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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:29

Cinema Al-Saraya screening ARNA'S CHILDREN in memory of Juliano Mer Khamis

 

 

Quand Israël assassine le Théâtre de la Liberté

 

Les enfants d'Arna : Un des plus beaux documents jamais réalisés, diffusé par Arte voici quelques années alors que la Chaîne se permettait quelques libertés : Une Israélienne ne se résigne pas à voir son pays bafouer tous les droits. Agée, atteinte d'un cancer, elle continue inlassablement le combat pour que les droits des Palestiniens soient respectés. Arna a un fils, qui anime un Théâtre à Jénine, avec des jeunes désépérés de voir la situation se dégrader sans cesse. Jénine est attaquée par Tsahal ; sans témoins, c'est une boucherie. Plusieurs des acteurs du théâtre seront tués. Arna est emportée par son cancer. Le fils, Juliano, continue à se battre pour la dignité des Palestiniens, leur donner un dérivatif, un but, une espérance... Puis il est assassiné. Froidement !

 

Le Théâtre est un instrument de paix, de liberté, mais Israël ne respecte rien, surtout pas la Liberté et la Paix. Les voix d'émancipation doivent se taire, de gré ou de force. Soyons persuadés que c'est Israël qui s'est débarrassé du jeune directeur juif du Théâtre de Jénine, trop dérangeant. Les persécutions continuent, l'Etat voyou se croit tout permis.

 

Jusqu'à quand ?

 

Notre passivité est criminelle...

 

Chantal Dupille.

 

Israël : Démocratie, ou Etat criminel ?

 

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Juliano Mer Khamis in the midst of his students, ActiveStills/Keren Manor

 

 

Les enfants d'Arna

Enfants, ils étaient les acteurs prometteurs de la troupe théâtrale que Juliano Mer Khamis avait fondée avec sa mère Arna dans les années 80, dans le camp de réfugiés de Jenine. Il avait tourné les répétitions et les représentations. Retour sur le lieu 2002.

 

http://www.vodeo.tv/realisateur/documentaire_juliano-mer-khamis

 

Le prix de la liberté - Pour la libération de Nabil Al-Raee et Zakaria Zubeidi
Lisa El Ghaoui

D’abord l’assassinat du fondateur du Freedom Theatre, Juliano Mer Khamis, il y a un an, puis l’arrestation, il y a quelques jours, de son directeur artistique Nabil Al-Raee...



Le Freedom Theatre (Théâtre de la Liberté) a été fondé en 2006 par Juliano Mer Khamis, à Jénine, en Cisjordanie, dans le prolongement du travail effectué par sa mère Arna Mer, qui a aidé, tout au long de sa vie, les jeunes à canaliser et évacuer peurs et traumatismes liés à l’occupation israélienne mais aussi aux restrictions imposées par la société palestinienne traditionnelle, à travers l’expressivité corporelle et l’art dramatique. Ce théâtre offre la possibilité aux jeunes qui vivent dans des zones démunies comme le camp des réfugiés palestiniens de Jénine, d’exprimer leurs angoisses et leurs rêves de liberté à travers le corps et la voix et non la violence ou les armes, en utilisant ainsi le théâtre dans sa plus noble fonction, celle pédagogique et civile.


Juliano Mer Khamis a été froidement abattu, le 4 avril 2011, devant son théâtre. Ce crime n’a, à ce jour, toujours pas été élucidé. Depuis, la troupe n’a cessé d’être inquiétée. Une série de personnes liées au Freedom Theatre ont été arrêtées au cours de l’année écoulée. Parmi elles, un acteur principal âgé de 20 ans, membre du comité de direction du théâtre, et différents membres de l’équipe, comme Zakaria Zubeidi.


Le 6 juin 2012, à trois heures du matin, Nabil Al-Raee, directeur artistique et metteur en scène du Théâtre, a été arraché à sa famille et emmené sans explications par des soldats israéliens. Son épouse Micaela Miranda a appris le lendemain qu’il était retenu au centre de détention de Jalameh, au Nord de Jénine, sans chef d’accusation et sans possibilité de rencontrer un avocat.


L’armée israélienne a confirmé l’arrestation de Al-Raee, déclarant à l’agence France-Presse qu’il « avait été arrêté de nuit à Jénine parce que suspecté d’implication dans une activité illégale ». Aucun détail n’a été fourni. Les autorités israéliennes ont d’abord affirmé que les arrestations étaient liées à l’enquête en cours sur l’assassinat de Juliano Mer-Khamis, mais, selon le directeur général du Théâtre, Jonathan Stanczak, puisque les employés du Théâtre ont toujours coopéré avec les enquêteurs sur la mort de Mer-Khamis, les arrestations peuvent être vues comme faisant partie d’une campagne d’intimidation censée décourager les gens de se joindre à eux.


« Nous avons été très clairs sur le fait que nous voulons participer et contribuer à toute investigation concernant le meurtre de Juliano, mais nous nous opposons fermement aux moyens et méthodes qu’ils utilisent pour mener ces interrogatoires » déclare Stanczak (...) « Chacun s’est exécuté et a respecté les convocations pour contribuer à toute information possible y compris Nabil et Micaela. Pourquoi, puisque ces gens sont venus il y a juste trois semaines et ont répondu à toutes les questions possibles, viennent-ils maintenant à la maison de Nabil, devant sa famille, pour l’emmener de chez lui ? » demande Stanczak. ( cf : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=12298, article de Jillian Kestler-D’Amours)


J’ai connu Nabil en juillet 2011, à l’occasion des 23e Rencontres du Jeune Théâtre Européen de Grenoble, organisées par le Créarc où il était venu présenter son spectacle. Je revois encore les regards des jeunes de sa troupe, profondément perturbés par la mort de leur directeur Juliano Mer-Khamis, des regards à la fois terriblement durs et doux, joyeux et épeurés, mais si désireux de partager et de témoigner. Leur spectacle très physique, « Sho Kman » (http://www.youtube.com/watch?v=htb8vX1p6l8), qui dénonçait la violence et la répression sous toutes ses formes, a été un véritable choc émotionnel pour l’extrême générosité et vitalité désespérée qui émanaient de chaque action sur scène.


Ces jeunes se retrouvent aujourd’hui sans directeur artistique, mais continuent à travailler sans relâche pour rester fidèles aux valeurs qui leur ont été inculquées par Juliano puis Nabil.


Deux pétitions et une page de soutien ont été mises en ligne pour que Nabil Al-Raee et Zacaria Zubeidi soient libérés, pour qu’ils aient la possibilité de parler à leur avocat, d’entrer en contact avec leurs proches, pour que leur famille et amis sachent qu’ils ne sont pas seuls mais soutenus par de nombreuses personnes (jeunes, artistes, enseignants, parlementaires...) qui se mobilisent un peu partout dans le monde pour leur cause, et surtout pour que la liberté d’expression et les droits de l’homme soient respectés.


Merci de votre aide et de diffuser au plus grand nombre les pétitions.


Lisa El Ghaoui

Maître de conférence et enseignante de théâtre à l'Université Stendhal de Grenoble - Membre du Créarc

Voici les liens.


La page Facebook de soutien : https://www.facebook.com/FreedomForNabilAndZakaria

Les deux pétitions en ligne :

http://www.avaaz.org/po/petition/Libertacao_imediata_de_Nabi...

http://www.firmiamo.it/liberiamo-nabil-e-zakaria-freedom-for...

( une italienne et une portugaise, mais très simples à remplir)

URL de cet article 16985
http://www.legrandsoir.info/le-prix-de-la-liberte-pour-la-liberation-de-nabil-al-raee-et-zakaria-zubeidi.html
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LES ENFANTS D'ARNA

Juliano MER KHAMIS - documentaire Palestine 2004 1h24mn VOSTF - Meilleur documentaire : Tribeca Films Festival (USA) • Meilleur premier film : Festival Hot doc films Canada • Meilleur premier film : one world film Festival Rép. Tchèque • Meilleur documentaire : Dutch academy Award.

 

LES ENFANTS D'ARNAArna est une femme extraordinaire et on la voit dès le début du film, criant à des Palestiniens en voiture qu'ils peuvent franchir un barrage militaire israélien tout proche, sa tête sans cheveux à cause d'une chimio, couverte d'un keffieh. Arna est juive, née dans une famille sioniste elle a servi en 1948 dans la Palmach (unité de combat de choc de la Hagana). Elle est devenue membre du Parti Communiste et s'est mariée à un Palestinien. Durant la première intifada, Arna s'est rendue à Jénine et a établi un système d'éducation alternative après que les forces d'occupation aient fermé les écoles. On la voit mettre en place un groupe de théâtre avec les enfants de Jénine, les aidants à exprimer leur colère, leur amertume leur peur. Le réalisateur qui filme n'est pas neutre, c'est son fils. Lui même animateur du théâtre, il a de toute évidence établi des relations d'une extraordinaire chaleur avec les gamins. Le film se fera sur plusieurs années et ces gamins turbulents et formidablement attachants, on les retrouve tout au long du film.

