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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 06:12

 

Syrie : Alep, dernière bataille?

par Dr Amin Hoteit


Syrie : Alep, dernière bataille? , par Dr Amin Hoteit
IRIB-Désormais, il est certain que la bataille d’Alep ne se conclura pas en faveur de « l’Axe agresseur de la Syrie »..

.... et ce, en dépit de tous les moyens réunis, de toutes les énergies mobilisées, et de tous les objectifs invoqués… Mais avant de passer en revue les principales raisons qui ont conduit à cette certitude, nous nous devons de rappeler l’extraordinaire violence de l’attaque menée contre ce pays !

En termes de moyens,  nous savons que le « Haut commandement des agresseurs » a mobilisé plus de 12 000 combattants armés de diverses nationalités : des syriens certes, mais aussi des arabes musulmans venus de tous les horizons ! Nous savons aussi qu’il leur a alloué ses « Experts de l’OTAN » chargés d’exercer leurs talents dans deux domaines à la fois : celui de la  supervision directe des insurgés en tant que conseillers pour leurs opérations terroristes à l’intérieur des frontières syriennes, et celui de la centralisation de l’ensemble des plans d’attaque au niveau d’une « Salle des opérations » située non loin de la frontière syrienne, à Adana en Turquie, pour contrôler  le cours des événements et, le moment venu, exploiter le succès ou parer à l’échec ! De plus, ces « forces attaquantes » ont été dotées d’armes, de munitions, et de matériels ultrasophistiqués pour élever leur moral et leur niveau de combat, parallèlement à une intense guerre psychologique censée atteindre le peuple syrien, son armée, et son gouvernement.

 

Le plan d’attaque d’Alep a été minutieusement planifié et ses concepteurs étaient persuadés de son inévitable succès… en deux temps ! En effet, ils espéraient qu’une fois que les attaquants auraient atteint le cœur de la ville, ils pourraient se répandre dans tous les quartiers et prendre d’assaut les bâtiments officiels dans un délai de 5 jours maximum. Pour cela, ils ont cru pouvoir compter sur les facteurs suivants : 

 

1. La proximité d’Alep de la frontière turque ainsi que la présence d’un très grand nombre de combattants dépêchés dans sa proche campagne ; censées assurer des voies d’approvisionnement indéfiniment ouvertes pour nourrir la bataille en combattants, armes, équipements…

 

2. La non disponibilité de l’Armée syrienne occupée ailleurs, notamment autour de la bataille de Damas ainsi qu’autour des séquelles de celles de Homs et de Darra,  et qui ne serait donc pas en mesure de recruter en 5 jours seulement les forces armées nécessaires à une contre offensive efficace pour protéger Alep contre « l’Armée Libre du Terrorisme US » forte de ses milliers de mercenaires égarés ou criminels ; pari tenu par le « Haut commandement des agresseurs » qui avait constaté que les unités de combat syriennes destinées à protéger le territoire syrien contre une agression israélienne n’avaient pas bougé malgré toutes les pressions exercées contre l’État syrien, qui a effectivement refusé de tomber dans le piège.

 

3. La volonté de vengeance et la peur de l’avenir des insurgés qui les pousseraient à un combat à mort, à vaincre ou mourir ; un état d’esprit qui a vite gagné l’ensemble de tous ces combattants sur le terrain, de leurs donneurs d’ordre, et d’autres plus hauts placés encore !

 

Mais des différences entre la Bataille de Damas et la Bataille d’Alep existent, et expliquent pourquoi l’agresseur a pu échapper à la force de l’État dans le second cas, contrairement au premier. En effet, à Damas :

 

1. Les forces militaires étaient sur place et ont pu remédier à la situation dans un bref délai… Les prises de décision et la réponse à l’attaque ont été rapides au point qu’elles ont choqué et carrément démoralisé les combattants armés.

 

2. Les opérations de défense se sont déroulées dans une ambiance de rejet psychologique et moral de l’attentat terroriste qui a coûté la vie à quatre dirigeants de la cellule syrienne de gestion de crise.

      

3. La géographie des quartiers ciblés n’a pas permis aux terroristes de tirer parti des techniques de guérilla urbaine ; ce qui a fait que l’armée a pu user de sa force militaire sans trop de risques et surtout sans faire subir de trop graves dommages aux civils innocents.  Ceci explique pourquoi, à Alep, les gangs armés ont commencé par se rassembler dans les vieux quartiers historiques, densément peuplés,  et y ont pris les citoyens comme boucliers humains… C’était là le meilleur moyen pour paralyser l’État et l’empêcher d’appliquer les techniques mises en œuvre à Damas…

 

Mais en dépit de la considérable mobilisation des agresseurs, et malgré toutes les leçons et bénéfices qu’ils ont tirés de la Bataille de Damas, il semble que les résultats de la Bataille d’Alep soient désormais réglés à l’avantage de l’Etat Syrien ; ce qui ne nous dispense pas d’en considérer deux éléments non négligeables : la durée et le coût. En termes de durée, il est certain que l’État ne tombera pas dans le piège du « feu dévastateur » et n’appliquera pas une telle stratégie, certes rapide, mais qui provoquerait de lourdes pertes humaines et financières. Il a plutôt recours à une « stratégie de confinement et de grignotage progressif » des cellules terroristes, les unes après les autres, en cherchant à ne pas affecter les citoyens assiégés par le feu des terroristes. Quant au coût de la bataille, il ne peut être ignoré, ni en nombre de soldats et de civils susceptibles de tomber encore, ni en pertes financières dans un tel environnement où le cycle économique est nécessairement perturbé.

 

Cependant, comme nous l’avons dit, les résultats de la Bataille d’Alep sont désormais en faveur de l’Etat Syrien. Ceci sur la base d’observations faites sur le terrain et  sur de nouveaux éléments spécifiques que nous pouvons résumer comme suit :

 
1. L’efficacité des forces stationnées dans Alep, et ses environs, à absorber le premier temps de l’attaque et à confiner les attaquants dans un espace ne dépassant un sixième de la surface totale [5 districts sur 29], avant l’arrivée des renforts nécessaires pour la bataille décisive.

 

2. La capacité des autorités syriennes à mobiliser et à renforcer les forces stationnées à Alep par des unités de combat suffisamment souples pour appliquer  la « stratégie de grignotage progressif », associées à des unités de défense contre le tir nourri des agresseurs.

 

3. La participation des habitants, sous une forme ou une autre, à l’opération défensive de la ville ; ce qui a bien démontré que l’attaquant était le véritable agresseur  venu pour occuper la région… et là… la réaction de la population a été fabuleuse, privant à jamais les terroristes de l’environnement accueillant tant espéré, malgré toutes les séductions et intimidations qui les ont précédés.  Bien sûr, nous n’ignorons pas l’existence de groupes qui ont collaboré avec ces soi-disant insurgés armés, mais leur impact est resté limité en nombre, en force et en efficacité.

 

4. Le déséquilibre manifeste entre les forces terroristes attaquantes, et les forces militaires défensives ; un constat qui a conduit les dirigeants de l’axe d’agression à craindre puis à prévenir d’un « massacre » qui pourrait anéantir leurs attaquants dans un combat inégal avec les forces de l’ordre décidées, coûte que coûte, à les refouler hors d’Alep !

 

Tels sont les faits qui ont marqué la Bataille d’Alep et ses conséquences. Tout autant que leurs donneurs d’ordre, les terroristes sont donc désormais parfaitement conscients de leur incapacité à occuper Alep et à y installer leur pouvoir. C’est pourquoi ils ont adopté une nouvelle approche, celle qui leur ferait gagner du temps et surtout leur éviterait un effondrement trop rapide ; alors qu’il est évident que le gouvernement syrien a la capacité suffisante et la ferme volonté de purger la ville du terrorisme… Ce n’est qu’une question de temps…  L’adoption de stratégies différentes pour Damas et Alep témoigne du professionnalisme et des précautions adoptées par les autorités syriennes pour lesquelles vitesse n’est pas précipitation, et patience n’est pas négligence !

 

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/204247-syrie-alep,-derni%C3%A8re-bataille-,-par-dr-amin-hoteit

 

 

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Le vrai visage de la barbarie de l'Occident

qui motive, forme, arme les Salafistes

 

 

 

Vidéo ici :

L'armée syrienne "libre" (armée par l'Occident) exécute les Syriens fidèles au Régime (vidéo)

 

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Printemps arabe ou plutôt printemps otanien?
Le néocolonialisme à visage humain s'est fait dénuder dans la crise syrienne


Said hilal alcharifi

Si "les amis du peuple syrien" sont courageux et honnêtes, qu' ils organisent un referendum Onusien sur l'intervention humanitaire qu' ils souhaitent en Syrie

Printemps arabe ou plutôt printemps otanien?

Damas le 04 Aout 2012


Il a fallut qu'il y ait un blocage intraitable en Syrie, pour que le monde entier commence à découvrir la triste réalité du "printemps arabe" que j'ai qualifié précédemment de "printemps otanien".


La crise en Syrie a mis toutes les grandes puissances au pied du mur. Elles ne savent plus quoi faire.


Leur printemps otanien, qui n'est d'ailleurs qu'une série de coups d'État présentés sur les écrans des télévisions par des shows populaires sous formes de manifestations, a merveilleusement réussi en Tunisie (révolution du jasmin), en Égypte( révolution du lotus), et comme il n'y a jamais eu des révolutions en Libye et en Syrie, ils n'ont pas osé leur attribuer respectivement une couleur.


Les trois principales grandes puissances (US, GB, La France de Sarkozy) ont sous-estimé, et la Syrie et les syriens. Ils croyaient qu'avec l'achat de 500 opposants syriens, éparpillés sur les deux rives de l'océan atlantique, et la mise en ouvre d'une machine médiatique gigantesque, pouvoir faire un show extraordinaire ouvrant la voie facilement, vers une résolution d'intervention militaire au sein de l'ONU, comme ce fut le cas en Libye.


Mais les vents n'étaient pas en leur faveur pour débarquer en masse en Syrie. Leurs navires attendent dans les ports, tandis que le peuple syrien paie la lourde facture (les morts sont par milliers, les réfugiés par millions) pas seulement pour sauver sa peau, protéger son pays contre cette invasion barbare, mais pour casser ce plan de néocolonialisme occidental du monde arabe.


Des informations circulent ces jours-ci, nous apprenant qu'ils transmettront leur "printemps otanien" en Algérie. Je n'ai qu'a leur dire: s'ils trouvent qu'ils se sont cassé le nez en Syrie, ils se casseront certainement la figure en Algérie, car, n'oublions pas que c'est le pays qui a offert 1,5 million de martyres pour sa liberté, son indépendance, et sa souveraineté. Et il saura comment les défendre.


Moi, simple citoyen syrien, je défie les dirigeants des grandes puissances occidentales qui prétendent être "amis du peuple syrien" d'avoir le courage et l'honnêteté de formuler un projet de résolution au sein du conseil de sécurité à l'ONU, appelant à organiser un référendum dans toute la Syrie, portant une seule question:


Souhaiteriez-vous, une intervention humanitaire menée par une alliance occidentale, voir les forces de l'OTAN à l'instar de la Libye?


Je vous assure que la majorité écrasante du peuple syrien votera un grand NON et dira aux superviseurs de l'ONU laissez-nous tranquilles. Nous sommes assez murs pour régler nos problèmes avec notre gouvernement tout seuls à condition que vous cessiez sincèrement de vous mêler de nos propres affaires.

*Journaliste syrien indépendant

 

http://www.alterinfo.net/Printemps-arabe-ou-plutot-printemps-otanien_a79811.html

 

 

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 18:59

 

Monde_Fracture_Nord_Sud.jpg

http://www.intellego.fr/soutien-scolaire-terminale-es/aide-scolaire-geographie/les-contrastes-de-l-espace-mondial---terminale-es/13627

 

 

Fracture Nord-Sud toujours d'actualité.

2 blocs antagonistes.

Occident terroriste.

Axe Paris-Tel-Aviv-Washington-Londres

De la guerre froide à la guerre chaude ?

Vers une conflagration planétaire ?

Par eva R-sistons


 

En attendant de faire le post promis sur la situation géopolitique mondiale, voici  quelques pistes §. Comme vous le savez, la géopolitique est le domaine qui m'intéresse le plus. Et dans la géopolitique, il y a justement la notion d'abord d'équilibres stratégiques internationaux, ensuite de luttes d'influences, ce qui rejoint directement ce sujet.

 

La France, de manière insensée, a choisi depuis Sarkozy (agent de la CIA et du CRIF) et maintenant avec le rusé Fabius (lui aussi aux ordres de Tel-Aviv et donc de Washington), de rentrer vraiment dans l'OTAN et de s'aligner complètement sur les positions des Etats-Unis et d'Israël avec le risque pour notre pays - truffé de centrales nucléaires -, après avoir abandonné la politique pro-arabe du Gl de Gaulle, de se laisser entraîner dans toutes les guerres impériales, impérialistes, criminelles, terroristes, du duo infernal Etats-Unis-Israël (ou plutôt du trio infernal car il ne faut pas oublier la GB de toutes les guerres, depuis des siècles, et c'est à sa City que se décrètent les conflits  mondiaux barbares de dépopulation assortis d'enrichissement pour quelques-uns).

 

François Hollande avait promis le changement, le sieur Fabius (vous savez, l'homme du sang contaminé et de la candidature, aux Primaires 2007 du PS, sous la bannière la plus à gauche, alors qu'il est un ultra-libéral) nous vaut, en politique étrangère, la continuité la plus lourde de menaces. Tant que nous n'aurons pas accepté de voir que notre pays n'est plus libre mais, dès Sarkozy, dirigé depuis Tel-Aviv (via le CRIF qui donne ses ordres directement, et qui par ex avait imposé le très néo-conservateur B.Kouchner au Quai d'Orsay), nous ne comprendrons rien au mal qui ronge la France, nous ne comprendrons pas, par ex, pourquoi notre pays est désormais Lanterne rouge en matière d'Information et victime d'une impitoyable Police de la Pensée ou d'un dénigrement systématique des dissidents §§2, ou encore pourquoi nous devons subir des politiques aussi brutales et nous engager dans des guerres (via l'OTAN le bras armé des Etats-Unis et de ses multinationales) qui ne sont pas les nôtres, atrocement néo-coloniales et illégitimes, illégales, terroristes tout en se prétendant "humanitaires", "pour la démocratie", comme en Libye et maintenant contre la Syrie ou au Mali. La France n'a pas pour vocation de s'ingérer dans les affaires intérieures des Etats souverains. 

 

C'est  parce que notre pays n'est plus libre mais colonisé par les agents de Tel-Aviv et de son clone américain, qu'il a pris la tête des croisades militaires actuelles, préfigurant le futur choc de civilisations et menant directement le monde vers une confrontation mondiale nucléaire dépassant en horreur tout ce qu'on peut imaginer. Nos dirigeants ou des individus comme le va-t-en guerre BHL, sont des irresponsables, des apprentis-sorciers jouant avec le feu, et il faudrait les mettre hors d'état de nous nuire et de menacer la planète entière avant que la mèche fatale ne soit allumée : Par ex en recourant à des  tribunaux indépendants poursuivant les malfaiteurs de l'humanité où qu'ils soient, comme Sarkozy réfugié, justement, au Canada. 

 

Or donc, pour résumer le post (très complexe) que je n'ai toujours pas eu le temps de vous faire sur les changements géopolitiques majeurs de ces derniers mois,  je dirais donc que deux grands blocs (en gros Nord-Sud) sont en train de se reconstituer entre d'une part Tel-Aviv-Washington-Londres-Paris (bizarrement unis contrairement aux traditions de la France gaullienne et grâce aux Sayanims prospérant dans notre pays, pour son malheur et la perte de sa souveraineté comme de ses traditions) et les alliés canadiens ou européens,  et  d'autre part ceux qui veulent garder leur indépendance et refuser la dictature du Nouvel Ordre Mondial, l'esclavage de la spirale de l'endettement ou des guerres permanentes (pour ne citer que ces exemples): Russie, Chine, Syrie, Iran, Vénézuela, Cuba, etc,  Etats toujours diabolisés par les Médias aux ordres. La guerre froide URSS-Etats-Unis s'est muée en une confrontation d'un type nouveau.

 

La Libye, quant à elle, a payé un abominable tribut : Dépecée, ruinée, pillée, en proie à la guerre civile, à la torture, aux divisions tribales, aux meurtres de masse (d'ailleurs racistes car les Noirs sont les premières victimes)... sans parler du remplacement du socialisme vert (avec un niveau de vie des habitants rarement égalé car les ressources du pétrole profitaient à TOUS les habitants et même aux réfugiés africains) par le capitalisme le plus brutal, le plus inique, assorti de la certitude, à terme, d'un endettement assassin se substituant à la sécurité de réserves d'or uniques au monde.

 

Pour résumer, une partie de la planète (outre les pays cités plus haut, il y a l'Inde, l'Afrique du Sud, le Brésil, l'Argentine, etc) tente de se soustraire à l'emprise usraélienne (liberticide, mortifère, brutale, sanguinaire, et plus généralement au risque de Nouvel Ordre Mondial) en se regroupant, en changeant certaines règles, en se préparant à des alliances monétaires et militaires (que je n'aborderai pas dans ce post). Le monde est en train de se reconfigurer, au grand dam de l'Empire terroriste § 3 qui voudrait imposer ses lois abjectes à l'ensemble de la planète, et qui pour masquer et exorciser son effondrement économique, se jette dans une fuite en avant guerrière qui menace l'univers entier, les générations futures et même la vie sur terre.

 

En fait, à la guerre froide d'antan va bientôt se substituer une guerre très chaude entre deux blocs de plus en plus antagonistes. Resterons-nous simples spectateurs de la boucherie à venir ? Ou ferons-nous tout pour l'éviter ?

 

Eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

§ Vous pouvez aussi voir mon introduction à la géo-politique, pays alignés et non alignés, ici (VIDEO)

§ 2 Comment on salit un dissident pour minimiser l'impact de ses prises de position

 

§ 3 : Le terrorisme de l'Occident monstre nazi allié aux Salafistes: Semer le chaos

Renversement doctrinal des Occidentaux face au terrorisme - soutenu désormais

 


 

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TROISIÈME GUERRE MONDIALE

C’est pour bientôt

La France et le Canada avalés par la folie guerrière des États-Unis et d’Israël ?
http://www.vigile.net/+-Le-Hir-Richard-+

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Richard LE HIR
Tribune libre de Vigile 
vendredi 3 août 2012   

 

À la toute fin du mois de novembre, la détérioration rapide et alarmante de la situation politique en Europe et au Moyen-Orient m’avait amené à soulever la possibilité, ici même sur Vigile, du déclenchement d’une Troisième Guerre Mondiale .

J’avais en effet été sidéré de découvrir, sur un site américain d’information financière, l’extrait d’un bulletin de nouvelles chinois où un responsable militaire de haut niveauavertissait les États-Unis, le Canada et la France, que son pays n’hésiterait pas à protéger l’Iran contre toute agression, même au risque d’une Troisième Guerre Mondiale .
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Cet article avait attiré l’attention d’un journaliste algérien qui communiqua avec moi quelques semaines plus tard pour savoir si je serais disposé à expliciter ma position dans une entrevue qui serait publiée dans son journal en début d’année. Sans me douter le moindrement du traitement qui serait réservé à cette entrevue (manchette en première page), et de la diffusion qu’elle allait connaître , j’acceptai son invitation à répondre à une série de questions qui allaient me permettre d’aborder le cas de la Syrie et de suggérer qu’avec l’alignement des positions russe et chinoise sur la question du Moyen-Orient, nous étions en train d’assister à une réémergence des blocs, comme au temps de la Guerre Froide.

