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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 23:01

 

Le Mali, nouvelle victime désignée d'actives ingérences néocoloniales françaises 

 

Le Mali, nouvelle victime désignée

d'actives ingérences néocoloniales françaises

 

par Luis BASURTO

 

 

François Hollande, au nom de la France, prit la parole lors de la 67ème session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU le jour de son ouverture, le mardi 25 septembre 2012, demandant entre autres choses un mandat international pour une intervention militaire étrangère au Mali, dont le nord du pays est occupé par des rebelles.

Il qualifia d’”insupportable, inadmissible, inacceptable” l’occupation du vaste territoire du nord malien “par des groupes terroristes” en annonçant que la France soutiendra toutes les initiatives qui seront prises par les Africains. (1)

Pour rappel, la France de M.Chirac et de M.Sarkozy ne trouvait pas insupportable, inadmissible ni inacceptable l’occupation du nord ivoirien par des rebelles sanguinaires, putschistes ratés, depuis septembre 2002 et cela jusqu’à avril 2011, car ces rebelles soutenaient l’homme adoubé par Paris, l’ancien fonctionnaire du FMI Alassane Dramane Ouattara (ADO), aujourd’hui hissé au pouvoir en Côte d’Ivoire. Et droites et gauches françaises se donnaient la main durant cette période dans une union sacrée assurant cette collusion où J. Chirac et N. Sarkozy assuraient un soutien militaire français aux rebelles pour agresser l’Etat ivoirien.

Ici la France soutient des rebelles, là-bas elle fait la guerre pour les combattre. Allez comprendre ! Les rebelles semblent bons s’ils sont en Côte d’Ivoire, en Libye ou en Syrie, à un moment donné et contre l’ennemi désigné des intérêts occidentaux (réel ou supposé).

La géométrie variable est bien  visible. La ficelle est grossière.

La France s’immisce à présent de façon aiguë et accélérée au Mali. Le néocolonialisme décomplexé se manifeste une fois de plus. L’ingérence politique et « diplomatique » devient ouvertement militaire. La crise interne, politique et militaire, au Mali veut être résolue militairement par la seule France et ses alliés africains, ses anciennes colonies ouest africaines.

Dans un élan désintéressé ?

Les origines d’une crise sans précédents : Touaregs et islamistes contre le Mali, plus affaibli que jamais.

Cette crise au Mali est due aux rébellions, (2) sécessionnistes et/ou fondamentalistes, touarègues ou islamistes, qui réussirent à attaquer, occuper et contrôler le nord du pays avec ses villes principales, Gao, Kidal, Tessalit et la légendaire Tombouctou, depuis janvier 2012. Ceci provoqua un putsch fin mars 2012 pour déposer du pouvoir le général Amadou Toumani Touré, dit « ATT », impuissant et visiblement incompétent, président élu, lors de son  élection contestée fin avril 2007 (comme lors de sa première élection, en mai 2002), et en fin de mandat car une élection présidentielle était prévue pour le 29 avril 2012.

Le coup d’Etat fut populaire, et eut un fort soutien politique et citoyen exprimé publiquement. (3) Une description fine, avec une tentative d’analyse pertinente, ultérieure, devrait aborder le richissime sujet d’actions et réactions au Mali face au ‘pronunciamiento’ militaire, des partis, mouvements politiques, syndicats, associations, communautés, musulmans non-intégristes, soutiens et opposants des jeunes officiers révoltés, et des consensus et clivages.

Faut rappeler que la déstabilisation du Sahel, de toute la bande sahélo saharienne, donc du nord du Mali à présent occupé par des rebelles, est l’une des conséquences directes de la guerre de l’OTAN contre la Libye, dont la France de N. Sarkozy fut l’initiatrice.

Ce conflit provoqua la prolifération et le renforcement de bandes armées djihadistes et, à la chute du régime libyen et après l’exécution de Mouammar Kadhafi, la débandade de l’armée libyenne et la dissémination accélérée d’armes de tout genre et d’hommes armés dans le Sahel. Parmi les Touaregs rebelles et les islamistes au Mali il y a des vétérans de la guerre en Libye de 2011.

Après les offensives rebelles de janvier 2012 et la chute de tout le nord du pays suite au retrait de l’armée malienne au mois d’avril dernier, à présent les mouvances islamistes chercheraient, avec les crimes commis au nom de la charia et une lente poussé vers le sud-ouest, l’affrontement afin de galvaniser et d’unifier les groupes djihadistes probablement pour internationaliser le conflit dans le but d’« afghaniser » la région. Le MLNA touareg  ayant été à l’heure actuelle largement submergé par les groupes islamistes.

L’arroseur arrosé ?

Qui tire les ficelles occultes de ces mouvances ?

L’offensive du MLNA permettait à ses parrains un scénario d’eaux troubles où l’ingérence politique et militaire étrangère était autant cause que conséquence. Certains avancent les thèses bien plausibles, et démontrables, de l’implication française -sarkozyste- ainsi que des burkinabés (Blaise Comparé ayant facilité son pays comme base arrière) avec le MNLA, qui a pignon sur rue à Paris avec un siège qui agit ouvertement sans entrave.

D’autres spéculent  sur l’implication et accointances du Qatar -voire de quelques services algériens- avec des islamistes. Le « médiateur » Compaoré veut inclure le Qatar dans la table des négociations ! Les pompiers pyromanes n’ont pas des scrupules. Les hommes de paille et agents doubles semblent être partout. Et l’intoxication, la désinformation, reste une efficace arme de guerre. (4)

Une junte militaire prit le pouvoir le 22 mars 2012 à Bamako. Des jeunes militaires ayant formé un « Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat » (CNRDRE) avec le capitaine Amadou Haya Sanogo (formé aux Etats-Unis entre 2004 et 2010) à sa tête.

Sous pression de la France, par l’entremise de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest) représentée par le burkinabé Blaise Compaoré, le CNRDRE céda le pouvoir le 12 avril 2012 à Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale qui nomma le 17 avril Cheick Modibo Diarra au poste de premier ministre intérimaire. Tout cela eut lieu après que l’Etat malien soit frappé d’un embargo total et que des sanctions politiques et économiques lourdes soient décidées par la CEDEAO, la France, l’Union Africaine  et l’Union Européenne.

Des élections présidentielles auraient dû avoir lieu pour que M. Traoré, président intérimaire, transfère le pouvoir à un président élu lors d’un scrutin régulier après la période de transition allant de trois semaines à quarante jours tel que le prévoyait la constitution malienne. (5) Mais le mandat intérimaire de quarante jours de D. Traoré fut prolongé pour une période d’un an de plus par. Ouagadougou et entériné par la CEDEAO.

Rappelons qu’« ATT » fut déposé par les jeunes officiers d’une armée malienne qui lui reprochait son incompétence, son incurie et le manque des moyens pour lutter contre les rebelles touaregs et islamistes au nord du pays.

Suite au coup d’Etat, l’embargo organisé par le couple France-CEDEAO empêcha l’armée malienne d’avoir des nouvelles armes, matériel militaire et munitions importées, pour lutter contre les rebelles  sécessionnistes. Et la conquête rebelle de territoires du nord put ainsi s’élargir et se consolider au mois d’avril dernier. La junte céda le pouvoir rapidement mais l’embargo continue encore aujourd’hui.

A Bamako les Maliens ont déjà vivement manifesté leur mécontentement et impatience, comme le 21 mai dernier lorsque ils manifestèrent contre Dioncounda Traoré. Ce dernier fut alors blessé. (6)

Le rôle néfaste de la CEDEAO, efficace instrument français.

La CEDEAO, avec la France, organise activement l’impuissance de l’armée malienne pour mieux justifier l’envoi d’un corps expéditionnaire formé surtout d’un noyau ivoiro-burkinabé. Dans le port de Conakry, en Guinée, le matériel militaire destiné à l’armée malienne reste bloqué encore aujourd’hui et cela depuis des mois. (7)

L’ingérence française dans le conflit interne malien se concrétise avec le « consentement » de la victime, à savoir le propre Mali, car le président intérimaire malien a demandé le lundi 24 septembre au secrétaire général de l’ONU une intervention militaire étrangère.

Étonnamment c’est le ministre français L. Fabius qui annonce cela à New York, à savoir que M. Traoré a demandé à Ban Ki-moon, une résolution du Conseil de sécurité autorisant “l’intervention d’une force militaire internationale afin d’aider l’armée malienne à reconquérir les régions du Nord occupées”‘ en rajoutant que le “Mali souhaite la présence immédiate de cette force». (8)

Mais ce n’est peut-être pas exactement si consenti que ça.

Faut se demander si ce « consentement »  est totalement libre et complètement éclairé. Pour preuve, le journal Le Monde dit dans son article sur le sujet daté du mardi 25 septembre « Dimanche [24 septembre], le Mali a finalement cédé à la pression de la Cédéao qui, depuis des mois, soutient le principe d’une intervention militaire au nord du Mali . ». (9)

Faut se demander aussi si ceux qui ont demandé cette intervention sont légitimes et mandatés pour cela. Au Mali, Cheick Modibo Diarra (ayant une double nationalité, malienne et états-unienne) est le premier ministre d’un régime non issu des urnes.

Et Dioncounda Traoré est un président intérimaire imposé aux Maliens par Ouagadougou.

Il fut imposé par une France interventionniste ayant mandaté pour cela le peu démocrate militaire burkinabé Blaise Compaoré, ancien putschiste, au pouvoir dans son pays depuis vingt-cinq ans.

Dans le meilleur des cas D. Traoré et C. M. Diarra sont, soit des mannequins ventriloques forcés, portant la parole de Paris, soit victimes d’une naïveté sidérante. 

Dans le pire de cas ils sont complices et activement partisans profrançais, Françafricains, bradant la souveraineté malienne, si petite soit-elle, manquant ainsi à leur devoir de défense de la souveraineté de l’Etat et du peuple maliens.

C’est une affaire dans l’affaire. Un coup de force, un coup d’Etat en douce, à retardement, opéré, gagné pour l’instant sur le tapis vert d’une table lointaine, entre Ouagadougou, Paris et New York.

Ce n’est pas un jeu de pions ? Ce n’est pas un jeu de dupes ? Il est notoire que Paris -le président F. Hollande et le ministre des affaires étrangères L. Fabius-  a pressé Bamako -Dioncounda Traoré et Cheick Modibo Diarra- pour qu’il demande ouvertement une intervention militaire étrangère sur le sol malien.

Et Paris se presse pour dire que ce n’est pas l’armée française qu’y interviendra mais un corps expéditionnaire africain de la CEDEAO. La France assurant bien sûr les moyens financiers, le renseignement, les armes et la logistique.

Comme l’OEA -Organisation des Etats Américains- qui fut des décennies durant le masque interventionniste des Etats-Unis en Amérique Latine, la CEDEAO est l’un de pseudonymes  de la France en Afrique.

Elle est l’instrument de blanchiment et de légitimation, des décisions politiques, économiques et militaires françaises destinées à l’ensemble de la région, de l’Afrique de l’Ouest, et à l’égard de chaque pays qu’y se trouve, exception faite du Ghana et du Nigeria, de la sphère anglophone où les Britanniques « ont la main ».

