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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 17:06

 

Francafrique-2-6e965

http://academics.skidmore.edu/blogs/omikhailff-220-f09/category/colonialisme-francais/

 

Commentaire reçu :

http://no-war.over-blog.com/article-la-syrie-ne-sera-jamais-vaincue-ce-qu-on-ne-dit-pas-une-chretienne-temoigne-video-114202924-comments.html#comment109719926

 

UN texte à lire et à diffuser :

Merci par avance

Abdellah Ouahhabi

 

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Et encore une guerre pour améliorer les sondages… une !


Voilà donc un président de la France qui, se trouvant au plus bas dans les sondages de popularité, décide de déclencher une nouvelle guerre loin, hors de nos frontières et de nos intérêts nationaux !

Après le chaos que nous avons installé en Lybie, après la Syrie où l’échec se profile (il semblerait que des agents spéciaux français, envoyés en mission pour abattre le régime en place y seraient détenus prisonniers !) et après l’Afghanistan où l’échec est avéré (il fallait libérer les femmes afghanes… le sont-elles ? dans un éditorial récent, Le Monde constate un échec militaire et une « fuite » des occidentaux) – je ne parle pas de l’Irak, nos gouvernements successifs courent vers une nouvelle aventure, vers nouvel échec pour faire oublier les précédents.

Désormais voilà que l’armée française est basée à Bamako.

Cela coûte de l’argent, des vies humaines… Laissons la propagande de côté et répondons à la question : à quelle fin précisément ?

Rappelons quelques points importants :

1 /
La colonisation a dessiné une carte de l’Afrique à grands coups de lignes droites, au plus près des intérêts coloniaux.

A la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, les frontières des pays africains ont été reconduites pour répondre aux besoins impérialistes, très loin des intérêts des peuples concernés.

Il est donc logique que, tôt ou tard, des ajustements voient le jour malgré la décision de l’OUA et de l’ONU de figer les frontières pour ne pas entrer dans un grand chamboulement continental.

D’ailleurs, ces ajustements post-coloniaux ont été imposés par l’Occident à certains États – toujours en fonction des intérêts des métropoles colonialistes et impérialistes : la confiscation de la Palestine aux peuple palestinien, la partition de l’Inde et le Cachemire retiré au Pakistan, l’Indonésie séparée de la partie chrétienne (Timor Oriental). En pleine guerre froide, l’Éthiopie de gauche a été délestée de l’Érythrée, l’État somalien fut défait.

Plus récemment, la Yougoslavie a été démantelée et le Soudan a été coupé en deux parce que ce pays préférait commercer avec les Chinois.

Sous nos yeux la Lybie, la Syrie sont menacées de partition à la suite d’interventions impérialistes.

Par contre, sont combattus les ajustements, la réorganisation des États en place ayant pour initiative des acteurs locaux comme au Mali ou en Egypte.

2/
La France se serait donnée pour mission de combattre l’« Islam radical ». Cette expression est un nuage de fumée pour enraciner la France dans l’impérialisme Otanien et notamment pour renforcer au Moyen-Orient la légitimité de l’existence de la chimère de droit international, Israël.


« Combattre l’Islam radical », c’est en réalité combattre les ennemis d’Israël… en transformant la France en ennemi des peuples qui aident le peuple palestinien à recouvrir TOUS ses droits.

Est-ce l’intérêt de la France de soutenir de facto un État artificiel, ouvertement colonial, raciste et religieux ?

Il ne faut pas oublier que l’attaque des Tours Jumelles à New York a été justifiée par ses auteurs comme une sanction contre l’appui bien réel et inconditionnel des USA à Israël.

Oui, la France d’aujourd’hui permet à l’armée israélienne de collecter des fonds en France.

Les Français qui achètent des produits cacher paient une dîme dont une partie est destinée à l’État d’Israël.

Les jeunes Français sionistes sont autorisés d’aller tuer du Palestinien, « tuer de l’Arabe » comme naguère notre armée « cassait du Fellaga » en Algérie.

Mais si un Français démocrate veut soutenir financièrement et modestement une famille palestinienne nécessiteuse ou s’il veut s’engager aux côtés des Palestiniens qui combattent l’occupation illégale, il devient un terroriste, un islamiste fanatique, un antisémite, un futur condamné par la justice française.

Dans le même temps, l’Islam rétrograde de l’Arabie Saoudite ou du Qatar ou de Bahreïn, si loin de nos valeurs républicaines, sont acceptés tels quels et leur influence sur les publics français est favorisée par des abandons de souveraineté de la France sur son propre territoire : je dispose de documents précis établissant ce fait.

De fait, la France promeut exclusivement l’Islam rétrograde des dirigeants étrangers qui n’agissent pas dans l’intérêt de leur pays, mais qui sont des marionnettes, des démagogues maintenus en place pour matraquer leur population et pour lui faire accepter de se soumettre aux intérêts étrangers et capitalistes… mal compris.

3/
Il ressort de cet interventionnisme militaire compulsif que la France ne fait pas d’effort pour remporter des marchés commerciaux en Afrique autrement qu’à travers des relations de domination militaire.

L’éducation des millions de jeunes défavorisés est négligée ; la recherche scientifique a des budgets squelettiques ; les budgets de santé sont de plus en plus contraints : on est loin des investissements volontaires de l’époque gaulliste.

Cette attitude, ces choix de dépenses (plus d’un milliard d’euros par an consacrés aux interventions extérieures !) continueront de plomber notre potentiel d’innovation technologique, notre offre commerciale et affaiblissent la cohésion nationale.

Le président a déclaré que « l’intervention militaire de la France au Mali ne vise aucun intérêt particulier », mais alors pourquoi y aller ?

C’était une intervention platonique, tout cet argent gaspillé, ces vies innocentes perdues ? Depuis quand « les relations amicales » déterminent-elles les relations internationales ?

4/
Dans un autre passage de son intervention, Monsieur Hollande précise qu’il agit dans le cadre de la lutte contre le terrorisme qui menacerait la France si un État terroriste s’installait au Mali :

-       A qui veut-on faire croire qu’un État installé au Mali, un pays parmi les plus pauvres de la planète, pourrait dans un jour prévisible menacer la sécurité de l’État français, doté de l’arme nucléaire et membre permanent du Conseil Sécurité ?
La France est un grand pays moderne ; il lui suffit pour sa sécurité de contrôler ses frontières et les visiteurs étrangers.

-       Il faut dire la vérité, à savoir que l’armée française s’est rendue au Mali pour tuer les ennemis de nos valets locaux afin que ces derniers puissent rester au pouvoir et continuer à nous céder leurs richesses nationales à vil prix.

Des Maliens vivant en France depuis des décennies et qui contribuent à notre économie espèrent une amélioration de leur sort ; des Français vivent des jours difficiles dans cette crise qui durera encore longtemps ; n’y avait-il pas un meilleur usage national des sommes engagées pour l’intervention militaire au Mali ?

5/
De plus, cette intervention est illégale au regard du droit international :

-       La résolution du Conseil de sécurité n°2085 ne la prévoyait pas ;

-       Nous n’avons pas de convention d’assistance militaire avec le Mali et surtout pas pour intervenir dans un conflit intérieur.

-       Le président provisoire qui a demandé l’intervention de Monsieur Hollande n’a aucune légitimité pour le faire : il n’a pas été élu, mais désigné à titre provisoire.

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:49
Naissance de la :
Coordination pour la souveraineté de la Syrie
et contre l’ingérence étrangère

 

Solidarité avec la Syrie laïque, anti-impérialiste et agressée


lundi 14 janvier 2013, par Comité Valmy


Le Comité Valmy est tout naturellement, impliqué dans la création de cette "Coordination" pour la solidarité avec la Syrie et son peuple agressés.
Le combat pour la souveraineté de la Syrie et celui pour celle de la France nous paraissent aujourd’hui d’autant plus indissociables que ceux des dirigeants de la France vassalisée euro atlantique, qui projettent de détruire la nation syrienne ont déjà démoli la France républicaine, rejetée son indépendance nationale et la souveraineté de son peuple.
Les dirigeants de la France officielle se distinguent comme étant contre le peuple syrien, avec le Qatar et l’Arabie Saoudite, parmi les principaux fauteurs de guerre.
Soutenir la Syrie souveraine c’est agir pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes mais aussi, pour rétablir la France Républicaine dans ses principes, ses droits et dans l’Histoire.


Coordination pour la souveraineté de la Syrie
et contre l’ingérence étrangère

Depuis près de deux ans, la Syrie souveraine, est l’objet d’une agression extérieure.
Cette guerre pour le contrôle du pétrole et du gaz ainsi que pour des objectifs géopolitiques, est initiée par l’impérialisme, les gouvernements des Etats-Unis et Israël avec leurs auxiliaires occidentaux, alliés aux forces les plus rétrogrades de l’Islam, takfiriste et wahhabiste, s’appuyant sur les factions dominantes des Etats esclavagistes du Qatar et de l’Arabie saoudite. Ceux-ci financent et soutiennent les mercenaires terroristes qu’ils introduisent notamment depuis la Turquie et par dizaines de milliers en Syrie, pour semer mort et désolation.

Dans cette coalition qui entend susciter une guerre civile de nature interconfessionnelle, la France officielle joue un rôle particulièrement belliciste, symbolisé par les déclarations provocatrices de Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères de notre pays.

Dans le contexte contradictoire du « Printemps arabe » dont les aspirations légitimes ont été dévoyées par la manipulation occidentale, un mouvement populaire est apparu en Syrie développant des revendications pour plus de libertés démocratiques et dénonçant même l’essor de l’influence néolibérale du FMI qui entravait toujours plus, le progrès économique et social. Les revendications démocratiques ont été depuis largement acceptées sous l’impulsion du Président Assad, y compris l’abolition de l’état d’urgence.

Très vite ce mouvement pacifique a été supplanté par la violence armée au service de l’étranger. La crise est essentiellement devenue militaire. Elle a été prise en main par les pays de l’OTAN, du Qatar et de l’Arabie saoudite qui ont financé des mercenaires qui ont massivement entrepris d’envahir la Syrie. L’intervention étrangère présente dès le début de la crise en est devenu l’élément dominant.

L’ingérence étrangère systématique crée un risque d’extension et de généralisation régionale du conflit pouvant conduire à une guerre contre l’Iran, et une généralisation du conflit avec la Russie et la Chine visées à travers l’aventure syrienne.

Cette politique est en contradiction fondamentale avec la stratégie équilibrée que représentait la politique arabe de la France conçue par le Général de Gaulle. Les dirigeants occidentaux, dont ceux de France, fournissent des aides multiples aux mercenaires étrangers, notamment des armes qui tombent nécessairement aux mains des forces d’Al Qaïda .

Elle est en outre contraire à tous les usages diplomatiques qui veulent qu’on ne prononce pas de jugement irrévocable sur une situation et qu’on respecte les positions des autres puissances même si on ne les partage pas. Les déclarations bassement injurieuses sur les dirigeants syriens et russes sont indignes et entachent le renom de la France dans le monde.

Une solution négociée de la crise paraît aujourd’hui possible grâce à la médiation russe et aux pressions de certaines forces réalistes étasuniennes. Dans ce cas, notre diplomatie se sera mise d’elle-même même dans une impasse qui l’empêchera de peser sur le règlement.

Au lieu de prendre part, avec ou sans réticences, à des aventures qui peuvent conduire au pire, une France digne de ses valeurs républicaines devrait donner l’exemple d’une politique de détente, d’entente et de coopération et fournir à toute l’Asie du Sud-Ouest les moyens d’une paix par le développement mutuel, qui constitue l’alternative à la guerre de tous contre tous.

Les Français sont l’objet d’une politique de désinformation systématique, massive et généralisée afin de neutraliser leurs réactions et faciliter les manœuvres bellicistes du gouvernement. La conséquence de cette véritable guerre idéologique relayée de façon contre nature, par des forces politiques et syndicales inattendues, se traduit par un développement insuffisant de la solidarité militante envers l’État –nation et le peuple de la Syrie souveraine.

La question de savoir qui gouverne en Syrie revient au peuple syrien et à lui seul.
Résidant en France, nous n’avons pas à prendre partie sur les questions intérieures à la société syrienne, mais nous nous opposons fondamentalement aux interventions extérieures.

C’est pourquoi un groupe d’associations et de militants venus d’horizons divers ont pris l’initiative de créer une structure liaison et de coordination républicaine pour la solidarité avec la Syrie souveraine qui prend le nom de : Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence étrangère. Cette Coordination soutient le droit inaliénable du peuple syrien à donner lui-même une solution nationale et souveraine à la crise.

L’objectif de cette coordination est de promouvoir des initiatives diverses dans cette perspective.

Paris lundi 5 janvier 2013

Mis en ligne : 12 janvier 2013

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3123

 

 

 

2013 : Vœux de combat du Comité Valmy

14 janvier 2013, par Comité Valmy

 

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Moscou hausse le ton

VIDÉO. Syrie : « Jamais sans mon président Bachar al-Assad » !

Publié le 14 janvier 2013

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Bashar al-Assad ( Photo/SANA)

Bashar al-Assad ( Photo/SANA)

 

Moscou hausse le ton et met en garde contre le mensonge et, surtout menace. Le ministre russe des Affaires étrangères et homme de l’année en Russie Sergueï Lavrov, a déclaré, hier, 13 janvier 2013, que : « L’absence du président Assad dans le règlement politique du conflit syrien par le dialogue est une option impossible. » Comment en serait-il autrement ? Imaginons n seul instant que la France ou les Etats-Unis soient victimes de bandes armées et/ou terroristes, s’il y a négociation, peut-on de facto exclure Barack Obama ou François Hollande ? Non, évidement. 


Dans une discussion à bâtons rompus avec un homme politique français, ce dernier m’a dit de comparer les choses comparables, arguant que Bachar al-Assad n’a pas été élu. Mais, lorsque je lui ai demandé de me donner le nom d’un politique syrien qui a été élu en lieu et place de Bachar al-Assad, il s’est tu. L’exclure est le principe même des dictatures les plus rétrogrades. S’il y a une élection en Syrie, Bachar al-Assad ne peut perdre. Les ennemis de la Syrie ont donc peur de lui et veulent l’éjecter du pouvoir.  »Jamais sans mon président Bachar al-Assad ! » est le mot d’ordre de la majorité des Syriens, le leitmotiv.

Surprise du jour: Le Qatar, ce petit pays terroriste  ne parle plus du départ de Bachar al-Assad mais demande qu’une force arabe intervienne en Syrie si la diplomatie n’aboutie pas. Tiens donc ! Dans sa prose, le Premier ministre, le  Cheikh Hamad bin Jassim Al-Thani, a précisé: «Ce n’est pas une question d’intervention en Syrie en faveur d’une partie contre l’autre, mais plutôt une force d’interposition pour préserver la sécurité ». Hum…! Comme par hasard, le financier des wahhabo-salafo-terroristes prône maintenant la paix. Très drôle, non ?

 

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Gilles Jacquier

 

SYRIE – GILLES JACQUIER. Envoyé Spécial bidouille (encore) ce dossier

http://allainjules.com/2013/01/10/syrie-gilles-jacquier-envoye-special-bidouille-encore-ce-dossier

 

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Un article de Marc LEROY
Mali, Syrie : les méchants et les bons islamistes de François Hollande
16 janvier 2013 | François Hollande vient de décider que la France devait faire la guerre au Mali pour combattre les terroristes islamiques qui menacent l’intégrité du pays et massacrent, décapitent et violent un peu partout sur leur passage, aux cris désormais sinistrement familiers d’ Allah akbar.


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La France soutient Al-Qaïda en Syrie et l'affronte en Afrique

Un article de Samer R. Zoughaib
La France soutient Al-Qaïda en Syrie et l’affronte en Afrique
15 janvier 2013 | La France fait preuve d’une affligeante incohérence dans sa politique étrangère, qui a de graves conséquences sur la stabilité régionale et fait peser de sérieuses menaces sur la sécurité de l’Europe.

 

Une analyse de Ghaleb Kandil
La guerre d’usure américaine contre l’État syrien sans perspectives
14 janvier 2013 | De ce qui a filtré de la rencontre tripartite de Genève, entre les Russes, les Américains et l’émissaire international Lakhdar Brahimi, vendredi 11 janvier, il apparait clairement que le refus des États-Unis de reconnaître l’échec de la guerre universelle qu’ils ont lancé contre la Syrie et son président Bachar al-Assad, constitue l’obstacle majeur qui empêche une solution politique à la crise syrienne.

 

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:27

Mon article précédent, très relayé,

Guerre Mali: Vrais enjeux et motifs - France gendarme - Afrique en danger a reçu partout un accueil favorable, dont ici :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-vrais-buts-et-enjeux-france-128904?pn=1000#forum3600993

Je dis cela parce que même s'il est à contre-courant et donc surprenant, il n'en est pas moins pertinent. Eva

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Dominique de Villepin contre l'intervention au Mali

Le Monde.fr avec AFP | 13.01.2013 à 09h32 • Mis à jour le 14.01.2013 à 08h04

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Dominique de Villepin, l'ancien premier ministre de Jacques Chirac estime dans une tribune au Journal du dimanche qu'"aucune des conditions de la réussite n'est réunie" au Mali, où la France intervient militairement depuis vendredi contre des groupes islamistes armés.

Dans ce texte intitulé "Non, la guerre ce n'est pas la France", où jamais il ne cite le nom du président François Hollande, M. de Villepin s'interroge : "Comment le virus néoconservateur a-t-il pu gagner ainsi tous les esprits ?" "L'unanimisme des va-t-en-guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la "guerre contre le terrorisme" m'inquiètent", écrit l'ancien ministre des affaires étrangères, qui avait porté en février 2003 à l'ONU le "non" de la France à la guerre en Irak.

Pour lui, "au Mali, aucune des conditions de la réussite n'est réunie". "Nous nous battrons à l'aveuglette, faute de but de guerre. Arrêter la progression des djihadistes vers le sud, reconquérir le nord du pays, éradiquer les bases d'AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique) sont autant de guerres différentes", ajoute-t-il.
 

"Nous nous battrons seuls faute de partenaire malien solide",

 

 

(..) Du côté des voix critiques vendredi, le député écologiste Noël Mamère a dit "s'étonner que le président de la République reproduise les mêmes méthodes que son prédécesseur en ne saisissant le Parlement qu'une fois les opérations lancées". Pour le co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, "l'intérêt d'une intervention militaire extérieure pour régler le problème posé au nord du Mali est discutable" et "en décider seul, sans en saisir préalablement ni le gouvernement ni le Parlement, est condamnable".

 

Article complet ici : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/13/dominique-de-villepin-s-interroge-sur-l-intervention-au-mali_1816303_3212.html

 

 

Voir aussi ici : Mamère, Mélenchon, etc ...

Guerre Mali: D. de Villepin, Mamère, Mélenchon, le PC s'interrogent

 

 

Voir aussi :

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Le PRCF condamne l'intervention de l’impérialisme français au MALI

 

Le PRCF condamne l'intervention de l’impérialisme français au MALI

http://www.alterinfo.net/Le-PRCF-condamne-l-intervention-de-l-imperialisme-francais-au-MALI_a85671.html


L'intervention d'un impérialisme en Afrique ou partout dans le monde n'est jamais une initiative positive.

C'est au peuple malien et rien qu'à lui de forger son destin et d'imposer sa souveraineté contre l'action de groupes fondamentalistes qui se sont armés grâce à l'intervention de Sarkozy en Libye. Si Hollande voulait réellement aider le Mali, il commencerait par mettre fin au pillage du Mali par les monopoles capitalistes français.

