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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:50

 

 

 

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LA PAIX FROIDE AVEC L’EGYPTE EST ENTREE DANS UNE ZONE DE TURBULENCES AVEC LA VICTOIRE DE MORSI


Le régime sioniste se prépare à attaquer l’Egypte après la victoire des islamistes suite aux élections de ce pays. Selon Fars News citant Russia today, la victoire des islamistes et notamment les Frères musulmans en Egypte, met ce pays en situation de guerre potentielle avec le régime sioniste.

Selon cette source, les Etats-Unis cherchent à préserver les accords de paix entre l’Egypte et Israël, ce pays se prépare à se lancer dans la guerre contre son voisin et ce pour faire face aux Frères musulmans.

Les “Frères musulmans”, en tant que parti victorieux, lors des deux phases des élections législatives, en Egypte, ont affirmé que le prochain gouvernement ne mettra pas en application les plans des Etats-Unis et d’Israël.

L’ancien ministre israélien de la guerre conseille à l’armée de s’apprêter à faire la guerre avec l’Egypte. Au cours d’un entretien avec Haaretz Bejamin Ben Eleizer affirme que l’Egypte a depuis toujours joué un rôle clé dans les équations régionales.

C’est un pays dont dépend la stabilité de l’Arabie saoudite et des pays du golfe persique et sa perte est un coup irréparable pour Israël.

L’armée égyptienne s’affaiblit de jour en jour et perd de son influence sur les prises de décision et ceci est une mauvaise chose pour nous”.

Netanyahu :  “La terre contre la paix”
Le Premier Ministre Netanyahu a fièrement présenté lors d’un récent discours une des réalisations de son gouvernement, la haute clôture de sécurité le long des 220km de frontières avec l’Egypte.

«  Je l’ai dit depuis des années que notre stratégie défensive doit cesser de tabler sur des systèmes militaires défensifs. Arrêtons de dépenser de l’argent pour une défense statique.

(Se souvenir de la ligne Bar-Lev lors de la guerre de Kippour) a conseillé Netanyahu a ses ministres, avant d’ajouter « Nos ennemis préparent une manœuvre. Nous devrions adopter la seule doctrine militaire qui n’a jamais vraiment fonctionnée – l’anticipation en lançant la guerre sur leur territoire ».

« Il y a deux leçons évidentes à tirer de ce qui se passe en Egypte », a martelé  le premier ministre israélien. « Tout d’abord, la fameuse formule de “la terre contre la paix”, elle est devenue abracadabrantesque. Nous avons donné la terre pour la paix et maintenant ils ont décidé de détruire la paix, mais de garder la terre.

La deuxième leçon est bien sûr que tout l’enthousiasme des  Occidentaux, pour la «démocratie arabe» et particulièrement par les conservateurs qui ont un grand besoin de faire la guerre, d’une façon différente ressemble à une expérience rédemptrice ou quelque chose d’irresponsable au point d’en être malveillant. Nous vous avons prévenu maintes et maintes fois que cela finirait mal.

Mais vous avez dit que nous avions tort et, qu’en fait, c’était immoral en quelque sorte de préférer Moubarak au «peuple».

Les frères musulmans appellent déjà à la guerre
Les Frère musulmans n’auront pas tardé à contredire Elbaradeï qui s’évertuait à présenter le mouvement comme inoffensif et modéré.  Le groupe appelle déjà à la guerre contre Israël, ce qui ne manquerait pas d’enflammer toute la région.

Mohamed Ghanem, l’un des leaders des Frères musulmans en Egypte  qui a appelé à arrêter l’approvisionnement  en gaz à Israël et à préparer l’armée égyptienne pour une guerre avec son voisin. Parlant à la station de télévision iranienne Al-Alam, Mohamed Ghanem a accusé Israël de soutenir le régime de Hosni Moubarak.

Ghanem a également déclaré que la police égyptienne et l’armée ne seront pas en mesure d’arrêter le mouvement des Frères musulmans. Israël a rétrocédé le Sinaï à l’Egypte en 1982, en vertu du traité de paix conclu en 1979.

Trahison de la cause arabe
Le traité de paix entre Israël et l’Égypte, signé par Begin et Sadate en 1979 à la Maison-Blanche, n’a jamais été guère plus qu’une «paix froide» entre les deux voisins.

Outre la coopération sécuritaire, et quelques contrats tels que l’accord gazier, les deux pays n’ont jamais établi de réelles relations commerciales ou culturelles. Les frères musulmans, opposants historiques au régime Moubarak, n’ont cessé de dénoncer la normalisation des relations avec Israël comme une trahison de la cause arabe.

Aujourd’hui à la tête du pouvoir, les islamistes ont multiplié les assurances qu’ils ne remettraient pas en question la paix avec Israël, mais en les assortissant de déclarations ambiguës.

En coulisse, les Américains tentent de sauvegarder un traité qui a longtemps constitué un élément essentiel de leur politique au Moyen-Orient. Mais l’époque de l’étroite coopération entre le Mossad et les services de sécurité égyptiens est révolue, et les deux voisins se regardent désormais avec une méfiance accrue.

Les mises en garde de Suleiman contre une guerre
L’ancien chef des renseignements de l’Egypte a mis en garde contre une victoire des Frères Musulmans. L’ancien chef des services de renseignements, Omar Suleiman, qui avait été nommé par l’ex-président Hosni Moubarak comme vice-président dans les derniers jours de son administration, est l’un des dix candidats qui ont été empêchés de se présenter aux élections de mai  a exprimé sa crainte qu’Israël aura à envahir le Sinaï si les Frères Musulmans sortent victorieux des élections présidentielles.

Dans  une interview que Suleiman a donnée à un journal égyptien dans laquelle il dit : “je crains que des jugements erronés nous poussent dans des affrontements avec Israël. Le Sinaï peut devenir une zone d’où des roquettes sont tirées sur Israël, et les parties pourraient êtres entraînées dans la guerre.”

L’Egypte est un volcan, l’Occident fait la sieste
Dans un article publié  Par  le site Israël Flash , le journaliste  Barry Rubin écrit : Les frères musulmans  qui sont  au pouvoir en Egypte se considèrent comme étant en guerre avec Israël. Il importe relativement peu qu’il y ait encore un traité de paix. Au Caire, il n’y a pas de pensée pour la paix. Il s’agit de la plus grande catastrophe du deuxième « printemps arabe ».

La même chose s’applique à l’attitude du gouvernement égyptien envers les États-Unis. C’est la plus grande catastrophe. C’est une catastrophe que les décideurs américains n’ont même pas commencé à reconnaître, et ont encore moins contré. Voici  l’exemple.

Le Parlement égyptien a voté à l’unanimité l’expulsion de l’ambassadeur d’Israël et l’arrêt de toutes les exportations de gaz naturel vers Israël.

Le parlement des affaires arabes a publié un rapport qui a déclaré: « L’Egypte révolutionnaire ne sera jamais un ami, un partenaire ou un allié de l’entité sioniste (Israël), que nous considérons comme l’ennemi numéro 1 de l’Egypte et de la nation arabe.

Elle traitera cette entité comme un ennemi, et le gouvernement égyptien est appelé à examiner toutes ses relations et les accords avec l’ennemi». Dans ce rapport, Israël est considéré comme une « entité » et non comme un état avec lequel l’Egypte est en « paix » depuis trente ans après la « fin » du dernier conflit. Entité ; ce même terme est utilisé par l’Iran, le Hamas et le Hezbollah.

Le rapport approuve également la résistance palestinienne « dans tous les genres et  toutes les formes de « politiques agressives » contre Israël. C’est une approbation de la lutte  menée par le Hamas et du lancement de roquettes, de missiles et d’obus de mortier tirés depuis la bande de Gaza. Dans un sens, il s’agit d’une déclaration de guerre.

Cela signifie que l’Egypte fera presque n’importe quoi pour aider le Hamas à mener une guerre contre Israël depuis la bande de Gaza. Cela signifie la libre circulation de matériel militaire, de l’argent, et même des bénévoles égyptiens. Si les choses ne sont pas dites maintenant, elles ne le seront certainement dites dans un an.

Cela ne signifie pas que l’Egypte entrera en guerre et attaquera Israël par le biais de son armée.

Et l’Occident n’a pas la moindre idée qu’il y a un volcan qui jette de la vapeur et des pierres dans l’air, qui grondement, et s’apprête à exploser.

L’Election de  Morsi  a affaibli   Israël
Israël appréhendait une remise en cause du traité de paix avec l’Egypte, après l’élection à la présidence de l’islamiste Mohamed Morsi, mais s’inquiétait d’abord de la dégradation de la situation à la frontière.

M. Morsi, tout juste proclamé élu dimanche, a promis de respecter les traités internationaux, sans autre précision.

Quelques heures auparavant, il a déclaré à l’agence iranienne Fars que l’Egypte allait “réviser les accords de Camp David” qui ont établi la paix avec Israël. Interrogé par l’AFP, un haut responsable israélien a souligné sous condition d’anonymat que “la victoire des islamistes n’est pas de nature à rassurer Israël”, espérant une “attitude pragmatique” de leur part.

“Israël et l’Egypte sont soumis aux mêmes impératifs, la sécurité le long de leur frontière de 240 km, le règlement négocié du conflit israélo-palestinien, et des intérêts économiques”, a-t-il ajouté.

“Il y a désormais à la tête de l’Egypte un homme qui n’a jamais caché son hostilité à Israël”, a déclaré  un député israélien, ancien ministre de la Défense, et proche du président égyptien déchu Hosni Moubarak.

Le ministre de la Défense Ehud Barak a relevé dans un communiqué “les opportunités et les défis” que représente pour Israël cette nouvelle donne et assuré que son pays assumerait sa “responsabilité pour contribuer à la stabilité, au calme et à la paix dans la région”. Le haut responsable interrogé par l’AFP a évoqué l’aide annuelle d’1,5 milliard de dollars octroyée à l’Egypte par les Etats-Unis, garants du traité de paix, et les “zones industrielles qualifiées” (ZIQ), dont les produits sont détaxés sur le marché américain s’ils comportent au moins 11,2% de composants israéliens.

Israël a anticipé la victoire des Frères musulmans, affirme dans une tribune au quotidien Yediot Aharanot, Dov Weissglas, ancien conseiller de l’ex-Premier ministre Ariel Sharon.

Il relève la “faible riposte de l’armée israélienne” aux tirs de roquettes du Hamas la semaine dernière “par crainte d’enflammer la rue égyptienne et de conduire le gouvernement égyptien à réagir contre nous”.”C’est le prix qu’Israël commence à payer pour sa crainte d’une Egypte différente”, ajoute-t-il, appelant en conséquence à une reprise de “négociations de paix sérieuses” avec les Palestiniens.

Les relations se dégradent
La rupture du contrat gazier entre Israël et l’Égypte constitue une nouvelle étape dans la dégradation progressive des relations entre les deux pays depuis la révolution égyptienne de février 2011.

Un incident frontalier ayant occasionné la mort de plusieurs soldats égyptiens en août 2011, tués par l’armée israélienne lancée à la poursuite d’auteurs d’un attentat terroriste sur une route du sud d’Israël, avait déclenché de violentes manifestations, qui avaient culminé par le sac de l’ambassade israélienne au Caire en septembre.

Depuis, les diplomates israéliens n’assurent plus qu’une présence symbolique quatre jours par semaine dans la capitale égyptienne, où ils n’arrivent plus à trouver à louer de locaux. Israël a lancé au printemps dernier des travaux de construction d’une barrière de sécurité le long de sa frontière désertique avec le Sinaï.

La région sud, longtemps l’une des plus sûres d’Israël, connaît depuis plusieurs mois des états d’alerte réguliers. Les vacanciers israéliens, qui se rendaient régulièrement sur les plages du Sinaï égyptien, ont presque totalement déserté la péninsule, les autorités israéliennes déconseillant à présent formellement à leurs ressortissants de se rendre en Égypte.

 

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source

 

http://www.algerie360.com/international/israel-se-prepare-a-la-guerre-avec-legypte/#.T_ZINOFfRV0.email

 

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Hamas/Frères musulmans: L'Egypte et Gaza prêts à s'allier

 
Jeudi, 05 Juillet 2012 18:54

  

Le chef du gouvernement Hamas de la bande de Gaza, Ismaël Haniyeh envisage de rencontrer prochainement le nouveau président égyptien Mohamed Morsi pour évoquer les perspectives de l'ouverture des frontières de l'enclave palestinienne. Le mouvement Hamas, au pouvoir à Gaza, se considère comme une branche de l'organisation égyptienne Frères musulmanes avec laquelle est lié le nouveau président égyptien. Hamas table sur l'aide de M.Morsi dans la levée du blocus économique.


Le chef du gouvernement Hamas de la bande de Gaza, Ismaël Haniyeh envisage de rencontrer prochainement le nouveau président égyptien Mohamed Morsi pour évoquer les perspectives de l'ouverture des frontières de l'enclave palestinienne, rapportent jeudi les médias locaux.