Enfants, ils étaient les acteurs prometteurs de la troupe fondée par Arna dans les années 80 et Juliano Mer Khamis est retourné à Jénine en avril 2002 pour comprendre ce qu'étaient devenus les enfants qu'il avait connus. Youssef a commis un attentat-suicide en 2001, Ashraf a été abattu par l'armée israélienne en 2002. Alla commandait un groupe de combattants résistants jusqu'à sa mort, en 2003… il ne reste plus que Zakaria désormais…
Jule, comme ils l'appellent, en retournant sur ces années passées à Jénine essaie de comprendre les choix faits par ces gamins que sa mère et lui ont tant aimé, qui le leur rendait bien et avec qui ils ont travaillé si longtemps. Huit ans se sont écoulées depuis la fermeture du théâtre et la vie semble figée et l'image de la jeunesse des gamins se mêle à leur image de jeunes adultes. Alternant passé et présent, le film révèle la tragédie de vies brisées et on mesure la monstrueuse absurdité de cet immense gâchis.

Merci au Collectif Jaffa Toulouse et à l'UJFP pour nous avoir fait découvrir ce film magnifique et le boulot formidable du Théâtre de la Liberté de Jénine… qui continue sous la direction de Julio Mer Khamis et tous seront en avril dans le coin pour une collaboration avec le collège Bellefontaine de Toulouse (on en reparlera).

Le film est disponible en DVD... on en commande toute de suite une brassée pour vous, mais si vous êtes très pressés vous pouvez aussi le commander directement : boutique.momento-production.com ou à L'harmattan.

 

http://www.cinemas-utopia.org/toulouse/index.php?id=504&mode=film

 

 

 

 

 

 

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Il y a 6 épisodes, par ex  :

 

 

Par Tics
117 349 vues.
Palestine,les enfants d'Arna Juliano 6/6  
10:30
Par abell95 888 vues
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On peut louer : 48 h,  2 euros 99

 

... acteurs prometteurs de la troupe théâtrale que Juliano Mer Khamis avait ...

myskreen.com

 

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Un rapport accablant pour israel sur la torture des enfants palestiniens

mercredi 27 juin 2012

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C’est le ministère des Affaires étrangères britannique qui vient de sortir un rapport explosif sur la manière dont lsraël maltraite les enfants palestiniens, après enquête menée par une délégation de 9 avocats britanniques respectés.

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A partir de l’âge de 12 ans, chaines en fer aux pieds, yeux bandés, mains ligotés dans le dos tirés de leurs lits en pleine nuit et jetés dans des véhicules militaires où ils ont maintenus à plat ventre, les enfants palestiniens de Cisjordanie subissent de véritables tortures, affirme le premier rapport de ce genre.

lntitulé "Enfants en détention militaire", ce rapport raconte comment ces enfants subissent également l’isolement dans des cellules de prison, sans quasiment aucun accès à leurs parents. "En détention, ils sont privés de sommeil, et maltraités verbalement et physiquement, contraints de signer des aveux qu’ils ne peuvent même pas lire", rapportent les 9 avocats britanniques.

Leur équipe, dirigée par Sir Stephen Sedley, ancien juge à la Cour d’Appel, rapporte que "tous les enfants palestiniens sont traités comme des terroristes potentiels" et qu’lsraël viole sans cesse la Convention des Nations Unies sur les Droits de l’Enfant" qui interdit les traitement cruels, inhumains et dégradants.

"Quelle ne fut pas notre choc d’assister à une audition préliminaire dans un tribunal militaire israélien, où un très jeune enfant fut amené revêtu d’un uniforme marron et enchaîné aux pieds", raconte Me Greg Davies.

Le gouvernement britannique, interrogé par la presse à l’occasion de la sortie de ce rapport, a fait savoir qu’il compte bien ne pas s’en tenir là et qu’lsraël va devoir changer ces méthodes.

"Nous sommes préoccupés depuis un moment par ce problème et c’est pourquoi nous avons commandé et financé un rapport indépendant", a fait savoir le porte-parole du gouvernement. (articles du Guardian et The lndependent)

Le rapport pointe en outre la différence de traitement et de règles concernant les enfants selon qu’ils sont israéliens ou palestiniens.

Les enfants israéliens doivent avoir accès à un avocat dans les 48 H et ne peuvent pas être emprisonnés avant l’âge de 14 ans, tandis que les enfants palestiniens peuvent être incarcérés dès l’âge de 12 ans et détenus 3 mois sans aucune représentation légale.

Entre 500 et 700 enfants palestiniens sont emprisonnés chaque année en israël.

Quant aux améliorations prétendument apportées récemment par lsraël à cette situation, "elles sont plus réthoriques que réelles", ont estimé les rapporteurs.

Le porte-parole de l’ambassade d’lsrael à Londres, Amir Ofek, n’a rien trouvé de mieux à répondre sur ce sujet que "C’est la faute de l’Autorité palestinienne qui n’est pas capable d’empêcher ces enfants de commettre des délits, ce qui nous oblige à agir de la sorte".

Pour prendre connaissance du rapport dans son intégralité (en anglais) :

 

http://www.childreninmilitarycustod...

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article7427

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:27

 

 

le drone MQ-9 Reaper dit le Predator

http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/02/les-attaques-de-drones-americains-deplaisent-a-lonu/le-drone-mq-9-reaper-dit-le-predator/

 

Des meurtres injustifiés: l’ONU demande aux Etats-Unis de justifier les attaques de drones

Un enquêteur de l'ONU a demandé à Washington de justifier l'augmentation de l'utilisation de drones militaires pour perpétrer des assassinats ciblés. Il dit que les attaques de drones qui ôtent la vie à beaucoup d'innocents, pourraient violer le droit international.


L'armée étasunienne et la CIA utilisent des drones en Afghanistan, Pakistan, Irak, Yémen et Somalie. Washington doit clarifier la base légale de sa politique d'assassiner des leaders et des membres présumés des Talibans et d'Al Qaeda au lieu d'essayer de les capturer selon un rapport de Christof Heyns, le rapporteur spécial des exécutions sommaires, extrajudiciaires, ou arbitraires. Ce rapport de 28 pages adressé au Conseil des droits humains de l'ONU a été publié en avant-première du débat de cet organisme sur le sujet à Genève.


"Le gouvernement doit clarifier les procédures mises en place pour garantir que tous les assassinats ciblés soient conformes au droit humanitaire international et aux droits humains et il doit spécifier les stratégies et les mesures prises pour empêcher qu'il y ait des victimes ainsi que les mesures prises pour permettre des enquêtes indépendantes, rapides et efficaces sur les violations éventuelles" précise le rapport. "Bien que les chiffres des estimations d'attaques de drones varient énormément, toutes les études s'accordent sur un point important : leur nombre a augmenté dramatiquement dans les trois dernières années" selon Heyns.


Les officiels de l'ONU citent des chiffres de la Commission des droits de l'homme du Pakistan selon lesquels les drones étasuniens ont fait 957 morts au Pakistan rien qu'en 2010. Il est généralement admis que sur les milliers de personnes tuées par des drones depuis 2004, environ 20% sont des civils.


"Il est capital de révéler ces meurtres pour que des comptes soient rendus aux victimes ou à leurs famille et qu'elles puissent obtenir justice et réparation" selon le rapporteur. 

 

Heyns a souligné que le droit humanitaire international exige que tous les efforts soient faits pour arrêter un suspect et il exige aussi que la force soient employée selon des critères de nécessité et de proportionnalité. Il a ajouté que Washington n'avait pas répondu de façon satisfaisante aux inquiétudes exprimées par son prédécesseur Philip Alston dans un rapport en 2009.


"Le rapporteur spécial demande à nouveau au gouvernement de clarifier les règles qui régissent les assassinats ciblés… (et) réitère la demande de son prédécesseur que le gouvernement précise les raisons pour lesquelles il est décidé de tuer "des cibles humaines" plutôt que de les capturer et aussi qu'il précise si la nation dans laquelle l'assassinat a lieu a donné son accord" a dit Heyns.


Les attaques de drones créent aussi des problèmes dans les relations de Washington avec ses alliés. Elles ont été un des principaux points de discorde entre les Etats-Unis et le Pakistan et elles ont été la raison pour laquelle le passage des marchandises et fournitures destinées aux troupes étasuniennes déployées en Afghanistan à travers le territoire pakistanais a été interrompu.

 

L'ambassadeur pakistanais Zamir Akram a déclaré lundi dernier pendant la session d'ouverture du conseil des droits humains de l'ONU, que son gouvernement considère que l'usage de drones sur son sol est illégal et contreproductif et constitue une violation de la souveraineté du Pakistan.


"Des milliers d'innocents, dont des femmes et des enfants, ont été assassinés sans discrimination au cours de ces attaques", a-t-il dit.


