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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 00:15

Retrait des Américains d’Irak :

Le chaos en cadeau d’adieu

 

« On dit que le calife Haroun Errachid envoya comme cadeau à Charlemagne empereur d’Occident, à Aachen, une clepsydre, une horloge à eau la première au monde à pouvoir mesurer le temps. Charlemagne envoya ce qu’il avait de mieux comme cadeau, des lévriers. »

Voilà résumé en une phrase le niveau de Baghdad il y a de cela 1200 ans comparé à l’Occident d’alors. Mieux encore, les Irakiens héritiers de la Mésopotamie avec Hammourabi qui fut le premier roi à édicter un corpus juridique, le fameux Code d’Hammourabi il y a de cela 34 siècles. Pour rappel, l’Irak avait un système éducatif et de recherche performant. Le niveau de développement était de loin le plus important du Monde arabe. Les infrastructures étaient développées et un célèbre dicton permet de situer le niveau intellectuel héritier de « Dar El Hikma » « La Maison de la Sajesse », le taux d’analphabétisme le plus bas du Monde arabe, il constituait un danger pour le « monde libre et civilisé ».

Une brève histoire de l’Irak

Du point de vue de l’histoire, le déclin de Bagdad est dû, dit-on, à l’invasion des Mongols d’Hulagu qui détruisirent la capitale vers 1250 mettant un coup d’arrêt à la civilisation musulmane. L’Irak fut par la suite rattaché à l’Empire ottoman, jusqu’au jour où il intéressa les Allemands avec le kaiser Guillaume qui promit au sultan Abdelhamid la construction du Bagdad Bahn, le train Berlin-Bagdad. La découverte d’indices de pétrole fut le début du mallheur des Irakiens qui furent une variable de confrontation entre l’Empire, britannique, et le gouvernement français qui, après avoir démoli l’Empire ottoman - accords de Sykes-Picot - firent main basse sur le pétrole. L’Anglo Irakian Oil Company remplaça la Turkish Petroleum Company. Par la suite encore, les Etats-Unis demandèrent leur part du gâteau. De coups d’Etat en coups d’Etat fomentés par les puissances occidentales, l’Irak connut l’avènement de Saddam Hussein qui, au départ, fut « utilisé » pour contrer la Révolution iranienne de 1979.

La première guerre du Golfe fut sponsorisée par l’Occident en armements à Saddam, notamment français et américains, et financièrement ce sont les roitelets du Golfe qui furent mis à contribution. Huit ans plus tard, fin des combats pour rien. L’empire soviétique s’effondrait, grâce aux coups de boutoir des moudjahidine commandés par le meilleur allié de l’Occident, Oussama Bin Laden.

Lors de la deuxième guerre du Golfe de 1991, qui, rappelons-le, s’est faite sur un malentendu, Saddam Hussein avait reçu l’ambassadrice Glapsie et l’avait informée des problèmes qu’il avait avec le Koweil -19e province de l’Irak avant la Première Guerre mondiale. Celle-ci lui aurait dit que les Etats-Unis ne se sentent pas concernés par ce problème. L’erreur de Saddam Hussein - en envahissant le Koweit le 2 août 1990 - est d’avoir cru que les Américains n’interviendraient pas. Il le paya cher, mais curieusement, George Bush s’arrêta aux portes de Baghdad. Ce fut la fin de l’Histoire, d’après l’idéologue du Pentagone Francis Fukuyama. Plus rien ne s’opposait à l’hyperpuissance américaine. Cependant, deux faits importants sont à signaler d’abord, le déclin des réserves pétrolières aux Etats-Unis et la montée en puissance aux Etats-Unis des néoconservateurs avec un « born again », George Bush, inféodé au lobby sioniste pro-israélien. De plus, l’Irak de Saddam apparaissait comme un danger pour Israël. pour un autre motif concocté par les néo-conservateurs, l’Irak fut accusé d’avoir des liens avec Oussama Bin Laden, et de détenir des armes de destruction massive. Douze ans après son père, George Walker Bush envahit l’Irak en mars 2003, sans qu’il y ait une résolution des Nations unies.

Que reste-t-il de l’Irak ?

En octobre 2006, la revue médicale The Lancet estimait le nombre de décès irakiens imputables à la guerre à 655.000. L’institut Opinion Research Business a estimé à plus de 1000.000 le nombre de victimes irakiennes entre mars 2003 et août 2007. La guerre a provoqué l’exode d’au moins deux millions d’Irakiens. Ceci sans parler des dégâts occasionnés par le Programme « pétrole contre nourriture » : plus de 500.000 enfants seraient morts de maladie et de malnutrition. Les dommages aux infrastructures civiles sont immenses : les services de santé sont pillés. Il y a eu une détérioration des canalisations d’eau et la dégradation des bassins hydrographiques du Tigre, de l’Euphrate. Il y a de plus, augmentation de l’insécurité générale (pillages, incendies et prises d’otage), suite à la désorganisation totale des différents services publics tels que les forces de l’ordre. De nombreux centres historiques ont été détruits par les bombardements américains, les combats et les pillages. Le Musée national d’Irak a été pillé.

Le bilan est connu, des centaines de milliers de morts, des millions de personnes déplacées, les infrastructures détruites et réduites à l’âge de pierre selon la promesse de George Bush père. Le 15 septembre 2004, l’armée américaine relâche 275 détenus de la prison d’Abou Ghraib avec toute l’horreur attachée à la perversion d’un côté et aux souffrances de l’autre. En janvier 2007, en pleine fête de l’Aïd el Adha, Saddam Hussein a fait preuve d’un rare courage lors de sa pendaison. Comme l’écrit Manlo Danucci faisant le bilan de cette chevauchée fantastique : « Nos troupes sont sorties d’Irak ’’la tête haute’’, a annoncé le commandant en chef Barack Obama. Les USA ont de quoi être fiers.. Mis à feu et à sang par plus d’un million et demi de soldats, que le Pentagone a déployés par rotations, avec aussi des centaines de milliers de contractor militaires (mercenaires), en employant n’importe quel moyen pour écraser la résistance : des bombes au phosphore contre la population de Fallujah aux tortures d’Abu Ghraïb. Provoquant environ un million de victimes civiles, qui s’ajoutent à celles de la première guerre contre l’Irak et de l’embargo. Laissant un pays sinistré, avec un chômage à plus de 50%, la moitié des médecins qu’il avait avant l’invasion, un tiers des enfants affectés de malnutrition, à qui s’ajoutent ceux qui ont des malformations génétiques dues aux armes du Pentagone. Une guerre que les USA ont payée de 4500 morts et plus de 30.000 blessés chez les militaires, dont 30% sont rentrés chez eux avec de graves problèmes psychiques. Guerre qui a coûté 1000 milliards de dollars, à quoi s’ajoutent environ 4000 milliards de dépenses indirectes, comme celles de l’assistance aux anciens combattants. (1)

Dans sa course à la Maison-Blanche, Barack Obama avait promis le désengagement de l’Irak, mais pas à n’importe quel prix. En novembre 2008, les gouvernements irakien et américain ont signé un pacte bilatéral incluant le Status of Forces Agreement (Sofa) qui fixe à la fin 2011 le terme de la présence militaire des États-Unis. Les Américains avec la satisfaction du devoir bien fait, notamment par une mainmise sur les ressources pétrolières et agricoles par multinationales américaines interposées, rentrent au pays.

Depuis 2005, le gouvernement irakien a acheté des armements étasuniens pour une valeur de 5 milliards de dollars et, selon le programme, il en achètera d’autres pour 26 milliards. Les Etats-Unis ayant réussi à mettre en place une partition de fait de l’Irak en trois régions quasi autonomes avec le Nord kurde, la région de Bagdad à majorité sunnite et le sud de l’Irak à majorité chiite. En même temps, poursuit Manlio Dinucci, Washington s’attache le gouvernement régional kurde de Masoud Barzani avec lequel Exxon Mobil a conclu un gros contrat d’exploitation pétrolière, en doublant le gouvernement de Baghdad. Au Kurdistan irakien opèrent depuis 2003 des forces spéciales étasuniennes, sous les ordres du général Charles Cleveland. Celui-là même qui -révèle le journal égyptien al-Arabi- entraîne et dirige aujourd’hui en Turquie les commandos de l’« armée syrienne libre » pour la « guerre subrogée » contre la Syrie.(1)

Mieux encore, on apprend que même l’agriculture plusieurs fois millénaire de l’Irak est menacée. L’ordonnance 81 signée il y a cinq ans, le 26 avril 2004, par l’administrateur provisoire de l’Irak, Paul Bremer, a placé le pays sous le joug économique total de l’Occupant en obligeant le pays à réformer drastiquement son économie sur le modèle économique néolibéral américain. Ceci en violation de la Constitution irakienne et des conventions de La Haye et de Genève qui stipulent que l’occupant doit respecter la juridiction du pays occupé. Il s’agit d’une véritable déclaration de guerre contre les fermiers des pays occupés. Elle a livré le pays en pâture aux nécro-entreprises géantes qui contrôlent le commerce mondial des graines, comme Monsanto, Syngenta et Dow Chemicals. Comble de l’ironie, c’est au coeur de la Mésopotamie (l’actuel Irak) qu’a été inventée l’agriculture voici plus de dix mille ans ! L’ordonnance 81 a donné aux sociétés étrangères un droit de propriété intellectuelle (semblable à ceux que Washington a introduits dans les règles de l’OMC) qui leur concède pendant vingt ans le monopole sur la production, la reproduction, la vente, l’exportation, l’importation et le stockage de toutes les semences génétiquement modifiées et les variétés de plantes « similaires ». L’article 14 de cette loi interdit aux agriculteurs de réutiliser les semences de ces variétés transgéniques protégées ! Les agriculteurs « coupables » d’avoir semé des graines non achetées, ou dont le champ aurait été contaminé accidentellement, encourent de fortes amendes, voire des peines d’emprisonnement, la destruction de leurs récoltes, de leurs outils et de leurs installation ! Monsanto a fait un hold-up sur les semences millénaires des pays qu’elle envahit pour les modifier génétiquement, les breveter et les revendre aux agriculteurs désormais contraints de payer pour pouvoir les cultiver !

L’Irak actuel

Face au refus de l’Irak d’accorder l’immunité à des milliers de soldats américains chargés de poursuivre la formation, le président Obama avait décidé, le 21 octobre, le retrait total des troupes.

La paix n’a jamais ét à l’ordre du jour même du temps de la présence américaine. La bôite de Pandore du régionalisme et surtout de l’extrêmisme religieux à fait le reste malgré un décor exogène comme l’organisation d’élections , le chaos est là parceque les problèmes de fond qui existaient du temps de Saddam Hussein qui les traitaient à sa manière au nom d’un intrêt supérieur , celui de l’Etat Nation laïc, ressurgissent maintenant qu’il n’y a plus de garde fous. Les partis en présence, n’ont pas connaissance du logiciel de la paix . Je pense même que chacun ,à sa mamnière instrumente la religion pour s’emparer du pouvoir.. Apparemment le clan chiïte de Nouri el Maliki celui qui ordonna la mise à mort de Saddam Hussein le sunnite, l’a emporté su l’autre clan d’Ilyad Alaoui le sunnite, à telle enseigne qu’il a fallu plus d’une année pour former le nouveau gouvernement .

« Des élections ont eu lieu et un gouvernement à majorité chiite a mis plus d’une année à émerger. (...) Outre les dizaines de milliers de membres de sociétés de sécurité privées, peu connues pour leurs compétences en termes de réconciliation et de maintien de la paix. Les Américains laisseront 50.000 au Koweït, prêts à débarquer en cas de besoin. Le chaos qui règne à Baghdad ne leur laissera peut-être même pas le temps de défaire leur paquetage. La transformation de Baghdad en une ville à majorité chiite et le soutien des pays frontaliers devaient jouer un rôle majeur dans la stabilisation du pays. Au moins 12 explosions ont retenti dans 9 quartiers de la ville, faisant 63 morts et plus de 200 blessés. Des attaques coordonnées qui ciblaient essentiellement les quartiers chiites et qui font craindre un retour des violences confessionnelles sur fond de luttes politiques. Comme dans toute guerre, il y a ceux qui ont collaboré avec l’ennemi. Ils - ou elles -écrit Gilles Munier étaient pour la plupart employés à tout faire, mais aussi secrétaires, interprètes ou espions. Certains, cagoulés, participaient aux interrogatoires et aux séances de torture. Considérés comme des traîtres par la population. Tous rêvaient de partir avec les occupants, d’émigrer aux Etats-Unis. Les Américains ont abandonné leurs collaborateurs à leur triste sort. Le bruit court même à Baghdad que des GI’s auraient vendu des listings d’employés à des « insurgés ». Une loi américaine, votée en 2008, a créé le Special Immigrant Visas (SIV) qui facilite l’entrée aux Etats-Unis des Irakiens qui travaillaient dans leurs bases et qui sont menacés de mort ou d’enlèvement. Mais, en quatre ans, seules 25.000 demandes ont été acceptées, 7000 visas délivrés.(2)

C’est une force étrangère, lit-on dans un éditorial du Monde, qui envahit le pays et ce sont des proconsuls américains bunkérisés qui vont le gouverner ensuite. L’Irak a été privé d’une partie de son histoire. Tout est faux depuis le début dans cette tragédie. Les motifs invoqués par George W. Bush pour se lancer dans l’aventure : l’Irak n’avait rien à voir ni avec Al Qaîda ni avec les attentats du 11 septembre 2001 ; le régime, exsangue après des années d’embargo, n’entretenait aucun arsenal d’armes de destruction massive(…) . (3)

« L’Irak s’est un peu démocratisé, il est plus libre. Mais il est plus divisé que jamais entre ses trois composantes ethnico-religieuses. Il est gouverné par un parti pro-iranien issu de la majorité arabe chiite, qui marginalise la minorité sunnite, cependant que les Kurdes du pays vivent en quasi-indépendance. La violence est endémique. Un Irakien sur quatre vit dans la misère. La classe moyenne a fui à l’étranger. Le statut des femmes a régressé. La production pétrolière n’a pas retrouvé son niveau d’avant-guerre.(...) »(3)

« Chercheur au Cnrs et spécialiste de l’Irak, Pierre Jean-Luizard anticipait les difficultés à venir : « Les Américains laissent derrière eux un système politique qui est voué à l’échec. C’est un système qui a été, par défaut d’autres solutions, conçu sur des bases confessionnelles et ethniques, dont la Constitution de 2005 condamne les Irakiens à jouer un jeu politique duquel ils ne peuvent pas sortir et qui les met en confrontation sur des bases d’abord communautaires et régionales. La meilleure illustration de tout cela est le mandat d’arrêt que le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki vient de lancer contre le vice-président arabe sunnite Tareq al-Hachemi. Accusé de terrorisme et d’avoir financé des escadrons de la mort, Tarek El Hachémi nie toutes les accusations et accuse le Premier ministre de complot, qualifié de « Saddam chiite » par ses opposants. Le groupe parlementaire sunnite Iraqiya a décidé de boycotter l’Assemblée et le gouvernement. Une provocation pour le chef du gouvernement, lequel a menacé de remplacer les neuf ministres appartenant à Iraqiya s’ils maintenaient cette décision.. « Cette guerre menée pendant plus de huit ans par Bush et Obama est un échec patent. Leur armée abandonne un pays aux mains d’un gouvernement chiite corrompu, allié à l’Iran, et en butte à l’hostilité d’une minorité sunnite », confie un officier du renseignement. Un nouveau Vietnam suivi d’une guerre civile pour les plus optimistes, « un arc chiite allant de la Syrie à l’Iran, en passant par l’Irak et le Hezbollah libanais ». Autrement dit, la hantise d’une troisième intifada chiite pour les plus alarmistes. (4)

Y aura t-il d’autres Irak ?

On peut s’interroger si après le désastre irakien, les 4500 morts les dizaines de milliers de traumatisé et une guerre qui aura couté près de 1000 milliards de dollars, les Américains seront tentés par une autre aventure que celle de formater le monde. Pour le Christian Science Monitor qui rapporte le nouveau format des guerres américaines, on parle de nouvelles guerres : « On les appelle les interventions militaires “transhorizon” ou à distance : l’usage de drones ou de missiles lancés à partir de bâtiments de combat en vue d’éliminer des cibles humaines dans un pays étranger sans avoir à envoyer de soldats sur le terrain. Alors que les Etats-Unis quittent l’Irak après plus de huit ans de guerre et d’occupation, le recours accru à ces tactiques à distance et aux unités d’élite des forces spéciales, extrêmement mobiles, n’est qu’un exemple parmi d’autres de l’impact durable que cette guerre, lancée en mars 2003, a eu sur la politique étrangère américaine ».(5)

« “Pendant un certain temps, le syndrome postirakien produira une réelle réticence à mener des opérations militaires ressemblant de près ou de loin à la guerre en Irak”, prédit Stephen Walt, professeur à l’université Harvard. “Nous n’allons plus nous lancer dans des occupations prolongées ni tenter de remodeler la politique intérieure d’un pays.”Autrement dit, au lieu de guerres comme celle d’Irak, nous assisterons à des interventions ciblées, comme au Pakistan et au Yémen. “Nous allons nous employer à éliminer les méchants au lieu de chercher à réformer des sociétés entières”, résume l’universitaire ».(5)

On le voit la tentation d’empire étasunienne est intact, sauf que l’expérience américaine est mise à profit pour ouvrir d’autres théâtres ; De fait poursuit le journal : « La guerre d’Irak ainsi que celle d’Afghanistan ont conduit les Etats-Unis à se préoccuper d’une région qui ne devrait pas jouer un rôle important dans leur future prospérité. Comme Jon Huntsman Jr., candidat à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2012, se plaît à le répéter : “Notre avenir n’est pas dans les montagnes afghanes de l’Hindu Kuch.” Après s’être focalisés sur l’Irak pendant la majeure partie de la dernière décennie, les Etats-Unis doivent, selon M. Lindsay, rattraper leur retard dans une région qui pèsera beaucoup sur leur futur : l’Asie orientale ». (5)

« “A présent, nous allons être beaucoup plus prudents pour décider des endroits et des moments opportuns pour faire appel à l’armée.” Selon Henry Barkey, un ancien analyste du département d’Etat, cette “nouvelle réticence” transparaît déjà dans le rôle de soutien que les Etats-Unis ont choisi de jouer dans l’intervention de l’Otan en Libye. Mais, selon d’autres experts, la Libye ne pré¬sentait qu’un intérêt secondaire pour Washington. D’après eux, le véritable test de l’impact de la guerre d’Irak sur la politique extérieure américaine se fera avec l’Iran, et peut-être plus tôt qu’on ne le pense ». (5)

Nous y voilà. Le scénario est mis en place avec la complicité du directeur Général de l’AIEA qui n’a pas la même réticence qu’El Baradei ou encore moins qu’un Hans Blixc qui s’est opposé frontalement à Georges Bush, en persistant sur le fait qu’il n’y avait pas d’ADM en Irak . L’actuel directeur de l’AIEA fait parti du scénario visant à créer le motif qui amènera le monde à un futur chaos. La guerre irakienne terminée, les GI’s ne sont pas loin, jute à côté au Koweit, ils peuvent reprendre du service. Il est possible même que le détroit d’Ormuz soit l’étincelle qui déclenchera l’apocalypse .

