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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 00:48

 

La crise ukrainienne pourrait dégénérer en guerre nucléaire de quatre manières différentes


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Lundi 28 Avril 2014 - 11:11 Plus proche de la guerre



Mardi 29 Avril 2014

La crise ukrainienne pourrait dégénérer en guerre nucléaire de quatre manières différentes
En 1983 la chaîne de télévision ABC a diffusé un film qui s'appelait "Le jour d'après" dans lequel les frappes nucléaires réciproques de deux superpuissances dévastait la vie des Américains moyens de deux villes du Midwest. Le conflit commençait par une concentration de troupes russes en Europe de l'Est (selon Moscou il s'agissait de simples manoeuvres militaires) qui s'aggravait à tel point que les deux camps finissaient par larguer leurs missiles nucléaires de peur de les perdre dans une attaque préventive. Le film, qui avait été diffusé pendant une période de tensions et de désaccords entre les Etats-Unis et l'Union Soviétique a eu de plus de 100 millions de spectateurs : le plus grand succès d'audience de toute l'histoire de la TV.
 
Les Etasuniens ne pensent plus beaucoup à ce scénario depuis la fin de la Guerre Froide parce que l'Union Soviétique s'est dissoute et que la rivalité idéologique entre Washington et Moscou a disparu. Cependant, la crise en cours à propos de l'Ukraine nous rappelle que la Russie est une puissance nucléaire et que les causes géopolitiques de ses inquiétudes concernant sa sécurité n'ont pas disparu. En fait, Moscou a sans doute encore plus de raisons de s'en faire aujourd'hui du fait qu'elle a perdu la bouclier des pays alliés qui la protégeaient d'une attaque occidentale pendant la Guerre Froide et que désormais sa capitale se trouve seulement à quelques minutes de la frontière orientale de l'Ukraine en jet (et encore moins de temps en missile). Quand on connaît l'histoire de la région on comprend facilement pourquoi Moscou peut craindre une agression.
 
Bien que l'Administration Obama réponde avec mesure à l'annexion de la province de Crimée de l'Ukraine en mars dernier, sa crédibilité auprès de ses alliés régionaux est en jeu, et le leader russe, Vladimir Poutine, n'a rien fait pour rassurer ses voisins. Après avoir fomenté la révolte en Ukraine orientale*, Moscou dit maintenant qu'il pourrait être contraint de venir en aide aux Russes qui y vivent (il a massé 40 000 soldats à la frontière, pour ce qu'il a d'abord appelé des manoeuvres). Pendant ce temps, les Etats-Unis ont accru leur présence militaire dans la région pour garantir la sécurité des membres locaux de l'OTAN. Petit à petit la tension monte.
 
Il y a un aspect de l'équilibre militaire régional qu'il ne faut pas oublier c'est la présence d'armes soi-disant non stratégiques des deux côtés. Ces missiles, bombes et autres armes, qu'on appelait autrefois armes nucléaires tactiques, ont été achetés pendant la Guerre Froide pour compenser le manque d'armes conventionnelles en cas de guerre. Selon Amy Woolf du Service de Recherche du Congrès, les Etats-Unis ont environ 200 armes nucléaires de ce type en Europe, dont une partie se trouve à la disposition des alliés locaux. Woolf dit que la Russie a environ 2 000 têtes nucléaires non stratégiques dans son arsenal opérationnel - la plupart pouvant atteindre l'Ukraine - et que  au fur et à mesure des remises à niveau successives, la stratégie militaire russe semble "compter de plus en plus sur les armes nucléaires" pour faire face à la supériorité des Etats-Unis dans le domaine des armes conventionnelles de haute technologie.
 
