Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 05:34

 

 

 

Toute l’Europe sous le poids du « bouclier » USA/OTAN

Ce 25 novembre, le président russe Medvedev a accusé les Etats-Unis d’avoir imposé à leurs alliés le « bouclier  anti-missiles » en Europe, prévenant de nouveau que la Russie prendrait des contre-mesures parmi lesquelles l’installation dans l’enclave de Kaliningrad d’un nouveau système radar et de missiles mobiles Iskander à courte portée (jusqu’à 500Kms), qui peuvent transporter aussi des têtes nucléaires. Est-ce un bluff dans la campagne électorale, en vue des législatives du 4 décembre et des présidentielles du 4 mars ? Sans aucun doute Medvedev et Poutine, qui sont en train de perdre des consensus, haussent-ils le ton pour montrer que sous leur direction la Russie ne courbe pas la tête face à l’extra-puissance USA/OTAN. Mais on ne peut pas réduire la question à une simple manœuvre électorale.

On assiste en Russie à l’accroissement, surtout dans les forces armées, d’un sentiment anti-USA, motivé en particulier par la décision de l’administration Obama de réaliser à n’importe quel prix le « bouclier » en Europe. A Washington on continue de répéter que celui-ci n’est pas dirigé contre la Russie, mais servira à faire face à la menace des missiles iraniens. A Moscou on le considère par contre comme une tentative de prendre un avantage stratégique décisif contre la Russie. Le nouveau plan prévoit, en regard du précédent, un nombre plus grand de missiles déployés encore plus près du territoire russe. En outre, comme ce seront les USA qui le contrôleront, personne ne pourra savoir si ce sont des intercepteurs ou des missiles pour l’attaque nucléaire. Et, avec les nouveaux systèmes aérotransportés et satellitaires, le Pentagone pourra surveiller le territoire russe plus efficacement que ce qu’il n’est en mesure de faire aujourd’hui.

Le contentieux s’est exacerbé ces derniers mois.  En avril, les USA ont opéré « le test le plus réussi du système de défense anti-missile qu’ils déploieront en Europe ». En mai, la Roumanie a consenti à l’installation sur son propre territoire de missiles mobiles étasuniens Sm-3, qui seront déployés aussi en Pologne. En ce point, Moscou a demandé à Washington des « garanties légales » que le système n’est pas dirigé contre la Russie, en proposant un traité Russie/OTAN dans lequel soient spécifié le nombre, les types et les lieux de l’installation des missiles et des radars.  Mais, en juin, le secrétaire général de l’OTAN Rasmussen a rejeté la proposition, sous prétexte que la question peur être résolue par une « plus grande confiance » et non pas avec des « formules légales compliquées qui rendraient difficile le consensus et la ratification entre les 28 pays membres de l’OTAN et la Russie ». Immédiatement après les USA ont envoyé en Mer Noire le croiseur Monterrey, doté d’un système Aegis anti-missiles, et la Russie a protesté. En septembre, la Turquie a annoncé vouloir installer, sur son propre territoire et d’ici la fin de l’année, un des radars du « bouclier » étasunien ; et la Russie a de nouveau demandé des garanties à cet égard. En octobre, les Etats-Unis ont stipulé un accord avec l’Espagne, qui leur permet d’utiliser la base de Rota pour faire stationner en permanence en Méditerranée et dans l’Atlantique orientale des navires de guerre dotés du système Aegis anti-missiles.

En même temps, les USA ont annoncé que des radars anti-missiles seront installés en Europe méridionale (à coup sûr aussi en Italie), pour « protéger tout le territoire de l’OTAN », et que les missiles Sm-3, seront ensuite remplacés par des missiles en mesure d’intercepter non seulement ceux à courte et moyenne portée, mais aussi les missiles balistiques intercontinentaux. L’objectif stratégique est évident : si les Etats-Unis arrivaient un jour à réaliser un « bouclier » anti-missiles fiable, ils seraient en mesure de lancer un first strike contre un pays doté lui aussi d’armes nucléaires, comme la Russie, confiants dans la capacité du « bouclier » de neutraliser les effets de représailles.

Le « bouclier », que la Russie entend opposer avec « des méthodes adéquates et asymétriques », ne servira donc pas à garantir une « Europe plus sûre ». Du tac au tac, il sera utilisé par Washington pour créer de nouvelles tensions, et justifier un renforcement ultérieur de sa présence militaire en Europe. Afin d’attacher toujours plus les pays de l’Europe orientale à la remorque des USA et de maintenir leur leadership sur ceux de l’Europe occidentale.

 

Edition de samedi 26 novembre 2011 de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

par Manlio Dinucci et Tommaso Di Francesco

Le 27 novembre 2011

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27902

 

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 05:33
DOSSIER SYRIE :
Désinformation médiatique et dangers
d'une nouvelle guerre


Le 26 novembre 2011


 SYRIE : Mensonges médiatiques ou le prétexte à une autre «guerre humanitaire»
Manifestations en Syrie: Qui compte les morts?
- par Julie Lévesque - 2011-11-25
Selon de nombreux reportages, un grand nombre de manifestants pacifiques ont été tués par les forces syriennes depuis le début des troubles dans le pays à la mi-mars. Mais d’où viennent les chiffres?
 Chemins de Damas : La Syrie derrière les mensonges médiatiques
Témoignage
- par Marie-Ange Patrizio - 2011-11-25
Non seulement des journalistes et contributeurs divers peuvent entrer officiellement dans ce pays, mais certains de ceux qui se plaignent de la censure de ce régime sont aussi ceux qui refusent cette occasion extraordinaire quand elle leur est offerte : sous prétexte d’indépendance de la presse, ne pouvant pas entrer s’ils sont invités ?( !)
 VIDÉO : En direct de Syrie, le journaliste américain Tarpley Wesbter à Homs
Webster Tarpley, intervient depuis la Syrie
- 2011-11-26
 
 SYRIE : Guerre de l’information, propagande et média-mensonges
La Syrie est plus que jamais le terrain d’un journalisme à géométrie variable
- par Pierre Piccinin - 2011-11-24
 
Les disciples de Goebbels à l’œuvre contre la Syrie
- par Domenico Losurdo - 2011-11-22
 
Le président du comité Valmy à Damas pour sauver la paix en rétablissant la vérité
- par Claude Beaulieu - 2011-11-20
 
Menacer l'Iran et préparer l'invasion de la Syrie
- par Robert Bibeau - 2011-11-17
Pourquoi cette montée en puissance des rumeurs d’attaque contre le réacteur nucléaire iranien ? Pourquoi ces tambours de guerre factices contre l’Iran – repris par les médias de gauche – naïfs ou complices ?
Isolé sur la scène internationale, livré par ses pairs arabes
Sombre avenir pour Bachar al-Assad
- par Djamel Bouatta - 2011-11-17
 
La vérité sur la position occidentale envers la Syrie: affaiblir l’Iran
- par Tony Cartalucci - 2011-11-14
Le “printemps arabe”, financé, soutenu et armé par les Etats-Unis, était loin d’être “spontané” ou “organique”, mais bien plutôt une déstabilisation régionale préméditée pour consolider l’Hégémonie de Wall Street et de la City de Londres à travers le Moyen-Orient...
SYRIE : le reportage de la propagande
- par Mère Agnès-Mariam de la Croix - 2011-10-17


Autres articles d'actualité :

 Pourquoi la Turquie a-t-elle vendu la Syrie ?
- par Leila Mazboudi - 2011-11-26
L'agression de la Syrie par l'Otan pourrait déraper en un conflit de grande ampleur
- par Gilles Munier - 2011-11-26
La Syrie devient la cible d'une intrigue impérialiste après sa suspension par la Ligue arabe
- par Chris Marsden - 2011-11-26
Des membres de l'OTAN prêts à épauler les déserteurs de l’armée syrienne .
- 2011-11-26
SYRIE : A qui profite la désinformation?
- par Ikram Ghioua - 2011-11-25
Syrie -Un navire de guerre américain se déplace vers la côte syrienne, alors que les tensions montent.
- 2011-11-25
La Russie arme la Syrie avec des missiles pour se défendre contre une attaque de l’OTAN
Elle avertit qu’elle ne tolèrera pas que les puissances occidentales franchissent une certaine “ligne rouge”
- par Paul Joseph Watson - 2011-11-25

Pour lire d'autres articles sur la Syrie et le « Printemps arabe » cliquez ici

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27885

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 05:30
Résistance solidaire au Nouvel Ordre Mondial

Crise économique et 3ème guerre mondiale:

le sombre chemin vers le chaos généralisé…

Nous avons traduit ici le dernier article en date du Dr. Paul Craig Roberts.

Son analyse de la situation électorale américaine est non seulement très lucide, mais montre bien à quel point voter ne sert absolument à rien, ni là-bas, ni ici, ni nulle part ailleurs… Il faut en finir et boycotter en masse cette machine à légitimer le consensus du statu quo aristocratique que sont les grandes messes électorales pseudo-démocratiques !

L’analyse de Roberts sur l’Allemagne est très intéressante, un angle certes très différent et auquel nous n’adhérons pas car nous voyons plus l’Allemagne comme partie intégrante du problème oligarchique que comme sa victime; néanmoins l’analyse de Roberts mérite le détour…

– Résistance 71 –

 

 

Les chemins vers la guerre et l’effondrement économique

 

Par Dr. Paul Craig Roberts

 

Le 23 Novembre 2011

 

Url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=27838

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

La veille des vacances de Thanksgiving a apporté trois nouvelles extraordinaires. L’une fut le rapport sur le débat pour la campagne présidentielle républicaine; une autre fut la déclaration du président russe à propos de la réponse de son pays à l’encerclement par Washington  de son pays par des bases de missiles; et la dernière fut l’échec d’une vente de bons du trésor allemands.

Comme les médias presstitués ne nous informeront pas de ce que tout cela veut dire, laissez-moi donc essayer.

A l’exception de Ron Paul, le seul candidat des deux partis qualifié pour être le président des Etats-Unis, le reste des candidats républicains sont même bien pire qu’Obama, un président qui avait le pays derrière lui mais qui vendit le peuple américain à des intérêts spéciaux.

De mémoire d’Américain, aucun président nouvellement élu, ni J F Kennedy, ni Ronald Reagan, n’ont eu une réponse si extraordinaire à leur élection que n’a eu Barack Obama. Un nombre fracassant tous les records de gens ont bravé le froid mordant pour être témoin de son investiture lors de la cérémonie officielle.  Les galeries marchandes étaient remplies sur des kilomètres distants du Capitole par des citoyens qui ne pouvaient pas voir la cérémonie si ce n’est sur des écrans de télévision géants.

Obama avait convaincu l’électorat qu’il mettrait fin aux guerres, qu’il arrêterait le viol de la loi par le gouvernment des Etats-Unis, qu’il mettrait fin au régime illégal de la torture, qu’il fermerait la prison de la torture de Guantanamo et qu’il s’intéresserait aux véritables besoins des Américians plutôt que de remplir les poches du complexe militaro-industriel et de la sécurité avec l’argent des contribuables.

Une fois en place à la Maison Blanche, Obama a renouvelé et étendu les guerres néo-conservatrices de Bush / Cheney.

Il valida les assauts du régime Bush contre la constitution. Il laissa Wall Street gérer la politique économique états-unienne, il absolvait le régime Bush de ses crimes et il assignait au peuple américain le coût financier nécessaire pour préserver les privilèges économiques des mega-riches.

On pourrait penser qu’un tel échec fait président serait facilement battu. Ayant cette opportunité historique, le parti républicain propose à l’électorat la collection de candidats la plus vile et la plus incroyablement stupide jamais vue, à l’exception de Ron Paul qui lui n’a pas le soutien du parti.

Dans le “débat” pour la campagne présidentielle du 22 Novembre, les candidats, à l’exception de Ron Paul, se sont révélés au public comme une clique de va t’en guerre ignorants qui soutiennent l’état policier. Gingrich et Cain ont dit que “les musulmans veulent tous nous tuer” et que “nous serons tous en danger pour le reste de nos vies”.

Bachmann a dit que l’état marionnette des Etats-Unis, le Pakistan, est “plus qu’une menace existentielle”. Bachmann n’a absolument aucune idée de ce qu’est “plus qu’une menace existentielle”.

Quoi qu’il en soit, cela parut lourd, le genre de chose à dire pour un(e) candidat(e) à la présidentielle qui avait déclarée quelque temps auparavant que l’Union Soviétique, qui n’existe plus depuis bien longtemps, était la menace pour les Etats-Unis d’aujourd’hui.

Malheureusement pour les Américains et le monde, l’électorat américain n’a pas l’intelligence ni la clairvoyance nécessaires dans leur cas précis de détresse étant les membres d’un état policier, pour élire Ron Paul, le dernier défenseur de la constitution des Etats-Unis avec l’autre républicain Kucinich. Quoi qu’il en soit, il y aurait un certain bon côté si un des imbéciles républicains étaient élus président de la “seule super-puissance mondiale”: dès que le reste du monde réalisera qu’un idiot fou de guerre a son doigt sur le bouton nucléaire, alors le reste du monde s’organisera pour fermer l’horreur de Washington avant qu’il ne détruise toute vie sur terre.

Tout Américain un peu sensible qui a regardé ou lu à propos du débat pour la campagne présidentielle républicaine, doit se demander ce qu’on devrait remercier à l’approche de ces vacances.

Le gouvernement russe, qui lui préfère utiliser ses ressources pour son économie plutôt que pour son armée, a décidé qu’il a pris trop de risques au nom de la paix. La veille de Thanksgiving, le président russe Dimitri Medvedev a dit dans une adresse télévisée au peuple russe que si Washington continuait avec son plan de bases de missiles encerclant la Russie, alors la Russie répondrait avec de nouveaux missiles nucléaires pour elle-même, qui seront braqués sur les bases américaines et les capitales européennes.

