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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 15:11

 

 




Au lendemain du « Printemps arabe », une saison de « Pèlerinage » à Damas
Comment le régime est sorti gagnant de la « guerre universelle » contre la Syrie

par Fida Dakroub

Le 28 mars 2012

 

Généralités

Au lendemain de la défaite décisive des groupes wahabites au bastion rebelle de Baba Amr, entrainant la fuite des milliers de mercenaires à travers la frontière avec le Liban, les appels des dirigeants atlantiques et des émirs et sultans arabes du Golfe à renverser le régime du président syrien, Bachar al-Assad, paraissent plus futiles que jamais. En effet, après un an de « guerre universelle », la Syrie a réussi jusqu’à présent à dépasser l’étape la plus dangereuse de la conjuration arabo-atlantique, celle du soulèvement armé des groupes islamistes appuyés par des milliers de mercenaires étrangers[1].    


Le front diplomatique : la Syrie sur la défensive

Dans le domaine de la diplomatie, la Syrie a pris, depuis le début de la crise, une position défensive en essayant de repousser les « attaques » continues qui la frappaient de tout côté.

Le régime visait toujours à laisser le dossier syrien dans son cadre arabe –la Ligue – et à ne pas donner d’excuses aux conjurateurs pour le transférer au Conseil de sécurité (CS). Pour compléter cet objectif, la Syrie a pris plusieurs mesures concrètes : premièrement, le président Assad a entamé une série de réformes politiques et constitutionnelles ; deuxièmement,  les autorités ont libéré des centaines de détenus politiques ; troisièmement, le régime a salué toute initiative arabe visant à trouver une solution à la crise ; et quatrièmement, les autorités ont collaboré au maximum avec le comité des observateurs arabes et ont facilité leur mission. Cependant, quand le comité a soumis son rapport à la Ligue, cette dernière l’a rejeté ; pour la simple raison que le rapport indiquait la présence de groupes armés dans les rangs de l’ « opposition », et il les rendait aussi responsables des violences et des pertes humaines que le régime. En plus, le rapport a souligné la collaboration des autorités syriennes avec les observateurs.   

Évidemment, une telle réalité ne servait pas les objectifs des conjurateurs  qui augmentaient leur pression sur la Syrie en transférant le dossier syrien au Conseil de sécurité (CS), le 4 février.

Après le deuxième échec de la Sainte-Alliance arabo-atlantique au sein du CS[2], grâce au veto chinois et russe, le président syrien, Bachar al-Assad, voyait le summum de la campagne arabo-atlantique contre la Syrie. Ainsi, dans le domaine diplomatique, la campagne arabo-atlantique commença à dessiner une ligne descendante. Rien de pire ne pourrait arriver après l’échec du projet de résolution ; le message du double veto était précis et bien déterminé : non à l’intervention militaire directe en Syrie ; non à une résolution du CS entrainant une intervention militaire sous prétextes de type « humanitaire » ; non au renversement du président Assad.

La Syrie a déjà gagné la bataille dans l’arène du CS.


Le front militaire : la Syrie à l’offensive

Au lendemain de la visite du ministre des Affaires étrangères de Russie, Serguei Lavrov, accompagné du directeur du Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie, monsieur Dmitri Medvedev, le 7 février[3], le président Assad donna le feu vert pour une opération militaire majeure contre les bastions rebelles à Homs, à Idlib et au Rif de Damas. Après quelques semaines de combats féroces, l’armée syrienne a mené une victoire décisive sur les groupes wahabites, armés et appuyés par des milliers de mercenaires arabes et atlantiques ; d’abord au Rif de Damas, puis à Baba Amr, enfin à Idlib. Grâce à cette opération militaire, la plupart des villes et des régions infestées par des combattants wahabites et des mercenaires ont été libérées.

 Il est évident que le régime vise à mener une victoire décisive dans les villes principales avant la fin du mois d’avril et de sécuriser les autoroutes principales pour relier les villes l’une à l’autre. Pourtant, jusqu’à présent, le régime ne fait aucune illusion que les opérations militaires pourraient durer longtemps avant qu’il puisse détruire complètement les réseaux de bandits, de mercenaires et de groupes armés.

Le président Assad avait attendu un an avant qu’il a donné le feu vert à une telle opération militaire. À fortiori, le président Assad attendait la présence de deux conditions :   

Premièrement, entraîner et préparer les troupes aux tactiques des guerres de villes et des combats de rues.  Les résultats d’une telle préparation se sont apparus aux combats de Baba Amr, où l’armée syrienne utilisait les tactiques des forces spéciales, lui permettant de prendre le bastion rebelle ruelle après ruelle, maison après maison, avec un minimum de pertes.  

Deuxièmement, choisir le moment politique le plus convenable pour écraser les groupes armés. À preuve, dès le début des violences en Syrie, le président Assad insistait à « traiter les groupes armés en tant que champignon de peau qu’il fallait laisser s’étendre avant de le brûler à l’aide d’un remède le plus efficace »[4]. Dans ce sens, il ne reste plus secret que le président Assad n’aurait pas déclenché l’opération militaire sans la protection diplomatique du double veto chinois et russe.

La victoire décisive à Baba Amr « a cassé le dos » des groupes rebelles et des mercenaires étrangers – selon une expression en dialecte syro-libanais – et des milliers de combattants islamistes et étrangers se sont enfuis à travers la frontière avec le Liban et la Turquie. L’ambassadrice étatsunienne au Liban, Maura Connelly a demandé au gouvernement libanais d’appuyer les soldats syriens désertés et les membres de groupes armés qui s’enfuyaient par milliers à travers la frontière avec le Liban[5].

Une victoire diplomatique au sein du CS et une autre militaire à Baba Amr, la Syrie fut couronnée !


Le début de la « saison de pèlerinage » à Damas

Parallèlement à la fuite des combattants et des mercenaires[6], des diplomates et des émissaires se sont dirigés vers « la capitale des Omeyyades », Damas, pour faire le pèlerinage au sein du « Qasr al-Mouhajerine », le palais présidentiel. La Syrie a approuvé la venue de la responsable des opérations humanitaires de l'ONU Valérie Amos, qui avait auparavant annoncé qu'elle allait se rendre en Syrie pour tenter d'obtenir un accès humanitaire «  sans entrave ». Elle était arrivée à Damas le 7 mars et est partie le 9 mars[7]. Par ailleurs, la Syrie avait salué la visite de l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, qui est arrivé le 10 mars à Damas : « la Syrie salue la visite de Kofi Annan, émissaire du secrétaire général de l'ONU », a indiqué la chaîne d'État, citant un responsable sous couvert de l'anonymat[8]. M. Annan était accompagné de son adjoint, l'ancien ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser al-Qidwa, pour cette première mission en Syrie[9]. Pour rappel, l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a été nommé le 23 février « émissaire conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe sur la crise en Syrie ». La mission déclarée de M. Annan visait à arriver à un cessez-le-feu dans toutes les régions syriennes, sécuriser des accès humanitaires et libérer des milliers de détenus.

En revanche, ce qu’on a déclaré devant les microphones et les caméras ne reflète pas nécessairement ce qu’on avait dit dans les coulisses.  On parlait dans ces coulisses que lors de son arrivée au palais présidentiel, monsieur Annan a présenté le projet de la Ligue arabe, mais sans l’appel au renversement du président Assad. M. Annan demandait au président syrien un cessez-le-feu, la libération des milliers de détenus et des accès humanitaires. Pourtant, le président Assad s’est interrogé devant son « hôte » : « comment pouvons-nous arriver à un accord avec l’opposition en présence de groupes armés ? Qui pourrait garantir que ces derniers respecteraient un tel accord ? » ; le président Assad a ajouté : « il n’en reste qu’à dévoiler ceux qui appuient, financent et arment les groupes armés. Il est ridicule de croire que toutes ces armes et tout cet argent tombent du ciel »[10] ; mais l’émissaire international n’a rien dit pour calmer les inquiétudes du président Assad ; il a seulement haussé la tête en murmurant : « vos suggestions méritent d’être étudiées ». Par cette phrase très courte, la rencontre entre les deux hommes a été conclue.

Par ailleurs, et selon la même source d’« informations », les dirigeants syriens auraient retardé leur réponse aux « propositions » de monsieur l’émissaire, pour qu’ils pussent les discuter avec Moscou ; car Damas n’avait confiance ni en l’ONU ni en monsieur Kofi Annan[11].

En effet, ce qui a renforcé la méfiance des dirigeants syriens c’est que l’émissaire a quitté la Syrie vers le Qatar pour rencontrer son premier ministre, Hamad. On se demande ici, n’aurait-il pas été plus « démonstratif » si l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe s’était réuni avec le secrétaire de la Ligue, M. Nabil al-Arabi, ou avec le secrétaire de l’ONU, M. Ban-ki Moon ? Au moins que monsieur Annan considérait le Qatar « en état de guerre » avec la Syrie, qu’il fallait négocier avec son émir !  