Une étude de 2001 réalisée par la très respectable RAND Corporation est arrivée à peu près à la même conclusion et affirme que la doctrine militaire russe admet explicitement la possibilité d'utiliser l'arme nucléaire pour provoquer l'escalade d'un conflit régional ou à l'inverse sa désescalade. Ce ne sont pas seulement des menaces de la part des Russes. Les Etats-Unis et l'OTAN envisagent aussi la possibilité de se servir de l'arme nucléaire dans une guerre européenne. L'Administration Obama a eu l'opportunité de renoncer à cette éventualité lors de la Révision de La Politique Nucléaire de 2010 mais elle a au contraire décidé de déployer davantage d'armes nucléaires en Europe au titre d'une doctrine appelée Dissuasion Elargie. Les nations d'Europe de l'Est qui ont rejoint l'OTAN après l'effondrement de l'Union Soviétique étaient particulièrement favorables à l'idée d'avoir des armes atomiques tout près.
 
Aussi improbable que cela paraisse, il y a dans les deux camps la doctrine et les capacités nucléaires susceptibles de conduire à l'utilisation d'armes nucléaires en cas de guerre en Ukraine. Voilà quatre façons dont cela pourrait se produire :
 
Mauvais services secrets. Comme les Etats-Unis ont ricoché d'échec en échec au cours des dernières décennies, on a pu se rendre compte que Washington n'est pas le champion du décryptage des informations. Même quand il dispose d'informations vitales, leur lecture est tellement biaisée par les préjugés et les processus bureaucratiques qu'ils en tirent de mauvaises conclusions. C'est le même problème à Moscou**. Par exemple, la crise des missiles cubains de 1962 a éclaté en partie parce que Khrouchtchev, le leader soviétique, croyait que le président Kennedy était plus faible qu'il ne l'était en réalité, et la marine étasunienne a presque provoqué le lancement d'une torpille nucléaire par un sous-marin russe pendant le blocus parce qu'elle a sous-évalué la réaction de l'ennemi à la menace. Il n'est pas difficile d'imaginer pareilles erreurs d'interprétation en Ukraine que Washington et Moscou approchent à partir de perspectives très différentes. Un déploiement d'envergure des forces étasuniennes dans la région pourrait provoquer une escalade russe. 
 
Mauvais signaux : Quand les tensions sont fortes, des leaders rivaux cherchent souvent à envoyer des signes sur leurs intentions pour influencer l'issue des événements. Mais la signification de tels signes peut aisément être brouillée par la nécessité des leaders de s'adresser à plusieurs interlocuteurs différents en même temps et par les différentes grilles de lecture utilisées dans chaque camp. Même la traduction peut changer le sens des messages de manière subtile. Alors quand Lavrov, le ministre des Affaires Etrangères russe, a parlé cette semaine d'une aide éventuelle aux Russes de l'Ukraine de l'Est, Washington a dû deviner si cela signifiait qu'il allait envahir l'Ukraine ou s'il envoyait un signal à Kiev au sujet de sa campagne antiterroriste, ou s'il voulait dire encore autre chose. La mauvaise interprétation de tels signaux peut entraîner une escalade réciproque si rapide et si forte que la décision d'utiliser l'arme nucléaire finit par sembler logique.
 
 
L'approche de la défaite. Si une guerre conventionnelle se déclarait entre la Russie et l'OTAN, un des deux camps devrait à moment donné s'avouer vaincu. La Russie a un avantage numérique indéniable près de l'Ukraine, mais son armée est composée principalement de conscrits et elle est mal équipée en comparaison de l'armée occidentale. Le camp qui sentirait qu'il est en train de perdre devrait décider s'il faut mieux perdre la guerre ou utiliser des armes nucléaires tactiques. En cas d'échec, Moscou se retrouverait avec une présence ennemie à ses portes tandis que Washington devrait accepter l'effondrement de l'OTAN, son plus important allié. Devant une telle perspective, l'utilisation de "seulement" une de ses deux têtes nucléaires tactiques pourrait sembler raisonnable - surtout considérant que la doctrine et les capacités nucléaires des deux camps le permettent.
 