Dans un rapport des forces désastreux, le gouvernement malien a lui-même requis « l’aide » de la France. Mais rien de bon pour un peuple ne peut sortir à moyen ou à long terme de l'intervention militaire des impérialismes, ni au Mali, ni en Syrie, ni en Iran. Au demeurant, comment Hollande et la fausse gauche peuvent-ils à la fois intervenir contre les affreux djihadistes au Mali alors qu’en Syrie, il faudrait se réjouir des avancées sur le terrain des troupes liées à Al Qaida et soutenues militairement par la France officielle ? Que l’on commence donc par ne pas déstabiliser les peuples souverains au lieu de leur « venir en aide » une fois qu’on a créé la panique chez eux ! En l’occurrence, l'impérialisme français est un pompier pyromane !

Comme Irak ou ailleurs ces guerres n'apportent aucune solution et ne font qu'ajouter du malheur aux pays concernés.

Que dirions nous si un pays, mécontent du pouvoir français ou anglais ou si des troubles éclataient dans notre pays, intervenait militairement chez nous, même s’il est appelé par le gouvernement légal – ce gouvernement légal que les impérialistes ont tout fait pour déstabiliser à Damas ou à Kaboul à l’époque où, très légalement, le pouvoir populaire avait requis l’aide de l’URSS en prenant appui sur des traités internationaux parfaitement valides ? En fait c'est un rapport de forces favorable aux impérialistes qui autorise ces interventions dont le seul but est la préservation des intérêts des grandes sociétés capitalistes.

Les groupes terroristes que le gouvernement de François Hollande prétend combattre sont le résultat de l'intervention en Libye et les mêmes groupes que les pouvoirs UMP et PS, avec le soutien du FN qui montre sa nature impérialiste, soutiennent en Syrie contre l'indépendance de ce pays.

Répétons-le ce sont les peuples qui doivent régler leurs problèmes SANS intervention militaire étrangère.

Comme le disait Karl Liebknecht "l'ennemi principal est dans ton propre pays!".

COMMISSION INTERNATIONALE DU PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France)

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=12547

 

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L'avertissement de Valéry Giscard d'Estaing

Par Antoine Bayet
| 16/01/13 - 20:55

Pour l'instant, tout va bien. Pour l'instant. 

 

L'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing,interrogé par Le Monde sur le dossier malien, lance un clair avertissement à François Hollande, à propos de l'intervention malienne.

 

Il explique même qu'il pourrait s'agir d'une évolution de l'action de la France au Mali, "qui serait de type néo-colonialiste".

 

Il énonce ainsi un principe :

La France doit s'en tenir strictement à son soutien logistique aux forces africaines.

Avant de détailler, agitant même le spectre de l'Afghanistan :

Des frappes aériennes dans le nord et l'est du pays atteindraient des populations civiles, et reproduiraient les destructions inutiles de la guerre en Afghanistan.

 

Elles auraient sans doute les mêmes résultats politiques.

Dominique de Villepin avait, dès dimanche, exprimé une position clairement divergente, tentant un remake de son discours onusien de 2003.

 

http://lelab.europe1.fr/t/mali-l-avertissement-de-valery-giscard-d-estaing-7006

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Mali, Syrie : les méchants et les bons islamistes de François Hollande
16 janvier 2013 | François Hollande vient de décider que la France devait faire la guerre au Mali pour combattre les terroristes islamiques qui menacent l’intégrité du pays et massacrent, décapitent et violent un peu partout sur leur passage, aux cris désormais sinistrement familiers d’ Allah akbar.


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La France soutient Al-Qaïda en Syrie et l'affronte en Afrique

Un article de Samer R. Zoughaib
La France soutient Al-Qaïda en Syrie et l’affronte en Afrique
15 janvier 2013 | La France fait preuve d’une affligeante incohérence dans sa politique étrangère, qui a de graves conséquences sur la stabilité régionale et fait peser de sérieuses menaces sur la sécurité de l’Europe.

 

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:38
Algérie Mali carte

 

Le Mali en miettes : A qui le tour ?

« Il faut que tout change pour que tout redevienne comme avant »

Tancrède dans le film : Le Guépard de Luchino Visconti

 Ça y est ! Comme nous l'avons prédit dans un article précédent, l'Afganisation du Mali est en marche ! Pourquoi l'engouement des redresseurs de tort de l'Empire et de ses vassaux pour un pays qui, en théorie, est un désert au sens qu'il ne contient rien de comestible à moins que nous n'ayons pas toute l'information sur les réelles potentialités de ce pays voisin. (1)

 Petit rappel : le Mali est devenu indépendant le 22 septembre 1960. Avec 14 517 176 habitants en 2009, la population malienne est constituée de différentes ethnies. Avec une économie encore essentiellement rurale, le Mali, pays enclavé, fait partie des 49 pays les moins avancés (PMA). La République du Mali tient son nom de l'ancien Empire du Mali fondé par Soundiata Keïta au XIIIe siècle et qui a connu son apogée au XIXe siècle. Le Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d'Afrique de l'Ouest après le Niger.

 Le Mali est un pays en développement, avec 65% de son territoire en région désertique ou semi-désertique. L'activité économique est surtout limitée autour de la région fluviale irriguée par le fleuve Niger. Des entreprises multinationales ont développé les opérations de prospection de l'or en 1996-1998, et le gouvernement prévoit que le Mali deviendra un exportateur majeur d'or dans la région subsaharienne. En plus du coton (12e producteur mondial en 2004) et de ses dérivés (graine de coton), le Mali est un important producteur de mangues (200.000 tonnes). (2)

 Le produit intérieur brut par habitant était estimé à 380 dollars en 2005 (selon World Development Indicators (WDI) database). Un important pourcentage de la population vit sous le seuil de pauvreté soit 36,1% (2005) avec un taux de chômage qui est très élevé soit de 30%. L'Indice de développement humain (IDH) est de 0,371 en 2007, 173e sur 177. L'Indicateur de pauvreté humaine place le Mali à la 107e sur 177. Avec 6,54 enfants par femme, le Mali possède l'un des taux de fécondité les plus élevés au monde. Le taux d'alphabétisation se situe entre 23 et 46% selon les sources. (2)

Ce n'est, donc, pas le Pérou bien que l’on parle de découvertes d’hydrocarbures et d’un gisement d’hydrogène unique au monde. Pourtant l'Empire veut le sauver malgré lui de ses démons islamistes, alors que le vrai problème est, comme nous le voyons, un problème de développement, la manipulation des foules au nom du Divin est plus facile quand les ventres sont vides, quand il n'y a plus de perspectives terrestres il reste l'Au-delà.

L'accélération des événements

Autre petit rappel du feuilleton tragique malien : le 30 mars 2012, la rébellion touarègue et les groupes islamistes armés alliés à Aqmi prennent le contrôle des capitales des trois régions du nord du Mali : Kidal, Gao puis Tombouctou. Le 1er avril, un coup d'Etat militaire à Bamako a renversé, le 22 mars, le régime du président Amadou Toumani Touré, la junte a invoqué l'échec du régime contre la rébellion. Le 13 avril, Dioncounda Traoré est investi président par intérim, en vertu d'un accord entre la junte et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) prévoyant le retour du pouvoir aux civils. Il menace d'une « guerre totale et implacable » les rebelles touareg et les groupes islamistes dans le Nord. Le 27 juin, Aqmi et ses alliés du Mouvement pour l'unicité du djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et d'Ansar Eddine écrasent les rebelles du Mnla, puis les chassent de Tombouctou et ses environs. Le Mnla, allié au début de son offensive aux groupes islamistes, puis marginalisé, ne contrôle plus aucune place forte dans la région. Le 28 juin, dès le lendemain, les islamistes armés, devenus les maîtres absolus du Nord, entament la destruction de mausolées de saints musulmans de Tombouctou. Le 12 octobre, l'ONU adopte une résolution préparant le déploiement d'une force militaire et donnant quarante-cinq jours aux pays ouest-africains, qui en constitueront le noyau, pour préciser leurs plans. Le 11 novembre, des dirigeants de la Cédéao et d'autres pays africains décident d'envoyer 3300 militaires pour un an afin d'aider l'armée malienne à chasser les groupes islamistes du Nord. Le 11 décembre, démission forcée de Cheick Modibo Diarra du poste de Premier ministre. Son successeur, Diango Cissoko, est nommé le lendemain. Le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU donne son feu vert au déploiement d'une force internationale au Mali, sans fixer de calendrier précis. Le 10 janvier 2013, les islamistes s'emparent de la localité de Konna à 70 km de Mopti. Le 11 janvier, en fin d'après-midi, Francois Hollande confirme l'engagement des forces armées françaises au Mali, « le temps nécessaire ».(3)

Curieusement, ces dernières semaines notamment avec les accords de Ansar Eddine et du Mnla à Alger, qui devaient ensuite être reçus par les responsables de la Cédéao pour une solution négociée, avaient fait miroiter une possible paix sans intervention militaire. Tout s'est précipité. Une résolution fut arrachée aux Nations unies le 20 décembre 2012, elle autorise une intervention en cas d'échec de la diplomatie. Cette diplomatie qui n'a pas eu à faire ses preuves puisque trois semaines après, la France intervenait pour stopper les mouvements se revendiquant d'un Islam fondamentaliste, sans accord du Conseil de sécurité.

 La France, craignant, dit-on, que le nord du Mali ne devienne, au coeur de sa sphère d'influence en Afrique, un sanctuaire de groupes terroristes, a décidé d'intervenir militairement, déployant vendredi 11 janvier des Mirages et des hélicoptères de combat pour stopper une colonne de combattants avançant vers le Sud. Il s'agit, selon le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, de « stopper la menace terroriste ». Cette menace, a-t-il déclaré lors d'une courte intervention télévisée samedi matin, porte non seulement sur les pays africains, mais aussi « sur la France et l'Europe ». L'intervention au Mali a été engagée après le forcing français pour l'adoption, le 20 décembre 2012, de la résolution 2085 par le Conseil de sécurité de l'ONU. Pour autant, aucune résolution de l'ONU n'autorise (ni n'interdit du reste) l'intervention française. Lorsque Assad invoque la présence terroriste représentée par Al Qaîda (pourtant apparemment bien avérée, notamment dans le cas de la prise de la base militaire de Taftanaz), les intérêts de la France, ne l'oublions pas, résident aussi dans les ressources en uranium dont dépendent ses centrales, principalement situées au Niger. Il y a des intérêts stratégiques à protéger. Invité du journal de 20h de France 2 samedi soir, Jean-Yves le Drian n'a pas exclu que les troupes françaises remontent jusqu'à Tombouctou, une ville située dans le nord du Mali et contrôlée par les rebelles islamistes. « Il n'y a pas de blocage dans les plans d'action de nos forces, donc pourquoi pas, un jour. Toutes les hypothèses sont possibles. » Nous sommes donc partis pour un possible enlisement.

Les réactions

En France, l'unanimisme de la classe politique française est totale. Il y a tout de même des bémols. Marine Le Pen, quant à elle, semble bien plus prudente. Elle légitime l'intervention française tout en émettant ce paradoxe : « Cette intervention légitime révèle, cependant, un cruel paradoxe quand on sait que les gouvernements français ont contribué à faire le lit des islamistes en Libye et en Syrie en apportant aide, assistance et armes aux fondamentalistes de ces pays, utilisées aujourd'hui pour attaquer un allié historique de la France. » 

Autre réaction à l’opposé de l’unanimisme « Umps » celle de Dominique de Villepin qui dans une tribune au Journal du Dimanche reprise par le journal le Monde. Dans ce texte intitulé "Non, la guerre ce n'est pas la France"M. de Villepin s'interroge : "Comment le virus néoconservateur a-t-il pu gagner ainsi tous les esprits ?" "L'unanimisme des va-t-en-guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la "guerre contre le terrorisme" m'inquiètent", écrit l'ancien ministre des affaires étrangères, qui avait porté en février 2003 à l'ONU le "non" de la France à la guerre en Irak. Pour lui, "au Mali, aucune des conditions de la réussite n'est réunie""Nous nous battrons à l'aveuglette, faute de but de guerre. Arrêter la progression des djihadistes vers le sud, reconquérir le nord du pays, éradiquer les bases d'AQMI(Al-Qaïda au Maghreb islamique) sont autant de guerres différentes", ajoute-t-il. "Nous nous battrons seuls faute de partenaire malien solide", développe-t-il."Eviction du président en mars et du premier ministre en décembre, effondrement d'une armée malienne divisée, défaillance générale de l'Etat, sur qui nous appuierons-nous ?" Enfin, "nous nous battrons dans le vide, faute d'appui régional solide. La Communauté des Etats de l'Afrique Occidentale reste en arrière de la main et l'Algérie a marqué ses réticences", dit encore celui qui se targue de n'avoir "jamais cessé" depuis 2003 et l'Irak de "(s') engager pour la résolution politique des crises et contre le cercle vicieux de la force". (4)

Pour sa part, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a jugé hier que la reprise des affrontements au Mali rendait « nécessaire une accélération de l'engagement international » pour restaurer l'intégrité territoriale de ce pays. David Cameron offre ses avions cargos, et Les Etats Unis proposent de surveiller par satellite les mouvements des damnés de la terre. Même le secrétaire général de la Francophonie s'est fendu d'un communiqué sur une « mobilisation urgente » en faveur d'une intervention internationale au Mali.

Naturellement, les médias main stream ne tarissent pas de scoops sur une totale unanimité de la communauté internationale - comprenons les pays occidentaux - applaudissant la mort d'une centaine d'hommes parce que « ce sont des terroristes ».

Jean-François Chalot y voit une ingérence malsaine au nom du grand capital : « Ils sont tous là, droits dans leurs bottes, pour soutenir l'intervention militaire française au Mali. Ils sont bien alignés, au complet : le PS, les deux fractions de l'UMP unies en la circonstance et le FN... Il n'y a pas ici de contraintes budgétaires qui tiennent... L'intérêt supérieur des capitalistes prime avant tout. C'est le retour de la sainte France-Afrique, dénoncée, hier, par une gauche dans l'opposition et acceptée aujourd'hui par une gauche libérale au pouvoir. Il ne manque plus que l'Église pour aller bénir les bombardiers.... C'est comme en 14, vive les marchands de canons ! Le matraquage médiatique a été bien mené : on présente les islamistes aguerris, sanguinaires qui attaquent le Mali en oubliant qu'au moment de la chute de Khadafi des hommes lourdement chargés et bien équipés militairement ont traversé le grand désert pour venir au Mali. Lorsque le Mnla, Mouvement national pour la libération de l'Azawed, a proclamé l'indépendance du nord du pays, il a obtenu le soutien bienveillant et actif financièrement et politiquement de la France.... La lutte contre l'islamisme radical n'est qu'un leurre... Ici, l'impérialisme le combat alors que là-bas, juste à côté, en Libye, le même impérialisme l'a aidé à accéder au pouvoir.... C'est la géopolitique et les intérêts économiques qui priment, c'est ainsi que les États-Unis essayent, de leur côté, de réduire l'influence française et d'assurer une présence politique et économique en Afrique... Voici les vrais enjeux. Le peuple du Mali est sacrifié. » (5)

Les actions décalées de l'Algérie : L'Obsession de la paix

La solution politique à laquelle croit l'Algérie et qu'elle a martelée contre vents et marées, a fait long feu. Pourtant, on pensait que l'accord d'Alger de la semaine dernière entre les différentes factions, Mnla, et Ansar Eddine pour une résolution politique a fait miroiter, un moment, un début de solution. Il n'en fut rien, l'accord fut rapidement dénoncé. Avec un échec sur toute la ligne des tentatives diplomatiques algériennes d'éviter la guerre.

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Il y a 3 mois - 1 minute

Elie Baup va effectuer plusieurs changements pour affronter Limassol, jeudi. Mendes, Barton et (...)

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Un conflit est à nos portes, et la Télévision algérienne n'en parle pas. La rencontre tripartite Algérie-Tunisie-Libye sur la sécurisation des frontières a conforté la solution politique préconisée par l'Algérie. Même une tentative de mise en oeuvre des méthodes de résolution des conflits « à l'ancienne » a échoué.

Les factions maliennes ont boudé la rencontre d'Adrar. Les représentants des différentes factions maliennes n'ont pas fait le déplacement pour la rencontre prévue à Adrar. Côté algérien, même les personnalités politiques désignées pour ces négociations se sont abstenues de venir - hormis quelques membres de la société civile algérienne, des notables de Tamanrasset, d'Illizi et de Ouargla - à la réunion préparatoire du conclave qui s'est déroulée, au niveau de la zaouïa de cheikh Moulay Touhami.

Laurent Fabius s'est félicité de la collaboration de l'Algérie, qui, en ouvrant son espace aérien, a permis à la France de venir en aide au Mali. L'Algérie « a autorisé le survol de son territoire et je l'en remercie », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, à l'émission « Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL ». « La France se devait d'intervenir de toute urgence, sinon il n'y aurait plus de Mali, mais un État terroriste…(…) La décision d'Alger d'ouvrir son espace aérien aux appareils français basés sur le territoire national et qui frappent les islamistes dans le nord du Mali est significative compte tenu de la méfiance traditionnelle des autorités algériennes face à toute intervention militaire de Paris dans la région. Une fois que la force africaine aura pris le relais dans le nord du Mali, « il faudra que les Algériens ferment leurs frontières » pour couper les combattants islamistes de leurs bases, a ajouté le ministre. (6)

On le voit nous sommes, à notre corps défendant des « collaborateurs ». Nous sommes impliqués – qu’on le veuille ou non- et tout sera fait par les médias pour présenter cet acte d’autorisation comme un acte majeur dans la lutte que mène la France, d’autant que Laurent Fabius nous conseille de « fermer nos frontières » ce que nous n’arrêtons pas de faire mais qui a une nouvelle connotation celle d’étouffer les combattants d’Aqmi, d’Anser Eddine.. 

Il vient que l'échec de la médiation algérienne qui voulait barrer la route à l'intervention française était prévisible. On ne lutte pas contre l'Empire avec des tire-boulettes. Il est à craindre que l'Algérie ait de moins en moins de poids politique dans le Sahel. Il serait grand temps qu'elle reconsidère la préservation de ses intérêts à la lumière des nouveaux enjeux, de la nouvelle géopolitique des relations internationales. Il est grand temps aussi que l'on explique aux Algériens les vrais défis pour les mobiliser le moment venu pour défendre en connaissance de cause le pays.

Dans un discours célèbre, le grand Aimé Césaire parlant de l'indépendance des pays colonisés, écrivait : « La lutte pour l'indépendance c'est l'épopée, l'indépendance acquise c'est la tragédie ». Cette sentence sans concession s'applique merveilleusement aux pays africains suite à des décolonisations ratées. La France-Afrique - que l'on soit de droite ou de gauche - est un invariant. Elle n'est en fait qu'un post-colonialisme ou mieux encore un néo-colonialisme, où l'ancienne puissance coloniale tente de maintenir d'une façon ou d'une autre son pouvoir en adoubant, ou en éliminant, ceux qui contredisent ses intérêts. Cinquante après, le continent africain francophone est plus atomisé que jamais.

En fait, dans cette affaire, nous avons la pénible impression que les différents acteurs africains jouent une partition écrite ailleurs avec un champ, un rôle à jouer. D'abord, il faut que les médias diabolisent ad nauseam des barbus barbares qui coupent les mains, c'est ensuite la parodie de la Cédéao dont on sait que le mécanisme de fonctionnement est ailleurs. Cette Cédéao ayant reçu comme instruction de pousser à la roue de l'aventure militaire. C'est aussi l'énigme de l'Union africaine devenue aussi boutefeu avec un commissaire à la Sécurité totalement dépassé et une présidente qui en appelle à l'Otan pour la délivrer d'un monstre que ce dernier a créé et alimenté en armes après le lynchage de Kadhafi et l'ouverture de son arsenal à tout vent.