Le début de la fin

Ne trouvant que les injures et la profération de menaces pour exprimer leur indignation face aux victoires de la Syrie, les dirigeant atlantiques, accompagnés des émirs et sultans arabes du Golfe, se rassemblèrent à une conférence à Tunis, dite la « Conférence des amis du peuple syrien »[12]. Cette conférence d’ « Amis », dont le but déclaré prétendait l’offre de l’aide à la prétendue « révolution » syrienne, visait en effet à renforcer et à rassembler la foule opposante qui commença à se disperser en toute direction. L’émir du Qatar, Hamad, et le sultan du Royaume de l’Arabie Saoudite, Faysal, entrèrent la salle de conférence en hurlant la célèbre phrase de Karl Jaspers : « Le désespoir est une défaite anticipée » ; Camarades révolutionnaires printaniers, il ne faut pas désespérer !

Par contre, l’objectif réel caché derrière le vacarme créé par la conférence d’ « amis » avait un usage de « bombe à lacrymogène » plutôt qu’une utilité politique. La foule d’ « amis », rassemblée à Tunis, choisit l’ancien secrétaire général de l’ONU, monsieur Kofi Annan comme émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie.

Malheureusement, ce vacarme « à l’Arabique » n’avait aucun effet sur le terrain et n’a laissé qu’un écho sourd à Damas. Pour ces conférenciers audacieux, la bataille au CS a été déjà perdue, ainsi que celle à Baba Amr.

Ainsi, des figures les plus célèbres du despotisme obscurantiste arabe coalisé avec l’impérialisme occidental, telles que les émirs et sultans de la péninsule Arabique, se précipitèrent au microphone prêchant à la Syrie la démocratie et les droits de l’homme. En définitive, la guerre contre la Syrie constituait le summum de la mascarade du discours philanthrope impérialiste. D’un côté on prêche la démocratie et les droits de l’homme ; de l’autre côté on s’allie au despotisme obscurantiste arabe ; on se précipite « au secours » du peuple syrien, mais on tourne le dos à l’élimination systématique du peuple palestinien.


La déclaration du Conseil de sécurité : la Syrie victorieuse

Loin des brouhahas arabo-atlantiques qui voyaient dans la déclaration du CS[13] une victoire décisive sur le régime syrien, cette déclaration a mis fin aux illusions qui faisaient croire que « les jours du président Assad se comptaient sur les doigts »[14]. À plus forte raison, la déclaration du CS sur la Syrie, le 21 mars, a envoyé plusieurs messages :

Premièrement, la déclaration ne portait aucune allusion au renversement du président Assad, contrairement aux «vœux » du Conseil national syrien et des émirs et sultans arabes du Golfe. En effet, la déclaration a reconnu – sous entendu – le président Assad comme seul représentant de la République arabe syrienne et du peuple syrien.

Deuxièmement, la déclaration a dénoncé les actes de violences venant de tous les partis du conflit ; ceci entraine une reconnaissance sous entendue de la présence de groupes armés et terroristes sur le territoire syrien, qui visent à détruire les infrastructures de l’État. Après cette déclaration, aucune parole sur la nature « pacifique » des oppositions syriennes ne serait échangée au souk d’injures et d’accusations contre le régime syrien.

Troisièmement, la déclaration prenait comme titre principal la reconnaissance du rôle du président Assad dans toute solution future. La communauté internationale semble finalement convaincue que toute solution à la crise syrienne ne pourrait passer sans l’accord du président Assad, et à travers lui ; et que sans lui, aucune solution n’est possible. Désormais, les appels au renversement du président Assad sont devenus des vacarmes du passé. 

Quatrièmement, la déclaration a insisté et encouragé le dialogue entre le régime et les oppositions « sous le parapluie du président Assad » et selon son agenda. Ce qui mène à conclure que la communauté internationale ne peut désormais dépasser le rôle du président Assad, non seulement concernant le dossier de la crise syrienne, mais bien plutôt tous les dossiers « chauds » de la région : la Palestine, le Liban, l’Irak et l’Iran.

Maintenant que la Syrie a franchit les deux tunnels les plus obscurs de sa crise, c'est-à-dire l’offensive diplomatique et le soulèvement militaire wahabite, il lui reste deux défis à relever : l’économie et la sécurité.   


La Fable des deux Chèvres

En guise de conclusion, il nous reste à dire que le sort du Conseil national syrien et des monarchies absolutistes du Golfe – maintenant que la déclaration du Conseil de sécurité a pris comme titre principal la reconnaissance du rôle du président Assad dans toute solution future – ne semble pas assez étincelant ; ce qui évoque en nous la fable de La Fontaine, Les deux Chèvres :

Faute de reculer, leur chute fut commune.

Toutes deux tombèrent dans l'eau.

Cet accident n'est pas nouveau

Dans le chemin de la fortune.

(Fables de La Fontaine / Les deux Chèvres / Livre XII, Fable 4)


Fida Dakroub
, Ph.D   

Pour communiquer avec l’auteure : http://bofdakroub.blogspot.com/

 

 Notes

[1] http://rt.com/news/french-army-officers-syria-893/

[2] http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29229

[3] http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/07/97001-20120207FILWWW00364-serguei-lavrov-est-arrive-a-damas.php

[4] https://www.al-akhbar.com/node/45483

[5] http://www.presstv.ir/detail/230600.html

[6] http://www.presstv.ir/detail/230600.html

[7] http://www.journaldequebec.com/2012/03/05/damas-salue-la-visite-de-kofi-annan

[8] http://www.journaldequebec.com/2012/03/05/damas-salue-la-visite-de-kofi-annan  

[9] http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/03/05/97001-20120305FILWWW00250-kofi-annan-se-rendra-a-damas.php

[10] https://www.al-akhbar.com/node/45483

[11] https://www.al-akhbar.com/node/45483   

[12] http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/conference-des-amis-de-la-syrie-a-tunis_1086471.html

[13] http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/03/21/003-declaration-onu-conseil-damas-syrie-bombardements.shtml

[14] http://www.thenews.com.pk/article-38006-Assads-days-are-numbered,-says-Obama

 

Docteur en Études françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est écrivaine et chercheure, membre du « Groupe de recherche et d'études sur les littératures et cultures de l'espace francophone » (GRELCEF) à l’Université Western Ontario. Elle est l’auteur de « L’Orient d’Amin Maalouf, Écriture et construction identitaire dans les romans historiques d’Amin Maalouf » (2011).

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30020

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 15:07

 

Guinée-Équatoriale: Transparency International prépare l’invasion de ce pays pétrolier

http://allainjules.com/2012/03/30/guinee-equatoriale-transparency-international-prepare-linvasion-de-ce-pays-petrolier/

Publié le30 mars 2012

 

VIDEO sur le site

 

Deux juges d’instruction français, Roger Le Loire et René Grouman ont demandé un mandat d’arrêt international pour “blanchiment” contre le fils du président de Guinée-Équatoriale, Teodorin Nguema Obiang, ministre d’état de l’Agriculture et vice-président du Parti démocratique de Guinée-équatoriale (PDGE) au pouvoir. Pour l’instant, on attend l’avis du procureur de la République, qui n’a pas encore donné suite à cette demande scélérate. Cette procédure est le fait de Transparency international, “TI”(transparence international), qui bien sûr veut simplement violer la souveraineté de ce pays africain. Et pourtant, on ne les entend pas en France sur des dossiers de corruption: Karachi, Bettencourt-Woerth etc. TI, n’a jamais lancé ses diatribes contre les pays du Golfe dont le patrimoine immobilier, les œuvres d’art, et autres objets précieux en France, dépassent largement celui d’un Nguema Obiang et son la propriété exclusive des monarchies régnantes. Ambiance.


Il ne s’agit aucunement, ici, de défendre qui que ce soit mais simplement la souveraineté d’un pays. Au nom de quoi et par quel mandat TI peut-il vouloir la mise en cause d’un ministre d’un pays tiers, alors qu’il est incapable d’enquêter dans son propre pays, le nôtre, la France ? C’est quoi Transparency International ? Probablement une plante, un animal ou simplement une imposture. Ce qui est sûr, ce n’est pas le genre de plantes dioïques de la famille des  euphorbiacées ou le petit  marsupilani qui sort sur nos écrans mercredi prochain mais bien l’ONG Transparency International  “TI France”, nouveau bras judiciaire de la France pour déstabiliser l’Afrique avec la complicité, parfois, de ses propres enfants. Avec ses bottes de sept lieues, son manteau en skunk, TI tente d’envoyer ses odeurs pestilentielles en Afrique.


