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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 18:25

Fidel Castro Met En Garde Contre Une intervention Militaire De L’OTAN En Libye

Lors de l’une de ses « réflexions » paraissant régulièrement dans la presse cubaine Castro avertit que sous l’impulsion des US et pour s’accaparer les richesses naturelles du pays dont le pétrole, l’OTAN se prépare à envahir la Libye.



Fidel Castro Met En Garde Contre Une intervention Militaire De L’OTAN En Libye


Selon Fidel Castro les Etats Unis n’hésiteront pas à donner l’ordre à l’OTAN d’envahir la Libye afin de mettre la main sur les réserves pétrolières de ce pays à la faveur d’une situation présentée comme des plus chaotiques et dans une ambiance fiévreuse de surenchère médiatique sur ce qui se passe en Libye.

Hors la presse étrangère ne peut pas couvrir de l’intérieur les manifestations et la violente répression en cours en Libye donc ce qui se passe réellement reste de l’ordre de l’inaccessible. Même Al Jazeera qui a réussi à couvrir ce qui se passait en Tunisie en Egypte au Bahreïn s’est vu privée de couverture son relais satellitaire ayant été brouillé.

Par qui ?

Kadhafi dispose -t-il des moyens technologiques d’un tel brouillage ?

Ou bien ce brouillage sert t-il à amplifier «l’effet chaos » nécessaire pour convaincre l’opinion publique mondiale de la nécessité d’une intervention militaire de l’OTAN en Libye ?

Pour ce qui est des « révolutions » dans les pays arabes on est désormais passé au Plan B de contre insurrection et récupération par les US et leurs alliés UE, Israël et consorts.

Les démissions en masse de diplomates et autres responsables politiques libyens sont-ils le prélude à l’installation d’un autre « gouvernement de transition » intégré au Nouvel Ordre Mondial libre échangiste cette fois en Libye ?

« Il est absolument évident que les Etats Unis ne se soucient pas du tout de la paix en Libye et n'hésiteront pas à donner l'ordre à l'Otan d'envahir ce riche pays. C'est peut-être une question d'heures ou de jours" affirme Castro. Selon lui "il faudra attendre" de savoir ce qui relève "de la vérité ou du mensonge" dans les informations faisant état d'une violente répression des mouvements de protestation, qui a fait des centaines de morts, selon diverses organisations humanitaires.

Fidel Castro a notamment qualifié de "mensonge, non dénué d'"intentions perfides", l'information qui a circulé sur une fuite de Kadhafi au Venezuela dont le président Hugo Chavez, fils spirituel de Fidel Castro, s'est rapproché ces dernières années du dirigeant libyen. "En ce qui me concerne, je n'imagine pas le leader libyen abandonnant son pays et ses responsabilités", a déclaré Castro. Et de conclure :

"Une personne honnête s'opposera toujours à toute injustice quelle qu'elle soit commise contre n'importe quel peuple du monde, et, en cet instant, la pire de toutes serait de garder le silence devant le crime que s'apprête à commettre l'OTAN contre le peuple libyen »

Actuellement prés de 80% du pétrole de la Libye est exporté vers l’Union Européenne soit 10% de la totalité des importations de l’UE qui jusqu’à présent s’est fort bien accommodée du régime dictatorial et politiquement très excentrique de Kadhafi réintégré dans le «concert des nations » après quelques années de mise au ban et sanctions - dont l’embargo sur les exportations pétrolières instauré par les US. Grâce à ses pétrodollars Kadhafi a pu moderniser ses équipements militaires (avions hélicoptères missiles…) fournis par les puissances occidentales exportatrices et utilisés actuellement pour contrer les manifestations en bombardant les opposants au régime mais aussi en les faisant mitrailler dans les rues par des mercenaires importés et parachutés de pays africains voisins.

Les US ont de grandes ambitions concernant les richesses naturelles du continent africain dont le pétrole et le gaz leur principal objectif étant de se les approprier pour ensuite dicter leurs conditions aux pays demandeurs tels les pays de l’UE, le Japon gros consommateur importateur mais aussi les pays émergeants comme la Chine et l’Inde. C’est dans cette perspective qu’a été crée AFRICOM, le commandement militaire US spécifiquement dévolu à l’Afrique.

