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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 01:13
LIBYE : UNE SURPRENANTE VERSION DES ANALYSTES MILITAIRES RUSSES
Sergej Ptitchkin

Suivi de : OURBA TV et ARRAI TV vrais SIGNAUX de KADHAFI que l’OTAN et Benghazi craignent le plus.

vendredi 16 septembre 2011, par Comité Valmy



 

La guerre a commencé comme dans un film tourné à Hollywood. Pour la 1re fois, une machine de propagande de format nouveau, utilisant à fond Internet et la télévision satellitaire s’est pleinement impliquée dans le déclenchement et le déroulement d’une guerre. Pour la 1re fois ont été utilisés les décors reconstitués de manière digitale, de certains villages et villes libyens, y compris Tripoli. Les « premières frappes » de cette guerre ont été portées par internet et la télévision.

 

 

La cause formelle qui a entraîné le soulèvement ce fut l’arrestation de l’avocat et défenseur des droits de l’Homme Fethi Terbil qui fut cependant immédiatement libéré après. L’arrestation a eu lieu le 15 février 2011 et déjà le 17 février se déroulait à Benghazi et dans d’autres villes de la Lybie orientale une « journée de la colère ». La participation de masse fut semble-t-il assurée par les réseaux sociaux. 24 heures après, la télé diffusait des séquences floues de manifestations où on apercevait des jambes de groupes humains qui couraient vers quelque part. Les émissions étaient accompagnées de hurlements hystériques d’hommes et de femmes sur le thème de la « sauvagerie barbare des bourreaux de kaddafi. » Les séquences télé ne différaient pas de celles qui relataient la répression des soulèvements lors de la liquidation de l’URSS en Géorgie, en Azerbaidjan et dans les pays baltes.

Fin février apparaissait à Benghazi des bandes bien armées. Leurs protestations ne comportaient que des doigts en V, des tirs en l’air et des cris « mort à Kaddafi ». Ensuite on a trouvé dans les rues des cadavres d’habitants locaux que les médias ont vite désignés comme étant des membres de l’armé lybienne.

Puis a suivi toute une vague d’« informations » sur les bombardements de Benghazi par les avions et les hélicoptères gouvernementaux, sur les incendies monstres et sur les habitations bombardées. Puis a suivi l’explosion du soi-disant plus grand dépôt d’armes et de munitions dans la banlieue de Benghazi et tout de suite après l’information que le pouvoir à Benghazi était aux mains du peuple insurgé.

Il faut se mettre dans la situation de kadhafi. La liaison avec Benghazi était totalement interrompue et lui toutes ces informations, il les prenait des médias. Il avait de quoi s’étonner. Il n’avait nulle part envoyé de tireurs, il n’avait pas donné d’ordre de bombarder la ville et sur les écrans de télé, il pouvait suivre des nuages de fumée noire, des carcasses de maisons détruites, les corps déchiquetés de femmes et d’enfants, assassinés sur l’ordre du dictateur.

Plus tard on saura que le nuage de fumée noire venait d’un immense amas de pneus brulés et que les décombres des maisons provenaient d’un décor de film.

Néanmoins, le but était atteint et Kadhafi avait cessé de contrôler l’évolution de la situation qui se déroulait exactement selon le scénario préparé à l’avance dans les Etats-majors de l’OTAN. Il n’a même pas le temps de s’en étonner car tout d’un coup, les plus proches collaborateurs de Kadhafi, qui connaissaient tous les secrets d’Etat, l’ont abandonné et sont passés à l’ennemi.

Depuis le début les plus grands medias mondiaux ont commencé à cracher, hystériques, les désinformations sur la boucherie sanglante que le « colonel fou » a préparé pour son peuple. Cette campagne était accompagnée montrant des jambes courant, des colonnes de fumée sur fond de gémissements de femmes. Sur la sauvagerie réelle celle-là dont s’est rendue coupable la horde de mercenaires venant des combattants d’al-Qaïda et des talibans qui a tranché la gorge des partisans du régime : militaires, policiers, employés, pas un mot dans la presse, alors qu’à ce moment-là Benghazi était envahie de journalistes étrangers.

Ensuite, on a vu apparaître un autre thème caractéristique de la « révolution » : des voitures tout terrain armés de mitrailleuses de lance missiles, de lance roquettes et d’autres techniques de guerre. Ces « révolutionnaires » en jeans, tee-shirts et sandales avaient pour mission de circuler sur les voies rapides en simulant une équipée contre Kadhafi. Il est vraiment risible de s’imaginer le choc de pareils « jouets » avec un tank ou un autre véhicule blindé. Malgré cela on a commencé à voir sur les écrans des carcasses de tanks et de véhicules de transport blindés de l’armée libyenne.

Et puis voila que la « patience de la communauté internationale » est arrivée à bout. La résolution 1973 du conseil de sécurité, même si c’était de façon non convaincante, a tout de même permis l’invasion militaire sous couvert de « no fly zone ». L’OTAN a reçu une autorisation illimitée d’engager son aviation dans la destruction des infrastructures libyennes. Mais la résolution n’autorisait pas les opérations au sol et l’occupation militaire de la Libye.

A commencé alors un massacre de six mois de la population libyenne par l’aviation de combat de l’OTAN, massacre que les Occidentaux ont qualifié d’agissements criminels de l’armée et de la sécurité libyennes, soi-disant que le régime agonisant a décidé d’entraîner dans sa mort tout le peuple libyen.

Dès le début les médias ont propagé la rumeur selon laquelle les mercenaires sont le seul soutien de la Jamahiriya. En particulier, étaient cités des Noirs Africains et des Blancs Slaves. Et, en effet, cela s’est confirmé : « les rebelles » dans les environs de Benghazi réellement en feu, à ce moment, avaient capturé un groupe d’Européens, qu’ils ont qualifiés de groupe de mercenaires de Kadhafi. A l’état major il s’est avéré ensuite que c’est un groupe de combat des forces spéciales-alliées britanniques.

Plus tard, les médias, vont éviter de rapporter ce type d’erreurs. Ce qui est Intéressant, c’est qu’à cette occasion, nul ne s’était rappelé que la résolution 1973 n’autorisait pas les opérations au sol. Pendant ce temps, les côtes libyennes étaient déjà envahies par les forces terrestres spéciales de l’OTAN, du Qatar et de l’Arabie saoudite. Le rôle principal, toutefois, ce sont les forces spéciales des États-Unis et de la Grande-Bretagne qui l’ont joué. Les détachements de la 22e Division de la Légion étrangère ont été déployés lors de la dernière opération pour la conquête de Tripoli, le 21 Août.

Il convient de souligner que, tout comme la guerre contre l’Irak, la guerre contre la Libye est exclusivement une affaire américaine et la participation des alliés sert seulement pour légaliser le meurtre.

La Libye est devenue (tout comme avant la Corée, le Viet Nam, etc.) un polygone d’essai des États-Unis, où est mise à l’épreuve l’efficacité de la théorie de la guerre au moyen d’Internet, considérée comme guerre de nouvelle génération. Chaque pièce de technique militaire a reçu le code, sous lequel elle a été intégrée dans les ordinateurs du Pentagone. Tout objectif militaire et civil important sur le territoire libyen a reçu son code. Des missiles intelligents autoguidés ont pu être alors lancés sur des cibles détectées par satellite bien longtemps avant la guerre. Les satellites militaires espions ont suivi continuellement pendant toute la durée de l’intervention et continuent de suivre jusqu’à maintenant tout mouvement non seulement de toute technologie militaire mais de tout équipement tout court et transmettent des informations en temps réel à n’importe quel moment du jour ou de la nuit. N’oubliez pas que la capacité de résolution des télémètres de satellite est de quelques pouces.

Pour provoquer l’hostilité massive de l’opinion publique mondiale contre « le dictateur et son régime sanglant » les forces armées américaines ont entrepris une provocation en bombardant et en tirant des missiles sur les villes où les « rebelles » avaient pris le dessus. Le droit formel d’occuper l’espace aérien libyen leur a été donné par la résolution 1973 et personne ne pourra jamais vérifier ni ne vérifiera d’où est venu le groupe de missiles ou alors qui a lancé les lourdes bombes aériennes. Les médias ont immédiatement répandu des « informations crédibles » selon lesquelles les forces de Kadhafi ont bombardé et mitraillé des villes sans défense et leurs habitants avec des lance-roquettes « GRAD ». Les unités spéciales des forces terrestres américaines contrôlaient les résultats des raids nocturnes et précisaient les coordonnées des objectifs

Et une fois encore, imaginez la position de Kadhafi. Les forces fidèles n’ont pas progressé d’un iota de leur place et les positions des ennemis qui partent en flammes. Dans le monde est propagée l’information : les forces fidèles au régime opposent aux « rebelles » une résistance toujours plus grande.

Il est nécessaire de les aider sinon la démocratie ne pourra pas gagner. Et exactement en conformité avec le scénario préparé, la force aérienne des États « civilisés » entame les attaques à la bombe et aux missiles contre les objectifs militaires de l’armée libyenne. Les militaires américains lancent 112 missiles Tomahawk et continuent ensuite par la destruction totale de toute la technologie de combat blindée et de tous les systèmes de défense anti-aérienne. Le tank est détruit presque immédiatement après, qu’il quitte son abri. Réservoirs, transporteurs, lance-missiles, canons, camions et tout le reste a été détruit par des missiles et des bombes guidées par laser provenant on ne sait d’où. Tandis que dans le ciel nul avion n’était visible. La plupart des membres de l’armée lybienne était tout simplement démoralisée et terrifiée.. Pratiquement presque toute la technique de combat lourde a été détruite sans avoir tiré un seul coup de feu.

Beaucoup de désinformation a été diffusée sur les bombardements des villes et villages avec les lance-roquettes lourds « GRAD ».

Comme nous l’avons déjà mentionné, l’ensemble du territoire libyen a été photographié en détail par les satellites et les aéronefs, qui transmettaient les coordonnées des objectifs aux avions de combat. Comment est fabriquée la désinformation sur CNN : par exemple, des batteries gouvernementales de lance-roquettes « GRAD » occupent une position à Misrata (c’est, bien entendu, des rebelles avec des lance-roquettes volés et servis par les spécialistes américains et alliés). Sur la ville tombe des tirs de riposte. Les satellites détectent la trajectoire des batteries et les détruisent immédiatement avec des missiles lancés avec précision par des avions. Le lendemain matin, l’animateur de CNN fait un reportage au milieu des ruines, là où la veille se dressaient des habitations, détruites à présent par Kadhafi. En Libye, il y a plusieurs lieux habités où les habitants ont refusé de se rendre et de rejoindre les « rebelles ». Jusqu’à maintenant s’y déroulent de durs combats à l’aide d’armes légères, de mitraillettes, de mitrailleuses et de lance grenades. L’équipement lourd, y compris les systèmes de défense anti-aérienne a été quasi totalement détruit.

L’armée américaine a réussi à « distance » à briser complètement les forces armées de tout un État, sans confrontation directe avec l’adversaire. En utilisant seulement un petit groupe de forces spéciales, ils ont pu résoudre un problème, qui avait exigé en Irak le déploiement de masse de forces vives et de technologies de guerre.

Pourquoi l’opération a duré si longtemps ? La plupart des actions contrôlées à distance était effectuée pour la première fois et devait être corrigée dans le cours même des opérations militaires. Et tout le reste, ce que la télé nous montrait les foules courant et hurlant, les « rebelles » montés sur les jeeps armés de mitrailleuses ou de mortiers c’étaient des scènes de masses avec des figurants qui ne comprenaient pas dans quel film ils jouaient.

En Libye, des combats se déroulent toujours, le pays a sombré dans un chaos dirigé du banditisme interne et déjà a été lancé autour de ce pays le grand jeu politique. Le vol durera aussi longtemps qu’il y aura quelque chose à voler. Les richesses libyennes, cependant, sont trop vastes et proches de l’Europe pour que le pays soit laissé à l’administration des « rebelles », parmi lesquels dominent les combattants d’al-Qaïda. Quelle forme de dictature et d’occupation les Etats « civilisés » vont –ils imposer aux Lybiens ?

La situation en Libye

Selon les informations sur les pages http://za-kaddafi.ru et argumenti.ru , le 11. 9.2011 seront retirés de Libye l’ensemble du contingent militaire officiel (le 22e Régiment SAS-Special Air Service de sa Majesté Elizabeth II, la 2e Division de la Légion étrangère et les forces du Qatar et de l’ Arabie saoudite), qui ont conquis soi-disant Tripoli et vont maintenant remettre le pouvoir au terroriste Hakim Abdu Belhadj. Lors de la conquête de Tripoli toutes les unités ont subi des pertes relativement élevées — pour le 22e régiment des SAS, environ 127 tués —. Les informations ont été transmises par un prétendu Assistant de M. Kadhafi, l’ancien Lieutenant Colonel de l’armée russe Ilya Kornějev. Les troupes de l’OTAN ont été déployées dans une opération au sol en violation directe de la résolution 1973 du conseil de sécurité de l’ONU.

Le départ des forces étrangères spéciales est compensé par l’afflux de terroristes -membres des talibans d’Afghanistan et du Pakistan. À l’heure actuelle, leur nombre dépasse 3000. Les terroristes sont armés à Benghazi et ensuite sont transférés à Tripoli, où ils sont placés sous les ordres de l’actuel commandant militaire de la ville, Belhadj, qui coordonne les activités terroristes d’al-Qaïda (avec le consentement des Etats-Unis et de l’OTAN) sur tout le territoire de la Libye. Les terroristes d’al-Qaïda prennent progressivement en charge la lutte avec le régime de Kadhafi. Dans Benghazi elle-même se déroule un conflit armé aigu entre les « rebelles » d’origine et le réseau terroriste al-Qaïda. Durant ces derniers jours al-Qaïda a tué plusieurs dizaines de « rebelles » et 27 militaires des troupes de la coalition, dont 4 agents de la CIA.

Kornějev a ajouté que selon ses informations, Berlusconi a refusé d’envoyer en Libye des instructeurs du 9e Régiment de parachutistes « Colonello Moschin ».

Depuis le 21 août on ne peut justifier l’intervention en Lybie par des résolutions valables de l’ONU. La ville de Syrte, 100 000 habitants et la ville de Bani Walid ont été réduites à néant par l’aviation alliée de la même façon que Dresde le fut par l’aviation alliée. Les « Alliés de l’OTAN » ont tué plusieurs centaines de personnes. Il y a des milliers de blessés. Dans la rivière artificielle, construite par le régime de Kadhafi le niveau de l’eau baisse. Par cet acte terroriste l’OTAN vise à forcer les défenseurs de la ville à capituler. Les combats se déroulent dans d’autres endroits. Dans la ville de Sebha deux hélicoptères de l’OTAN ont été abattus.

Les médias occidentaux ont bruyamment diffusé des informations, selon lesquelles les défenseurs de la ville de Bani Walid avaient décidé de capituler, qui ont été démenties par les défenseurs eux-mêmes, qui ont liquidé les positions des « rebelles » à coup de lance-roquettes, à 20 km de la ville.

Après la dernière sortie de Mouammar Kadhafi a commencé l’attaque menée par son fils Hamis contre les terroristes à Tripoli. Ils ont réussi à liquider l’hôtel Al Fatah, où ont été tuées aussi plusieurs dizaines de fonctionnaires du nouveau gouvernement, qui ont déménagé de Benghazi.

Les forces gouvernementales ont également attaqué la base Mitiga. Ils ont liquidé 10 mercenaires de la SAS et un hélicoptère.

La colonne des combattants venant du Tchad, qui a tenté de se déplacer pour aider Kadhafí, a été détruite par l’aviation de l’OTAN.

Pour l’instant dans le pays se déroule à fond une guerre de partisans contre les troupes d’intervention de l’OTAN, les Européens, les Arabes, les Pakistanais et les Afghans. Cependant, la supériorité militaire de l’OTAN est immense.

Je suppose qu’en déployant les forces terroristes d’al-Qaïda, qui se battent et contre Kadhafí et contre les « rebelles » les alliés poursuivent un seul but : obliger le Conseil National de transition, qui a été reconnu comme légitime, d’inviter officiellement l’OTAN à l’intervention-occupation. Alors adieu tout prétexte de combats pour la liberté des citoyens libyens et à la résolution du Conseil de sécurité.

Sergej Ptitchkin, kommunar-press.ru



LA PAROLE A LA RESISTANCE LIBYENNE
OURBA TV et ARRAI TV vrais SIGNAUX de KADHAFI que l’OTAN et Benghazi craignent le plus.

Et j'ai constaté, aujourd'hui, que Bayrou comme Cécicle Duflot sont pour cette très sale guerre ! Cela dépasse l'entendement ! Ont-ils tous perdu la tête ? Eva

 

Vidéo ici :

 

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1877

 

 

Et j'ai constaté, aujourd'hui, que Bayrou comme Cécicle Duflot sont pour cette très sale guerre ! Cela dépasse l'entendement ! Ont-ils tous perdu la tête ? Eva

 

 

 

 


        Les européens favorables au protectionnisme - Bernard Conte -
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1875

        Dialogue imaginaire le 29 mai 2005 au palais de l’Élysée par Franck de Bouvines
         http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1879

        Syrie : le patriarche des Maronites vole au secours du régime syrien par Philippe Tourel
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1880

        Liban et Syrie : La France ne pense plus qu’à ses intérêts - par Soraya Hélou
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1882

        Yasser Arafat, Mister Palestine for ever par René Naba - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1878

        Guerre en Libye Bidonnage médiatique :enfin, la vérité éclate
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1870

        Sarkozy à Mustafa Abdul Jalil : Sarkozy à Mustafa Abdul Jalil : Nidal Hamadé
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1858

        La vérité sur le 11 Septembre a-t-elle une chance ? par Paul Craig Roberts
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1874

        Les commémorations orwelliennes du 11-Septembre annoncent de nouvelles guerres - Thierry Meyssan
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1867

        Côte d’Ivoire : DES CHEFS D’ETAT SE MOBILISENT POUR LA LIBÉRATION DE LAURENT GBAGBO
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1881

        L’accident de Marcoule: Comment le PG mange son chapeau en 24 heures... Descartes
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1866

        Pourquoi faut-il quitter l’Union Européenne pour abandonner l’euro ? Jean -Yves Crevel
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1865

        La cour de Karlsruhe enterre l’euro par Laurent Pinsolle - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1859

        De crise en crise, le capitalisme doit disparaître - Mohamed Belaali
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        La Turquie sur les traces de l’empire ottoman - Comaguer
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1864

        Affaire Bourgi - mallettes de la République : "Tonton Robert a foulé toutes les règles de bienséance"
        par Babacar Touré journaliste - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1868

         Billet d’entrée par Michel Stanislas Naudy - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1862

        Que soit clair qui a le commandement - Manlio Dinucci - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1871

        Vitali Tchourkine : l’ONU peut prendre en charge la loi et l’ordre en Libye
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1873

        LIBYE : UNE SURPRENANTE VERSION DES ANALYSTES MILITAIRES RUSSES - Sergej Ptitchkin
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1877

        L’art de Lagarde - Après les bombes les réformes du FMI - par Manlio Dinucci
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1872

        Crimes contre l’humanité - Alain Corvez - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1863

        Sarkozy va saluer l’instauration de la charia en Libye - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1869

        État palestinien : Les ambassadeurs de 5 pays européens grondés par "Israël"
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve607

 

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http://www.impots-utiles.com/mt-static/FCKeditor/UserFiles/Image/guerre%20libye%20cout.jpg

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Comment distinguer une invasion de l’OTAN d’un mouvement social.

 

Posted: 16 Oct 2011 05:11 AM PDT

 

Luis BRITTO GARCIA

Certains médias présentent l’invasion de l’OTAN et des Etats-Unis contre la Libye comme un mouvement social. Pour ceux qui ne savent pas faire la part des choses, suggérons quelques pistes :

Un mouvement social majoritaire triomphe seul et n’a pas besoin de l’invasion d’une coalition impérialiste de 42 pays pilleurs pendant plus de six mois pour s’imposer.

Un mouvement social est composé de gens faits de chair et de sang, et non de victimes imaginaires de soi-disant bombardements non confirmés par les journalistes de Telesur, ni par les satellites Russes ni par ceux du Pentagone.

Un mouvement social surgit spontanément du peuple et non des plans du Pentagone pour envahir la Libye dénoncés depuis 2001 par le général Wesley Clark.

Un mouvement social n’obtient pas la protection de cette mafia de puissances hégémoniques appelée l’ONU.

Un mouvement social n’est pas dirigé par des monarques, des terroristes intégristes, des mercenaires étrangers ni d’ex-ministres du gouvernement auquel il s’appose.

Un mouvement social n’est pas présenté par Barack Obama comme « un modèle pour les relations internationales » et ne reçoit pas l’appui de l’armée d’occupation européenne appelée l’OTAN.

Un mouvement social ne commence pas par assassiner son propre chef, comme l’a fait le CNT avec son premier président, Abdel Younis.

Un mouvement social ne dispose pas de porte-avions, de navires de guerre, de bombardiers, de missiles téléguidés, d’hélicoptères de combat et d’avions sans pilotes.

Un mouvement social n’applique pas à ses compatriotes la stratégie de bombardements terroristes de la population civile inaugurée par la Luftwaffe nazi contre la ville de Guernica.

Un mouvement social ne répète pas ce massacre à 20.000 reprises lors de missions aériennes contre son propre pays.

Un mouvement social ne bombarde pas systématiquement les hôpitaux, les aqueducs, les écoles, les quartiers résidentiels et les moyens de communication.

Un mouvement social ne séquestre pas des journalistes indépendants ni ne les expulse pour les empêcher de témoigner sur ce qui se passe.