Auparavant, le vice-premier ministre du gouvernement de Gaza, Mohammed Aouad, cité par l'agence d'information palestinienne Ma'ad News, a déclaré que l'Égypte et l'Autorité palestinienne travaillaient de concert sur l'organisation d'une rencontre entre MM Morsi et Haniyeh au Caire.

M.Aouad a en outre fait remarquer que les leaders de la bande de Gaza voulaient atteindre des mesures concrètes en vue de lever l'embargo à l'encontre de l'enclave palestinienne, y compris la restauration du point de contrôle de Rafah sur la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza.

En 2007, l'Égypte a introduit conjointement avec Israël des sanctions contre Gaza suite au coup d'État islamiste. Ces dernières années, le blocus des frontières a été considérablement atténué, mais n'a pas encore été complètement levé.

Le mouvement Hamas, au pouvoir à Gaza, se considère comme une branche de l'organisation égyptienne Frères musulmanes avec laquelle est lié le nouveau président égyptien. Hamas table sur l'aide de M.Morsi dans la levée du blocus économique.


http://www.news26.tv/proche-orient/2120-hamasfreres-musulmans-legypte-et-gaza-prets-a-sallier.html

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:46

 

  Sur mon blog R-sistons :

 

Note d'eva : J'avais prévu de sortir un article sur la géopolitique du désastre, et la Conférence des Ennemis de la Syrie a changé la teneur de cette parution. Vous aurez la suite bientôt, à contre-courant, comme d'habitude, car je soutiens les Pays Non-Alignés dans leur lutte d'émancipation de la domination de l'Occident criminel. L'impérialisme, le colonialisme, l'ingérence dans les affaires des autres, les guerres de domination et de prédation, ça suffit ! Et l'hypocrisie de l'Occident dépasse l'entendement ! (eva)

 

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Couverture de mon ouvrage "Moi j'aime pas Giscard" détournée, à ma demande et selon mes souhaits. La Pensée Unique, je la combats, en bonne résistante aux "médiamensonges" (Michel Collon), en journaliste non-alignée sur la Pensée Officielle au service de la Haute Finance et des multinationales de guerre ! (note d'eva)

 

 

 

http://socio13.wordpress.com/ 

 

De la Conférence des ennemis de la Syrie

à la géopolitique du désastre

Par eva R-sistons

 

 

La Conférence des pseudos amis de la Syrie s'est réunie en France, avec un Hollande et un Fabius poursuivant l'oeuvre mortifère de Nicolas Sarkozy. Le changement promis n'a pas eu lieu, ni en matière d'Europe, ni en matière diplomatique. Nous sommes bernés en permanence ! Or donc, voici une 3e réunion pour aider Bachar-el-Assad à "sortir", autrement dit pour éliminer ce dirigeant gênant car dissident, non-aligné. Gare aux Etats indépendants !

 

Les faux amis de la Syrie accréditent l'idée dune guerre civile, de communautés, alors qu'il s'agit d'une guerre classique de l'OTAN (l'Organisation Terroriste Anti-Nations) pour dominer un  pays, le soumettre et le piller. L'OTAN veut d'ailleurs soumettre toute la région, et la planète entière, aussi. Son influence ne cesse de s'étendre, de gré ou de force ! Et les médias se gardent de dire la vérité...

 

Dans notre démocratie "irréprochable", jamais nous n'entendons le point de vue du camp adverse, jamais une interview des Représentants du régime syrien. Et en permanence nos Médias aux mains des Industriels de l'Armement alimentent la guerre, avec chaque jour de nouvelles images pour ne pas lasser l'Opinion, un fois on nous montre de jeunes victimes, le lendemain une icône est proposée, puis on nous propose des images de massacres ou des interviews de torturés, ou encore les souffrances de civils bombardés, et lorsqu'il ne se passe rien de nouveau, on évoque le père de Bachar-el-Assad et ses "exactions".

 

Car il faut bien voir que nos Médias n'informent pas, ils sont des acteurs essentiels de la guerre en propageant de fausses informations, en conditionnant, en dressant l'Opinion contre le pays attaqué.

 

Le règne de l'hypocrisie

 

Tout n'est qu'hypocrisie. A ce jeu, François Hollande excelle : "C'est une terrible situation humanitaire" s'émeut-il, en ajoutant qu'il faut encourager "l'ONU à prendre ses responsabilités le plus vite possible" !


Fabius, lui, déplore une situation "contraire aux exigences universelles humaines et du droit". Il demande que "les Syriens puissent choisir librement leur régime", oubliant que justement, ils ont déjà voté pour le maintien de celui-ci ! Et il assure agir "au nom du Droit des personnes, de la recherche de la paix, de l'ordre et de la sécurité, et de la lutte contre le terrorisme. Tout converge pour soutenir un autre Régime politique décidé librement par les Syriens. Rien, rien ne sera pire que Bachar-el-Assad, le désordre ne pourra être pire qu'aujourd'hui".  Est-ce tout ? Pas du tout ! Après la Syrie, il voit loin, le bonhomme ! Jusqu'en Iran, justement...: "L'Iran, c'est le prolongement de la Syrie. Parce que nous avons la volonté de travailler pour la paix, pour la sécurité, pour les Droits de l'Homme, nous ne pouvons pas accepter la menace nucléaire de l'Iran. Nous reconnaissons à l'Iran le droit de posséder le nucléaire civil. Mais pas le militaire ! C'est un risque pour la région...". Et le grand hypocrite continue : "Nous sommes très attachés à la sécurité mondiale ! La possession d'armes nucléaires par l'Iran serait une source de tensions internationales très grandes !". Et Israël, alors ? Il a des droits qu'on ne reconnaît qu'à lui dans la région ? Il ne menace personne ? Pourquoi ces  privilèges ? Au nom des camps de concentration ? Les autres victimes de génocides n'ont pas les mêmes droits, pourquoi donc ? 

 

En fait, l'Iran millénaire doit avoir sa dissuasion nucléaire : Ce serait sa meilleure protection, à lui qui n'a jamais attaqué personne, et qui est menacé d'être "rayé de la carte" par les "colombes" israéliennes ! 

 

Quant à la belliqueuse Mme Clinton, elle vitupère contre la Russie qui empêche l'Empire d'accomplir ses forfaits : "La Russie prend en otage le monde entier !", se lamente-t-elle. Vraiment, Madame ? Et vous, et vos zamis ?

 

Tout ce beau monde, les Fabius, les Hollande, les Clinton, les porcs du Qatar, sans compter les autoproclamés bienfaiteurs de l'humanité américains et israéliens ou les plus grands colons de la planète, anglais - tout ce beau monde, donc, se prétend obligé de fournir une aide "humanitaire" efficace aux pauvres syriens... attaqués par eux : Une aide amenée à évoluer en couloir humanitaire et en zone d'exclusion aérienne comme en Libye, donc bien armée, et porte ouverte, ensuite, à tous les abus avec les armes de destruction massive que les Irakiens n'ont jamais eues, mais que l'Occident, lui, se charge de moderniser sans cesse pour mieux trucider les populations au nom de la démocratie toujours plus irréprochable, cela va sans dire - et cela va mieux en le disant ! Plus les ficelles sont grosses, plus elles passent auprès des Veaux nourris au biberon des Médias collabos de la ploutocratie jamais repue. En tous cas, avec les corridors "humanitaires" en Syrie, gageons que le scénario libyen se répétera, avec les conséquences que l'on sait ! Alors, elle est pas belle, l'actualité, avec les toujours plus attentionnés Occidentaux ?   

 

Et tous ces amis de la Syrie sont "financés à coups de milliards de dollars par le Qatar" ! (Infos 19 h 30 FR3). Parmi eux, d'après le journaleux Christian Malard, "des Islamistes (très appréciés lorsqu'il s'agit d'attaquer Russes ou Syriens), des opposants en exil, et des libéraux". Des libéraux ? Comprenez, des atlantistes ou des sionistes grand teint ! Et à propos des Israéliens, j'admire leur capacité à être au premier rang de toutes les déstabilisations et de toutes les guerres impérialistes, sans jamais que leur nom ne soit mentionné. Il est vrai que ce sont leurs supportes qui orchestrent la désinformation !

 

Libérateurs à la sauce occidentale...

 

Et admirez aussi la jolie jolie synchronisation : En Libye, jadis si prospère sous Kadhafi et aujourd'hui via l'intervention de l'OTAN à moitié détruite, les partisans de Colonel sont torturés et tués un par un chez eux, et l'or comme le pétrole sont désormais gérés par les "démocrates" de l'Occident. Mais sur cette  terre "libérée" par les Multinationales de l'Armement, du Pétrole et de la Finance, on vote, justement, en pleine Conférence des bons zamis de la Syrie. Alors, elle est pas belle, la démocratie islamiste ? Les femmes émancipées du laïc Kadhafi  ont vu leurs hommes assassinés par les "libérateurs", et maintenant, un bonheur ne venant jamais seul, les voici découvrant les joies des lois salafistes... Vous voulez ça pour la Syrie ? Vous voyez la pimpante Mme Bachar-el-Assad avec un tchador ?  

 

Asma et Bachar el-Assad le 12 juillet 2008, crédits: Ammar Abd Rabbo

Asma et Bachar el-Assad le 12 juillet 2008, crédits: Ammar Abd Rabbo Flikr: cc - http://martiennes.wordpress.com/2011/08/01/entre-ombre-et-lumiere-les-femmes-el-assad/

 

Sur France24 (la Chaîne de Christine Ockrent au service de l'Info internationale, en réalité au service des néoconservateurs et de leurs guerres coloniales hégémoniques), une "amie" du peuple syrien est interrogée, une certaine Florence Ghoslan, au nom qui rappelle celui du Chef de l'Officine israélienne BNVCA. Parole neutre ? Vous plaisantez ! Juge et partie, c'est excellent pour l'info partisane, pour la désinformation, mais pas pour les citoyens en quête de vérité !   

 

Et toujours sur France24, M. Abou Diab, un politologue "sur mesure", commente la situation : "Il faut un vrai calendrier d'intervention, de vraies mesures de dissuasion... Comme en Yougoslavie et au Kosovo !" Et voilà, les Veaux sont avertis ! Une intervention comme en Yougoslavie... vous vous souvenez ? Le méchant Milosevic qui orchestre des massacres ethniques, et les pauvres Kosovars persécutés par l'ogre slave ! Oui, mais... les massacres sont mis en scène par l'Occident, comme en Irak hier ou en Syrie aujourd'hui, et le Kosovo est une terre mafieuse. Exit la puissante Fédération slave, l'alliance avec la Russie, et vive le morcellement assorti de la plus grande base américaine au Kosovo, juste aux portes de la Russie. Vive, aussi, les trafics juteux en tous genres !

 

L'Occident brûle de mettre la main sur la Syrie comme sur le Kosovo, pour s'en servir en tant que base arrière d'attaque de la prochaine cible... l'Iran ! Jolie cible... A l'avance, les magnats américains du Pétrole se réjouissent ! 

 

Et M. Abou Diab, au passage, s'en prend à la Russie, à la Chine et aux pays émergents (qui osent soutenir les rénégats syriens), tout en appelant à la constitution d'une large alliance des pays contre eux, en contournant l'ONU, s'il vous plaît ! "Nous sommes TOUS militants de la cause syrienne", renchérit le fervent ami d'Israël aux Affaires Etrangères, Laurent Fabius, qui comme DSK, sans doute, doit chaque jour se demander, en France, comment servir au mieux l'entité sioniste ! Euh, c'est ça qu'on appelle un conflit d'intérêts ?

 

En réalité, nos Médias ne sont pas des supports d'information, mais d'authentiques acteurs, d'authentiques instruments de guerre. Chaque jour, ils distillent le venin de la désinformation, la propagande de guerre qui doit nous conduire à accepter les intolérables guerres économiques et hégémoniques. Chaque jour, ils nous préparent à envoyer nos enfants, le moment venu, combattre les ennemis que l'Oligarchie aura choisi pour augmenter son influence et ses profits. Chacun son rôle : Les Elus aux ordres des ploutocrates, comme hier Sarkozy et aujourd'hui Hollande, "déplorent les bilans terribles pour la conscience humaine et la sécurité", et les médias relaient avec moult images-chocs, mises en scène impressionnantes, icônes bien choisies surtout très jeunes, commentaires émouvants, interviews pathétiques, analyses saignantes... La stratégie du choc, pour être acceptée, doit être précédée par la stratégie de la manipulation...

 

Et déjà, la baronne Ashton, Haut Représentant de l'UE pour les Affaires Etrangères (choisie par le groupe Bilderberg pour sa soumission, comme le terne Von Rumpuy), annonce devant les caméras que "nous allons CONTINUER dans TOUS les pays de la région" ! Voilà qui est clair, nous sommes prévenus... Et ne leur demandez pas pourquoi ils s'ingèrent ainsi dans les affaires des autres, la réponse fuse aussitôt : "S'ingérer dans les affaires intérieures d'un Etat est légitime dans ce moment où cette crise-là est devenue une menace pour la Sécurité internationale" !  C'est Sarkozy qui parle comme ça ? Non, c'est son clone, François Hollande. La démocratie occidentale nous permet de voter, mais seulement, à Droite comme à Gauche, pour ceux qui font la même politique... Et dire que c'est au nom de cette démocratie qu'on doit faire des guerres ! 