C’est une chambre d’enregistrement des desseins et impératifs de la métropole néocoloniale française concernant ses anciennes colonies ouest africaines. La banque centrale de l’union monétaire de la CEDEAO, l’UEMOA, à savoir la BCEAO, est contrôlée par. la Banque de France ! Et la monnaie, le franc CFA, signifiait franc des  « Colonies françaises d’Afrique », terme devenu « Communauté financière africaine », plus politiquement correct.

Le cas « édifiant » de la Côte d’Ivoire et sa guerre de neuf ans. Chirac et Sarkozy réinventent « la coloniale »

Dans l’incroyable guerre -souterraine puis ouverte- déclarée contre la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo par la France depuis le 18 septembre 2002, lors d’une tentative ratée de putsch suivie de l’occupation du nord ivoirien par des rebelles partisans de A. Ouattara, choyés et sanctuarisés par l’armée française, la CEDEAO joua dès le début le rôle de relais de la France pour tenter de mettre à bas le président élu, L. Gbagbo, et in fine asseoir sur le fauteuil présidentiel A. Ouattara, l’homme du FMI.

Ils réussirent cela seulement neuf longues années après, moyennant d’énormes souffrances du peuple ivoirien et suite à quatre mois et demi de guerre intense, décembre 2010-avril 2011, avec à la fin de cette période encore plus des souffrances, massacres généralisés, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par les forces rebelles déferlant vers le sud du pays qui était resté sous contrôle de l’Etat ivoirien.

Le président Gbagbo se faisant arrêter par des soldats français dans la résidence présidentielle d’Abidjan le 11 avril 2011. Séquestré puis emprisonné illégalement pendant des longs mois dans le nord de son propre pays par ADO, L. Gbagbo est aujourd’hui consigné, en prison, à la Cour Pénale Internationale à La Haye où son statut de prisonnier politique devrait lui  être reconnu un jour.

Pour couvrir ses agissements contre la Côte d’Ivoire de L. Gbagbo depuis le 18 septembre 2002, la France mobilisa la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union Européenne et l’ONU. Elle fit signer de force les plus hauts responsables de l’Etat ivoirien à Paris des pseudos accords politiques en janvier 2003 (Linas Marcoussis / Kléber) où la rébellion pro Ouattara pas seulement était blanchie mais même récompensée. J. Chirac et Dominique de Villepin nommaient les ministres ivoiriens à l’Elysée et au quai d’Orsay !

La France fit voter plusieurs mandats onusiens par le Conseil de sécurité pour couvrir ses agissements militaires, dont l’envoi d’un corps expéditionnaire, l’opération « Licorne » d’octobre 2002 devenue ensuite « Force Licorne », élargissant amplement sa présence militaire sur le sol ivoirien au-delà de sa base militaire d’Abidjan./Port-Bouët, le 43ème BIMA.

Elle fit aussi créer une mission militaire onusienne spéciale, l’ONUCI, déployée en avril 2004, composée  de casques bleus et d’autres policiers et fonctionnaires civils. (10) Le tout visant à grignoter et à anéantir ce qui restait de la souveraineté de l’Etat ivoirien. Visant aussi à acculer le gouvernement légal dans le sud du pays, en sanctuarisant tout le nord ivoirien occupé par les rebelles pro-ADO qu’y régnaient et sévissaient en toute impunité.

La mise sous tutelle d’un Etat souverain, avec intervention militaire étrangère directe, sous mandat onusien obtenu par l’ancienne puissance coloniale, pour obtenir in fine un changement de régime, voilà ce que fut le plan accompli de la France depuis septembre 2002 en Côte d’Ivoire.

L’objectif était de mettre au pouvoir celui qui était l’adoubé de Paris, M.Ouattara, un riche homme d’affaires et ex-fonctionnaire du FMI, ami et relais françafricain de J. Chirac, de N. Sarkozy et de milliardaires français.

Le rappel et le parallèle que nous faisons avec le drame ivoirien des dix dernières années, qui est loin d’être fini avec la sanglante accession au pouvoir de Ouattara en avril 2011, nous semble pertinent dans la mesure où existe et se reproduit un schéma de mise sous tutelle, une recolonisation masquée, d’Etats indépendants mais affaiblis du Sud, surtout en Afrique, commise par les anciennes puissances coloniales, les Etats-Unis et ses alliés, avec la compromission d’organisations régionales interétatiques vassalisées et du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le cas de la Côte d’Ivoire se rajoute au cas d’Haïti où en février 2004 un véritable coup d’Etat militaire franco-étatsunien fut commis pour déposer du pouvoir et envoyer à l’exil le président élu Jean-Bertrand Aristide.

Le Mali d’aujourd’hui est la nouvelle victime désignée des ingérences néocoloniales de la France. Droites et gauches françaises se relayent le témoin dans cette politique transversale, d’ingérences et d’immixtions grossières ou subtiles, qui s’opère notamment contre  les anciennes possessions coloniales françaises d’Afrique.

Le principal pion de la FrançAfrique en Côte d’Ivoire à présent, A. Ouattara, est l’un des personnages le  plus agité de la sous région pour envoyer ses troupes au Mali. Blaise Compaoré, militaire, président du Burkina Faso depuis octobre 1987 à la suite d’un putsch et de l’assassinat du président Thomas Sankara, est le « médiateur » imposé par la CEDEAO, donc par la France, pour « gérer »  la crise malienne. Cela ne s’invente pas. Il est aussi pressé que Ouattara pour envoyer des troupes burkinabés.

La France fait la guerre ou paye.

Or, qui paye commande.

M. Ouattara fut reçu à l’Elysée le 26 juillet 2012. A la fin de l’entretien M. Hollande annonça que la France accordait à la Côte d’Ivoire l’effacement de sa dette publique envers l’Etat français, à savoir un montant de plus de trois milliards d’euros ! (11)

Le richissime homme d’affaires Ouattara obtint pour son régime ce cadeau au titre de la procédure dite PPTE, pour « pays pauvre très endetté ». (12) Son régime n’a pas les moyens pour payer la dette souveraine ivoirienne envers la France mais à une ambition inébranlable pour envoyer des milliers de ses  militaires, ses anciens rebelles, au Mali.

Sous prétexte de lutter contre une rébellion et réunifier le Mali.

De qui se moque-t-on ?

Du contribuable français. Car c’est lui qui devra payer les générosités de M. Hollande et les aventures militaires de la FrançAfrique.

Et il payera double.

Trois milliards d’euros donnés en cadeau par F. Hollande à M. Ouattara, à la tête d’un régime tyrannique et archi corrompu, où les droits de l’homme sont piétinés tous les jours. L’aventure guerrière en perspective de M. Ouattara et de M. Compaoré, cotitulaires de la CEDEAO, sur le territoire du Mali, avec leurs soldatesques surtout avides de toucher des soldes exceptionnelles et des primes, sera payée par Paris.

Au moment où le gouvernement français annonce un projet de budget 2013 avec une hausse d’impôts et de taxes de dix milliards d’euros pour les ménages et autant pour les entreprises, qui se rajoutent à d’autres dix milliards d’euros de baisse du budget des ministères (13), en somme trente milliards d’euros « d’effort budgétaire », Hollande décide du renoncement aux créances de l’Etat français et s’engage au financement d’une expédition militaire ivoiro-burkinabée.

L’aventure sera payée par le contribuable français, aucun doute.

Dans ce tableau grotesque le peuple malien est, et sera encore, la première et la plus grande victime, car le théâtre d’affrontements militaires est, et sera, le Mali, les morts seront des Maliens. Il est prévu que les soldats maliens servent de chair à canon pendant que les étrangers occupent Bamako . 

Mais les peuples burkinabé et ivoirien sont aussi des victimes, victimes de leurs propres régimes, corrompus et tyranniques, de Compaoré depuis 1987 sans interruption  et de Ouattara,  depuis 2002 avec sa rébellion et depuis avril 2011 suite à son accession au pouvoir grâce l’armée française et à l’ONUCI.

Le peuple français est aussi victime car les moyens financiers et les armes pour la guerre seront donnés et payées respectivement par leurs contribuables, et tout cela sera fait en son nom, sans qu’il n’en soit nullement consulté.

En 2010 et 2011 la France commit des ingérences flagrantes devenues guerres ouvertes contre la Côte d’Ivoire et la Libye. La finalité étant de provoquer le changement de régime dans ces pays, en installant dans le deux cas des rébellions soutenues sournoisement voire ouvertement par Paris et ses fondés de pouvoir africains.

Dans les deux cas la France obtint un  mandat onusien pour faire la guerre. Contre la Libye l’instrument fut l’OTAN, qui bombarda le pays du 19 mars au 20 octobre 2011. Pendant sept mois ! En Côte d’Ivoire la mission onusienne, ONUCI, fit directement la guerre contre l’Etat ivoirien à côté des rebelles et de l’armée française !

En Syrie à présent la France essaye aussi de mettre à bas le régime d’un Etat indépendant, en installant au pouvoir une rébellion armée sanglante, d’orientation islamiste, avec l’Union Européenne,  l’OTAN et ses relais régionaux tels la Turquie, le Qatar, l’Arabie saoudite et la Jordanie, qui financent et/ou servent de base arrière aux rebelles.

Les obstacles, les défis et les luttes incontournables du peuple malien.

Les Maliens devraient se douter qu’une conjoncture politique et militaire tellement complexe et grave, ne peut se résoudre aisément.

Mais les compromissions et les renoncements militaires et politiques n’aboutiront certainement qu’à plus  de drames et des pertes des vies humaines et de souveraineté, le peu qui reste à un pays dépendant, pauvre, avec un Etat faible.

Et aux souffrances du peuple malien qui subira, qui subit déjà, ce sanglant conflit interne s’ajoutera la guerre intense et les exactions, autant des rebelles que celles, prévisibles, des « libérateurs » de la CEDEAO. Rappelons-nous du parcours édifiant, des exactions, de l’ECOMOG au Libéria et en Sierra Léone !

L’acceptation sur le sol malien d’une force militaire étrangère, avec des soldats venant des pays frontaliers non exempts d’ambitions vénales et sous l’égide de l’ancienne puissance coloniale, n’est qu’un suicide national par chapitres annoncé.

Annonciateur d’une nouvelle mise sous tutelle et même d’une  vassalisation par ses voisins immédiats. Le remède proposé sera pire que la maladie. Rappelons le néfaste rôle de Blaise Compaoré dans la sous-région pour déstabiliser des pays entiers comme la Sierra Léone, le Libéria et tout récemment la Côte d’Ivoire où il imposa au pouvoir son protégé et compatriote Alassane Ouattara.

Rappelons qu’existe aussi à présent l’ambition de Ouattara d’avoir un rôle régional, et il est pressé à ses 70 ans, alors même qu’il n’est pas maître du pays qu’il a conquis en 2011 grâce à la France.

En Côte d’Ivoire aujourd’hui l’Etat n’existe guère et l’arbitraire, les exactions et les crimes de sang et massacres pour motifs politiques et ethniques sont commis toujours en toute impunité. ADO garde toujours le pouvoir grâce à l’armée française, toujours très présente sur le sol ivoirien.