Un mouvement social ne se livre pas à l’assassinat ciblé des dirigeants de son pays et n’offre pas une récompense d’un million et demi d’euros pour leurs têtes.

Un mouvement social ne déploie pas des avocats, des lobbys et des influences pour que la Cour Pénale Internationale émette des mandats d’arrêt contre ses adversaires.

Un mouvement social ne provoque pas le massacre de 60.000 personnes parmi son propre peuple.

Un mouvement social n’a pas de complices financiers internationaux capables de confisquer 270 milliards de dollars de réserves de son propre pays.

Un mouvement social n’offre pas les ressources de son pays à une nuée de sociétés multinationales.

Un mouvement social n’est jamais appuyé inconditionnellement par les monopoles et multinationales de l’information.

Un mouvement social ne dispose pas de cameramen, de scénaristes, de maquilleurs, d’acteurs, de costumiers et de metteurs en scène pour filmer au Qatar de fausses scènes de victoire.

Un mouvement social ne détruit pas et ne saccage pas les sièges diplomatiques des pays amis.

Un mouvement social ne tue pas systématiquement des compatriotes parce qu’ils ont le peau noire, comme le font les forces du CNT

Un mouvement social n’est pas dirigé par Berlusconi, Sarkozy, Cameron, Merkel et Rassmussen.

Un mouvement social n’est pas reconnu prématurément comme gouvernement par les puissances impérialistes avant même d’avoir obtenu le contrôle de tout le territoire.

S’il est facile de distinguer une invasion de l’OTAN d’un mouvement social, il est encore plus facile de distinguer un imbécile d’une canaille. L’imbécile ignore les faits énumérés plus haut. La canaille les connaît mais persiste à dire que l’invasion de la Libye est un mouvement social.

Luis Britto Garcia

http://luisbrittogarcia.blogspot.com/ 

Traduction "ca m’étonnerait que ça traverse le blindage crânien de nos intellectualoïdes occidentaux" par VD pour le Grand Soir avec probablement un peu plus de fautes et de coquilles que d’habitude.
URL de cet article 14853


http://www.legrandsoir.info/ 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 01:10

 

http://www.cybevasion.fr/lib/cartes/continents/moyen-orient.gif

 

Chems Eddine Chitour: « Les pays occidentaux veulent changer la carte du Moyen-Orient et la rendre favorable à Israël »

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Le professeur Chems Eddine Chitour développe dans cet entretien une analyse sur la situation en Syrie, un pays qui fait l'objet d'un véritable «complot» mené par les Etats-Unis d'Amérique, la France et leurs alliés dans la région du Moyen-Orient, à savoir les rois des pays du Golfe.  

Selon le politologue, le peuple syrien doit parvenir à un changement politique pacifique, légal et endogène. Quant aux réactions des pays du Golfe et de la Ligue arabe, le professeur relativise cette «pression» en estimant quelle est orchestrée par les pays occidentaux qui contrôlent les pays du Moyen-Orient.
Le Temps d'Algérie : Comment analysez-vous la situation en Syrie. S'achemine-t-on vers le scénario libyen avec cette campagne de pression sur le président Al Assad ?
Chems Eddine Chitour : La situation en Syrie est différente de celle en Libye. La Syrie se trouve à proximité d'Israël.  

Pendant longtemps, les pays de l'Occident ont laissé faire les choses et ne voulaient pas perturber l'équilibre actuel. De plus, il faut savoir qu'en Syrie, il existe un Etat, des institutions et un parti structuré.  

Ce qui n'est pas comparable avec la Libye, qui est une République populaire dont le pouvoir est dilué entre les différentes tribus et organisations de masse. En Syrie, il y a un gouvernement qui continue ses activités de manière normale. Il ne faut pas croire à ce que disent les chaînes d'information et les journaux. La vie suit son court.  

C'est vrai qu'il y a des manifestations dans certaines villes et que l'armée est intervenue. Mais ce que les médias occidentaux ne disent pas, c'est qu'il y a une rébellion à l'intérieur qui profite du contexte des appels pour le changement de régime pour agir. C'est vrai aussi que le parti politique Baâth a régné sur le pays depuis plus de 50 ans. Le problème ne se situe pas là.  

Cependant, il faut reconnaître que l'information qui parvient sur la Syrie est injuste. On ne donne pas toute l'information. On préfère diffuser des vidéos amateurs et on exagère pour dire qu'il y a des milliers de morts en Syrie. Depuis 5 mois du début des tensions, on parle de 2000 morts, dont près de 400 sont des éléments de sécurité.  

C'est une guerre entre les forces armées syriennes et c'est que le pouvoir appelle les «contre révolutionnaires» et «hors-la loi». Ceci dit, la position de Bachar Al Assad a changé complètement depuis le début des troubles. Il y a eu beaucoup de choses qui ont été annoncées et l'Occident ne tient pas compte et ne veut plus de Bachar Al Assad.  

Le président syrien a annoncé des élections. Pourquoi l'Occident ne l'aide pas à les organiser dans la transparence. Les «révolutionnaires» veulent que le président syrien parte, mais il faut que cela se fasse de manière légale. C'est-à-dire par l'organisation des élections. Sans les élections, le changement sera fait par un coup d'Etat.  

Des questions subsistent quant au poids de cette opposition qui a été d'ailleurs invitée par Bachar Al Assad au dialogue. Et comme cette opposition est inféodée à l'Occident et reçoit des instructions, elle ne peut répondre à cet appel. Les Etats-Unis d'Amérique ont tout fait pour phagocyter les tentatives de réconciliation entre les Syriens.  

Tout le monde est d'accord qu'il faudrait qu'il y ait de l'alternance au pouvoir et l'ouverture. Mais on se méfait encore de l'Occident surtout avec ce qui se passe actuellement en Libye. C'est tragique et inimaginable. D'où d'ailleurs la décision de la Russie et de la Chine de ne pas cautionner les décisions du Conseil de sécurité sur la Syrie. 

La Russie et la Chine ont été échaudées par ce qui s'est passé en Libye. Ils ont décidé de bloquer toute résolution contre la Syrie. Ils savent que la Syrie est confrontée à une contre révolution armée. La Syrie est dans son droit de se défendre contre des groupes qui veulent semer la terreur. Si l'Occident était de bonne foi, il accompagnerait Bachar Al Assad dans son programme de réformes, les élections, le multipartisme...
Que veulent justement les pays de l'Occident ?

Ils veulent changer la carte du Moyen-Orient pour la rendre favorable à Israël. Il faut savoir qu’Israël est en train de construire un mur dans le Golan, comme celui de la bande de Ghaza. Cela veut dire que c'est une annexion définitive des territoires syriens. Et justement, aucune personne ne s'intéresse à cette question. Il y a derrière tout cela une volonté occidentale de réorganiser les peuples faibles, surtout du monde arabe.

C'est ce que font d'ailleurs les rois des pays du Golfe qui ont exécuté les ordres des Etats-Unis d'Amérique en rappelant leurs ambassadeurs de la Syrie. Et dans ce contexte, il faut le dire et le souligner avec force, il n'y a plus de Ligue arabe. Dans ces conditions, ils sont en train de recomposer le plan de l'ex-président américain Bush pour le Grand Moyen-Orient.
Pourquoi il y a eu cette pression des pays du Golfe sur la Syrie, alors qu'on avait assisté à l'intervention des forces armées saoudiennes pour mater les manifestants pacifiques du Bahreïn et enfreindre la souveraineté d'un Etat qui est censé pourtant protéger ses concitoyens ?

Justement, au Bahreïn, le pouvoir est illégitime et les Saoudiens le savent très bien. Plus de 80% de la population est de confession chiite. Les Américains et les Saoudiens ne veulent pas de révolution dans ce pays.

L'Arabie Saoudite a envoyé donc ses chars pour tuer les manifestants pacifiques, parce qu'elle a peur que les chiites saoudiens se soulèvent. Le nord-est de l'Arabie Saoudite est de confession chiite. Et tout cela va renforcer évidemment le peuple iranien qui est chiite.

Il ne faut pas aussi oublier que la plus grande base militaire américaine se trouve au Bahreïn, dont la superficie est presque l'équivalent de la commune d’El Harrach à Alger. Imaginez donc une révolution qui va se produire à trois kilomètres de la base américaine. Il faut absolument écraser le peuple du Bahreïn. Nous avons vu des images effroyables sur les hôpitaux bahreïnis.

On a tué des malades manifestants. Sur ce plan, c'est le black-out total. Les deux pays (Bahreïn et Arabie Saoudite) ont reçu des ordres des Etats-Unis d'Amérique de maintenir le statu quo. Quant à la Syrie, il reste le seul pays de la région à s'opposer à Israël.

L'Occident ne veut pas de ce régime syrien. Il veut un Etat docile. Pour atteindre cet objectif, il a décidé de déstabiliser la Syrie. Mais j'insiste pour dire qu'il ne faudrait jamais écouter et croire à ce que disent les médias occidentaux et les journaux officiels américains ou français. Tout simplement, on ne fait pas la part des choses pour donner à tout le monde le droit de s'exprimer sur les problèmes.

Il existe des sites alternatifs animés par des journalistes occidentaux qui donnent d'autres sons de cloche sur la situation en Syrie. Ces journalistes sont partis à Damas et ils ont évoqué une autre situation. Ils ont dénoncé avec des images et des écrits fondés ce que disent les journaux

et médias du pouvoir américain ou autres. Il faudrait vraiment engager une commission d'enquête impartiale pour démontrer à l'opinion internationale que la vie suit son cours normal en Syrie et que cette machine médiatique a été conçue en faveur des pouvoirs américains et européens.
Vous pensez que la position de la Syrie vis-à-vis de la question palestinienne et sa détermination à récupérer le Golan lui ont coûté cette campagne de déstabilisation ?

C'est le cas de le dire. Le peuple syrien veut récupérer absolument son Golan, à n'importe quel prix. Il y a aussi la coopération étroite existant entre la Syrie et l'Iran qui dérange beaucoup dans la région.
Est-ce que la Syrie peut résister à cette pression des pays occidentaux et ceux du Golfe ?
Pour cette question, on peut citer l'exemple libyen. Malgré l'intervention de l'Otan et les armes larguées par les Français aux rebelles, les Libyens résistent depuis 5 mois aux forces de l'ennemi. Beaucoup croyaient que l'intervention de l'Otan durera quelques jours. Mais finalement la Libye a très bien résisté. La raison est très simple. Quand les peuples sont avec leurs dirigeants, il n'y a plus lieu de craindre du tout. Dans ces conditions, les Syriens et les Libyens ont des dirigeants vraiment nationalistes qui vont aller dans la bonne direction. C'est sûr qu'il est inéluctable que les pouvoirs changeront. Mais le changement doit être endogène, voulu par le peuple. Il ne faut pas qu'il soit imposé de l'extérieur. Il faut que le peuple syrien trouve la solution par lui-même. Al Assad a fait énormément pour son pays. Il faut une alternance, mais de manière pacifique et légale. Il ne faut pas oublier que la Syrie est confrontée à une situation économique difficile. C'est malheureux parce que ce pays veut être maître de son destin, alors que les autres pays arabes du Golfe ne décident de rien.
Comment analysez-vous les démarches de la Turquie vis-à-vis de la Syrie qui de plus en plus apparaît comme un serviteur de l'Occident, particulièrement des Américains ?
La Turquie fait son intrusion dans la situation de la Syrie étant donné le problème des Kurdes qui pourrait avoir un effet sur sa stabilité.

La Turquie avait protégé les populations syriennes qui ont fuit les évènements des derniers mois. Mais il se trouve que beaucoup de familles syriennes réfugiées en Turquie ont retrouvé il y a quelques jours leurs villages et maisons après le retour de la sécurité.

Les médias occidentaux ont donné l'image que des milliers de Syriens ont fui leur pays. Or ce n'est pas vrai. La Turquie veut jouer donc un rôle dans la région. Elle ne veut pas perdre la bénédiction des Etats-Unis d'Amérique et de l'Europe.

Tout le monde attend d'ailleurs de la réunion prévue aujourd'hui (hier) entre le ministre des Affaires étrangères turque et le président Al Assad, pour mettre les choses au clair. Certainement, la position de la Turquie va être revue.

Le gouvernement de Bachar Al Assad a entrepris des réformes importantes et se dit prêt à organiser des élections libres. Dans ces conditions, je ne vois pas ce que va demander la Turquie à la Syrie. Si la Turquie veut être leader dans la région, elle doit prendre l'initiative d'organiser l'alternance. Elle peut couper l'herbe sous les pieds de tous les pays qui veulent le chaos en Syrie.

Propos recueillis par Farouk Belhabib


Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Nationale Polytechnique enp-edu.dz

www.letempsdz.com 2011 ©
10 août 2011

 

 

Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.  :  

Tiré à part :

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

-1 T. Slimani : Les chaînes instigatrices poursuivent leur sale besogne en incitant à armer les terroristes en Syrie.

 

1-2 Thierry Meyssan : Les journalistes qui pratiquent la propagande de guerre devront rendre des comptes.

1-3 Agence Sana : "Londres, tout à fait comme Damas". 

1-4 La propagande médiatique en cours contre la Syrie est le résultat de la politique des Etats-Unis et du régime israélien dans la région.

1-5 Sergueï Lavrov : « Il faut stopper la campagne médiatique sauvage contre la Syrie ! ».

1-6 Guy Delorme, : Syrie-Iran : quand Le Figaro transforme ses rêves en prospective...

1-7 Pierre Marulaz : Les délires – et vœux pieux – géopolitiques du 'Monde'.

2 Les brèves.

2-1  Le patriarche maronite libanais,Béchara Boutros Raï, défend Bachar Al Assad.

3 Dossier

. 3-1 Louis Denghien: l’ambassadeur américain obligé d’écourter son ingérence.

3-2 Guy Delorme : Pétrole : chronique d’un embargo annoncé.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Chems Eddine Chitour : Face à la démocratie aéroportée : La Syrie dernier verrou avant l'Iran

4-2 Gilles Munier : Damas, Hama & Bachar sur le vif…

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Chems Eddine Chitour: « Les pays occidentaux veulent changer la carte du Moyen-Orient et la rendre favorable à Israël ».

5-2 Mireille Delamarre : Qui Au Moyen Orient Profiterait De La Chute D’Assad ?

5-3 Chatta : Mme Chaabane affirme que les événements en Syrie sont liés à des plans sionistes et occidentaux pour diviser les pays arabes.

5-4 Louis Denghien : L’ONU au service du NOE (Nouvel Ordre Mondial) ?

5-5 Louis Denghien : ONU : la mascarade continue !

6 Annexe

6-1 Mohamed Bouhamidi : Aggravation des menaces guerrières du capitalisme.

6-2 Aline de Diéguez : Quelle est la bonne distance pour comprendre les évènements de Syrie ?

 

 

Le Dossier / média & manipulation de Syrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

 

.

 

Infos :  L'Iran, l'islam et la géopolitique du sacré- L’avenir philosophique commun de deux civilisations


Dernière mise en ligne sur le site de Manuel de Diéguez
 
http://www.dieguez-philosophe.com /

 

- L'Iran, l'islam et la géopolitique du sacré, 2 , L'avenir philosophique commun de deux civilisations , 18 septembre 2011

L’avenir philosophique commun de deux civilisations 

 

La visite de M. Erdogan en Egypte, en Tunisie et en Libye a été un grand succès diplomatique. La synergie entre Le Caire et Ankara esquisse un pilotage partagé de la Renaissance arabe. Mais il ne sera pas facile à la Turquie de légitimer a posteriori l'abandon de son soutien à la seconde flottille de la paix en échange de promesses évidemment fallacieuses d'Israël de présenter des "excuses" pour l'assassinat de neuf passagers du Mavi Marmara. De toutes façons, l'extrême droite du gouvernement de M. Benjamin Netanyahou ne lui laisse aucune marge de manœuvre. Il est donc fort ridicule de demander à Tel-Aviv des concessions protocolaires , puisqu'elles ne feraient que retarder l'heure fatale où Israël devra se résigner à mettre les vraies cartes sur la table - je rappelle que jamais l'existence même d'Israël ne deviendra légitimable aux yeux du droit international public et des principes de 1789. Le "choc des civilisations" se jouera sur ce terrain-là.

 

A suivre

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 01:01

DANGER : « La guerre de la Méditerranée »

Israël et la Grèce ont invoqué un Pacte de défense mutuelle, signé secrètement il y a seulement 12 jours, à la lumière des lourds mouvements de l'armée turque, aériens et maritimes en Méditerranée orientale !

DANGER : « La guerre de la Méditerranée »
Tout se met en place pour une guerre dans un très proche futur.

http://www.microsofttranslator.com/bv.aspx?from=en&to=fr&a=http%3A%2F%2Fwww.debka.com%2Farticle%2F21301%2F
Dans le même temps, l'armée Turque a eu le feu vert pour tirer sur Israël, rappelons que la Turquie est pour un état Palestinien.
Autre détail,  les menaces de l'OTAN et du Nain Sardanapale sur la Syrie, qui a des accords militaires avec l'Iran.
Les Etats-Unis ont par ailleurs hier exhorté les citoyens américains à quitter la Syrie immédiatement, disant que la répression violente du gouvernement sur les manifestations pacifiques avait abouti à une situation incertaine et instable.
http://www.microsofttranslator.com/bv.aspx?from=en&to=fr&a=http%3A%2F%2Fmobile.reuters.com%2Farticle%2FidUSTRE78E5XA20110915%3Firpc%3D932
Des alliances se mettent en place, de lourds mouvements militaires sont effectués, des déclarations suspectes, tout prédit un final explosif, tout semble aller droit vers une guerre en Méditerranée.
Ghisham Doyle pour WikiStrike 
DANGER : « La guerre de la Méditerranée »

Le Premier Ministre grec a ajouté des remarques aux informations enregistrées jusqu'à présent sur les mouvements de la flotte turque dans les mers d'Egée et en Méditerranée. Il s'est montré particulièrement préoccupé par les vols d'observation qui se sont brutalement accru, au cours des 48 dernières heures, au-dessus de l'île grecque de Kastelorizo, dans le Sud-Est de la Méditerranée, juste à deux kms de la côte turque. Ces vols sont escortés par des jets de combat turcs.

Lire la suite: http://www.europe-israel.org/2011/09/le-pacte-de-defense-israelo-grec-invoque-face-aux-mouvements-navals-et-aeriens-turcs/#ixzz1YCdqwWLW

Athènes craint une attaque turque contre cette île, dont la population représente moins de 1000 habitants et une tentative de lui infliger des dégâts ou de s'en emparer. Israël soupçonne qu'une attaque turque contre l'île grecque ne soit le signal pour une agression militaire turque contre ses plateformes de pétrole et de gaz, situées en Méditerranée entre Israël et Chypre. Papandreou a affirmé que les Turcs sont capables d'attaques surprise sur d'autres îles grecques près de la côte turque.
 Ankara pourrait agir  au prétexte qu'Israël et Chypre n'ont pas le droit de marquer leurs zones et d'exploiter le pétrole et le gaz de l'Est de la Méditerranée – une région riche en carburant connue comme le Bloc 12 – sans le consentement de la Chypre turque (la République Turque du Nord de Chypre –RTNC-). La Turquie appuie également la plainte du Liban disant qu'Israël lui « vole » ses ressources naturelles. Les discussions entre le Liban et Chypre devant aider à résoudre ce problème ont été rompues. Beyrouth refuse toute discussion avec Israël. Ni Jérusalem ni Athènes n'ont dévoilé de quelle façon ils ont invoqué ce nouveau pacte de défense.
Les sources militaires de Debkafile présument qu'à la première phase, les forces navales et aériennes israéliennes devraient être postées dans les bases de la Méditerranée grecque. Les deux agences de renseignement partagent déjà des informations. Jusqu'à présent, Israël pouvait seulement répondre à une menace turque à partir de ses propres frontières. Grâce à la présence dans les bases de l'armée grecque, Israël sera en mesure d'opérer à partir des arrières des forces turques, dans l'éventualité d'une attaque par ces forces en Méditerranée.
 Lundi 12 septembre, Ankara a voulu dicter ses conditions auxquelles Israël devait obéir, s'il voulait éviter une agression turque contre sa flotte.
 1. Les navires israéliens se voient interdits de mener quelque action que ce soit contre les navires turcs naviguant vers la Bande de Gaza. Le Premier Ministre Tayyip Erdogan a déclaré le rapport de l'ONU confirmant la légalité du blocus israélien de Gaza, nul et non avenu.
 2. Les navires de guerre israéliens traversant la limite de 12 miles nautiques marquant ses eaux territoriales se verront défiés par les navires de guerre turcs, qui ont reçu instruction de les approcher jusqu'à l'intérieur des cent mètres et « de mettre leurs armes hors d'usage ».
 Cette menace couvre, non seulement le fret naviguant vers Gaza, mais également les plateformes de forage de pétrole et de gaz d'Israël, qui se trouvent au large, à plus de 60 miles nautiques.
Les porte-parole politiques et militaires d'Israël ont essayé avec âpreté de dissiper la menace turque. Mercredi 14 septembre, ils ont balayé d'un revers de manche les rapports sur les mouvements navals et aériens turcs dans l'Est méditerranéen. Après la rencontre du cabinet des huit, la ligne officielle consistait à dire qu'Israël pratique la « retenue, à l'opposé de la sauvagerie turque » et qu'on lui donnerait du temps pour retrouver sa sérénité. En tout cas, les Etats-Unis et l'OTAN ont géré très étroitement la crise qu'Ankara génère vis-à-vis d'Israël, de la Grèce, de Chypre et ne la laisseront pas dégénérer en action militaire turque.
 Aussi bien Israël que la Grèce semblent en savoir plus : ils ont décidé d'invoquer leur pacte de défense mutuelle – pas sans avoir obtenu le feu vert de Washington –parce qu'ils pensent que les menaces turques indiquées par ses mouvements militaires sont réels et tangibles


Lire la suite: http://www.europe-israel.org/2011/09/le-pacte-de-defense-israelo-grec-invoque-face-aux-mouvements-navals-et-aeriens-turcs/#ixzz1YCdlNr8D

 
 
 
La Turquie joue des muscles en Méditerranée
DANGER : « La guerre de la Méditerranée »
La Marine turque prête à renforcer sa présence dans la partie orientale de la Méditerranée "pour empêcher de futures opérations israéliennes", ont souligné plusieurs haut-représentants turcs au cours du week-end, alors que la crise entre Jérusalem et Ankara s'intensifie avec la publication du très attendu rapport Palmer au sujet de l'arraisonnement du Mavi Marmara, l'an dernier.
"Nous avons décidé d'adopter une stratégie plus active. Israël ne pourra plus continuer ses méthodes brutales sans avoir à rendre de comptes", a commenté l'un d'entre eux, cité par le quotidien Hurriyet Daily News.
Et d'ajouter que les navires turcs de guerre pourront escorter de nouvelles "flottilles humanitaires" à destination de Gaza.
 