Le président de la Russie a dit que le gouvernement russe a demandé à Washington des garanties légales stipulant que les bases de missiles américaines n’étaient pas une menace pour la Russie, mais que Washington a refusé de donner ces garanties.

La déclaration de Medvedev ne peut manquer de laisser perplexe. Que veut-il dire par “si Washington continue ?” Les bases américaines de missiles et de radars sont déjà en place. La Russie est déjà encerclée. Medvedev vient-il de découvrir ce qui est déjà en place ?

La réponse somme toute lente de la Russie et de la Chine à l’agression de Washington ne peut être comprise que dans le contexte de l’expérience de ces deux pays avec le communisme. La souffrance des Russes et des Chinois sous le communisme fut extrême et le pensée de ces populations envisagea les Etats-Unis comme l’idéal de la vie politique. Cette illusion contrôle toujours la mentalité des penseurs progressistes en Russie et en Chine. Cela pourrait devenir un désastre pour la Russie et la Chine que ces pays aient des citoyens alignés avec les Etats-Unis.

La croyance en la confiance que l’on peut accorder à Washington imprègne même le gouvernment russe, qui apparemment d’après la déclaration de Medvedev, serait rassuré par des “garanties légales” offertes par Washington. Après les mensonges énormes de Washington en ce début de XXIème siècle comme ceux concernant “les armes de destruction massive”, “les connexions Al Qaïda”, “le nucléaire militaire iranien”… Qui pourrait encore porter un quelconque crédit à des “garanties légales offertes par Washington”. La garantie ne signifierait rien du tout. Comment pourrait-elle contrôlée et mise en application ? Une telle garantie ne serait qu’une trahison de plus de Washington dans sa quête de son hégémonie mondiale.

La veille de Thankgiving amena aussi un autre développement extraordinaire: l’échec de la vente des bons du trésor allemands, un évènement sans précédent.

Pourquoi l’Allemagne, seul membre de l’Union Européenne ayant une rectitude financière, n’a t’elle pas été capable de vendre 35% de son offre de bons à 10 ans ? L’Allemagne n’a pas de problèmes de dette et son économie doit, selon les autorités de l’UE et des USA, récupérer la part du lion du package de sauvetage des pays membres de l’UE  qui n’ont pas de rectitude financière.

Je suspecte que la réponse à cette question est que l’échec de la vente de ces bons allemands fut orchestré par les Etats-Unis, par les autorités de l’UE, spécifiquement la BCE et les banques privées afin de punir l’Allemagne d’avoir empêché l’achat de la dette souveraine des pays membres de l’UE par la BCE.

Le gouvernement allemand a essayé de défendre les termes sur lesquels l’Allemagne abandonna le contrôle de sa propre monnaie et rejoignît l’UE.

En insistant sur la légalité des accords, l’Allemagne s’est mise en travers du chemin de la BCE se comportant comme le réserve fédérale américaine qui monnétise la dette des gouvernements membres.

Depuis le départ, l’UE a été une conspiration contre l’Allemagne. Si l’Allemagne reste dans l’UE, l’Allemagne sera détruite. Elle perdra sa souveraineté politique et économique et son économie sera saignée pour l’irresponsabilité fiscale des membres de l’UE.

Si les Grecs ne veulent pas se soumettre a la tyrannie, pourquoi les Allemands devraient-ils le faire ?

 

http://resistance71.wordpress.com/2011/11/24/crise-economique-et-3eme-guerre-mondiale-le-sombre-chemin-vers-le-chaos-generalise/

 

.

 

Opinion, guerre mondiale :

 

La 3ème guerre mondiale commence pendant les jeux olympiques d’hiver 2014.

Publié le13 avril 2011

0

 

 
 
Archives NanoJV. Article publié le 13 avril 2011 et mettant en évidence les divergences de vues et les conflits d’intérêts croissants entre la Russie et une partie du monde occidental.  Les recompositions en cours en Afrique et dans le Caucase apparaissent notamment comme de véritables bombes à retardement.

La Russie n’échappe pas à la montée des superstitions comme en témoigne un long article de La Pravda, consacré aux prédictions des astrologues et chamanes. Le meilleur d’entre eux prévoit le début de la troisième guerre mondiale pendant les jeux d’hiver de 2014, ou quelques jours après. On pourrait évidemment sourire à la narration de l’alliance de la Lune Noire et du Soleil et autres élucubrations,  s’il n’apparaissait en fil rouge dans l’ensemble des articles internationaux du média russe un singulier malaise.


Comme si la Russie redoutait réellement quelque catastrophe imminente.  Qu’il s’agisse du Moyen Orient, de la Mer Noire, ou de l’Afrique, les initiatives occidentales provoquent des grincements de dents. La Libye est ainsi en ligne de mire. Tout à trac, La Pravda annonce  la perte immédiate par Moscou de 4 milliards de dollars de contrats avec Tripoli (pétrole, infrastructures et armement) et bien davantage en cas de victoire de la coalition. Encore plus sinistre, un autre article titre sur le parallèle entre la période actuelle et 1939 avec  en détonateur la crainte d’un scénario libyen (ou géorgien) quelque part dans la zone de la Mer Noire, entraînant une confrontation OTAN -Russie.  Autre mise en garde sybilline un peu  plus loin, à propos de la Syrie cette fois, où  la politique du pire ferait  ici aussi le lit de l’islamisme. S’agissant de la Côte d’Ivoire, le couperet tombe, une tribune de la Pravda évoque ni plus ni moins qu’un « coup d’Etat néo-colonial ». Glacial.


Pour tous les événements en cours, la grille de lecture russe est donc simple et tient en quelques mots : « It is not that the Americans and their European satellites are the bad guys, it’s just that the prosperity of their economies depends on the control of the world’s raw materials resources. In a crisis, they have no other choice ». Littéralement, ce n’est pas que les américains et leurs satellites européens soient de mauvais bougres, mais la prospérité des économies occidentales repose sur le contrôle des matières premières, pas d’autres choix en situation de crise. Propos embarrassants. Fort heureusement les jeux de Sochi sont encore loin (3 ans, une éternité)… Les astrologues russes recommandent toutefois d’ici là de surveiller d’éventuels  troubles en Asie Centrale, et surtout les révolutions africaines. Comme si les nuages d’Abidjan ou de Tripoli pouvaient demain obscurcir le ciel de Moscou.  A suivre.

DB.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

.

http://nanojv.wordpress.com/2011/04/13/pravda-troisieme-guerre-mondiale-0357/


NANOJV Ltd OVERVIEW

NanoJV is a modular organization, based on a sharp multicultural network of experts, specialized in designing international techno-strategies. (Cyber-security, Nanotechnologies, Biotechnologies, ICT, Aeronautics, Future energies, HLS). Since 2006, NanoJV is the organizer of the annual France-Israel CYBER SECURITY FORUM.

 

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 05:26
La Russie arme la Syrie avec des missiles pour se défendre contre une attaque de l’OTAN
3e guerre mondiale, ou nouvelle guerre froide ?
   

Nous savons maintenant ce que ces six navires de guerre russes qui sont apparemment entrés dans les eaux territoriales syriennes transportaient. Au-delà de la démonstration de force afin de décourager les puissances de l’OTAN de lancer une attaque militaire, il y avait à bord de ces navires des techniciens experts russes prêts à aider Damas à déployer un système de défense par missiles sophistiqué que Moscou leur a vendus


La Russie arme la Syrie avec des missiles pour se défendre contre une attaque de l’OTAN

http://resistance71.wordpress.com/2011/11/25/syrie-et-preparation-de-la-3eme-guerre-mondiale-ou-sachemine-ton-vraiment-vers-une-nouvelle-guerre-froide/ http://resistance71.wordpress.com/2011/11/25/syrie-et-preparation-de-la-3eme-guerre-mondiale-ou-sachemine-ton-vraiment-vers-une-nouvelle-guerre-froide/


“Les navires de guerre russes qui ont atteints les eaux syriennes ces derniers jours transportaient entre autre, des conseillers techniques russes qui ont aidé les Syriens à installer tout un réseau de missiles S-300 que Damas avaient reçu ces dernières semaines, dit un article dans le journal de langue anglaise basé à Londres Al Quds-Al Arabi ce Jeudi. Citant des sources en Russie et en Syrie, l’article dit que Moscou voit une attaque occidentale sur la Syrie comme “le dépassement d’une ligne rouge qui ne pourrait être toléré”, rapporte Arutz Sheva.

Les missiles S-300, qui d’après le rapport seront utilisés pour “contrer une attaque possible par l’OTAN ou par les Etats-Unis et l’Union Européenne”, sont des missiles à longue portée sol-air développées en Russie en 1979 dans le but de protéger les bases industrielles et militaires d’une attaque ennemie par voie aérienne ou par missiles de croisière.

Le système est regardé comme étant un des systèmes de défense anti-aérienne les plus puissants au monde ayant la capacité de détecter et de suivre plus de 100 cibles et d’en engager 12 simultanément. La Russie essaya récemment de vendre ce système à l’Iran mais la transaction fut arrêtée à cause de pressions de la part des Etats-Unis et d’Israël.

L’armement de la Syrie avec ces moyens extrêmement efficace de défense anti-aérienne n’est pas de bonne augure dans la perspective de la planification d’une “zone de restriction aérienne” par les puissances occidentales. Des rapports circulant cette semaine ont dit que des avions de combat turcs et d’autres états arabes entreraient bientôt l’espace aérien syrien sous couvert d’une cause “humanitaire” avec l’appui logistique des Etats-Unis.

“Avec les missiles, le rapport dit que la Russie a installé des systèmes de détection radar très avancés dans toutes les installations militaires et industrielles clef de la Syrie. Le système radar couvre également les zones au nord et au sud de la Syrie, où tout mouvement de troupes et d’engins aériens vers la frontière syrienne sera détecté. Les cibles radar incluent également la plupart du territoire d’Israël ainsi que la base militaire turque d’Incirlik qui est utilisée par l’OTAN”, dit le rapport.

Le ministre des affaires étrangères français Alain Juppé a assuré hier les forces d’opposition syrienne que les puissance de l’OTAN planifient une intervention militaire en imposant un “couloir humanitaire ou des zones humanitaires” au nom de la protection des civils des soi-disant abus du régime Al-Assad.

La possibilité de voir des attaques aériennes se déclencher contre la Syrie sous couvert de “cause humanitaire” devient de plus en plus probable considérant le fait que le porte-avion américain George H.W. Bush vient d’être positionné près des côtes syriennes ces derniers jours, après avoir quitté son poste traditionnel juste à l’écart du détroit d’Hormouz.

Les tensions ont subi une autre hausse hier après que l’ambassade des Etats-Unis à Damas ait sommé ses citoyens de quitter la Syrie “immédiatement”, alors que le ministre turc des affaires étrangères a dit à ses concitoyens d’éviter de voyager en Syrie lors de le retour d’Arabie Saoudite.

Comme nous l’avons précédemment noté, attaquer la Syrie ne pourrait être qu’une entrée pour faciliter un assaut sur l’Iran car Téhéran a promis de défendre son allié.

http://www.alterinfo.net/La-Russie-arme-la-Syrie-avec-des-missiles-pour-se-defendre-contre-une-attaque-de-l-OTAN_a67065.html
.
Je suis submergée d'infos, et les journées sont courtes, je vais donc à l'issue de ce post, vous donner les liens de tout ce qui concerne les guerres impériales en préparation. Vous lirez ceux qui vous intéressent
.

 

Rony Brauman face à BHL : l’opération libyenne était-elle
une "guerre juste" ou juste une guerre ?

http://www.lemonde.fr/idees/article...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article122767

 

 

Le groupe des pays de BRICS réitère son rejet de l'ingérence étrangère dans les affaires syriennes

Les pays de BRICS regroupant la Russie, la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud ont réitéré leur rejet de l'ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie ...Lire la suite

 

 

Reçue par le ministre des Waqfs à Tartous, une délégation russe dénonce la falsification médiatique

Recevant une délégation russe regroupant des journalistes, des candidats au Parlement, et nombre de représentants d'organisations populaires, estudiantines et civiles, M. Mohammad Abdel Satar al-Sayyed, ministres des Waqfs...Lire la suite

 

 

La Russie est contre des sanctions et des pressions sur la Syrie

La Russie a réaffirmé son rejet de toute ingérence dans les affaires de la Syrie d'autant que la politique des sanctions contre la Syrie ...Lire la suite

 

 

Miqati: le Liban rejette toute décision d'isoler la Syrie

Le chef du gouvernement libanais, Najib Miqati, a affirmé le rejet de son pays de toute décision de la Ligue arabe stipulant l'isolement de la Syrie ou de n'importe quel pays arabe ...Lire la suite

 

 

Chine-USA, «une guerre sans limite»

Vidéo ici :

Guerres en cours ou en préparation. Chine-USA. La Russie arme la Syrie..

http://www.youtube.com/watch?v=p3XMZt-lQ6k&feature=player_embedded

 

 

 

Russie : Medvedev brandit la menace de feu nucléaire si l'OTAN persévère dans sa politique guerrière
 

La possibilité d'une invasion aérienne imminente (et potentiellement des terres) ciblant la Syrie par le «monde occidental» est-elle le déclencheur d'une 3ème guerre mondiale ? La Russie et la Chine ont fait clairement savoir qu'ils ne resteraient pas les bras croisés en laissant une telle "agression" se réaliser. A présent, c'est au tour de la Russie de riposter. Dans une apparition télévisée à l'échelle nationale du président russe Dmitri Medvedev, il développe pourquoi la Russie considère qu'une incursion active et un acte d'agression potentielle des pays de l'OTAN en Europe de l'Est (et donc les Etats-Unis) représente une menace pour sa nation.


Voici sa stratégie en 5 points :

"1- Je demande au Ministère de la Défense de mettre la station radar anti-missile positionnée à Kaliningrad en alerte de combat

2- La protection des armes nucléaires stratégiques de la Russie sera renforcée par une mesure prioritaire dans le programme des activités militaires de notre espace aérien.
 