Transparency international, à l’origine de cette affaire, soupçonne un pillage systématique des caisses de l’État guinéen. Ceci avait permis que les juges fassent saisir les véhicules du fils Obiang et ses biens mis sous séquestre. On ne peut nier le côté indécent et ostentatoire de cette exposition de biens par Teodorin Nguema Obiang mais, rien ne permet à la justice française de s’immiscer dans les affaires intérieures d’un pays souverain, encore moins de chercher à juger un ministre pour des injonctions venant, qui plus est, d’une organisation non-gouvernementale. Le mépris de l’Afrique est à l’optimum, après le précédent libyen où, des forces étrangères s’arrogent le droit d’aller assassiner sur son territoire, un chef d’État, en l’occurrence, le frère guide Mouammar Kadhafi. Qui peut accepter ça ? Si l’inverse se faisait, la presse occidentale allait parler de scandale et un tollé général allait envahir les ondes. Mais là, elle (presse) se limite à parler de l’action des juges. Une honte. Mais, en allant sur le site de ce machin, TI, on tombe des nues en lisant le volet sur la restitution selon cette ONG,  des “biens mal acquis”

Restituer les avoirs détournés aux États spoliés

La restitution des avoirs détournés est l’un des enjeux fondamentaux de la lutte contre la corruption. Cette procédure, prévue par la Convention des Nations unies contre la corruption (Convention de Mérida, 2003), doit résonner comme une menace aux oreilles des cercles dirigeants afin que cessent les détournements de fonds publics.

 L’adoption d’instruments internationaux dans ce sens témoigne de la reconnaissance progressive de cet enjeu. Pourtant, les processus de recouvrement menés à leur terme restent très rares. Manque de volonté politique de la part des gouvernements spoliés, insuffisance de la coopération internationale, complexité des procédures. Les explications sont multiples.Devant tel paradoxe, la mobilisation de la société civile est essentielle.

Depuis 2001, la question de la restitution des avoirs détournés est l’une des priorités de Transparency International. De même que TI se bat pour le bon usage de l’aide internationale, le retour dans le pays d’origine des “biens mal acquis” doit être mis à profit pour le développement de ces États. En aucun cas, la restitution ne doit fournir l’occasion aux nouveaux dirigeants de répéter les travers de leurs prédécesseurs.

Cette dernière phrase à elle seule interpelle. Elle prouve, sans équivoque, que cette ONG s’arroge le droit de désigner qui elle veut, surtout en Afrique, les pays ou les dirigeants qu’elle souhaite incriminer. Dans sa liste noire, hormis la Guinée-Équatoriale, il y a le Congo-Brazzaville et le Gabon. “En aucun cas, la restitution ne doit fournir l’occasion aux nouveaux dirigeants de répéter les travers de leurs prédécesseurs.” Est-ce à dire, que, après la confiscation des ces biens, la justice française enverra tous ces véhicules en Guinée-Équatoriale quand le régime tombera ? Qui se chargera de cette mission puisqu’il est mentionné que les nouveaux dirigeants ne doivent pas répéter les travers de leurs prédécesseurs ? Que veulent montrer les juges français et Transparency international ? Qu’ils aiment l’Afrique ? Pourquoi ne s’attaquent-ils pas aux accords, que dis-je, aux diktats de coopération mis en place depuis des lustres pour spolier les biens de l’Afrique ?


 

Au-delà de cette escroquerie qui s’habille d’oripeaux élogieux, combien d’Équato-guinéens ont été consultés ? A défaut de demander explicitement à la France d’aller perpétrer un coup d’état en Guinée-Équatoriale, Transparency international est plutôt entrain de vouloir mettre à mal les relations diplomatiques entre la France et ce petit pays pétrolier africain (616 459 hab.). Pourquoi Transparency international ne commence pas par interdire aux Africains d’acquérir des biens en France puisque, me semble-t-il, c’est le but ? Pour cela, il suffit de demander aux agences immobilières, aux concessionnaires automobiles, aux bijoutiers etc, de ne plus rien leur vendre. Pire, Transparency international accuse, dans un communiqué daté du 28 mars dernier, le Parquet, de traîner les pieds, comme si une logique ou une éthique quelconque se cachait derrière leur diatribe. 


De voir des ressortissants de ces pays montrés du doigt approuver les envolées lyriques de Transparency international, simplement par opposition au régime de leur pays, c’est faire le lit de la re-colonisation de  l’Afrique. C’est irresponsable et, ces leaders autoproclamés devraient savoir que, s’ils arrivent au pouvoir, ils seront aussi infantilisés au même titre que leurs prédécesseurs. Il est donc grand temps que les Africains se réhabilitent, fassent corps, et prennent conscience de leurs capacités morales pour ne plus se laisser marcher sur les pieds.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 14:12

 

 

Réflexions du President Kennedy sur ce que serait une guerre thermonucléaire  
                                          apocalypse-1

 

 

 

21 mars 2012 (Nouvelle Solidarité) – Ces quelques réflexions du président John Fitzgerald Kennedy ont été tirées de discours prononcés par lui à diverses occasions. Nous espérons qu’elle permettront à nos dirigeants de sortir de leur aveuglement actuel.


« Dans l’âge thermonucléaire, tout mauvais jugement de chaque côté sur les intentions de l’autre pourrait provoquer plus de dévastation en quelques heures que tout ce qui a été fait dans toutes les guerres de l’humanité. »


– Rapport au peuple américain sue la crise de Berlin, le 25 juillet 1961

« Aujourd’hui, tout habitant de cette planète doit contempler le jour où cette planète ne serait peut-être plus habitable. Tout homme, toute femme et enfant vit sous l’épée nucléaire de Damoclès, retenue par le fil le plus fin, pouvant être coupé à tout moment par accident, par erreur de calcul ou par folie. Les armes de guerre doivent être abolies avant qu’elles ne nous abolissent. »


– Discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies, New York, le 25 septembre 1961

« Je parle de paix à cause du nouveau visage que prend la guerre. Le guerre totale n’a plus de sens dans un âge où de grandes puissances peuvent maintenir des forces nucléaires importantes et relativement invulnérables et refusent de se rendre sans y avoir recours. Cela n’a plus de sens dans un âge où une seule arme nucléaire contient presque dix fois la puissance explosive utilisée par les forces alliées au cours de la seconde Guerre mondiale. Cela n’a plus de sens dans un âge où le poison mortel produit par un échange nucléaire peut être transporté par les vents et les sols vers les quatre coins de la Terre et vers des générations qui doivent encore naître. »


– Début d’un discours à l’American University, le 10 juin 1963

« Une guerre aujourd’hui ou demain, si elle conduisait à une guerre nucléaire, serait très différente de toute autre guerre dans l’histoire. Un échange nucléaire total durerait moins de 60 minutes, avec les armes aujourd’hui existantes, et pourrait balayer plus de 300 millions d’Américains, d’Européens et de Russes, ainsi que de nombreux autres habitants dans d’autres parties du monde. Et les survivants, comme l’a dit le Président Kroutchev aux communistes chinois, "les survivants envieraient les morts". Car ils hériteraient d’un monde tellement dévasté par des explosions, un poison et un feu dont nous ne pouvons aujourd’hui concevoir l’horreur. Efforçons-nous donc d’éloigner le monde de la guerre. Utilisons cette opportunité, toutes les opportunités pour réduire la tension, pour ralentir la course périlleuse à l’arme nucléaire, et pour freiner la dérive du monde vers l’annihilation.

« Si une seule bombe thermonucléaire était lancée sur une ville américaine, russe ou autre, que ce soit par accident ou de manière délibérée, par un fou ou un ennemi, par une petite nation ou une grande, de n’importe quel coin du monde, une seule bombe pourrait relâcher plus de puissance destructive sur les habitants de cette pauvre ville que toutes les bombes lancées au cours de la deuxième Guerre mondiale. »


– Discours au peuple américain sur le Traité interdisant les essais nucléaires, le 26 juillet 1963.

 

http://www.solidariteetprogres.org/Reflexions-du-president-Kennedy-sur-ce-que-serait-une-guerre_08719


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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 12:06

 

Pour moi, l'un des plus beaux textes sur notre actualité en France !

Présidentielle 2012-Affaire Merah : Nicolas Sarkozy ou le syndrome de Gonzague

Publié le28 mars 2012

 

TRIBUNE LIBRE DE JERÔME ANCEL

Tout le monde connaît l’intrigue du roman fameux de Paul Féval , “le Bossu”, immortalisé à l’écran par Jean Marais : l’ignoble assassinat par le prince Philippe de Gonzague de son cousin et prétendument meilleur ami le Duc de Nevers, secrètement marié à Inès de Caylus, richissime héritière qui vient de mettre au monde le fruit de leurs amours, une petite fille prénommée Aurore. Maladivement jaloux de tant de bonheur et de tant de fortune, de Gonzague, après avoir tué son rival, puis le beau-père de ce dernier, va tout mettre en œuvre pour éliminer, en la personne de cette enfant, le dernier obstacle à la réalisation de ses ambitions : capter le double héritage de la famille qu’il vient d’anéantir et conquérir le cœur de la veuve de sa victime. Sur le chemin qui mène au couronnement de son impunité de grand seigneur, une seule menace : Henri de Lagardère, jeune et tout récent compagnon d’armes de Philippe de Nevers, auquel avant de mourir il a confié le nouveau-né; Lagardère, dont la tête est d’emblée mise à prix pour le meurtre de celui qu’au péril de sa vie, il a essayé de défendre contre son assassin, le blessant cruellement à la main. Les années passant, la menace ne fera que s’amplifier, les gants du Prince – sous lesquels il dissimule son identité d’usurpateur marqué au fer de l’ignominie – symbolisant la terreur obsessionnelle qui empoisonne le quotidien de sa réussite insolente. Jusqu’au jour où, enfin démasqué en présence du Régent du Royaume, Gonzague expie ses crimes, en payant de sa vie le prix de tout qu’il a volé.