Une menace déjà formulée par le passé, notamment en juin dernier avec un second projet de flottille.
 
Malgré ce nouvel accès turc, Tsahal ne compte pas rappeler son attaché militaire à Ankara, en poste depuis un mois seulement. Ironie : l'attaché militaire en question n'est autre que Moshe Levi, auparavant chef de l'administration de coordination et de liaison pour la bande de Gaza, qui autorise ou refuse en dernier ressort l'accès au territoire
.
 
 
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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 00:59

 

http://www.alterinfo.net/photo/art/default/1533566-2046723.jpg?v=1290015993
http://www.alterinfo.net/photo/art/default/1533566-2046723.jpg?v=1290015993
Samedi 17 septembre 2011

14 septembre 2011

 

Philippe Mercure

 

(Montréal) Ce n'est pas tous les jours que de petites entreprises québécoises sont appelées en renfort par... l'armée américaine. C'est pourtant ce qui est arrivé à Medicago, qui a inauguré hier une toute nouvelle usine de production de vaccins pour la grippe en Caroline-du-Nord.

 

Un an après le début de la construction de cette usine financée en grande partie par le département de la Défense américain, la biotech de Québec a pris possession des lieux. Ses 37 employés ont aussitôt commencé à travailler sur leur spécialité: fabriquer des vaccins à partir de plantes.

 

«On est très fiers d'avoir réussi à entrer en opération moins d'un an après la première pelletée de terre», dit Pierre Labbé, vice-président et chef de la direction financière de Medicago.

 

«C'est une étape qui était prévue, mais qui est quand même cruciale. L'équipe de direction continue de montrer qu'elle est capable de respecter ses promesses et ses échéanciers», commente aussi l'analyste Catherine Bouchard, de Valeurs mobilières Banque Laurentienne.

 

Le prochain défi de Medicago: fabriquer 10 millions de doses en un seul mois, une manoeuvre destinée à prouver aux autorités américaines sa capacité à produire de grandes quantités de vaccins en cas d'urgence.

 

C'est justement en situation d'urgence que Medicago s'est distinguée. Son histoire, digne d'un film d'Hollywood, commence en 2009, en pleine pandémie de grippe A (H1N1). L'entreprise québécoise attire alors l'attention en produisant un vaccin expérimental contre le virus en moins de quatre semaines, alors qu'il faut plusieurs mois aux multinationales pour faire de même.

 

Le coup d'éclat a payé. Un an et demi plus tard, la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), une agence du département de la Défense américain, attribuait 21 millions US à l'entreprise pour fabriquer une usine de calibre mondial de 97 000 pieds carrés aux États-Unis.

 

But de la chose: permettre aux autorités américaines de «répondre aux menaces biologiques émergentes et inattendues».

 

À l'époque de l'annonce, un analyste avait affirmé à La Presse Affaires qu'il s'agissait là de «l'une des plus importantes nouvelles dans le secteur de la santé au Québec et même au Canada depuis un certain nombre d'années».

 

Les vaccins produits par Medicago font encore l'objet de tests sur les patients et ne sont pas encore approuvés pour la commercialisation. Selon l'analyste Catherine Bouchard, l'entreprise pourrait commencer à toucher des revenus en 2013, peut-être avant si une pandémie de grippe se déclare et que l'entreprise est mise à contribution pour l'enrayer.

 

L'analyste croit que Medicago pourrait éventuellement faire l'objet d'une offre d'achat de multinationales comme GlaxoSmithKline ou sanofi pasteur si elle en vient un jour à concurrencer sérieusement leurs activités.

 

Le marché a bien réagi à l'inauguration de l'usine, l'action de Medicago gagnant 4 cents, ou 6,7% hier, pour atteindre 64 cents. 

 

Source : Lapresseaffaires.cyberpresse.ca

 

 

Un tel article appelle plusieurs commentaires :

 

- On le voit, il y a une militarisation croissante de la santé : déjà en 2009, le plan belge de gestion du H1N1 prévoyait que la distribution et la gestion des stocks d’antiviraux se fasse via l’armée. Qu’est-ce que l’armée a à voir avec la santé ?

 

- La surenchère qui se profile n’a rien de rassurant : c’est assez « gros » de croire que si la firme se met déjà à l’ouvrage, ce serait uniquement pour séduire les autorités par sa capacité de production…

 

- La capacité de production mensuelle en millions de doses et la stature mondiale de cette usine de production renvoient à la liberté vaccinale et aux objectifs officieux de la précédente fausse pandémie de H1N1.

 

- Il est une fois encore question, comme pour le H1N1 d’un vaccin expérimental, testé allègrement sur la population humaine ! Et l’appellation « à base de plantes » ne doit duper personne : même si un nombre croissant de gens sont désireux d’une médecine plus douce et moins invasive, à base de plantes ou pas, il s’agira toujours d’un produit expérimental, au développement précipité et qui est injecté (or pour rappel, les effets de substances injectées et ingérées ne sont PAS les mêmes !)

 

- L’article parle aussi de « promesses et de calendrier à respecter » : comment peut-on fixer un calendrier pour des pandémies si celles-ci sont « inattendues » ??

 

- Chose intéressante, on dit que la firme pourra toucher ses revenus au plus tard en 2013 et même avant si une pandémie se déclarait et que l’entreprise était mise à contribution : pourquoi la firme touchera-t-elle des revenus, même en 2013, si aucune pandémie mondiale n’a encore vu le jour ?? Quel drôle de « hasard » ça serait qu’une prochaine pandémie se produise déjà d’ici 2013 alors qu’avant le feuilleton médiatique de la grippe aviaire qui a commencé il y a quelques années, on ne parlait jamais de toutes ces menaces si pressantes de « pandémies mondiales » redoutables. Ne pas oublier non plus le fameux PROJET DE STRATEGIE MONDIALE DE VACCINATION de l’OMS/Unicef pour la période-clef 2006-2015 !

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 00:17



Que soit clair qui a le commandement

par Manlio Dinucci

Le 13 septembre 2011



« Les Etats-Unis se sont défilés, ils ne bombardent plus, ils ont même retiré leurs engins les plus puissants », écrivait Vittorio Feltri en avril à propos de la guerre de Libye. Conviction qui s’est diffusée même dans la gauche et parmi les pacifistes : qu’Obama avait été entraîné dans la guerre contre sa propre volonté (ce n’est pas un hasard s’il est Prix Nobel de la paix), mais s’en était rapidement retiré, laissant la conduite de l’opération aux belliqueux Sarkozy et Cameron. Tout faux. « Ce sont les Etats-Unis qui ont dirigé cette opération », clarifie à présent l’ambassadeur Ivo Daalder, représentant étasunien auprès de l’OTAN. Il explicite ainsi ce qui aurait déjà dû être clair : le fait que la direction est passée, le 27 mars, du Commandement Afrique des Etats-Unis à l’OTAN commandée par les Etats-Unis. Ce sont eux, souligne Daalder, qui ont dirigé l’initiative pour obtenir le mandat du Conseil de sécurité et faire décider que l’OTAN l’exécute.

 
Un véritable record : pour que l’OTAN se décidât à intervenir en Bosnie, rappelle-t-il, il fallut trois ans, et une année pour intervenir au Kosovo, alors que pour décider l’intervention en Libye il n’a fallu que dix jours. Ce sont toujours les Etats-Unis qui ont dirigé la planification et l’exécution de l’opération militaire. Ce sont eux qui à l’origine ont neutralisé la défense aérienne libyenne et continué à supprimer les défenses pendant tout le cours du conflit en utilisant  des Predator armés. Ce sont eux  qui ont fourni le gros de l’intelligence, en permettant d’identifier les objectifs à frapper, et ont approvisionné en vol les chasseurs bombardiers alliés. Chacun de ces éléments, souligne Daalder, a été décisif pour le succès de l’opération avec laquelle l’OTAN a détruit plus de 5mille objectifs sans subir aucune perte. De l’opération aérienne au Kosovo, rappelle-t-il, nous avons appris combien il est important d’avoir des munitions à guidage de précision pour provoquer le maximum de dégâts en minimisant les effets collatéraux, et que tous les pays en possédassent. Diplomatiquement, l’ambassadeur ne dit pas que ce sont les Etats-Unis qui les ont fournis en grande partie aux alliés, lesquels après 11 semaines avaient quasiment épuisé leurs bombes, comme l’ont déclaré le porte-parole du Pentagone Dave Lapan et le secrétaire à la défense Robert Gates. Il ne dit pas non plus combien ont été minimisés les effets collatéraux des plus de 8mille attaques aériennes, dans lesquels on estime qu’ont été larguées plus de 30mille bombes. Les Etats-Unis, tient à faire savoir Daalder, ont effectué plus de raids aériens que n’importe quel autre pays, 26% des 22mille environ. La France et la Grande-Bretagne, à elles deux, en ont effectué un tiers et attaqué 40% des objectifs. Un « travail extraordinaire », reconnaît le représentant USA à l’OTAN, mais il met les choses au clair : ceci a été rendu possible du fait que « les Etats-Unis ont dirigé cette opération de façon à ce que les autres alliés puissent suivre et y contribuer ». Il fait donc les louanges des autres alliés, même de ceux qui n’appartiennent pas à l’OTAN : Jordanie, Qatar et Emirats arabes unis. Pas un mot par contre sur l’Italie, qui a justement tant fait, en mettant à disposition des bases et des forces aéronavales.

  
Il en va ici de l’orgueil national de l’Italie. Que le président Napolitano écrive immédiatement au président Obama, pour qu’il reconnaisse qu’il y a aussi l’Italie sous le commandement des USA.

 

Edition de mardi 13 septembre de il manifesto


http://www.ilmanifesto.it/

 

;

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=26522

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 13:58

 

Bombarder.jpg « Nous avons amené la torture, les bombes à fragmentation, l'uranium appauvri, d'innombrables assassinats commis au hasard, la misère, la dégradation et la mort au peuple irakien... »  Harold Pinter (Prix Nobel de littérature)

 


 « L’opération humanitaire » en Libye, qui a été menée tambour battant par les Etats-Unis et l’OTAN, a débouché finalement sur un désastre abominable. Le but de cette équipée guerrière, on le sait, était de faire main basse sur le pétrole et les ressources financières du pays (en plus de déstabiliser la région). Non pas que les sociétés multinationales n’aient pas eu déjà accès à l’or noir, mais il s’agissait expressément pour celles-ci de modifier les termes des contrats d’exploitation (particulièrement favorables au pays) afin de ne plus payer que des droits symboliques...

Rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous : les puissances occidentales ont constamment mis la main, d’une façon ou d’une autre, depuis très longtemps, sur les ressources d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie. Les guerres sont pratiquement toujours de nature économique, en ce sens qu’elles tendent à servir les intérêts de grandes firmes bien déterminées. Un système basé sur la course au profit maximum impose littéralement aux multinationales de dominer et de piller les pays « périphériques ». Du reste, étouffés par le poids de la dette, ces pays ne peuvent opposer aucune résistance significative au pillage (c’est à cela justement qu’aboutissent les formules concoctées par le FMI et la Banque Mondiale).

Admettons donc : les multinationales sont « objectivement obligées » de s’emparer des ressources d’autrui, parce que sinon leurs rivaux ne tarderont pas à le faire. Soumises à une compétition acharnée à l’échelle du monde, elles ont besoin d’accéder aux matières premières sans restriction, d’exploiter le travail bon marché, de trouver des débouchés pour leurs capitaux et finalement de contrôler les voies stratégiques des flux commerciaux… Hélas, les forfaits commis ne se limitent pas aux richesses extorquées. Les rapines s’accompagnent toujours d’exactions et de crimes organisés. Les uns ne vont pas sans les autres ; ils sont intimement associés.

 

Il y a plus de deux mois au sujet de la Libye, le CRG (Center for Research on Globalisation) a révélé le recours par l'OTAN à l'uranium appauvri. (1) On ne se contentait donc pas d’envoyer les chasseurs-bombardiers sur les maisons, les hôpitaux et autres infrastructures majeures. Il fallait aussi que des bombes couplées à cette joyeuseté du génie militaire (et de la science) pleuvent par milliers sur la population libyenne. « Dans les empennages des missiles Tomahawk se trouvent des barres d’uranium appauvri de 300 kilos. Si l’on pense qu’un projectile anti-char construit avec du métal d’uranium appauvri en contient environ 30 gr. seulement, on peut imaginer la quantité de poussières d’uranium qui se répand dans l’atmosphère dans les zones d’impact… Là-dessus le silence est total ». (2)

Oui, motus et bouche cousue. Aucun officiel, aucun journaliste (des médias dominants), aucun de ces « experts » qui hantaient les talk show n’avaient fait allusion à cette pluie d’uranium appauvri, une pluie mortelle et sans pitié qui attendait les civils libyens.

Ceux qui consentent aux crimes, fournissent des raisons pour les blanchir ou prennent le parti de se taire sont sans doute plus abjects que les criminels eux-mêmes. Martin Niemöller, un pasteur protestant, disait (années trente) : « Car il est des silences coupables, plus assassins qu’aucune parole, qu’aucune arme peut-être. Car il est des silences complices dont le nombre fait la force, et la force la loi. Celle des majorités silencieuses qui sert de caution et d’alibi aux crimes contre l’humanité ». (3)                                                                                                                                                                                                       

Une « opération humanitaire pour protéger la population civile » a-t-on dit et répété. Les maitres du monde sont habitués aux subterfuges les plus éhontés. Et les dégâts et pertes en vies humaines sont incommensurables.« Contrairement à ce que la sémantique pourrait laisser entendre, elles [les bombes à uranium appauvri] constituent des armes terrifiantes de destruction massive. Les bombes à uranium appauvri ont été utilisées pour la première fois par Israël dans la guerre du Kippour (octobre 1973) contre l’Egypte. Elles furent ensuite utilisées au Liban, par Israël, et en ex-Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan et en Libye par les USA et diverses “coalitions” occidentales. Elles furent également utilisées par Israël à Gaza (enquête de l’association ACDN). Les bombes à uranium appauvri génèrent cancers, mutations et stérilités dans ces pays-mêmes ou chez les militaires participant aux opérations. [... Elles] libèrent des isotopes dont la durée de vie est de plusieurs milliards d’années ». (4)

  Otan en Libye

Les néo-colonisateurs avides et astucieux sont conduits à détruire méthodiquement les infrastructures et tout ce qui tient debout. La moindre des choses, disent-ils, serait d’avoir l’opportunité plus tard de tout reconstruire (contre espèces sonnantes et trébuchantes). Soit… mais pourquoi contaminer les terres et l’atmosphère par l’uranium appauvri ? Pourquoi utiliser des armes dont l’impact est destiné à durer dans le temps ? Pourquoi générer les cancers, les stérilités et les malformations génétiques à la naissance ? Ce n’est donc pas une simple question de rivalités commerciales, de course au profit, de pétrole, de priorité de contrats mirifiques accordée par les nouveaux satrapes ?

L’administration étasunienne (celle de Bush et celle d’Obama), qui a soutenu et couvert politiquement le recours aux formes de torture les plus cruelles (dont la privation sensorielle), utilise volontiers et vend un peu partout les bombes au phosphore blanc et les grenades antipersonnel. De la même manière qu’elle s’est opposée à la création de la Cour Criminelle Internationale, elle a refusé de signer le traité interdisant les bombes à fragmentation parrainé par l’ONU et adopté par 111 pays en mai 2008.

 

L’Irak, l’Afghanistan et tous les pays que l’Empire et ses vassaux ont voulu « libérer » à coups de missiles, de F-16, d’uranium appauvri et de bombes à fragmentation, sont livrés aux hécatombes, à la détresse et au chaos. Des crimes commis en toute impunité (une résolution contre l’Otan est-elle envisageable ?). En Irak, comme le relève W. Blum, « plus de la moitié de la population est soit morte, mutilée, en prison ou en exil à l’étranger... leur air, leur sol, leur eau, leur sang et leurs gênes sont imprégnés d’uranium appauvri... les enfants naissent avec d’abominables déformations... des bombes à fragmentation n’attendent qu’un enfant pour exploser... une rivière de sang coule aux côtés de l’Euphrate et du Tigre... dans un pays qui ne sera peut-être jamais reconstruit ». (5)

Dans le même sens, P. Sacré écrit : « L’uranium appauvri permet d’augmenter la puissance de perforation des obus contre des cibles blindées ou des bâtiments. Soyons certains que l’Iran aura sa ration d’uranium appauvri, si la “diplomatie” échoue. Depuis le déferlement “libérateur” des hélicoptères et des tanks anglo-saxons […], les habitants de Fallujah [en Irak] ont 4,22 fois plus de risques de développer un cancer que les Egyptiens ou les Jordaniens. Cette probabilité est 12,6 fois plus grande chez les enfants de moins de 14 ans. Le risque de leucémie chez les personnes de 0 à 34 ans est 38,5 fois plus élevé. La mortalité infantile atteint des taux record : 80/1000, soit 4 fois les taux égyptien et jordanien. À partir de 2009, ce taux passe même à 136/1000 !! […] Les radiations provoquent des changements au niveau de l’ADN dont les effets se font en général sentir sur les descendants ». (6)

A cela, il faut ajouter les cinq millions d’orphelins irakiens recensés en 2008… Cinq millions ! Il faudrait combien de centres d’accueil, d’associations caritatives pour prendre en charge une telle masse d’enfants désemparés ? Une question, parmi tant d’autres, qu’il faudrait à l’occasion poser aux scélérats de la Maison Blanche et du Pentagone. Décidément, en dehors des sinistrés eux-mêmes, nul ne peut avoir idée de l’ampleur de la catastrophe. Le Mal infligé dépasse les limites du mesurable et paraît irréversible. L’observateur, s’il s’attache à mettre des visages humains derrière les chiffres funestes, en vient à être bouleversé ad nauseam. Il est inconsolable à jamais.

 

A Gaza, la campagne militaire criminelle, appuyée au grand jour par l’armée étasunienne, contre la population en décembre 2008 est encore dans les mémoires (voir le film poignant « Gaza-strophe »). Les hordes sionistes ne se contentent pas de déporter les Palestiniens, de détruire leurs maisons et leurs oliviers, de les enfermer dans d’énormes enclos à ciel ouvert, de voler leur eau, d’emprisonner leurs enfants de douze ans, de bombarder leurs écoles, leurs hôpitaux et leurs ambulances, de leur concocter des bains de sang à répétitions… Un étudiant et blogueur palestinien de 21 ans, vivant à Gaza, en dit ceci :« Ils [les israéliens] ont dû se dire : ils ne seront pas capables de tolérer la vie d’enfer que nous allons leur faire mener, nous allons les étouffer de tous les côtés, nous leur causerons tant de douleurs qu’ils ne tarderont pas à imploser ». (7)

Bombarder-2.jpg

Les leaders sionistes s’en lèchent les babines. Et ce Peres, connu notoirement pour sa fourberie répugnante et jouissant duramollissement cérébral des dirigeants occidentaux... On raconte que lors de sa rencontre avec Angela Merkel, il s’est plaint (je cite de mémoire) que « les élections [législatives palestiniennes de 2006] ont conduit à un mouvement radical et dangereux et les pauvres habitants de Gaza n’ont jamais eu droit à un seul jour de démocratie »… Pour la peine, on largue les bombes, on répand le feu tous azimuts. A défaut de « démocratie », allons-y pour le nettoyage ethnique et le génocide. Résultat : 1.400 morts, en plus des infrastructures dévastées.

L’agression meurtrière appelée « Plomb durci » est qualifiée d’action « défensive ». L’idée n’est pas compliquée : éradiquer le Hamas – une organisation terroriste, cela va sans dire – c’est lutter contre l’Iran. Comme l’Europe est censée avoir peur de ce pays, elle applaudit avec ardeur et sans se faire prier. Lorsqu’on n’a rien compris au sionisme, pourquoi se garderait-on de le faire ? Pour reprendre le mot de N. Chomsky, « il n’y a que dans un pays très endoctriné que vous pouvez entendre ces choses ridicules et ne pas rire ».

I. Pappé considère que l’invasion israélo-américaine de 2008 constitue déjà un génocide, que cette « catastrophe humanitaire d’envergure inimaginable », exigerait qu’Israël soit « relégué au statut d’Etat paria ». Comme le rapport Goldstone, Chomsky considère qu’une telle agression est une manifestation indiscutable du terrorisme d’état. C’est la preuve de « l’indifférence pervertie » du tandem Israël–USA pour la vie humaine. (8)

Le massacre, en effet, est orchestré à coup de bombes à uranium appauvri et au phosphore blanc (interdites par les conventions internationales). Les médias aux ordres se sont fait un devoir de préciser qu’« Israël avait mis les Palestiniens en garde avant les bombardements ». Un malfrat prévient un quidam qu’il sera bientôt agressé ou assassiné ; une fois la nouvelle annoncée, la voie est libre.Aucun reproche n’est ainsi possible. Et pour que chacun comprenne bien la chose, les plumitifs se sont empressés d’ajouter que « c'est le Hamas qui a rompu unilatéralement la trêve ».