3- Les nouveaux missiles balistiques stratégiques embarqués par les forces de la Marine seront équipés de systèmes avancés de pénétration de défense ainsi que de nouvelles ogives très efficaces.
 

4- J'ai demandé aux forces armées de définir des mesures permettant de désactiver les données du système de défense anti-missiles et de systèmes de guidage si nécessaire.

5- Si ces mesures s'avèrent insuffisantes, la Fédération de Russie déploiera des systèmes modernes d'armes offensives à l'Ouest et au Sud du pays afin d'assurer notre capacité à saisir l'ensemble ou une partie du système de défense anti-missiles américain en Europe.
 

Une étape dans ce processus sera de déployer des missiles Iskander dans la région de Kaliningrad. D'autres mesures pour contrer le système de défense anti-missiles européen seront prises et mises en œuvre si nécessaire."
Afin d'activer les sous-titres en français, utilisez la touche "cc" en bas de la vidéo.

De plus, la présence américaine dans les eaux septentrionales constitue une menace pour le potentiel nucléaire russe. Un diplomate a ajouté qu'il s'agissait d'une "tentative de rompre l'équilibre stratégique entre la Russie et les Etats-Unis".

Et Moscou ne manque pas de prévenir
qu'une attaque de l'Iran serait une grave erreur... C'est tout de même curieux, vous ne trouvez pas ?

Plus l'économie américaine se liquéfie, et plus les États-Unis se comportent de manière provocante...

Comme quoi, peu de choses ont changé dans la mentalité du bon vieil empire britannique du 19ème siècle...

Qu'est ce que vous avez prévu pour Noël ? 

Des provisions, de l'iode, un bunker anti-radiation ?
 

http://www.youtube.com/watch?v=eBf0I-rB0m0&feature=player_embedded

 

 

Syrie : Juppé Pour Des « Corridors Humanitaires »….
Pour Les Livraisons D’Armes du Trafiquant Juif BHL
Aux Groupes Terroristes Armés
Le laquais américano sioniste du Quai d’Orsay veut utiliser « l’humanitaire » pour intensifier les livraisons d’armes organisées par BHL via la Compagnie française Corse Air aux groupes armés opposés au gouvernement d’Assad pour intensifier leurs actions terroristes contre les civils les policiers et les militaires syriens et renverser Assad pour satisfaire les intérêts d’Israël.
Jeudi 24 Novembre 2011
Myriam Abraham
.
Juppé et Sarkozy sont-ils conscients d’engager
la France dans un conflit mondial ?

Communiqué de la campagne de Jacques Cheminade


Paris, le 25 novembre 2011 - Après avoir mis la Libye à feu et à sang voici que « l’élite » française qui aurait eu quelques pudeurs il n’y a pas si longtemps à se lancer dans de telles entreprises néocoloniales, s’y livre aujourd’hui avec hypocrisie.

Selon le Canard Enchaîné du 23 novembre, au Quai d’Orsay, c’est sous une grossière feuille de vigne humanitaire qu’on présente la guerre en préparation contre la Syrie : « la Turquie pourrait être la base arrière d’une intervention limitée, prudente et humanitaire de l’Otan, sans action offensive », prétendent des diplomates qui se sont exprimés sous le couvert de l’anonymat.

Et alors que le Canard révèle, à partir de sources informées, que la France participe depuis déjà un certain temps, avec l’Angleterre et la Turquie, à la déstabilisation du régime de Bachar el-Assad, Alain Juppé prétend que c’est pour « alléger les souffrances » de la population syrienne, qu’il a demandé à l’Union européenne d’envisager des « opérations humanitaires », telles que la création des « zones » ou des « corridors » humanitaires à l’intérieur de la Syrie !

La réalité est que, selon le Canard, « au nord du Liban et en Turquie, où se réfugient nombre de déserteurs syriens, des officiers français de la DGSE et britanniques du MI6 ont pour mission de constituer les premiers contingents de l’armée syrienne libre, encore embryonnaires ». Ils n’atteindraient même que le feu vert de l’ONU pour passer à la formation d’une guérilla urbaine. De même source, on note aussi que « les trafics d’armes aux frontières de la Syrie sont tolérés, voire même favorisés par les Français et les Turcs ».

Tout en jurant sur leurs grands dieux qu’une intervention militaire en Syrie n’est pas à l’ordre du jour, selon des sources concordantes, la France, la Grande Bretagne et la Turquie préparent, avec les Etats-Unis, la création d’une zone d’exclusion à l’intérieur de la Syrie où seraient regroupés tous les opposants, l’établissement d’une zone d’interdiction de vols comme en Libye, ainsi qu’une éventuelle fermeture des frontières entre la Syrie et la Turquie afin d’appliquer un embargo. Seul obstacle au lancement de ce énième scénario de guerre, l’opposition résolue de la Russie, liée à la Syrie par un traité militaire, et de la Chine, toutes deux déterminées à opposer leur véto au sein du Conseil de sécurité à toute opération militaire contre la Syrie.

Les conséquences d’une telle guerre seraient bien pires qu’un simple conflit régional. Les bruits de bottes contre la Syrie, allant de pair avec l’annonce de frappes imminentes contre les installations nucléaires iraniennes, font partie, comme l’ont bien comprises la Russie et la Chine, d’un scénario pour une troisième guerre mondiale, à partir de cette nouvelle « poudrière des Balkans » que constitue la région allant du Proche-Orient à l’Asie centrale.

De plus, Russie et Chine savent que c’est elles qui sont visées par cette nouvelle offensive guerrière. Évoquant l’émergence de centres puissants de croissance en Asie, tels que la Chine et l’Inde, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré en Moldavie le 22 novembre, « qu’il se peut que cette tendance paraisse négative aux Occidentaux, qui s’affaiblissent financièrement, et il n’est pas non plus à exclure que les événements en cours au Proche-Orient témoignent de la volonté de compenser par des aventures et des provocations la perte d’influence dans l’économie et les finances mondiales ». L’éditorialiste William Pfaff de l’International Herald Tribune ne dit pas autre chose le 23 novembre, lorsqu’il avertit que la nouvelle Pax americana annoncée par Barack Obama lors de sa récente tournée en Asie et dont l’objectif est la Chine est le « genre de choses qui provoquent des guerres mondiales ».

C’est pourquoi, nous exigeons l’arrêt immédiat de toutes les opérations militaires contre la Syrie et l’Iran, et la convocation immédiate d’une conférence régionale avec participation de la France, la Russie, la Chine et les Etats Unis, destinée à établir les conditions d’une paix par le développement mutuel dans toute cette région. Que Nicolas Sarkozy et Barack Obama doivent avoir quitté le pouvoir pour que cela puisse avoir lieu, paraît une question tout à fait préalable. Plutôt que de chercher des boucs émissaires extérieurs, la France doit renouer avec son audace gaulliste : exiger une remise à plat du système financier occidental actuel, basé à la City de Londres et à Wall Street, qui la conduit à sa perte et rétablir un ordre de croissance physique tiré par un vecteur scientifique et technologique qui doit fonder la coopération entre les peuples.

http://www.cheminade2012.fr/Juppe-et-Sarkozy-sont-ils-conscients-d-engager-la-France-dans-un-conflit_00411

 

 

.

Le Canard enchaîné: des agents français actuellement
au Liban et en Turquie pour former les déserteurs syriens

Des officiers du Renseignement français ont été envoyés au Nord du Liban et en Turquie avec pour mission de constituer les premiers contingents de l'Armée syrienne libre grâce aux déserteurs ayant fui la Syrie, affirme le Canard enchaîné.

Selon l'hebdomadaire, plusieurs membres du Service action de la DGSE et le Commandement des opérations spéciales (COS) sont déjà prêts en Turquie, s'ils en reçoivent l'ordre, à former ces déserteurs à la guérilla urbaine".

"Une guerre anti-Bachar par intermédiaire ?" se questionne le Canard. "Il ne s'agit pas de recommencer ce qui s'est passé en Libye, confirme un officier de haut rang à la Direction du renseignement militaire, ajoutant "mais ce sont les Français et les Britanniques qui ont pris les premiers contacts avec les rebelles".

Et le Canard de poursuivre: "C'est une intervention limitée préparée par l'Otan qui est en projet. Aide à la rébellion civile et militaire, présentation d'une résolution à l'Assemblée générale de l'Onu, trafics d'armes aux frontières de la Syrie, contacts nécessaires avec Washington via l'Otan… autant de sujets en discussion entre Paris, Londres et Ankara".

 

http://fr.moqawama.org/essaydetails.php?eid=4487&cid=280

.

 

Lire aussi :

http://resistance71.wordpress.com/2011/11/24/crise-economique-et-3eme-guerre-mondiale-le-sombre-chemin-vers-le-chaos-generalise/


http://www.dailymotion.com/video/xmk1vf_thierry-meyssan-sur-la-situation-en-syrie-et-en-egypte_news?start=22#from=embediframe

 

 

.

Louis Denghien : Condamnation de la Syrie : un succès euro-américain sans doute sans lendemain. 

Domenico Losurdo : Les disciples de Goebbels à l’œuvre contre la Syrie.

1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion 

1-1 Fisk : La Syrie glisse vers la guerre confessionnelle.

1-2 Bill Van Auken : Les Etats-Unis planifient un renforcement militaire dans le Golfe persique pour compenser le retrait de l’Irak.  

1-3 Akil Cheikh Hussein : Les menaces contre l'Iran et la Syrie...

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Jacques Borde : Syrie – Après Tripoli, Damas.

2-2 Pierre Khalaf : Syrie et Liban dans la tourmente des alliances contre nature.  

2-3 Seyed Abdollah Hoseini : Occident/Libye : la récompense néocolonialiste. 

2-4 Communiqué Amal-Hezbollah: Le Liban restera aux côtés de l’Iran et de la Syrie

 

 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/ 

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

et concernant les révoltes en cours,

 

et aussi : 

 

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 13:29

Les disciples de Goebbels à l’œuvre contre la Syrie (+ tous les liens à lire)

http://www.atlasgeo.net/flags/animations/Syrie.gif

http://www.atlasgeo.net/flags/animations/Syrie.gif

 

Les disciples de Goebbels à l’œuvre contre la Syrie

par Domenico Losurdo

Le 22 novembre 2011
Le blog de Domenico Losurdo

Quelle est la nature du conflit qui investit la Syrie depuis quelques mois ? Je voudrais avec cet article inviter tous ceux qui ont à cœur la cause de la paix et de la démocratie dans les rapports internationaux à se poser quelques questions élémentaires, auxquelles, de mon côté, j’essaierai de répondre en laissant la parole à des organes de presse et journalistes qu’on ne peut suspecter de complicité avec les dirigeants de Damas.

 

1. Il convient en premier lieu de se demander quelle était la condition du pays moyen-oriental avant l’arrivée au pouvoir, en 1970, des Assad (père puis fils) et du régime actuel. Eh bien avant cette date, « la république syrienne était un Etat faible et instable, une arène pour les rivalités régionales et internationales » ; les événements des derniers mois signifient le retour à la « situation précédant 1970 ». En ces termes s’exprime Itamar Rabinovitch, ancien ambassadeur d’Israël à Washington, dans The International Herald Tribune du 19-20 novembre 2011. Nous pouvons tirer une première conclusion : la révolte appuyée en premier lieu par les USA et l’Union européenne risque de ramener la Syrie dans une condition semi-coloniale.

 

2. Les condamnations et les sanctions de l’Occident et son aspiration au changement de régime en Syrie sont-elles inspirées par l’indignation pour la « brutale répression » de manifestations pacifiques dont le pouvoir  se serait rendu responsable? En réalité, en 2005 déjà, « George W. Bush désirait renverser Bachar al Assad, alors premier ministre »[1]. C’est ce que rapporte encore l’ex-ambassadeur israélien à Washington, lequel ajoute que la politique de regime change en Syrie est maintenant celle que poursuit aussi le gouvernement de Tel Aviv : il convient d’en finir avec un groupe dirigeant qui appuie depuis Damas « le Hezbollah au Liban et le Hamas en Syrie » et qui a des liens étroits avec Téhéran. Oui, « profondément préoccupé par la menace iranienne, Israël pense qu’enlever la brique syrienne du mur iranien pourrait déboucher sur une nouvelle phase de la politique régionale. Il est clair que soit le Hezbollah soit le Hamas avancent à présent avec davantage de prudence ». Donc, la cible de la révolte et des manœuvres qui lui sont connexes n’est pas seulement la Syrie, mais aussi la Palestine, le Liban et l’Iran : il s’agit d’asséner un coup décisif à la cause du peuple palestinien et de consolider la domination néo-coloniale d’Israël et de l’Occident dans une aire d’importance géopolitique et géo-économique décisive.

 

3. Comment poursuivre cet objectif ? Guido Olimpio nous l’explique dans le Corriere della Sera du 29 octobre : à Antakya (Antioche), dans une région turque frontalière de la Syrie, est déjà à l’œuvre « l’Armée syrienne libre, une organisation qui mène la lutte armée contre le régime d’Assad ». C’est une armée qui a l’usufruit des armes et de l’assistance militaire de la Turquie. De plus -ajoute Olimpio- (dans le Corriere della Sera du 13 novembre) Ankara « a exercé des menaces contre la création d’une zone tampon de trente kilomètres en terre syrienne ». Donc, le gouvernement de Damas non seulement doit faire face à une révolte armée, mais une révolte armée appuyée par un pays qui dispose d’un dispositif militaire de première importance, qui est membre de l'OTAN et qui menace d’envahir la Syrie. Quelles qu’aient été les erreurs et les fautes de ses dirigeants, ce petit pays est à présent l’objet d’une agression militaire. Depuis des années en forte croissance économique, la Turquie depuis quelques temps montrait des signes d’impatience à l’égard de la domination exercée au Moyen-Orient par Israël et les USA. Obama répond à cette impatience en poussant les dirigeants d’Ankara à un sous-impérialisme néo-ottoman, contrôlé évidemment par Washington.