Mais passons de la littérature à l’actualité. Se poser en protecteur de ceux-là même – individus ou peuples – dont on a fait le malheur; pourchasser et traquer les témoins gênants, porteurs de la mémoire des libertés assassinées; s’évertuer à les faire disparaître, en mobilisant pour cela tous les services d’une administration dévoyée à son corps défendant; s’acharner après leurs partisans, en les accusant de crimes que l’on a soi-même commis; capter l’héritage de ceux que l’on veut spolier en les courtisant, drapé dans le manteau du droit et de la vertu; voir se multiplier les opposants, forts d’une légitimité que l’on a soi-même depuis longtemps perdue; assister, impuissant, à l’inexorable ascension des justes causes, source de déconvenues toujours plus fréquentes et de démentis de plus en plus cinglants; trembler sans cesse et ne conquérir le sommeil qu’à coup de somnifères, pour écarter l’image de tous ceux que l’on a tués, blessés, pillés, trompés; dissimuler derrière les savants artifices de mises en scène méticuleuses les stigmates trop visibles de la méchanceté qui déforme les traits, altère la voix et perturbe le comportement; attendre dans l’angoisse le dénouement d’une histoire dont plus rien ni personne ne peut plus vous cacher qu’elle va très vite et très bientôt très mal se finir, au grand tribunal d’une histoire dont le Maître, pour l’heure, se cache : telles sont, décrites en quelques verbes, la situation et la trajectoire invariablement “gonzaguesque” des maîtres du monde en général, et de l’un d’entre eux en particulier.


Quelle que soit la forme du bureau derrière lequel ils sont retranchés pour donner leurs ordres destructeurs – marchands d’armes, de pétrole, de tabac, de semences; banquiers, capitaines d’industrie, rois du bâtiments, patrons de presse, administrateurs de multinationales, conseillers et chefs d’État –; quelle que soit la couleur du blason de la confrérie à laquelle ils appartiennent, indéfectiblement solidaires, complices de crimes toujours plus massifs et révoltants, de tueries toujours plus nombreuses, manipulateurs de l’information, démiurges de la spéculation, grands maîtres de l’ordre du mensonge, princes du cynisme, docteurs en paupérisation, adeptes du pillage et de l’exploitation, adorateurs du dieu profit, génocidaires dans l’âme, quoiqu’unanimement estampillés du tampon hypocrite de la respectabilité humanitaire : nous les savons tous morts de peur, comme Gonzague, condamnés comme lui à poursuivre le succès dans la fuite en avant d’une course effrénée vers ce que chacun d’entre eux sait pertinemment être l’abîme, leur abîme, celui qui les engloutira, mais sans engloutir ces foules de petits qu’à l’exemple d’Hitler aux abois, ils entendaient pourtant bien entraîner avec eux dans leur ruine.


Quittant maintenant le terrain des généralités, intéressons-nous singulièrement à celui dont, après plus de dix ans passés dans les hautes sphères du pouvoir et bientôt cinq à la tête de l’État français, nous avons fini par comprendre qu’il ne vit que pour être vu, et pour que l’on parle de lui. Alors, pourquoi nous en priver ?


Chez celui que vous avez déjà reconnu, le visage de Gonzague n’est apparu au grand jour – et encore, seulement aux yeux de ceux qui, pour diverses raisons, s’intéressaient alors de près à l’Afrique, et à la crise ivoirienne en particulier – qu’il y a un peu plus d’un an. Mais une année de ce Gonzague surdoué de la malfaisance valent bien, pour les manants que nous sommes, deux époques et quelques – au reste largement superposables –. Première époque : après avoir supervisé la falsification des résultats des élections présidentielles, puis soumis la Côte d’Ivoire à un embargo sur les médicaments et le matériel médical ayant entraîné la mort de centaines de malades; après avoir objectivement commandité le déferlement de violence et la vague de massacres qui ont émaillé la conquête, par la horde sauvage de rebelles hors la loi grossie de bataillons entiers de prisonniers libérés, de l’ensemble du territoire ivoirien – plusieurs milliers de morts pour cette seule période de la mi mars à la mi avril 2012, portant à plus de 20 000 le nombre des victimes de la rébellion depuis 2002 –; après avoir non moins objectivement commandité l’assassinat de notre compatriote Philippe Rémond à Yamoussoukro; après avoir enfin directement commandité la tentative d’assassinat du Président Laurent Gbagbo à sa résidence – un obus ayant explosé dans sa chambre immédiatement après sa dernière communication avec l’ambassade de France, grâce à la localisation de son téléphone portable –, notre émule de Gonzague est parvenu à imposer àla Côte d’Ivoire, en toute illégalité constitutionnelle, au nom d’une France prise en otage et sous couvert d’une légitimité internationale extorquée, un président fantoche et un gouvernement illégitime…


Deuxième époque : après avoir commandité – là encore sous couvert d’une légitimité internationale obtenue sous la pression d’un petit gang mafieux de dirigeants occidentaux complices –, le massacre de 100 000 libyens dans le cadre d’une guerre atroce et scélérate dont le seul objectif était de détruire un pays en bonne santé économique, financière, sanitaire, et éducative, pour en faire la proie des vautours de la reconstruction et du FMI, tout en mettant la main sur ses richesses pétrolières; après avoir démontré la réussite de son PAP – programme d’ajustement personnel – consistant à réduire à néant les fruits de quarante années de développement éclairé, visant à transformer un PRNE – pays riche non endetté – en PPTE – pays pauvre très endetté –, il ne restait à plus notre Gonzague qu’à commanditer personnellement la mise à mort et l’effacement pur et simple du guide Libyen Mouammar Kadhafi. Dans la foulée, et pour faire bonne mesure, les milices recrutées pour massacrer les Libyens le furent pour aller massacrer les Syriens, et travailler, pour la plus grande joie du maître, à livrer par étapes leur pays au chaos….


Une année de Gonzague, deux terrifiantes époques : nous guettons l’épilogue. Or voilà que, non content d’avoir, tout au long de ces deux longues opérations de destruction massive, quotidiennement alimenté les mensonges incessants de médias officiels intégralement contrôlés et manipulés; non content d’avoir durablement souillé l’honneur de l’armée française – embarquée sur son ordre dans des opérations innommables dont la nation tout entière aura longtemps à rougir –, en la mettant au service d’intérêts financiers privés totalement étrangers à ceux dela République; voilà que notre lugubre matamore vient d’ajouter à son sanglant palmarès le noir mérite d’avoir ridiculisé la police française, la ravalant au rang d’une milice privée mise au service de sa campagne électorale, recrutée pour le non-tournage du plus mauvais film de non-action de l’histoire du non-cinéma, avec à la clef, la mort d’un jeune homme longuement et savamment torturé, puis littéralement livré aux chiens : trente-trois heures – là où une demi heure aurait suffit, si l’on avait employé les moyens appropriés, et si le but prémédité de la manœuvre n’avait pas été de supprimer un témoin gênant –; trente-trois heures, donc, de dramatique esbroufe dont le monde entier ne sait déjà plus s’il faut en rire ou en pleurer, puisque le “dangereux forcené” assiégé dans son appartement du rez-de-chaussée n’avait ni la forte corpulence, ni les yeux bleus, ni la cicatrice sous l’œil mémorisés par l’un des témoins les plus crédibles de l’affaire du tueur de Montauban/Toulouse. Rien qu’un petit délinquant, devenu bouc émissaire de l’hystérie dévastatrice de celui qui ne veut à aucun prix perdre le pouvoir, et par qui la France a aujourd’hui le malheur d’être gouvernée, voir incarnée.

“Aidez-moi à construire cette France qui entraînera le monde sur la voie du nouvel ordre mondial”. C’est en ces termes que notre Gonzague, en visite à Strasbourg, devait conclure, à peine refroidi le corps criblé de balles de son coupable idéal, le dernier de ses coups fourrés psychodramatiques. Comprenez : “laissez-moi démanteler ce qui reste du pays de votre enfance, pour l’asservir définitivement aux puissances d’argent, et à cette logique meurtrière en vertu de laquelle la nation pourra bientôt s’enorgueillir, comme l’Allemagne de 1939, d’être celle par qui la troisième guerre mondiale aura éclaté, gagnant ainsi sa place, avec les États-Unis, au premier rang des pays les plus dangereux et nuisibles de l’histoire, fomentateurs de troubles, pourvoyeurs de cadavres et générateurs de milliardaires…”

Pour ce qui est de ceux qui, bien que confrontés à l’évidence de la perversité tous azimuts de la politique mise en œuvre durant l’année écoulée, doutent encore que l’affaire Merah puisse receler la plus grossière des manipulations, et s’obstinent à croire sur parole le surexcité qui les gouverne, ajoutant foi à ses gesticulations hyperboliques et à ses envolées de sauveur du monde, nous les laisserons à leur léthargie, au douillet bien-être audiovisuel de leurs medias favoris, taillés à la mesure de l’indifférence et de lâcheté ambiantes; qu’ils se rendorment pour un mois supplémentaire, et ils pourront se flatter d’avoir ramené au pouvoir le fossoyeur des dernières espérances de leur beau pays, la poitrine légitimement gonflée de l’exaltante fierté des Allemands d’avant-guerre, ignorant vers quelle catastrophe les entraînait leur Gonzague d’alors, le chancelier du Reich Adolf Hitler.