Le Mali risque ainsi d’échanger la rébellion du nord par une vassalisation au profit du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, devenant le hinterland asservi de ces deux pays. Devenant concomitamment un territoire néocolonial chronique, avec des régimes fantoches, encore plus fantoches, à Bamako, aliénés plus que jamais à la France. 

Où celle-ci sera (l’est déjà) concurrencée par les USA et la Chine pour le contrôle des territoires et des matières premières. Contrôler le Mali c’est contrôler en partie le Sahel, mais aussi l’ouest africain et le Maghreb.

L’Algérie, le grand voisin au nord du Mali, reste discrète ce qui ne signifie pas qu’elle n’agit pas ou fait agir des tiers.

Justement à propos de la concurrence géopolitique pour le contrôle des pays et des matières premières en Afrique, la vitesse/précipitation de la France et de ses obligés ouest africains concernant la crise au Mali crée des réticences internationales et les rivalités inter impérialistes apparaissent au grand jour.

Le mercredi 26 septembre à l’ONU, lors de la réunion de haut niveau sur le Sahel en marge de l’Assemblée générale, Mme. H. Clinton fait une étonnante déclaration. (14) Elle dit que le Mali est une “poudrière” et que seul “un gouvernement démocratiquement élu aurait la légitimité de négocier un accord politique au nord du Mali, de mettre fin à la rébellion et de restaurer l’Etat de droit”.

Ah les postures ! L’art de l’hypocrisie n’a pas des limites.

On l’aurait dit porte-parole légitimiste des pays non-alignés par exemple. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. Ceci dit, les Maliens se font voler des analyses et des alternatives pouvant être pertinentes et les concernant.

Le principe de non-ingérence dans les affaires internes d’un Etat souverain, ainsi que les principes de sauvegarde de la souveraineté, de la paix et la recherche impérative des solutions pacifiques aux conflits entre Etats, sont ouvertement piétinés.

Par la France, mais pas seulement.

Par ses pions tels le Burkina Faso de B. Compaoré, la Côte d’Ivoire d’A. Ouattara et la CEDEAO. Prenant l’exécrable exemple des Etats-Unis et de ses alliés de l’OTAN, qui s’amusent à parler au nom de toute la planète en portant la casquette « communauté internationale » (autoproclamée).

Quelques exemples dramatiques et encore sans solution définitive, étant des plaies ouvertes, sont là pour nous le rappeler. Haïti depuis 2004 est encore sous tutelle de l’ONU avec la MINUSTHA.

La RDC, ayant les deux dernières décennies la série de conflits internes les plus meurtriers en Afrique, avec plus de quatre millions de victimes et des pans entiers de son territoire national occupés et pillés par des rébellions soit autochtones soit venues et/ou soutenues par les pays voisins de son nord-est, sous les bavures et le regard impuissant ou rendu volontairement impuissant de la mission de l’ONU, la MONUC/MONUSCO avec actuellement dix-sept mille casques bleus y déployés.

La Côte d’Ivoire et la Libye, victimes toutes les deux en 2011 de guerres ouvertes visant le changement forcé de régimes sous le leadership de la France, de N. Sarkozy.

La Syrie aujourd’hui où l’Occident, la France en tête encore, arme, finance et justifie une rébellion sanglante contre un Etat indépendant visant à mettre à bas son régime, militarisant jusqu’à la folie meurtrière les affrontements d’une complexe dialectique politique. La « démocratie » à coup des bombes et des rebellions ? L’Irak, l’Afghanistan, la Libye. etc. sont des cas « exemplaires ».

Le Mali s’inscrit à présent dans ce schéma déjà bien rodé d’ouvertes ingérences politiques et militaires de l’ancienne puissance coloniale et de l’Occident et d’abandon « volontaire » de souveraineté.

Le Mali est la nouvelle victime désignée et titularisée des ingérences néocoloniales de la France et de ses propres voisins avides, ivoiriens et burkinabés, pions de la FrançAfrique.

Au Mali l’alibi français avancé pour justifier l’ingérence politique et militaire actuelle, directe et par pions interposés, est l’urgence (15) de chasser des rebelles sanguinaires, islamistes, tout en empêchant l’armée malienne par exemple de le faire elle-même et en méprisant le peuple malien, privé de  décider et d’assumer ses droits -et ses devoirs- souverains. La défense de la souveraineté populaire malienne d’abord, ainsi que la souveraineté de l’Etat autant que l’intégrité territoriale, n’est pas, ne devrait pas, être négociable.

Luis Basurto

Paris, 27 septembre 2012


 NOTES :


(1) « Le discours très balisé de François Hollande devant les Nations unies » in LE MONDE,  26.09.2012

(2) Des Touaregs avec le « Mouvement national de libération de l’Azawad » (MNLA) ; la nébuleuse islamiste Ançar Dine (« protecteurs de la religion ») ; le « Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest » (MUJAO) ; la nébuleuse islamiste nigériane Boko Haram a aussi été signalée ; Al-Quaïda au Maghreb Islamique (AQMI), sous ce nom depuis 2007. Les sécessionnistes touaregs ont été largement débordés par les islamistes, plus expérimentés, sanguinaires et ragaillardis par les armes libyennes, les rançons et les trafics de tout genre. Voir :http://www.algerie360.com/algerie/aqmiansar-edinemujao-et-boko-haram-font-le-forcing-pour-lobtenirles-ingredients-dune-intervention-etrangere-dans-le-sahel/

(3) Voir : « Le Mali : chronique d’une recolonisation programmée. » Déclaration politique à Bamako du 04.04.2012 http://www.foram-forum-mali.org/index.php/non-classe/le-mali-chronique-dune-recolonisation-programmee/. Voir aussi : « Déclaration du pari SADI suite au changement de Régime intervenu au Mali le 22 Mars 2012 » 26.03.2012http://www.partisadi.net/2012/03/declaration-du-parti-sadi-suite-au-changement-de-regime-intervenu-au-mali-le-22-mars-2012/; « Marche de soutien au CNRDRE et aux Forces Armées et de sécurité » 11.04.2012 http://www.partisadi.net/2012/04/marche-de-soutien-au-cnrdre-et-aux-forces-armees-et-de-securite/

(4) Voir: http://www.nord-mali.com/index.php/nord-du-mali/1404-nord-du-mali–mnla-ancar-eddine-al-qaida–du-pareil-au-meme- Voir : « Le Temps d’Algérie entre à Kidal (nord du Mali) Quatre jours en compagnie d’Ançar Eddine » 29-07-2012. Voir : http://www.letempsdz.com/content/view/77676/1/ Voir : « Les défis du Sahel : focus sur la crise malienne par Laurent BIGOT »http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Rn67xaLPCBM

(5) Voir : http://afrique.blog.lemonde.fr/2012/04/07/laccord-de-bamako-texte-suite-details-interrogations/

(6) Voir :  http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/mali-le-president-interimaire-dioncounda-traore-frappe-par-des-manifestants_1117043.html?xtmc=dioncounda_traoré&xtcr=10

(7) « Crise politico-sécuritaire : La COPAM exige la libération des armes bloquées à Conakry et l’organisation de la concertation Nationale souveraine » in LE FLAMBEAU 26.09.2012 Voir :http://www.maliweb.net/news/politique/2012/09/26/article,94312.html

(8) Voir : http://abonnes.lemonde.fr/afrique/article/2012/09/25/le-mali-en-appelle-a-l-onu-pour-reconquerir-le-nord_1765265_3212.html

(9) Ibid.

(10) Voir: http://www.onuci.org/spip.php?rubrique18

(11) Voir: http://www.liberation.fr/monde/2012/07/26/echange-d-amabilites-entre-ouattara-et-hollande-a-l-elysee_835734

(12) Voir: http://fr.allafrica.com/stories/200904030179.html

(13) « Budget : l’Etat va devoir amputer ses dépenses de 10 milliards » in LE MONDE, 28.09.2012

(14) « Le volontarisme de Paris sur le Mali se heurte à des réticences à l’ONU » in LE MONDE, 27.09.2012

(15) “Il n’y a pas de temps à perdre » dit F. Hollande à l’ONU le 25.09.2012 in LE MONDE, 26.09.2012

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 22:59

 

L’ordre : détruire à distance sans effusion de sang


Boris Pavlichtchev
Mercredi 10 Octobre 2012


L’ordre : détruire à distance sans effusion de sang

L’Iran a repoussé la cyberattaque contre le réseau informatique de plateformes pétrolières maritimes projetée, comme il le prétend, en Israël et réalisée à travers la Chine. Le fonctionnement des systèmes de liaison a été troublé mais le réseau n’a pas été endommagé parce qu’il n’était pas connecté à Internet. Or, les experts soulignent que cela ne garantit pas la protection contre les cyberattaques.

En 2010 le virus Staksnet a frappé les serveurs isolés des combinats iraniens d’enrichissement de l’uranium et même de la centrale nucléaire à Bushehr et la mise en exploitation de la centrale a été ajournée.

Les conséquences de la cyberattaque contre l’Iran en mai dernier ont été sérieuses. Plusieurs entreprises pétrolières et le principal terminal d’exportation ont été arrêtés, le réseau intérieur du ministère du pétrole a été paralysé. Les Iraniens ont perfectionné le système de protection contre ces attaques et le préjudice est cette fois minimal, explique l’expert en sécurité informationnelle Alexandre Pissemski.

« Les Iraniens déploient depuis le printemps les efforts substantiels en vue de protéger leurs actifs IT et interdisent l’accès depuis internet. L’incident printanier s’est produit lorsque l’accès aux réseaux était possible. Aujourd’hui la plupart des systèmes critiques en sont, le plus probablement, débranchés ».

Selon Alexandre Pissemski, dans de tels cas il est possible de lancer un virus par le biais du personnel.

« Un collaborateur peut insérer à l'aide d'une clef USB un programme nocif pour contaminer les réseaux ouverts où travaille le personnel et pénétrer ensuite des ordinateurs contaminés dans les systèmes organisés plus fermés ».

Le virus Staksnet a contaminé plus de la moitié du parc d’ordinateurs en Iran et les médias mondiaux ont attribué cette attaque virale contre les installations nucléaires iraniennes, à Israël. Il existe des preuves indirectes.

Il est impossible d’établir si Israël se dresse derrière l’actuelle attaque dont l’itinéraire chinois est probable, estime Alexandre Pisemski.
Les cyberattaques contre l’Iran deviennent de plus en plus fréquentes : il y en a eu plusieurs ces derniers mois. Tout porte à croire qu’une guerre virtuelle à distance est sans effusion de sang sera poursuivie. Pour assurer sa protection dans cette guerre, le pays entend renoncer à internet et passer à un réseau national fermé. Les utilisateurs iraniens sont mécontents en attribuant ces mesures à une forme de censure.

http://french.ruvr.ru

 

http://www.alterinfo.net/L-ordre-detruire-a-distance-sans-effusion-de-sang_a82354.html

 

 

Sur ce site, entre autres

 

 

 

Les ogives russes se passeront de l’argent américain


Vlad Grinkevitch
Jeudi 11 Octobre 2012


Les ogives russes se passeront de l’argent américain

Moscou veut fermer le programme américain de liquidation des armes de destruction massive russes, rapportent les médias. La Russie est capable de financer elle-même la suppression de son arsenal nucléaire. Surtout que l’aide américaine est devenue un instrument de pression politique et que les Américains ont eu un accès trop large aux secrets nucléaires russes.

