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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 00:08

DÉCLARATION DE ACTUS / prpe SUR LES BOMBARDEMENTS DE LA LIBYE PAR LA FRANCE ET PAR L’OTAN

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Une « victoire  provisoire» sans gloire ni honneur pour la France  qui bombarde les pays  africains dépourvus de puissance militaire.


Le président Sarkozy a-t-il besoin de massacrer les africains, de détruire la Libye du Colonel Kadhafi, la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo et de kidnapper  ce dernier pour donner un coup de pouce à l’économie française? A-t-il besoin de maintenir artificiellement le poids politique de la France, de prouver que l’hexagone demeure encore une puissance « moyenne » sur l’échiquier politique internationale ? ou de faire monter sa côte de popularité en forte chute  en massacrant les africains?                                                                                                                

En tout état de cause, le locataire de l’Elysée nous montre l’image d’un boxeur poids lourd qui pérore sa victoire dans les médias face à un adversaire poids plume choisi par ses soins de manière « décomplexée». Cela n’a rien de glorieux et rien ne sert de crier très tôt au triomphalisme. Nous avons ici à faire à un acte de faiblesse morale et de d’imposture intellectuelle. Un tel comportement jette de l’opprobre sur son auteur.  

    

Le président Sarkozy oserait-il lancer une campagne de dénigrement, de mépris, d’insolence et autres oukases aux présidents d’Algérie, de Corée du Nord, d’Iran  ou même de Chine dont les régimes sont pourtant qualifiés par les impérialistes de dictatures selon leurs propres critères?  Le président Sarkozy oserait-il lancer ses avions bombardé ou envoyer ses unités spéciales pour kidnapper les présidents d’Algérie, de Corée du Nord, d’Iran  ou de Chine?  De toute évidence, il est conscient qu’une telle aventure militaire contre l’un de ces pays recevra une riposte foudroyante et concomitante. Cependant, il ignore que ces pays faibles, aujourd’hui agressés et humiliés n’auront pas la mémoire courte. De plus, ils ont à leurs côtés la nouvelle génération africaine patriote combattante qui n’acceptera jamais cette servitude coloniale de la France. Cette jeunesse  se battra jusqu’à la victoire  finale afin de  laver cet affront qui est fait à  toute l’Afrique. Le réveil sera brutal et les lendemains déchanteront  pour les  piètres «vainqueurs» impérialistes d’une  prétendue «victoire militaire» provisoire  sans gloire ni honneur en Libye et en Côte d’Ivoire.  

Dans ces conditions où le droit de la force brutale des puissances occidentales  prime sur la force du droit international, pourquoi les pays du sud ne devraient-ils pas chercher eux aussi à être forts et puissants militairement afin de se défendre ? Pourquoi l’Afrique, un continent ne chercherait-elle pas à se doter de l’arme atomique afin de rétablir ce qu’on appelle « l’équilibre de la terreur » et de se faire respecter à l’instar  la petite Corée du Nord ? Pourquoi les états impérialistes qui détiennent l’arme atomique exercent des pressions, chantages et menacent en permanence les faibles et leurs imposent leur volonté?  C’est insupportable et injuste !

Pour l’intégration de la Jamahiriya dans la communauté internationale après des décennies d’embargo, les impérialistes avaient posé au Guide Kadhafi comme première condition la destruction des centres de recherches nucléaire du pays et l’abandon définitif d’acquisition de l’arme nucléaire. Malgré l’exécution de cette condition et bien d’autres, le pays est aujourd’hui, bombardé. Loin de faire l’apologie de l’arme nucléaire dont les conséquences mortelles pour l’humanité sont indéniables, nous pensons que l’honnêteté intellectuelle voudrait qu’on regarde en face cet odieux chantage, cette prise en otage des peuples africains par les puissances impérialistes occidentales qui s’octroient tous les droits de vie et de mort sur des êtres humains. Il serait juste et c’est une question morale de demander en premier aux puissances nucléaires de procéder  à la destruction totale de toutes les armes nucléaires en leur possession et de ne plus jamais en fabriquer. Ce n’est qu’après l’instauration et l’application d’une telle convention de dénucléarisation  absolue que l’Afrique devrait y souscrire. Un combat avec un char lourd contre un adversaire équipé d’un petit  pistolet, c’est la situation dans laquelle les puissances impérialistes  voudraient  cantonner l’Afrique qui doit s’opposer fermement. Pourquoi l’Afrique devrait-elle assister impuissante  aux kidnappings de ses dirigeants et aux expéditions militaires punitives et d’occupation de ses terres par les puissances étrangères ? Pourquoi  les peuples africains devraient-ils accepter l’imposition des « kits de dirigeants formatés et soumis » que les impérialistes débarqueraient de leurs fourgons lors de leurs occupations militaires ?       

L’hypocrisie et le complot  d’asservissement des peuples africains sont une réalité que le « politiquement correct » empêcherait  de dire ou d’avouer. Les derniers masques sont désormais tombés avec les agressions militaires conduites par le président Sarkozy contre la Libye et la Côte d’Ivoire, la crédulité de certains qui espèrent encore à un changement organique dans la politique française en Afrique devrait disparaître à jamais. La situation est gravissime, les activistes et patriotes africains doivent prendre leurs responsabilités historiques 

Les impérialistes occidentaux se doivent de reconnaître que les peuples africains ont droit à l’indépendance, à la souveraineté,  au contrôle de leurs richesses naturelles et à leur utilisation pour leur développement rationnel et durable du continent et enfin ils ont aussi le droit de choisir  librement leurs dirigeants et leurs modèles politiques.et économiques suivant leurs aspirations. C’est seulement en respectant et en reconnaissant ces droits aux peuples d’Afrique et à ceux du Sud par les puissances impérialistes occidentales, que la paix et la coopération mutuellement avantageuse s’instaureraient dans les relations internationales.

 

Après la guerre par les airs et la mer, l’expédition impérialiste des troupes au sol se précise.


Pendant plus d’un mois, l’aviation de la coalition impérialiste dirigée par la France pérore sa victoire d’avoir réussi à infliger des lourdes pertes aux troupes gouvernementales libyennes. La Dca, les Chars, les Centres de commandement  du Colonel Kadhafi auraient été détruits selon les envahisseurs. Malgré les prétendus succès des bombardements, afin d’aider les insurgés dans leur marche sur Tripoli, ces derniers piétinent. En effet, la détermination du peuple libyen et de l’armée gouvernementale est au firmament. Les Forces loyalistes ont su s’adapter à la nouvelle donne, ce qui présage d’une longue lutte de résistance contre les agresseurs occidentaux et leurs valets du CNT.                                                                                                                Conscients de leur faiblesse et surtout ne disposant pas de soutien populaire dans le pays hormis de leur enclave tribale de l’Est de la cyrénaïque, les responsable des insurgés demandent en chœur l'intervention de troupes occidentales au sol afin de combattre les troupes gouvernementales. En sollicitant les  armées étrangères d’occuper leur pays, de tuer les populations  pour prendre le pouvoir à Tripoli, les dirigeants du CNT se discréditent à jamais aux yeux du peuple en jouant le rôle de collabos ou Harkis des impérialistes. Il y a quelques jours, l’aviation de leurs alliés avait bombardé les populations civiles dans la zone sous leur contrôle, faisant des morts. Dégâts collatéraux ou pas, les bombes impérialistes tuent  indistinctement des libyens en prélude à l’occupation totale du pays à l’instar de l’Irak. Selon l’agence de presse Ria-Novosti du 25 mars 2011, les troupes de l’Otan prépareraient une opération terrestre fin avril-début avril si les bombardements aériens n’arrivent pas à vaincre le régime du Colonel Kadhafi.

 Quelques faits constatés font craindre malheureusement que l’intervention terrestre aurait déjà commencé avec l’éclatement de l’insurrection du 19 mars. En effet, le quotidien algérien El Khabar, repris par la presse internationale, affirme sur son site internet qu'un « commando français » s'est égaré dans l'ouest de la Libye sur le plateau d'Hammada al Hamra. Cette région désertique est située à 200 kms au sud de Tripoli et s'étend sur plusieurs milliers de km². Le journal écrit qu’Alger a refusé, au début de la semaine, une demande française d’autorisation de survoler l’espace aérien algérien, pour une mission de recherche d’un commando français qui s’est égaré dans la région de « Hmada El Hamra », après que ce dernier a eu des problèmes techniques dans son véhicule. La recherche du commando français a duré deux jours. La même source a également indiqué que ce commando a été sauvé par la suite. [Marianne du 7 avril 2011]

La France, la Grande-Bretagne et l’Italie ont annoncé l'envoi prochain d'Officiers de liaisons ou des Conseillers auprès du CNT dans l'est du pays pour prodiguer des conseils aux rebelles en matière d'organisation et de communication, mais aussi certainement pour  entraîner et armer les combattants. Le président de la commission des affaires étrangères est favorable à l’envoi des troupes au sol. M.Axel Poniatowski a déclaré : «Il ne s'agirait aucunement de troupes d'occupation, ce qu'exclut la résolution, mais de 200 à 300 hommes des forces spéciales servant d'appui au sol pour guider les bombardements » [Le Figaro du 18 avril 2011]

Le Secrétaire au Foreign Office William Hague a affirmé que les conseillers militaires rejoindront des diplomates britanniques qui coopèrent déjà avec les chefs de l'insurrection à Benghazi [Source : Canadian Press]. Combien de commandos spéciaux impérialistes opéreraient déjà  en secret sur le territoire jamahiriyen ? 

Selon des sources arabes, des mercenaires égyptiens  auraient été recrutés et envoyés en Libye pour épauler les insurgés. D’autres affirment la présence des militants d’Al Quaïda dans les rangs des insurgés.

Dans son article du 03 avril 2011 traduit du quotidien britannique  « Daily Telegraph » du 26 mars 2011, Tarpley écrit : « Darna,  une ville clef de la zone tenue par les rebelles entre Benghazi à l’Ouest et Tobruk à l’Est. Elle est dirigée par un certain al-Hasidi, un conseiller militaire d’Al Qaeda qui a frayé avec Ousama ben Laden au camp d’entrainement terroriste de Khost en Afghanistan. Hasidi se vante d’avoir formé et envoyé 25 combattants de la mort se battre contre les soldats de l’Otan et des Etats-Unis en Afghanistan : on se demande combien ils ont tué de soldats occidentaux. Hasidi a été fait prisonnier de guerre américain après avoir été capturé par les Pakistanais, mais il a déclaré au Wall Street Journal du 2 avril, qu’il haïssait maintenant les américains « à moins de 50 % », laissant entendre que les américains pouvaient se racheter aux yeux d’Al Quaïda en fournissant des armes, de l’argent, le pouvoir politique et un soutien diplomatique. A ses côtés, le contrôle de la ville est assuré par Sufian bin Kumu, ni plus ni moins le chauffeur d’Ousama ben Laden, autre terroriste notoire qui a été interné dans la base de Guantánamo Bay pendant 6 ans.           De même, parmi les édiles de Darna, on compte Al-Barrani, membre actif du groupement de lutte islamique en Libye, qui a fusionné avec al Qaeda en 2007.

Ce troupeau de fanatiques, de psychotiques et de criminels est présenté par les média dominants sous influence de la CIA comme l’élite dirigeante et efficace qui formera le gouvernement démocratique futur de la Libye. En réalité, le conseil des rebelles de Benghazi, avec le poids des terroristes d’al Qaeda, ne présiderait au plus qu’à la descente du pays dans le chaos du tribalisme ; les chefs militaires et les syndicats de criminels écriraient dans cette région la fin de la civilisation.                                                                                               

Ceci semble être exactement le but de la politique américaine, non seulement en Libye mais dans toute la région. [Source:Tarpley.net  du 3 avril 2011]

L’envoi des troupes de la coalition au sol est donc une réalité et il monterait en puissance et officiellement lorsque l’opération totale sera lancée. Pour l’instant les envahisseurs prépareraient l’opinion publique  généralement réticente  au coût matériel et humain  d’une guerre. A ce sujet, les journaux britanniques tirent la sonnette d’alarme  sur le danger de l’intervention terrestre en Libye, qu’elle juge très risquée et qui serait un autre bourbier vietnamien. [Le Monde du 20 avril 20 / Daily Mail 20th April 2011]

Selon l’Afp du 13 avril 2011, le groupe de contact sur la Libye qui regroupe une vingtaine de pays et organisations, a décidé d’aider financièrement et matériellement les insurgés.

Le CNT, par la voix de Mahmoud Chammam, responsable de l'information au sein du CNT, a déclaré que la rébellion pourrait demander à certains Etats de la coalition internationale des armes « défensives » pour protéger les civils. Cependant, craignant  que les armes  défensives qui seraient livrées au CNT ne tombent  entre les mains des groupes terroristes, les troupes impérialistes justifieraient leurs présence sur le terrain  et qui les utiliseraient aux côtés des insurgés contre les forces loyalistes. L’implication des troupes impérialistes au sol montera en puissance. Une guerre ne se gagne pas uniquement  avec les armes sophistiquées mais aussi avec les hommes qui portent un idéal juste. Le peuple libyen qui soutient le Guide Kadhafi se bat contre des forces impérialistes occidentales qui voudraient occuper son territoire et le piller. Sa résistance est légitime par conséquent sa détermination à vaincre l’ennemi ira en grandissant suivant l’intensité de la guerre. Les envahisseurs et autres mercenaires alliés des puissances occidentales, attirés par les billets verts, n’auront jamais la motivation du camp des loyalistes car leur guerre est injuste. Ils seront vaincus dans le désert libyen à l’instar des troupes Nazies, qui  dans ce même dessert furent taillées en pièces par la colonne du Général Leclerc, venue du Tchad pendant la seconde guerre mondiale  1939-1945.

 

Les puissances impérialistes et leur créature le CNT  n’ont aucune réelle volonté pour une  solution pacifique en Libye.


La croisade impérialiste contre le guide réussirait t-elle ? Rien n’est moins sûr car après plus de deux mois de bombardements, l’alliance anti Kadhafi dirigée par le président Sarkozy et comprenant l’Otan, commence à se fissurer : l’Italie, la Turquie, la Pologne, l’Allemagne…  sont défavorables à l’option militaire car le doute sur la vraie nature du CNT et les conséquences sur la stabilisation de la région  de son hypothétique victoire  font leur chemin.

                                                                                                                                                           Selon les sources gouvernementales à Tripoli, les corruptions, promesses et autres pressions seraient exercées par les impérialistes  sur certains dirigeants et diplomates libyens. Cette offensive de déstabilisation participerait à faire le vide autour du Guide, en l’isolant et accélérer sa chute  ou la scission du pays. Peine perdue car la majorité du peuple le soutien et c’est ce qui explique son maintien au pouvoir malgré les bombardements et insurrection de Benghazi. Certains anciens collaborateurs du Guide qui ont cédé aux sirènes impérialistes n’ont pas émergé politiquement et moins encore n’ont pas permis la chute rapide tant escomptée du Colonel Kadhafi. Les envahisseurs et occupants sont dans une impasse. Comment s’en sortiraient-ils honorablement sans perdre la face suite à leur aventure militaire aux conséquences incalculables ?  

       

Face à cette guerre qui s’enlise, le Secrétaire Général de l’Onu a appelé à un cessez le feu afin de trouver une solution pacifique, reprenant ainsi le contenu du préalable de la feuille de route du panel de l’Union africaine sur la Libye. [Le Quotidien du Peuple du 14.04.2011].Cependant, le CNT a rejeté la proposition d’un cessez le feu immédiat, lequel fut par contre accepté par le Guide Kadhafi. Les insurgés posent comme préalable à toute solution pacifique la démission du dirigeant libyen. Ils adoptent ainsi la même position que celle de la France, des Usa et de la Grande Bretagne.                                                                                                    Le porte-parole du Conseil national de la transition (CNT), Abdel Hafiz Ghoqa a déclaré après la réunion du groupe de contact à Doha (Qatar) : «  En demandant à Mouammar Kadhafi de partir, le groupe de contact répond à la principale exigence du CNT plusieurs fois répétée. C'est pour cette raison que les insurgés avaient rejeté la feuille de route proposée par l'Union africaine » [Rfi du 14 avril  2011]. 

 

Les puissances occidentales par la voix de leurs Chefs d’états (Sarkozy, Obama, Cameron) ont réaffirmé dans une tribune commune : « Il ne s’agit pas d’évincer Kadhafi par la force. Mais il est impossible d’imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi» [Le Figaro 14 avril 2011] La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a indiqué que « Washington souhaitait aussi voir un cessez-le-feu, mais qu'il doit y avoir une transition qui reflète la volonté du peuple libyen et le départ de Kadhafi du pouvoir et de Libye »    

                           

Demander au préalable le départ du Colonel Kadhafi et vouloir négocier, est une contradiction. Cela montre en effet, que du côté des insurgés et de leurs Maîtres, il n’y a aucune réelle volonté de résoudre pacifiquement le conflit libyen. Leur rêve est de découdre militairement avec le Guide et changer le régime. De quel droit, de qui et quel mandat autoriseraient des dirigeants étrangers quelle que soit leur puissance, d’évincer un président d’un autre pays et imposer un autre à leur convenance ? Le mépris et l’humiliation de l’Afrique se poursuit.   

 

La déclaration des trois Chefs d’états occidentaux, est une violation de la résolution 1973 sur la protection des populations civiles et le changement du régime. Elle montre de facto le but final à atteindre par tous les moyens, celui d’évincer le Guide Kadhafi et de le remplacer par un valet qui mettra à leur disposition les immenses ressources pétrolières nationalisées par ce dernier. Le processus d’une guerre totale d’invasion de la Jamahiriya  se préciserait avec  l’accélération et l’amplification de la diabolisation du Guide qui « massacre son propre peuple ».Tous les régimes anti impérialistes, nationalistes ou révolutionnaires furent  diabolisés  avant d’être évincés du pouvoir ou assassinés par les puissances occidentales : Mossadegh en 1953 en Iran, Lumumba en 1961 au Congo Kinshasa, Bishop en 1983 à Grenade, Milosevic en 1999 en Yougoslavie, Saddam Hussein en 2003 en Irak, Laurent Gbagbo le 11 avril 2011 en Côte d’Ivoire. Certains comme Mossadegh en Iran sont qualifiés de « fanatique » ou de « fou » pour  le Colonel Kadhafi. Leur crime est d’avoir nationalisé les compagnies pétrolières britanniques et étatsuniennes et d’avoir utilisé les revenus pétroliers pour le développement  et le  bien-être des masses populaires.        

 

Ces trois Chefs d’états occidentaux montrent leurs mépris en violation flagrante du texte qu’ils avaient proposé  eux-mêmes au vote du Conseil de sécurité. En effet, la résolution 1973 du 17 mars 2011 sur la Libye porte sur l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au Nord de la Libye. Cependant, dans leur déclaration commune les trois(3) dirigeants occidentaux se prépareraient de facto à tout mettre en œuvre surtout militairement pour neutraliser le Colonel Kadhafi. À cet effet, le dernier acte de terrorisme d’état exécuté en Côte d’Ivoire par le président Sarkozy, servirait de modèle pour la Libye. 

                                   

L’intervention des unités spéciales de l’armée française dans les bombardements du palais présidentiel et le kidnapping du président légitime de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo le 11 avril 2011 fera cas d’école dans les états major des armées impérialistes dans leurs futures opérations punitives d’occupations et d’enlèvement et de séquestration  des présidents africains insoumis.


Malgré l’appui de l’Otan, la croisade impérialiste et les insurgés n’ont pas réussi à anéantir les Forces gouvernementales qui résistent  courageusement. Leur progression est stoppée  et le guide contrôle toujours la majorité absolue du territoire national. À ce sujet, voici ce que disait dans une interview publiée par le quotidien panarabe Asharq al-Awsat, M. Seif al-Islam Kadhafi : « les dissidents ne représentaient qu'une infime partie du peuple libyen, affirmant que son père obtiendrait 80% des voix si des élections devaient s'y dérouler(…).Sur 90% du territoire, la situation est impeccable, mais nous avons des problèmes à présent à Derna, Benghazi et un peu à Tobrouk , trois villes dans l'est du pays. La Libye ne sera pas morcelée, il s'agit d'une crise qui passera. [Belga du 03 mars 201].


D’autres bonnes volontés pour la médiation en Libye se sont prononcées : Le président vénézuélien Hugo Chavez a proposé de conduire une mission de médiation entre les belligérants [Rfi du 03 mars 2011]. Cette proposition a été rejetée par les insurgés et les puissances occidentales mais acceptée par le Guide Kadhafi. Les pays d’Amérique latine avaient accepté de vérifier l’offre de cessez le feu du Colonel Kadhafi en vue d’une solution négociée. L’ensemble des pays latino américain avaient proposé alors de créer une mission qui sera conduite par l’ancien président brésilien, Lula Da Silva. Une nouvelle fois les insurgés et leurs alliés impérialistes ont balayé d’un revers de la main    cette offre.

Toujours sous l’aspect diplomatique et en violation flagrante des relations internationales, la France, les Usa, la Grande Bretagne…ont permis aux diplomates libyens  accrédités  auprès de leurs états  et qui ont rejoint le camp des insurgés, de s’accaparer de ces chancelleries. Les Ambassades sont des territoires libyens appartenant au gouvernement légitime de Tripoli. Leurs occupations par les insurgés sont illégales.

 

Le vote de la résolution 1973 : une trahison pro-impérialiste des états africains contre le continent et une humiliation de l’UA.


La résolution 1973 du Conseil de sécurité a été votée par 10 voix contre 5 abstentions (Allemagne, Brésil, Inde, Chine et la Russie). Sur les 193 états membres de l’Onu, 54  sont africains. Dix (10) voix  contre 183 autres, décident de tuer les libyens par les bombardements de Tripoli. Nous somme en présence d’une imposture intellectuelle démocratique, un déni de démocratie à la majorité absolue des pays du Sud par les puissants  qui régentent le monde. C’est une injustice caractérisée qui doit être corrigée par une profonde réforme du Conseil de sécurité avec l’attribution de 3 sièges permanents pour le continent africain. Notons que l’Europe dispose le même nombre de sièges (France,  Grande Bretagne et Russie).


Parmi les 10 votes en faveur de la résolution 1973, trois (3) étaient  africains, membres non-permanents du Conseil de sécurité. Il s’agit de l’Afrique du Sud, du Nigeria et du Gabon. Si seulement  deux (2) d’entre eux avaient opté pour l’abstention, la résolution  1973  serait nulle par conséquent inapplicable. Au demeurant, soulignons que des pays non africains Russie, Chine, Allemagne, Brésil et Inde avaient mieux défendu notre continent que nos états. Quelle honte!                                                                                                         

On mesure aujourd’hui la responsabilité historique de la faute gravissime commise par ces trois pays africains. Pourquoi  avaient-ils voté en faveur de cette résolution ? Quelles seraient les conséquences sur l’avenir de l’Afrique ?                                                               

Parmi les trois pays ayant voté la résolution 1973, l’Afrique du Sud et le Nigeria seraient pressentis pour siéger au Conseil de sécurité en qualité de représentants de l’Afrique en cas d’une éventuelle réforme des structures de l’Onu. Les  « promesses » qui seraient faites à ces deux géants de l’Afrique auraient-elles joué pour l’approbation de cette scélérate résolution? Outre les promesses de sièges au Conseil de sécurité, il n’y     aurait-il pas d’autres demandes qui nécessiteraient l’appui  de la France auprès du club de Paris ou la vente par l’hexagone de certains équipements stratégiques ?                                                                                           

Des faits troublants ou pure coïncidence, on retrouve les deux géants africains en face du président Sarkozy, le même qui dirige les croisades guerrières contre les légitimes présidents africains insoumis  en l’occurrence M. Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire et le Guide Mouammar Kadhafi en Libye.                                                   

 

Le Colonel  Kadhafi a commis le crime de lèse majesté de s’opposer à la domination impérialiste dans le monde.  Cela est suffisant pour qu’il puisse bénéficier de la solidarité militante panafricaine. Dans le cas échéant, c’est  trahir la cause des peuples africains.

 

 

En son temps, la République Populaire de Chine(RPC) du Camarade Mao n’a jamais trahi ses convictions révolutionnaires communistes afin d’évincer la petite île et province de Taïwan qui représentait injustement le grand peuple chinois du continent. Il a fallu attendre 22 ans après la création de la RPC pour que l’Onu puisse la reconnaître  le 26 octobre 1971 l’état communiste et ce, au grand dam des Usa qui soutenaient la Chine nationaliste et « capitaliste ». La résolution 2758 du Conseil de sécurité stipule : « le rétablissement de la République populaire de Chine dans tous ses droits et la reconnaissance des représentants de son gouvernement comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l'Organisation des Nations unies, ainsi que l'expulsion immédiate des représentants de Tchang Kaï-chek du siège qu'ils occupent illégalement à l'Organisation des Nations unies et dans tous les organismes qui s'y rattachent ».   Non seulement la RPC, communiste entre à l'Onu, mais l’île de Taïwan, anciennement Formose, en est exclue immédiatement. Au même instant, la République populaire de Chine devient un des cinq (5) membres permanents du Conseil de sécurité de l’institution internationale aux côtés des Usa, de la Russie, de la Grande Bretagne et de la France.                                                                                                                                                                       

C’est à force de travail, d’abnégation, de persévérance et de l’application d’une politique indépendante, anti impérialiste et de développement constant, que la RPC a su et dû s’imposer aux puissances occidentales en qualité de partenaire égal, respecté et respectable. Nos deux géants africains devraient plutôt s’en inspirer et non servir de caution morale aux expéditions militaires punitives coloniales et d’occupation des puissances impérialistes dirigées par le président français Sarkozy.


Rien ne saurait justifier tout acte quel qu’il soit  et quel que soit la nature du contentieux, qu’un pays d’Afrique puisse s’allier aux impérialistes pour détruire un pays de notre continent  voire n’importe quel pays du sud.  L’avenir de l’Afrique et celui des générations futures dépendent  des actes  courageux qui devraient être posés aujourd’hui. Ils auront pour perspectives à long terme de conduire le continent  vers une véritable indépendance  économique, politique, militaire et sociale  en vue de créer les Etats-Unis d’Afrique (EUA).


