R-sistons aux guerres

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No-War, le blog d'eva R-sistons à l'intolérable
Informer contre la guerre est le premier de mes engagements. La paix est le bien le plus précieux !

 Futurs abonnés: Au maximum, un seul avis par jour !
  
  La guerre est la pire des solutions, elle aggrave les problèmes au lieu de les résoudre. Elle sème partout ruines, désolation, morts, handicaps, blessures intérieures, stress, douleurs... Et avec les moyens actuels, elle est redoutablement dangereuse. Désormais, on parle d'ailleurs ouvertement d'utiliser les armes nucléaires - banalisées !
   Nous sommes prévenus: L'OTAN, que j'appelle l'Organisation Terroriste (terrorisme d'Etat) Anti-Nations (portant atteinte aux souverainetés) appelle à la guerre préventive, permanente, totale, nucléaire. Elle a enrôlé sous sa bannière les Etats européens, acceptant servilement que leur but originel, une Union au service de la paix, devienne désormais une fédération au service des guerres de l'Empire usraélien (Pays anglo-saxons et Israël), au service, donc, de ses ambitions hégémoniques: Dominer la planète, prendre le contrôle de ses ressources - des ressources arrachées aux peuples pour engraisser les Grandes Banques et les Multinationales. C'est un scandale intolérable !
   Ces Etats prédateurs, sans foi ni lois, véritablement hors-la-loi et terroristes, ont des porte-paroles zélés: Les Médias. Jour après jour, ils manipulent les consciences pour faire accepter ce dont les peuples ne veulent pas: Les guerres impérialistes, le choc de civilisations (qui a pris le relais de la guerre froide, l'antagonisme USA-URSS étant remplacé par le choc de civilisations, judéo-chrétiens contre Musulmans qui, pour leur malheur, ont souvent un sous-sol fort riche aiguisant les appétits), ou encore le choc Empire-Etats non alignés comme l'Iran, la Russie, la Chine, le Vénézuela.... Ainsi, Marie Drucker ou Benoît Duquesne font-ils, en France, l'éloge des guerres, ils appellent ouvertement à "mourir pour la patrie" - en réalité, pour les multinationales apatrides.
   Les Médias, outrepassant honteusement leur rôle d'information, désigent quotidiennement les adversaires: L'Iran, la Chine, la Russie, le Vénézuela, Cuba, etc. La désinformation et la propagande sont la règle. Le Nouvel ordre Mondial en gestation, basé sur l'exploitation, l'appauvrissement, destine les humains à deux rôles principaux: L'asservissement ou la guerre. Citoyens, servez vos nouveaux maîtres en tant que chair à canons ou comme esclaves, pour des salaires dérisoires (si vous avez la chance d'avoir encore un emploi), soyez flexibles, pressurables et délocalisables à volonté. Et lorsqu'épuisés vous arriverez, de plus en plus tard, à la Retraite, celle-ci sera remplacée par l'euthanasie - déjà annoncée par Jacques Attali, le plus célèbre apôtre du Nouvel Ordre Mondial (nom donné au Totalitarisme orchestré, en coulisses, par la Haute Finance). Orwell avait vu juste, et le film Soleil Vert est d'actualité.
   Il faut rappeler que les Médias, en France, sont principalement la propriété des Industriels de l'Armement, cas unique et intolérable.
   Dans son document intitulé "Etes-vous prêts à mourir pour la Patrie ?", Marie Drucker, autre scandale, fait la promotion des guerres en les présentant comme un instrument de libération des femmes: Accomplissant les travaux des hommes enrôlés, il leur est possible, ensuite, de demander une plus grande égalité de droits. Elle oublie simplement de dire que les femmes travaillent à leur malheur, en remplaçant leur mari, fils, frères, cousins, amis... appelés à mourir "pour la patrie". Elle ajoute, cyniquement: "Si les femmes arrêtaient de travailler pendant au moins vingt mn à la place des hommes sur le champ de bataille, les guerres s'arrêteraient", en encourageant celles-ci à accomplir leur devoir, à l'arrière. 
   Je retourne cette phrase en incitant les femmes mes soeurs à cesser de remplacer les hommes, à cesser de travailler à leur place. Alors, les guerres s'arrêteraient, et avec elles, les pires souffrances de l'humanité. 
   Notre société est mortifère; Les valeurs sont inversées. Ainsi, la mort devient l'idéal suprême, comme la soumission. C'est intolérable. 
   Courageusement, la tête haute et en ayant le sentiment du devoir accompli, en défiant les Assassins des peuples - Grands de l'Industrie ou de la Finance, Anglo-Saxons souvent chrétiens néo-conservateurs, ou Israéliens néo-sionistes -, je plaide dans ce blog pour la Vie, la Paix, la communion des civilisations, la Justice, la Fraternité universelle. Ces valeurs devraient être celles de tous, mais des cerveaux névrotiques, psychotiques, d'une avidité maladive, sans scrupules, d'une cupidité effrayante, changent les règles de l'humanité à leur profit.
   Tous unis, nous devons dire non à cette société folle, mortifère, destructice de vies et de valeurs, nous devons nous opposer aux guerres et cela passe par l'information de nos concitoyens. C'est ce que je tente de faire dans ce blog dédié à la Vie, à l'humanité, à la paix.
   Pour les questions pratiques en cas de guerre, je vous renvoie à mon blog sos-crise, pour la désinformation à mon blog la dénonçant, et d'une façon générale, vous pouvez lire avec profit mon principal blog, le plus connu, r-sistons à l'intolérable.
   Eva r-sistons aux guerres et aux médias qui en font l'apologie ou qui désinforment.
 