Les événements de l’hiver allaient me donner raison. Au cours des derniers mois, la Chine et la Russie ont exercé à trois reprises leur droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies pour contrecarrer la volonté des États-Unis de la France et du Royaume-Uni d’intervenir militairement en Syrie pour déloger le gouvernement de Bachir Al-Assad et favoriser un changement de régime.
Et malgré tous les efforts en sous-main pour déstabiliser Assad, celui-ci demeure encore en poste, un exploit qui serait totalement impossible s’il ne jouissait pas du soutien très large de la population syrienne. Ceux qui en doutent feraient bien de se remémorer l’effondrement du régime communiste en ex-Allemagne de l’Est et la chute du mur de Berlin, en quelques jours, sans aucune effusion de sang. Et pour des exemples plus locaux, voir le renversement des régimes Ben-Ali en Tunisie et Moubarak en Égypte, relativement pacifiques.
Après avoir évincé les « contras » de Homs et de Damas, revenues à la paix civile, le régime Assad tente désormais de les déloger de deux quartiers d’Alep, toute proche des frontières de la Turquie qui les alimente en hommes et en armes. Et le spectacle de ces centaines de milliers d’habitants qui fuient les quartiers sous contrôle des contras pour se réfugier dans les quartiers contrôlés par les forces du régime Assad confirme éloquemment la légitimité démocratique de son pouvoir.
Aucun régime ne peut tenir très longtemps contre la volonté de sa population. Et c’est justement l’absence de cette volonté populaire de changement qui nous amène à nous questionner sur les raisons profondes de pays comme les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et le Canada à souhaiter si ardemment un changement de régime en Syrie après l’avoir souhaité et obtenu en Libye, et l’avoir souhaité sans l’obtenir en Iran (fiasco de la Révolution Verte).
***
Pour ce qui est des États-Unis, les motivations sont assez claires, même si les intérêts (pas nécessairement les mêmes) et l’influence politique d’Israël viennent un peu brouiller les cartes. Mais c’est quand on se met à s’interroger sur les motivations de pays comme le Royaume-Uni, la France et le Canada que le problème se complexifie.
Le cas du Royaume-Uni est assez facile à régler. Ce pays a depuis longtemps fait le choix de l’alliance géostratégique avec les États-Unis, mais était malgré tout parvenu à conserver une certaine indépendance dans sa politique étrangère au Moyen-Orient sur la base de sa longue expérience politique dans cette région du monde.
Cette situation allait changer dramatiquement après le 11 septembre 2001 et le déclenchement de la guerre contre l’Irak. Le premier ministre travailliste Tony Blair causa une certaine surprise, du moins dans ses propres rangs, en s’alignant sans hésitation et sans faille aux côtés des États-Unis de George W. Bush, alors que la France de Chirac et le Canada de Jean Chrétien refusaient de le faire.
La France était parvenue à maintenir pendant toutes les années depuis le départ de De Gaulle jusqu’à l’arrivée de Sarkozy au moins les apparences d’une certaine indépendance vis à vis des États-Unis et d’un préjugé favorable aux pays musulmans qui s’expliquait, comme dans le cas des Anglais, par sa longue fréquentation de cette culture.
SnapShot_120803_222255-450f8.jpgPays colonial, la France a imposé pendant longtemps sa tutelle sur le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Ceux qui sont moins familiers avec l’histoire de France savent moins que la France de Napoléon s’était aventurée jusqu’en Égypte et que, même si cette aventure fut de courte durée, elle était parvenue à y conserver une importante influence culturelle et commerciale, dans ce dernier cas avec la construction par Ferdinand de Lesseps du Canal de Suez à compter de 1858 et son exploitation de 1868 jusqu’en 1957 par La Compagnie universelle du canal maritime de Suez en vertu d’une concession emphytéotique de 99 ans.
« À la suite de la nationalisation du canal par Nasser en 1956, quand le patrimoine égyptien de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez a été transféré à la Suez Canal Authority, la société touche d’importantes indemnités car elle dispose d’une concession jusqu’en 1968. Rebaptisée Compagnie financière de Suez en 1958, elle engage sa reconversion en multipliant participations et investissements dans divers secteurs de l’économie. »
On notera au passage qu’il s’agit de l’entreprise à l’origine de GDF-Suez dans laquelle le duo Paul Desmarais/Albert Frère détient une participation importante.
Il faut aussi rappeler que la France et la Grande-Bretagne s’étaient partagé les dépouilles de l’empire ottoman en 1920, et que la France avait pour sa part hérité de ce qui allait par la suite devenir la Syrie et le Liban. Quant au Royaume-Uni, il récupérait l’Irak, la Transjordanie et la Palestine. Le Liban allait acquérir son indépendance en 1943, la Syrie en 1946, et Israël, découpée dans le territoire de la Palestine par les Nations Unies, en 1948.
La présence de la France sur l’échiquier politique du Moyen-Orient est donc une donnée de base, d’autant plus que d’importants liens commerciaux ont survécu au mouvement de décolonisation après la fin de la Deuxième Guerre Mondiale.
On comprendra dès lors que la France ait joué un rôle actif dans la Crise du canal de Suez qui survient en 1956, lorsque l’Égypte de Gamal Abdel Nasser décide de nationaliser le canal. Wikipédia résume succinctement les faits de la façon suivante :
« La crise du canal de Suez, aussi connue sous le nom de guerre de Suez, campagne de Suez ou opération Kadesh, est une guerre qui éclata en 1956 en territoire égyptien. Le conflit éclata entre l’Égypte et une alliance secrète, le protocole de Sèvres, formée par l’État d’Israël, la France et le Royaume-Uni, suite à la nationalisation du canal de Suez par l’Égypte.
Cette alliance entre deux États européens et Israël répondait à des intérêts communs : les nations européennes avaient des intérêts politiques, économiques et commerciaux dans le canal de Suez, et Israël avait besoin de l’ouverture du canal pour assurer son transport maritime (ce dernier justifiait toutefois son intervention militaire contre l’Égypte comme étant une réponse aux attaques fedayins qu’il subissait de plus en plus régulièrement sur son territoire). De plus cette crise est considérée comme particulièrement importante car elle survient pendant la période de guerre froide. Plus que les intérêts des pays européens, elle symbolise aussi une union encore contestée de l’Union soviétique et des États-Unis (deux blocs en opposition) et constitue donc un moment clef de cette période de conflits. L’union reste contestée car il semble qu’elle aurait aussi pu être interprétée comme une sorte « d’échange de bons procédés » entre les deux puissances. Ce sont ces deux États qui ont imposé l’arrêt du conflit en renvoyant chez elles les forces françaises et britanniques. [...] »
La crise de Suez allait être l’occasion de la première grande intervention du Canada en politique internationale avec sa proposition de créer une force d’interposition entre les belligérants (les Casques Bleus). Voici comment l’Encyclopédie canadienne présente l’affaire :
« Le 26 juillet 1956, le président égyptien Nasser s’empare de l’importante Compagnie du canal de Suez, qui exploite le canal depuis 1869 ; les principaux actionnaires de la compagnie sont la France et l’Angleterre. Cette occupation par Nasser du canal reliant la Méditerranée et la mer Rouge porte un coup à la fierté et au commerce de l’Occident. La diplomatie ayant échoué, l’Angleterre, la France et Israël conviennent en secret d’une action contre l’Égypte. Israël passe à l’attaque le 29 octobre et, en un seul jour, avance à un peu moins de 42 km du canal. Tel que convenu avec Israël, l’Angleterre et la France somment Israël et l’Égypte de se retirer de la région immédiate du canal. Nasser refuse. Le 31 octobre, l’Angleterre et la France interviennent directement en bombardant la zone du canal.
Dans les coulisses, le gouvernement du Canada se montre irrité par ce geste qui divise le Commonwealth et qui aliène les États-Unis. Toutefois, publiquement, le Canada joue le rôle de conciliateur. Le 4 novembre, L.B. Pearson, secrétaire d’État aux Affaires extérieures du Canada, et ses collègues aux Nations Unies obtiennent un appui écrasant de l’Assemblée générale en proposant la création d’une force internationale chargée de maintenir la sécurité et de coordonner la cessation des hostilités. Le général canadien E.L.M. Burns est aussitôt nommé commandant de la Force d’urgence des Nations Unies (FUNU). Les Anglais et les Français décident cependant de passer outre à la résolution de l’ONU et larguent des parachutistes dans la zone du canal tard le 4 novembre. Grâce à la pression, principalement américaine, exercée sur le premier ministre britannique sir Anthony Eden, un cessez-le-feu est conclu le 6 novembre. Pearson se bat avec succès pour que des soldats canadiens fassent partie de la FUNU, dont les unités d’avant-garde arrivent à la mi-novembre. Bien que Pearson reçoive le Prix Nobel de la paix en 1957 en récompense pour ses efforts de conciliation, bien des gens en Angleterre et au Canada sont consternés par le manque apparent de soutien envers l’Angleterre de la part d’Ottawa. La défaite du gouvernement libéral aux élections générales de 1957 est sans doute en partie attribuable à ce facteur. »
En 1956, la France est dirigée par un gouvernement socialiste aux prises avec la décolonisation. Elle a perdu l’Indochine à l’issue d’une guerre en 1954, et cherche encore à conserver l’Algérie. Ces conflits la déchirent sur le plan politique et la laissent exsangue sur le plan financier, conditions qui vont favoriser le retour aux affaires du général Charles De Gaulle, l’homme qui a sauvé la France de la déroute en 1940 et qui s’est retiré « en réserve de la République » en 1946, en désaccord avec l’Assemblée constituante élue pour doter la France d’un nouveau régime politique sur la question des rôles respectifs de l’État et des partis politiques.
De Gaulle, c’est également l’homme qui a tenu tête aux Américains, aux Anglais et aux Russes malgré la précarité de sa position, et qui a permis, par la force incroyable de sa volonté, que la France figure parmi les vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale.
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Pour De Gaulle, tout tenait à « une certaine idée » qu’il se faisait de la France :
« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a en moi d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai d’instinct l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang : que seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans grandeur. » (Charles de Gaulle,Mémoires de guerre, tome 1, Plon, Paris, 1954)
Dans les dix années qui suivent son retour aux affaires, De Gaulle va remettre la France sur pied, d’abord sur le plan économique, avec la collaboration de son ministre des Finances Antoine Pinay, et de son principal conseiller Jacques Rueff, Ce dernier croit aux vertus disciplinaires de l’or pour empêcher la fuite en avant par les déficits, sur lesquels les États-Unis commencent à compter pour financer leur guerre au Viet-Nam.
La France est bien placée pour le savoir. Les coffres de la Banque de France débordent des dollars US que les banques françaises encore majoritaires au Vietnam après son indépendance lui envoient sans dérougir. De Gaulle décide d’exiger sa conversion en or au taux officiel de 35 $ l’once » Il envoie aux États-Unis des navires de guerre chargés de dollars, et ceux-ci rentrent en France chargés de l’or obtenu en échange. Les Américains sont furieux.
Et ils le sont encore davantage lorsqu’ils voient De Gaulle se lancer, sur la base du redressement économique de la France et de l’indépendance qu’elle lui confère, dans une offensive diplomatique tous azimuts qui l’amènera à quitter l’OTAN, se doter de l’arme nucléaire et proposer aux pays non alignés une troisième voie dans une série de discours à travers le monde qui vont s’inscrire résolument en faux contre les pratiques hégémonistes américaines.
Ainsi, le 28 septembre 1964, De Gaulle déclare en Bolivie
« Que chaque peuple dispose à tous égards de lui-même, afin que son avance en fait de civilisation soit effectivement la sienne. Qu’il fasse en sorte que son progrès soit celui de tous ses enfants pour susciter dans les profondeurs les ardeurs et les capacités qui multiplient les efforts, qu’il transforme en émulation créatrice et productrice par rapport aux autres nations, ce qui demeure trop souvent rivalité d’ambitions, que les puissances qui en ont le moyen prêtent leur concours au développement des moins avantagés, cela suivant les affinités réciproques, et sans qu’il y ait, sous aucune forme, intervention étrangère dans les affaires de qui que ce soit, voilà, en effet, quelles sont, pour la France, les conditions nécessaires de l’équilibre général, du progrès de tous et de la paix dans l’univers. » (Pochette du disque « Charles De Gaulle, Discours aux peuples du monde », Disques Déesse DDLX 87, Paris)
À Pnom-Penh, le 1er septembre 1966, De Gaulle s’en prend directement à la soif de guerre des États-Unis . Voici le commentaire du professeur et président du parti UPR François Asselineau dans le cadre de la dernière campagne présidentielle française :
« Le 1er Septembre 1966, présent dans la capitale Cambodgienne, le Général de Gaulle prononce devant plus de 200 000 personnes, le « Discours de Phnom-Penh ». Ce discours est un des plus habiles de l’histoire politique de l’humanité. En effet, tout en rappelant l’indépendance de la France, il affirme l’existence d’une troisième voie représentée par les non-alignés. Cependant, le Général de Gaulle est également visionnaire et marque un tournant dans la manière d’envisager les relations Internationales pour les anciennes puissances coloniales. Ces propos ont été ressentis à l’époque comme une gifle et une trahison par les américains alors en guerre au Vietnam. Les Américains outrés, n’ont alors pas compris toute la subtilité et les nuances de ces paroles car il rend aussi un hommage aux valeurs de libertés qui fondent la démocratie américaine. Ils n’ont pas non plus saisi la lucidité de ses propos. En 1968, c’est à Paris que s’ouvrira la conférence qui mettra fin à la guerre du Vietnam (la guerre la plus inutile et la plus chère de l’histoire des Etats-Unis après la guerre d’Irak). Ce qui est impressionnant, c’est qu’après plus de 40 ans, ces paroles résonnent encore d’une manière originale et sont plus que jamais d’actualité concernant par exemple la guerre en Afghanistan. » (Voir aussi)
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L’été suivant, le 24 juillet 1967, De Gaulle, venu rendre visite à son « ami Johnson »http://www.vigile.net/La-visite-du-... à l’occasion de l’Expo 67, lançait son « Vive le Québec libre » depuis le balcon de l’Hôtel de ville de Montréal . À lire ce qui précède, on comprend facilement que cette déclaration était loin d’être spontanée, qu’elle était mûrement réfléchie et qu’elle procédait d’un plan bien défini. On n’est pas général pour rien.
D’ailleurs, cette analyse est confirmée par un de ses intimes, Jacques Foccart, qui relate son échange avec De Gaulle le 27 juillet 1967 dans son Journal de l’Élysée paru chez Fayard en 1998 (t. I, p. 685), au cours duquel lui aurait déclaré ceci :
« Le fait est qu’un jour le Canada français deviendra une grande puissance et que nous y aurons aidé et que la France en tirera un bénéfice. Bien sûr, pas moi. Ce n’est pas pour tout de suite, bien que, du fait de notre attitude, nous ayons considérablement accéléré le processus. C’est une affaire dont l’avenir s’inscrit d’avance, et de manière certaine depuis notre action, et le développement, croyez-moi, sera beaucoup plus rapide qu’on ne le croit. […] Il fallait le faire, c’était évident. Je savais à quoi m’en tenir à partir du moment où j’y allais. Alors on m’a dit : Ottawa… Ottawa, je m’en fous ! C’est au Canada français que je rendais visite, c’était l’essentiel. […] J’aime mieux crever que d’aller au Canada porter un toast à la reine d’Angleterre ! Croyez-moi, j’étais bien soulagé quand ils m’ont offert l’occasion de m’en aller : j’ai sauté dessus avec bonheur. Tout cela va faire des remous, c’est sans importance. Tout cela va donner des motifs d’articles à toute cette presse infâme et avachie, aux pieds et à la botte des Américains, des Israéliens et de tous les autres, mais qui ne soutient pas la France parce qu’ils ont honte de parler de la France ou de défendre la France : tout cela est sans importance. »
13-france-dd770.jpgOn connaît la réaction au Canada. Mais c’en est également trop pour Washington et pour ses alliés en France. Le premier ministre George Pompidou, ancien directeur général de la Banque Rothschild, s’inquiète de plus en plus des projets de De Gaulle. Chez les acteurs économiques, la « troisième voie » passe mal :
« En sus des Américains, De Gaulle avait à dos leurs suiveurs atlantistes, de Mitterrand à Lecanuet, sans compter Jean-Jacques Servan-Schreiber [alors rédacteur en chef de l’hebdomadaire d’informationL’Express et l’auteur du Défi américain, une apologie de l’Amérique] qui, en plein mois de mai, dénonçait « la dictature intellectuelle du Général qui avait tout gelé en France ». Et cela dans un magazine américain : « Life » qui par ailleurs voyait dans l’Elysée un nid d’espions du KGB. Aux USA une campagne de presse antigaulliste d’une violence et d’une bêtise inouïes battait son plein...
Participaient encore à cette curée, le ban et l’arrière ban du vichysme et de l’OAS : « mai » c’était l’occasion de régler son compte à l’homme de la France libre et au décolonisateur de l’Algérie. Sans compter les milieux d’affaire : « De Gaulle a pour opposants les mêmes gens, haute finance et classe moyenne, qui firent tomber le gouvernement Blum dans les années trente en spéculant contre le franc et en plaçant leur argent à l’étranger (écrit Hannah Arendt dans une lettre à Mary Mc Carty fin 68). Le tout non pas en réaction aux émeutes étudiantes, mais aux idées grandioses de De Gaulle sur la participation des travailleurs dans les entreprises »... ».
En fait, quand on examine qui avait intérêt en 1968 à ce que la situation politique se dégrade rapidement en France, celui des Américains et de leurs « suiveurs atlantistes » est tellement évident qu’ils y ont nécessairement contribué s’ils n’en sont pas carrément les instigateurs, ce que les historiens finiront éventuellement par nous révéler.
Après la démission de De Gaulle devant le rejet de son référendum sur la participation le 27 avril 1969 , la France retombe rapidement sous l’influence des États-Unis.
En 1971, l’administration Nixon, enlisée dans l’aventure vietnamienne, et incapable de faire face aux dettes et aux obligations de conversion du pays, décide de dévaluer sa monnaie en supprimant sa convertibilité en or. La banque centrale des États-Unis (la FED) a désormais les mains libres pour monétiser la dette, avec les résultats que nous découvrons aujourd’hui.
La France emprunte le même modèle en 1973 en adoptant sa Loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France. Même modèle, même endettement catastrophique aujourd’hui.
Mais si les Américains sont parvenus à reprendre le contrôle du jeu économique avec l’élimination de De Gaulle, la France n’en conserve pas moins quelques velléités d’indépendance diplomatique à l’égard des États-Unis qui vont lui coûter très cher lorsqu’elle s’aventurera à les exercer, l’expérience la plus probante à cet égard étant survenue lors de son refus très spectaculaire de suivre les États-Unis dans sa guerre contre l’Irak.
On se souviendra de l’indignation que la brillante prestation du ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, devant l’Assemblée générale des Nations Unies le 14 février 2003 , avait soulevé aux États-Unis. La France avait alors dû affronter un boycott de ses intérêts que son patronat avait très mal vécu.
« Comme par hasard », de Villepin s’était retrouvé peu de temps après au coeur d’une affaire politique tordue, l’affaire Clearstream, qui allait prendre rapidement une tournure judiciaire grave, coupant court à ses ambitions présidentielles pour 2007 et laissant la voie libre à Nicolas Sarkozy.
C’est sans doute le même « hasard » qui a valu à Dominique Strauss-Kahn, brillant économiste et directeur général du FMI, quelques mois d’emprisonnement dans une prison de New York pour une pitoyable affaire de moeurs alors que son véritable crime, tout comme le Général De Gaulle en son temps, avait été de remettre en cause l’hégémonie du dollar US .
Et parce qu’Israël et les États-Unis voguent de concert et que l’affront fait à l’un vaut pour l’autre, que penser de l’audace « irresponsable » du président Chirac qui avait accueilli en 2004 sur son territoire le chef historique des Palestiniens, Yasser Arafat, gravement malade, pour qu’il puisse s’y faire soigner, qui s’était même rendu à son chevet pour lui offrir ses voeux de rétablissement, et qui, à son décès, lui avait fait rendre les hommages de la France lors d’une cérémonie officielle à l’aérodrome militaire de Villacoublay avant de le transporter au Caire ?
Heureusement pour lui, Chirac était en fin de mandat et n’était plus en mesure de nuire aux intérêts américains.
SnapShot_120803_220859-8bfcd.jpgOn comprend dès lors beaucoup mieux comment Nicolas Sarkozy, que les Américains contrôlaient entièrement, y compris par des liens familiaux , a pu servir leurs intérêts au point même de leur permettre de se cacher derrière lui (et derrière le Canada de Harper) à certains moments, comme dans l’opération contre la Libye.
Mais Sarkozy parti, ce qui surprend et déçoit sûrement une bonne partie de l’électorat de gauche en France, c’est de voir le président Hollande suivre exactement la même politique étrangère que son prédécesseur et se ranger docilement, sans le moindre bémol, dans le camp des États-Unis et d’Israël au Moyen-Orient.
Le Canada n’a pas une histoire diplomatique aussi riche que celle de la France. Comme je l’ai souligné plus haut, sa première intervention marquante sur la scène internationale fut sa suggestion de créer les casques bleus dans la foulée de la guerre du Canal de Suez en 1956.
Pour le reste, voisin des États-Unis, sa marge de manoeuvre n’est pas très grande, ce qui n’a pas empêché l’ancien premier ministre Libéral, Pierre-Elliott Trudeau, mort en 2000, de multiplier les pieds de nez à leur endroit, en entretenant notamment des liens d’amitié avec Fidel Castro qui s’est d’ailleurs déplacé à Montréal pour ses funérailles .
En 2003, le Canada n’avait pas, lui non plus, suivi les États-Unis dans leur engagement militaire en Irak. Le refus du premier ministre Jean Chrétien, Libéral lui aussi, était lié à des considérations bassement électoralistes. Si, dans son ensemble, l’électorat canadien était également divisé sur l’opportunité de cet engagement, la ventilation des résultats par régions donnait une toute autre image de la situation, les Québécois y étant très majoritairement opposé.
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La question de la participation du Canada à cette guerre était même parvenue à mobiliser à Montréal, en plein hiver, 150 000 personnes qui n’avaient pas hésité àbraver un froid de -26 °C pour faire connaître leur opposition, tant la tradition pacifiste est forte au Québec.
Pour des raisons sur lesquelles les Américains n’ont eu aucune influence, les Libéraux allaient se retrouver à la tête d’un gouvernement minoritaire aux élections générales suivantes en 2004, et par la suite perdre le pouvoir aux mains du Parti Conservateur de Stephen Harper, d’abord appelé à former un gouvernement minoritaire en 2006, puis majoritaire en 2011.
Depuis son élection en 2006, Harper n’a eu de cesse d’aligner les positions canadiennes dans tous les domaines sur celles des États-Unis, au point même de se distinguer parfois par son excès de zèle, notamment sur la question de son soutien à Israël.
18-roberts-71b9a.jpgCette inféodation systématique de la France et du Canada aux intérêts des États-Unis et d’Israël est particulièrement intrigante, survenant à un moment où les États-Unis sont en perte de puissance, tant sur le plan économique que politique, une réalité si forte qu’elle ne peut échapper aux stratèges des deux pays. Cette réalité commanderait de la part de la France et du Canada une stratégie totalement différente, sauf si...
Oui, sauf si les dirigeants de ces deux pays étaient au courant d’une menace si forte et si effrayante qu’elles les privait de toute marge de manoeuvre et qu’elle les contraignait au soutien inconditionnel des États-Unis et d’Israël, et au reniement de tous les principes démocratiques sur lesquels ils sont fondés.
Si tel est le cas, on aimerait bien le savoir... Quelle menace ? Une Troisième Guerre Mondiale ? Car au rythme auquel s’accumulent, s’enchaînent et se succèdent les événements, c’est pour bientôt.