L’Union africaine (UA) pour laquelle le Guide Kadhafi a consenti tant de sacrifices, a fait  preuve  d’une lenteur déconcertante à réagir aux bombardements de Tripoli le 19 février 2011. Il a fallu attendre près de trois semaines plus tard, le 10 mars pour que  le Conseil de sécurité et de paix de l'organisation (CPS) rejette toute intervention extérieure et propose médiation. Cette proposition fut balayée  d’un revers de la main par la France, La Grande Bretagne et les USA,

suite à la réunion du 19 février 2011 de Parisqui  privilégie  l'option militaire.                                                                                                                                       

L’organisation panafricaine serait encore victime de la servitude de certains Chefs d’états à l’égard des puissances impérialistes, surtout ceux du pré carré français dont la mission serait de torpiller la consolidation de l’UA  et sa projection vers les EUA. C’est aussi seulement le 10 mars que  fut crée le Comité ad hoc de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye comprenant  des chefs d'Etat de la République islamique de Mauritanie, la République du Congo, la République du Mali, la République d'Afrique du Sud, et la République d'Ouganda, ainsi que du Président de la Commission de l'UA . Réuni pour la première fois le 19 mars à Nouakchott, ledit Comité s’était rendu par la suite à Tripoli puis à Benghazi  avec la proposition de servir de médiateur entre le  Guide Kadhafi et les insurgés, lesquels ont récusé cette offre de solution négociée à la crise comme leurs maîtres occidentaux qui les tiennent en laisse.


Le comité l’Union africaine (UA) sur la Libye, composé de chefs d’Etat, a regretté « de ne pouvoir se rendre » le 20 mars en Libye comme il l’avait souhaité et annoncé car  l’autorisation demandée à la communauté internationale lui avait été « refusée ». Voici une phrase qui fait froid au dos et qui hypothèque l’avenir de l’Afrique. Les puissances occidentales interdisent aux dirigeants africains de se déplacer librement sur leur propre continent sans leur « autorisation ou «visa». C’est de la recolonisation rampante de l’Afrique car leur acte prouve qu’elles considèrent toujours l’Afrique comme leur propriété privée et ne reconnaisse pas son indépendance. 


Pourquoi ces dirigeants africains ont-ils accepté une telle humiliation dans notre « domicile commun, l’Afrique » par les «intrus » ? Exécuter ces diktats impérialistes, est un déshonneur pour l’Afrique. Le «test d’acceptation de la recolonisation de l’Afrique» a été concluant alors comment s’étonner de l’arrogance, du mépris et des humiliations permanentes à l’égard du continent et de l’UA ? Ces dirigeants qui ont capitulé, ont-ils conscience des conséquences néfastes de leur acte sur l’avenir du continent et celui des générations futures ? Ces dernières ont le droit de relevé cet affront endémique et de lutter contre la domination coloniale jusqu’à l’indépendance totale  et irréversible du continent.


Ce camouflet infligé à l’Afrique se poursuit avec un mépris révoltant  voire une insulte aux peuples lorsque les puissances impérialistes n’ont pas consulté l’UA avant  de déclencher les bombardements. Elles  ignorent les décisions de l’UA, s’ingèrent dans les affaires africaines et imposent leurs décisions à tout le continent. Cela est inadmissible!  Les puissances occidentales sont-elles devenues membres de l’UA ? La France, la Grande Bretagne, l’Espagne et l’Union européenne accepteraient-elles que l’UA  aide les nationalistes Corses, Basques, irlandais, Breton? qu’elle batte campagne ou intervienne militairement pour les changer les Chefs d’états Sarkozy en France, Zapatero en Espagne ou Cameron en Grande Bretagne? Il est révoltant de constater que la poignée de puissances impérialistes occidentale, baptisée hypocritement « Communauté internationale » régente le monde en violation flagrante des conventions internationales qui régissent les relations entre les états. Nous assistons injustement à la primauté du droit de la force militaire brutale des puissances impérialistes sur la force du droit international.  

                                                           

Ces humiliations infligées à l’Afrique, a tout de même éveillé chez certains dirigeants  de l’UA  le sentiment  d’honneur. C’est ainsi que convié à la conférence de Paris des 19 et 29 mars, M. Jean Ping, président de la Commission de l'UA, avait refusé d’y participer et de faire de la simple figuration car les puissances occidentales appliquent déjà leur décision unilatérale de bombarder  la Libye.   

                                                             

Cet état d’asservissement dans lequel les colonisateurs voudraient maintenir l’Afrique, exige des peuples victimes et de la nouvelle génération continentale une riposte adéquate. La déclaration d’Alger de 1976 reconnaît aux peuples le droit de recourir si nécessaire à la lutte armée pour se libérer. 

                                    

Le préambule de cette déclaration dit : « Conscients d’interpréter les aspirations de notre époque, nous nous sommes réunis à Alger pour proclamer que tous les peuples du monde ont un droit égal à la liberté, le droit de s’affranchir de toute ingérence étrangère et de se donner le gouvernement de leur choix, le droit, s’ils sont asservis, de lutter pour leur libération, le droit de bénéficier, dans leur lutte, de l’assistance des autres peuples. Persuadés que le respect effectif des droits de l’homme implique le respect des droits des peuples, nous avons adopté la DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DES PEUPLES.

 
Que tous ceux qui, à travers le monde, mènent le grand combat, parfois les armes à la main, pour la libération de tous les peuples, trouvent dans la présente Déclaration l’assurance de la légitimité de leur lutte.»     
Les articles 5 et 6 de la déclaration d’Alger ci-dessous, renforcent l’idée de la légitimité des luttes de libération contre les dictateurs imposés aux peuples  et les  puissances impérialistes qui maintiennent dans la servitude les peuples d’Afrique comme en témoignent les agressions militaires contre la Libye et la Côte d’Ivoire.          « Art.5 : Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l’autodétermination. Il détermine son statut politique en toute liberté, sans aucune ingérence étrangère extérieure ».


« Art.6 : Tout peuple a le droit de s’affranchir de toute domination coloniale ou étrangère directe ou indirecte et de tout régime raciste. »

 

Les insurgés de Benghazi rembourseront le coût exorbitant de l’expédition militaire impérialiste  qui a tué les leurs et détruit leur pays.

 

Dans les années 80, les USA avaient classée la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste du Colonel et guide Mouammar Kadhafi dans la liste des états terroristes. C’est ainsi qu’en 1986, l’US air force bombarda Tripoli faisant 60 morts dont la petite fille du Colonel Kadhafi. Ce terrorisme d’état a repris aujourd’hui le haut du pavé avec le déclanchement de l'opération « Aube de l'odyssée »  du 19 mars avec  les lancements de 124 missiles Tomahawks en 24 heures à partir d’un sous marin à 20 kilomètres des côtes libyennes. Au demeurant, il conviendrait de souligner que le prix d’un missile Tomahawk coûte entre 900.000 et 1000.000 $US  ce qui nous donne la somme maximale d’environ 124.000.000 $ US.  

       

Qui ferait preuve de crédulité pour croire que des milliards de dollars seraient engloutis par pure perte dans l’opération « Aube de l’Odyssée » afin d’instaurer la démocratie et  de protéger la population de la Cyrénaïque, province orientale de la Libye ?  Pour l’impérialisme et selon la loi capitaliste de profit et de rentabilité, un tel « investissement »  n’est  dicté que par le surprofit qu’il rapporterait. L’occupation totale du pays ou éventuellement une partie que l’impérialisme décréterait « République arabe islamique Libyenne de Cyrénaïque » après une scission forcée, lui permettrait d’avoir la mainmise totale sur les fabuleuses réserves de l’or noir.                                                                                               

Les pays impérialistes  évoquent ouvertement l’aide militaire à apporter à leurs alliés insurgés. Les armes et les mercenaires qui seraient mis à la disposition de ces derniers  seront surfacturés. L’addition viendrait alourdir la dette contractée dans l’espoir de prendre le pouvoir à Tripoli. 


L’un des portes paroles  du CNT, Ali Zaïdan a déclaré : « le futur pouvoir prendra en considération les nations qui nous ont aidé ». La grande braderie des biens publics et des richesses nationales par le CNT aux multinationales occidentales, serait  le programme de l’hypothétique gouvernement insurrectionnel. Quelle régression contrairement aux nationalisations  des ressources naturelles  et des industries opérées par le Guide Kadhafi ?


La précipitation déconcertante avec laquelle les puissances impérialistes ont  procédé à la création de la Banque centrale de Benghazi (BCB), témoigne de leur volonté de commercialiser le pétrole pillé de la Cyrénaïque qu’elles administrent via le CNT. Elles feraient main basse sur les  colossales revenues du pétrole et la Banque centrale de Benghazi serait la plaque tournante de cette gigantesque escroquerie internationale à ciel ouvert.                                                                                                                                           

Les actes de piraterie et de terrorisme d’état des puissances impérialistes seraient devenus la norme des relations internationales. Cependant, l’Afrique ne doit jamais accepter cet état de fait et que les masses populaires africaines doivent lutter contre cet asservissement colonial.  Cette escroquerie a soulevé les interrogations chez plusieurs journalistes qui ont remarqué cette création rapide et inédite de la Banque centrale  de Benghazi (BCB) avant même d’avoir formé un gouvernement et un état reconnus par l’ONU. On pourrait aussi affirmer que cette initiative des puissances impérialistes de créer la  (BCB), la reconnaissance du CNT d’abord par France puis par la Grande Bretagne  et l’envoi des prétendu conseillers et officiers de liaison auprès des insurgés… seraient autant de preuves qui militeraient en faveur de l’existence d’une prétendue  communauté internationale qui se résumerait à une poignée de pays impérialistes membres du Conseil de sécurité sur les 193 états membres de l’ONU.


Robert Wenzel a écrit dans l’Economic Policy Journal : « Je n’ai jamais entendu parler auparavant d’une banque centrale créée juste après quelques semaines d’un soulèvement populaire. Ceci veut dire que nous avons à faire à autre chose qu’un groupe de rebelles déguenillés courant partout et qu’il y a derrière des influences plutôt subtiles ».


Dans le New American Alex Newman a écrit : « Dans une déclaration faite la semaine dernière les rebelles ont fait part des résultats d’une rencontre ayant eu lieu le 19 Mars. Les révolutionnaires soit disant déguenillés ont annoncé entre autres choses la « désignation de la Banque Centrale de Benghazi comme autorité compétente en matière de politique monétaire en Libye et ont nommé un gouverneur à la Banque Centrale de Libye avec un QG temporaire à Benghazi. »  [Sources : opinion-maker cité par  Le Post]


Lénine écrivait : « l’impérialisme, stade suprême du capitalisme, c’est la guerre ». Cette affirmation est toujours d’actualité. En effet, le système capitaliste  ou néolibéral qui a pris du poil de la bête depuis la chute du mur de Berlin et la disparition du camp socialiste en 1989, connaît une grave crise économique. Il tente désespéramment à se revigorer en déclenchant une cascade de guerres de rapine, d’occupation ou de contrôle des pays dont les dirigeants sont des insoumis aux diktats des puissances occidentales : Moyen orient (Irak sous Saddam Hussein , Iran), Afrique (Côte d’Ivoire, Libye, Zimbabwe), en Amérique Latine (Venezuela, Bolivie, Cuba),en Europe (Yougoslavie de Milosevic, Belarus), Asie (Corée du nord)… Les impérialistes qualifient tous ces régimes insoumis de dictatoriaux mais se gardent de qualifier de pouvoirs dictatoriaux les dirigeants soumis et alliés des pays suivants : Tchad, Centrafrique, Congo Brazzaville, Burkina, Togo, Arabie Saoudite, Qatar, Egypte de Moubarak, Tunisie de Ben Ali,  Bahreïn, Argentine de Juan Carlos, Chili de Pinochet, le Brésil de Joao Goulart , Nicaragua de Samoza, Cuba de Batista, Bolivie de Barrientos à  Banzer, Paraguay de Stroessner, Uruguay de Bordaberry…                                              

 

Le silence ahurissant des médias et des dirigeants français qui refusent de stigmatiser  les criminels dictateurs africains et alliés de la France sont une preuve qui pousserait les victimes à définir la dictature comme étant un régime dont les dirigeants sont insoumis aux puissances impérialistes et qui mènent une politique indépendante, parfois nationaliste et antimpérialiste.


Ce n’est pas un hasard si les bombardements impérialistes des pays dirigés par des insoumis visent à détruire systématiquement toutes les infrastructures existantes, ramenant ces états victimes  comme l’Irak, pays arabe naguère le plus avancé  au niveau des pays pauvres du sud. Comme des vautours ou des hyènes affamés, les puissances impérialistes se précipitant sur leur cadavre via les multinationales  qui imposent des contrats juteux de reconstruction des infrastructures avec  le contrôle total politique, économique et militaire du pays. C’est la recolonisation.


La crise financière de 2008 a accentué la faiblesse du capitalisme, mais parallèlement elle l’a rendu plus agressif. En effet, le déclin inévitable des vieilles puissances occidentales impérialistes face aux luttes des peuples (Venezuela, Côte d’Ivoire, Bolivie, Zimbabwe, Corée du Nord, Iran…) et à la puissance  des nouveaux pays émergeants (Brésil, Inde, Chine, Afrique du Sud…), les poussent à  déclencher des agressions militaires afin de « relancer leurs industries en crise » selon le principe de détruire pour conquérir des marchés. N’a-t-on pas toujours entendu l’expression : « Quand les Btp vont bien, c’est l’embellie pour l’économie» ?

 

Pourquoi tant de haine contre le Colonel Kadhafi  et comment comprendre la première visite à l’étranger du président Mandela chez le Guide ?


L’Occident incrimine le Colonel Kadhafi de soutenir les terroristes du monde entier, de vouloir déstabiliser certains régimes pro impérialistes. Cependant, pour les peuples qui luttent contre les occupations  israéliennes du Golan syrien , d’une partie de la Palestine,  celle de l’Irak par les forces étatsuniennes…, ou  la résistance armée des peuples contre les  dictatures comme celle du Général président Deby au Tchad…, la notion de terrorisme n’a pas la même signification.                                                                           

Le Colonel Kadhafi a commis le crime de lèse majesté en s’opposant  partout dans le monde, depuis de nombreuses décennies à l’hégémonie de l’impérialisme occidental. Il est incontestablement celui qui a apporté le plus de soutien militaire et financier aux mouvements de libérations africaines ( Mpla en Angola, le Paigc en Guinée Bissao, l’Anc et Mandela pendant la lutte contre l’aparthéid en Afrique du Sud, le Frelimo au Mozambique, les Kanaks, les Basques, les Irlandais, les Amérindiens) et arabe (la résistance palestinienne). Est-ce un crime ? Est-ce du terrorisme d’aider les peuples à se débarrasser de la domination coloniale ? Les opprimés appliquent le droit à la légitime défense à l’autodétermination reconnue par ailleurs par la charte des Nations unis et par la déclaration d’Alger de 1976. Les Forces françaises libres dirigées par le Général De Gaulle seraient-elles des terroristes en luttant militairement et par des actes de sabotage contre les forces d’occupation Nazies? Les Usa, à l’instar du Colonel Kadhafi qui aidaient les résistants européens sous domination nazie, seraient-ils traités de terroristes? Aujourd’hui ces états africains (Angola, Guinée Bissau, Afrique du Sud, Mozambique…) sont indépendants, nous nous réjouissons de l’importante et l’inestimable contribution du Guide Kadhafi à la libération de l’Afrique de la domination de ces mêmes puissances impérialistes coupables par ailleurs des crimes contre l’humanité  dans les pays occupés.   

                      

Au demeurant, il conviendrait de souligner qu’après 27 années de prison sous l’apartheid, Nelson Mandela a été libéré le 11 février 1990. Il consacra aussitôt sa première visite à l’étranger au Colonel Kadhafi  afin de lui  exprimer sa profonde gratitude pour son aide à la lutte de libération menée par  l’ANC. En 1992 et en 1997 au cours d’autres visites effectuées à Tripoli, le Président Nelson Mandela condamna fermement l’embargo impérialiste contre la Libye et  plaida pour sa levée immédiate. Cette voix de sagesse incarnée par le Président Mandela dans son apologie en faveur du Colonel Kadhafi, devrait inspirer certains africains encore victimes de la désinformation des puissances occidentales sur leur projet de recolonisation de l’Afrique. 


Les importantes aides économiques libyennes à  de nombreux états africains irritent les puissances occidentales qui voient l’émancipation lente des états africains de leur tutelle coloniale. Les investissements jamahiryens dans le domaine des infrastructures (routes, constructions de dispensaires, hôpitaux, écoles, campagnes de vaccinations), adduction d’eau…sont fortement appréciées par les masses populaires africaines qui sont très reconnaissantes au Guide Mouammar Kadhafi. La Compagnie libyenne d’investissements (Laico) a investi plus de 480 millions de dollars dans une douzaine de pays africains. La compagnie aérienne libyenne Afriqiyah Airways  , a  brisé le monopole commercial des lignes Europe-Afrique, détenu par les compagnies aériennes de l’UE et principalement par Air France. Grâce aux tarifs de billets défiants toute concurrence, Afriqiyah Airways   a permis aux Africains de l’UE de multiplier leurs séjours sur le continent. La perte de marchés par les compagnies aériennes européennes à destination de l’Afrique, a aussi contribué à la furie guerrière des puissances occidentales contre le Colonel Kadhafi.              

Est-il encore besoin de rappeler que plusieurs états africains en faillite de trésorerie sont dans l’incapacité de payer les salaires de leurs fonctionnaires ? La générosité du Guide et son sens de  solidarité ne leur ont jamais fait défaut. Ignore t-on la présence des milliers des travailleurs immigrés africains subsahariens exerçant en Jamahiriya et qui sont aujourd’hui pourchassés et tués par les insurgés de la région de Benghazi car considérés comme des mercenaires  au service du Guide Kadhafi ? La propagande soutenue des médias impérialistes stigmatisant les mercenaires noirs tchadiens, maliens, burkinabés, nigériens…ont contribué à cette chasse aux nègres au relent raciste. Une véritable « chasse à courre » aux noirs est lancée dans le territoire sous contrôle des insurgés de Benghazi, collabos et Harki des impérialistes alors que  dans les régions contrôlées par le Guide Kadhafi, leur sécurité est garantie. Afin de fuir ce pogrom, plusieurs centaines de travailleurs auraient fuient dans le désert. Combien auraient péri dans cette atmosphère inhospitalière du Sahara ?

Au cours des deux dernières semaines, plus de 100 Africains sub-sahariens auraient été tués par les insurgés de Benghazi. Ces travailleurs immigrés originaires du Tchad,  d'Éthiopie, d’Érythrée, du Ghana, du Nigeria, du Mali et du  Niger sont soupçonnés  d’être  des mercenaires au service du Guide et pourtant ce dernier résident depuis de nombreuses années en Libye.   


 Des témoignages douloureux ont été rapportés par des rescapés : « certains d'entre nous ont été conduits dans le désert et poignardés à mort. Les noirs  en soins médicaux dans les hôpitaux de Benghazi auraient été enlevés par des insurgés armés. Ils font partie de plus de 200 immigrés africains détenus dans des lieux tenus secrets »  


Mohamed Abdillahi, Somaliland, 25 ans, dormait dans sa maison de Zouara, lorsque la foule est arrivée. « Ils ont frappé à la porte d'environ 1 heure du matin. Ils ont dit de sortir, nous allons vous tuer, vous êtes noirs, des étrangers… », 


 D’autres témoignages de milliers d'Africains noirs sont  similaires : « Ils nous ont attaqués, ils nous ont tout pris », a déclaré Ali Farah, ouvrier somalienne de 29 ans. Tandis que  Jamal Hussein, 25 ans travailleur soudanais  explique : «Ils  voulaient tuer des civils, ils ont battu plusieurs d'entre nous. Pour moi, ce sont des animaux »


Des milliers d'autres Africains pris dans cette hystérie mercenaires sont terrifiés. Certains se sont barricadés dans leurs maisons, tandis que d'autres se sont cachés dans le désert. Insulté, menacé, battu, chassé et dépouillé. Leur seul crime était d'être noir et donc considérés comme des «mercenaires» de Kadhafi. [Sources : Reuters/Goran, Tomasevic, Somalilandpress, Mathaba]  

                                                        

Ces actes gravissimes, la barbarie des insurgés de Benghazi,  alliés de l’impérialisme français devraient plus tôt inciter certains africains à s’interroger sur leurs soutiens émotionnels aux Harkis de Benghazi et à leur organisation, le Conseil National de Transition (CNT).  

  

Combien d’opposants et leurs familles furent aidés par le Guide et qui malheureusement par une ingratitude déconcertante pour  cause d’intérêts mesquins se sont rangés du côté des impérialistes ? Où sont passés bon nombre de ces présidents africains véritables thuriféraires (par opportunisme) qui dans un passé encore récent, accueillaient  avec faste le Guide Mouammar Kadhafi ? Seraient-ils si sûrs de ne plus avoir besoin de ses pétrodollars car leur ami d’hier serait vaincu  par les impérialistes occidentaux et qu’il faille se ranger du côté des vainqueurs? La lâcheté de certains dirigeants africains  et leur silence assourdissant n’a d’égale que le degré de leur traîtrise envers le continent. Le révolutionnaire président du Venezuela Hugo Chaves a un courage et une loyauté indestructibles qui devraient inspirer les leaders africains. Celui qui a rencontré six fois le Guide Kadhafi en 12 ans, déclarait à la presse cette conviction : «Je serais un lâche si je condamnais celui qui a été mon ami » [Rfi du 02.03.2001]


Les associations des droits de l’homme et ces puissances occidentales « protectrices » des populations civiles demeurent aphones face à ce pogrom contre les Africains noirs  résidant dans les territoires sous contrôle des insurgés. Ce silence ne serait-il pas une complicité afin de ne pas ternir l’image du CNT, petite créature initiée et soutenue par l

e président  français Sarkozy ?


La propagande impérialiste sur les mercenaires noirs au relent raciste aurait aussi pour objectifs de déclencher une guerre contre les subsahariens et de les empêcher de d’émigrer dans l’UE ou de réduire le flux migratoire via la Libye grâce à ces liquidations physiques. Un cynisme sournois. Les insurgés de Benghazi seraient-ils devenus les gardes côtes de l’Union européenne ? Autre conséquence de cette campagne impérialiste sur les mercenaires noirs, serait que « de nombreux arabes libyens blancs  estiment que le Colonel Kadhafi les a abandonné pour les Africains noirs  et les libyens noirs du sud depuis qu'il est devenu un «panafricaniste».Certains extrémistes  voudraient même étendre ce comportement raciste anti noir dans le Maghreb afin de faire la chasse aux noirs ».Cette croisade impérialiste contre la Jamahiriya et son Guide Kadhafi est un grand projet de recolonisation de l’Afrique et  la division du Maghreb de l’Afrique  subsaharienne.

 

L’Afrique est en danger de mort pour cause de ses dirigeants valets des puissances occidentales et sans aucune volonté politique réelle, dépourvus d’ambitions et de projets  à l’égard des générations futures. L’absence de solide et indestructible solidarité  panafricaine  des présidents  africains à l’égard des dirigeants Gbagbo et Kadhafi, nouvelles cibles des croisades  impérialistes occidentales, sonnerait le glas de la renaissance du continent ? Une telle fatalité ou résignation est inacceptable. Il est encore temps pour certains leaders africains de se ressaisir et de s’opposer aux diktats occidentaux. Ils ne doivent pas jeter en pâture leurs frères africains  aux colonisateurs d’hier qui ont commis des crimes contre l’humanité en Afrique. 

              

Les croisades militaires impérialistes en Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo et en Libye du Colonel Kadhafi, dirigées par le président français Sarkozy auraient des  répercussions dangereuses sur l’avenir du continent si elles venaient à triompher. En effet, les africains complices de puissances d’occupation, contribuent à l’asservissement et à la recolonisation du continent. Ces collabos et Harkis ont trahi la mémoires des héros africains disparus (Kwame Nkrumah,Sékou Touré, Patrice Lumumba, Houri Boumediene, Samora Machel, Sylvanus Olympio,Thomas Sankara, Amilcar Cabral,Aostino Neto, Marien Ngouabi, Ruben Um Nyombé, Félix Moumié,Gamal Abdel Nasser, Barthélemy Boganda,) ou ceux qui continuent le combat ou le soutiennent (Robert Mugabé, Mouammar Kadhafi, Nelson Mandela, Joachim Chizano, Sam Nujoma…) qui ont lutté pour l’indépendance, la dignité et la souveraineté  de l’Afrique. 


Ceux qui diabolisent le Guide Kadhafi partout dans le monde, seraient  désagréablement surpris par la notoriété dont il jouit en Afrique subsaharienne et auprès des masses populaires des pays  du Moyen orient, d’Asie et d’Amérique Latine. Il est même adulé par la jeunesse africaine qui voit en lui le modèle d’un panafricaniste, révolutionnaire, anti impérialiste qui tient tête aux puissances occidentales qui maintiennent dans la servitude et humilient en permanence notre continent.


Depuis les bombardements impérialistes  de la Libye, des manifestations populaires de solidarité et de soutien au peuple libyen et  au Guide Kadhafi  ont eu lieu spontanément dans plusieurs villes pays africaines et même en Europe (Paris, Londres et Bruxelles). Parmi les grands dirigeants et leaders politiques qui sont ses amis , figurent les révolutionnaires présidents, progressistes ou simplement anti-impérialistes : Hugo Chavez du Venezuela, Fidel Castro de Cuba, Robert Mugabé du Zimbabwe, Bachar Al Assad de Syrie, Nelson Mandela d’Afrique du Sud, Thomas Sankara du Burkina…                                                                                          

La Mauritanie, le Niger, le Centrafrique, la RD Congo, le Congo et le Mali, le Tchad ,le Niger, le Sénégal…entretiennent de bonnes relations avec le régime libyen, tout comme certaines anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale et la Chine populaire.

 

Kadhafi trahi par les  impérialistes qui l’ont approché pour mieux le liquider.