C’est ici que la leçon des Nazis vient à l’esprit, comme le rapporte Alan Hart, (auteur de “Zionism, the Real Enemy of the Jews”) : « plus le mensonge est grand, plus on le répète, plus il aura de chances d’être cru dans un monde majoritairement composé de Gentils, de judéo-chrétiens ou d’occidentaux ; et cela d’autant plus si les grands médias sont terrifiés par l’idée d’offenser tant soit peu le sionisme ». (9) Vittorio Arrigoni, notons-le au passage, était le témoin objectif et éloquent des répressions et des tueries avant, pendant et après l’invasion de Gaza. On a fini par l’assassiner.

La soldatesque sioniste se venge de quoi ? La haine a divers mobiles plus ou moins conscients : la victoire du Hamas aux élections législatives en 2006 (les Palestiniens n’avaient pas voté comme il le fallait), la défaite subie la même année au Liban (par une armée pourtant « invincible »), les roquettes artisanales rares et quasi inoffensives (lancées approximativement par des civils démunis), la capture par le Hamas de ce brave soldat israélien (réclamé à cor et à cri par tous les humanistes de la planète), le courage et la ténacité héroïques des Palestiniens (le blocus n’a pas réussi à briser leur volonté de résistance) et surtout leur primauté incontestable sur la terre de Palestine.

N’avez-vous pas remarqué ? Lorsque les médias évoquent les atrocités commises contre les civils palestiniens sans défense, c’est toujours d’une façon expéditive et impassible (sans parler des mensonges). Comment expliquer ce manque flagrant de sensibilité morale et de compassion ? L’accusation d’antisémitisme brandie à tout bout de champ par les porte-paroles du sionisme est-elle à ce point paralysante ?


L’évidence surgit : tous les humains  sont égaux, mais certains moins que d’autres. « Le 11 septembre 2001, se demande P. Sacré, est-il plus insupportable que le bombardement de Gaza, l’opération Plomb Durci, au moyen d’armes génocidaires, sources de souffrances horribles, interdites par les conventions de l’ONU et utilisées sur des civils (uranium appauvri, phosphore blanc) ? Tous ces morts, ce jour-là, sur le sol étatsunien, valent-ils plus que des civils Palestiniens, des Roms ou des Somaliens ? Le 11 septembre 2001 est-il plus condamnable parce que ce sont les tours dorées du World Trade Center, symboles de l’Occidental Way of Life, qui ont été pulvérisées plutôt qu’un taudis en Cisjordanie, un village indonésien, ou une caverne en Afghanistan ? » (10)

Souffrances-ignorees.JPG


Voilà où l’on en est. L’ivresse de la suprématie technologique et militaire, la violence bestiale, les mensonges et l'injustice auront-elles une limite ? Le monde peut-il être autre chose qu'un espace de rivalités, de rapines et d’agressions immorales ?


Il faut bien se rendre compte : prendre sa plume pour dénoncer l’horreur est un acte pour le moins modeste en regard de personnes exceptionnelles qui font face seules aux menaces et aux agressions (Olivia Zemor), qui sont incarcérées (Bradley Manning, Julian Assange) ou qui ont fini par perdre la vie (Vittorio Arrigoni, Rachel Corrie, Stefano Chiarini). C’est un acte insignifiant sans doute face à l’hégémonie vindicative et cruelle de l’Empire, face aux puissants marchands de canons, face aux ravages occasionnés par les média-mensonges…

Mais les plumes se multiplient, les sites d’information alternative font un travail prodigieux et captent une audience de plus en plus forte. Rien n’est perdu.

 

Thami Bouhmouch

Casablanca, 30/08/2011.

Publié in : http://www.legrandsoir.info/phosphore-blanc-bombes-a-fragmentation-uranium-appauvri-et-autres-babioles.html 7 septembre 2011.

 

 

(1) Cf. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp ;aid=23885  Juin 2011

(2) Pascal Sacré, http://www.michelcollon.info/La-Belgique-part-en-guerre-sans.html  Juillet 2011

(3) Cité in  http://www.lepost.fr/article/2011/05/13/2494048_cote-d-ivoire-crimes-d-etat-terreur-totale-et-silence-complice-des-medias-francais.html

(4) Dominique GUILLET, http://www.legrandsoir.info/Fukushima-2012-Contamination-radioactive-de-la-chaine-alimentaire-planetaire.html  Mai 2011

(5) William BLUM, http://www.legrandsoir.info/N-oublions-pas-a-quoi-ressemble-une-intervention-humanitaire.html  Mai 2011. Je souligne.

(6) Pascal Sacré, http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=SAC20100924&articleId=21175  Septembre 2010 

(7) Mohammed Rabah Suliman, http://www.legrandsoir.info/Le-siege-israelien-a-libere-la-jeunesse-de-Gaza-Electronic-Intifada.html  Juin 2011

(8) Cités par Javier SETHNESS, http://www.legrandsoir.info/La-crise-infligee-par-les-Sionistes-a-Gaza-Dissident-Voice.html   Mars 2011

(9) Alan Hart,  http://www.alterinfo.net/Le-sionisme-demasque-un-conte-de-fees-qui-est-devenu-un-cauchemar-terrifiant_a42775.html  Février 2010.

 (10) Pascal Sacré, http://www.legrandsoir.info/Reflexions-a-froid-sur-le-11-septembre-2001.html      Septembre 2010.

 

 

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Tiré à part  

Thami BOUHMOUCH : Phosphore blanc, bombes à fragmentation, uranium appauvri et autres babioles 

Dommages Collatéraux... Otan prolonge...

Guerres de l'Otan

Au jour le jour  

Crimes racistes dont le CNP est l'instrument et l'OTAN l'instigateur. 

1  Politique 

Les parties prenantes

a Libye 

b L'Otan 

c  L’Otan de part le monde 

L'otan a la conquête du monde 

Libye 

Metamag : Libye : Bons baisers de l’OTAN.

d Institutions internationales.

2 Brèves

2-1 Il n’y a aucune preuve étayant la présence de mercenaires dans l’est de la Libye

3  Dossiers

3-1 William BLUM : La Libye et le monde dans lequel nous vivons.

3-2 L’arme secrète de l’OTAN, le racisme. 

4-1 Entretien ; Michel Collon à La Nouvelle République : « L’Occident soutient, arme et excuse des gens qui sont des terroristes et des racistes ».

4-2 Michel Collon : Comment l’Otan va s’y prendre pour cacher les actes de terreur…

4-3 Lizzie Phelan : J’ai vu la transition vers la peur à Tripoli.

4-4 Le Conseil National de Transition : un organe fantoche d’agression impérialiste

 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 


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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 13:39
LE 11 SEPTEMBRE :
UN CRIME CONTRE L’HUMANITE
Jean Lévy

samedi 10 septembre 2011, par Comité Valmy


Ca s’est passé le 11 septembre, là-bas en Amérique.


Une action terroriste de grande ampleur, mise au point à l’étranger, s’en est prise à une démocratie, à son gouvernement, au peuple qui l’a librement élu. Des avions ont lâché des bombes sur la ville et sur les immeubles, symboles de son pouvoir.

L’opération a coûté la vie à plus de 3.000 citoyens et 35.000 ont été torturés.

Et combien d’autres victimes… ?

Mais ce 11 septembre-là, personne ne le célèbre dans les médias.

C’était en 1973, à Santiago, au Chili

La puissance étrangère incriminée, dans la préparation et le soutien de cet acte

terroriste, c’est les Etats-Unis. Et dans le rôle de meneur de jeu, son Secrétaire d’Etat, Henry Kissinger et ses services, la CIA en premier lieu.

Le Monde n’a pas titré, pour l’occasion : « Nous sommes tous Chiliens ! ».

Et dix ans, vingt ans, trente ans plus tard, France Inter n’a pas déplacé ses studios sur place pour célébrer l’évènement, et mobilisé l’antenne tout le jour durant.

Cependant, le Président du Chili, Salvador Allende est mort, ce jour-là, les armes à la main, alors que les chars de Pinochet sillonnaient les villes et cernaient les bidonvilles, alors que s’emplissaient les stades d’hommes, de femmes et d’enfants, d’ouvriers, d’étudiants coupables d’avoir soutenu leur président,

Le Chili s’installait dans la nuit glacée de la dictature pour 17 ans.

La vie de dizaines de milliers de civils était menacée, sans que ceux-ci réclament, pour les secourir, l’intervention armée de l’étranger.

Le peuple chilien ne le demandait pas, comptant sur ses seules forces pour organiser la résistance.

A Paris, la tête de Pinochet n’était pas mise à prix. Et notre gouvernement ne comptait pas les jours du dictateur, avec lequel de juteuses affaires étaient réalisées. L’Elysée ne clouait pas au pilori la Maison Blanche, pour son coup d’Etat et le meurtre de Salvador Allende.

Nous demeurions « les plus fidèles alliés » des USA ».

Comme aujourd’hui.

Et en 2011, en France, la classe politique, des allées du pouvoir jusqu’à l’opposition, ne se contente pas de « célébrer » le 11 septembre 2001, les deux tours jumelles ensevelies de Manhattan sous un manteau épais de mensonges.

Ensemble, Washington et Paris soutiennent militairement des « rebelles » contre le gouvernement légal de Tripoli.

Ensemble, les deux capitales écrasent de leurs missiles les villes de Libye.

Imaginons, un instant, Nicolas Sarkozy en 1973. Aurait-il bombardé Santiago et le Chili pour aider les « rebelles » de Pinochet ?

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1857

 

Considérations sur la guerre de Libye et sur le dit « printemps arabe » par  Costanzo Preve
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1854

        La Cour de Karlsruhe place le Bundestag à la tête de l’Union européenne - par Jean-Yves Crevel
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1843

        La cour Karlsruhe enterre l’euro par Laurent Pinsolle - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1859

        Sortir de la tour avant qu’elle ne s’effondre - La lettre volée
         http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1856

        Jean-Luc Mélenchon devra bien finir par répondre sur l’Europe! Pôle de Renaissance Communiste en                     France - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1845

        Le coup d’état merkelo - sarkozien contre les peuples européens - par Francis Arzalier
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1847

        LE 11 SEPTEMBRE : UN CRIME CONTRE L’HUMANITE par Jean Lévy
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1857

        58% des Français doutent de la version officielle des attentats du 11 Septembre
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1853

        L’art de la guerre - Démolition contrôlée - Manlio Dinucci -
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1841

        Sarkozy à Mustafa Abdul Jalil : l’Algérie dans un an, l’Iran dans trois ! d’après Nidal Hamadé
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1858

        L’organisation terroriste CNT, alliée de l’OTAN, pratique le génocide contre les populations noires en                 Libye. Communiqué de ACTUS/prpe - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1850

        Comment les hommes d’Al-Qaida sont arrivés au pouvoir en Libye - par Thierry Meyssan
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1855

        Libye/Sarkozy : Le Libertador est un Matamore - par René Naba
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1852

        Lourdes pertes en Lybie pour les SAS britanniques qui espéraient massacrer sans risques...
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1844

        Le mystère des émissions clandestines du colonel Kadhafi par Gilles Munier
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1849

        J’ai vu la transition vers la peur à Tripoli par Lizzie Phelan
         http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1851

        L’opposition tchadienne appelle à la cessation immédiate du massacre des Tchadiens et des                             populations noires en Libye - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1846

        L’Europe contre la démocratie - La lettre volée - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1848

        Dénoncer les mensonges du Pouvoir et du MEDEF- Contrecarrer le défaitisme - Une nécessité pour                 assurer le succès de la journée d'action du 11 octobre - Guy Poussy
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1842

        Malgré leurs déclarations inconséquentes...L’UE et le gouvernement ont livré la France aux  spéculateurs
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1840

        Diplomatie : la Syrie ne se « bunkérise » pas ! Par Louis Denghien
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1839

        Que se passe-t-il en Syrie ? Bref regard sur l’opposion syrienne - Entretien Denis Gorteau - Gilles Munier
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1838

        Pas d’autre voie que celle de la lutte - Déclaration du Front Syndical de Classe
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1837

        Libye : le piège - Djamel Labidi - Le Quotidien d’Oran - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1836

        La fin de la propriété de soi - par Jean-Claude Paye - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1835

        MORT OU VIVANT, KADHAFI EST DEVENU UN HÉROS AFRICAIN (vidéo)
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1814

        Le commencement de la fin par Frédéric Lordon - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1760

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 12:20
Mardi 13 septembre 2011

Entretien ; Michel Collon à La Nouvelle République : « L’Occident soutient, arme et excuse des gens qui sont des terroristes et des racistes »

 
Entretien ; Michel Collon à La Nouvelle République : « L’Occident soutient, arme et excuse des gens qui sont des terroristes et des racistes »

 

Michel Collon est journaliste indépendant, écrivain et historien belge. Ayant commencé sa carrière à l'hebdomadaire belge Solidaire. Auteur de plusieurs livres sur la politique internationale, il est également co-auteur du film documentaire « Les Damnés du Kosovo » sur la guerre menée par l’Otan en Yougoslavie. Il a produit le documentaire de Vanessa Stojilkovic, Bruxelles – « Caracas sur l’expérience du Venezuela ». Il est membre du Conseil Consultatif de la télévision latino-américaine TeleSur. Il a également organisé des déploiements d'observateurs civils en Yougoslavie et en Irak.

 

Récemment, il a effectué un séjour en Libye d’où il nous rapporte des faits et témoignages dans un livre qui sortira la semaine prochaine sous le titre : « Libye, Otan et médiamensonges ». C’est dans ce contexte que La Nouvelle République s’est rapprochée de lui pour en savoir plus sur cette lancinante question.
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Chérif Abdedaïm
 



LNR/ Dans votre livre sur la Libye, vous parlez de médiamensonges ; ce qui veut dire que la réalité est tout autre que celle présentée par l’OTAN. Pouvez-vous nous éclairer là-dessus ?
Toute la campagne de l’OTAN repose sur une campagne de désinformation de l’opinion publique. Celle-ci a été manipulée pour lui faire approuver cette guerre et cela confirme ce que nous disions lors des guerres précédentes. Chaque guerre commence par un médiamensonge et le but est de tromper et d’endormir l’opinion publique. Ici, on a commencé par nous dire Kadhafi bombarde son peuple. Dans ce cas là, évidemment, il faut faire quelque chose. Mais c’étaient des informations entièrement fabriquées par Al Jazeera d’abord, Al Arabia, ensuite. Il faut quand même remarquer qu’Al Jazeera, c’est la télé du Qatar et que l’émir du Qatar est partie prenante dans la guerre. Il est dans l’alliance de l’OTAN. Le Qatar avait investi en Libye mais il n’était pas très satisfait. Il voulait, en fait, faire main basse sur le gaz de la Libye. Le Qatar a comme ambition de devenir un géant mondial du gaz, de tenir tête à la Russie et, évidemment, sur ce point, il est soutenu par les Etats-Unis et la France. En plus la Libye de Kadhafi avait le projet de créer un grand pôle industriel et financier au Proche-Orient, le Qatar a le même projet, donc, en rivalité. Le Qatar veut absolument être la grande puissance arabe sur le plan économique et financier. Ce qui nous fait dire que c’est guerre économique dans son chef. Alors, comme Al Jazeera est la propriété de l’émir du Qatar, il est clair que ce dernier l’a mise au pas. Al Jazeera qui avait joué un rôle très noble et très courageux sur la Palestine ou l’Irak, est devenue une télé-soldat et une télé de l’OTAN.

NR/Plusieurs sources ont avancé que certaines images diffusées par Al Jazeera étaient tournées dans un décor fabriqué au Qatar représentant la place verte, Al Azizia, etc. Avez-vous des informations à ce sujet ?
Oui, j’ai entendu ça, je n’ai pas pu vérifier ; mais apparemment d’après les premiers indices, il y aurait même une confirmation du chef du CNT comme quoi effectivement on aurait mis en scène de fausses images de libération pour démoraliser les troupes ; et cela va dans le même sens. On n’a pas arrêté d’annoncer que Kadhafi était mort ou son fils, ou qu’il était en fuite. Le ministre britannique des affaires étrangères avait dit qu’il était venu au Vénézuela. Ce genre d’info, c’est classique dans toutes les guerres. Ce sont des infos absolument fausses visant à démoraliser l’adversaire et tromper l’opinion internationale. Faire croire que tout est fini. Il faut donc vérifier à propos de ces images. On va le faire avec notre équipe. Mais aussi, chaque guerre apporte son lot de nouveauté dans la désinformation. Et la nouveauté, c’est qu’effectivement on met carrément des images en scène en studio. Je voudrai juste compléter ce que je disais au début, la campagne de l’OTAN repose sur l’idée :
-que Kadhafi a bombardé son peuple. Les satellites russes ont montré que rien ne s’est produit de ce genre. Tous les témoins ont dit que c’était faux.
-on a dit que Kadhafi employait des mercenaires. On dit aussi que Kadhafi avait ordonné à ses soldats de violer en masse et qu’il leur avait fourni des containers de viagra pour ça. C’est aussi un classique de la désinformation dans toutes les guerres : diaboliser l’armée qui vous résiste, la couvrir de calomnies sur des crimes sexuels. Cela avait servi en Bosnie aussi. En fait, il faut dire que toute la campagne de l’OTAN a consisté à tromper l’opinion publique pour avoir un prétexte pour bombarder, parce qu’en fait, on ne voulait pas protéger les civils, on voulait abattre le gouvernement libyen, voler le pétrole, voler les ressources financières.

LNR/La plupart des médias « officiels » prétendent que ce sont les insurgés qui ont renversé Kadhafi alors que l’OTAN n’assurait qu’une couverture aérienne. D’autres sources, par contre, avancent que des forces spéciales, françaises et britanniques ont débarqué à Tripoli. Quelle version des faits pouvez-vous nous confirmer, vous qui avez déjà été sur le terrain ?
En fait les insurgés ou les rebelles, ne représentent pas une force populaire significative qui aurait permis de renverser le gouvernement libyen. C’est toute la différence avec les révoltes tunisienne et égyptienne où le peuple était unanime pour se débarrasser de tyrans détestés et ici, il y a une insurrection très minoritaire qui, si elle n’avait pas été mise en place, armée et soutenue par les bombardements de l’OTAN, n’aurait jamais pu s’emparer du pouvoir et, en fait, aurait déjà été éliminées par les forces libyennes depuis longtemps. Je parle sur le plan militaire. Ce sont effectivement les bombardements de l’OTAN qui ont fait la décision et les forces spéciales françaises, britanniques et d’autres qui encadraient les troupes, les dirigeaient, leur fournissaient les renseignements et, selon des témoignages, faisaient partie du sale travail d’élimination de résistants et de personnalités.

LNR/Donc, apparemment, les forces françaises et britanniques étaient présentes au sol ?
C’est ce que j’ai écrit dans mon texte « comprendre la guerre d’avril ». Les services secrets italiens, étant donné que l’Italie est dans une grande rivalité commerciale en Libye avec la France et qu’ils étaient furieux de l’intervention de Sarkozy, n’ont pas hésité à balancé le fait que les services secrets français étaient actifs sur le terrain avant la résolution de l’ONU et qu’ils ont continué en violation de la résolution 1973.

LNR/Certains avancent que ces « rebelles » étaient pour la plupart des mercenaires saoudiens, qataris et même des narcotrafiquants colombiens, qu’en est-il réellement ?
Effectivement, on a beaucoup d’indications qu’il ya une privatisation de la guerre par les Etats-Unis. Obama et notamment son entourage ; Brezinski et les stratèges de ce genre, ont tiré les leçons de la période Bush. Les Etats-Unis ne sont plus capables, ils n’ont n’en jamais gagné une guerre à part celle contre la minuscule île de Grenade, ils n’ont jamais gagné une guerre sur le terrain.
Alors, la méthode Obama a consisté à soutraiter la guerre. Il y a une sorte de privatisation. On envoie des brigades qataris, on confie aux Emirats Arabes Unies le soin de mettre sur pied une armée privée, des mercenaires, en fait, qui ont été sur le terrain en Libye et qui ont été formés par des instructeurs des Etats-Unis et d’autres pays occidentaux. C’est cette privatisation de la guerre qui permet à Obama de dire que l’armée des Etats-Unis se retire d’Iraq mais en fait, on fait de la soustraitance.
Concernant les narcotrafiquants, oui, j’ai eu aussi des informations, mais je n’ai pas été le témoin direct, que des cadres et des mercenaires colombiens étaient d’une part dans la formation de l’armée des émirats dont je viens de parler et aussi sur le terrain. Il faut savoir en fait qu’il y a une collaboration très étroite entre les forces israéliennes, les forces colombiennes en Colombie et dans d’autres pays. Donc, on retrouve là, une sorte d’internationales de mercenaires et de la soustraitance de la guerre


LNR// Vous avez rencontré des personnes qu’on présentait pour des mercenaires ; c’est d’ailleurs ce que vous déclariez dans votre prochain livre, qui sont-elles en réalités ?