 

 

Vos commentaires:

C’est pour bientôt
3 août 2012, par Jean Lespérance
Peut-être. Tout va dépendre du comportement des pays vis-à- vis de leurs banquiers. Vous savez M. Le Hir que les banquiers forment une confrérie. Puis quand on condamne un des leurs, les autres sentent la soupe chaude. 
Le 31 juillet dernier, donc 2012, même pas une semaine, 
l’Iran a condamné 4 banquiers à mort, d’autres au fouet, aux amendes et à la prison. Ça fait réfléchir les autres. 
Évidemment aux nouvelles cela passe inaperçu, on n’en parle même pas. Un petit oubli... 
La confrérie des 400 voleurs a la trouille. Elle a peur que d’autres pays fassent comme l’Iran et scrutent à la loupe les opérations de ces roitelets. 
Il y a sans doute des iraniens qui lisent et s’informent sur Vigile.net. Ils ont tout compris le manège des banquiers et en vérifiant ils en ont eu toutes les preuves. 
Votre crainte est la même que celle d’Adrian Salbuchi, l’économiste argentin qui a dénoncé le système frauduleux des banquiers car il craignait lui aussi en 2008 que les États-Unis déclenchent une troisième guerre mondiale s’ils perdaient le contrôle du système monétaire. 
Adrian Salbuchi appelait cela : renverser l’échiquier pour se concentrer uniquement sur la guerre. Quand nous sommes en guerre, nous n’avons pas le temps ni l’occasion de transformer le système monétaire, de renverser le contrôle des banquiers. 
Si les américains sont capables de sauver la piastre ou le système des banquiers sans faire la guerre, ça va attendre, si la piastre leur échappe, ce sera la guerre. 
Toucher aux banquiers, c’est comme abîmer le veau d’or, lui enlever des morceaux.
Pour les américains et la haute finance, s’attaquer aux banquiers est plus grave que fabriquer une bombe atomique. On a énormément peur que d’autres pays imitent l’Iran. 
Je peux juste déplorer la mort des banquiers mais non leur disparition, car leur disparition est une bénédiction.
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Voir aussi :
Plan D’Israël Pour La Syrie :
Le Modèle Somalien

Armée syrienne dans Damas nettoyée des terroristes à la solde des US/OTAN/ISRAEL

Vrai, ou intox ?

"L’Iran entre en guerre dans les semaines à venir" (Guide suprême d'Iran)

 

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Des raisons d'espérer ?

 

(..)Des officiers militaires américains en poste ou en retraite, menés par le Chef de l’état-major le général Martin Dempsey, de même que des officiers militaires et des milieux du renseignement israéliens, sont sur le « pied de guerre » pour empêcher Benjamin Netanyahou et son ministre de la Défense Ehud Barak de lancer une attaque israélienne contre l’Iran dans les douze semaines à venir, c’est-à-dire avant l’élection présidentielle américaine de novembre.


Une attaque israélienne sur les installations nucléaires iraniennes, en discussion depuis de nombreux mois déjà, aurait pour effet d’entraîner le monde dans une guerre thermonucléaire.(..)


Le New York Times a publié également un article hier sur le danger immédiat de guerre, citant les propos du correspondant pro-paix Amos Harel, du quotidien israélien Ha’aretz et spécialisé sur les questions de défense, qui estime les probabilités d’une attaque sur l’Iran à 50% d’ici novembre.


Lors d’une réunion à Washington D.C. hier, l’économiste américain Lyndon LaRouche a fait part lui aussi de ses inquiétudes mais également de ses espoirs en raison de la résistance des militaires américains, israéliens, ainsi que des milieux politiques et militaires russes et chinois, à toute dérive vers la guerre, que ce soit à partir d’une attaque israélienne sur l’Iran ou d’une invasion militaire occidentale en Syrie.

 

http://www.solidariteetprogres.org/Danger-de-guerre-et-crise-financiere-inquietudes-et-raisons-d-esperer_08964

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Il n'y aura pas de guerre,

rappel de la position d'Observeur.

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-vers-une-3e-guerre-mondiale-opinion-de-larouche-d-observeur-d-eva-r-sistons-88615196.html

 

Qui est-il ?

 

Observeur, ami virtuel depuis au moins deux ans, il m'avait écrit, et nous avons correspondu presque tous les jours jusqu'au 10 décembre - 2 jours plus tard, il était dans le coma. Il nous a quittés, gouailleur et toujours éveillé, lucide, j'adorais son franc-parler, sa pensée incisive, son esprit bougon, son grand coeur - si généreux. Une personne était dans la peine, dans le besoin, il était là :

 

Trankiloo nous a annoncé le décès d’Observeur vendredi
http://liesidotorg.wordpress.com/2011/12/30/le-gouvernement-fait-de-la-resistance/#comments

 

Hommage à un Lecteur-Ami-Blogueur

disparu fin décembre, Observeur :

 

observeur-jeune.jpgobserveur-plus-age.jpg


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Je suis triste de voir cette petite grande âme nous quitter. Il était seul, il n'aimait pas la société que nous construisons par notre apathie ou par notre résignation. Et il ferraillait contre elle, mais toujours dans l'espoir que le pire n'arrivera pas. Les croyants savent que les préférés de Dieu sont les coeurs généreux. Heureux ceux qui ont soif de justice ! Et qui viennent en aide à leur prochain, surtout pauvre. Comme Observeur ! Dieu,il ne voulait pas en entendre parler. Et il l'insultait sans cesse ! Beaucoup trop pour ne pas le chercher à sa manière... De toutes façons, Dieu reconnaîtra les siens. Et celui-là avait du coeur.... Paix à son âme, comme disent les Lecteurs du Liesi qui avaient apprécié ses échanges musclés et généreux !

 

Tu nous manques déjà, cher Observeur !

 

eva R-sistons

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 19:34

 

Jeudi 2 août 2012

Ne pouvant obtenir le départ de Bachar-el-Assad, l'Occident, pour arriver à ses fins, est décidé à détruire le pays. Anglo-Saxons et Israéliens ont un mépris total de la vie humaine, la vérité doit éclater ! Et cet Occident se sert des Musulmans fanatiques pour semer le chaos. Le prix Nobel de la Paix Obama ne mérite évidemment pas son titre, et Fabius continue la sinistre politique de Sarkozy agent de la CIA.  eva R-sistons

Syrie (histoire d’une falsification) : L’aveu de l’ONU qui énerve les faucons anti-Syrie

Publié le2 Août 2012

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Selon des experts, lors d’une audition au Sénat américain, Washington doit soutenir davantage les terroristes en Syrie, en leur fournissant des armes et un appui aérien, et montrer clairement au régime en place la ligne à ne pas franchir, au prix d’une intervention militaire. Mais “nous devons faire attention à qui nous donnons des armes”, a  observé Martin Indyk, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël, selon qui les Etats-Unis n’ont pas encore une vision nette de l’identité et des objectifs des forces qui constituent la rébellion syrienne. “Il est important que nous intervenions de manière active, mais il faut le faire de manière intelligente”, a-t-il ajouté. Très drôle, alors qu’ils le font déjà !  

Laurent Fabius, docteur ès hémophilie et agrégé en sang contaminé, accessoirement ministre français des Affaires étrangères, à qui un journaliste de RTL demandait avant-hier, s’il avait peur d’un massacre à Alep, le trémolo dans la voix, pour marquer le coup, répondait :”oui, oui, oui, oui, oui.” Une mise en scène macabre mais, il avouait que ces derniers étaient armés.

Et vlan ! Selon l’ONU, les mercenaires de l’OTAN et les terroristes syriens à Alep ont, non seulement des chars, mais aussi, des armes lourdes. Les martyrs aux mains nues qui arrivent à commettre des attentats spectaculaires, à capturer des soldats tués sommairement, ces salafistes soutenus par l’Occident qui feint d’ignorer leur toxicité, est une vraie falsification. Qui s’assemble se ressemble. L’Occident et Al-Qaïda sont les mêmes faces d’une médaille, des tueurs au sang froid.  

Pour le mollah aux mocassins Weston, Laurent Fabius, soutien des salafistes :

“Puisque la France prend la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies au 1er août, nous allons donc demander avant la fin de cette semaine la réunion du Conseil de sécurité, probablement au niveau ministériel à la fois pour essayer d’arrêter les massacres et pour préparer la transition politique”

 

 


 

“Arrêter les massacres, pour préparer la transition”, dit-il. Le massacre de qui ? Qui massacre qui ? La transition avec qui ? Depuis le début des Jeux olympiques d’Alep, avez-vous entendu parler d’un massacre ? Au contraire, les héros des occidentaux ont mis en ligne une vidéo amateur où, ils assassinent honteusement des soi-disant chabbiha (miliciens pro-Assad) blessés de surcroît. Imaginez un seul instant une victoire de leur part, les réglements de compte seront légions. Les Occidentaux le savent mais n’en ont cure. Peu importe le peuple syrien, puisqu’ils n’aiment pas Assad, ils préfèrent y installer le chaos. Des montres nazis !

 

http://allainjules.com/2012/08/02/syrie-histoire-dune-falsification-laveu-de-lonu-qui-enerve-les-faucons-anti-syrie/

 

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Syrie : absence de diplomatie et destruction

 
2 août 2012 | Les puissances extérieures, Russie et Etats Unis en particulier, doivent envisager de relancer des discussions si on veut éviter la ruine du pays.

 

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 20:24

 

Mercredi 1 août 2012

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Introduction d'eva R-sistons

Sales guerres par procuration

Les crimes de l'Occident par Islamistes interposés


Abomination ! L'Armée dite "libre" est une armée de fanatiques sauvages !

Pour une fois, France24, dans un reportage, "pour faire bonne mesure", montre aujourd'hui les exactions de l'Armée syrienne "libre" : Des hommes qui soutiennent le régime de Bachar-el-Assad sont torturés et froidement abattus. La barbarie pure !  Où sont les lois de la guerre avec ces djihadistes fanatiques instrumentalisés par les Ennemis des pays non-alignés, refusant le Nouvel Odre Mondial ? Et ce que l'on ne montre pas, c'est qu'ailleurs les fous de Dieu islamistes (ceux-là même qui en piétinant les préceptes de l'Islam ont sauvagement lynché, torturé, assassiné le Colonel Kadhafi) sèment la terreur partout où ils sont, en massacrant les civils, en traquant et en liquidant ceux qui défendent leur pays attaqué. Et ensuite, ces massacres sont attribués au Régime syrien - alors qu'il défend son pays contre les agresseurs en bombardant les zones infestées de mercenaires sauvages, de "terroristes" (c'est bien le mot en effet) armés, formés et financés par l'Occident anglo-saxon et israélien et par le Qatar comme par l'Arabie saoudite et la Turquie. Les Médias participent de ces guerres sales par leur désinformation et par leur propagande en faveur des guerres de l'OTAN.

Quant à notre pays, quant à la France jadis gaullienne, avec le sieur Fabius elle se prostitue aujourd'hui en soutenant les guerres impériales et impérialistes du Bras armé de l'Amérique, l'OTAN. Et en coulisses, Israël souffle sur les braises pour ensuite bâtir le Grand Israël sur les dépouilles des pays convoités pour leurs richesses et en raison de leur non-alignement. Cette guerre qui ne dit pas son nom et qui est en train de détruire la Syrie (avec hier l'Irak et demain l'Iran), un des berceaux culturels de l'humanité - le Nouvel Ordre Mondial se bâtit sur la ruine des Nations - ,  est un nouveau crime contre les peuples perpétré par les vrais terroristes - de l'Occident, Ennemi de l'humanité. Encore et toujours ! Eva R-sistons

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Syrie: Une vidéo montre l'exécution de miliciens pro-Assad à Alep

http://www.20minutes.fr/ledirect/980059/syrie-video-montre-execution-miliciens-pro-assad-alep

Mis à jour le 01.08.12 à 13h54
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Vidéo vue sur FR3 et sur France24, note d'eva

Une vidéo sur Internet montrant ce qui semble être l'exécution de quatre hommes fidèles au président Bachar al-Assad suggère que les rebelles utilisent les mêmes méthodes que celles qui ont valu aux forces du président syrien la condamnation de la communauté internationale. La vidéo, visible sur le site YouTube, montre quatre miliciens qui sont emmenés dans une cour bondée. Puis, on entend des tirs nourris pendant que des gens chantent «Dieu est le plus grand». Quand la fumée se dissipe, on aperçoit une pile de corps près d'un mur.

Cette exécution semble avoir été effectuée dans une cour d'école quelque part à Alep alors que les forces de Bachar al-Assad attaquaient des quartiers résidentiels à l'artillerie. On distingue aussi deux hommes en sous-vêtements qui sont emmenés en bas d'un escalier et alignés contre un mur. Les hommes qui utilisent des fusils semi-automatiques continuent à tirer après la chute des corps au sol. Dans la vidéo, dont la provenance n'a pu être confirmée de façon indépendante, les hommes sont présentés comme des membres de la famille Berri appartenant à la milice pro-Assad des «Chabbiha».

«Venez voir les cadavres (de ceux) qui meurent pour Assad»

La milice Chabbiha, à l'origine uniquement alaouite, a recruté après le début du soulèvement en mars 2011 des membres de la communauté sunnite. Ces recrues sont en majorité issues d'Alep, la grande ville du Nord, capitale économique de la Syrie, et de la province orientale de Daïr az Zour. Une autre vidéo montre des rebelles triomphant mardi après la prise d'un commissariat de police dans la ville de Nairab, au sud-est d'Alep.

«Venez voir les cadavres (de ceux) qui meurent pour Assad», lance un rebelle avant que la caméra ne pénètre dans les locaux de la police et montre une quinzaine de corps dans la cour et les bureaux. Le bâtiment est criblé d'impacts de balles et partiellement brûlé. Un des rebelles pointe son arme sur le corps du responsable du poste de police, identifié comme l'inspecteur Ahmad al Khatib, et tire une balle qui lui arrache la tête. «Je te crache dessus et sur le tyran Bachar al-Assad», déclare le tireur.

Reuters
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VIDEOS, exécutions sommaires :
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Le Vatican sonne l'alarme pour les chrétiens de Syrie. De nombreux chrétiens de Qusayr ont dû fuir vers Damas et le Liban pour échapper aux exactions de certains rebelles salafistes

Le 8 juin, les combats font rage entre l'Armée syrienne libre (ASL) et les soldats de Bachar al-Assad dans la ville de Homs. A un tir de mortier, la petite ville de Qusayr, 45.000 habitants majoritairement sunnites, est prise par un détachement présumé de l'ASL. A leur tête, un certain "général" Abdel Salam Harba, qui lance un ultimatum aux habitants chrétiens, diffusé par les haut-parleurs des minarets des mosquées. Il leur demande de quitter la ville dans les trois jours. Et, pour prouver sa détermination, il fait abattre l'un d'entre eux, Maurice Bitar.


Qusayr est la ville où vivait la plus forte communauté grecque-catholique du pays, soit près de 10.000 personnes. Elle a aujourd'hui été vidée de 90% de sa population chrétienne, d'après l'agence de presse du Vatican (Fides). Selon plusieurs témoignages de musulmans laïques, cela faisait deux ans que les chrétiens, jugés plutôt favorables au régime d'Al-Assad, y étaient l'objet de vexations : interdiction de circuler dans les rues à certaines heures, obligation de "céder le passage" s'ils rencontraient un musulman.

 

Beaucoup ont préféré gagner Damas, d'autres se sont enfuis vers le Liban voisin. Dominée par les Frères musulmans syriens, l'ASL a reçu le renfort de groupes salafistes venus des pays arabes et tout récemment de Tunisie. Interrogé, Fahad al-Masri, représentant de l'ASL à Paris, répond : "La faute en incombe à la communauté internationale qui n'est pas intervenue militairement. Voilà pourquoi des salafistes se sont introduits si facilement chez nous."


(Article publié dans le Nouvel Observateur du 2 août 2012)

 

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Par le hasard de la quête d'une image pour ce post, je tombe sur un site de néoconservateurs chrétiens ultra-sionistes. Il y a une telle désinformation que je vais exceptionnellement citer ce blog car en voulant défendre les chrétiens menacés en Syrie par les fondamentalistes islamistes, ils apportent parfois un éclairage pertinent (en gras), que l'on ne voit pas ailleurs . eva

 

Des mercenaires turcs et libyens déstabilisent la Syrie

 

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Michel Garroté. Le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius le sait-il ? Des mercenaires islamistes étrangers s’emploient depuis des mois à soulever, entre autre, les universitaires de la ville syrienne d’Alep, dans le but de susciter la violence dans cette ville, qui était l’une des seules, encore épargnée, par les affrontements entre le régime et les rebelles. Certes, il y a eu, à Alep, l’assaut des forces syriennes, contre 1500 manifestants hostiles au régime de Bachar al-Assad. Certes, les soldats du régime syrien ont pourchassé les étudiants dans les résidences de l’Université d’Alep et arrêté plus de 200 d’entre eux. Certes, les autorités ont fermé le campus jusqu’à la fin de l’année académique. Alep était l’une des seules villes à ne pas se soulever contre Assad. Il y a bien eu quelques manifestations ces derniers mois, sans plus.


Cela dit, des militants islamistes ont poussé les universitaires d’Alep à adopter un comportement inconsidéré et dangereux dans le but de créer un climat de violence et de chaos dans la ville. Les Syriens Chrétiens sur place peuvent en témoigner. Certes, la ville d’Alep est sous haute tension depuis les incidents sanglants du 2 mai dernier. Certes, les couvents et les paroisses ont ouvert leurs portes pour accueillir des centaines d’étudiants, musulmans et chrétiens confondus. Mais la situation est de plus en plus hors de contrôle. La Turquie, la Libye et d’autres pays musulmans envoient des mercenaires et des armes pour mener la guerre contre le régime d’Assad. Cela crée une situation rendant impossible un cessez-le-feu et une réconciliation.


Nombre d’informations dans les médias occidentaux sont fausses, fabriquées et elles ne s’appuient que sur des médias impliqués dans la guerre de l’information, comme la télévision al Jazeera et d’autres médias financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite, des puissances sunnites qui soutiennent, de fait, les rebelles islamistes syriens.


De plus, le conflit syrien s’étend désormais au Liban. Dans la ville libanaise de Tripoli, dont la population sunnite soutient les rebelles syriens, neuf personnes ont été tuées la semaine dernière au cours d’affrontements entre Libanais sunnites et alaouites. La violence s’étend à Beyrouth après la mort d’un dignitaire religieux sunnite. De leur côté, des miliciens chiites libanais dressent des barrages sur les routes du sud de Beyrouth suite à l’enlèvement de treize chiites au Liban – par des rebelles syriens – alors que ces chiites libanais rentraient d’un pèlerinage en Iran.


L’armée libanaise a saisis trois conteneurs remplis d’armes libyennes destinées aux rebelles syriens. Le mouvement terroriste chiite libanais Hezbollah, qui est, à la fois, financé par l’Iran chiite et allié du dictateur syrien alaouite Bachar al Assad, veut, quant à lui, torpiller le soutien libanais aux islamistes sunnites syriens, car à la longue, ce soutien changerait les rapports de forces au Liban, rapports de forces actuellement favorables au Hezbollah.(..)


http://www.dreuz.info/2012/05/des-mercenaires-turcs-et-libyens-destabilisent-la-syrie/

 

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Sur lesite de Michel Collon, un point de vue sur cette sale guerre.

 

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16 juillet 2012

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Cet article condense une série de témoignages inédits, recueillis à la frontière turco-syrienne durant l'été 2011. Une enquête « à contre-courant » à propos du conflit qui embrase actuellement la Syrie.

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Juin 2011, cent vingt soldats sont tués à Jisr al Choughour, une localité du Nord-Ouest de la Syrie. Selon les opposants à Bachar Al Assad, ils ont été exécutés pour insubordination, pour avoir refusé de massacrer des civils innocents. Mais d'après Damas, ses militaires ont été abattus par une bande armée, au moment où ils portaient assistance à la population de Jisr al Choughour, terrorisée par les hors-la-loi...

Que se passe-t-il réellement en Syrie ? Quelles forces sociales s'y affrontent pour le contrôle du pouvoir ? Comment les pays limitrophes influencent-ils le contexte syrien ? Quels intérêts motivent l'Europe et les États-Unis à s'impliquer dans le conflit ?

Les témoignages qui suivent offrent un point de vue original et polémique sur les événements qui secouent actuellement la Syrie... (A)
 

Des vacances avec Bachar

 
Cet article se propose d'introduire de la complexité au sein du discours uniforme, propagé dans les médias, au sujet de la Syrie. Cette contribution au débat adopte donc un angle de vue inédit sur la question. Elle repose sur des entretiens réalisés durant l'été 2011, auprès d'Arabes alaouites de nationalité turque.

La Syrie est un pays arabe. Majoritairement sunnite, sa population se compose de douze pour cent de chrétiens et d'une proportion similaire d'Alaouites. Bachar Al Assad appartient à cette minorité, qui constitue une branche hétérodoxe du chiisme.