 

4. Comme il résulte des analyses et témoignages que j’ai rapportés, la Syrie est contrainte à lutter dans des conditions assez difficiles pour garder son indépendance, elle doit dores et déjà affronter une formidable puissance économique, politique et militaire. De plus, l’OTAN menace, directement ou indirectement, les dirigeants de Damas de leur infliger le lynchage et l’assassinat qui ont scellé la mort de Kadhafi. L’infamie de l’agression devrait être claire pour tous ceux qui sont disposés à accomplir un ne serait-ce que modeste effort intellectuel. Si ce n’est que, se prévalant de sa terrible puissance de feu multimédiatique et des nouvelles technologies de manipulations rendues possibles par Internet, l’Occident présente la crise syrienne en cours comme l’exercice d’une violence brutale et gratuite contre les manifestants pacifiques et non-violents. Il ne fait aucun doute que Goebbels, le maléfique et brillant ministre du Troisième Reich, a fait école ; il convient même de reconnaître que ses disciples à Washington et Bruxelles ont même à présent dépassé leur maître jamais oublié.

 

Publié lundi 21 novembre 2011 sur le blog de l’auteur

http://domenicolosurdo.blogspot.com/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


[1] Erreur dans la déclaration de l’ambassadeur israélien : Bachar al Assad n’a jamais été premier ministre, mais directement président de la République, à la mort de son père. NdT.


 

.
.
Exemple de désinformation,
sur le faux journal de gauche, le Nouvelobs,
et mon commentaire :

Alors que l'ONU vient de condamner la répression en Syrie, plusieurs dizaines de personnes ont trouvé la mort mardi lors de perquisitions.

Au cours de la seule journée de mardi, la répression menée par les forces du régime contre la contestation en Syrie a fait au moins 33 morts, selon un dernier bilan fourni par les militants eux-mêmes mercredi 23 novembre. Parmi les victimes figurent six enfants et adolescents.

Bonjour

Le Nouvelobs (faux journal de gauche) organe au service du Nouvel Ordre Mondial anglo-saxon, ultra-libéral et va-t-en guerres, fait l'apologie de la Pensée unique. Il oublie donc de dire que les morts sont le fait des agents de l'Etranger, quelques opposants au régime syrien certes mais surtout islamistes sunnites, et davantage encore, agents de la CIA déstabilisateurs au service des anglo-saxons et d'Israël (la France a d'ailleurs reconnu que ses Services secrets finançaient la rébellion). L'Armée syrienne doit aussi protéger son pays attaqué de l'extérieur, réprimer les agitateurs payés par l'Etranger (pour prendre le pouvoir et... l'offrir à l'Occident qui en a besoin avant d'attaquer l'Iran puis la Russie et la Chine !). Ne cédons pas à la propagande de la Presse Officielle, de Droite comme de Gôche. Ouvrons les yeux sur la réalité ! 

eva journaliste d'investigation, attachée à la vérité

http://sos-crise.over-blog.com

Je cite souvent ce site Les MOTSONTUNSENS (sur mes blogs au TOP) je déplore juste quelques erreurs d'interprétation.
La vraie info est là :

Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part 

L'ancien vice-président réclame une intervention militaire internationale.

La Syrie est en danger… Des drones américains déployés en Turquie. 

Les grandes manœuvres pour renverser le président Assad.

La Guerre Humanitaire de la NED et de la FIDH en Syrie.

Scénarios de guerre contre la Syrie ??.  

Paroles & action du président.

 Bachar al-Assad se dit prêt à combattre et à mourir s’il devait affronter des forces étrangères. 

Assad dit qu'il ne "s'inclinera pas" et s'en prend à la Ligue arabe.

Résistance

Analyse  

Delphine Jaen : La Russie va-t-elle lâcher Bachar el-Assad ?  

1 Lutte pour la libération du territoire

a) Politique Syrienne  

Sur le terrain 

La Syrie a rempli la plupart des conditions du plan de la Ligue arabe  

Des Canons ... pas du beurre

Les grandes manœuvres

Des bases pour entrainement de mercenaires contre la Syrie...  

b)  Politique des USA

Des Canons ... pas du beurre

Pierre Khalaf : Bruit de bottes en Turquie et subversion des pro-américains au Liban et en Syrie.

c) Pays Arabes & voisins

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

2-1 Vidéo : Le chef des rebelles syriens avoue être financé par la CIA .

2-2 Vidéo : comite-valmy :  Alerte Syrie

2-3 Vidéo : rencontre Sarkozy-Bechara Raï,

2-4 Gilles Munier, répond à Barbier de L’Express.

3 Brèves

3-1 Le chercheur russe Youri Zinine : «La décision de la Ligue arabe sur la Syrie sert les objectifs des forces extrémistes.»

3-2 Moscou freine pour l’explosion du Proche-Orient.

4 Dossier

4-1 Des navires russes en direction de la Syrie ?  

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

5-1 Louis Denghien : Un regard anglo-saxon, autorisé et honnête sur le drame syrien.

5-2 T. Slimani : Al-Mouallem : « Le projet du protocole de la ligue comprend des clauses qui violent la souveraineté nationale ».

5-3 Ahmad Badreddine Hassoune - Mufti de Syrie  - : « L’opposition a tenté de me séduire ».  

5-4 Comite-valmy : SAUVER LA PAIX EN RÉTABLISSANT LA VÉRITÉ

 

 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 13:27
La Turquie a des visées sur la Syrie : une nouvelle guerre se prépare

Attention, formidable article ! (eva)

Pour la première fois sans doute dans l’histoire de la république turque, un gouvernement turc a adopté une politique de confrontation ouverte avec un autre pays qui ne l’avait en rien provoqué.

Jeremy Salt - Palestine Chronicle
.
La Turquie a des visées sur la Syrie : une nouvelle guerre se prépare

Les citoyens de ce pays, la Syrie, sont sidérés. La Turquie a passé des années a réparer ses relations avec ses voisins en se prévalant d’une force douce mais profonde avec un objectif de "zéro problème". A tous les niveaux cette politique a été un succès. Il y a quelques mois, cependant, sous l’impact du soi disant "printemps arabe", cette politique a été virtuellement abandonnée en l’espace d’une nuit. Elle a fait place à des menaces, une agressivité belliqueuse et le soutien d’un groupe armé qui cherche à renverser un gouvernement avec qui la Turquie avait des relations amicales jusqu’à il y a encore très peu de temps.

Le premier ministre turc et son ministre des affaires étrangères ont appelé le gouvernement syrien à "cesser la violence", mais ils n’ont pas parlé de la violence dont le gouvernement syrien n’est pas responsable. Des gangs armés — dont certains sont apparemment salafistes et d’autres qui créent le chaos pour de l’argent— attaquent des soldats, des policiers et des civils depuis le début des manifestations.

Le gouvernement peut retirer tous ses tanks de la rue, cela n’arrêtera pas la violence de ces gangs (auxquels s’ajoutent maintenant les "transfuges de l’armée") et cela peut même être considéré au contraire comme un signe de faiblesse et encourager la violence. Sur les 3500 Syriens qui auraient été tués au cours de sept derniers mois, un grand nombre, dont de nombreux civils et plus de 1100 soldats, ont été tués par ces gangs. La violence a complètement sapé le mouvement réformiste pacifique et, ajouté à la récente attaque contre la Libye, cela a fait prendre conscience aux Syriens de ce qui leur arriverait si les Etats-Unis et leurs alliés mettaient un pied dans la porte.

Bashar al Assad est indéniablement populaire après d’une grande partie du peuple et depuis les décisions hostiles prises par la Ligue Arabe sous l’influence du Qatar, les Syriens resserrent encore plus les rangs derrière leur président. Ils sont confrontés au spectre d’une intervention armée dans leur pays et d’une dévastation qui éclipserait ce que la Libye vient de subir au nom de la "responsabilité de protéger".

Les Syriens sont très conscients de la brutalité du Mukhabarat (services de renseignement) et de la corruption qui règne dans les hautes sphères du gouvernement. On peut dire sans craindre de se tromper que la plupart d’entre eux souhaitent des réformes. La question est comment les obtenir et à quel prix. Il y a beaucoup de monde qui manifeste mais rien ne prouve que la majorité des gens (et cela inclut la plus grande partie de l’opposition intérieure) désire autre chose que des réformes politiques. Ils sont fortement opposés à une intervention étrangère et ils n’apprécient pas l’ingérence agressive de la Turquie dans leurs affaires intérieures.

Autrefois la Syrie a donné asile à Abdullah Ocalan. La Turquie a menacé d’attaquer le pays s’il ne se débarrassait pas de lui. Cela fait des décennies que la Turquie doit supporter des attaques du PKK contre ses soldats en provenance de l’autre côté de la frontière, et pourtant son gouvernement soutient maintenant un homme, Riad al Assad, dont "l’armée syrienne libre" fait exactement la même chose. de plus, en s’attaquant à la Syrie, la Turquie s’est mis en porte à faux avec l’allié de la Syrie, l’Iran, dont il a besoin pour l’aider contre le PKK. Cela serait certainement mal avisé de faire confiance aux Etats-Unis qui jouent avec la question kurde depuis des lustres.

La violence dirigée contre les soldats et les civils n’est pas "nouvelle", au contraire, cela fait des mois qu’elle dure. Les stocks d’armes trouvés dans une mosquée de Dar’a, où les manifestations ont commencé quand des enfants ont été arrêtés pour avoir dessiné des graffitis anti-gouvernementaux sur un mur, laissent penser que des groupes syriens étaient prêts et attendaient. De grandes quantités d’armes — fusils à pompe, mitraillettes israéliennes et lance-roquettes— sont amenées en contrebande en Syrie ainsi que de l’argent en différentes devises et des systèmes de communication sophistiqués.

Il est prouvé que des hommes ont mis des uniformes de l’armée pour que l’armée soit accusée de tuer les manifestants. Des hommes arrêtés ont avoué avoir tiré sur les manifestants pour la même raison. Il y a bien sûr deux versions des faits qui s’opposent ici —la version d’Al Jazeera pour qui la violence était le fait d’un seul camp jusqu’à ce que des "transfuges" de l’armée se mettent à répondre aux tirs et la version du gouvernement syrien qui affirme que les gangs armés engendraient le chaos dans le pays bien avant que les "transfuges" ne se joignent à eux.

Comme pour toutes les versions, aucune n’est sans doute tout à fait vraie ou fausse, mais il y a beaucoup de preuves, même si elles sont passées sous silence, qui semblent corroborer ce qu’affirme le gouvernement syrien. Une grande partie des accusations formulées contre le gouvernement syrien viennent de groupes exilés comme l’Observatoire syrien des droits humains. Et Al Jazeera les reprend souvent sans les vérifier. Ghassan bin Jiddu, le responsable du bureau de Beyrouth, a trouvé le parti pris de la chaîne dans sa couverture de la Libye et de la Syrie si scandaleux qu’il a démissionné.

Ce qui arrive en Syrie porte la marque d’un plan concerté orchestré par les Etats-Unis et leurs alliés du golfe. Les réformes ne sont pas l’objectif parce qu’elles risqueraient de maintenir la parti Ba’ath au pouvoir. L’objectif est de renverser le gouvernement pour supprimer un obstacle de longue date aux politiques étasuniennes et israéliennes. Par ailleurs les Saoudiens aimeraient voir le pouvoir des Alawites —Shiites hétérodoxes— brisé à tout jamais.

Si l’on en juge par son passé, les Etats-Unis ne devraient pas manquer une occasion pareille. Ils se sont ingérés dans la politique syrienne depuis que la CIA a contribué à porter au pouvoir Husni al Zaim lors du premier des trois coups d’état de 1949. Le Département d’Etat a mis la Syrie sur la liste des états qui "sponsorisent le terrorisme" en 1979. Dans les années 1980, les Etats-Unis et Israël ont cherché des crosses à la Syrie au Liban mais Hafiz al Assad s’est montré plus malin qu’eux. En 2005 les Etats-Unis et les Libanais qui travaillaient pour eux ont accusé la Syrie d’avoir assassiné Rafiq Hariri. Ils se sont servi de l’assassinat pour forcer la Syrie à sortir ses troupes du Liban mais leurs accusations se sont révélées sans fondement quand l’année suivante les quatre généraux arrêtés ont été relâchés par manque de preuve.

La lutte contre la Syrie englobait aussi le Hizbollah. En 2000 le Hizbollah avait réussi a forcer Israël à mettre fin à sa longue occupation du sud du Liban. Israël attendait sa revanche et en 2006 — avec le soutien des Etats-Unis— il a lancé une attaque dévastatrice contre le Liban dans l’intention de détruire le Hizbollah. Il a subi un revers très humiliant. Même avec la couverture de l’armée de l’air ses soldats n’ont pas réussi à garder le contrôle des villages situés à quelques kilomètres de la ligne d’armistice. La chute du gouvernement de Saad Hariri en janvier a souligné la puissance du Hizbollah et sa capacité à déjouer les manoeuvres de ses ennemis. Peu après, le soulèvement au Barhein semble avoir convaincu les Saoudiens qu’il faillait faire quelque chose contre le Shiisme renaissant. L’objectif final demeure évidemment l’Iran.

Dans cette lutte contre le régime syrien, les Etats-Unis ont utilisé toutes les armes dont ils disposaient. En 2003, le Congrès étasunien a passé le Syria Accountability and Lebanese Sovereignty Act—SALSA- (l’acte de la responsabilité de la Syrie et de la souveraineté du Liban) en 2003, qui interdisait aux compagnies américaines de faire du commerce avec la Syrie et en Syrie. Le lobby israélien portait largement la responsabilité du vote de cet acte au Congrès.