Il s’agit de l’un des pires médiamensonges des médias occidentaux pour justifier cette guerre. On nous a dit depuis le début que Kadhafi était tellement isolé, qu’en fait il n’avait que des mercenaires pour le soutenir. Et puis, on nous a présenté des noirs qui étaient tués dans l’Est de la Libye dans un premier temps et on nous a dit que la population était en colère contre ces mercenaires et ils avaient été tués comme ça. En réalité, il est connu de tous les connaisseurs de la Libye que dans la région de Benghazi, il existe depuis longtemps un racisme anti-noir et aussi un racisme contre les libyens à la peau plus foncée, c’est-à-dire les libyens du Sud. Et ce racisme s’est donc tourné, d’une part, contre les libyens à la peau noire et, d’autre part, contre des africains qui vivaient en Libye depuis longtemps et qui avaient, soit la nationalité libyenne, soit des papiers, une maison, etc . Telle est la structure de l’économie libyenne. Il y a énormément d’immigrés dans les hôtels, les restaurants, les services de nettoyage et d’entretien. Une très grande partie du travail manuel est effectuée par des gens d’Afrique noire qui étaient d’ailleurs très content parce qu’en Libye, ils avaient une bonne situation et qu’ils obtenaient facilement des papiers, une maison, une voiture, un bon salaire ; ce qui est en contraste total avec la situation dans leur pays d’origine où ils souffrent la misère et les persécutions très souvent et la situation en Europe où on les pourchasse ou les enferment dans des sortes de prisons pour immigrés. Ils étaient très reconnaissants à Kadhafi parce que justement il a toujours lutté contre le racisme anti noir. Ce qui est scandaleux de la part des médis occidentaux, c’est qu’on a donné une confirmation de cette théorie, de ces rebelles racistes, comme quoi ces africains étaient des mercenaires, il faut qu’on les tue. Et en réalité, de cette façon là, on a soutenu des gens qui pratiquent le nettoyage ethnique. L’ironie du sort, c’est que c’est le premier président noir des Etats-Unis qui a soutenu les mouvements qui pratiquent le nettoyage ethnique contre les noirs.
Personnellement j’ai rencontré des africains qui étaient venus à Bab El Azizia, le palais présidentiel. Et ils étaient venus spontanément former une sorte de bouclier humain. Ils aimaient Kadhafi, ils étaient contents de ce qu’il avait fait pour eux. Et, ils sont venus quand l’OTAN a commencé à bombarder son palais. Moi, j’ai discuté avec ces gens, c’étaient des hommes de tous âges, des enfants, des femmes. Je m’excuse, quand on est des mercenaires on ne met pas ces femmes et ces enfants face aux bombardements et à ces opérations de guerre, donc, c’est ridicule. J’ai été extrêmement choqué de voir des gens, avec qui j’avais parlé et qui étaient vraiment très chaleureux, très motivés, les mains liés dans le dos et qui ont été torturés et massacrés comme des animaux et laissés là sur le sol. Il faut le dire, l’Occident soutient, arme et excuse des gens qui sont des terroristes et des racistes ; cela doit être dit.


LNR/ Lors du siège de Tripoli, le journaliste Thierry Meyssan avance un chiffre de 1300 morts et 5000 blessés, tous des civils,  avez-vous des informations précises à ce propos ?

Là, je n’ai rien de plus à vous dire sur les chiffres. Comme vous le savez, les chiffres c’est toujours quelque chose de très difficile à estimer et je n’ai pas de compétence pour donner un chiffre. Il y a une étude qui a été faite récemment et avance que l’OTAN ayant largué 30.000 bombes. Si on fait une estimation pas très élevée, qui est de deux morts par bombe, on arrive à un chiffre de 60.000 morts.

LNR/ Cette désinformation a-t-elle eu un impact en Europe ou, au contraire, l’opinion est-elle assez informée sur la réalité des événements, notamment par le biais des médias alternatifs ?


Malheureusement, oui. La désinformation a eu un impact absolument catastrophique sur l’opinion publique européenne. Il n’y a eu pratiquement aucune manifestation, sauf très petites. Malheureusement, même le mouvement anti-guerre, les progressistes en Europe pensent que cette fois-ci, Obama et Sarkozy ont mené une bonne guerre. Et j’ajouterai que malheureusement, une très grande partie des personnes d’origines arabes et musulmanes qui vivent en Europe pensent la même chose à cause du rôle d’Al Jazeera comme je viens de le dire. Donc, effectivement, sur le plan de la bataille de l’information, actuellement la situation est assez catastrophique, le mensonge l’a emporté largement.

LNR/ En Irak, la guerre a été déclenchée pour des motifs fallacieux (armes de destruction massive, relation Saddam –Al Qaïda, etc) ; plus tard, la vérité est apparue au grand jour et l’opinion s’est aperçue qu’elle avait été trompée. A propos de la Libye, comment l’OTAN va-t-elle gérer la situation médiatique de l’après Kadhafi ?

Effectivement, on a une répétition des médiamensonges sur l’Iraq et, comme je viens de le dire, c’est que l’opinion européenne avait été, en tout cas après un certain temps, très sceptique et même très avertie sur le médiamensonge sur les armes de destruction massive et ici, il faut bien le dire que ça a marché. Si vous allez dans la rue et que vous demandez à n’importe qui, vous aurez neuf personnes sur dix qui vont vous dire « oui, il a bombardé sa population ». Maintenant comment l’OTAN va-t-elle gérer la situation médiatique de l’après Kadhafi ? Le problème c’est qu’il faut d’abord qu’on impose un débat où le public a le droit de savoir, de vérifier la qualité des informations qui lui ont été données. Et là, la tâche de groupe comme Investig-action qui anime notre site. On a diffusé beaucoup d’articles et on va continuer. On vient de sortir le petit livre dont je vous parlais « Libye, OTAN et médiamensonges » et qui paraîtra dans une semaine. Et il est très important que l’opinion se rende compte qu’elle a été manipulée et qu’à cause de cela, il y a des dizaines de milliers de libyens qui sont morts et que le pays va connaître le même enfer que l’Iraq.
Donc, c’est la première bataille à mener. J’espère qu’une partie des journalistes honnêtes des grands médias vont se rendre compte, quand même, qu’à chaque guerre, on les piège et qu’il y a un devoir de dire au public « oui, on a été manipulé ». C’est un devoir, parce que l’OTAN annonce clairement qu’ils vont s’en prendre à la Syrie, à l’Iran, au Venezuela, je pense aussi que l’Algérie est aussi dans le collimateur. Donc, les médiamensonges, ça a des conséquences terribles et c’est notre devoir d’imposer un débat sur ça. Evidemment, l’OTAN a intérêt à ce qu’il n’y ait pas un débat et à ce qu’on passe aux affaires suivantes, et, c’est toute la question. Est-ce qu’on va arriver à imposer un débat et que l’opinion publique sache qu’elle a été trompée?

LNR/ En mars 2007, le général U.S Wesley Clark avait déclaré dans une interview qu’un mémo, qui lui avait été montré au Pentagone, en 2001, expliquait comment l’administration américaine envisageait de prendre le contrôle de 7 pays en cinq ans : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran. Quels seraient les enjeux et les objectifs d’une telle campagne ?
Le général Wesley Clark, il faut le rappeler, ce n’est pas n’importe qui. C’est l’homme qui a bombardé, très sauvagement d’ailleurs, la Yougoslavie en 1999. Donc ce n’est pas un gauchiste ou un théoricien du complot. C’est un homme de l’appareil qui sait de quoi il parle. Et donc, quand il dit que sept pays en plus de l’Afghanistan allaient être envahis ou contrôlés par les Etats-Unis, ça confirme l’analyse que nous faisions en 2000-2001, de la politique des Etats-Unis et des gens autour de Bush, le fameux Project for the New American Century qui effectivement était une politique de contrôle total du Moyen-Orient et du monde musulman ; comme nous l’expliquons d’ailleurs dans le livre que nous allons publié dans un mois et qui s’intitule « Comprendre le monde musulman » avec des entretien avec Mohamed Hassan qui analyse les rapports stratégiques entre les Etats-Unis, l’Europe et le monde arabe et musulman, Moyen-Orient, Afrique et aussi Asie. En fait, cette prise de contrôle de ces pays, ça fait partie d’une campagne de recolonisation du monde. Les Etats-Unis, étant une économie en crise, et le système capitaliste international est en crise de façon générale avec une baisse du taux de profits, avec pour les Etats-Unis, la délocalisation de leurs usines, de leur industrie et le fait qu’il y a de moins en moins de valeur qui est créée aux Etats-Unis mêmes ; c’est donc une économie parasite qui vit sur le dos des pays du Sud. Les Etats-Unis ont un grand problème, c’est que leur pouvoir économique est en baisse constante, leur économie est en crise, leur Etat est en faillite, leur dollar ne vaut plus rien ; et la seule façon d’enrayer ce déclin et de rester le numéro un, c’est l’atout militaire, c’est de prendre le contrôle de pays tout simplement pour les coloniser ; comme on faisait dans le temps pour piller leur richesses. C’est ce qui va arriver avec la Libye, pour le pétrole, pour l’eau, pour les réserves financières très importantes, et en plus là, on a détruit le plus possible pour pouvoir reconstruire le plus possible ; comme vous voyez déjà maintenant toutes ces entreprises du bâtiment et autres qui se précipitent comme des vautours pour tirer de plus gros profits de tout ce qu’ils ont détruits. Donc, je pense que cette campagne de contrôle de tous ces pays qui ne va pas s’arrêter après la Libye, il faut y insister, c’est une campagne de recolonisation du monde.

LNR L'intervention de la France en Libye est un « investissement sur l'avenir », a déclaré récemment le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, dans un entretien au quotidien Le Parisien. Cela suppose qu’après la chute de Kadhafi, beaucoup de prétendants seront en course pour s’accaparer les richesses libyennes. Qui dirigera d’après-vous ce nouveau concert ? Les européens ou les américains ?

Quand je parlais de bataille entre vautours, c’est effectivement une bataille économique pour les contrats et, à peine Tripoli a-t-elle été envahie, que déjà dans la presse française, italienne et autres, on trouvait des informations sur le fait qu’ils se battaient comme des chiffonniers pour savoir qui allait prendre la plus grosse part du butin. Et alors, on se partage la Libye comme les puissances coloniales se partageaient l’Afrique à la Conférence de Berlin en 1884-1885. C’est-à-dire que les plus forts prennent les gros morceaux, les moins forts prennent les petits morceaux et ceux qui on choisi le mauvais cheval ou sont arrivés trop tard ne reçoivent rien.
La France dit : nous on a été en pointe, on prend 35%, elle confirme par là que c’était bien une guerre économique, une guerre pour le fric.


LNR/ L’attaque de la Libye comporte plusieurs enjeux (politiques, économiques, stratégiques), cela ne constitue-t-il pas une première étape pour un contrôle de l’Afrique, vu que le premier souci étatsuniens est d’abord d’installer cette fameuse Africom ?

Comme je l’ai indiqué dans le texte « comprendre la guerre en Libye », au début du livre dont j’ai parlé plus haut. La guerre contre la Libye a effectivement plusieurs enjeux, à l’instar de toutes les guerres menées par les Etats-Unis, parce qu’une guerre c’est un gros investissement, un risque, et l’on ne mène pas une guerre de cette envergure pour un seul petit objectif. Les objectifs de la guerre contre la Libye sont le pétrole, les réserves financières de la Libye très importantes et, justement, il s’agit de casser le rôle de la Libye comme financier alternatif de l’Afrique. La Libye, comme l’Algérie, d’ailleurs d’après ce qu’on m’a expliqué, joue un rôle de financier alternatif pour une série de pays africains qui sont soumis à des chantages de la part des multinationales de l’Europe et des Etats-Unis qui prennent les matières premières au prix le plus bas, qui refusent d’investir pour qu’une vraie économie de transformation et de service se développe en Afrique, et en fait, donc, le financement alternatif aidait l’Afrique à reconquérir son indépendance, à voler de ses propres ailes. C’est clair que c’est une guerre contre l’Afrique et, justement depuis que la bataille économique pour les ressources mondiales fait rage, les Etats-Unis s’intéressent au contrôle militaire. Considérant que tout leur appartient, les Etats-Unis divisent la planète en série de zones, ils organisent leurs armées et leurs opérations sur toutes ces zones. Il n’ y avait pas de base pour l’Afrique, car elle était jugée moins intéressante que d’autres, mais là, depuis quelques années les Etats-Unis savent qu’on est en train de trouver de plus en plus de pétrole en Afrique, qu’on est en train de se battre pour les matières premières et les minerais et autres de l’Afrique, qu’il s’agit d’empêcher la Chine d’avoir des relations économiques normales avec les pays africains, se fournir en matière première et en énergie ; alors, ils ont décidé de militariser le problème et d’installer une force militaire pour empêcher ces pays d’avoir un développement autonome et empêcher la Chine d’avoir des relations commerciales avec les pays africains. Africom, c’est donc le grand projet et ce qu’il faut remarquer, c’est que cinq pays en Afrique ont, à ma connaissance, refusé de s’intégrer dans l’OTAN ou de collaborer avec l’OTAN, et ils sont tous attaqués déjà ou menacés par les Etats-Unis. Il s’agit de la Libye, du Soudan, du Zimbabwe, de l’Erythrée et de la Côte d’Ivoire. Tous sous sanction, agressés ou bientôt agressés.

LNR/ La France a pris l’initiative de détourner la résolution 1973 de son but initial. Comment expliquez-vous ce mutisme de l’ONU par rapport à cette agression caractérisée ?

La France a effectivement détourné la résolution 1973 de son texte et cette résolution a été en quelques sortes extorquée à l’ONU par des manœuvres et des mensonges, et ensuite, elle n’a absolument pas été respectée ; de sorte que cette guerre ne respecte pas le droit. Cette résolution imposait
-un cessez-le feu or l’OTAN a attaqué pendant six mois
- un embargo sur les armes : l’OTAN a livré les armes à un camp
-une zone d’exclusion aérienne : l’OTAN a utilisé l’espace aérien pour ce camp
-une interdiction d’intervenir au sol : les puissances de l’OTAN ont même déployé des agents, des soldats et services de renseignement au sol.
C’est une guerre qui est illégale par rapport à la charte de l’ONU et qui, en plus, ne respecte même pas la résolution qui avait été arrachée. L’explication de cela, c’est que l’ONU ne représente rien pour le moment, elle n’est pas une organisation démocratique, elle est aux mains des Etats-Unis, et contrôlée par les Etats-Unis ; d’ailleurs, il suffit de voir que lorsque le monde vote contre un crime d’Israël, les Etats-Unis imposent leur véto et c’est terminé, il n’y a pas de résolution. Il est clair que les peuples ont besoin d’autre chose que l’ONU.



LNR/ Comment voyez-vous, l’après Kadhafi ? Ne va-t-on pas assister à un nouvel Irak avec notamment une division du pays et une guerre fratricide entre différentes tribus?
Ecoutez, vous parlez de l’après Kadhafi, je serai très prudent. Sur place j’ai constaté que Kadhafi avait beaucoup de partisans, il y avait des gens qui ne l’aimaient pas aussi. Même ces gens qui ne l’aimaient pas sur le plan de la question démocratique ou de la corruption, etc, ils n’étaient pas pour autant pour une invasion de l’OTAN. Il va se passer en Libye ce qui s’est passé en Irak :
-les marionnettes de l’OTAN vont s’entredéchirer pour s’assurer le pouvoir et le fric, on a déjà vu le numéro 1 du CNT faire assassiner le numéro 2, donc ça promet.
-Il y a un tel gâteau avec le pétrole et les réserves financières. Evidemment, toutes les tribus que Kadhafi a réussi à unifier et à pacifier vont de nouveau s’affronter ; d’autant plus que c’est une politique classique des grandes puissances coloniales de « diviser pour régner » ; qu’on utilise comme clients certaines tribus contre d’autres. Les Etats-Unis, les français, les italiens, les autres vont avoir chacun leurs pions, leurs tribus, et que tout ceux-là vont s’entredéchirer. Je ne serais pas étonné qu’effectivement il y ait des formes de guerre civile qui se déclenche entre les « démocrates libérateurs » et je ne serais pas surpris non plus qu’on assiste à des attentats. Au fond, les Etats-Unis et la France ont besoin d’un bon prétexte pour maintenir des troupes au sol. Comme en Iraq, on sait que derrière les attentats, il y a souvent les services secrets des Etats-Unis. Je pense que la gauche européenne, arabe et internationale doit absolument prendre conscience que son silence et sa complicité vont plonger les libyens en enfer. Ce n’est pas la question de culpabiliser les gens, mais de prendre ses responsabilités et de se dire qu’il est temps de ne pas se faire manipuler. Il est temps qu’on mette en place des instruments de contrôle de l’information dès le début. Les médiamensonges tuent et nous avons tous, où que nous sommes, une responsabilité de démasquer ces médiamensonges. Je veux dire, si vous voyez Al Jazeera ou CNN ou TF1 qui est en train de répéter que tel chef d’Etat commettait l’atrocité et qu’il faut intervenir ; vous savez que ça veut dire qu’on va bombarder, qu’on va voler les richesses et, donc, vous avez un devoir moral de vous battre contre le mensonge dès la première seconde où il sort. Cela est absolument fondamental et tout le monde doit prendre ses responsabilités la dessus. L’OTAN a déjà annoncé qu’ils étaient très contents de ce qu’ils avaient réussi. Obama, ses conseillers, Sarkozy qui il parade comme un coq, tout le monde est en train de nous dire qu’on va recommencer et qu’on va trouver la bonne recette et que ça marche mieux qu’en Iraq et qu’on va faire le coup de la Libye ailleurs. Il est temps pour les progressistes et tous ceux qui veulent absolument défendre la paix, le droit des peuples à décider eux-mêmes de leur sort, de mener la bataille de l’information et dès qu’un médiamensonge sort, il faut se dire « c’est ma responsabilité de le dénoncer à la minute même où il sort. » Et là, je ne pense pas uniquement aux journalistes honnêtes ; pour la plupart, le système des médias ne leur donne pas assez de liberté, mais je pense également à monsieur tout le monde notamment, avec internet on a la possibilité et le devoir de combattre les médiamensonges. C’est très important.

Entretien réalisé par Chérif Abdedaïm -www.lnr-dz.com

 

 

http://www.alterinfo.net/Entretien--Michel-Collon-a-La-Nouvelle-Republique-L-Occident-soutient-arme-et-excuse-des-gens-qui-sont-des-terroristes_a63549.html

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 11:41
Mercredi 31 août 2011

  http://www.asia.fr/share/pack/imagespro/166/syrie-bosra-theatre-romain-2.jpg

http://www.asia.fr/share/pack/imagespro/166/syrie-bosra-theatre-romain-2.jpg

 

 

Rossiïskaïa gazeta : Le renversement du régime syrien à l'ordre du jour à l'ONU.(..)

http://fr.rian.ru/gros_titres/20110830/190764839.html

Le complot des Etats-Unis et d'Israël contre la Syrie a échoué, affirme Téhéran.  

(..)
La Syrie connaît des troubles depuis plusieurs mois. A la mi-mars, des premières manifestations antigouvernementales ont éclaté dans la province méridionale de Daraa et se sont ensuite propagées à d'autres villes. Les autorités syriennes ont attribué le soulèvement à «des groupes armés et une conspiration étrangère», et ont martelé qu'ils traqueraient les hommes armés qui ont intimidé la population et endommagé des propriétés publiques et privées.

30/08/2011

http://www.letempsdz.com//content/view/61743/1/



1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage1
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 Guy Delorme : Bachar : le président syrien n'est pas fabriqué aux Etats-Unis !

La réponse du berger syrien à la bergère euro-américaine ne s’est pas trop fait attendre : dans sa quatrième adresse au pays depuis le début des troubles – sous la forme cette fois d’un entretien avec deux journalistes de la télévision d’Etat syrienne -, Bachar al-Assad a mis quelques points sur les « i ». D’abord à l’intention des Américains et de leurs amis de l’U.E. qui avaient exigé – jeudi 18 août – son départ du pouvoir – et de Syrie.

Pour le n°1 syrien « de tels propos ne doivent pas être tenus à l’égard d’un président qui a été choisi par le peuple syrien et qui n’a pas été installé par l’Occident, un président qui n’est pas fabriqué aux Etats-Unis. » Pour Bachar al-Assad ces paroles (les appels à son départ) « se disent à un peuple soumis qui accepte de recevoir des ordres de l’étranger« . Et, pour que les choses soient claires pour tout le monde – Américains, Européens ou Turcs – « Toute action militaire contre la Syrie aura des conséquences autrement plus graves que ce qu’ils peuvent imaginer. » En un mot comme en cent, Bachar n’est pas Kadhafi et la Syrie n’est pas la Libye.

Quand le président syrien rappelle qu’il a été « choisi » par le peuple syrien, il se réfère au référendum du 10 juillet 2000 qui a consacré par un vote populaire sa désignation, un mois plus tôt, comme successeur de son père par le Parlement de Damas. On peut légitimement critiquer ou relativiser la validité démocratique de ce genre de procédure, ironiser sur le score « à la soviétique » obtenu par Bachar en la circonstance, il n’en demeure pas moins que le chef de l’Etat syrien a sans doute au moins autant de légitimité populaire que le président américain qui n’a obtenu que 53% des suffrages des 63% d’électeurs s’étant déplacées en 2008 – une élection de « maréchal » par rapport à Bush Jr qui avait obtenu 50,73% des 56,7% de votants.

La Syrie « inaffamable » et indomptable

A propos de pressions étrangères, le chef de l’Etat a relativisé l’impact des mesures de rétorsion économiques décidées – ou en passe de l’être – par les Euro-Américains : la Syrie, a-t-il rappelé, est déjà victime de sanctions économiques de la part des Occidentaux, et notamment des Américains, depuis 2003 (voir notre article « Samir Aita : la Syrie est déjà sous le coup de sanctions économiques depuis huit ans« , mis en ligne le 16 août). « Malgré les bonnes relations économiques que nous avions avec l’Europe, nous avons d’autres alternatives » assuré Bachar al-Assad, qui a précisé son propos : « On s’est orienté vers l’Est et nous continuerons à le faire« . L’ »Est« , c’est évidemment la Russie, mais ce peut-être aussi la Chine, l’Inde, l’Iran. Pour autant, Bachar ne nie pas que la crise intérieure a eu un impact sur l’économie – on pense notamment au secteur touristique – mais il estime que la situation « commence à se rétablir depuis deux mois. » De toute façon, « la Syrie ne peut avoir faim, car nous avons une autosuffisance » a-t-il affirmé.