Au micro Viktor Baranets, expert militaire russe :

« Sous prétexte d’aider à détruire les munitions, la partie américaine a eu un accès presque plein à tous les dépôts et à toutes les bases où sont conservés nos armements nucléaires. Sous prétexte d’aider, la partie américaine a installé des équipements sur les armements nucléaires. Cela est allé jusqu’à devenir absurde parce que les spécialistes américains faisaient passer les officiers russes au détecteur de mensonge pour voir si ceux-ci pouvaient avoir affaire aux armements nucléaires ».

Une question se pose alors : si les conditions étaient à tel point désavantageuses pour la Russie, pourquoi le Kremlin les a acceptées en prorogeant d’ailleurs l’accord à deux reprises ? La conjoncture politique y est certainement pour beaucoup. La politique étrangère russe des années 1990 était de loin pro-occidentale. Par ailleurs, au moment de la signature de l’accord, Moscou ne disposait ni dse capacités, ni des moyens financiers. Or, il fallait bien détruire les missiles parce que la Russie avait pris des engagements au niveau international.

Aujourd’hui la Russie est capable de financer elle-même la destruction des armements. Les autorités russes ont par ailleurs des questions à poser aux ONG étrangères concernant les programmes de celles-ci. Au micro Igor Korotchenko, président du Conseil public auprès du ministère russe de la Défense :

« Il y a eu des lois qui ont été adoptées. Il s’agit notamment de la loi sur les organisations non gouvernementales agents étrangers. Et puis, plus généralement, il y avait des données et des informations suffisantes pour amener le gouvernement russe à prendre ces décisions-là. Il y a apparemment eu un certain nombre d’éléments qui ont été accumulés. Y compris ceux relevant de la juridiction du FSB. Ces éléments ont permis de décider de mettre fin aux activités de ce genre de structures américaines. Il semblerait que l’ingérence de celles-ci dans les affaires intérieures de la Russie est devenue à tel point important qu’il était impératif d’y mettre fin ».
Le programme étatique sur les armements prévoit de subventionner la destruction des armements désuets, rappelle l’expert. C’est-à-dire que la Russie pourra le faire elle-même. Du reste, le ministère russe de la Défense n’exclut pas de continuer à coopérer avec les Etats-Unis, à condition toutefois de négocier un nouvel accord qui sera basé sur « les principes de l’égalité des droits et du respect mutuel »

french.ruvr.ru

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 22:54
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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 22:43

 

Vendredi 12 octobre 2012

 

http://irizarjapon.skyrock.com/
Luc Michel : Destruction de la Jamahiriya de Khadafi par l'OTAN:
N'oubliez jamais ! Ne pardonnez jamais !
 Avec PCN-SPO

Voici comment l'OTAN a libéré la Libye...et l'a détruite!!!
C'est ce qu'ils ont fait de la prospère Jamahiriya de Khadafi. Le plus haut taux de développement humain et le plus haut niveau de vie de toute l’Afrique (et d’une bonne partie de la Méditerranée) selon les critères et la qualification de l’ONU.

Tous sont coupables :
Obama, Sarkozy, BHL, Cameron, les politiciens fantoches de l'UE, les généraux de l'OTAN, les Pressetitudes des médias de l'OTAN, les ONG occidentales ...

L'un de ceux qui ont organisé la destruction de libye a déjà payé :
l'ambassadeur américain Stevens, "organisateur caché" de la soi-disant "Révolution libyenne", suivant l'infâme lobbyiste sioniste BHL dans le quotidien français LE FIGARO de ce vendredi ...

La Secrétaire d'état américaine Hillary Clinton, elle, a aussi fermement dénoncé l'exécution de l'Ambassadeur :
« Comment cela a-t-il pu avoir lieu? (sic) Comment cela a-t-il pu avoir lieu dans un pays que nous avons aidé à se libérer, dans une ville que nous avons aidée et sauvée de la destruction ? » (resic)

Nous n'oublions pas, nous ne pardonnons pas !
Tout se paye un jour ou l’autre. Comme l’ambassadeur Stevens, l’homme qui riait sur les cadavres des dirigeants libyens à Misrata, l’a déjà découvert !

LM

Dimanche 16 septembre 2012

http://www.facebook.com/elac.committees?sk=notes#!/notes/elac-committees/-comit%C3%A9s-elac-alac-destruction-de-la-jamahiriya-de-khadafi-par-lotan-noubliez-ja/206105696186027

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Cette nuit-là, un avion de ligne italien est abattu en plein vol...Il s'agit d'un crime d'Etat.

La revanchre posthume de Kadhafi


Traduction de l’article : « An assassination of international proportions – 27 juin 1980 and a cover-up by NATO : Civilian jet with 81 civiliansshot by french Mirage instead of Qaddafi plane over Sicily » par Thomas Van Hare dans FlyHistoricWings de juin 2012.  

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/

 

 


La Libye dissout « officiellement » les milices armées.

 

 


VIDEO

Intervention de M Robert Charvin, juriste, guerres "humanitaires" et le cas de la Libye

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=N4eKgNHhzIU

 

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Attaque de Benghazi : la CIA savait deux jours à l'avance ?.


Sur le même sujet, voir :
# ELAC & ALAC Committees / LE MARTYRE DE SYRTE DETRUITE PAR L’OTAN ET LE CNT
sur :
http://www.elac-committees.org/2012/08/28/elac-alac-committees-le-martyre-de-syrte-detruite-par-l%e2%80%99otan-et-le-cnt/

 

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 AFP : Libye: Amnesty dénonce des violations criantes des droits de l'Homme.

 

 

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Komla KPOGLI : Mouammar Kadhafi : une si longue traque.

http://www.legrandsoir.info/mouammar-kadhafi-une-si-longue-traque.html
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HumanRights Watch : La CIA a torturé des opposants libyens avant de les remettre à Kadhafi

 

Les grandes manœuvres
 La Libye ne sera pas un poids pour le monde, dit son président à Clinton
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Voir aussi :

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Sarkozy a menacé de mort les présidents africains qui souhaitaient négocier avec Kadhafi.
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S. Cattori, Libye :Qui sème récolte la tempête
Christopher Stevens, l’ambassadeur des États-Unis en Libye, a été lynché par les islamistes barbares qu’il avait contribué à installer. Ceux-là même qui, hier avaient lynché Mouammar Kadhafi, sauvagement torturé et assassiné son fils Mouatassim avec, pour toute oraison funèbre des Occidentaux, le rire obscène (*) d’Hillary Clinton.

Il ne serait pas, comme l’affirme l’administration Obama, mort dans l’incendie de l’ambassade touchée par une roquette. Les photos où l’on voit le malheureux ambassadeur tout ensanglanté aux mains d’une foule déchaînée semblent bien montrer qu’il a été traîné dans la rue et lynché par les manifestants.

Il a subi le même sort que Kadhafi.

Ses tortionnaires, ces mêmes «  rebelles » soutenus hier par la France et les États-Unis, lui ont fait subir les mêmes outrances, les mêmes humiliations, les mêmes souffrances, et ils ont, de la même manière, filmé leurs exploits.

Rien ne paraît confirmer la thèse d’une «  attaque soigneusement planifiée » avancée aujourd’hui par le gouvernement américain. Ce crime n’est que la suite et la conséquence des crimes commis en Libye par les puissances de l’OTAN, France (BHL) en tête.

«  Qui sème le vent récolte la tempête » : cela pourrait aussi se produire demain en Syrie.


Silvia Cattori

14 septembre 

(*) Voir la vidéo :
http://www.silviacattori.net/article2217.html

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La démocratie occidentale
à la conquête de l’Afrique

Guillaume de Rouville : Le dogme de l’infaillibilité démocratique.

http://lidiotduvillage.org/2012/08/06/le-dogme-de-linfaillibilite-democratique/
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Le journal se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

 

R-sistons Vidéo 10 - Le vrai Kadhafi, à contre-courant !  
17:56

 

Septembre 2012 : A partir d'articles de l'époque sur Le Monde, le Monde Diplomatique, Courrier International, DNA etc. Saisissant ! Un autre Kadhafi apparaît... à relayer, au nom de la Vérité ! La vidéo s'arrête alors que je n'ai pas fini... Voir le post ici : http://chantaldupille.over-blog.com/article-libye-otan-onu-france-gb-et-leurs-crimes-contre-l-humanite-80344079.html - Très long et passionnant article !

 

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03/10/12 SURPRISE D’OCTOBRE: Obama prévoit d’importantes frappes aériennes sur des objectifs libyens.


Aujourd’hui, un responsable du Département de la Défense a confirmé qu’il y a une planification avancée pour une « frappe aérienne importante » contre des cibles en Libye. Des sources militaires mentionnent que ces missions aériennes contre des cibles libyennes comporteront des vols pilotés ainsi que des drônes.

Le New York Times a rapporté hier que l’administration Obama était en train de préparer une opération pour « tuer ou capturer les militants » impliqués dans l’attaque de Benghazi causant ainsi la mort de leur ambassadeur en Libye et de trois autres Américains. Selon le Times, le Commandement Conjoint des Opérations Spéciales est en train de rassembler des « informations détaillées sur les suspects ». Ces dossiers sont un projet coordonné avec la CIA et le Pentagone.

L’administration Obama est sous haute surveillance pour son incapacité à protéger le consulat américain à Benghazi, et pour son manque de sécurité autour de l’ambassadeur. En outre, l’administration Obama est de plus en plus perçue comme faible face au terrorisme, en particulier au lendemain du Printemps Arabe, qui a largement été piraté par l’organisation bien connue des Frères Musulmans. La Secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Clinton, doit témoigner mercredi prochain devant le Comité de Surveillance de la Chambre au sujet du manque de sécurité concernant l’ambassadeur.

http://cybertribenetwork.blogspot.ca/2012/10/october-surprise-obama-plans-major.html Traduit par Oscar Blais

 

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SOS BANI WALID (Libye) : Mais ils sont où les défenseurs des droits de l’Homme ?

by Allain Jules

 

Les images sont insoutenables. Les autorités libyennes, qui n'ont d'autorité que le nom, sont dans une logique de vengeance et non dans celle de la justice. Après avoir fabriqué de fausses preuves quant à Seif al-Islam avec la complicité de la soi-disant communauté internationale, qui leur a donné un blanc-seing sous forme de permis de [...]