Par l’intermédiaire du State Department’s Middle East Partnership Initiative -MEPI- (Initiative de partenariat du Département d’Etat avec le Moyen Orient) les Etats-Unis avaient financé les exilés et les mouvements syriens et avaient aussi fait entrer de l’argent en Syrie grâce à des organisations à eux. On ne peut pas s’attendre à trouver des empreintes et encore moins un "fusil fumant" mais selon des sources dignes de confiance, l’ancien ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, le prince Bandar bin Sultan, et l’ancien ambassadeur étasunien au Liban actuellement secrétaire-adjoint d’Etat aux affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman, avaient commencé à travailler sur un projet de déstabilisation de la Syrie déjà en 2008. Le complot avait plusieurs niveaux, impliquait beaucoup de monde et disposait d’un budget de 2 milliards de dollars.

Pris par surprise par la vague de révolutions populaires qui a submergé la région, les Etats-Unis et leurs alliés ont vite repris pied et ont fait de leur mieux pour tourner le "printemps arabe" à leur avantage. Il a fallu abandonner Ben Ali et Moubarak, mais dès que le soulèvement a commencé à Benghazi, ils sont intervenus rapidement. Sur la base des mensonges dont on avait abreuvé le Conseil des droits humains de l’ONU, le Conseil de sécurité a voté "une zone d’exclusion aérienne" qui est vite devenue le prétexte d’un assaut aérien généralisé contre la Libye pour renverser Kadhafi.

Le Qatar a joué son rôle, au même titre que les Etats-Unis, l’Angleterre et la France, en fournissant des centaines de soldats et le soutien de la propagande de sa chaîne satellite. Il n’y a pas eu de révolution populaire en Libye. Seule un infime minorité de Libyens souhaitaient une intervention étrangère. Kadhafi bénéficiait d’un large soutien populaire, n’en déplaise au reste du monde, mais, sept mois plus tard, les Etats-Unis et leurs alliés avaient ce qu’ils voulaient. Le centre de Syrte est en ruines, et des dizaines de milliers de Libyens ont été tués sous prétexte de les protéger. Le pays le plus développé d’Afrique a été réduit à néant non pas par son propre peuple mais par l’intervention de puissances étrangères. Elles ont maintenant les mains libres pour s’occuper de la Syrie.

En plus de leur soutien financier et autre aux exilés syriens, et en plus du soutien et de la couverture qu’ils assurent à l’opposition à l’intérieur de la Syrie, les Etats-Unis se sont employés ouvertement à aggraver la situation en Syrie par tous les moyens possibles. Leur ambassadeur est allé à Hama avant les prières du vendredi en prévenant à l’avance qu’il serait là. Quand le gouvernement syrien a proposé d’amnistier ceux qui rendaient les armes, s’ils n’avaient pas commis de grave délit, les Etats-Unis ont conseillé aux Syriens de ne pas rendre leurs armes.

Derrière l’écran du "printemps arabe" les Etats-Unis semblent s’être embarqués dans un grand nettoyage de printemps. L’Irak a été mise hors de combat en 2003 et maintenant s’en est fait de la Libye, mais il reste trois obstacles sur la route —le Hizbollah, la Syrie et l’Iran— dont il faut se débarrasser. Pour régler la question, en plus de la guerre économique, de la subversion et d’une éventuelle attaque militaire, il y a la stratégie du "dialogue" avec les Musulmans sunnites hostiles à la fois à l’Iran et à l’Islam shiite. Au sommet de la liste se trouvent les Frères Musulmans qui sont sur le point de prendre le pouvoir en Egypte. L’idéologie du Parti pour la Justice et le développement en Turquie est une version libérale des positions politiques des Frères Musulmans sous la forme qu’elles prendront nécessairement en Egypte.

Le lien qui relie les deux est l’Arabie Saoudite qui investit énormément en Turquie et qui sera le principal pilier financier des Frères si (et plus exactement quand) ils arrivent au gouvernement en Egypte. Selon l’Agence France Presse, une source sûre, l’été dernier, le premier ministre turc aurait dit à Bashar al Assad que s’il laissait entrer les Frères Musulmans au gouvernement il l’aiderait à contrôler l’opposition. Comme les Frères Musulmans sont interdits en Syrie, cela revient, à peu de choses près, à dire au premier ministre turc qui s’il intégrait le PKK dans son gouvernement, on l’aiderait à contrôler les Kurdes. Evidemment Bashar aurait répondu non. La manière dont le premier ministre turc attaque maintenant le président syrien —en disant qu’il se nourrit du sang de son propre peuple et des choses de ce genre— laisse penser qu’il a vécu ce refus comme une offense personnelle.

Certaines voix parmi les plus extrémistes du monde musulman appellent maintenant au renversement du gouvernement séculaire "hérétique" de Damas. Une d’entre elles est celle du véhément Yusuf Qaradawi qui vit au Qatar. Al Jazeera, qui appartient au gouvernement du Qatar joue son rôle en répandant de la propagande dans le monde comme il l’a fait pendant l’attaque contre la Libye (un critique arabe l’a qualifié de "voix de l’OTAN").

Maintenant la Ligue Arabe, un organisme inutile entre tous, lance des ultimatums auxquels le gouvernement syrien est dans l’incapacité de se plier. Il ne peut pas mettre fin à la violence parce qu’elle n’est pas entièrement de son fait mais le script a été écrit et il faut le lire. La Ligue Arabe met simplement un visage arabe sur des plans occidentaux. L’ingérence de cette organisation arabe qui n’a jamais rien fait pour la Palestine ni aucune autre cause arabe a mis le peuple syrien en colère. Petit à petit la crise est délibérément aggravée dans l’intention d’acculer la Syrie et de préparer la scène pour une intervention armée. Si les Etats-Unis ne parviennent pas à obtenir du Conseil de Sécurité de l’ONU les résolutions qu’ils veulent, à cause du veto russe et chinois, la Turquie sera amenée à jouer le rôle central dans ce processus.

Comme tous les petits pays, la Libye n’avait pas les moyens de se défendre contre les attaques aériennes conjuguées de l’Angleterre, la France et les Etats-Unis. Mais la Syrie n’est pas la Libye. Elle a une bien plus grande armée et elle ripostera à une attaque militaire. Elle a dû se battre pour sa survie contre les Français, les Américains et les Israéliens, et il ne faut donc pas se faire d’illusions sur la manière dont elle réagira à toute tentative de traverser ses frontières et d’instaurer une "zone tampon". Aucun pays n’a le droit d’empiéter sur le territoire d’une autre pays et une telle entreprise provoquerait probablement une guerre. On ne sait pas où ni quand, ni comment une telle guerre se déroulerait ni qui y participerait en fin de compte. L’Iran a un traitée défense avec la Syrie et donc il faut s’attendre à ce qu’elle s’y implique. Le Hizbollah a déjà menacé de riposter en attaquant Israël.

Un conflit entre la Turquie et la Syrie ouvrirait la porte à une intervention de l’OTAN. Pour empêcher l’encerclement du Moyen Orient et l’invasion de l’Asie Centrale et du Caucase par l’armée étasunienne, la Russie et la Chine pourraient décider de tirer un trait dans le sable. Il faut prendre au sérieux l’avertissement de Bashar comme quoi ce serait une grave erreur attaquer la Syrie. Les Etats-Unis et leurs alliés ont semé la destruction dans deux pays arabes dans les huit dernières années et maintenant ils en ont un troisième en ligne de mire. Il ne s’agit pas seulement ici du Moyen Orient ou de la région mais de l’équilibre du pouvoir dans le monde. On doit se demander si les dirigeants de la Turquie se rendent vraiment compte de ce qui est en jeu.

Dans une courte liste des acteurs qui croient pouvoir tirer profit d’une guerre figurent les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et ses alliés du Golfe, Israël (bien que les avis y divergent), les frères Musulmans et des groupes Salafistes du Moyen Orient dont le but est d’instaurer des états islamiques. A Washington le même groupe de gens discrédités —les néo-conservateurs— qui ont fait campagne en faveur de la guerre en Irak et qui veulent maintenant faire la guerre à l’Iran sont enchantés de ce qui se passe à la frontière turco-syrienne. Ils ne voient sans doute pas beaucoup plus loin que le bout de leurs nez, mais leurs projets de guerre contre la Syrie et l’Iran remontent à loin.

La destruction du gouvernement syrien et des alliances stratégiques entre l’Iran, la Syrie et le Hizbollah serait une victoire stratégique d’une valeur incomparable pour les Etats-Unis et leurs alliés arabes. La plupart de ces gouvernements n’accordent pas à leurs ressortissants les libertés qu’ils revendiquent pour le peuple syrien. En Arabie Saoudite les femmes n’ont pas le droit de conduire. Au Qatar elles le peuvent mais le Qatar n’a pas de constitution, pas de parlement, pas de syndicats et a un système de travail "sponsorisé" (le qafil, qui est le nom qu’on donnait au joug de bois que l’on mettait aux cous des Africains pour les emmener en esclavage) qui permet aux employeurs d’empêcher les travailleurs d’entrer et de sortir du pays.

En tant que négociateur et facilitateur entre le gouvernement syrien et l’opposition internationale, la Turquie a un rôle à jouer mais provoquer la Syrie à la frontière, faire la leçon à Bashar al Assad comme s’il était un gouverneur de province réfractaire de l’époque ottomane et soutenir ceux qui tuent des citoyens syriens n’est pas la bonne méthode.

* Jeremy Salt enseigne l’histoire du Moyen Orient moderne dans le département de science politique de Bilkent University, Ankara. Auparavant il a enseigné à Bogazici (Bosporus) University à Istambul et à l’Université de Melbourne. Il a publié divers ouvrages dont The Unmaking of the Middle East : A History of Western Disorder in Arab Lands (University of California Press, 2008).
 

The Palestine Chronicle - Pour consulter l’original :
http://www.palestinechronicle.com/v...
Traduction : Dominique Muselet
http://www.alterinfo.net/La-Turquie-a-des-visees-sur-la-Syrie-une-nouvelle-guerre-se-prepare_a66875.html


Partager cet article
Repost0
25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 13:25
Adieu BNP… les rats quitteraient-ils le navire avant une guerre impliquant Israël ?

 

L’annonce a fait l’effet d’une bombe dans les milieux bancaires en Israël, surtout pour ceux qui n’étaient pas familiers de la situation de BNP Paribas. La presse économique (The Marker et Globes) a publié une annonce sur la fermeture de BNP Paribas à Tel-Aviv. A la suite de l’information devenue publique, IsraelValley a contacté ce jour la direction de la banque sans succès. Les milieux bancaires francophones d’Israël préfèrent ne pas s’exprimer. La presse israélienne n’hésite pas à donner des hypothèses sur les raisons de la fermeture de la banque : concurrence féroce sur le marché, erreurs diverses (1).


L.I.E.S.I.
Mardi 22 Novembre 2011
Adieu BNP… les rats quitteraient-ils le navire avant une guerre impliquant Israël ?
En avril 2006, un article avait été diffusé par IsraelValley : « C’est une première pour une banque française. Le Professeur Stanley Fischer, Gouverneur de la Banque Centrale, a remis cette semaine à Jérusalem la licence d’ouverture d’une Succursale BNP Paribas de plein exercice à Jean-Jacques Santini, Responsable de la Banque de Détail dans les Marchés Emergents et Outre Mer, et à Charles Reisman, Directeur de Territoire de BNP Paribas en Israël. BNP Paribas avait un bureau de représentation en Israël depuis neuf ans. Jusqu’à présent, seuls deux établissements financiers étrangers avaient obtenu de la Banque d’Israël le droit d’exercer dans l’état hébreu : HSBC et Citibank.

La nouvelle de cette annonce d’une première succursale est pratiquement passée sur toutes les agences de presse alors que finalement, en apparence, rien de très exceptionnel n’est arrivé. Le Jerusalem Post a même presenté une photo de la cérémonie. Aucun chiffre précis n’a été mentionné sur les intentions de la banque française. Depuis bien longtemps les habitués de la relation France-Israël savaient que BNP Paribas allait passer à un stade supérieur. Déjà le journal Maariv en avait parlé. Ce qui est exceptionnel c’est que la banque française a du certainement déployer des efforts considérables pour briser le monopole des grandes banques israéliennes qui travaillent souvent main dans la main pour ralentir la progression des banques étrangères en Israël. Le manager clé de la progression de BNP Paribas en Israël est bien Charles Reisman qui a été le très actif Président de la Chambre de Commerce Israël-France et une personnalité incontournable du monde bancaire ». (Source)

(1) IsraelValley, étant le site Officiel de la CCFI à Paris, a un devoir de réserve.

Que cache cette décision ? La future guerre contre l’Iran ? Un plan ourdi à un plus haut niveau contre Israël (version du plan Pike) par le cartel bancaire ? Patientons et nous aurons bientôt un adminicule de réponse. Est-il utile de rappeler que les fondateurs de l’Etat d’Israël furent les principaux financiers du sionisme de V. Jabotinsky, et qu’ils ont aussi le projet non avoué d’aboutir à un conflit entre Israël et le monde musulman, contraignant toutes les nations à choisir l’un des deux camps? Ce programme, dénoncé dès les années 60 par certains hommes courageux, devient plus que « réaliste » aujourd’hui. Les dynamites sont en effet disposées géopolitiquement. Quand les mèches seront-elles réellement allumées ? Là est la question.

http://liesidotorg.wordpress.com/ http://liesidotorg.wordpress.com/

 

http://www.alterinfo.net/Adieu-BNP-les-rats-quitteraient-ils-le-navire-avant-une-guerre-impliquant-Israel_a66918.html

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 13:19
Un article de Sami Kleib
Syrie : La vérité sur les visées inquiétantes du Qatar et des puissances occidentales

lundi 21 novembre 2011, par Comité Valmy


Homs / Les services compétents à Homs ont appréhendé 58 personnes armées dans la région centrale du pays et saisi de grandes quantités d’armes et de munitions. Agence SANA.


Ce qui se passe en Syrie n’a rien à voir, ni avec la défense des droits de l’homme, ni avec ce qu’en rapportent les médias traditionnels depuis huit mois. Comme le montre très bien l’article de Sami Kleib, journaliste arabe fort bien informé, les manoeuvres contre la Syrie s’inscrivent dans le cadre d’une déstabilisation régionale préméditée et fait partie d’un plan visant à démanteler la Syrie, le Liban, et l’Iran.