Pour consulter l'original: http://www.rt.com/news/un-questions-us-drones-185/

 

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Des meurtres injustifiés: l’ONU demande aux Etats-Unis de justifier les attaques de drones

 

Sur ce blog,

 

Assassinats de journalistes Gaza

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:25

 

 

Monsieur le Président : Otez-vous la bombe du crâne
La "dissuasion" ne contribue pas à la paix

URGENT : Signez la Cyber-Lettre adressée à l'Elysée 

pour que la France s'engage dans les processus d'abolition des armes nucléaires



  
Signez la cyber-pétition en ligne


Les déclarations de Michel Rocard, celles de Paul Quilès, le sondage du Mouvement de la Paix, autant d’éléments qui replacent l'abolition des armes nucléaires dans le débat public. Voir sur ce lien le communiqué du Mouvement de la Paix.

C'est le moment d'amplifier la mobilisation. Aussi, nous vous invitons à écrire au Président de la République, aux ministres des Affaires Etrangères et de la Défense pour que la France s'engage dans un processus de désarmement et soutienne à l'ONU le modèle de Convention d'élimination des armes nucléaires.

En France, un Collectif de la Campagne internationale pour abolir l'arme nucléaire (ICAN) rassemble déjà 63 organisations qui œuvrent ensemble à préserver les générations futures de la menace atomique.

Pour agir :

  • Faites un don
  • Adhérez au Mouvement de la Paix
  • Commandez le livre dédicacé "Pour en finir l'arme nucléaire" de Pierre Villard, président du Mouvement de la Paix
    • Faites suivre ce message (en format html) à vos connaissances.


Vous pouvez vérifier si vous avez déjà signé la pétition en utilisant l'option "Chercher" en bas de la pétition en ligne.

Si vous avez déjà participé, veuillez ne pas tenir compte de ce message, mais transmettez-le à vos contacts.

Nous comptons sur vous.


Le Mouvement de la Paix, coordinateur du collectif ICAN-France 

www.icanfrance.org

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:22

 

 

Les États-Unis seraient prêts pour une frappe aérienne en Syrie

 

syrieeee

Le président Obama a ordonné à la Marine et la Défense aérienne d'accélerer les préparations pour une offensive aérienne limitée contre le régime Assad.  La mission serait de détruire le régime Assad et les centres de commandement militaires pour réduire la force de l'armée syrienne.

Selon Debkafile, un média militaire israélien, le président américain aurait accéléré ses plans pour une offensive contre la Syrie après que des officiels russes auraient déclaré que Moscou pourrait supporter le départ du président Basha Al-Assad.

Source:

 

La Russie elle aussi serait prête à intervenir en Syrie selon certaines sources

La Russie et la Chine s'opposent à une entrée en Syrie. Si la Russie se prépare militairement, ce n'est pas pour déloger Assad et s'allier aux pays membres, mais pour se préparer à une possible offensive des pays occidentaux, laquelle action sera jugée illégale selon les traités de l'OTAN et extrêmement lourde de conséquences...

Le journal Nezavisimay Gazeta, un média russe, a rapporté que l'armée russe aurait été préparée pour une mission en Syrie.  Citant des sources anonymes dans la hiérarchie militaire, le journal rapporte que le président Putin a ordonné aux employés de travailler à des opérations militaires en dehors de la Russie, incluant la Syrie. 
Source:
Source: Conscience du peuple
La Russie enverraient des hélicoptères d'attaque au régime d'Assad, c'est que dit le gouvernement d'Obama. Le régime syrien met en garde contre une escalade dramatique dans 15 mois dans toute la région.

Source:

Ne pas oublier que les télévisions syriennes seront remplacées par celles de la CIA dans quelques jours si ce n'est déjà fait dans le but de démobiliser les partisans d'Assad en leur envoyant des images truquées, fabriquées, mensongères.

Source:

L'ONU parle depuis ce soir de guerre civile en Syrie, évidemment, parler ainsi prouve en quelque sorte les dires de Thierry Meyssan (article ci-dessus).
Et l'Iran dans tout ça: Pour l'heure, elle reste dans l'expectative. Mais nul doute qu'elle sera prête à défendre sa frontière avec la Syrie. 
 
Ghisham Doyle pour WikiStrike

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 17:36

 

Conseil de Guerre de l'OTAN contre la Syrie

Traduit par Dominique Arias

Mardi 26 juin, à Bruxelles, le Conseil de l'Atlantique Nord - la plus haute instance de commandement du bloc militaire de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord), dominé par les États-Unis - doit aborder la question de la Syrie sous l'angle des clauses de son texte fondateur qui, tout au long de la dernière décennie, a été à l'origine de déploiements préliminaires de forces armées conduisant au déclenchement de guerres totales
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Ce conseil est constitué des ambassadeurs des 28 États membres, représentant une population totale de 900 millions d'habitants. Ses membres fondateurs comptent trois puissances nucléaires - les USA, la France et l'Angleterre - dont la première s'est autoproclamée unique puissance militaire mondiale.

Jusqu'à la veille de cette réunion, l'OTAN devait examiner une requête de l'un de ses membres, la Turquie, de tenir des consultations conformément aux dispositions de l'Article 4 du Traité de l'Atlantique Nord, qui autorise tout État membre à appeler l'intégralité des membres de l'Alliance à répondre à ce qu'il considère comme une attaque contre sa sécurité et son intégrité territoriale.

Le 25 juin, trois jours après que le chasseur bombardier supersonique F14 eut été abattu au-dessus des eaux territoriales syriennes, la Turquie annonça qu'elle demanderait que l'alliance militaire en réfère à l'Article 5, lequel stipule que « toute attaque armée contre un ou plusieurs États membres en Europe ou en Amérique du Nord doit être considérée comme une attaque contre tous », les alliés de l'OTAN étant alors tenus de « porter assistance à la, ou aux parties ainsi attaquées, en engageant sur le champ, individuellement et en concertation avec les autres parties, toute action jugée nécessaire, y compris le recours à la force armée... »

L'Article 5 avait été invoqué en octobre 2001, pour la première et unique fois en date, et fonde toujours, depuis une dizaine d'années, le déploiement en Afghanistan de troupes des 28 États membres et de leurs 22 partenaires. L'Article 4 fut invoqué pour la première fois le 16 février 2003, à nouveau par le Conseil de l'Atlantique Nord et à nouveau au sujet de la Turquie, à la veille de l'invasion anglo-américaine de l'Irak. Cela entraîna le déclenchement de l'Opération « Display Deterrence » [déploiement d'une force de dissuasion], et le déploiement en Turquie de cinq batteries de missiles d'interception 'Patriots' - trois allemandes et deux américaines - ainsi que de quatre appareils de surveillance aérienne AWACS [Airborne Warning and Control Systems : Systèmes aéroportés de Contrôle et d'Alerte], en conjonction avec le Système de Défense Aérienne Élargi Intégré de l'OTAN.

L'OTAN déploya, selon ses propres termes, « 1 000 techniciens spécialisés et extrêmement compétents » pour conduire l'Opération. Les premiers avions AWACS arrivèrent le 26 février, et trois semaines plus tard l'invasion et le bombardement de l'Irak étaient lancés. Bien qu'il n'y ait eu à l'époque en Irak que 25 millions d'habitants, contre 70 en Turquie, et bien que l'armée turque ait été la plus formidablement équipée de la région - tandis que l'Irak sortait affaibli de huit années de guerre contre l'Iran dans les années 1980, de la campagne de bombardements des États Unis et de leurs alliés en 1991 et depuis, et de douze années de sanctions écrasantes, l'OTAN ne tarissait pas d'éloges sur l'Opération Display Deterrence, qui venait de « tester et prouver la capacité des forces de l'OTAN à répondre immédiatement et avec la force offensive appropriée, à une menace évoluant rapidement contre l'un des membre de l'Alliance ».

Dans quelle mesure un Irak aussi mortellement affaibli avait réellement pu représenter pour la Turquie « une menace évoluant rapidement », cela ne fut jamais précisé. Les AWACS sortirent sur une centaine de missions et les batteries de Patriots allemandes furent notamment équipées de missiles Patriot Advanced Capability-2, « un missile plus moderne fourni par l'Allemagne » expliqua l'OTAN. L'Opération prit fin le 3 mai, soit 65 jours après son déclenchement et 45 jours après le début de l'invasion de l'Irak. Pour donner une idée de ce que l'OTAN pourra déclarer à l'issue de cette réunion au sommet, l'Ambassadeur turc de l'époque, auprès de l'OTAN, déclara après avoir invoqué l'Article 4 : « Encore une fois, je tiens à témoigner de la sincère gratitude du peuple et du gouvernement turcs envers la solidarité dont l'Alliance a su faire preuve en renforçant la défense de mon pays en réponse à la dernière crise en Irak. Nous sommes convaincus que, à travers un déploiement d'une force de dissuasion aussi active et collective, l'OTAN a non seulement tendu la main et offert une aide infiniment appréciable à l'un de ses membres en grande difficulté, mais il a aussi prouvé une fois de plus sa crédibilité et sa pertinence, en tant que pierre de touche de la sécurité collective dans la zone Euro-Atlantique ».