 

Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tous temps, scandaleusement, accepté les versions de l'armée US ou israélienne

 

   

Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 23:22

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Extension des guerres ?


Le retrait des troupes américaines pourrait être ralenti en cas de problème…

Le général Ray Odierno, commandant en chef des forces américaines en Irak, a annoncé lundi qu'il pourrait ralentir le retrait des forces combattantes américaines du pays en cas d'instabilité politique après les élections législatives irakiennes prévues en mars. Selon le général Odierno, actuellement rien n'indique qu'il sera nécessaire de changer le calendrier de retrait, mais il précise qu'il a mis sur pied un plan B dont il a parlé ces derniers jours à ses supérieurs lors d'entretiens à Washington.

"Si quelque chose se passe", comme des problèmes avec la formation d'un nouveau gouvernement irakien après les élections législatives, les Etats-Unis pourraient ralentir le retrait, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse au Pentagone. A l'inverse, le retrait pourrait aussi être accéléré si nécessaire, a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis maintiennent encore 96.000 soldats en Irak, le nombre le plus bas depuis l'invasion de 2003. En vertu d'un accord négocié sous la présidence de George W. Bush, l'ensemble des troupes de combat américaines devra avoir quitté le pays d'ici le 31 août


http://fr.news.yahoo.com/3/20100222/twl-usa-irak-retrait-troupes-1def439_2.html





Des GI's en Irak après 2011 !!!


Un nombre restreint de GI's pourraient rester en Irak après le retrait officiel de l'armée d'occupation américaine fin 2011, a indiqué lundi le général Ray Odierno, commandant des forces américaines en Irak, lors d'une conférence de presse au Pentagone.

"L'Irak continue d'acheter aux Etats-Unis une quantité importante de matériel militaire", notamment des tanks et des hélicoptères, a-t-il déclaré.
En vertu d'un accord conclu entre Washington et Bagdad, les troupes américaines doivent avoir quitté le pays d'ici la fin de l'année 2011.  
Mais avec l'achat de ce matériel militaire, qui devrait être livré dans les prochains mois, "un petit contingent" de soldats américains devra sans doute rester après cette échéance pour "aider (les Irakiens) à s'en servir", a prétendu le général Odierno.

Il a indiqué que "cela serait une décision prise par le gouvernement d'Irak".
De son côté, le secrétaire américain à la guerre, Robert Gates, a indiqué que les Etats-Unis pourraient envisager de ralentir le retrait uniquement si "la situation en Irak se détériore considérablement".
Quelque 96.000 soldats américains sont stationnés en Irak, selon le Pentagone.