Ainsi, comme en Syrie l'Occident s'octroie le droit de décider du sort des pays contre la volonté de la majorité de la population, il s'octroie le droit d'intervenir partout où le Régime ne convient pas. C'est un changement majeur dans l'Histoire de l'humanité ! Toutes les règles du droit international sont bafouées, la souveraineté des Etats est piétinée, nous entrons dans une nouvelle phase, honteuse pour... la démocratie ! 

 

D'ailleurs, notre monde est en grande partie occupé par les puissances assassines de l'Occident. Rien n'échappe à leur contrôle : Médias, Sphères politiques, Cinéma, Livres d'Histoire, Facultés, tout est utilisé pour nous conditionner à accepter, plus que jamais, l'intolérable. Et l'hypocrisie de l'Occident ne connaît pas de limites : Il forme les adversaires de Bachar-el-Assad, il arme les opposants, il torture, tue, assassine, massacre, promeut les attentats terroristes, viole tous les droits humains, et crie au scandale lorsque le dirigeant syrien défend son peuple ! Et il proteste contre l'impunité de Bachar-el-Assad, alors que c'est lui, l'Occident, qui dévaste la planète en toute impunité et qui met en place des tribunaux à sa botte pour juger les crimes des autres tout en s'exonérant des siens, monstrueux !

 

L'Occident est bien la plus grande menace qui pèse sur l'humanité. Et l'influence de l'OTAN ne cesse de s'étendre, de gré ou de force ! L’OTAN Etend Son Réseau Militaire Sur Tous Les Continents

 

En tous cas, avec la Syrie, et en attendant la mise à mort de l'Iran, la 3e guerre mondiale a d'ores et déjà commencé... Aucun doute n'est plus permis !

 

eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

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Et puisqu'on ne donne jamais la parole au Régime syrien,

moi je la donne (eva)

 

 

Syrie : Interview du Président Al-Assad
avec un représentant des Médias Turcs

par DR Bachar al-Assad
Le 4 juillet 2012

 

Le Quotidien turc « Cumhuriyet » a publié le 3 juillet 2012 une partie d’une interview  accordée  par le Président  Bachar al-Assad qui s’est exprimé sur les événements en Syrie et leurs développements régionaux et internationaux. D’après « Shukumaku », cinq quotidiens turcs… avaient sollicité cet entretien accepté par les autorités syriennes compétentes, mais quatre d’entre eux n’ont pas été en mesure de se rendre en Syrie pour y participer ; le Directeur du Bureau du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan leur ayant demandé de s’abstenir. D’après Syria-politic [1], la BBC serait pratiquement le seul média à ne pas avoir plus ou moins mésinterprété le sens des paroles du Président syrien en ce même jour [NdT].

Monsieur le Président, est-ce que les relations tendues entre la Syrie et la Turquie, notamment depuis qu’un avion turc a été abattu, pourraient mener à une « chaude » confrontation entre nos deux pays, comme semble le croire les dirigeants turcs ?

Nous vivons une étape que je considère historique. Une multitude d’événements et de développements sont en train de dessiner la carte de toute une région. À mon avis, cette étape est probablement comparable  à celle qui a eu lieu, il y a cent ans, lorsque l’Empire Ottoman a reculé et que le Khalifat est tombé, avec la discorde entre les Arabes et les Turcs qui a suivi. Ces douze dernières années, et depuis la première visite du Président Sezer en  Syrie, nous n’avons eu de cesse de changer cette image héritée du passé, et même de l’effacer totalement de l’esprit des Arabes. Nous avons toujours dit que l’époque de ces litiges révolus nous a beaucoup et utilement appris.

Les Arabes ont perdu…  les Turcs ont perdu… il n'est donc pas raisonnable que, tout d'un coup, nous reprenne l’envie de revenir à ce stade pour que vous et nous perdions de nouveau ! Depuis un an et 3 mois, autrement dit, depuis le début de la crise en Syrie, nous avons travaillé dans plusieurs directions à la fois… la première pour résoudre la crise et faire face aux terroristes ; la deuxième pour tenter de conserver la relation que nous avions réussi à construire avec la Turquie, alors que chacun des pas et des discours de l’actuel gouvernement turc s’évertuent visiblement à la saper… Je peux dire qu'ils sont arrivés à détruire la plus grande partie de l'édifice que nous avions bâti, mais les fondations sont restées, et ces fondations sont les relations entre les deux peuples.

C’est pourquoi et en réponse à votre question, je tiens à dire qu’en Syrie nous continuerons à travailler dur pour que les choses n’en arrivent pas à la confrontation, une confrontation perdante pour la Syrie, et pour la Turquie. Je vois bien que la Turquie se dirige dans le sens inverse, mais seulement au niveau de son gouvernement, non au niveau de son peuple. Le peuple turc est  conscient et  ne permettra pas, comme nous ne permettrons pas, d’en arriver là. Il sait que ce gouvernement veut l'entrainer vers la confrontation pour des intérêts particuliers et non pour des intérêts nationaux.  

Monsieur le Président, maintenant que vous avez dit que vous ne laisserez pas les choses aller dans le sens de la confrontation, quelle est la position syrienne sur l'avion turc abattu… et les déclarations du gouvernement et de l'Etat turcs disant qu’il l’a été délibérément et conformément aux instructions directes du Président Al-Assad ?

Étaient-ils en ma présence à ce moment précis ? C'est ridicule… il faut rester logique. Nous sommes face à deux versions : soit nous avons abattu cet avion  délibérément, comme ils le prétendent ; soit nous l’avons abattu  en dehors des eaux territoriales par erreur, si erreur il y a ! Si nous l’avions abattu par erreur en dehors de nos eaux territoriales, nous n’aurions pas de problème pour le reconnaître et présenter nos excuses officielles ; ce dont  le peuple turc sera juge. En revanche, si nous l’avions délibérément abattu, la question logique serait de savoir quel serait l’intérêt de la Syrie à ce faire. Détesterions-nous le peuple turc au point de lui adresser un message en ce sens ? Ce n'est pas vrai parce que, ces dernières années, ce peuple a répondu à notre amitié par autant d’amitié et que, dans sa grande majorité, il ne croit pas aux allégations avancées par le gouvernement Erdogan depuis le début de la crise… Avons-nous cherché à asséner un coup à l'armée turque ? Pourquoi faire, alors qu’elle n’a commis aucun acte d’agression à notre égard ?

En réalité, l’avion a été abattu par le plus petit des canons utilisés en défense anti-aérienne dont la portée est de 2,5 kms au maximum, et il est très difficile pour des canons anti-aériens d’abattre un avion de combat s'il ne vole pas très bas. Par conséquent, le fait que cet avion ait été abattu par une telle arme signifie qu’il se situait à moins de 2,5 kms des côtes et à basse altitude. En temps normal et en temps de paix,  lorsqu’un avion ami de n'importe quel pays du monde se pointe de la sorte vous ne le descendez pas, à plus forte raison s’il s’agit de l’avion d’un pays voisin comme la Turquie !  Mais nous sommes un pays en guerre et dans ces conditions lorsque vous ne pouvez identifier l’avion qui arrive, vous supposez qu’il s’agit d’un avion ennemi ; d’autant plus que lorsqu’il est descendu en altitude, il n’était pas visible sur les radars syriens.

Nous avons donc descendu un avion non identifié, et ce n’est que lorsque la Turquie a annoncé la disparition de l’un de ses avions que nous avons supposé qu’il pouvait s’agir d’un avion turc. Nous avons contacté le côté turc, alors qu’il ne s’est manifesté d’aucune façon et que les communications directes entre nos deux armées sont totalement interrompues sur décision des autorités turques. C’est donc le côté syrien qui a contacté  le ministère turc des Affaires étrangères, qui a mis  quelques heures  à répondre… Les bateaux de sauvetage ont été envoyés… Et bien sûr, une coopération syro-turque s’est établie pour porter secours aux pilotes… Cependant, ce qui n’a pas été dit, c’est que l’avion volait dans un couloir aérien emprunté maintes fois par l’aviation israélienne pour violer notre espace. Donc, en de pareilles circonstances et vu la vitesse, le trajet, et la basse altitude, tout militaire syrien pressent qu’il peut s’agir d’un avion ennemi et agit en conséquence.  Je répète et j’affirme que, du côté syrien, l’avion n’était pas identifié avant d’être abattu.

Monsieur le Président, pourquoi n’y a-t-il pas eu de sommation ?

Pour cela, il aurait fallu que l’avion apparaisse sur le radar, mais le soldat derrière son canon ne dispose pas de mécanismes d’alerte. Ses instructions sont telles qu’en pareil cas, il doit tirer. C’est la règle… il tire sans se référer à son commandement, car c’est une affaire de secondes.

À aucun moment, cet avion n’a été repéré par les radars syriens ?

Peut-être l’a-t-il été quand il se trouvait en haute altitude et à l'extérieur des eaux territoriales… Mais dans les eaux territoriales, la question est toute autre. Tout le monde sait que nous parlons ici d'une distance de 20 kms normalement parcourue  en une minute ou moins,  et qu’en basse altitude un avion échappe aux radars. La preuve en est que lorsque les avions israéliens ont pénétré notre espace pour nous bombarder en 2007, ils ont échappé à nos radars… Plus important encore, il n'y a pas de missiles de défense anti-aérienne pouvant atteindre les limites de nos eaux territoriales dans cette zone. Ce sont là des mensonges lancés par certains responsables turcs.

L'armée turque a parlé de communications entre responsables des radars syriens ayant trait à l’attaque de l’avion turc… Elle a appelé tous les États possédant des dispositifs d'écoute, des satellites, et des bases militaires dans la région, Chypre en particulier, à publier ce qu’ils auraient enregistré.

Qu’ils publient donc ! Mais ils mentent… Nous avons abattu un avion resté non identifié jusqu’à ce que la Turquie l’annonce, et je répète et insiste pour que ceux-là répondent à ma question : où est l’intérêt de la Syrie pour abattre un avion turc ?  Ils n’ont pas la réponse, alors que jusqu’ici nous avons refusé de traiter le sujet comme un avion destiné à violer notre espace aérien… en cet instant précis, nous voulons toujours en rester à une hypothèse de bonne foi … une erreur du pilote… peut-être… un accident !

Monsieur le Président, qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez été informé qu’un avion turc avait été abattu ?

Sur le plan psychologique, le peuple turc est un peuple ami et il est évident que vous ne pouvez pas être heureux d’avoir abattu un avion, à moins que ce ne soit celui d’un ennemi. Pour nous, l’ennemi est israélien…  En revanche, nous avons bien ressenti  que Mr Erdogan et son gouvernement voulaient exploiter la situation pour des bénéfices qu’ils n’ont pas été en mesure de récolter cette dernière année. En quinze mois, ils n’ont pas réussi à mobiliser le peuple turc contre nous… ils ont donc tenté d’utiliser ce sujet pour transférer l'hostilité entre deux gouvernements à deux peuples. C’est grave !

Monsieur le Président, vous venez d’expliquer à la rue  turque que cet avion n’a pas été abattu délibérément et que l’interprétation qui en a été donnée est différente. Mais deux jeunes pilotes sont morts et sont donc les victimes, qu’ils aient été envoyés délibérément ou non… que dites-vous aux familles de ces deux officiers, en sachant que l'un d'eux se préparait à rejoindre une mission dans l'espace ?

Abstraction faite des  politiques de Mr Erdogan qui n'a infligé au peuple syrien  que blessures et destructions, et abstraction faite de son gouvernement qui ne lui a  souhaité que la mort…  nous, nous ne souhaitons que le bien pour le peuple turc. C’est un peuple ami et, pour nous, la mort d’un citoyen turc signifie la mort d'un frère. Nous présentons nos sincères condoléances aux familles et exprimons notre estime à ce père du pilote que nous avons entendu dire à Erdogan : « c’est mon fils qui a été tué et nous ne voulons pas que sa mort soit exploitée pour aller à la guerre » !  C'est un comportement honorable qui mérite le respect… il est certain que nous partageons leur sentiment… et puisque nous sommes frères, nous ressentons la perte de n’importe quel turc comme la perte de n’importe quel syrien. Ceci, je le répète, abstraction faite des politiques de Mr Erdogan.

Auriez-vous souhaité qu’une telle chose ne soit pas arrivée ?

Nous ne souhaitons pas qu’une telle chose arrive à tout avion non hostile et non seulement à un avion turc. Ceci dit, n’importe quel avion et même un avion syrien serait considéré comme un avion ennemi dans les mêmes circonstances ! Ce ne sont pas là des règles politiques mais des règles militaires, et je pense qu’elles sont suivies dans la plupart des pays du monde.