Le partage du monde en sphère d'influence fait que les Etats-Unis laissent la bride sur le cou à la France car traditionnellement l'Afrique lui « appartient ». Cependant, il ne faut pas se leurrer puisque le Mali s'avère comestible, il n'est pas interdit de voir apparaître l'Otan d'autant que l'Union africaine appelle l'Otan à son secours pour déloger des Africains entre eux. Le forcing est fait à travers la Cédéao, club de tyrans sous la botte française pour pousser à la roue, elle va participer à la curée. Il est hors de doute que les islamistes vont être laminés, des troupes étrangères resteront à demeure pour stabiliser le pays qui va plonger dans le chaos et ne se relèvera pas de sitôt. Il faut que tout change dans le sens il faut retracer les nouvelles frontières avec de "nouveaux peuples", pour que tout redevienne comme avant comme au "bon vieux temps des colonies" La néo-colonisation est en marche elle a besoin d’un nouveau découpage des territoires peuples faibles comme cela a été fait il y a un siècle pour l’empire ottoman . Ce charcutage est rendu nécessaire par les besoins grandissants en ressources minières et énergie. Peut importe les espérances des peuples, ils ne comptent pas. Le Mali est en miettes, à qui le tour ?

On peut se demander en définitive, pourquoi soudainement la France décide d’entrer en guerre en prenant tout le monde de cours. Philippe Leymarie du Monde Diplomatique tentait déjà une explication en septembre 2012 . Il série plusieurs causes, notamment la situation intérieure qui oblige à allumer des contre-feux pour faire passer des dossiers brûlants tout ceci sous la houlette du « grand facilitateur ». Ecoutons le : « Le compte à rebours a commencé. La France tient son nouveau hochet d’intervention, dans un conflit à sa mesure, au sein de son ex-« pré-carré » africain – qui, du coup, le redevient – mais où elle n’apparaîtra pas en première ligne : grandeurs et servitude du « facilitateur », pour reprendre le mot du nouveau chef de guerre à la française, le terrible Laurent Fabius. Dans ce conflit, comme à propos de la Syrie, et avant celle-ci de la Libye, le ministre des affaires étrangères a tendance à chausser les basques de l’inénarrable Bernard-Henri Lévy. Quant à l’armée française, elle n’est donc pas vouée entièrement à la « betteravisation » qui la guette depuis la décision d’évacuer l’Afghanistan : il y a aura, avec cette équipée dans les sables sahéliens, un peu de grain à moudre, d’armes à manier et de crédits à consommer.. ».(7)

Dans cette nouvelle aventure coloniale, curieusement, le colonialisme anglais, aussi répréhensible soit-il, a su créer une structure post-décolonisation : le « Commonwealth » qui est accepté plus sereinement. Il est à craindre que la France continue de croire que seule la force lui permettra de protéger son pré carré. Pourtant, la France peut contribuer à faire émerger une vraie alternance si elle veut un jour continuer à apporter son génie dans le cadre d'un partenariat win-win et surtout avec une égale dignité. On fermera alors la parenthèse honteuse d'une colonisation européenne abjecte avec l'élimination de Lumumba au profit d'un Mobutu, d'un Tschombé et autres scories de l'histoire.


1.http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/151628-premier-domino-apres-l-effritement-de-la-libye.html

2. Le Mali : Encyclopédie Wikipédia

3. Mali : De l'occupation du Nord...Le Monde.fr | 11.01.2013

4. D. de Villepin http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/13/dominique-de-villepin-s-interroge-sur-l-intervention-au-mali_1816303_3212.html

5. http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/troupes-francaises-hors-du-mali-128837.

6. http://www.lefigaro.fr/international/2013/01/13/01003-20130113ARTFIG00202-mali-fabius-remercie-l-algerie-de-sa-collaboration.php?m_i=MpLMgv0CSfi05d8_6aavwB1XKiVHFKleTYKL1OSHAriVrwCgn

7. http://blog.mondediplo.net/2012-09-25-Laurent-Fabius-le-grand-facilitateur

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-mali-en-miettes-a-qui-le-tour-129010?debut_forums=0#forum3601149

 

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Algérie Mali carte.
http://www.mondialisation.ca/lalgerie-et-lafghanisation-du-mali-la-curee-neocoloniale-en-marche/5308286

«Il y a des pays qui peuvent être réticents, mais ils ne sont pas ceux qui vont au Conseil de sécurité faire obstacle puisque nul ne fera obstacle».  

Laurent Fabius dans une claire allusion à l’Algérie à propos de l’intervention militaire au Mali. (Sommet 5+5 d’octobre à Malte)

Que se passe-t-il au Mali? On parle de plus en plus d’une intervention comme inéluctable. Quelques repères pour fixer les idées. Le Mali, patrie du grand écrivain Amadou Hampâté Bâ. est un pays d’Afrique de l’Ouest, membre de l’Union africaine, frontalier de sept pays dont l’Algérie, indépendant le 22 septembre 1960. Avec 14.517.176 habitants en 2009, la population malienne est constituée de différentes ethnies. Avec une économie encore essentiellement rurale, le Mali, pays enclavé, fait partie des 49 pays les moins avancés (PMA) (IDH =0,350) Son économie reposait sur l’agriculture, l’élevage et le commerce transsaharien de l’or, le sel. Cinq empires ou royaumes importants se sont succédé: l’empire du Ghana, l’empire du Mali, l’empire songhaï, le royaume bambara de Ségou et l’empire peul du Macina. À son apogée, l’empire s’étend de l’Atlantique au Nigeria et du nord de la Côte d’Ivoire au Sahara. En 1968, Modibo Keïta est renversé par un coup d’État de Moussa Traoré. Le 26 mars 1991, celui-ci est renversé à son tour par le général Amadou Toumani Touré. Après une période de transition, ce dernier restaure la démocratie avec l’élection d’Alpha Oumar Konaré en 1992. Il est réélu en 1997.

En 2002, Amadou Toumani Touré est élu président de la République du Mali et réélu en 2007. Cependant, le 22 mars 2012, des soldats mutins dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo, prennent le contrôle de la présidence et annoncent la dissolution des institutions. De janvier à avril 2012, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad attaque les camps militaires maliens et les villes situés dans les régions de Gao, Tombouctou et Kidal. Le 1er avril 2012, la rébellion touarègue, constituée du Mouvement national pour la libération de l’Azawad et d’un mouvement salafiste Ançar Eddine, contrôle les trois régions situées au Nord du Mali. Le Mnla réclame l’indépendance de l’Azawad tandis qu’Ançar Eddine souhaite imposer la charia. Les deux mouvements revendiquent le contrôle des principales villes. Le 4 avril, le Mnla décide unilatéralement la fin des opérations militaires; il proclame l’indépendance de l’Azawad. Il faut y ajouter Aqmi et le Mujao encore plus virulents. Depuis, la Cédéao a décidé d’une intervention militaire.
 

La réalité du terrain: le chaos au Nord Mali

Salima Tlemçani résume l’état d’une population dans la misère et la guerre. Nous l’écoutons: «Située au nord du Mali, plus exactement au sud-est de la région de Gao, la ville de Ménaka est depuis des mois totalement isolée du monde. Des dizaines de personnes fuyant les exactions d’Ançar Eddine, du Mujao et d’Al Qaîda s’y réfugient mais font face à la misère et aux maladies. Tout le monde sait qu’une opération militaire dans le Nord aura de graves conséquences humanitaires, non seulement sur le Mali mais également sur les pays limitrophes. Pour Lamine Ag Billal, la solution réside d’abord dans le dialogue entre les tribus de la région et dont font partie d’Ançar Eddine et le Mnla. En fait, cette position rejoint celle que défend l’Algérie, qui consiste à privilégier une solution politique pour régler la crise et éviter, coûte que coûte, l’option militaire qui, en plus d’être très coûteuse en vies humaines, constitue un saut vers le chaos. (…)» (1)

«Censé être libéré de l’occupation militaire malienne, le nord du Mali est aujourd’hui disputé par Ançar Eddine, un groupe intégriste dirigé par Ayad Ag Ghaly, le Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (Mnla). Chacune de ces factions occupe un territoire où l’activité de contrebande, de crime organisé, de trafic de cocaïne et d’armes reste la plus fructueuse.(…) Les troupes de l’Aqmi, que dirige Abou Zeïd, contrôlent la région d’Adrar, au nord-est du Mali, ainsi que Tombouctou. A part les membres de la direction, la majorité de ses éléments ne sont pas Algériens. L’Aqmi est le plus organisé et le plus doté en moyens humains et logistiques. Le Mujao occupe, quant à lui, la région de Gao, où il retient en captivité plusieurs otages occidentaux ainsi que les diplomates algériens, enlevés il y a plus de six mois du siège du consulat algérien à Gao. (…) Aujourd’hui, cette région est devenue non seulement une base arrière pour les groupes islamistes armés, mais aussi un repaire des narcotrafiquants et des trafiquants d’armes et de véhicules.» (1)

La détermination de la France à s’ingérer au Mali

Durant le quinquennat de Sarkozy deux guerres ont vu la participation de la France, au nom des «droits de l’homme», une troisième est en cours en Syrie. Pour rappel, écrit Luis Basurto, la France de MM.Chirac et Sarkozy ne trouvait pas insupportable, inadmissible ni inacceptable l’occupation du Nord ivoirien par des rebelles sanguinaires, putschistes ratés, depuis septembre 2002 et cela jusqu’à avril 2011, car ces rebelles soutenaient l’homme adoubé par Paris, l’ancien fonctionnaire du FMI, Alassane Ouattara (ADO), aujourd’hui hissé au pouvoir en Côte d’Ivoire. Et droite et gauche françaises se donnaient la main durant cette période dans une union sacrée assurant cette collusion où J. Chirac et N.Sarkozy assuraient un soutien militaire français aux rebelles pour agresser l’Etat ivoirien. Ici la France soutient des rebelles, là-bas elle fait la guerre pour les combattre. Allez comprendre!» (2)

«Faut rappeler, poursuit Luis Basurto que la déstabilisation du Sahel, de toute la bande sahélo-saharienne, est l’une des conséquences directes de la guerre de l’Otan contre la Libye, dont la France de N. Sarkozy fut l’initiatrice. Ce conflit provoqua la prolifération et le renforcement de bandes armées djihadistes et, à la chute du régime libyen et après l’exécution de Mouammar Kadhafi, la débandade de l’armée libyenne et la dissémination accélérée d’armes de tout genre et d’hommes armés dans le Sahel.(…) Les mouvances islamistes chercheraient, avec les crimes commis au nom de la charia et une lente poussée vers le Sud-Ouest, l’affrontement afin de galvaniser et d’unifier les groupes djihadistes probablement pour internationaliser le conflit dans le but d’«afghaniser» la région». (2)

«L’ingérence française dans le conflit interne malien se concrétise avec le «consentement» de la victime, à savoir le propre Mali. Pour preuve, le journal Le Monde dit dans son article du 25 septembre «Dimanche [24 septembre], le Mali a finalement cédé à la pression de la Cédéao qui, depuis des mois, soutient le principe d’une intervention militaire au nord du Mali». Il est notoire que Paris -le président F. Hollande et le ministre des Affaires étrangères L. Fabius- a pressé Bamako -Dioncounda Traoré et Cheick Modibo Diarra- pour qu’il demande ouvertement une intervention militaire étrangère sur le sol malien. (..) la Cédéao est l’un de pseudonymes de la France en Afrique. Elle est l’instrument de blanchiment et de légitimation, des décisions politiques, économiques et militaires françaises destinées à l’ensemble de la région, de l’Afrique de l’Ouest, (…) L’acceptation sur le sol malien d’une force militaire étrangère, avec des soldats venant des pays frontaliers non exempts d’ambitions vénales et sous l’égide de l’ancienne puissance coloniale, n’est qu’un suicide national par chapitres annoncé. Annonciateur d’une nouvelle mise sous tutelle et même d’une vassalisation par ses voisins immédiats. Le Mali risque ainsi d’échanger la rébellion du Nord par une vassalisation au profit du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, devenant le hinterland asservi de ces deux pays. (…)»

La position ambiguë des Etats-Unis

On se souvient que début octobre, de passage à Alger, le général Carter Ham commandant de «l’Africom» avait déclaré: «Je ne suis pas ici pour discuter de notre présence militaire au Mali, mais pour encourager le dialogue à l’intérieur de ce pays et avec les pays voisins pour le rétablissement de la stabilité à Bamako. Il n’y aura pas de soldats américains sur le sol.» Pour le général Carter Ham, «l’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique sont tout à fait d’accord sur une priorité: le peuple malien doit avoir l’opportunité de choisir librement son gouvernement et de vivre dans la paix et la sécurité.»

Changement de ton trois jours plus tard. Le commandant de l’Africom n’a pas fermé, nous dit Hassan Moali, la porte à l’intervention armée au Mali. Les déclarations du général commandant l’Africom, Carter Ham, à Alger, à propos de la conduite à tenir au Mali et la possibilité d’une attaque militaire, viennent d’être appuyées par le conseiller du président Obama pour l’antiterrorisme, John Brennan. On sait désormais qu’une intervention militaire, dont le «format» reste à définir, est bel et bien dans les plans US au Mali. L’usage des drones confirme également les propos du commandant de l’Africom «qu’il n’y aura pas présence de soldats américains» sur le sol au Mali. En d’autres termes, il s’agira de frappes ciblées menées par des drones contre les bastions des groupes terroristes. Un massacre de civils est donc à craindre comme ce fut le cas en Afghanistan, mais surtout en Irak. Avec les drones, il y aura forcément des dommages collatéraux. (3)

Quelques jours plus tard, devant les déclarations françaises d’établir une situation de guerre au Nord-Mali, un officiel américain a annoncé que les Etats-Unis pourraient offrir leur soutien. Cette situation incommoderait fortement notre pays qui privilégie le dialogue et la négociation entre toutes les factions du Nord-Mali. Lentement, le plan de bataille imaginé par la France se met en place. «La France est prête à voter une résolution à l’ONU sur une intervention militaire africaine au Mali, qu’elle soutiendra sur les plans logistique, politique et matériel», a réaffirmé hier un François Hollande aussi va-t-en-guerre que son prédécesseur. «Les Etats-Unis soutiendront la France si ce pays décide qu’il est nécessaire d’intervenir militairement», a affirmé, hier, dans un entretien au journal Le Monde, le secrétaire d’Etat adjoint américain chargé de l’Europe, Philip Gordon. (…) Une bataille diplomatique à fleurets mouchetés, que devraient arbitrer des représentants de la communauté internationale le 19 de ce mois, à l’occasion d’une réunion décisive à Bamako. (4)

L’échec de l’Algérie devant l’afghanisation inéluctable de la crise

Dans une analyse lucide et sans concession, Abdelaziz Rahabi résume les dangers de la situation actuelle: pour lui «la nomination, le 10 octobre, d’un émissaire de l’ONU pour le Sahel après une large consultation et un consensus au sein du Conseil de sécurité consacre définitivement le caractère international de la crise. (…) Il n’a pu le faire qu’après concertation avec la France et les USA qui ont besoin d’une couverture du Conseil de sécurité pour l’envoi d’une force de la Cédéao qui servira elle-même de couverture à des opérations ciblées et ponctuelles des armées occidentales. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si l’Algérie a encore le temps de convaincre et les moyens d’influer sur la situation.» (5)

«Le fait de rejeter une intervention étrangère à ses frontières est une position doctrinale connue de tous et l’Algérie ne doit pas manquer une occasion de le faire. (…) Mais cela n’est pas suffisant. Nos dirigeants, qui sont d’une sensibilité pathologique aux flatteries des puissants, n’ont pas réalisé qu’ils ont favorisé la mise en place du scénario pakistanais à nos frontières en se laissant convaincre, ces dernières années, par le rôle d’allié et de rempart contre le terrorisme international conféré par des puissances occidentales, notamment les Etats-Unis d’Amérique, la Grande-Bretagne et la France. On a fait croire à l’Algérie qu’elle avait l’expérience et les moyens et qu’elle pouvait compter sur l’assistance militaire des Occidentaux. Cela a eu pour effet de mieux l’exposer et d’en faire la cible privilégiée du terrorisme international. Nous n’avons pas tiré toutes les leçons de l’expérience pakistanaise, notamment des zones tribales qui échappent à l’autorité des Etats.» (5)

«Notre pays, conclut Abdelaziz Rahabi, a toutes les raisons de s’inquiéter, car les frontières représentent par définition un front potentiel ou actif. Et si l’on observe la situation dans notre région, nous réalisons que l’Algérie a rarement vécu une conjoncture aussi délicate. Elles sont instables avec la Mauritanie et le Maroc et hostiles avec le Mali et la Libye. Le Mujao, par exemple, qui ne cible que l’Algérie à travers les attentats de Tindouf, Tamanrasset, Ouargla et l’enlèvement des diplomates à Gao, confirme que son mandat vise essentiellement la déstabilisation de l’Algérie. Il s’y joue tout simplement une lutte d’influence entre les puissances et entre celles-ci et le terrorisme international, le trafic d’armes et de drogue. Les zones de confrontation dans le monde ne sont pas figées et celle du terrorisme international s’est déplacée, en 10 ans, du Pakistan vers l’Afrique.» (5)

Le projet de résolution sur le Mali, proposé par la France, devrait être adopté ce vendredi par le Conseil de sécurité de l’ONU, a indiqué la mission française auprès de l’ONU. La résolution demande à la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) et à l’Union africaine de préciser dans les 30 jours les modalités d’une intervention militaire pour reconquérir le nord du pays et invite le gouvernement malien et les rebelles touareg à ouvrir dès que possible une négociation. Une réunion se tiendra le 19 octobre à Bamako avec les principaux acteurs (Cédéao, Union africaine, Union européenne, ONU) pour tenter de mettre au point une «stratégie cohérente», selon un diplomate. Paris a promis une aide logistique

On le voit, l’Algérie, que l’on présente comme incontournable dans cette question, est superbement ignorée. Toute l’agitation algérienne avec M. Messahel – qui ne s’arrête pas de parler de terrorisme transfrontière, de narcotrafiquants -n’aura, en définitive, servi à rien. Les interlocuteurs l’ont reçu poliment sans plus. Les vrais décideurs sont ailleurs. Lors de sa dernière étape, M.Messahel a fini par lâcher que la solution militaire n’est envisageable que si le dialogue échoue. Souvenons-nous des échecs de l’Algérie et de sa diplomatie dans le dossier du Soudan, de son énergie dans le Nepad qu’elle présentait comme la solution économique aux malheurs de l’Afrique, en vain, les grands de ce monde n’ont aucun état d’âme. L’Algérie est renvoyée à son statut de pays en développement. L’Afghanisation du Mali est en marche. Comment alors gérer nos frontières et contenir un tsunami dont nous ne maîtrisons ni les tenants ni les aboutissants? Fallait-il pour une fois être dans la mêlée pour protéger nos arrières?

 

Professeur émérite Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

1. Salima Tlemçani: Situation chaotique au nord du Mali El Watan 11.10.12
2. http://www.mondialisation.ca/le-mali-nouvelle-victime-designee-dactives-ingerences-neocoloniales-francaises/
3. Hassan Moali: Le recours aux drones semble privilégié El Watan 03.10.12
4. Hassan Moali: l’Algérie redoute le syndrome libyen El Watan le 10.10.12
5. Abdelaziz Rahabi: «Nous avons négligé la région du Sahel» El Watan le 11.10.12

 


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Sur mon blog sos-crise, voir aussi :

 

Terrorisme d'État sous faux drapeau : Esquisse d'une bibliographie

Echos du Mali. Très sale guerre - Uranium, Areva - Croisades françaises

Ils ont livré la France au Qatar !