Nous ne souhaitons que l’Iran finisse comme l’Irak encore que cela ne sera pas facile pour l’empire ! L’Irak une des plus brillantes civilisations que l’humanité ait connues sombre dans un chaos qui, à moins d’un miracle, semble être parti pour longtemps. Tout ceci pour une mainmise sur des matières premières et imposer Israël comme « rempart contre la barbarie ».

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 04:35
La Russie se prépare à une attaque israelo-américaine contre l’Iran dans les prochains jours

Le calendrier ne peut que nous rendre pessimistes. C’est loin l’Iran? Cela ne justifie en aucun cas son attaque, et le conflit s’annonce mondial, la Chine est prête, la Russie aussi, etc…. Cela va être un gros bordel (passez-moi l’expression…).

Les sources du ministère russe de la Défense déclarent que le Kremlin reçoit des informations sur la préparation d’une attaque d’Israël contre les sites nucléaires de l’Iran avec le soutien des Etats-Unis. L’attaque sera soudaine et lancée très prochainement, écrit jeudi 15 décembre le quotidien Nezavissimaïa gazeta. La riposte de Téhéran ne devrait pas se faire attendre. Une guerre à part entière pourrait alors se déclencher, dont les conséquences seraient imprévisibles.

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Au niveau armée russe, c’est pas plus joli et moins déprimant qu’un char non?

 

La situation géopolitique autour de la Syrie et de l’Iran pousse la Russie à optimiser d’urgence ses forces armées en Transcaucasie, dans la mer Caspienne et dans les régions de la Méditerranée et de la mer Noire. Les sources du ministère russe de la Défense déclarent que le Kremlin reçoit des informations sur la préparation d’une attaque d’Israël contre les sites nucléaires de l’Iran avec le soutien des Etats-Unis. L’attaque sera soudaine et lancée très prochainement, écrit jeudi 15 décembre le quotidien Nezavissimaïa gazeta. La riposte de Téhéran ne devrait pas se faire attendre. Une guerre à part entière pourrait alors se déclencher, dont les conséquences seraient imprévisibles.

Ce problème fait partie des priorités de l’ordre du jour du sommet de jeudi UE-Russie à Bruxelles avec la participation du président russe Dmitri Medvedev. La Russie a commencé récemment à exercer une influence diplomatique directe sur l’Europe et la communauté internationale concernant les problèmes d’une éventuelle guerre en Iran, après la publication en novembre par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’un rapport sur le programme nucléaire iranien. 

Cependant, la préparation de la Russie visant à minimiser les pertes suite aux actions éventuelles contre Téhéran a commencé il y a plus d’un an. A l’heure actuelle elle est pratiquement terminée. Selon les sources du ministère russe de la Défense, en octobre-novembre 2011, la 102e base militaire en Arménie a été intégralement optimisée. Les familles des militaires ont été rapatriées en Russie, et la garnison russe déployée près d’Erevan a été réduite, les unités de la garnison ont été projetées dans la région de Gumri, plus près de la frontière turque. En fait, les attaques éventuelles des troupes américaines contre les sites iraniens sont possibles à partir du territoire de la Turquie. On ignore pour l’instant quelle serait la mission de la 102e base. Mais on sait que depuis le 1er décembre les forces russes des bases militaires en Ossétie du Sud et en Abkhazie sont entièrement opérationnelles. Et les navires de la flotte russe de la mer Noire croisent près des eaux territoriales de la Géorgie, qui pourrait dans ce conflit se mettre du côté des forces anti-iraniennes.

A Izberbach (Daguestan), à proximité de la frontière azerbaïdjanaise, le groupe de batteries doté de missiles côtiers Bal-E d’une portée de 130 km est en régime d’alerte permanent. Et tous les patrouilleurs lance-missiles de la flotte russe de la mer Caspienne ont été projetés d’Astrakhan près de Makhatchkala et de Kaspiisk pour créer une unité navale unie. Le navire-amiral Tatarstan devrait être rejoint par le petit navire d’artillerie Volgodonsk et la corvette lance-missiles Daguestan. Les vaisseaux-amiraux de la flottille sont dotés de systèmes de missiles d’une portée de 200 km.

Un groupe aéronaval de la flotte russe du Nord sous le commandement du croiseur lourd porte-avions Admiral Kouznetsov, qui a l’intention d’entrer dans le port syrien de Tartus, a été envoyé près des côtes méditerranéennes. Les sources du ministère russe de la Défense n’ont pas confirmé, mais n’ont pas non plus réfuté le fait que ce groupe aéronaval était accompagné par des sous-marins nucléaires de la flotte du Nord. Aucune annonce officielle n’a été faite concernant les missions de l’armée et de la flotte si une guerre était déclenchée contre l’Iran.

Les analystes n’excluent pas la participation militaire de la Russie au conflit en Iran. « Dans le pire cas de figure, si Téhéran était menacé par une défaite militaire totale en résistant à l’invasion des forces des Etats-Unis et l’Otan, la Russie lui apporterait son aide militaire. Du moins, technique », prédit le colonel Vladimir Popov, expert militaire.

 

Source: News26.tv

 

La Russie se prépare à une attaque israelo-américaine contre l’Iran dans les prochains jours

 

 

 

 

Guerres, dernières nouvelles :

Wayne Madsen sur la mort de Kadhafi

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 04:33
L’Iran et le Drone : Un Désastre Ravageur pour les Etats-Unis
Georges STANECHY

Les hurlements du vent ne font pas trembler la Montagne - Proverbe Chinois

Silence

Silence des médias occidentaux, presse, radio, TV, chroniqueurs obsédés de buzz, praticiens patentés du ’bashing’ capables de s’emparer du moindre prétexte dès qu’il s’agit de diaboliser Russie, Chine, Cuba, Venezuela et autres boucs émissaires désignés à la vindicte d’une opinion publique droguée de désinformation… Censure privatisée, parfaitement rodée.

Parfois, dans la presse européenne ou nord-américaine, quelques maigres entrefilets, comme à regret, de reprises de communiqués d’agence de presse, lénifiants, noyés dans la masse de ce qu’on n’a pas le temps de lire. Alors que les médias du reste du monde n’ont cessé d’en faire leurs titres et articles ces jours derniers, particulièrement en Asie.

L’évènement qui s’est produit le dimanche 4 décembre 2011 présente, pourtant, des implications immédiates et une portée géopolitique d’une colossale importance. Composant un cocktail qui devrait passionner “journalistes d’investigation” et “experts médiatiques de politique étrangère”, esprits curieux et friands d’actualités, amateurs de jeux vidéo, lecteurs de BD et de romans d’espionnage assaisonnés aux missions ou exploits “impossibles”.

Coup de théâtre fusionnant tous les ingrédients des hautes technologies : aéronautique futuriste, guerres secrètes entre services spéciaux ou renseignements militaires, CyberWars ou conflits mêlant télécommunications cryptées et informatique bardée de codes et pare-feux, ruses minutieusement architecturées face aux foucades de l’arrogance stupide…

Silence, expression d’un déni.

Celui d’un désastre militaire et technologique majeur, immense, ravageur, pour les USA, dans leur prétention hégémonique à dominer le monde. Aux conséquences multiples.

Ce désastre vient de leur être infligé par l’Iran.

Ses spécialistes en CyberWars, en « guerre électronique », se sont emparés d’un exemplaire de son drone technologiquement le plus sophistiqué. Avion sans pilote à bord, radioguidé au moyen d’un système satellitaire, qui avait décollé d’Afghanistan. Le faisant atterrir en douceur, après en avoir neutralisé les systèmes de sécurité, avec une parfaite maîtrise, sur une de leurs bases aériennes.

L’appareil avait pénétré l’espace aérien iranien, se croyant indétectable pour l’avoir effectué précédemment à plusieurs reprises, sur une profondeur de 225 km au nord-est du pays. Survolant Kāshmar, capitale de la province de Razavi Khorasan.

Kāshmar, à 926 km de Téhéran, célèbre pour la beauté veloutée de ses tapis laine et soie à l’extraordinaire finesse des motifs rehaussés, dans leur brillance, d’un subtil équilibre de couleurs et nuances. Amateurs et collectionneurs de tapis persans, notamment dans les pays de l’Eurasie, en raffolent. A 220 km de la frontière afghane dans le nord-est du pays, près du magnifique désert deLoot, un des plus beaux de la planète. La proximité de l’air chaud lui permet de cultiver une quarantaine de variété de raisins, avec une des plus savoureuses productions mondiales de safran (1). Réputée, aussi, pour la qualité de deux universités : Payame Nur University, spécialisée dans l’enseignement à distance, et Azad University.

Le drone n’était pas là pour photographier universités, hôpitaux, stations d’épuration d’eau et centrales électriques de la ville. Photos et plans sont disponibles au public. Les Iraniens savent que ces infrastructures civiles figurent parmi les cibles prioritaires, malgré l’interdiction internationale des Conventions de Genève, en cas de bombardements par “La Communauté Internationale”. Comme ce fut le cas en Palestine-Gaza, Irak, Afghanistan, Liban, ou en Libye récemment réduite en cendres. (2)

Pas davantage pour inventorier les sites touristiques de la région…

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Rires en Chine sur la diabolisation obsessionnelle de l’Iran par les occidentaux

Le Chihuahua

Il ne le savait pas, impatiemment attendu ce jour-là. Une réception spéciale lui était réservée, s’agissant d’un drone d’exception. De loin, beaucoup plus perfectionné que les “drones-tueurs”, armés de missiles, spécialisés dans les massacres quotidiens de civils en Afghanistan ou au Pakistan, aux noms sanguinairement évocateurs : “Reaper” (La Faucheuse), “Predator”... (3)

Non. C’était la superstar de l’arsenal US qui franchissait la frontière iranienne, un « drone espion » : le RQ-170 Sentinel. La crème de la crème, en termes de haute technologie aéronautique et militaire, un concentré de tout le savoir et de la technicité la plus secrète, même auprès de ses alliés et vassaux, du complexe militaro-industriel US.

Peu d’exemplaires construits. Si précieux que seule la CIA en détient l’exclusivité : mise au point, programmes des missions, pilotage, exploitation des informations recueillies. Son pilotage s’effectue à partir de la base de Tonopah dans le Nevada, via des relais satellite. Les RQ-170 Sentinel chargés d’espionner Iran, Pakistan et Chine, limitrophes de l’Afghanistan, sont dans leur majorité physiquement positionnés et gérés par la CIA, depuis 2008, sur la base aérienne de Shindand, avec leurs équipes de maintenance, même s’ils sont pilotés à partir des USA.

Située à 1.500 mètres d’altitude dans la province de Hérat à l’ouest de l’Afghanistan, face à l’Iran, la “Shindand Air Base” est destinée, chez les stratèges US, à servir de plateforme logistique dans l’éventualité, souhaitée par tous les traîneurs de sabre à Washington, d’une invasion de ce pays. Car, rien ne justifie une telle démesure de moyens face à une guérilla de résistance nationale, faiblement armée, en Afghanistan. Cette gigantesque base vient de faire l’objet d’un triplement de son infrastructure et pistes en 2011, et une nouvelle piste va encore être rajoutée début 2012. La longueur de ses pistes permet de recevoir les avions de transport géants C-17 Globemaster III. (4)

Le RQ-170 Sentinel, drone à long rayon d’action capable de voler à 15 000 mètres d’altitude, sa forme en delta lui donne une envergure de 26 mètres en largeur, 4,5 mètres en longueur, 1,84 en hauteur. Equipé d’un réacteur General Electric TF34connu pour sa robustesse et sa fiabilité. Son équipement, son “design”, son “avionique”, pour reprendre le jargon du métier, sont dérivés du fameux bombardier B-2, réputé indétectable par tout système radar. D’où son qualificatif de “furtif” selon l’expression technique, “stealth” en anglais. (5)

Cette merveille aéronautique a ainsi une “signature”, une identification ou un repérage, parmi les plus faibles : acoustique, infrarouge, visuelle et radar. Quasiment, impossible à détecter, passant inaperçu. Quand il l’est, c’est trop tard, ayant disparu ou déjà frappé. En raison de deux caractéristiques :

=> Son aérodynamisme en forme d’aile-volante en matériaux composites, au profilage offrant peu de prise aux ondes radars adverses

=> Son revêtement spécial, sa “peau” (wing skins) comme disent les spécialistes, dont la composition multicouche est ultrasecrète, absorbant tous types d’ondes de détection radar.

Il embarque le nec plus ultra de ce que science et technique ont pu rendre opérationnel sur le plan de la détection, de la surveillance, du radioguidage, et des transmissions cryptées : interception de communications, prélèvement par capteurs (sniffers) d’émanations chimiques ou radioactives même à doses infimes, prise de photos et de films par tous temps et toutes résolutions de nuit comme de jour, identification des positions radars ennemies, centres de commandements, localisation de bunkers et souterrains, etc.

L’ensemble de cet appareillage est si sophistiqué et sensible qu’il est nécessaire d’abriter ce drone, en dehors de ses missions, dans un hangar climatisé.

Pareil « trésor volant » évolue, évidemment, dans un environnement sécurisé à l’extrême. Quatre systèmes de sécurité le rendent quasiment invulnérable :

i) Systèmes antibrouillages (“anti jam”) et de guerre électronique les plus récents et les plus puissants

ii) Doublement systématique des éléments essentiels de sa motorisation et de son pilotage, avec basculement immédiat de l’un à l’autre dès l’amorce d’une panne improbable

iii) En cas de perte de contact avec son pilote à terre, procédure de mise en pilotage automatique avec programmation de son ordinateur de bord en guidage autonome lui permettant de retourner à sa base initiale, dans une sorte de « retour au pigeonnier »

iv) En cas de défaillance du pilotage automatique, ou du système de « retour au pigeonnier », phase terminale par destruction automatique, ou plutôt pulvérisation en vol, pour qu’il n’y ait aucune possibilité de récupérer une quelconque pièce ou trace éventuelles à récupérer par des mains autres que celles des agents de la CIA.

Dans leur mégalomanie coutumière, les experts militaires et du renseignement US l’avaient surnommé “The Beast of Kandahar”, où il fut exhibé et filmé en vidéo au décollage en 2007 pour la première fois. La Bête, le Monstre… Mais encore, en argot anglais, The Beast c’est le flic méchant, à la matraque facile, la brute, la terreur légitimée par l’insigne et la loi du plus fort…

Les ingénieurs Iraniens ont apprivoisé, domestiqué, The Beast.

Le transformant en Chihuahua docile, couettes enrubannées au vent, allant sagement se coucher selon leurs instructions, et dans la soumission, sur le coussinet qu’ils lui avaient assigné. A son insu, coupant ses relations satellitaires, se substituant au pilote du Nevada, gérant tous les recoins de son ordinateur de bord, son cerveau, le manipulant de brillante façon au point de le faire atterrir, sur ce qu’il croyait être sa niche ou son “pigeonnier” d’origine : la “Shindand Air Base”. Intact.

Saluons, sportivement, ce fantastique et historique exploit.

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Présentation du RQ-170 Sentinel intact par l’Iran. La grille qu’on aperçoit est l’entrée du réacteur, situé au milieu de “l’aile volante”, conçue pour éviter “l’ingestion d’oiseaux”.

Un cadeau impérial

Mais, allons au-delà.

Conséquences, perspectives, bouleversements, impacts, s’amoncèlent : juridiques, économiques, technologiques, militaires, géopolitiques. Un regard sur les plus déterminants s’impose pour qui veut comprendre l’ampleur de l’évènement. Reste deux attitudes : soit examiner d’un œil clinique et logique les faits, soit en nier l’évidence, l’importance, en se réfugiant dans une idéologie sclérosante.

Essayons la première voie, en retenant brièvement quelques dimensions :

i) Droit International et Bellicisme

« Acte hostile », gravissime, dénoncent les Iraniens, en saisissant les instances de l’ONU. Sachant qu’ils n’obtiendront rien. Mais, ils ont raison sur le fond, en droit international, et pour le principe : une fois de plus, tendre à l’ONU le miroir de ses postures hypocrites, son double jeu et son incurie. Imaginons qu’un drone russe ou chinois ait pénétré de 225 km à l’intérieur des frontières des USA… Dans l’hystérie médiatique, ce ne seraient que cris, résolutions, sanctions, en cascade, de “La Communauté Internationale”.