19 novembre 2011

Est-il nécessaire de préciser que ces trois États qualifiés hypocritement d’« axe chiite » sont en réalité le seul « axe de résistance régionale » aux visées hégémoniques américano-sionistes dont les bras armés sont l’OTAN qui frappe sans discernement, le Qatar qui achète les consciences, et les opposants irresponsables d’un Conseil National Syrien ? Ces derniers, acquis à la cause des ennemis de leur patrie, ne sont-ils pas prêts à engranger les bénéfices de leur sédition financée par l’étranger ? Comment les considérer autrement alors qu’ils usent de prétextes fallacieux et appellent toutes sortes d’interventions étrangères pour la soi-disant protection des populations civiles syriennes qu’ils ont eux-mêmes placées dans l’œil du cyclone ? Il est attristant de constater que notre Ministre des Affaires Étrangères, Alain Juppé, après leur avoir accordé une poignée de main généreuse, persiste à les soutenir tout en sachant qui ils sont. Non Monsieur Juppé, vous faites erreur, non seulement ces opposants syriens de l’extérieur portent atteinte aux intérêts de leur patrie, mais ils mettent aussi en péril nos propres intérêts dans la région.

(Mouna Alno-Nakhal)


Syrie : La vérité sur les visées inquiétantes du Qatar et des puissances occidentales

Par Sami Kleib

Un diplomate arabe au Caire a rapporté que lors de la réception de la délégation de la Ligue Arabe à Damas le 26 Octobre dernier, le Président Syrien Bachar el-Assad aurait accusé le Premier Ministre du Qatar, le Sheikh Hamad bin Jaber Al Thani, d’être l’exécuteur de « diktats américains » et lui aurait dit : « Moi, je protège mon peuple avec l’aide de mon armée, mais toi tu protèges le tien par les bases américaines implantées sur ton sol… Si vous venez ici en tant que délégation de la Ligue Arabe, vous êtes les bienvenus. En revanche, si vous êtes les délégués des Américains, il vaudrait mieux que nous cessions toute discussion ».

Dans cette ambiance tendue, le responsable Qatari aurait répondu : « Si j’étais un Américain, je garderais le silence ». Ce à quoi Bachar el-Assad aurait rétorqué : « Tu es un Qatari, mais tu exécutes les diktats américains ». Le Sheikh Hamad n’aurait rien trouvé à dire. Par la suite, l’ambiance s’est apaisée, et la rencontre s’est soldée par le « Plan Arabe » de règlement de la crise syrienne.

En réalité, la Syrie avait pressenti dès le début que le Qatar jouait un rôle « suspect », selon l’expression d’un responsable syrien. La Syrie a cherché à le contourner en acceptant l’ « Initiative Arabe » malgré le fait que certains Articles de cette Initiative constituent une « violation de la souveraineté syrienne ». En effet, il est à remarquer que malgré le refus exprimé publiquement contre cette Initiative par Youssef Ahmad, ambassadeur syrien au Caire, Damas a ouvert ses portes à la délégation de la Ligue Arabe et a même accepté que le Sheikh Hamad en soit le chef.

Au cours de cette même réception, le ministre syrien des Affaires Etrangères Walid Mouallem aurait « lutté » pour amender certains articles de ce texte, mais le responsable Qatari persistait à faire croire à ses hôtes qu’il ne pouvait accepter aucun amendement concernant le retrait total de l’armée, qu’il refusait toute utilisation du terme « terrorisme », et a même failli récuser l’évocation de bandes armées dans les villes.

Et ce diplomate cairote de poursuivre que la première rencontre entre la délégation de la Ligue Arabe et El-Assad a été ponctuée de scènes hilarantes qui ont fait rire aux éclats le Président et ses invités, comme celle du secrétaire général adjoint de la Ligue Ahmed Bin Houli lisant son texte devant son auditoire, qui se fait rabrouer par le Sheikh Hamad criant : « Ce n’est pas cette Initiative que nous voulons entendre, c’est l’autre ! ». Bin Houli a eu beau chercher le deuxième texte dans ses poches, il ne l’a jamais trouvé !

C’est ainsi que plusieurs textes ont dû être discutés pour finalement adopter celui d’une Initiative appelant au retrait de « toutes les troupes armées des villes » ; ce qui signifie que les membres de la délégation ont fini par reconnaître l’existence de troupes armées autres que celles de l’armée régulière. Dès lors, il a été décidé, par accord tacite, que la première séance de dialogue entre des représentants des autorités syriennes et de l’opposition se tiendrait au siège de la Ligue Arabe au Caire.

Les Syriens ont reconnu que malgré le « piège qui leur était tendu », ils se devaient de prendre en considération leur relation solide avec Moscou. C’est la raison pour laquelle ils ont accepté des exigences que Damas n’aurait jamais approuvées en d’autres circonstances. Les dirigeants syriens, se devaient d’envoyer un message clair à Moscou lui signifiant qu’ils étaient ouverts au dialogue et à toutes les initiatives venant des États arabes, garantie suffisante pour renforcer la position russe devant le Conseil de Sécurité, pour que la Russie puisse continuer à se démarquer des positions intransigeantes américaines, françaises et européennes, et de leurs tentatives en faveur d’une intervention étrangère internationale.

Ceci dit, l’article concernant le « retrait de l’Armée syrienne » était considéré comme le plus dangereux par les autorités syriennes. En effet, comment pouvait-on envisager de retirer l’armée de régions désormais devenues le théâtre d’une guerre civile comme à Homs ? Pour le Sheikh Hamad : « Il est impératif de retirer l’armée et de cesser de tuer les manifestants ! ». Ce à quoi El-Assad a répondu : « L’armée ne tue pas des manifestants, elle poursuit plutôt des terroristes armés. Si jamais tu avais une solution pour en finir avec ces derniers, elle serait bienvenue ! ».

Depuis cette rencontre, les Syriens ont eu la confirmation que le Qatar poursuivait ses attaques contre la Syrie. Elles avaient commencé sur la chaîne qatarie Al-Jazeera, puis elles se sont poursuivies par des manipulations de la part d’opposants et de Frères Musulmans, pour finir par une étroite collaboration avec les dirigeants des capitales occidentales. Ceci est devenu très clair lorsque, par exemple, le ministre soudanais, sous pression du ministre qatari, en est arrivé à déclarer en présence du Président syrien : « Négocier avec les Occidentaux est le moyen le plus sûr pour sortir de cette crise », ce qui a fait dire à l’un des participants : « Vos négociations avec les Occidentaux ont abouti à la partition du Soudan, et à un Sud-Soudan où flottent désormais les drapeaux israéliens ! ».

Toujours selon ce même diplomate cairote, Damas s’est rendu compte que le Secrétaire Général de la Ligue était lui-même soumis aux pressions qataries. Ainsi, lorsque Nabil Arabi s’est adressé au Président syrien pour préciser « Arrêt des violences de toutes les parties », le regard de mise en garde et d’avertissement du Sheikh Hamad a bien failli le faire reculer. Il a fallu que Walid Mouallem l’interpelle par un « Est-ce possible que tu recules si vite !? », pour qu’il se ravise et confirme sa propre proposition.

Suite à cet accord et durant les dix jours qui ont suivi la publication du « Plan Arabe » [le 2 novembre 2011] Walid Mouallem n’a cessé d’adresser des missives à la Ligue Arabe pour l’informer de la mise en application effective de ses différentes directives : retrait de l’Armée de plusieurs régions et son remplacement par des policiers et des agents de la Sécurité Interne, visas d’entrée pour des journalistes arabes et occidentaux, libération d’un groupe de détenus, annonce d’une amnistie générale pour ceux qui rendent les armes et qui n’ont pas commis d’assassinats.

Ce faisant, la direction syrienne a cru pouvoir calmer le jeu mais est restée très vigilante face aux manœuvres des Qataris. Pendant ce temps, certains partis de l’opposition, et particulièrement son Organe de Coordination, ont bien reçu ces signaux et ont transmis en retour des suggestions positives en faveur du dialogue et d’une participation future au pouvoir. Moscou, informée de la situation, s’est révélée favorable à la démarche syrienne et a tenu à encourager l’Initiative Arabe. En effet, il a été rapporté que Moscou avait adressé un courrier à la Ligue Arabe lui conseillant de ne pas se hâter à prendre des dispositions intempestives contre la direction syrienne, mais plutôt à encourager le Président syrien dans sa volonté de réformer et d’aller de l’avant.

 

PRESSIONS AMÉRICAINES ET POSITION ARABE

 

Quelque chose s’est passé au cours de ces 10 jours. Personne ne s’attendait à ce que la Ligue Arabe prenne aussi précipitamment une telle mesure de suspension de la Syrie de toutes ses instances [le 12 Novembre]. Les opposants appartenant à l’Organe de Coordination n’ont rien vu venir lorsqu’ils sont allés à la rencontre de Nabil Arabi au Caire [3 Novembre]. En revanche, la direction syrienne s’attendait à « quelque chose de négatif » depuis que le ministre saoudien des Affaires Etrangères, Séoud el-Fayçal, avait rejoint la réunion du Comité ministériel de la Ligue Arabe. Des sources syriennes bien informées ont déclaré que, dans les dernières minutes avant la prise de cette mesure, les États Unis avaient exercé d’énormes pressions pour que la Ligue Arabe hausse le ton contre la Syrie, précédé en cela par le ministre des Affaires Étrangères français, Alain Juppé, qui a déclaré « L’Initiative Arabe est morte ! », sans oublier qu’entretemps Washington déconseillait aux personnes armées de se rendre aux autorités.

Pour les Syriens, cette sanction, quoique inattendue, n’avait rien de surprenant en elle-même. En revanche, ils admettent avoir été surpris qu’elle survienne avant même que n’expire le délai de 15 jours accordé à la direction syrienne pour mettre en œuvre le Plan Arabe, et tout aussi surpris par l’invitation incongrue de l’opposant Burhan Ghalioun à la table des Ministres des Affaires Étrangères de la Ligue Arabe dans les salons de l’hôtel Four Seasons.

La conspiration n’était désormais plus un secret pour quiconque ! De là, leur certitude d’une ingérence américaine de la dernière heure. Ce qui se traduit dans les déclarations d’un responsable qui connaît parfaitement les arcanes de cette Ligue : « Nous savons comment sont conçues les décisions de la Ligue Arabe et comment certains de nos frères se plient malheureusement devant les diktats américains, comme nous savons que le Qatar joue le rôle le plus malfaisant en ce domaine ».

 

COMMENT LA SYRIE A-T-ELLE ÉTÉ SUSPENDUE DES INSTANCES DE LA LIGUE ARABE ?

 

Le Sheikh Al Hamad a convoqué une réunion du Comité des Ministres de la Ligue Arabe dont le ministre saoudien Séoud el-Fayçal, dans les salons de l’hôtel cairote cité plus haut. Il avait préparé un projet de résolution en 6 articles :

1. Suspendre la Syrie de toutes les instances.

2. Demander à l’Armée syrienne de ne pas intervenir dans des opérations d’assassinats.

3. Inviter l’opposition à une réunion au siège de la Ligue Arabe dans les 3 jours.

4. Inviter les organisations internationales à se rendre en Syrie.

5. Rappeler tous les Ambassadeurs des pays de la Ligue Arabe basés en Syrie.

6. Inviter le Conseil des Ministres des Affaires Étrangères à se réunir avec l’opposition unifiée.

L’Égypte et l’Algérie ont exprimé leur opposition, le Sultanat d’Oman a exprimé son mécontentement, le Liban a déclaré un refus catégorique. Il faut dire que le délégué algérien a essayé de faire capoter le projet. Une altercation a eu lieu entre lui et le Sheikh Hamad. Le premier aurait déclaré : « Le Qatar est le fer de lance de tous les problèmes que rencontre la nation arabe » ; le second lui aurait répondu : « Votre tour viendra ! ».

 

RÉCIT DE L’AFFRONTEMENT SYRO-QATARI AU CAIRE

 

Suite à cette réunion, s’est tenue une séance fermée inaugurée par le Secrétaire Général de la Ligue Arabe qui a présenté son projet et a exprimé toutes sortes de récriminations à l’encontre de la Syrie depuis le 13 juillet 2011 jusqu’à la rencontre à Damas avec El- Assad le 26 Octobre 2011. Il s’est plaint de ne pas avoir pu joindre Walid Mouallem malgré plusieurs courriers et messages adressés à son secrétariat et a même déclaré : « Nous n’avons malheureusement pas réussi à former une délégation qui serait arrivée au bon moment pour enquêter sur ce qui se passe réellement sur le terrain. Elle aurait pu être composée de personnalités appartenant à des organisations internationales, comme le Conseil des Droits de l’Homme ou autre… ».

S’adressant au Sheikh Hamad, le délégué syrien a immédiatement répondu : « C’est dans cette même salle que tu t’étais élevé contre l’idée selon laquelle il existait une intention manifeste de conduire la Syrie vers le chaos. Tu avais même ajouté que c’était pure imagination. J’avais souhaité qu’il en soit ainsi. Mais aujourd’hui, après lecture de ce papier…il est très clair que vous avez non seulement saboté votre plan mais vous avez fait en sorte qu’il soit mort-né. Vous êtes tellement pressés d’arriver à vos fins que vous n’avez même pas pris le temps de constituer une délégation pour enquêter… ceci parce que vous ne voulez pas connaître ce qui se passe en vérité ».