Nous avons évoqué plus haut, les larges concessions faites par le Guide Kadhafi aux puissances occidentales afin que ces dernières lèvent l’embargo et rétablissent la Jamahiriya dans le concert des nations. Cependant les faits actuels donneraient raisons à ceux qu’on appelle « conservateurs ». En effet, les « libéraux » largement vantés dans les médias impérialistes auraient contribué consciemment ou inconsciemment à déclencher cette guerre contre la Jamahiriya afin de liquider la révolution du 1er septembre.  L’ouverture souhaitée par les libéraux  a attiré du beau monde à Tripoli.                                                                          

La course aux contrats commerciaux et la rivalité inter impérialiste pour la conquête du marché libyen  faisaient du  Guide Kadhafi, l’un des Leaders le plus courtisés. Certains dirigeants de l’Union européenne, Berlusconi en Italie et  Tony Blair du Royaume Uni, entretiennent des rapports cordiaux avec le Guide depuis la réintégration de la Libye dans le concert des nations en décembre 2003. Le président Sarkozy  comme d’autres dirigeants en Occident, avait effectué une visite officielle en Libye et d’accueillir officiellement plus tard en 2007 à Paris avec un faste sans précédent pour un dirigeant africain, le Colonel Kadhafi contre lequel il a dirigé une croisade militaire depuis le 19 mars 2011. Ce fait devrait servir d’exemple à ces chefs d’états africains, délégués de la Françafrique à qui ont fait miroiter une  amitié juste le temps de satisfaire un  projet avant d’être éjecté comme des malfrats.   

 

L’ingratitude des impérialistes est proverbial et la cas  du dictateur Mobutu, qui après 32 années de loyaux services rendus à l’occident contre le camp socialiste ou le péril « communiste » soviétique, fut lâché et même interdit de séjour en France malgré sa maladie. Le malade errant alla mourir au Maroc.


Le Président Sénégalais, Léopold Sedar Senghor  de l’académie française et fidèle ami de la France, fut enterré à Dakar. Aucune importante autorité française (Président ou premier ministre) n’a daigné assister à ses obsèques pour lui rendre un dernier hommage en mémoire de service rendu à la France. 

                    

Aux dictateurs du pré carré africain qui disposent aujourd’hui du soutien de la France pour tuer leurs peuples comme le tyran Deby au Tchad, il n’est jamais tard de présenter leurs repentances et compassions  aux victimes et de changer radicalement de cap en se mettant au service des peuples et en défendant les intérêts de l’Afrique et non ceux des impérialistes. Ces derniers les humilieraient et les condamneraient quand ils auraient fini leurs contrats de dociles serviteurs.

 

Le Colonel Kadhafi, un panafricaniste convaincu qui appartient à la pure lignée des Héros africains.


Le Colonel Kadhafi est un panafricaniste convaincu, dans la lignée des grands africains, précurseurs et fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA),que furent Kwame Nkrumah, Sékou Touré, Modibo Keïta, Sylvanus Olympio…                                                      

À l’initiative du Guide Kadhafi, le 9 septembre 1999 à Syrte, fut créée l’Union Africaine (UA), prélude  à la formation des Etats-Unis d’Afrique (EUA).                                                                                               

Le projet des EUA était devenu pour lui une priorité. Depuis lors, il n’a épargné aucun effort financier et politique afin que notre continent  devienne une entité unique prospère, puissante et qui serait capable d’imposer son point de vue aux impérialistes.   

        

Selon le CERAP la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste finance à hauteur de 15% le budget de fonctionnement de la Commission africaine de l’Union Africaine. Les contributions et  arriérés financiers de certains  états défaillants  membres de l’UA  ou des organisations sous régionales, telle la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), sont  aussi payées par la Libye.


Dans son pertinent projet de création des Etats-Unis d’Afrique, puissants , prospères et indépendants, le Guide Mouammar que les impérialistes qualifient de « fou » pour cause de son insoumission, fait preuve de rationalité d’un visionnaire hors pair à faire pâlir les occidentaux les plus cartésiens. C’est ainsi qu’il n’a pas hésité à contribuer à hauteur de 300 millions de dollars dans la création et le lancement du premier satellite Africain de communication RASCOM1. À l’heure des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication(NTIC), l’Afrique dispose enfin son propre satellite. Ce qui ne réjouit pas particulièrement les multinationales occidentales qui  souhaiteraient continuer à surtaxer nos communications téléphoniques, qui selon le professeur Jean-Paul Pougala de l’université de Genève rapportent 500 millions de dollars par an de location des satellites  de communication appartenant aux compagnies téléphoniques occidentales.


Le Guide Kadhafi est à l’origine de quatre (4) grands projets politico-économiques qui suscitent la furie guerrière des impérialistes  car leurs  réalisations feraient perdre à ces derniers les colossaux profits dont ils bénéficient. Ces esclavagistes des temps modernes ou néocolonisateurs n’ont qu’une seule obsession : maintenir l’Afrique, ce riche continent en ressources minières et humaines dans la servitude coloniale. Ces 4 grands chantiers de la renaissance africaine sont :


1 - La création des Etats-Unis (EUA) d’Afrique d’Alger au Cap et de Dakar à Djibouti n’enchante pas l’impérialisme  France qui tient à maintenir dans la servitude  son pré carré d’Afrique ou l’empire françafricain, une sorte d’espace vitale qui permet encore à la France de maintenir temporairement son rang de puissance moyenne sur la scène internationale. Pour combien de temps encore durera cette chape de plomb car les peuples luttent pour briser cette chaîne de l’esclavage comme le font le président Laurent Gbagbo et les peuples frère de Côte d’Ivoire. La création de l’Union pour la Méditerranée (UMP) initiée par le président Sarkozy aurait  aussi pour objectif de créer une scission entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne  en torpillant le projet  salutaire pour l’Afrique du Colonel Kadhafi qui est la création des EUA. Ces derniers feraient perdre définitivement et irréversiblement à l’hexagone sa domination coloniale sur son pré carré africain.


2 - Le FMI instrument d’asservissement et de paupérisation des pays africains par les puissances occidentales (programme d’ajustement structurel qui obligent les privatisations des secteurs clés de l’économie nationale et le désinvestissement dans les secteurs sociaux), sera remplacer par le FMA (Fond Monétaire Africain) qui sera créée courant 2011.Son capital de 42 milliards de dollars, est majoritairement libyen et son siège sera implanté à Yaoundé au Cameroun.  

         

3 - La création de la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria  permettra de frapper la monnaie africaine prélude à une véritable indépendance monétaire et économique. Cette nouvelle donne sonnera le glas de la  domination coloniale de la France à travers le FCFA  en Afrique francophone. Le trésor français perdra  des milliards de devises étrangères spoliées aux anciennes colonies d’Afrique centrale et occidentale.


4 - La Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye, qui permettra les financements des grands projets de développement  sans recourir aux banques occidentales et leurs  avec leurs conditions de surprofits qui maintiennent nos états en esclavage et de débiteurs permanents.

 

Les efforts consentis par le Guide afin de concrétiser le projet des EUA , sont malheureusement torpillés par  un certains nombre de Chefs d’états africains valets de l’impérialisme occidental qui tient  fermement à  diviser le continent pour  mieux la dominer et piller ses colossales ressources naturelles.    

                        

L’Afrique est un continent dont les potentialités en ressources humaines et naturelles feraient de lui le continent  émergeant dans un bref avenir voire la future  puissance qui prendrait la relève de la République populaire de Chine au milieu du 21ème et  début  22ème siècle. Ce projet est possible que si les patriotes  panafricanistes exercent  simultanément les pouvoirs dans tous les états membres de l’UA et ayant une volonté politique réelle de mécènes de développement

et  une ambition de créer les EUA pour les générations futures.                                                                                                                       

Les Forces africaines révolutionnaires et de progrès doivent inscrire dans leurs luttes, la perspective de l’indispensable création des EUA au sein d’un large front anti impérialiste. La lutte anti impérialiste qui à été la plate forme minimale idéologique des leaders des indépendances des années 60 et des luttes de libération des années 70 et 80, reste toujours d’actualité. La nouvelle génération doit reprendre le flambeau en luttant contre les présidents dictateurs qui s’opposent à cette perspective en dehors de laquelle notre continent morcelé continuera à être dominé, exploité, piller et maintenu dans la servitude par les impérialistes capitalistes.

 

Le Colonel Kadhafi est l’un des rares dirigeants des pays du sud qui contrôle les revenus du pétrole et les utilise pour le bien-être de son peuple.


Sur le plan intérieur et malgré leur haine atavique, les ennemis du Guide Kadhafi sont pourtant d’avis de reconnaître sa volonté de consacrer les revenus du pétrole au développement du pays et au bien-être de sa population. Contrairement à la majorité des pays africains producteurs de pétrole, dont les populations analphabètes à près de 80% vivent dans la misère, sans eau courante, sans électricité et meurent des maladies…, en Jamahiriya le Colonel Kadhafi  a sorti le pays du sous développement que l’avait plongé le roi Idriss renversé en 1969. La nationalisation de l’industrie pétrolière a permis au peuple libyen d’être maître de ses ressources naturelles, de  mener une politique indépendante anti impérialiste, et de moderniser le pays. Le niveau de vie de la population est l’un de plus élevé d’Afrique. Selon le rapport  du PNUD 2010, le IDH de la Libye rivalise avec certains critères de développement  de nombreux pays du nord : Taux de scolarisation 95,8%, Espérance de vie : 78 ans, Développement humain: 53/169, PIB par habitant : 14802 $/hab. À ce sujet, laissons la parole à  l’’écrivaine Franco-camerounaise engagée Calixthe Beyala  qui écrit en 2007 : « j’ai été dans des hôpitaux gratuits, ultramodernes, où chaque ci­toyen avait accès aux soins ; j’ai rencontré des hommes heureux de me dire qu’à vingt-cinq ans, chacun d’entre eux avait automatiquement droit à un appartement climatisé avec eau et électricité ; j’ai rencontré des jeunes femmes rieuses, voilées certes, mais souriantes, car, grâce à Kadhafi, elles fréquentent de plus en plus les universités, elles sont avocates, femmes d’affaires, médecins, mal­gré le courroux des chefs religieux, qui voient leur pouvoir s’effriter face à cet homme qui a donné une place importante aux femmes dans un pays musulman ; ce n’est pas moi qui le dis, mais les statis­tiques des Nations unies soulignent ».


La volonté et la détermination du Colonel Kadhafi à développer son pays  et accroître le bien-être de sa population, sont indéniables. C’est le constat fait récemment par une délégation de professionnels du secteur médical de Russie d’Ukraine et de Biélorussie Ces derniers ont écrit une lettre d’appel au président russe Dimitri Medvedev et au premier ministre Vladimir Poutine après s’être familiarisé avec la vie en Libye et de leur point de vue dans peu de nations les gens vivent dans un tel confort.


« Les Libyens bénéficient de soins gratuits et leurs hôpitaux ont les meilleurs équipements dans le monde. L’éducation en Libye est gratuite les gens capables ont la possibilité d’étudier à l’étranger au frais du gouvernement. Quand ils se marient les jeunes couples reçoivent 60.000 dinars libyens (environ 50.000 $ US) comme aide financière en prêt d’état sans intérêt et comme le montre la pratique sans date limite. Grâce aux subventions d’état le prix des voitures est bien moins cher qu’en Europe et chaque famille peut se permettre d’en avoir une. L’essence et le pain coûte presque rien il n’y a pas de taxe pour les agriculteurs. Le peuple libyen est calme et pacifique n’est pas porté à boire et est très religieux ».


Ils affirment que la communauté internationale a été mal informée sur la lutte contre le régime. « Dites- nous » disent-ils « qui n’aimerai

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 00:07
DÉCLARATION DE ACTUS / prpe SUR LES BOMBARDEMENTS DE LA LIBYE PAR LA FRANCE ET PAR L’OTAN

TOL PRESSE DU 25/04/2011 à 06:10
DÉCLARATION DE ACTUS / prpe SUR LES BOMBARDEMENTS DE LA LIBYE PAR LA FRANCE ET PAR L’OTAN

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Cliquez sur le lien CI DESSOUS pour lire la déclaration en format .pdf (32 pages)

 

 

 

La croisade contre la Libye :

une recolonisation impérialiste de l’Afrique.

.


DÉCLARATION  DE  ACTUS / prpe  SUR  LES BOMBARDEMENTS  DE  LA LIBYE  LA FRANCE ET PAR L’OTAN

.

 

 L’histoire des offensives militaires impérialistes contre les régimes insoumis se répèterait immuablement  depuis la chute du mur de Berlin  en 1989.

Après avoir fomenté et exécuter le président Ceausescu et son épouse Helena en 1989, après le dépeçage de la Yougoslavie de Slobodan Milosevic en 2000 et après l’occupation de l’Irak de Saddam Hussein  en 2003, c’est  aujourd’hui 2011 le tour d’un état africain, la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste du Colonel et guide Mouammar Kadhafi. À qui demain le tour, l’Iran, le Venezuela, la Corée du Nord, Cuba, la Bolivie, Zimbabwe, Belarus…? L’impérialisme français a bombardé le 11 avril le palais présidentiel de Côte d’Ivoire et d’autres cibles civiles faisant 2307 morts. Les Forces d’occupation ont ensuite   kidnappé le président légitime Laurent Gbagbo.

Tous ces pays possèdent en effet, un point commun : leur insoumission aux diktats des impérialistes et  ils mènent une  politique indépendante, anti-impérialiste et nationaliste.

 Notre parti ACTUS/prpe condamne avec force l’agression militaire impérialiste avec l’aval de la scélérate résolution 1973 du 17 mars 2011 du Conseil de sécurité de l’Onu. Ce dernier toujours dominé par les mêmes puissances  occidentales ne défend que leurs intérêts contre la volonté  des peuples. Nous exprimons ici toute notre solidarité militante et notre compassion au peuple libyen, aux parents de nombreuses victimes des bombardements criminels de l’aviation et/ou de la marine, française, étatsunienne, britannique depuis le 19 mars 2011.

Dans la foulé des révolutions sociales en Tunisie et en Egypte qui ont conduit à la fuite des dictateurs Ben Ali et Hosni Moubarak, des manifestations ont agité le 17 février 2011, la ville de Benghazi à l’Est de la Grande Jamahiriya Arabe populaire et Socialiste de Libye, dirigée par le Guide Mouammar Kadhafi.                 

Une mobilisation sans précédent des puissances impérialistes occidentales et des médias est observée. Pourquoi La Libye et son dirigeant  le Colonel Kadhafi suscitent-ils autant de branle bas de combat voire une surenchère et concurrence effrénée inter-impérialiste? Le peuple libyen serait-il plus en danger de déni de démocratie et de mort que ceux du pré-carré français d’Afrique du Tchad, de Centrafrique, du Burkina, du Togo, du Cameroun? du Gabon, du Congo Brazzaville…? Pourquoi le président Sarkozy continue t-il à soutenir les dictateurs  successifs de son arrière cour,  imposés  à ces pays par la France depuis cinquante ans ? 

L’Afrique et l’Union africaine seraient-elles le terrain de prédilection des états impérialistes occidentaux au crépuscule de leur puissance d’affirmer leur force chancelante, de s’octroyer une envergure de puissance internationale ou pour certains de retrouver leur statut de puissance coloniale et leur grandeur d’antan?  Les dirigeants africains continueraient-ils à humilier le continent en  s’alignant systématiquement sur les positions  des impérialistes  ou en exécutant leurs oukases et autres diktats ? Pourquoi le pacte colonial d’asservissement ne devrait-il pas être rompu ?

 Après le complot impérialiste contre le président légitime de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, c’est aujourd’hui le tour du Guide de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste, le Colonel Mouammar Kadhafi de subir l’ire de la Françafrique dirigée par le président français Sarkozy. À qui le tour parmi les dirigeants du pré-carré insoumis ou ceux qui auraient les velléités de crime de lèse majesté de vouloir bousculer l’ordre impérialiste de domination et de recolonisation de l’Afrique par la France?

 

Le contrôle du  Pétrole, de la Banque centrale et de l’Eau par le Colonel Kadhafi : la cause  principale de la furie guerrière impérialiste.


 La Libye est connue pour ses colossales réserves de pétrole et d’excellente qualité. Selon US Energy Information Administration de février 2011, ces réserves de pétrole libyennes sont estimées à  46,4 milliards de barils. La croisade militaire impérialiste dirigée par le président Sarkozy contre le Guide Kadhafi et le peuple libyen, ne vise pas à s’accaparer uniquement de l’Or noir, mais aussi de prendre le contrôle de  l’Eau et de la Banque centrale (monnaie). Cette mainmise de l’impérialisme occidentale sur la Libye après neutralisation de l’insoumis guide Kadhafi, permettrait aux néo colonisateurs d’anéantir aussi tous les grands projets initiés par le Colonel Kadhafi en faveur de l’Afrique, lesquels sortiraient notre continent de la domination et de l’exploitation des puissances occidentales.

 ♦ Les 46,4 milliards de barils  de réserve de pétrole  d’excellente qualité qui gisent sous le sous sol libyen, aiguisent les appétits insatiables des puissances occidentales qui voudraient sans approprier. Nous y reviendrons ultérieurement dans les paragraphes suivants.

 ♦ L’eau c’est la vie. Cette vérité a conduit les experts en géopolitique d’affirmer que les futures guerres entre les états seraient celles pour le contrôle des ressources en eau.

Les recherches pétrolières en Libye en 1953 ont permis de découvrir quatre (4) grands bassins aquifères d’eau douce, dont l’un d’eux a une superficie de 350000 Km² et 2000 mètres de profondeur[Source: water-technology]. Faisant preuve d’une vision grandiose de l’avenir de son pays et du continent, le Colonel Kadhafi nationalisa l’industrie pétrolière en 1969.Ce qui lui permettrait de disposer des ressources financières  importantes afin de financer tous les grands projets nationaux et panafricains, sans recourir aux prêts des banques internationales dirigées par les impérialistes. De plus, ces institutions financières occidentales posent des conditions d’octroi de crédit qui conduisent à l’asservissement des pays et portent atteinte à leur souveraineté. Cette première décision de nationalisation du secteur pétrolier est dès lors à l’origine de la guerre et du complot impérialiste contre  le Guide.                                                                                

Le projet pharaonique «Great Man-Made River ou Grand fleuve artificiel (GMMR )», lancé en 1983 a duré 25 ans et a coûté 25 milliards de dollars (US). Les sommes engagées relèvent du secret d’Etat, mais les estimations vont de 35 à 80 milliards de dollars sur un quart de siècle.

 Le GMMR a pour objectif d’alimenter en eau douce souterraine (eau fossile du Sahara, pompée par des centaines de puits de forage) le pays depuis le sud jusqu’à la côte méditerranéenne au nord grâce à un réseau de 4000 kms de  tuyaux  enfouis dans la terre. Chaque tuyau a 4 mètres de diamètre et 7,5 mètres de long. Ce fleuve artificiel fournit environ 6,4 millions de m³ d'eau par jour. Selon M. A.Abuain, directeur général, « les réserves permettent d’avoir une autonomie de consommation de 4151 années ». Grâce à ce projet du Guide, la Libye pays désertique à 90%  et où la pluviométrie est de 200 mm d’eau par an, est alimentée en eau potable, le désert reverdi et enfin une agriculture moderne  s’est  développée permettant  au pays d’acquérir l’autosuffisance alimentaire. 

Conscients des enjeux de ce projet inédit, financé sans emprunt aux banques internationales, les dirigeants occidentaux et les médias à leur solde, toujours prompts à humilier, dénigrer, se moquer, injurier…les leaders africains sont devenus aveugles et ignorent cette performance technologique et scientifique et surtout son importance dans le développement de la Jamahiriya. Certains honnêtes gens, n’hésitent pas à qualifier le projet GMMR comme étant la 8ème merveille au monde.   [Sources :water-technology,  irc.nl et  Libération]            

N’en déplaise aux puissances impérialistes, elles doivent faire preuve d’honnêteté intellectuelle  afin de reconnaître qu’en Afrique il y a au moins un dirigeant visionnaire, bâtisseur de « pyramides contemporaines » et  mécène de développement. Le Guide Mouammar Kadhafi  est incontestablement ce Leader qui a des grandes ambitions et  projets  pour le continent, lesquels sont susceptibles de le propulsé au rang de puissance mondiale à la fin 21ème début 22ème siècle.

Les néo colonisateurs mettent tout en œuvre pour anéantir  tous les dirigeants africains insoumis  porteurs de tels projets de renaissance du continent. Les patriotes doivent être solidaires d’eux et notamment du président Gbagbo et du Guide Kadhafi qui sont victimes des croisades impérialistes dirigées par le président français Sarkozy depuis quelques mois.

 ♦La crise financière mondiale de 2008 a été un échec du système capitaliste qui  le pousse à déclencher  des guerres  de rapine pour s’accaparer  des ressources minières mais aussi  à s’emparer des  réserves d’or  et  de devises de la Libye. 

La Banque Centrale libyenne possède environ 144 tonnes d’or dans ses coffres. Ce qui fait d’elle une institution monétaire solide, crédible et indépendante des grandes institutions financières internationales telles que la Bank of International Settlements (BIS), le FMI, le  Foreign Direct Investment (FDI). [Le Figaro  2 mars 2011]

Les institutions financières internationales, dirigées par un noyau des puissances capitalistes, accordent des prêts aux pays africains en imposant des conditions d’octroi  (Plan d’ajustement structurel du FMI) qui  appauvrissent les masses populaires et maintiennent les états africains emprunteurs sous domination impérialiste. La servitude coloniale se poursuit.                  

Le Colonel Kadhafi, dans sa vision  d’indépendance et de développement harmonieux  et constant de la « Jamahiriya » ou «Etats des Masses » et de  toute l’Afrique, applique la « Théorie de la Monnaie d’état », c'est-à-dire  la monnaie créée par les gouvernements et  non par les banques privées qui  dépouillent les emprunteurs par leurs profits exorbitants. La Banque centrale libyenne est cet effet l’instrument principal de cette politique d’indépendance  nationale et  l’antidote à cette politique de paupérisation des états africains et masses populaires.

La Banque centrale est une institution de la Jamahiriya. Ses principales  prérogatives  sont « d’imprimer, de  frapper et de réguler les billets et pièces de monnaies du Dinar libyen, de gérer et accorder des prêts». Ayant la  maîtrise absolue de sa monnaie, la  Grande Jamahiriya Arabe populaire et Socialiste de Libye est un état africain réellement indépendant dans ses choix politiques, économiques et militaires et ne dépend pas de l’aide occidentale.

La Jamahiriya  peut ainsi résister aux diktats des puissances impérialistes. Cette souveraineté de la Jamahiriya suscite tant d’admiration en Afrique et surtout auprès de la jeunesse.                                   

Grâce à cette politique monétaire de la Banque centrale, la Libye peut accorder facilement des prêts et financer à faibles coûts donc rentables et sans recourir aux prêts des banques étrangères ses projets de développement économiques conformes aux objectifs de « l’état des masses ».

 Le Bank of International Settlements (BIS) est une puissante institution bancaire internationale basée en suisse. Il regroupe 56 grandes banques. Le BIS est donc le régulateur des Banques centrales des états membres par conséquent leurs gouvernements, dépendants des décisions du BIS n’ont pas les coudées franches de mener une politique monétaires indépendante liée à une politique économique d’intérêt national. La Banque centrale libyenne n’étant pas membre du BIS  est indépendante des contraintes des puissances capitalistes et leur bras armé, le BIS. Le Colonel Kadhafi utilise par conséquent librement les revenus du pétrole dans les grands projets de développement du pays et le bien-être social des masses populaires libyennes.              

Le contrôle des Banques centrales des états par le système capitalisme financier impérialiste, demeure au cœur de la guerre que ce dernier livre contre certains pays du  sud non membre du BIS : Libye,  Irak de Saddam Hussein, Syrie, Soudan, Iran…

Notons que cette liste non exhaustive, regroupe essentiellement les états que l’impérialisme étatsunien ont déjà inscrits sur la liste des états terroristes. La coïncidence n’est  pas fortuite car les dirigeants des ces pays mènent une politique indépendante et anti-impérialiste qui irrite les  puissances impérialistes. 

 Cette indépendance monétaire de la Jamahiriya donne des insomnies aux puissances occidentales principalement la France, qui craint l’effet de contamination dans son pré-carré d’Afrique,  sur lequel  elle maintient l’immuable  et abjecte domination coloniale.

En effet, l’embastillement  des anciennes Colonies Françaises d’Afrique (CFA), dans la Zone franc  appelée FCFA, depuis le 26 décembre 1945, n’a jamais permis aux 14 états africains membres de mener une politique de développement économique et d’échanges commerciaux avec les états hors Zone Franc sans le contrôle et l’intervention du trésor français. Avec l’instauration de l’Euro le 1er janvier 1999, et de manière impériale, la France a amarré toute la Zone FCFA  à la  zone monétaire de l’UE. Une  dévaluation du FCFA  sans précédent a eu lieu au détriment des producteurs africains. Les dévaluations unilatérales et autoritaires du FCFA par la France montrent son mépris à l’égard des 14 états africains (1 FCFA = 1,70 FF en 1945, 1 FCFA = 2,00 FF en 1948,1 FCFA = 0,02 FF, 1 FCFA = 0,01 FF, 1 euro = 655,957 FCFA EN 1999) [Source : Bceao]

La France affirme ainsi ostensiblement  sa domination coloniale. Dans son esprit, les 14 états de la zone FCFA demeurent encore des colonies. Ce comportement s’est traduit récemment par les bombardements du palais présidentiel de Côte d’Ivoire  par les troupes françaises,  suivis  par le kidnapping du président insoumis et légitime Laurent Gbagbo. Selon certaines sources, la France serait passée à la phase ultime de son agression  contre la Côte d’Ivoire lorsque le Gouvernement Gbagbo aurait envisagé de battre une monnaie nationale suite aux mesures de rétorsion monétaires contre le pays instaurées par la France et suivies par les autres dirigeants serviles.                       

Les profits financiers et économiques exorbitants tirés par l’hexagone au détriment des 14 pays africains de la Zone FCFA, incitent l’impérialisme français à tuer si nécessaire des milliers de noirs afin de conserver cette aubaine coloniale. La vie d’un nègre n’a aucune valeur s’il faudrait garantir les intérêts des capitalistes. 

