelles. La plupart d'entre eux parlent anglais…

Le commandant français a blâmé ce massacre des Libériens fantômes qui sont supposés appartenir à l'armée régulière de la Côte d'Ivoire. Ceci est totalement faux et fortement démenti par le président Gbagbo et les chefs de son armée. Des sources libériennes, sierra-léonaises et ivoiriennes (civiles, militaires, ONG) indiquent que c'est un mensonge grossier que les rebelles ont raconté aux Français qui, à leur tour, le propagent. Raconter ces mensonges, aux yeux du gouvernement ivoirien, n'est pas la meilleure façon de préserver la paix. C'est plutôt un plateau "de maintien de trouble".

Nombreux sont les réfugiés des zones rurales qui ont déjà afflué vers la capitale, Yamoussoukro. Plusieurs rapports insistent que les brutalités commises par les rebelles sont cautionnées par les forces françaises. Et, au bas mot, les civils tués sont estimés à des dizaines, des milliers. "Ils sont arrivés et ont décimé ma famille pendant que ces soldats les regardaient et riaient", raconte une jeune fille de 12 ans qui a refusé de décliner son identité par crainte de subir des représailles. "Ma mère a plaidé pour que les combattants ne tuent pas mon père, mais ils lui ont donné un coup de pied", ajouta-t-elle. Les journalistes de l'agence Reuters avaient essayé d'aller vérifier le nombre de tués, mais les Français leur ont strictement interdit l'accès aux sites où les atrocités ont été commises. Il semblerait que plus de mille villageois ont péri dans les mains des Français qui supportaient les rebelles dans un village proche du département de Vavoua.

"Nous ne sommes plus une colonie française et demandons à la France de mettre fin à ses aspirations impériales à l'endroit de la Côte d'Ivoire", disait le Premier ministre, Ministre de la Planification du développement, Pascal Affi N'Guessan, qui a ajouté : "Ils veulent absolument contrôler le commerce du cacao et du café qui sont très lucratifs. Combien vont-ils tuer pour satisfaire leur gourmandise ?" La Côte d'Ivoire est le plus grand producteur de cacao dans le monde.

Le mandat accordé aux Français par les Nations Unies expire le 2 juillet 2003. C'est sûrement avec beaucoup d'intérêt que chacun constatera que le mandat des Nations Unies n'est pas renouvelé. Si les Etats-Unis et le Royaume-Uni veulent vraiment gagner la confiance et l'estime des nations francophones (exemple, la Guinée et le Cameroun) pour leurs politiques, ils doivent montrer qu'ils ont la volonté de les soutenir en s'opposant aux intrigues françaises. Refuser à la France une seconde résolution serait une étape positive.

Par Gary K. Busch
Source : OCNUS.NET
Du 13 mars 2003
(Traduit de l'anglais par Affoué Konan
(Stagiaire à Notre Voie)

 

suite ici :

 

http://www.africa-humanvoice.org/afrique/guerrefrci.html

 

 

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