Plus révélateur est le comportement de la nomenklatura US. Lundi dernier sur CNN, l’ancien vice-président Dick Cheney, le second de Bush, reprochait à Obama de ne pas avoir immédiatement donné l’ordre de bombarder l’endroit où avait été vu pour la dernière fois le drone capturé par les Iraniens :

« La bonne réponse à cette affaire était de réagir immédiatement dès que l’appareil a été capturé et le détruire… Cela peut être fait à partir d’une opération aérienne. Cela peut être réalisé par une rapide frappe aérienne ». (6)

Non seulement, aucune volonté de s’excuser ou de regretter un tel « acte hostile », mais, au contraire, il paraît naturel de passer aussitôt, jouant les outragés, à un « acte de guerre ».

Position partagée par les politiciens du Congrès US. Notamment, chez les candidats ’républicains’ aux primaires présidentielles en cours dans une surenchère délirante : tels, l’ancien président de la Chambre des Représentants Newt Gingrich, (7), ou encore Rick Santorum, qui ne cessent de préconiser l’assassinat des dirigeants de l’Iran ainsi que celui de ses scientifiques. Exigeant, outre ses centres de recherche atomique, le bombardement de ses productions de pétrole et de gaz, ses infrastructures portuaires, etc.

Un tel degré d’inconscience, d’irrationalité, de fanatisme, à ce niveau de responsabilité, démontre combien la caste dirigeante américaine est gangrénée par un ramassis de milliardaires-voyous, analphabètes de la situation du monde. Etalage d’arrogance, de mépris des peuples, de la vie humaine et des principes élémentaires du respect du Droit à l’Autodétermination. Véritables gangsters psychopathes de la violence, substituant l’Assassinat, le Bellicisme, au Droit International.

Face au désastre militaire et technologique que représente la saisie intacte du RQ-170 Sentinel par les Iraniens, leur fureur aveugle ne semble pas se calmer…

ii) Science et Technologie

Le Président Ahmadinejad, ingénieur de formation, s’en délecte dans l’ironie. Synthétisant, dans un entretien avec une télévision latino-américaine, un des aspects majeurs de cette opération, évoquant un “cadeau” :

« Les américains ont peut être décidé de nous offrir cet avion espion … »

Assurément, “cadeau” est bien le terme. Impérial. Au minimum, d’une valeur de 50 milliards de dollars. Et, je pèse mes chiffres !... Ce n’est pas simplement le prix de l’appareil et de son équipement. C’est aussi celui de la masse des brevets, fournis gratuitement à l’Iran.

Celui de l’ensemble, de l’aboutissement sur plusieurs décennies, des programmes, budgets, financements, centaines de milliers d’heures de recherches, d’essais, de mises au point, de savoir-faire (know how), dans une multitude de disciplines et de techniques : aéronautique, motorisation, matériaux composites, réseau de fibres optiques embarqués, logiciels de bord, interfaces satellitaires, radars, télécoms et radioguidages, optiques et systèmes électro-optiques, photos, système d’imagerie hyperspectrale, systèmes de piratages téléphoniques et informatiques, d’écoutes, prélèvements chimiques-bactériologiques, sondes ou sniffers de particules radioactives, etc.

L’équivalent d’une visite guidée, portes ouvertes, par le Pentagone, au cœur de l’arsenal et du ’secret défense’ de son industrie de l’armement. Le complexe militaro-industriel US soudainement nu comme un ver, sous les projecteurs. Tous les systèmes de navigation, de radar, de furtivité, de mesures et de contremesures électroniques, intégrés aux appareils les plus perfectionnés des forces aériennes US et occidentales, offerts aux patientes investigations des spécialistes Iraniens.

Non seulement le fameux bombardier B-2, mais aussi le chasseur de dernière génération F-35, qualifié de “furtif”, qui a le même fabricant que le drone espion : Lockheed Martin. Chasseur polyvalent (Multirole Joint Strike Fighter) qui équipe progressivement l’aviation, la marine, le corps des marines (modèle spécial à décollage vertical), des USA, ainsi que la Royal Navy britannique. Prochainement une vingtaine pour Israël, livrables à partir de 2018, avec une option sur 55 supplémentaires. Sous la pression du lobby sioniste, le Congrès US a bloqué la vente du F-35 à l’Arabie saoudite qui devra se contenter du F-15 de conception ancienne, et de plus, dans une version bridée...

Paradoxe, l’Iran bénéficie dès aujourd’hui des technologies les plus secrètes et précieuses de l’aéronautique US que l’Arabie saoudite, un des plus fidèles alliés des USA, n’obtiendra jamais, et qu’Israël ne pourra utiliser que dans sept ans ! “Cadeau”, faisant apparaître ridicule, dérisoire, caduc, l’embargo obsessionnel des occidentaux sur le transfert de technologie à l’Iran …

Mais, rien n’y fait. L’arrogance indécrottable des responsables US et de leurs « experts militaires » demeure. Exemple : un analyste du Teal Group (expertise en aéronautique et spatial), Richard Aboulafia, minimise le cataclysme dans une métaphore méprisante :

« D’un point de vue du secret, c’est comme si on avait fait tomber une Ferrari dans une culture du char à bœuf ». (8)

Fanatisés, conditionnés, niant les faits, abrutis d’idéologie coloniale, la nomenklatura US ne peut fantasmer l’Iran qu’en désert technologique, peuplés de sauvages, incapables de décoder, adapter, tirer le moindre enseignement de la saisie d’un appareil de haute technologique que ses ingénieurs ont fait atterrir comme une fleur sur leur territoire. L’arrogance n’est-elle pas une manifestation imbécile, une pathologie déconnectant de la réalité, précipitant droit dans le mur ?… Symptôme du pathétique suicide intellectuel d’une oligarchie.

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Rires en Chine sur les menaces des va-t-en-guerre contre l’Iran. L’Oncle Sam tient dans ses bras le rapport de l’IAEA sous le regard impatient de Netanyahou.

Le Lièvre et la Tortue

Certes, sur le papier le rapport de forces théorique entre l’Empire et l’Iran reste inchangé. Une vague de bombes atomiques peut réduire en poussière l’Iran, en quelques secondes. Toutefois, utiliser la force atomique, contre un Etat qui n’attaque personne, n’occupe aucun pays dans la violence ni la spoliation, serait pour l’Empire se mettre au ban de la planète entière. Même, sous prétexte de guerre préventive fondée sur des mensonges. D’où l’intensité de la “guerre secrète” imposée à l’Iran.

Comme dans la fable du ’Lièvre et la Tortue’, rattrapant dans beaucoup de domaines le retard accumulé sous la dictature du Shah inféodée aux industries de l’armement occidentale, pour préserver son indépendance l’Iran a édifié une performante industrie de la défense et du renseignement. Adossée à une infrastructure scientifique et technique de premier plan, aux nombreuses universités, multiples centres de recherches et milliers d’ingénieurs (ce qui va exiger des services occidentaux beaucoup d’assassinats pour les exterminer jusqu’aux derniers…).

Ce coup terrible, envoyé en pleine figure de l’appareil militaire américain et occidental dans son ensemble, est révélateur. L’opération réussie d’arraisonnement du drone espion, préparée de longue date, méticuleusement mise au point, en est une éclatante démonstration.

L’Iran, sur les 10 dernières années, a abattu, neutralisé, de nombreux drones franchissant ses frontières. La plupart ont été récupérés sous forme de débris et reconstitués, certains en bon état. D’autres ont été complètement perdus, dont deux abattus au-dessus des eaux territoriales du Golfe Persique. Les autorités iraniennes vont prochainement organiser une exposition, destinée dans un premier temps aux ambassadeurs et aux professionnels de l’information, pour présenter le drone espion arraisonné, encadré de 7 autres drones en bon état : 4 israéliens (violation des frontières est) et 3 américains (violation des frontières sud et ouest).

A partir de cette mine d’informations, les Iraniens avaient organisé des équipes multidisciplinaires de recherche et développement afin de pénétrer tous les secrets du fonctionnement de ces aéronefs sophistiqués. D’autres équipes, se relayant nuit et jour, se sont spécialisées, par type de drone, dans un véritable travail de fourmi : suivre toutes leurs évolutions, en Iran, en Afghanistan. Et, même au Pakistan, où une de leur équipe était présente en permanence.

Le drone a un grand défaut : il est excessivement bavard, une pie jacassant sans interruption. Ne pouvant cesser de communiquer avec son pilote au sol pour savoir où se diriger, envoyant un flot continu d’images, d’informations et prélèvements divers. Une masse de communications faciles à enregistrer, même en langage codé. Ce bavardage continu facilite grandement l’apprentissage de son langage. Rien de plus facile : quel que soit son niveau de cryptage, un langage codé « se casse ». Les Iraniens comptent parmi eux les meilleurs mathématiciens et logiciens du monde (dont de nombreuses femmes…), jonglant avec les algorithmes et les supercalculateurs avec autant de facilité qu’un joueur de frisbee. (9)

Dernière étape, à partir du décryptage, décortiquer le fonctionnement de son cerveau. Qui n’a rien à voir, pour le moment, avec la complexité du cerveau humain. Un simple logiciel de bord qui, par définition, livre celui utilisé au sol. Avec leurs différents modes d’échanges d’instruction via les satellites. C’est ainsi que la “feuille de route” du RQ-170 Sentinel destiné à violer les frontières de l’Iran pour l’espionner, était connue de la défense iranienne dès son décollage…

S’amusant à pénétrer les ordinateurs de la “Creech Air Force Base” dans le Nevada et y infecter de quelques virus retors, pendant plusieurs semaines à l’insu des spécialistes US, l’ensemble de leur flotte de drones. Générant de multiples incidents, jusqu’à provoquer l’écrasement d’un drone de type Reaper aux Seychelles cette semaine. (10)

S’il est possible de disposer de tous les codes sources pour arraisonner des drones adverses, en gérant leurs liaisons terrestres et satellitaires parmi les plus fortement protégées, il faut savoir que la maîtrise d’algorithmes et de logique est encore plus simple dans le contrôle des stations de radars, avions, bateaux, chars d’assaut, missiles. Jusqu’aux relations satellitaires coordonnant les troupes au sol…

Constat implacable : les forces armées iraniennes, sur le plan opérationnel de la « guerre électronique », ont atteint l’excellence. Faisant au moins jeu égal, si ce n’est plus, avec leurs adversaires potentiels. Ceux qui prétendent l’envahir auront en face d’eux non pas un pays sans ’défense électronique’ comme la Palestine, le Liban, l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan ou la Libye, qu’ils sont habitués à écraser dans la facilité et l’impunité, après avoir “aveuglé” leurs défenses aériennes quand ils en ont, mais des forces comparables aux leurs… (11)

The Beast, emblématique d’une géopolitique mégalomaniaque de l’absurde, subitement devenue l’ombre d’elle-même.

Préfigurant le sort d’un Empire décadent…

(1) Safran qu’on retrouve sur nos tables, du fait d’un embargo hypocrite profitant surtout aux intermédiaires véreux, dans un conditionnement ’espagnol’, ’turc’, ou autres appellations d’origines non contrôlées…

(2) Cf. in Justice ou Injustice internationale, Daniel Lagot, Edditions L’Harmattan, 2009, Les Conventions de Genève, art. 85.5, énoncent parmi les crimes de guerre :

- « soumettre la population ou des personnes civiles à une attaque »

- « lancer une attaque indiscriminée atteignant la population civile ou des biens de caractère civil, en sachant qu’elle causera des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens civils, “excessifs par rapport à l’avantage militaire et concret attendu” ».

(3) Ces “drones-tueurs” sont responsables des plus grand massacres actuels de civils en Afghanistan et au Pakistan, sous prétexte de tuer des “commandants Talibans ou membres d’Al Qaïda”. Comme lors de la guerre du Vietnam, à l’exemple des luttes des puissances coloniales contre une révolte face à leurs prédations, tout chef de village est assimilé à un rebelle, un insurgé, un terroriste, ou un Taliban. En conséquence : tué avec sa famille, quand ce n’est pas avec l’ensemble de son village. Dans la stratégie de lutte contre une résistance nationale, le premier objectif étant de déstructurer une société en éradiquant un quelconque “leadership”.

(4) L’USAF y a affecté le 838th Air Expeditionary Advisory Group, cohabitant avec les services spécialisés de la CIA.

(5) Le coût “officiel” de chaque B-2 avec ses pièces détachées et sa maintenance, est évalué à 2,13 milliards de dollars (’B-2 Bomber : Cost and Operational Issues Letter Report, 14 August 1997, GAO/NSIAD-97-181.’ United States General Accounting Office).

Attaquant toujours de nuit, les B-2 ont été le fer de lance de l’écrasement de l’Irak sous les bombes en 2003, au cours duquel ils ont lancé plus de « 1,5 millions de pounds » (1 pound = 0,45359237 kg) de bombes de tous calibres. Jusqu’à une tonne par bombe.

Trois d’entre eux, furent les premiers appareils de l’OTAN, à pénétrer dans l’espace aérien Libyen pour y bombarder des aérodromes en mars 2011, déversant une quarantaine de bombes.

Dans les deux cas, pour « renverser » un dictateur… Ils ont été aussi utilisés au Kosovo et en Afghanistan, pour annoncer l’arrivée de « la démocratie »…

(6) ’The right response to that would have been to go in immediately after it had gone down and destroy it,’ […] ’You can do that from the air. You can do that with a quick air strike.”, http://rt.com/news/iran-obama-drone-request-713/

(7) Inconnu de l’opinion publique internationale jusqu’à sa récente et délirante déclaration qualifiant les Palestiniens de « Peuple inventé et terroriste »…
(8) ’From a secrecy standpoint, it’s like dropping a Ferrari into an ox-cart technology culture’, http://www.defensenews.com/story.php?i=8517205&c=AIR&s=TOP

(9) La Chine possède le deuxième plus puissant supercalculateur du monde, et le plus rapide, avec son Nebulae Dawning de 1,2 pétaflop et 55 680 cœurs Intel…

(10) http://rt.com/usa/news/seychelles-drone-us-iran-711/

(11) Avec d’autant plus de facilité quand ils leur ont vendu le matériel de défense antiaérienne dont ils connaissent toutes les caractéristiques, emplacements, systèmes de surveillance et de communication, disposant de tous les codes sources qu’ils peuvent neutraliser en un claquement de doigt. Exemple : les missiles antiaériens “crotale” livrés par la France à la Lybie (9 unités d’acquisition & 27 unités de tir) n’ont abattu aucun avion ni hélicoptère …

Caricatures talentueuses de Pang Li et Luo Jie du ChinaDaily Europe

URL de cet article 15421
http://www.legrandsoir.info/l-iran-et-le-drone-un-desastre-ravageur-pour-les-etats-unis.html

Note d'eva : Tant de silences assourdissants des Médias aux ordres ! Comme celui sur l'Islande qui refuse la dictature du Cartel bancaire ... ou sur l'Equateur §
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§Équateur : le courage politique de dire non à la dette et au FMI

Guillaume BEAULANDE

Le 14 décembre 2008, le président de l’Équateur, Rafael Correa, prenait la décision simple et ferme de ne plus payer la part « illégitime » de la dette publique et de suspendre le remboursement des titres de la dette. Retour sur une réussite politique, sociale et économique.

Rafael Correa annonçait un plan de restructuration ainsi qu’un audit de la dette publique pour en déceler la part « légitime » (la part utilisée dans l’intérêt du peuple équatorien) et celle « illégitime » (le renflouement des banques privées et issue des contrats de dettes illégaux), voire « odieuse » (contractée par des régimes dictatoriaux contre l’intérêt du peuple). Le pouvoir exécutif avait en effet décidé en 2007 de mettre en place une commission d’enquête pour un audit de la dette sur la période 1976-2006 dont faisaient partie des experts européens tels que Éric Toussaint du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM). Le Président de l’Équateur déclara qu’il ne paierait plus la part de la dette jugée illégitime. Cette part fut estimée alors à 70% de sa totalité. Un point significatif de cette démarche est que 95% des créanciers de l’Équateur (FMI, Banques, et autres fonds institutionnels) ont accepté cette décision !! En utilisant l’outil de l’audit de la dette et grâce à une mobilisation (...) Lire la suite »
.
Guerres :
.
Voir aussi :

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 04:31
Lundi 19 décembre 2011

http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2011/08/800xwb.jpg

http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2011/08/800xwb.jpg

Des armes françaises pour les mercenaires et les terroristes d'Al Qaïda

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Ingérence impérialiste en Syrie: “l’armée syrienne libre” est une armée de mercenaires d’Al CIAda encadrée par les libyens de la CIA…

 

 

t le décembre 19, 2011 par Résistance 71

L’Armée syrienne libre est commandée par le gouverneur militaire de Tripoli


par Thierry Meyssan

Le 18 Décembre 2011

Url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/L-Armee-syrienne-libre-est

À la faveur du « printemps arabe » et des interventions de l’OTAN, officielles ou secrètes, le Qatar tente d’imposer partout où il le peut des dirigeants islamistes. Cette stratégie l’a conduit non seulement à financer les Frères musulmans et à leur offrir Al-Jazeera, mais aussi à soutenir les mercenaires d’Al Qaida. Ces derniers encadrent désormais l’Armée syrienne libre. Cependant, cette évolution soulève de vives inquiétudes en Israël et parmi les partisans du « choc des civilisations ».

Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies s’affrontent sur l’interprétation à donner des événements qui endeuillent la Syrie. Pour la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, une révolution agite le pays, dans le prolongement du « printemps arabe », et fait l’objet d’une répression sanglante. Au contraire, pour la Russie et la Chine, la Syrie fait face à des bandes armées, venues de l’étranger, qu’elle combat maladroitement en faisant des victimes collatérales parmi la population civile qu’elle tente de protéger.