Lire la suite

 

S. Nasrallah : "Le drone est le nôtre... et ce ne sera pas le dernier", 12 octobre 2012
Samedi 13 octobre 2012 11h12

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=12741

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:29

L’art de la guerre. Syrie : l’Otan vise le gazoduc

Gazoduc Syrie

La déclaration de guerre, aujourd’hui, n’est plus d’usage. Pour faire la guerre il faut par contre encore trouver un casus belli. Comme le projectile de mortier qui, parti de Syrie, a fait 5 victimes en Turquie. Ankara a riposté à coups de cannons, tandis que le parlement a autorisé le gouvernement Erdogan à effectuer des opérations militaires en Syrie. Un chèque en blanc pour la guerre, que l’Otan est prête à encaisser. Le Conseil atlantique a dénoncé « les actes agressifs du régime syrien à la frontière sud-orientale de l’Otan », prêt à déclencher l’article 5 qui engage à assister avec la force armée le pays membre attaqué. Mais déjà est en acte le « non-article 5 » -introduit pendant la guerre contre la Yougoslavie et appliqué contre l’Afghanistan et la Libye- qui autorise des opérations non prévues par l’article 5, en dehors du territoire de l’Alliance.


Eloquentes sont les images des édifices de Damas et Alep dévastés par de très puissants explosifs : œuvre non pas de simples rebelles, mais de professionnels de la guerre infiltrés. Environ 200 spécialistes des forces d’élite britanniques Sas et Sbs –rapporte le Daily Star-  opèrent depuis des mois en Syrie, avec des unités étasuniennes et françaises. La force de choc est constituée par un ramassis armé de groupes islamistes (jusqu’à hier qualifiés par Washington de terroristes) provenant d’Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Libye et autres pays. Dans le groupe d’Abou Omar al-Chechen –rapporte l’envoyé du Guardian à Alep- les ordres sont donnés en arabe, mais doivent être traduits en tchétchène, tadjik, turc, en dialecte saoudien, en urdu, français et quelques autres langues. Munis de faux passeports (spécialité de la Cia), les combattants affluent dans les provinces turques d’Adana et du Hatay, frontalières de la Syrie, où la Cia a ouvert des centres de formation militaire. Les armes arrivent surtout par l’Arabie saoudite et le Qatar qui, comme en Libye, fournit aussi des forces spéciales. Le commandement des opérations se trouve à bord de navires Otan dans le port d’Alexandrette. Pendant ce temps,  sur le Mont Cassius, au bord de la Syrie, l’Otan construit une nouvelle base d’espionnage électronique, qui s’ajoute à la base radar de Kisecik et à celle aérienne d’Incirlik. A Istanbul a été ouvert un centre de propagande où des dissidents syriens, formés par le Département d’état Usa, confectionnent les nouvelles et les vidéos qui sont diffusées par des réseaux satellitaires.


La guerre Otan contre la Syrie est donc déjà en acte, avec le motif officiel d’aider le pays à se libérer du régime d’Assad. Comme en Libye, on a fiché un coin dans les fractures internes pour provoquer l’écroulement de l’état, en instrumentalisant la tragédie dans laquelle les populations sont emportées. Le but est le même : Syrie, Iran et Irak ont signé en juillet 2011 un accord pour un gazoduc qui, d’ici 2016, devrait relier le gisement iranien de South Pars, le plus grand du monde, à la Syrie et ainsi à la Méditerranée. La Syrie où a été découvert un autre gros gisement près de Homs, peut devenir un hub de couloirs énergétiques alternatifs à ceux qui traversent la Turquie et à d’autres parcours, contrôlés par les compagnies étasuniennes et européennes. Pour cela on veut la frapper et l’occuper.


C’est clair, en Turquie, pour les 129 députés (un quart) opposés à la guerre et pour les milliers de gens qui ont manifesté avec le slogan « Non à l’intervention impérialiste en Syrie ».


Pour combien  d’Italiens est-ce clair, au parlement et dans le pays ?[1]

 

Edition de mardi 9 octobre 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20121009/manip2pg/14/manip2pz/329867/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 


[1] Même question, évidemment, pour les députés et population français –et britanniques- qui participent par leurs impôts notamment aux opérations clandestines des forces spéciales en Syrie, NdT.

 

Pour aller plus loin (en anglais):

America’s Next War Theater: Syria and Lebanon? Washington’s War against the Resistance Bloc par Mahdi Darius Nazemroaya, publié le 10 juin 2011.

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Articles de : Manlio Dinucci
Sur le même sujet:

http://www.mondialisation.ca/lart-de-la-guerre-syrie-lotan-vise-le-gazoduc/

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 21:16

 

Mardi 9 octobre 2012

 

Des touaregs dans le Nord du Mali. REUTERS/Finbarr O'Reilly

 

 

Au Mali, la France fait la guerre aux Touaregs et au MNLA en faisant semblant de la faire contre AQMI. Comme quoi, une guerre peut en cacher une autre !
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    Bonjour à toutes et à tous,

Il y a tout d'abord eu la guerre contre la Libye.

Comme sous Kadhafi les Touaregs ont pu mener en Libye la vie qu'ils désiraient, comme ils étaient libres, ils ont pris les armes pour défendre le "régime" de Kadhafi. Et, du coup, Kadhafi leur a livré autant d'armes qu'ils en ont voulu.

Quand la Libye a perdu la guerre, les Touaregs en armes se sont déplacés au nord du Mali, dans cette région, l'Azawad, qui dès l'origine voulait être indépendante ; mais que le colonialisme avait tout de même rattachée de force au Mali. Un mouvement d'indépendance de l'Azawad s'était par conséquent créé, le MNLA, dont voici le site internet :

http://www.mnlamov.net


Dans le MNLA, il n'y a pas que des Touaregs, loin de là. Mais, profitant des armes des Touaregs et de leur expérience militaire, ils mirent peu de temps à reconquérir leur territoire, l'Azawad, et à proclamer son indépendance :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4028


Cependant, l'impérialisme français n'était pas content, car il perdait ainsi une partie importante du Mali. Il lui fallait trouver une solution pour justifier une guerre contre le MNLA et les Touaregs en arme, afin de reconquérir l'Azawad et le rattacher à nouveau au Mali.

Dans cette région, la France possède une force armée supplétive dont elle nous fait croire qu'elle est son ennemie. Il s'agit d'AQMI, al-Qaïda au Maghreb islamique, qui change assez souvent de nom suivant les circonstances (à une époque, c'était le GIA, puis GSPC, etc.). Voici la preuve qu'AQMI appartient aux services secrets français :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1372


Bien sûr, seuls les chefs d'AQMI appartiennent aux services secrets français. Les militants de base l'ignorent totalement et croient sincèrement se battre pour établir un islam "fondamentaliste".


La France a donc armé AQMI mieux que ne l'étaient le MNLA et les Touaregs, et l'a renforcée en mercenaires. Ensuite, elle a ordonné à AQMI de conquérir le nord du Mali où le MNLA et les Touaregs ont par conséquent perdu le pouvoir.

Dans la réalité, AQMI, c'est-à-dire ses chefs, sont aux ordres de l'impérialisme français ; mais, dans le spectacle, AQMI considère la France comme son pire ennemi. Ce spectacle n'était cependant pas encore suffisant pour justifier une guerre française au nord Mali. Il a donc fallu demander à AQMI de faire diverses horreurs contre les populations locales.

Ce qui est le plus frappant, c'est l'imitation par AQMI de la destruction des Bouddhas de bâmiyân par les talibans en Afghanistan. Bien sûr, AQMI n'a pas eu le loisir de détruire des oeuvres bouddhistes, mais des sculptures musulmanes.

Ce sont en fait les USA qui avaient installé les islamistes au pouvoir en Afghanistan, dans le but de virer l'URSS ; par conséquent, les talibans étaient totalement infiltrés par la CIA qui, avec l'aide de l'ISI (service secret pakistanais à peu près aux ordres de la CIA), les avait armés et entraînés. Mais les Talibans, une fois au pouvoir, n'ont pas bien obéi aux USA, qui voulaient installer un pipe-line pour trimballer les hydrocarbures de la mer Caspienne tout en contournant leur ennemi l'Iran. Aussi, l'impérialisme américain se devait d'imposer ce tuyau à pétrole par la force, c'est-à-dire par la guerre.

Pour préparer la guerre contre l'Afghanistan, il fallait commencer par faire mal voir les talibans que l'on avait pourtant placés au pouvoir.

L'on n'osa pas, pile au moment où l'on venait de chasser l'URSS du pays pour le livrer aux islamistes, prétendre qu'il fallait virer les talibans à cause de leur attitude envers les femmes ; parce que, sous le régime "communiste", les femmes avaient justement l'égalité avec les hommes, et le droit à l'avortement libre et gratuit, à la pilule, aux études, à se balader tête nue, et maquillées, et en minijupe si elles le voulaient ! Il fallait par conséquent trouver autre chose, comme propagande.

L'on fit alors, par l'intermédiaire d'agents manipulés par la CIA et infiltrés au sein des talibans, détruire les fameux Bouddhas de bâmiyân en mars 2001, c'est-à-dire avant le 11 septembre 2001, ce qui montre bien que la guerre d'Afghanistan avait de toutes autres raisons que ce fameux 11 septembre, puisque sa préparation avait commencé avant.

Revenons à AQMI. Ses militants ont détruit, sous l'influence évidente des services secrets français, des symboles artistiques musulmans datant de plusieurs siècles. C'est la même tactique,  Il faut bien le remarquer, que celle que nous venons d'étudier et qui avait été employée par la CIA avec les talibans et les Bouddhas de bâmiyân..

Maintenant, avec toutes ces horreurs attribuées à AQMI dans le nord du Mali, la France a de bonnes excuses pour aller rétablir l'ordre dans ce pays. Elle a cependant décidé de le faire en douce, c'est-à-dire par l'intermédiaire de ses armées coloniales supplétives de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest). Gageons que ces armées recevront de l'aide sous diverses formes. Et, si ça ne suffit pas, Hollande finira bien par faire intervenir officiellement l'armée française.

Voilà comment l'on fait semblant de faire une guerre pour en faire en fait une autre. La vraie guerre de la France au Mali n'est pas contre AQMI ; la vraie guerre, c'est la guerre éternelle des colonialistes sédentaires contre les nomades Touaregs.

   ,
    do
    http://mai68.org/spip

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 03:15

 

 

L’art de la guerre: La ligne noire de Netanyahu
Global Research, octobre 02, 2012

 

Nous savons maintenant comment sera la bombe nucléaire iranienne : une boule avec la mèche allumée, comme celle des bandes dessinées pour enfants. Le premier ministre israélien l’a montrée avec un dessin, à l’Assemblée générale de l’Onu et, comme un maître d’école maternelle, il a sorti un feutre et il a tracé sur la bombe une belle ligne rouge. Ici, a-t-il expliqué, doit être arrêté « le plus dangereux régime terroriste du monde », l’iranien, « avant qu’il ne porte à terme l’enrichissement nucléaire nécessaire pour fabriquer une bombe ». Un tout autre cadre aurait dû être présenté à l’ONU : celui du puissant arsenal nucléaire israélien, entouré de la ligne noire du secret et de l’omertà. Selon Jane’s Defense Weekly, Israël –la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient- possède de 100 à 300 têtes nucléaires, prêtes au lancement sur des missiles balistiques qui, avec le Jericho 3, atteignent une portée de 8-9mille km. L’Allemagne a fourni à Israël (sous forme de don ou à prix réduits) quatre sous-marins Dolphin modifiés : dans chacun d’eux, aux six tubes de lancement de missiles de croisière à courte portée en ont été ajoutés quatre pour les Popeye Turbo, des missiles nucléaires de 1.500 km de portée. Les sous-marins israéliens made in Germany, silencieux et pouvant rester en immersion pendant une semaine, croisent en Méditerranée orientale, en Mer Rouge et dans le Golfe Persique, prêts 24 heures sur 24 à l’attaque nucléaire. Les Etats-Unis, qui ont déjà fourni à Israël plus de 350 chasseurs-bombardiers F-16 et F-15, se sont engagés à leur fournir au moins 75 chasseurs F-35, eux aussi à double capacité nucléaire et conventionnelle. Le Pentagone, qui garde secrets les codes d’accès au software du F-35 même avec les pays (comme l’Italie) qui participent à sa construction, les fournira par contre à Israël pour qu’il puisse intégrer le F-35 dans ses propres systèmes de guerre électronique. Il donnera en outre la priorité à l’entraînement des pilotes israéliens, en les préparant à l’attaque nucléaire avec ces chasseurs de cinquième génération.