 

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Algérie-Mali : Le Gouvernement algérien avait raison de redouter la guerre

Publié le 16 janvier 2013

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alger

 

Avec l’accélération des évènements au Mali, visiblement, les cellules dormantes d’Al Qaïda sont en branle. Merci Sarkozy d’avoir déstabilisé tout le désert ! Nous y sommes de plain-pied. Comment en est-on fait arriver-là, donner sa confiance à un agent américain au passeport français, qui n’a fait que suivre le calendrier de ses maîtres ? Hélas, le nouveau roitelet élyséen est dans la même veine que son prédécesseur, mais, en plus discret… 

 

Avec l’enlèvement par un groupe islamiste aujourd’hui, sur un site gazier du géant pétrolier britannique BP près d’In Amenas, dans l’est de l’Algérie, de quarante et un occidentaux, la nouvelle dialectique des politiques épousera sans vergogne celle de Bush: « guerre contre le terrorisme ». Un flou artistique des ex faucons de la Maison Blanche qui sera décliné à toutes les sauces imaginables et inimaginables. Dans ces quarante et un Occidentaux, on relève la présence de 7 Américains. Cette simple présence change la donne.

Cette opération commando touche le coeur même de l’Occident. Le groupe se dit solidaire non seulement d’Al Qaïda, mais aussi des groupes armés qui sévissent au Mali. Sur les  41 ressortissants occidentaux, hormis les 7 Américains, il y auraient des Français, des Britanniques et des Japonais. Une prise d’otages spectaculaire qui se serait déroulé avec une facilité déconcertante.

5 otages seraient retenus dans l’usine alors que les 36 autres se trouveraient sur un lieu sûr  »site d’hébergement » a indiqué le porte-parole du groupe. Le groupe,reproche à la France d’attaquer leurs frères d’armes et, bien sûr, n’adhère pas à cette volte face de leur Gouvernement qui était très hostile à cette intervention. Pour eux, c’est le passage de François Hollande le président français à Alger, qui a permis tout ça…Ils en veulent pour preuve le survol du territoire algérien par des aéronefs français et la ferméture de la frontière algéro-malienne longue de 1500 kilomètres…

Ils (preneurs d’otages) mettent en garde le Gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika, et menacent de « liquider » les Occidentaux s’ils n’obtiennent pas satisfaction.

 

http://allainjules.com/2013/01/16/algerie-mali-le-gouvernement-algerien-avait-raison-de-redouter-la-guerre/

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:03

 

Somalie: guerre muette, guerre secrète

Depuis deux mois, les troupes kényanes se battent en Somalie. Presque rien ne filtre sur cette opération bien mystérieuse.

mise à jour 21/12/2011


Un soldat du gouvernement somalien patrouille à Burgabo (océan indien). REUTERS/Noor Khamis

l'auteur


 

Le 16 octobre, entre 1.500 et 2.000 soldats des forces armées kenyanes, appuyés par de l’artillerie, des avions et des hélicoptères, sont entrés sur le territoire somalien, officiellement dans le but de neutraliser la menace représentée par les Shebabs islamistes. Deux mois plus tard, l’opération, baptisée «Linda Nchi», se poursuit. Et presque plus rien ne filtre à son sujet. La presse kenyane est la première à se montrer discrète, The Standard de Nairobi ne revenant qu’à reculons sur la question, à la suite d’un nouvel attentat à la grenade dans un camp de réfugiés dans le nord-est du pays. Dans les médias occidentaux aussi, l’indifférence est de mise, en dehors d’articles ponctuels qui ne révèlent pas grand-chose sur le déroulement des opérations, quand ils ne sont pas d’un intérêt purement anecdotique, comme celui que le New York Times consacre à la décision de l’état-major américain de combattre les Shebabs à coups de Twitter.

La guerre kényane en Somalie n’a pas droit aux premières pages, contrairement à d’autres conflits. Ainsi, à l’heure où nous rédigeons ces lignes, on obtient 831.000 résultats quand on tape «intervention kenyane en Somalie» sur Google, mais 3.340.000 quand on tape «répression en Syrie». Qu’est-ce qui fait qu’une crise géopolitique, guerre ou insurrection, va susciter davantage d’intérêt qu’une autre? La réponse est multiple. On peut bien sûr invoquer le facteur de proximité. Plus le lieu où se déroulent les événements est géographiquement proche de l’auditoire, plus il est vraisemblable que les médias leur accorderont de l’importance. La proximité peut aussi être liée à des affinités ethniques, voire historiques.

La Syrie a autrefois fait partie de l’empire français, ce qui pourrait expliquer la sensibilité de l’opinion publique hexagonale aux troubles qui ensanglantent le pays. Le Kenya, lui, est une ancienne colonie britannique. Et le fait que les forces françaises seraient impliquées dans l’opération contre les Shebabs ne suffit pas à propulser «Linda Nchi» sous nos feux de la rampe.

Ce même phénomène touche les conflits passés. Prenons par exemple les années 1860. A l’époque, la planète était (comme d’habitude, aurions-nous envie de dire) secouée par de terribles violences. L’Amérique était plongée dans sa «guerre civile», la guerre de Sécession (1861-1865), tandis que la France de Napoléon III, épaulée par la Grande-Bretagne et l’Espagne, intervenait au Mexique (1861-1867) et que la guerre de la Triple Alliance faisait rage entre le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay (1864-1870). La Chine était dans le même temps mise à genoux par la révolte des Taiping (1851-1864) et le Japon se trouvait en proie aux troubles dus à la fin du shogunat (1863-1869). Quant à l’Europe, elle était entre autres le théâtre à la fois des guerres d’expansion prussienne (guerre des Duchés contre le Danemark [1864], guerre austro-prussienne [1866]), de combats pour l’unité italienne et d’une insurrection polonaise contre la Russie.

De cette période mouvementée, qu’avons-nous retenu? Seule la guerre de Sécession reste présente dans les mémoires, car elle est aujourd’hui indissociable de la question majeure de l’esclavage. Si elle éclipse tous les conflits dont elle a été contemporaine, c’est aussi parce qu’au fil de leur ascension planétaire, les Etats-Unis ont fini par nous imposer leur vision de l’histoire, tant la leur que celle des autres. On peut également considérer que la guerre de Sécession a eu un impact géostratégique évident. Si le Sud l’avait emporté, la face du monde en aurait été changée, cela ne fait aucun doute. Mais cela veut-il dire pour autant que les autres guerres ont été de moindre importance? Si la Prusse avait été écrasée par l’Autriche à la bataille de Sadowa en 1866, l’histoire de l’Allemagne aurait été très différente, avec les conséquences que cela suppose pour le reste du monde. De même pour les batailles liées à la modernisation du Japon. Si le shogunat avait tenu bon, que serait-il advenu de l’ère Meiji et, partant, de l’influence japonaise dans le Pacifique et ailleurs?

Les atours hideux d'un conflit ethnique

Rien ne permet donc de dire que si l’on traite moins de l’intervention kenyane en Somalie, c’est parce qu’elle aurait moins «d’importance» que, disons, les manifestations en Syrie ou l’opération menée par l’OTAN en Libye. C’est généralement aux générations ultérieures qu’il revient de juger de l’importance stratégique et historique d’un conflit, avec plus ou moins de bonheur, comme on vient de le voir à propos de la guerre de Sécession. Les pertes seraient-elles alors une (sinistre) unité de mesure? Accorde-t-on moins de place à l’opération de l’armée kényane dans nos pages parce qu’elle causerait moins de dégâts (quelques centaines de victimes pour l’instant) que les combats en Libye et en Syrie (plusieurs milliers de victimes)? Argument fragile: si la guerre de Sécession a fait plus de 600.000 morts, que dire de la révolte des Taiping, qui en aurait fait plus de 20 millions, et qui est aujourd’hui presque oubliée?

Il est possible que ce qui se passe en Somalie soit en partie occulté à cause d’un effet d’érosion dans les médias, comme si, à force, trop de guerres «tuait» la guerre. Notre monde est agité de tant de soubresauts sanglants qu’en fin de compte, on ne peut peut-être pas les traiter tous équitablement. C’est là, faut-il supposer, qu’interviennent des critères comme la proximité, géographique ou historique.

Peut-être aussi les états-majors occidentaux (américain, britannique et français) impliqués dans l’intervention ne tiennent-ils pas à ce que l’accent soit mis sur leur rôle. Les journaux américains préfèrent évoquer la «guerre Twitter» plutôt que les frappes menées contre les Shebabs par les drones de l’US Air Force partis de leur base en Ethiopie. D’autant plus que cette guerre, déjà vieille de deux mois, commence à se parer des atours hideux d’un conflit ethnique, comme le souligne The Independent dans un reportage remarquable. Sur place, en effet, alors que s’instaure un climat de psychose lié aux attentats perpétrés par des Somaliens, les Kenyans se retournent contre les Somaliens «ethniques» qui vivent sur leur territoire. «On ne peut pas faire la différence entre un Somalien du Kenya et un Somalien: ils se ressemblent», déclare ainsi un policier kenyan cité par le quotidien britannique. D’où les bavures et brutalités qui se multiplieraient.

«Le coût humain et financier de la guerre ne cesse de croître, et elle disparaît petit à petit des écrans de télévision kenyans. Un journaliste local qui a photographié des soldats kenyans […] blessés à Garissa, une ville du nord, la semaine dernière — au lendemain d’une bataille qui, d’après les autorités, n’avait pas eu lieu —, a été arrêté, et ses images effacées», conclut The Independent.

  Un reportage remarquable, en effet, mais qui ne faisait pas la une.

 

http://www.slateafrique.com/79747/kenya-somalie-shebabs-guerre-secrete

 

Roman Rijka

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 05:03

 

Sur mon blog officiel, eva R-sistons (Chantal Dupille)

 

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Mali : La nouvelle sale guerre française

Par Chantal Dupille

 

Une nouvelle sale guerre - Quels sont les vrais motifs ? - La Chine et Israël - Propagande de guerre - L'intervention française


 

La France de Hollande en guerre. Comme celle de Sarkozy. Où est le changement ? Dans la forme, certes. Mais sur le fond, c'est exactement la même politique. Que veut la France ? Voici la réponse des autorités.   "Le chef d'Etat est chef des Armées, explique Fabius. Il a répondu positivement à la demande du gouvernement malien et de la communauté internationale (sic), et sa décision s'inscrit dans un cadre légaliste international. Il faut casser la percée des  terroristes". Et Ayrault n'est pas en reste : "Il faut stopper le terrorisme menaçant le Mali, l'Afrique, la France, l'Europe". On croirait entendre Bush ! La France a pris la relève de la lutte contre le terrorisme chère aux néoconservateurs. Est-ce sa vocation ? Et comment tous les Elus de Droite comme de Gauche peuvent-ils se prêter à cette mascarade, alors même que notre pays soutient activement les terroristes attaquant un état souverain, la Syrie ?

 

Propagande de guerre

 

Et là, nos médias perroquets jurent que le Président Hollande veut seulement aider le Mali (quel altruisme, soudain ! Et Gaza ? Et le Bahrein ? Etc etc) et lutter contre le terrorisme. Terrorisme ? Celui des "Salafistes" que l'on arme contre Bachar-el-Assad ? Celui des "lapideurs" ? Dans une émission (soi-disant citoyenne en réalité de propagande) comme les Observateurs sur France24, on nous montre à l'instant même des séquences "barbares" complaisamment mises en scène (par qui ?) sur des Islamistes amputant la main d'un voleur, propagande de guerre oblige, sous-entendu : Voyez, "bons" Français, à quoi vous échappez ? A la "barbarie" des islamistes, avec à la clef, sous-jacent, un amalgame avec les Musulmans pourtant bien intégrés et citoyens respectables. A signaler aussi que sur Fr2, la diabolisation de l'Islam bat son plein, comme d'habitude : Pour les Islamistes, statuettes considérées comme des idoles, interdiction de l'alcool, pas de relations hors mariage ni de superstitions (sur tout cela, les chrétiens évangéliques pensent la même chose. Qui en parle ?), amputation de la main des voleurs... Et chez nous, en Occident, les gros voleurs des peuples ont tous les droits, tous les honneurs, tous les tapis rouges devant eux !  Bref, choc de civilisations, la civilisation judéo-chrétienne par rapport à la "barbarie" des Islamistes - donc des Musulmans.  On est en pleine propagande de guerre et de préparation des esprits aux futures Nuits de Cristal et ensuite, au choc de civilisations qui sera juteux pour les multinationales.

 

Gauthier Rybinski, le spécialiste de la politique internationale sur France24, le plus sioniste (avec Arte, FR2, 1TELE) des médias, explique ce que nous devons savoir sur le terrorisme islamiste, mais à sa façon, et en donnant l'éclairage de l'Occident sur les événements, partisan, de propagande. Et revoilà l'épouvantail Al Quaïda, créature de la CIA pour servir les intérêts américains et israéliens, fort de peut-être 2000 vrais militants disséminés un peu partout (cellules dormantes...) et désormais grossis d'éléments fanatiques et fanatisés depuis par l'Occident pour servir ses intérêts. Rappelons qu'à Gaza, Tel-Aviv a favorisé les opposants radicaux - le Hamas - pour diaboliser les Palestiniens, pour justifier l'impossibilité de signer la paix, et pendant ce temps coloniser toutes les terres de façon à ce qu'aucune paix ne soit possible  C'est le Grand Israël qui se met en place sans que personne n'élève sa voix pour protester ! En tous cas, comme Ben Laden est enfin définitivement mort, nous a-t-on dit, il faut absolument continuer d'une façon ou d'une autre à terroriser la population. Alors, une séquence sur la lapidation, comme aux "Observateurs", fera l'affaire. On utilise ce que l'on a sous la main. 

 

Ecouter les Médias est jouissif quand on s'amuse de la désinformation. Et en temps de guerre, eh bien on a de la propagande de guerre en plus de la propagande habituelle. Et ce sont de grands amis de la paix qui défilent pour commenter, ainsi sur BFMTV, Kouchner (le mari de la directrice de France24, le monde est parfois tout petit) le faux humanitaire et le vrai spécialiste de l'ingérence soi-disant humanitaire, en réalité pour le compte de l'"état" de son coeur, israël. Et que dit-il, le bon Dr Kouchner and Mr Hyde ? "C'est une opération parfaite ! Pas une ombre, on a rempli notre rôle de Patrie des Droits de l'Homme" !ll Bigre ! Et ailleurs, voici sur 1TELE notre ancien Ministre de la Défense issu des rangs de la Droite la plus extrême, le sieur Gérard Longuet qui se pâme à l'idée de voir à nouveau la France entrer en guerre, etc ; et je suis sûre que l'on va faire appel au plus zélé des supporters des guerres impériales, l'affreux philosophe BHL. Quel que soit le plateau télé, les journalistes sont tous de fervents sionistes, donc JUGES ET PARTIES. Vous avez dit neutralité ? Ou plutôt conflits d'intérêts ? En semaine on a Pujadas, et ailleurs, aujourd'hui, Mikael Darmon, sur 1Télé, ou sur France24, les commentateurs et les reporters estampillés comme il faut. Et sur place, les correspondants savent ce qu'ils ont à dire : Tout, sauf la vérité. Morceaux choisis :

 

" La France ne pouvait pas laisser faire". "La décision s'inscrit dans le cade de la légalité internationale". "La communauté internationale approuve : La GB, l'Allemagne, les Etats-Unis" (c'est ça, la communauté internationale ?). "Il faut casser la percée des terroristes qui menacent l'Afrique toute entière, et sinon, l'Europe sera menacée" ! (Ah, nous n'avons plus les meilleurs Services de Renseignement du monde ?). "Ils veulent descendre dans le Sud pour continuer leur sinistre besogne"."Nous sommes engagés dans une guerre contre le terrorisme islamique, contre la barbarie islamique, pour la civilisation". "Sur le plan du Droit international, tout s'est bien passé". "Hollande a convaincu tous ses partenaires" (Ah, il y en a ? Lesquels ? Ou songe-t-on déjà à l'Europe ?). "Le terrorisme peut frapper en France, et pas seulement les intérêts français en Afrique". "Dans le cadre de l'ONU, la France intervient face à l'action des terroristes qui menacent TOUTE l'Afrique de l'Ouest". Et notre Ministre de la Défense (sur FR2 habituée à inviter les Ministres de Sarkozy pour justifier l'injustifiable, pas ceux de Hollande sauf pour expliquer la guerre), celui-là même qui, en coulisses, intervient contre le chef d'Etat de la Syrie, déclare sans rire que le Mali doit retrouver sa souveraineté territoriale, que l'objectif de la France est de l'aider. De qui se moque-t-on ? Quelle cohérence ? Soutenir la souveraineté du Mali, empêcher celle de la Syrie ? Et les gogos doivent croire tout ça ?

 

Et tenez-vous bien, le Directeur de "Afrique Magazine", celui-là même qu'on interviewe toujours au sujet de ce continent, est Ziyad Limam... pourquoi, à votre avis ? Parce qu'il a lui aussi été placé là pour servir les intérêts de Tel-Aviv, encore et toujours ! Et comme la re-colonisation de l'Algérie se profile à l'horizon, il vient de publier dans son journal un article tendancieux sur ce pays qui pour défendre sa souveraineté, a du interdire le numéro sur son territoire ; Et ce numéro est là pour semer la zizanie dans l'armée algérienne : Quelle ingérence abominable ! Après la Libye, le Mali, et ensuite l'Algérie... si riche en ressources que les multinationales rêvent de piller ! Lorsque la Presse est détournée de sa mission d'information pour servir des intérêts étrangers, c'est une bombe ! Et les peuples sont toujours les premières victimes.

 

Donc, tout est fait, dit, montré, pour que les crédules impénitents acceptent cette nouvelle sale guerre. Mais est-ce vraiment pour défendre la souveraineté du Mali, et pour lutter contre le terrorisme, que les Français envoient leurs troupes se battre ? En tous cas, on polarise notre attention sur les Islamistes en vue du Choc de civilisations programmé à terme par les puissants sionistes talmudistes (ils tiennent le monde à travers la Haute Finance, les  grandes banques comme Goldman Sachs, les Médias, les marionnettes au pouvoir, etc), leurs alliés anglo-saxons et les toutous européens. 

 

Les vrais enjeux et buts ne sont pas ceux annoncés par la France.

 

L'armée française, moderne, face à quelques milliers (tout au plus) de combattants, voilà une victoire facile pour Hollande qui redorera un blason bien terni, et qui le fera peut-être remonter dans les sondages. D'ailleurs, notre cher Président est présenté par les Médias désormais au travail 24 h sur 24. Allez, cocorico, on sera bientôt fiers d'être Gaulois ! Au fait, le bonhomme cherche-t-il à dissuader de venir manifester contre le mariage pour tous ? : "Vous voyez, je sers la civilisation chrétienne contre la barbarie islamiste" (comprenez "musulmane", car c'est ce que nous DEVONS comprendre pour les gens comme Hollande, amalgamant tout).


Et Hollande, en lançant notre pays dans la guerre, cherche-t-il à détourner l'attention des échecs de sa politique intérieure (soumise aux diktats de Bruxelles elle-même aux ordres de la Haute finance des Goldmans Sachs et Co et de l'OTAN pour la participation aux guerres impériales), et de sa grande trahison des Electeurs ? A l'instant, sur BFMTV, le commentateur salue la décision de l'Elysée : "Et là, nous avons besoin de la solidarité internationale, de l'Union de tous les Français", l'union sacrée en somme... la veille de la grande manifestation de la moitié des Français contre les décisions du Gouvernement Hollande ! Pas vraiment fortuit, non ? Et ne s'agit-il pas aussi de détourner l'attention des Français de la capitulation des Syndicats devant les exigences du Grand Patronat souhaitant faire toujours plus de profit sur le dos de ceux qui ont toujours moins - nous tous ?