L’enquête que le Réseau Voltaire a menée sur place valide cette seconde interprétation [1]. Nous avons recueilli des témoignages directs des survivants des attaques de ces groupes armés. Ils décrivent certains agresseurs comme étant des Irakiens, des Jordaniens ou des Libyens, reconnaissables à leur accent, ainsi que des pachtounes.

Au cours des derniers mois, certains journaux arabes, favorables à l’administration el-Assad, ont évoqué l’infiltration en Syrie de 600 à 1 500 combattants du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) renommé depuis novembre 2007 Al Qaida en Libye. Fin novembre, la presse libyenne a relaté la tentative de la milice de Zintan d’arrêter Abdelhakim Belhaj, compagnon d’Oussama ben Laden [2], chef historique d’Al Qaida en Libye, devenu gouverneur militaire de Tripoli par la grâce de l’OTAN [3]. La scène a eu lieu à l’aéroport de Tripoli, alors qu’il partait en Turquie. Enfin, des journaux turcs ont évoqué la présence de M. Belhaj à la frontière turco-syrienne.

Ces imputations se heurtent à l’incrédulité de tous ceux pour qui Al Qaida et l’OTAN sont des ennemis irréductibles entre lesquels aucune coopération n’est possible. Au contraire, elles confortent la thèse que je défends depuis les attentats du 11 septembre 2001, selon laquelle les combattants étiquetés Al Qaida sont des mercenaires utilisés par la CIA [4].

Qui dit vrai ?

Depuis une semaine le journal monarchiste espagnol ABC publie en épisode le reportage du photographe Daniel Iriarte. Ce journaliste côtoie l’Armée syrienne libre (ASL) dans le nord du pays, justement à la frontière turque. Il a pris fait et cause pour la « révolution » et n’a jamais de mots assez durs contre le « régime el-Assad ».

L’Armée syrienne libre serait composée de plus de 20 00 hommes selon son chef politique, le colonel Riyad Al Asaad, de seulement quelques centaines selon les autorités syriennes [5].

Pourtant, dans l’édition datée du samedi 17 décembre 2011, Daniel Iriarte témoigne d’une rencontre qui l’a choqué. Alors que ses amis de l’ASL le conduisait dans une nouvelle cachette, il se trouva avec d’étranges insurgés : trois Libyens [6].

Le premier d’entre eux était Mahdi al-Hatari, un Libyen ayant vécu en Irlande avant de rejoindre Al Qaida. À la fin de la guerre de Libye, il devint le commandant de la Brigade de Tripoli, puis le numéro 2 du Conseil militaire de Tripoli dirigé par Abdelhakim Belhaj. Il démissionna de cette fonction, selon les uns parce qu’il était entré en conflit avec le Conseil national de transition, selon d’autres parce qu’il souhaitait rentrer en Irlande dont son épouse est ressortissante [7]. En réalité, il a rejoint la Syrie.

Plus étrange encore : ce membre d’Al Qaida se trouvait, en juin dernier, parmi les militants pro-palestiniens embarqués sur le navire turc Mavi Marmara. Des agents de nombreux services secrets, notamment US, s’étaient infiltrés dans la « Flottille de la Liberté » [8]. Il fut blessé et retenu prisonnier durant neuf jours en Israël.

Enfin, durant la bataille de Tripoli, Mahdi al-Harati a commandé le groupe d’Al Qaida qui a assiégé et attaqué l’hôtel Rixos, où je me trouvais avec mes compagnons du Réseau Voltaire et la presse internationale, et dont les sous-sols servaient d’abri à des dirigeants de la Jamahiriya sous la protection de la garde de Khamis Kadhafi [9]. Selon ce dernier, Mahdi al-Harati bénéficiait des conseils d’officiers français, présents sur le terrain.

Le second Libyen rencontré par le photographe espagnol dans l’Armée syrienne libre n’est autre que Adem Kikli, un autre lieutenant d’Abdelhakim Belhaj. Enfin, Daniel Iriarte n’a pas été en mesure d’identifier le troisième Libyen que l’on appelait Fouad.

Ce témoignage recoupe ce que les journaux arabes anti-Syriens clament depuis plusieurs semaines : l’Armée syrienne libre est encadrée par au moins 600 « volontaires » d’Al-Qaida en Libye [10]. Toute l’opération est dirigée par Abdelhakim Belhaj en personne avec l’aide du gouvernement Erdogan.

Comment expliquer qu’un quotidien aussi anti-Assad qu’ABC ait décidé de publier le témoignage de son envoyé spécial alors qu’il met en lumière les méthodes nauséabondes de l’OTAN et confirme la thèse gouvernementale syrienne de la déstabilisation armée ? C’est que depuis une semaine, certains idéologues du choc des civilisations se rebellent contre ce dispositif qui intègre des extrémistes islamistes dans la stratégie du « monde libre ».

Invité du blog de CNBC [11], l’ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar a révélé le 9 décembre 2011 qu’Abdelhakim Belhaj était suspecté d’être impliqué dans les attentats du 11 mars 2004 à Madrid [12] ; attentats qui mirent fin à la carrière politique nationale d’Aznar.

La sortie de M. Aznar correspond à des interventions de ses amis du Jerusalem Center for Public Affairs, le think tank dirigé par l’ancien ambassadeur israélien à l’ONU, Dore Gold [13]. Ils expriment publiquement leurs doutes sur le bien-fondé de la stratégie actuelle de la CIA de placer des islamistes au pouvoir partout en Afrique du Nord. Leur critique vise d’abord la très secrète confrérie des Frères musulmans, mais surtout deux personnalités         libyennes: Abelhakim Belhadj et son ami le cheik Ali Al-Salibi. Ce dernier est considéré comme le nouvel homme fort du pays [14]. Les deux hommes sont réputés être les pions du Qatar dans la nouvelle Libye [15]. C’est d’ailleurs le cheik Salabi qui a distribué les 2 milliards de dollars d’aide qatariote à Al-Qaida en Libye [16].

Ainsi la contradiction que l’on s’efforce de masquer depuis dix ans revient à la surface : les mercenaires, jadis rémunérés par Oussama Ben Laden, n’ont jamais cessé de travailler au service de la stratégie US depuis la première guerre d’Afghanistan, y compris durant la période des attentats du 11-Septembre. Ils sont pourtant présentés par les dirigeants occidentaux comme des ennemis irréductibles.

Il est probable que les objections de M. Aznar et du Jerusalem Center for Public Affairs seront balayées par l’OTAN comme l’ont

été celles du général Carter Ham, commandant en chef de l’Africom. Il s’indignait, au début de la guerre de Libye, de devoir protéger des jihadistes qui venaient de massacrer des GI’s en Irak.

Loin de la réalité, le Comité anti-terroriste de l’ONU (dit « Comité d’application de la résolution 1267 ») et le département d’État des États-Unis maintiennent sur leur liste noire l’organisation d’Abdelhakim Belhaj et du cheik Salabi sous son ancienne dénomination de Groupe islamique combattant en Libye. Il est paraît-il du devoir de chaque État d’arrêter ces individus s’ils passent sur leur territoire.

Thierry Meyssan

[1] « Mensonges et vérités sur la Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 novembre 2011.

[2] « Libya’s Powerful Islamist Leader », par Babak Dehghanpisheh, The Daily Beast, 2 septembre 2011.

[3] « Comment les hommes d’Al-Qaida sont arrivés au pouvoir en Libye », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 septembre 2011.

[4] « Ennemis de l’OTAN en Irak et en Afghanistan, alliés en Libye », par Webster G. Tarpley, Réseau Voltaire, 21 mai 2011

[5] « Syria’s opposition, rebels hold talks in Turkey », par Safak Timur, AFP, 1er décembre 2011.

[6] « Islamistas libios se desplazan a Siria para “ayudar” a la revolución », par Daniel Iriarte, ABC (Espagne), 17 décembre 2011. Version française : « Des islamistes Libyens en Syrie pour “aider” la révolution », traduction de Mounadil Al-Djazaïri, Réseau Voltaire, 18 décembre 2011.

[7] « Libyan-Irish commander resigns as deputy head of Tripoli military council », par Mary Fitzgerald, The Irish Times, 11 octobre 2011.

[8] « Flottille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 juin 2010.

[9] « Thierry Meyssan et Mahdi Darius Nazemroaya menacés de mort à Tripoli », Réseau Voltaire, 22 août 2011.

[10] « Libyan fighters join “free Syrian army” forces », Al Bawaba, 29 novembree 2011. [11] « Spain’s Former Prime Minister Jose Maria Aznar on the Arab Awakening and How the West

Should React », CNBC.com., 9 décembre 2011. [12] « Attentats de Madrid : l’hypothèse atlantiste », par Mathieu Miquel, Réseau Voltaire, 6

novembre 2009.

[13] « Diplomacy after the Arab uprisings », par Dore Gold, The Jerusalem Post, 15 décembre 2011.

[14] « Meet the likely architect of the new Libya », par Marc Fisher, The Washington Post, 9 décembre 2011.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 04:29

 

Lundi 19 décembre 2011

 

Est-ce vraiment un bon signe pour nous et pour les américains que les USA retirent leurs troupes d'Irak ?

Les USA ne rapatrieraient-ils pas leurs troupes pour prêter main forte à la FEMA, en cas d'émeutes et de cataclysmes?

Surtout lorsque l'on apprend qu'Obama a laissé voter la loi NDAA. Une loi fasciste, une de plus, adoptée au USA.

Un autre signe que l'effondrement se précise, que la 3ème guerre mondiale serait imminente, et qu'ils craignent pour des débordements et des catacjysmes.

 
Irak: le dernier convoi de troupes US quitte le pays (médias)

Irak: le dernier convoi de troupes US quitte le pays (médias)

© REUTERS/ Lucas Jackson
12:04 18/12/2011
MOSCOU, 18 décembre - RIA Novosti
2:04 18/12/2011
Le dernier convoi de 110 camions transportant près de 500 militaires américaine a traversé dimanche matin la frontière koweitienne, ayant quitté le sol irakien, annoncent les médias occidentaux.

Ainsi s'achève  la présence de l'armée américaine en Irak, qui a duré près de neuf ans. Vendredi, le Pentagone a abandonné sa dernière base en Irak, ne laissant que  157 militaires chargés d'entraîner les forces irakiennes et une unité de Marines pour protéger l'ambassade des Etats-Unis en Irak.

La guerre en Irak, lancée par les Etats-Unis en 2003 et qui a renversé le régime de Saddam Hussein, a coûté la vie à près de 4.500 soldats américains. Les pertes civiles se sont chiffrées entre 100.000 et 120.000 personnes. Pour mener l'opération en Irak, le Pentagone a dépensé 770 milliards de dollars, selon les médias occidentaux.

http://fr.rian.ru/world/20111218/192764947.html

 


Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 11:28

NDAA : 4 lettres qui instaurent le fascisme aux USA et dans le monde. 4 lettres de trop  

NDAA : 4 lettres qui instaurent le fascisme aux USA et dans le monde. 4 lettres de trop

Le Congrès américain a adopté la loi N.D.A.A (National Defense Authorization Act), sans qu'Obama n'y oppose son véto, ce qu'il avait pourtant menacé de faire comme le bon comédien qu'il est.


Dans le même temps, les lois SOPA et PIPA sur la surveillance et la censure de l'Internet sont également sur le point d'être votées.

Enfin, des informations indiquent que la FEMA recrute actuellement de nombreux gardiens de prisons. 


La fin approche et la mondialisation commence à montrer son vrai visage.

Parmi les mesures controversées de cette loi, figure la détention illimitée de citoyens américains. Cette loi permet à l’armée américaine d’arrêter et d’incarcérer pour une durée indéterminée des gens soupçonnés de terrorisme et ce partout dans le monde, car elle vient d’être actualisée et s’applique maintenant aux citoyens américains ce qui provoque la montée au créneau des défenseurs des droits civils américains.

Ce monde est le reflet de nos erreurs, de notre peur devant les "autorités", notre peur du regard de l'autre qui ne comprend pas pourquoi vous n'accepteriez pas le miracle du "Progrès", la technologie sert l'humanité et non des tortionnaires et des esclavagistes, la République qui devait s'améliorer et perdurer s'effondre pour un système totalitaire global.  

Où est la vérité, qu'est-ce qui est bien et mal, ces deux frères ennemis peuvent revetir une infinité de formes et de visages. 

Ils veulent imposer leur loi au monde entier. Incarcérer tous ceux qui s'opposeront à eux, sans jugement et pour une durée indéterminée. Où est la démocratie ? Pourquoi vos médias et vos gouvernements n'en parlent pas ? De qui ont-ils peur ? Des Rockefeller, des Bush, des BHL, des Atttali, des Golman Sachs, des Monsanto et de tous leurs sbires, c'est eux qui vous font peur ? Ils ne sont qu'une poignée. Ils ne sont même pas le sous-produit de la sous-merde à retardement d'une belette morte. Ce sont les mêmes qui imposent au monde les machines à voter, la puce életcronique obligatoire sur les humains, les vaccins obligatoires, les OGM qui détruisent l'agriculture, ce sont tous ces gens qui vous imposent de force des lois de plus en plus totalitaires.

On nous menace, on veut nous faire taire. On nous explique que nous sommes des objets, des races de chiens, de sous-merde, que nous ne valons rien. Nous sommes du bétail. Chacun d'entre vous qui lira ces lignes doit ouvrir les yeux sur ce qui va advenir de notre monde qu'ils sont en train de nous voler. Il ne nous volent pas simplement notre liberté, ils nous volent nos mots, nos pensées, notre droit de rêver, notre droit d'être digne et fier, de marcher dans les rues, d'être un prince des plaines, d'être l'ami de tous les peuples, de lever la tête et de réfléchir sur le monde et sur ce que nous sommes. 

Eteignez vos télés, regardez la réalité, regardez-les tous ces oligarques, ces sociétés secrètes "philanthropiques", ces riches banquiers si responsables, ces animateurs télé, ces journalistes si professionnels et nobles qui travaillent pour vos journaux dont les actionnaires sont des marchands d'armes et des bourreaux en puissance, ceux-là même qui donnent des leçons de morale à tout le monde alors que ce sont les plus grands pilleurs, les plus grands esclavagistes de la planète, eux qui sont la cause du tiers-monde, tous ces gens qui se prennent pour des êtres supérieurs, ceux qui se sont autoproclamés empereurs et juges du monde, il suffit d'un seul détonateur, du déclic final, il suffit que vous preniez la décision de vous dire que vous n'êtes pas des chiens, que vous êtes des hommes et des femmes libres depuis toujours.

Chaque être humain est libre depuis sa naissance, pourquoi accepter l'esclavage, la puce életcronique comme pour des chiens, la pauvreté, les salaires de misère, la suppression programmée des retraites, aujourd'hui les gens travaillent jusqu'à ce qu'ils crevent, on considère les travailleurs pauvres qui vivent avec femme et enfants dans la rue ou dans une tente comme des chiens, on considère cela comme normal aujourd'hui, ils considèrent que faire travailler des enfants jusqu'à la mort dans les pays pauvres c'est de la liberté économique, c'est la loi des marchés, je vous pose la question : qui a édicté ça ? 

On veut nous faire croire qu'aucun autre monde n'est possible. On veut des chiens fidèles et bien stupides, des travailleurs jetables qui ne posent pas de question.

Plus de 90% des humains sur la surface de cette planète vivent avec moins de 40 dollars américains par mois. Toutes les matières premières, les sources d'eau, les terres agricoles sont privatisées, elles appartiennent à des fous qui se sont pris pour des dieux, aujourd'hui ils font la même chose en France et en Europe, il n'y aura plus d'endroit où vous cacher, la terre doit revenir aux peuples libres, vous êtes chez vous, vous n'êtes pas chez eux. 

Ca ne leur a pas suffit de réduire la population mondiale en esclavage, ils veulent encore plus, ils veulent que chacun de leur esclave porte une puce, une marque comme un logo Nike, ils ont colonisé le monde, maintenant ils veulent colonisé les corps humains, pourquoi personne ne réagit, parce-que les médias colonisent vos esprits. Bientôt ils inventeront une loi et des machines qui interdiront de rêver. Ils sont tellement pourris et cinglés qu'ils seraient capables de faire voter une loi pour un permis de parler. Attention aux radars automatiques surveillant vos gueules d'esclaves dans les rues... 

Regardez ce que nous sommes devenus. Nous sommes divisés, nous sommes chacun égoïstes, c'est comme ça qu'ils nous ont réduit en esclavage. Nous sommes méprisables. Si nous ne faisons rien, nous serons bien pires que des morts, nous vivrons sans vivre. Si nous luttons ensemble, si les gens comprennent que derrière chaque propriété privée il y a propriétaire, que ce sont les mêmes pourris d'élites mondiales qui agrandissent le monopole de leur patrimoine mondial en ressources d'eau, en matières premières, en alimentation au détriment des populations qui peuvent crever la gueule ouverte, alors nous marcherons comme un seul homme vers la victoire. 

Ils nous attaquent, ils nous ridiculisent, ils nous traitent de fous, ils veulent nous briser aux yeux du monde, plus ils tenteront de nous briser, plus nous serons déterminer à renverser leur dictature mondiale. Nos corps peuvent mourir, mais notre combat pour la liberté ne mourra pas, il grandira, il se fortifiera, quand ils croiront nous avoir vaincus, il renaitra de ses cendres en plus fort encore et en bien plus grand. 

Le temps joue contre nous, il faut reprendre ce qui nous appartient, ce qui nous revient de droit, ce qui est notre bien le plus précieux, ce qui est une énergie infinie, une chose, une simple chose qui est à jamais éternelle et qui est la force et le coeur de l'humanité, cette seule chose que rien ne pourra jamais détruire : notre liberté.