La Turquie était alors, tout comme aujourd'hui, présentée comme la victime - « en grande difficulté » qui plus est - tandis que l'Irak, en état de siège et sur le point d'être anéanti, était considéré comme l'agresseur. La population syrienne se trouve à l'heure actuelle dans la même position que l'Irak à l'époque, sauf que la Turquie est cette fois une nation quasiment trois fois plus grande. La Syrie est isolée et ses forces militaires sont dérisoires par rapport à celles de son voisin turc. Ce dernier peut en outre compter sur le soutien de 27 alliés, au nombre desquels la plupart des plus grandes puissances militaires du monde. Les États-Unis disposent déjà d'environ 90 bombes nucléaires tactiques B61 stationnées sur la base aérienne d'Incirlik, à 35 miles des côtes méditerranéennes de Turquie.

C'est en outre au moins la seconde fois depuis avril dernier que le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan demande l'activation de la clause d'assistance militaire mutuelle de l'article 5 - qui implique le déclenchement d'une guerre. La première ayant eu lieu plus de deux mois avant la destruction du chasseur bombardier turc survenue la semaine dernière. Le 25 juin, le vice Premier ministre turc Bulent Arinc avait annoncé que sa nation « avait déposé auprès de l'OTAN toutes les demandes requises concernant l'Article 4 et l'Article 5 ».

Selon l'agence de presse Associated Press, il aurait ajouté : « Il est important de comprendre que, dans le cadre légal, nous userons bien évidemment jusqu'à la fin, de tous les droits que nous garantit le droit international. Cela inclut notamment l'auto-défense. Cela inclut aussi toutes les formes possibles de représailles. Cela inclut toutes les sanctions applicables à l'État agresseur en vertu du droit international. La Turquie ne négligera absolument rien en la matière... ».

Les États-Unis et l'OTAN avaient impérativement besoin d'un prétexte pour attaquer la Syrie, et la Turquie, seul membre de l'OTAN frontalier de la Syrie, a toujours été le prétexte idéal auquel recourir pour attaquer une nation arabe.

L'incident de vendredi dernier et la réunion de l'Otan qui y a fait suite, marquent le début du quatrième acte d'une tragédie que le reste du monde n'a que trop peu de temps pour empêcher.
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Guerre ou Intox ?

Par Menthalo - Les forces spéciales Britanniques auraient attaqué en force en Syrie ce mardi 26. Une force d’invasion aurait pénétré par la Turquie dans le Nord de la Syrie. Les mêmes sources Britanniques, Françaises et Turques de Debka rapportent de lourds combats contre les forces de la Garde présidentielle dans les faubourgs de Damas. Des sources en provenance du Golfe persique auraient confirmé cette présence militaire britannique en Syrie.

Les télévisions britanniques et du Golfe, d’après Debka, passeraient des interviews de soldats syriens faits prisonniers, au cours de ces différentes batailles. Poutine était ce matin même en Israël pour ré-affirmer le fait que Moscou ne tolérera pas une intervention militaire occidentale en Syrie. Pendant ce temps-là, la Turquie fait des moulinets de sabre en disant que son chasseur abattu par les forces syriennes ne restera pas impuni. 

Quelques jours après la révélation par Thierry Meyssan des plans de l’OTAN pour une “Opération d’intoxication” en Syrie, avec de fausses vidéos tournées en studio ou dans le Golfe pour abuser le peuple syrien et faire croire à une fuite de Assad, je reste extrêmement circonspect.

NB. DEBKA est un organe de presse 100% sioniste.

 

Ras le bol de ces fachos de l’OTAN, qui veulent mettre en place “la mission anglo-saxonne“.

 

Vous aurez compris qu’avec l’effondrement du système, ces fous-furieux veulent mettre en place leur Armageddon. Au moment où tout s’écroule, il devient urgent de faire monter la tension internationale.

Je salue François Hollande qui a retiré les forces françaises de l’OTAN. Est-ce déjà trop tard ?

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 17:31

 

 

Un ancien kidnappé par les opposants syriens témoigne

 

Homs : tout ce qui est raconté est à l’envers


En nous entretenant avec un habitant de Homs qui observe ce qui se passe au jour le jour dans son pays (*), nous avons appris que les forces gouvernementales n’ont pas bombardé la ville de Homs, ces dix derniers jours, comme rapporté par la presse internationale.
24 juin 2012 | Thèmes (S.Cattori) : Rôle des médias Syrie

 

Homs - Une "image-document" publiée par Shaam News de l’opposition syrienne.

Ainsi, tout ce qui nous est raconté par les médias est à l’envers. Il n’est pas vrai que Homs est pilonnée par l’armée gouvernementale depuis dix jours. Il n’est pas vrai que les autorités syriennes empêchent le CICR d’accéder aux blessés et aux malades. Il n’est pas vrai que Homs est une ville assiégée par les forces gouvernementales. Ce sont quelques centaines de rebelles qui pilonnent, qui massacrent, qui maintiennent une partie de la ville de Homs et de sa population, sous siège.

Silvia Cattori : Les images que nos médias nous présentent de Homs montrent une ville fantôme. Nous sommes inquiets pour vous. Que se passe-t-il dans votre quartier ? Pouvez-vous sortir normalement ?

Réponse : Oui nous sortons tout à fait normalement.

Silvia Cattori : Ce n’est donc pas pour vous à Homs la période la plus difficile, « la plus sanglante », comme l’affirmait ce matin Valérie Crova sur France Culture ?

Réponse : Non ce n’est pas la période la plus difficile car nous pouvons sortir, aller acheter le pain, sortir de Homs, voyager. Nous avons connu des périodes bien plus dures où nous ne pouvions pas sortir. Le plus dur et préoccupant c’est ce que subissent les familles qui sont séquestrées depuis des mois par les forces rebelles de l’Armée libre [Armée syrienne libre].

Silvia Cattori : Alors nos médias mentent quand ils affirment que Homs est toujours soumise aux bombardements intensifs de l’armée régulière [1] ? Ne vous sentez-vous pas en danger ?

Réponse : Je ne me sens pas personnellement en danger. Premièrement, dans notre quartier tout est calme. Deuxièmement, il n’y a pas à Homs de bombardements de la part des forces du gouvernement. Il y a des tirs à l’artillerie lourde mais ce sont les rebelles qui tirent en direction précisément des lieux où il y a les forces de sécurité. Troisièmement, l’armée régulière n’intervient pas. Seules les forces de sécurité sont présentes.

Silvia Cattori : Nous avons vu, hier encore des images impressionnantes de destructions d’immeubles à Homs que l’on attribue aux bombardements de l’armée ?!

Réponse : Les déstructions que vous avez dû voir ne sont pas récentes. Ce sont des images d’immeubles qui ont été détruits pour la plupart lors de la prise de Baba Amr. Ces destructions ne sont pas dues aux bombardements des forces de sécurité. Ce sont des destructions faites par les rebelles selon un procédé qu’ils utilisent depuis des mois. Ils minent un immeuble, ils le font exploser, ils allument des pneus qui produisent une épaisse fumée noire, puis diffusent ces images qui font croire que l’armée du gouvernement bombarde en permanence. [2].

Silvia Cattori : Cela, ils le font toujours ?

Réponse : Ils font cela quotidiennement. En réalité il y a des quartiers où les gens vivent normalement. Par contre, notamment dans les vieux quartiers du centre de Homs où les rebelles se sont mêlés à la population sunnite et chrétienne, les gens pris en otage, sont en grand danger. Cela représente un carré qui n’est pas très grand mais difficile d’accès pour les forces de l’ordre. Les rebelles ont miné le pourtour de ce carré. C’est pourquoi les forces de sécurité ne se résolvent pas à envisager une intervention pour ne pas faire courir des risques aux familles que les rebelles armés utilisent comme boucliers. Ce carré comprend les quartiers de Khaldiye, Warche, Bustan Diwan, Akrama et Hamidieh, aujourd’hui vidé de ses habitants en majorité chrétiens, où les rebelles ont pris leurs quartiers et ont vandalisé et brûlé les églises [3]. Je tiens à préciser que nous n’avons pas été élevés en Syrie dans le confessionnalisme. Les forces de sécurité sont embarrassées pour intervenir car, lorsqu’elles interviennent, les rebelles se vengent sur les otages. Ils jettent les cadavres à l’extérieur des quartiers qu’ils maintiennent sous siège. Ils jettent les corps…Ils jettent les cadavres des victimes sur la voie publique. Les corps sont ligotés avec des chaînes…

Silvia Cattori : Cela s’est-il produit récemment ?