D'ailleurs, les guerres se déclarent souvent juste pour cimenter l'union nationale autour d'un dirigeant discrédité, ou pour qu'un dictateur se maintienne au pouvoir coûte que coûte.

 

S'agit-il de servir les intérêts de Tel-Aviv ? Par ailleurs, le Conseil de Défense se tient entre le Pt Hollande (sayanim), Fabius (archi sayanim), Valls ("lié éternellement à Israël", selon ses propos le gênant désormais), et le Ministre de la Défense très lié aux Etats-Unis. Est-il difficile de prévoir la suite ? Elle porte le sceau que nous ne connaissons que trop, celui de Tel-Aviv qui dicte ses décisions à ses représentants en France, tous au sommet des centres... de décision. Comme je l'explique depuis 4 ans (analyse saluée aussi bien par des journalistes comme Michel Collon que par le grand essayiste belge Jean Bricmont ou par le GEAB, organe international d'analyse géopolitique), notre pays n'est plus libre, mais occupé depuis que les Médias nous ont conditionné pour accepter Sarkozy contre notre gré (car il incarnait le libéralisme dont nous ne voulions pas, celui de Madelin crédité de 5% d'approbation) : Il ne fallait plus que le successeur de Chirac - ou celui qui devait être son dauphin, D. de Villepin, discrédité pour ne pas remplir ce rôle - gêne les plans du Nouvel Ordre Mondial (comme en Irak).

 

Les Français sont volontiers frondeurs - et très attachés à leur souveraineté, peu enclins à se voir dicter leur conduite. On (Le gouvernement de Tel-Aviv et donc aussi ses allés anglo-saxons) leur a donc envoyé Cohn-Bendit en mai 68 pour tuer politiquement le Gl de Gaulle, puis "européiser" les Verts devenus sous son emprise "Europe Ecologie". Ensuite, Sarkozy, pour "nettoyer" le Quai d'Orsay de ses éléments souverainistes ou gaulliens, pour verrouiller tous les Médias, pour imposer l'Europe dont les Européens ne voulaient pas, et pour poursuivre la politique de Bush si décriée... en Europe, et d'abord en France. Et donc, tous nos dirigeants suivent désormais les directives de Tel-Aviv, proches de celles des néoconservateurs américains. Et l'agenda mondialiste doit aller vite, toujours plus vite, car les peuples s'éveillent à grande vitesse notamment via le Net (et par ex, sur Arte il est dit que les Européens ne se reconnaissent plus dans l'Europe qu'on leur impose. Les peuples sont de plus en plus méfiants..). A noter d'ailleurs que sur cet agenda figurent plusieurs pays comme l'Irak, l'Afghanistan, la Libye (et donc le Mali proche où se sont réfugiés les touaregs fidèles à Kadhafi), la Syrie, l'Iran, le Liban, le Soudan - où l'otage français a été tué ce jour. Et puis, il y a l'Algérie, aussi, proche du Mali, si proche... et qu'il faudra "recoloniser" pour remplacer un dirigeant non-aligné par une marionnette favorable au Nouvel Ordre Mondial. 

 

Cet agenda impose l'ingérence à la mode Kouchner, à visée soi-disant humanitaire et en réalité à but de colonisation des Etats insoumis comme la Syrie. Cette notion d'ingérence est chère à Bush (Irak..), mais avec Hollande, elle est accommodée non à la sauce divine (pour Dieu, pour le Bien), mais à la sauce "démocratique". Par ailleurs, il ne faut pas oublier que François Hollande rencontre très discrètement le triste sire BHL, apôtre de toutes les guerres pour le compte des Usraéliens (et rêvant de devenir un jour Président du pays de son coeur et pour lequel il travaille - en liaison, pour le coup, avec les islamistes les plus fanatiques servant ses plans !), et qu'il a placé à ses côtés deux grands amis d'Israël : le spécialiste du sang contaminé, Fabius, et l'homme du club des mondialistes de Bilderberg, Manuel Valls. Ainsi, le rondouillard Hollande se transforme en redoutable chef de guerres pour le compte des Usraéliens, des USA et d'Israël. Car si les Américains ne sont pas entrés en guerre (ils font désormais faire leurs guerres par procuration, ils les sous-traitent auprès des Français colonisés et désormais aux ordres), en coulisses ils agissent notamment en fournissant les drones-tueurs. A suivre ! 

 

En tous cas, la France de Sarkozy puis de Hollande (le changement, ce n'est pas maintenant, nous avons été floués) poursuivent le rêve des néoconservateurs bushistes, d'autant plus que le Mali, en l'occurrence, a dans son sous-sol d'immenses richesses, dont l'uranium intéressant Areva comme au Niger. Car ainsi que je l'ai dit plus haut, notre pays n'est plus indépendant, libre, mais aux ordres. Et Sarkozy comme Hollande remplacent le sinistre Bush dans son rôle de gendarme au moins en Afrique, bien que notre très doucereux et surtout très hypocrite Président ait promis un nouveau type de relations dans l'ancien pré-carré français, plus transparent et plus respectueux. Souriez, nous sommes roulés ! Et les Africains, surtout.

 

 

A ce propos, j'aimerais signaler dans cet article les bribes d'entretien que j'ai saisies le 9.1.13 sur France24, la télé de l'épouse de l'humanitaire va-t-en guerres Kouchner. Je dis bribes, car j'ai écouté d'une oreille pendant l'écriture d'un article, et je n'ai pas eu l'occasion d'écouter à nouveau cet entretien avec Christine Lagarde. La Française au service de la mondialisation usraéluenne parlait, justement, de l'Afrique, des plans pour l'Afrique, comme si ce continent avait besoin d'ingérence extérieure ! Le socialiste Kadhafi, combattant pour la libération des peuples, est mort en tentant de libérer l'Afrique du joug des impérialistes, de l'esclavage moderne, du pillage des ressources, de l'endettement du continent au bénéfice de la Haute Finance, etc. Rappelons en effet que la Libye possédait d'énormes réserves d'or, et qu'aujourd'hui, aux mains des marionnettes islamistes de l'Occident (trahissant les préceptes du Coran contre l'usure), elle va à son tour connaître l'endettement broyeuse de vies humaines.

 

Donc, il faut savoir que le Mali était justement l'Etat qui soutenait le plus Kadhafi, et que de nombreux partisans du Colonel et de son Etat souverain se sont réfugiés dans ce pays pour échapper aux tortionnaires de l'Occident qui sévissent aujourd'hui en Libye, égorgeant tous les amis de Kadhafi et les immigrés noirs l'ayant soutenu (la moitié de la main-d'oeuvre était africaine) après les avoir traqués, torturés. Pendant ce temps, l'Occident pille les réserves d'or et de pétrole de l'Etat libyen ruiné et dépecé. 

 

Bref, il fallait mater cet Etat allié et refuge, pouvant permettre aux rescapés du Régime libyen de continuer le combat et de tenter de reprendre un jour le pouvoir à l'Occident et à ses marionnettes fanatiques. En tous cas, nous assistons depuis un certain temps à l'émergence de nouvelles formes d'action : Des interventions dans les affaires des Etats indépendants au nom de l'"humanitaire" !

 

Or donc, Christine Lagarde (la femme du FMI qui sous couleur d'aider les peuples, les asservit, les appauvrit) annonce que désormais, en Afrique, de profondes réformes structurelles vont être entreprises (comprenez : imposées aux peuples), avec notamment l'aide d'Alexandre Ouattara... l'homme du FMI imposé aux habitants de Côte d'Ivoire à la place de M. Gbagbo réellement élu, et l'ami personnel, à Neuilly, de Sarkozy. Ainsi, tout se tient : Le sayanim Sarkozy impose son ami Ouattara du FMI qui asservit les peuples, et les résistants à la (re) colonisation de l'Afrique comme Kadhafi sont liquidés. La route est dégagée ! Place nette à la politique du FMI, donc des multinationales : Les ressources d'un continent si riche seront pillées, les peuples seront condamnés au non-développement, et les Chinois seront privés de leurs nouveaux débouchés. Le Nouvel Ordre Mondial doit être usraélien, et pas multipolaire !

 

Choc de civilisations, guerre économique contre la Chine, c'est le Nouvel Ordre Mondial, la domination du monde ; et les non-alignés, qu'ils soient chinois, musulmans, russes, latino-américains.. sont priés de dégager ou de se soumettre. 

 

La 3e guerre mondiale a commencé en Yougoslavie (en privant la Russie de son allié serbe et de ses débouchés maritimes), elle se poursuit en Afrique, sournoisement, afin d'empêcher les Chinois en quête de ressources vitales (leurs terres sont moins riches qu'en Russie) de coloniser le continent. Car il faut savoir que les Chinois ont remarqué, bien avant les Occidentaux, le potentiel de cette partie du monde, et depuis des années ils ont pris pied en Afrique où Israël commençait, justement, à s'implanter, très discrètement comme toujours : Mais eux sans bombarder les nations comme les Occidentaux, au contraire en construisant routes, écoles et dispensaires. De quoi irriter Tel-Aviv, ses amis américains, et les laquais européens. Voici une des raisons de cette nouvelle guerre, dont nos médias prostitués ne parleront jamais. Et de surcroît, le Mali héberge les amis touaregs de Kadhafi !

 

Et pour nous préparer aux interventions de l'Occident contre les Etats africains insoumis, les Médias nous annoncent déjà que la guerre sera longue, car les "terroristes" se déplacent du Nord du continent au Sud. Le journaleux de France24 dit clairement : "Est-ce une erreur stratégique ? Non, car les terroristes progressent dans le Sud !". Et ailleurs, on nous dit que les frontières héritées de la colonisation sont artificielles... Conclusion, on n'en a pas fini avec les guerres Sarkozy-Hollande ! Ils n'ont pourtant pas été élus pour les entreprendre... Et on ose encore parler de démocratie ? Nous n'en voulons pas, de ces guerres ! Et si les sondeurs prétendent le contraire, c'est que les questions auront été biaisées, ou incorrectes, ou que les citoyens aurot été manipulés au préalable - car un mensonge répété cent fois par les médias collabos, finit par devenir une vérité ! En tous cas, la France admirée du temps des Chirac-de Villepin, est aujourd'hui discréditée dans une grande partie du monde. Et tôt ou tard, elle subira le contre-coup de ses folles décisions. On pourra remercier les inspirateurs de ces politiques diaboliques ! 

 

Et les otages français ? Notre gouvernement s'en moque ! Car les intérêts humains sont désormais gommés au profit des intérêts géopolitiques et financiers. Dans le Talmud (voir ici :  Le Talmud est le vrai bréviaire de l'intolérance, de la haine et du racisme), il est d'ailleurs dit partout que la vie humaine n'a aucune importance (sauf celle des "Elus"), alors ce mépris colore désormais nos politiques. Les ressortissants Français à l'étranger doivent le savoir : Leur vie ne sera plus protégée; ils n'ont rien à attendre de leur gouvernement ! Et l'intervention au Mali signera sans doute l'arrêt de mort de nos otages...

 

L'intervention française

 

Voici ce qui sert les intérêts des Israéliens souhaitant se substituer aux Chinois pour coloniser l'Afrique : La France des Sarkozy-Kouchner-Hollande-Fabius est bien implantée en Afrique, elle connaît par coeur tous les despotes locaux et sait comment les amadouer, elle a des bases militaires permanentes comme à Djibouti ou au Gabon, elle a des soldats un peu partout comme au Tchad, et elle est docile, désormais, et très zélée. Elle va donc être utilisée pour servir... les intérêts usraéliens, puisque la souveraineté française, la défense de ses intérêts, sont du passé. Et comme le néoconservateur Bush, le néoconservateur Hollande va brandir la menace terroriste pour effrayer le bon peuple français, même dans notre pays. Et Vigipirate sera porté au crédit de Manuel Valls en vue de sa candidature à la Présidentielle.

 

Mais si nous sommes menacés, aujourd'hui, c'est en réalité à cause de nos croisades belliqueuses, meurtrières, sauvages, un peu partout, et parce que les peuples ne sont pas dupes : La France, admirée et respectée, du NON à l'Irak, dit aujourd'hui OUI partout aux guerres impériales et impérialistes, et elle va même plus loin, en prenant la tête de ces nouvelles croisades, quand elle ne les provoque pas elle-même, comme avec Sarkozy, pour liquider l'homme qui en savait trop sur l'argent de sa campagne électorale : Kadhafi ! Oui, nous sommes en danger, par la faute des sayanims, des valets du désordre établi ! 

 

Et désormais, voici une nouvelle formule d'ingérence : Après l'intervention à deux en Libye (France-GB, qui ont scellé leur Défense. Le Gl de Gaulle doit se retourner dans sa tombe !), la France part seule au combat, pour dessiner le monde à sa guise ! Ou plutôt, selon les ordres d'Israël, une entité hors-la-loi. Et on envoie nos conseillers, nos militaires, nos marchands d'armes, au Mali, sans vote à l'ONU, sans accord préalable des députés, et sans avoir dit que depuis un moment, les forces spéciales françaises sont déjà sur place ! De qui se moque-t-on ? De la démocratie, ou de ce qu'il en reste, pour commencer ! Et tout cela est signé : Comme ses mentors, Hollande n'annonce jamais la couleur. Il promet le mariage pour tous (sauf pour lui, sic !), et ce sont finalement les fondements millénaires de la société française qui seront tous peu à peu pervertis (genre humain indifférencié, naissance, mariage, mort). Il promet de changer la politique françafricaine dans le sens du non-interventionnisme dans les affaires du continent, il promet qu'il n'y aura pas d'intervention au sol au Mali, et il déclenche la guerre en la proposant ensuite aux Européens - contact pris avec Barroso - comme pour la Syrie, avec en arrière-plan (cela, je l'ai entendu à la télévision) le souhait de prendre la tête de l'Europe, à terme ! Et Fabius n'est pas en reste : Il annonce à qui veut l'entendre, que "la France intervient car la Communaté internationale le demande". Si on entend par Communauté internationale, TOUTE la Communauté, il ment. Et s'il ne ment pas, c'est que la Communauté internationale se réduit comme désormais à l'axe Tel-Aviv-Washington-Londres, et que notre pays exécute les ordres donnés. Pourquoi ? Pour qui ? Et quelle place pour la souveraineté ?   !              .


Et puis, il fallait agir vite. Avant que le Parlement français ne soit réuni et ne discute de la décision des sayanims Hollande-Fabius. Et si Hollande déclare situer sa guerre dans le cadre de l'ONU, en réalité elle ne l'a pas votée ; on se passe désormais de l'avis de l'ONU, pour ne pas refaire le coup de la Syrie, où Russie et Chine bloquent cette guerre illégitime. Donc, il s'est contenté de la Résolution 2085 adoptée le 20 décembre 2012 "autorisant le déploiement d'une force internationale au Mali", la MISMA. Démocratie, toujours ? Elle n'est plus que dans les mots !

 

Voilà, en quelques mots, ce que l'on ne vous dira pas sur cette nouvelle très sale guerre. Elle sera suivie de bien d'autres, aussi illégitimes, illégales et impunies. L'Occident, et particulièrement la nouvelle France, gangrènent le monde ...

 

Chantal Dupille

 

http://chantaldupille.over-blog.com

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 04:24

 

Le Japon intègre un contexte géopolitique dangereux pour les temps prochains

Au Japon, le nouveau Premier ministre ne lance pas seulement une guerre des changes en exigeant une dévaluation de 20% du Yen contre le dollar. On a déjà eu 5% en quelques semaines ! Ce qui va avoir un impact sérieux sur les échanges de biens extérieurs. Les Etats-Unis ne sont pas seulement concernés, l’Europe également… mais silence de nos employés de Goldman à la BCE ou ailleurs dans les structures du grand Machin européen.


WEB_Shinzo_Abe_C_AFP--469x239Autre nouvelle importante, le Premier ministre conservateur Shinzo Abe, au pouvoir depuis le 26 décembre dernier, prend une autre décision qui ne va pas réjouir le complexe militaro-industriel américain. Il souhaite une augmentation d’environ 100 milliards de yen (873 millions d’euros, 1,15 milliard de dollars) pour l’année fiscale 2013 pour permettre au budget de la défense de bénéficier de 4.700 milliards de yen, soit 41 milliards d’euros.


Le budget militaire n’avait pas connu de hausse depuis 2002, alors que le Japon traîne une dette colossale équivalant à près de 240% de PIB.


Pour le moment, les tensions sont essentiellement RÉGIONALES surtout avec le grand voisin chinois, et dans une moindre mesure avec la Corée du Sud.


En réalité, cette situation n’est pas exceptionnelle : elle traduit une tendance liée à la folle politique engagée par les Etats-Unis et les sionistes au Moyen-Orient et dont les conséquences vont nous mener vers une nouvelle guerre mondiale. Dans cette perspective, il n’est pas étonnant d’apprendre que selon une étude publiée en octobre dernier par le Center for Strategic and International Studies (CSIS), un think tank américain, les dépenses de défense dans les pays d’Asie qui y consacrent le plus gros budget -Chine, Inde, Japon, Corée du Sud et Taïwan- ont pratiquement doublé en dix ans, quadruplant en Chine.

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 04:14

 

 

Ce que les Médias ne vous diront pas :
Solidarité avec la Syrie souveraine agressée
Texte intégral du discours du 6 janvier du président Bachar Al Assad +vidéo

mercredi 9 janvier 2013, par Comité Valmy


Syrie : Texte intégral du discours du Président Bachar al-Assad
Dimanche 06/01/2013
Maison de l’Opéra de Damas

 

assad_discours.jpg

 

Mes soeurs et mes frères,


Aujourd’hui, je vous regarde et je vois les visages des fils et filles de ma patrie empreints de tristesse et de douleur. Je vois les yeux des enfants de la Syrie ne plus briller du rire radieux de l’innocence. Je vois les mains des plus âgés ne plus savoir que se lever vers le ciel pour prier, et implorer pour le salut de leurs enfants, petits enfants et arrières petits enfants.


Nous sommes réunis ici, mais la souffrance a envahi la terre syrienne sans laisser place à la joie dans tous ses coins et recoins. La tranquillité et la sécurité ont disparu de ses rues et ruelles… Nous sommes réunis ici, mais des mères ont perdu leurs fils… les meilleurs des fils ; des familles ont perdu leur soutien ; des enfants sont devenus orphelins ; des frères ont été séparés, les uns tombés en martyrs, d’autres déplacés, et d’autres portés disparus.


Cette souffrance plane sur le pays tel un nuage noir. En tenir compte est noble, mais cela ne suffit pas à compenser la perte d’êtres chers, à ramener la stabilité et la sécurité, à assurer le pain, l’eau, les carburants et les médicaments à tous et à toutes. Mais, de cette matrice de la douleur doit naître l’espoir, et du fin fond de cette souffrance doivent naître les meilleures des solutions ; tout comme le nuage qui cache la lumière du soleil porte en lui la pureté de l’eau de pluie qui fera germer l’espoir et la générosité, une fois qu’il aura plu.


Ces sentiments et émotions réunissant douleur, chagrin, défi, et détermination sont une formidable énergie ! La Syrie ne dépassera son épreuve qu’en convertissant cette énergie en un « mouvement national » général qui sauvera le pays des griffes d’une agression inouïe et sans précédent dans l’Histoire de la région.