Après avoir précisé que la décision de suspendre la Syrie était illégale et pourquoi elle l’était, le ministre syrien a ajouté : « Faites attention à ne pas laisser attiser le feu, car ce ne serait profitable à personne. Faites attention à ne pas accorder votre indéfectible soutien à des complots scandaleux contre la Syrie, à des provocations tendancieuses, à des campagnes médiatiques féroces et sans limites, à des interventions étrangères appelant ostensiblement à la chute du régime… Dès notre première réunion, nous avions senti que vous cherchiez à suspendre notre adhésion à la Ligue Arabe. Nous espérions nous tromper. Vous venez de nous donner la preuve irréfutable que nous avions vu juste. Le 2ème article de ce projet constitue un dangereux préalable à une intervention étrangère dans les affaires internes d’un État membre de la Ligue… ce qui sape les fondements de la paix et de la stabilité dans la région ».

A son tour le délégué irakien a exprimé ses réserves quant au 2ème article disant : « Je pense que pour certains, il pourrait constituer prétexte à intervention étrangère, ce qui compliquerait la donne, non seulement pour la Syrie mais aussi pour des pays voisins tel que l’Irak. De plus, selon la charte de la Ligue la suspension ou le gel d’un État membre sont censés être prononcés à l’unanimité. Enfin, puisque nous disposons d’une Initiative Arabe sur laquelle nous nous sommes tous mis d’accord, y compris la Syrie, pourquoi ne pas la soumettre pour adoption à des organismes internationaux tels que le Conseil de Sécurité ou le Conseil des Droits de l’Homme ? »

[…. À ce moment, il y a eu un très court débat sur la légitimité ou non de la suspension de la Syrie entre un Nabil Arabi, indécis, et les délégués algérien et syrien (non retranscrit ici)].

Le Sheikh Hamad a brusquement mis fin à la séance sans permettre à la délégation algérienne d’exprimer son point de vue en se contentant de déclarer que les délégations libanaise et yéménite s’étaient prononcées contre le projet, mais que la délégation irakienne s’était abstenue. Ceci a provoqué l’indignation du délégué syrien qui lui a répondu en ces termes : « Tout ceci est le résultat de tes multiples conspirations qui ignorent les lois et les chartes. Tu es l’instigateur en chef de toutes ces trahisons et de toutes ces opérations destructrices, non seulement en Syrie mais dans tous les États Arabes. Avec le Secrétaire Général vous commettez un crime envers la Syrie et envers toutes les nations arabes. Vous êtes des agents exécuteurs d’agendas occidentaux. Un jour, les peuples du monde arabe vous demanderont des comptes et vous devrez répondre de vos crimes ».

 

OÙ VA LA SYRIE ? VERS UNE INTERVENTION INTERNATIONALE ?

 

La grande majorité des Syriens craint que cette manœuvre de la Ligue Arabe ne soit le préambule du pire. D’une part, Damas a bien compris que certains pays arabes, et le Qatar en particulier, œuvrent pour une internationalisation de la crise pour arriver à légitimer une intervention étrangère ; d’autre part, elle est persuadée qu’une intervention militaire est impossible. Par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères elle a officiellement refusé la décision de sa suspension par la Ligue… Elle soupçonne que la Turquie cherche à agiter les eaux dormantes, que le Qatar va continuer à travailler à l’escalade des violences et aussi, que les États Unis et la France vont continuer à acculer la Syrie et tenter d’exploiter à nouveau la carte onusienne et son Conseil de Sécurité en exerçant toutes les pressions possibles sur la Russie et la Chine.

Malgré tout cela, Damas persiste à user d’un langage diplomatique serein. Dans les prochains jours elle pourrait adopter des positions qui démontreraient qu’elle ne se considère pas en état de faiblesse… Les Syriens savent qu’ils ne manquent pas d’atouts. Les mesures de sécurité se sont révélées efficaces. Homs est sauvée avec le minimum de pertes possibles et les bandes armées, qui y sévissaient, sont en passe d’être neutralisées…« Nous resterons calmes et sereins, et prochainement nous adresserons les signaux qui témoigneront de la force du peuple syrien et de sa solidarité militaire et politique ». La Russie n’a pas cédé, des millions de Syriens continuent à manifester dans toutes les régions du pays adressant au monde entier le message très clair de leur assentiment à leur président et de leur refus catégorique de toute intervention étrangère, et les opposants patriotes ont opté pour le dialogue.

Malheureusement, les manigances perdurent et la désinformation partisane des médias arabes et internationaux prêche toujours. En ce moment même, ces États, et particulièrement le Qatar, tentent de fabriquer « une opposition unifiée » pour arriver à la faire reconnaître, et réussir, par ce subterfuge, à déclarer l’illégitimité du Président syrien comme un fait établi.

Certains pensent que la crise syrienne ira vers encore plus de complications ; d’autres avancent qu’elle touche à sa fin. Quoiqu’il en soit, cette année américaine pré-électorale promet de nombreuses surprises, d’autant plus que le prochain retrait des forces américaines de l’Irak est susceptible d’ajouter d’énormes pressions sur l’Iran, la Syrie, et le Hezbollah. Le Qatar et d’autres États arabes ont, jusqu’ici, réussi à priver la Syrie du soutien des pays frères. Il n’empêche que des liens solides demeurent intacts entre Bachar el-Assad et certains leaders, y compris le nouveau leader saoudien, le Prince Naëf Ibn Abdel Aziz…

Est-ce là un autre message destiné à Sheikh Hamad considéré par les Syriens comme « le plus remarquable des instigateurs et comploteurs », lequel continue à affirmer que « El-Assad est proche de sa fin » ?

Sami Kleib

14 /11/2011


Sami Kleib, journaliste libanais de nationalité française, est diplômé en Communication, Philosophie du Langage et du Discours Politique. Il a été Directeur du Bureau du journal AS-Safir libanais, à Paris, et Rédacteur en chef du Journal de RMC-Moyen Orient. Responsable de l’émission « Visite spéciale » sur Al-Jazeera, il a démissionné en protestation contre la nouvelle orientation politique de cette chaîne.

Traduit de l’arabe par Mme Mouna Alno-Nakhal, le 18 novembre 2011

Sources :

http://www.assafir.com/Article.aspx ?EditionID=2002&ChannelID=47411&ArticleID=1261

et

http://www.silviacattori.net/article2381.html

 

 Un article de Sami Kleib - Syrie : La vérité sur les visées inquiétantes du Qatar et des puissances occidentales

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2038

 

 

Rappel :

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Comité Valmy - 17 novembre 2011

Pour contribuer à rétablir la vérité sur la situation dans ce pays,
LE PRÉSIDENT DU COMITE VALMY EN SYRIE AVEC UN GROUPE DE JOURNALISTES

lundi 21 novembre 2011, par Comité Valmy

Depuis près d’une semaine, Claude Beaulieu, Président du Comité Valmy, est présent en Syrie où il accompagne le premier groupe de journalistes auxquels le gouvernement syrien a donné la possibilité de venir voir, sur place, la réalité de la situation dans ce pays. Ce voyage est organisé à l’initiative du Centre catholique, des Chrétiens de la Méditerranée, et tout particulièrement grâce au dynamisme de Mère Agnès-Mariam de la Croix, Higoumène du Monastère Saint Jacques l’Intercis à Qâra, en Syrie.

L’objectif de cette initiative, qui répond à un réel besoin d’information honnête, est de contribuer à faire connaître la vérité sur ce qui se passe en Syrie.

Ce voyage est l’occasion d’observer sur place la réalité de la situation et de faire de nombreuses rencontres avec des acteurs et des témoins du combat que mène le peuple syrien contre l’asservissement et pour la survie de la nation. Le premier moment fort que Claude Beaulieu nous a indiqué téléphoniquement concerne la visite du Patriarche Cyrille de Moscou au Partiarcat d’Antioche et sa réception à la Cathédrale de la Dormition à Damas, à laquelle il a assisté. Cette visite, certainement organisée avec l’accord du gouvernement russe, dépasse donc la seule solidarité des chrétiens russes envers les chrétiens d’Orient et présente un caractère géopolitique particulièrement positif.

Aujourd’hui, Claude Beaulieu, depuis la Syrie, apporte un premier témoignage à propos de ce qu’il a constaté sur place. Le texte ci-dessous est réalisé à partir d’une conversation téléphonique.


 

1) Le scandale de la propagande guerrière véhiculée par les médias occidentaux

A écouter les médias occidentaux, l’armée et la police syrienne seraient devenues des hordes sanguinaires qui massacreraient le peuple. La réalité ridiculise ce grossier mensonge, dont le seul but est de justifier une invasion guerrière.

Sur le terrain, nous constatons que les meurtres et les attentats, mensongèrement attribués par les médias français aux forces syriennes, sont en réalité le seul fait de groupes armés étrangers ou de salafistes syriens extrêmement minoritaires, qui tirent sur la foule et sur les militaires pour créer le chaos et pour fabriquer des images trompeuses, à destination des médias complices des va-t-en-guerre occidentaux.

Les policiers et les militaires syriens doivent à la fois déjouer ces pièges, protéger les populations et mettre hors d’état de nuire ces criminels fauteurs de guerre.

Cette mission est d’autant plus difficile que les groupes en question sont soutenus, armés et financés par les USA et l’Union européenne, comme l’a avoué leur chef, Khaddam. [1]

 

2) La force de l’union nationale syrienne contre l’éventualité d’une agression occidentale

Il ne se passe pas un jour sans manifestations de masse [2], au cours desquelles les Syriens se retrouvent dans les rues pour exprimer leur volonté unitaire patriotique et pour soutenir le gouvernement légitime.

Cette vigueur à défendre la souveraineté de la nation syrienne transcende les clivages politiques et confessionnels ; elle soude le peuple, fermement décidé à résoudre par lui-même ses difficultés en restant maître de son destin et en respectant la légalité.

Malgré les crimes et les exactions commis par les terroristes, la manipulation visant à exacerber les clivages confessionnels échoue : dans une clairvoyance exemplaire, le peuple syrien se rassemble et démontre encore une fois l’invincibilité et la cohérence de l’attachement à la souveraineté populaire, de la laïcité et de la prééminence du Droit.

Les opposants syriens préfèrent majoritairement éviter à leur pays une intervention étrangère plutôt que rallier le Conseil national syrien, dans lequel ne se regroupent en définitive que des aventuriers instrumentalisés par les ennemis de la Syrie et des extrémistes salafistes qui envisagent de transformer le pays en place forte d’Al Qaïda.


Dans ces conditions, le Président du Comité Valmy appelle les Français à la plus grande vigilance sur les informations et reportages diffusés par les médias français, déjà coupables d’avoir travesti la réalité pour rendre possible les agressions sur la Côte d’Ivoire et la Libye.

Il souhaite, sans illusion, que la diplomatie française prenne conscience que son asservissement aux Etats-Unis - qui construisent une manipulation de plus pour justifier une agression guerrière de plus - n’est pas une erreur, mais une faute.

De par l’Histoire, la France a une responsabilité particulière envers les peuples syriens et libanais. Tout gouvernement qui l’oublierait ne serait pas un authentique gouvernement français mais un pitoyable exécutant états-unien.

Que la faute libyenne ne soit pas répétée en Syrie !

Mise en ligne CV le 17 novemmbre 2011

Texte amendé

Notes

[1] -Interview de Khaddam sur Israeli TV

[2] -Syrie :les manifestations que personne ne veut voir

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Comité Valmy - 17 novembre 2011 - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2037

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 13:15

Les chefs militaires Russes évoquent l'hypothèse d'un conflit nucléaire avec l'OTAN

http://mecanoblog.files.wordpress.com/2009/09/stop-nato.jpg?w=360&h=243

http://mecanoblog.files.wordpress.com/2009/09/stop-nato.jpg?w=360&h=243

Stratégie : les chefs militaires Russes évoquent l'hypothèse d'un conflit nucléaire avec l'OTAN

 

Hier  j'écrivais un article  présentant une émission de la télévision Russe ou le Dr Sergueï Kurginyan décrivait le scénario d'une attaque nucléaire contre la Russie par l'OTAN . Il concluait son intervention par " Nous - la Russie - devons être fort ! Nous devons devenir de plus en plus fort " .

Présente dans la nouvelle doctrine de sécurité Russe et la nouvelle doctrine militaire Russe , l'hypothèse d'un conflit nucléaire avec l'OTAN a été qualifièe de " paranoïa " par le Secrétaire Général de l'OTAN  Anders Fogh Rasmussen . Or , comme toute menace perçue par des analystes  celle-ci repose sur des faits objectifs  . Si les propos d'un analyste politique s'exprimant avec exhalation sur un plateau de télèvision dans le cadre d'un débat  doivent être modérés ,on ne peut pas dénier aux nombreux analystes Russes qui ont élaboré cette doctrine la capacité de penser rationnellement et d'avoir une perception non déformée de certaines postures et actions militaires  .

C'est désormais le chef d'Etat-Major général  Russe , le général  Nikolaï Makarov ,qui évoque la possibilité d'un conflit nucléaire dans lequel la Russie serait impliquée . Une fois de plus , c'est l'OTAN qui est désigné comme l'adversaire potentiel et comme " ennemi systémique " .

Les pitoyables tentatives de l'Alliance visant à convaincre les chefs politiques et militaires Russes  de l'existence de " nouvelles menaces "  et à agiter devant eux des fantômes sécuritaires semblent avoir échouées ! Derrière ces tentatives il y a la volonté d'essayer de faire reformater l'appareil militaire Russe qui pour le moment s'articule toujours autour de la triade nucléaire . Comme le souligne l'universitaire Jean Geronimo , l'existence de cette menace , bien réelle , contraint la Russie a se recentrer sur des critères Soviètiques de puissance : Etat , Atome , Energie . Je vous invite à ce titre à lire , si vous ne l'avez pas déja fait , son  livre :  : La pensée stratégique Russe  .

 

MOSCOU, 17 novembre - RIA Novosti

La Russie pourrait se voir impliquée dans un conflit dans lequel des armes de destruction massive seraient utilisées, a déclaré jeudi à Moscou le chef d'Etat-major général russe Nikolaï Makarov, intervenant devant la Chambre civile russe (organe consultatif auprès du Kremlin).

 

 

Lire aussi :

Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 18:01
Des navires de guerre russes pour protéger la Syrie ?