Quant à la communauté juive de France, si elle ne réalise pas au plus vite qu’elle vient d’être victime d’une prise d’otage en bonne et due forme, perpétrée par le plus féroce de ses amis – ou le plus cyniquement amical de ses ennemis –, elle court, tout autant que l’État d’Israël – aux mains d’acolytes affichés du truand qui nous occupe –, le grave danger de se retrouver associée au plus abominable des complots : celui qui, déjà consommé en Côte d’Ivoire et en Libye – avec, rappelons-le, l’infâme caution morale de l’intellectuel de cour BHL–, se déploie aujourd’hui en Syrie et au Mali, et consiste à inventer de faux coupables, à créer de toutes pièces des menaces là où elles n’existent pas; à instrumentaliser la mouvance Islamiste radicale, en favorisant sa progression tout en l’utilisant – contre rétribution, n’en doutons pas – comme l’épouvantail permettant de justifier une restriction progressive de nos libertés; à provoquer des guerres civiles meurtrières aboutissant au démembrement des états agressés; à détruire autant que faire se peut les infrastructures existantes pour favoriser les futures prises de marché par les multinationales; à booster le trafic d’armes, sécuriser les zones sensibles dévolues au pillage, semer le chaos tout en le gardant sous contrôle; à mobiliser le ban et l’arrière ban du microcosme humanitaire pour avaliser les opérations en cours; à canaliser et censurer l’information, en muselant la presse et les medias – grâce à quelques grands patrons acquis à la “cosa notra” du palais –; enfin, en ce qui concerne le Moyen-Orient, à tout faire pour que le conflit s’y éternise, en soufflant alternativement le chaud et le froid, et en persuadant Israël d’accepter la pérennisation de son statut régional de forteresse assiégée.


Or, comment les Juifs de France et d’Israël peuvent-ils ne pas comprendre que derrière le sourire carnassier de ce Gonzague électoralement tout dévoué à la noble cause de leur protection, de la protection de leur minuscule patrie, ne se tapit qu’une seule ambition, dictée par les marchands de canons qui le parrainent : les pousser à oublier leur raison d’être, en ne se fiant qu’à l’écrasante supériorité militaire de leur armée, et à alimenter eux-mêmes, par le biais d’une collaboration toujours plus étroite des autorités israéliennes avec les maîtres d’Edom – cet Occident romain partout fauteur de guerre et pilleur de richesses –, la haine des petits, des pauvres et des opprimés du monde entier à leur endroit ? De quel côté se trouve donc l’antisémitisme, le vrai, celui de Gobineau, d’Hitler et des nazis ? Du côté de ceux qui, à force de constater l’adhésion de plus en plus ouverte de l’État d’Israël aux projets leurs oppresseurs, en viennent à le détester ? Ou du côté de ceux qui, tel notre Gonzague local, faute de pouvoir lever le tabou de leur propre haine anti-juive en assumant ouvertement l’inavouable héritage de leurs vrais inspirateurs, entendent à présent faire échec aux projets du Créateur et Maître de l’univers, en courtisant Israël, en l’incitant à se prostituer à leurs propres idoles de pouvoir et d’argent, en le prenant au piège infernal de leur logique pan-guerrière, murant ainsi la porte de sa vocation de “fauteur” messianique de paix et de justice, voué à la guérison de tous les peuples?

Oh, l’âme d’Israël, cette petite Aurore fille d’un grand seigneur assassiné par son “meilleur ami”, aujourd’hui poursuivie de sa haine implacable, la haine des Gonzague, la haine d’Amalek…

Reste la question, autrement redoutable, des commanditaires et exécutants réels de la série de meurtres épouvantables qui viennent d’endeuillerla France, déclenchant fort à propos l’ouragan artificiel à la faveur duquel, si nous ne nous réveillons pas, ce prince de la honte verra son sursis prolongé : ceux-là courent toujours, ou siègent on ne sait où, dotés en vertu d’on ne sait quelle autorité d’une impunité toute gonzaguienne… Le vertige nous prend, en même temps que nous viennent les mots “forfaiture”, “destitution”, “haute cour de justice”… Mais ne rêvons pas : depuis longtemps, les pions de Gonzague verrouillent tous les carrefours stratégiques d’une République réduite aux lettres de son nom.


A moins que… Lagardère ? Lagardère – le vrai, celui de la justice triomphante, pas le patron de presse ami du prince et de son mauvais ange pseudo-philosophe –, Lagardère n’est pas mort; il nargue son ennemi, l’Ennemi du peuple et des peuples, des hommes et de D.ieu : Gonzague tremble, il sait que ses jours sont comptés, et que le moment venu, il ne lui sera fait grâce de rien, pas plus qu’il ne fit jamais grâce à quiconque de quoi que ce fût. Des Lagardère, des vrais, menacent aujourd’hui par milliers l’impunité du mauvais prince. Reste à savoir lequel lui portera l’estocade. Et pourquoi pas le Président Laurent Gbagbo ? Et pourquoi pas le 18 Juin, date anniversaire de toutes les résistances? Ce jour-là, aux côtés d’un grand homme injustement accusé des crimes de Gonzague et de ses affidés, se tiendra la petite Aurore, témoin de lumière attestant, avec l’innocence de celui dont la force est en D.ieu, et dont le droit réside dans la seule vérité, la noirceur des pitoyables intrigues du candidat à sa succession dans les geôles dela Haye…


 Jérôme Ancel

 

Présidentielle 2012-Affaire Merah : Nicolas Sarkozy ou le syndrome de Gonzague

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 02:22
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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 02:19

 

 

Le Mossad et la CIA sont d’accord:

L’Iran ne cherche pas à fabriquer des armes nucléaires


 

Le service de renseignement israélien Mossad vient d’admettre, tout comme sa contrepartie américaine de la CIA, qu’il n’y a pas de preuve que Téhéran possède un programme nucléaire militaire à des fins de produire des armes , a dit une source du renseignement américain au New York Times.

Un ancien agent de haut niveau des services de renseignement américain a dit au journal “Le Mossad n’est pas en désaccord avec les Etats-Unis au sujet de programme d’armenent nucléaire iranien.” Le consensus au sein du cercle du renseignement américain étant que l’Iran a arrêté son programme d’armement nucléaire il y a plusieurs années.

“Il n’y a pas beaucoup de disputes sur ces faits entre les communautés du renseignement américaine et israélienne”, l’ancien officiel a t’il continué.

Une telle admission arrive en contraste total avec ce que disent les politiciens israéliens, qui ont continuellement insisté sur la nécessité d’une frappe militaire immédiate sur les installations nucléaires iraniennes afin de prévenir la situation d’évoluer vers une “menace existentielle” envers l’état juif.


L’évaluation du renseignement à disposition est la clef du dilemne de la guerre ou de la paix avec l’Iran. Les multiples agences de renseignement américaines ont rechercher sur le sujet depuis des années, elles ont essayé de trouver la preuve que l’Iran développe effectivement des têtes nucléaires militaires et des missiles pour les transporter. De tout leur travail, voici ce qui en ressort: le programme a été terminé il y a 9 ans, en 2003.

A ce jour, les infos glânées sur l’Iran n’ont pas changé quant à leur teneur. “L’Iran est la cible d’espionage la plus difficile qui soit. C’est bien plus difficile que la Corée du Nord”, a confessé un autre officier du renseignement au New York Times. Son explication est simple: les Etats-Unis n’ont pas beaucoup d’agents sur le terrain pour vérifier l’information.

Certains rapports stipulent que les Etats-Unis utilisent des capteurs implantés près des sites de production nucléaire afin d’analyser la situation.

Mais bien que les cercles du renseignement admettent que l’Iran est loin d’acquérir des armes nucléaires, les sanctions contre le pays demeurent.

L’Iran insiste sur le caractère pacifique de son programme nucléaire et a promis de ne l’abandonner sous aucun prétexte.


Texte original en anglais : http://rt.com/news/mossad-iran-nuclear-programme-851/

Traduction par Résistance 71

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http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29850

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 02:16

Voir aussi :

La troisième guerre mondiale inscrite dans l'agenda mondialiste se précise

 

 

Lundi 26 mars 2012
Dossier: Nucléaire iranien
Fidel Castro 
Fidel Castro  LA HAVANE, 22 mars  -  RIA  NOVOSTI
 
 La politique menée par les Etats-Unis à l'encontre de l'Iran pousse la communauté internationale à commettre la plus grave erreur de son histoire, estime le leader de la révolution cubaine Fidel Castro.

"Je suis persuadé que les Etats-Unis sont à deux pas de commettre la plus grave erreur de l'histoire et de pousser le monde entier à en faire de même", a déclaré M.Castro dans son nouvel article intitulé "Les chemins qui mènent au malheur", publié dans la nuit de mercredi à jeudi.