Ce « mouvement national » est le seul baume qui puisse apaiser les blessures profondes qui ont touché notre tissu social et ont failli le déchiqueter. Il est seul capable de maintenir la géographie de la Syrie, de la rendre plus forte politiquement et socialement, et de la régénérer culturellement et moralement. Cette responsabilité incombe à chacun des citoyens. Chacun peut offrir sa part selon ses moyens, même s’il les considère faibles ou limités. La patrie est pour tous et nous la défendons tous, chacun comme il peut et selon son propre potentiel. Car, l’idée est défense, la situation est défense, la reconstruction est défense, et la sauvegarde des biens du peuple est défense ! Défense… pour la bonne raison que, devant cette agression de toutes les composantes de la patrie, chaque citoyen réfléchi sait pertinemment que l’attentisme, le négativisme ou l’espoir que quelqu’un d’autre puisse résoudre les problèmes reviendraient à mener le pays vers l’abîme… Ne pas participer à la recherche des solutions, reviendrait à faire reculer le pays non à le sortir de ce qu’il endure.

 

Beaucoup sont tombés dans le piège tendu pour faire croire que le conflit est à situer entre le pouvoir et l’opposition, autrement dit une lutte pour un fauteuil, un poste, ou un pouvoir ! C’est pourquoi, ils se sont tenus à distance et ont opté pour le silence et la neutralité. Par conséquent, aujourd’hui, il est du devoir de chacun d’entre nous de rediriger les regards vers la véritable boussole de la patrie… Car le conflit, Mesdames et Messieurs, est entre la patrie et ses ennemis, entre le peuple et des criminels assassins, entre le citoyen et ceux qui volent son pain, son eau, ses sources de chaleur… et le privent de la sécurité dont il était si fier, pour répandre la peur et la panique dans les esprits.


Ils ont tué les civils et les innocents, pour éteindre la lumière et le rayonnement de notre pays… Ils ont assassiné le talent et l’intelligence, pour semer l’ignorance dans nos esprits… Ils ont saccagé les infrastructures construites avec les deniers de notre peuple, pour répandre la souffrance dans nos vies… Ils ont privé les enfants de leur écoles, pour détruite notre avenir et répandre leur idiotie… Ils ont coupé l’électricité, les voies de communication et l’approvisionnement en carburant, pour laisser les personnes âgées et les enfants endurer le froid de l’hiver, et ont ainsi prouvé leur incontestable barbarie… Ils ont volé les silos de grains, de blé, de farine, pour que le citoyen meurt de faim et ne puisse plus que rêver de son pain… Est-ce là un conflit pour un poste ou un pouvoir ? Ou bien est-ce une guerre entre la patrie et ses ennemis ? Est-ce une lutte pour le pouvoir ? Ou bien est-ce pure vengeance contre le peuple qui n’a pas accordé à ces terroristes assassins le mot clé pour disloquer la Syrie et partager sa société ? Ils sont les ennemis du peuple, et les ennemis du peuple sont les ennemis de Dieu, et les ennemis de Dieu sont voués au feu de l’Enfer le jour de la Résurrection !


Dans une première étape, ils ont imposé leur prétendue révolution ! Mais le peuple s’est révolté et a refusé de les couver, malgré les flots d’argent déversé, le déchainement des médias, et l’intimidation par des armes encore cachées. Constatant leur échec, ils sont passés à la deuxième étape, et tombant les masques de la révolution dite « pacifique » ils ont brandi leur arsenal qu’il était devenu inutile de dissimuler… Ensuite, ils ont tenté l’occupation de certaines villes qui devaient leur servir pour se déchainer comme des loups furieux sur d’autres villes… Ils ont frappé sauvagement… Mais plus ils frappaient, plus le peuple conscient des enjeux résistait, démontrant son mépris et leur fausseté… C’est là qu’ils ont décidé de leur vengeance, contre tous et sans distinction, en usant du « Terrorisme » partout où ils ont pu s’infiltrer !


Ils parlent de « Révolution », alors qu’ils n’ont rien à voir avec les révolutions, ni de près, ni de loin ! Une révolution a besoin de penseurs. La révolution se construit sur une pensée. Où est donc le penseur ? Qui a rencontré un seul de leurs penseurs ? Les révolutions ont besoin de dirigeants. Qui sait quel est celui qui les dirige ? Les révolutions supposent un savoir et des idées, non de l’ignorance… Les révolutions supposent d’aller de l’avant, non de revenir à des siècles passés… Les révolutions supposent d’éclairer la société toute entière, non de lui couper l’électricité… Habituellement, la révolution est faite par le peuple, non par des individus importés de l’étranger pour imposer leur révolution au peuple… Elle est faite pour le peuple, non contre ses intérêts. Alors, de grâce, est-ce une révolution et avons-nous à faire avec des révolutionnaires ? Ou bien ne sont-ils qu’une bande de criminels ?


Ceci pour la façade, alors qu’en arrière plan œuvraient les « Takfiristes » par déflagrations, assassinats de masse, et soutien logistique des bandes armées au premier plan. Il n’empêche qu’à chaque fois que l’armée et le peuple, main dans la main, les ont repoussés, ils ont frôlé la dépression. Du coup, ils se sont sentis obligés de se battre aux premiers rangs et de tenir la barre d’un vaisseau voguant à tout va, par le feu, le sang, et la torture… C’est bien parce que la pensée takfiriste est étrangère à notre pays qu’ils ont dû importer de l’étranger et les individus et leurs idées… Et c’est là que l’équation s’est inversée. D’une part, des takfiristes, des terroristes, al-Qaïda, qui se targuent d’être des « djihadistes » venus de partout dans le monde, pour mener des opérations terroristes sur notre sol. D’autre part, des bandes armées qui, suite à leur échec, ont été transférées à l’arrière plan en tant qu’assistantes dans les opérations d’enlèvements, de pillages, et de sabotages… Des esclaves ou des agents à la solde des ennemis, dans le meilleur des cas. Des espions travaillant contre leurs compatriotes pour le compte de tueurs takfiristes ne parlant que la langue du carnage, et du démembrement des corps de leurs victimes !


Mes frères… c’est ceux-là que nous combattons. Beaucoup ne sont pas Syriens. Ils sont venus, mus par des concepts pervers et une terminologie frelatée. Ils parlent d’un Djihad qui est loin de correspondre à celui de l’Islam… Ce qui est certain est que la plupart de ceux à qui nous avons à faire, aujourd’hui, font partie de ces terroristes prônant l’idéologie d’al-Qaïda… Je pense que la plupart d’entre vous savent de quelle manière l’Occident a soutenu, en Afghanistan, ce type de terroristes financés par de l’argent arabe, depuis trois décennies… Avec le démembrement de l’Union soviétique et son retrait d’Afghanistan, cette organisation de terroristes s’est mise à essaimer et à frapper partout dans le monde arabe… Elle a frappé en pays musulmans puis s’est dirigée vers l’Occident… Ils ont essayé de s’en débarrasser au cours de leur guerre en Afghanistan… Ils ont essayé d’autres manières pour s’en débarrasser après leur invasion de l’Irak… Ce qui n’a pas empêché ce terrorisme organisé de devenir de plus en plus obstiné et migratoire… Mais voilà que « les événements » sont arrivés dans le monde arabe, notamment en Syrie, comme une opportunité pour ces forces - je veux dire les forces occidentales - afin qu’elles puissent transférer le plus grand nombre de ces « désormais indésirables » vers la Syrie et en faire une nouvelle terre du Djihad.


C’est ainsi, qu’ils ont pensé pouvoir défaire deux rivaux gênants d’un même coup : le terrorisme et le « nœud problématique » de la Syrie !

 

Il y a un peu plus d’un mois, une organisation - dont je ne me souviens plus du nom - qui s’occupe des questions de terrorisme, a publié un rapport sur la baisse des actes terroristes dans le Monde, notamment en Asie centrale et orientale… C’est vrai, puisque la plupart des terroristes qui sévissaient dans ces régions et même dans certains pays occidentaux sont venus en Syrie ! L’intrusion de ces terroristes est dangereuse pour la sécurité de n’importe quelle société ; ce qui est évident sans pour autant admettre qu’il soit impossible de les défaire quand on en a la volonté et le courage… Mais le plus dangereux est leur intrusion dans les intellects et les milieux sociaux…



Une fois que leur mode de pensée a pénétré au sein d’une communauté, elle se transforme en un monstre difforme. Nous devons traiter cette question avec sérieux, indépendamment de la crise politique que traverse la Syrie. En d’autres termes, nous devons dépasser nos divergences car si nous ne traitons pas cette question, nous ne laisserons que du « sang en héritage » pour des générations et des générations... La Syrie que nous connaissons n’existera plus. Son nom et sa géographie ne disparaitront pas nécessairement, c’est plutôt la société syrienne telle que nous l’avons connue qui disparaitra. Ceci dit, il n’est pas exclu que ce mode de pensée fondé sur la « Fitna » détruise la géographie et le sens politique de toute société qu’il a pénétré. C’est là une grande responsabilité qui exige que nous nous unissions pour y faire face.


D’autres dimensions existent dans cette crise qui n’est pas seulement interne, ce qui s’y passe étant désormais clair pour tous ceux qui veulent bien voir… En effet, au niveau régional, il y a ceux qui cherchent sa partition et ceux qui cherchent à l’affaiblir… Certains financent et arment les criminels tandis que d’autres les entrainent et les soutiennent… Des États ennemis qui se sont construits en occupant et en agressant, et dont le comportement ne nous surprend pas outre mesure… Des pays voisins qui ont injustement maltraité la Syrie et son peuple, pour réussir à les dominer… Des États qui se cherchent une place dans l’Histoire sans espérer s’y retrouver… Alors, ils ont choisi de la réécrire avec le sang des innocents du peuple arabe, le peuple syrien en particulier… Mais la Syrie et son peuple sont plus forts et plus solides… Nous leur promettons de ne pas oublier !


Quant au niveau international, ce n’est un secret pour personne que la Syrie a été et restera libre et souveraine, qu’elle refuse la soumission et n’accepte pas la tutelle… C’est ce qui a toujours dérangé certains pays occidentaux… Ils ont donc voulu exploiter les événements internes, pour sortir la Syrie de l’équation politique régionale, en finir avec le « nœud problématique » qu’elle représente, y frapper toute velléité de résistance, et ainsi nous transformer en suivistes comme beaucoup de pays qui nous entourent… Mais la communauté internationale ne se limite pas aux pays occidentaux. De nombreux pays, en particulier la Russie, la Chine, les autres pays du BRICS, et beaucoup d’autres refusent l’ingérence dans les affaires des États et la déstabilisation de notre région, tout en respectant leurs propres intérêts et principes, dont l’autodétermination et la liberté des peuples… Des États qui respectent la souveraineté de la Syrie, son indépendance, et sa liberté de décision… Des États que, réciproquement, nous ne pouvons qu’estimer, respecter, et remercier… Je remercie particulièrement la Russie, la Chine et l’Iran et chacun des pays qui a soutenu l’autodétermination du peuple syrien.


À la lumière de ce qui précède, nous ne pouvons parler de solution sans tenir compte de ces facteurs : le facteur intérieur, le facteur régional, et le Groupe de travail international. Ceci, en sachant que toute action qui ne modifierait pas ces facteurs ne pourra aboutir.


Commençons par l’intérieur… Pour certains, le conflit a donc consisté à dire qu’il y avait désaccord entre opposants et partisans… Je ne pense pas qu’il en soit ainsi et ce, depuis le tout début des événements. Dans le monde civilisé, un tel désaccord tourne autour de la question de savoir comment consolider la construction de la patrie, non comment la détruire… comment progresser et se développer, non comment revenir en arrière. La relation entre opposition et gouvernement se déroule en interne. Mais quand des éléments internes en arrivent à faire partie intégrante d’éléments étrangers, le conflit se situe entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’indépendance du pays et sa vassalisation, entre la souveraineté et la colonisation politique… Dès lors, le contexte oblige à la « défense de la patrie » et à « l’union de tous » contre l’agression étrangère munie d’une boîte à outils interne. C’est pourquoi lorsque nous parlons d’opposition externe, nous ne nous basons pas sur le lieu de résidence de tel ou tel, mais sur ce vers quoi il a dirige son cœur et son esprit, avec qui il a accepté de s’associer, sur qui il a parié, et de qui a-t-il accepté le financement. C’est ce que nous entendons par opposition étrangère, qu’elle réside à l’intérieur ou à l’extérieur, puisqu’il est clair que d’autres vivent à l’étranger mais défendent leur patrie.


Oui, mesdames et messieurs, il ne s’agit ni d’un conflit entre opposition et partisans, ni même d’un simple combat entre une armée et des gangs d’assassins. Aujourd’hui, nous sommes en état de guerre dans tous les sens de ce terme. Nous nous défendons contre une agression féroce, un nouveau genre de guerre plus dangereuse et plus meurtrière que les guerres conventionnelles, car elle n’utilise pas ses propres outils pour nous battre, mais nous utilise pour arriver à ses fins…Elle cible la Syrie à travers une poignée de Syriens et de très nombreux étrangers, et c’est malheureusement grâce à la coopération consentie par certains des nôtres qu’elle espère nous pousser à déraciner nos arbres et à démolir nos fondations. Une telle guerre exige de nous de défendre la patrie tout en poursuivant la voie des réformes, même si elles ne peuvent probablement pas changer grand-chose à la réalité de cette guerre. Il n’en demeure pas moins qu’elles pourraient nous fortifier et renforcer notre unité et notre immunité. Certains pensent que cette solution par les réformes serait l’unique solution de nos problèmes. Non… c’est un facteur important, mais pas la seule solution.


En effet, la réforme sans la sécurité est comme la sécurité sans la réforme. L’une ne peut réussir sans le concours de l’autre. C’est ce que nous avons déjà déclaré et que nous continuons à dire… Ceux qui ne cessent de répéter que la Syrie a choisi « la solution sécuritaire » n’entendent ni ne voient ! Nous avons maintes et maintes fois répété : solution politique d’une main, éradication du terrorisme de l’autre main. À ceux qui tentent d’inverser la situation par ce prétexte, nous demandons : lorsqu’une personne résiste à une agression, diriez-vous qu’elle s’est défendue ou bien qu’elle a choisi une solution sécuritaire ? Pourquoi parler de « solution sécuritaire » lorsqu’un État défend le peuple et que le peuple défend la patrie ? N’importe qui, dans ce cas, serait considéré comme ayant opté pour sa légitime défense, non pour une situation sécuritaire ! Nous, nous n’avons pas opté pour la guerre. La guerre a été imposée à la Syrie. Par conséquent, lorsque l’État défend le peuple et que nous nous défendons tous, aucune personne raisonnable ne devrait continuer à dire que nous avons fait un choix sécuritaire. La défense de la patrie est un devoir et le seul choix possible. Le fait que nous ayons accepté une « solution politique » n’implique nullement que nous devrions cesser de nous défendre, tout comme il suppose un partenaire qui accepte cette solution et qui est disposé au dialogue.


Nous n’avons jamais refusé la « solution politique ». Nous l’avons adoptée depuis le premier jour sur la base fondamentale du dialogue. Nous avons tendu la main à toute personne porteuse d’un projet politique qui pousserait la Syrie à aller de l’avant. Mais avec qui dialoguer ? Avec les dépositaires de la pensée extrémiste qu’ils n’expriment que par le langage du sang, du meurtre et de la terreur ? Avec des gangs télécommandés de l’étranger ? Avec ceux qui suivent l’étranger et exécutent ses ordres ? L’étranger ordonne de refuser le dialogue national parce que ses dirigeants savent qu’il ferait échouer tous leurs plans échafaudés pour détruire de la Syrie, d’autant plus que certains dirigeants de pays de la région ont bien compris que si la Syrie sortait de « sa crise », leur avenir politique serait sérieusement compromis, maintenant qu’ils se sont noyés et ont noyé leurs peuples dans les mensonges et ont gaspillé leurs richesses pour soutenir le terrorisme, maintenant qu’ils ne peuvent justifier leur politique d’agression et qu’ils se sont compromis dans le crime, le meurtre, et l’effusion du sang des innocents. Et enfin, devons nous dialoguer avec des pantins façonnés par l’Occident pour tenir le rôle qu’il leur a distribué et réciter les textes qu’il leur a dictés ? Si nous devons dialoguer, autant dialoguer avec l’original plutôt qu’avec sa copie, non avec celui qu’il a créé de toutes pièces pour l’exhiber sur les scènes du monde entier. Autant dialoguer avec le maître, plutôt qu’avec l’esclave !


C’est l’Occident, descendant du colonialisme et premier détenteur du sceau des divisions politiques et des rivalités sectaires odieuses, qui a fermé la porte du dialogue, pas nous ! Ceci, parce qu’il a pris l’habitude de donner des ordres et que nous nous sommes habitués à la souveraineté, à l’indépendance, et au libre arbitre. Nous ne changerons pas ! Dès lors, comment pourrait-il dialoguer avec nous ? Et pourquoi le ferait-il ? Par conséquent, celui qui se contente de parler d’une « solution politique » en négligeant ces réalités, soit les ignore, soit est complice et sacrifie sa patrie et ses concitoyens pour nourrir les criminels qui se tiennent derrière eux. Il vend son peuple et le sang de ceux qui sont tombés pour la patrie. C’est ce que nous ne permettrons pas !


Certains parlent d’une solution politique sans parler de l’éradication du terrorisme, et inversement. Ceux-là manquent de précisions, car la solution ne peut être que globale et concerner plusieurs « axes » : le politique, la lutte contre le terrorisme, et le social. Ce troisième axe s’est révélé être d’une grande importance, ne serait-ce qu’en tirant les conclusions des « modèles » observés à Homs et à Deraa, où nous avons vu la situation s’améliorer de façon spectaculaire du fait de cette « solution sociale ». Ainsi, des personnes d’une moralité certaine, armés de leurs seuls sentiments d’appartenance nationale et de patriotisme, ont pris l’initiative de servir d’intermédiaire entre l’État, certains insurgés dupés, et même des terroristes. Ils sont arrivés à des résultats tangibles que nous avons tous pu vérifier sur le terrain. Ces citoyens n’étaient affiliés à aucun parti, n’avaient pas de programme politique, mis à part leur sentiment national. Ce genre d’initiative est de la plus haute importance, surtout que n’importe quelle crise dans n’importe quel pays peut s’aggraver… Il faut toujours revenir aux racines sociales. Je salue toutes ces personnes qui ont merveilleusement travaillé pour le salut de la patrie, chacune donnant le meilleur de ce qu’elle peut donner. J’en connais certaines que j’ai rencontrées, et d’autres dont j’ai entendu parler. Il y a des soldats inconnus… Nous les saluons tous, et nous leur disons que nous comptons beaucoup sur leurs initiatives.


Ce qui précède pourrait laisser à penser que nous ne voyons personne avec qui dialoguer. Ce n’est pas vrai ! Malgré tout, nous sommes toujours prêts au dialogue et nous continuerons toujours à tendre la main pour inviter au dialogue… Nous dialoguerons avec ceux qui s’opposent à notre politique, tant qu’ils ne portent pas atteinte aux principes nationaux fondamentaux… Nous dialoguerons avec les partis et les individus, tant qu’ils ne se vendent pas aux forces étrangères… Nous dialoguerons avec ceux qui déposeront les armes, pour que l’authentique sang syrien recoule dans leurs veines… Nous resterons les partenaires vrais et sincères de chaque citoyen patriote honnête, noblement et jalousement attaché à la Syrie, à ses intérêts, à sa sécurité et à son indépendance.