Commandement défectueux. Les armes nucléaires stratégiques comme les missiles balistiques intercontinentaux sont étroitement contrôlées par les membres les plus haut gradés de l'armée en Russie comme aux Etats-Unis, ce qui rend leur déclenchement non autorisé ou accidentel pratiquement impossible. Mais ce n'est pas tout à fait le cas des armes nucléaires non stratégiques qui à moment donné d'une processus d'escalade doivent être confiées au contrôle de commandants locaux si elles doivent être de quelque utilité. La politique étasunienne envisage même de permettre à ses alliés de lancer des têtes nucléaires sur des cibles ennemies. Moscou ne fait sans doute pas autant confiance à ses alliés mais comme il a davantage d'armes nucléaires tactiques dans davantage d'endroits, il y a encore plus de chances qu'un commandant russe local ait la possibilité d'utiliser la première arme nucléaire dans le chaos de la bataille. La doctrine russe permet l'usage d'armes nucléaires en cas d'agression conventionnelle menaçant la patrie et les obstacles aux initiatives locales sautent souvent une fois que les hostilités ont commencé.
 
Quand on considère tout les éléments qui, en temps de guerre, vont à l'encontre de la retenue  - un renseignement médiocre, des communications confuses, des revers militaires, un commandement dégradé et quantités d'autres choses - il semble raisonnable de penser qu'une confrontation militaire entre l'OTAN et la Russe puisse devenir incontrôlable et qu'à force d'escalade on en arrive à utiliser l'arme nucléaire. Et parce que l'Ukraine est si proche du coeur de la Russie (environ 350 km de Moscou) Dieu seul sait ce qui se passerait une fois si le "pare-feu" nucléaire sautait. Tous ces termes - pare-feu, échelles d'escalade, dissuasion élargie - ont été créés pendant la Guerre Froide pour établir différents scénarios possibles de guerre en Europe. Alors, puisque le regain de tensions permet de craindre une guerre en Ukraine (ou dans une autre nation anciennement soviétique) il est peut-être temps de renouer avec la manière de penser de l'époque de la Guerre Froide.


Loren Thompson, Forbes
 
Pour consulter l'original : http://www.forbes.com/sites/lorenthompson/2014/04/24/four-ways-the-ukraine-crisis-could-escalate-to-use-of-nuclear-weapons/
 
Traduction: Dominique Muselet
 
Notes du traducteur:
* Il y a dans cet article beaucoup de points de vues-système car l'auteur est un serviteur du système mais cet article demeure intéressant pour les raisons que cite ici Philippe Grasset qui en fait le commentaire:
"On a déjà vu à plus d’une reprise ce qu’on pouvait penser des observations de l’analyste et lobbyiste Loren B. Thompson, du Lexington Institute : pas grand’chose, sinon de la publicité payée à grands frais lorsqu’il s’agit du JSF ; un peu plus, et même parfois beaucoup plus lorsqu’il s’agit de questions plus vastes, plus pressantes, stratégiquement plus larges, à propos desquelles les opinions des experts, y compris de même opinion, sont largement divergentes. Pour ce dernier cas, on inscrira la crise ukrainienne, où les analyses de Thompson sont intéressantes parce qu’entachées d’aucune référence directe et conséquences quelconque pour ses employeurs. La raison principale de cette position plus “objective”, ou disons plus dénuée d’argumentation intéressée, est bien que Thompson, qui est un expert objectivement qualifié, considère cette crise comme particulièrement dangereuse, et sans doute le premier cas incontestable de l’après-Guerre froide où la possibilité d’une escalade menant à un affrontement nucléaire stratégique entre les USA et la Russie existe réellement."
http://www.dedefensa.org/article-les_sc_narios_du_pire_28_04_2014.html
 
** Ce n'est pas l'avis de P. Grasset. Dans l'article cité ci-dessus il écrit : "Selon notre appréciation, le premier cas, particulièrement, est tout à fait possible, le renseignement US s’étant montré extrêmement médiocre jusqu’ici dans cette crise, – bien plus médiocre que le renseignement russe, malgré ce que dit Thompson, qui renvoie pour les exemples de mauvais renseignement russe à la crise de Cuba de 1962, du temps où c’était l’URSS qui était en jeu, pas la Russie, et avec une direction très divisée au contraire de la direction actuelle qui est institutionnellement très stable".