Si vous lisez ceci, c'est que vous êtes la Résistance.

Alexander Doyle pour WikiStrike

 

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Opinion d'eva R-sistons

Pour moi, il s'agit d'un redéploiement ailleurs (Syrie, Iran, Pakistan, Somalie etc - Russie et Chine ?) et c'est de très mauvaise augure, évidemment
De toutes façons, reste sur place l'essentiel  : Les agents secrets, les informateurs etc en plus des observateurs.  Le sale boulot sécuritaire (avec les pertes) sera fait par les autochtones !
Reste aussi sur place le pire : Travail sous-traité à mercenaires sans foi ni loi genre Blackwater. Non soumis aux lois de la guerre. Pire encore, donc !
Tout ceci est de l'enfumage politique et médiatique

Eva R-sistons

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 04:04
Dimanche 18 décembre 2011
http://4.bp.blogspot.com/_0sc5PTpxV8U/TES7XWyg5JI/AAAAAAAAAFk/VVu51SgPldY/s1600/12-7-Vanunu.jpg
http://4.bp.blogspot.com/_0sc5PTpxV8U/TES7XWyg5JI/AAAAAAAAAFk/VVu51SgPldY/s1600/12-7-Vanunu.jpg
Attention traductions approximatives (note d'eva). Introduction d'un Lecteur qui m'a fait parvenir l'info
Est-ce bien le moment de préparer les fêtes de fin d'année avec la 3ème guerre mondiale qui nous pend au nez  ?
 
Israël et les USA sont vraiment prêts à tout pour aller attaquer l'Iran et provoquer la Russie et la Chine.

Après le mythe de l'assassinat de BEN LADEN, voici que maintenant l'on nous invente  la participation de l'Iran à la fable des attentats du 11 septembre 2001.
10 ans après bien sûr et au bon moment en prime !

Tout est parfaitement chronométré, on le voit, avec un nouveau mensonge que l'on nous sert en dernière minute pour que nous avalisions une attaque contre l'Iran et le déclenchement de la 3ème guerre mondiale par la même occasion. La Russie et la Chine ayant promis de soutenir l'Iran en cas d'attaque d'Israël.

Voir la vidéo en anglais et les articles ci-dessous
Iran lié au 11 sept 2001
Attorneys: Iran linked to 9/11 attacks--Vidéo
http://www.youtube.com/watch?v=hyLZPZ0Mi-E

Jeudi 15 décembre 2011

BREAKING NEWS: Israël pourrait attaquer l'Iran dans les toutes prochaines heures 

Breaking News: Israël attaquerait l'Iran dans les toutes prochaines heures ! 
Plusieurs sites parlent d'une attaque imminente d'Israël sur l'Iran. Selon l'agence chinoise Xinhua (équivalent de l'AFP), la Chine dévoie son plus gros navire pour le diriger au plus près de l'Iran. On peut donc s'attendre à une attaque israélienne dans les prochaines heures, avant que le navire ne se positionne, ou bien dans plusieurs jours, selon si oui ou non l'intimidation fonctionne. La Nouvelle année débutera-t-elle sous les bombes? 
Le bateau chinois en question, le Haijian, est le plus gros de la flotte chinoise. Il sera positionné au plus proche de l'Iran dans 6 heures. Cette décision soudaine d'un changement de cap montre l'imminence d'un conflit. (article dessous)
Les Chinois changement subitement de stratégie, mais ce sont pas les seuls. La Russie précipite les choses également et positionne en urgence son armée. (article ci-dessous)
De plus, l'Iran a appelé aujourd'hui ses voisins à ne pas permettre l'utilisation de leur espace aérien contre lui.
Le Sénat américain vient de sanctionner une nouvelle fois l'Iran. Le texte est envoyé à Obama pour promulgation.
Nous espérons vivement que nous nous trompons, mais le scénario tel qu'il se présente laisse peu de place au doute.
Nous espérons et voulons être au plus proche de l'actualité pour vous informer en temps réel.   
Ci-dessous, les dernières nouvelles 
Suivez l'évolution de la situation sur WikiStrike
TURQUIE
Menace iranienne de frappe en Turquie : Salehi parle de propos irresponsables
Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a exprimé mercredi son malaise au sujet de “propos irresponsables“ exprimés récemment par certaines autorités iraniennes menaçant de frapper en Turquie le bouclier anti-missiles de l’Otan.
“Nous avons transmis les avertissements nécessaires à ceux qui ont tenu des propos irresponsables“, a-t-il dit dans un entretien à l’agence de presse semi-officielle turque Anatolie.
Le ministre iranien a expliqué que seul le président (Mahmoud Ahmadinejad), le guide suprême (l’ayatollah Ali Khamenei) et lui-même étaient habilités à exprimer la ligne officielle sur la politique étrangère de l’Iran.
M. Salehi s’est félicité de l’“excellent niveau“ des rapports politiques et économiques actuels entre la Turquie et de l’Iran voisins, “des relations qui reposent sur une grande fraternité et amitié“.
Le général Amir Ali Hajizadeh, commandant des forces aériennes des Gardiens de la Révolution, a averti fin novembre que, si l’Iran était menacé, les forces armées iraniennes comptaient “d’abord prendre pour cible le bouclier de défense antimissile de l’Otan en Turquie“ avant de passer ensuite “à d’autres cibles“.
Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu avait quelques jours après exprimé son “inquiétude“ auprès de son homologue iranien au sujet de cette menace.
La Turquie a accepté l’an dernier l’installation dans le sud-est de son territoire d’un système radar d’alerte précoce dans le cadre du bouclier antimissile de l’Otan destiné, selon les Etats-Unis, à faire face aux menaces d’attaques de missiles venant du Moyen-Orient, en particulier d’Iran.
Frappes contre l’iran imminentes ?
Selon des informations révélées par des experts russes et émanants du Ministère de la Défense russe, la situation géopolitique se développant autour de la Syrie et de l’Iran, exhorte la Russie à accélérer et optimiser sa présence militaire dans le Caucase, dans les régions de la Méditerranée, de la Caspienne et en mer Noire.
Selon « Nezavissimaïa Gazeta“ le département de la Guerre a rapporté que le Kremlin a reçu des informations sur une prochaine attaque soutenue par les USA et Israël sur les installations nucléaires iraniennes. Frappe qui serait soudaine et provoquée un jour « X » bientôt.
Tandis que l’AIEA (International Atomic Energy Agency) vient de publier les preuves que l’Iran travaille en effet sur une arme nucléaire, l’Europe doit enfin prendre ses responsabilités et cesser de traîner les pieds et prendre des mesures sévères contre l’Iran. Des sanctions supplémentaires très sévères et un boycott diplomatique doivent être accompagnés d’une menace militaire crédible sous la forme d’un consensus entre les pays de l’OTAN et l’Union Européenne, écrit Israël flash.
Pour Sergueï Konovalov, la Russie se prépare à une réponse adéquate en cas de frappes possibles de Tel-Aviv et Washington contre l’Iran.
Le Problème est actuellement traité comme une question prioritaire lors du sommet UE-Russie à Bruxelles avec la participation du président Dmitri Medvedev. Un jour avant l’événement, l’envoyé de la Russie à l’UE, Vladimir Tchijov, a transmis un message du Kremlin, disant qu’une attaque israélienne ou américaine sur l’Iran conduira à une « évolution catastrophique des événements.“ Le diplomate a souligné que les conséquences négatives seront non seulement ressentie dans la région “, mais aussi dans un contexte beaucoup plus large.“
Concernant l’Arménie, la garnison russe (102ème), anciennement stationnée près d’Erevan, a pris ses quartiers à Gumri, près de la frontière turque. Toutes les familles des militaires on été évacuées vers la Russie.
Les experts militaires Anatoli Tsyganov et Vladimir Popov, ne sont en outre pas d’accord sur le scénario possible qui pourrait enflammer également le Sud Caucase (Azerbaïdjan-Haut-Karabakh). L’un pensant que l’Azerbaïdjan n’interviendra pas dans un conflit contre l’Iran, et qu’il ne déclencherait pas les hostilités contre l’Arménie, alors que Popov s’interroge sur le comportement de la Russie en cas de frappes préventives de Bakou sur l’Arménie et le Haut Karabakh « pour régler définitivement le différent territorial en sa faveur. », sachant que son budget militaire a doublé en trois ans.
Le lieutenant-général. Yury Netkachev, qui pendant longtemps a servi comme commandant adjoint du Groupe des forces russes en Transcaucasie et a été personnellement impliqué dans le travail sur la fourniture d’armes et de munitions à combiner les forces armées et des unités (y compris la 102e base militaire), croit que, dans l’éventualité d’une guerre à part entière contre l’Iran, la Russie cherchera à fournir en toute sécurité l’installation militaire à travers la Géorgie. « Peut-être, sera-t-il nécessaire de briser le blocus de transport géorgiens et fournir les corridors de transport menant à l’Arménie par des moyens militaires“, a déclaré l’expert.
« Mais on sait que les troupes russes stationnées dans les bases militaires d’ Ossétie du Sud et d’Abkhazie, sont en état d’alerte depuis le 1er Décembre. Pendant ce temps, les navires de la Flotte de mer Noire sont situés non loin de la frontière géorgienne, qui dans ce conflit pourrait agir au côté des forces anti-iranienne. », écrit Sergueï Konovalov dans son éditorial. Il ajoute « Une guerre à grande échelle est possible, et ses conséquences imprévisibles ».
Les Russes et les chinois dans le viseur des missiles US

Le système antimissile US vise la Russie et la Chine

le secrétaire du Conseil russe pour la sécurité nationale Nikolaï Patrouchev a déclaré qu’il n’y avait aucun doute pour Moscou que la Russie et la Chine sont les cibles du système antimissile présentement mis en place par les Etats-Unis et l’OTAN en Europe. « Les calculs de nos experts sont très convaincants, a expliqué Patrouchev, et montrent clairement que les arguments américains concernant les menaces que poseraient l’Iran et la Corée du Nord pour l’Europe sont factices. Il est également clair que les systèmes antibalistique américains sont directement dirigés contre la Russie et la Chine. En plus, les plans ultérieurs consistent à amener des systèmes antimissile sur des navires à proximité des côtes russes, ainsi qu’à placer des systèmes radar antibalistique près de nos frontières. » 
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Patrouchev a réitéré ce que le Président Dimitri Medvedev avait déclaré dans son message à la nation du 23 novembre, et qui a été répété maintes fois par le ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov et l’ambassadeur russe à l’OTAN Dimitri Rogozine : « Malgré la nature évidente de nos arguments, nos partenaires américains sont en désaccord et refusent de nous donner les garanties légales que les missiles ne seront pas dirigés contre la Russie. Il reste encore du temps pour négocier, mais de moins en moins. » 

Rogozine a demandé lors d’un récent passage à la télé : « Comment pouvons-nous rester calmes lorsqu’une structure militaire étrangère, en l’occurrence américaine, est arrivée dans la région de la Mer Noire ? » Le général Nikolai Makarov, chef d’Etat-major des forces armées russes, a pour sa part déclaré que « le développement et le déploiement de systèmes antimissile visent la Fédération russe ; ils affaiblissent sans aucun doute notre force de dissuasion nucléaire ». 
Source: IRIB

DERNIERE NOUVELLE: 3eme guerre mondiale: Chine :changement de cap pour son plus gros navire.

FLUX/RSS/ : La chine s'apprête à changer le cap de son navire le Haijian 50 vers le golf persique
L'information n'étant pas encore traitée et venant d'un flux, aucune information supplémentaire n'est disponible pour le moment. 
Source: Xinhua
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L'Iran appelle ses voisins à ne pas permettre l'utilisation de leur espace aérien contre lui
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali-Akbar Salehi, a appelé jeudi les voisins de la république islamique à ne pas autoriser que leur espace aérien soit utilisé contre le pays, a rapporté l'agence de presse officielle IRNA.

M. Salehi a qualifié la récente incursion d'un drone espion américain dans l'espace aérien "d'acte d'hostilité et d'invasion".

L'Iran a demandé au gouvernement afghan d'enquêter sur le problème et ne permettra pas que ce genre de choses ne se reproduise, a rapporté IRNA, citant le ministre des Affaires étrangères.

Plus tôt dans le mois, le média iranien a rapporté qu'un drone de reconnaissance américain avait été abattu par l'armée de la République islamique dans l'est de l'Iran après avoir franchi les frontières orientales iraniennes. La télévision iranienne a montré la semaine dernière des images de ce drone.

Les officiels américains ont nié que le drone avait été abattu par l'Iran, affirmant que le drone RQ-170 s'était écrasé en raison de problèmes techniques.

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Nouvelles sanctions du Sénat américain contre le Pakistan et l'Iran

Le Sénat américain a adopté, jeudi 15 décembre, un projet de loi de finances du Pentagone, déjà approuvé à la Chambre des représentants, comprenant des dispositions pour geler l'aide au Pakistan et imposant de nouvelles sanctions contre l'Iran. Les élus ont adopté cet énorme projet de loi budgétaire de 662 milliards de dollars par 86 voix pour et 13 contre.

Le texte, qui doit maintenant être envoyé au président Barack Obama pour promulgation, précise notamment que près de 700 millions de dollars d'aide au Pakistan seront gelés si Islamabad de donne pas des assurances qu'il a pris des mesures pour faire cesser les attentats contre les forces américaines en Afghanistan. Le gel des fonds concerne une grande partie des quelque 1,1 milliard de dollars d'aide au Pakistan destinés à la lutte contre les extrémistes islamistes.
LE PROGRAMME NUCLÉAIRE IRANIEN VISÉ
Par ailleurs, une autre disposition de la loi de finances vise la Banque centrale d'Iran dans le but de contraindre Téhéran à abandonner son programme nucléaire. Elle prévoit d'autoriser le président Obama à geler les avoirs de toute institution financière étrangère qui commercerait avec la banque centrale iranienne dans le secteur du pétrole. Les Occidentaux accusent l'Iran depoursuivre un programme nucléaire militaire, ce que Téhéran dément.
Les relations entre les Etats-Unis et l'Iran se sont encore dégradées cette semaine. Au centre de ces nouvelles tensions, le drone d'observation furtif américain capturé par les autorités iraniennes la semaine passée. Les premiers demandent sa restitution, les seconds ironisent, déclarant, mardi 13 décembre, que ce drone est désormais "propriété de la République islamique".
JUSTICE MILITAIRE POUR LES SUSPECTS D'AL-QAIDA
En outre, le texte impose que les suspects affiliés à Al-Qaida, qui complotent ou conduisent des attentats contre les Etats-Unis, soient déférés devant la justice militaire et non de droit commun. Le président des Etats-Unis dispose toutefois de la possibilité de déroger à cette disposition. Cette mesure ne concerne pas les citoyens américains, mais laisse à la Cour suprême ou aux futurs présidents le soin de décider si les Américains qui ont eu des activités liées à Al-Qaida peuvent être  détenus indéfiniment sans procès ou non.
Les dispositions sur les suspects avaient été critiquées par l'administration du président Barack Obama. Mais celle-ci a levé mercredi sa menace d'opposer un veto à la loi budgétaire, disant se satisfaire de modifications sur l'encadrement des suspects de terrorisme. Dix ans après le 11-Septembre, nombre d'élus du Congrès, républicains en tête, souhaitaient un texte susceptible de répondre à la menace terroriste contre Washington, qui continue d'évoluer.
Source: LeMonde
A noter, cette étrange information: L'agence chinoise Xinhua éclaire Times Square
L'agence Xinhua, ou Chine nouvelle, l'un des principaux instruments de la propagande du régime chinois, a fait son apparition, lundi, dans le Panthéon de la communication à New York, en se payant un panneau publicitaire sur Times Square, la place la plus visible de la métropole américaine.Xinhua occupe la deuxième place sur la tour située au 2, Times Square, et se voit de loin quand on remonte Broadway. L'agence de presse chinoise remplace la banque HSBC qui occupait cette place depuis des décennies, et qui a décidé de ne pas renouveler son bail, précise le Wall Street Journal .
L'agence chinoise se contente pour le moment d'afficher son logo et les mots « Xinhua, news agency ». Pas d'informations, donc, comme le fait plus loin l'agence Reuters avec un résumé des infos du jour en bande déroulante électronique.
Cette arrivée publicitaire marque également le déménagement des bureaux de l'agence chinoise dans une tour de Broadway, la grande avenue newyorkaise, et donc une quête de plus grande visibilité et de plus grande présence dans le paysage médiatique américain.
Xinhua est au coeur du système d'information contrôlé par le parti communiste chinois : dès qu'un événement devient sensible, le département de la propagande du PCC exige des médias chinois qu'ils se contentent de reprendre les dépêches de Xinhua, qui correspondent à la ligne officielle. Bienvenue sur Times Square !
photo : capture d'écran du blog Metropolis du Wall Street Journal.
Source: rue89

Voir aussi sur ce site:

 

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«Révolutions colorées», au tour de Moscou ?

http://infoguerilla.fr/?p=13120

 

 

  


Tiré à part :

 

Syrie, Libye - Comment la CIA provoque des ’révolutions’ dans les pays qu’elle veut soumettre. 

1 Dossier

1-1 Nihat Ali Ozcan : Le nouveau positionnement de la Turquie et les intérêts d’Israël. 

1-2 Georges Corm : Quand la France et la Russie se chamaillent sur la Syrie.

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion  

2-1 Simon de Beer : « Il faut qu’un Européen gouverne en Syrie ».  

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

 3-1 Louis Denghien : A défaut d’intervention… Sarkozy prépare la guerre civile en Syrie.  

3-2 Jean-Michel Vernochet : Bachar El Assad, sur le volcan Proche-Oriental.