Antioche et Samandag sont deux villes frontalières de la Syrie, situées en territoire turc. Ces agglomérations sont partiellement peuplées d'Arabes alaouites. Installés au sud de la Turquie sunnite, ces derniers éprouvent un attachement particulier envers la Syrie.

Observateurs avertis des tensions qui traversent la région, les Arabes alaouites de Turquie, auxquels la parole est confiée dans ce document, se trouvent donc aux premières loges pour analyser les évolutions de la société syrienne.

Fournissant de nouvelles clés pour appréhender cette problématique, les personnes interviewées dans le cadre de cette enquête témoignent du climat de violence qui règne en Syrie et insistent sur le rôle joué, dans l'ombre, par la Turquie pour déstabiliser le pouvoir en place à Damas.
 

Une reine de bonté...


Entendu dans les médias internationaux : depuis juin, seize mille Syriens se sont réfugiés en Turquie, dans les environs d'Antioche (Antakya, en turc), pour fuir les massacres perpétrés, à quelques kilomètres de là, à Jisr al Choughour.

« Vu à la télé » : sous une pancarte souhaitant la bienvenue à « la reine de bonté », l'actrice américaine Angelina Jolie, les yeux tout ronds, débarque expressément à Antioche, afin de s'enquérir de l'état des malheureux.

Découverte sur le terrain : une réalité moins hollywoodienne...

Sur le bord de la route asphaltée, à une centaine de mètres de l'entrée du village d'Altinözu où sont installés des réfugiés, un arbre protège quatre jeunes Syriens du soleil : « On vient de Jisr al Choughour. On sait ce qui s'est passé là-bas avec les cent vingt soldats : c'est un règlement de compte entre policiers et soldats ! »
- « Ah bon ? »
- « Oui, c'est ce qu'on nous a dit... »

De grands hangars métalliques, camouflés par une enceinte barbelée, composent le camp. « D'une capacité de deux mille places, il n'est occupé que par trois cents personnes », indique le garde en faction à l'entrée, après avoir interdit l'usage de tout appareil photographique. Il a l'air de s'ennuyer. Il explique : « Ils passent la frontière car ici, ils sont bien accueillis et reçoivent à manger... Il ne se passe rien en Syrie mais ils vont et viennent quand même. »

Dans le petit bus qui m'a véhiculé, quelques minutes plus tôt, jusqu'aux montagnes dominant Antakya, le conducteur tient un discours similaire : « Tu dois écrire la vérité car dans les médias, il n'y a que des mensonges... Moi, je transporte tous les jours des gens de part et d'autre de la frontière. Tout se passe comme d'habitude, tout est calme, rien n'a changé. Les médias doivent arrêter d'effrayer les gens ! »

Confidentiel


Pour quelle(s) raison(s) des Syriens franchissent-ils la frontière turque ? L'anecdote racontée par un enseignant peut laisser perplexe : « Des officiels de l'État turc sont allés dans des villages sunnites derrière la frontière syrienne en leur promettant maison, terre et argent. C'est ce que les réfugiés ont expliqué aux professeurs turcs arabophones, qui peuvent servir d'interprètes dans les camps. Les réfugiés se sont rués sur eux en demandant : ''Où est tout ce qu'on nous a promis ?'' Quand ils ont vu qu'ils n'auraient rien, beaucoup sont rentrés en Syrie. »

Un policier d'Antakya certifie, quant à lui, que des Turcs proposent aux Turkmènes de Syrie le deal suivant : « On vous donne cinq cents lires syriennes et vous venez en Turquie pour montrer qu'il y a un afflux de réfugiés. L'État turc vous garantit la nationalité, de l'argent et des terres. » Et l'agent des forces de l'ordre de constater : « Les réfugiés ont pété les plombs contre mes collègues quand ils ont compris qu'ils n'auraient rien. »

La nuit est tombée depuis longtemps sur la vallée au creux de laquelle se déploie la ville d'Antakya quand Fatih, un géomètre de vingt-huit ans, résume la conviction des centaines de milliers d'Arabes alaouites vivant dans cette partie de la Turquie : « Des réfugiés sont venus chez nous parce que l'État turc leur a promis de l'argent. Quand ils ont vu qu'on ne leur donnait rien, nombre d'entre eux sont repartis. Mais ça, les médias n'en disent rien ! De la même manière que nous, on est des Arabes alaouites vivant en Turquie, il y a des Turcs sunnites qui vivent en Syrie. Ce sont eux qui ont été interviewés et qui racontent n'importe quoi sur la situation ! »

La tante de Fatih renchérit : « Tous les réfugiés qui sont arrivés en Turquie sont sunnites. L'État turc leur a proposé de s'établir en Turquie. Comme ça, il y a encore plus de sunnites dans notre région. »

Le ciel est rempli d'étoiles et Fatih vitupère : « Angelina Jolie, Angelina Jolie... Pourquoi n'a-t-elle pas été réaliser son show pour les quatre millions d'Irakiens que la Syrie a accueillis à cause de la guerre de Bush ? »

Six conversations et (déjà) beaucoup (trop) d'informations (inhabituelles).
 
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Des Arabes en Turquie ?

 
Pain, olives et fromage... Au cours du petit déjeuner, Fatih livre ses sentiments en buvant un thé bouillant : « Ici, les gens prennent des somnifères pour dormir, sinon ils deviendraient fous. » Abandonnant son air jovial, le benjamin de la famille qui m'héberge prophétise : « Ici, on a très peur. Il va y avoir un véritable génocide, si Bachar tombe... »

Ses phrases rebondissent et font sonner creux une partie vide de mon cerveau. « C'est quand même Bachar Al Assad qui est violent. Je ne comprends pas, Fatih. Il risque de se venger ici... en Turquie ? » Il secoue la tête et répète plus lentement : « Si Bachar tombe, nous, les Alaouites, on va se faire massacrer par les sunnites de Turquie et de Syrie... »

Fatih a pris des forces et sa voiture. Très vite, il ironise : « Aujourd'hui, les deux cent mille habitants d'Antakya semblent s'être donné rendez-vous pour bloquer le centre-ville. » Avançant autant à l'aide de son klaxon que de son accélérateur, Fatih zigzague dans les embouteillages : « Regarde le quartier qu'ils sont en train de bâtir là-bas, il est réservé aux sunnites. Tu dois téléphoner pour pouvoir t'inscrire. On a testé : les Alaouites ne sont jamais pris ! En plus, maintenant, quand ils construisent de nouveaux ensembles, ils commencent par la mosquée, pour être sûrs qu'on ne viendra pas... Voilà pour quoi et pour qui on paye des impôts ! », clame-t-il, en écrasant sa pédale de frein.

Pour échapper à la circulation, il se permet un rapide détour historique, égratignant au passage l'État français qu'il accuse de vouloir recoloniser la Syrie. Une main sur le volant, Fatih parle comme un livre : « Sous domination ottomane pendant quatre siècles, la Syrie a été placée sous protectorat français lors du démembrement de l'Empire. En 1939, notre région, le Sandjak d'Alexandrette, une zone géographiquement, historiquement et culturellement attachée à la Syrie, a été discrètement concédée à la Turquie, pour éviter qu'elle ne s'allie à Hitler. »

Trente kilomètres encore pour atteindre les locaux du cabinet d'expertise fondé par Fatih. Sa voiture s'engage, - enfin - à grande vitesse, sur la route cabossée reliant Antakya et Samandag. Le conducteur continue : « Nous, les Arabes alaouites, nous ne formons qu'une petite minorité installée à cheval sur la frontière turco-syrienne, le long de la côte méditerranéenne.  » Il sourit : « Pour nous, les Arabes alaouites de Turquie, Bachar est un cousin. Le village d'où est native la famille Al Assad se trouve de l'autre côté de la frontière, derrière la montagne là-bas. »

Sur un ton plus grave, Fatih conclut, en entrant dans Samandag : « Nous, les Arabes alaouites de Turquie, nous sommes doublement discriminés : nous sommes arabes, nous parlons cette langue, mais l'État a ''turquisé'' nos noms de famille comme les noms de nos villages et nous impose l'apprentissage du turc. En plus, nous sommes des Alaouites, une forme très ''ouverte'', antidogmatique de l'islam chiite, plongés dans un océan sunnite conservateur... »

Brahim, la cinquantaine, travaille dans l'import-export entre la Turquie et l'Irak. Lui aussi exprime les angoisses d'une minorité assiégée, sous pression : « On a beaucoup à craindre de la situation en Syrie et de l'évolution politique en Turquie. L'Histoire nous l'enseigne : notre population a déjà été souvent massacrée. L'État turc ne s'en cache pas : il veut éliminer les Alaouites turcs. Quand j'étais petit, à l'école, on nous demandait : ''Vous êtes turcs ou arabes ?'' On devait tous crier : ''Nous sommes turcs !''... On veut nous assimiler. »

Au cœur du « clan » alaouite


Moi qui croyais que les musulmans ne buvaient pas d'alcool ! Ici, on me traite d'« islamiste » quand je refuse un verre et c'est autour d'une bouteille d'eau-de-vie que Brahim s'exclame : « Bachar, c'est notre seul salut en tant que minorité. S'il tombe, on nous attaquera... » Puis, après un moment de réflexion, il articule avec conviction : « Mais jamais dans l'Histoire, nous n'avons reculé. Les Alaouites lutteront. On touchera le fond pour mieux remonter. »

En soirée, un vent - toujours vigoureux - rafraîchit la région. Isolée de la route par un patchwork de vergers plantés d'oliviers, de pruniers et de figuiers, la demeure de Brahim est édifiée en contrebas d'une montagne. Confortablement installé sur sa terrasse, ce dernier devise avec ses proches en dégustant une variété de mezze.

J'écoute et j'ai l'esprit aussi embrumé que mon raki coupé à l'eau glacée. Avec les informations accumulées jusqu'à présent, je n'arrive à bricoler que des syllogismes improbables.

Trop sommaires demeurent mes connaissances sur l'islam. Je garde bien en mémoire que les sunnites s'opposent aux chiites comme les catholiques peuvent se distinguer des protestants. Mais c'est à peu près tout... Mon image de la femme chiite ? Un cliché : une Iranienne complètement emballée.

Syllogisme n° 1 :
Une chiite est intégralement drapée de noir.
L'alaouisme constitue une branche du chiisme.
Les Alaouites... ne portent pas le voile.

Il est tard mais toute la famille a souhaité rester attablée pour continuer la discussion après le repas. La femme de Brahim détend l'atmosphère : « Si les sunnites veulent nous voiler, on mettra des décolletés encore plus larges ! ». Elle rigole. Tout le monde rigole...

Syllogisme n° 2 :
Les musulmans font le ramadan.
Les Alaouites sont musulmans.
Les Alaouites ne font pas le ramadan !

Ali est médecin. Parlant arabe, il a été réquisitionné une journée par le ministère turc de la Santé pour aller prodiguer des soins aux réfugiés concentrés à Altinözu, une bourgade essentiellement sunnite. Mais finalement, le docteur n'a pas été autorisé à entrer dans le camp quasi désert. De confession alaouite, il s'est égaré à demander un verre d'eau lors de son arrivée. Ramadan oblige, on lui a conseillé de rebrousser chemin...

Durant le mois de jeûne, dans la cité balnéaire où Ali passe ses week-ends pour profiter de la Méditerranée, ont été placés des haut-parleurs sur plusieurs maisons. À cinq heures du matin, les vacanciers - principalement alaouites - pestent contre le chant du muezzin, diffusé à pleins décibels.

Syllogisme n° 3 :
Les musulmans prient à la mosquée.
Les Alaouites sont musulmans...
Les Alaouites ne mettent pas les pieds dans les mosquées !

Mercredi, non loin du camp d'Altinözu, c'est jour de marché dans le village de Deniz. La population locale y débat avec des réfugiés qui affirment : « Le vendredi, dans les mosquées, ils nous donnent cent lires pour qu'on aille protester... Alors, on le fait. »

Armés... de rameaux d'olivier


Comme beaucoup ici, Samiya, une femme au foyer d'une cinquantaine d'années, ne regarde plus la télévision turque : « Ils ne profèrent que des mensonges ! » Elle a branché le satellite sur les chaînes syriennes. Sur l'une d'elles, elle me relate avoir entendu un Syrien expliquer qu'on lui avait proposé, ainsi qu'à d'autres, cinq cents lires pour fomenter des troubles... « Ce qu'ils se sont empressés de faire, vu leur pauvreté. Mais comme ils n'ont reçu que cent lires, ils ont manifesté devant le commissariat pour dénoncer ceux qui n'avaient pas tenu leurs promesses ! », s'amuse Samiya.

Alors que notre voiture s'engage sur la chaussée défoncée menant au ziyara de Samandag, un mausolée garni d'un dôme blanc, lieu de pèlerinage pour les croyants du monde entier, Fatih m'interpelle subitement : « Cette femme, là, c'est une Syrienne. Elle est mariée à un de mes amis. Elle peut t'expliquer ce qui se passe de l'autre côté de la frontière. » Évitant de justesse un curieux équipage composé de deux enfants et de leurs parents acrobatiquement disposés sur une vieille moto, nous nous arrêtons sur le bas-côté et accostons la petite dame.

Accoudée au rebord de la fenêtre du véhicule, elle paraît sur le qui-vive : « Moi, je n'ai pas peur de parler mais mon mari est peureux. Il se méfie de la police turque. Donc, ne mentionnez pas mon nom et ne me prenez pas en photo...  » Une fois rassurée, elle se met à raconter : « Moi, je viens d'Alep et j'ai de la famille dans tout le Nord de la Syrie. J'ai aussi des parents à Jisr al Choughour. Ils disent l'inverse de ce qu'expliquent les médias turcs. Ils nous ont expliqué que ce sont des groupes armés, les Frères musulmans, qui sèment la terreur.  »

Je tente de l'interrompre : « Les médias occidentaux décrivent les protestataires comme des manifestants pacifiques qui réclament la démocratie. J'ai même vu des processions où ils défilaient un rameau d'olivier à la main... » Mais rien ne semble plus pouvoir arrêter mon interlocutrice à présent : « Vendredi passé, des terroristes ont fait sauter une ligne de chemin de fer. Ils ont fait dérailler un train bondé puis ont mis le feu à la locomotive. Le conducteur est mort. »

Entre deux anecdotes, elle consent néanmoins à m'expliquer : « Dans vos médias, ils ne traduisent jamais les slogans scandés par les manifestants. Combien de fois n'ai-je vu, à la télévision, la foule crier : '''El 'Alawi bi tabut ! El Messih lê Beirut !'', ''Les Alaouites au tombeau ! Les chrétiens à Beyrouth !'' »

Puis, elle reprend le fil de ses récits : « J'ai également de la famille à Homs, au centre de la Syrie. Ils m'ont contactée pour me dire qu'à un barrage qu'ils tiennent en ville, des barbus ont demandé à une amie de la famille pourquoi elle ne portait pas le voile. Comme elle ne répondait pas, ils ont crié : ''Tu es alaouite !'' Ils l'ont violée puis, lui ont tranché la tête... »

Propos isolés ? Sur l'interminable plage de sable blanc de Samandag, un coiffeur syrien est assis seul, l'air abattu. Il soupire : « C'est vraiment horrible ce qui se passe. Dans le pays, il y a peut-être des soldats qui liquident des sunnites opposés à Bachar. Mais, chez moi à Lattaquié, les extrémistes sunnites torturent, découpent les Alaouites en morceaux, pour les tuer ! »

Le soir, la télé syrienne annonce qu'entre Tartous et Homs, un barrage hydraulique a été dynamité par des terroristes : l'eau qu'il retenait a inondé tous les champs alentour.
« Armés de rameaux d'olivier ? », persifle Fatih.

Syrian killers


Les grands arbres du parc d'Antakya constituent un refuge idéal pour quiconque souhaite s'abriter des rayons agressifs du soleil. Longeant l'Oronte, le « fleuve rebelle » - le seul qui sillonne la région du Sud vers le Nord -, des familles et des amis s'y retrouvent pour boire le thé ou jouer au backgammon.

Assise sur une petite chaise en bois, Zeynep, une femme dynamique qui ne quitte que trop rarement ses deux portables des yeux, fournit une explication diamétralement opposée à celle habituellement diffusée à propos de l'état d'esprit de la population syrienne... terrorisée par son armée.

Âgée de trente-neuf ans, Zeynep est une Arabe sunnite de Turquie, dont une partie de la famille vit en Syrie. Son neveu poursuit des études à Alep, la deuxième ville du pays. Le week-end dernier, elle l'a passé chez des parents... à Jisr al Choughour.

Les yeux fermés, elle se remémore les rencontres réalisées au cours de son séjour : « Là-bas, quand tu arrives, tout le monde vient te saluer. Et la population est unanime : avec la présence de l'armée, les gens se sentent enfin rassurés. Ils sont contents de pouvoir affirmer que, maintenant, avec le déploiement des soldats, ils résident dans la ville la plus sûre de Syrie. »

De qui ont-ils peur ? « Là-bas, continue Zeynep, tout le monde se connaît. Et les habitants sont catégoriques : ''Ceux qui ont commis des troubles violents, ce sont des inconnus, des étrangers, peut-être des Saoudiens !'' Ils les reconnaissent à leur accent.  », précise-t-elle.

Soirée Internet : Fatih se propose de me montrer des images inédites. Via son compte Facebook, il me projette une vidéo. « Allah u akbar ! », d'un camion stationné sur un pont, les corps mutilés de sept hommes sont jetés, « Allah u akbar ! », dans l'Oronte. Fatih est rouge de colère : « Voilà ce que les terroristes, les islamistes, font aux Alaouites en Syrie ! », enrage-t-il.

Sur Youtube, il lance une séquence se déroulant dans la ville de Hama. Des civils, des fusils surdimensionnés à l'épaule, tirent depuis des toits, depuis les rues. Sur qui ? Sur quoi ? On ne le sait pas. Mais ces images semblent suffisamment crédibles pour que, quelques jours plus tard, la chaîne France 24 fasse brièvement allusion « à des coups de feu échangés à Hama, ''la cité martyre, épicentre de la révolte'', entre des soldats et des hommes armés. »... (B)


(A) Pour découvrir l'intégralité de cette enquête, le présent article et un autre (Flinker D., Que se passe-t-il réellement en Syrie ? In : Ensemble n°75, juillet 2012, pp. 59-63., téléchargeable sur : http://www.asbl-csce.be/journal/Jou...) doivent être lus l'un à la suite de l'autre, car ils forment un tout.

(B) À plusieurs reprises au cours de la rédaction de cet article, j'ai été tenté d'annoter les prises de position de mes interlocuteurs.

Loin de moi, par exemple, l'idée de nier la violence du régime syrien ou de délégitimer le mouvement populaire en faveur de la démocratie, contre la misère, qui y fait face. Ces questions sont d'ailleurs partiellement traitées dans l'article Flinker D., La situation en Syrie doit questionner l'Occident ! In : Ensemble n°75, juillet 2012, pp. 64-70.

De même, l'objectif de ce papier n'est pas de stigmatiser l'islam en général, de critiquer l'islam sunnite en particulier ou de surestimer les tensions confessionnelles se manifestant dans le conflit syrien. Dès lors, si l'article Flinker D., Que se passe-t-il réellement en Syrie ? In : Ensemble n°75, juillet 2012, pp. 59-63., approfondit cette problématique, d'autres dimensions y sont également abordées.

En fait, en proposant une plongée au sein d'une population particulière et au cœur des analyses qu'elle développe, j'ai privilégié l'adoption d'une démarche « compréhensive ». Cette enquête n'a pas pour vocation de dire « la Vérité ». Elle offre plutôt une tribune à des argumentaires écartés d'office, exclus du débat public ; à un discours passé sous silence chez nous... alors qu'il s'avère indispensable pour quiconque espère cerner les enjeux du conflit syrien.


Source : CSCE
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Ce que combat l’armée à Alep, et ailleurs…(Guy Delorme)

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Voir aussi :
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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 20:22
Mercredi 1 août 2012

L’Iran entre en guerre dans les semaines à venir

 

ayatollah_ali_khamenei.jpegLe 27 juillet, juste avant les prières du vendredi, le Guide Suprême d’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei a convoqué les chefs militaires du sommet de la hiérarchie en Iran à ce qu’il a appelé « leur dernier Conseil de Guerre ».

 

“Nous entrerons en guerre dans les semaines à venir”, a-t-il dit déclaré d’emblée à l’assemblée, selon ce que dévoilent les sources exclusives du renseignement à Debkafile.


Etaient présents, le Ministre de la défense, le Général Ahmad Vahidi, le conseiller militaire de Khamenei, le Général Yahya Rahim-Safavi, le chef des forces armées, le Général-Major Seyed Hassan Firuzabadi, le Commandant du Corps des Gardiens de la Révolution, le Général Mohammed Ali Jafari et le Chef des Brigades al Qads, le Général Qassem Soleimani. Les Commandants de la force aérienne, de la marine et des forces terrestres étaient là aussi.

  

Chacun des participants était sommé d’exposé le niveau de préparation de sa branche ou de son secteur à répondre aux urgences de sa mission.

 

Alors que le type de représailles envisagées a donné lieu à des exercices exhaustifs lors de manœuvres miliaires régulières tout au long de la dernière année, Khamenei a ordonné le plus important projet de fortifications de l’histoire de l’Iran, pour protéger son programme nucléaire, même contre les armes américaines les plus puissantes. On rassemble des roches d’Afar, qui sont pilées pour les disséminer autour des installations nucléaires majeures, recouvertes de plusieurs tonnes de béton coulé et finalement renforcées avec de l’acier.