Réponse : Cela s’est produit trois fois la semaine passée. Onze corps ont été trouvés en une semaine.

Silvia Cattori : Des femmes, des enfants ?

Réponse : C’étaient des hommes qui avaient été enlevés dans divers quartiers par les rebelles.

Silvia Cattori : La population de Homs n’est-elle pas impatiente de voir libérés ces lieux et leurs habitants ?

Réponse : Oui bien sûr. Nous, en tant qu’habitants, nous sommes très perturbés par le fait que les forces de sécurité ne sont pas intervenues pour les déloger depuis longtemps. On voudrait qu’elles interviennent avec fermeté et que Homs soit totalement débarrassée de ces bandes armées. Si la décision était prise d’intervenir, les forces de sécurité pourraient les déloger en quelques heures. Elles ne sont pas intervenues jusqu’ici car elles courent le risque de causer, par les échanges de tirs avec les rebelles, des victimes innocentes parmi les quelques huit cent personnes qui servent de bouclier aux rebelles. Chaque intervention peut entraîner des victimes civiles, les rebelles se vengent sur elles, les exécutent.

Silvia Cattori : Ces rebelles, combien sont-ils ?

Réponse : Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est ce qu’ils m’ont fait subir.

Silvia Cattori : Vous avez été vous-même enlevé. Comment aviez-vous pu en réchapper ?

Réponse : J’ai été libéré dans le cadre d’un échange, deux mois après mon enlèvement.

Silvia Cattori : Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

Réponse : Je porte toujours les traces des tortures subies depuis qu’ils m’ont relâché [nous ne donnons pas la date pour protéger la sécurité du témoin].

Question de l’interprète : Peut-on vous demander quel genre de tortures ?

Réponse : Au début c’était de la torture physique. Ils me frappaient avec de gros câbles électriques ; ils me cisaillaient le cou, ils me menaçaient de m’égorger avec un couteau, ils m’aspergeaient d’eau froide, c’était l’hiver et il faisait très froid. Puis ça a été de la torture psychologique. J’avais tout le temps les yeux bandés sauf quand ils m’autorisaient à me rendre aux toilettes. J’étais toujours seul. Une seule fois j’ai pu voir un homme qui avait été torturé ; on lui avait arraché toute la peau du dos, il était sanguinolent jusqu’au coude, je voyais l’os sortir. C’était un simple employé de la municipalité. Le simple fait qu’il travaillait pour les autorités locales faisait de lui un allié du gouvernement el-Assad.

Silvia Cattori : France Culture vient de dire que « la Croix rouge regrette l’intransigeance du régime syrien qui interdit au CICR l’accès à la ville de Homs où les blessés attendent des secours depuis 10 jours ». Frédéric Joli, porte parole du CICR en France, interrogé par cette radio [22 juin, 12h30] n’a pas précisé, comme vous le faites, que les raisons qui empêchent l’accès aux quartiers tenus par les rebelles n’incombent pas aux autorités [4]. Tout ce cela serait faux ?

Réponse : Tout cela est totalement faux. Si le gouvernement syrien ne voulait pas laisser les secouristes intervenir, pourquoi les aurait-il autorisés à entrer en Syrie ? Ce n’est pas uniquement à cause des mines placées aux alentours des quartiers où des gens sont pris en otage qu’il n’a pas été possible d’entrer aux membres de la Croix rouge internationale. Hier, j’ai vu les véhicules du CICR et du Croissant rouge endommagés par les tirs des rebelles. Par ces tirs ils les ont obligés à rebrousser chemin. Les autorités collaborent étroitement avec la délégation du CICR pour pouvoir accéder aux familles prises en otages par les rebelles.

Silvia Cattori : Si je comprends bien, ce dont la Syrie a le plus besoin ce n’est pas de secouristes internationaux. Le problème de votre pays est de savoir comment en finir avec les actions violentes des groupes armés ?

Réponse : Oui, effectivement. Nous n’avons besoin ni de la Croix rouge internationale, ni d’observateurs, ni d’aucune ONG venant de l’extérieur. En Syrie nous avons tout ce dont la population a besoin. La seule chose dont nous avons besoin, est que des forces extérieures cessent de ravitailler les rebelles de l’ASL (Armée syrienne libre), qu’elles cessent de leur envoyer des armes sophistiquées, des lunettes de vision nocturne, etc. Si le soutien qui est apporté aux rebelles depuis l’extérieur cesse, les choses vont se calmer. Le plus grand problème est que notre gouvernement, que l’on a tant accusé de blocage à l’extérieur, ait accepté de laisser entrer des ONG humanitaires qui nous créent plus de problèmes qu’autre chose. Il y a sans doute des gens honnêtes mais il y a aussi, parmi leurs membres, des gens qui ne le sont pas, et dont le témoignage trahit la réalité et aggrave notre situation en rapportant les choses de manière à donner une image faussée du gouvernement et de ce qui se passe en vérité ici. Au milieu de tout cela, le plus dur pour nous est de savoir que ce sont les grandes puissances qui sont à l’origine de nos souffrances ; ce sont elles qui soutiennent la rébellion pour mettre à exécution leurs visées sur la Syrie. Elles savent que, compte tenu du refus de ces visées par le peuple syrien, qui soutient sur ce point le gouvernement el-Assad, elles ne pourront mettre à exécution leur projet que si elles font tomber ce gouvernement.

Image diffusée le 16 juin 2012 par l’opposition syrienne montrant une épaisse fumée au-dessus d’une mosquée à Homs disant qu’elle avait été bombardée par l’armée (Shaam News Network/AFP). En fait, cette mosquée n’a pas été bombardée.

URL de cet article :
http://www.silviacattori.net/article3370.html

Silvia Cattori

(*) Entretien réalisé le 22 juin 2012 et traduit simultanément de l’arabe en français par Mme Rima ATASSI. Pour des raisons évidentes nous ne révélons pas le nom de notre témoin, un cadre indépendant, âgé de 61 ans, qui réside à Homs.

 


[1] L’ensemble des médias montrent des images de bombardements récents par les forces d’el-Assad qui n’ont pas eu lieu. Voir ici quelques exemples :
- « Syrie : Homs toujours violemment bombardée », Le Nouvel Observateur, 14 juin 2012.
http://tempsreel.nouvelobs.com/video/xrjs6r.VID/syrie-homs-toujours-violemment-bombardee.html
- « SYRIE. Homs de nouveau sous les bombes de l’armée », par Le Nouvel Observateur avec AFP, 17 juin 2012.
http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20120617.OBS8880/syrie-homs-de-nouveau-sous-les-bombes-de-l-armee.html
- « Syrie : la ville rebelle de Homs de nouveau pilonnée », Le Monde.fr, 17 juin 2012.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/06/17/syrie-la-ville-rebelle-de-homs-de-nouveau-pilonnee_1720009_3218.html
- « Syrie : l’armée pilonne de nouveau la ville de Homs », RTL.fr, 17 juin 2012.
http://www.rtl.fr/actualites/international/article/syrie-l-armee-pilonne-de-nouveau-la-ville-de-homs-7749629185
- « Syrie : l’armée s’acharne sur Homs et Deraa », Le Point.fr, 21 juin 2012 , un article de l’AFP repris par de nombreux médias.
http://www.lepoint.fr/monde/syrie-l-armee-s-acharne-sur-homs-et-deraa-21-06-2012-1476209_24.php

[2] Nous avons visionné quelques vidéos sur la Syrie présentées par les médias « d’amateurs » pour tester la véracité du stratagème décrit par notre témoin. Résultat : on comprend qu’il s’agit de vidéos fabriquées par des professionnels à des fins de propagande. On comprend que ce sont des montages. On voit comme notre témoin le décrit, un immeuble exploser, un grand panache de fumée noire, le tout ponctué par Allah akbar (Dieu est le plus grand) et des tirs de rafales. Nos télévisions diffusent ces vidéos manipulées. Voir :
- « Syrie : Homs violemment bombardée », vidéo de l’AFP, 8 juin, reprise par Libération et de nombreux quotidiens. Il est dit en arabe : « À Homs…le quartier rebelle de Khaldiyé a subi son "bombardement le plus violent depuis le début de la révolte", avec une moyenne de 5 à 10 obus par minute depuis le matin, selon l’opposition ». Tout est falsifié :http://www.dailymotion.com/video/xreq7w_syrie-homs-violemment-bombardee_news
- Le commentaire dit : « Incendie des maisons suite aux tirs des RPG, de l’artillerie, et des chars T72. Allah akbar, le vieux Homs, Allah akbar, la mosquée Khaleb bin al Walid est bombardée. Allah akbar, ou sont les observateurs ? Le vieux Homs, Khaldiye sont bombardes par les RPG et les chars [le 18 juin 2012] ». Il ressort que cette vidéo, prise par un autre angle, dont la description des lieux est faite par la même voix, est tirée de la précédente. Seules les dates diffèrent.
https://www.youtube.com/watch ?v=FCpvZjXtyiA&feature=player_embedded
- « Syrie : la province de Homs toujours pilonnée », 19 juin 2012, France 24, montage vidéo de date incertaine, mis sur YouTube et repris par l’ensemble des médias malgré le fait que c’est du bidonnage.
http://www.france24.com/fr/20120618-syrie-internet-pilonnage-province-homs