Pour ce terrorisme d’état  ordonné par le président Sarkozy  en violation flagrante du droit international et resté impunis par les dirigeants africains et l’UA, le conduirait-il  à diriger un second kidnapping du Colonel Kadhafi, après plus d’un mois de bombardements  en cours de Tripoli ? L’absence de réactivité de l’organisation continentale , le mutisme malsain et complice de certains chefs d’états africains, jettent un discrédit sur l’Afrique, qui devient ainsi un territoire où les impérialistes iraient dorénavant  piller, tuer à volonté en toute quiétude.

La crise financière de 2008 du système capitaliste, a mis en alerte les dirigeants occidentaux qui montrent un intérêt accru au système bancaire. Le contrôle des banques centrales nationales par les gouvernements semble être la meilleure solution contre les spéculateurs. Cependant, le principe de  la libre concurrence, et du marché libre demeurent la charpente idéologique du néolibéralisme. Les états capitalistes  sont  par conséquent limités dans leurs interventionnismes. Le contrôle immédiat, à bon marché et sans risques  du système bancaire de la Jamahiriya par les puissances impérialistes est devenu un enjeu «économique. La prise de contrôle de la Banque centrale libyenne et des ressources pétrolières, permettrait aux impérialistes de combler leurs déficits publics. Après la Côte d’Ivoire, c’est sur la Libye que s’abattent les bombes des puissances occidentales afin de s’emparer des immenses réserves d’or de la Banque centrale libyen.            Le Post publie un article d’Eric Encina posté sur le Market Oracle qui confirme l’origine du contrôle monétaire de la guerre impérialiste contre la Libye en ces termes: « L’un des problèmes majeurs pour les cartels bancaires mondialistes c’est que pour faire des affaires avec la Libye ils doivent passer par la Banque Centrale de Libye et sa monnaie nationale un endroit ou ils n’ont absolument aucun pouvoir ou capacité de prendre le pouvoir. Donc, détruire la Banque Centrale de Libye n’apparaît probablement pas dans les discours d’Obama Cameron et Sarkozy mais c’est certainement au sommet de l’agenda mondialiste d’absorber la Libye dans son giron de nations dociles» [Sources : opinion-maker cité par  Le Post]

 L’hostilité des états impérialistes capitalistes aux nationalisations notamment du secteur  bancaire  s’explique par la perte des profits financiers et le contrôle économique des états africains. À  ce sujet,  M. Henri Liu écrit : « En appliquant la Théorie de la Monnaie d’Etat tout gouvernement peut financer avec sa propre monnaie tous ses besoins de développement domestiques pour maintenir le plein emploi sans inflation» [Source: Asia Times Online 2002 in La Post 2011]. Dans ce même article intitulé : «The BIS vs national banks» M. Henri Liu affirmait : « Les règles de la BIS servent un seul but celui de renforcer le système bancaire privé international en mettant même en danger l’économie des nations. La BIS fait aux systèmes bancaires nationaux ce que le FMI a fait aux systèmes monétaires nationaux. Les économies nationales ne servent plus les intérêts nationaux à cause de la mondialisation financière.

 «…Le FDI (Foreign Direct Investment-Investissement Direct Etranger) chiffré en monnaies étrangères principalement le Dollar a condamné de nombreuses économies nationales à développer leurs exportations de façon déséquilibrée ceci principalement pour verser des intérêts en Dollars au FDI avec très peu de bénéfice pour les économies domestiques. » 


Outre le métal précieux jaune de la Banque centrale, la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste du Colonel du guide Mouammar Kadhafi, dispose d’environ 200 milliards de dépôts de réserves de pétrodollars libyens  dans les pays occidentaux. En déclenchant cette guerre de rapine « décomplexée » avec la complicité du Conseil de sécurité, les puissances impérialistes feront main basse sur l’argent liquide, les dépôts libyens dans leurs banques. C’est du vol impérialiste à ciel ouvert et  institutionnalisé par le Conseil de sécurité dirigé par ces mêmes états guerriers et belliqueux. Leurs trésors publics deviendraient alors excédentaires, leurs déficits et dettes publiques colossales disparaitraient. L’argent facile volé, la prospérité des états impérialistes occidentaux au détriment des pays d’Afrique sont des crimes contre l’humanité pour lesquels les victimes ont le droit de s’opposer par tous les moyens. C’est une question de survie des peuples.

 Les puissances impérialistes  brûlaient d’impatience pour en découvre militairement avec le Guide Kadhafi qui mène une campagne très active, en vue de la création d’une monnaie unique africaine. Les révoltes sociales en Tunisie et  en Egypte voisines  ont  été le détonateur pour déclencher la guerre. Si les Camarades Communistes, révolutionnaires, socialistes et autres forces progressistes triomphaient, ils imposeraient une orientation socialiste aux révoltes socialistes. Les deux pays formeraient avec la Jamahiriya un axe anti impérialiste et socialiste puissant qui porterait atteinte aux intérêts capitaliste des puissances occidentales, qui ont maintenu  au pouvoir pendant plusieurs décennies leurs amis dictateurs Ben Ali et Moubarak.

Cet axe se renforcerait  et s’étendrait incontestablement en Afrique subsaharienne et dans le monde Arabe. Le projet du Guide Kadhafi de la création d’une Banque centrale et d’une monnaie communes  en Afrique se concrétiserait.

La course contre la montre est engagée. En effet, le Commandant  en Chef de la croisade impérialiste contre la Libye voudrait à tout prix conserver sa Zone monétaire du FCFA . Il ordonna et ouvrit la campagne de bombardement de la Libye par l’aviation de la coalition depuis le 19 mars, faisant plusieurs centaines de morts civils et blessés. 

 Dans sa quête de l’indépendance totale de l’Afrique de la domination monétaire du « Dollar US et de l’Euro », le Colonel Kadhafi suggère la création d’une Zone monétaire « Dinar Or » Selon un article russe intitulé « Bombing in Libye-Punishment for Kadhafi for His Attempt to Refuse US Dollar » ou  Bombardement en Libye - Punition pour Kadhafi pour avoir essayé de refuser le dollar US , Kadhafi a osé prendre l’initiative de refuser le Dollar et l’Euro et a appelé les nations arabes et africaines à utiliser une nouvel monnaie à la place le « Dinar Or ». Kadhafi a suggéré d’établir un continent africain unifié dont les 200 millions d’habitants utiliseraient une seule monnaie [Sources : opinion-maker cité par  Le Post]

Ce pertinent projet du Guide Kadhafi réitérée en 2010  a toujours été approuvé par les populations notamment par la jeunesse et la plupart des Chefs d’états d’Afrique. Dans le monde arabe, cette idée a aussi reçu  un écho favorable. Force est de constater avec amertume que les seuls opposants à ce projet sont la République d’Afrique du Sud et le Secrétaire Général de la ligue arabe, Amr Moussa. Pour la France, c’est un projet très dangereux qui lui ferait perdre son pré carré d’Afrique et sa Zone FCFA, véritable « vache à devises » c'est-à-dire  pourvoyeuse  de devises étrangères au trésor français et à la Banque de France par un pacte colonial d’asservissement. À ce sujet, dans un article de Julien N’kolo Reteno d’Attac Gabon paru en mai 2010 sur le site d’Attac France et intitulé « Le Franc CFA, monnaie ou instrument de domination ? », nous pouvons lire le pillage monétaire de l’Afrique par la France et son enrichissement sur le dos des africains : «…Tous les pays de la zone CFA, selon le texte originel, se voient dotés d’un compte d’opérations au Trésor Public Français, compte sur lequel leurs réserves externes sont créditées en cas d’excédent, ou débitées dans le cas contraire. Et au prétexte qu’elle garantit tout risque de change sur le franc CFA, la Banque de France prélève 65% des réserves de chaque compte d’opérations, en n’hésitant donc pas à s’enrichir sur le dos de pays pourtant dits pauvres ! Accessoirement, il conviendrait de rappeler que les 35% restant sur les réserves des comptes d’opération, sont d’officie alloués au remboursement de la dette, ce qui limite les marges de manœuvres le cas échéant dans les Pays de la Zone Franc, quand il est question de mener des politiques volontaristes en matière de santé ou d’éducation par exemple. Il s’agit de se rendre compte que la politique monétaire, et donc la politique économique des pays de la zone CFA se décide à Paris, et seulement par Paris !!! »

 Les impérialistes assènent  au public les contre-vérités suivantes : «l’aide généreuse de la France à l’Afrique pour enrayer la pauvreté ». Cependant face à ce pillage monétaire institutionnalisé le 26 décembre 1945, nous sommes en droit d’affirmer que cette litanie de la Françafrique est une imposture intellectuelle afin de  se donner bonne conscience.

 L’initiative du Colonel Kadhafi de créer une Zone monétaire africaine trouve donc une opposition acharnée des impérialistes étatsunienne et européenne.

Pour ces derniers, les plus durs de ces états insoumis  seraient la Libye et l’Irak , les deux qui ont  été attaqués. Kenneth Schortgen, Jr, qui écrit dans  Examiner.com, a noté que : « 6 mois avant que les US n’entrent en Irak pour déloger Saddam Hussein ce pays producteur de pétrole avait accepté des Euros à la place de Dollars en paiement du pétrole et cela est devenu une menace à la domination mondiale du Dollar comme monnaie étalon et son empire du pétro dollar. »[Source: Le Post, http://ellenbrown.com]

Au sein de l’UE, le président Sarkozy est le plus déterminé et hargneux dans la croisade militaire qu’il dirige contre le Colonel Kadhafi. Le dirigeant français qui a accueilli avec faste le Guide libyen en 2007 a dit de la Libye qu’elle était une menace pour la sécurité financière de l’humanité

[http://kir-t34.livejournal.com/14869.html   ou   http://kir-t34.livejournal.com/14140.html].   

Il est évident que si le projet de la zone « Dinar Or » se concrétisait puis suivi de la création des Etats-Unis d’Afrique autre projet cher au Guide Kadhafi, le Continent africain deviendrait  la future hyper puissance du siècle prochain. La fin des pillages et de l’exploitation coloniale de l’Afrique par les puissances impérialistes actuelles amorceraient leur « déclin ».Cette perspective sombre soulève l’ire de ces dernières.  Les guerres qu’elles ont déclenchées successivement en Côte d’Ivoire et en Libye seraient le début de leur baroud d’honneur ? 

La perte des empires  monétaires euro et dollar, mobilise les deux entités impérialistes du monde qui se sont liguées aujourd’hui pour la circonstance contre la Libye. Cependant, les rivalités peuvent surgir entre les alliés en cas de concurrence entre pétro-dollar et pétro-euro. Ce fut le cas en 2003  lors de la guerre impérialiste cintre l’Irak. 

Les Africains conscients de l’avenir du continent se doivent d’être solidaires du Guide Kadhafi contre les impérialistes guerriers. Hurler avec ces derniers, c’est hurler avec les loups, c’est faire preuve de  haute trahison.

 Le contrôle des Banques centrales par les puissances impérialistes contre la Libye, se traduit par  le soutien monétaire apporté par  ces dernières au CNT de Benghazi.                                                                                    

À peine après avoir occupé Benghazi, nous apprenons que les insurgés  « ont crée » leur Banque centrale qui est en réalité une création des impérialistes envahisseurs qui la contrôle et la gère. Ils l’utiliseraient comme plate forme afin d’exploiter et de piller les ressources du pétrole de la zone  sous administration déléguée du CNT. Les importantes réserves de pétrole de la Cyrénaïque conduiraient les occupants impérialistes à proclamer une république bananière dans l’hypothèse d’une incapacité à évincer militairement le Colonel Kadhafi du pouvoir. La tribune des trois Chefs d’états Obama-Sarkozy-Cameron parue dans plusieurs journaux en Anglais, français et Arabes martèle: « Mais il est impossible d'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi (...) » [Le Figaro du 15 mars 2011].

Ces dirigeants, qui représenteraient à eux trois la prétendue «Communauté internationale » décident de violer la résolution 1973  qui ne vise que la protection des populations civiles, en y adjoignant pour les besoins de leur objectif de recolonisation de l’Afrique,  l’élimination du Guide Kadhafi en  fomentant une rébellion armée le CNT,  en vue d’une éventuelle scission du pays dotée d’une Banque centrale.

Dans le Journal « Economic Policy Journal » Robert Wenzel écrit : «Je n’ai jamais entendu parler auparavant d’une banque centrale créée juste après quelques semaines d’un soulèvement populaire. Ceci veut dire que nous avons à faire à autre chose qu’un groupe de rebelles déguenillés courant partout et qu’il y a derrière des influences plutôt subtiles ».

Qui oserait encore nier les faux prétextes humanitaires de la guerre impérialiste de recolonisation et de contrôle des ressources naturelles de la Jamahiriya ?
 L’Afrique  serait-elle génétiquement immature pour la démocratie ?

 Les révoltes des peuples contre les régimes autocratiques et criminels sont un fait indéniable que tout être humain à le devoir moral de soutenir quelle que soit son appartenance idéologique, géographique ou confessionnelle. Cependant, au nom de la prétendue « défense de la démocratie », force est de constater que les soutiens à ces  manifestations populaires sont  sélectifs et à géométrie variable chez les puissances impérialistes occidentales.

Dans le pré carré français d’Afrique, des centaines de manifestations, des révoltes populaires  des luttes armées ont  lieu mais elles  ont été systématiquement réprimées dans le sang par les dictateurs imposés par la France aux peuples africains. Certains tyrans par exemple le Général Président Déby au Tchad  au pouvoir depuis 20 ans possède un palmarès sinistre avec plus de 31000 tchadiens assassinés selon les rapports des associations des Droits de l’Homme. Il fut sauvé à plusieurs reprises grâce aux interventions militaires de l’Armée française contre les Forces de résistance nationale. Le dernier  et spectaculaire sauvetage  du soldat Déby  fut celui du 3  février 2008 où les patriotes des Forces de résistance nationale ou  le bras armé du peuple tchadien insurgé, ont encerclé le palais présidentiel avant d’être délogées par le Commandos d’opérations spéciales de l’Armée française [Cf. La Croix du 10  fév. 2008]

Aussitôt sauvé, le despote tchadien a liquidé physiquement le Dr Ibni Oumar, Président de la CPDC, une coalition des partis d’opposition démocratique. Ce crime n’a pas mobilisé le président Sarkozy, ni les médias de l’hexagone et moins encore le groupe d’intellectuels français  représenté par le philosophe Bernard Henri Lévy (BHL) toujours prompt à organiser des manifestations contre les régimes qui porteraient « atteinte aux droits de l’Homme ». L’exception tchadienne et africaine en général suscite indignation : c’est de l’abomination et un déni de démocratie aux peuples africains.    

 Les dirigeants des puissances occidentales qui se font le chantre et défenseurs de la démocratie et leurs médias occidentaux  sont aphones et aveugles  pour les révoltes populaires dans ces contrées ou les habitants ont la peau d’ébène. Il y aurait en filigrane  une philosophie raciste qui attesterait que le noir serait immature pour la démocratie. L’ancien  président français Jacques Chirac déclarait lors d’une conférence de presse en 1990 à Abidjan : « L’Afrique n’est pas mûre pour la démocratie » et son successeur Nicolas Sarkozy dans son discours à Dakar en juillet 2007 affirmait : « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ».Ces propos humiliants et méprisants reflètent exactement le profond sentiment des impérialistes occidentaux à l’encontre des populations noires et du continent africain.

 

 Parallèlement aux révoltes populaires en Tunisie puis en Egypte, des  manifestations des jeunes, étudiants, élèves ont embrassées plusieurs grandes villes dont la capitale Ouagadougou en février dernier. Le gouvernement françafricain du président Blaise Compaoré à violemment réprimé les jeunes avec un bilan provisoire de 5 morts. [Cf. San Finna du 23 Février 2011]  Pour les impérialistes, n’y a rien à voir, circuler !

Sous prétexte de protéger les populations civiles et de soutenir la « révolution  démocratique » dans l’Est libyen, les puissances impérialistes ont déversé des bombes sur les populations civiles de Tripoli  faisant de nombreux morts civiles. Le président Sarkozy qui arborait fièrement un sourire après les bombardements en soutien à ses alliés et insurgés de Bengazi depuis un mois, serait-il aveugle à l’insurrection armée contre le régime dictatorial de Deby au Tchad, qui est vieux de 21 ans? Mieux encore la France a reconnu après trois semaines d’insurrection le Conseil National de Transition(CNT) siégeant à Benghazi, comme étant le représentant légitime du peuple libyen, alors que les Forces de résistance nationale tchadiennes existent depuis deux décennies. Quelle contradiction de constater que la France qui affirme à satiété sa ferme opposition contre la prise de pouvoir par les armes, soit  le premier pays démocratique à reconnaître le CNT? Que cacherait cette précipitation ? Serait6elle diplomatico-militaro-financière?

Comparativement aux révoltes sociales en Tunisie et en Egypte, les peuples étaient pacifiques  et sans armes, tandis qu’en Libye, les reportages des télévisions montraient des hommes lourdement armés  qui marchaient vers l’Ouest à la conquête de Tripoli. Une fraction de l’armée séditieuse serait impliquée dans ce mouvement  d’insurrection?

La situation géostratégique de la Libye entre la Tunisie et l’Egypte deux états dont les dirigeants Moubarak et Ben Ali étaient alliés des impérialistes, inciteraient ces puissances à éliminer  le régime anti impérialiste et insoumis du Colonel Kadhafi.

Dans ces deux pays, il est à craindre  que ces révoltes populaires ne soient accaparées par les agents de l’impérialisme car les puissances occidentales aimeraient avoir irréversiblement  une mainmise sur ces deux pays en contrôlant l’évolution  et le contenu de ces mouvements. Dans cette hypothèse, la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste  dont le dirigeant  révolutionnaire le Colonel Kadhafi reste insoumis, devrait être éliminé comme l’était Saddam Hussein par les  puissances guerrières. À cet effet, ne seraient-elles pas impliquées  directement ou indirectement aux manifestations de Benghazi, car le grain de sable libyen dans l’axe Tunisie-Egypte risquerait de bloquer leur mainmise complète  et totale dans cette région africaine.

La crise économique mondiale provoquée par  le système capitaliste a accentué la paupérisation des masses populaires dans les pays du Sud. Les recettes du néolibéralisme  imposées  aux peuples par ses bras armés que sont le FMI et la Banque mondiale ont causé des dégâts sociaux  incommensurables. Les jeunes en première ligne, ont déclenché les révoltes populaires sociales en Tunisie et en Egypte dont les gouvernements sont les nervis des puissances occidentales.

Dans ces deux pays, les mouvements  étaient initiés et dirigés par les  peuples et ne sont pas pilotés de l’étranger. Leurs légitimes révoltes sociales étaient véritablement populaires, nationales et organisées. Ce qui a permis des victoires rapides sur les dictateurs Ben Ali  et Moubarak qui ont pris la poudre d’escampette. En revanche pour la Libye, le complot impérialiste contre le Colonel Kadhafi est évident. En effet, il y a 42 ans quand les USA et la Grande Bretagne ont perdu leur mainmise sur le pays après la révolution du 1er septembre 1969, leur revanche et rancœur  contre leur tombeur demeurent tenaces. De plus, les impérialistes tenteraient de contrôler et d’orienter les révoltes en Tunisie et en Egypte qui devraient assurer la préservation de leurs intérêts dans ces deux pays. Ce qui serait probable car ils disposeraient encore de nombreux agents dans les rouages administratifs. En revanche, l’existence du Colonel Kadhafi, un nationaliste et révolutionnaire entre ces deux pays magrébins, risquerait de susciter des réflexes de révolution radicale et nationaliste en Tunisie et en Egypte, par conséquent, l’élimination du guide devient l’obsession des puissances impérialistes.   

De ce qui précède, pourrait-on véritablement parler de révolte sociale ou de révolution déclenchée à Benghazi en Libye eu égard à la misère des populations tunisiennes et égyptiennes?  De plus, les révoltes sociales dans les deux pays sont pacifiques tandis qu’en Libye, les images de télévisions montrent des manifestants lourdement armés (Chars, Véhicules blindés, RPG, Roquettes, Canons, Mitrailleuses lourdes, Fusils d’assaut…) qui déferlaient vers l’Ouest en direction de Tripoli. Quelles sont les origines de cet armement ? Certains militaires et  responsables politiques qui ont été des proches collaborateurs du Guide Kadhafi pendant des décennies, ceux là même qui ont contribué à asseoir et renforcé le régime ont fait défection. Ces derniers organiseraient-ils un coup d’état armé ? Quelle devrait être la réaction institutionnelle de tout gouvernement légal face à une insurrection armée quelle soit légitime ou non? À ces interrogations, le Professeur d’histoire et de sciences politiques, Pierre PICCININ écrit :  « le gouvernement libyen, au moyen de l’armée régulière, pour dictatorial qu’il soit (la légitimité d’un gouvernement, selon le droit international, ne repose nullement sur le critère démocratique), ne vise en aucun cas à massacrer des civils, mais à réprimer une rébellion, armée, qui tente de renverser par la force l’ordre établi, et ce, en outre, dans un contexte tribal qui oppose le nord-est du pays (Benghazi et Tobrouk) aux tribus, majoritaires, qui soutiennent le clan Kadhafi. » [Le post  21 mars 2011]

 

Les nouvelles guerres impérialistes de rapine ou les pillages « décomplexés » et « certifiés Onu » de l’Afrique. 

 

Afin de couvrir leurs actes de terrorisme, de piraterie et de pillages des états du sud, les puissances impérialistes  justifient leurs criminels actes de guerre d’occupation et de contrôle des pays africains par les applications des résolutions du Conseil de sécurité sur la « protection des vies humaines » et « la défense de la démocratie ». C’est notamment le cas de l’impérialisme français  et ses alliés qui  continuent de bombarder  la Libye. Quant à la Côte d’Ivoire, le président Sarkozy a mené une véritable expédition militaire punitive coloniale et d’occupation le 4 avril, 2011 par des bombardements massifs par air et par terre par les troupes d’élites de l’armée française. Le palais présidentiel a été partiellement détruit, et ainsi que de nombreuses cibles civiles. Les bombardements français en Côte d’Ivoire ont fait provisoirement au « moins 2307 morts civils et des milliers de blessés ». Selon le Président  de l’Union Africaine Teodoro Obiang Nguema. À ces crimes contre l’humanité il faudrait y ajouter le kidnapping  du président légitime Laurent Gbagbo, de son épouse Simone et de ses proches collaborateurs. Une première en Afrique où la puissance coloniale enlève un Chef d’état africain en exercice pour imposer son poulain Ouattara.  Cela est insupportable !

 

L’Afrique combattante  se doit de réagir  énergiquement face à  ce mépris du président Sarkozy et les crimes contre l’humanité qu’il a commis. Nous osons espérer que la CPI  serait impartiale et interpellerait le coupable pour le juger. Elle démontrerait ainsi à la face du monde son visage « antiraciste »  que les africains mettent  fermement en cause et à juste titre au vu de son acharnement à juger les noirs. Nombreux sont les peuples du continent  voire certains dirigeants qui continent qui n’hésitent pas à qualifier la CPI  de « Cour Pénale contre les Africains ou les Insoumis». Pour les opprimés du monde, la CPI a un comportement raciste et à géométrie variable selon que vous appartenez à un état puissant du nord ou en développement du sud. Cette institution internationale a laissé en toute liberté l’ancien président des USA, Georges Bush, ce criminel de guerre qui a ordonné l’occupation militaire de l’Irak et le pillage de son pétrole par les compagnies étatsuniennes  à partir de 20 mars 2003. Une sanglante guerre de rapine qui avait déjà fait  600.000 morts  en octobre 2006 soit 3 ans après l’occupation du pays par l’US Army, selon le professeur de sociologie Michael Schwartz à l’université d’État de New York. Ces résultats sont issus d’une étude scientifique réalisée avec les derniers outils statistiques de pointe a été publiée le 12 octobre 2006 dans le Lancet, (la publication médicale britannique la plus réputée) [Cf :Voltaire.org du 9 Juillet 2007, in « Mortality before and after the 2003 invasion of Iraq : cluster sample survey », par Les Roberts, Riyadh Lafta, Richard Garfield, Jamal Khudhairi, Gilbert Burnham, The Lancet, 11 octobre 2006]

La France  de Chirac, qui courageusement s’était opposée à cette guerre par la voix de son ministre des Affaire étrangères Dominique De Villepin, les médias hexagonales, les Bernard Henri Lévy et autres ONG, si soucieux de la « défense de la démocratie » et du « droit d’ingérence humanitaire pour sauver les peuples » n’avaient  pas non plus saisi la CPI  pour crimes contre l’humanité  commis par Georges Bush.                                 

En Libye, à peine la rébellion éclatée à Benghazi pour un problème strictement interne, nous avons assisté à une mobilisation générale de guerre lancée par le président Sarkozy contre la Jamahiriya et son Guide Kadhafi. Combien de problèmes internes similaires existent quotidiennement dans le monde ? Les gendarmes impérialistes sont-ils intervenus ?

Ces quelques faits précités, démontrent si besoin est, du mensonge érigé en dogme  politique internationale et qui cache les objectifs réels de la guerre impérialiste dirigée par le président Sarkozy contre le Guide Mouammar Kadhafi et le peuple libyen. Il ne fait aucun doute que l’odeur du pétrole enivre les guerriers occidentaux, qui rêvent de faire main basse sur le deuxième pays africain producteur du pétrole après le Nigéria et devant l’Algérie. De plus, le brut libyen  est d’excellente qualité et situé à proximité de l’Europe. Selon US Energy Information Administration de février 2011, les réserves de pétrole libyennes sont estimées à  46,4 milliards de barils. La Libye dispose également de d’importantes réserves de gaz naturel (1 548 milliards de m3).  Enfin, l’impérialisme tremble et rêve déjà à l’idée de mettre sous sa coupe  cette région d’Afrique dont les réserves prouvées sont évaluées à 103,2 milliards de tonnes d’or noir en 2009, soit 55,6 % du total des réserves prouvées mondiales de pétrole. [Hindustan Times du 21 mars 2011].