Leur nombre n'était pas descendu en dessous de 100.000 depuis l'invasion américaine du pays en 2003

23/02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=125856&language=fr

Par eva r-sistons - Publié dans : La vérité sur la question - Communauté : Actualités non censurées
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 04:59


Lula: je ne veux pas qu’il se répète en Iran se qui est arrivé en irak

Cette analyse de Lula concernant l’Iran est sage. Soyons clairs je ne suis pas une fanatique du président iranien Mahmud Ahmadinejad, ni d’une république islamique, mais ceux qui les attaquent et surtout nous refont le coup de « la démocratie » pour empêcher ce pays d’avoir droit à sa souveraineté y compris en matière nucléaire et pour l’asphyxier, voir préparer une invasion, sont bien pires, surtout pour le peuple iranien qu’ils espèrent vouer à la tragédie irakienne et afghane. Que le peuple iranien gère son propre destin. En ce qui concerne sa volonté de voir s’élargir le Conseil de sécurité je l’assortirai personnellement d’un rôle nouveau et de nouveaux pouvoirs attribués à l’Assemblée Génétrale de l’ONU.  Lula est un homme sage et il n’en manque pas heureusement dans le monde aujourd’hui, espérons qu’ils l’emporteront sur la folie qui peut conduire à la fin de l’humanité.(note et traduction de danielle Bleitrach pour changement de société). 


 
Le président  Luiz Inácio Lula da Silva, a déclaré dans un entretien avec AP que le Brésil jouera un rôle actif dans le scénario mondial, en agissant dans les négociations de paix pour le proche orient et le conflit nucléaire avec l’iran, avec des propositions de dialogue avec le Moyen-Orient et l’Iran.

Lula a réaffirmé son opposition à des sanctions contre l’Iran en disant que cela pourrait conduire à une guerre comme celle qui se passe en Irak.

« Je ne veux pas que se répète en Iran ce qui se passe en Irak » a-t-il déclaré.

Il a expliqué que le message qu’il avait transmis aux gouvernements du monde y compris au dirigeant iranien Mahmud Ahmadinejad, est qu’il est nécessaire d’éviter à n’importe quel prix qu’il y est une guerre. Qui a intérêt à un conflit armé ? »

Le mandataire brésilien commencera, en fin de semaine, une tournée en Israël, dans les territoires palestiniens et jordanien. Il a également prévu de visiter l’Iran en mai.
« Je vais aller visiter maintenant le proche orient et ne mai l’Iran, je veux discuter avec tout le monde pour fortifier l’idée qu’à partir du dialogue il y a plus d’opportunité de construire une politique de paix pour le Moyen Orient », a déclaré Lula, à la fois en réaffirmant son refus d’application de sanctioncontre l’Iran pour son prgramme nucléaire, malgré la pression des puissances occidentales.

Mercredi de la semaine passée, tandis que la secrétaire d’Etat nord-américaine  Hillary Clinton visitait le brésil,Lula a déclaré qu’il n’était pas question de mettre l’Iran dos au mur et à plaidé pour le dialogue comme issue au conflit du  le monde ne pouvait pas pousser l’Iran contre le mur et a défendu le dialogue comme issue au Proche Orient et au conflit nucléaire iranien.

« Le Brésil a une grande autorité morale et politique pour discuter de cette question parce que notre pays appartient à un continent dans lequel a été aboli la possibilité d’avoir des armes nucléaires. Ici on parle de paix, non de guerre », a déclaré le dirigeant de 64 ans, qui jouit d’indices extraordinaires de popularité.

Après avoir souligné que le Brésil enrichit de l’uranium pour créer de l’énergie et pour développer des traitements médicaux, le gouvernant a soutenu que c’est le même droit qu’il défend pour l’Iran.

« j’ ai conversé parlé de tout cela avec le président de l’Iran et avec d’autres leaders ce que j’ai essayé de leur montrer est qu’il est temps de discuter et pas celui  d’appliquer des embargos ou des sanctions. Il est temps de dialoguer un peu plus », a déclaré Lula.

Il a aussi critiqué le système des Nations Unies en considérant qu’iln’y a  pas de véritable représentativité dans son principal organe principal, le Conseil de Sécurité, ce qui lui enlève de la crédibilité pour négocier la paix au Moyen-Orient.

« Le Moyen-Orient réclame la paix, il est nécessaire qu’il ait la paix, et ce qui serait correct c’est que nous ayons aux Nations unies une représentativité qui soit suffisante pour coordonner et mettre en oeuvre les processus de paix » a-t-il déclaré.
« Le conseil de sécurité est le produit de la géopolitique telle qu’elle se présentait après la deuxième guerre mondiale et pas celle de 2010 qui doit inclure les nouveaux acteurs que sont l’Inde, l’Afrique et l’Amérique latine.  » a-t-il dit.