Interrogé par les journalistes sur l’attitude de la Turquie, le n°1 syrien a plutôt donné dans un « mix » de dédramatisation et de fermeté : « En général, nous nous rencontrons souvent avec les responsables de tous les pays et nous n’éprouvons jamais de gêne quand nous parlons avec eux de nos affaires intérieures, surtout avec les pays qui nous ressemblent (…) Nous acceptons des conseils et parfois des leçons (…) nous discutons avec eux, mais quand les choses arrivent à la décision syrienne, là nous ne permettons à aucun pays proche ou lointain de s’ingérer« . Bachar dit qu’il veut croire qu’un Erdogan a pu vouloir exprimer un « souci » réel, par exemple de voir la situation intérieure syrienne influer sur la situation intérieure turque. Mais, précise-t-il, si le gouvernement turc a cru pouvoir, en la circonstance, assumer un rôle de guide, de maître, de meneur de jeu régional aux dépens de la Syrie, c’est « totalement inacceptable« .

Bien sûr, Bachar al-Assad s’est aussi exprimé sur la question des troubles et manifestations : « Nous avons commencé à enregistrer des succès et nous pouvons dire que la situation est à présent plus rassurante« . Et le président de se féliciter qu’ait été « déjoué » le « complot (qui) visait à faire tomber la Syrie en quelques semaines. » Effectivement, l’armée et la police ont repris, courant août, le contrôle des villes – ou plutôt de certains quartiers d’entre elles – qui connaissaient une agitation endémique et souvent violente, à Hama, Homs, Deir Ezzor, Lattaquié, Deraa. A chaque fois, il y a eu des victimes, à cause de bavures, mais surtout de provocations de manifestants armés. Combien ? Certainement pas autant – « 1 900 à 2 000 » – que le proclament les propagandistes de l’OSDH et des « Comités locaux de coordination« .

Et, de toute façon, relativement peu, compte tenu des conditions de guérilla urbaine auxquelles étaient souvent confrontés soldats et policiers. La répression en Syrie a été, par la force des choses, violente mais pas « sanguinaire » ou « barbare », compte tenu de ce qu’on sait des pertes subies par les forces de l’ordre depuis mars dernier : plus de 400 morts – et bien plus de blessés – de l’aveu même de l’OSDH.

Un calendrier électoral et une pétition de principe

Et justement, puisqu’il s’agit de sortir de cette crise, d’apaiser les tensions, de réformer le système, le président, s’adressant cette fois aux Syriens, a donné des échéances assez précises : élections locales en décembre, et législatives « quatre à huit mois après la publication, peut-être jeudi (25 août,Ndlr) des décrets d’application sur la loi électorale, en tout cas pas plus tard qu’en février (2012), afin de permettre aux partis de se constituer et d’avoir le temps de faire campagne. » Car, rappelons-le, l’ »autocrate » Bachar a quand même pris la décision historique d’autoriser la création de partis non inféodés au Baas, et certains opposants l’ont déjà pris au mot (voir notre article « Création du premier des nouveaux partis« , mis en ligne le 16 août). Pour ce qui est du pluralisme, justement, notamment celui de la presse, le président a estimé qu’il ne fallait pas mette de « plafond » pour la liberté d’expression ». Tout de même, le « plafond » existe, il est défini par la loi, et doit reposer sur des critères d’ »objectivité » : la Syrie, c’est vrai, n’a guère de tradition en matière de pluralisme de l’information, et Bachar tente manifestement, dans ce domaine comme dans d’autres, un saut dans l’inconnu. C’est son handicap, qui fait aussi tout son mérite historique.

Bref, le président syrien n’a pas fait « profil bas ». Il a des raisons de penser que son gouvernement a franchi un cap difficile, mais que la grande majorité des Syriens refuse l’aventurisme de l’opposition radicale et l’ingérence étrangère, et soutient les réformes annoncées et aussi effectivement mises en route par son président. Il est aussi conscient, certainement, de n’avoir pas de leçons de démocratie à recevoir des Américains qui ont fait tant de mal en Irak et en Palestine -par Israéliens interposés – ou des monarchies du Golfe. Dis-moi qui te combat, sous quels prétextes, et je te dirai que tu n’es pas si mauvais qu’on le dit !

Publié le 22 août 2011 avec l'aimable autorisation d'Info Syrie

Source : Info Syrie

Lundi 22 août 2011
http://www.infosyrie.fr/...

 


 Bachar al-Assad : Des législatives en février prochain.
Le président syrien énumère les réformes promulguées  - fin de l’état d’urgence, lois sur la création de partis politiques, élections pluralistes – et annonce celles à venir : loi sur l’information, création d’une commission qui aura trois à six mois pour réviser la constitution, élections à l’assemblée du peuple en février prochain afin de permettre aux partis nouvellement créés de faire campagne. Il s’inquiète de la marginalisation des jeunes. C’est un phénomène « fort dangereux » dit-il, convenant et qu’ils doivent jouer un rôle grandissant dans la société. Concernant la loi sur l’information, Bachar al-Assad critique les carences de la presse officielle. Il se déclare pour la liberté d’expression, mais opposé à la diffusion de tabloïd people.

Répondant à une question sur le décret accordant la nationalité syrienne aux Kurdes qui ne l’avaient pas, Bachar al-Assad a indiqué que le texte était prêt depuis 2004, mais que son application avait été reportée en raison de troubles survenus à cette époque dans les régions d’Al-Hassaké et de Qamichli. Les Kurdes, rappelle-t-il, sont une des composantes de la Syrie, ils ont lutté contre l’occupant français aux plus hauts niveaux.

Bachar al-Assad est bien conscient que ce premier train de réformes ne satisfera pas les Occidentaux. « Insuffisant » diront aussitôt en coeur les opposants jusqu’au-boutistes ou armés qu’ils soutiennent.

 

Le peuple syrien ne reçoit pas d’ordres de l’étranger.

Chaque fois que l’Occident parle de « droits de l’homme », c’est pour atteindre des objectifs qui n’ont rien à voir avec ces derniers. Les pays occidentaux, dit Bachar al-Assad, « sont responsables des massacres perpétrés aujourd’hui de l’Afghanistan à l’Irak en passant par la Libye… des millions de martyrs, de victimes, d’handicapés, de blessés, de veuves et d’orphelins, sans parler de leur appui à Israël dans ses crimes contre les Palestiniens et les Arabes ». Leur but, affirme-t-il, n’est pas de permettre à la Syrie de se développer, mais de lui retirer ses droits. Il ne démissionnera pas, comme le demandent, entre autres, Barack Obama et Nicolas Sarkozy. Il n’est pas un président fabriqué aux Etats-Unis et le peuple syrien ne reçoit pas d’ordres de l’étranger.

Bachar al-Assad qualifie la relation de la Syrie avec les pays occidentaux de « relation de conflit continuel ». En temps normal, ils interviennent gentiment pour nous habituer à cette pratique. Aujourd’hui, ils menacent : seule la forme change, remarque-t-il. Il ne faut avoir peur ni du Conseil de sécurité, ni de la guerre psychologique, assène-t-il, révélant qu’après la chute de Bagdad, un responsable américain était venu lui dire ce qu’il devait faire et qu’ayant refusé, les Etats-Unis lui ont adressé des cartes militaires signalant les cibles qui seraient bombardées en Syrie !

 

« Nous ne plierons pas », dit Bachar al-Assad

En 2005, après l’assassinat de Rafic Hariri, les Occidentaux ont de nouveau utilisé le Conseil de sécurité pour s’en prendre à la souveraineté de la Syrie, « sous prétexte d’enquêtes ». Les pays occidentaux étaient alors à leur apogée, dit-il, mais nous n’avons pas plié. Aujourd’hui, ils sont plus faibles qu’il y a six ans. Ils sont traversés par des crises militaire, économique, politique, sociale. Pourquoi plierions nous ?... « Nous ne plierons pas !».

Face aux embargos, Bachar al-Assad affirme qu’existent des alternatives dans presque tous les domaines avec des pays voisins ou amis. La Syrie a l’expérience des mesures coercitives. Dès 2005, elle s’est tournée vers les pays de l’Est. « L’essentiel est de ne pas paniquer », dit-il, la Syrie est autosuffisante au plan alimentaire. Elle « a surmonté dans le passé beaucoup de crises semblables », conclut Bachar al-Assad, et elle en est sortie plus forte.

Gilles Munier (carnet de route Damas - Hama)

Mardi 30 août 2011



2  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

2-1 Edward Peck : « La Syrie et d'ailleurs le monde arabe en général ne sont absolument pas compris par les Américains »

 Autre personnalité présente à Damas puis à Hama suite à l’invitation des autorités syriennes, Edward Peck est un diplomate américain, ambassadeur notamment en Irak de 1967 à 1980, ainsi qu’en Tunisie. Cet arabophone – qui parle aussi un très bon français – est quelque peu atypique en regard des élites diplomatiques de son pays en ce sens qu’il est très critique vis-à-vis de la politique pro-istraélienne systématique de Washington. Au point notamment d’avoir participé en 2010 à la flotille, humanitaire et militante, qui tentait symboliquement de forcer le blocus de Gaza, et qui fut stoppée par les commandos israéliens au prix de neuf morts. On ne s’étonnera donc pas qu’il ait accepté cette visite en Syrie, qui n’a certes pas été pour lui l’occasion d’un « chemin de Damas » : Edward Peck dénonce dès le début la politique irresponsable du tandem Obama-Clinton, qui prend le risque de renouveler les désastres commis en Irak par un autre tandem bien américain – Bush-Rumsfeld.

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-Infosyrie : M. l’ambassadeur, pourriez-vous nous rappeler – succinctement – votre parcours diplomatique en terre arabe ?

-Edward Peck : J’ai volontairement choisi une langue « difficile ». Je parlais déjà le français, l’espagnol et le suédois. Et puis j’ai décidé d’apprendre l’arabe, parce que cette langue donne accès aux cultures et aux politiques de nombreux Etats. Malheureusement le Département d’Etat (ministère américain des Affaires étrangères) a ouvert son école d’arabe à Tanger, au Maroc, autrement dit à l’extrémité occidentale de l’arc arabe ; du coup, l’arabe qu’on y parle est assez différent de celui pratiqué grosso modo dans l’ensemble des autres régions. Une fois mes études terminées j’ai occupé un premier poste en Tunisie, deux ans ; puis j’ai été consul américain à Oran en Algérie. Ensuite ça a été l’Egypte, l’Irak et enfin la Mauritanie. Et puis j’ai beaucoup voyagé dans d’autres pays, dont la Syrie. Ce pays a une identité particulière, on y respire une atmosphère d’ouverture, un modus vivendi apaisé entre des communautés ethno-religieuses aux traditions différentes.

Je suis venu cette fois à l’invitation du gouvernement syrien parce que j’avais l’impression que ce que disait mon gouvernement sur la situation n’avait rien à voir avec la vérité. Je suis donc venu pour me rendre compte de la réalité des choses, pour la confronter aux informations données. J’ai vu hier Damas, je visite aujourd’hui Hama, et je constate que tout  a l’air normal.

-IS : Ce n’est pas votre première visite en Syrie ?

-EP : Oh non ! Je suis déjà venu plusieurs fois. Notamment en 2006, j’ai assisté en tant qu’observateur des Nations-Unies aux élections dans la bande de Gaza : de là notre équipe s’est rendue en Syrie où nous avons été reçus par le président Bachar al-Assad. Et je suis revenu plusieurs fois depuis ma retraite, j’appartiens à des groupes d’études sur le Proche-Orient.

-IS : L’administration Obama fait-elle appel à votre expertise de la région ? Rédigez-vous des rapports à son intention ?

-EP : J’ai un « arrangement » avec mon gouvernement : je ne leur parle pas et ils ne m’écoutent pas, ça marche bien ! Je me suis « grillé » en tentant d’expliquer les résultats désastreux de l’invasion américaine de l’Irak, pays ou j’ai été en poste de 1967 à 1980 ; j’ai donc connu les deux premières années du règne de Saddam Hussein. Je peux dire que je connais ce pays, pas comme un Irakien mais comme un observateur attentif. Et j’ai donc répété au gouvernement américain : « N’y allez pas ! Vous allez ruiner ce pays et aussi votre position dans toute la région« .

Demain je vais tenter de visiter l’ambassadeur américain à Damas (Robert Ford, Ndlr) pour lui communiquer mes impressions et connaître les leurs.

-IS : Donc le sens de votre présence ici, c’est de regarder ce qui se passe ?

-EP: Exactement. Pour, éventuellement, en informer mes compatriotes. Vous savez, je donne des conférences sur des croisières, sur l’état du Monde. Je prends la parole aussi aux Etats-Unis dans des écoles militaires, dans les universités : je ne m’exprime pas comme un représentant du gouvernement mais comme un expert des questions proche et moyen-orientales. Je suis un Américain qui sait situer des pays étrangers sur une carte !

-IS : Les rapports entre la Syrie et les Etats-Unis ont presque toujours été mauvais, si l’on excepte la brève embellie correspondant à la participation »tactique » de Damas à la coalition anti-Saddam Hussein en 1991. Comment expliquez-vous cet état de fait ?


L'AIPAC : invité prestigieux pour lobby "first class"

-EP : Chez nous, nous avons, comme vous, des lobbies. Ce n’est pas un mauvais principe en ce qui concerne l’écologie, l’agriculture. Mais nous avons aussi un lobby très puissant, un lobby pro-israélien, l’AIPAC. Qui a un pouvoir incroyable. Et le camp – arabe – d’en face ne peut pas vraiment s’exprimer, il est réduit au silence. Du coup, ce regard unilatéral américain cause un grave problème, pour les Arabes, mais aussi pour les Américains qui ne peuvent comprendre toute une partie du Monde. Et c’est aujourd’hui le problème avec la Syrie.

Quand les vacances du Congrès américain ont débuté, 81 représentants (députés de la chambre basse, Ndlr) se sont rendus en Israël, à l’invitation d’un groupe associé à l’AIPAC, le lobby américain pro-israélien. 81 sur 500 membres de la Chambre des représentants, soit 15% ! Et pendant leur présence, le gouvernement israélien a annoncé la construction de 3 500 nouveaux logements à Jérusalem et en Cisjordanie. Ce qui veut dire que le gouvernement israélien peut faire n’importe quoi, y compris violer les résolutions de l’ONU et les accords de paix, ils ont notre bénédiction ! Et c’est très difficile d’expliquer cela aux Américains, qui dans leur immense majorité ignorent tout de ces questions.


Obama & Abdallah d'Arabie Saoudite :
(..).


12 mars 2011 : les troupes saoudiennes entrent au Bahrein pour réprimer la révolte chiite,non autorisée par Washington

-IS : Bachar al-Assad a en Occident l’image d’un autocrate. Mais que dire des monarques du Golfe…

-EP : C’est le gros problème, nos secrétaires d’Etat et nos porte-parole répètent que les Etats-Unis soutiennent partout et toujours les droits de l’homme et les lois internationales… sauf là, et là, et là. Et c’est risible. Nous ne suivons pas les règles que nous imposons aux autres, ce n’est pas intelligent ! Quand les Saoudiens sont entrés au Bahrein pour réprimer la révolte chiite, on n’a rien dit parce que nous avons une base là-bas…

-IS : Comment jugez-vous Bachar al-Assad par rapport à la situation complexe à laquelle il doit faire face ? Croyez-vous que l’avenir de la Syrie passe forcément par un décalque local de la démocratie à l’occidentale ?

-EP : Bachar al-Assad – ils nous a rencontré – m’a fait une bonne impression : c’est manifestement quelqu’un de calme, d’intelligent, de raisonnable, qui parle l’anglais aussi bien que moi – il a été éduqué en Angleterre. C’est un homme avec beaucoup de capacités dans un système qui lui donne beaucoup de pouvoirs. Pour moi, ce n’est certainement pas un despote. Il est comme tous les autres chefs d’Etat du monde, il n’a pas le pouvoir total. Et selon les Syriens, il a fait pas mal pour le pays. J’ai donc l’impression que c’est le type d’homme d’Etat qu’il faut soutenir dans la région, et non pas déstabiliser.

Quant à la démocratie, elle marche chez nous, mais elle ne marche pas, apparemment, en Afghanistan. Il ne faut pas chercher à imposer des copies conformes de nos systèmes partout. C’est de l’occidentalo-centrisme.

-IS: Comment jugez-vous la participation de l’ambassadeur Ford aux manifestations de Hama ? 

-EP : Je ne suis certain de rien car mon gouvernement ne me parle pas. S’il avait fait ça de son propre chef, sans ordre, Ford ne serait plus en poste à Damas aujourd’hui. Ce n’est pas le travail d’un ambassadeur de provoquer sans instructions. Je suis donc presque certain que quelqu’un à Washington lui a donné le feu vert. Déjà, nous ne sommes pas considérés comme des amis en Syrie, alors ce n’était pas une chose à faire, vraiment.


"Hillary Clinton ne connaît rien du monde"

(..)

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2-2 Jacques Vergès :« En Syrie, il faut défendre l’Etat actuel ! ».
Infatigable défenseur, judiciaire et politique, des résistants au Nouvel Ordre mondial, Jacques Vergès, qu’on a vu récemment aux côtés de Roland Dumas dans Tripoli bombardée, a bien voulu nous recevoir pour nous donner son sentiment sur ce qui se passe ou pourrait se passer en Syrie.

Une analyse sans complaisance de la dérive morale et géopolitique de l’Occident américano-centré et un optimisme raisonné sur l’évolution de la situation, en Syrie et ailleurs.
-Tout d’abord, quelle est votre analyse de la situation en Syrie ?
-Jacques Vergès : Il y a très clairement une tentative de déstabilisation extérieure de la Syrie. Dans ce pays l’Arabie saoudite est à la manœuvre, via les groupes salafistes qu’elle inspire et finance. Et, bien sûr, les Etats-Unis supervisent cette ébauche de guerre civile. Israël, Etat frontalier et ennemi de la Syrie, et qui dispose de services de renseignements et d’action assez performants, est selon moi directement impliqué aussi. Et je n’aurai garde d’oublier le rôle moteur que, joue, sur le plan diplomatique, la France pour discréditer et isoler le régime syrien.
Je ne nie pas pour autant qu’il existe des problèmes sociaux en Syrie. La France aussi connait de graves problèmes sociaux et l’on peut même dire que la société française est confrontée à un certain nombre de blocages. Mais les ennemis intérieurs et extérieurs de la Syrie baasiste font tout pour jeter de l’huile sur le feu. Quant à moi, je suis très clairement un ami de la Syrie telle qu’elle est.

-Quel est selon vous le – ou les – ressort de l’attitude de Nicolas Sarkozy dans cette affaire ?
-J.V. : Sur un plan strictement idéologique, il y a l’incontestable philo-sionisme et philo-américanisme de ce président, qui rêve d’être le meilleur élève européen, ou le premier ex-aequo avec le Britannique David Cameron, de la « classe OTAN ». Et l’on touche là à un aspect plus personnel et psychologique du personnage : son désir pathétique de se hisser à ce statut d’homme d’Etat qui joue dans la « cour des grands » de ce monde, statut qu’une large majorité de l’opinion française semble lui dénier aujourd’hui. Et puis il y a tous ces échecs intérieurs – économiques ou sécuritaires – qu’on essaye de faire oublier aux électeurs par des roulements de mécanique guerrière ; c’est un procédé vieux comme le monde politique.
Enfin il y a le lourd passif de la diplomatie française vis-à-vis du printemps arabe, tunisien et égyptien : de Fillon passant ses vacances aux frais de Moubarak à « M.A.M. » proposant à Ben Ali l’expertise française en matière de répression policière, il y a là pas mal de choses à faire oublier, le plus vite possible.
Et cela donne notamment cette guerre non avouée contre Kadhafi, décidée dans la précipitation et sans objectif politique clair sur simple injonction de Bernard-Henri Lévy, par-dessus l’épaule d’Alain Juppé et de Gérard Longuet. Une politique aventureuse, qui ne pourra déboucher que sur le chaos, et le gâchis de vies humaines et de richesses.
Et qui est déjà un échec, comme la guerre d’Afghanistan : Kadhafi résiste, moins à cause de son armement supérieur que du soutien dont il continue de bénéficier dans une large part de la population libyenne, et aussi parce que les opposants soutenus à prix d’or par les Occidentaux font chaque jour la preuve de leur vacuité, non seulement militaire mais politique.
Face à cette résistance, les médias ressortent les bons vieux bobards de la guerre psychologique : est-ce que vous avez entendu cett pittoresque « information » diffusée sur nos télévisions ?  Kadhafi aurait distribué du viagra à ses soldats pour les inciter à violer les femmes des rebelles ! Quand on en est réduit à ce type de propagande, c’est vraiment que ça va mal !