Monsieur le Président, quel serait votre commentaire au fait que ces deux pilotes décédés ne faisaient partie ni du gouvernement ni de l'Etat turcs… malgré notre considération pour vos sentiments envers eux, leurs familles, et le peuple turc?

C’est normal…  mais ces deux pilotes font partie de l'armée, et ce que vous sous- entendez est censé passer par une relation directe entre nos deux institutions militaires, relation totalement interrompue alors qu’en l’occurrence, elles étaient censées communiquer directement. Ce ne fut pas le cas !

Relation interrompue dans ce seul cas ?

Non… la relation est interrompue depuis plus de six mois par décision du gouvernement turc et plus précisément depuis les modifications survenues au sein de l'armée turque.  Vous savez bien qu’entre pays voisins, certains événements semblables ou totalement différents nécessitent une coordination directe entre les forces armées. Or, nous ne disposons actuellement d’aucun annuaire à utiliser en cas d’urgence.  Quand nous avons soulevé la question auprès  de l’attaché militaire turc, il nous a été répondu que nous devrons le contacter par le biais du gouvernement. Ce n’est pas très pratique, mais c’est une décision prise du côté turc, non du côté syrien.

Monsieur le Président, le côté turc prétend que son point fort réside dans le fait que c’était un avion de reconnaissance ne disposant d’aucune arme ou protection… pourquoi a-t-il été abattu ?

Les règles militaires ne sont pas liées au type d’avion, à sa mission ou à son armement. Le guerrier ou le soldat derrière la DCA ne sait pas s’il s’agit d’un avion de reconnaissance ou de combat, équipé ou non de missiles… entré par erreur ou pour hostilité… Il ne peut apprécier, mais votre question en entraîne une autre : pourquoi ne nous ont-ils pas prévenu que leur avion allait s’approcher de l'espace aérien syrien ? S’il y avait eu coordination entre nos deux armées, nous aurions été au courant des exercices en cours et nous aurions plus facilement estimé la situation… Le côté turc doit dire publiquement  ce que faisait cet avion dans l’espace aérien syrien bien que nous ne l’exigions pas, considérant l’incident comme un accident !

Le gouvernement turc voit désormais le gouvernement et le régime syriens comme un ennemi et, suite à cette crise récente, il a commencé à masser ses troupes à la frontière syrienne, comment voyez-vous la Turquie et quelle est votre réponse à ces agissements ?

Les deux pires phases qui ont traversé l'Histoire des relations syro-turques ont eu lieu en 1998 lorsque la Turquie a massé son armée à nos frontières et dans les années cinquante, en 1955 je crois, au moment du « Pacte de Bagdad » ; cependant, nous n’avons pas vu  la Turquie comme un ennemi. Il est donc évident que nous ne la verrons pas comme un ennemi ni aujourd’hui, ni demain, même si nous sommes en désaccord entre gouvernements. Pour qu’il y ait hostilités entre la Syrie et la Turquie, il faudrait qu’il y ait hostilités entre les deux peuples…  L’hostilité entre les gouvernements n’est pas suffisante et c’est pourquoi il n’y a pas de troupes syriennes qui se dirigent vers la Turquie. 

En Turquie, il se dit que de nouvelles règles d’affrontement feraient  que n'importe quel avion ou tank syriens qui s’approcheraient de la frontière turque seraient attaqués… Qu’en dites-vous ?

Aucun État n’a le droit de tirer que s’il y a violation de son territoire par un autre État.

Supposons qu'il y ait ciblage d’un tank ou d’un avion syriens…

C'est une question hypothétique. Nous ne voulons pas que les choses aillent dans ce sens entre la Syrie et la Turquie… Et,  s’ils ciblent  n'importe quel engin à l’intérieur des frontières syriennes, ce sera une agression contre la Syrie.

Comment évaluez-vous la Conférence de Genève… et, en particulier, les points soulignés par Mr Kofi Annan ?

Nous n’en avons pas encore discuté directement  avec Mr Kofi Annan ou avec le côté russe. Néanmoins, certains points nous ont semblé très clairs dans les déclarations de Mr Annan et du ministre russe des Affaires étrangères, Mr Lavrov. Le premier : c’est au peuple syrien de décider et c’est la position syrienne … Le deuxième : il faut commencer par l’arrêt des violences et c’est la position syrienne … Le troisième : il faut désarmer les bandes armées et c’est la position syrienne… Comme l’a dit Mr Annan,  les mains tâchées du sang syrien ne se trouvent pas seulement en Syrie mais aussi à l'étranger, ce qui confirme le rôle d’autres pays qui sont impliqués… Ces points sont essentiels pour nous, le plus important et celui sur lequel nous ne céderons pas est que toute prise de décision émane de l’intérieur de la Syrie, non de l’extérieur !

Y a t-il des paroles qui vous auraient déplu dans les déclarations de Mr Annan à Genève ?

Tant qu’il n’y a pas atteinte à la souveraineté syrienne, tout le reste est discutable… Tout ce qui porte atteinte à cette souveraineté nous déplait… Hier, Mr Annan a dit que tout relève du peuple syrien et cela nous satisfait.

Monsieur le Président, je ne sais si vous avez suivi la conférence de presse de Mme Clinton qui a dit avoir compris des déclarations de Mr Annan que le président Assad devait s’en aller… Comment comprenez-vous ces mots ?

Tout d'abord, pour nous les paroles des responsables étatsuniens ne sont généralement d’aucune  crédibilité ; ensuite, les prises de position des États-Unis sont fondamentalement hostiles à la Syrie depuis le début de la crise dont ils sont partie prenante, en plus de leur soutien évident aux terroristes. C’est pourquoi, nous ne nous sentons nullement concernés par les déclarations  de tel ou tel responsable étatsunien au cours de cette crise.

Ce qui nous importe c’est comment vous comprenez ce qu’a dit Mr Annan, non ce qu’a dit Mme Clinton ou Mr Lavrov… comment vous comprenez la conclusion de la Conférence de Genève ?

Nous, ce qui nous importe principalement est que la décision revienne au peuple syrien. C’est ce qu’il nous importe de comprendre et ce qui nous intéresse… le respect de notre souveraineté et la non-ingérence dans nos affaires intérieures.  

À cette Conférence ont été abordées les questions de la transition du pouvoir avec ou sans le Président Al-Assad et celles des exigences régionales et internationales pour achever le processus de réforme… quelle est votre position à ce sujet ?

Les réformes n’ont rien à voir avec le régional ou l’international.  Nous n'acceptons aucun diktat imposé de l'extérieur et tout se décide en interne. Si j’avais été personnellement intéressé  par un poste, j’aurais exécuté les diktats des Etats-Unis et les exigences des pétrodollars… j’aurais vendu mes positions et mes principes au  pétro-dollar…  et surtout,  j’aurais accepté la mise en place d’un bouclier anti-missiles en Syrie.

Si les circonstances exigeaient que vous abandonniez votre poste pour sauver votre peuple et la Syrie… le feriez-vous ?

Si le départ d’un Président réalise l'intérêt de son pays, il est naturel qu’il parte… c’est évident. Il n’est pas concevable de rester un seul jour de plus si telle n’est pas la volonté du peuple et c’est les élections qui en décident.

Devons-nous comprendre que vous ne pensez pas rester en poste ad vitam aeternam ?

Je vous ai déjà dit que ce qui m’intéresse est ce que je construis, non le poste que j’occupe. Pour moi, l’important est de construire !

 

Dr Bachar al-Assad

Président de la République Arabe Syrienne

03/07/2012 

 

Article original : Shukumaku  
http://www.shukumaku.com/Content.php?id=48985    

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.c

 

 


 

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31690 

 

Ce que la Syrie veut dire pour la Russie
Première partie : un « message » balistique Topol-M
par Fida Dakroub

 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:45

 

 

Modern Warfare ça rapporte
http://www.cowcotland.com/news/31753/call-of-duty-modern-warfare-salaires.html
Intérêts financiers, crises économiques et guerres, un rapport?

Nous sommes témoins aujourd’hui d’une dégradation de la situation en Syrie (nouvelobs.com, 26/05/2012) et en Iran (lepoint.fr, 25/05/2012) et nous sentons l’arrivée d’une intervention militaire de l’OTAN. En même temps, nous sommes aussi témoins d’une crise financière sans précédent en Europe (liberation.fr, 25/05/2012) qui met en danger l’économie des États-Unis (entre autres) qui se trouve déjà dans une situation critique. Pouvons-nous faire un lien entre la crise financière qui s’approche à toute allure et les mauvaises nouvelles qui arrivent un peu par tous sur la Syrie et l’Iran?


Une chose est sûre, la guerre présente certains avantages d’un point de vue économique. Si scandaleux que ça puisse paraître, c’est la triste vérité.


La guerre a besoin d’armes et la vente des armes rapporte. En termes d’exportations d’armes (ou pourquoi ne pas dire « vente d’armes »?) la France avec 7,7 % de parts de marché se situe en quatrième position après les États-Unis (52,3 %), la Russie (8,2 %) et le Royaume-Uni (13,7 %). En voyant ces statistiques, nous pouvons commencer à avoir certains doutes sur les véritables raisons pour lesquels les États-Unis, seuls ou avec l’aide de l’OTAN ou encore sous la forme de l’ONU, jouent le rôle du justicier de notre planète.


La guerre ouvre les portes à des ressources naturelles que nous ne possédons pas. La guerre de golfe a ouvert en grand les portes (déjà ouvertes) aux États-Unis et ça leur a permis d’installer des bases militaires à des points stratégiques pour maintenir en sécurité leur accès au petrol de l’Arabie Saoudite et du Koweït. L’intervention militaire contre Mouammar Kadhafi a couté aux Libyens 50 ans de leur pétrole. Les pipelines afghans ne sont qu’un pas dans le jeu politique des États-Unis vers une influence dominante dans les républiques soviétiques d’antan, riches en pétrole et gaz. Il est impossible de ne pas faire le lien également entre les reserves de petrol irakien et la guerre contre Saddam Hussein en 2003.


Les médias de masses sont les grands complices de ces guerres car ils sont majoritairement financés en partie par l’industrie de l’armement ou des personnes qui sont en étroite collaboration avec le commerce des armes. Toujours avant une intervention des États-Unis, de l’OTAN ou de l’ONU, une sorte de propagande se met en place pour influencer l’opinion public et justifier la guerre et les médias de masse jouent un rôle primordial dans cette mise enscène. Les termes « mort des enfants », « mort de civils innocents », « oppression du peuple », « violences sans précédant », « armes de destruction massive » etc sont utilisés pour choquer et rendre la guerre légitime aux yeux du public.

 

Voici quelques exemples:

 

Vidéos sur le site

 


En ce qui concerne le 11 septembre et la guerre en Afghanistan, nous abordons le sujet diffament car nous frôlons   « le conspirationnisme » avec notre article. Cette vidéo exprime bien notre point de vue sur ces événements tragiques qui ont couté la vie à environ 3000 civiles américains et environ 300 000 civiles afghanes et irakiens dans la guerre contre le terrorisme qui a vu le jour après ces tristement célèbres attentats.


Personne ne souhaite la guerre. Comment arrivons-nous alors à se trouver dans une situation ou nos amis, nos frères, nos compagnons ou nos enfants se trouvent avec une arme dans la main face à des parfaits inconnus, amis, frères, compagnons ou enfants de quelqu’un d’autre? Comme disait Paul Valéry, « Les guerres, ce sont des gens qui ne se connaissent pas et qui s’entretuent parce que d’autres gens qui se connaissent très bien ne parviennent pas à se mettre d’accord. » Quelle sera votre position si vous entendez qu’une intervention militaire en Syrie ou en Iran aura lieu? Allez vous croire encore leurs fausses vérités manipulatrices qui finiront par être démasquées tôt où tard? Nous vous recommandons simplement d’être prudents et ne pas croire tout et n’importe quoi car l’histoire a donné souvent tort à ceux qui ont cru « la version officielle »…

 

VIDEOS sur le site :

 

 

 

http://jaiundoute.com/actualites/actualite-politique/05/2012/interets-financiers-crises-economiques-et-guerres-un-rapport/

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:44

 

 

 
La vérité finit toujours par se savoir - L'armee syrienne tire bien sur des civils

http://www.planete-revelations.com/t11116p90-lotan-prepare-une-vaste-operation-dintoxication


Ingérence impérialiste en Syrie: les horreurs perpétrés par l’ASL, branche d’Al CIAda et des sbires de l’OTAN…

le juillet 5, 2012 par Résistance 71

Cet article de Paul Joseph Watson que nous avons traduit ici contient une série de clips vidéos tous plus insoutenables les uns que les autres, montrant crûment les atrocités commises par les “combattants de la liberté” de l’ASL / Al CIAda.