"Imaginons les forces américaines larguant leurs terrifiantes bombes sur les sites industriels iraniens, des bombes qui sont capables de détruire une couche de béton de soixante mètres d'épaisseur", écrit M.Castro.


"Par le passé, personne n'a planifié une telle aventure", poursuit-il, se référant aux publications de la presse faisant état des plans du Pentagone visant à détruire l'infrastructure industrielle iranienne par des frappes aériennes.


D'après le leader de la révolution cubaine, ces plans sont basés sur la certitude "que les millions de militaires iraniens, formés au combat et réputés pour leur ferveur religieuse, vont se rendre sans tirer un seul coup de feu".


"La race humaine risque d'être impliquée dans une catastrophe", écrit M.Castro. Il tient également à souligner que l'Iran "ne dispose pas d'armes nucléaires".


Plusieurs pays occidentaux, les Etats-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de vouloir se doter d'une arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.


Le président américain et les responsables de son administration n'excluent aucun moyen d'action à l'encontre de Téhéran mais insistent sur leur préférence pour une solution diplomatique. Toutefois, la presse évoque la possibilité croissante d'une attaque israélo-américaine contre l'Iran.


Les candidats républicains au poste présidentiel américain Mitt Romney et Rick Santorum se sont déclarés prêts à frapper la République islamique en cas d'élection.

 

 

 

 

Lundi 26 mars 2012
Fantômes de 1914 : guerre mondiale : peut-on l’arrêter

Christian Tallon


Que peut faire l'électeur français pour arrêter la guerre en marche. L'article ne cache pas son pessimisme. L'empire a adressé un ultimatum à l'Iran. L'Iran peut-il faire autre chose que le rejeter ? L'empire en décomposition économique peut-il faire autre chose que de d'attaquer ? La France "intégrée" à l'OTAN a t-elle des marges de manoeuvre ? La réponse est oui mais les marges se rétrécissent dangereusement. L'élection d'un candidat demandant la sortie de l'OTAN serait le grain de sable qui enrayerait les plans de l'empire et empècherait la guerre des civilisations. Il serait temps de se réveiller.

Voici presque deux semaines que Vladimir Poutine a été élu et déjà les effets se font sentir ! En Syrie, renforcé par les livraisons d'armes russes, le régime Assad sort renforcé et plus solide que jamais. Le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui se tiendra le 29 mars à New-Delhi devrait entériner le principe du recours à d'autres monnaies que le dollar ou l'euro et créer les bases d'un mécanisme de clearing entre ces pays.

J'ai tâché de montrer la semaine dernière que les élections russes sont une des premières dates charnières du siècle avec 2001 évidemment. La Russie a pour 6 ans un homme fort fermement décidé à tenir tête à l'empire anglo-americano-européen. Il en a les moyens. Comment va réagir l'empire ?

Les élections donnent six ans de plus à Poutine pour mener à bien son programme pour la Russie . Diplomatique, militaire, économique, financier, institutionnel, médiatique, scientifique. On a enterré un peu trop vite la Russie sous la rouille de ses vieux arsenaux de l'ère Gorbatchev. La Russie qui a considérablement souffert de Eltsine et du FMI a résisté. Les forces de dissolution et de chaos n'ont pas eu raison de la Russie. Ni l'alcool frelaté, ni l'héroïne importée massivement d'Afghanistan. Ce qui avait mis la Chine a genoux au XIX ème n'a pas marché en Russie. Comme je l'ai écrit la semaine dernière, la contre-attaque est lancée à la mode russe, comme en 1812 ou en 1943.

Pendant ce temps et corrélativement, l'empire qui se heurte à cette résistance traverse une série de crises très dures. Le risque est grand de résoudre au moins temporairement les crises en provoquant des guerres à la libyenne (or + pétrole). A l'âge atomique, la guerre sera la fin de l'espèce, rendant insignifiantes toutes les autres promesses de campagne.
Or, un ultimatum des Etats-Unis a déjà été remis à l'Iran par l'intermédiaire de la Russie : vous vous soumettez ou c'est la guerre ( source Kommersant, RT). Quand les Etats-Unis donnent un ultimatum, ils l'appliquent. Cette guerre peut être évitée par la mobilisation de toutes les énergies.