-Pour vous, l’action occidentale, en Libye comme en Syrie, est, en quelque sorte, improvisée, mal pensée, vouée à l’échec. On s’attendrait cependant à moins d’amateurisme de la part de l’administration américaine et de l’OTAN…
-J.V. : Mais voyez le gâchis inepte perpétré par les Américains en Irak depuis près de dix ans : ils ont lancé une guerre sous des prétextes bidons pour abattre Saddam Hussein, un « dur » du camp arabe face à Israël. Et après d’innombrables victimes et de gigantesques dégâts, ils ont donné le pouvoir à la majorité chiite, autrement dit à l’Iran, leur ennemi public n°1. C’est de la grande géopolitique, ça ?
N’importe quel analyste ou connaisseur de la région aurait pu prédire ce résultat à Bush et à sa clique néo-conservatrice ! Cette situation ubuesque a inspiré au grand intellectuel américain Noami Chomsky cette boutade un rien désabusée : « Je croyais qu’on était allé en Irak pour lutter contre le fanatisme islamiste et on les a mis au pouvoir ! »
Eh bien, c’est la même chose en Libye : on fait donner la grosse artillerie contre Kadhafi, qui s’était cependant rapproché de l’Occident – et que Sarkozy, naguère, avait reçu avec les égards qu’on sait – et on n’a comme solution de rechange que des « bras cassés » impuissants et infiltrés d’ailleurs par des islamistes radicaux, qui ne représentent au mieux que la province de Cyrénaïque – et même là leur représentativité m’apparaît pour le moins fragile. Et est-ce que la « détermination » française – ou anglaise – résistera au premier hélicoptère, ou aux premiers commandos terrestres, abattus ?
Et quant à la Syrie, si les Américains et leurs amis saoudiens parvenaient à renverser le régime de Bachar al-Assad, ils livreraient le pays  ipso facto à des sectaires sunnites qui mettraient ce pays moderne à l’heure de Ryad, ce qui à terme sera lourd de conséquences pour Israël et ses protecteurs américains.
Cela dit, je reste optimiste, pour la Syrie et même la Libye. La majorité du peuple syrien sait que c’est la guerre civile et la destruction de leur pays que leur apporteraient les opposants officiels plus ou moins fantoches des Américains et les groupes armés infiltrés sur le terrain. Les Syriens ne veulent pas que leur pays devienne un nouvel Irak.

-Et si le but de guerre des Américains et de leurs auxiliaires européens et arabes c’était justement, à défaut de contrôler la Syrie, de la détruire, de la faire revenir un demi-siècle ou plus en arrière, comme certains stratèges d’Outre-Atlantique s’en sont vantés pour l’Irak ?
-J.V. : Mais précisément l’exemple irakien montre que c’est une politique à courte vue, et dangereuse pour les intérêts géostratégiques de Washington : l’Irak aujourd’hui n’a jamais été aussi proche de l’Iran. Et la création de fait d’un Etat autonome kurde dans le nord du pays a contribué à éloigner la Turquie des Etats-Unis. On ne gagne rien à créer des situations incontrôlables, le chaos que vous avez créé vous reviendra dans la figure tel un boomerang géopolitique !
Et qu’aura gagné Miss Clinton quand des djihadistes paraderont dans les rues de Tripoli, après celles de Benghazi ? Pour ce qui est de la Syrie, je crois que l’appui dont continue de bénéficier le pouvoir de Bachar al-Assad demeure l’obstacle le plus efficace contre les manœuvres américano-israélo-saoudiennes.

-Donc, en Syrie comme ailleurs, l’Occident pratique la fuite en avant, la politique de la canonnière au jour le jour ?
-J.V. : Exactement. Parce que l’Occident est malade. Economiquement. Politiquement. Et surtout moralement. Pour moi, ces coûteuses gesticulations militaires, de Kaboul à Tripoli en passant par Bagdad sinon Damas, sont comparables aux spasmes d’un agonisant.
L’Amérique notamment est très malade, de son économie ruinée, de sa dette colossale, de son dollar devenu une monnaie de Monopoly, de ses escroqueries géantes à la Madoff. Et aussi de l’arrivée sur le « marché géopolitique » de puissances émergentes, ou ré-émergentes comme la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil.
Pour garder un semblant de légitimité morale et politique, et donc un leadership mondial, on se fabrique un ennemi, un « Grand Satan » comme dirait les Iraniens, qui fasse oublier aux opinions internes la faillite imminente. Mais quel crédit moral accorder à des puissances qui pratiquent en permanence le « deux poids, deux mesures » ?
Pour nous en tenir au Proche-Orient, on bombarde Tripoli et on menace Damas, quand on laisse Israël poursuivre, en dépit de résolutions répétées de l’ONU,  la colonisation et la répression sanglante, quand on laisse les troupes saoudiennes réprimer au Bahreïn, autre pion américain dans le Golfe, un mouvement populaire de contestation. On stigmatise le fanatisme iranien, quand on s’appuie sur l’Arabie Saoudite théocratique pratiquant la forme la plus sectaire et obscurantisme de l’Islam.
Je pourrais aussi vous parler longuement de la Côte d’Ivoire, où la France, exauçant ainsi le choix américain, a décrété qu’Alassane Ouattara était le gentil démocrate du film, et Laurent Gbagbo le méchant, alors que l’ONU a fait la preuve des nombreuses exactions des troupes de Ouattara contre la population civile, et du climat de terreur qu’elles ont instauré dans leur fief du nord, pendant ces fameuses élections présidentielles. Et si on nous explique que M. Ouattara ne contrôle pas ses troupes, c’est tout simplement un incapable !
Je le répète, ces expéditions coloniales en Afrique et au Proche-Orient – après les deux anciennes puissances coloniales, française et britannique, sont en première ligne militaire et diplomatique en Afrique du Nord comme dans l’ancien Levant – sont la preuve de la mauvaise santé de leurs instigateurs.
L’Amérique est malade ? Et la France donc ! L’affaire DSK illustre pour moi, la faillite morale et politique des élites social-libérales, usées et corrompues ; et cette faillite morale s’ajoute à la faillite des institutions et à celle de l’économie, sans oublier l’insécurité : chacun voit que l’Etat français, qui bombarde Tripoli, est incapable de faire entendre raison aux caïds de banlieue ! Qu’on s’étonne ensuite qu’un président comme Sarkozy, dernier avatar de cette caste gouvernante, cherche à se refaire une virginité et une stature sur le dos des Libyens et des Syriens ! Imposture ! Imposture et spasmes de mourant ! L’Occident risque bien de crever de son cynisme et de sa faillite morale !

-Pour finir, vous vous montrez plutôt optimistes quant à l’évolution de la situation dans ces pays de la « ligne de front » ?
-J.V. : Oui. Les Américains et leurs séides peuvent faire pas mal de dégâts – on le voit en Libye, et en Afghanistan, ou encore au Soudan, on l’a vu en Irak et en ex-Yougoslavie.

Je ne crois pas qu’ils pourront avoir raison contre des peuples et des nations : on le voit ou on le verra en Syrie, en Libye, en Egypte, au Liban et en Palestine. En Syrie, il faut être vigilant face aux manœuvres de déstabilisation et aux opérations de de désinformation.
-Maître Vergès, merci beaucoup ! http://nasr-moqawama.blogspot.com/

 


2-3 Mireille Delamarre :Qui au Moyen Orient Profiterait de La Chute D’Assad ? Israël …
(..)

Mireille Delamarre

Mercredi 17 Août 2011

http://www.planetenonviolence.org/Qui-Au-Moyen-Orient-Profiterait-De-La-Chute-D-Assad-Israel_a2474.html

 


2-4 Chems Eddine Chitour : Face à la démocratie aéroportée : La Syrie dernier verrou avant l'Iran.

« La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c'est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu'il jouit de la paix ».
Denis Diderot Extrait de l' L' Encyclopédie
Dernier partie du scénario diabolique concocté dans les officines occidentales, pensant maintenant que le régime va tomber comme un fruit mûr , Les Etats-Unis et l'UE appellent Bachar Al-Assad à la démission "L'Union européenne note que Bachar Al-Assad a perdu toute légitimité aux yeux du peuple syrien et qu'il est nécessaire pour lui de quitter le pouvoir", a déclaré Mme Ashton. Dans l'intérêt du peuple syrien, le temps est venu pour le président Assad de se retirer", explique M. Obama Les "graves violations des droits de l'homme" en Syrie contre les manifestants"pourraient relever de crimes contre l'humanité", a indiqué jeudi 17 août un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU.
Nous allons rapporter quelques informations alternatives sur la réalité de ces manifestants pacifiques Auparavant, quelques flash sur la mosaïque des ethnies et confessions en Syrie. Les minorités non arabes les plus importantes sont les Kurdes, habitant essentiellement le long de la frontière turque (8 %) au nord, et les Arméniens, qui vivent dans le Nord, surtout dans les grandes villes (2,8 %) La Syrie compte une douzaine de langues. Le pays est musulman à 90 % (dont les Kurdes), avec des minorités chrétiennes. La plupart des Syriens sont des sunnites (env. 70 %), mais certains sont de rite chiite, ismaélien ou alaouite.
La Syrie compte aussi des druzes professant une religion musulmane hétérodoxe; Comme tous les chiites, les druzes, ismaéliens et alaouites constituent des sous-groupes particuliers du monde musulman. Les autres Syriens non musulmans sont chrétiens, soit catholiques, grecs-orthodoxes ou arméniens-orthodoxes, mais on compte aussi un millier de juifs. C’est donc sans conteste toutes les langues et toutes les religions du Moyen Orient qui tiennent grâce à un équilibre subtil –qui risque de voler en éclat- qui a été précédé par des siècles d’instabilité notamment depuis l’ingérence occidentale dans la Syrie ottomane souvenons nous du concept de protection des minorités cher à la France et ceci en vertu d’une promesse de Saint Louis à l’évêque Maroun ( les Maronites ) il y a de cela près de huit siècles !.
Pour l’histoire, en attisant les tensions religieuses l’Angleterre et la France ont mis en coupe réglée l’empire ottoman dont la Syrie était une province depuis 1516 . Au cours de l’automne 1917, le général Sir Edmund Allenby a envahi la Palestine et, le 11 décembre, lui et ses officiers sont entrés dans la ville sainte de Jérusalem par la porte de Jaffa. Le Premier ministre, Lloyd George, considérait cela comme un cadeau de Noël et écrivit que la chrétienté avait repris «possession de ces lieux saints». Le général français, Henry Gouraud, entra à Damas en juillet 1920. Après avoir frappé sur le tombeau de Saladin, Gouraud s’écria: «Réveille-toi Saladin, nous sommes de retour. Ma présence ici consacre la victoire de la croix sur le croissant.» Après la mise à mort de l’Empire Ottoman, par les accords de Sykes Picot la France s’adjudja la Syrie dont elle fit un protectorat de 1920 à 1941.

La réalité du terrain : Pacifistes ou rébellion armée ?
On parle de militants pacifistes .

Qui sont ils ? Ces manifestants manifestent mais dans le même temps, on parle de subversion. Il est vrai qu'il y a des manifestations dans certaines villes, qu’il y a des morts , que l'armée est intervenue. Les médias aux ordres attribuent cela à l’armée . Ce qu’ils ne disent pas, c'est qu'il y a une rébellion soutenue par l’extérieur C'est une vraie guerre entre les forces armées syriennes et c'est que le pouvoir appelle les «hors-la loi».
Pour le représentant russe auprès de l’Otan « L’OTAN planifie en ce moment une campagne militaire contre la Syrie afin d’aider à renverser le régime du président Bachar al-Assad avec comme objectif à longue échéance de préparer une tête de pont dans la région pour l’attaque contre l’Iran« . Dimitri Rogozin, délégué de la Fédération de Russie auprès de l’OTAN. Rogozin commentait, vendredi 5 août dans le quotidien moscovite Izvestia, la condamnation par le conseil de sécurité de l’ONU, deux jours plus tôt, de la répression violente en Syrie « Le noeud coulant autour de l’Iran se resserre. Des préparations militaires contre l’Iran sont déjà en cours de réalisation » affirme Rogozin, pour qui l’OTAN n’a pour but que d’intervenir contre les régimes « dont les vues ne coïncident pas avec celles de l’Occident. » (1)
Pour Michel Chossudovsky Des développements récents en Syrie indiquent qu’il s’agit d’une insurrection armée à part entière, intégrée par des mujahideen, islamistes («Freedom Fighters »), appuyés, entraînés et équipés par l’OTAN et le haut commandement de la Turquie. Selon des sources du renseignement israélien : Entre-temps, le quartier général de l’OTAN à Bruxelles et le haut commandement turc dressent des plans pour leur première étape militaire en Syrie, laquelle consiste à munir les rebelles d’armes pour combattre les chars d’assaut et les hélicoptères constituant le fer de lance du régime Assad pour réprimer la dissidence. Afin de repousser les forces armées gouvernementales, les stratèges de l’OTAN pensent davantage à répandre de grandes quantités d’antichars, de roquettes antiaériennes, de mortiers et de mitrailleuses lourdes dans les centres où ont lieu les contestations, au lieu de répéter le modèle libyen de frappes aériennes. (…)L’OTAN et le haut commandement turc envisagent également le développement d’un djihad impliquant le recrutement de milliers de mujahideen (« Freedom Fighters », ce qui évoque l’enrôlement de moudjahidines pour mener le djihad (guerre sainte) de la CIA à l’âge d’or de la guerre soviéto-afghane. (2)
Nous voilà avertis , on appréhende un peu mieux la nature du mouvement pacifiste syrien et les 2000 morts dénombrés dont 400 des forces de sécurité n’ont pas interpellés les médias aux ordre quant à la mort bizarre de 400 militaires de la main de pacifistes désarmés.

La boite de Pandore des conflits interconfessionnels et ethniques
Deux témoignages de personnalités religieuses nous permettent de situer avec clarté les enjeux d’abord la lettre ouverte du professeur Zehlaoui prêtre Arabe de Syrie à Monsieur Alain JUPPÉ Ministre des Affaires Étrangères de la France et ensuite celle d’une mère supérieure d’un Couvent. Le Prêtre arabe de Syrie, écrit : « je viens d’apprendre à l’instant votre déclaration aux États-Unis, touchant la légitimité de notre Président de la République. En tant que syrien, je ne puis rester silencieux face à une telle ingérence dans les affaires de mon pays. (…) Laissez-moi vous dire, au nom des millions de victimes que l’Occident a écrasés depuis des siècles, qu’il est grand temps de cesser de jouer les monstres à face humaine, et de piétiner tous les droits des autres peuples, au point de détruire leur existence même, comme vous vous êtes plu à le refaire en Irak, en Iran, en Afghanistan, Pakistan, dans toute l’Afrique, notamment en Lybie ».
« Démontant les raisons de cet acharnement il écrit : « Pour en revenir à la Syrie, oubliez-vous que le but dernier de toutes les manœuvres politiques, diplomatiques et séditieuses, menées contre la Syrie, depuis plus de deux mois, a été insolemment dévoilé par la conseillère au Pentagone, Mme Michèle Flournoy? D’ailleurs, elle était tellement assurée de la réussite prochaine du complot mené contre la Syrie, qu’elle avait publiquement déclaré que la Syrie retrouverait tout son calme, le jour où elle romprait avec l’Iran et le Hezbollah, et signerait un traité de paix avec Israël! Auriez-vous déjà oublié, en France et en Europe, le grand honneur que vous a valu la Résistance à l’occupation nazie? (…) laissez-moi vous dire, en tant que simple citoyen syrien, que la Syrie n’acceptera jamais de tourner le dos au devoir vital de défendre son existence propre, d’abord contre l’occupation israélienne, ensuite contre le danger mortel que constitue le Sionisme, pour toute la nation arabe. Cependant, il semble que l’Occident tient à rester l’Occident, alors qu’il ne l’est plus. … C’est pourquoi, tout en piétinant tous les droits, comme vous cherchez à le faire en Syrie, vous n’avez jamais éprouvé la moindre honte à prétendre toujours être dans votre droit. Car le fort ne se trompe jamais!
Décryptant les relations Occident –Israël, le professeur Zahlaoui(…) Les représentants de l’Occident, surtout ceux des États-Unis, se pavanent comme des lions. Ils se permettent toutes sortes d’ingérences, allant jusqu’à détruire des pays entiers, de fond en comble. Mais dès qu’il s’agit d’Israël, tous les pays occidentaux sans exception, des plus "grands" aux plus "petits", les États-Unis en tête, deviennent rien moins que des néants. Des néants aveugles, sourds et muets! Et pourtant, même les sondages faits en Europe reconnaissent qu’Israël est l’État terroriste par excellence. Et Israël est resté fidèle à lui-même : tueur, voleur, guerrier, féroce, arrogant, raciste, expansionniste et exterminateur. Pourtant les juifs ont toujours été bien traités en pays arabes et musulmans. Leurs historiens sont assez honnêtes pour le reconnaître. Mais ils ont trouvé moyen de faire payer la terrible facture de l’antisémitisme occidental et de l’holocauste nazie, à tous les peuples arabes et musulmans, dont ils avaient, depuis Ben Gourion, calculé la destruction, tout en imposant un Holocauste de 60 ans déjà, aux arabes, chrétiens et musulmans, de Palestine »(3).

Même témoignage poignant de Mère Agnès-Mariam de la Croix Supérieure du couvent de Saint Jacques l’Intercis, en Syrie. Elle pointe du doigt la manipulation de l’information : « La Syrie est notre patrie d’adoption. (…) Il est impératif d’être bien renseignés sur une situation donnée pour pouvoir se positionner en conséquence. (…) Car aujourd’hui en Syrie, pour être bien renseigné, il ne suffit plus de suivre les nouvelles servies par les chaînes satellitaires internationales. Nous l’avons constaté sans cesse : la réalité qui se vit ici est différente de ce que transmettent les médias. Ces chaînes n’accompagnent pas l’évènement, elles le précèdent pour le provoquer. Heureusement, de plus en plus de gens accusent cette information de parti pris et de falsification. Nous avons essayé de nous documenter en temps réel en téléphonant à des proches sur les lieux mêmes des incidents décrits : la situation ressemblait plus à ce qu’en disait la télévision syrienne qu’à celle propagée par Al Jazzirah, BBC ou France 24, Al Hurra ou Al Arabia à travers des montages et autres compilations audio-visuelles mensongères et de mauvaise qualité (…) Les slogans faussement humanitaires anesthésient la conscience des auditeurs et favorisent le glissement vers une logique vindicative aveugle qui, somme toute, ne sert que la cause de l’injustice. (…) (4)
Mère Agnes –Mariam met les choses au point concernant la nature réelle de la protestation « pacifique » Aujourd’hui, écrit elle il ne fait aucun doute qu’il y a ingérence étrangère, refusée fièrement par une partie de l’opposition. Aujourd’hui il ne fait aucun doute que l’opposition s’est muée en divers endroits en une insurrection armée qui commet des atrocités contre la population civile et contre les forces de l’ordre et l’armée. Enfin, aujourd’hui, l’exacerbation du clivage confessionnel est une triste réalité. Ces trois facteurs convergent pour réanimer le spectre de l’affrontement interconfessionnel, voire de la guerre civile. (…) Ahuris nous assistons à un stratagème destructeur : telles grandes puissances, à grand renfort d’endoctrinement médiatique, jouent sur la corde du fondamentalisme religieux pour mettre en relief les différences qui séparent alors que les points communs qui unissent sont bien plus nombreux. (…) La visite des ambassadeurs US et français à Hama a été vécue chez nous comme une démarche injustifiable. (…) » (4)
La Mère Supérieure s’interroge ensuite sur le pourquoi de la manipulation : « Pourquoi les Occidentaux encouragent-ils une insurrection armée, confessionnelle et fondamentaliste de surcroît, qui risque de s’étendre comme une tache d’huile ? De son côté le Patriarche maronite Mar Béchara Boutros Raï a une lecture plus globale de la situation. Il dénonce le « projet du Nouveau Moyen-Orient qui est à l’œuvre pour morceler le monde arabe dans le but qu’Israël vive en paix en en sécurité » . La tendance mondialiste qui prévaut c’est de promouvoir le choc des civilisations pour asseoir la légitimité des regroupements ethniques ou confessionnels qui, à leur tour, légitiment l’existence d’Israël . La Syrie vit depuis des mois des coups d’État larvés car ce remodelage ne peut être instauré sans la force des armes. L’insurrection armée en Syrie est une tumeur inoculée qu’on cherche à faire crever un peu partout dans le pays au gré des clivages confessionnels ou tribaux, avec son cortège de haine, de vengeances, de victimes et de désastres socio-économiques. (..) La majorité des musulmans et des chrétiens syriens se sont d’abord tenus à l’écart du mouvement de contestation pour diverses raisons, puis ils l’ont boycotté, et enfin certains s’y sont opposés.
Nous sommes cœur et âme avec les justes revendications de tout citoyen pour la liberté civique, la fin du totalitarisme d’État et de la corruption. Nous souhaitons la démocratie, l’impartialité de la justice et des réformes économiques et sociales conséquentes. Mais nous sommes conscients – et c’est là où nous nous heurtons à beaucoup d’incompréhension - que ces revendications peuvent devenir un cheval de Troie pour diverses entités nationales ou politiques afin de provoquer une déstabilisation dangereuse à partir de clivages confessionnels et claniques très subtils. (…) »(4)

Elle conclut enfin à la nécessité de l’autocritique tout en affirmant que le Baath a réussi à maintenir un subtil équilibre entre les confessions : « Mais la Syrie est loin de l’effondrement. Les foyers d’où l’on cherche à attiser les antagonismes confessionnels sont isolés et contrôlés, parfois au prix du sang lorsqu’il y a une résistance armée, au fur et à mesure que la population prise en otage fait appel à l’armée. Le peuple syrien est composite : sunnites, alaouites, chiites, chrétiens, druzes, arabes, kurdes, turkmènes, caucasiens, et j’en passe. Il n’est pas facile de maintenir une telle mosaïque dans la cohérence et la paix civile. Le parti Baath l’a obtenu en respectant les règles qui président aux structures tribales et claniques de l’Orient. Cependant ce régime était totalitaire et corrompu. Aujourd’hui une saine autocritique est à l’œuvre publiquement et des lois sont promulguées, obtenues par une saine opposition, pour les réformes souhaitées. Nous préférons cette voie tant qu’il y a de l’espoir.(4)

L’ouverture de cette boite de Pandore amènera le chaos , c’est un second Irak qui se profile à l’horizon avec son cortège de malheur de douleur et de détresse pour les Syriennes et les Syriens.. Tous les pays arabes attendent leur tour.. Si l'Occident était de bonne foi, il accompagnerait Bachar Al Assad dans son programme de réformes, les élections, le multipartisme... Les Occidentaux veulent changer la carte du Moyen-Orient pour la rendre favorable à Israël. Il faut savoir qu’Israël est en train de construire un mur dans le Golan, comme celui de la bande de Gaza. Cela veut dire que c'est une annexion définitive des territoires syriens. L'Occident ne veut plus de ce régime syrien qui, il faut le savoir, est le dernier domino avant la « normalisation de l’Iran » On peut penser que plus rien ne peut arrêter la dynamique d’effritement des anciens pouvoirs arabes. Si la Syrie est démantelée elle ne sera plus comme avant, les suivants d’El Assad accepteront une partition des Kurdes qui rêvent avec leur frères Irakiens et Turcs d’avoir leur Etat. La Turquie est de ce fait, visée. L’Iran aussi. Sombres jours pour les pays vulnérables. (5)
(..)