Popeye Turbo

 

Israël, qui à la différence de l’Iran refuse le Traité de non-prolifération, n’admet pas qu’il possède un arsenal nucléaire (dont l’existence est reconnue par l’Agence internationale pour l’énergie atomique), mais laisse entendre de façon menaçante qu’il l’a et qu’il peut s’en servir. Il refuse ainsi de participer à la Conférence pour la création au Moyen-Orient d’une zone sans armes nucléaires, ordonnée par l’Onu, à laquelle l’Iran a par contre adhéré. Pendant ce temps Israël, qui selon le Sipri a produit jusqu’en 2011 690-950 kgs de plutonium, continue à en produire en quantité suffisante pour fabriquer chaque année 10-15 bombes de la puissance de celle de Nagasaki. Il produit certainement aussi du tritium, un gaz radioactif avec lequel il fabrique des armes nucléaires de nouvelle génération. Parmi lesquelles des mini-nukes, à utiliser dans un théâtre guerrier réduit, et des armes neutroniques, qui provoquent une contamination radioactive mineure, mais une létalité plus élevée à cause de leur forte émission de neutrons rapides : les plus adaptées contre des objectifs peu distants d’Israël.

Les états arabes de l’Aiea, qui avaient préparé une résolution sur « Les capacités nucléaires israéliennes », en ont, sous la pression des Usa, renvoyé la présentation en 2013.

Tandis que la mèche de la bombe, pas l’iranienne de la bande dessinée mais la vraie d’Israël, peut être allumée à tout moment.

 

Edition de mardi 2 octobre 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20121002/manip2pg/14/manip2pz/329508/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Copyright © 2012 Global Research

 

Mercredi 3 octobre 2012

 

 

L'Iran victime d'une guerre économique (Ahmadinejad)

:
< >

L'Iran victime d'une guerre économique (Ahmadinejad)
Les pays occidentaux ont lancé une guerre économique contre l'Iran afin de dissuader le pays de poursuivre son programme nucléaire, a déclaré mardi lors d'une conférence de presse à Téhéran le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, cité par la presse arabe.
"L'Occident mène une guerre économique contre l'Iran dans la vaine tentative de le forcer à renoncer au développement du programme nucléaire", a déclaré le dirigeant iranien avant de qualifier les sanctions occidentales de "guerre dissimulée et lourde à l'échelle de la planète".

"C'est une bataille. Ils ont réussi à faire baisser un peu nos ventes de pétrole, mais nous allons compenser cela", a poursuivi M.Ahmadinejad.
"L'ennemi croit pouvoir briser la résistance du peuple iranien mais il se trompe", a conclu le dirigeant.

Téhéran fait actuellement l'objet de sanctions instaurées par quatre résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, ainsi que de résolutions unilatérales adoptées par différents pays et organisations et exigeant que l'Iran garantisse la transparence de son programme nucléaire et son caractère exclusivement pacifique.

Depuis le 1er juillet 2012, le secteur pétrolier iranien est frappé par un embargo européen. Les Etats-Unis élargissent régulièrement leurs sanctions.

Malmenée, la devise iranienne a atteint en début de semaine son plus bas niveau face au dollar, le rial ayant perdu 80% de sa valeur en un an. Washington s'est félicité mardi de l'efficacité des sanctions imposées au pays.

Ria Novosti
http://www.alterinfo.net/L-Iran-victime-d-une-guerre-economique-Ahmadinejad_a82085.html
VIDÉO : Peur en Israël après le survol d’un drone d’origine inconnue

Publié le7 octobre 2012

 

 

Un drone (avion sans pilote) d’origine inconnue, a donc survolé l’espace aérien israélien durant 3 mn, hier, samedi 6 octobre, et a été abattu par l’armée de l’air dans le sud du pays, a annoncé l’armée israélienne. Ce drone militaire a pénétré profondément dans l’espace aérien israélien samedi après-midi avant d’être détruit. Et maintenant, les supputations vont bon train. Malgré la satisfaction affichée par les autorités, c’est le pessimisme qui gagne les esprits, après le pari risqué d’Israël, de vouloir attaquer l’Iran. 

Dans un communiqué, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a félicité l’armée pour l’interception du drone et indiqué : 

« Nous continuerons de défendre nos frontières terrestres, aériennes et navales pour assurer la sécurité de nos concitoyens ».

Un porte-parole de l’armée, Yoav Mordechai, dans un communiqué a déclaré:

« Un avion sans pilote a été identifié alors qu’il pénétrait dans l’espace aérien israélien ce matin. Il a été intercepté par l’armée de l’air israélienne à environ 10 heures localesDes soldats effectuent actuellement des recherches dans le secteur où le drone a été abattu dans le nord du Néguev pour le localiser et l’identifier. »

Mais, selon nos informations, une cellule de crise est en place actuellement, pour savoir si ce drone, probablement de fabrication iranienne, selon les autorités, est la réplique de celui des Américains. En effet, la république islamique d’Iran avait affirmé qu’elle a (enfin) réalisé des répliques à l’identique du drone américain Sentinel RQ-170, dont l’un est entré dans le territoire iranien l’an dernier..

Mais, la crainte israélienne est la destruction intégrale du drone qui risque de ne pouvoir apporter de résultats quant aux analyses. Toujours est-il que, il semble qu’il n’avait pas d’explosif et était en opération d’espionnage, pour localiser les sites nucléaires israéliens, toujours selon des sources anonymes israéliennes. Du coup, les autorités craignent que, en cas d’attaque des sites iraniens, que la réplique se fasse aussi dans les siens. Encore faut-il savoir s’ils sont localisés.

Lorsque le drone a été aperçu, les forces aériennes israéliennes voulaient d’abord savoir si c’était un « Mirsad », le drone du Hezbollah, plusieurs fois envoyé en Israël. Mais, ayant constaté qu’il ne s’agissait pas de lui, il a été abattu. Ce test grandeur nature renforce encore les pacifistes israéliens qui ne veulent pas que leur Gouvernement attaque l’Iran. Pour eux, leur premier ministre vogue à contre-courant, et met leurs vies en danger, pour un prestige personnel qui risque de se transformer en cauchemar pour l’ensemble des Israéliens.

Selon nos informations, le drone aurait été détruit par une Fronde de David,  également surnommé « Baguette Magique », système de défense anti-aérien chargé d’intercepter des roquettes de moyenne à longue portée et les missiles de croisière volant à une vitesse peu élevée. Il a été développé conjointement par l’entreprise israélienne Rafael et l’entreprise américaine Raytheon…

Mais, la peur grandit car, personne ne sait quel renseignement a pu glaner ce drone. Souvenez-vous, le jeudi 15 décembre 2011, le président de la société Google, Eric Schmidt, interviewé par CNN, avait mis en garde contre l’inexplicable savoir-faire iranien en matière de cybernétique : « Les iraniens ont un talent inhabituel en matière de guerre cybernétique, et nous ne comprenons pas vraiment pourquoi » C’était après que l’Iran eut neutralisé un satellite espion de la CIA.

 

Vidéo ici :

 

 

VIDÉO : Peur en Israël après le survol d’un drone d’origine inconnue

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 16:57

 

Jeudi 4 octobre 2012

 

Provocation De La Turquie D’Erdogan Pour Justifier Une Intervention Militaire En Syrie

 

Une provocation destinée à justifier
une guerre ouverte de la Turquie contre la Syrie?
  

 

 

Il est classique qu'un pays envahisseur justifie une guerre contre un autre pays en prétendant avoir été attaqué par lui alors qu'il n'en est rien. Rappelez-vous des "Incidents du golfe du Tonkin" qui ont servi à justifier la guerre américaine contre le Vietnam. Et aussi, Hergé, aux pages 20, 21 et 22 du Lotus Bleu, explique très bien comment l'impérialisme Japonais avait justifié l'invasion de la Chine :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1740

(Si le lien ne marche pas (censure ?), essayer de rajouter www. devant mai68, ou de remplacer .org par .tv, ou les deux.)

Ce que raconte Hergé dans ces quelques pages n'est que l'exacte vérité !

Il se pourrait très bien que les incidents frontaliers récents entre la Syrie et la Turquie ne soient qu'un artifice monté de toute pièce par l'impérialisme américano-sioniste pour justifier une guerre ouverte de la Turquie, dont les actuels dirigeants sont à sa botte (*), contre la Syrie.

D'ailleurs, la Turquie a poursuivi jeudi 4 octobre 2012 ses bombardements sur la Syrie en "riposte" aux prétendus "tirs syriens meurtriers" sur le village frontalier d'Akçakale et a sollicité le feu vert de son Parlement pour les poursuivre, commençant ainsi une guerre contre la Syrie qui continuera si rien n'est fait pour y mettre bon ordre.

Conclusion : l'Occident a besoin d'une guerre ouverte de la Turquie contre la Syrie.

Cet événement prouve à lui seul l'échec des mercenaires islamistes, recrutés par l'impérialisme occidental un peu partout sur cette malheureuse planète, à venir à bout de la glorieuse résistance syrienne à l'impérialisme américano-sioniste.

Note (*) : Les dirigeants turcs, seulement, sont à la botte de l'impérialisme ; PAS la population ! :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4510

(Mêmes recommendations que ci-dessus si le lien ne fonctionne pas)

 

    do
   
http://mai68.org/spip



Faire circuler rapidement et à grande échelle
afin d'essayer éviter une guerre
qui pourrait tourner à la troisième guerre mondiale

 

§§§§

 

 

Le parlement de Turquie autorise une opération militaire en Syrie
4 octobre 2012 | .

Un article de Konstantin Garibov et Khaldyz Olga
La Syrie et la Turquie au bord de la guerre
4 octobre 2012 | L’ONU et l’OTAN ont condamné l’incident avec le tir de mortier à la frontière entre la Syrie et la Turquie mercredi. Le Secrétaire général de l’ONU a appelé la Turquie à ne pas rompre les contacts avec la Syrie. L’OTAN a soutenu la Turquie, mais une réponse militaire collective à l’attaque de la Syrie n’a pas encore été décidée.