« Ou ces forces politiques sont représentées au Conseil de sécurité de l’ONU, ou nous aurons plus de difficulté à aboutir à un accord de paix au Moyen Orient », a-t-il précisé.

Grande Démineuse De Tapettes à Gruyère et Pourfendeuse De Cornichons. http:// reineroro.kazeo.com/


Auteur : Changement de Societe - Source
http://socio13.wordpress.com/2010/03/10/lula-je-ne...


http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=11533
Par eva r-sistons - Publié dans : Guerres futures - mondiale? - Communauté : Résistance 2007
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 03:09

INTERVIEW DE MOHAMED HASSAN*

PAR GREGOIRE LALIEU & MICHEL COLLON

  

Un pantalon prend feu dans un avion près de Détroit et des missiles pleuvent au Yémen : l'effet papillon ? Pour Mohamed Hassan, la menace terroriste n'est qu'un prétexte. Dans ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde musulman », notre spécialiste nous explique le véritable enjeu du Yémen : combattre la démocratie dans le Golfe pour garder le contrôle du pétrole.


Depuis l'attentat manqué de l'avion Amsterdam-Détroit, le Yémen fait la une des journaux : c'est là que le jeune terroriste nigérian aurait été entraîné. Comment ce pays, allié des Etats-Unis, serait-il devenu un refuge pour Al-Qaïda ?

Tout d'abord, nous devons observer ce phénomène qui se répète : chaque fois qu'un régime soutenu par Washington est menacé, des terroristes apparaissent. Dans le cas de pays musulmans, ça tombe sur Al-Qaïda. Ce groupe terroriste fantôme apparaît partout où des mouvements nationalistes ou anti-impérialistes ébranlent des gouvernements marionnettes soutenus par les Etats-Unis. C'est ce qui se passe aujourd'hui au Yémen. Ce pays est dirigé par un régime corrompu allié de Washington. Mais il est menacé par des mouvements de résistance.

Et voilà qu'apparaît ce jeune Nigérian qui embarque avec des explosifs dans un avion à destination de Détroit. Ca n'a pas de sens. Ce présumé terroriste était placé sur des listes de surveillance depuis que son père avait prévenu les autorités américaines. De plus, les Etats-Unis disposent d'importants dispositifs de sécurité et de matériel de pointe : avec leurs satellites, ils pourraient dire si vous mangez un sandwich au thon ou au poulet ! Cette histoire de terrorisme ressemble à une popote interne qui montre que la situation du Yémen échappe aux Etats-Unis et que leurs intérêts sont en danger.


Pourquoi le Yémen est-il devenu si important aux yeux de Washington ?

Le président du Yémen, Ali Abdullah Saleh, est au pouvoir depuis trente ans. Son régime est corrompu, mais aligné sur la politique des Etats-Unis. Un groupe de résistants dans le nord du pays et des séparatistes dans le sud menacent la stabilité du gouvernement. Si un mouvement révolutionnaire renverse Saleh, cela pourrait avoir un impact dans toute la région et encourager les résistants qui luttent dans les Etats pro-impérialistes de la région. Particulièrement contre le régime féodal d'Arabie Saoudite.

D'ailleurs, lorsque les combats avec les résistants du nord ont éclaté au Yémen, la Ligue Arabe, dirigée par l'Egypte, a immédiatement condamné les rebelles et apporté son soutien au gouvernement yéménite. J'attends encore que cette même Ligue condamne les agressions d'Israël contre le Liban et la bande de Gaza. Le conseil de coopération du Golfe, une organisation dévouée aux intérêts occidentaux, regroupant certains pays producteurs de pétrole, a également condamné les résistants du Yémen. Pour les Etats-Unis, qui sont en pleine récession, leur colonie saoudienne ne peut être menacée par des mouvements de résistance. L'Arabie Saoudite fournit en effet une part importante de pétrole à Washington et constitue un précieux allié dans le Golfe. Si la région devenait instable, cela aurait de graves conséquences économiques pour les Etats-Unis.   


Qui sont ces résistants au nord du pays ? Quelles sont leurs revendications ?