 

http://www.alterinfo.net/La-crise-ukrainienne-pourrait-degenerer-en-guerre-nucleaire-de-quatre-manieres-differentes_a102092.html

 

 

ULTIMATUM. Ukraine: communiqué de l’Etat-major de l’armée du Sud-Est de l’Ukraine

 

http://allainjules.com/2014/04/26/ultimatum-ukraine-communique-de-letat-major-de-larmee-du-sud-est-de-lukraine/

 

 

Publié le avr 26, 2014 @ 23:44

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Par Allain Jules

 

Le communiqué de l’Etat-major de l’armée du Sud-Est de l’Ukraine vient d’être communiqué. Il s’agit d’un ultimatum adressé aux autorités de Kiev.  

Nous, l’armée conjointe du Sud-Est, le 6 Avril dernier, donc ça fait trois semaines déjà, nous avons essayé d’apporter à la junte de Kiev, une réponse en prenant d’assaut des bâtiments publics mais, ce n’est pas un but en soi. C’est juste une tentative de  se faire entendre. Nous voulions simplement faire part aux autorités de Kiev que les gens de la région de Lugansk ne sont plus en mesure de supporter ce traitement inhumain à leur égard. Intimidation, arrestations, harcèlement, licenciement, négligence et racisme sont les réponses que la junte de Kiev donne à une demande pacifique des résidents du Sud-Est.

Nos exigences étaient simples et communes: une amnistie pour tous les prisonniers politiques, le référendum, la suppression des droits de douane et des hausses de prix et la pratique libre de la langue russe. Ces exigences de base sont légitime pour tout gouvernement de n’importe quel pays dit civilisé. Le monde entier sait donc ce que nous voulons. Et donc, le 17 Avril à Genève, la Russie, les Etats-Unis et l’UE, lors des négociations avec la partie ukrainienne ont signé les accords de Genève obligeant la junte de Kiev  d’amnistier tous les protestataires et écouter la voix du Sud-Est.

Pour toutes ces exigences Kiev a donné ces réponses:

1. La junte continue de nous appeler "séparatistes" et "terroristes", or les appels des pro-Maidan sont vus comme légitimes.
2. La junte a déployé des bandes armées comme le "Secteur droit" de Kiev près de Donbass (région est), dans la ville de Dnepropetrovsk, pour prendre des enfants en otage.
3. La Junte armée et logée aux frais de la garde nationale, composée de pro-Maïdan a découpé et brûlé les Berkut et maintenant, ils ont été envoyés pour faire le même travail sur des manifestants à Sloviansk.
4. Tout ceci est contrairement à tous les canons internationaux, contraire à la Constitution de l’Ukraine. La junte a envoyé l’armée régulière réprimer le peuple de Donbass. Nous savons déjà tout cela et l’armée a tué des habitants de Sloviansk, de Kramatorsk et de Donetsk.
5. Il est aussi connu que des gens disparaissent, surtout nos militants, dans la région de Lugansk.

Maintenant, nous sommes convaincus que ces actions de la junte de Kiev, sont une déclaration de guerre ! Guerre contre son propre peuple. Nous n’acceptons pas ces conditions inhumaines imposées par ce gang de fascistes et, ils ont décidé de nous détruire physiquement !

Et si, le favori des présidentielles ukrainiennes Petro Porochenko s’inscrit lui aussi dans le fascisme de la junte en parlant le langage de la force, on affrontera ce pouvoir. Notre puissance c’est la puissance du peuple !

 

Et donc, pour la dernière fois, sous la forme d’un ultimatum, nous mettons en garde:

- Si jusqu’à 14 heures, le mardi 29 Avril, toutes nos exigences, soutenues par les accords de Genève ne sont pas remplies, nous croyons que toutes les autorités qui sont à Kiev sont anti-nationales et devrons répondre devant la justice pénale. Nous procédons à l’action.

Tous ceux qui se soucient de l’avenir de la maternelle Lugansk, tous ceux qui sont préoccupés par le sort de nos enfants et les personnes âgées, qui sont tous fatigués de vivre dans la pauvreté et l’obscurité, nous les invitons le 29 Avril à 14h00, pour la construction de l’administration de leurs villes et districts et demander aux autorités de Kiev d’apporter des réponses à leurs demandes, eux,  les populations de la région de Lugansk.