Partant de là et de nos « constantes de principe » ; à savoir, la souveraineté de l’État, l’indépendance de sa décision, les principes et objectifs de la Charte des Nations Unies, le Droit international ; lesquels confirment tous la souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale des États, ainsi que la non-ingérence dans leurs affaires internes. Et, étant donné que nous sommes convaincus de la nécessité du dialogue entre les enfants de la Syrie, sous direction syrienne, pour rétablir la sécurité et la stabilité politique ;


 

la « solution politique en Syrie » se fera comme suit :


Première étape


1. Les États concernés, régionaux et internationaux, s’engagent à cesser de financer, armer, et héberger les combattants armés ; parallèlement à l’arrêt des opérations terroristes de ces derniers. Ceci, facilitera le retour des Syriens déplacés vers les lieux de leur résidence d’origine, dans le calme et la sécurité. Ce n’est qu’ensuite que nos forces armées mettront fin à leurs opérations militaires, tout en se réservant le droit de riposter au cas où la sécurité de la patrie, des citoyens, des entreprises publiques et privées, serait menacée de n’importe quelle attaque.


2. Trouver une procédure pour s’assurer que toutes les parties respectent le précédent engagement avec, en particulier, le contrôle des frontières.


3. Le gouvernement en exercice se charge d’initier directement les prises de contact avec toutes les catégories de la société syrienne, les partis, et les organisations pour permettre les échanges et préparer à une « Conférence de dialogue national », à laquelle participeront toutes les forces extérieures et intérieures, désireuses de trouver une solution en Syrie.

 

Deuxième étape


1. Le gouvernement en exercice invite à tenir une conférence de dialogue national et global, pour décider d’une « Charte nationale » qui affirme la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie, le rejet de toute ingérence dans ses Affaires, ainsi que le renoncement au terrorisme et à la violence sous toutes ses formes. C’est cette charte qui tracera l’avenir politique de la Syrie et qui dessinera le système constitutionnel et judiciaire, les caractéristiques politiques et économiques, et les projets de lois issus du consensus, concernant les partis, les élections, l’administration locale etc.


2. La charte devra être soumise à référendum national.


3. Elle sera suivie de la formation d’un gouvernement élargi à toutes les composantes de la société syrienne, chargé de la mise en œuvre des dispositions de la « Charte nationale ».


4. Organisation d’un référendum sur la Constitution.

Après son adoption, le gouvernement élargi adoptera les lois consensuelles issues de la « Conférence du dialogue national » conformément à la nouvelle constitution, dont celles portant sur loi électorale qui permettra de tenir de nouvelles élections législatives. Ceci dit, tout ce qui concerne la Constitution et les lois pourrait être précédé du conditionnel « si », autrement dit en cas d’accord lors de la « Conférence du dialogue national », une conférence permettra de débattre des nouvelles lois ou de la nouvelle constitution ; le gouvernement travaillant à sa visibilité.


Troisième étape


1. Formation d’un nouveau gouvernement conformément à la Constitution adoptée selon les modalités précédentes.


2. Tenue d’une « Conférence de Réconciliation Nationale », et déclaration d’une amnistie générale pour ceux qui ont été emprisonnés en raison des événements, avec maintien de leurs Droits civils.


3. Travaux préparatoires pour la réhabilitation des infrastructures, la reconstruction, et l’indemnisation des citoyens pour les dommages subis du fait des événements.

Concernant l’amnistie générale, elle se fera en effet avec la conservation des droits civils, car l’État a le droit d’accorder la grâce dans le domaine du Droit public, alors qu’il ne dispose pas de cette possibilité dans le domaine du Droit des personnes… Je pense que lorsque nous serons arrivés à ce stade, il faudra que le pardon soit l’affaire de tous, non seulement par amnistie de l’État. Ce n’est qu’alors que nous parviendrons pratiquement à la « Réconciliation nationale », tout un chacun ayant pardonné à tous !


Telles sont les principales caractéristiques de la solution politique telle que nous la concevons. Il s’agit de têtes de chapitres qu’il faudra étayer et approfondir. Le gouvernement aura à gérer cette « vision » et à en rédiger les détails, sous forme d’une « initiative » qu’il présentera dans quelques jours. Par la suite, les choses devraient suivre leur cours selon les étapes précédemment mentionnées.


Maintenant, remettons chaque sujet dans son contexte, car nous vivons à l’ère de la falsification et des interprétations erronées. Nous n’avons pas falsifié. Mais étant donné que telle est la tendance générale du moment, tâchons d’éviter les quiproquos :


1. Concernant notre vision de la solution, certains pourraient s’inquiéter en la considérant comme un recul du point de vue sécuritaire. Je vous rassure tous. La lutte contre le terrorisme ne s’arrêtera pas tant qu’il restera un seul terroriste en Syrie. Ce que nous avons commencé, nous continuerons à le faire, et cette initiative n’impliquera aucune complaisance dans notre lutte contre le terrorisme. Au contraire, plus nous progresserons dans notre lutte, plus les chances de succès de notre vision augmenteront.


2. La vision, ou l’initiative - quel que soit le nom qu’on lui donnera - s’adresse à tous ceux qui veulent le dialogue et une solution politique, dans un proche avenir, en Syrie. Elle ne s’adresse pas à ceux qui les refusent. Sachant que, dès aujourd’hui, nous allons entendre beaucoup de commentaires exprimant son rejet de la part de ceux que vous commencez à bien connaître. D’avance, et pour qu’ils ne perdent pas leur temps, nous leur disons : pourquoi refusez-vous quelque chose qui, fondamentalement, ne vous est pas adressé ?


3. Toute initiative qui pourrait venir d’une autre partie, personnalité, ou État devra se fonder sur la « vision syrienne » ; ce qui signifie qu’il n’y a aucune initiative qui puisse remplacer ce que nous préconisons comme solution en Syrie. Plus clairement encore : n’importe quelle autre initiative pourra éventuellement aider les Syriens en ce qu’ils ont eux-mêmes décidé, mais en aucune façon elle ne pourra la remplacer. Maintenant que le gouvernement syrien a exposé ses idées, toute initiative étrangère devra se fonder sur ces mêmes idées à partir du moment où elle pourrait aider à les concrétiser. Il est donc inutile que nous perdions notre temps et celui des autres par des initiatives éloignées de ce contexte.


En même temps, si nous nous demandions comment les initiatives étrangères pourraient-elles nous aider ? Nous dirions que ce serait sur deux axes : l’axe de l’action politique, et l’axe de la lutte contre le terrorisme. Pour le premier, nous n’avons pas besoin d’aide. Nous Syriens, sommes capables d’intégrer une opération politique. En pratique, celui qui voudrait sérieusement, efficacement, et honnêtement aider la Syrie, devrait se concentrer sur les moyens susceptibles d’arrêter le trafic de combattants armés et d’argent à travers ses frontières. Ceci est un message à tous ceux qui travaillent de l’extérieur, pour qu’ils sachent sur quoi réfléchir. Nous ne souhaitons pas qu’on vienne en Syrie pour nous dire comment mener notre opération politique… Un pays millénaire sait gérer ses affaires.


4. Si nous acceptons des initiatives étrangères, cela ne signifie absolument pas que nous acceptons une interprétation incompatible avec notre vision. Nous n’acceptons aucune interprétation qui ne sert les intérêts syriens. Ce qui m’amène à parler de « l’Initiative de Genève » approuvée mais comportant un article obscur, celui relatif au « gouvernement de transition ». Cet article n’est évidemment pas clair pour la simple raison que lorsque nous parlons de transition, il faudrait savoir répondre à la question : transiter d’où vers où ? Transiter de quoi vers quoi ? Serait-ce par exemple : Transiter d’un pays indépendant vers un pays occupé ? Ou alors, transiter d’un pays doté d’un État vers un pays sans État, où règne le chaos ? Finalement, devrions- nous nous passer de notre pouvoir de décider, pour le confier aux bons soins des étrangers ?


Bien sûr, nos adversaires voudraient voir ces trois dernières transitions réunies. Pour nous, les conditions actuelles font qu’un tel flou nous ferait transiter de la stabilité vers l’instabilité. Toute autre interprétation ne nous concerne pas. Ceci dit, dans les conditions normales, une transition suppose d’aller du moins bien vers le mieux et se fait dans le cadre de la Constitution… C’est ce que nous faisons et en ce qui nous concerne, nos idées sont notre « période transitionnelle » à nous !


5. À chaque fois que nous avons accepté une initiative, nous avons considéré qu’elle respectait la souveraineté et la décision du peuple car, effectivement, toutes celles avec lesquelles nous avons eu à faire contenaient ces deux principes en préambule. Ainsi, les points sur lesquelles s’accorde l’intérieur ou l’extérieur doivent être de la décision du peuple syrien. Même la « Charte nationale » issue de la « Conférence du dialogue national » ne passera pas sans référendum. Il devrait y avoir consultation référendaire pour tous les problèmes, surtout en ces circonstances difficiles. Nous l’avons dit à tous ceux que nous avons rencontrés. Toute idée ou sujet qui nous vient de l’intérieur ou de l’extérieur doit être soumise à référendum, et non seulement approuvée par le président, le gouvernement, le dialogue, ou autres. Cela nous garantirait de n’agir qu’avec l’approbation du peuple et dans l’intérêt de la patrie. Si nous tenons compte de ce principe clair et simple à la fois, alors tous ceux qui vont et viennent en Syrie sauront que la Syrie accepte le conseil et refuse le diktat, accepte l’aide et refuse la tyrannie.


Par conséquent, tout ce que vous avez entendu ou entendrez comme idées, opinions, initiatives et déclarations par des médias ou des responsables, ne nous intéresse pas tant qu’ils continueront à user de leur « terminologie printanière », d’ailleurs comparable à des bulles de savon qui finissent par éclater… Toutes les explications sur n’importe quel sujet qui ne tiennent pas compte de la souveraineté de la Syrie, restent du domaine des chimères. Ils peuvent toujours rêver et déambuler dans leur monde imaginaire, mais ils ne peuvent nous amener à vivre dans leur monde. Nous ne prendrons aucune initiative, nous ne déciderons d’aucune action, qui ne seraient fondées sur la réalité syrienne et la volonté du peuple.


Mes sœurs et mes frères, la patrie est indépassable, la Syrie est indépassable, c’est par l’initiative que nous la fortifions, c’est pour chaque grain de sa terre que nous la défendons.

 

Le Syrien respire la tolérance et l’indulgence, mais la dignité nationale coule dans ses veines, si bien que la grande majorité des Syriens se sont dressés contre le terrorisme. Il y a ceux qui ont travaillé à fournir de précieux renseignements aux autorités compétentes, leur permettant de contrecarrer des opérations terroristes prévues contre les citoyens… Il y a ceux qui ont refusé de les accueillir et qui leur ont tenu tête, au risque de leur vie… Il y a ceux qui se sont battus au coude à coude avec nos forces armées pour défendre les villes, les quartiers et les infrastructures. Les exemples sont pléthores… Celui qui me vient à l’esprit s’est passé à l’extrême nord syrien dans le gouvernorat d’Hassaké et à Ras el-Ein plus précisément. Les jeunes de ce petit village l’ont défendu pendant plusieurs jours contre les attaques répétées de terroristes venus par la frontière turque toute proche, avant de finir par les vaincre. Je les salue. D’autres se sont impliqués dans des initiatives de réconciliation au niveau local et national, coupant ainsi la route aux terroristes et empêchant l’escalade des violences par le dialogue et l’esprit de solidarité.


Ces citoyens ont témoigné d’une conscience profonde, à savoir que la sécurité souhaitée ne passe ni pas par la neutralité et l’attentisme, ni par la fuite en avant, ni par la soumission servile devant l’étranger. Lorsque notre patrie va mal, nous tous allons mal. La patrie n’appartient pas seulement à ceux qui l’habitent, mais à ceux qui la défendent. La patrie n’appartient pas à ceux qui ont grandi sous son ombre et profité de ses bienfaits pour disparaitre quand elle appelle. La patrie appartient à tous ceux qui ont répondu à son appel… même à ceux qui ont failli dans de nombreuses circonstances, mais qui se sont ressaisis quand elle a été durement frappée et, quelle que soit leur appartenance, se sont levés avec tous les autres disant : le moment de l’offrande est arrivé. Ils ont alors donné sans compter.


Certains sont tombés sur le champ d’honneur. C’est leur sang qui a démasqué le « faux printemps » et sauvé le peuple des « supercheries » destinées, dès le début des événements, à le frapper du pire. C’est leur sang qui a vaincu ce que l’Occident a faussement qualifié de printemps, mais qui a brûlé de son feu haineux et aveugle tout ce qu’il a pu atteindre par son sectarisme odieux et sa volonté d’une partition détestable. Ce ne fut que le printemps de ceux qui l’ont planifié et ont tenté de l’exécuter. Mais le voilà qui échoue, et que c’est justement le sang de ses martyrs qui a protégé et qui continuera de protéger la patrie et la région. C’est ce sang versé qui préservera l’intégrité de notre territoire, consacrera notre union dans la diversité, purifiera nos sociétés de la traitrise et de la trahison, et empêchera la décadence morale et humaine de notre civilisation pour les siècles et les générations futures. Telle est la plus importante et la plus puissante des victoires de la patrie, laquelle n’oubliera pas ceux qui se sont sacrifiés pour sa victoire. C’est parce que la patrie est un droit qu’elle restituera à chacun ce qui lui revient de droit.


Je rends hommage aux hommes les plus méritants des amis du droit, les hommes de l’Armée arabe syrienne. J’adresse mes salutations à nos courageux officiers et soldats qui par la sueur et le sang donnent sans compter pour la Syrie, priorité de toutes leurs priorités. J’adresse mes salutations à nos forces armées qui combattent la plus féroce des guerres, déterminées à éradiquer jusqu’au dernier des terroristes pour rétablir la paix et la sécurité à toute la patrie et à tous ces citoyens. Mais, nos forces armées qui se sont illustrées par leur ténacité, leur cohésion et leur patriotisme ne sont que le reflet de la ténacité et de l’unité de notre peuple ; elles ont veillé pour conserver sa sécurité et sa dignité ; il les a soutenu tout autant. Alors, gloire à chaque soldat tombé pour défendre le sol de la patrie, et gloire à chaque soldat qui reprendra les armes d’un soldat tombé pour accomplir ce qu’il n’a pu terminer.


Et, sincères salutations à chaque citoyen qui, à sa manière et selon ses moyens, a fait son devoir en soutenant nos forces armées. Ceux-là sont la fierté et la dignité de la Syrie. L’Histoire retiendra leurs noms en lettres de lumière et de feu, car ce sont eux qui l’écrivent avec leur sang et leur courage. Ils sont et resteront les équivalents de notre Armée et les Défenseurs de notre patrie, au côté des « Houmatal’dyari ».


Mes sœurs et mes frères… je sais comme vous savez que ce que le pays traverse est difficile et douloureux. Je partage les sentiments d’une majorité du peuple syrien confronté à la perte d’êtres chers, car la haine a touché tout le monde et les cercueils des martyrs innocents ont endeuillé de nombreux foyers, dont le mien, parce que je fais partie de ce peuple et que j’en ferai toujours partie ; les postes étant éphémères, mais la patrie éternelle ! Quant aux larmes des mères affligées par la perte de leurs enfants innocents, elles se verseront pour la paix de leurs âmes immortelles, mais se déverseront en une véritable damnation sur les criminels assassins qui ont volé le sourire de nos enfants, avant de tenter de voler leur avenir dans un pays fort, paisible et stable.


La Syrie restera telle vous l’avez connue et, si Dieu le veut, elle reviendra plus forte qu’elle ne l’a jamais été. Il ne faut donc pas renoncer à nos principes. Ceux qui ont parié sur l’affaiblissement de la Syrie pour qu’elle oublie son Golan et ses territoires occupés sont dans l’illusion. Car le Golan est à nous, et la cause palestinienne est et restera la nôtre ; cette Palestine pour laquelle nous avons donné le meilleur de nous- mêmes… du sang et des martyrs !


Nous continuerons à soutenir la Résistance contre la coalition de ses ennemis. Car, la résistance est « la voie », non les individus. La résistance est état d’esprit et pratique, non concessions et opportunisme. Et le peuple et l’Etat qui, pendant des décennies, ont assumé la lourde charge de leur soutien à la juste cause du peuple palestinien, en dépit de toute sorte de défis, de pressions, de menaces, et du prix élevé payé par chaque citoyen syrien, ne peuvent modifier leur position à l’égard de leurs frères palestiniens, et pour quelles que raisons que ce soient !


Ainsi, la tentative poussant à compromettre les Palestiniens dans les événements syriens n’a qu’un seul but, celui de ne plus orienter la boussole vers le véritable ennemi. Toutes ces tentatives sont vouées à l’échec avant même de commencer. Le Palestinien en Syrie fait son devoir envers sa seconde patrie comme tout Syrien. Et nous, État et peuple syriens, assumons la responsabilité de faire notre devoir à l’égard des Palestiniens, comme nous le ferions pour tout Syrien. Je rends hommage à tous les nobles palestiniens qui ont respecté notre pacte, ont pris acte de nos prises de position avec toute la compréhension nécessaire, ont fraternisé avec leurs frères syriens par le sang et le destin sans jamais considérer la Syrie comme un hôtel de loisirs qu’on quitterait au gré des circonstances !


Mes sœurs et mes frères, malgré tout ce qui a été planifié contre la Syrie et tout ce que nous avons subi de la part des proches avant les moins proches, ils ne réussiront pas à modifier ce qui nous habite de fort, de solide et d’inébranlable lorsqu’il s’agit du patriotisme qui coule dans nos veines… lorsqu’il s’agit de la Syrie, plus précieuse que tout le reste. La résistance, dont vous avez fait preuve depuis près de deux années face à tout ce qui nous est arrivé, dit au Monde que la Syrie est réfractaire à l’effondrement, que son peuple est récalcitrant à la soumission et à l’humiliation, et que la résistance et la relève du défi sont ancrées dans le corps syrien. Nous en héritons génération après génération. Nous avons toujours été ainsi et le resterons. Main dans la main, et en dépit de nos blessures, nous emmènerons et marcherons avec la Syrie vers un meilleur et plus bel avenir… Nous emmènerons et marcherons avec la Syrie… Nous irons de l’avant sans nous laisser intimider par leurs armements, ni nous laisser terroriser par leur haine, parce que nous sommes du côté du juste et que Dieu est toujours et à jamais avec la Justice !

Je vous remercie.


Dr Bachar al-Assad
Président de la République arabe syrienne

06/01/2013

الخطاب الكامل للسيد الرئيس بشار الأسد 6 1 2013

https://www.youtube.com/watch ?feature=player_embedded&v=LiBNS4dyy80

Transcription et traduction : Mouna Alno-Nakhal

 

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2013 : Vœux de combat du Comité Valmy

Reprendre en main le drapeau l’indépendance nationale
Rétablir la souveraineté populaire
Imposer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

vendredi 11 janvier 2013, par Comité Valmy


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2013 : Vœux de combat du Comité Valmy

Reprendre en main le drapeau l’indépendance nationale
Rétablir la souveraineté populaire
Imposer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes


Le Comité Valmy présente à chacun de ses amis ses vœux les plus fraternels pour la nouvelle année. Certes, nous aurions désiré d’être en capacité de souhaiter une année 2013 jalonnée de nouvelles réjouissantes.
Malheureusement, la situation intérieure et internationale ne nous le permet pas.

C’est donc à la résistance que nous vous appelons. Résistons en luttant contre les projets funestes du Medef qui veut « détricoter » non seulement les conquêtes sociales et économiques, issues du programme du CNR, de la Libération, mais l’ensemble du Code du Travail. Les patrons veulent que leur loi, celle du profit maximum, devienne la règle imposée aux salariés, avec – en plus - l’aval des centrales syndicales !