Nous n’avons pas voulu reproduire ces vidéos ici ni les liens. Elles sont visibles dans l’article original en anglais. L’article contient une mise en garde à la fin sur l’insoutenabilité de certains des clips, nous le disons ici, avant même que de lire l’article ou visionner quoi que ce soit: âmes sensibles et mineurs d’âge s’abstenir. Utiliser votre bon sens pour savoir si vous pouvez les visionner.

La guerre quelle qu’elle soit n’est pas un jeu vidéo. Des gens, le plus souvent innocents, y meurent de manière inutile et obscène pour le pur profit d’une clique d’oligarques au chaud dans leurs palais gouvernementaux ou leur luxe corporatif.

A tous les va t’en guerre où que ce soit, nous disons ceci: regardez impérativement ces vidéos et allez-y, allez faire le sale boulot que toute guerre implique. Il n’y a pas de “bonnes guerres”, il n’y a que des sales guerres ou les pauvres se foutent sur la gueule pour le profit des riches qui se tapent sur le ventre et souvent, gueuletonnent ensemble…

– Résistance 71 –


Des vidéos choquantes révèlent la vérité qui se cache derrière les “combattants de la liberté” syriens


Les activistes “pro-démocratie” soutenus par l’OTAN commettent des atrocités brutales

Paul Joseph Watson


Le 4 Juillet 2012,

url de l’article original (avec vidéos):

http://www.infowars.com/shocking-videos-reveal-truth-behind-syrian-freedom-fighters/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~


Malgré le fait que les deux parties du conflit en Syrie ont été responsables des violences, les médias internationaux alignés sur la politique de l’OTAN ont monté en épingle des accusations parfois plus que douteuses sur des massacres “sponsorisés” par Al-Assad, tout en virtuellement ignorant toalement des massacres, des décapitations et autres actes sanguinaires brutaux perpétrés par les rebelles insurgés.

Alors que les médias de l’establishment, particulièrement ceux du genre CNN et le Guardian de Londres, se sont faits les panneaux d’affichage de plateformes propagandistes 24/24 pour des “activistes” anonymes avec des comptes Twitter, montrant des clips vidéos non vérifiés sur Youtube de soi-disantes atrocités (gouvernementales), des vidéos dérangeantes des rebelles commettant des actes de sauvagerie ont elles été enterrées.

De plus, il est maintenant reconnu que bon nombre des soi-disants “massacres” montrés sur les vidéos et d’autres clips montrant des Syriens qui auraient été tués ou blessés par les forces d’Al-Assad et qui furent retransmises mondialement dans les médias de masse, ont en fait été mis en scène.


Il est grand temps de rétablir un certain équilibre.

Personne ne peut nier le fait que le régime d’Al-Assad a été responsable de violences. Mais en refusant de reconnaître le fait que les rebelles soutenus par l’OTAN ont également commis d’inombrables atrocités n’est pas seulement malhonnête, mais cela représente également un effort délibéré de la presse de manipuler le narratif des évènements qui se déroulent en Syrie, comme n’étant qu’un crime de guerre à sens unique au lieu de représenter la vérité, qui est que la Syrie est en fait dans un état de guerre civile


En lançant leur puissance militaire derrière les rebelles syriens, en plus des terroristes étrangers affiliés à Al Qaïda, les puissances de l’OTAN sont en train de donner toujours plus de pouvoir à une minorité de voyous extrémistes wahabbites qui sont anti-liberté, anti-chrétien, anti-chiite, anti-sunnite et qui ne reculeront devant rien pour renforcer leur idéologie fanatique.


En graissant les rouages de la machine pour un assaut militaire en Syrie du type de celui dont fut victime la Libye, les médias ont dépeint les rebelles comme étant des activistes amoureux de la liberté qui sont d’honorables victimes de massacres. En réalité, comme l’illustrent les vidéos jointes à cet article (NdT: les vidéos sont sur l’article original en anglais…), ce portrait ne peut pas être plus éloigné de la vérité.

MISE EN GARDE: Beaucoup des clips vidéos illustrant cet article sont très violents et crus, voire parfois insoutenables, âmes sensibles et mineurs s’abstenir

 

http://resistance71.wordpress.com/

 

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Les quartiers de Homs encore tenus, au moins en partie, par les insurgés sont devenus autant de mini-villes fantômes. Les derniers civils encore pris dans ces souricières doivent en principe être évacués à partir de ce jeudi par La Croix Rouge internationale et le Croissant Rouge syrien

http://www.planete-revelations.com/t11116p90-lotan-prepare-une-vaste-operation-dintoxication

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:41

 

 

OTAN, placé par eva - http://mecanoblog.wordpress.com/tag/trafic-darmes-2/

 

 

Trafic d’armes à destination de la Syrie sous les yeux des Allemands

 

Comme il ressort d’une multitude de rapports actuels, une quantité considérable du trafic d’armes à destination des rebelles en Syrie se produit sous les yeux de la marine allemande. Selon ces sources, les milices rebelles syriennes sont ravitaillées massivement en matériel de guerre par la voie maritime ; la plaque tournante des livraisons est la ville portuaire libanaise de Tripoli.

2 juillet 2012

 

Or, ce sont les bâtiments de la marine allemande qui surveillent les eaux au large de la côte libanaise dans le cadre des Nations Unies (FINUL) – officiellement dans le but de couper court au trafic d’armes. Les unités ayant reçu la visite du ministre de la Défense allemand, le 18 juin 2012, érigent également à Tripoli – en même temps plaque tournante pour les combattants salafistes de l’Hindou-Kouch – une installation radar en vue du contrôle du littoral.

Selon les rapports de journalistes renommés, les livraisons d’armes aux rebelles auraient atteint, depuis le cessez-le-feu du mois d’avril, des chiffres record. Avec ces armes, les milices rebelles contrôlent entre-temps un territoire d’envergure en Syrie, l’employant comme base de repli et dans lequel ils entretiennent un « État parallèle ». De larges parties de l’opposition interne syrienne récusent les opérations militaires des rebelles, souvent d’orientation islamiste, craignant l’escalade des violences religieuses. Le massacre de Houla ne fait que confirmer leurs préoccupations.


Le but de l’intervention : repérage et contrôle


Le ministre allemand de la Défense a rendu visite, le 18 juin, aux forces maritimes allemandes opérant au large du littoral libanais dans le cadre de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban). Actuellement leur mission est composée de 230 soldats munis de deux vedettes rapides et d’un navire de ravitaillement de la Bundeswehr. Leurs tâches, entre autres sont la formation et l’approvisionnement technique de l’armée libanaise ainsi que l’interception du trafic d’arme.

Le Ministère fédéral de la Défense affirme expressément que les soldats allemands « s’occupent de la reconnaissance et du contrôle des mouvements maritimes ainsi que de la déviation de bateaux en cas de soupçon ». En plus, les informations parvenant du gouvernement fédéral confirment que les troupes allemandes sont actuellement en train de construire la huitième de neuf stations-radar planifiées sur la côte ; elle se trouve à Tripoli.

Le 6 juin, le gouvernement fédéral allemand a décidé de prolonger le mandat des troupes allemandes FINUL d’un an ; c’est immédiatement après cette décision que le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a rendu visite aux navires de guerre allemands. Dans les jours à venir, le Bundestag allemand doit consentir formellement à la prolongation du mandat. On ne sait pas si le navire d’espionnage de la Marine fédérale qui a opéré fin 2011 au large de la côte syrienne, y accomplit toujours son service. Lors de la guerre de Lybie il a opéré, en mission secrète, dans les eaux méditerranéennes.


Principale plaque tournante


Les eaux dans lesquelles opère la Marine fédérale pour empêcher le trafic d’armes et dont Berlin dispose par conséquent de fort bonnes connaissances, passe pour une des voies de ravitaillement les plus importantes des rebelles syriens armés. On dit que le port de Tripoli est « la plaque tournante principale » d’armes dont une partie considérable serait payée par l’Arabie saoudite, le Qatar et, probablement par d’autres dictatures arabes du Golfe.

Le matériel d’armement, « dans la plupart des cas camouflés dans des conteneurs » parvient dans le port pour y être transbordé et finalement transporté, par voie terrestre, en Syrie. La ville la plus proche est Homs, un des premiers foyers de combats armés. Voilà, dit-on, à l’origine ce fut « la voie la plus importante du trafic d’armes » ; ce n’est que récemment qu’« un corridor allant de la province turque d’Hatay à Idlib » dans le Nord de la Syrie aurait pris davantage d’importance.

Selon des experts militaires, pour ne donner qu’un exemple, des armes provenant d’un dépôt installé par le Qatar à proximité de la ville de Benghazi, situé dans l’Est de la Libye, ont été transportées en Syrie via Tripoli. Àpart cela, à Tripoli, habitée majoritairement de sunnites parmi lesquels l’opposition syrienne est très forte, il y a maintenant des structures politiques actives, plusieurs centaines de salafistes militants – notamment d’Afghanistan, du Pakistan et d’Irak – sont en train de se rassembler dans le but de s’infiltrer en Syrie en traversant la frontière proche.

Ce procédé rappelle l’ancien rôle qu’a joué la ville frontière pakistanaise de Peshawar : celle-ci, dans les années 80, fut également employée des islamistes militants comme base de repli pour se dérober aux poursuites des forces armées locales, après avoir opéré sur territoire afghan.


État parallèle


Que des miliciens protégés de l’Occident puissent se munir de matériel de guerre, en dépit de l’embargo d’armes, n’est rien de nouveau : Cela se produisit sous des conditions similaires dans les guerres désintégrant l’ancienne Yougoslavie et récemment pendant la guerre de Libye.

Or, les observateurs font état du fait que l’armement des rebelles syriens s’accélère de manière dramatique. Ceux-ci auraient pu tirer profit « du bref cessez-le-feu à partir du 12 avril, pour se réorganiser et se doter d’armes ». Entre-temps, ils disposeraient de lance-roquettes, de fusils d’assaut et de mitrailleuses, ainsi que de missiles antichars ; avec cet arsenal, depuis fin mai, « au moins une douzaine de chars syriens » auraient été détruits et depuis le « cessez-le-feu » « plus d’un millier de soldats syriens tués ».

Entre-temps, les miliciens opèrent également sur le territoire syrien, « à partir d’une base de repli relativement sûre », selon le correspondant de la « Frankfurter Allgemeine Zeitung », un des connaisseurs de la région les plus renommés. Ils contrôleraient donc un territoire « entre Idlib et Jisr al-Choughour dans le Nord ainsi que Tall Salhab et Hamah dans le Sud ». Entre-temps ils y auraient installé « un État parallèle dans lequel ils rendent la justice, distribuent et produisent des armes et préparent leurs opérations. Au fur et à mesure, ils élargissent leur zone de domination. »

 

L’opposition refuse la violence


Au sein de l’opposition syrienne, tout cela est bien controversé. La raison en est la situation religieuse, extrêmement délicate dans un pays dont les nombreuses minorités confessionnelles atteignent plus d’un quart de la population.

Entre-temps, la violence se manifeste sur le plan confessionnel, une évolution sur laquelle les experts ont mis en garde déjà au cours du printemps 2011. Les assassinats à motivation religieuse sont à l’ordre du jour. C’est pourquoi le « National Committee for Democratic Change » par exemple, une alliance de groupes oppositionnels refusant catégoriquement la lutte armée contre le régime à cause du danger imminent – tout comme toute intervention occidentale, revendique que l’on ne donne aucun soutien aux combattants d’inspiration religieuse ni aux miliciens salafistes. La situation qui prédomine en Iraq ou en Libye devrait nous servir d’avertissement, disent-ils. Le « National Coordination Committee » regrette que l’Occident ait choisi comme partenaire le « Syrian National Council » siégeant à l’étranger et peu ancré en Syrie, pour rassembler des alliés syriens visant le renversement violent du régime d’Assad.

À la différence du « National Coordination Committee », les organisations islamistes disposent, au « Syrian National Council », d’une influence considérable, notamment les « Frères musulmans » contraints de s’exiler.


La puissance des médias


Le massacre de Houla montre bien quelles dimensions la violence à motivation religieuse a prise entre-temps parmi les miliciens soutenus par l’Occident. Selon les rapports d’un correspondant allemand – il s’agit d’un des plus renommés dans le monde arabe – le massacre n’a très probablement pas été perpétré par des bandes proches du gouvernement (« Shabiha »), mais par des insurgés d’orientation sunnite. Ce faisant, ils ont assassiné, de manière systématique, les familles appartenant aux minorités religieuses, avec leurs enfants (cf. les rapports diffusés par german-foreign-policy.com).

Actuellement, c’est même le régime saoudite qui craint que des salafistes d’Arabie saoudite, jouant un rôle-clé dans la guerre syrienne, puissent un jour rentrer dans leur pays pour se dresser contre la dynastie des Al-Saoud parce qu’elle leur paraît être trop vouée au compromis. Une fatwa en provenance de Riad, diffusée le 7 juin, leur interdit donc de mener le « djihad » en Syrie. Il n’en reste pas moins que les miliciens du pays aussi bien que les salafistes provenant d’autres pays et combattant en Syrie, sont toujours soutenus par l’Arabie saoudite et d’autres dictatures du Golfe – par des livraisons d’armes et par la puissance médiatique d’Al-Jazeera.