 

Le même vendredi, la Force aérienne américaine a dévoilé ses nouveaux missiles anti-bunkers, les Obus Pénétrants massifs (Massive Ordnance Penetrators). Chaque missile pèse plus de 13, 5 kg et est capable de pénétrer plus de 18, 30 m de béton renforcé.

  

Se consacrant ensuite aux représailles prévues, le Conseil de Guerre a approuvé une série de conséquences à toute frappe préventive potentielle, qu’elle soit américaine et/ou israélienne, contre son programme nucléaire. Ils pourraient commencer par annoncer le lancement de l’enrichissement d’uranium à plus de 60% - ce qui est proche du niveau requis pour l’obtention d’armes.

 

Les missiles balistiques Shehab 3, souvent mis à l’épreuve, seraient lancés contre Israël, l’Arabie Saoudite et les installations militaires américaines au Moyen-Orient et dans le Golfe.

 

Le Hezbollah au Liban, le Hamas et le Jihad Islamique à Gaza se tiennent prêts à mettre la main à la poche contre Israël, avec des attaques venus du nord et du sud-ouest.

  

Les terminaux d’exportation de pétrole saoudiens feraient sûrement des cibles idéales pour des explosions en série et des mines seraient disséminées dans le détroit d’Ormuz afin d’empêcher l’exportation d’un cinquième de la production mondiale de pétrole.

 

 Khamenei a mis sur la table de son Conseil de Guerre un calendrier se calculant en semaines, pour le conflit à venir – pas plus loin que septembre ou Octobre.

 

AVERTISSEMENTS: Si la source DEBKA  n'est pas forcément crédible, les mots ont bien été prononcées par le guide suprême d'Iran. Nous ne faisons que passer l'information qui nous semble de premier ordre... Ce qui est plus que certain, c'est que les tensions sont de plus en plus vives, par ailleurs, les USA viennent hier d'adopter de nouvelles sanstions contre le régime iranien.

 

Rédaction WikiStrike

 

http://www.debka.com/article/22229/Khamenei-Warns-Iran%E2%80%99s-Top-Leaders-WAR-IN-WEEKS

 

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Voir aussi :

 

Après la Syrie, la guerre contre l'Iran. Comment réagit Moscou aux menaces

Bouclier antimissile UE. A force de chercher la Russie, l'OTAN la trouvera

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 20:29

http://www.mecanopolis.org/?p=1142

Impérialisme déliquescent… Le colosse aux pieds d’argile vacille…

le juillet 26, 2012 par Résistance 71

Et ces soldats US qui se suicident !



par Jack Hood

le 25 Juillet 2012,

url de l’article original en français:

http://french.irib.ir/component/k2/item/202332-et-ces-soldats-us-qui-se-suicident-,-par-jack-hood


 

IRIB-Les militaires en service et les vétérans de retour d’Irak et d’Afghanistan sont confrontés…

à des conditions sociales de plus en plus difficiles. D’après un rapport que l’Associated Press a pu obtenir du Pentagone, plus de membres des forces armées américaines se sont tués au cours des six premiers mois de 2012 qu’au cours des six premiers mois de n’importe quelle des 11 dernières années.

Ce rapport dévastateur révèle qu’un total de 154 soldats se sont tués durant les 155 premiers jours de 2012. Le nombre de morts par suicide est de 50 pour cent plus élevé que les morts au combat en Afghanistan durant la même période et représente une augmentation de 18 pour cent des suicides dans le service actif par rapport à 2011.

Depuis le début de la guerre d’Afghanistan en 2001, il y a eu en moyenne un suicide toutes les 36 heures dans les forces armées. En 2011, 19,5 pour cent de toutes les morts en service actif étaient des suicides – la deuxième cause de décès. Rien que de 2005 à 2009, plus de 1100 soldats se sont enlevé la vie.

Ces statistiques troublantes exposent l’hypocrisie inhumaine de la classe dirigeante américaine et de ses représentants politiques, qui ont attisé les conflits en Irak et en Afghanistan. Pour l’élite dirigeante, les soldats ne sont rien de plus que des outils jetables qui ne méritent aucune attention lorsqu’ils rentrent du champ de bataille complètement anéantis.

Le major général de l’armée américaine Dana Pittard a exprimé ce que pense toute une couche de la classe dirigeante lorsqu’il a déclaré en janvier 2012 : « J’en suis arrivé à la conclusion que le suicide est un acte absolument égoïste… Personnellement, j’en ai marre des soldats qui décident de s’enlever la vie pour que d’autres aient à régler leurs problèmes. Soyez des adultes, agissez en adultes, et réglez vos problèmes quotidiens comme le reste d’entre nous. »

Pittard est revenu sur sa déclaration par la suite, mais a refusé de présenter des excuses.

La profonde misère et les traumatismes auxquels les vétérans sont confrontés à leur retour ajoutent un aspect plus profond à cette crise. D’après le ministère des anciens Combattants, 18 vétérans se suicident chaque jour. Ce nombre ahurissant représente un suicide toutes les 80 minutes. Le Army Times a également relaté que pour l’exercice financier de 2009, 1868 vétérans ont tenté de se suicider.

Comme le faisait remarquer Nick Kristat du New York Times récemment, les statistiques de suicide chez les vétérans montrent que pour chaque soldat mort au combat, 25 se suicident. Le ministère des anciens Combattants (MAC), affirme que sa ligne de téléphone 24 heures pour les suicides a reçu plus de 400 000 appels depuis sa création en 2007.

Un rapport du Chronicle of Higher Education note que la moitié des vétérans qui ont repris les études ont envisagé le suicide, et 20 pour cent avaient préparé des plans pour le faire. Près de la moitié présentaient des symptômes de stress post-traumatique (SSPT), alors qu’un tiers souffrait d’anxiété sévère et un quart de dépression sévère.

De plus, 936 000 soldats ont été diagnostiqués avec au moins un problème mental depuis 2000, et les vétérans âgés de 17 à 24 ans ont près de quatre fois plus de probabilité que les non-vétérans du même âge de s’enlever la vie.

D’autres rapports ont tenté de faire la lumière sur les raisons de ces statistiques. Le Centre pour une nouvelle sécurité américaine a publié un document au début de l’année dans lequel il fait la liste des problèmes importants auxquels sont confrontés les militaires, comme le bizutage, la dépendance aux médicaments, la stigmatisation culturelle, et l’absence de prise en charge comme les principaux facteurs de suicide en service actif.

Le Dr. David Rudd, cofondateur du centre national des études sur les vétérans à l’université de l’Utah, explique que les SSPT, l’expérience de combat et la dépendance aux drogues sont les principaux facteurs de suicide chez les militaires.

Ces organisations et d’autres similaires – qui affirment que l’ajout de psychologues militaires ou l’augmentation des moyens pour les programmes de prévention des suicides régleront effectivement cette crise – sont au minimum myopes. Ils sont incapables de reconnaître les difficultés économiques qui se posent aux vétérans de retour au pays. Par exemple, le MAC indique que 76 000 vétérans sont sans domicile chaque nuit et que le taux de chômage des vétérans est significativement plus élevé que dans l’ensemble de la population.

Plus grave encore, ces groupes ne comprennent pas que le seul moyen réel d’empêcher les suicides de militaires est d’empêcher la guerre elle-même. Génération après génération, la classe ouvrière américaine a été soit enrôlée de force dans l’armée, soit incitée à y aller en raison des énormes pressions économiques et sociales sur les jeunes dans la société américaine.

Pendant que de nombreux soldats sont envoyés à la mort pour le compte de la classe capitaliste américaine, ceux qui ont la chance de pouvoir revenir du combat doivent continuer à lutter au pays pour leurs conditions physiques et mentales. Dans un nombre de cas de plus en plus grand, ce fardeau est trop lourd à porter.


http://resistance71.wordpress.com/
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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 20:12
Syrie : La guerre en trompe l’œil

 

“Depuis deux jours, l'armée syrienne bombarde plusieurs faubourgs populaires de Damas. Jamais depuis le début de la révolution en mars 2011, les affrontements n'avaient été aussi intenses dans la capitale. Les bombardements de l'armée syrienne ont repris ce lundi sur le quartier populaire al-Tadamone à Damas, au lendemain d’affrontements d'une violence sans précédent dans plusieurs quartiers du sud et de l’ouest de la capitale, qui auraient fait 105 morts“ France 24 lundi 16 juil. 2012

Invention des temps présents, la guerre médiatique – une guerre à part entière avec ses cadavres et son cortèges d’atrocités – se déroule sous nos yeux avec ses tirs nourris au coin des rues, ses quartiers populaires d’où partent les éclairs des explosions et que monte vers le ciel la lueur des incendies… Mais comment aujourd’hui distinguer le vrai du faux dès lors que notre perception des événements est totalement tributaire des images et des commentaires que nous délivrent des médias dont la fonction première est de façonner et relayer une toute puissante tyrannie consensuelle ?

Souvenons-nous, un avant la guerre du Kossovo, le film de l’Américain Barry Lewinson “Des hommes d’influence“ – Wag the Dog1 1997 – montrait le déroulement d’un conflit imaginaire dans les Balkans… la guerre virtuelle était née ! Non qu’il n’y ait pas actuellement de combats en Syrie mais en l’occurrence les médias y ont créé et véritablement “monté“ de toutes pièces une “guerre intérieure“ – c’est-à-dire une guerre civile dans la terminologie des institutions internationales – là où il n’y a vraisemblablement qu’une guerre subversive conduite depuis l’extérieure par des troupes formées à cet effet dans l’unique but de renverser l’État existant… Guerre de mercenaires et de fondamentalistes musulmans plus ou moins azimutés – al-qaïdistes, salafistes wahhabites, djihadistes manipulés2 – qui tentent effectivement d’amorcer en Syrie une guerre confessionnelle, Sunnites contres Chiites alaouites, Chrétiens et Druzes…
Ce tableau apocalyptique est-il la réalité vraie… ou une réalité “augmentée“ ?

 

VIDEOS sur le site

 

Ce tableau apocalyptique correspond-il réellement à la réalité sur le terrain ? Peut-être bien qu’oui ! Mais peut-être faudrait-il aussi tempérer l’ardeur des médias vendeurs de peau d’ours avant de l’avoir tué. Parce qu’après tout ce ne sont que six cents hommes aguerris, acheminés par les bons soins logistiques de l’Otan et conduits par un djihadiste, Abdelhakim, qui ont fait tomber Tripoli le 1er septembre 2011… Belhadj devenu commandant militaire de la capitale libyenne avant de transporter ses talents et sa ferveur religieuse en Syrie ! Reste qu’apparemment la violence et sa mise en scène - celle de terribles combats mettant aux prises un peuple mû en principe par une puissante dynamique libératoire et des forces gouvernementales ou paramilitaires de répression - n’ont pas suffit en seize mois d’affrontements à détruire un État syrien résistant à l’ouragan de guerre… médiatique. D’un côté la résistance et la bonne tenu des structures d’État – un fait constatable – qui ont su organiser dans la tourmente un référendum de changement constitutionnel et soumettre au suffrage populaire une nouvelle chambre pluraliste, de l’autre un déchainement inouï des médias annonçant quotidiennement la chute imminente d’un régime criminel. Une chute qui tarde cependant à venir.
 
Car à lire les grands médias étatiques, la chose est déjà acquise. Alors pourquoi vouloir forcer la main aux Russes, exercer sur eux toute sorte de “chantage“ pour qu’ils avalisent une Résolution du Conseil de Sécurité adossée à l’Article 7 de la Charte des NU devant permettre in fine une intervention armée extérieure ? Ainsi « selon un ancien diplomate européen en poste dans la région, contacté par France 24, “la bataille de Damas montre à quel point le régime baasiste est en train de perdre pied “. Et de conclure : “Si le clan Assad ne parvient à reprendre le contrôle de ces faubourgs rebelles, c’est l’ensemble de la capitale qui pourrait lui échapper, et précipiter sa chute“… ». On appréciera au passage le flou artistique entourant la source que cite la chaine publique, parce qu’enfin, en quoi cet “ancien diplomate“ est-il habilité à porter une appréciation sur la situation prévalant dans les faubourgs de Damas alors qu’il n’est apparemment pas sur place ?

La France donneuse de leçons

Alain Juppé, ex-ministre des Affaires étrangères du dernier cabinet Fillion - et maire de la ville de Bordeaux - vitupérait ce lundi 16 juillet sur France Inter, avec de pauvres mots, contre « l'attitude criminelle" de la Russie qui maintient son soutien au régime de Bachar al-Assad en Syrie… La Russie s'entête dans une opposition à une intervention des Nations-Unies Il faut dénoncer cette attitude qui est criminelle, je crois que le mot n'est pas trop fort »… Enjoignant à la Communauté internationale d’« arrêter la mission de Kofi Annan [ancien Secrétaire général des NU], qui est un échec, et mettre la pression au Conseil de sécurité pour faire adopter une résolution sous le chapitre 7, qui permette l'utilisation de la force, pour faire plier ce régime criminel ». On se demande bien à quel titre M. Juppé qui n’est plus rien – il ne s’est d’ailleurs pas présenté au suffrage législatif – se permet de décider de la guerre et de la paix ? À quel titre ? Qui lui donne autorité pour s’exprimer ainsi ?

Pour qui roule donc le second couteau de la guerre de Libye, lequel fut comme chacun sait, une guerre de l’Otan et de son mentor invisible, Israël, par le truchement entre autre de M. Lévy3 éminence grise de M. Sarkozy en matière d’ingérence humanitaire. Car il faut à M. Juppé un aplomb phénoménal pour déclarer que « l'embargo est déséquilibré puisque l'on sait que le régime syrien reçoit des armes, y compris vraisemblablement de la Russie, alors que l'armée de libération nationale n'en reçoit pas. Il faut corriger ce déséquilibre. Il faut qu'aux Nations unies, là aussi, on pose clairement la question de l'embargo sur les armes ». Nul n’ignore pourtant - n’est-ce pas de notoriété publique ? - que les armes affluent vers les poches de “résistance“ depuis la Jordanie, le Liban et la Turquie, financées ou fournies par l’Arabie Saoudite et le Qatar. On aura compris que M. Jupé obéissant à l’on ne sait quelle consigne souterraine veut priver Damas du soutien matériel de la Russie4. Constatons ici que la désinformation ou la sous-information des Hexagonaux est telle que l’ancien factoton du Quai peut falsifier les faits sans vergogne et en toute impunité.

« … Bachar el-Assad ne restera pas au pouvoir. C'est désormais impossible. C'est un criminel, il sera d'ailleurs, je le souhaite, poursuivi devant la Cour pénale internationale. Nous sommes en train de rassembler des éléments en ce sens »… M. Juppé joue sur du velours et peut chanter impunément le grand air de la calomnie, pourtant il n’ignore pas que toute fonction présidentielle - fût-elle celle d’un pays étranger – est en France protégée par la Loi. M. Juppé est à ce titre un “délinquant“ auquel personne, hélas, ne demandera de rendre des comptes… pas même pour le bain de sang libyen – 160 000 morts – dont il s’est rendu co-responsable, au bout de six mois de guerre d’agression sous couvert de protéger les tribus de la Cyrénaïque contre le pouvoir tripolitain. Notons en passant que les Misrati - tribu de la ville de Misrata où le Raïs Kadhafi a trouvé la mort ignominieuse que l’on sait - conservent des liens de mémoire vive, historiquement établis, avec la grande Tribu que représentait dans ce conflit l’ineffable M. Lévy !

Que nous dit le “Renseignement“ américain à propos de la situation syrienne

Parmi les officines d’analyses du renseignement Outre-Atlantique, l’Institut d’études polémologiques5, partant du constat des profondes divisions – voire des antagonismes - existantes au sein de l’opposition syrienne, en a conclu que ce conglomérat de personnalités exilées, coupées de leurs racines syriennes, en conflit permanent et rédhibitoire entre elles, ne peuvent représenter utilement la société civile syrienne proprement dite. Parmi ces groupes disparates et d’intérêts divergents, Ankara - associée par le truchement de l’Otan aux objectifs occidentaux – jouent, à l’instar de Doha, la carte des Frères musulmans, tandis que Riyad – l’Arabie saoudite – manipule les éléments salafistes/takfiristes. Malgré une multitude de rencontres – sous l’égide du Département d’État - les oppositions ne sont en effet jamais parvenues à s’entendre et ne s’entendront vraisemblablement jamais… Pas plus que les tribus libyennes n’entendent désarmer et cesser leurs luttes intestines pour le “partage“ des richesses et du pouvoir.

Par conséquent, bloqués par les deux doubles vétos russo-chinois au Conseil de sécurité, la diplomatie armée américaine comme celle de leurs supplétifs européens – au premier rang desquels la France qui espère, une fois de plus revenir sur la scène Proche-Orientale, manne gazière oblige ! – va de sorte mettre le paquet sur le soutien des forces mercenaires en augmentant sans limites leurs capacités offensives, leurs télécommunications et moyens logistiques6.

 Pragmatiques et réalistes, les Centres d’analyses et de prévisions satellite du Pentagone considèrent que l’expérience libyenne « s’est soldée par un échec puisqu’il aura fallu sept mois à la coalition » Otan et islamistes salafistes réunis “pour venir à bout de l’armée d’un pays de 6 millions de citoyens. Les É-U se trouvent, en 2012, dans une situation budgétaire inextricable en raison d’un déficit public désormais non maîtrisable… cette situation est celle du Japon en novembre 1941 et de l’Union soviétique en août 1988, le premier forcé à la guerre par Roosevelt en raison d’un insoutenable blocus pétrolier, la seconde entraînée dans une course aux armements ruineuse pour son économie, la conduisant finalement à la dissolution du Pacte de Varsovie“. Le secrétaire à la Défense américain - depuis le 1er juil. 2011 - et ancien directeur de la CIA, “Léon Panetta doit donc jongler avec d’une part la nécessité de maintenir l’avance technique et militaire acquise par rapport à la Chine et la Russie, d’autre part privilégier les conflits de basse intensité - low intensity - parce que “low cost“. Il s’agira enn tout état de cause de toujours davantage privatiser la guerre en recourant à des armées de mercenaires hautement professionnalisées, tels ceux de Blackwater ou de Dyn Corp, ou encore à des combattants ayant gagné leur galons sur différents fronts de guerre djihadistes, de la Bosnie à la Libye en passant par le Kossovo, l’Afghanistan, l’Irak et la Libye, tous rémunérés grâce à la profusion des pétrodollars dont la source n’est pas encore prête de se tarir“.
 
“… Ceci explique la crise qui s’est développée en mars 2012, au lendemain notamment de l’écrasement début mars à Homs de l’Émirat islamique de Baba Amr, entre Washington et Tel-Aviv, Léon Panetta ayant à cette époque de convaincre ses homologues israéliens d’intégrer dans leurs plans certains paramètres aussi défavorables qu’incontournables alors que ceux-ci exigeaient une intervention immédiate contre l’Iran et la Syrie“7

Les massacres s’enchainent et se ressemblent, surtout dans le pathos médiatique

Les massacres à l’arme blanche se suivent, se ressemblent et bénéficient toujours du même traitement médiatique… mais la “sauce“ a du mal à prendre. À croire que la Communauté internationale, douchée par deux décennies de mensonges8 destinées à justifier des guerres d’agression, fait de plus en plus la sourde oreille, traîne les pieds et refuse d’accabler le régime de Damas… Après tout, le “deux poids, deux mesures“ qui considère que les bombardement de Tsahal sur la bande de Gaza9 sont de la pure légitime défense, mais que réduire les poches tenues par des commandos étrangers à la périphérie damascène relève du crime contre l’humanité ! C’est un point de vue, que beaucoup cependant ont du mal a accepter tel quel… brut de décoffrage !

Exemple de journalisme dans lequel le “narratif“ - le story telling - l’emporte sur le sérieux et la rigueur de l’information en dépit de la charte qui lie et cadre la grande Agence nationale de presse en tant que service public… AFP - Treimsa 15 juillet : « Un homme ouvre une armoire et s'y accroupit : “Ici, un homme s'est réfugié. Lorsque les soldats l'ont découvert, ils l'ont abattu de sang froid“. Dans les maisons de Treimsa encore maculées de sang, les habitants de cette localité syrienne racontent l'horreur. Au pied de l'armoire, une mare de sang noirci par la suie d'un incendie. Entre une vingtaine et une trentaine d'habitations ainsi que l'école de cette localité du centre du pays ont été incendiées lors de l'attaque perpétrée jeudi par l'armée, qui a fait 150 morts selon une Ong syrienne. “Ici, des gens ont été égorgés“ explique l'homme qui fait visiter la maison de la famille Shada Al Younes Al Mostafa, connue pour son soutien aux rebelles syriens »… De son côté le Département d’État américain nous explique doctement que les victimes sont exclusivement celles de bombardements « massacrés à l'arme lourde jeudi dernier dans le village de Treimsa, dans le centre de la Syrie » - AFP 16 juil.

Il serait naïf de croire (et dans les faits il serait étonnant…) que le journaliste qui a rédigé cette description accablante se soit rendu sur place. Il s’agit d’un “récit“ de récits… Non que ce type d’horreur n’existent pas, mais que l’on vienne nous expliquer en quoi la trop complaisante accumulation de cadavres et de leur descriptif relève de l’Information et peut contribuer à faire avancer un dialogue radicalement impraticable ? Ou à réconcilier des parties dont l’une d’entre elles refusent catégoriquement et a priori tout compromis ? Il s’agit bien évidemment ici de ces oppositions représentées par des personnalités en exil depuis si longtemps qu’elles ne représentent – déjà par leur caractère sectaire – plus que des intérêts extrinsèques aux besoins réels de leur communauté nationale d’origine.