3-3 M-a patrizio : Chemins de Damas.


http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/ 

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/




 

 

Autres liens guerres :

 

http://liesidotorg.files.wordpress.com/2011/07/ron-paul2.jpg

 

 

 

80 associations disent NON A LA GUERRE CONTRE LA SYRIE ET OUI A UNE VRAIE MEDIATION

 

http://3.bp.blogspot.com/-bQAfaiZZXJI/TueZUFFFByI/AAAAAAAAVB8/oGdVCZALyeM/s1600/122+affaire+et+guerre+WarBusiness.gif

 

 

 

http://static.lexpress.fr/medias/221/korean-hawk-surface-to-air-missiles-are-seen-at-the-korean-war-memorial-museum-in-seoul_350.jpg

http://static.lexpress.fr/medias/221/korean-hawk-surface-to-air-missiles-are-seen-at-the-korean-war-memorial-museum-in-seoul_350.jpg

Le système antimissile US vise la Russie et la Chine  15/12/2011

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Un ancien haut gradé US fustige Obama et s’alarme sur la guerre en Iran

Le 15 décembre à 23:12

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Jeudi 15 décembre 2011

http://www.onsemarre.com/images/images_droles/images_Societe/water_the_bush-chien-qui-pisse.jpg

 

http://www.onsemarre.com/images/images_droles/images_Societe/water_the_bush-chien-qui-pisse.jpg

 

 

http://a3.idata.over-blog.com/461x306/4/91/36/45/USA-B52_vietnam2.jpg

http://a3.idata.over-blog.com/461x306/4/91/36/45/USA-B52_vietnam2.jpg

 

 

 

Quelle est la différence entre un chien et un Américain ?
Pour marquer son territoire, un chien ça fait pipi partout,
tandis qu’un Américain, ça bombarde partout !
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http://www.foxnews.com/images/247486/0_61_320_oreilly_dempsey.jpghttp://www.foxnews.com/images/247486/0_61_320_oreilly_dempsey.jpg
L’effondrement de l’euro inquiète l’armée US

 

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mercredi 7 décembre 2011

L'AMÉRIQUE DANS LA MIRE DE LA CORÉE DU NORD?!
cor%25C3%25A9e.jpgLa Corée du Nord travaille sur de nouveaux missiles visant à atteindre l'Amerique
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L'OTAN suspend ses projets militaires et renforce la guerre économique contre la Syrie

 

 

 


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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 04:02
Dimanche 18 décembre 2011


Une nouvelle guerre au Proche-Orient: Un génocide pour compenser des dettes souveraines?
Une nouvelle guerre au Proche-Orient: Un génocide pour compenser des dettes souveraines?

 

Le texte ci-dessous examine à la loupe avec objectivité et précision la situation actuelle et ses dangers. Il est inadmissible que tous les pays européens associent l’OTAN à la guerre contre l’Iran en préparation aux Etats-Unis et en Israël. Les pays démocratiques, avec leurs pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire ont le droit de prendre eux-mêmes leurs décisions existentielles. La politique d’alliance d’avant la Première Guerre mondiale a entraîné un pays après l’autre dans la catastrophe: répéter cela serait criminel. Les Etats-Unis ont suffisamment à faire chez eux. C’est là qu’ils doivent prouver qu’ils sont capables de démocratie et qu’ils peuvent apporter leur contribution à la construction de l’avenir.
Le contexte

Ce n’est un secret pour personne que les guerres de Corée, du Vietnam, d’Irak, du Liban, d’Afghanistan et de Libye ont été financées à crédit. Au moyen âge déjà les Fugger prêtaient de l’argent à l’Empereur pour financer ses guerres.
 

La crise des dettes et des monnaies dans les zones dollar et euro

Aujourd’hui, faute de victoires rentables et en raison de la récession, il est impossible de rembourser les dettes et d’en payer les intérêts.
Pour différer l’effondrement des «monnaies de guerre» – un peu après 2013 – on commence par traire la vache à lait qu’est la zone euro (puis ce sera le tour de la Suisse). Cette zone euro est considérée comme une vassale contrainte de payer un tribut. Comme cette mesure, en cas d’effondrement de l’euro, ne permettra pas de mettre la main sur l’économie européenne, les dettes de guerre subsisteront.
L’abandon de l’euro contraindra l’Europe à adopter la monnaie des Etats-Unis et à participer à leur jeux guerriers avec une OTAN soumise au dollar dans laquelle les Européens seraient réduits au rôle de chair à canon incapable de se défendre. Le recours à l’OTAN sur ordre des possesseurs des banques centrales est un cauchemar.
On n’a pas encore expliqué aux populations avec quelle dureté et quelle énergie criminelle on mène la guerre des monnaies (euro contre dollar et livre anglaise). Elles seraient étonnées de voir comment les alliés et les amis se comportent entre eux.
 

Montée en puissance politique et économique des pays BRICS

L’association encore assez lâche des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) devrait évoluer vers une union monétaire indépendante du dollar. Les Etats endettés vont prendre toutes sortes de mesures pour éviter au dollar de perdre son statut de monnaie de réserve. La première sera sans doute de chercher à couper la Chine et l’Inde de leurs fournisseurs de matières premières, notamment l’Iran.

Affaiblissement de la puissance occidentale en raison de la prolifération nucléaire

Pourquoi le nombre des pays disposant de l’arme nucléaire a-t-il augmenté? D’après le Traité de non-prolifération nucléaire, seuls 5 pays ont le droit de posséder l’arme nucléaire: les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne et la France. Or Israël, l’Afrique du Sud, l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord la possèdent également.
En outre, quelque 15 autres pays seraient capables de fabriquer rapidement des armes nucléaires. Il s’agirait d’une solution politique valable et difficilement attaquable (one week to the bomb).
Comment en est-on arrivé à cette dégradation de la situation? Voici quelques explications:
a)    Le volume des matériaux nécessaires à la production des armes nucléaires s’est réduit et leur contrôle est devenu plus difficile.
b)    L’AIEA ne contrôle strictement que les Etats qui ne sont pas protégés par l’Occident. Il a délibérément fermé les yeux en ce qui concerne Israël et l’Afrique du Sud.
c)    Le Traité de non-prolifération nucléaire n’a pas été respecté par les puissances nucléaires. Elles n’ont pas désarmé et vont même jusqu’à menacer les Etats non nucléaires d’utiliser des armes nucléaires à leur encontre.
–    Le croisé Bush a même réussi l’exploit, en 2002, de menacer ses «Etats voyous», notamment la Corée du Nord, la Syrie, le Liban et l’Iran, de les attaquer avec des armes nucléaires miniaturisées et il a justifié la guerre contre l’Irak à l’aide du mensonge concernant l’existence «prouvée» d’armes de destruction massive.
–    Le même Bush a menacé la Suisse de lui envoyer un missile de croisière si elle ne se comportait pas comme il l’entendait.
–    En 2002, des politiques israéliens ont déclaré en toute amitié que si l’on ne soutenait pas Israël, celui-ci pourrait envoyer des missiles également sur des villes européennes.
–    En 2006, l’Etat hébreu a attaqué le Liban sous prétexte de libérer un unique soldat prisonnier. Il est absolument certain que lors des bombardements massifs on a utilisé des mini-bombes nucléaires anti-bunkers (preuves: les dimensions, les lignes spectrales et du béryllium 7). Cette attaque, prévue depuis longtemps, était destinée à tester l’efficacité de ces armes et la capacité de résistance des chiites. Mais la guerre n’était pas uniquement dirigée contre la population chiite, mais contre la population tout entière, également contre les chrétiens.
    Parmi les 1600 morts se trouvaient, semble-t-il, plus de 20 citoyens allemands.
    Israël a perdu la face devant une milice qui défendait son pays avec motivation.
–    Comme on a pu le lire dans la presse, il est prévu de livrer aux Etats sunnites du Golfe un grand nombre de mini-bombes anti-bunker. Honni soit qui mal y pense.
Dans une telle situation, il n’est pas étonnant que les Etats menacés cherchent à rétablir l’équilibre en matière d’armement.
La prolifération nucléaire résulte du fait que des politiques imbéciles et mégalomaniaques menacent d’utiliser l’arme nucléaire. Dans l’intérêt de la communauté internationale, on devrait les priver de ces armes de destruction massive. En particulier depuis qu’ils ont exprimé leurs fantasmes contraires au droit international et à l’éthique en disant: «Si quelqu’un a l’intention de te tuer, tue-le le premier.»

Montée en puissance

des forces religieuses fondamentalistes
Les musulmans d’Allemagne sont persuadés que l’islam finira par être victorieux en Europe parce que les chrétiens ne sont plus pratiquants et se contentent du baptême religieux. La «radicalisation» des religions se manifeste de la manière suivante:
–    Les groupes sunnites d’Arabie saoudite sont responsables de presque tous les attentats terroristes. Ils préparent l’anéantissement des chiites, c’est-à-dire de l’Iran. Al-Qaida s’est développé librement en Arabie saoudite, pays particulièrement protégé par les Etats-Unis.
–    Aux Etats-Unis, le développement des religions et des sectes a créé d’énormes centres de pouvoir clandestins. Or on n’a guère parlé jusqu’ici de leur influence.
–    Les juifs orthodoxes ont assassiné leur propre président Rabin en 1995, les musulmans orthodoxes leur président Sadate et les musulmans pakistanais leur candidate à la présidence Bhutto.
–    La fondation de l’«Etat théocratique chiite d’Iran» en 1979 a renforcé la confiance en eux de tous les groupes islamistes, réduit l’influence économique et renforcé les mouvements de libération de tout le Proche-Orient.
    En 1980, l’Occident chrétien a poussé son allié sunnite Saddam Hussein à attaquer l’Iran pour le faire exécuter par la suite après son échec.
–    La politique israélienne est essentiellement déterminée par de petits partis orthodoxes qui souhaitent également établir une théocratie et un Grand-Israël.
–    Les groupes dont on bénit les armes, qui considèrent qu’ils appartiennent à un peuple élu, à une race de seigneurs, qui se croient des guerriers de Dieu, sont toujours enclins à mépriser les intérêts d’autrui, à pratiquer la violence, notamment les attentats-suicides.

Manipulation des mouvements de libération musulmans pour préparer des guerres économiques et religieuses

En particulier dans le monde arabe, les mouvements de libération se développent contre les despotes et les influences postcoloniales.
Comme dans l’islam le Coran sert de ligne de conduite de vie, une démocratie indépendante de la religion a peu de chance de se développer.
Le slogan «Nous vous apportons la démocratie» n’est qu’une justification des guerres économiques et de la déstabilisation intérieure. En voici quelques exemples:
a)    Après les élections présidentielles iraniennes de 2009, la presse mondiale a prétendu qu’il y avait eu des «fraudes électorales», que ce n’était pas Ahmadinejad qui était vainqueur mais son adversaire Mousavi. Le porte-parole pour l’étranger de Mousavi, le dénommé Mohsem Makhmalbat en aurait fourni les preuves. Or Mousavi a dû reconnaître qu’il n’avait pas de porte-parole. La presse n’a pas cessé de participer à la déstabilisation: elle continue de nourrir des clichés négatifs alors qu’elle ignore l’origine des personnes et des influences.
b)    En 2005, la Syrie a été accusée d’avoir assassiné Hariri. C’est ce qu’affirmait un procureur allemand sur la base d’informations des Services secrets. Or deux ans après, il s’avéra que ses sources étaient des faux. L’assassinat de Hariri est le résultat d’une attaque aérienne, comme bien d’autres assassinats. Actuellement, déstabilise-t-on la Syrie pour éliminer un allié de l’Iran?
c)    Au Koweït, les députés au Parlement ont reçu 350 millions de dollars de pots-de-vin. Un mouvement de protestation occupe le Parlement. L’Emir et le Premier ministre criminalisent l’opposition et protègent les parlementaires corrompus.

Options de l’Occident pour conserver son pouvoir économique et militaire

La meilleure option de l’Occident serait une politique fondée sur le christianisme et la Révolution française. Or, étant donné les structures de pouvoir actuelles, elle a peu de chance de se réaliser. Avec la mentalité intacte de cow-boy, c’est l’option militaire qui domine.
Malheureusement, il faut partir de l’hypothèse qu’une attaque ponctuelle des installations nucléaires iraniennes va entraîner une guerre s’étendant à tout le Proche-Orient et dégénérant en guerre mondiale. On ne peut mettre un coup d’arrêt à cette évolution que si l’on parvient à exposer les vrais motifs d’une guerre: il n’y a pas de menace existentielle réelle; la guerre ne sert qu’à permettre à des oligarchies et à leur système financier de se maintenir.
Si tant est que l’on a imposé à nos démocraties un système financier oligarchique reposant sur le fonctionnement de la planche à billet, l’escroquerie, les intérêts usuraires et le financement caché des guerres, on peut l’éliminer pour des raisons aussi bien juridiques qu’éthiques. Cette option est plus humaine qu’une guerre mondiale ayant recours à des armes classiques, biologiques et nucléaires.

Aspects d’une guerre contre l’Iran.

Pour justifier une attaque contre l’Iran, on invoque le rapport de l’AIEA (dirigé par le Japonais Amano) qui contient des allusions à d’anciens programmes d’armes nucléaires de l’Iran. Ici aussi des informations non vérifiables des Services secrets jouent un rôle essentiel.
Ce sont précisément d’anciens utilisateurs des installations pétrolières de l’Iran (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Pays-Bas) qui menacent l’Iran de guerre.
Quatre puissances nucléaires (si l’on compte Israël qui a développé l’arme nucléaire en secret) menacent un pays libre supposé posséder l’arme nucléaire.
Ces quatre pays membres de l’OTAN pourraient entraîner dans l’abîme toute l’Alliance atlantique en invoquant la clause de défense mutuelle.
Considérons objectivement les chances de réussite d’une attaque:

Adversaires en présence

Sont favorables à l’attaque:
officiellement: Les Etats-Unis,
la Grande-Bretagne, Israël, les Pays-Bas
officieusement: L’Arabie saoudite, les Emirats

Sont opposés:

Officiellement: l’Iran, la Syrie,
le Liban-Hezbollah, l’Irak
Officieusement: Gaza, l’Egypte, la Chine, la Russie

Ouverture des hostilités

Ce sont des réflexions tactiques et d’éventuelles feintes qui détermineront qui ouvre les hostilités. On peut supposer qu’on aura affaire à une guerre de missiles entre Israël/Etats-Unis et l’Iran.

Israël:

Superficie: 20 000 km2
Population: 4,4 millions, dont 82% de juifs
210 habitants/km2

Iran:

Superficie: 1 648 000 km2 (80 fois plus qu’Israël!)
Population: 56 millions (14 fois plus
qu’Israël!)
33 habitants/km2

Distances/Délais de préalerte pour les missiles

Israël-Iran ou Iran-Israël (1300 km): 0,5–2 heures
Sous-marin israélien ayant pénétré dans
le golfe Persique: 10 minutes
Syrie/Liban-Israël (10–200 km): 5–20 minutes

Installations nucléaires connues

Iran: 8
Israël: 16 (une liste a été publiée qui indique les sites avec précision)

Les armes et leurs effets

(hypothèses reposant sur des éléments réels)
Dans un premier temps, il ne faut pas s’attendre à une guerre au sol.
On suppose que les deux adversaires utiliseront des armes nucléaires tactiques.
Ils disposent tous les deux de systèmes porteurs.
Les systèmes porteurs israéliens ont une électronique d’excellente qualité, mais ne pourraient pas toujours résister aux impulsions électromagnétiques (IEM).
On peut considérer les systèmes anti-missiles comme en grande partie inutiles.
Depuis les années 1960, Israël possède des armes nucléaires stratégiques et tactiques. Les chiffres avancés oscillent entre 200 et 500. En outre, il possède une grande quantité de mini-bombes nucléaires anti-bunkers.
Les systèmes porteurs (missiles) iraniens devraient pour la plupart fonctionner sans commande vulnérable aux IEM: ils sont moins vulnérables mais moins précis.
Selon toute vraisemblance, l’Iran ne possédait pas d’armes nucléaires avant 2002. Mais un Etat menacé de 56 millions d’habitants et possédant 22 universités est en mesure de fabriquer des bombes nucléaires dans un délai de 3 à 6 ans. Il n’a pas besoin pour cela (comme on nous le fait croire) d’usines d’enrichissement d’uranium de grande taille.
Pour affirmer cela, nous nous fondons notamment sur ce qui s’est passé au Pakistan, en Irak et dans une douzaine de pays nucléaires émergents.
Ceux qui ne veulent pas reconnaître ces faits cherchent à faire croire à l’opinion que nous vivons dans un monde où tout va bien et à lui cacher l’échec des instances de contrôle.
Les études préparatoires concernant l’Irak (dans la mesure où les données et les documents à ce sujet ont continué à être remis après 2002) permettent d’estimer quelles armes nucléaires ont été utilisées et combien peuvent être assemblées dans un bref délai. Leur nombre dépend des besoins de la défense et leurs spécifications de la technologie utilisée (très probablement la fusion par confinement inertiel /FCI).
Les armes nucléaires tactiques ont une puissance explosive de moins de 5000 tonnes de TNT (1/3 de la bombe d’Hiroshima) mais, selon une définition incompréhensible de l’ONU et de l’AIEA, ne sont pas considérées comme des armes de destruction massive.
Les mini-bombes nucléaires d’environ 0,1 t de TNT – qui, en ce qui concerne leurs effets, ne peuvent guère être considérées comme des armes nucléaires – suffisent pour faire sauter des bunkers.
Même le Pakistan, comme beaucoup d’autres Etats, a été capable de fabriquer des mini-bombes nucléaires grâce à la technologie de la FCI.
Si l’on utilise, pour attaquer un centre nucléaire, outre un grand nombre de mini-bombes anti-bunkers, une bombe tactique de 4 kt de TNT, mise à feu à une altitude de 500 m, on détruit chaque fois toute vie humaine ainsi que les communications sur une superficie de 50 à 100 km2.
Pour l’Iran, cela représente jusqu’à 26 000 morts et personnes vouées à la mort et pour Israël 330 000.
Si l’on prend pour base non pas la densité moyenne de population mais celle des centres urbains, le nombre des victimes – pour la plupart civiles – tuées augmente d’un facteur 1,5 à 3.
Une extension de la guerre aurait pour but d’anéantir les populations chiites d’Iran et d’Irak. Alors des millions de musulmans s’attaqueraient aux «chrétiens» du Proche-Orient et d’ailleurs.
On devrait moins songer à une extension de la guerre qu’aux moyens d’éviter la guerre.