La victoire sera nôtre !

Quartier général interarmées de l’Armée du Sud-Est.

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Le journaliste Alexandre Sivov nous apportera des éclaircissements quant à la traduction.

 

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Voir aussi:

La crise ukrainienne accélère la recomposition du monde

http://latourdebabelworldpress.com/2014/03/28/la-crise-ukrainienne-accelere-la-recomposition-du-monde/

 

 

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Le coup de sang de Poutine

 

Jeudi 24 Avril 2014 - 10:51 Si Santiago nous était comptée


Salim Metref
Mardi 29 Avril 2014


Le coup de sang de Poutine
Certains experts sont unanimes et l’affirment. Sans un saut qualitatif technologique majeur, la suprématie militaire américaine sera bientôt battue en brèche par la montée en puissance et l’émergence de la Chine. Cette nouvelle donne géostratégique ainsi que le risque potentiel encouru de l’effondrement du dollar, envisagé à court terme non seulement par certains experts mais   également redouté par certains grands spéculateurs et autres gourous de la finance internationale,  et l’effet dévastateur induit sur l’économie américaine et celles  des pays occidentaux,  expliquent en partie l’affolement américain à se redéployer sur la question ukrainienne en accentuant les sanctions vis-à-vis de la Russie et en transformant une fois de plus une crise artificielle créée de toutes pièces en une opportunité. C’est que le scénario Ukrainien s’est bel et bien emballé et les objectifs qui lui ont été initialement fixés  n’ont pas été atteints.
Bien au contraire. Destinés initialement  à provoquer un effet domino au sein même de la Russie en y encourageant les divisions et les processus sécessionnistes, les événements de Kiev ont été encouragés par l’Europe et ont bénéficié d’une couverture médiatique exceptionnelle qui a été cependant réduite depuis que le puissant lobby médiatique mondialiste et les agitateurs attitrés et autres pourfendeurs de la Russie de Poutine se sont aperçus que certains nationalistes ukrainiens portaient au bras l’insigne de la croix gammée. Les événements qui ont eu lieu dans la capitale Ukrainienne ont dés le début évolué  vers une forme de résistance insurrectionnelle de type guérilla grâce à l’encadrement, selon encore certains experts, de spécialiste israéliens qui ont apporté leur savoir-faire. Ces événements ont précipité la désintégration de l’Ukraine dont une partie importante de la population, sommée par la communauté internationale de choisir entre l’union européenne et l’OTAN où la Russie, ne cache plus sa sympathie ni sa reconnaissance pour cette dernière. Et «l’annexion-réappropriation » de la Crimée par la Russie n’est qu’un retour de flamme fulgurant qui puise son origine non seulement dans les provocations incessantes occidentales mais aussi dans un processus historique qui n’est pas encore achevé. La Crimée qui abrite le puissant port de Sébastopol ainsi que la flotte de la mer noire a noué des liens indéfectibles avec la Russie et est composée d’une population qui lui est majoritairement acquise. Elle a également fait partie des Républiques de l’ex Union Soviétique et a abrité des événements majeurs qui ont scellé la paix internationale.

Mais quelles leçons faut-il retenir des tragiques événements que vit l’Ukraine qui peut à tout moment basculer dans l’horreur et le bain de sang ? Quel est le risque potentiel de propagation encouru par l’Europe où les ingrédients de l’explosion et de remise en cause de la paix civile semblent déjà réunis du fait de la persistance de la crise économique, du chômage et de la pauvreté grandissante ?