Dans le nord du pays, le gouvernement affronte depuis plusieurs années la résistance armée des Houtis qui tirent leur nom du fondateur de ce mouvement, Hussein Al-Houti. Ce dernier est mort au combat il y a quatre ans et son frère a pris la relève. Tout comme la majorité des Yéménites au nord, les Houtis sont zaydites. L'islam est divisé en plusieurs courants tels que le sunnisme ou le chiisme. Ces courants se déploient à leur tour en différentes branches, le zaydisme étant une branche du chiisme.

Le président Saleh est lui-même zaydite, mais les Houtis ne reconnaissent pas son autorité. Le fait est que le Yémen est un pays très pauvre : son économie repose essentiellement sur une agriculture en déclin, quelques rentes pétrolières, un peu de pêche ainsi que l'aide international et l'argent envoyé par les travailleurs expatriés. Et avec tout cela, seule une poignée de personnes dans l'entourage du président profite des quelques richesses du pays alors que la population devient de plus en plus pauvre. La majorité des Yéménites ont moins de trente ans mais aucune perspective pour le futur : le chômage atteignait 40% en 2009. Les Houtis ont donc interpellé le gouvernement sur le sous-développement de la région, le manque d'eau et les problèmes d'infrastructures. Mais le président Saleh n'a pas répondu à leurs appels. Depuis, les Houtis ont entamé une lute armée. Leur bastion est la ville de Saada. Ce qui est très symbolique : c'est dans cette ville que s'installa il y a plus de dix siècles le fondateur du zaydisme yéménite.


Les combats près de Saada font rage. On dénombre plusieurs milliers de réfugiés et le gouvernement accuse l'Iran de soutenir les rebelles...

Cette accusation est fausse. L'Iran est à majorité chiite, mais les zaydites du Yémen, par leur manière de prier et bien d'autres choses encore, sont en réalité plus proches des sunnites. Si la résistance houtiste a suffisamment d'armes pour continuer le combat pendant les dix prochaines années, c'est parce qu'elle bénéficie de l'aide d'une partie de l'armée yéménite. En effet, beaucoup de soldats et d'officiers sont zaydites eux aussi. Les combats dans la région ont déjà fait plus de 150.000 réfugiés et les militaires zaydites voient que leurs frères souffrent. Certains rejoignent même la résistance.

Le président Saleh doit donc mobiliser des sunnites opportunistes au sein de l'armée pour combattre la résistance dans le Nord. Ce qui n'est pas sans conséquence : ce président zaydite, qui a déjà usé de ses convictions religieuses pour mobiliser la population et l'armée, fait aujourd'hui appel à des sunnites pour combattre d'autres zaydites. Saleh est en train de perdre tout le soutient qui lui restait au nord du pays.


Photo: CIA world factbook

Et le Sud demande la sécession ! Le président yéménite semble vraiment en mauvaise posture...


L'histoire du Yémen est essentielle pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui. Le pays dans sa configuration actuelle est né de la fusion en 1990 de la République démocratique populaire du Yémen au Sud et de la République arabe du Yémen au Nord. Ces deux Etats ont eu des parcours différents...

La création du Nord remonte à plus de dix siècles avec l'arrivée des zaydites à Saada. Mais, en 1962, une révolution éclate pour renverser le régime féodal et installer une république. Nasser, le président égyptien défenseur de l'indépendance arabe, soutient le mouvement révolutionnaire. De leur côté, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Arabie Saoudite et le chah d'Iran envoient des mercenaires pour secourir les éléments réactionnaires de l'ancien régime féodal et affaiblir Nasser. Le conflit débouche sur une guerre horrible où plus de dix mille soldats égyptiens perdent la vie. Finalement, le gouvernement républicain n'est pas renversé, mais sort très affaibli du conflit. Il n'a pas les moyens d'amorcer une révolution culturelle, de démocratiser complètement le pays, ni de l'industrialiser. Bien que l'imam-roi qui dirigeait le pays se soit enfui en Arabie Saoudite, une grande partie du Yémen du Nord reste à l'état féodal.


Et au Sud ?

Le Yémen du Sud a eu un parcours différent. Il a été colonisé par les Britanniques pour bloquer l'expansion des Français qui s'étaient emparés de Djibouti et des Russes qui s'étendaient jusqu'à l'Asie centrale. Mais il s'agissait aussi de maintenir la domination britannique dans le Golfe arabe et sur le passage stratégique du détroit d'Hormuz. C'est la Grande-Bretagne qui a construit la ville portuaire d'Aden au Yémen du Sud. Cette ville est devenue très importante pour l'empire britannique. On pourrait dire que c'était le Hong-Kong ou le Macao de l'époque. Beaucoup d'étrangers ont également été envoyés dans la région.