Remontons le cours de l’histoire

En 538 av. J.-C., le roi de Perse Cyrus II permit aux juifs de rentrer chez eux après leur captivité à Babylone et de reconstruire le Temple de Jérusalem. Il reconnut la Thora comme loi d’Etat.
En 70 apr. J.-C., des juifs rebelles se réfugièrent, au mépris de la règle religieuse, dans le Temple qui fut incendié (contre la volonté du général romain Titus). La phrase suivante de ce dernier nous est parvenue: «Les juifs ne savent pas quand ils ont perdu une guerre.»
En 73, les derniers rebelles commencèrent à se suicider à Massada après avoir tué leurs femmes et leurs enfants. Le serment «Plus jamais Massada ne tombera!» peut être interprété de diverses manières.

Devoirs des Européens
La situation économique et sécuritaire exige des décideurs politiques européens un changement de cap afin de satisfaire aux intérêts de leurs populations.
Une première mesure devrait être d’unir les forces européennes comme cela s’est produit de manière exemplaire au Grütli.
Il faudrait examiner objectivement les problèmes posés par les anciennes alliances et amitiés et décider de nouvelles alliances.
300 millions d’Européens ne doivent pas se laisser asservir par des potentats étrangers. Ils doivent renforcer considérablement leur capacité de défense.

http://www.horizons-et-debats.ch/
http://www.alterinfo.net/Une-nouvelle-guerre-au-Proche-Orient-Un-genocide-pour-compenser-des-dettes-souveraines_a68141.html
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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 15:18
Jeudi 8 décembre 2011

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Dans les coulisses

des Coups d'Etat pour la "démocratie"

Par eva R-sistons

 

 

Après la Libye, après la Syrie, la Russie est sur la sellette - et à la marge, la Chine, en permanence d'ailleurs. Les Médias s'en donnent à coeur-joie: Tout est bon pour dresser l'opinion "internationale" (notamment à travers des supports comme France24) contre les pays ciblés pour leur non-alignement ou (et) convoités pour leurs ressources.  On va même jusqu'à nous apitoyer sur le sort d'enfants torturés et tués, soi-disant, par les Syriens fidèles à leur dirigeant. Un peu gros, quand même ! Les montages habiles ne nous feront pas oublier toutes les jeunes victimes des guerres néo-coloniales de l'OTAN...

 

Petit Libyen tué lors de l'invasion du pays par l'OTAN

http://www.lepetitmondecozillon.fr/2011/11/page/30/


 

La Syrie est dans le collimateur. Et son protecteur russe, aussi, à la faveur des dernières élections. Toutes les occasions sont saisies pour discréditer un pays refusant les diktats de l'Occident; La Russie, avec son véto à l'ONU, avec ses navires de guerre postés près de la Syrie, avec ses Poutine rebelles au grand désordre établi - la Russie, donc, gêne. Elle est désormais ciblée par ceux, à Washington, à Londres, à Tel-Aviv - ou à Paris, maintenant - qui ne veulent surtout pas d'un monde multipolaire, non-aligné. Comment venir à bout d'une puissance récalcitrante comme la Russie, de surcroît dirigée par un homme à poigne, sinon en la minant de l'intérieur ? Et là, la stratégie qui a enfanté les révolutions de couleurs ou "de velours",  entre en jeu. Encore et toujours; La Libye vient d'en faire les frais, le Vénézuela a failli en faire les frais, la Biélorussie aussi, et la Syrie est ciblée; Avec les conséquences que l'on connaît, pouvant déboucher sur une guerre civile meurtrière dument préparée par les apprentis sorciers "usraéliens", comme disent les blogueurs engagés. Car si l'on ne parle jamais d'Israël, il faut savoir que cet Etat, en toute discrétion, mène le bal, en coulisses, un peu partout, pour défendre le modèle qui lui est cher : Militaro-financier. Et la France de Sarkozy (acoquinée avec le pseudo philosophe BHL) a emboîté le pas... et même pris la tête de ces croisades "humanitaires" ou pour la "démocratie" - car il faut bien parer de toutes les vertus les ingérences néo-coloniales meurtrières et prédatrices.

 

Alors, comment prépare-t-on l'éclatement d'un pays, sa dislocation, comment concocte-t-on les grands changements géo-politiques, comment élabore-t-on ces "révolutions" pour "la démocratie" qui ne profitent, en définitive, qu'au Cartel bancaire et aux Multinationales de mort (Armement, Chimie, Nucléaire, pétrole, reconstruction etc) ainsi qu'à leurs exécutants ? Il faut distinguer deux périodes : Celle des Révolutions oranges, roses, jaunes, de velours... hier, et celle des guerres "humanitaires", aujourd'hui, chères aux Kouchner et aux néo-conservateurs de tous poils.

 

 

Filip Blazek revient sur les affiches la “Révolution de velours” en Tchécoslovaquie, avec de nombreux documents et une synthèse bien amenée.

Filip Blažek — Photo Tipocracia

http://www.typographe.com/article/1083/retour-sur-latypi-mexico-2009

 

 

Les révolutions de couleurs

 

Georgie, Ukraine, petite Serbie, Kirghistan... souvenez-vous ! Le scénario  est identique. Je rappelle au passage ce que j'ai constaté de mes yeux à la télévision - retour en arrière :  En Ukraine, les manifestants, gelés, guettent le moment de donner l'estocade au Régime pro-Russe. Au Journal de Fr2 de 13 h, on annonce que les opposants au régime ont froid, et que des Organisations "juives" charitables se chargent de leur permettre de tenir en leur offrant des soupes bien chaudes. On n'a pas l'habitude de voir ce type d'associations se pencher sur le sort des "goys" (Non-Juifs). Je me suis demandé pourquoi les citoyens Juifs étaient pris d'une soudaine fringale de solidarité... Plus tard, j'ai compris qu'un pipe-line était en projet dans la région, entre autres. En cherchant bien, on s'aperçoit toujours que le pétrole n'est pas loin... mais pas seulement. Or donc, au Journal de 20 h de l'inénarrable Pujadas, la même information est passée, avec un mot en moins : "Juives". Des Associations charitables (désintéressées, bien sûr !) pourvoyaient au nécessaire des manifestants opposés au régime soutenu par la Russie.  Depuis, les Juifs, ou les Médias, se sont faits plus discrets. On ne fait pas une boulette deux fois. Mais moi, ce jour-là, j'ai commencé à m'interroger sur le rôle des Juifs en Ukraine, et dans les autres révolutions... En fait, pour tout dire, si on ne parle jamais d'Israël, ou évidemment du Mossad, il n'en sont pas moins très présents, et actifs. Passons...

 

Jusqu'à la fin des années 70, c'était la CIA qui orchestrait les changements stratégiques, comme au Chili d'Allende. On se souvient du sinistre Plan Condor, entre autres. Puis la tâche fut confiée à des Organisations ou à des Fondations américaines attachées à la promotion de l'Economie de Marché, comme le National Democratic Institute for International Affairs ou l'Open Society Institute également connu sous le nom de Fonds Soros, travaillant en collaboration avec les Mouvements locaux d'Opposition.  Un objectif essentiel : Accroître l'influence américaine en Eurasie au détriment de celle de la Russie, comme en Georgie, qui d'ailleurs reçoit une aide militaire de Washington... et de Tel-Aviv.

 

Les ONG ont vite pris le relais, dument mandatées par les bailleurs de fonds internationaux pour promouvoir l'économie de marché... et la "démocratie". Avec le soutien des Ambassades (on comprend mieux la colère des Iraniens, connaissant le rôle plus qu'ambigu de ces Officines anglo-saxonnes ou israéliennes, surtout attachées à déstabiliser les pays rebelles à leur dictature impériale).

 

Le prétexte est toujours le même : Des élections "truquées". On mobilise les masses, les opposants, on les structure, on les fédère, et les Médias prennent le relais comme instruments de propagande. Les représentants des fondations américaines ou des ONG se chargent d'exporter la "démocratie", d'apporter, clés en mains, soutien et dirigeants formés outre-Atlantique - élaborant, en liaison avec les Agents de Renseignement et avec les Diplomates sur place, les stratégies "gagnantes", celles qui permettront de mettre en place les marionnettes dociles comme en Georgie. 

 

A chaque fois, les leaders sont des étudiants éblouis par les mirages de l'Occident (les jeunes sont d'ailleurs plus malléables), leur Mouvement a un logo, une couleur, des tee-shirts, des moyens de communication - il y a tout un "marketing", toute une panoplie. La Révolution, le coup d'Etat se fait "en douceur", en appliquant les consignes de Gene Sharp, théoricien de la Révolution non violente. Dans ses écrits, il explique comment neutraliser l'Armée fidèle au Régime en place, comment fraterniser avec la Police, comment retourner les fonctionnaires locaux.  Les leaders étudiants sont envoyés en stage aux Etats-Unis, on leur explique comment prendre le pouvoir. Au besoin, d'ailleurs, les responsables de Mouvements de jeunes sont achetés. L'Oncle Sam ne lésine jamais sur les moyens... Complot de l'Occident, ou pas ? A chacun de décider...

 

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Les interventions "humanitaires", le droit d'ingérence

 

Avec des hommes comme Kouchner, avec les néo-conservateurs, la stratégie évolue, particulièrement lorsqu'il s'agit de régimes "coriaces", bien implantés, populaires auprès de leur population - en Libye, par exemple. Le droit d'ingérence, de faire la guerre pour la paix ou pour des raisons humanitaires, ce droit-là se substitue désormais aux plans de Révolutions "douces",  de couleurs. Si la stratégie diffère, les buts sont les mêmes (géopolitiques, de contrôle et de prédation), et les méthodes aussi, finalement, mais plus musclées. Voici donc venu le temps des interventions, déstabilisations en tous genres, chaos, guerres civiles, et même guerres. A l'occasion des dernières élections, la Russie est désormais ciblée, de l'intérieur, en attendant mieux (ou pire). Les projecteurs des Médias aux ordres sont braqués sur Poutine. Il faut dire que l'homme est retors, il ne se laisse pas manipuler et il est attaché à son pays. Tout est fait dans le but de le déconsidérer pour mieux l'abattre, ensuite. Vous avez dit ingérence ?

 

Le même scénario est appliqué à tous les pays non-alignés ou représentant un défi stratégique pour l'Occident : Les opposants et les étudiants sont ciblés, puis formés voire achetés; Les Mouvements de dissidents sont encouragés; Les réseaux sociaux sont amplement utilisés pour répandre la "bonne parole" civilisatrice. La pseudo démocratie (à base d'alternance de partis quasiment identiques) est imposée - bien peu démocratiquement. Gorbatchev, l'homme de l'Occident plutôt que celui de la Russie, prêche aujourd'hui contre les "élections truquées", et plaide pour leur annulation. Sa voix ne porte pas en Russie, car elle est largement déconsidérée. Mais le bonhomme intervient : Tout est diligemment répercuté par les Médias collabos. En sous-mains, les Fondations US et les ONG financent la dissidence. Il s'agit d'exporter le modèle occidental, même s'il n'est pas compatible avec les valeurs du pays (comme dans les pays arabes ou en Russie - ce pays, par exemple, lui préfère "l'homme fort").

 

Quel processus de "démocratisation" ? La colère des opposants, quels qu'ils soient, est instrumentalisée et relayée par les Médias; les manifestations sont pilotées depuis Washington, Londres, Tel-Aviv et le Paris de Sarkozy; les Ambassades sont détournées de leur fonction originelle pour susciter les coups d'Etat - comme en Syrie ou en Iran - et renverser les régimes indépendants ou hostiles;  la jeunesse est conditionnée ou corrompue par les Agents étrangers; Internet est abondamment utilisé pour servir les changements souhaités; des volontaires sont envoyés - libyens du CNL pour la Syrie, par exemple, ou turcs; les pressions se multiplient, bien ciblées; les débats sont encouragés;  les ONG sont largement utilisées...

 

Et quand cela ne suffit pas, dans un deuxième temps, et c'est ce qui caractérise cette nouvelle période, des combattants ou pire encore des mercenaires sont infiltrés, de pseudos attentats sont provoqués (par exemple contre les Chrétiens d'Orient, afin de les dresser contre leurs amis arabes ou musulmans désignés comme responsables), l'ingérence devient armée, comme à la frontière de la Syrie, ou au sein même du pays... 

 

Colin-Powell lui-même n'hésitait pas à parler, à propos des ONG,  d' "équipes de combat" (On comprend mieux pourquoi Poutine les a chassées, événement que les Médias ont présenté comme une atteinte insupportable à la démocratie). Les Révolutions sont de moins en moins douces, et de plus en plus "musclées", armées. A partir de la chute du Mur de Berlin (remplacé par celui de l'Argent), le droit d'ingérence "humanitaire", ou pour la paix, est invoqué afin de justifier les interventions militaires occidentales. Une fois le Cheval de Troie en place, la déstabilisation se mue en guerre civile puis en guerre - comme en Libye, comme en Syrie, bientôt. Tout est bon pour imposer la démocratie, même les bombardements - et la ruine d'un pays très prospère comme la Libye de Kadhafi. Les Industriels de la reconstruction se frottent les mains, et le Pentagone aussi. Place aux prédateurs ! La Syrie est appelée à connaître le même sort, après la Libye et avant l'Iran - en attendant les gros morceaux russes et chinois.

 

L'ingérence humanitaire ou pour la paix et la démocratie, cache des motifs peu avouables, bassement matériels et très géo-politiques. Et les monarchies pétrolières jouent un rôle non négligeable dans ces Révolutions censées apporter le bonheur, en réalité soumettant les peuples rétifs, comme en Libye, à l'idéologie sauvage du marché, à la Loi du plus fort, à la Pensée unique de l'Occident, militaro-financière. Tout cela au nom de la pseudo supériorité d'un modèle qui chaque jour un peu plus, montre ses brutales limites.

 

Derrière ces Coups d'Etat déguisées en oeuvres humanitaires ou pour la démocratie, se cachent les sempiternelles guerres de conquêtes, de contrôle des esprits et des ressources, pour tout dire : impériales, impérialistes, néo-coloniales. Et si on appelait enfin les choses par leur nom ?

 

Au final, la jeunesse des pays convoités, sous influence, est abusée, la lutte contre le terrorisme ou pour la démocratie se mue en combat pour le changement de régime rebelle aux diktats de l'Occident, avec à la clef, comme en Libye, le cortège habituel de malheurs exportés par les Anglo-Saxons et les Israéliens : Paupérisation, chômage, endettement, pillage des ressources, lois liberticides, etc.

 

L'oeuvre "civilisatrice" de l'Occident est en réalité synonyme d'oppression pour les peuples soumis aux changements imposés... voilà la vérité qu'on ne lira jamais dans les Médias aux ordres de l'Oligarchie financière.

 

eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

TAGS: Impérialisme, colonialisme, ONG, révolutions de couleurs, fondations américaines, Georgie, Ukraine, Libye, Kadhafi, Russie, Poutine, Syrie, France, GB, Sarkozy, occident, civilisation, dette, guerres, médias, droit d'ingérence, Kouchner, néo-conservateurs, Gene Sharp, Colin Powell, Mur de Berlin, Chine, Iran, Chrétiens d'orient, guerre contre le terrorisme, Economie de Marché, National Democratic Institute for International Affairs, Open Society Institute,  Fonds Soros, BHL, Vénézuela, ONU, Israêl, Tel-Aviv, Londres, Washington, Paris, Plan Condor, Eurasie, Chili, Allende...

 

 

La Libye remodelée par l'OTAN en mission pour aider le pays 

http://allainjules.files.wordpress.com/2011/10/syrte5.jpg

 

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ALGERIA ISP 07/12/2011 à 10:47

http://mai68.org/spip/spip.php?article3523

Selon Akhbar Elmokawama Libya, l’armée syrienne est en alerte maximum sur la frontière Turco-syrienne. Hier soir, il y a eu un mouvement inhabituel de combattants (rebelles Libyens) du côté de la frontière Turque. L’armée Syrienne a pu tuer un de ces rebelles libyens qui a essayé d’infiltrer le territoire Syrien dans le village Aïn Beid.

Note de do : Pour bien comprendre, lire :


La guerre de l’ombre en Syrie :

http://mai68.org/spip/spip.php?article3521

Extrait : « La Libye, devenue américaine depuis l’assassinat de Kadhafi, a déjà envoyé via la Turquie 600 soldats très motivés pour combattre aux côtés de l’Armée Syrienne soit-disant "Libre" contre le régime de Bachar el-Assad. »

 


 

 

Le dossier complet ici:

 

Révolutions de couleurs, droit d'ingérence, guerres "humanitaires". Dossier

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Lire aussi le post que je reçois à l'instant :

http://www.rmc.fr/images/article/2011-12-04T210913Z_1_APAE7B31MRE00_RTROPTP_3_OFRTP-RUSSIE-ELECTIONS-20111204.JPG

http://www.rmc.fr/images/article/2011-12-04T210913Z_1_APAE7B31MRE00_RTROPTP_3_OFRTP-RUSSIE-ELECTIONS-20111204.JPG

Changement de régime en Russie ? Qui joue avec le feu ?