Les mots m'étant comptés, je suis salutairement contraint de faire court. Voici quelques pistes dont il faut comprendre qu'elles sont toutes enchevêtrées.
  1. Les pays composant l'empire (sauf l'Allemagne) se désindustrialisent. Certains parlent de niveau trop élevé de la monnaie. Ca joue certainement mais probablement moins que le style d'économie. Les Etats-Unis et l'UE ont adopté le modèle de libre échange monétariste et spéculatif britannique ; L'économie d'artifices et d'intelligence qui faisait enrager Napoléon s'est étendue aux Etats-Unis et à l'Europe pour devenir l'économie casino dans laquelle tout se vend et s'achète mais de moins en moins de choses sont produites. Virtualisation-fragilisation de l'économie. On achète avec ce qu'on aura vendu ou gagné, on achète ce qui n'est pas encore produit, on paie avec ce qu'on remboursera. Comme le système de Law au XVIII ème siècle, vient un moment où un grain de sable fait dérailler cette montagne de virtualités et d'anticipation. C'est le krach des subprimes qui est colmaté à coups de trillions comme de l'eau sur une réacteur atomique en fusion. Rien n'est réglé structurellement et ne fait qu'empirer.
  2. Les pays composant l'empire se paupérisent par robotisation et concentration de la richesse. On a pensé un temps que la société de services, puis de parcs d'attractions allait remplacer la société de production mais les centres d'appels délocalisés sont remplacés par des robots prospecteurs téléphoniques. Il n'y avait de richesse que d'homme il y a deux siècles. L'homme est devenu le fardeau de la société technique-informatique qui ne sait plus vraiment à quoi l'employer. Etudiants sur voie de garage, chômeurs, invalides, retraités, malades, sdf, personnes en addictions diverses. La proportion d'actifs utiles au système économique ne cesse de diminuer. Reste la guerre mais même elle se robotise. Que faire de cette masse d'hommes sans intérêt pour un système non humaniste ? La Russie, la Chine et le Brésil ont eux leurs immenses terrains à coloniser et à mettre en valeur.
  3. Les pays composant l'empire sauf exception allemande-centre-européenne et d'Europe du nord qui ont d'excellents réseaux modernes n'ont pas assez de moyens pour faire leur transition énergétique. Les énergies renouvelables, parfaitement rentables et cohérentes, demandent des investissements colossaux en une génération sans délaisser les anciennes infrastructures. Où trouver le trillon d'euros ou plus nécessaires au soutien d'une industrie naissante quand tous les pays sont perclus de dettes, USA en premier. Rénover les infrastructures d'eau, d'électricité, routes, ponts n'est déjà plus possible. Les hôpitaux et l'école sont à leur limite de thrombose ; Quand il faut 3 mois pour avoir un rendez-vous et que l'hôpital vous dit « faites attendre la maladie », l'économie n'est plus aux services des besoins. Elle est aussi malade que le patient. Le « trop peu toujours trop » tard atteint ses limites. Il faut craindre l'effet élastique : un début de développement suivi d'une brusque régression par paupérisation des ménages, collectivités locales ou états (le cas de la supression des aides au photovoltaïque en France est un bon exemple. C'était bien parti mais il n'y a plus d'argent dans ce système monétariste.
  4. Les pays composant l'empire ne parviennent pas à empêcher les pauvres que leur système crée à l'extérieur de venir chez eux. Les Etats-Unis ne peuvent pas rendre étanche la frontière avec le Mexique pas plus que l'Union Européenne (la forteresse Europe) ne parvient à empècher les vagues migratoires. Pis, quand un pays comme la Libye réussit et devient un pays d'immigration, on le destructure en créant les réfugiés économiques de demain.
  5. En mélangeant politique et économie, l'empire se tire régulièrement des balles dans le pied. L'embargo, mesure utilisée pour faire changer des gouvernements récalcitrants a beau avoir montré son inefficacité (sauf dans sa forme militaire qui est le blocus), on continue. L'embargo contre l'Iran est un bel exemple. Les Etats-Unis décrètent un embargo sur le pétrole et forcent l'UE à faire de même. Non seulement l'Iran trouve de nouveau acheteurs (Chine, Inde) mais renonce à l'Euro comme contrepoids face au dollar. Les échanges se font en yuans ou en or. UE - 2 Iran 1. Si l'Inde persiste à acheter le pétrole dont elle a besoin, elle pourait être également sous embargo ! Logique hallucinante de pays ruinés qui par aveuglement de puissance se ruinent encore plus en s'interdisant à eux-mêmes de commercer. Ce n'est plus la mondialisation mais la démondialisation. Si l'Inde commerce avec le Brésil il faudra aussi rayer le Brésil de la liste des pays autorisés à commercer. ? On quitte le domaine de la rationalité.
  6. L'armée américaine est encore très puissante mais n'est plus ce qu'elle était. Comme l'armée soviétique avant elle, elle est atteinte par la loi des rendements décroissants. Première pollueuse de la planète, elle doit maintenir des lignes de communications démesurées s'appuyant sur une pléthore de bases dans le monde entier. On peut parler de puissance mais quelle fragilité ! La guerre d'afghanistan ressemble à la guerre d'Espagne de Napoléon. Les soldats craquent psychiquement et retournent à la barbarie en tuant femmes et enfants. Savent-ils encore pourquoi ils se battent. L'armée américaine est en situation délicate en Irak et le problème de la coupure du détroit d'Ormuz en cas de guerre avec l'Iran semble insoluble ; Au Pakistan les relations avec les militaires et la population sont excécrables alors que le ravitaillement des corps expéditionnaires en afghanistan dépend d'une seule route au Pakistan et d'une au nord (contrôlée par Poutine). C'est un Dien Bien Phu en puissance mais en pire et en plus grand. Si on ajoute les manoeuvres de la flotte américaine en mer de Chine (plus un sous-marin atomique anglais au large des Malouines), l'empire semble échapper à toute logique et multiplier les provocations gratuites. Ce n'est pas un signe de puissance mais de désarroi. S'ajoute à ceci la constatation angoissante (pour l'empire) que l'efficacité des guerres diminue avec le temps malgré une inflation de moyens. La première guerre d'Irak ou la guerre du Kossovo ont montré l'écrasante supériorité militaire des Etats-Unis principalement. La seconde guerre d'Irak a été beaucoup plus longue et précaire avec trois millions de morts. L'Afghanistan est le bourbier intégral. La guerre de Libye a montré des capacités offensives bien plus faibles que celle du Kossovo. Les bombes ont vite manqué à tel point que les Etats-Unis ont du intervenir. Pourtant le coût des guerres ne fait qu'augmenter ! C'est pourquoi la tentation sera de plus en plus grande d'utiliser l'arme atomique tactique pour rétablir à moindre coût une suprématie écrasante. Enfin, comme chaque empire digne de ce nom, l'empire arme et forme des indigènes en pensant qu'ils seront la docile infanterie des futures guerres impériales. Pari risqué ! La difficulté de se débarasser des pirates en Somalie montre qu'il suffit de 3 ou 4 Somalies pour saturer les capacités de contrôle de l'empire. Après avoir crée le mythe du terroriste, l'empire donne vie à son monstre en déversant des armes sophistiquées un peu partout.
  7. L'alliance USA-Israël se fissure. Si le groupe de pression favorable à la défense inconditionnelle des intérêts de l'Etat d'Israël est encore très puissant au congrès américain et en Europe, des lézardes apparaissent. Les militaires du Pentagone se rebiffent à l'idée d'une nouvelle guerre, la CIA diffuse préventivement une sorte d'avis de non responsabilité disant qu'il n'y a pas de programme atomique militaire iranien. Les Etats-Unis ont fomenté des révolutions facebook / twitter pour se débarasser d'un coup de Ben Ali, Khadafi, Moubarak et Assad en faisant alliance avec les islamistes décrétés modérés. Pas de chance l'assemblée élue déclare en Egypte, Israël ennemi n°1 de de la nation arabe, demande au gouvernement de chasser l'ambassadeur d'Israël et refuse l'aide américaine. Du jamais vu : un événement historique par semaine ! En Lybie les islamistes « modérés » font manger le drapeau vert à des noirs africains. Pas très bon pour BHL et la gauche caviard. Reste l'incontestable butin de l'or et du pétrole libyen. De quoi tenir encore un peu. On peine à trouver une réelle logique dans cette pax americana. Le Proche Orient et le caucase du sud ne risquent-t-il pas de devenir les balkans d'où surgira une autre guerre mondiale ? Personne en 1914 n'imaginait le cataclysme que ça allait être. Si les milieux bellicistes aux Etats-Unis pensent avoir une guerre courte et limitée à l'Iran, il est probable qu'ils prennent leurs désirs pour des réalités.
  8. L'empire est confronté à une crise financière et économique qu'il ne parvient pour l'instant à enrayer qu'en appauvrissant sa population et en imprimant du papier. Les classes moyennes disparaissent. Cette crise rebondit de trimestre en trimestre et s'aggrave. Les populations, inquiètes ne savent pas comment réagir à cette agression d'un type nouveau. Des chefs de gouvernements sont expulsés et remplacés par les membres d'une grande banque américaine tandis qu'un des plus hauts dirigeants de cette même banque démissionne avec fracas prédisant un nouveau crash. On spécule sur la hausse tout en s'assurant sur la baisse. Les candidats à la présidentielle s'empressent de faire allégeance à la City de Londres de peur qu'une saute d'humeur d'une agence de notation double en quelques mois le service de la dette. Des pays sombrent dans la guerre civile. Aux Etats-Unis, des milices se forment, des états votent préventivement la récupération de leur souveraineté en cas de faillite de l'Etat Fédéral. On parle de seconde guerre de sécession. 30 000 drones sont autorisés à surveiller les américains tandis que la police locale est militarisée. Des camps d'internement sont préventivement mis en service au cap où. Une situation pré-révolutionnaire s'installe aux Etats-Unis tandis que les forces américaines sont éparpillées dans le monde entier. Le système semble être en état d'instabilité. La tentation est forte de tenter de régler par la guerre les révoltes internes et la faiblesse statégique externe.
  9. La personnalité du président Obama ne finit pas de faire couler de l'encre. Pour certain il est pire que Bush père et fils, pour d'autres il fait ce qu'il peut ; On parle d'un président sous chantage à la divulgation d'un faux acte de naissance ou sous chantage du groupe de pression sionniste (attaque de l'Iran contre réélection). Certains pensent qu'il est atteint du syndrome de Néron. D'autre que ce serait un candidat préfabriqué depuis longtemps par le système financier anglo-américain. D'autres qu'il attendrait son second mandat pour régler ses comptes à Wall Street ? Ce que l'on peut dire est qu'on ne sait pas mais que le candidat qui a fait campagne sur le thème de la paix en est à sa cinquième guerre. Pourquoi pas une sixième ? Les opposants républicains sont encore plus bellicistes que lui.
  10. Enfin les opinions publiques occidentales sont loin d'avoir la volonté pacifique qui existait avant 1914. Les medias sont presque entièrement vérouillés par la presse / tv, souvent propriété de marchands de canons. On sait quen 1914 ce pacifisme n'a pas résisté aux plans préparés et à la propagande. « les femmes se coucheront sur les rails pour empêcher la mobilisation ». « Les travailleurs de tous les pays ne voteront pas les crédits militaires ». On sait ce que ces beaux slogans sont devenus. Le pouvoir des opinions publiques pour arrêter les guerres est faible et invite au pessimisme. Il semble qu'on se dirige vers une stratégie de création de chaos par destructuration d'états (en gardant le pétrole) et en le maintenant éternellement par des drones téléguidés avec à la clef des millions de morts. In fine, le choc entre un empirequi semble décidé à jouer le tout pour le tout et un groupe de pays puissants et nuclaires décidés autour de la Russie à résister semble assez inévitable … sauf miracle comme une candidature indépendante de Ron Paul (adversaire notoire à la guerre) aux Etats-Unis ou un soulèvement aux Etats-Unis qui obligerait la puissance impériale à rapatrier en urgence ses troupes. La réintégration de la france dans le commandement intégré de l'OTAN force la France à être spectatrice ou supplétive au lieu de jouer le rôle qui pouraît être le sien. Si dans 6 mois des bombes atomiques et contaminent toute la planète dans un brouillard léthal et invisible, il faudra se rappeler qui a réintégré la France dans l'OTAN.
  11. Puisqu'une élection doit avoir lieu en France, il faut se demander : quelle marge de manœuvre reste-il à l'électeur ? Si la France met son véto à la guerre, l'empire se retrouve dans la situation de 2002 avec l'Irak : Anglos-saxons contre l'axe Paris-Moscou-Pékin (et en filigranne Berlin). La France se retrouve dans la situation de de Gaulle avec le Vietnam. Le choc des civilisation et l'importation de la guerre en métropole est évitée. Puisque Villepin et Asselineau ont été laminés par le système des 500 signatures, les candidats restants qui proposent de sortir de l'OTAN sont : Front de Gauche (Mélenchon), FN (Marine Le Pen), Debout la République (Nicolas Dupont-Aignan), très probablement Jacques Cheminade, Nathalie Arthaud et Philippe Poutou. Par contre ni Nicolas Sarkozy, ni François Hollande, ni François Bayrou n'envisagent la sortie de l'OTAN. Voter pour un de ces trois candidats c'est se trouver dans l'engrenage de l'article 5 du traité de l'Atlantique-Nord. L'électeur du protectorat français euro-américain n'a plus beaucoup de pouvoir sur sa destinée mais il n'est pas encore tout-à-fait nul. Deux pays en Europe ont inscrit dans leur constitution qu'ils ne feraient plus jamais la guerre à d'autres peuples (la France et l'Italie). Qu'ils le fassent. Compte tenu du fait que l'Autriche, la Suisse, la Suède, la Finlande, Malte, l'Irlande sont neutres en Europe, on verrait se dessiner une autre Europe : un bloc continental de pays qui renoncent à la guerre. L'empire anglo-américain serait limité à la Grande-Bretagne et à l'ex-europe de l'Est du groupe des ânes de Troie des Etats-Unis car les premiers détruits en cas de conflit. Non seulement il serait possible de sortir de cette UE qui ne marche pas, mais par une prise de judo audacieuse, tirer le tapis sous les forces de la guerre du chaos tout en réglant une fois pour toutes les vieilles querelles européennes non cicatrisée. On peut être utopique mais n'est-il pas urgent de l'être ?