[3] Voir : « Églises vandalisées et désacralisées à Homs », par Silvia Cattori, 19 juin 2012 (dossier d’images transmises par Vox Clamantis)
http://www.silviacattori.net/article3344.html

[4] Voir :
- « À Homs, le CICR attend que les bombardements cessent pour accéder aux blessés », france24.com, 21 juin 2012.
http://www.france24.com/fr/20120621-syrie-homs-comite-international-croix-rouge-croissant-bombardements-al-assad-insurges

 

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http://www.silviacattori.net/article3370.html

 

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Mêmes mensonges que pour la Libye de Kadhafi :

 

 

 

 

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Infos non alignées, voir aussi :

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 17:03

 

 

Un nouvel (*) article de Rainer Hoffman sur le massacre de Houla
« L’extermination » par les rebelles sunnites
http://www.silviacattori.net/article3336.html

Le journaliste allemand du Frankfurter Allgemeine Zeitung Rainer Hermann confirme ici son premier article selon lequel le massacre de Houla a été perpétré par les rebelles sunnites. Et non par l’armée régulière syrienne comme cela a été rapporté.



17 juin 2012

Funérailles d’une des victimes civiles de Houla © AFP

Le massacre de Houla marqua un tournant dans le drame syrien. Il y eut un grand nombre de réactions indignées à travers le monde lorsqu’on appris que 108 personnes avaient été tuées à Houla le 25 Mai, dont 49 enfants. Les demandes pour une intervention militaire afin de faire cesser le bain de sang en Syrie se firent de plus en plus forte tandis que la violence s’en est allé crescendo depuis lors. Basés sur les « nouvelles » délivrée par les médias des pays du Golfe et les dires des observateurs de l’ONU le jours suivant le massacre, l’opinion mondiale condamna quasiment sans exception l’armée régulière syrienne et les milices Shabiha proche du régime pour le massacre perpétué.

Au cours des semaines qui suivirent, et sur la base de témoins des événements, le Frankfurter Allgemeine Zeitung contesta cette version officielle des événements. Il rapporta que les civils tués étaient soit des alaouites soit des chiites. Ils furent tués de sang froid par des sunnites à Taldou, une ville située dans la plaine de Homs, tandis que de violents combats faisaient rage aux check points entourant le village entre l’armée régulière syrienne et l’« Armée Syrienne Libre ». Notre article fut passé sous silence par de nombreux médias à travers le monde et rejeté par les autres sous prétexte qu’il n’était pas crédible. Ce qui nous amène à poser quatre questions :
Pourquoi l’opinion mondiale a-t-elle suivi jusqu’à maintenant une autre version des événements ?
Pourquoi le contexte de la guerre civile rend-il douteux ce qui est vraisemblable ?
Pourquoi les témoins sont ils crédibles ?
Quels sont les autres faits qui renforcent notre version des faits ?

© F.A.Z.

Premièrement, pourquoi l’opinion mondiale suit elle une autre version des faits ? Il n’est pas douteux que durant les premiers mois du conflit, alors que l’opposition ne possédait pas d’armes et se trouvait sans défense, toutes les atrocités qui furent commises le furent par le régime. On assuma donc qu’il était évident que cela continuerait ainsi [1]. De plus les médias syrien gouvernementaux n’ont aucune crédibilité. Par exemple ils se servent de l’étiquette « gangs de terroristes armés » depuis le début du conflit. Du coup personne ne les croit, même quand c’est effectivement le cas. Deux chaines de médias, Al Jazeera et Al Arabia sont devenues les chaînes d’information de référence alors que leurs propriétaires, le Quatar et l’Arabie Saoudite, sont deux États activement impliqués dans le conflit en cours. Nous avons de très bonnes raisons de faire nôtre le dicton : « Dans une guerre c’est la vérité qui meurt en premier ».

Deuxièmement, pourquoi dans ce contexte de guerre civile, la version douteuse est-elle celle qui apparaît comme vraie ? Depuis quelques mois de très nombreuses armes furent infiltrées en Syrie et les rebelles ont des armes de calibres moyens depuis très longtemps. Chaque jour plus de 100 personnes sont tuées en Syrie, pour moitié environ entre chaque camp. Les milices qui opèrent sous la bannière de l’« Armée Syrienne Libre » contrôlent de larges parties des provinces de Homs et de Idlib et elles tentent d’étendre leur domination sur d’autres parties du pays. L’augmentation du chaos a fait apparaître une vague de kidnapping criminels et a favorisé le règlement de vieilles disputes. Si on regarde les pages de Facebook où parlent des Syriens : tout le monde a des histoires quotidiennes de nettoyages ethniques à raconter, des histoires de gens assassinés uniquement parce qu’ils sont alaouites où sunnites.

La plaine de Houla, qui se trouve entre la ville sunnite de Homs et les montagnes des allaouites, est majoritairement peuplée de sunnites ; elle a une longue histoire de tensions entre sectes. Le massacre se produisit à Toulda, un des plus grand villages d’Houla. De tous les noms des civils tués, 84 sont connus. Ce sont ceux des pères, mères et 49 enfants de la famille Al Sayyid et des deux branches de la famille Abdarrazzaq. Les habitants de la ville affirment que les victimes étaient des alaouites ou bien des sunnites convertis au chiisme. A quelques kilomètres de là, près de la frontière Libanaise, cela les rend suspect d’être des sympathisants du Hezbollah, haïs par les sunnites. Furent également tués à Toulda des parents du membre du parlement, fidèle au gouvernement, Abdalmuti Mashlab.

Les maisons de ces trois familles sont situées dans différentes parties de Taldou. Tous les membres de ces familles furent sélectionnés puis assassinés sauf un. Aucun voisin ne fut blessé. Une connaissance du terrain était indispensable pour mener à bien ces tueries. L’agence Associated Press cite le seul survivant de la famille Al Sayyid, Ali, 11 ans : « Les meurtriers étaient chauves et avaient de longues barbes ». Cette description est celle de djihadistes fanatiques et non pas des milices Shabiha. Ali raconta qu’il survécut car il fit semblant d’être mort et qu’il se macula avec le sang de sa mère.

Les sunnites rebelles liquident toutes les minorités.

Le 1er avril, la soeur Agnès-Maryam, du monastère de Jacob (« Deir Mar Yakub ») qui se trouve au Sud de Homs dans le village de Qara, a décrit dans une longue lettre ouverte le climat de violence et de peur qui régne dans la région. Elle concluait que les rebelles sunnites avait pour objectif l’élimination planifiée de toutes les minorités. Elle décrit les expulsions des alaouites et des chrétiens de leurs maisons, qui sont ensuite occupées par les rebelles, les viols de jeunes filles que les rebelles s’attribuent comme trophées de guerre. La soeur vit de ses yeux les rebelles tuer un marchand dans une rue de Wadi Sajjeh à l’aide d’une voiture piégée et ensuite les entendre déclarer aux cameramen d’Al Jazzera que c’était un crime du gouvernement. Finalement elle raconte comment des rebelles sunnites ont enfermés dans une maison du district de Khalididja à Homs des chrétiens et des alaouites pris en otages pour la faire exploser pour ensuite attribuer cette horreur au gouvernement syrien.

Pourquoi, donc, les témoins syriens de mon article peuvent ils être considérés comme fiables ? Parce qu’ils n’appartiennent à aucun parti en conflit, parce qu’ils sont pris au milieu de ce conflit et qu’ils ont tout intérêt à faire cesser au plus vite toute escalade de la violence. Plusieurs de ces gens ont déjà été tué ce qui explique pourquoi aucun ne veut plus révéler son identité. Dans une période où une vérification indépendante des faits sur place n’est pas possible, il ne peut y avoir aucune certitude que chaque détail des faits décrits se soit exactement passé de la manière ainsi décrite. C’est ainsi que même si le massacre d’Houla s’est bel et bien passé de la manière décrite, on ne peut pas en tirer de conclusion pour les autres massacres. Comme pour les événements du Kosovo, chaque massacre devra être l’objet d’une enquête spécifique après ces événements.

Quels sont les autres faits qui corroborent notre version des faits ? Le Frankfurter Allgemeine Zeitung ne fut pas le seul ni le premier à rapporter une nouvelle version du massacre de Houla. D’autres rapports ne purent entrer en compétition avec les grands médias internationaux pour faire entendre leur version des faits. Celui du journaliste russe Marat Musin par exemple, qui travaille pour la petite agence ANNA et qui se trouvait à Houla les 25 et 26 mai, non seulement fut en partie témoin de ce qui se produisit là-bas mais il publia également les témoignages d’autres témoins oculaires des faits. Autre exemple : le journaliste hollandais arabophone, indépendant et vivant à Damas, Martin Janssen, contacta le monastère de Jacob à Qara, qui a accueilli de nombreuses victimes du conflit et dont le travail humanitaire des nonnes est exemplaire.