Les mesures de sanctions économiques contre le régime du  Colonel Kadhafi  ont été mises en œuvre par la France et ses alliés bien avant la résolution 1973 du Conseil de sécurité. C’est ainsi que les USA ont bloqué les avoirs libyens dans les banques étatsuniennes. La Libye dispose d’environ 200 milliards de dépôts de réserves de pétrodollars libyens dans les pays occidentaux. En bloquant ces fonds, les puissances impérialistes ont ainsi opéré le hold-up du siècle « décomplexé » et « certifié » par le Conseil de sécurité en s’appropriant de quelques 200 milliards de dollars. Les  Trésors des puissances impérialistes   jubilent d’avoir bloqué les dépôts de la Libye sur leurs territoires respectifs.

Cette guerre de rapine de la France est par ailleurs confirmée par M.Gianpiero Cantoni, président de la commission Défense du Sénat italien  en ces termes: « la France est mue par la volonté d'obtenir des contrats pétroliers auprès des futures autorités libyennes, en cas de victoire des insurgés, et d'accroître son influence en Méditerranée, tandis que l'Italie devra, elle, sans doute faire face à un afflux de réfugiés » [Reuters 22 mars 2011]

 

La croisade militaire contre le Guide Kadhafi, dirigée par le président Sarkozy et la création du CNT.


Les puissances occidentales ont la rancœur tenace et attendaient une opportunité pour se venger du Colonel Kadhafi, qui mène une politique révolutionnaire, indépendante des diktats impérialistes. Malgré un assouplissement dans sa politique « virulente » à l’égard des puissances impérialistes, après l’occupation de l’Irak en mars 2003 par l’armée étatsunienne, les puissances occidentales n’en ont pas tenu compte et projettent toujours de déclencher une guerre contre la Jamahiriya. Le Colonel Kadhafi avait pourtant renoncé à  la recherche sur les armes nucléaires, il a décidé de collaborer avec l’Occident dans la lutte contre le terrorisme, il a ouvert le marché libyen aux multinationales occidentales, signé des accords commerciaux pour l’achat d’équipements et la construction des infrastructures…, pour plusieurs milliards de dollars. Après la réhabilitation du Colonel Kadhafi sur la scène internationale, une cohorte des dirigeants politiques occidentaux et  les représentants des multinationales, faisaient la queue pour rencontrer  le Guide et les hautes autorités jamahiriyennes à Tripoli afin de décrocher des contrats commerciaux  juteux. La concurrence était rude car l’odeur des pétrodollars enivrait  ceux là même qui  autorisent aujourd’hui leurs avions à bombarder Tripoli. Quel cynisme et quelle cruauté et quelle hypocrisie !

Dans la foulée de cette réhabilitation, le Guide a effectué des visites officielles hors d’Afrique. Il a été accueilli avec faste dans de nombreuses capitales Occidentales.                                                                               A Paris, le président Sarkozy s’était plié en quatre pour le recevoir avec tous les honneurs dus à son rang de visionnaire pour l’Afrique. Jamais de mémoire d’Africain, aucune autre visite officielle d’un dirigeant du continent n’a eu un tel retentissement médiatique et n’a mobilisé un dispositif impressionnant de sécurité (blocage de  la circulation à paris et autour de la forêt de Rambouillet où le guide  se livrait à une partie de chasse, arrêt de la navigation sur la seine…).Le Guide a même planté sa tente traditionnelle de bédouin dans les jardins de l’Elysée. Toute l’Afrique regardait avec admiration, joie et fierté le respect qu’a su imposer le Guide Kadhafi aux impérialistes occidentaux. L’honneur bafoué, les humiliations infligées à l’Afrique et aux précédents chefs d’états lors de leurs visites officielles, furent lavés. N’est-il  pas besoin de rappeler que les visites officielles des dirigeants africains n’ont jamais été couvertes par les médias  et mieux encore que ces chefs d’états étaient accueillis par des personnalités de rangs subalternes ? C’est du mépris et de la condescendance à l’égard du Continent.

Le guide libyen est devenu subitement un monstre à abattre après la réhabilitation de la Jamahiriya sur la scène politique internationale. La versatilité des impérialistes occidentaux devrait servir de leçons aux dirigeants africains qui sont aujourd’hui leurs alliés de circonstance. Ils paieraient honteusement leur servilité à l’impérialisme quand ce dernier aurait atteint ses objectifs mercantiles.

L’impérialisme « humanitaire et démocratique » au secours du « peuple libyen en danger de mort » n’est que l’arbre qui cache la forêt, en l’occurrence le projet du pillage du pétrole jamahariyen. La « Communauté internationale » ou plus exactement le « club des puissances impérialistes» n’a jamais daigné déclencher une opération  « d’ingérence humanitaire » dans les pays d’Afrique francophones où les nervis de la France, véritables tyrans massacrent les populations civiles  depuis plusieurs décennies. Ces crimes  n’ont jamais provoqué de la compassion chez ces « humanitaires et défenseurs des révolutions démocratiques ». La bienveillance précipitée des impérialistes  à l’égard  des insurgés de Benghazi  est  par conséquent incontestablement suspecte. L’opération « Aube d’Odyssée » consacrée par la résolution 1973 du Conseil de sécurité devrait  plutôt s » s’appeler l’«Aurore du génocide  du peuple libyen »

Cette croisade impérialiste dirigée par la France contre la Libye et le Colonel Kadhafi, a été par ailleurs confirmée par Claude Guéant, ministre français de l’intérieur et imminence grise du président Sarkozy, dans l’émission Talk Orange / Le Figaro du 21 mars 2011 : «Sans le président Nicolas Sarkozy, sans sa détermination, nous aurions assisté en direct à la télévision à des massacres de populations en Libye. C'est ça qu'il faut retenir, c'est ça qui est important. Heureusement, le président a pris la tête de la croisade pour mobiliser le Conseil de sécurité des Nations unies, et puis la Ligue arabe et l'Union africaine». Le terme « Croisade » a suscité tant de polémiques pour sa gravité et son sens historique. Emanant d’un proche collaborateur du président de la république française, ce mot a alors une signification particulière. La vérité a été dévoilée et les veines tentatives de l’étouffer ou de la minimiser resteraient à jamais inefficaces.

La campagne médiatique et de désinformation, menée tambour battant contre le Colonel Kadhafi a prouvé ses limites. Après plus d’un mois, les insurgés ont étalé  au grand jour à leurs parrains leur faiblesse organique, leur inorganisation et l’absence totale de programme politique crédible. Leur progression militaire sur le terrain  fut stoppée par les troupes légalistes au Guide. Si le CNT avait une assise profonde et populaire dans toute la Jamahiriya, alors comment expliquer son échec patent à étendre l’insurrection ailleurs que dans une portion incongrue de sa zone tribale du cyrénaïque ?  et ce malgré l’appui des bombardements massifs des zones sous contrôle gouvernemental par l’aviation impérialiste? Si le CNT était une véritable émanation de tout un peuple alors comment expliquer l’absence totale des manifestations populaires de soutien ou dirigées par lui dans d’autres villes et régions de la Libye ? Comment défendre un mouvement qui se dit populaire mais qui  lance des appels réitérés aux forces impérialistes de bombarder et détruire le pays, tuer les populations? De quelle légitimité les dirigeants du CNT prétendraient-ils s’ils sont imposés au peuple libyen par les impérialistes à coups de bombardements? Par son comportement abject, les membres du CNT ne seraient-ils pas devenus les « Harkis » du président Sarkozy et de la France coloniale ?

Le Conseil National de Transition (CNT), mouvement des insurgés de Benghazi naquit à la foulée de l’insurrection et à l’initiative de la France, qui la première l’a  soutenu et reconnu diplomatiquement. Cette organisation serait donc le futur interlocuteur de l’occident avec qui il renégocierait le contrat juteux de l’or noir en sa faveur et au détriment du peuple libyen en cas de l’hypothétique victoire.                                          Ne pourrait-on pas craindre la scission du pays entre l’Ouest (la Tripolitaine) sous contrôle du Guide et l’Est (la Cyrénaïque) sous administration occidentale déléguée au CNT ? Dans un des débats de février 2011 sur la chaîne BFM TV, un des invités du plateau, expert en énergie, faisait allusion à cette éventuelle partition et insistait : « La Cyrénaïque possède les réserves de pétrole les plus importantes de Libye » Le but de l’invasion est claire c’est de s’approprier des colossales ressources pétrolières de la Libye. 

Qui sont ceux qui dirigent  le Conseil National de Transition (CNT) de Benghazi ?

Cette organi

sation aux contours flous fut créée subrepticement après l’insurrection de Benghazi. La France fut la première à la reconnaître officiellement, suivie de l’Italie et du Qatar. L’engagement médiatique de Bernard Henri Levy (BHL) ami du président Sarkozy aux côtés des insurgés a poussé une certaine presse à qualifier ce dernier de « Vice-ministre français des Affaires étrangères ». Le CNT s’est discrédité auprès du peuple libyen victime des bombes à uranium appauvri, larguées par les impérialistes afin de détruire les Bunkers. Ces bombardements auraient fait des centaines de morts et blessés selon les sources gouvernementales à Tripoli.

Le président Sarkozy qui s’est transformé en VRP du CNT, n’a pas réussi à élargir sa reconnaissance aux 190 autres membres de l’Onu. Selon les informations de la presse sur la Libye, le CNT est un conglomérat  de personnalités connues (anciens ministres et hauts cadres de la Jamahiriya) et des figures inconnues de la société civile. [Source : Jeune afrique].

Composé de 31 membres, le CNT est dirigé par Mustapha Abdul Jalil, qui était  il y deux mois encore, ministre de la Justice du Colonel  Kadhafi. II a été reçu en Italie et en France par le Président Sarkozy le 20 avril. Alors que les Forces de résistance nationale tchadienne qui luttent depuis 20 ans contre la dictature du Général Déby ont toujours été ignorées et méprisées par le gouvernement français, allié inconditionnel du tyran tchadien. De quelle défense de « Droits de l’Homme et de démocratie » le président français parle t-il ? Pourquoi le peuple tchadien est-il exclu de ces valeurs universelles ?  

Les mêmes impérialistes qui vilipendaient le régime du Colonel Kadhafi, déroulent le tapis rouge à cet ancien ministre de la justice qui à condamné à mort les infirmières bulgares  impliquées dans le dossier du sang contaminé.

L’avocat Abdul Hafidh Ghoga est vice-président, tandis qu’un autre transfuge de gouvernement libyen le général Abdul Fatah Younis, chef d’une tribu de la Cyrénaïque et qui était, il y a deux mois, ministre de l’Intérieur, est aujourd’hui le responsable militaire des insurgés.

Les Affaires étrangères reviennent à Ali Aïssaoui, ancien ministre de l’Économie, M.Abdelfettah Younes, ex-ministre de l’Intérieur devient le chef militaire des combattants. D’autres inconnus font partie du CNT parmi lesquels Salwa Boughaghis, ancienne étudiante à la Sorbonne et unique femme et un certain Mustapha Gheriani  porte-parole du mouvement. Selon Jeune Afrique, de retour de Benghazi, plusieurs sources relèvent le manque de charisme des membres du CNT et l’absence d’une figure rassembleuse incarnant la révolution. D’autres sources affirment que parmi les dirigeants, on y trouve les anciens d’Al Quaïda et proches de Ben Laden. Nous y reviendrons en détail dans un paragraphe ultérieur.  A ce sujet voici ce que le quotidien britannique écrit :« Darna,  une ville clef de la zone tenue par les rebelles entre Benghazi à l’Ouest et Tobruk à l’Est. Elle est dirigée par un certain al-Hasidi, un conseiller militaire d’Al Qaeda qui a frayé avec Ousama ben Laden au camp d’entrainement terroriste de Khost en Afghanistan.(…)

A ses côtés, le contrôle de la ville est assuré par Sufian bin Kumu, ni plus ni moins le chauffeur d’Ousama ben Laden, autre terroriste notoire qui a été interné dans la base de Guantánamo Bay pendant 6 ans. De même, parmi les édiles de Darna, on compte Al-Barrani, membre actif du groupement de lutte islamique en Libye, qui a fusionné avec al Qaeda en 2007 ».

 

Abattre le Colonel Kadhafi : une obsession des puissances  impérialistes.


Après la prise du pouvoir par les jeunes Officiers progressistes dirigés par le Colonel Kadhafi le 1er septembre 1969, naquit  la révolution du «Fateh». Le jeune Colonel procéda à la nationalisation des compagnies pétrolières britanniques et étatsuniennes. Cet acte révolutionnaire a suscité une rancœur tenace occidentale qui veut aujourd’hui prendre sa revanche  et reconquérir le paradis pétrolier perdu. Tous les moyens sont mis en œuvre afin d’anéantir le Guide et prendre le contrôle du pays.    

La résolution 1973 du Conseil de sécurité était une aubaine pour les puissances occidentales. La zone d’exclusion aérienne située au nord de la Libye, ressemblerait étrangement au plan mis en place au nord de l’Irak dans le Kurdistan riche en pétrole. Ce plan s’était terminé par l’occupation du pays par les USA et l’assassinat du président Saddam Hussein.  La ligue arabe qui a participé au sommet de 22 pays le 19 mars à paris  avait apporté sa  caution « morale » aux bombardements  de la Libye, un pays arabe membre de cette institution. Au lendemain des bombardements sur Tripoli, le Secrétaire Général Amr Moussa les a dénoncés et a demandé un rapport sur les opérations en Libye : « qui ont provoqué la mort et les blessures de nombreux civils libyens. Ce qui se passe en Libye diffère de l'objectif d'imposition d'une zone d'exclusion aérienne, et ce que nous voulons est la protection des civils et non le bombardement de davantage de civils » [L’Express du 20 mars 2011]. Les avions français ont bombardé au delà de la zone d’exclusion aérienne située sur la côte méditerranéenne. Les villes de Sheba et de Koufra  pro Kadhafi au sud du pays ont été bombardées. [Source :Ria-Novesti] .Une autre violation flagrante de la résolution 1973 par la France.        Ceux qui espèrent que les impérialistes s’arrêteraient en si bon chemin se sont réveillés le lendemain, ahuris. La ligue arabe fut ainsi dupée et trahie. Quant à l’Union africaine dont la Libye est l’un des membres fondateurs le plus influent et la plus généreuse, elle fut superbement ignorée, humiliée et méprisée car elle n’a pas été invitée au sommet de Paris. La France et ses alliés impérialiste traient les problèmes africains en excluant les premiers concernés, les africains et l’Union africaine. Ce fait est gravissime, c’est une humiliation et un mépris jamais connus et qui montre que les puissances occidentales ont déjà placé sous leur tutelle l’Afrique.              

Les peuples africains n’accepteront jamais cette capitulation de certains dirigeants nervis de puissances occidentales et qui préparent en douceur la recolonisation du continent.                                                          

 Les dirigeants africains doivent se ressaisir car l’avenir du continent serait compromis  au vu de cette recolonisation rampante affirmée. Ils doivent procéder à un réexamen profond des relations entre notre continent et les puissances impérialistes du nord et notamment avec la France l’initiatrice de cette croisade anti libyenne.

La duplicité, le cynisme et la cruauté de l’impérialisme sont sans limite. Les pays arabes et africains qui ont soutenu cette croisade contre la Libye déchanteront. Quand ces puissances occidentales auraient atteint leurs objectifs inavoués et inavouables, ils subiraient plus tard la même foudre guerrière quand ils oseraient manifester des velléités de nationalisme, susceptibles d’égratigner les intérêts occidentaux. Il sera alors trop tard pour ces dirigeants. Ils récolteraient le fruit de leur trahison à l’égard des peuples africains. Le célèbre rappeur franco-tchadien Mc Solaar ne chantait-il pas déjà « Qui sème le vent récolte le tempo » ? C’est-à-dire « Qui sème le vent récolte la tempête» ?

Ces derniers jours, face au constat d’échec cuisant du CNT sur le terrain militaire, les agresseurs se prépareraient à l’utilisation des armes à sous-munitions contre Tripoli, en représailles à celles qu’auraient utilisées les troupes libyennes contre Mistrata. [New York Times, Washington Post  du 15 avril 2011, l’Express du 16 avril 2011]                                                                                                                                               Ces accusations sans aucune preuve (absence de photos même truquées) des victimes, confirmeraient le début d’une préparation de l’opinion publique aux prochaines actions criminelles impérialistes, qui seraient ainsi couvertes et justifiées. La recherche des hypothétiques ADM  en Irak par l’Us Army a été un prétexte de guerre avec l’utilisation par les forces d’occupation des armes à sous-munitions et des bombes à uranium appauvri. Des milliers d’irakiens ont été tués et les survivantes en sursis pour cause de contaminations. Les conséquences dangereuses de ces bombes à uranium appauvri sur l’environnement s’étaleraient  des très longues années.                                                                                                                            

Rappelons que la Conférence diplomatique de Dublin du 30 mai 2008 a permis la ratification  de la Convention sur les armes à sous-munitions. Sur la liste des pays  signataires, on note l’absence des ces états  impérialistes qui bombardent aujourd’hui la Libye. Ce sont ces mêmes puissances qui fabriquent les armes à sous-munitions, les détiennent et les commercialisent.

Aujourd’hui, elles cherchent à accuser la Jamahiriya. Il est inacceptable que les mensonges et l’imposture intellectuelle permanents des  impérialistes ne soient transformés en normes de relations internationales   Sans discontinuité depuis la révolution du 1er septembre 1969, les puissances impérialistes continuent leurs agressions contre la Jamahiriya. Une brève rétrospective non exhaustive des actions militaires des impérialistes contre la Jamahiriya et le Colonel Kadhafi, montre que leur rancœur reste  encore tenace. Ils crient vengeance à tout prix.

♦ Le 15 mars en 1986, l’armée étatsunienne a bombardé Tripoli et Benghazi (la ville des insurgés). Le bilan fut lourd : 67 personnes furent tuées parmi lesquelles la fille adoptive du Colonel Kadhafi. Ces actes barbares firent plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés, parmi les victimes, de nombreux enfants et vieillards. Ce terrorisme d’état n’a pas été condamnés par les prétendus défenseurs des droits de l’homme et leurs coupables non pas été traduits en justice. Pourquoi la vie des africains ne vaudrait-elle pas celle des occidentaux ?

Selon le journaliste italien Franco Bechis, la France préparait depuis novembre 2010 le renversement de Kadhafi. Les conspirateurs prendraient Benghazi comme QG de l’insurrection. Tout a commencé le 20 octobre 2010 lorsque M. Nouri Mesmari, chef du protocole du Guide Kadhafi débarqua à Tunis. Le 21 octobre, il arrive en France où son travail   de conspiration avec les services secrets français  commença.  À ce sujet, le journaliste Franco Bechis écrit : « On a vu de façon certaine au début du mois de novembre, entrer à l’Hôtel Concorde Lafayette de Paris, où Mesmari réside, d’étroits collaborateurs du président français. Le 16 novembre, une file de voitures bleues est devant l’hôtel. Dense et longue réunion dans la suite de Mesmari. Deux jours plus tard une dense et étrange délégation française part pour Benghazi. Avec des fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, des dirigeants de France Export Céréales et de France Agrimer, des managers de Soufflet, de Louis Dreyfus, de Glencore, de Cani Céréales, Cargill et Conagra.        Expédition commerciale, sur le papier, pour essayer d’obtenir à Benghazi justement de riches commandes libyennes. Mais se trouvent aussi dans le groupe des militaires français, déguisés en hommes d’affaire » [Source : Voltaire du 24 mars 2011].

L’argument « humanitaire » invoqué par le président Sarkozy pour bombarder la Libye n’est qu’un tissu de mensonges grossiers afin de justifier aux yeux de l’opinion publique française cet acte de guerre qui a coûté la vie à des centaines de civils selon les autorités de Tripoli. Des interventions « humanitaires » pour sauver les vies humaines, se sont transformées au contraire  en une machine  qui sème la mort et la désolation en terres africaines jamahiriyennes. L’Union africaine se doit de saisir la CPI pour ces crimes contre l’humanité  commis par le président français. Et  pourquoi  l’Afrique devrait accepter que seuls ses dirigeants accusés et désignés par les impérialistes occidentaux  doivent être jugés par  la CPI?  Et pourtant, les  dirigeants occidentaux qui ont commis d’innombrables crimes contre l’humanité en Afrique et sur d’autres continents sont nombreux. Ils doivent aussi répondre de leurs actes. Ce sont  aussi des citoyens du monde !

♦ Dans cette campagne guerrière contre le Colonel Kadhafi, la plupart des medias occidentaux ont battu campagne en faveur des bombardements. Selon Le Figaro du 23 mars 2011, deux tiers des Français (66%) se disent favorables à l'intervention de la coalition internationale en Libye, contre 34% qui la désapprouvent, selon un sondage Ifop paru dans France-Soir. Les morts africains ne susciteraient-ils pas de compassion en France ?

Dans son éditorial du Le 23 février 2011, le Journal Wall Street écrit : « Les Usa et l’Europe devraient aider les Libyens à renverser le régime de Kadhafi ».Sans aucune compassion pour les victimes des bombardements impérialistes sur Tripoli, ces médias taisent ces crimes. Pour eux, il y a des « bons libyens, les insurgés » à préserver et les « mauvais», ceux qui vivent dans les zones contrôlées par le gouvernement légitime du Colonel Kadhafi et qu’il faudrait exterminer.  C’est suivant cette logique anti Kadhafi que ceux qui font l’apologie de ce dernier pour son anti impérialisme et sa grande contribution à l’édification de l’Union Africaine, sont considérés comme des « fous » au même titre que lui, qualifié depuis des décennies de « fou de Syrte ».                       

♦ Cette croisade impérialiste à but « humanitaire » est donc sélective suivant les affinités ou le degré de soumission aux puissances occidentales. En effet, à la tragédie des palestiniens, exécutée par Israël dans la bande de Gaza. N’a jamais incité les puissances occidentales à instaurer une zone d’exclusion aérienne sur Gaza contre les bombardements de  l’aviation israélienne.  Les régimes réactionnaires membres de la Ligue arabe sont opposés aux triomphes des révoltes populaires en Tunisie et en Egypte qui ont coûté respectivement la vie à 35 et 300 personnes tuées selon l’Onu par la police. Afin d’éviter une telle contamination « démocratique », cette institution a soutenu l’envoi des troupes saoudiennes matées dans le sang les insurgés  dans le sultanat de Bahreïn.                                                                          

Le président Sarkozy et ses alliés qui  s’autoproclament « défenseurs » de la démocratie et protecteurs des populations civiles sont devenus aveugles face aux répressions sanglantes dans ces trois états. Là-bas il n’est pas question d’envoyer les avions bombardé les présidents Ben Ali, Moubarak et l’Emir Cheikh Hammad El Khalifa pour sauver les populations des tyrans. En revanche en  Libye, comme nous l’avons évoqué plus haut, l’insurrection de Benghazi du 15 février 2011 serait la « bonne » car elle est  initiée par la France d’une part et d’autre part elle doit évincer la bête noire des occidentaux, le Colonel Kadhafi. L’insurrection de Benghazi  a mobilisé 22 pays et le Conseil de sécurité afin de justifier les frappes aériennes afin de « sauver les populations civiles » des massacres de l’armée du Guide. Un aspect curieux de cette propagande, c’est que les impérialistes, toujours prompts à exhiber les photos  truquées n’ont à ce jour rien montré. Le nombre des victimes varient d’une dizaine à plusieurs milliers. Ce genre de manipulations médiatiques et de désinformations des impérialistes, nous ont été déjà servies en 1989 en Roumanie. En effet, les médias avançaient les chiffres de 4 630 ou 4932 morts découverts dans le célèbre charnier de Timisoara. Ces personnes seraient tuées par la Securitate, la police politique du président Ceausescu. On apprendra le mois suivant que ce charnier comptait de morts non liés à la répression qui totaliserait 73 morts. Afin d’agrémenter cette macabre mise en scène, on exhibe même un échantillon de 19 cadavres sortis d’une morgue afin d’exacerber la compassion et la colère du public contre le président Ceausescu. Le complot impérialiste se termine par une exécution expéditive du couple présidentiel.                                                                      

Un autre média mensonge impérialiste est celui  sur l’Irak de Saddam Hussein qui détiendrait et fabriquerait  les armes de destruction massive (ADM). En effet,  en 2003 le secrétaire d’Etat américain, le général Colin Powell agitait un vulgaire tube à essai sensé contenir un échantillon d’une arme chimique redoutable et présentait des fausses cartes d’installations militaires qui fabriqueraient les armes nucléaire en Irak. Ce scenario a permis de justifier l’occupation, la destruction de l’Irak et l’assassinat du président Saddam Hussein par l’armée étatsunienne. À ce jour, 8 ans plus tard, la plus puissante armée du monde n’a trouvé aucune trace des ADM en terre occupée !                         

Les  tyrans du monde, alliés des puissances impérialistes occidentales sont garantis tous risques et jouissent d’une impunité à tuer les populations civiles. C’est notamment le cas au Tchad et dans les autres pays du pré carré français d’Afrique. En revanche, les dirigeants insoumis, nationalistes, patriotes, révolutionnaires, anti impérialistes à l’instar de Mouammar Kadhafi, Laurent Gbagbo, Robert Mugabé, Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Marien Ngouabi, Sékou Touré, Hugo Chaves, Evo Moralès, Ahmedinajat, Fidel Castro, Kim jung Il,...sont diabolisés, vilipendés, pourchassés voire parfois arrêtés et assassinés.                                             L’argument d’ingérence humanitaire vole en éclat car ces interventions ne visent qu’à protéger les seuls intérêts des multinationales capitalistes, d’écarter militairement les dirigeants insoumis et d’introniser leurs valets antinationaux.