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/fantomes-de-1914-guerre-mondiale-112819

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 02:15

 

Mali: La main des services français ?
Le coup de force de la junte militaire qui a pris le pouvoir au Mali et déposé, cette semaine, le gouvernement d’Amadou Toumani Touré est la conséquence d´une phase d´instabilité politique dans laquelle ce pays voisin de l´Algérie est entré depuis au moins trois décennies.


Hania A. - 25 3 2012

 

Mali: La main des services français ?
Le renversement, dans les années soixante, du président Modibo Keita, père de l´indépendance, par le colonel Moussa Traoré, fut inspiré par Jacques Foccart, le ministre résident du gouvernement français en Afrique. Tout indique, aujourd´hui, que les omniprésents services français sont pour quelque chose dans le coup de force du capitaine Amadou Sango contre le gouvernement démocratiquement installé d´Amadou Toumani Touré.

La sécheresse n´explique pas tout

Les facteurs ethniques et les problèmes économiques et sociaux ont, certes, beaucoup contribué à aggraver les tensions politiques internes. En 2011, ce pays du Sahel figurait en bas de la liste établie par les Nations unies sur le développement humain dans le monde.

Si cette réalité est dans une large mesure aussi celle de la totalité des anciennes colonies françaises, dans cette immensité désertique s´étalant sur plus de 5 à 6 millions de kilomètres, du Tchad à la côte ouest atlantique, le Mali semble être le cas extrême dans cette région où la sécheresse et l´inhospitalité du désert ne peuvent pas tout expliquer.

Ce sont, surtout, les facteurs historiques, militaires et géostratégiques, à la fois immédiats et profonds, qui sont à l´origine de la misère des populations locales qui vivent avec moins d´un dollar par jour et par famille.

La misère sociale faisant bon ménage avec l´instabilité politique, la rébellion du Mouvement national de libération des Azawate (MNLA) a repris les armes ce mois de mars pour occuper toutes les localités du nord du pays, poussant des dizaines de milliers de personnes à fuir la guerre pour trouver refuge dans l´extrême sud algérien.

Les otages et le trafic d´armes

Le jeu trouble de l´ancienne puissance coloniale, intéressée à sauvegarder son influence dans le Sahel, aura pour conséquence cette instabilité politique durable du Mali. Car un Mali instable, fief d´Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), permettra à ses services de renseignements d´être chez eux.

C´est à l´ambassade française à Bamako que le gouvernement espagnol a remis, mardi dernier, le plan d´évacuation de ses 300 ressortissants dans ce pays, laissant à Paris le soin de jauger l´évolution de la situation sur le terrain. C´est également aux services de renseignements français, qui ont pignon sur rue dans tous les pays du Sahel, que s´adressent les gouvernements des pays d´origine des otages enlevés par Aqmi.

La plupart des pays d´origine des Européens enlevés régulièrement depuis 2002 au Sahel, ont, à un moment ou un autre, eu recours aux services français au Mali. La solution suggérée par Paris fut simple : le paiement des rançons. Une source juteuse pour le financement d´Aqmi.

Paris avait lui-même déjà payé pour obtenir la libération des deux otages français, en février dernier, qu´Al Qaïda détenait depuis septembre 2009. En plus du paiement d´une forte rançon, l´organisation terroriste obtiendra, grâce aux pressions de la France, la remise en liberté de dizaines de ses membres emprisonnés en Mauritanie. Ce comportement obéit à un vieux plan d´influence française au Sahel et au Maghreb par la déstabilisation de cette région.

Le plan français

Durant la guerre de Libye, les services de renseignements français ont organisé, sinon fermé les yeux, sur le trafic de missiles libyens, un lot de 20 000 Sam 7 russes et Stinger américains passé aujourd´hui aux mains d´Al Qaïda au Maghreb (Aqmi), Paris n´a, en fait, jamais accepté de se faire doubler par l´Algérie dans la conduite des opérations contre Al Qaïda, en collaboration avec les Etats-Unis.

La guerre de Libye visait, en fait, d´autres objectifs que celui de «sauver les populations civiles des bombardements du colonel Kadhafi». Cet argument «humanitaire», avancé aussi dans le cas de la Syrie par Paris, a fait faillite avec la récente proclamation de l´autonomie de la Cyrénaïque par un comité de 300 chefs de tribu à Benghazi. Il ne s´agit là, en fait, que d´une partie d´un plan d´atomisation du Sahel et des parties sud du Maghreb, élaboré pour sauvegarder les intérêts énergétiques et géostratégiques de la France.

Après la chute du régime du colonel Kadhafi, la diplomatie française, conduite par Alain Juppé, avait sorti le fameux plan Alain Peyrefitte sur la création d´un Etat pour les Touaregs, chevauchant sur quatre pays, le Nord du Niger et du Mali, le sud de l´Algérie, le sud et l´ouest de la Libye.

Ce plan avait inspiré le colonel Kadhafi pour miner les «Accords d´Alger» signés entre le MNLA et le gouvernement de Bamako, et lancer son projet d´un Etat targui. Le patriotisme algérien d´Amine el Okal, feu Akhamoukh fit échec aux doubles manœuvres de Tripoli et de Paris. Aujourd´hui, Sarkozy a sorti un autre projet dans les grandes lignes du plan Alain Peyrefitte, dans un environnement régional totalement refondé, formé sur des Etats démocratiques gravitant autour de l´ancienne puissance coloniale.

La nouvelle zone d´influence

Dans ce nouvel équilibre régional, le Maroc aura pour mission de garantir la logique de l´ensemble francophone qui s´étend de Tanger au Rwanda, sans la moindre trace d´un Etat sahraoui hispanophone.

Cet ensemble, qui avait été imaginé par le général Lyautey, est à l´origine du soutien sans réserve de la France aux thèses marocaines visant l'annexion de l´ancienne colonie espagnole. Libye, Syrie, Mali, Rwanda, Sahara Occidental sont des terrains fertiles à la refondation de la zone d´influence de la France. Le rôle joué par ce pays dans la guerre de Libye et dans son prolongement régional au Sahel, son ancien empire colonial, peut apporter un début de réponse à la nouvelle situation d´instabilité politique qui s´est instaurée dans cet ensemble régional.

http://www.letempsdz.com//content/view/71818/186/ http://www.letempsdz.com//content/view/71818/186/

 

http://www.alterinfo.net/Mali-La-main-des-services-francais_a73571.html

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 02:13

 

 

 

Bouclier: les positions russe et américaine inchangées (Medvedev)
09:41 26/03/2012
La Russie et les Etats-Unis n'ont pas modifié leurs positions sur la mise en place d'un bouclier antimissile en Europe, mais il reste du temps pour se mettre d'accord, a déclaré le président Dmitri Medvedev à l'issue d'une rencontre avec son homologue américain Barack Obama.

"Nous avons constaté qu'il y a avait encore du temps et qu'il était nécessaire d'intensifier la coopération et l'examen de toutes les questions liées à la réalisation du projet de bouclier américain", a annoncé M. Medvedev, soulignant toutefois que les positions des parties étaient inchangées.


La suite de la dépêche est ici

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C'est un dossier brûlant qui continue à faire polémique. Les autorités US refusent de garantir que ce bouclier n'est pas tourné contre la Russie.  Il s'agit donc d'une menace délibérée, d'une provocation latente, mais durable.

 




Aussi longtemps qu'il n'y aura pas de clarification des positions, nous serons dans une situation fort proche de la Guerre Froide des années 50-60. Les médias n'en parlent guère. En cas de "problème", c'est l'Europe qui risque de faire les frais d'une provocation de trop, ou d'un incident mal maîtrisé. Est-ce bien ce que l'on veut ?
C'est pourquoi il est si important, déjà, de se désolidariser complètement du "grand frère" d'outre-Atlantique : on ne peut en retirer que de cuisantes conséquences.

 

Il faut sortir de l'OTAN.
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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 17:37

 

 

Toulouse: La Chine dénonce une manipulation  

21/03/2012

Toulouse: La Chine dénonce une manipulation


Le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, a annoncé mercredi dans un communiqué que l’attaque envers le présumé tueur est une manipulation politique visant à renforcer la victimisation d’Israël.

Il ajoute à son communiqué son étonnement au fait qu’Israël était au courant depuis mardi de l’heure de l’assaut et que, dès lundi, les synagogues ont été mises sous haute surveillance aux états unis… Tout cela pour faire générer un drame mondial.


(Source Xinhua)
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