Quant aux “défections“ annoncées ces derniers jours à grand bruit, celle d’un diplomate en poste à Bagdad, et l’autre, l’un des fils – un playboy – de l’ancien ministre de la Défense Mustapha Tlass, elles ne révèlent qu’une chose, à savoir que la technostructure diplomatique et militaire syrienne tient bon.Qu’elle est apparemment et jusqu’à présent insensible aux chants des sirènes qui doivent leur promettre monts et merveilles : des postes dans le futur gouvernement de transition, des valises de dollars, la mirobolante citoyenneté américaine and so and… Il est aussi vrai que tout ayant un prix, leurs familles pourraient avoir à pâtir d’une telle trahison. Cela est vrai, il n’en reste pas moins que l’édifice syrien, administratif et gouvernemental, résiste remarquablement bien au séisme en cours. À telle enseigne qu’une “confrontation aiguë sur le dossier syrien“ est en passe d’opposer Russes et Occidentaux suivant les grands titres de la presse russe ce 17 juillet 2012 – AFP.

 Le quotidien d’opposition Vedomosti rappelle que la Russie , échaudée par l’épisode libyen, a changé depuis son fusil d’épaule… « Il y a exactement un an, quand la guerre civile faisait rage non en Syrie mais en Libye », le ministre russes des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, pouvait dire alors « Kadhafi doit partir, il n'a pas sa place dans la nouvelle Libye ». Mais à présent le ton a changé. Le président russe affirme péremptoirement que « les dirigeants ont le droit de garder le pouvoir par tous les moyens possibles, quoi qu'en pense la communauté internationale ». Qu’on se le dise !

« À la veille des entretiens entre l'émissaire des Nations Unies Kofi Annan, la Ligue arabe et le président Poutine, le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov a fait une série de déclarations d'une dureté sans précédent » écrit de son côté “Kommersant“. M. Lavrov y accuse les Occidentaux de « chantage », réitérant le refus catégorique du Kremlin de toute ingérence pouvant aboutir un changement de régime à Damas, cela en s’appuyant sur les dispositions du Droit international. Ce fut la posture adoptée en 2003 par Paris, avec le succès que l’on sait. Quant à la Russie, elle pèse aujourd’hui, sous la férule d’un Poutine, d’un tout autre poids que celle d’une France durement chahutée par tous les ressacs de l’histoire… Une histoire dont elle est sortie pour le moment sauf à y rentrer dans les fourgons du malheur, ceux de l’étranger !
 
Léon Camus
 

Notes :

1 – “To wag the dog“ signifierait détourner l’attention, ici leurrer l’opinion. Expression issue d’une autre : “a dog is smarter than its tail“ le chien est plus finaud que sa queue. Cependant si la queue est plus maline que le chien, c’est la queue qui en réalité “wag the dog“. Ce n’est pas le chien qui remue la queue mais l’exact contraire. La formule est lancée en 1997 par le film de Lewinson au titre éponyme, ayant depuis été popularisée dans et par le débat opposant ceux qui se déclarent convaincus qu’Israël dicte sa conduite aux É-U et ceux qui dénigrent cette thèse grâce à cette pirouette sémantique : la queue ne saurait remuer le klebs ? Une ironie qui s’est rapidement retournée contre ses instigateurs, une grande partie des Américains étant désormais convaincus que c’est bien la queue qui agite l’animal et non l’inverse.

2 – http://www.youtube.com/watch?v=3ha9... Enchères macabres dans hôtel de Jeddah, en Arabie saoudite pour le financement d’un “shahid“ – martyr - destiné à se transformer en bombe humaine en Syrie. Le père du sacrifié se voit octroyer à l’issue des enchères la somme d’1,5 million de Riyals soit 400 000 $. Vidéo diffusée en mai 2012 sur Al Alam chaine iranienne en langue arabe.

3 - Un Sayan en Libye http://www.youtube.com/watch?v=DNgw...

4 - La Russie est aujourd’hui le deuxième exportateur mondial d'armes – derrière les É-U – ayant, au cours du premier semestre 2012 exporté pour 6,5 milliards de dollars – en 2011, ses exportations avaient atteint 13,2 mds de $ selon le président selon Poutine lui-même. Celui-ci réaffirmait le 2 juil. 2012 - AFP - que la Russie ne livre à la Syrie aucun équipement militaire pouvant enfreindre les dispositions internationales restrictives en la matière (embargo)… « Je tiens à souligner que nous remplissons toujours toutes nos obligations, que nous suivons rigoureusement les exigences du droit international, du régime de non-prolifération et du contrôle sur les armements ». M. Poutine serait-il moins crédible que M. Juppé ?

5 – “Institue for the Study of War“ 11jul 2012 http://www.slideshare.net/ISWPress/...
 
6 - Une dépêche de l’AFP nous apprenait le 11 juillet qu’une centaine de Libyens avaient mis le feu dans la capitale jordanienne Amman à des installations sportives. Anecdote sans intérêt si elle n’avait été l’occasion d’apprendre que la Jordanie avait accueilli en avril quelque 10.000 ex rebelles libyens supposés recevoir “une formation leur permettant d'intégrer ultérieurement le ministère libyen de l'Intérieur“ ! En fait pour participer à des “manœuvres“…Inutile d’être grand clerc pour deviner la destination finale de ces vaillants combattants – ou d’une partie d’entre eux - en cours de recyclage.

 7 – Colloque 6 juillet 2012 Paris Institut du Monde Arabe. Extraits condensés de l’intervention de Jean-Louis Duvigneau pour le Centre de documentation et d’analyse stratégiques de Caracas.

8 – Les vieilles ficelles ne s’usent jamais… le 17 juil. 2012 le magazine “L’Express“ titrait « Bachar el-Assad va-t-il utiliser ses armes chimiques ? ». Le serpent de mer du Loch Ness fait ici une réapparition appréciée des chancelleries occidentales : Naouaf Farès, ambassadeur syrien en Irak qui vient de “faire défection“, déclare à la BBC que « Bachar el-Assad, un loup blessé pris au piège, n'hésitera pas à faire usage de ses armes chimiques contre sa population… Il l'aurait peut-être même déjà fait… des armes chimiques auraient été utilisées à Homs » ! Il aurait également « demandé de l’aide à Al Qaïda » ! On croit rêver, bis repetita placent. Un scénario identique mot pour mot, pourtant dénoncé comme ultra mensonger, avait été utilisé naguère contre Saddam Hussein, ressort aujourd’hui à point nommé.

9 - Trois jours de bombardements mi mars 2012, 21 morts ; 20 juin 2012 72h de bombardements sur Gaza, 7 Palestiniens tués, dont 3 enfants dans l'indifférence générale d'un monde dont les yeux sont alors braqués sur une compétition footballistique…12 juillet reprise des attaques et des meurtres par voies aériennes, bombes guidées et drones de combat… État des lieux non exhaustif, qui permet au demeurant de montrer l’asymétrie du traitement médiatique entre les crimes controversés des uns et les exactions vérifiables des autres.


Sur le même thème

par camus mardi 24 juillet 2012
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/syrie-la-guerre-en-trompe-l-oeil-120370
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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 20:10

 

 

http://mecanoblog.wordpress.com/2012/07/24/la-strategie-des-nenuphars/

Le Pentagone crée une nouvelle forme de guerre : « La stratégie du nénuphar »

Sur EL CORREO

 

par Davide Vine *

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La première chose que j’ai vue le mois dernier quand je suis entré dans cet avion-cargo C-17 gris foncé de la Force Aérienne fut la vacuité, il manquait quelque chose. Il manquait un bras gauche, pour être exact, taillé à la hauteur de l’épaule, temporairement rapiécé et uni. Une chère grosse, pâle, tachée d’un rouge brillant sur les bords. C’était une chère taillé en morceaux. Le visage et ce qui restait du reste d’homme étaient occultés par des couvertures, une couette avec le drapeau des USA et un fatras de tubes et de bandes, de fils de fer, de poches de perfusion, et de moniteurs médicaux.

Cet homme et deux autres soldats grièvement blessés – l’un avec deux moignons là où il avait eu des jambes, l’autre auquel il manquait une jambe sous la cuisse –étaient entubés, inconscients et couchés dans les lits de repos pendus aux murs de l’avion qui venait d’atterrir sur la Base aérienne Ramstein en Allemagne. Un tatouage dans le bras restant du soldat disait : « plutôt la mort que le déshonneur ».

J’ai demandé à un membre de l’équipe médicale de la Force Aérienne ce qu’il en était des victimes semblables à celles-ci. Plusieurs, comment dans ce vol, proviennent d’Afghanistan, m’a-t-il dit. « Plusieurs de la Corne d’Afrique », a-t-il ajouté. « En réalité les médias parlent très peu de cela ».

« D’où en Afrique ? » ai-je demandé. Il a dit qu’il ne le savait pas exactement, mais surtout de la Corne, souvent avec de graves blessures. « Plusieurs de Djibouti », a-t-il ajouté, en se référant à Camp Lemonnier, la principale base militaire des USA en Afrique, mais aussi « d’autres endroits » de la région.

Depuis les morts de «  La Chute du faucon noir  » (Black Hawk Down) en Somalie il y a presque 20 ans, nous avons entendu peu, si un peu, à propos des victimes militaires US en Afrique (en dehors d’une étrange information la semaine dernière sur trois commandos d’opérations spéciales morts, avec trois femmes identifiées par des sources militaires étasuniennes comme « des prostituées marocaines », dans un mystérieux accident automobile au Mali). La quantité croissante de patients qui arrivent à Ramstein depuis l’Afrique soulève le voile sur une transformation significative de la stratégie militaire des Etats-Unis pour le XXIe siècle.

Il est probable que ces victimes soient l’avant-garde de quantités croissantes de soldats blessés provenant de lieux très éloignés de l’Afghanistan et de l’Irak. Elles reflètent l’usage croissant de bases relativement petites comme Camp Lemonnier que les planificateurs militaires voient comme un modèlepour des futures bases des Etats-Unis « dispersées » , comme l’explique un universitaire, «  dans des régions où les Etats Unis n’ont précédemment pas entretenu de présence militaire  ».

Va disparaître l’époque où Ramstein était la base symbolique des Etats-Unis, un colosse de la taille d’une ville rempli de milliers ou des dizaines de milliers d’étasuniens, de supermarchés, de Pizza Huts, et autres facilités. Mais ne pensez pas, ni même une seconde, que le Pentagone fait ses valises, réduit sa mission mondiale et rentre à la maison. Dans les faits, en se basant sur les événements de ces dernières années, il est possible que ce soit tout le contraire. Tandis que diminue la collection de bases gigantesques de l’ère de la Guerre Froide, l’infrastructure des bases à l’étranger a éclaté en taille et en portée.

Sans que la majorité des habitants des Etats-Unis ne le sachent, la création de bases sur toute la planète progresse, grâce à une nouvelle génération de bases que les militaires nomment « Lily pads  » c’est-à-dire « nénuphars » (comme quand une grenouille saute à travers un étang vers sa proie). Ce sont de petites installations secrètes et inaccessibles avec une quantité restreinte de soldats, au confort limité, et à l’armement et à l’approvisionnement préalablement assurés.

Dans le monde entier, de Djibouti aux jungles du Honduras, des déserts de la Mauritanie aux petites Îles Cocos en Australie, le Pentagone cherche autant de nénuphars qu’il peut, dans autant de pays qu’ il peut, le plus rapidement possible. Bien qu’il soit difficile de faire des statistiques, compte tenue de la nature fréquemment secrète de ces bases, il est probable que le Pentagone ait construit plus de 50 nénuphars et autres petites bases depuis l’année 2000, tandis qu’il explore pour la construction de douzaines en plus.

Comme l’explique Mark Gillem, l’auteur de «  America Town : Building the Outposts of Empire  », le nouvel objectif est d’ « éviter » les populations locales, la publicité et l’opposition possible. «  Pour projeter leur pouvoir », dit-il, les Etats-Unis veulent « des postes avancés isolés et indépendants situés stratégiquement » dans le monde entier. Selon certains des plus forts promoteurs de la stratégie au sein de l’Institut de l’Entreprise Américaine, l’objectif doit être « de créer un réseau mondial de fortins frontaliers », avec des militaires US, « la ‘cavallerie mondiale’ du XXIe siècle ».

De semblables bases nénuphars sont devenues la partie sensible d’une stratégie militaire de Washington en développement, qui vise à maintenir la domination mondiale des Etats-Unis, en faisant beaucoup plus avec moins dans un monde de plus en plus compétitif, de plus en plus multipolaire. Il est assez remarquable, cependant, que cette politique d’ajustement des bases mondiales n’a suscité presque aucune attention publique, ni de supervision significative de la part du Congrès des Etats-Unis. Pendant ce temps, comme le montre l’arrivée des premières victimes d’Afrique, les militaires US sont impliquées dans de nouvelles zones du monde et dans de nouveaux conflits, aux conséquences potentiellement désastreuses.


Transformation de l’empire des bases


On pourrait penser que les militaires US se trouvent dans un processus de réduction, au lieu de l’expansion, de leur très peu connue mais énorme collection de bases à l’étranger. Après tout, ils ont été obligés de fermer toute leur panoplie de 505 bases, du mega au micro, qu’ils ont construit en Irak et maintenant ils commencent à réduire leurs forces en Afghanistan. En Europe, le Pentagone continue de fermer ses gigantesques bases en Allemagne et bientôt sortira deux brigades de combat de ce pays. On estime que la quantité de troupes mondiales sera réduite d’environ 100 000 soldats.

Cependant les Etats-Unis continuent de maintenir leur plus grand parc de bases de toute l’histoire : plus de 1 000 installations militaires en dehors de leurs 50 États et de Washington DC. Cela inclut des bases vielles de décennies en Allemagne et au Japon mais aussi des bases de drones totalement nouvelles en Éthiopie et aux Seychelles dans l’Océan indien [Où ils basent leurs MQ-9 Reaper UAV Predator], et y compris des stations balnéaires pour des estivants militaires en Italie et en Corée du Sud [Dragons Hill Lodge].

En Afghanistan, la force internationale dirigée par les Etats-Unis occupe encore plus de 450 bases. Au total, les militaires US ont une sorte de présence de leurs troupes dans à peu près 150 pays, pour ne pas mentionner les 11 groupes d’intervention des porte-avions – essentiellement des bases flottantes – et une présence militaire significative et croissante, dans l’espace. Les Etats-Unis dépensent actuellement environ 250 000 millions de dollars par an pour entretenir des bases et des troupes à l’extérieur.

Plusieurs bases, comme celle de la Baie du Guantanamo à Cuba, datent de la fin du XIXe Siècle. La majorité ont été construites ou ont été occupées pendant la Deuxième Guerre mondiale ou juste après, sur tous les continents, y compris l’Antarctique. Bien que les militaires US se débarrassassent de près de 60 % de leurs bases à l’étranger après la chute de l’Union Soviétique, la base de l’infrastructure de la Guerre Froide est restée relativement intacte, avec 60 000 soldats US qui sont restés seulement en Allemagne, malgré l’absence d’une superpuissance ennemie.

Cependant, début 2001, avant même les attaques du 11 septembre, le gouvernement de Bush a lancé une refonte importante des bases et des troupes qui se poursuit maintenant avec le « pivot Asie » d’Obama. Le plan original de Bush était de fermer plus d’un tiers des bases US à l’étranger et de déplacer ses troupes vers l’est et le sud, plus près des zones de conflit prévues au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique, et en Amérique latine. Le Pentagone a commencé à se concentrer dans la création de « bases opérationnelles avancées » plus petites et flexibles et y compris des « sites de coopération » encore plus petits ou bien « nénuphars ». Les grandes concentrations de troupes étant restreintes à une quantité réduite de « Mobile offshore bases » (MOBs), – comme Ramstein, Guam dans le Pacifique, et Diego García dans l’Océan indien – qui devaient être étendues.

Malgré la rhétorique de consolidation et la fermeture qui a accompagné ce plan, après le 11 septembre en réalité le Pentagone a développé radicalement son infrastructure de bases, incluant des douzaines de bases importantes dans chaque pays du Golfe Persique avec l’exception de l’Iran et dans plusieurs pays d’Asie Centrale indispensables pour la guerre en Afghanistan.


Ils reprennent l’expansion des bases


« Un pivot vers l’Asie » annoncé récemment par Obama souligne que l’Asie orientale sera au centre de l’explosion des bases nénuphars et des événements en relation. En Australie, des soldats d’infanterie navale US se sont installés dans une base partagée à Darwin. Ailleurs, le Pentagone se consacre à des plans pour une base de drones et de surveillance dans les îles Cocos en Australie et de déploiements à Brisbane et Perth. En Thaïlande, le Pentagone a négocié les droits pour de nouvelles visites de leur Marine de Guerre et « un centre d’aide aux catastrophes » à U-Tapao.

Aux Philippines, où le gouvernement a expulsé les Etats-Unis de la gigantesque Base aérienne de Clark et de la Base Navale de Subic Bay au début des années quatre-vingt-dix, jusqu’à 600 soldats des forces spéciales sont entrain d’opérer silencieusement au sud du pays depuis janvier 2002. Le mois dernier, les deux gouvernements sont parvenus à un accord sur l’usage futur par les Etats-Unis de Clark et de Subic, ainsi que d’autres centres de réparation et d’approvisionnement datant de l’époque de la Guerre du Viêt-Nam. Comme un signe du changement des temps, les fonctionnaires étasuniens ont même signé en 2011 un accord de défense avec leur ancien ennemi, le Viêt-Nam, et ont entamé des négociations pour un usage croissant des ports vietnamiens par la Marine de Guerre US.

Dans d’autres sites en Asie, le Pentagone a reconstruit une piste d’atterrissage dans la petite île Titian près de Guam, et il réfléchit à des futures bases en Indonésie, en Malaisie et à Brunei, tandis qu’il établit des liens militaires plus étroits avec l’Inde. Ses forces armées mènent chaque année environ 170 exercices militaires et 250 visites dans des ports de la région. Dans l’île Jeju en Corée du Sud, les militaires coréens construisent une base qui fera partie du système de défense de missiles des Etats-Unis à laquelle auront régulièrement accès les forces étasuniennes.

« Nous ne pouvons pas simplement être dans un seul endroit pour faire tout le nécessaire », a dit le commandant du Commando du Pacifique, l’Amiral Samuel Locklear III. Pour les planificateurs militaires, « faire tout le nécessaire » se défini clairement comme l’isolement et (dans la terminologie de la Guerre Froide) la « contention » de la Chine, la nouvelle puissance de la région. Cela signifie évidemment de « parsemer » toute la région de nouvelles bases, en les ajoutant aux quelque 200 bases étasuniennes qui ont encerclé la Chine durant des décennies depuis le Japon, la Corée du Sud, Guam et Hawaï.

Et l’Asie , c’est seulement le début. En Afrique, le Pentagone a silencieusement créé « près d’une douzaine de bases aériennes » pour drones et de la surveillance dès 2007. En dehors de Camp Lemonnier, nous savons que les militaires ont créé ou créeront bientôt des installations au Burkina, au Burundi, dans la République Centrafricaine, en Éthiopie, au Kenya, en Mauritanie, à São Tomé et Prince, au Sénégal, aux Seychelles, au Soudan du Sud, et en Ouganda. Le Pentagone a aussi enquêté sur la construction de bases en Algérie, au Gabon, au Ghana, au Mali et au Nigeria, et dans d’autres endroits.

L’année prochaine, une force de la taille d’une brigade de 3.000 soldats, et « probablement plus », arrivera pour mener des exercices et des missions d’entraînement dans tout le continent. Dans le Golfe Persique voisin, la Marine de Guerre développe une « base avancée flottante », ou « navire-mère » , pour servir de « nénuphar » flottant à des hélicoptères et à des patrouilleurs, et se trouve engagée dans une augmentation massive des forces dans la région.

En Amérique Latine, après l’expulsion des militaires du Panama en 1999 et de l’Équateur en 2009, le Pentagone a créé ou actualisé de nouvelles bases à Aruba et Curaçao [louée à la Hollande], au Chili, en Colombie, au Salvador et au Pérou. Dans d’autres endroits, le Pentagone a financé la création de bases militaires et policières capables d’héberger des forces étasuniennes au Belize, au Guatemala, au Honduras, au Nicaragua, au Panama, au Costa Rica, et même en Équateur. En 2008, la Marine de guerre a relancé sa Quatrième Flotte, inactive depuis 1950, pour patrouiller dans la région. Les militaires peuvent désirer une base au Brésil et ils ont vainement essayé de créer des bases, soit disant pour l’aide humanitaire et l’aide d’urgence au Paraguay et en Argentine.

Finalement en Europe, après être arrivées dans les Balkans pendant les interventions des années quatre-vingt-dix, les bases américaines se sont déplacées à l’est , vers certains des États du bloc oriental de l’ex-empire soviétique. Le Pentagone développe actuellement les installations capables d’appuyer des déploiements rotatifs, de la taille de brigades, en Roumanie et en Bulgarie, et une base de défense de missiles et des installations d’aviation en Pologne. Préalablement, le gouvernement de Bush a géré deux installations occultes (des prisons secrètes) de la CIA en Lituanie et l’autre en Pologne. Les citoyens de la République Tchèque ont refusé une base pour radar planifiée pour le système de défense de missiles du Pentagone, qui n’a pas été encore approuvé, et maintenant la Roumanie recevra des missiles basés à terre.


Un nouveau mode de guerre des Etats-Unis.