2699763.jpgMoscou aurait décidé d'envoyer ses navires de guerre dans les eaux territoriales syriennes, selon le quotidien israélien "Haaretz".

 

Alors que la pression s'accentue sur la Syrie, la Russie semble bel et bien décidée à soutenir coûte que coûte son allié. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine l'a réaffirmé ce vendredi 18 novembre, lors d'une conférence de presse à Moscou avec le Premier ministre français François Fillon : "Nous appelons à la retenue et à la précaution, c'est notre position" sur la Syrie.

Et pour bien se faire comprendre, la Russie, qui dispose d'une base navale à Tartous, dans l'ouest de la Syrie, aurait décidé d'envoyer ses navires de guerre dans les eaux territoriales syriennes afin d'empêcher toute intervention militaire étrangère contre son allié. L'information, qui provient d'une agence de presse syrienne, a été jugée suffisamment fiable pour que le quotidien israélien "Haaretz" la relaie sur son site.

L'étau se resserre

Il n'est, pour le moment, pas question d'une opération militaire contre la Syrie, bien que dans l'opposition syrienne des voix commencent à réclamer une telle intervention à la Turquie.

Mais l'étau se resserre autour du président syrien Bachar al-Assad. Ce vendredi après-midi,une réunion de concertation internationale sur la Syrie se tient, selon nos sources, au Quai d'Orsay. Samedi, l'ultimatum de la Ligue arabe, qui a suspendu, la semaine dernière, la participation de la Syrie de l'organisation panarabe, sommant Bachar al-Assad de cesser la répression arrive à expiration. De leur côté, Paris, Berlin et Londres veulent présenter au Comité des droits de l'Homme de l'Assemblée générale de l'ONU une résolution condamnant les agissements du régime. Un vote devrait intervenir mardi.

Sarah Halifa-Legrand – Le Nouvel Observateur


http://jssnews.com/wp-content/uploads/2009/10/RUSSE-IRANIENS-300x209.jpg

http://jssnews.com/wp-content/uploads/2009/10/RUSSE-IRANIENS-300x209.jpg 

La Russie dévoile les plans d’attaques occidentaux sur l’Iran

Note d'eva : L'attaque du 30.10.11 a été éventée, ébruitée, elle ne s'est pas produite, mais elle aura lieu. Il est donc intéressant de lire ce post...

 

 

(..) Selon des sources militaires russes, une attaque des forces armées US a été planifiée pour le 30 Octobre. Nom de code : « Opération Halloween ». Les exercices militaires américano-israéliens de ces derniers jours pour tester le bouclier anti missiles visent à protéger Israël des représailles iraniennes ont ainsi été la raison pour laquelle la Turquie s’est violement emporté contre les exercices de l’OTAN ou Jérusalem devait être présent.

Selon le journaliste russe, Andrei Uglanov, qui écrit dans l’hebdomadaire «Arguments Nedeli» l’attaque militaire US si longtemps attendue contre l’Iran est maintenant prévue pour le 30 Octobre 2009 à 03 du matin. Uglanov cite des experts militaires proches de l’état major russe pour cette information.

L’attaque doit durer 12 heures pendant lesquelles, les habitants sont censés être à la maison pour éviter le plus de pertes civiles. Lors de l’Operation Halloween, environ 20 cibles devraient êtres bombardées ; la liste inclue les sites d’enrichissement d’uranium, des centres de recherche, et des laboratoires.

Le premier réacteur de la centrale nucléaire de Bushehr, où travaillent des ingénieurs russes, est supposé être épargné de la destruction. Le plan d’attaque US prévoit d’endommager le système de défense aérienne iranien, de nombreux navires de guerre seront coulés dans le Golfe Persique, et les plus importants quartiers généraux des forces armées iraniennes seront complètement détruits.

Les attaques partiront d’un certain nombre de bases, dont celle sur l’île de Diego Garcia dans l’Océan Indien. Sur la base de Diego Garcia stationnent actuellement des bombardiers B-52 avec des missiles prêts au lancement. Participeront également aux frappes aériennes les avions rattachés à la Marine US stationnés sur les porte avions actuellement dans le Golfe Persique, de même que ceux de la Sixième Flotte qui se trouve en Méditerranée. D’autres missiles de croisière seront tirés de sous marins se trouvant dans le Golfe Persique et dans la Péninsule Arabe. L’objectif est soit disant de renvoyer le programme nucléaire iranien quelques années en arrière écrit Uglanov dont l’article a été republié (1-2) par RIA-Novosti, en plusieurs langues, mais apparemment pas en anglais, il y a plusieurs jours. Cette histoire fait la une de plusieurs blogs en Allemagne et en Italie mais jusqu’à présent semble avoir été ignorée par les sites US.

Des observateurs disent que cela représente une fuite orchestrée au plus haut niveau au Kremlin, en fait une alerte à la guerre, qui s’appuie sur les formidables ressources des services secrets russes et qui devrait être totalement prise au sérieux par les forces pro paix du monde entier.

Le colonel en retraite Leonid Ivashov, a qui RIA-Novosti a demandé de commenter l’article d’Uglanov, a confirmé les points principaux de celui-ci dans une interview du 21 Septembre 2009 : «cela ne fait aucun doute qu’il y aura une opération, ou plus précisément une action violente contre l’Iran ». Ivashov qu’on dit avoir servi à différentes époques comme conseiller informel de Poutine, est actuellement vice président de la Moscou Academy for Geopolitical Sciences.

Ivashov a attribué une importance décisive à la décision de la direction démocrate du Senat américain d’enlever de la loi récemment votée sur le budget supplémentaire militaire pour l’Afghanistan la partie du texte qui demandait à Obama de venir devant le Congrès avant de lancer une attaque contre l’Iran. Ivashov a fait remarquer que cela avait été enlevé sous la pression d’AIPAC, le groupe de lobbying qui représente l’extrême droite israélienne, et sous celle du premier ministre israélien.

« Nous avons tiré l’inévitable conclusion que cette opération va avoir lieu » a dit Ivashov. D’après lui, le plan US n’inclue pas d’intervention terrestre : « il n’y aura probablement pas d’attaque terrestre mais plutôt des attaques massives aériennes avec pour objectif de détruire la capacité de résistance militaire de l’Iran, les centres administratifs, les principaux atouts économiques, et peut être aussi la direction politique iranienne, ou tout du moins une partie de celle –ci » a-t-il continué.

Les récents attentats contre plusieurs commandants des Pasdaran, alors même que les Israéliens déclarent que s’il n’y a pas de résultat sur le front diplomatique d’ici la fin 2009, ils vont porter le combat en territoire iranien en assassinant scientifiques et responsables militaires (ce qu’ils ont déjà fait), mettant de côté toute attaque aérienne israélienne contre l’Iran, sont faits pour « noyer le poisson ».

Obama pourrait choisir de lancer une attaque éclair contre l’Iran pour faire temporairement oublier le bourbier afghan. Quant au premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, ces derniers temps, il multiplie visite clandestine – en Russie pour vérifier que les Russes n’ont pas vendu leur système très performant de défense anti aérien S300 à l’Iran et, dans quelques jours aux USA, pour discuter d’une possible coordination. Enfin, on a appris la semaine dernière une commande israélienne de plateaux repas casher. Certains suspectent que ces repas sont réservés aux soldats réservistes israéliens pendant cette possible guerre éclaire.

source: le site anti-israélien “planetenonviolence”

 

Rédigé par le Oct 29th, 2009 and filed under Occident, Russie.

 

http://jssnews.com/2009/10/29/la-russie-devoile-les-plans-dattaques-occidentaux-sur-liran/

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x4aard_3e-guerre-mondiale-guerre-nucleaire_news 

 

et vidéo Chavez et guerre mondiale

 

Vous trouverez les vidéos ici :

La Russie se prépare à une guerre nucléaire contre l'OTAN - via la Syrie

 

 

 

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 13:14

http://a7.idata.over-blog.com/500x351/4/23/42/31/11/aap1.jpg

http://a7.idata.over-blog.com/500x351/4/23/42/31/11/aap1.jpg

Ingérence occidentale et guerres impérialistes: Syrie… Russie et Chine garantes de la paix !

le novembre 20, 2011 par Résistance 71

 

Qui aurait pu imaginer cela il y a vingt ans ?…  Russie et Chine protégeant de l’agression perpétuelle d’une Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord obsolète et devenue folle !

Effarant non ?

– Résistance 71 –

 

Pourquoi le verrou russe ne sautera pas

Par Louis Denghien

Le 18 Novembre 2011

Url de l’article original:

http://www.infosyrie.fr/decryptage/pourquoi-le-verrou-russe-ne-sautera-pas/

 

Recalés à plusieurs reprises devant le Conseil de sécurité par la Russie et les 4 nations du BRICS – Brésil/Inde/Chine/Afrique du Sud – les Euro-américains vont à présent essayer de faire condamner la Syrie par l’Assemblée générale de l’ONU. Mardi 22 novembre, la troïka – ou le trio infernal atlantiste, c’est selon – France/Grande-Bretagne/Allemagne devraient soumettre un texte devant le Comité des droits de l’homme de l’Assemblée générale, avec le soutien « des » pays arabes. Si un tel texte était adopté par la majorité des membres de l’A.G., la coalition antisyrienne « réattaquerait » le Conseil de sécurité, espérant avoir cette fois de bonnes chances de faire basculer les BRICS et surtout la Russie.

Nous verrons. Mais nous ne croyons pas, sur la foi des déclarations répétées du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov (voir notamment notre article « Catherine Ashton remise à niveau par Sergueï Lavrov », mis en ligne le 18 novembre), que la Russie se laissera dicter sa conduite vis-à-vis de la Syrie : le précédent libyen est là, et il ne témoigne guère en faveur de l’honnêteté et de l’humanisme des Occidentaux. Et les Russes n’ignorent rien des réalités que les Occidentaux feignent d’ignorer, nient ou relativisent : la violence, ancienne et croissante, des groupes armés, que l’armée syrienne ne peut laisser commettre leurs exactions sans réagir, le soutien d’une majorité de Syriens à leur gouvernement, ne serait-ce que par refus du chaos ou de la théocratie à la séoudienne. Et, « accessoirement », les conséquences catastrophiques, pour toute la région, d’une déstabilisation du pays.

 

La Syrie enjeu d’un « Grand jeu » géostratégique


Force est de constater d’ailleurs qu’à la pression sur le gouvernement syrien – l’Union européenne vient à son tour de réclamer le « départ » de Bachar al-Assad – s’est ajoutée une pression, guère moins forte, sur les alliés de la Syrie, du moins ceux siégeant au Conseil de sécurité, au premier rang desquels la Russie. Aujourd’hui, le tandem Medvedev-Poutine est, presqu’au même titre que Bachar, dans le collimateur des atlantistes. Ces deux hommes d’Etat ne nous paraissent pas du genre à se laisser marcher sur les pieds ou dicter leur conduite. Voila pour la dimension  humaine du problème. Mais quid des rapports de force géostratégiques ? Est-ce que Moscou pourrait considérer que le jeu syrien ne vaut pas la chandelle, autrement dit que soutenir Bachar apporterait plus d’ennuis, de marginalisation diplomatique, que d’avantages ?


Pour nous, là encore, il n’y a pas photo : sans même parler des intérêts militaires ou économiques liant Moscou à Damas, les Russes ne toléreront plus les tentatives d’encerclement de leur pays par les Américains et l’OTAN. La direction russe n’a évidemment pas oublié les intrigues ou les ingérences évidentes de la Maison Blanche en Ukraine, en Géorgie et dans les républiques musulmanes ex-soviétiques – où les Américains ont « pondu » des bases militaires, plus ou moins durables. Poutine a du reste largement contré ces manoeuvres, aujourd’hui.

 

Mais le « pré carré » traditionnel russe n’est pas seul en cause : les Américains et leurs alliés ont, on sait dans quelles conditions, poussé leurs pions en Irak et en Afghanistan, ils continuent aujourd’hui de menacer l’Iran et la Syrie. Bref, c’est plus que jamais la « guerre des dominos » entre Moscou et Washington. Alors, oui, les Russes n’ont absolument pas intérêt à ce que la Syrie bascule. Il y a vraiment une nouvelle guerre froide qui traverse le globe, et qui implique aussi la Chine, dont tout indique qu’elle sera un des rivaux majeurs des Etats-Unis dans les décennies à venir. Et Pékin, certes étroitement et massivement lié à l’économie américaine, est parfaitement au fait des enjeux géostratégiques au coeur desquels se retrouve la Syrie.


Au fond, la seule chose qui pourrait changer cet équilibre serait une insurrection massive, ou suffisamment importante d’une partie du peuple syrien contre son gouvernement, avec une alternative politique crédible. Or rien de tout ça n’existe – sauf bien sûr dans les communiqués du CNS et de l’OSDH et les délires lyriques des facebookeux « démocrates »…


http://resistance71.wordpress.com/

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog d'eva R-sistons
  • : Géopolitique, Politique, Médias. Le blog d'une journaliste écrivain opposée aux guerres, administratrice de R-sistons à l'intolérable. Articles de fond, analyses, conseils pratiques, résistance, dénonciation de la désinformation. Blog engagé d'une humaniste pacifiste, gaullienne de gauche, croyante, citoyenne du monde universaliste. Et attachée à l'indépendance nationale !
  • Contact

Profil

  • eva r-sistons
  • Divorcée, père origine bordelaise, mère russe. Licenciée es-lettres modernes, diplômée Ecole de Journalisme. Journaliste-écrivain. Carrière: Presse écrite, radio, TV, et productrice d'émissions. Auteur de plusieurs ouvrages (Hachette etc)
  • Divorcée, père origine bordelaise, mère russe. Licenciée es-lettres modernes, diplômée Ecole de Journalisme. Journaliste-écrivain. Carrière: Presse écrite, radio, TV, et productrice d'émissions. Auteur de plusieurs ouvrages (Hachette etc)

Recherche

Archives