En Libye, nous sommes en face d’un paradoxe historique. En effet, la révolution française de 1789 a aboli la monarchie. Elle  a posé les fondements de la démocratie  pour laquelle sous prétexte de la « défendre contre la tyrannie de Kadhafi », on bombarde aujourd’hui la Jamahiriya. Cependant, ce qui serait révoltant pour tout démocrate, c’est de constater que les insurgés de Benghazi brandissent l’ancien drapeau de la monarchie obscure du roi Idriss, inféodée aux impérialistes britanniques et étatsuniens. Le peuple libyen qui vivait dans la servitude monarchique et coloniale  dans la misère absolue, malgré les ressources pétrolières, fut enfin libéré grâce à la révolution d’El Fateh du 1er septembre 1969, dirigée par le Colonel Kadhafi. Depuis lors, l’éducation, la santé, le logement  sont garantis par le pouvoir des masses à chaque citoyen. Le peuple libyen est maître de son destin, maître de ses ressources pétrolières nationalisées et enfin il est souverain. Les nostalgiques de la monarchie voudraient  la restaurer en Libye. La France républicaine a un président M. Sarkozy qui soutient les monarchistes libyens de Benghazi. Cet acte est une négation du progrès démocratique et un blasphème à la mémoire des grands hommes Robespierre, Saint just, Camille Desmoulins, Abbé Grégoire, Danton, Mirabeau, Marat, Babeuf , Hébert… qui se sont sacrifiés pour que 220 années plus tard leur idéal démocratique  continue d’exister et de rayonner dans le monde et auquel aspire les peuples.


 
à suivre

 


 

 


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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 01:27

Mirages de la démocratie, peuples manipulés, main-basse sur les pays..

http://3.bp.blogspot.com/-KCDjIAlct9o/Tadlp57FR6I/AAAAAAAAAdc/n-W1DCjXUsE/s1600/uncle_sam_aff.jpghttp://3.bp.blogspot.com/-KCDjIAlct9o/Tadlp57FR6I/AAAAAAAAAdc/n-W1DCjXUsE/s1600/uncle_sam_aff.jpg

Pourquoi autant de guerres actuellement ?

 

Certains parmi les décideurs regrettent sans doute de n'être pas venus un
peu plus tôt au monde, car ils n'aiment pas la vraie démocratie. Mais ils ne
peuvent rien y faire à l'intérieur de leurs territoires respectifs, les
peuples ayant déjà pris goût au modèle, il n'est pas si évident de faire
machine-arrière.

Les guerres faites à l'extérieur sont des guerres de reconquête des
territoires perdus à un certain moment de l'existence de ces pays. Les
décideurs ont acquis la conviction qu'au regard de la maîtrise technologique
et de l'avance que leurs pays ont, il n'y aura plus jamais de guerre dans
leurs espaces respectifs, car leurs forces sont telles qu'aucune autre ne
pourra les concurrencer pour porter le fer sur leur propre sol, surtout qu'ils
possèdent des armes de destruction massives, dissuasives. A cela, il faut
ajouter le fait que des erreurs de vision stratégique, de planification et de
gestion ont conduit leurs économies vers un gouffre dont l'horizon semble
bouchée.

Pour répondre aux difficultés économiques et financières, certains
décideurs ont trouvé la solution la plus facile, c'est de revenir à la
méthode classique en trouvant dans les populations des pays du tiers monde, des
personnes facilement manipulables qui leur permettront de faire main basse sans
le crier tout haut sur tous les toits, des richesses de ces pays, en leur
faisant miroiter le concept de démocratie capable semble-t-il de soigner tous
les maux auxquels ils sont confrontés. Elles oublient cependant de préciser
que la misère dans laquelle ces populations baignent a été directement
provoquée par les pays développés avec la complicité d'autres valets
locaux. Dans ces pays, ils ont trouvé un terrain favorable, au regard du type
de régimes en place peu entraînés aux changements et à l'adaptabilité.

S'il ne s'agissait que de démocratie, la voie du dialogue aurait été
privilégiée et beaucoup de pays ne verseraient pas le sang pour amener le
peuple à profiter de ses droits. Les régimes auxquels les puissances
s'attaquent de façon virulente, sont ceux qui défendent le mieux les
intérêts de leurs peuples et qui distribuent de manière équitable les
richesses créées ou exploitées.

 

S'il ne s'agissait que de démocratie,
alors plusieurs régimes proches de pays occidentaux non démocratiques auraient
depuis longtemps été priés de s'engager sur cette voie, au contraire ils
sont acceptés et même poussés à brutaliser leurs peuples, (par exemple, les
récentes interventions des pays du Golf au Bahreïn)...

La guerre permet de détruire les infrastructures voire le tissu économique.
L'objectif poursuivi est qu'en gagnant la guerre, les vainqueurs feront main
basse sur l'ensemble des marchés et la reconstruction se fera au prix fort,
l'on aura ainsi éliminé les concurrents d'antan qui devenaient de plus en
plus gênants. Détruire pour reconstruire, amène les pays à faire du sur
place et même à s'enfoncer davantage dans le sous développement. C'est une
technique qui a déjà été utilisée autrefois et qui a maintenu les peuples
dans la misère et la pauvreté pendant des siècles, qui empêche la
multiplication d'acteurs favorables au développement.

 

Il ne s'agit donc pas  d'apporter la démocratie

pour qu'un jour ces peuples émergent et connaissent
la liberté ou l'opulence. Il s'agit de leur faire miroiter la démocratie,
pendant qu'ils se battent entre-eux (le voleur et l'âne), eux, en profitent
pour s'enrichir (avec les multinationales) souvent même au détriment de leurs
propres peuples, à qui l'on promet l'espoir d'un enrichissement qui ne
viendra jamais.

La "démocratie" proposée actuellement n'en est pas une, c'est de la
dictature déguisée pour des buts déterminés d'avance. Les peuples doivent
le comprendre, car dans les pays développés il est interdit de prendre les
armes pour revendiquer quoi que ce soit. Il est possible d'amener une dictature
à comprendre qu'elle doit changer, mais en laissant toujours une place à la
négociation, en vue d'une issue pacifique afin d'économiser les vies
humaines. Aucune vie humaine n'est plus importante qu'une autre, quelque soit
le niveau de développement des pays dans lesquels ces personnes vivent. Mais
les absolutistes sont des jusqu'"au-boutistes" dans le mal, tant que les
conséquences ne les touchent pas directement. Ils créent des systèmes qui
noient tout le monde, mais tant qu'ils ont encore la tête hors de l'eau, ils
y croient toujours.

Leurs peuples accepteront-ils de se suicider avec eux ? Nous pensons que tôt
ou tard, l'une des solutions au problème posé viendra de l'intérieur même
des pays impérialistes.

Jean de Dieu MOSSINGUE

 

http://www.alterinfo.net/Pourquoi-autant-de-guerres-actuellement_a57834.html

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 01:24

http://2.bp.blogspot.com/_lHci8C2h0F0/TBC_wdrqgPI/AAAAAAAABSs/6ownNkI0N0w/s1600/US_military_bases_in_the_world_2007.PNG

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L'Empire des bases américaines

 

 

par Chalmers Johnson

 

 

 

Se distinguant des autres peuples, la plupart des Étasuniens ne reconnaissent pas – ou ne veulent pas reconnaître – que les États-Unis dominent le monde au moyen de leur puissance militaire. À cause du secret gouvernemental, nos citoyens ignorent souvent que nos garnisons encerclent la planète. Ce vaste réseau de bases américaines, établi sur chaque continent à l’exclusion de l’Antarctique, constitue en fait une nouvelle forme d’empire, un empire de bases ayant sa propre géographie peu susceptible d’être enseignée dans une classe de géographie du secondaire. Pour qui ne saisit pas les dimensions de cet «Univers de bases» qui ceinture le globe, il est impossible de se rendre compte de la taille et de la nature de nos aspirations impériales, ou à quel point un nouveau type de militarisme est en train de miner notre ordre constitutionnel.

Notre armée déploie dans d’autres pays bien au-delà d’un demi-million de soldats, d’espions, de techniciens, de professeurs, de personnes à charge, et d’entrepreneurs civils. Dans le but de dominer les océans et les mers du monde, nous formons environ treize groupes de travail navals autour de porte-avions dont les noms résument notre héritage martial – Kitty Hawk, Constellation, Enterprise, John F. Kennedy, Nimitz, Dwight D. Eisenhower, Carl Vinson, Theodore Roosevelt, Abraham Lincoln, George Washington, John C. Stennis, Harry S. Truman et Ronald Reagan. Nous gérons de nombreuses bases secrètes à l’extérieur de notre territoire pour surveiller ce que disent, télécopient ou écrivent par voie électronique les gens du monde entier, y compris nos propres citoyens.

Nos installations à l’étranger rapportent des bénéfices aux industries civiles qui conçoivent et fabriquent des armes pour les forces armées ou qui, telle la compagnie Kellogg, Brown & Root, filiale de la Halliburton Corporation de Houston et actuellement fort médiatisée, assurent des services de sous-traitance pour construire et entretenir nos lointains avant-postes. Une des tâches de ces entrepreneurs est de loger les membres en uniforme de l’Empire dans des quartiers confortables, de bien les nourrir, de les amuser et de leur fournir des installations pour des vacances agréables et abordables. Des secteurs entiers de l’économie américaine en sont arrivés à dépendre de l’armée pour leurs ventes. À la veille de notre seconde guerre en Irak par exemple, alors que le département de la Défense commandait une ration supplémentaire de missiles de croisière et d’obus perforants à uranium appauvri pour chars d’assaut, il faisait également l’acquisition de 273 000 flacons d’écran solaire Native Tan, soit presque le triple de sa commande de 1999 et certainement une aubaine pour le fournisseur, la compagnie Control Supply de Tulsa, en Oklahoma, et son sous-traitant, la Sun Fun Products de Daytona Beach en Floride.

Au moins sept cents bases à l’étranger

Il n’est pas facile d’établir avec précision l’étendue ou la valeur de notre empire de bases. Les rapports officiels sur ces sujets sont trompeurs, bien qu’instructifs. Selon le « Base Structure Report » annuel du département de la Défense pour l’exercice financier 2003, qui publie une liste détaillée des biens immobiliers militaires américains au pays et à l’étranger, le Pentagone possède ou loue actuellement 702 bases outre-mer dans environ 130 pays et il possède 6 000 autres bases aux États-Unis et sur ses territoires. Les bureaucrates du Pentagone estiment qu’il faudrait au moins 113,2 milliards de dollars pour remplacer les bases étrangères seulement –un montant certainement sous-évalué mais tout de même plus important que le produit national brut de la plupart des pays – et une somme estimée à 591 519,8 millions de dollars pour toutes les remplacer. Le haut commandement militaire déploie sur nos bases d’outre-mer quelque 253 288 militaires en uniforme, plus un nombre égal de personnes à charge et de fonctionnaires civils du département de la Défense, et il emploie un nombre additionnel de 44 446 étrangers embauchés localement. Pentagone déclare que ces bases comptent 44 870 casernes, hangars, hôpitaux et autres bâtiments qui lui appartiennent et qu’il en loue 4 844 autres.

Quoique vertigineusement élevées, ces données n’incluent même pas toutes les bases que nous occupons à l’échelle planétaire. Le « Base Status Report » de 2003 omet de mentionner, par exemple, les garnisons au Kosovo – bien que l’énorme Camp Bondsteel y ait été construit en 1999 et qu’il soit entretenu depuis lors par Kellogg, Brown & Root. Ce rapport omet également des bases en Afghanistan, en Israël, au Koweït, au Kirghizistan, au Qatar, et en Ouzbékistan quoique l’armée étasunienne ait établi des structures colossales pour des bases à travers toute la zone du soi-disant arc d’instabilité au cours des deux ans et demi qui ont suivi le 11 septembre 2001.

Quant à Okinawa, l’île japonaise la plus méridionale – une colonie militaire américaine depuis 58 ans – le rapport n’inscrit trompeusement sur sa liste qu’une seule base de la marine, le camp Butler, alors qu’en réalité Okinawa « abrite » une dizaine de bases des Marines, y compris leur station aérienne Futenma qui occupe 1 186 acres au centre d’une ville qui est la deuxième en importance dans cette île aux dimensions modestes (en comparaison, le Central Park de Manhattan ne couvre que 843 acres). De la même façon, le Pentagone néglige de mentionner toutes les installations militaires et d’espionnage en Grande-Bretagne, dont la valeur s’élève à 5 milliards de dollars et qui ont opportunément été déguisées en bases de la Royal Air Force. Si l’on faisait un calcul honnête, la taille réelle de notre empire militaire à l’étranger dépasserait probablement le nombre de 1 000 bases distinctes. Personne cependant – pas même le Pentagone, peut-être – n’en connaît avec certitude le nombre exact, qui a considérablement augmenté au cours des dernières années.

Pour leurs occupants, ces bases ne sont pas des lieux de résidence et de travail désagréables. Aujourd’hui, le service militaire, qui est volontaire, n’a presque rien en commun avec les fonctions qui revenaient au soldat pendant la Seconde Guerre mondiale ou pendant les guerres de Corée ou du Vietnam. La plupart des corvées, comme la lessive, la surveillance des cuisines, le service postal et le nettoyage des latrines ont été sous-traitées à des compagnies militaires privées telles Kellogg, Brown & Root, DynCorp et la Vinnell Corporation. Un bon tiers des fonds récemment affectés à la guerre en Irak (environ 30 milliards), par exemple, se retrouvent dans des mains privées américaines précisément pour de tels services. Lorsque c’est possible, tout est organisé de façon à rendre l’existence quotidienne semblable à une version hollywoodienne de la vie chez soi. Le Washington Post raconte qu’à Falloujah, à l’ouest de Bagdad, des serveurs en chemise blanche, pantalon noir et nœud papillon noir servent le dîner aux officiers de la 82e division aéroportée dans leur enceinte étroitement surveillée et que, déjà, le premier Burger King a été construit sur l’énorme base militaire que nous avons établie à l’aéroport international de Bagdad.

Certaines de ces bases sont gigantesques au point qu’il faut neuf lignes d’autobus pour que les soldats et les entrepreneurs civils puissent circuler à l’intérieur des bermes de terre et des barbelés. C’est le cas du camp Anaconda, quartier général de la 3e brigade, 4e division d’infanterie, dont la tâche consiste à surveiller quelque 1 500 milles carrés du territoire irakien au nord de Bagdad, de Samarra à Taji. Anaconda occupe 25 kilomètres carrés et hébergera finalement 20 000 militaires. Malgré des mesures de sécurité considérables, la base a fréquemment été l’objet d’attaques au mortier, notamment le 4 juillet 2003, au moment même où Arnold Schwarzenegger bavardait avec nos blessés à l’hôpital de campagne local.

L’armée préfère des bases ressemblant aux petites villes fondamentalistes de la ceinture biblique (Bible Belt) aux grands centres densément peuplés des États-Unis. Par exemple, même si plus de 100 000 femmes habitent nos bases d’outre-mer – y compris les effectifs féminins qui travaillent dans les services, les épouses et les membres des familles des militaires – il est interdit de pratiquer l’avortement dans un hôpital militaire local. Or, quelque 14 000 agressions sexuelles ou tentatives d’agressions sexuelles sont perpétrées dans l’armée chaque année. Les femmes qui deviennent enceintes outre-mer et qui voudraient se faire avorter n’ont pas d’autre choix que de recourir aux ressources locales, chose ni facile ni agréable ces temps-ci à Bagdad, ou ailleurs dans notre empire.

Nos missionnaires armés vivent dans un monde replié sur lui-même, autonome, disposant de sa propre ligne aérienne – l’Air Mobility Command – avec sa flotte de C-17 Globemasters de longue portée, de C-5 Galaxies, de C-141 Starlifters, de KC-135 Stratotankers, de KC-10 Extenders, et de C-9 Nightingales qui lient nos avant-postes lointains, du Groenland à l’Australie. L’armée fournit aux généraux et aux amiraux 61 Learjets, 13 Gulfstream III et 17 jets de luxe Cessna Citation pour les transporter à des endroits tels que le centre de ski et de villégiature des forces armées à Garmish, dans les Alpes bavaroises, ou à l’un des 234 terrains de golf militaires gérés par le Pentagone à travers le monde. Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld se déplace avec son Boeing 757 personnel qui, dans l’Air Force, est appelé un C-32A.

Notre empreinte sur le monde

De toutes les métaphores, insensibles bien qu’éloquentes, qui font partie de notre vocabulaire, aucune ne décrit mieux l’impact militaire de notre empire que le terme « empreinte »1. Le général Richard Myers, président du Joint Chiefs of Staffs (chefs d’état-major) et les membres supérieurs du Sous-comité de la construction militaire du Sénat tels que Dianne Feinstein (démocrate-Californie) semblent incapables de compléter une phrase sans y avoir recours. Le souci de laisser maintenant une empreinte plus marquée est un nouveau prétexte pour justifier une extension majeure de notre empire – ainsi qu’un repositionnement annoncé de nos forces et de nos bases à l’étranger – dans la foulée de notre conquête de l’Irak. La personne qui a la responsabilité de ce projet est Andy Hoehn, l’adjoint du sous-secrétaire à la Défense pour la stratégie. Ses collègues et lui sont censés établir des plans pour mettre en oeuvre la stratégie de guerre préventive du président Bush contre les « États voyous » , les « méchants », les « malfaiteurs ». Ils ont identifié quelque chose qu’ils ont appelé « l’arc d’instabilité ». Cet arc partirait de la région andine de l’Amérique du Sud (lire : la Colombie), pour traverser l’Afrique du Nord et ensuite balayer le Moyen-Orient jusqu’aux Philippines et à l’Indonésie. Cette région est, bien entendu, plus ou moins identique à ce qu’on appelait auparavant le Tiers Monde et – ce qui n’est sans doute pas moins fondamental – elle recouvre les principales réserves de pétrole. Hoehn admet que « lorsque nous y superposons notre empreinte, nous ne semblons pas être particulièrement bien placés pour régler les problèmes qu’il nous faudra maintenant affronter ».

Autrefois, il suffisait de compter les colonies pour suivre l’expansion de l’impérialisme. La version étasunienne de la colonie est la base militaire. En suivant les politiques changeantes de notre réseau mondial de bases, nous pouvons en apprendre beaucoup sur notre position impériale toujours croissante et le militarisme qui croît en conséquence. Militarisme et impérialisme sont des jumeaux siamois joints à la hanche. Chacun vit aux dépens de l’autre. Déjà très avancés dans notre pays, ces deux phénomènes sont sur le point de faire un bond quantique qui amènera presque immanquablement notre armée au-delà de ses capacités, entraînant la faillite fiscale et causant très possiblement des dommages irréparables à nos institutions républicaines. Les médias traitent cette situation uniquement par le biais de reportages sur des mystérieux projets de changements dans les politiques d’établissement de bases et de positionnement des troupes à l’étranger – et ces projets, tels que rapportés par les médias, ne peuvent être pris au pied de la lettre.

Le brigadier général de la Marine, Mastin Robeson, qui commande nos 1 800 militaires sur la vieille base de la Légion étrangère française au camp Lemonier de Djibouti, à l’entrée de la Mer Rouge, déclare que pour déclencher une « guerre préventive » il nous faut une « présence globale », signifiant par là que nous devons nous assurer l’hégémonie sur toute région qui n’est pas déjà sous notre coupe. D’après l’American Entreprise Institute, un organisme de droite, il s’agit de créer « une cavalerie mondiale » qui pourrait franchir des « palissades frontalières » et tirer sur les « méchants » dès que nous obtenons des renseignements sur eux.

Des « feuilles de nénuphar » en Australie, en Roumanie, au Mali, en Algérie...

Afin de placer nos forces à proximité des points chauds ou des zones dangereuses dans cet arc d’instabilité nouvellement découvert, le Pentagone a proposé ce qu’il nomme habituellement un « repositionnement», c’est-à-dire l’établissement d’un grand nombre de nouvelles bases incluant au moins quatre, peut-être même six, bases permanentes en Irak. Certaines sont déjà en voie de construction – à l’aéroport international de Bagdad, à la base aérienne Tallil près de Nasariyah, dans le désert occidental près de la frontière syrienne et sur le champ d’aviation de Bashur dans la région kurde au nord. (Cette énumération ne tient pas compte de la base Anaconda, mentionnée plus haut, qui est présentement appelée « base opératoire » bien qu’avec le temps elle puisse fort bien devenir permanente). De plus, nous projetons de conserver sous notre contrôle tout le quart nordique du Koweït – 1 600 de ses 6 900 milles carrés – que nous utilisons actuellement pour réapprovisionner nos légions en Irak et comme lieu de détente pour les bureaucrates de la Zone verte.

D’autres pays mentionnés comme sites possibles dans ce que Colin Powell nomme notre nouvelle « famille de bases »: dans les zones appauvries de la « nouvelle » Europe – la Roumanie, la Pologne et la Bulgarie; en Asie – le Pakistan (où nous avons déjà quatre bases), l’Inde, l’Australie, Singapour, la Malaisie, les Philippines et même, aussi incroyable que cela puisse paraître, le Vietnam; en Afrique du Nord – le Maroc, la Tunisie et plus spécialement l’Algérie (scène du massacre de quelque 100 000 civils depuis 1992, lorsque l’armée prit le pouvoir afin d’annuler une élection avec l’appui de notre pays et de la France); et en Afrique occidentale – le Sénégal, le Ghana, le Mali et la Sierra Leone (bien que celle-ci soit déchirée depuis 1991 par la guerre civile). Toutes ces nouvelles installations, selon des sources au Pentagone, auraient comme modèle le cordon de bases que nous avons construit au cours des deux dernières décennies autour du Golfe persique dans des autocraties aussi anti-démocratiques que Bahreïn, le Koweït, le Qatar, Oman, et les Émirats arabes unis.

La plupart de ces nouvelles bases deviendront ce que l’armée, jouant des métaphores, appelle des « feuilles de nénuphar » vers lesquelles nos troupes pourraient sauter, comme autant de grenouilles bien armées, depuis notre patrie, depuis les bases de l’OTAN qui nous restent, ou depuis nos bases dans les satellites dociles que sont le Japon et la Grande-Bretagne. Pour compenser les coûts d’une telle expansion, le Pentagone laisse couler des informations sur des projets de fermeture d’un grand nombre des énormes réserves militaires datant de la Guerre froide en Allemagne, en Corée du Sud, et peut-être à Okinawa, qui feraient partie du plan du secrétaire à la Défense, Rumsfeld, pour « rationaliser » nos forces armées. À la suite de la victoire en Irak, les É.-U. ont déjà retiré presque toutes leurs forces d’Arabie saoudite et de Turquie, en partie en guise de représailles pour leur appui trop tiède à la guerre. Ils veulent faire de même en Corée du Sud qui, actuellement, est peut-être la démocratie la plus anti-américaine au monde. Ceci libérerait la 2e division d’infanterie dans la zone démilitarisée entre la Corée du Nord et la Corée du Sud pour un déploiement probable en Irak où nos troupes sont franchement débordées.

En Europe, ces projets impliquent qu’il faudrait renoncer à plusieurs bases en Allemagne, partiellement à cause de l’opposition, appuyée par le peuple allemand, du chancelier Gerhard Schröder à Bush relativement à la question irakienne. Mais, en fait, notre capacité à agir ainsi peut se révéler fort limitée. À un niveau élémentaire, les planificateurs du Pentagone ne semblent pas vraiment se rendre compte du nombre de bâtiments qu’occupent les 71 702 soldats et aviateurs en Allemagne seulement. Ils ne semblent pas être conscients des dépenses qu’entraînerait le repositionnement de la plupart d’entre eux et la construction de bases, même à peine comparables, avec les indispensables infrastructures, dans des pays ex-communistes, telle la Roumanie, un des pays les plus pauvres d’Europe. La lieutenant colonel Amy Ehman, à Hanau en Allemagne, a déclaré à la presse qu’« il n’y a pas d’endroit où mettre ces gens » en Roumanie, en Bulgarie ou à Djibouti et elle prédit que 80% d’entre eux resteront finalement en Allemagne. Il est certain aussi que les généraux du haut commandement n’ont pas la moindre intention d’aller vivre dans des trous perdus comme Constanta, en Roumanie, et qu’ils maintiendront le quartier général à Stuttgart tout en conservant les bases de l’Air Force de Ramstein et de Spangdahlem et l’aire d’entraînement de Grafenwöhr.

Un des motifs du Pentagone pour songer à quitter de riches démocraties telles que l’Allemagne et la Corée du Sud et lorgner avec convoitise du côté de dictatures militaires et de dépendances miséreuses, c’est de profiter de ce que le Pentagone appelle « leurs réglementations environnementales plus permissives ». Le Pentagone impose toujours aux pays où nos troupes sont déployées des soi-disant « Accords sur le statut des forces », ce qui dispense généralement les États-Unis d’avoir à nettoyer les lieux ou à payer pour les dégâts environnementaux qu’ils causent. À Okinawa, où le dossier environnemental américain était rien moins qu’abominable, cette situation constitue un grief de longue date. Cette attitude est due en partie au désir du Pentagone de se soustraire aux contraintes qui gouvernent la vie civile, une attitude de plus en plus courante dans « la patrie » également. Ainsi, selon la loi autorisant des crédits de 401,1 milliards de dollars pour la défense en 2004, approuvée par le président Bush en novembre 2003, l’armée est dispensée de se soumettre à la Loi sur les espèces menacées et à celle sur la protection des mammifères marins.

Alors qu’on a toutes les raisons de croire irrépressible le désir de créer de plus en plus de feuilles de nénuphar dans le Tiers-Monde, on peut douter que certains projets plus grandioses, d’expansion ou de réduction, soient jamais mis en œuvre et, s’ils le sont, ils ne pourront qu’exacerber le problème du terrorisme. Tout d’abord, la Russie s’oppose à l’expansion de la puissance militaire des É.-U. à ses frontières, et se prépare déjà à contrecarrer l’émergence de bases américaines dans des endroits tels que la Géorgie, le Kirghizistan, et l’Ouzbékistan. La première base aérienne russe post-soviétique au Kirghizistan vient d’être achevée à une quarantaine de kilomètres de la base étasunienne à Bishkek et, en décembre 2003, le dictateur de l’Ouzbékistan , Islam Karimov, déclarait qu’il n’autorisera pas un déploiement permanent des forces étasuniennes dans son pays bien que nous y ayons déjà une base.