Intervention de l’OTAN ou de son fidèle serviteur l’AU ?

Mais c’est surtout par le biais de son bras armé européen l’OTAN dont font partie d’anciens empires coloniaux ayant eu autrefois main mise sur ces richesses africaines tels la France, la Grande Bretagne, l’Espagne, le Portugal, la Belgique, l’Allemagne, l’Italie … que les US comptent étendre leur emprise hégémonique énergétique.

Selon un article récent de la Revue Afrique du Kenya l’OTAN et l’AU ( UA :Union Africaine qui compte 53 pays membres) se préparent à signer un traité de partenariat militaire faisant état d’informations rapportées par des fonctionnaires de l’AU dont le siège est à Addis Abeba en Ethiopie. Cet article précise également que l’OTAN négocie l’ouverture d’un bureau de liaison aux quartiers généraux de l’AU et que le département des affaires légales de l’OTAN « est entrain de finaliser avec son homologue de l’AU la rédaction du nouveau pacte qui sera bientôt signé ».

Le Commissaire pour la Paix et la Sécurité de l’AU, Ramtane Lamamra, a « confirmé que l’OTAN doit signer un accord militaire avec l’AU » visant surtout à consolider la Force d’Intervention Africaine pour la Stabilité (ASF) comprenant plusieurs brigades d’intervention rattachées aux cinq zones économiques du continent (Nord, Est, Ouest, Centre et Sud).

La mission dévolue à l’ASF c’est d’intervenir autrement dit d’envahir et d’occuper certains pays africains considérés comme « instables » c'est-à-dire récalcitrants au Nouvel Ordre Mondial libre échangiste des US et de leurs alliés européens. Lamanra a déclaré que « l’Afrique aimerait apprendre de l’OTAN sur les transports aériens stratégiques de troupes, les communications avancées, la rotation d’unités importantes parmi des régions et répondre aux défis logistiques » ajoutant que « l’OTAN est un bon modèle à utiliser pour construire l’ASF ».

Toujours selon cet article des « experts ont dit que l’Afrique devient le champ de bataille stratégique entre les puissances mondiales et en particulier les US, l’UE, la Russie, la Chine… » les deux dernières investissant massivement sur le terrain dans l’exploitation des ressources de certains pays africains directement en compétition avec les multinationales US/UE.

Kadhafi s’est toujours élevé contre la création de l’AFRICOM et a vu d’un mauvais œil ce rapprochement OTAN/AU.

Donc sous couvert de manifestations populaires pour exiger la fin de la dictature Kadhafi et réprimées par un bain de sang, il n’est pas impossible que l’US/OTAN directement ou soit via ses collaborateurs de l’AU décident d’une intervention militaire en Libye au prétexte d’arrêter les massacres mais en réalité pour prendre le contrôle des richesses pétrolières de la Libye.

Après une pause de quelques décennies pendant laquelle on a fait croire aux peuples «décolonisés» qu’ils étaient libres tout en leur imposant des dictateurs tortionnaires, le colonialisme occidental US/UE ne cache plus ses ambitions ni en Afrique, ni au Moyen Orient, visant directement le contrôle et l’exploitation des ressources énergétiques aux détriments de leurs propriétaires les peuples autochtones à qui on essaie de voler encore une fois leurs justes révolutions. L’époque des « élites nationales » servant de gouvernements fantoches et se servant grassement dans les caisses des états est révolu retour à l’exploitation directe brutale cette fois sous la botte coloniale des forces d’intervention mondiales US/OTAN.

 

http://www.planetenonviolence.org/Fidel-Castro-Met-En-Garde-Contre-Une-intervention-Militaire-De-L-OTAN-En-Libye_a2377.html

 

 

..

 

 

Dans un billet daté d'hier très diffusé dans la gauche latino-américaine l'ex-dirigeant Fidel Castro accusait l'OTAN de préparer une invasion de la Libye.