La chaîne du Qatar a soutenu, depuis le début, l’opposition syrienne. Une religieuse originaire du village de Qâra, situé au sud de Homs, témoin oculaire de massacres, vient de décrire les méthodes employées par Al-Jazeera. Elle a observé comment les miliciens « ont d’abord tué un commerçant qui avait refusé de fermer sa boutique à l’aide d’une voiture piégée pour ensuite affirmer devant les caméras d’Al-Jazeera que c’était le régime qui avait commis cet acte ».

Quand dernièrement le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a séjourné au Qatar, il a rendu une visite personnelle à Al-Jazeera et y a donné une interview exclusive.

 

german-foreign-policy.com , 19 juin 2012.

 


 

« Frankfurter Allgemeine Zeitung » : La CIA coordonne les livraisons d’armes aux rebelles syriens

 

hd. Le 22 juin, la « Frankfurter Allgemeine Zeitung » a fait savoir que la CIA, agence centrale américaine du renseignement, contrôle et essaie de coordonner la livraison d’armes aux rebelles syriens : « Selon des médias américains qui se fondent sur les informations de fonctionnaires gouvernementaux de Washington et d’États arabes, un petit groupe d’agents de la CIA opère dans le sud de la Turquie et décident avec les services des pays alliés à quels groupes rebelles livrer quelles armes. Il s’agit de fusils-mitrailleurs, de munitions, de lance-roquettes et d’armes antichars. Ces armes sont payées par la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar et passent pour la plupart clandestinement la frontière turco-syrienne. Selon des informations concordantes du « New York Times » et du « Wall Street Journal », les agents de la CIA opèrent depuis quelques semaines dans le sud de la Turquie. »

 

 

Traduction : Horizons et débats (02.07.2012) :
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php ?id=3413

Texte original en allemand (19.06.2012) :
http://www.german-foreign-policy.com/de/fulltext/58352

 


Trafic d’armes à destination de la Syrie sous les yeux des Allemands

Voir aussi :
Damas regrette l’incident avec l’avion turc

Syrie : les opposants utilisent des grenades fabriquées en Suisse

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SYRIE : De quel pupitre vient le prêche
L’art de la guerre

par Manlio Dinucci

Le 3 juillet 2012

 

« Profondément préoccupés par l’intensification de la violence », qui risque d’élargir le conflit à des dimensions régionales, ils demandent avec fermeté «la cessation de la violence armée sous toutes ses formes ». Qui sont les non-violents ? Les membres du Groupe d’action pour la Syrie qui, réunis à Genève le 30 juin, ont émis un communiqué final. A la tête des non-violents on trouve les Etats-Unis, metteurs en scène de l’opération guerrière par laquelle, après la destruction de l’Etat libyen, ils tentent de démanteler aussi le syrien. Des agents de la Cia , écrit le New York Times, sont à l’œuvre secrètement depuis la Turquie méridionale, recrutant et armant les groupes qui combattent le gouvernement syrien. A travers un réseau clandestin transfrontalier, où est aussi à l’œuvre le Mossad, ils reçoivent des fusils automatiques, des munitions, des missiles anti-chars et des explosifs. Par une vidéo postée sur YouTube, ils montrent comme ils savent bien s’en servir : un camion civil, pendant qu’il passe à côté d’un magasin, est détruit par l’explosion d’un puissant engin télécommandé. La Turquie aussi exprime son « opposition ultérieure à la militarisation du conflit », qui doit être « résolu par un dialogue pacifique » : c’est elle qui fournit le centre de commandement à Istanbul, d’où est dirigée l’opération, et les bases militaires où sont entraînés les groupes armés avant de les infiltrer en Syrie ; c’est elle encore qui, prenant prétexte de l’abattage d’un de ses avions militaires qui volait à basse altitude le long de la côte syrienne pour en tester les défenses anti-aériennes[1], amasse maintenant ses propres troupes à la frontière en menaçant d’une intervention « défensive ». Qui servirait d’hameçon à une attaque à vaste échelle de l’Otan sur la base de l’article 5, dépoussiéré à l’occasion tandis que pour l’attaque contre la Libye avait été utilisé le non-article 5. 


Les autres membres du Groupe aussi déclarent être « engagés à défendre la souveraineté, l’indépendance, l’unité nationale et l’intégrité territoriale de la  Syrie  » : ce sont la France , la Grande-Bretagne , l’Arabie Saoudite et le Qatar. Ceux qui mettent en acte en Syrie la même opération que celle déjà effectuée en Libye : entraînant et armant l’ « Armée syrienne libre » et d’autres groupes (une centaine environ), recrutés dans divers pays, et dont les membres sont payés par l’Arabie Saoudite ; ils utilisent aussi des militants et d’entiers groupes armés islamistes, auparavant marqués comme de dangereux terroristes ; ils infiltrent en Syrie des forces spéciales, comme celles du Qatar envoyées l’an dernier en Libye, camouflées en groupes d’opposants internes. Et les membres du Groupe d’action qui demandent la « liberté de mouvement dans tout le pays pour les journalistes » sont les mêmes qui, en mystifiant aussi les images, mènent une campagne de martèlement médiatique à l’échelle mondiale pour attribuer au gouvernement syrien la responsabilité de tous les massacres. Ce sont les mêmes qui ont organisé l’attentat terroriste où ont été tués trois journalistes syriens[2], quand un de leurs groupes armés a attaqué la télévision al-Ikhbariya à Damas, en l’attaquant à coup de missiles et en la faisant ensuite exploser. Pour faire aussi exploser l’assurance donnée par Russie et Chine, membres du Groupe d’action, que personne de l’extérieur ne peut prendre de décisions concernant le peuple syrien. Les puissances occidentales ont déjà décidé, en mettant en marche leur machine de guerre, d’annexer de nouveau la Syrie à leur empire.

 

Edition de mardi 3 juillet 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120703/manip2pg/14/manip2pz/325229/


Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

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Syrie 2012.06.30 interview de Thierry Meyssan devant les locaux détruits de la télévision Al-Ikhbariy.
Mercredi 27 juin 2012 au matin, un important commando a lancé un raid contre le siège de la chaîne de télévision privée syrienne Al-Ikhbariy, tuant sept employés, en enlevant d’autres et détruisant les locaux.
Quelques heures après l’attaque, la chaîne a repris la diffusion de ses programmes à partir de studios improvisés.
Ici Thierry Meyssan commente la barbarie de cette attaque et mène ensuite une réflexion sur les raisons de cet attentat et les motivations des véritables commanditaires de cet acte ignoble et de ce crime contre la liberté d'expression.
A ceux qui objectent que dans la tragédie syrienne on a affaire à une propagande contre une autre propagande, Meyssan rappelle les principaux actes de guerre commis durant ces 2 dernières décennies et à chaque fois les actes de manipulation médiatique qui ont servi de prétexte à ces opérations militaires.
Source: http://www.voltairenet.org

 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:40

 

 

Programme nucléaire iranien

http://www.israel-flash.com/2012/02/iran-capacites-militaires-etat-des-lieux/#axzz1zj9Mm4MK

 

 

Dernière étape des manœuvres iraniennes :

nouveau missile « Khalij Fares »

L’équipe du site

 

La phase finale des manœuvres militaires iraniennes baptisées « Grand Prophète 7 »  s’est couronnée par le lancement d’un nouveau type de missile, nommé Khalij Fares (ndrl : le golfe persique) et qui a réussi à viser un objectif maritime déterminé.

Selon le correspondant du site d’information iranienne,  Mehrnews, «  cette  troisième journée des manœuvres militaires des forces aérospatiales des Gardiens de la révolution s’est couronné par le lancement réussi d’un nouveau missile Khalij Fares contre un but spécifique maritime, de même différentes copies de bases navales ennemies seront la cible de drones militaires iraniens».

Il convient également de  noter que « les unités et les bases de missiles qui ont participé hier à la deuxième phase de ces manœuvres ont été caractérisée par des tirs de missiles de courte de moyenne et de longue   portée contres des objectifs semblables à ceux de l'ennemi ».

A noter que  certains chefs de tribus ont assisté à ces manœuvres au sud-est du pays.

A souligner que parmi l'arsenal de Téhéran se trouvent des missiles balistiques ayant une portée de 2 000 kilomètres, capables d'atteindre l’entité sioniste ou les bases américaines de la région, ainsi que les navires de la Ve flotte qui croisent dans le Golfe Persique.

Cela dit,  les Etats-Unis n'allaient pas laisser passer l'occasion, et ont discrètement renforcé leur présence dans la région, selon le New-York Times. En effet, des chasseurs-bombardiers F-15 ainsi que des avions furtifs auraient été déployés dans les bases du Moyen-Orient, et le nombre de dragueurs de mines auraient été portés à huit dans le Golfe Persique, pour ainsi empêcher que l'Iran ne ferme le détroit d'Ormuz, par où transite plus d'un tiers du pétrole mondial.

Le renforcement des forces américaines a été annoncée au moment les députés iraniens signaient un projet de loi visant à interdire le passage du détroit aux pétroliers se rendant vers l'Union Européenne, qui ont voté l'embargo sur les hydrocarbures iraniens à partir du 1er juillet!

Source: Divers

 

http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&seccatid=28&frid=20&eid=71059&cid=20

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:38

 

 

Mercredi 4 juillet 2012

Samedi 30 juin, sept des seize mausolées de Tombouctou, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, ont été détruits par les islamistes salafistes, puis les destructions se sont poursuivies dansles jours qui ont suivi, puis le 2 juillet ce sont les mosquées de la ville qui ont été prises pour cibles. Les Occidentaux craignent qu’ils ne s’en prennent désormais aux dizaines de milliers de manuscrits de la ville dont certains remontent au Moyen-Age. Ces textes rédigés en arabe ou en peul sur des omoplates de chameaux, des peaux de moutons ou de l’écorce, ces textes traitent de théologie, d’histoire, de géographie, d’astronomie, de musique, de littérature, de botanique, de généalogie, d’anatomie (des manuscrits qui avaient déjà été largement négligés par la soi disant communauté internationale qui n'a débloqué des fonds pour leur conservation que le 3 juillet dernier - cf l'Express).

 

Ces exactions s'ajoutent aux nombreux assassinats, pillages et viols commis dans la région depuis six mois. Elles s'insèrent dans un plan d'instauration d'un Islam rigoriste au Nord Mali qui était resté jusque là étranger à la culture salafiste.

 

tombouctou.jpgA Tombouctou, le responsable des destructions est Sanda Ould Boumama, narco-trafiquant proche de l'AQMI (Al Qaida maghreb), présenté à tort par les agences occidentales selon des sources locales comme un porte parole de Ansar Edine. A Gao, la ville a été prise le 27 juin par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO). Le MUJAO considéré comme dissident de l'AQMI est un mouvement mauritanien qui a notamment enlevé quatre personnes à Tindouf en 2011. Il protège dans ses rangs des membres du Croissant rouge du Qatar qui contribuent ainsi à légitimer son action à Gao... (sur les relations entre le Qatar et le gouvernement français de M. Hollande voir Le Parisien du 23 juin dernier).

 

La ministre malienne de la culture en visite à St Petersbourg s'est prononcée pour une intervention de l'ONU en faveur de la sauvegarde du patrimoine culturel de son pays, et le Maroc fait pression pour une action en ce sens des pays islamiques. L'Algérie jusqu'ici sur une ligne de non-ingérence a reçu diverses demandes d'intervention militaire du gouvernement malien.

 

Tandis que le Niger  (pourtant hostile à la présence de bases françaises sur son sol) fait pression sur la France pour intervenir militairement, les Etats-Unis pour leur part ont déconseillé à la CEDEAO de le faire estimant que le contingent de 3 300 hommes prévu pour intervenir au Mali devrait rester dans la partie sud du pays. Le ministre des affaires étrangères français M. Fabius hier s'est dit confiant qu'une résolution du conseil de sécurité de l'ONU autoriserait prochainement l'usage de la force au Nord Mali (alors que celui-ci début juin encore jouait la carte de l'attentisme). Mais en Afrique des voix comme celle du président guinéen Alpha Conde estiment qu'un envoi de troupes au nord du pays ne serait légitime que si elle était sollicitée par un gouvernement d'union nationale malien, qui n'existe pas en ce moment (du fait notamment ds tergiversations de a CEDEAO sur le sujet).