Un des « nénuphar » dans l’une des îles du Golfe de Guinée, São Tomé et Prince, en face de la côte occidentale, riche en pétrole, de l’Afrique, aide à expliquer ce qui arrive. Un fonctionnaire étasunien a décrit la base comme « l’autre Diego Garcia » en se référant à la base de l’Océan indien qui a aidé à assurerdes décennies de domination des Etats-Unis sur la livraison d’énergie du Moyen-Orient. Sans la liberté de créer de nouvelles grandes bases en Afrique, le Pentagone utilise São Tomé et un bouquet croissant d’autres « nénuphars » dans le continent avec l’intention de contrôler une autre région cruciale riche en pétrole.

Beaucoup plus loin de l’Afrique de l’Ouest, la compétition dans le « Grand Jeu » du XIXe Siècle pour l’Asie centrale est vraiment revenue, et cette fois de manière mondiale. Elle s’étend sur des terres riches en matières premières d’Afrique, d’Asie et de l’Amérique du Sud, tandis que des Etats-Unis, la Chine, la Russie et les membres de l’Union Européenne s’affrontent dans une concurrence de plus en plus intense par la suprématie économique et géopolitique.

Tandis que Pékin, en particulier, a participé à cette compétition d’une manière surtout économique, marquant le globe avec des investissements stratégiques, Washington s’est implacablement concentré sur la force militaire comme son pli global, marquant la planète avec de nouvelles bases et d’autres formes de pouvoir militaire. « Oubliez les invasions à grande échelle et les vastes occupations sur le continent eurasiatique », a écrit Nick Turse à propos de cette nouvelle stratégie militaire du XXI.eme Siècle « Au lieu de cela pensez aux forces d’opérations spéciales … à des armées prête-noms … une militarisation de l’espionnage et de l’intelligence … des avions drones sans équipage … des attaques cybernéticiennes et des opérations conjointes du Pentagone et d’ organismes gouvernementaux ’civils’ de plus en plus militarisés ».

À cette puissance aérienne et navale de longue portée incomparable il faut ajouter : les ventes d’armes qui dépassent n’importe quel pays de la Terre ; les missions humanitaires et d’aide dans les catastrophes qui servent clairement des fins d’intelligence militaire, patrouilles et fonctions dirigées de « cœurs et esprits » ; le déploiement en rotation de forces régulières des Etats-Unis dans le monde entier ; les visites des ports et le déploiement expansif d’exercices militaires conjoints et de missions d’entraînement qui donnent aux militaires US une « présence » de fait dans le monde entier et qui aident à transformer des militaires étrangers en forces prête-nom qui agissent à leur place.


Et de plus en plus de bases nénuphars.


Les planificateurs militaires prévoient un futur d’interventions interminables à petite échelle dans lesquelles un grand nombre de bases, géographiquement dispersées, seront toujours préparées à un accès opérationnel instantané. Avec des bases dans le plus grand nombre d’endroits possibles, les planificateurs militaires veulent être en condition de se retourner vers un autre pays voisin suffisamment près si les Etats-Unis ne peuvent pas utiliser une base définie, comme ce fut le cas en Turquie avant l’invasion de l’Irak. Autrement dit, les fonctionnaires du Pentagone rêvent d’une flexibilité presque illimitée, d’une capacité de réagir avec une rapidité remarquable devant des événements n’importe où dans le monde, et par conséquent quelque chose qui s’approche un peu d’un contrôle militaire total de la planète.

Au-delà de leur utilité militaire, les « bases nénuphars » et autres formes de projection du pouvoir sont aussi des instruments politiques et économiques utilisés pour construire et pour maintenir des alliances et pour assurer un accès privilégié des Etats-Unis aux marchés, aux ressources et à des opportunités d’investissement à l’étranger. Washington planifie d’utiliser « des bases nénuphars » et d’autres projets militaires pour attacher des pays d’Europe Orientale, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine le plus étroitement possible aux militaires étasuniens, et ainsi à l’hégémonie continue politico-économique des Etats-Unis. En conclusion, les fonctionnaires US espèrent que le pouvoir militaire enracine leur influence et maintienne le plus grand nombre possible de pays dans leur orbite étasunienne à une époque où certains affirment encore leur indépendance avec plus de force et gravitent vers la Chine et d’autres puissances ascendantes.


Ces nénuphars dangereux


Bien que la dépendance de petites bases puisse sembler plus intelligente et plus économique qu’entretenir d’ immenses bases qui ont souvent créé la colère dans des endroits comme Okinawa et la Corée du Sud, les nénuphars menacent la sécurité mondiale et celle des Etats-Unis, de plusieurs façons :

- D’abord, le langage « nénuphar » peut être trompeur, et intentionnellement ou autrement, ces installations peuvent rapidement grandir jusqu’à devenir des bêtes immenses.

- Deuxièmement, malgré la rhétorique sur la progression de la démocratie qui perdure encore à Washington, la construction de davanatge de nénuphars garantit en réalité la collaboration avec un nombre croissant de régimes despotiques, corrompus et assassins.

- Troisièmement, il existe un modèle bien documenté du dommage que les installations militaires de diverses tailles infligent aux communautés. Bien que les nénuphars semblent promettre l’isolement de l’opposition locale, avec le temps il arrive souvent que même les petites bases causent la colère et des mouvements contestataires.

- Finalement, une prolifération de nénuphars signifie la militarisation progressive de grandes aires du monde. Comme les vrais nénuphars – qui sont en réalité de mauvaises herbes aquatiques – les bases tendent à pousser et à se reproduire de façon incontrôlable. Certes, les bases tendent à engendrer des bases, en créant « des racines de bases » avec d’autres nations, augmentant les tensions militaires, et en décourageant les solutions diplomatiques aux conflits. Après tout : comment réagiraient les Etats-Unis si la Chine, la Russie, ou l’Iran construisaient même une seule « base nénuphar » au Mexique ou aux Caraïbes ?

Pour la Chine, et la Russie en particulier, plus de bases US près de leurs frontières menacent de provoquer de nouvelles guerres froides. Plus inquiétant encore, la création de nouvelles bases pour se protéger contre une future menace militaire supposée chinoise peut arriver à devenir une prophétie qui s’auto réalise : des bases semblables en Asie créeront probablement une menace contre laquelle, à ce qu’on suppose, on doit se protéger, en faisant qu’une guerre catastrophique contre la Chine soit plus probable, rien de moins.

Il est encourageant, cependant, que les bases situées à l’étranger aient commencé à générer des critiques à travers l’ensemble du spectre politique depuis la sénatrice républicaine Kay Bailey Hutchison et le candidat présidentiel républicain Ron Paulau sénateur démocrate Jon Tester et au chroniqueur du New York Times, Nicholas Kristof. Tandis que tous cherchent des moyens de réduire le déficit, la fermeture de bases à l’étranger permet une économie facile. Certes, de plus en plus de personnages influents reconnaissent que le pays ne peut tout simplement pas se permettre plus de 1 000 bases à l’étranger.

La Grande-Bretagne, comme d’autres empires précédents, a eu à fermer la plupart de ses bases restantes à l’étranger au milieu d’une crise économique dans les années soixante et soixante-dix. Les Etats-Unis iront indubitablement dans cette direction tôt ou tard. La seule question est si le pays renoncera à ses bases et réduira volontairement sa mission globale ou s’il suivra le chemin de la Grande-Bretagne comme puissance en décadence obligée à renoncer à ses bases depuis une position de faiblesse.

Certes, les conséquences de ne pas choisir un autre chemin vont au-delà des motifs économiques. S’ils poursuivent la prolifération des nénuphars, des forces d’opérations spéciales et les guerres de drones, il est probable que les Etats-Unis feront face à de nouveaux conflits et à de nouvelles guerres, générant des formes inconnues de réaction et de mort et destruction indicible. Dans ce cas, il vaut mieux que nous nous préparons à l’arrivée de bien d’autres vols –depuis la corne de l’Afrique jusqu’au Honduras– qui transportent non seulement des amputés, mais aussi des cercueils.

© Copyright 2012 David Vine

* David Vine est professeur assistant d’anthropologie à l’American University à Washington DC. Il est l’auteur « d Island of shame : The Secret History of the U.S. Military De base on Diego Garcia  » (Princeton University Press, 2009). Il a écrit pour The New York Times, Washington Post, The Guardian, et Mother Jones, notamment. Il termine actuellement un livre sur plus de 1 000 bases militaires usaméricaines situées en dehors des Etats-Unis.

TomDispach. USA, 15 juillet 2012.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo. Paris, 18 juillet 2012.

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 05:03

 

A l'aube d'une troisième guerre mondiale ?
http://regardsurlarealite.centerblog.net/103-a-aube-une-troisieme-guerre-mondiale.
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La 3e guerre mondiale a déjà commencé
par eva R-sistons
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La 3e guerre mondiale a commencé, d'ailleurs depuis plusieurs années. Et pourtant, qui s'en doute ? L'économie américaine est exsangue (seule le complexe militaro-industriel se porte bien) : Comment masquer sa décrépitude ? Comment détourner l'attention de l'Opinion ? Et la dépression a contaminé l'Europe vassale. Dans le même temps, la population croit, la pollution aussi, les ressources s'épuisent, et des puissances émergent.
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L'Empire anglo-saxon moribond est dangereux. L'hégémonie qu'il ne peut maintenir par le business, il va la perpétuer par la guerre. D'ailleurs, un capitalisme aux abois surmonte ses échecs en mettant le feu à la planète. Et c'est radical pour la surpopulation ! Cette fois, il ne s'agira plus de millions mais de milliards de victimes. La route sera libre pour les prédateurs en quête de nouvelles terres, de nouvelles ressources, de nouvelles exploitations.  Et les industriels de la Reconstruction se partageront les dépouilles. La machine économique pourra repartir !
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La crise couve depuis des années. Des pays ont émergé, et puis la Russie a commencé à panser ses plaies et à redresser la tête. L'Empire tremble. Il faut disloquer le puissant allié slave, yougoslave, sur le continent européen.  De surcroît, ce territoire est encore communiste : Deux bonnes raisons pour l'attaquer, puis le morceler, le soustraire à l'allié russe ! Des massacres ethniques sont mis en scène, encore et toujours, l' Opinion gobe tout. Une fois la Yougoslavie divisée, l'Empire peut régner sur la région tout en affaiblissant la Russie. Et dans la foulée, l'OTAN (bras armé de l'Empire) installe dans le Kosovo mafieux désormais indépendant, sa plus grosse base militaire en Europe. 
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OTAN-Crime-Libye.jpg
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Après la Yougoslavie de Tito le communiste, voici l'Irak du laïc Saddam Hussein. Accusation d'"armes de destruction massive" infondées, et que dire du faux témoignage des "couveuses sanglantes" imputées au régime irakien au Koweït ? Elles ont là aussi servi à justifier l'entrée en guerre des Occidentaux. Et l'Irak tombe rapidement, avec en partie la légendaire garde du dictateur qui ne résiste même pas... car elle a été, au préalable, soudoyée par l'argent américain qui achète tout !
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Suivent plusieurs autres guerres géostratégiques (notamment en Afghanistan, maintenant au Soudan, au Mali...), et voici la charge menée contre la Libye par un faux philosophe au service d'Israël, BHL, et par  Sarkozy "l'Américain". Tout est mensonge, mise en scène, propagande, et Celui qui a promu un étonnant "socialisme vert" (logement offert aux familles, eau et électricité gratuites, produits de première nécessité subventionnés..) et qui a fait en 7 ans de la Libye (Etat le plus arriéré du continent, sans dispensaire, sans école..) un pays moderne (notamment pour les femmes), un "pays de cocagne", le plus prospère d'Afrique (pas de dette, importantes réserves d'or, revenu élevé des habitants, pas de chômage, Système de Santé et d'Education performants, emploi de plus de 2 millions d'Africains..), Celui-là, donc, en l'occurrence Kadhafi, est torturé et assassiné au nom de nos grandes démocraties... Et le pays est disloqué, ravagé, ruiné et pillé par les multinationales occidentales, et puis les réserves d'or sont partagées entre les envahisseurs anglais, américains, israéliens, français, alors que le Système capitaliste financier est imposé au pays, avec ses exigences, ses rackets, ses taux usuriers, ses dettes, ses pillages, ses privatisations... Et tandis que les partisans du Colonel Kadhafi (qui avait réussi à débarrasser la Libye de ses potentats corrompus sans verser le moindre sang) sont impitoyablement traqués jusque chez eux, torturés, liquidés, tandis que le "socialisme vert" est aboli, tandis que le pays jusqu'alors uni derrière son dirigeant laïc est désormais en proie aux luttes claniques, ethniques... une fausse démocratie s'installe avec des élections bidons (faible taux de participation, aucun représentant de l'ancien Régime, victoire des "Libéraux" à la solde de l'Etranger) et des marionnettes islamistes de l'Occident dont le premier acte est d'ailleurs d'instaurer la Charia ! Qu'importe, les Médias claironnent partout que la démocratie a triomphé, et que cette démocratie-là sera bientôt instaurée en Syrie. Et dans cette nouvelle "démocratie" dessinée par les BHL, les Netanayahu, les Obama-Cameron, les Sarkozy-Fabius, prospèrent désormais les Islamistes les plus radicaux qui vont faire du pays une rampe de lancement des attaques contre l'Etat laïc syrien soutenu par les Chrétiens !
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Et maintenant, c'est au tour de la Syrie d'être attaquée par la Coalition impériale de l'Occident, dotée d'une caution "arabe" avec les laquais du Qatar et d'Arabie Saoudite et tous les Islamistes fanatiques adversaires des Régimes laïcs.
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Grâce à la Russie de Poutine plaidant contre l'ingérence dans les affaires intéreures des nations, et pour un monde multilatéral et de paix, grâce aussi à son allié chinois, les résolutions de ce faux organisme de Paix qu'est l'ONU sont bloquées, mais la guerre est menée de l'intérieur par un Occident qui arme, forme, soutient les Islamistes radicaux  opposés aux laïcs et aux Chrétiens du Régime syrien. Et les mêmes recettes sont employées : Faux massacres attribués aux soldats de Bachar-el-Assad (en réalité tournés dans les studios du Qatar, ou utilisation d'anciennes images de la guerre d'Irak, ou atrocités commises par l'Armée Syrienne dite "libre"), faux Observateurs des Droits de l'Homme, propagande de guerre, média-mensonges... la panoplie habituelle !
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Après avoir promis "Le changement, c'est maintenant", François Hollande, via son Ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius au service des intérêts d'Israël, poursuit la politique de son prédécesseur, et la France continue sa sale croisade contre un Etat souverain soutenu par 80 % de sa population ! Pouvons-nous nous prévaloir de tels pourcentages en France ??? En tous cas, on se doute de la suite qui ressemblera étrangement à la situation  qui prévaut en Irak, en Libye... pays désormais soumis aux "démocrates irréprochables" de l'Occident !
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Après la Syrie, on conditionne déjà l'Opinion à la guerre contre l'Iran. Tandis que nous sommes amenés à verser des larmes, encore et toujours, sur les sempiternels malheurs de la Communauté juive (encore ce 21 août avec un reportage sur les rafles du Vel d'Hiv), sans aucune preuve les dirigeants de l'Entité sioniste accusent les Iraniens de l'attentat en Bulgarie et maintenant aussi le Hezbollah... comme par hasard les deux derniers dirigeants de la région à refuser l'hégémonie de l'Occident, ses diktats, ses lois, son Nouvel Ordre Mondial dictatorial monstrueux !
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Lorsque la Syrie sera domptée et qu'elle servira à son tour de base contre l'Iran, l'Occident "démocrate" s'attaquera aux derniers non-alignés : l'Iran et le Liban (du Hezbollah) d'abord, puis à la Russie et enfin à la Chine. Parallèlement, des coups d'Etat feutrés sont menés contre des Etats progressistes d'Amérique Latine (Honduras, Paraguay pour commencer), en attendant les gros morceaux vénézuelien, bolivien, cubain, etc, qu'il faudra de force aligner, soumettre au Nouvel Ordre Mondial anglo-saxon et israélien.
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La suite, on la devine : La guerre mondiale pleine et entière,  peut-être 5 milliards de morts, une partie de l'humanité ruinée (et les Industriels de la Reconstruction aux mains des Cheney et Co à l'oeuvre), les ressources accaparées, des dirigeants et des Médias aux ordres, le Nouvel Ordre Mondial et son contrôle total des individus. 
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Mais la guerre mondiale a commencé en Europe avec l'attaque de la Yougoslavie communiste et souveraine, elle se poursuit discrètement aujourd'hui avec la Syrie, et lorsque l'Iran sera ciblé à son tour, nous aurons tout à craindre. 
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Et pourquoi l'Occident a-t-il lancé cette guerre contre l'humanité ? Exsangue économiquement parlant, maintenu sous perfusion sur le plan financier, confronté au boom démographique, à l'épuisement des ressources surexploitées par lui, obsédé par le besoin de dominer et de contrôler tout (Nations, Pouvoirs, Médias, peuples... de manière anti-démocratique), et soucieux de vendre au maximum ses armes de destruction massive de plus en plus sophistiquées comme de les "rentabiliser" sur les populations (pour des raisons de profit, de dépopulation et de manifestation de sa puissance), cet Occident s'est lancé dans une folle fuite en avant pour l'accaparement des terres, des ressources vitales, des zones stratégiques notamment pour le passage des pipe-line... et il installe partout des bases militaires à son service. Il tient aussi à imposer au monde son Système capitaliste anglo-saxon générant des profits insensés pour les uns, la misère pour les autres. Au final, tout doit aboutir au Nouvel Ordre Mondial, au Pouvoir unique orchestré par les Grandes banques sur le dos des peuples, en spoliant les Nations de leurs réserves d'or, de leurs richesses, de leurs ressources, de leurs libertés, de leurs droits, de leurs protections sociales, de leurs services publics, de leur patrimoine.... comme en Grèce, d'abord en privant peu à peu les pays émergents (la Russie, la Chine..) de leurs zones d'influence, ensuite en attaquant les non-alignés, les pays réfractaires à cette gouvernance mondiale inique et dangereuse.
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Sans une réaction rapide, globale et concomitante des populations de la planète à cette menace totale, nous nous dirigeons vers l'apocalypse nucléaire, vers une "shoa" mondiale, et probablement vers la fin d'une humanité à la seule inique discrétion des apprentis sorciers à Londres, à Washington, à Tel-Aviv, à Paris, qui se sont arrogés droit de vie et surtout de mort sur les peuples conditionnés par les Médias prostitués.
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Eva R-sistons

Pourquoi la 3e guerre mondiale a déjà démarré

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 04:19

 

Silence… on tourne pour le Nouvel Ordre Mondial

Il y a quelques jours, Laurent Fabius, ministre socialiste français des Affaires étrangères, a fait une conférence à Science Po. Le socialiste du changement, riche comme Crésus, s’inscrit comme un bon élève du système mondialiste, parlant de démocratie mais agissant en faveur d’un monde où la dictature est le seul régime voulu par la nomenklatura des sociétés secrètes qu’il fréquente, comme nombreux de ses copains des deux plateaux de la balance démocratique française.

Cette conférence a donc été organisée à Science Po, et le ministre socialiste a pu rabâcher le discours des sectaires de l’Otan sur le devoir d’ingérence des démocrates occidentaux dans la souveraineté des autres pays, pour en chasser les méchants dirigeants.

Des personnes interrogées à l’issue de ce monologue, on apprend que les questions ont été choisies à l’avance et qu’il était interdit à quiconque d’interroger l’homme savant. C’est la démocratie des Young Leaders. Là, point de changement avec l’autre équipe UMP.

On cache volontairement le fait que les méchants sont toujours dans des régions où les Occidentaux convoitent le pétrole, le gaz, ou le passage d’oléoducs. [Voir le Hors série RUSSIE de juin/juillet 2012.]

Mais pourquoi ne pas exploiter le pétrole présent en abondance dans certaines régions en France ? M. Fabius et ses amis de l’UMP savent très bien qu’il ne faut surtout pas froisser les Césars du cartel de l’énergie de la Côte Est américaine sur ce point. La France doit demeurer dépendante de l’or noir extérieur. Ceux qui sont allés contre ce principe, ont bien mal fini, comme l’a démontré Pierre Fontaine en son temps.

Donc Laurent Fabius n’avouera jamais que la révolution syrienne est un paravent médiatique masquant l’intervention militaire occidentale à la conquête du gaz… Les marionnettes de l’UMP/PS n’ont strictement rien à faire de la misère des populations. Les entendez-vous pleurer pour les citoyens du Bahreïn, martyrisés quotidiennement, où contester les agissements des princes saoudiens ? Organisent-ils, avec les associations qu’ils financent grassement, des manifestations devant les ambassades de ces pays ? Non. Là, on peut tuer, massacrer… circulez, il n’y a rien à voir. Mais la Syrie, c’est très grave !

Même discours d’un certain Alain Juppé, qui a joué un rôle plus que nauséabond en Libye. Les banquiers internationaux sauront lui renvoyer l’ascenseur, sa carrière politique n’est probablement pas achevée.

Et que se passe t-il en Libye aujourd’hui, après que les amis d’Alain Juppé et de N. Sarkozy ont bombardé, tué, massacré… empêché les Libyens d’avoir une banque centrale INDÉPENDANTE du cartel bancaire ?

Ce pays d’Afrique du Nord, autrefois prospère, s’est transformé en un territoire contrôlé par de nombreux cheikhs et de chefs de factions armées après le renversement du régime de Mouammar Kadhafi. Le gouvernement de Tripoli est également devenu une façade destinée exclusivement à recevoir de l’aide matérielle de la part de l’Occident, écrit mercredi 4 juillet le quotidien Rossiïskaïa gazeta. «Le nouveau gouvernement libyen ne décide et ne contrôle absolument rien. Par conséquent, il n’est responsable de rien. Les anciens leaders des rebelles qui sont restés à la tête de leurs unités, torturent des prisonniers et prennent des gens en otage en espérant qu’ils seront utiles à terme pour marchander avec le gouvernement central.