Il est évident de constater et de dire que la morale et le droit international ne sont plus désormais du coté de ceux qui prétendent régenter le monde, dicter la conduite des affaires internationales, fixer le tempo et préconiser, s’il le faut par la force militaire, les grandes orientations de la politique internationale. Après l’échec de sa tournée en Asie où l’influence chinoise, y compris militaire, et l’entêtement nord-coréen sont désormais scellés et actés, le durcissement du discours du Président Américain sur la question ukrainienne ne peut cacher l’embarras de Washington face à la contestation de son hégémonie et de son nouvel ordre mondial  par l’entêtement de ceux qui militent grâce à de nouveaux rapports de force pour une nouvelle définition des relations internationales fondée sur le respect mutuel, la coopération et l’équilibre des forces. Comment peut-on après avoir envahi L’Irak et l’Afghanistan, continué de malmener l’Iran, provoqué l’implosion de la Syrie, spolié le peuple Palestinien de ses droits légitimes à un état souverain et au retour de ses millions de réfugiés, déclaré la guerre aux musulmans et conduit la majorité des expéditions punitives qu’aura connu le monde au cours des dernières décennies prétendre pouvoir encore dire le droit international et énoncer ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Quelle crédibilité peut-il rester lorsque l’on a sa politique internationale dictée et tenue en laisse par les puissants lobbys qui malmènent le monde ? Moscou n’est certes pas Pékin mais n’est ni Baghdâd et ni Kaboul. Le coup de sang de Poutine révèle une chose. L’ère des diktats est révolue et l’ampleur des sanctions internationales, soutenues par l’Europe et notamment par la France,  ne viendront certainement pas à bout de la détermination Russe qui semble bénéficier de la compréhension et de la sympathie d’une bonne partie de la communauté internationale.

http://www.alterinfo.net/Le-coup-de-sang-de-Poutine_a102090.html

 

 

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Démonstration de force des Pro-Russes à la veille d'une réunion sur l'Ukraine

Insurgés prorusses et forces armées ukrainiennes se livrent mercredi un bras de fer tendu dans l'Est, à la veille de pourparlers avec Moscou.

TERMINE : Fin du direct : le 17/04/2014 à 00:05

16/04 à 23:08

Le point sur la situation

 - Les Ukrainiens humiliés


Les séparatistes prorusses ont infligé une humiliation symbolique aux autorités de Kiev en confisquant six véhicules de transport de troupes dépêchés dans le cadre d'une tentative de reprise en main de l'est de l'Ukraine. Dans la matinée, ces blindés ont traversé la ville de Kramatorsk mais des hommes en armes bénéficiant de la complicité d'agents russes, selon le ministère ukrainien de la Défense, se sont emparés des six véhicules sur lesquels ils ont hissé le drapeau russe en signe de défiance à l'égard des autorités de Kiev. Les blindés ont ensuite pris la route de la localité de Slaviansk où ils se trouvent gardés par des "gens en uniforme qui n'ont rien à voir avec les forces armées ukrainiennes".

 

- Réunion cruciale jeudi


Le revers militaire infligé à Kiev illustre l'impuissance dans laquelle se trouve le nouveau pouvoir avant la rencontre prévue jeudi à Genève. La Russie sera représentée par le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov et l'Ukraine par son ministre des Affaires étrangères Andrij Dechtchitsia. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et la représentante de la diplomatie européenne Catherine Ashton participeront également à cette rencontre. Les Etats-Unis n'attendent aucune percée décisive, admettent toutefois des responsables de l'administration Obama.

 

- L'Otan renforce la défense en Europe orientale


L'Otan a annoncé un renforcement des mesures de défense aérienne, maritime et terrestre de ses pays membres d'Europe orientale, comme les pays Baltes et la Pologne. Ces mesures, qui "sont totalement conformes à nos engagements internationaux", entreront en vigueur immédiatement, a souligné le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen. "D'autres suivront, si nécessaires, dans les semaines et les mois à venir".

 

- La Transnistrie réclame son indépendance


L'Union européenne doit reconnaître la Transnistrie, territoire séparatiste pro-russe de Moldavie frontalier de l'Ukraine, si elle veut la "stabilité" dans la région, a déclaré le président de Transnistrie Evgueni Chevtchouk. Cette déclaration intervient alors que le "soviet suprême" (Parlement) de Transnistrie a demandé à la Russie et aux Nations unies de reconnaître l'indépendance de ce territoire qui compte officiellement 500.000 habitants et où sont stationnés environ 1.500 soldats russes.