D’autre part, lorsqu’il s’agit de réduction, des politiques intérieures peuvent entrer en jeu, La loi oblige la Commission du Pentagone sur le réalignement et la fermeture des bases à soumettre à la Maison Blanche au plus tard le 8 septembre 2005 sa cinquième et dernière liste de fermeture de bases intérieures. Le secrétaire à la Défense Rumsfeld dit qu’à des fins d’efficacité, il aimerait se débarrasser d’au moins un tiers des bases intérieures de l’armée et du quart des bases intérieures des forces aériennes, ce qui ne manquerait pas de déclencher une tempête politique sur la colline du Capitole. Afin de protéger les bases de leurs États respectifs, les deux mères poules du Sous-comité sénatorial sur les crédits budgétaires pour la construction militaire, Kay Bailey Hutchinson (républicaine-Texas) et Dianne Feinstein, exigent que le Pentagone ferme d’abord des bases outremer et ramène les militaires au pays dans des bases intérieures qui pourraient alors rester ouvertes. Hutchinson et Feinstein ont inclus dans la Loi sur les crédits budgétaires militaires de 2004 des fonds pour une commission d’enquête indépendante chargée de faire rapport sur les bases outremer qui ne sont plus nécessaires. L’administration Bush s’opposait à cette disposition de la Loi qui fut néanmoins adoptée et le Président l’approuva le 22 novembre 2003. Le Pentagone est probablement assez habile pour bloquer la commission, mais il est clair que la fermeture des bases intérieures risque de causer bientôt du grabuge.

Cependant, le plus grand défaut de la stratégie de « cavalerie globale » c’est qu’elle accentue le penchant de Washington à appliquer au terrorisme des remèdes inappropriés. Comme le fait remarquer le célèbre historien militaire britannique, Correlli Barnett, les attaques des É.-U. en Afghanistan et en Irak n’ont fait qu’accroître la menace d’al-Qaïda. Entre 1993 et les attaques du 11 septembre 2001, il y a eu cinq attaques majeures d’al-QaÏda dans le monde; au cours des deux années suivantes il y a eu 17 bombardements de cette nature, y compris les attaques-suicides à Istanbul contre le consulat britannique et une banque HSBC. Les opérations militaires contre les terroristes ne sont pas la solution. Comme le dit Barnett : « Plutôt que de défoncer les portes d’entrée à coups de pied et de faire irruption dans des sociétés anciennes et complexes avec des panacées simplistes de « liberté et démocratie », nous devons employer des tactiques astucieuses et subtiles, fondées sur une profonde compréhension des peuples et des cultures avec lesquels nous traitons – une compréhension qui, jusqu’à présent, fait absolument défaut aux décideurs politiques de haut rang à Washington, surtout au Pentagone ».

Dans son tristement célèbre mémo « corvée longue et pénible » du 16 octobre 2003 sur l’Irak, le secrétaire à la Défense Rumsfeld écrivait : « À l’heure actuelle, nous n’avons pas de métrique pour évaluer si nous sommes en train de gagner ou de perdre la guerre mondiale contre la terreur». La « métrique » de Corelli-Barnett indique le contraire. Mais la « guerre contre le terrorisme » n’est au mieux qu’une petite partie des motifs qui sous-tendent notre effort de stratégie militaire. Le motif réel pour construire ce nouveau cordon de bases américaines le long de l’équateur est d’étendre notre empire et de renforcer notre domination militaire sur le monde.

1 le terme anglais footprint signifie littéralement l’empreinte du pied... de la botte militaire en somme !

 

«The Sorrows of Empire: Militarism, Secrecy, and the End of the Republic» (Metropolitan) est le dernier livre de Chalmers Johnson. Son livre précédent, « Blowback : The Costs and Consequences of American Empire » vient d’être mis à jour avec une nouvelle introduction.

 

Sources ECHEC A LA GUERRE

 

Posté par Adriana Evangelizt

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 01:22

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L'Armée française en grande souffrance ! Article important (note d'eva)

Une société sans armée, c’est une nation sans politique
Général (2S) Jean-Claude Thomann

samedi 23 avril 2011, par Comité Valmy


Voir en ligne : POUR UN NOUVEAU SERVICE REPUBLICAIN ET NATIONAL Communiqué du Comité Valmy


Garde nationale septembre 1792 - Léon Cogniet

 

Nous vivons dans une société qui est en train de perdre ses curés et ses militaires, pour leur substituer imans et policiers. Ne s’en étonnent que ceux qui nient l’inversion démographique en cours et l’impératif de sécurité face à la délinquance et la menace terroriste.


Or, si la bascule démographique nous interroge sur notre identité nationale, la disparition du militaire du paysage sociétal s’inscrit dans le primat de l’intérêt individuel sur l’intérêt collectif, en l’occurrence la sécurité générale du territoire et de la communauté nationale à moyen et long terme.


Les politiques, confrontés à l’immédiateté des menaces internes, à la guerre économique et à la dette publique, leur donnent une priorité absolue tandis qu’ils détricotent allégrement, à coup de réformes successives, l’outil militaire et le budget qu’ils ont pourtant voté, et ce dans une indifférence totale qui ignore délibérément les appels des Cassandre alertant sur une éventuelle surprise stratégique considérée au demeurant comme une coquetterie de langage propre aux experts, autoproclamés ou non.


Cette indifférence, douloureusement vécue par les militaires qui ont bien pris conscience de leur déclassement vertigineux dans la hiérarchie des soucis de nos concitoyens, a de multiples causes. En exergue, la méconnaissance abyssale des armées, de leurs capacités, de leur fonctionnement, tant chez les responsables politiques que chez nos concitoyens pour lesquels, depuis la suspension de la conscription, ces armées sont une véritable "boîte noire".


La complexité des opérations modernes de gestion de crise n’en facilite certes pas la compréhension. Par ailleurs, ces opérations "extérieures" au territoire national, souvent bien lointaines et aux enjeux non évidents, souffrent d’une légitimité contestable puisqu’elles ne mettent pas en jeu nos intérêts vitaux et résultent de choix politico-diplomatiques régaliens englués dans le multinational et par définition critiquables. (En d'autres termes,l'Armée française, avec nos sous, ne servira plus pour défendre la Nation, mais elle servira à défendre les intérêts des multinationales de l'Occident. "Enjeux lointains et non évidents", à la "légitimité contestable", pas pour servir "nos intérêts vitaux", mais "engluement dans le multinational... critiquable" - note d'eva R-sistons)

 

Désormais outil d’influence plus que de défense, la force armée est un instrument parmi d’autres, dont la spécificité est de plus en plus contestée comme en témoignent la victimisation et la judiciarisation croissantes lorsque des pertes sont subies. Cette fragilité des décisions prises sans pratiquement en référer à la représentation nationale induit, dans le contexte actuel, une interrogation beaucoup plus fondamentale : alors qu’il n’y a plus (provisoirement ?) de menaces aux frontières, mais aussi qu’il n’y a plus de frontières aux menaces, notre outil de défense est-il bien adapté aux enjeux majeurs de demain et après-demain ?

 

En d’autres termes, quelle armée, pour quelle défense ? Alors qu’en dehors de la vieille Europe, la quasi-totalité des grands Etats réarme, alors que se multiplient les causes potentielles de conflits violents sur une planète dont il va falloir redistribuer les ressources essentielles, le moment est sans doute venu, en particulier dans le cadre de la prochaine échéance présidentielle, d’interpeller avec force nos politiques et nos concitoyens sur une problématique, certes bien éloignée de leurs soucis quotidiens, mais qui engage leur survie et celle de la cité à plus ou moins court terme. Il faut à ce propos refuser le recours incantatoire à une Europe de la Défense qui n’existe pas et n’est pas près d’exister car, dans tous les Etats, la Défense est au coeur des responsabilités régaliennes et engage leur survie physique et celle de leurs citoyens dès lors que les intérêts vitaux sont menacés.

CRÉATION D’UNE GARDE NATIONALE ?

Parmi les pistes de réflexion ayant vocation à faire débat, le rôle des armées, et en particulier des forces terrestres, sur le territoire national devrait faire l’objet d’une nouvelle réflexion, car, si le politiquement correct a fait de cette question un tabou sulfureux, l’exemple des révolutions récentes en Tunisie ou en Egypte montre l’importance de forces armées gardiennes de valeurs pérennes dans la maîtrise du chaos. Une question subsidiaire est l’éventuelle création d’une Garde Nationale permettant une certaine mobilisation des citoyens pour une cause qui les concerne directement.


Enfin, l’examen ne pourra que constater la dégradation des capacités et la paupérisation accélérée de l’institution militaire. Peut-on se satisfaire d’une capacité de projection de forces qui, en engageant 5% de ses moyens en Afghanistan, ne laisse guère que des possibilités résiduelles d’entraînement aux 95% qui n’y sont pas ? Cette remise en cause globale tant de l’institution militaire que de la place qu’occupe aujourd’hui le militaire dans la société doit par ailleurs s’accompagner d’un examen de conscience des militaires eux-mêmes. Grâce à une manoeuvre habilement fondée sur le discours de "recentrage sur le coeur de métier", ils ont été ravalés subrepticement et avec un certain mépris au rang de simples techniciens par une classe dirigeante tournée vers le profit et le "soft power".


De ce fait, les militaires sont absents du débat stratégique, bien que la stratégie soit une chose trop sérieuse pour la laisser aux seuls politiques. Corsetés dans le refus – au demeurant indispensable- du syndicalisme, ils se réfugient dans une tradition de mutisme et confient à leurs chefs qui n’en peuvent mais la responsabilité d’ouvrir les yeux des politiques et de défendre leurs intérêts professionnels. N’imaginant pas de violer la loi, à l’instar des magistrats ou autres CRS, ils se taisent d’autant plus que lorsqu’ils tentent de s’exprimer, comme cela se fait dans toutes les autres démocraties, le fameux "devoir de réserve", dont le contenu reste imprécis, leur est opposé avec menaces et sanctions à la clé.


Dans notre société de communication, il faut que, forts de leur compétence et de leur réflexion, les militaires, d’active comme de réserve, et les associations regroupant les citoyens préoccupés par les questions de défense, s’expriment avec vigueur, s’adressent aux étudiants, nos cadres de demain, et à nos concitoyens par l’ouverture de débats pédagogiques sur les véritables enjeux de nos relations internationales et de notre défense. Ils doivent aussi, localement comme au niveau national, mettre les autorités politiques devant leurs responsabilités et recréer, dans le cadre d’un dialogue sans a priori ni exclusive, et sans plaidoyer corporatiste, une véritable proximité de relation avec un citoyen qui mesure difficilement les enjeux d’un domaine qui lui est tout sauf familier.


Mais il faut également que notre personnel politique consente à montrer plus d’intérêt pour une institution qui n’est pas qu’un héritage, vaguement désuet, de l’Histoire, dont on ferait bien, d’ailleurs, de se rappeler les leçons.


La Défense est l’affaire de tous. Elle n’est pas un sujet politicien mais le véritable fondement de la politique d’une nation.


A ce titre, l’institution militaire et ses serviteurs méritent plus d’attention et doivent cesser d’être, pour nos dirigeants, un outil diplomatique auxiliaire et une bien commode variable d’ajustement budgétaire. Les condoléances officielles à l’occasion des obsèques de soldats morts pour la France en opération extérieure et les discours flatteurs sur les prouesses de nos forces ne sauraient masquer l’affaiblissement critique de nos capacités et du lien entre les armées et la nation : sur cette pente, à quand une poignée de mercenaires d’Etat pour une politique toujours plus imprévoyante ?


Général (2S) Jean-Claude Thomann

(Le Monde.fr 20/04/11)


http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/20/un-societe-sans-armee-c-est-une-nation-sans-politique_1509969_3232.html

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1408

 

 

http://i64.servimg.com/u/f64/09/04/16/10/invali17.jpg

http://www.chemin-de-memoire-parachutistes.org/t4918-le-nepvou-de-cafort-patrice-medecin-general-ancien-du-8-bpc-hommage-aux-invalides-25-mars-2010-reportage-en-ligne

Extrait de l'éloge funèbre par le général Jean-Claude Thomann:

 

 


            Comité Valmy    www.comite-valm.org      info@comite-valmy.org
                                                                            nouveautés

       
Pour l’intervention des salariés dans la gestion des entreprises - Projet de loi présenté par Jean-Jacques CANDELIER, Maxime GREMETZ             et André GERIN,  députés communistes -  http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1403

        Sortir de l’Europe ? Pistes de réflexion et de solutions juridiques, par Cédric Mas
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1407

        Une société sans armée, c’est une nation sans politique - Général(2S) Jean-Claude Thomann
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1408

        Les armées secrètes de l’OTAN (VII) La guerre secrète en France - par Daniele Ganser
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1395

        La guerre en Libye et l’approfondissement du conflit entre les impérialistes - par Alex Lantier et David North
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1401

        L’hiver colonial par Olivier Mukuna - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1399

        Bahreïn : Les dessous de l’intervention saoudienne par Nidal Hamadé.
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1410

        Syrie : Vendredi saint dans le sang : 10 tués selon Damas, 80 selon les rebelles - Al Manar
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1409

        Message au monde du colonel Mouammar Kadhafi  - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1406

        La rapine du siècle : l’assaut des « volontaires » sur les fonds souverains libyens par Manlio Dinucci
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1405

        Culture : il faut poursuivre l’oeuvre de Malraux ! Par Valentin Martin
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1404

        Fin de mission pour Laurent Gbagbo : Intronisation du fidèle Ouattara - par Chems Eddine Chitour
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1391

       Témoignage reçu à propos de la Libye - Blog de Frédéric Delorca
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1402

        Sarkozy a reçu secrètement le chef militaire de la rébellion libyenne - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1400

        Libye : la France enverra des conseillers militaires à Benghazi - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1398

        Réflexions du compañero Fidel  - MON ABSENCE DU COMITÉ CENTRAL
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1396

        Oui l’opposition syrienne reçoit des propositions d’armement - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1394

        Gestion de l’eau : la CGT de Veolia pour un service public national - par Dominique Poly, secrétaire général de la CGT Veolia
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1393

        Le BRICS, contre la guerre en Libye, s’inquiète des afflux de capitaux - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1392

        Guerre civile en Côte d’Ivoire : -Pour une commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation des forces militaires françaises - Pour une                     commission internationale d’investigation sur les massacres - Comité Valmy -
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1385

        Non à l’agression impérialiste en Libye ! - Bureau national du Comité Valmy
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1278

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 20:42

L'indépendance de la France, c'est fini. Sarkozy l'a bradée en nous mariant avec les Anglo-Saxons (Défense commune), sans nous consulter, juste parce que c'est son désir et le désir de ses parrains.  La démocratie est bafouée, et la France aussi... Les conséquences sont incalculables ! (eva R-sistons)

Des officiers américains sur le porte-avions Charles de Gaulle

http://www.interet-general.info/IMG/Charles-de-Gaulle_Rafale-1.jphttp://www.interet-general.info/IMG/Charles-de-Gaulle_Rafale-1.jpg

Des officiers américains sur le porte-avions Charles de Gaulle

18 avril 2011 – 15:08


Si Etats-Unis ne participent que ponctuellement aux raids aériens de l’Otan menés dans le cadre de l’opération Unified Protector, qui vise à faire respecter en Libye la résolution 1973 des Nations unies, il n’en reste pas moins que des militaires américains sont toujours en première ligne.

En effet, quatre marins de l’US Navy servent actuellement à bord du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle, qui envoie ses avions au-dessus du territoire libyen depuis le 22 mars.

Ces quatre officiers participent à un programme d’échange de personnel entre l’US Navy et la Marine nationale. Habitué à piloter un F/A-18 Hornet, le lieutenant Patrick Salmon évolue ainsi sous les cocardes françaises depuis maintenant plus de deux ans. Un autre officier améficain, Kyle A. Caldwell, s’occupe quant à lui des catapultes du pont d’envol, tandis que le lieutenant Philip Hoblet est aux commandes du « Pedro », l’hélicoptère Dauphin de la 35F chargé de récupérer éventuellement un pilote contraint de s’éjecter en mer. Enfin, le « commander » (équivalent de capitaine de corvette) Matthew Hogan fait partie des officiers de l’état-major du contre-amiral Philippe Coindreau, qui commande le dispositif naval français (TF 473) de l’opération Harmattan.

Ces quatre officiers américains ont d’abord suivi des cours de langue française au Defense Languages Institute de Monterey, en Californie. Mais cette formation ne leur donne pas toutes les clés pour comprendre les expressions familières dont le militaire français est friand. Comme l’un d’eux l’a confié à l’Associated Press, ils continuent leur apprentissage linguistique en dehors de leur travail.

Quoi qu’il en soit, le rythme à bord du Charles de Gaulle n’est pas du tout le même que celui qu’ils connaissent sur les porte-avions de l’US Navy, lesquels peuvent lancer près de 160 avions par jour, contre seulement 35 à 40 pour le bâtiment français.

Autre différence : un porte-avions américain peut catapulter et recevoir des avions en même temps, ce qui n’est pas le cas pour le Charles de Gaulle, aux dimensions trop modestes pour cela.

Pour le reste, les procédures entre les deux marines ont en commun des procédures standardisées. Les exercices conjoints sont relativement fréquents, comme par exemple lors de mission Agapanthe 2010, avec le groupe du porte-avions USS Abraham Lincoln (exercice Photex), ou encore comme en juillet 2010, où un Rafale a pu changer de moteur sur l’USS Truman. A cela s’ajoute le fait qu’une partie de la formation des pilotes de l’aéronavale française se passe aux Etats-Unis. Et il est d’ailleurs même question que tout le cursus se fasse, à l’avenir, outre-Atlantique.


Cela étant, ces officiers américains ne sont les seuls à être impliqués dans l’opération Harmattan. Le porte-avions Charles de Gaulle – encore – accueille à son bord le lieutenant de vaisseau Mike P. tandis que l’escadron de chasse 3/3 Ardennes compte dans ses rangs le capitaine Ian A, navigateur sur Mirage 2000D.

 

http://www.opex360.com/2011/04/18/des-officiers-americains-sur-le-porte-avions-charle-de-gaulle/

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 02:24

 

http://terrasantalibera.files.wordpress.com/2011/04/gheddafi_supporters.jpg 

http://terrasantalibera.files.wordpress.com/2011/04/gheddafi_supporters.jpg

 

 

Libye: le fiasco de l'agent Sarkozy


 

Jacques Borde, spécialiste des questions internationales et du Moyen-Orient, analyse la situation en Libye pour Géostratégie.
diego
Mercredi 20 Avril 2011


Libye: le fiasco de l'agent Sarkozy
Q – Comment expliquez-vous la pérennisation des hostilités ?

Jacques Borde – D’abord, entendons-nous sur les termes. Il n’y a
pérennisation des hostilités qu’en raison de l’entêtement du couple
franco-anglais qui continue à soutenir mordicus une insurrection armée qui –
quoi qu’on soit en droit de penser d’elle – aurait été raccompagnée à
la frontière égyptienne depuis des semaines sans les frappes conduites par
l’Armée de l’air et la Royal Air Force (RAF).

À noter qu’il faut également constater une différence d’approche entre
Français et Britanniques qui n’ont convolé en « juste guerre » (sic) que
par raison et non par amour. Une union qui durera ce qu’elle durera…  

Face au jusqu’au-boutisme élyséen, Downing Street fait, déjà, montre
d’une certaine retenue. Ainsi, dimanche, le Premier ministre britannique,
David Cameron, a rappelé, sur Sky News, qu’à ses yeux, « Il n’est pas
question d’une invasion ou d’une occupation. Nous devons nous conformer
strictement aux conditions de la résolution du Conseil de sécurité de l’Onu
». Une réponse du berger à la bergère, après que les media londoniens aient
affirmé qu’en envoyant en Libye une « mission militaro-humanitaire », la
France tentait de forcer la main aux pays de l’Union européenne, pour les
attirer dans un engagement terrestre…

Q – Mais il y a d’autres acteurs dans la boucle ?

Jacques Borde – Là encore : oui et non. Oui, dans la mesure où il faut
bien prendre en compte les autres forces aériennes otaniennes : Aeronautica
Militare Italiana (AMI, armée de l’air italienne), Ejército del aire
(espagnole), Flyvevåbnet (danoise), Koninklijke Luchtmacht (KLu,
néerlandaise), etc. Et non-otanienne comme la Svenksa Flygvapnet (armée de
l’air suédoise). Pardonnez-moi si j’en oublie. Mais ces armées de l’air
jouent surtout un rôle symbolique. Notamment en raison du fait que leurs
règles d’engagements sont plus draconiennes que pour les Français et les
Britanniques. Et les moyens mis en œuvre beaucoup plus réduits.

Q – Mais que font-elles réellement ?

Jacques Borde – Comme l’a si bien dit Jean-Dominique Merchet,
principalement du « show of force ». Que je traduirais – librement, je vous
l’accorde – par de l’esbroufe. Et, quant au reste, une participation
souvent plus que symbolique.  

Prenons, si vous le voulez bien l’exemple de la Suède. La Svenksa
Flygvapnet a bien déployé huit de ses JAS39C Gripen sur la base (italienne) de
Sigonella, en Sicile, la Grande Grèce de nos anciens. Mais en raison de leur
interdiction d’embarquer de l’armement air/sol, les Gripen suédois sont
cantonnés à des missions de supériorité aérienne, de reconnaissance et
d’illumination de cibles, avec leurs nacelles Litening et RecceLite. Même
topo pour les Mirage qataris qui se limitent à d’inutiles missions de
supériorité aérienne dans un ciel vide d’appareils ennemis. Les F-16 Belges
ont bien conduit, quant à eux des missions « offensives », mais contre des
aérodromes, d’où aucun appareil libyen ne décolle plus de plus belle
lurette. Idem pour les Bataves…

Q – C’est du service minimum faction fonction publique ?

Jacques Borde – En quelque sorte. En fait, dès le départ, on a manqué de
moyens. Tout est, en fait, parti du dispositif que Londres et Paris avaient
prévu, de longue date, pour leur exercice Southern Mistral 2011 : une grosse
quarantaine d’appareils français et britanniques. Le problème est qu’à la
fin de Southern Mistral, Kadhafi était toujours là ! À l’heure actuelle,
seuls SIX des vingt-huit membres de l’Otan participent, à leur rythme, aux
frappes en Libye : France, Grande-Bretagne, Danemark, Norvège, Belgique et
Canada, Paris et Londres assurant à eux seuls plus de la moitié des sorties.
Mais, ne nous leurrons pas, dès le début le gros des moyens aura été
américain.  

Q – …des moyens qui, de facto, ne sont plus là ?

Jacques Borde – C’est bien là le nœud du problème. Notons, par
ailleurs, l’absence des deux poids lourds de la région : l’Al-Qūwāt
al-Jawwīyä al-Miṣrīya (armée de l’air égyptienne) et la Türk Hava
Kuvvetleri (armée de l’air turque). Sans parler de la politique de la chaise
vide des ailes africaines : principalement la South African Air
Force/Suid-Afrikaanse Lugmag (SAF/SAL), l’armée de l’air sud-africaine. Il
est évident, que les deux premiers (Égyptiens et Turcs) n’auraient fait
qu’une bouchée des forces libyennes. Seulement voilà, les deux compères ont
choisi de rester à la maison…

Q – Des semaines de frappes, cela doit être efficace au bout du compte ?

Jacques Borde – Pas vraiment. Si l’on tient compte du fait qu’à ce jour
plus de 2.000 sorties ont été menées au-dessus de la Libye, sous le giron de
l’Otan, le bilan semble plutôt maigre. On nous parle des DEUX-TIERS des
forces libyennes encore dispo. C’est énorme, compte tenu de la taille de
l’adversaire : quelques centaines d’insurgés. Chiffres dont on peut, par
ailleurs, douter fortement.

Q – Pourquoi donc ?

Jacques Borde – D’abord, il faut bien comprendre que seule une grosse
moitié de ces missions sont des frappes. Retirez déjà les 10%, 15% de ratés
inévitables, dont personne ne parle. Le reste ce sont des missions de
surveillance et de reconnaissance. Si l’on prend la date du 31 mars 2011, date
à laquelle tout ce micmac aérien est passé sous le contrôle de l’Otan, à
chaque fois, seule une partie du théâtre d’opération est concernée.
Dernièrement,l’essentiel des frappes s’est fait au-dessus des zones de
Misrata et d’Adjabiya. Vendredi, ce sont Syrte et Aziziyeh, au sud de la
capitale, qui ont été visées. En clair, cela veut dire que les force
kadhafistes sont, globalement, épargnées sur le reste du territoire.
Qu’elles peuvent se réorganiser, panser leurs plaies et remettre le couvert.

Q – Quel rôle jouent encore les Américains ?

Jacques Borde – En dehors de frappes limitées dans le temps, et à
intervalles plus qu’irréguliers désormais, la participation états-unienne
à cette guerre se limite à des missions de soutien, soit :
1. Ravitaillement en vol, avec des KC-135 Stratotanker.
2. Surveillance et contrôle aéroporté : les E-3 Sentry (les fameux AWACS)
et E-8C Jstar.
3. Guerre électronique avec leurs EA-18G Growler, une version dédiée du
chasseur-bombardier Super Hornet, dont c’est là le premier engagement armé.
À noter que la Suède a aussi déployé au-dessus de la Libye, un S102B Korpen,
un Gulfstream dédié aux missions de Renseignement électronique.

Q – Leur retrait, même partiel, a-t-il été si pénalisant pour les
frappes de l’Axe ?

Jacques Borde – Une catastrophe vous voulez dire. Cameron et Sarkozy se
voyaient déjà parader dans les rues de Tripoli. Songez que du 19 mars à leur
retrait, les États-Unis avaient à leur compte 60% des 2.000 sorties aériennes
– dont 400 sorties frappes – de l’Axe atlantique. Les Russes évaluant ce
ratio US à 70%. Dont parmi les plus efficaces car conduites, notamment, par les
A-10 Thunderbolt II tueurs de chars, les seuls à pouvoir s’offrir des
missions à basse altitude. Le reste, ce sont des appareils se tenant à moyenne
et haute altitude et larguant, pour l’essentiel, des bombes à guidage laser
GBU-12, GBU-24, etc. Pas toujours aussi précises qu’on veut bien nous le
faire croire. Ne serait-ce que parce ce qu’on manque des personnels ad hoc
pour assurer l’illumination des cibles.