Syrie/attentats : Moscou condamne le silence occidental
4 octobre 2012 | La Russie est préoccupée par l’absence de réaction en Occident, et notamment au Conseil de sécurité de l’Onu, face aux attentats qui secouent de plus en plus souvent la Syrie, a déclaré jeudi le porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch.

Pétition pour une enquête parlementaire sur les investissements qataris en France
3 octobre 2012 | .

Syrie : L’arnaque Martine Laroche Joubert et Christophe Kenck
3 octobre 2012 | Vidéo, publiée le 2 octobre 2012 par Karbalaqsa, disséquant le pseudo reportage de Martine Laroche Joubert et Christophe Kenck.

 

§§§§§

 

Déjà en avril 2012 !

.

La Turquie d’Erdogan/OTAN cherche à provoquer un incident frontalier avec la Syrie pour déclencher une intervention militaro humanitaire en Syrie en s’appuyant sur les Accords d’Adana de 1998. Le plan B (celui d'Annan) est décrit en détails dans un récent mémo du Brookings Institute : "Saving Syria:Assessing Options for Regime Change" Sauver la Syrie Evaluations des Options pour un Changement de Régime. Le titre parle de lui-même.

 

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Les médias occidentaux propagandistes font été de tirs sur la frontière Syro turque visant selon eux des réfugiés accusant le gouvernement syrien de Bashar al Assad de sciemment viser des civils syriens fuyant les zones de combats à proximité de la frontière turque. Le NYT a cependant précisé que l'origine de ces tirs n'étaient pas assurés. En clair on ne sait pas qui a tiré et ceux qui ont rapporté ces tirs sont bien évidemment les opposants au régime syrien d' Assad soutenus par le régime turc d'Erdogan.

Non contente d’avoir autorisé l’utilisation de son territoire aux mercenaires de l’ALS soutenus et entrainé par des forces spéciales françaises britanniques israéliennes et autres pour lancer des opérations militaires en Syrie contre les forces syriennes et massacrer des civils syriens, la Turquie joue pour la Syrie le rôle joué par la France et la Grande Bretagne en Libye avec les conséquences désastreuses que l’on connaît.

L’objectif est le même à terme : provoquer un afflux de civils syriens fuyant les zones de combat pour déclencher une opération R2P. Koffi Annan alors secrétaire général de l’ONU avait entériné ce type d’intervention en violation flagrante du respect de la souveraineté des états membres inscrite dans la Chartes de l’ONU.

Koffi Annan doit d’ailleurs se rendre en début de semaine à la frontière syro turque pour évaluer les besoins en aide humanitaires des réfugiés syriens puis ensuite s’envoler pour Téhéran pour discuter de la situation en Syrie et essayer de convaincre le gouvernement iranien principal allié du gouvernement de Bashar al Assad dans la région pour que ce dernier accepte l’ouverture de couloirs humanitaires avec bien entendu son escorte de militaires. Le 14 doit se tenir à Istanbul une réunion P5+1 et l’Iran sur le programme nucléaire iranien sur fond de pressions et menaces.

On peut se demander si Annan n’est pas entrain de négocier en coulisse pour le P5+1 : « corridors humanitaires » en Syrie contre moins de pression sur le programme nucléaire iranien ?

La Turquie justifie déjà une intervention militaire avec création de « corridors humanitaires » -ce que réclame le gouvernement Sarkozy depuis que le putsch militaire pour renverser Assad organisé par les forces spéciales françaises britanniques et autres avec la coopération de « journalistes » a échoué plusieurs de ces mercenaires français ayant été capturés - et ou zone protégée en territoire syrien à cause de cet afflux de réfugiés mais qui servirait en fait de base arrière pour des opérations de sabotage et assassinats contre le régime syrien d’Assad la Turquie « libérant son territoire ».

Quand les US ses supplétifs européens et autres ont attaqué l’Irak de Saddam Hussein des milliers d’Irakiens se sont réfugiés en Syrie la majorité s’y trouvant d’ailleurs toujours. Le gouvernement syrien de Bashar al Assad n’a pas demandé la création d’un « corridor humanitaire » en territoire irakien pour venir en aide à ces réfugiés fuyant les bombardements américains.

Les intentions de la Turquie sont belliqueuses et c’est une guerre de faible intensité qu’elle cherche à provoquer contre le régime de Bahsar al Assad pour le renverser faisant le jeu américano sioniste. La Turquie est membre de l’OTAN donc tout conflit Turquie Syrie engagerait les autres membres de l’OTAN inclus la France.

Les médias turcs dont le site todayszaman.com - qui reflète les positions gouvernementales turques- affirment que le gouvernement Erdogan est prêt à utiliser les Accords d’Adana signés entre la Syrie et la Turquie en 1998 pour éviter à l’époque une guerre entre les deux pays pour justifier une intervention militaire turque en Syrie.

En 1998 une guerre entre la Turquie et la Syrie était sur le point d’éclater principalement sur la base d’un contentieux portant sur le soutien du gouvernement syrien au dirigeant du PKK, Ocalan, qui s’était réfugié à Damas d’où il dirigeait les opérations de la branche armée du PKK - Parti des Travailleurs du Kurdistan revendiquant la création d’un état kurde englobant une partie de la Turquie, de la Syrie et de l’Iran - contre l’armée turque. Autre sujets de tension entre Ankara et Damas les revendications de la Syrie sur la région d’Hatay (où se trouvent actuellement les réfugiés syriens) et des disputes concernant l’approvisionnement en eau lié au Projet Sud Anatolie (GAP).

Les Accords d’Adana ont été conclus à l’initiative du ministre des affaires étrangères iranien de l’époque, Kemal Harrazi, et son homologue égyptien, Amr Moussa - le même qui a la tête de la Ligue Arabe a lancé l’offensive contre le gouvernement de Bashar al Assad et continue de prôner le renversement d’Assad - représentant chacun respectivement leurs présidents (Moubarak à l’époque pour l’Egypte). Les délégations turques et syriennes se sont rencontrées le 19 et 20 Octobre 1998 à Adana pour signer un accord de coopération contre le terrorisme (les actions du PKK dénoncées par la Turquie comme tel).

Selon les médias turcs la Turquie pourrait se prévaloir de ces Accords d’Adana pour qualifier les combats menés par le gouvernement syrien contre les opposants et mercenaires armés de l’ALS, et l’afflux de réfugiés qu’ils provoquent comme une menace à la « sécurité et à la stabilité de la Turquie ». Depuis le déclenchement il y a plus d’un an des opérations des mercenaires soutenus par les puissances occidentales et Israël pour renverser Assad l’annonce d’afflux de réfugiés est systématiquement utilisée par le régime d’Erdogan pour menacer d’une invasion militaire en Syrie.

L’Article 1 des Accords d’Adana stipule que :

« la Syrie sur la base du principe de réciprocité n’autorisera pas d’activité provenant de son territoire visant à mettre en péril la sécurité et la stabilité de la Turquie . »

Les médias turcs considérant que les combats entre les forces gouvernementales syriennes et l’opposition armée qui durent depuis plus d’un an ont provoqué un afflux de réfugiés syriens qui autorise la Turquie à prendre les mesures nécessaires pour assurer sa propre sécurité et sa stabilité.

Ce qu’omettent de mentionner ces médias turcs c’est que cet Article 1 des Accords d’Adana stipule « sur la base de la réciprocité ».

Autrement dit la Syrie de Bashar al Assad serait en droit de dénoncer ces Accords cet Article 1 publiquement violés par la Turquie et qui menace sa sécurité et sa stabilité depuis plusieurs mois à cause de :

- l’aide publique de la Turquie à l’opposition politique en exil syrienne le CNS sous la forme de réunions de celle-ci hébergées sur son territoire au cours desquelles il a été ouvertement fait mention du renversement du régime de Bashar al Assad

- l’aide militaire accordée par la Turquie à l’ASL - qui obéit à Erdogan et aux Frères Musulmans dont ce dernier est très proche - et aux mercenaires islamistes payés par la Qatar et l’Arabie Saoudite et entraînés par les forces spéciales françaises britanniques israéliennes et autres sous forme d’une base mise à disposition sous protection militaire turque et à partir de laquelle ces groupes armés lancent leurs opérations en territoire syrien inclus les massacres de civils syriens, nettoyage ethnique et autres crimes de guerre.

Par conséquent la Turquie d’Erdogan complice de tous ces crimes de guerre commis contre la population syrienne a elle-même violé ces Accords d’Adana les rendant au mieux caduques au pire justifiant des actes militaires de défense de la part de la Syrie inclus des tirs de missiles contre toute tentative d’intervention militaire turque en territoire syrien.

C’est clair qu’en aucun cas la Turquie ne peut se prévaloir de ces Accords d’Adana pour attaquer la Syrie y compris dans le cadre de la R2P pour laquelle d’ailleurs la Turquie aurait besoin d’une décision du CSONU ce qui reste peu probable la Russie et la Chine y restant totalement opposées.

Complément d'information

Le plan B ( celui de Koffi Annan) pour renverser le régime d'Assad après la défaite des mercenaires et forces spéciales étrangères à Homs est résumé dans un mémo, “Assessing Options for Regime Change” publié par le Brookings Institut, un think tank US trés influent en matière de politique étrangère américaine régulièrement fréquenté par Alain Juppé l'actuel ministre des affaires étrangères de Sarkozy.

Dans ce document ( voir PJ pdf anglais en haut de l'article sous la photo) page 4, "Saving Syria:Assessing Options for Regime Change", Brookings Institution on peut lire :

“An alternative is for diplomatic efforts to focus first on how to end the violence and how to gain humanitarian access, as is being done under Annan’s leadership. This may lead to the creation of safe-havens and humanitarian corridors, which would have to be backed by limited military power. This would, of course, fall short of U.S. goals for Syria and could preserve Asad in power.From that starting point, however, it is possible that a broad coalition with the appropriate international mandate could add further coercive action to its efforts.”

"Une alternative consiste à ce que les efforts diplomatiques se concentrent d'abord sur la fin des violences pour obtenir un accès humanitaire comme cela est fait sous la direction d'Annan. Cela peut conduire à la création de zones protégées et de corridors humanitaires qui devraient bénéficier d'une protection militaire limitée. Ceci bien sûr est loin des objectifs US pour la Syrie et pourrait maintenir le régime d' Assad au pouvoir. A partir de là, cependant, c'est possible qu'une large coalition avec un mandat international approprié puisse ajouter des actions coercitives à ses efforts"


Autrement dit le plan B d'Annan vise à introduire des forces armées en Syrie avec à terme comme objectif ce que les puissances occidentales ont toujours demandé : un changement de régime, le départ d'Assad.

La Russie et la Chine qui jusqu'à présent ont résisté par leur veto au CSONU à toute intervention militaire étrangère en Syrie feraient bien de lire ce mémo avant d'exiger d'Assad qu'ils fassent rentrer ses troupes dans leurs casernes sauf d'être encore une fois les dindons de la farce du complot occidental pour renverser l'un des seuls régimes alliés de la région. Ces deux pays doivent cesser leurs tergiversations et assumer leurs alliances sauf d'être considérés comme des alliés de circonstance par les petits pays visés par un changement de régime au profit de l'impérialisme américain et son satellite juif sioniste au Moyen Orient.