16/04 à 22:51
Washington ne s'attend pas à une avancée décisive

Les Etats-Unis n'attendent aucune percée de la réunion quadripartite sur la crise ukrainienne, ont déclaré des responsables de l'administration Obama. Il est raisonnable de penser, disent-ils, que de nouvelles sanctions seront imposées à Moscou si aucun progrès n'est constaté lors de la réunion. S'exprimant sous le sceau de l'anonymat, ces responsables se disent convaincus de la volonté de Vladimir Poutine de créer une Ukraine fédérale dont les décisions pourraient être bloquées par Moscou.

 

  http://www.lefigaro.fr/international/2014/04/15/01003-20140415LIVWWW00281-ukraine-russie-en-direct.php

 

 

Sarah Palin propose l'arme nucléaire contre Vladimir Poutine 

www.nouvelordremondial.cc/.../sarah-palin-propose-larme-nucleaire-con...
10 mars 2014 - Sarah Palin propose l'arme nucléaire contre Vladimir Poutine ... devant son homologue russe Vladimir Poutine dans la crise ukrainienne. ... Elle lancera le 3 avril une nouvelle émission, Amazing America, sur une chaîne du ... NouvelOrdreMondial.cc sur Twitter · Rejoignez-nous sur Facebook · RSS Feed ...
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UKRAINE. Slaviansk: la nouvelle humiliation retentissante de l’armée ukrainienne

Publié le avr 26, 2014 @ 20:02

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alexPar Alexandre Sivov

hélicoptères militaires russes en exercice au village russe de Severny près de la frontière russo-ukrainienne

hélicoptères militaires russes en exercice au village russe de Severny près de la frontière russo-ukrainienne/ Crédits photo/Reuters


Kiev accuse Moscou de vouloir déclencher une 3e guerre mondiale. Comprenez qu’il dit clairement aux Occidentaux de l’aider à mettre un terme à ça. D’ailleurs le "ministre" ukrainien des Affaires étrangères a déclaré qu’il craint une invasion imminente par les forces russes. Les rhétorique guerrière rangée au placard, il s’agit du nouvel échec retentissant de l’armée ukrainienne. 


Les séparatises prorusses ont confirmé, samedi 26 avril, détenir des collaborateurs de l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, dont l’arrestation avait été annoncée la veille par les autorités ukrainiennes et allemandes, alors que la guerre diplomatique se poursuit entre la Russie et les occidentaux. Les prorusses accusent ces derniers à juste titre d’être des espions de l’Empire. On sait comment ces gens ont toujours fonctionné avec leurs organisations ou les ong.

 

La surenchère dialectique de Kiev est là justement pour masquer l’échec de son armée. Les Russes n’ont que fait des exercices aux frontières et, du coup, Kiev annonce que son espace aérien a été violé par les hélicoptères de l’armée russe. Non, les milices prorusses qui tiennent Sloviansk sont assez fortes aujourd’hui pour tenir tête aux forces spéciales de Kiev et à l’armée ukrainienne. C’est un fait irréfragable aujourd’hui. En effet, les troupes qui étaient envoyées à Sloviansk ont déposé les ames tandis que les autres sont restées dans leurs basses arrières comme à l’aéroport de  Kramatorskaya/Kramatorsk. C’est d’ailleurs ici même que, hier, des prorusses se sont rendus et battu, excusez du peu, le chef adjoint de la  SBU (service de sécurité ukrainienne), le général Basil K.

 

tensions

 

Après avoir par tous les moyens tentés de torpiller les référendums à venir dans toutes les zones où il y a des tensions à l’est de l’Ukraine (image au dessus), on peut aisément comprendre la peur de Washington et ses valets. Ce qui est sûr, contrairement à ce que Allain Jules affirmais sur la radio La Voix de la Russie, il est de plus en plus improbable que la Russie intervienne. Les prorusses sont désormais très bien implantés pour tenir tête aux Ukrainiens.

 

Alexandre Sivov

 

http://allainjules.com/2014/04/26/ukraine-slaviansk-la-nouvelle-humiliation-retentissante-de-larmee-ukrainienne/

 


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