 

8 décembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Depuis l’assassinat extra-judiciaire de Mouammar Kadhafi fin octobre, Lyndon LaRouche a mis en garde contre une escalade vers un conflit mondial opposant l’axe transatlantique aux puissances du monde Asie-Pacifique. Les provocations militaires et diplomatiques de l’administration Obama contre la Russie et la Chine le démontrent.

 

C’est dans ce contexte de guerre qu’a été déclenchée la campagne de déstabilisation de la Russie que nous voyons partout sur nos écrans suite aux élections législatives du 4 décembre. Cette propagande vise à rallier les opinions américaines et européennes à une politique de confrontation violente avec la Russie, pour précipiter les nations dans la guerre au moment où se désintègre l’empire financier de la City et Wall Street.


Depuis l’annonce des résultats électoraux dimanche soir, les réseaux du Project Democracy des agents britanniques Georges Soros et Mikhail Gorbatchev, s’activent en Russie. Cette opération vise à empêcher le retour de Vladimir Poutine à la présidence en mars 2012, puisque le président sortant Dimitri Medvedev a annoncé en septembre qu’il ne se représenterait pas.

 

Car aux yeux de l’oligarchie financière britannique, Poutine représente une politique de souveraineté et d’indépendance de la Russie face à la « gouvernance mondiale » ; aujourd’hui, cette Russie forme avec la Chine une puissance incontrôlable que l’oligarchie veut détruire à tout prix.

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Le 29 novembre, Dimitri Medvedev se rendait à Kaliningrad pour lancer la 1ère phase de la riposte militaire russe annoncée une semaine plus tôt en réponse au projet de Bouclier antimissile US en Europe de l’Est.
Crédit : stratfor.com

Russie Unie, le parti de Medvedev et Poutine, est arrivé en tête des élections législatives de dimanche avec 49,3% des voix, obtenant 238 sièges sur les 450 que compte la Douma, soit un recul de 77 sièges. Deuxième, le Parti communiste obtient 19,2% des suffrages et 92 sièges, soit 35 de plus qu’en 2007. Puis Russie Juste et le Parti libéral-démocrate, avec respectivement 13,25% et 11,68%, soit 64 et 56 sièges, au lieu de 38 et 40. Trois autres partis n’ont pas obtenus suffisamment de voix pour siéger : il s’agit de Yabloko, Patriotes de Russie et Juste Cause.

Les protestations ont commencé lundi lorsque le mouvement libéral Solidarnost a réuni 3000 personnes dans le centre-ville de Moscou, pour une manifestation autorisée de 500 personnes. Le blogueur Alexei Navalny, un militant anti-corruption célèbre dans la capitale russe et dans les médias occidentaux, a galvanisé la foule contre l’actuel premier ministre en exigeant une « Russie sans Poutine ». Ilya Yashin, jeune responsable de Solidarnost a ensuite enjoint les manifestants à quitter le lieu du rassemblement autorisé pour marcher sur le siège de la Commission électorale. C’est là que 300 manifestants ainsi que Yashin et Navalny ont été arrêtés par la police (des images qui rappellent un peu les récentes évacuations d’indignés à Wall Street, la Bastille ou la Défense).


Coqueluche des médias internationaux et véritable pourfendeur de la corruption endémique qui règne en Russie, Navalny est aussi un activiste de la mouvance nationaliste russe avec laquelle il milite contre l’immigration. Parallèlement, il a été formé aux Etats-Unis par le World Fellows Program de l’Université de Yale, un projet créé par le président de l’université Richard Levin en coopération avec l’ancien président mexicain Zedillo (un agent rémunéré de George Soros) afin de « créer un réseau global de leaders émergents ». Ses participants ont l’honneur d’être formés par des agents britanniques notoires comme Lord Malloch Brown (ancien du Foreign Office associé à George Soros, avec qui il créa de toutes pièces le gouvernement Saakashvili en Géorgie), Aryeh Neier, présidente de l’Open Society Institute de Soros, ou encore Tom Scholar, l’ancien chef de cabinet de Gordon Brown.


Les médias libéraux (c’est-à-dire ceux qui sont associés aux puissances financières anglo-américaines qui ont pillé la Russie dans les années 1990) ont immédiatement fait monter la sauce autour des arrestations de Yashin et Navalny, comme le directeur de la radio Ekho Moskvy, qui a déclaré que cela s’avérerait être l’erreur fatale de Poutine. Dans le Moscow Times, il était écrit que cette élection était la dernière pour Poutine. Amnesty international a déclaré les deux hommes « prisonniers de conscience ».

 

Mikhail Gorbatchev, agent russe du libéralisme impérial financier britannique, a fait monter la tension d’un cran en demandant l’annulation des élections, après que le ministre des Affaires étrangères britannique William Hague, actuellement à l’œuvre avec la France pour faire la Guerre en Syrie, eut apporté son soutien au rapport de l’OSCE sur les fraudes électorales, n’hésitant pas à s’immiscer dans les affaires internes du pays, à l’image de l’administration Obama qui a demandé par la voix d’Hillary Clinton « une enquête exhaustive ».


Si la France n’a pas encore donné trop de voix dans cette propagande (elle n’est pas en reste sur la Syrie et l’Iran...), nous devons absolument nous opposer à cette campagne internationale poussant le monde à la guerre.

 

La question n’est pas le régime d’un Poutine ou d’un Assad, mais celle de la survie des peuples et des nations, du principe de souveraineté et d’indépendance qui est inscrit dans notre Constitution et qui est aujourd’hui bafoué au nom du renflouement de l’euro et de ses banques-casino.

 

Il faut dénoncer et attaquer directement l’ennemi – l’oligarchie financière de la City et de Wall Street, et ses complices d’Europe continentale – en évinçant son principal agent dans cette marche vers la guerre – un Barack Obama mis sur pied par George Soros – et en déclarant la mise en faillite du système financier transatlantique. Nous serons avalés par cette crise, si nous ne recourons pas aux mesures d’urgence que nous défendons ici.


http://www.solidariteetprogres.org/Changement-de-regime-en-Russie-Qui-joue-avec-le-feu_08373

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 15:16

 

mardi 6 décembre 2011

* Aurons-nous le temps de "fêter" Noël?

Le président chinois, Hu Jintao, a appelé la marine à être prête au combat et à poursuivre sa modernisation afin de sauvegarder la sécurité nationale, a rapporté l'agence d'information Chine nouvelle, mardi 6 décembre . Il lui a ainsi demandé "d'accélérer sa modernisation" et de "mener des préparatifs intensifs pour le combat militaire" afin de "sauvegarder la sécurité nationale et la paix mondiale", alors que les ambitions maritimes de la Chine provoquent l'inquiétude de ses voisins et des Etats-Unis.
Hu Jintao s'exprimait à Pékin devant des responsables de la puissante commission militaire centrale, dont il est le chef, et en présence de son très probable successeur à la tête du pays, le vice-président Xi Jinping, numéro deux de la commission. Selon un communiqué publié sur le site du gouvernement, la rencontre portait sur l'armement de l'Armée populaire de libération (APL) et les derniers développements concernant la marine. "Notre travail doit se concentrer sur le thème de la défense nationale et du renforcement des capacités militaires", a expliqué le chef de l'Etat.
PRÉSENCE MILITAIRE DES ÉTATS-UNIS
L'armée chinoise avait annoncé qu'elle devait mener fin novembre des manœuvres navales dans "l'ouest de l'océan Pacifique", dans un contexte de tensions accrues sur des territoires disputés avec ses voisins. Cet "entraînement de routine (...) ne vise aucun pays particulier" et la liberté de naviguer de la Chine "ne doit pas être entravée", avait-elle assuré.
Cette annonce est intervenue juste après un voyage en Asie-Pacifique du président américain Barack Obama, au cours duquel il a annoncé que les Etats-Unis allaient renforcer leur présence militaire en Australie. Dans un discours prononcé le 16 novembre à Canberra, Barack Obama avait insisté sur le fait que les Etats-Unis étaient dans la région "pour [y] rester".
"La Chine a le droit de développer ses capacités militaires et de se préparer, tout comme nous le faisons", a réagi mardi George Little, l'un des porte-parole du Pentagone, tout en rappelant les fréquents appels de Washington à ce que Pékin se montre "transparent" en matière militaire. La question de la transparence entre les deux principales puissances du Pacifique "fait partie de la relation que nous essayons de bâtir avec l'armée chinoise", selon M. Little.
UNE MARINE DE PLUS EN PLUS PUISSANTE
L'APL, plus grande armée du monde, reste essentiellement une armée de terre, mais la marine joue un rôle accru alors que la Chine apparaît de plus en plus soucieuse de défendre ses ambitions maritimes. Le Pentagone avait émis une mise en garde plus tôt cette année contre les importants budgets alloués par la Chine à sa marine, notamment en armement sophistiqué. Fin novembre, le premier porte-avions chinois, qui incarne les ambitions navales de Pékin, a effectué sa deuxième sortie.
Le sujet des ambitions de Pékin dans les régions maritimes à l'ouest du Pacifique s'est aussi invité au sommet annuel de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) ainsi qu'au sommet de l'Asie orientale le mois dernier à Bali (Indonésie).
En effet, le Vietnam, les Philippines et Taïwan se heurtent à la Chine pour revendiquer la souveraineté sur le petit archipel des Spratleys, des îles de la mer de Chine méridionale riche en hydrocarbures, que Pékin considère siennes. Pékin et Hanoi se disputent aussi les Paracels. Ces différends territoriaux provoquent des pics de tension chroniques entre la Chine et ses voisins – Philippines ou Vietnam ces derniers mois, Japon à la fin 2010.
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Et sur le Liesi - via Le Monde :

L’inquiétante expansion de la marine chinoise

Le Japon a exprimé, le 2 août, ses inquiétudes concernant l’expansion maritime de la Chine vers le Pacifique et “l’opacité” de son budget militaire. Dans son rapport annuel sur la défense (Defense of Japan 2011), le ministère de la défense japonais prévoit que la Chine, “compte tenu de la récente modernisation de ses forces aériennes et navales”, va étendre ses activités en mer de Chine méridionale, en mer de Chine orientale et dans l’océan Pacifique.

Or Pékin a confirmé mercredi 27 juillet qu’elle remettait en état un porte-avions de conception soviétique acheté à l’Ukraine, le Varyag, et, selon des sources proches du pouvoir, qu’elle aurait parallèlement entrepris la construction de deux autres porte-avions, de conception chinoise. Ce sont des moyens idéaux pour projeter des forces sur des théâtres d’opération lointains. Ces développements récents ne font que confirmer l’expansion continue de la marine de guerre chinoise. […]

Avec la montée en puissance de la Chine dans le monde, la marine évolue maintenant vers une nouvelle stratégie d’”opérations dans les mers lointaines” avec des responsabilités qui s’étendent au-delà de la “seconde chaîne d’îles”, partant du Nord du Japon jusqu’au Nord des îles Mariannes et Guam où se trouve importante base navale américaine. […] En 2010, la marine comptait 225 000 hommes, au moins 58 sous-marins, dont six nucléaires, plus de 50 frégates et au moins 27 destroyers. Elle est devant le Japon, la première flotte d’Asie, si l’on exclut la marine américaine. Et en tonnage, elle est la troisième du monde. Les Etats-Unis, qui sont un acteur militaire clef du Pacifique, s’en inquiètent. Le “déclin” américain est toutefois relatif. Si l’on considère le tonnage cumulé, la marine américaine a un avantage de 2,63 contre 1 vis-à-vis des flottes russe et chinoise combinées… Et qualitativement, elle est très supérieure.

Néanmoins, la Chine fait peur parce qu’elle a d’importants différends territoriaux maritimes avec ses voisins. Et aussi parce qu’elle est devenue le deuxième importateur mondial de pétrole, ce qui ne fait qu’accentuer les revendications territoriales chinoises. Le grave incident naval entre la Chine et le Japon autour des îles disputées de Diaoyu (en chinois) ou Senkaku (en japonais) en mer de Chine orientale en septembre 2010 a conduit à de vives tensions entre Pékin et Tokyo. Au sud, en mer de Chine méridionale, d’autres différends empoisonnent les relations entre Pékin et ses voisins. Outre les Paracels, l’archipel des Spratly (Nansha en chinois), constitué d’îlots et de récifs, est revendiqué par six pays. Pékin a commencé à y débarquer des troupes à partir de 1988, ce qui a donné lieu à des affrontements meurtriers entre les marines chinoise et vietnamienne.

Comme dans les Senkaku, la présence d’hydrocarbures off-shore complique la donne. Ces dernières années, les incidents – collisions entre bateaux ou accusations d’incursion dans les eaux territoriales – n’ont pas été très graves, mais ils ont provoqué à chaque fois de vives réactions diplomatiques.

Elle conduit aussi les voisins à moderniser leur appareil militaire. Après l’incident des Senkaku, le Japon a été conforté dans l’idée de restructurer ses forces : l’accent est porté sur la protection des îles lointaines du sud du Japon et la sécurité des routes maritimes. Le nombre de sous-marins va passer de 16 à 22. Mais d’autres pays asiatiques accroissent aussi leur flotte de sous-marins, et étoffent leur flotte de guerre, au point que certains parlent de course aux armements. […]

Aussi, un réseau de nations, avec pour pivot les Etats-Unis, émerge dans la région qui essaie de contrebalancer la puissance chinoise ascendante, en accroissant leur coopération militaire. Des navires de guerre américains ont ainsi fait récemment escale au Vietnam. Cependant, Washington manifeste une certaine prudence et soutient aussi la volonté des pays de la région de régler les disputes dans un cadre multilatéral. La Chine et l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est (Asean) ont adopté jeudi 21 juillet une “feuille de route” modeste, première approche vers un règlement collectif des nombreuses controverses.

Reste que, selon l’expert naval Philippe Langloit, la marine chinoise pourrait connaître un développement encore plus massif et plus rapide en raison de la part modeste consacrée à la défense par rapport au PIB. Il estime aussi que “Les marines sont toujours d’un point de vue historique, les instruments de l’expansion coloniale.” La marine chinoise va maintenant de plus en plus loin de ses bases. Pour assurer la sécurité de ses voies de communication, venant du golfe Persique, Pékin construit “un collier de perles” de bases permanentes le long des côtes de l’Océan Indien. Et elle intervient au lointain pour participer à la lutte contre la piraterie au large de la Somalie. Récemment, elle a même déployé un navire en Méditerranée, une première, pour évacuer des ressortissants dans la crise libyenne. La question reste donc de savoir ce que la Chine fera de sa puissance navale. (Source: Le Monde)

 

 

 

Note d'eva R-sistons:

 

Il est normal que la Chine se prépare au conflit voulu, à terme, par l'Occident préoccupé d'aligner tous les pays sur lui, de les soumettre, de piller leurs ressources. Elle n'a jamais attaqué personne, elle cherche seulement à se défendre - légitimement !

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 15:14

 

IRAN: les forces militaires
se préparent au combat
6 décembre 2011 | Auteur: Jo ^^
http://stefouxxx.wordpress.com/2011/12/06/iran-les-forces-militaires-se-preparent-au-combat/

ZEROHEDGE - L’Iran estime qu’elle n’a plus rien à perdre. Après une série d’explosions mystérieuses et la destruction de drones d’attaque de l’OTAN, il semble que le pays riche en pétrole est de plus en plus enclin à la probabilité d’une guerre. Selon Ynet News, l’Iran serait entrain de « déplacer des missiles vers des sites secrets », selon un journal britannique; « plus tôt, les habitants de Téhéran commencent à stocker des biens, craignant une grève imminente. »
Le commandant Mohammed Ali Jaafari de la garde révolutionnaire iranienne a ordonné à ses forces d’assurer la préparation opérationnelle sur les installations nucléaires du pays avant une possible guerre ou grève. 
Le Telegraph a rapporté lundi soir que. « Le mouvement est pour l’instant une précaution ». 
Le journal britannique cite des sources de renseignement occidentaux stipulant que « l’Iran organise un repositionnement de missiles balistiques, d’explosifs et des troupes dans des positions défensives, afin d’offrir une réponse rapide dans le cas d’une attaque par Israël ou les Etats-Unis « . 
Un responsable du renseignement occidental de haut rang a cité qu’ »il y a une profonde inquiétude au sein de la haute direction du régime iranien et qu’elle redoute être la cible d’une attaque militaire surprise par Israël ou les États-Unis.
« Pour cette raison, ils prennent toutes les précautions nécessaires pour s’assurer qu’ils peuvent se défendre correctement si une attaque se produit ».
« Nous allons être attaqués »
L’isolement de l’Iran sur ses ambitions nucléaires, sa prétention à avoir abattu un drone espion américain dans son espace aérien, et l’attaque de l’ambassade britannique nourrissent les Iraniens ordinaires de peurs.
« Les étrangers sont nombreux à quitter l’Iran … Je soupçonne qu’il y aura une action militaire … nous allons devenir un autre Irak », a déclaré l’architecte Mahsa Sedri, 35 ans. « Manifestement, quelque chose se passe … sinon les étrangers ne quitteraient pas l’Iran. »
« Nous allons être attaqués … je le sens … Je vide mes comptes en banque pour avoir de l’argent en poche en cas d’attaque », a déclaré Hassan Vosughi, employé du gouvernement. « Moi et tous mes amis avons stocké des marchandises à la maison. »
Peut-être, devraient-ils stocker aussi du pétrole…
Ils font bien de se préparer… le solstice d’hiver approche, ainsi que Noël, et ça pourrait être le moment choisi par nos élites psychopathes pour lancer cette guerre de concert avec le crash économique.
Jo ^

 

IRAN: les forces militaires se préparent au combat

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