 

De même le ministre des affaires étrangères vénézuélien Nicolás Maduro a formulé des voeux pour que le peuple libyen parvienne à surmonter la crise actuelle pacifiquement "sans l'ingérence de l'impérialisme dont les intérêts dans la région se sont trouvés affectés ces derniers temps". Il a par ailleurs condamné l'irresponsabilité du ministre des affaires étrangères britannique William Hague qui a fait courir le bruit que le colonel Kadhafi s'était réfugié au Vénézuela.

  kadhafi.jpg

La Libye est un allié du Venezuela (Hugo Chavez a remis à Mouamar Kadhafi récemment l'épe du Libérateur Bolivar) mais entretient aussi de bonnes relations avec l'Italie et la France (elle s'était même rapprochée ostensiblement des Etats-Unis après l'invasion de l'Irak en renonçant à son programme de production d'armes de destruction massive, avant de se déclarer déçue du fait que ce rapprochement n'ait pas permis une complète normalisation des rapports entre les deux pays).

 

A l'heure où la répression contre l'insurrection a fait plus de 250 morts, faut-il penser que la révolution libyenne est un mouvement spontané dès son origine comme en Tunisie et en Egypte (les Etats-Unis n'ayant soutenu la chute des dictateurs que lorsque l'insurrection avait déjà pris une certaine ampleur) ou s'agit-il d'une action très soutenue par les Occidentaux et destinée à "compenser" leur possible perte de contrôle sur l'Egypte - au cas où le pouvoir militaire qui a renversé Moubarak devait céder ?


 

Certains éléments d'ingérence occidentale

sont visibles en ce qui concerne la Libye

qui ne se sont pas trouvés en Egypte.


 

Ainsi, le fait que le 21 février le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen ait lui-même pris l'initiative de condamner la violence de la répression alors que sur l'Egypte et la Tunisie l'OTAN était restée muette.

 

C'est cette déclaration qui fait redouter à Fidel Castro l'existence d'un plan d'occupation militaire du pays.

 

De même le fait que le conseil de sécurité des Nations Unies qui ne s'était pas réuni à propos de l'Egypte, soit saisi, selon Al Jazeera à la demande du représentant libyen à l'ONU lui-même, Ibrahim Dabbashi, qui s'est rallié aux manifestants.

 

Le moins que l'on puisse dire est que Washington, qui s'était montré hésitant pendant plusieurs semaines à l'égard de Moubarak avant de donner un coup de pouce au coup d'Etat militaire contre lui, a les coudées plus franches sur le dossier libyen.

 

Les ingérences proviennent aussi de divers pays musulmans.

 

Le premier ministre du Qatar (pays qui héberge Al Jazeera) a saisi la Ligue arabe. La Turquie et l'Iran ont appelé le gouvernement libyen à mettre fin à la répression. En Egypte, le prédicateur membre des frères musulmans cheikh Yousouf al-Qaradawi n'a pas hésité, toujours sur Al Jazeera (en pointe dans le combat anti-Kadhafi), à lancer une fatwa appelant tout militaire libyen à tuer Mouammar Kadhafi.

 

Un des fils de Mouammar Kadhafi, Seif Al-Islam Kadhafi, que la presse occidentale présente comme un "réformiste", conscient du degré de corruption du régime, quoiqu'attaché aux idéaux socialistes du "Livre vert" de son père, a affirmé le 21 février que les partisans du colonel Kadhafi étaient confrontés à un plan de destabilisation provoqué par des éléments libyens et étrangers visant à détruire l'unité du pays et instaurer une république islamiste. Il a souligné que son père n'était pas un dictateur prêt à quitter le pays avec le butin de l'argent volé au peuple comme les présidents tunisien et libyen, mais qu'il resterait jusqu'au bout et que l'affrontement déboucherait sur une guerre civile meurtrière "comme en 1936".

 

D'importants diplomates libyens qui ont lâché le régime de Kadhafi ont accusé celui-ci d'employer des mercenaires pour réprimer les manifestants (ce que le sous-secrétaire au ministre des affaires étrangères Khaled Al Gaeem a démenti avec véhémence), et la chaîne de télévision Al Jazeera a fait état du bombardement par l'armée des populations de Tripoli et Bengazi (d'où sont partis les troubles le 15 février), alors que le gouvernement a évoqué le bombardement de dépôts d'armes.

 

Après l'incendie de nombreux batiments publics, la police se serait retirée de nombreuses villes.

 

Mais les informations sont difficilement vérifiables, les journalistes n'étant pas autorisés à se rendre dans le pays.

 

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-y-a-t-il-une-ingerence-occidentale-derriere-la-revolution-en-libye-67817151.html

 

 

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