Les rebelles ont présenté aux observateurs de l’ONU leur version du massacre

Les nonnes lui racontèrent comment, le 25 mai ,plus de 700 rebelles armés, venant de Rastan, débordèrent un check point de l’armée sur la route de Taldou et comment ils empilèrent les corps de leurs victimes civiles et militaires devant la mosquée et comment, le jour suivant, ils racontèrent leur version du massacre,qu’ils attribuèrent à l’armée gouvernementale, aux oreilles complaisantes et gagnées à leur cause des grands médias internationaux tout comme des observateurs de l’ONU. C’est ainsi que le Secrétaire Général de l’ONU annonça au Conseil de Sécurité de l’ONU que les circonstances exactes de ce massacre n’étaient pas claires. Cependant l’ONU pouvait confirmer : « il y a bien eu des tirs d’artillerie et de mortier. Il y eut également d’autres formes de violence, des exécutions rapprochées ainsi que graves abus ».

On peut reconstituer la suite des événements de la manière suivante : le 25 mai, après la prière du Vendredi, plus de 700 rebelles armés, sous la direction de Abdurrazzaq Tlass et Yahya Yusuf, arrivèrent en trois groupes de Rastan, Kafr Laha et Akraba ; ils attaquèrent trois check points tenus par l’armée régulière autour de Toulda. Les rebelles, numériquement les plus forts, et les soldats de l’armée, en majorité sunnites, se battirent violemment ; ces engagements coûtèrent la vie à deux douzaines de soldats, en partie des conscrits. Durant et après ces combats les rebelles, aidés par des habitants de Toulda, supprimèrent les familles Sayyid et Abdarrazzaq.
Elles avaient refusé de se joindre à l’opposition.

Rainer Hermann
Frankfurter Allgemeine Zeitung, 13.06.2012.

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Voir aussi :

 

 Jean Bricmont : Guerre en Syrie ? « On va vers une espèce de folie »


http://www.silviacattori.net/article3336.html

 

Journaliste allemand: Massacre de Houla perpétré par les rebelles sunnites

 

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Autre guerre :

 

Le régime de Kagame entretient la guerre civile au Kivu

 

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 05:44
Les Etats-Unis préparent une guerre par procuration et sur plusieurs fronts contre la Syrie
Depuis la parution, le 16 mai, de l’article du Washington Post sur un afflux d’armes aux forces d’opposition syriennes, le projet du gouvernement Obama d’une guerre par procuration contre la Syrie est devenu encore plus évident.
  
Chris Marsden
 


Les Etats-Unis préparent une guerre par procuration et sur plusieurs fronts contre la Syrie
Le Post a dit que parvenait aux opposants « une quantité nettement plus importante d’armes plus puissantes, financée par les pays du Golfe persique [Arabie saoudite et Qatar] et coordonnée en partie par les Etats-Unis, » sur la base d’une perspective selon laquelle « l’expansion d’une confrontation armée était inévitable. »

L’Arabie saoudite et le Qatar ont envoyé des armes avec l’approbation de Washington qui jouit de « vastes contacts avec les forces d’opposition pour procurer aux pays du golfe des évaluations de la crédibilité des rebelles et de l’infrastructure de commandement et de contrôle. »

Une source additionnelle d’armement sont les Frères musulmans qui disposent de « leur propre voie d’approvisionnement aux rebelles en recourant aux ressources de riches individus privés et à l’argent provenant des pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite et le Qatar, a dit Mulham al-Drobi, un membre du comité de direction des Frères musulmans. »

Le Post a conclu en faisant remarquer, « Le Pentagone a préparé des options pour la Syrie qui vont jusqu'à envisager des frappes aériennes pour détruire les défenses aériennes du pays. »

Dans le quotidien Daily Telegraph du 22 mai, Michael Weiss, directeur des communications et de recherche de Henry Jackson Society, écrivait que « Des sources rebelles à Hatay m’ont dit hier soir que non seulement la Turquie livre des armes légères à des commandants de bataillons choisis, mais qu'elle entraîne aussi des Syriens à Istanbul. »

Il a poursuivi en disant, « Ces derniers jours, des hommes, dans l’unité desquels j’étais embarqué (« embedded »), ont été informés et sélectionnés par le service de renseignement turc et d’importantes livraisons de fusils d’assaut AK-47 ont été transportées par l’armée turque à la frontière turco-syrienne… Du matériel est entreposé à Damas, à Idlib près de la frontière turque et à Zabadani à la frontière libanaise. »

Weiss souligne la réponse du porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, faite à un article paru dans le Washington Post et qui équivaut difficilement à un démenti. « Nous continuons à fournir une assistance « non létale à l’opposition, » a-t-il dit. « Et, alors que je ne peux que parler pour les Etats-Unis, nous savons que d’autres continuent d’envoyer différents types de soutien, et je vous conseillerais de vous adresser à eux pour caractériser la nature de leurs actions. »

Weiss conclut en disant, « La Turquie n’agirait pas dans ce sens sans l’autorisation ou l’encouragement clair américain. Je ne pense pas non plus que le sénateur américain, Joseph Lieberman, qui réclame des frappes aériennes chirurgicales et la création de zones tampon en Syrie, indiquerait que le gouvernement s’approche d’une réponse militaire à la crise humanitaire que le grotesque ‘cessez-le-feu’ de Kofi Annan n’a nullement contribué à endiguer, à moins d’être suffisamment sûr que c’est effectivement le cas. »

Un article exclusif du 22 mai paru sur le site Internet DEBKAfile précise que « Les rebelles syriens ont reçu leurs premières armes antitanks de ‘troisième génération’, 9K115-2 Metis et Kornet E. Elles ont été livrées par des agences de renseignement saoudites et qatari après avoir reçu un message secret du président Barack Obama leur conseillant d’augmenter leur participation dans l’effort d’évincer Assad. »

DEBKAfile, qui est proche des sources néo-conservatrices américaines, décrit ces livraisons comme n’étant « qu’un aspect du développement du plan américain pour la crise syrienne…Le service de renseignement turc a reçu le feu vert pour armer les rebelles syriens en leur procurant des IED (engins explosifs improvisés) appelés ‘roadside bombs’ conçus pour le théâtre de guerre syrien et pour apprendre intensivement aux dissidents à utiliser les installations militaires turques. » Ceci équivaut à une première intervention militaire directe d’Ankara en Syrie.

La Turquie agit depuis quelque temps comme un front organisationnel pour une intervention impérialiste en Syrie et visant à évincer le régime pro-iranien de Bachar al-Assad. La Turquie abrite le Conseil national syrien (CNS) et son bras armé, l’Armée syrienne libre (ALS) – qui organise ses offensives en franchissant la frontière longue de 910 km que la Turquie partage avec la Syrie.

Le Liban et la Jordanie servent aussi de base pour organiser l’insurrection. Des contacts récents ont également été établis avec des groupes kurdes qui sont réticents à se joindre aux Frères musulmans et à d’autres éléments sunnites sectaires jugés comme étant inféodés à leur ennemi de longue date, la Turquie.

En ce qui concerne l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, l’implication du Liban en tant que force intermédiaire est fondée sur le fait d’attiser une hostilité sectaire contre l’Iran chiite et le régime alaouite d’Assad – en élargissant le conflit intérieur avec le Hezbollah chiite qui est financé par Téhéran et Damas.

Ces dernières semaines, on a assisté à une intensification des affrontements sectaires au Liban et qui ont coûté la vie à plusieurs personnes. Les combats ont atteint la capitale, Beyrouth, après l’arrestation à un point de contrôle au Nord du pays d’un religieux anti-syrien et de son garde du corps et de l’arrestation d’un dirigeant sunnite Shadi al-Mawlawi accusé de faire partie d’un groupe terroriste et qui a maintenant été libéré sur caution.

Les tensions se sont encore accrues après l’enlèvement par 40 tireurs de l’ALS de 13 pélerins libanais chiites. Ceci a occasionné des protestations à Beyrouth qui ne se sont apaisées qu’après l’intervention du dirigeant du Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah.

Dans une décision visant une fois de plus à isoler l’Iran et la Syrie en écrasant une insurrection chiite à Bahreïn, l’Arabie saoudite cherche à créer une union dans le Golfe avec les six membres de l’actuel Conseil de Coopération du Golfe – le Bahreïn, Koweït, Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Des plans pour une union préparatoire initiale entre l’Arabie saoudite et le Bahreïn ont incité des milliers de personnes d’une population majoritairement chiite de Bahreïn à protester dans une manifestation qui s’est étendue sur près de 5 kilomètres. L’Iran a qualifié cette proposition de « plan américain d’annexion du Bahreïn et de l’Arabie saoudite. »

Le Bahreïn est totalement tributaire des forces saoudiennes qui étaient entrées au Bahreïn en mars dernier afin d'écraser des protestations dans le pays.