D’après son rapport, les organismes de l’ONU chargés des droits de l’homme ne remplissent pas leurs fonctions directes en Libye, et l’on ignore tout des enquêtes menées dans ce pays et des condamnations. Selon Alexandre Pankine, numéro deux de l’ambassade de Russie à l’ONU, “on mène une activité bouillonnante en Libye, mais sans résultats.”

Beaucoup de rumeurs arrivent de Libye concernant la violence contre des personnes soupçonnées d’avoir collaboré avec le régime Kadhafi, des exécutions sommaires, des prisons contrôlées par des unités locales et non par le gouvernement. Mais pendant les audiences au Conseil de sécurité, la commissaire de l’ONU a affirmé qu’elle n’avait aucune information fiable sur ces faits. Navi Pillay a peut-être dit la vérité – les organismes internationaux des droits de l’homme ne veulent pas envoyer leur personnel dans un pays où les lois n’existent pas»…


A l’heure de la technologie ultra sophistiquée où l’on est capable de voir en n’importe quelle partie du monde ce que font les insectes dans le sol, l’ONU n’a pas d’informations fiables sur le foutoir que les mondialistes ont généré en Libye…

 

Clinton met le poids des Etats-Unis aux côtés d'Israël face à l'Iran
Créé le 16-07-2012

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a achevé lundi une visite en Israël par un engagement à mobiliser tous les moyens des Etats-Unis pour empêcher l'Iran d'accéder au nucléaire militaire. (c) Afp

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a achevé lundi une visite en Israël par un engagement à mobiliser tous les moyens des Etats-Unis pour empêcher l'Iran d'accéder au nucléaire militaire. (c) Afp

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a achevé lundi une visite en Israël par un engagement à mobiliser tous les moyens des Etats-Unis pour empêcher l'Iran d'accéder au nucléaire militaire.

"Nous utiliserons toutes les composantes de la puissance américaine pour empêcher l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire", a-t-elle dit après une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Comme le président (Barack) Obama l'a dit, le monde entier est intéressé à empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire. En raison de nos efforts pour rallier la communauté internationale, l'Iran est soumis à des pressions plus fortes que jamais", a ajouté Mme Clinton.

"Nous avons parlé des mesures concrètes que nous pouvons prendre pour continuer à faire pression", a-t-elle indiqué. "Nous avançons en étroite consultation avec Israël", a précisé la chef de la diplomatie américaine, jugeant les deux pays "sur la même longueur d'ondes" vis-à-vis de l'Iran.

Mme Clinton a cependant rappelé que les Etats-Unis privilégiaient "une solution diplomatique" et appelé Téhéran à prendre "la décision stratégique de répondre aux inquiétudes de la communauté internationale et de remplir ses obligations".

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120716.AFP3009/clinton-met-le-poids-des-etats-unis-aux-cotes-d-israel-face-a-l-iran.html


 

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Thierry Meyssan se trompe complètement quand il prétend que l'impérialisme américano-sioniste ne veut pas prendre le pouvoir en Syrie.

Vous pouvez voir la vidéo de Thierry Meyssan ici :


http://mai68.org/spip/spip.php?article4362

Salut à toutes et à tous,

L'idée de Thierry Meyssan de comparer ce qu'il se passe en Syrie avec les contras au Nicaragua sandiniste est très intéressante. À ceci près que, depuis cette époque, les Américains ont fait quelques progrès dans leur stratégie de conquête ou de reconquête : alors que tout le monde savait que les contras anti-sandinistes au Nicaragua étaient armés et soutenus par la CIA ; aujourd'hui, la population occidentale en général ignore à peu près totalement que les contras anti-Bachar en Syrie sont à la solde de l'impérialisme américano-sioniste.

Et si, hier à la télé, il a été admis que les groupes armés actuellement actifs en Syrie contre Bachar el-Assad sont soutenus par le Qatar et l'Arabie Saoudite, l'on a soigneusement "oublié" de nous dire que ces pays ne sont rien d'autre que des sociétés écrans des USA :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2378

Ce qu'on nous cache encore plus soigneusement, c'est le rôle d'Israël dans tout ça. J'ai bien parlé d'impérialisme américano-sioniste. Il ne faut jamais oublier, au sujet des événements actuels en Syrie, qu'ils ont commencé juste à la frontière d'Israël :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2532

Il ne faut pas oublier non plus que la seule armée à avoir vraiment réussi à vaincre Israël est celle de la résistance libanaise, le Hezbollah. Une première fois en l'an 2000 :

http://mai68.org/entrees/1.htm

Et une deuxième fois en l'an 2006 :

http://mai68.org/journal/N111/20juillet2006.htm

http://mai68.org/ag/1047.htm

Conclusion : Israël a une dent contre le Hezbollah libanais ; or, sans la Syrie, le Hezbollah n'est plus rien. Aussi, les intérêts israéliens dans la chute de Bachar el-Assad en Syrie sont énormes.

Il faut bien comprendre aussi que ce sont les Arabes qui ont raison, quand ils disent que les sionistes sont les nouveaux croisés. En effet, Israël n'est rien d'autre que la tête de pont de l'impérialisme occidental au Moyen-Orient ; c'est bien pourquoi celui-là est soutenu à fond par celui-ci. La seule différence entre les sionistes d'aujourd'hui et les croisés d'hier ; c'est que si, aux alentours de l'an 1200, c'étaient les chrétiens qui étaient manipulés pour aller "libérer le tombeau du Christ", aujourd'hui, ce sont les sionistes qui sont manipulés pour "le retour à la terre promise" ! Dans les deux cas il s'agit en fait de servir de chair à canons pour l'impérialisme occidental.

Aussi, Thierry Meyssan se trompe complètement quand il prétend que l'impérialisme américano-sioniste ne veut pas prendre le pouvoir en Syrie.

Bien sûr que si, qu'ils veulent conquérir la Syrie. Et ils ont une raison supplémentaire à celle expliquée ci-dessus : ils ne pourront jamais vaincre l'Iran s'ils ne commencent pas par faire tomber son principal allié : la Syrie. Et, Ils tiennent vraiment à conquérir l'Iran pour pouvoir y faire passer le pétrole et le gaz de la Caspienne, puiqu'ayant perdu la guerre en Afghanistan, les Américains ne pourront pas y faire passer leurs tuyaux à pétrole. Plus d'explications à ce sujet ici :

http://mai68.org/spip/spip.php?article3834

Regardez donc cette courte vidéo destinée à expliquer les guerres du pétrole aux enfants :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1259


 

Par conséquent, bien sûr que si : Les USA et donc l'Occident à sa botte ainsi qu'Israël, son armée supplétive au Moyen-Orient, veulent à tout prix faire tomber la Syrie !

Et Thierry Meyssan se trompe aussi ailleurs, dans cette vidéo, quand il dit que c'est seulement en Tunisie qu'il y a vraiment eu une tentative de révolution provenant effectivement de l'ensemble de la population. Car un autre pays au moins est dans le même cas : l'Égypte.

Malheureusement, dans les deux cas, ces tentatives de révolution ont été récupérées, c'est-à-dire vaincues, par les Frères musulmans. Et là, Thierry Meyssan a tout à fait raison de dire que ces derniers sont à la solde de l'impérialisme américano-sioniste :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2240

Bien à vous,
do
http://mai68.org

Dans cette région, un soleil noir éclaire l'entendement : Israël !

http://mai68.org/spip/spip.php?article3319

Tentatives réelles de révolutions en Tunisie ET en Égypte, mais guerre américano-sioniste en Libye (et aussi en Syrie !) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2376

Guerre américano-sioniste en Libye et en Syrie, mais vraies tentatives de révolution en Tunisie ET en Égypte même si, par la suite, ces révolutions ont toutes deux été récupérées et donc vaincues par les Frères musulmans, dont les dirigeants sont à la solde de la CIA (seuls les dirigeants des Frères musulmans sont à la solde de la CIA, les militants de base étant manipulés autant que dans le groupe "révolutionnaire" de 1984 d'Orwell !) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2842


Vous pouvez voir la vidéo de Thierry Meyssan ici :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4362

 

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Khatar, Arabie Saoudite et Al-Quaida en Syrie aujourd'hui comme en Lybie hier

Sous le titre « Al-Qaida s’exporte aussi en Syrie », l’hebdomadaire français Le Canard enchainé révèle l’existence d’un rapport des services français et étasuniens qui établit la présence de plus d’une centaine de combattants de l’organisation [...]

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Le nouvel ordre mondial c’est maintenant!


by Le citoyen engagé

Depuis le 11 septembre 2001 l'empire occidental est en guerre contre le terrorisme nous dit-on. Une guerre justifiée par les droits humains, par la liberté et autres conneries, et qui justifie surtout la montée en puissance du complexe militaro-industriel qui n'en finit plus de créer et de vendre des drones pour fomenter des actes de [...]

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Venus de l’étranger, les Contras ont pris des postes frontière en débutant leur invasion de la Syrie
Venus de l’étranger, les Contras ont pris des postes frontière en débutant leur invasion de la Syrie
Voici cinq jours que Washington et Paris ont lancé l’opération « Volcan de Damas et séisme de la Syrie ». Il ne s’agit pas d’une nouvelle campagne de bombardements aériens, mais d’une opération de guerre secrète, comparable à celle conduite à l’époque Reagan en Amérique centrale.

40 à 60 000 Contras, principalement libyens, sont entrés en quelques jours dans le pays, le plus souvent par la frontière jordanienne. La majorité d’entre eux sont rattachés à l’Armée « syrienne » libre, structure paravent des opérations secrète de l’OTAN, placée sous commandement turc.
Certains sont affiliés à des groupes de fanatiques, dont Al-Qaida, placés sous commandement du Qatar ou d’une faction de la famille royale saoudienne, les Sudeiris. Au passage, ils ont pris quelques postes frontières, puis ont rejoint la capitale où ils ont semé la confusion en attaquant au hasard les cibles qu’ils trouvaient : groupes de policiers ou de militaires isolés.
voir aussi :
Les généraux Hassan Turkmani, Daoud Rajha et Assef Chawkat, tombés au champ d’honneur le 18 juillet.
Les généraux Hassan Turkmani, Daoud Rajha et Assef Chawkat, tombés au champ d’honneur le 18 juillet.


Mercredi matin, une explosion a détruit le siège de la Sécurité nationale où se réunissaient quelques membres du Conseil de sécurité nationale. Elle aurait coûté la vie au général Daoud Rajha (ministre de la Défense), au général Assef Chawkat (ministre adjoint) et au général Hassan Turkmani (adjoint du vice-président de la République). Les modalités de l’opération restent incertaines : il pourrait s’agir aussi bien d’un attentat suicide que d’un tir de drone furtif.

Washington espérait que la décapitation partielle de l’appareil militaire conduirait quelques officiers supérieurs à faire défection avec leurs unités, voire à se retourner contre le gouvernement civil. Il n’en a rien été. Le président Bachar el-Assad a immédiatement signé les décrets nommant leurs successeurs et la continuité de l’État a été assurée sans faille.

À Paris, Berlin et Washington, les commanditaires de l’opération se sont livrés au jeu indigne consistant à condamner l’action terroriste tout en réaffirmant leur soutien politique et logistique militaire aux terroristes. Sans honte, ils ont conclu que la responsabilité de ces assassinats ne revenait pas aux coupables, mais aux victimes en ce qu’elles avaient refusé de démissionner sous leur pression et de livrer leur patrie aux appétits occidentaux.

Caracas et Téhéran ont adressé leur condoléances à la Syrie, soulignant que l’attaque a été commanditée et financée et par les puissances occidentales et du Golfe. Moscou a également adressé ses condoléances et affirmé que les sanctions requises au Conseil de sécurité contre la Syrie équivalaient à un soutien politique aux terroristes qui l’attaquent.

Intervention d’Omran al-Zou’bi, ministre de l’Information, après l’attentat qui a partiellement décapité l’Armée syrienne
Intervention d’Omran al-Zou’bi, ministre de l’Information, après l’attentat qui a partiellement décapité l’Armée syrienne

Les chaînes de télévision nationales se sont mises à diffuser des clips militaires et des chants patriotiques. Interrompant les programmes, le ministre de l’Information Omran al-Zou’bi a appelé à la mobilisation de tous : le moment n’est plus aux querelles politiques entre gouvernement et opposition, c’est la Nation qui est attaquée.
Rappelant l’article de Komsomolskaïa Pravda dans lequel je décrivais l’opération médiatique de démoralisation préparée par les chaînes occidentales et du Golfe [1], il a alerté ses concitoyens sur son déclenchement imminent. Puis, il a démenti l’intox des chaînes du Golfe selon lesquelles une mutinerie aurait éclaté au sein de la 4ème division et des explosions auraient dévasté sa principale caserne.

Les chaînes nationales ont diffusé plusieurs fois par heure des bandes-annonces indiquant comment capter leurs programmes sur Atlantic Bird en cas d’interruption des satellites ArabSat et NileSat.

Au Liban, sayyed Hassan Nasrallah a rappelé la fraternité d’armes qui unit le Hezbollah à la Syrie face à l’expansionnisme sioniste, et a assuré l’Armée syrienne de son soutien.

L’attentat a été le signal de la seconde partie de l’opération. Les commandos infiltrés dans la capitale ont alors attaqué diverses cibles, plus ou moins choisies. Ainsi, un groupe d’une centaine de Contras a attaqué la maison qui jouxte mon appartement au cri d’Allah Akbar !. Un haut responsable militaire y réside. Dix heures de combat ininterrompu ont suivies.

Alors qu’au début de la nuit, l’Armée ripostait avec mesure, l’ordre parvenait un peu plus tard de faire usage de la force sans retenue. Il ne s’agissait plus de lutter contre des terroristes venus déstabiliser la Syrie, mais de faire face à une invasion étrangère qui ne dit pas son nom et de sauver la patrie en danger.

L’aviation est entrée en action pour anéantir les colonnes de mercenaires se dirigeant vers la capitale.

En fin de matinée, le calme revenait progressivement dans l’agglomération. Les Contras et leurs collaborateurs étaient partout obligés de se retirer. La circulation était rétablie sur les grands axes routiers, et des barrages filtrants étaient installés dans le centre ville. La vie reprenait. Cependant, on entend encore des tirs épars ici ou là. La plupart des commerces sont fermés, et il y a de longues files d’attente devant les boulangeries.

Chacun s’attend à ce que l’assaut final soit lancé dans la nuit de jeudi à vendredi et la journée de vendredi. Il ne fait guère de doute que l’Armée syrienne en sortira à nouveau victorieuse car le rapport de force est tout à son avantage, et que cette armée de conscription est soutenue par la population, y compris par l’opposition politique intérieure.

Comme prévu, ArabSat et NileSat ont déconnecté le signal de la télévision Ad-Dounia en milieu d’après-midi. Le compte Twitter d’Ad-Dounia a été piraté par la CIA pour diffuser de faux messages annonçant une retraite de l’Armée syrienne.

Les chaînes du Golfe ont annoncé un effondrement de la monnaie préludant la chute de l’État. Le gouverneur de la Banque centrale, Adib Mayaleh, est intervenu sur la télévision nationale pour démentir cette nouvelle intox et confirmer le taux de change de 68,30 livres syriennes pour un dollar US.

Conférence de presse du général Robert Mood sur la bataille de Damas qu’il observe depuis sa chambre d’hôtel
Conférence de presse du général Robert Mood sur la bataille de Damas qu’il observe depuis sa chambre d’hôtel
Des renforts ont été déployés aux alentours de la place des Omeyyades pour protéger les studios de la télévision publique qui sont considérés comme une cible prioritaire par tous les ennemis de la liberté. Des studios de remplacement ont été installés dans l’hôtel Rose de Damas où se prélassent les observateurs des Nations Unies. La présence de ceux-ci, qui ont laissé perpétrer l’attaque de la capitale sans interrompre leur farniente, sert de facto de protection pour les journalistes syriens qui tentent d’informer leurs concitoyens au péril de leur vie.

Au Conseil de sécurité, la Fédération de Russie et la Chine ont opposé pour la troisième fois leur veto à une proposition de résolution occidentale et du Golfe visant à rendre possible une intervention militaire internationale. Leurs représentants ont inlassablement dénoncé la propagande visant à faire passer l’attaque extérieure contre la Syrie comme une révolte réprimée dans le sang.

La bataille de Damas devrait reprendre cette nuit.
http://www.voltairenet.org/La-bataille-de-Damas-a-commence http://www.voltairenet.org/La-bataille-de-Damas-a-commence

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La Syrie en pleine guerre défensive... limites de l'autorisé et de l’interdit !

Il semble que le cours des affrontements en Syrie ait pris un nouveau tournant aussi bien au niveau des méthodes d’agression qu’au niveau des moyens de défense, et qu’à cette « étape de violence » adoptée par les États-Unis contre la Syrie, contrainte à revoir ses opérations défensives et à recourir à tous les moyens dont elle dispose, une question se pose : existerait-il des interdits qui obligeraient l’agressée dans sa guerre défensive ?

Dr Amin Hoteit
Jeudi 19 Juillet 2012

La Syrie en pleine guerre défensive... limites de l'autorisé et de l’interdit !
Cette question se pose d’autant plus que l’agresseur a usé d’absolument tous les procédés belliqueux possibles après avoir réussi à mobiliser une « armée de terroristes » comptant des dizaines de milliers d'hommes armés venus d’horizons arabes et musulmans, tous intoxiqués par la machinerie des médias occidentaux et de leurs comparses arabes, avant d’être transformés en mercenaires criminels et assassins par les banques pétrolières des Pays du Golfe.

Pour éclairer notre propos, nous rappellerons les tactiques utilisées par ces terroristes engagés dans « l’Armée Libre du Terrorisme US » tout au long des seize derniers mois et qui constituent autant de violations flagrantes aux lois de la guerre, aux règles de la morale et de l'humanité, en plus de la violation scandaleuse des lois et des règles au fondement même de la foi islamique, puisque nous avons assisté à ce qui suit :

1. Agressions, enlèvements, et assassinats de civils innocents et de citoyens syriens et étrangers résidents ou de passage, suivis d’horribles mutilations de cadavres absolument proscrites par l'islam et le Hadith qui souligne le caractère sacré de toute dépouille d’un être vivant, qu’elle soit humaine ou animale.

2. Enlèvements et viols… sans aucun égard pour la dignité, l’honneur, et l’intégrité des personnes ou le caractère sacré des lieux de prière comme dans le cas des atrocités commises à Homs.

3. Pillage et destruction par les flammes de bâtiments publics, de .propriétés privées, d'un grand nombre d’infrastructures dans des régions que ces terroristes ont pu contrôler pendant ne serait-ce que quelques jours, avant que les forces de sécurité ne les ramènent dans le giron de l’État.

4. Déplacements de population avec ciblage ethnique et sectaire mis en pratique et inspirés de la « doctrine des Takfiristes » basée sur le principe que toute personne qui n’adhère pas à leur camp mérite l’extermination, la ruine et le déshonneur, parce qu’infidèle !

5. Massacres dont la véritable fonction va plus loin encore que celle des assassinats, vols, viols et déplacements de population, puisqu’il est clair qu’ils ont été programmés pour servir le projet d’agression contre la Syrie et permettre aux instigateurs de recourir à la soi-disant « légitimité internationale » des résolutions du Conseil de sécurité , lequel Conseil est transformé par les États-Unis depuis deux décennies en une institution inféodée qui fonctionne selon son bon vouloir et garantit ses seuls intérêts.

Et pour que les États-Unis puissent peaufiner l'environnement adéquat – comme il en a été précédemment au Liban - ils ont suggéré à leur « Armée de Terroristes » de commettre un massacre à chaque veille d’une réunion du Conseil de sécurité destinée examiner la question syrienne ; massacres perpétrés pour en accuser injustement et hypocritement le gouvernement syrien et accélérer la prise d’une résolution qui le condamne en vertu du Chapitre VII ; et massacres auxquels les États-Unis sont désormais toxicodépendants au point que le sang syrien est devenu le carburant essentiel pour la bonne cuisson de leur plat de vengeance contre la Syrie. C’est ainsi que le sang syrien a coulé… pour troubler les âmes, paralyser les esprits, faire barrage à la vérité, et faciliter la prise de résolution onusienne punitive voulue par les États-Unis.

Cependant, jusqu’ici et malgré tout le sang versé, les États-Unis n’ont toujours pas réussi à exploiter les massacres odieux commis par leurs terroristes pour faire céder la Russie et la Chine au Conseil de sécurité, lesquelles grâce à leur véto en ont neutralisé les effets, sans pour autant les faire cesser. Le carnage se poursuit donc avec son cortège de morts, de douleurs, de cruautés et de malheurs.

Mais aujourd’hui et suite aux deux fonctions précitées attendues de ces massacres, apparaît clairement une troisième : celle de la vengeance dirigée contre toute catégorie du peuple syrien qui continuerait à soutenir son gouvernement et son armée dans leur lutte pour le rétablissement de la sécurité, et qui refuserait violence et terrorisme perpétrés contre les citoyens, les autorités et les richesses du pays. (..) suite ici :
http://www.alterinfo.net/La-Syrie-en-pleine-guerre-defensive-limites-de-l-autorise-et-de-l-interdit-_a79271.html
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