 

Les effets secondaires de l'intervention militaire des Occidentaux en Libye en 2011 qui ont contribué à transformer l'Ouest africain en un nouvel Afghanistan semble vouer la région à la spirale des interventions extérieures incessantes.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:37

 

 

Spoofing (Usurpation D’Identité) Des Drones = Auto Défense - Guerre Des Drones Contre La Souveraineté Nationale

 

Guerre des drones : l’avenir de l’industrie de la défense n’est pas dans la fabrication de drones mais dans la mise au point de systèmes de brouillage et surtout de piratage de ces drones soit pour les détourner de leurs cibles soit pour les « retourner à l’envoyeur « avec leurs charges explosives et ou missiles destructeurs comme force de dissuasion. C’est faisable des chercheurs américains ont réussi à le faire



Spoofing (Usurpation D’Identité) Des Drones = Auto Défense - Guerre Des Drones Contre La Souveraineté Nationale

 

La France fait partie de ces pays qui gaspille des milliards dans la coopération militaire pour la construction et ou l’achat de drones -faisant prospérer l’industrie militaire de pays étrangers notamment d’Israël (construction conjointe voir le Héron photo ci-dessus ) et des US (achat pour l’OTAN ) - qui sèment la mort par carbonisation instantanée de nombreux civils (Afghanistan, Pakistan, Gaza, Somalie, Yemen…)

De plus cette guerre des drones menée principalement par les US -qui s’est considérablement intensifiée sous l’administration Obama -mais aussi par Israël qui teste live depuis plusieurs années déjà son matériel sur les Gazaouites (dont la moitié sont des enfants) est en passe de faire exploser tous les gardes fous du Droit International en matière de règles des conflits armés rédigés au lendemain de la seconde guerre mondiale. Au point que L’ONU tout récemment a mis en garde l’administration Obama sur ses pratiques d’assassinats extra judiciaires utilisant des drones qualifiant ces actes de crimes de guerre.

Il existe une voie beaucoup plus astucieuse et intelligente d’affronter ce fléau qu’est la guerre des drones. C’est de développer des systèmes de piratage de ces drones voire même de « retourner à l’envoyeur » son messager de la mort comme force de dissuasion.

A la guerre comme à la guerre.

La chaîne américaine Fox News -information reprise par la BBC - vient de révéler que des chercheurs américains sous la direction du professeur Todd Humphrey de l’université du Texas au laboratoire de radio navigation d’Austin viennent de compléter une expérimentation de ce type avec succès.

Selon le site de fox News :

« Un petit drone de surveillance vole au dessus du stade d’Austin suivant méticuleusement des points relais GPS selon un programme informatique qui lui est propre. Brusquement le drone change complètement de trajectoire puis peu de temps après il prend un virage à droite serré et comme s(‘il avait reçu l’ordre de s’auto détruire fonce en direction du sol( Où il est récupéré juste avant de s’écraser). »

Cette expérimentation ouvre toute grande de les portes d’une révolution en matière de défense. Ce qui vient d’être accompli porte le nom de « Spoofing « usurpation d’identité.

Il s’agit en fait d’usurper l’identité du récepteur GPS d’un drone, en quelque sorte un détournement d’avion (sans pilote). Autrement dit n’importe qui muni de l’équipement adéquat peut prendre le contrôle d’un drone guidé par GPS et lui faire faire ce qu’il veut.

« Spoofing » usurpation d’identité est un concept relativement récent dans le monde de la navigation par GPS. Jusqu’à présent les principaux obstacles rencontrés étaient principalement dus aux brouillages de signaux GPS. On trouve sur internet des recettes pour brouiller les signaux GPS. En Afghanistan des Talibans ont réussi avec des moyens très limités à perturber les trajectoires de drones US. Récemment on pense que c’est de cette façon que les Iraniens ont réussi à maitriser un drone espion américain - le RQ-170 Sentinel fabriqué par Lockeed Martin le plus sophistiqué des drones US- en brouillant son GPS et le forcer à atterrir en automatique sur le territoire iranien après qu’il ait perdu ses repaires. Les US ont réclamé leur drone les Iraniens travaille actuellement dessus pour collecter un maximum d'informations et pour le reproduire quasi à l’identique mais cette fois « Made in Perse ».

Certes le brouillage des signaux GPS constitue un sérieux obstacle dans la guerre des drones menée par les US qui a fait et continue de faire de nombreuses victimes civiles. Mais le « Spoofing » constitue lui un danger bien plus grand pour ces avions sans pilote tueurs. Les « usurpateurs d’identité » peuvent manipuler les données informatiques de navigation fournir de fausses informations qui seront considérées comme vraies.

Ce système de « Spoofing » coûte peu ( 1000$) pénétre le système GPS du drone avec un signal bien plus puissant que ceux émis par les satellites à haute altitude. Le signal du « Spoofer » est une réplique de celui du système GPS du drone donc ce dernier lui obéit. C’est alors que le « Spoofer » envoie ses propres ordres au système informatique du drone à bord de l’appareil et lui fait faire ce qu’il veut.

Ainsi ce drone « spoofer » pourrait se retourner contre son maître et lui renvoyer la charge explosive ou le missile ou le diriger vers « l’ennemi » sur place. Autrement dit des troupes engagées au sol dans une zone de combat pourraient devenir la cible d’un drone « spoofer » retournant l’arme contre ceux qui ont initialement envoyer ce drone tueur.

L'image d'Epinal qui veut que les drones soient dirigés de bases situées aux US cache une réalité tout autre. En fait c'est à partir de tout un maillage de petites bases américaines proches des zones de combat ou d'intervention - Yemen Somalie par exemple avec le développement de nombreuses petites bases dans la Corne de l'Afrique - que ces drones sont dirigés sur leurs cibles.

L'armée américaine n'a jamais eu autant de bases à l'extérieur de son territoire que depuis qu'elle concentre ses interventions armées dans la guerre des drones. Une simple piste d'un aérodrome civil suffit parfois avec un hangar abritant le personnel et le matériel de communication GPS. Les drones ont une portée limitée connue sous le nom "d'orbite" circulaire par conséquent perturber cet orbite devrait être techniquement faisable par brouillage notamment. La résistance à la domination mondiale militaire des US passe par le développement de moyens simples mais efficaces de contrer les macabres "exploits" de ces drones tueurs. La miniaturisation de certains équipements devrait permettre au minimum de les "neutraliser".

Reste que le système GPS militaire US utilisé pour les drones de surveillance et de feu dans les zones de combats est encrypté ce qui n’est pas le cas pour les drones à usage de surveillance civile qui circuleront bientôt dans le ciel des grandes villes américaines. La aussi à la guerre comme à la guerre le décryptage est une des plus vieilles spécialités militaire du monde.

En développant les systèmes de brouillage et de spoofing contre les drones - l’industrie de la défense non seulement joue son rôle - celui de défendre - mais peut aussi développer des systèmes de dissuasion à la hauteur des enjeux de ce nouveau type de guerre -guerre des drones tueurs - bien plus meurtrière pour les civils complètement démunis face à ce danger mortel planant au dessus de leur tête.


Guerre Des Drones : Guerre Mondiale Contre La Souveraineté Nationale

 

Ce n’est pas un hasard si cette guerre des drones a été enclenchée à l’initiative des US dans le cadre de leur volonté de détruire l’idée même de souveraineté nationale pour imposer le concept qu’il n’y a sur cette planète qu’une souveraineté et c’est la souveraineté américaine. Le secrétaire à la défense US, Leon Panetta, l’a très bien résumé récemment en disant que ce qui est en jeu au Pakistan c’est «notre souveraineté » et non pas celle du Pakistan pour y justifier les attaques de drones qui tuent de nombreux civils.

La supériorité aérienne est l’un des piliers de la stratégie guerrière américaine et la guerre des drones en constitue la version la plus moderne. Si ce sont les Israéliens qui ont développé en premier ces avions sans pilote au départ pour surveiller les groupes de résistants palestiniens puis ensuite pour les « calciner » - pas besoin de camps d’extermination le drone constitue le kit tout en un pour ce genre d’exécution extra judiciaire selon le terme légal utilisé - les Américains ont vite pris le dessus ( les premiers drones américains étaient « Made in Israël").

Depuis une dizaine d’années et surtout depuis l’arrivée d’Obama à la Maison Blanche la guerre des drones menée par les US s’est intensifiée et élargie : Afghanistan, Pakistan, Irak, Somalie, Yemen, Libye…les drones désormais équipés de missiles tueurs.

Si les drones sont présentés comme la panacée en matière de combat aérien moderne il n’en reste pas moins qu’ils restent de simples avions de modeling pas très facile à manoeuvrer et vulnérable à tout système anti aérien quelque peu sophistiqué. Le drone est la cible idéale pour ce genre de système anti aérien et ne peuvent en aucune façon rivaliser avec des systèmes anti aériens au sol. Face à ces systèmes ils sont pulvérisables à volonté.

Les USA ayant donné le mauvais exemple, les drones étant de plus une technologie relativement bon marché il n’est pas interdit de penser qu’ils puissent tomber dans de mauvaises mains comme ceux des cartels de la drogues et autres réseaux mafieux sans parler d’extrémistes de tout bord religieux ou athée décidés à en découdre avec quiconque se met en travers de leur route.

Le président américain actuellement en poste, Barack Obama, s’est octroyé le droit de vie ou de mort sur tout individu considéré comme nuisant aux intérêts des US peu importe où il se situe sur la carte du monde. Obama a sous le coude une liste noire d’individus à tuer à coup de missiles tirés par des drones et c’est avec jubilation qu’il signe ces arrêts de mort.

Il est grand temps de légiférer en matière de « guerre des drones » ou au moins de rappeler ce sur quoi repose le droit international notamment en matière de souveraineté nationale et d’illégalité des assassinats extra judiciaires considérés comme des crimes de guerre.

Il est grand temps de rappeler à l’administration américaine qu’elle doit respecter le droit international sauf de se mettre hors la loi et de faire des Etats Unis un état voyou.

Mais peut être est-il déjà trop tard et le seul moyen de lutter contre cette prolifération de drones tueurs - aujourd’hui à l’étranger demain sur le territoire national pour terroriser - c’est de se prémunir en développant des kits anti drones de brouillage et ou piratage.

A vos neurones citoyens...spécialistes du modeling.

 

Samedi 30 Juin 2012
Mireille Delamarre

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:36

 

 

 

L’OTAN Etend Son Réseau Militaire Sur Tous Les Continents

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L’OTAN Etend Son Réseau Militaire Sur Tous Les Continents

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"...Le constant développement de l’expansion des partenariats militaires de l’OTAN et des opérations à travers le monde qui maintenant comprend tous les continents habités n’a pas de précédent dans l’histoire. Cette la première tentative d’établir une alliance militaire internationale capable de préparer et d’intervenir dans toute nation et région qu’elle choisit pour le profit géo politique de ses états membres dirigeants."
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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 03:33

 

 

Les débuts nazis de l’OTAN ou comment l’occident réalisa les objectifs d’Hitler
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Nouvel Ordre Mondial: L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord (OTAN) et ses origines nazies…

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S’il y a une “guerre contre le terrorisme”, alors elle ne peut être que contre les états occidentaux, qui créent, financent, soutiennent, manipulent toutes les formes de terreur possibles et imaginables à la seule fin de servir les intérêts et l’emprise du capitalisme monopoliste criminel mondial, qui est au cœur de l’entreprise supranationale Crime Inc. Les gouvernements ne sont que les exécuteurs des hautes œuvres.