Des projets pour une union plus large ont été rangés au placard après que se sont tenues cette semaine à Ryad des discussions initiales présidées par le roi Abdallah. Le prince Saud al-Faisal a dit qu’un délai était nécessaire pour « rassembler tous les membres et pas seulement deux. »

La Ligue arabe a jeté son poids dans la balance pour soutenir le projet en avertissant l’Iran de mettre fin à sa campagne médiatique « et aux déclarations des responsables iraniens » à l’encontre d’une union politique et militaire des Etats du Golfe.

«Toute démarche d’union entre le Bahreïn et l’Arabie saoudite est une question souveraine concernant ces deux Etats et d’autres pays du Golfe et aucun autre pays n’a le droit de s’immiscer, » a dit le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Elaraby.

La Syrie est également durement touchée par les sanctions internationales qui ont coûté 4 milliards de dollars à son secteur pétrolier, selon le ministre du Pétrole et des Ressources minières, Sufian Allaw, et qui ont entraîné de fortes augmentations de prix et des pénuries pour ses citoyens. La production de gaz de la Syrie ne couvre que la moitié des besoins du pays et les prix pour un réservoir de gaz de cuisine ont plus que quadruplé.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a une fois de plus mis en garde hier contre une guerre civile imminente en Syrie en cas d’échec du soi-disant plan de paix actuel.

Le même jour, le roi Abdallah d’Arabie saoudite écrivait être « profondément préoccupé » par la violence sectaire au Liban. Dans une lettre adressée au président Michal Sulaiman, il a averti que « Du fait de la gravité de la crise et de la possibilité qu’elle provoque un conflit sectaire au Liban en le remettant dans la guerre civile, nous contemplons… vos efforts de mettre fin à la crise… et de tenir le Liban à l’écart des luttes étrangères notamment de la crise syrienne toute proche. »

Toutes ces déclarations sont cyniques. Les Nations unies sont tout à fait conscientes que Washington est en train de poursuivre une politique délibérée de déstabilisation de la Syrie pour justifier une guerre en faveur d’un changement de régime menée par ses alliés – avant tout à Ryad, Ankara et Doha – avec le soutien militaire de Washington. Avec des efforts plus larges entrepris à présent pour forger une alliance fondée sur les Sunnites des pays anti-Iran, ceci pourrait mettre le feu à une guerre totale dans la région qui aurait des conséquences dévastatrices.

http://www.wsws.org/francais/News/2012/mai2012/syri-m26.shtml http://www.wsws.org/francais/News/2012/mai2012/syri-m26.shtml

 

http://www.alterinfo.net/Les-Etats-Unis-preparent-une-guerre-par-procuration-et-sur-plusieurs-fronts-contre-la-Syrie_a76847.html

 

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 04:33

Damas nie toute responsabilité dans le massacre de Houla

Vous en avez certainement entendu parler, à Houla un massacre à eu lieu, version officielle: ce sont les autorités, le gouvernement qui est responsable, version décriée par ce même gouvernement qui nie toute responsabilité, cela ne serait pas la première fois que des false-flags sont créés pour arriver à des fins bien peu réjouissantes…

Le régime syrien a nié dimanche être à l’origine du bombardement de la ville de Houla, qui a causé la mort de 92 personnes, dont 32 enfants, dans la nuit de vendredi à samedi.
« Nous réfutons totalement toute responsabilité gouvernementale dans ce massacre terroriste qui a visé les habitants », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jihad Makdissi, lors d’une conférence de presse à Damas.
Il a annoncé la mise sur pied d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur les événements. « Nous avons formé une commission conjointe de l’armée et de la justice qui va enquêter sur l’ensemble des faits et qui publiera ses résultats dans trois jours », a-t-il poursuivi. (Lire la suite…)
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Voir aussi :
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Sommaire : 

Les observateurs reconnaissent la présence de terroristes.

Elwatan : Alors que les violences se poursuivent dans plusieurs villes ... Washington coordonne les livraisons d’armes aux rebelles syriens.

Aoun: Tous ceux qui avaient soutenu Israël lors de son agression contre le Liban appuient à présent l'offensive contre la Syrie.

Soraya Hélou ; Les masques sont tombés...

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Capitaine Martin : Gregorios III : « une dictature de la presse sur la crise syrienne ». 

2 Les brèves 

2-1 Bahar Kimyongur : Acte de censure de l’AKP dans le dossier syrien. 

2-2 Cameron s'est déclaré prêt à envoyer des forces militaires, en Syrie.

2-3 french.ruvr : La France rejette les propositions de conciliation d’Assad. 

3  Politique 

3-1 Bill Van Auken : Les bombardements terroristes de Damas: du 'Made in USA'. 

3-2  IRIB : Guerre nucléaire : Medvedev met en garde.  

3-3 Mondialisation.ca : Le plan des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite pour détruire la Syrie.

3-4 Moscou : Après leur échec en Syrie, certaines puissances s'orientent vers le Liban.

3-5 La Russie dénonce des tentatives de faire dérailler le plan de Kofi Annan en Syrie.  

4 Dossier   

4-1 Assad invite la France à renoncer "aux incitations au chaos".  

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

5-1 Ria Novosti :  L’Otan exclut toute intervention. 

5-2 Raid routinier contre Grup Yorum à la veille d’un concert.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Un fin observateur de ce qui se passe dans son pays, raconte les atrocités sont perpétrées par l’« armée syrienne libre »

6-2 Giulietto Chiesa : Exercices militaires US à la frontière jordano-syrienne : Mais quel curieux hasard…

 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 04:29

 

Caler l’attaque de l’Iran dans le calendrier de la déconfiture européenne

Les médias occidentaux évoquent la rencontre, à Bagdad, concernant le devenir du nucléaire iranien. Mais y a-t-il de la part de l’Occident une volonté réelle de trouver un accord ?

La presse iranienne ne semble pas accorder beaucoup de crédit à ces réunions, même celle de Moscou. Par exemple, selon le quotidien ultra-conservateur Kayhan, dont le directeur est nommé par le Guide suprême iranien Ali Khamenei : “Les discussions de Moscou n’aboutiront à rien”. Pourquoi ? Parce que les puissances occidentales font monter les enchères tellement haut, qu’elles sont inacceptables pour Téhéran. Selon ce quotidien, les grandes puissances cherchent seulement à gagner du temps.

Pour le moment, il y a la crise économique européenne et des priorités d’ordre monétaire. Aussi cherche-t-on à freiner la progression des cours du pétrole et faciliter la réélection du président américain Barack Obama en novembre 2012.

Que penser du fait que le Premier ministre israélien vient enfin d’obtenir une majorité écrasante au parlement pour engager une guerre contre l’Iran ? Que penser de l’armada militaire délirante constituée par les Etats-Unis dans le Golfe… comme si tout était déjà décidé ? Les réunions organisées par les leaders occidentaux semblent EN EFFET de la pure mise en scène… comme d’habitude.

 

Nucléaire iranien: Téhéran va construire une deuxième centrale

 

C’est à se demander s’ils enfoncent le clou ou s’ils tendent le bâton pour se faire battre… Leur première centrale pas encore finalisée a déjà été attaquée à de multiples reprises dont avec le virus stuxnet qui viendrait d’Israël suivant les pistes laissées dans le code du-dit virus, il en veulent une seconde dans un premier temps, puis d’autres parla suite. N’ont-ils pas comprit de plus que le nucléaire n’est plus une solution d’avenir? Dingues de chez dingues…

Voilà une nouvelle qui risque de ne pas plaire au régime sioniste et de nous rapprocher un peu plus d’un conflit qui parait de plus en plus probable,sinon certain…!

L’Iran va lancer l’an prochain la construction d’une deuxième centrale nucléaire iranienne à Bouchehr (sud), à côté de la centrale actuelle construite par la Russie. C’est l’annonce faite dimanche par la télévision d’Etat, citant le chef du programme nucléaire iranien Fereydoun Abbassi Davani.

La télévision n’a pas donné davantage de précisions. L’année iranienne court du 21 mars 2013 au 20 mars 2014. “L’Iran va construire l’an prochain une centrale nucléaire de 1000 mégawatts à Bouchehr”, a déclaré M. Abbassi Davani sans préciser si la Russie serait également associée à cette entreprise.

Les dirigeants iraniens ont annoncé à plusieurs reprises depuis deux ans leur intention de construire jusqu’à une vingtaine de centrales nucléaires, d’une puissance totale de 20’000 mégawatts, mais n’avaient jamais fait d’annonce précise concrétisant cette intention. (Lire la suite…)

 

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