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Nationale Polytechnique enp-edu.dz

Publié le 22 août 2011

 


2-5 Michel Chossudovsky : Une « guerre humanitaire » contre la Syrie ?

 

L’escalade militaire : Vers une guerre élargie au Moyen-Orient et en Asie centrale ?

(..)

La vaste feuille de route militaire

Alors que la Libye, la Syrie et l’Iran sont sur la feuille de route militaire, ce déploiement stratégique, s’il devait être mis en œuvre, menacerait aussi la Chine et la Russie. Les deux pays ont des accords d’investissement et de coopération militaire et commerciale avec la Syrie et l’Iran. (..)

(..)

Cet article a été mis à jour le 11 août 2011.

Article original en anglais publié le 9 août 2011 : A Humanitarian War" on Syria ? Military Escalation. Towards a Broader Middle East-Central Asian War ?

Michel Chossudovsky

samedi 20 août 2011, par Comité Valmy

Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1771

 

 

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  http://www.linternaute.com/voyage/destination/syrie/carte_syrie.gif

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yage/destination/syrie/carte_syrie.gif

 

Dossier de Syrie 

n°11                                                29-08

C.De broeder & M.Lemaire

 

Damas affronte une guerre de l'information acharnée.  

 

La Syrie fait face à une guerre acharnée de l'information, a annoncé vendredi à RIA Novosti Yasser Houria, membre de la direction régionale du Baas, le parti au pouvoir dans le pays.
"Nous avons déjà l'occasion de voir des reportages vidéo sur des événements qui n'ont jamais eu lieu en Syrie, se déroulant, le plus probablement, à Yémen. Certaines chaînes télévisées possédant une bonne réputation ont cessé de dire la vérité", a affirmé le responsable. Selon lui, ces chaînes se réfèrent très souvent à des appels téléphoniques de témoins qui prennent des pseudonymes ou préfèrent garder l'anonymat.
M.Houria a déclaré avoir la certitude que l'objectif de la guerre de l'information déchaînée contre son pays était de renverser le régime actuel.
"Depuis le début, il est clair qu'ils veulent exercer une pression sur la position de la Syrie.

La Syrie est un pays souverain qui prend lui-même ses décisions. Aucun parti, aucun pays n'ont le droit de s'ingérer dans nos affaires intérieures", a conclu l'interlocuteur de l'agence.

 


19/08/2011
http://fr.rian.ru/world/20110819/190564135.html

 

.

 

Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part 

La Turquie lâche Al Assad. 

La Syrie a rejeté dimanche le communiqué de la Ligue arabe qui a appelé à mettre fin à « l'effusion de sang dans ce pays ».

   

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Damas affronte une guerre de l'information acharnée.  

1-2 Matthew Bernabei : "Londres, tout à fait comme Damas". 

 1-3 Thierry Meyssan : Les journalistes qui pratiquent la propagande de guerre devront rendre des comptes.

1-4 Louis Denghien : Journalistes ou propagandistes ?

1-5 Louis Denghien : Du bon usage des guillemets…

2 Dossier

2-1 Mère Agnès-Mariam de la Croix : Entre conflits armés et dialogue…

2-2 Michel Chossudovsky : L’OTAN et la Turquie appuient les rebelles armés en Syrie.

2-3 Guy Delorme : Le Figaro : la révolte introuvable à Damas !

2-4 Rassemblement à Damas dénonçant les ingérences étrangères.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Guy Delorme : Syrie/Irak/Iran : un gazoduc très politique. v

3-2 Mensonges médiatiques et réalités de terrain. 

3-4 Louis Denghien : L’ONU au service du NOE (Nouvel Ordre Mondial) ?

3-5 Louis Denghien : ONU : la mascarade continue !

3-6 Ahmed Halfaoui : Mohamed Bouhamidi : « Aggravation des menaces guerrières du capitalisme. »

Annexe (pièce jointe)

Wikipedia : La Syrie. 

 

sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

Rossiïskaïa gazeta : Le renversement du régime syrien à l'ordre du jour à l'ONU.

Le complot des Etats-Unis et d'Israël contre la Syrie a échoué, affirme Téhéran.  

1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage1

1-1 Guy Delorme : Bachar : le président syrien n'est pas fabriqué aux Etats-Unis ! 

2  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 

2-1 Edward Peck : « La Syrie et d'ailleurs le monde arabe en général ne sont absolument pas compris par les Américains » 

2-2 Jacques Vergès : « En Syrie, il faut défendre l’Etat actuel ! ».

2-3 Mireille Delamarre : Qui au Moyen Orient Profiterait de La Chute D’Assad ? Israël …

2-4 Chems Eddine Chitour : Face à la démocratie aéroportée : La Syrie dernier verrou avant l'Iran.

2-5 Michel Chossudovsky : Une « guerre humanitaire » contre la Syrie ?

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 01:55

 

Nouvel Ordre Mondial: La guerre criminelle en Libye est l’ultime trahison d’un système psychopathe et dégénéré

http://imageshack.us/photo/my-images/616/oaciet.jpg/



Tony Cartalucci
Mardi 30 Août 2011


Nous avons traduit ici l’excellent éditorial de Tony Cartalucci. Il est d’autant mieux fait qu’il est très facile pour tout à chacun de remplacer dans le texte le mot « Amérique » ou « Etats-Unis » par celui de « France », « Royaume-Uni », « Italie » et de fait, par toutes les pseudo-démocraties occidentales sous contrôle total de la corporatocratie financière et industrielle.
Facile aussi de remplacer les noms cités par des noms de politiciens français et européens, tant ils sont tous interchangeables. Tous œuvrent pour la cause mortifère, rétrograde et néo-féodale hégémonique de l’oligarchie du Nouvel Ordre Mondial.
Cartalucci signe ici un appel à la révolte du peuple américain et par extension des peuples occidentaux contre l’ineptie criminelle et psychopathe de l’oligarchie qui mène le monde à la destruction totale pour leur seul profit. La révolte se fera par le truchement de la solidarité, du boycott et de la désobéissance civile… Choses que nous prônons sur ce blog depuis bien longtemps tant il est évident que ce sont les seules méthodes possibles pour reprendre le pouvoir et le garder pour les peuples, sans délégation, et autogérer notre société de manière solidaire et égalitaire.
Il est temps, il est grand temps !… Le vent du changement ne peut venir du système lui-même, il ne peut venir que des peuples conscients de leurs droits et de leur destinée, qui n’est en aucun cas de vivre soumis et esclaves d’une clique de parasites inutiles, arrogants et criminels.
– Résistance 71 –
Libye : la plus grande des trahisons
En donnant la Libye à Al Qaïda, la règle a été transgressée à tout jamais
En premier lieu, ne nous laissons pas berner par de folles idées. Obama, Cameron et Sarkozy ne sont chefs d’état que par le nom. C’est la dépravité et la mégalomanie au sein des banques, corporations et institutions qu’elles ont créée, qui est responsable de la trahison la plus évidente de l’histoire de l’occident. Depuis 10 ans les chefs de l’occident ont agité le spectre de la haine et de la peur parmi leurs populations pour justifier une longue et coûteuse guerre globale qui a envoyée des troupes américaines, britanniques, canadiennes, allemandes, françaises et bien d’autres face au danger dans de nombreuses parties du monde et ultimement dans leur tombe, pour lutter contre “les forces de la terreur”.
Maintenant, savourant presque l’ironie du moment, Le New York Times, admet totalement de la part des oligarques de la finance et de l’industrie qui présument de leur dominance sur le monde occidental, que des terroristes d’Al Qaïda, des hommes qui ont littéralement tués des troupes américaines à la fois en Afghanistan et en Irak, sont maintenant en Libye et sont les récipiendaires de milliards de dollars d’aide financière venant de l’occident, d’une reconnaissance diplomatique, d’entrainement, d’armes, de bénéfices de matériaux de renseignement, le soutien total et inébranlable des “médias” occidentaux, du soutien aérien de l’OTAN, et même la grâce infinie de l’aide des forces spéciales occidentales au sol, luttant côte à côte avec eux. Cette confession arrive également au moment où des révélations sur le commandant militaire rebelle de la place de Tripoli, qui remplit les rues de la capitale avec une horreur indescriptible, affirment qu’il est un leader pur et dur d’Al Qaïda, ce qui fut rapporté en premier lieu par le Telegraph il y a des mois; ainsi que ces derniers jours sur la chaîne de télévision RT, ainsi que couvert en détail par le très respecté analyste géopolitique Dr. Webster Tarpley.
Tandis que les américains toujours naïfs débordent de fièreté alors que leur machine de guerre militaire qui les mène à la banqueroute, écrase encore un autre pays de l’autre côté de l’océan; ils semblent être ignorants ou incapables de comprendre la manière éhontée avec laquelle ils ont été trahis.
Après 10 ans, des milliers de soldats tués, des dizaines de milliers mentalement dévastés ou physiquement handicappés, une économie totalement dérivée de la guerre, les occupations, et les “reconstructions de nations” à l’étranger, tandis que les propres infrastructures de l’Amérique pourissent sous elle, les oligarques de la haute finance et de l’industrie transnationales ont décidé de trahir et d’humilier de manière infinie les forces armées de l’Amérique, et ce de la pire des manières qui soit, avoir ces mêmes forces armées offrir une couverture aérienne, des renseignements et un soutien opérationnel spécial a ces mercenaires assoiffés de sang qui ont chassés et tués leurs frères d’armes durant la dernière décennie.
Des familles entières ont été détruites, des communautés dévastées par la perte de frères, de sœurs, d’amis, de mères, de pères, fils et filles, qui se battaient pour ce qu’ils croyaient être la survie même de leur mode de vie. Aujourd’hui, en Libye, avec Al Qaïda à qui on a littéralement donné le pays, cadeau de ces financiers corporatistes à travers leurs proxies politiques et militaires, les leaders que nous avons élus et ces industries que nous avons aidées à atteindre ces tailles monstrueuses s’accroupissent maintenant sur les tombes de ceux qui sont tombés pour la nation et souillent leur mémoire et les ideaux auxquels ils croyaient au point de donner leur vie; ceci est impardonnable.
Et bien qu’il sera clâmé par certains que ceci est la “guerre d’Obama”, ça ne l’est certainement pas. Les cadres néo-conservateurs qui ont inventés et créés la dernière décennie débilitante de guerre globale aux dépends du sang des Américains et de leur trésorerie, ont discrètement supporté l’expansion de l’intervention de l’OTAN en Libye. Ceci peut-être vu en termes sans équivoque dans une lettre écrite à l’intention des députés républicains, les implorant d’arrêter de s’opposer à la guerre anticonstitutionnelle et en fait de ne pas s’occuper de la résolution du conseil de sécurité de l’ONU et de donner plus de soutien aux terroristes qui s’emparaient de la Libye en leurs noms. Paul Wolfowitz, Elliott Abrams, Max Boot, Frederick Kagan, Karl Rove, Ellen Bork, Robert Kagan, Liz Cheney, William Kristol, Dan Senor et James Woosley ne sont que quelques noms parmi ceux qui ont signés cette lettre. De manière évidente, ceci n’est pas exclusivement “la guerre d’Obama”, mais plutôt une guerre façonnée et promut par les banques et les industries du Fortune 500, qui incluent à la fois Obama et les néo-conservateurs les plus notoires, comme serviteurs avérés et loyaux.
S’il y eut jamais un temps pour nos militaires, pas seulement les soldats du rang mais aussi leurs officiers qui les mènent et dans les mains desquels les troupes remettent leur vie au combat, de reprendre leur parole de serment donnée à la constitution des Etats-Unis et de leur devoir de défendre et de protéger leur nation et son peuple, ce temps est maintenant. S’il y eut jamais un temps pour reconnaître nos leaders auto-proclamés pour ce qu’ils sont: des traîtres n’agissant que pour leur compte, d’écraser leur légitimité en même temps que la façade de “démocratie”, ce temps est maintenant. Quand la foi des citoyens en leur gouvernement vacille, nous devons rester vigilant à l’encontre des soi-disants réformateurs. Assurons-nous que ces militaires qui s’avancent pour rectifier le glissement de notre nation dans le surréalisme, ne sont pas en fait des fascistes corporatistes, membres de Council on Foreign Relations (CFR) commes les généraux Stanley McChrystal et David Petraeus, tous deux responsables et coupables d’avoir aidé à ériger cette façade devant les citoyens américains et ceux à un coût tragique pour nous tous.
Pour l’homme et la femme de la rue américaine, maintenant est venu le temps de ne plus faire d’affaires avec ces corporations, ces banques et les mener à la banqueroute. Boycottez-les et remplacez-les systématiquement, jour après jour, petit à petit. L’Amérique a misé sur les mauvais chevaux en plaçant sa confiance en ces industries aux ramifications tentaculaires et a échangé son indépendance et son auto-suffisance contre l’illusion de la facilité et de l’utilité. Il est grand temps de reprendre cette indépendance. Il est temps de ne plus voter pour cette clique qui a servi ces agendas, promu ces guerres, maintenant prouvées être des fraudes totales. Des noms comme John McCain, Lindsey Graham et Joe Lieberman viennent particulièrement à l’esprit. Enfin, il est grand temps de commencer à s’organiser en tant que communauté. Donnez la main à vos voisins, commencez à cultiver votre jardin, et commencez à vous soutenir et entr’aider les uns les autres quand ce système corrompu et parasitaire vient chercher la substance même pour continuer à alimenter ses noirs desseins. En appliquant chacun de vos droits constitutionnels, collectivement, comme une communauté, quotidiennement, vous assurez que ces droits restent valides et en vigueur en vous dressant contre toute sorte de tyrannie.
Maintenant est venu le temps, traçons la ligne dans le sable, si ce n’est pas pour nous, au moins pour les milliers d’Américains qui ont donnés leurs vies en croyant qu’ils le faisaient pour une cause noble et dont la mémoire est souillée par les actions abjectes de Wall Street et de la City de Londres et par l’armée de sycophantes dégénérés qui les servent de l’Europe aux Etats-Unis, du leadership d’Israël ax oligarques de l’industrie qui manipulent les citoyens d’Australie. L’empire démoniaque a atteint un sommet intolérable.
=  =  =
Pour une liste des intérêts financiers qui gouvernent réellement le monde occidental, voyez ic « Naming Names. » Pour plus d’information sur l’auto-suffisance voir ici, « The Globalsits’ Worst Nightmare. » Pour apprendre plus sur comment et pourquoi boycotter la finance et l’industrie qui dominent nos vies voir ici, « Destroy the Globalists. »

un editorial de Tony Cartalucci
 
 
Url de l’article original: http://landdestroyer.blogspot.com/2011/08/greatest-betrayal.html
~ Traduit de l’anglais ar Résistance 71 ~

 

 

 

 

 

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(..) Qui croira celui qui a menti une fois? L’expérience tchétchène des initiateurs de l’ingérence en Libye ne parle pas en faveur de leur objectivité. Hélas, il est tout à fait possible que la paix dans la Libye de demain soit confrontée à la vengeance, au terrorisme et à l’islam radical. Et il serait alors très difficile de parler de victoire pour Sarkozy.(..)

 

 

 

(..) Souvenons-nous de 2003 quand Bush avait annoncé la « Libération de l'Irak », beaucoup d'entre nous savaient qu'il ne s'agissait que du début d'une guerre perpétuelle. C'est triste à dire, mais la Libye est perdue à jamais dans la guerre civile et le chaos, tant que cet Empire perdurera. L'OTAN avec l'aide des éléments d'Al Qaida s'est déjà emparée des réserves d'or libyennes. Les insurgés ont réussi finalement à conduire leur pays à sa descente aux enfers, ceux qui ne savent pas ce que cela représente, n'ont qu'à s'informer sur le quotidien des Irakiens et des Afghans.

Ceci devrait pourtant donner à réfléchir sur ce qui pourrait se passer chez nous dans les mois prochains, voire à l'approche de l'échéance fatidique de 2012, désignée par ce pouvoir Mondialiste,satanique, friand de symbolisme, et qui se met subrepticement en place, pour asservir tous les peuples de la planète.

Les pays Arabo-Musulman résistants, devront tous être conquis par la guerre, c'est le plan d'éradication du « Péril Vert », une phase importante du concept du Conflit de Civilisations cher à ceux qui voient en l'Islam le dernier rempart contre la Mondialisation, et la banque route morale spirituelle et religieuse de tous les peuples de la planète. L'histoire nous apprend que la guerre est prélude à toute sortie de crise immédiate, pour relancer les industries de la mort et du contrôle par la force, la reconstruction, et le maintien cyclique d'un système impérial.

Les nations Européens, Anglo-saxonnes et autres pays alliés ou déjà soumis, auront eux « la chance » de vivre dans des états policiers hautement répressifs, où aucun citoyen n'échappera au contrôle total du système.

Ce plan macabre n'est pas une légende, il ne finit pas d'être affiné tous les jours, la succession et l'accélération des événements que nous vivons aujourd'hui, en sont la preuve matérielle. Que nous faut il de plus pour comprendre qu'il ne nous reste plus beaucoup de temps avant que ça ne soit notre tour? (..)

 

 

 

 

Au même moment, selon les responsables du Pentagone, le nombre de raids par des forces d’opérations spéciales a plus que triplé depuis 2009. Depuis le début de l’année jusqu’au mois d’août, ce que l’armée appelle ses escadrons « chasseurs-tueurs » (« hunter-killer ») ont mené 1879 missions, soit environ 300 par mois, comparativement à seulement 675 en 2009 et 1780 pour toute l’année dernière.
Un porte-parole de l’armée américaine s'est vanté de l'efficacité de ces raids nocturnes à Bloomberg : « Même si l'objectif principal n'est pas de tuer ou capturer lors de ces missions, dans 35 pour cent des cas, le complice le plus proche ou une autre personne directement liée à la cible est tué ou capturé. »
C'est précisément cet aspect des raids de nuit des forces spéciales qui a suscité tant de haine au sein de la population afghane. Maintes fois, ces raids ont conduit à l'assassinat d'hommes, de femmes et d’enfants innocents, tout en soumettant les familles afghanes à l'humiliation en les brutalisant et en les traînant hors de leurs maisons au milieu de la nuit.
(..).
La Maison-Blanche et le Pentagone ont effectivement cessé de prétendre que les États-Unis sont engagés dans la « construction d’une nation » ou qu’ils tentent de gagner les « cœurs et les esprits » du peuple afghan. Plutôt, la stratégie finale de la guerre d’Obama est de saigner à blanc la résistance afghane jusqu’à ce qu’elle se soumette et garantir un accord qui va satisfaire les visées impérialistes qui ont mené à la guerre.
Ces visées n’ont rien à voir avec la guerre contre le terrorisme, mais représentent plutôt des intérêts géostratégiques et les profits des sociétés. Cela veut dire entre autres la construction de bases permanentes en Afghanistan. Des négociations de « partenariat stratégique » sont en cours entre Washington et Karzaï à ce propos. Le but de ces bases serait de défendre le contrôle des États-Unis sur les réserves énergétiques stratégiques du bassin de la mer Caspienne et les pipelines qui les transportent vers l’ouest. Un autre objectif de ces bases serait de menacer la Chine, la Russie et l’Iran.
En plus d’avoir infligé une souffrance terrible aux masses appauvries de l’Afghanistan et du Pakistan, la guerre, qui dure depuis dix ans, a aussi été lancée aux dépens de la classe ouvrière américaine. La grande majorité des milliers de soldats morts et blessés là-bas proviennent de cette couche sociale. Des trillions de dollars ont été versés pour les guerres d’Irak et d’Afghanistan, au même moment où les démocrates et les républicains s'entendent pour dire qu’il n’y a « pas d’argent » pour les emplois et les services sociaux vitaux.
Les protestations publiques contre la guerre ont pratiquement disparu. Le mouvement officiel « antiguerre », dominé par une couche aisée de la classe moyenne, s’est intégré au Parti démocrate et s’est affairé à fournir des alibis pour le militarisme sous Obama.

 

 

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Voir aussi :

 

 

Meyssan et les journalistes indépendants :

 

Libye: Bonne nouvelle, les journalistes indépendants (Meyssan..) sains et saufs

 


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  • Divorcée, père origine bordelaise, mère russe. Licenciée es-lettres modernes, diplômée Ecole de Journalisme. Journaliste-écrivain. Carrière: Presse écrite, radio, TV, et productrice d'émissions. Auteur de plusieurs ouvrages (Hachette etc)
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