Les objectifs du « big business » sont clairs : la possibilité de réduire les salaires, d’augmenter le temps de travail, de procéder à des licenciements massifs au moindre coût.
En clair, les patrons veulent revenir aux pratiques en vigueur avant les grandes grèves de 1936. Ils visent à régner sans partage dans l’entreprise.

Et c’est sur ces bases que se poursuivent les « négociations » avec les syndicats !
Ceux-ci ne tentent rien pour mobiliser les ouvriers, les employés, les cadres et organiser une riposte de masse. La CFDT ne cache pas son désir de signer une véritable capitulation syndicale.


Or, cette mascarade de « concertation » est organisée par le gouvernement « socialiste » !

Peut-on, sans réagir, accepter un tel recul de civilisation ?

Le Comité Valmy appelle à construire au plus vite un rassemblement- populaire de lutte contre cette menace. Celle-ci s’inscrit dans le cadre de la politique de construction européenne, celle de l’UE, dont l’un des objectifs premiers est de réduire à néant l’indépendance et la souveraineté des Nations.
Car, celles-ci constituent le dernier rempart de la résistance des peuples. La bataille sociale qui s’annonce ne peut donc pas être séparée de la bataille nationale pour sortir de l’UE et de l’euro.

Cette nouvelle année, nous semble commander plus que jamais, de placer la reconquête du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes au premier plan des objectifs politiques essentiels.

En effet, l’indépendance et la souveraineté populaire et nationale, conditionnent pour les peuples et les nations, leur possibilité d’avancer et de construire dans le présent et le respect des générations futures. Cela se vérifie dans tous les domaines, notamment dans ceux de la culture, de la politique, des libertés démocratiques et du progrès économique et social.

La souveraineté des peuples et des nations, leur droit à maîtriser, à travers les circonstances historiques, la détermination de leur avenir, est un principe universel qui est reconnu par la Charte des Nations Unies.
Pourtant, ce droit est, à notre époque, violé dans la plupart des pays du monde qui sont :

· soit vassalisés et dessaisis de leur souveraineté comme c’est le cas dans la dictature euro atlantique imposée à marche forcée,
· soit insérés dans un carcan colonial ou néo-colonial sur la plupart des continents.

Une oligarchie financière sous hégémonie anglo- américaine (Wall Street et la City anglaise) ou germano-américaine et quelques oligopoles dominent le monde occidental et multiplient les guerres coloniales pour le pillage des rentes (matières premières, énergie, terres, eau…) et la généralisation de l’hégémonie occidentaliste militaire, politique et culturelle.


Face à l’échec de l’Union Européenne, ressurgit en ce début d’année 2013, l’objectif de réaliser l’Union Transatlantique c’est à dire la fusion dans un empire unique, de l’Amérique du Nord et de l’UE, avec la volonté de réaliser un marché transatlantique unifié, d’ici à 2015. Dans la perspective de présenter cette nouvelle fuite en avant dans la voie des abandons nationaux, comme une solution à la crise monétaire et systémique, l’objectif de l’institution d’une monnaie unique transatlantique ou mondiale, pourrait ressurgir bientôt.

La raison d’être du Comité Valmy qui s’est constitué à partir de la lutte contre la ratification du traité de Maastricht est précisément de contribuer au combat républicain pour que la France ne sorte pas de l’Histoire. C’est la nécessité de reprendre en main le drapeau de l’indépendance nationale et de la lutte pour la souveraineté populaire sans lesquelles, les Français en font quotidiennement l’expérience, les libertés démocratiques et les conquêtes sociales régressent rapidement et de façon continue.
Les questions sociale et nationale étant liées, notre démarche républicaine qui associe patriotisme et internationalisme est naturellement à la fois progressiste et anti-impérialiste.

En réponse à la trahison nationale généralisée de l’appareil politique professionnel et vassalisé qui monopolise illégitimement le pouvoir politique, notre combat est objectivement devenu indépendantiste.


Dans cette logique, nous menons un combat national pour le retrait de la France de la zone euro et de l’Union européenne, qui exerce une dictature sur les peuples qui en font partie, pour les intérêts exclusifs de la finance. L’exemple de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal sont là pour en mesurer les dégâts.
Nous dégager au plus vite de toute construction européenne doit aller de pair avec la volonté de quitter l’Otan et ses structures intégrées, instruments militaires de l’impérialisme, US en premier lieu.

Nous apportons notre solidarité et notre soutien envers tous les peuples en lutte pour leur indépendance, en particulier en Amérique latine, au Proche et Moyen Orient, notamment en Palestine et dramatiquement en Syrie

Les Syriens, en effet, subissent actuellement une guerre cruelle qui, pour l’essentiel, relève d’une agression extérieure dont l’instrumentalisation implique, de façon cruciale, les dirigeants de la connivence - la vraie droite, l’UMP, et la "fausse gauche", le PS - de la France officielle, alliée du bloc impérialiste euro-atlantique et occidentaliste, mais aussi du Qatar et de l’Arabie Saoudite. Les despotes de ces pays avec leurs milliards de dollars financent les bandes de mercenaire djihadistes takfiristes et wahhabites en Syrie.


Dans notre pays, grâce à la complicité de classe des oligarques « français » lesdits despotes développent méthodiquement une politique de prédation du patrimoine national de la France.
Dans une démarche associée, ils contribuent financièrement et par d’autres moyens, à la diffusion communautarisme et de l’islam radical dans nos banlieues.
Ils s’ingèrent ainsi ouvertement dans les affaires intérieures de notre pays, en s’opposant objectivement et de façon visible à la nécessaire intégration laïque et républicaine, d’une partie significative des Français issus de l’immigration, notamment des plus jeunes.

Dans des conditions bien différentes, les peuples Syrien et Français mènent donc un combat parallèle pour l’indépendance nationale, la souveraineté et la liberté.

Le constat de cette convergence objective des peuples syrien et français, devrait de traduire par une expression majeure de la solidarité de la France républicaine envers le peuple syrien ouvertement agressé.

L’appel dont le Comité Valmy a pris l’initiative à « faire cesser l’agression contre la Syrie et à refuser la participation de la France à celle-ci » a connu un succès et un retentissement réels. Cela confirme qu’il existe dans notre pays, une attente significative aspirant au nécessaire développement du soutien en faveur du peuple syrien. C’est à partir de ce constat que le Comité Valmy incite actuellement avec d’autres, à la recherche d’une dynamique de liaison, de coordination et d’initiatives, pour l’essor de la solidarité avec le combat de la Syrie souveraine.


Le combat mené par le comité Valmy est donc multiple.

Les aspirations à l’indépendance et à la souveraineté de tous les peuples, du nôtre en premier lieu, guident notre action.

Notre vœu le plus cher est d’être en capacité de participer aux luttes nécessaires pour atteindre nos objectifs.

C’est en renforçant le Comité Valmy que nous y parviendront.


Et alors, 2013, sera une bonne année !

Le 6 janvier 2013

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3111

 

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Voir aussi :

 

 

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10 janvier 2013, par Comité Valmy
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La patriotisme ne vaut-il que pour le racket

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Sont-ils devenus fous ?

Suite au dernier discours prononcé par le président syrien Bachar el-Assad, voici le commentaire de Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères : « On savait que Bachar était l’assassin de son peuple, on constate en écoutant son discours lamentable qu’il est en plus sourd et aveugle ». « Le meilleur vœu qu’on puisse formuler pour la Syrie en 201

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 03:27
RELIGIONS ET CROYANCES
DIEU ET LA GUERRE FONT BON MÉNAGE AUX ÉTATS-UNIS
Oscar Fortin
Vendredi 4 Janvier 2013


DIEU ET LA GUERRE FONT BON MÉNAGE AUX ÉTATS-UNIS
Je viens de lire deux articles que j’ai aussitôt reliés l’un à l’autre, question de mieux comprendre ce qui amène un peuple à se déclarer chrétien à 77 % tout en assumant 45 % de la totalité des dépenses militaires dans le monde. Également, je n’ai pu m’empêcher de faire un rapprochement de cette situation bien particulière des États-Unis avec la dernière intervention de Benoît XVI, pape pour les catholiques et une référence pour le monde, à l’occasion de la Journée mondiale pour la paix.
 
Dans le premier article, il est fait mention que 77 % des étasuniens se déclarent chrétiens dont 50 %, presbytériens, et 23 %, catholiques. Il s’agit donc d’un peuple à très forte croyance chrétienne et dont la référence fondamentale est le témoignage de Jésus de Nazareth et les Évangiles qui en véhiculent le message. Il n’est donc pas surprenant que ses dirigeants évoquent en tout temps la « bénédiction de Dieu », le « God bless America ».
 
Pratiquement, Dieu fait partie de la grande famille étasunienne. D’ailleurs, des pasteurs, des prêtres et des évêques animent des milliers de communautés qui se regroupent régulièrement dans les églises pour lire les évangiles et partager l’eucharistie avec celui qui a donné sa vie pour sauver le monde. Dans leur cœur et leur âme, ne se répètent-ils pas « qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » ?
 
Dans le second article, il est fait mention que ce même peuple assume pour lui-même 45 % de toutes les dépenses militaires dans le monde, faisant de lui la plus grande puissance militaire.
 
Gilles Devers, auteur de cet article, lève le voile, à partir d’un cas spécifique, sur l’hypocrisie et la criminalité des dirigeants de ce peuple et de ceux qui les soutiennent.
 
« Avec l’affaire Khaled El-Masri, la Cour européenne des Droits de l’Homme met en évidence les crimes de torture et de détention arbitraire commis par les États-Unis sur le sol européen, ici avec la complicité de la Macédoine. »
 
« Ce petit pays de 320 millions d’habitants, une bricole sur les 7 milliards que connaît la planète, assume 45 % des dépenses militaires dans le monde pour imposer sa puissance économique, au service de ses seuls intérêts. C’est la plus grande dictature du monde. »
 
Nous nous retrouvons donc avec un peuple qui, tout en se proclamant profondément chrétien et inspiré par celui qui pour sauver le monde sacrifia sa vie, se dote des armes les plus puissantes pour dominer et régenter le monde selon ses intérêts.
 
Alors, comment ces communautés chrétiennes, avec leurs pasteurs et leurs évêques, peuvent-elles s’accommoder en soutenant le financement de 45 % des armements qui existent dans le monde et se taire devant l’usage qui en est fait ? Comment se fait-il que ces 77 % de chrétiens ne se fassent pas entendre ? Bien au contraire, ils donnent plutôt l’impression d’en être l’inspiration.
 
Le panorama qui se présente à nous, en ce début d’année 2013, est pourtant ce qu’il y a de plus insécurisant et de troublant. Une analyse moindrement approfondie fait ressortir que les principaux acteurs des drames qui couvrent la planète sont peu nombreux : il y a les États-Unis et Israël, soutenus par leurs alliées traditionnelles, l’OTAN, qui se retrouvent à l’origine d’à peu près tous les conflits majeurs sur la planète.
 
Que ce soit en Asie, en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient, force est de constater que les bases militaires, les services d’intelligence et les forces de l’Empire sont en pleine opération. Ce serait faire l’autruche que de croire qu’ils sont là pour répandre la bonne nouvelle de l’amour et du pardon, telle qu’enseignée par le Nazaréen.
 
Les faits démontrent plutôt qu’ils sont là pour diviser, écraser, démolir, tuer, torturer afin de mieux prendre le contrôle des richesses ainsi que des peuples qui en sont les propriétaires. Ils sont des prédateurs de premier ordre pour qui les mots justice, vérité, paix, compassion n’ont de sens que dans le cadre de leurs propres ambitions et intérêts et non de celui du bien commun d’une humanité conviée, tout autant qu’eux, au partage de ces mêmes valeurs et richesses.
 
Alors, dans ce contexte, que dit Benoît XVI, conscient de toutes ces choses, à l’occasion de la Journée mondiale de la paix ? Que dit-il à ces chrétiens guerriers, prédateurs des richesses des autres, et que dit-il à ces chrétiens qui luttent vraiment pour l’avènement d’un monde de justice, de vérité, de paix et de compassion ?
 
Je me permets de relever certains extraits de cette intervention.
 
« il est encourageant de constater que les chrétiens – peuple de Dieu en communion avec lui et en chemin parmi les hommes – s’engagent dans l’histoire en partageant ses joies et ses espoirs, ses tristesses et ses angoisses[1], annonçant le salut du Christ et promouvant la paix pour tous. »
 
Commentaire : Comment peut-il constater pareil engagement des chrétiens alors que l’Europe chrétienne et l’Amérique chrétienne sont les premiers fauteurs de troubles dans le monde ? Au Moyen-Orient et en Afrique, c’est l’évidence même alors qu’en Amérique latine ce sont ces oligarchies chrétiennes soutenues par leurs cardinaux, leurs évêques et leurs pasteurs qui s’en prennent aux peuples, également chrétiens, qui cherchent, pour leur part, à s’affranchir de la domination politique et économique de ces derniers. Dans ce dernier cas, que fait l’Église hiérarchique pour soutenir et encourager ces peuples de la Bolivie, de l’Équateur, du Venezuela, du Paraguay et de l’Uruguay et j’en passe qui luttent pour s’affranchir de ce capitalisme sauvage et rendre possible une nouvelle solidarité au service prioritaire du bien commun ? Dans la majorité des cas, les évêques et cardinaux se font discrètement solidaires des oligarchies et de l’empire. Ce fut le cas au Honduras, au Venezuela, en Équateur et en Bolivie.
 
Plus loin il poursuit en précisant les causes rendant la paix si difficile :
 
« la prévalence d’une mentalité égoïste et individualiste qui s’exprime également au travers d’un capitalisme financier sans régulation nous inquiète. En plus des différentes formes de terrorisme et de criminalité internationale, les fondamentalismes et les fanatismes qui défigurent la vraie nature de la religion, appelée qu’elle est à favoriser la communion et la réconciliation entre les hommes sont autant de dangers pour la paix. »
 
Commentaire :
 
Pour comprendre Benoît XVI, il faut prêter attention tout autant à ce qu’il ne dit pas qu’à ce qu’il dit. Dans le cas présent, il sait très bien que le système capitaliste conduit à l’inhumanité. Dans son premier livre sur Jésus de Nazareth, il avait eu cette définition du capitalisme qu’il opposait à l’époque au communisme sanguinaire des pires années de l’URSS, question de le rendre encore acceptable, faute de mieux.
 
« Face aux abus du pouvoir économique, face aux actes de cruauté d’un capitalisme qui ravale les hommes au rang de marchandise, nos yeux se sont ouverts sur les dangers que recèle la richesse, et nous comprenons de manière renouvelée ce que Jésus voulait dire quand il mettait en garde contre la richesse, contre le dieu Mammon qui détruit l’homme et qui étrangle, entre ses horribles serres de rapace, une grande partie du monde (p.120).
 
Dans un autre passage de ce même livre, il a cette interprétation surprenante de Karl Marx :
 
N’est-il pas vrai que l’homme, cette créature appelée homme, tout au long de son histoire, est aliéné, brutalisé, exploité? L’humanité dans sa grande masse a presque toujours vécue sous l’oppression. Et inversement, les oppresseurs sont-ils la vraie image de l’homme, ou n’en donnent-ils pas plutôt une image dénaturée, avilissante? Karl Marx a décrit de façon drastique « l’aliénation » de l’homme. […] Il a livré une image très concrète de l’homme qui tombe aux mains de bandits (p.224). 
 
Benoît XVI se garde bien de reprendre ces mêmes termes pour parler, du haut de la tribune de la Place St-Pierre, de « ce capitalisme qui ravale les hommes au rang de marchandise ». L’allusion aurait été trop directe à cet empire avec lequel il a déjà célébré un si agréable anniversaire de naissance. Il préfère plutôt parler d’un « capitalisme financier sans régulation qui l’inquiète ». Là encore, pour en atténuer davantage les travers, il y oppose immédiatement « ces différentes formes de terrorisme et de criminalité internationale, les fondamentalismes et les fanatismes qui défigurent la vraie nature de la religion. »
 
On comprendra que dans l’esprit de son auteur, ces références ciblent surtout les musulmans, les islamistes et les arabes. Il ne saurait être question d’impliquer les États-Unis et les forces de l’OTAN dans des opérations terroristes ou encore de croire que le fondamentalisme puisse se retrouver quelque part chez les chrétiens.
 
Il poursuit son intervention, cette fois sur les artisans de la paix.
 
« Ils (les artisans de paix » comprendront qu’ils ne sont pas seuls parce qu’Il  (le Nazaréen) est du côté de ceux qui s’engagent en faveur de la vérité, de la justice et de l’amour.
 
Commentaire
 
Quelle belle occasion de parler de la désinformation qui s’impose à grande échelle et qui empêche la vérité d’atteindre toutes les personnes de bonne volonté. Une désinformation soutenue et encouragée par les belligérants qui contrôlent les grands réseaux de communication. Comment peut-on prétendre être des artisans de paix lorsque le mensonge est partie prenante de ces guerres de conquête ?
 
Pas un mot sur ce quatrième pouvoir qui rend possible les guerres et la tromperie qui va avec.
 
Une occasion de relever également le caractère antiévangélique de la course aux armements et le caractère scandaleux des budgets consentis aux armements et à la guerre par certains pays à majorité chrétienne.
 
Ç’aurait été également un moment tout indiqué pour parler de ces injustices commises à l’endroit de peuples entiers, en s’emparant de leurs richesses et en les poursuivant chaque fois qu’ils essaient de reconquérir leur indépendance et leur souveraineté sur leur propre territoire. C’est le cas en Amérique latine où on continue à défaire des gouvernements légitimement élus, comme au Honduras et au Paraguay.
 
D’ailleurs, Benoît XVI se garde bien de parler de l’Amérique latine dans ses grandes interventions. Son silence lui permet de garder ses bonnes relations avec l’Empire.
 
Je termine avec un dernier commentaire, question de ne pas être trop long
 
« De plusieurs côtés, il est reconnu qu’aujourd’hui un nouveau modèle de développement comme aussi un nouveau regard sur l’économie s’avèrent nécessaires.
 
Depuis plus de treize ans, plusieurs pays de l’Amérique latine oeuvrent à l’émergence d’un nouveau modèle de société. Celui qui en aura marqué les principales caractéristiques est le Venezuela sous la gouverne d’Hugo Chavez.
 
Dans son cas, il tourne le dos au « capitalisme qui ravale l’homme au rang de marchandises » et se tourne plutôt vers un socialisme qui rejoint pour l’essentiel les lignes directrices de l’encyclique Paix sur terre de Jean XXIII. Un de ces principes reconnaît « l’État autant que nécessaire et le privé autant que possible. »
 
Selon cette approche l’État est le maître d’œuvre  et le premier responsable de la gestion des richesses d’un peuple et de la réalisation du bien commun de la société. Tous les autres intervenants doivent s’ajuster à cette gérance de l’État, tout orientée au service du bien commun.
 
Alors, pourquoi ne pas avoir parlé de ces expériences nouvelles qui révolutionnent actuellement la vie de millions de Latino-Américains et qui ouvrent les portes vers un avenir plus prometteur pour la justice, la vérité et la paix ?
 
Pas un mot sur cette alternative qui apporte de nouvelles perspectives de développement et projette un nouveau regard sur l’économie.
 
Conclusion
 
Les mots et les discours trouvent leur âme dans le vécu des personnes et des peuples. S’ils n’en jaillissent pas, elles demeureront lettre morte.
 
L’engagement et la capacité de nommer les choses et les personnes par leur nom donnent à son auteur la mesure de sa liberté et de sa crédibilité.
 
Oscar Fortin
Québec, le 3 janvier 2013

http://www.alterinfo.net/DIEU-ET-LA-GUERRE-FONT-BON-MENAGE-AUX-ETATS-UNIS_a85339.html

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 06:34
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