Lundi 9 Avril 2012
Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org/Provocation-De-La-Turquie-D-Erdogan-Pour-Justifier-Une-Intervention-Militaire-En-Syrie_a2606.html

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 18:19

 

 

 

Vidéos non alignées sur les mensonges officiels d'aujourd'hui

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Syrie : La vérité, toute la vérité et rien que la vérité.

 

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Syrie : La vérité sur cette sale guerre

 

 

 

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Le vrai Axe du Mal
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Le vrai Kadhafi
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3 Vidéos eva R-sistons ici :

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 18:15

 

 

Provocations, Propagande et Manipulations de l’information Guerre médiatique : vers WW3

Par Menthalo – Al Djazaira a été conçu à l’origine par les frères David et Jean Frydman, des franco-israéliens. Jean Frydman, fut l’un des co-fondateurs et l’un des premiers dirigeants d’Europe 1, avant de passer à Télé Monte-Carlo et de diriger Régie N°1. On disait de lui qu’il était “le jardinier secret du paysage audiovisuel français”. La carrière d’Anne Sinclair lui doit beaucoup, puisqu’il était l’ami intime de son grand-père, Paul Rosenberg.  Jean Friedman sera le conseil d’Itzhak Rabin, de Ehoud Barak puis de Shimon Peres.

Après l’assassinat de Yizhak Rabin, les deux frères montent une chaine de télévision qui a pour but, d’après David, de rapprocher israéliens et arabes. Sur cette chaine, tout pourra être dit. L’Emir du Qatar accorde un prêt, que les frères Frydman doivent rembourser sur 5 ans, grâce à la publicité. Mais à force de taper sur tout le monde, les journalistes réussissent à générer un boycott de tous les annonceurs arabes. Au bout de 5 ans, faute de remboursement du prêt initial, l’Emir se retrouve  propriétaire de la chaine. Or cet émir du Qatar avait été mis sur le trône par Londres et Washington, qui venaient de renverser son père, trop proche de l’Iran. La liberté d’expression de la chaine va en faire le média de référence du Moyen Orient, d’autant plus crédible qu’elle avait attaqué Bush, et perdu 3 journalistes vedettes de ce fait. Après la mort de David Frydman, l’émir réorganise la chaine en 2005, en confiant le réaménagement à un homme de communication, proche de Washington et d’Israël, Mahmoud Jibril. Celui-ci va placer un de ses hommes, Wadah Khanfar, journaliste de “Voice of America” aux commandes de la chaine.


 

Poussé par Londres et Washington auprès de Khadafi après le rétablissement des relations diplomatiques de la Libye, Mahmoud Jibril sera de 2007 à 2010, Ministre du Plan et de facto, le N°2 du régime. Il va être l’homme de la privatisation des entreprises publiques libyennes. Traduisez la vente à des banques privées occidentales de la richesse nationale libyenne à laquelle va venir se rajouter un Hold-up parfaitement mené des Banksters internationaux grâce à leur pion Mahmoud Jibril:


(Source originale le WS journal) Après que les USA et l’Union européenne aient révoqué l’embargo en 2004, des dizaines de banques et sociétés financières étasuniennes et européennes affluèrent en Libye. Parmi lesquelles Goldman Sachs, une des plus grandes banques d’investissement du monde, dont le siège principal est à New York. Dans la première moitié de l’année 2008, l’Autorité libyenne d’investissement lui confia 1 milliard et 300 millions de fonds souverains (capitaux de l’État investis à l’étranger). La banque Goldman Sachs les investit dans un panier de valeurs et en actions de six sociétés : l’étasunienne Citigroup Inc., la banque italienne Unicredit et l’espagnole Santander, la compagnie allemande d’assurances Allianz, la compagnie énergétique française Électricité de France et l’italienne Eni. 

Un an après, Goldman Sachs communiqua à l’Autorité libyenne qu’à cause de la crise financière, le fonds libyen avait perdu 98 % de sa valeur, les 1 milliard et 300 millions se réduisant à 25 millions de dollars. Les responsables de l’Autorité libyenne, furieux, convoquèrent à Tripoli le responsable de Goldman Sachs pour l’Afrique du Nord. 
La rencontre fut turbulente, si bien que Goldman Sachs évacua précipitamment ses employés de Tripoli, craignant qu’ils ne fussent arrêtés. Comme la Libye menaçait d’intenter un procès qui aurait compromis la réputation de la banque aux yeux d’autres investisseurs institutionnels, Goldman Sachs lui offrit en dédommagement des actions privilégiées de la banque elle-même. Mais les Libyens étant à juste titre soupçonneux, l’accord ne fut pas signé. 
Restait ainsi ouverte la possibilité, redoutée par Goldman Sachs, que l’Autorité libyenne n’entreprit un procès international. 
Des cas analogues de « mauvaise administration de l’argent libyen » sont rapportés par une enquête publiée par le New York Times . Par exemple, la société Permal —unité de Legg Mason, une des principales sociétés de gestion d’investissements, dont le siège est à Baltimore— a administré 300 millions de dollars de fonds souverains libyens, qui ont perdu 40 % de leur valeur entre janvier 2009 et septembre 2010. En compensation, Permal a perçu 27 millions de dollars pour ses prestations. 
Même chose pour d’autres banques et sociétés financières, comme la hollandaise Palladyne, la française BNP Paribas, la britannique HSBCet le Crédit Suisse. 

L’Autorité libyenne menaçait d’entreprendre contre elles des actions judiciaires internationales, qui auraient endommagé l’image de ces « prestigieux » organismes financiers. Le tout s’est résolu de façon heureuse quand, en février dernier, États-Unis et Union européenne ont « gelé » les fonds souverains libyens. Leur « surveillance » a été confiée à ces mêmes banques et sociétés financières qui les avaient si bien gérés.
Et du vol on est passé à la rapine à main armée quand la guerre a commencé, en mars. À l’abri des chasseurs-bombardiers de l’OTAN, HSBC et d’autres banques d’investissement ont débarqué à Benghazi pour créer une nouvelle « Central Bank of Libya », qui leur permettra de gérer les fonds souverains libyens « gelés » et les nouveaux qu’ils tireront de l’exportation des hydrocarbures. Cette fois, sans aucun doute, en obtenant de forts rendements. (source)

 

En octobre 2010, l’Alliance Londres-Washington-Tel Aviv (+ Sarkozy) programme le bouleversement de la région MENA par ce que les médias aux ordres appelleront le “Printemps arabe”. Dés le 21 octobre 2010, Lindsey Williams révélait la date  du premier événement en Tunisie et celle du début de la guerre en Libye, dates données par ses contacts dans le Cartel des Pétroles.

Quand les événements commencent, Al Djazaira nouvelle mouture, qui est alors la chaine avec la plus grosse audience en langue arabe, révèle la véritable nature de sa nouvelle politique éditoriale. Elle va devenir le boutefeu et le chantre d’émeutes populaires spontanément programmées, organisées et mises en scènes. En même temps, la chaîne a un prédicateur vedette, prêcheur à l’américaine, cheikh yusuf al-Qaradawi, qui tresse des couronnes aux Frères Musulmans et à eux seuls. Avec le succès que l’on connait. Les manipulateurs sont en action et appliquent à la lettre le programme conçu par les Cartels de la City et de WS, et mis en œuvre par Israël et les agences de l’ombre …

Mahmoud Jibril sera Premier Ministre par intérim du gouvernement de transition et son “Alliance des Forces Nationales” va gagner les premières élections de l’après Khadafi en juillet 2012.

 

Al Djazaira va ensuite participer activement à la guerre en Syrie, enregistrant des pseudos scènes de bataille dans des décors créés au Qatar pour démoraliser les partisans de Bachar Al Assad. Ces fausses scènes de bataille vont envahir les écrans des chaines occidentales, qui vont diffuser une propagande médiatique à haute dose pour que les masses adhèrent aux interventions des armées de l’OTAN.

 

Début septembre 2012, Al Djazaira va monter en épingle un film produit, nous disent les médias, par un copte égyptien, Nakoula Bassseley. Tiens ? Ailleurs, il est écrit que le film aurait été financé par une souscription sioniste, mais que cet homme sort de nulle part. L’actrice porte plainte, disant que la plupart des scènes ont été tournées sur un écran vert pour faire des incrustations… et que les dialogues originels auraient été réenregistrés. Le tout pue le coup fourré de A à Z.

Des manifestations de colère des musulmans vont fleurir dans de nombreux pays à la suite de ce film ridiculisant Mahomet. Une équipe d’Al Quaida en Libye va attaquer des bâtiments annoncés comme consulaires, mais dont la géo-localisation semble controversée et assassiner un diplomate américain.

Ces salopards d’hommes de main d’Al Quaida, à l’origine recrutés par la CIA et formés par le Mossad et l’ISI,  au service des neo-cons, sionistes et va-t’en-guerre, font désormais circuler des images de l’ambassadeur américain trainé en ville par la foule.

 

NE VOUS LAISSEZ PAS MANIPULER

Ce film, ou du moins la version qui est sortie sur internet, a été créé pour enfanter des émeutes anti-américaines. Le meurtre du diplomate n’est pas l’acte d’une foule mais d’un commando commandité pour créer un incident diplomatique grave. Les images qui sortent aujourd’hui sur ce diplomate américain torturé, cherchent à dresser les foules occidentales contre ces sauvages d’arabes et de musulmans. Elles n’ont d’autre but que de justifier le déclenchement de la guerre contre l’Iran.

Simultanément, une campagne d’affichage dans le métro New Yorkais, première ville juive au monde, enfonce le clou et appelle à soutenir Israël, l’homme civilisé contre les “sauvages”.

Parfaite synchronicité, qui signe le crime…

 

Dans le livre de Peter Dale Scott et cette étude en 3 volets sur “la CIA, le 11 septembre, l’Afghanistan et l’Asie Centrale“, je relève ce passage, qui me semble terriblement d’actualité:

“ un rapport de 1963, rédigé par la Direction des planifications et des politiques  du Comité des chefs d’États-majors interarmées (JCS), fit savoir à ses généraux que «  la fabrication d’une série de provocations destinées à justifier une intervention militaire était réalisable et pouvait être accomplie à l’aide des ressources disponibles.  » Les incidents du golfe du Tonkin, le 11-Septembre et même l’assassinat de Kennedy peuvent être vus comme des événements qui furent en réalité « fabriqués », selon le modèle exposé en 1962 dans le Projet Northwoods (l’ensemble de propositions émises par le JCS pour justifier une invasion de Cuba en organisant des attaques sous faux pavillon).”

 

Je vous laisse mettre bout à bout tous ces éléments de la scène du crime. Les instigateurs et les manipulateurs de l’ombre sont les mêmes que ceux du “onze septembre”, leurs plans ont été dénoncés dans “la Mission anglo-saxonne  et bien avant par Carr dans “Des Pions sur l’Echiquier”. Leur but est de générer la Troisième Guerre Mondiale. Les flottes dans le Golfe Persique sont prêtes pour engager la bataille. Celle-ci permettrait de détourner le regard des masses, alors que le système monétaire et bancaire est au bord de l’implosion. Tout est dit.

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