Q – Cela peut durer encore longtemps ?

Jacques Borde – Oui. Mais cela va coûter assez cher au contribuable.
Français, en tout cas. L’Armée de l’air ne va pas au feu avec de la
gnognotte. Un exemple : l’arme air-sol de précision tirée par le Rafale
(fabriquée par Sagem) est l’Armement air-sol modulaire (AASM). Comme l’a
indiqué le député François Cornut-Gentille, dans un rapport en date du 14
octobre 2010, « En 2009, la cible de dotation en AASM est passée de 3.000 à
2.348 unités, dont 1.200 avec le kit laser ». On a donc de quoi « jouer »
(sic), les stocks permettant de poursuivre les opérations en Libye sans
difficulté. Mais à quel prix ? Selon le rapport, le coût de ce programme
avoisinerait 846 M€, ce qui mettrait le kit AASM à plus de 350.000 €. Un
peu cher pour détruire un 4×4 kadhafiste qui en vaut QUINZE fois moins, ou un
antique T55. Sans compter qu’il ne faudrait pas non plus prendre les Libyens
pour des imbéciles. Sur le nombre de cibles revendiquées combien sont des
leurres ? Combien étaient réellement en état de marche ? Ou laissées là
pour attirer les coups ? Voire tout simplement abandonnées ? Sans parler des «
bavures » de la coalition…

Q – Vous avez quelques lumières là-dessus ?

Jacques Borde – Oui. En fait, sans vouloir défendre exagérément les
forces de l’Axe, l’absence – ou plutôt l’insuffisance, il y a bien des
éléments de forces spéciales européennes – de professionnels au sol à
même de conduire les process d’illumination des cibles et d’identification
ami-ennemi, a entraîné ce que l’on appelle pudiquement des « dommages
collatéraux » (sic). Officiellement à deux reprises. Et là, je cite
Guillaume Steuer, d’Air & Cosmos. « …les 2 et 7 avril, des chasseurs de la
coalition ont ainsi détruit des chars de combat qui étaient aux mains des
forces rebelles. Le contre-amiral Harding, commandant en second de
l’Opération Unified Protector a blâmé une situation au sol extrêmement «
fluide », en précisant également qu’aucun renseignement ne permettait de
savoir que ce type de blindés pouvait être aux mains d’éléments rebelles
».

On a aussi parlé, sans qu’il soit possible de dire s’il s’agissait des
mêmes incidents, de chasseurs-bombardiers ayant straffé des éléments
rebelles ayant eu le réflexe particulièrement inapproprié de saluer leur
passage au-dessus d’eux à la traçante ! Cela ressemblerait assez à du
travail de Warthog (A-10 Thunderbolt II ) un peu taquins et en mission Scar
(Strike Coordination & Recco) interprétée de manière un peu libre…

Q – Pour vous, l’avenir reste toujours aussi sombre ?

Jacques Borde – Pas seulement pour moi. Dans un récent entretien au
Washington Post, Seif el-Islam le dit : en cas de chute de l’actuel pouvoir se
sera « la Somalie, épisode 2 ». Il a cent fois raison. Le président
tchadien, Idriss Déby Itno, l’a dit avant lui. C’est curieux, les seuls qui
ne veulent rien entendre ce sont MM. Sarkozy, Juppé, Lévy [BHL, NdlR] et
consorts et les Je Suis Partout de la presse occidentalocentrée…

Q – Mais peut-on dialoguer avec les Kadhafi ?

Jacques Borde – Je vous retourne la question : Peut-on dialoguer avec
Al-Qaïda ? Il est exact que les Kadhafi ne veulent s’y résoudre. C’est
peut-être un tort. Mais, c’est aussi le cas de l’Occident. C’est même
pour cela que nous sommes englués en Afghanistan, non ? Lorsque, dans un
premier temps, Seif el-Islam a dénoncé la présence de membres de l’Aqmi du
côté des insurgés, la bien-pensance planétaire s’est esclaffé. Puis sont
venues les revendications des ténors d’Al-Qaïda eux-mêmes : « Nous sommes
Al-Qaïda Libye, nous nous battons, nous avons [ici] nos émirats », et,
dernièrement, la vidéo d’Ayman al-Zawahiri appelant les musulmans « à se
lever contre le régime de Mouammar Kadhafi et les forces de la coalition qui
interviennent en Libye ». Et, finalement, les confirmations du Pentagone et des
SR américains et britanniques. Ça commence à faire beaucoup, non ?

En fait, ce n’est pas Tripoli, qui vient encore d’accepter la venue
d’une mission humanitaire sur son sol, qui refuse de s’asseoir à la table
des négociations mais Benghazi. On l’a encore vu avec l’offre de
cessez-le-feu de l’Union africaine traitée par dessus la jambe par Benghazi.
Pourtant présentée par du beau linge. Outre le secrétaire général de
l’Union, Jean Ping, les présidents sud-africain (Jacob Zuma), malien (Amadou
Toumani Touré), mauritanien (Mohamed Ould Abdel Aziz) et congolais (Denis
Sassou Nguesso) !

Q – C’est donc la faute des insurgés ?

Jacques Borde – En partie seulement. Concrètement, Benghazi ne maîtrise
pas grand chose et n’a, en fait, que suivi les consignes de Washington,
Londres et Paris : faire la sourde oreille à la Feuille de route présentée
par l’Union africaine, le 19 mars à Nouakchott. Soit le jour même du début
des frappes.  

Rappelons que cette Feuille de route a été adoptée le 23 mars par le
Conseil Paix & Sécurité de l’Union africaine et que, depuis lors, l’Union
africaine a tout fait pour se rendre à Tripoli et Benghazi, mais s’en
trouvera empêchée par l’Axe atlantique. Il aura fallu de nombreuses
pressions diplomatiques, dont la saisine du Secrétaire général de l’Onu,
Ban Ki-moon, pour que cela soit possible. Dans les faits, les pays-membres de
l’Axe atlantique ont délibérément bloqué les négociations et procédé à
18 jours de bombardements ininterrompus. En vain. En fait, les insurgés sont,
à bien des égards, les béni-oui-oui des Occidentaux. Mais ont-ils vraiment le
choix ?

Q – Jusqu’à quand tout cela peut durer, selon vous ?

Jacques Borde – Jusqu’au moment où les États-Unis le jugeront
nécessaire. Seuls, les insurgés ne peuvent rien. Ne sont rien. Pour
l’instant, les Américains se font désirer. Lors de la réunion du Qatar,
Washington n’a même pas pris la peine d’envoyer son US Secretary of State
(chef de la diplomatie) à la réunion ministérielle, ce qui montre à quel
point elle était « importante » (sic) à ses yeux. L’un de ses adjoints
remplaçait Hillary D. Rodham Clinton et il est reparti sans même prendre la
peine de rencontrer les journalistes. Donc, ne nous leurrons pas, c’est à
Washington que la fin de la partie, du wargame, sera sifflée.  

Q – Quand ?

Jacques Borde – Dieu seul le sait.
http://www.alterinfo.net/Libye-le-fiasco-de-l-agent-Sarkozy_a57796.html
.
_________________________________________________________________________________________
Et cela, vous l’ont-il dit au journal télévisé censé vous informer? Chaque jour la situation évolue mais semble-t-il, l’ennemi des libyens n’est peut être plus vraiment Kadhafi…
Libye

La Libye abattra les avions de l’Otan à l’aide de missiles sol-air et distribuera des armes aux civils si les troupes de la coalition débarquent à Misrata, a déclaré mardi Khaled Kaaim, chef adjoint de la diplomatie libyenne.

« Selon des sources au sein des forces armées, la Libye rompra le régime d’exclusion aérienne et utilisera des missiles sol-air », a indiqué le vice-ministre dans une interview à la chaîne de télévision russe Russia Today émettant en arabe (Rusiya Al-Yaum).

 
Libye
Et d’ajouter qu’en cas de débarquement des forces de l’Otan, « des armes seraient distribuées parmi la population pour défendre l’indépendance du pays sur le champ de bataille ».

Dans le même temps, M.Kaaim a démenti les affirmations des rebelles accusant les troupes libyennes d’utiliser des bombes à sous-munitions.

« L’armée libyenne ne possède pas de bombes à sous-munitions, et elle n’en a jamais utilisé », a-t-il affirmé.

A Misrata, siège des affrontements les plus sanglants de Libye, les fidèles du colonel Kadhafi ne laissent pas de répit aux insurgés. En six semaines, un millier de personnes y ont péri et 3.000 autres ont été blessées, selon des sources médicales. La situation humanitaire y est inquiétante.

Source: fr.rian.ru

N’oublions pas de prendre en compte que cet article nous vient d’un journal russe et que chaque pays manipule l’information à sa propre sauce, la Russie étant complètement contre les interventions qui ont eu lieu dernièrement en Libye, donc que penser? Qui dit vrai? Les russes ou les médias que nous consultons chaque jour?

 

http://lesmoutonsenrages.wordpress.com/2011/04/21/tripoli-menace-de-riposter-en-cas-de-debarquement-de-lotan/

 

 

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.

 

L’OTAN, accusée d’utiliser des armes contenant de l’uranium ‘faiblement’ enrichi, en Libye

Manlio Dinucci  : Les « volontaires » arment les rebelles et intensifient les raids aériens.

Moscou dénonce les entorses à la résolution 1973Cheikh Diop : Les Africains piégés dans le fief de Kadhafi.z

Des sérieuses divergences sur la conduite de l'intervention militaire en Libye existent.  

Les grandes manœuvres.

Kadhafi doit partir", réclament Sarkozy, Obama et Cameron.

2 Paroles & action du président Obama 

Obama reconnaît un enlisement militaire en Libye.

3 Politique   

3-1 France 

Les grandes manœuvres

B.H.Lévy : La communauté internationale doit contraindre Kadhafi à quitter le pouvoir. 

3-2 Pays Africains & voisins 

Ouganda 

L'Afrique doit être décisive face à l'intervention militaire étrangère.

3-3 Les institutions

Otan 

L’OTAN, accusée d’utiliser des armes contenant de l’uranium ‘faiblement’ enrichi, en Libye .

3-4  Europe  

1 Belgique

2 Russie

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 

4-1 "Bernard Henri Lévy est allé en Lybie pour rencontrer des...

5 Dossier  

5-1 Thierry Meyssan : La Libye et la nouvelle doctrine stratégique US.

5-2 Sadek Belhocine  :  Coalition internationale :  il est impossible d’imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi.v 

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

6-1 Non à l'engrenage militaire ! Arrêt des bombardements, Cessez-le-feu.Oui aux solutions politiques 

6-2 Manifestation anti-guerre, aux Etats-Unis . 

6-3 Ikram GHIOUA : La voisine d’El Gueddafi raconte.

7  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion  

7-1 Comaguer: « Affaires » libyennes.

7-2 Libye, Côte d’Ivoire, Sarkozy : Le « come-back » des neo-cons ?

 

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 02:21

La démocratie israélienne tue les prisonniers palestiniens (2 Vidéos)

jeudi 21 avril 2011
Par CAPJPO-EuroPalestine

Voici le film que la justice israélienne a accepté de rendre public après plusieurs années de procédures. Diffusé jeudi dernier par la deuxième chaîne de télévision israélienne, il révèle les tueries auxquelles se livrent des unités de l’armée israélienne sur des prisonniers palestiniens sans défense. Ci-dessous une version courte et une autre de 15 minutes, traduite par Diego, que nous remercions.


Les événements, qui sont commentés par Al Jazeera, se déroulent en octobre 2007 dans la prison de Ketziot en Israël.
.
.
Lien 2eme video

En pleine nuit, à 2 h du matin, l’un des escadrons de la mort israéliens, l’unité « Massada », fait irruption dans la prison pour une « fouille-surprise » des prisonniers palestiniens. Ces derniers se révoltent, et on voit les soldats israéliens se payer un carton sur les détenus sans défense, en rigolant.

Mohamed Al Ashkar est tué à bout portant d’une balle dans la tête, et des dizaines de prisonniers sont blessés. Puis il est annoncé par haut-parleur aux prisonniers que s’ils sortent de leurs tentes, les tirs cesseront. Ils sortent. Et les soldats continuent alors à tirer.

Objectif de l’opération : « Booster le moral de l’unité Massada », parait-il. Édifiant, non ?

Plus de 200 prisonniers politiques palestiniens ont été tués de cette manière, ou bien suite aux tortures subies, ou encore par manque de soins médicaux.*

C’est ce régime avec lequel collaborent nos dirigeants, dignes défenseurs des droits de l’homme... à coups de bombes sur les populations en Libye et en Afghanistan.
.

* L’EXPOSITION SUR LA SITUATION DES PRISONNIERS POLITIQUES EST DISPONIBLE JUSQU’AU 5 MAI À LA LIBRAIRIE RESISTANCES A PARIS : librairie-resistances.com
.
.
Version de 15 minutes. On ne sait pas si elle est intégrale, mais c’est ce qui a été diffusé sur Channel 2. Merci de bien noter les noms des criminels responsables de ce carnage.

Publié par Serge Adam  

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 22:12
 
Bonjour Eva, Permettez-moi de vous proposer un lien d’un article de Myret Zaki :
Tuer pour du marketing
L’intervention en Libye aura surtout été la plus belle opération marketing
pour l’industrie de l’armement depuis la guerre en Irak.
Bonne salutations de Suisse et bon week-end  S....
.

 

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Tuer pour du marketing

L’intervention en Libye aura surtout été la plus belle opération marketing pour l’industrie de l’armement depuis la guerre en Irak.

Par Myret Zaki, le 13 avril 2011

 

Mars, le dieu de la guerre, est aussi celui des fabricants d’armes. Les temps changent, les allégeances virevoltent avec le vent. Mais les firmes d’armement gagnent chaque guerre sans exception. Entre 2006 et 2009, les Etats-Unis, qui représentent la moitié du marché mondial des armes ont vendu plus de 50 milliards de dollars de systèmes d’armements à des pays du Moyen-Orient. Les Américains arment le Golfe, Israël, l’Egypte. Les Européens arment la Libye. Les Américains veulent pénétrer le marché libyen, syrien et iranien, trois pays dont ils changeraient volontiers le régime. Les Européens convoitent les riches clients du Golfe. Et les changements de régimes dans la région ne sont qu’une nouvelle opportunité commerciale, que l’un perd, et que l’autre gagne, selon affinités. Fin 2009, les groupes de défense européens faisaient encore la promotion, à Tripoli, de leurs modèles d’avions de chasse Rafale et Typhoon, lors du Lavex Air Show qui s’est déroulé sous la houlette des généraux libyens.

Une vitrine commerciale idéale

Mais au printemps 2011, la révolte éclate en Libye contre l’homme qui achetait pour 40 milliards d’euros d’armes à l’Italie et pour quelques milliards à la France. Soudain, Mouammar Kadhafi n’était plus, pour le coup, le meilleur prospect des compagnies d’armement occidentales. Or l’une des grandes ironies de l’«action militaire» actuelle de l’OTAN, c’est que justement, rien n’est perdu pour autant. Au contraire, l’intervention en Libye représente la meilleure vitrine commerciale que les exportateurs d’armes pouvaient rêver, offrant à leurs modèles une publicité gratuite à destination de tout acheteur potentiel du reste du monde. Un Air Show de luxe. Les autres régimes arabes, par exemple, sont aux premières loges pour admirer les vertus anti-insurrectionnistes de l’arsenal de pointe des puissances déployées, et n’ont plus qu’à demander le catalogue. Autre avantage de cette «guerre»: elle permet le renouvellement d’équipements anciens. Les Etats-Unis ont envoyé en Libye les 100 Tomahawk qui devaient être détruits par décret en juin prochain, et la France a utilisé ses Rafale excédentaires en échange d’une alliance avec les insurgés dont elle espère de futurs juteux contrats d’armement pour 7 milliards d’euros. Aussi, l’ironie de la situation a-t-elle voulu que, pour abattre les défenses aériennes de Kadhafi, les puissances occidentales comme la France et l’Italie utilisent les mêmes avions qu’elles présentaient encore il y a quelques mois sur le marché libyen. Les Rafale comme ceux promus à Tripoli fin 2009 se sont superbement déployés lors des premières missions de l’alliance occidentale pour survoler le ciel libyen. Une de leurs cibles n’était autre que des avions Mirage français appartenant à l’armée libyenne, que Paris avait récemment accepté de réparer dans le cadre de son service après-vente. L’opération de l’OTAN est aussi le prétexte pour la démo en temps réel d’un nouveau fournisseur qui concurrence la France: Eurofighter et son Typhoon. Ce consortium britannique, allemand, italien et espagnol, auquel on souhaite beaucoup de succès a tenté - en vain, pour l’instant - de voler la vedette au Rafale de Dassault, qui pour sa part avait passé son test commercial «live» à la faveur de la guerre d’Afghanistan en 2007. Pour ces équipementiers, rien de tel qu’un déploiement en situation réelle pour promouvoir leurs produits.

Un consortium, non une coalition

Nicolas Sarkozy, devenu le champion des ventes d’armes, pourra déclarer, lors de ses tournées marketing «(…) et voici ce que nos Rafale ont pu réaliser en Libye: neutraliser très rapidement des chars rebelles (…)». Y a-t-il meilleur «sales pitch» pour la prochaine visite officielle du président français au très convoité Brésil? A cette aune, l’intervention en Libye aura surtout été la plus belle opération marketing depuis la guerre en Irak pour Dassault, Eurofighter, Lockheed Martin, Boeing ou encore le suédois Saab. L’année 2011 s’annonce lucrative pour le marché des avions de combat, évalué à 60 milliards de dollars. Et les affaires se concluent. L’Inde, le Brésil, le Danemark, la Grèce, l’Arabie saoudite, les Emirats, Oman et le Koweït ont déjà passé commande pour des modèles exposés dans l’air libyen. Beau résultat pour une coalition en réalité composée de seulement 12 membres de l’OTAN sur 28, menés par un consortium américano-anglo-français très commercial, peu concerné par la protection des civils, et peu représentatif de la «communauté internationale».

 

http://www.bilan.ch/lapart%C3%A9/tuer-pour-du-marketing

 

 

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A lire aussi :

 

Kadhafi: Portrait d'un dirigeant aux antipodes de l'image dans les médias

 

 

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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part 

Tiré à part :

L’OTAN, accusée d’utiliser des armes contenant de l’uranium ‘faiblement’ enrichi, en Libye

Manlio Dinucci  : Les « volontaires » arment les rebelles et intensifient les raids aériens.

Moscou dénonce les entorses à la résolution 1973Cheikh Diop : Les Africains piégés dans le fief de Kadhafi.z

Des sérieuses divergences sur la conduite de l'intervention militaire en Libye existent.

Les grandes manœuvres.

Kadhafi doit partir", réclament Sarkozy, Obama et Cameron.

2 Paroles & action du président Obama

Obama reconnaît un enlisement militaire en Libye.

3 Politique 

3-1 France

Les grandes manœuvres

B.H.Lévy : La communauté internationale doit contraindre Kadhafi à quitter le pouvoir. 

3-2 Pays Africains & voisins

Ouganda

L'Afrique doit être décisive face à l'intervention militaire étrangère.

3-3 Les institutions

Otan

L’OTAN, accusée d’utiliser des armes contenant de l’uranium ‘faiblement’ enrichi, en Libye .

3-4  Europe

1 Belgique

2 Russie

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 "Bernard Henri Lévy est allé en Lybie pour rencontrer des...

5 Dossier

5-1 Thierry Meyssan : La Libye et la nouvelle doctrine stratégique US.

5-2 Sadek Belhocine  :  Coalition internationale :  il est impossible d’imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi.v

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Non à l'engrenage militaire ! Arrêt des bombardements, Cessez-le-feu.Oui aux solutions politiques

6-2 Manifestation anti-guerre, aux Etats-Unis 

6-3 Ikram GHIOUA : La voisine d’El Gueddafi raconte.

7  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion  

7-1 Comaguer: « Affaires » libyennes.

7-2 Libye, Côte d’Ivoire, Sarkozy : Le « come-back » des neo-cons ?

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 05:12

actu-match | Mardi 21 Décembre 2010

Ex combattants de Tsahal, ils refusent maintenant de se taire et parlent
Ex combattants de Tsahal, ils refusent maintenant de se taire et parlent
 

Micha, Dana, Noam, et Mikhael ont combattu pour Tsahal. C'est la première fois que des officiers israéliens manifestent à visage découvert leur contestation. | Photo Quique Kierszenbaum

Paru dans Match

 


Micha, Dana, Noam, et Mikhael ont combattu pour Tsahal. C'est la première fois que des officiers israéliens manifestent à visage découvert leur contestation à propos des exactions infligées dans la bande de Gaza, entre 2000 et 2009.

- Paris Match


Des grenades pour faire peur

« On déboule dans un village palestinien à 3 heures du matin et on se met à lancer des grenades étourdissantes dans les rues. Pour rien, pour faire peur. On voyait les gens se réveiller affolés... On nous raconte que cela fait fuir les éventuels terroristes. N’importe quoi... Par rotation, on faisait ça toutes les nuits. La routine. On nous disait “Bon­ne opération”. On ne comprenait pas pourquoi. »

 

Voler un hôpital

« Une nuit, nous avons l’ordre d’entrer de force dans une clinique d’Hébron qui appartient au Hamas. On confisque l’équipement : ordinateurs, télépho­nes, imprimantes, d’autres choses, il y en a pour des milliers de shekels. La raison ? Toucher le Hamas au portefeuille, juste avant les élections du Parlement palestinien, pour qu’il perde. Le gouvernement israélien avait officiellement annoncé qu’il n’allait pas tenter d’influencer cette élection... »

 

« On a tué un type par pure ignorance »

« On ne savait pas que, pendant le ramadan, les fidèles sortent dans la rue à 4 heures du matin avec des tambours pour réveiller les gens, qu’ils mangent avant le lever du soleil. On identifie un type dans une allée qui tient quelque chose, on lui crie “stop”. Là, si le “suspect” ne s’arrête pas immédiatement, la procédure exige des sommations. “Arrêtez ou je tire”, puis on tire en l’air, puis dans les jambes, etc. En réalité, cette règle n’est jamais appliquée. On l’a tué, point. Et par pure ignorance des rites locaux. »

 

Les paysans en larmes

« Nos excavateurs dressent une barrière de séparation en plein milieu d’un champ de figuiers palestinien. Le paysan arrive en larmes : “J’ai planté ce verger pendant dix ans, j’ai attendu dix ans qu’il donne des fruits, j’en ai profité pendant un an, et là, ils me le déracinent !” Il n’y a pas de solution de replantage. Il y a des compensations seulement à partir de 41 % de terre confisquée. Si c’est 40 %, tu n’as rien. Le pire c’est que peut-être demain ils vont décider d’arrêter la construction de la barrière. »

 

Rendre ses galons, redevenir soldat

« On installe des check points surprises. N’importe où, ça n’est jamais clair. Et soudain on arrête tout le monde, on contrôle leur permis. Il y a, là, des fem­mes, des enfants, des vieux, pendant des heures, parfois en plein soleil. On arrête des innocents, des gens qui veulent aller travailler, trouver de la nour­riture, pas des terroristes... J’ai dû le faire pendant cinq mois, huit heures par jour, ça m’a cassé. Alors j’ai décidé de rendre mes galons de commandant. »

 

« Notre mission : déranger, harceler »

« On est à Hébron. Comme les terroristes sont des résidents locaux et que notre mission est d’entraver l’activité terroriste, la voie opérationnelle c’est de quadriller la ville, entrer dans des maisons abandonnées, ou des maisons habitées choisies au hasard – il n’y a pas de service de renseignement qui nous pilote –, les fouiller, les mettre à sac... et ne rien trouver. Ni armes ni terroristes. Les habitants ont fini par prendre l’habitude. Ils sont irrités, dépressifs, mais habitués car ça dure depuis des années. Faire souffrir la population civile, lui pourrir la vie, et savoir que cela ne sert à rien. Cela engendre un tel sentiment d’inutilité. »

 

« Les punitions collectives »

« Mes actes les plus immoraux ? Faire exploser des maisons de suspects terroristes, arrêter des centaines de gens en masse, yeux bandés, pieds et mains liés, les emmener par camions ; pénétrer dans des maisons, en sortir brutalement les familles ; parfois on revenait faire exploser la maison ; on ne savait jamais pourquoi telle maison, ni quels suspects arrêter. Parfois, ordre nous était donné de détruire au bulldozer ou aux explosifs l’entrée du village en guise de punition collective pour avoir hébergé des terroristes. »

 

« Protéger des colons agressifs »

« On débarque dans le district de Naplouse pour assurer la sécurité des colons. On découvre qu’ils ont décidé d’attaquer Huwara, le village voisin, palestinien. Ils sont armés, jettent des pierres, soutenus en cela par un groupe de juifs orthodoxes français qui filment, prennent des photos. Résultat : on se retrouve pris entre des Arabes surpris, terrorisés, et notre obligation de protection des colons. Un officier tente de repousser les colons dans leurs terres, il reçoit des coups, il y a des tirs, il abandonne. On ne sait plus quoi faire : les retenir, protéger les Palestiniens, nous protéger, une scène absurde et folle. On a fini par faire retourner les agresseurs chez eux. Une dizaine d’Arabes ont été blessés. »

 

Assassiner un homme sans armes

« On est en poste dans une maison qu’on a vidée de ses occupants, on soupçonne la présence de terroristes, on surveille, il est 2 heures du matin. Un de nos tireurs d’élite identifie un mec sur un toit en train de marcher. Je le regarde aux jumelles, il a dans les 25-26 ans, n’est pas armé. On en informe par radio le commandant qui nous intime : “C’est un guetteur. Descendez-le.” Le tireur obéit. J’appelle cela un assassinat. On avait les moyens de l’arrêter. Et ça n’est pas un cas unique, il y en a des dizaines. »

 

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                                           Joam, Micha, Mikhael, et Dana. (Photos D)

 

 

 

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  • Divorcée, père origine bordelaise, mère russe. Licenciée es-lettres modernes, diplômée Ecole de Journalisme. Journaliste-écrivain. Carrière: Presse écrite, radio, TV, et productrice d'émissions. Auteur de plusieurs ouvrages (Hachette etc)
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