– Résistance 71 –


Robert S. Rodvik
Mardi 26 Juin 2012


Les débuts nazis de l’OTAN ou comment l’occident réalisa les objectifs d’Hitler

Qui a donné à l’OTAN le droit de régner sur le monde ? Cet auteur élucide comment l’élite occidentale, dont bien des membres furent d’ardents supporteurs d’Hitler, a sauvé un grand nombre de la hiérarchie nazie et les a placé dans des positions où ils furent capables de continuer la lutte qui dura plusieurs décennies contre la Russie. Le un pourcent d’hier et le un pourcent d’aujourd’hui ont envoyé des millions de gens à la mort en formulant et en agissant selon la promesse de Winston Churchill en 1918 “d’étrangler à la naissance” la menace bolchévique. Le contrôle total de ce que nous appelons les médias de masse a aidé à perpétrer cette tâche odieuse. Bon nombre d’écrivains ont documenté comment les élites britanniques et américaines ont financé la montée d’Hitler au pouvoir et ce n’est que lorsqu’il s’est retourné avec ses forces contre l’occident que certaines actions défensives ont été prises contre le IIIème Reich. En Grande-Bretagne, des membres du club élitiste du Right Club, souvent avec la complicité du gouvernement, ont secrètement soutenu les actions d’Hitler contre les juifs, contre les communistes et les socialistes. Le Duc de Wellington était un antisémite notoire et membre du Right Club. Le roi Edouard VIII, connu sous le sobriquet du “roi traître” était un ami très proche d’Adolf Hitler et fut forcé d’abdiquer, non pas à cause de Wallis Simpson, mais parce qu’il fut découvert qu’il passait des documents concernant des opérations de guerre britanniques aux nazis. Après tout, l’aristocratie ne s’est jamais soumise au partage des richesses avec les classes inférieures et Adolf était un tribut à la cause, celle de détruire ces “sous-hommes”, plan A et le plus important de sa stratégie de conquiete de l’Europe et de la Russie.
La Banque pour les Règlements Internationaux (Bank for International Settlements ou BIS) était une entreprise jointe dans les années 1930, des banques centrales européennes, ceci incluant la banque de la réserve fédérale de New York.  Montagu Norman, le gouverneur de la banque d’Angleterre était un fervent supporteur d’Hitler et lorsque les nazis marchèrent sur l’Autriche en 1938, la plupart de l’or du pays fut empaqueté et embarqué dans des coffres contrôlés par la BIS, la banque centrale principale du monde occidental. Une journée après que les nazis aient marché sur Prague, ils prirent les directeurs de la banque nationale tchèque en otages et demandèrent qu’ils cèdent le contrôle des réserves d’or de leur pays représentant quelques 48 millions de dollars de l’époque. Informés que l’or avait déjà été transféré dans les chambres fortes de Londres, des efforts furent entrepris pour contacter Montagu Norman, qui transféra immédiatement l’argent aux Allemands afin de suppléer à leur effort de guerre. De bons amis n’est-il pas.
Les Etats-Unis n’étaient pas encore arrivés en position de puissance impérialiste mondiale majeure, mais un bon nombre de ses élites étaient alignées avec les sentiments de l’élite britannique. Un de ceux qui fut déterminant à continuer la montée en puissance d’Adolf Hitler et du parti nazi fut nul autre que Prescott Bush, père de George Herbert Walker Bush et grand-père de G.W Bush, tous deux futurs présidents des Etats-Unis, G.W Herbert Bush devenant également auparavant chef de la CIA. Ces criminels de guerre ont maintenu leur popularité au sein de l’extrême-droite américaine grâce aux médias complaisants qui ont éliminés leur passé d’amoureux des nazis dans les grandes largeurs.
Dans leur livre “George Bush, une biographie non-autorisée”, Webster G. Tarpley et Anton Chaitkin écrivent ceci:
“En Octobre 1942, Prescott Bush était associé de gestion de Brown Brothers Harriman. Son fils George de 18 ans, futur président des Etats-Unis, venait juste de commencer son entraînement comme pilote dans l’aéronavale. Le 20 Octobre 1942, le gouvernement américain ordonna la saisie des opérations bancaires du parti nazi de New York, celle-ci fut conduite par Prescott Bush. Sous la loi de commerce avec l’ennemi, le gouvernement pris possession de l’Union Banking Corporation, dont Prescott Bush était le directeur. L’U.S Alien Property Custodian saisît alors l’ensemble des actions boursières de l’Union Banking Corporation, qui étaient toutes détenues par Prescott Bush, E. Rolan “Bunny” Harriman, trois exécutifs nazis et deux autres associés de Bush. [1]”
Tarpley et Chaitkin ajoutent ceci:
“La famille du président Bush avait déjà joué un rôle central dans le financement et l’armement d’Adolf Hitler afin qu’il prenne le pouvoir en Allemagne… En décidant que Prescott Bush et les autres directeurs de l’Union Banking Corp étaient les vitrines légales des nazis, le gouvernement évitait une des questions historiques les plus importantes: de quelle manière Hitler et les nazis étaient-ils employés, armés et instruits par la clique de New York et de Londres dont Prescott Bush n’était qu’un gérant exécutif ?” [2]
Parmi ceux qui soutenaient la montée au pouvoir d’Hitler se trouvait l’industriel Henry Ford, quelqu’un qui notoirement détestait les juifs. Parmi ses autres crimes, Ford “refusa de construire des moteurs d’avions pour l’Angleterre et au lieu de cela, fit construire les éléments des camions militaires de 5 tonnes qui furent l’épine dorsale du système de transport de l’armée allemande”[3]. La liste des industriels américains liés aux nazis est trop longue pour être citée ici, mais peut-être consultée dans l’excellent livre de Charles Higham: , Trading With The Enemy: the Nazi-american plot 1933 – 1949. [4]
De manière évidente, les leaders de la finance occidentale étaient du côté d’Hitler, occupés à octroyer des fonds pour bâtir son armée et ce ne fut que lorsqu’Hitler les trahit en attaquant l’Angleterre que les alliés s’unifièrent pour vaincre les forces nazies. Dans cet effort, une alliance contre-nature se forgea, celles des puissances occidentales et de l’URSS, la force majeure qui vainquît les légions hitlériennes. De fait, bien avant que la guerre ne prît fin, les Britanniques et les Américains complotaient déjà pour rediriger leur énergie contre les Soviétiques, une sensation de déjà-vu avec l’invasion anti-bolchévique de 1918, un des évènement les plus méconnus de l’histoire moderne. A cette fin utile, les Britanniques et les Américains sauvèrent les plus dangereux criminels de guerre nazis qui étaient recherchés par les enquêteurs de ces mêmes gouvernements et les inclurent dans l’appareil de terreur anglo-américain.
Comme Michael McClintock l’écrit:
“Ce fut immédiatement après la création de l’ONU que les leaders américains trouvèrent nécessaire de briser les nouvelles règles qu’ils venaient de louer publiquement et ce à des fins d’intérêts personnels. Ce faisant, ils dévelopèrent de nouveaux systèmes par lesquels il était possible d’échapper à la responsabilité légale par le biais d’un énorme appareil facilitant l’intervention secrète, au prix de gros efforts pour présenter les actions des Etats-Unis, quelque soit leur nature, comme étant en accord avec la “loi internationale.”[5]
A la même époque où l’occident planifiait ses actions secrètes contre son allié de la seconde guerre mondiale, il créait aussi un club de la terreur connu sous le nom d’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ou OTAN. Dans presque toute son entièreté, c’était une entreprise nazie. Le général nazi Reinhard Gehlen par exemple, qui dirigea le bureau russe de l’Oberkommando der Wehrmacht (OKW, le GQG militaire d’Hitler) et qui fut un consultant concernant la solution finale, fut secrètement acheminé vers les Etats-Unis où il délivrait ses vastes archives de documents secrets sur l’URSS et ensuite aida à créer le bureau russe de ce qui allait devenir la CIA.[6]
Gehlen serait retourné a l’Allemagne post-seconde guerre mondiale où il fut mis en position du nouveau bureau du renseignement allemand fraîchement créé le Bundesnarichtendienst (BND). En fait, deux bureaux pour la Russie au moins, fonctionnaient en un seul, tous deux avec le même but: détruire l’URSS et le communisme.
Des centaines voire des milliers d’anciens nazis trouvèrent une vie nouvelle, travaillant aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Canada, alors que la guerre froide se développait; maintenant les assassins de masse furent amenés à faire de la politique pour les mêmes châtelains qui soutinrent Hitler en première instance. Et avec les mêmes nazis de retour aux affaires, tous les moyens les plus tordus furent employés contre les Soviétiques pour prévenir quelque défi que ce soit au droit du capital mondial à dicter les termes de la nouvelle mise en esclavage.
L’Allemagne de l’Ouest, maintenant sous contrôle d’anciens nazis et du chancelier Konrad Adenauer, rejoignit l’OTAN en 1954 et Gehlen fit la liaison avec son mentor pro-nazi Allen Dulles qui deviendrait plus tard patron de la CIA et son frère John Foster ministre des affaires étrangères américain. Bientôt l’OTAN commença et nomma d’anciens nazis jugés dans de hautes fonctions au sein de l’organisation.
Le général Hans Speidel par exemple, devint commandant en chef de l’AFCENT en 1957. L’amiral nazi Friedrich Guggenberger rejoignit le très important comité militaire de l’OTAN à Washington et le général Adolf Heusinger (Le chef de Gehlen à l’OKW d’Hitler) en devint le président. Au commandement suprême des puissances alliées (SHAPE), Gehlen parvint à mettre plusieurs anciens nazis à des postes de haut-rang[7]. Parmi eux on trouvait le colonel Hennig Strumpell, qui devint l’adjoint du major-general britannique Charles Traver, l’adjoint du chef d’état major au SHAPE pour le renseignement, le colonel Heinz Koller-Kraus fut nommé patron de la logistique au bureau de Speidel à l’AFCENT. Un bon nombre d’autres hommes de Gehlen rejoignirent bientôt l’OTAN afin de définir sa politique.[8]
Avec les mêmes nazis bien intégrés dans l’OTAN et la CIA qui devenait une extension de l’agence de renseignement nazie de Gehlen, le Nieue World Ordnung fut essentiellement relocalisé du Reichstag de Berlin et largué au Pentagone et à la CIA à Langley, Virginie.
Ajoutée aux plans de bataille anti-soviétiques, les élites américaines reconnurent la valeur de Ministère de la Vérité de Goebbels et retournèrent les leçons apprises dans un réseau de propagande le plus sophistiqué jamais créé au monde. Toutes les guerres occidentales auront un nom illusoire comme: “guerres pour la démocratie”, “guerres pour la paix”, “guerres pour la justice”, “guerres humanitaires” etc, etc. Les élites britanniques et canadiennes financées par les capitaux de la grosse industrie adoptèrent rapidement ces mêmes éléments essentiels.
Deux des composants de la propagande de guerre pour le Nouvel Ordre Mondial anglo-américano-nazi furent Radio Free Europe et Radio Liberty, toutes deux gérées et animées par les anciens nazis de Gehlen et financées par la CIA.[9]
Ces criminels psychopathes nazis créèrent le bureau hongrois, donnèrent des armes et une assistance aux éléments pro-nazis clandestins et instiguèrent avec la CIA le soulèvement hongrois, que les soviétiques réprimèrent durement.[10] L’utilisation de cet épisiode, n’avait pas grand chose à voir avec les morts et les mourants, mais ce qui importait était l’image propagandiste d’un “empire du mal” qui devait être détruit. [11]
Le Dr. Eberhardt Taubert rejoignit le parti nazi en 1931 et fut bientôt promu au rang de Sturmführer, il retrouva Goebbels au ministère de la propagande. Après la guerre, Taubert fut exfiltré en Afrique du Sud où il trouva réconfort parmi les néo-nazis au pouvoir à Johannesbourg, occupés à créer le système de l’apartheid. Il retourna en Allemagne en 1950 et rejoignit son ancien pote nazi Reinhard Gehlen et devint membre du BND. Dans son nouveau boulot avec la BND/CIA, Taubert devint le président de l’Association Nationale pour la Paix et la Liberté soutenue par la CIA; il devint également conseiller du ministre de la défense allemand, l’ex-nazi Franz Josef Strauss et fut ensuite assigné par Strauss à l’OTAN en tant que conseiller au département de la guerre psychologique. Le ministère de la vérité de Goebbels étant ainsi recyclé pour alimenter les fondamentalistes chrétiens, certains juste créés, d’autres resurgissant d’un noir passé, sous un embalage différent.[12]
L’OTAN a aussi été liée avec une série d’attentats à la bombe en Italie dans les années 1980 afin de créer une “stratégie de la tension” faite pour favoriser l’accession au pouvoir de l’aile fasciste et ainsi créer une “stabilité” dans le pays. Ce programme utilisa un nombre de terroristes de l’extrême droite comme Stefano Delle Chiaie de l’Ordine Nuovo et d’autres fous patentés qui mirent des bombes dans des lieux publics qui tuèrent des centaines de personnes, aidèrent dans leur réalisation les terroristes nazis de Gehlen et de l’OTAN. Bien que couverte en Europe, merci aux médias complices, cette histoire n’a pas fait de vague ici (NdT: aux Etats-Unis et Canada…)
En fait, ces types et leurs groupies sont les gens qui gèrent et dirigent l’OTAN, et qui tuent à travers le monde, merci à des sbires du style d’Obama, Steven Harper et le reste des satrapes marionnettes de l’occident, alors qu’ils posent comme défenseurs de l’humanité. A gerber.
[1] Office of Alien Property Custodian, Vesting Order No. 248. The order was signed by Leo T. Crowley, Alien Property Custodian, executed October 20, 1942; F.R. Doc. 42-11568; Filed, November 6, 1942, 11:31 A.M.; 7 Fed. Reg. 9097 (Nov. 7, 1942). See also the New York City Directory of Directors (available at the Library of Congress). The volumes for the 1930s and 1940s list Prescott Bush as a director of Union Banking Corporation for the years 1934 through 1943.
[2] Webster Tarpley and Anton Chaitkin, George Bush: The Unauthorized Biography.
[3] Charles Higham, Trading With The Enemy, A Dell Book, 1983, p.23.
[4] Ibid, p.177.
[5] Michael McClintock, Instruments of Statecraft, Pantheon Books, NY 1992, P.24.
[6] E. H. Cookridge, Gehlen, Spy of the Century, Random House, NY, 1972.
[7] Ibid, p.301.
[8] Ibid.
[9] Ibid.
[10] Ibid.
[11] The Progressive, “Turn it Off” September 1993, p.10.
[12] Ibid, pp.10-11.
 
url de l’article original: http://www.voltairenet.org/NATO-s-Nazi-Beginnings-How-the
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L'Article

http://www.alterinfo.net/Les-debuts-nazis-de-l-OTAN-ou-comment-l-occident-realisa-les-objectifs-d-Hitler_a78304.html

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