Voici quelle était la pyramide sociale dans cette société coloniale : au sommet, trônaient les colons britanniques ; venaient ensuite des communautés somaliennes et indiennes qui constituaient une sorte de tampon avec la dernière classe, les Yéménites. C'était une stratégie classique des colons britanniques : utiliser un groupe d'individus contre un autre pour se préserver eux-mêmes. Ce faisant, toutes les personnes que la Grande-Bretagne jugeait dangereuses dans sa colonie indienne - comme les nationalistes ou les communistes - étaient envoyées en exil à Aden.


Comme nous l'avons vu pour la Somalie, ces prisonniers politiques vont influencer le cours de l'Histoire dans la région ?

Tout à fait. Des mouvements indépendantistes font fuir les colons britanniques en 1967 et la République démocratique populaire du Yémen voit le jour deux ans plus tard. Elle est gouvernée par le Parti socialiste yéménite : une coalition des divers éléments progressistes hérités en partie des prisonniers d'Aden. On y trouve des communistes, des nationalistes, des libéraux, des baasistes venant de Syrie ou d'Irak... Tous ces acteurs se trouvent réunis sous la bannière du Parti socialiste.

Le Yémen du Sud devient alors l'Etat arabe le plus progressiste de la région et connaît ses plus belles années avec une réforme agraire, l'égalité des sexes, etc. Cependant, le Parti socialiste reste composé de nombreux éléments aux origines diverses. Les communistes encadrent le parti et maintiennent une certaine cohésion mais chaque fois qu'il faut faire face à un enjeu de taille, les contradictions éclatent au grand jour. A cause du manque de base industrielle et du caractère petit bourgeois de la coalition, ces contradictions débouchent sur des assassinats. Les membres s'entretuent littéralement ! Le parti connaîtra ainsi trois révolutions internes sanglantes. Et la dernière lui sera fatale. La plupart des cadres idéologiques qui dirigeaient le parti sont assassinés et l'aile libérale prend la tête du mouvement. C'est donc un Parti socialiste très faible qui gouverne le Yémen du Sud lorsque la réunification des deux Yémen prend effet en 1990. Bien qu'elles aient eu des parcours relativement différents, les parties Nord et Sud ont toujours inscrit l'unification du pays dans leurs agendas respectifs.


Alors, pourquoi a-t-il fallu attendre 1990 pour que le Nord et le Sud s'unissent ?

Au nord, l'Etat était très faible depuis la guerre. Il était dirigé par des libéraux dépourvus d'idées vraiment révolutionnaires et contrôlés par les pays du Golfe, surtout l'Arabie Saoudite. Le voisin saoudien fournissait en effet des armes et de l'argent à la classe féodale afin d'affaiblir le gouvernement central. Pour l'Arabie Saoudite, un Yémen du Nord tribalisé était plus facile à gérer. Le Sud était par contre devenu un bastion des idées progressistes. En pleine guerre froide, il était considéré comme un ennemi de la région et devait être placé en quarantaine.

Mais en 1990, les choses avaient changé. Tout d'abord, l'Union soviétique s'était effondrée et la guerre froide était finie. De plus, le Parti socialiste yéménite ne représentait plus une grande menace. En effet, ses leaders idéologiques avaient été supprimés lors de la troisième révolution interne du parti. Pour les pays de la région et pour les intérêts stratégiques des Occidentaux, l'unification du Yémen ne présentait donc plus de gros danger. Ali Abdullah Saleh, qui était déjà président de la République Arabe du Yémen depuis 1978, prit la tête du pays. Il est encore au pouvoir aujourd'hui.


En 1990, le Yémen est le seul pays avec Cuba à s'opposer à la guerre en Irak. Vingt ans plus tard, si Castro tient toujours tête aux « Yankees », Saleh s'est pour sa part rangé aux côtés des Etats-Unis dans leur guerre contre le terrorisme. Comment expliquez-vous ce changement ?

L'opposition à la guerre en Irak n'était pas le fruit de la politique de Saleh, mais des membres de l'ancien Parti socialiste yéménite qui occupaient quelques postes-clé dans le nouveau gouvernement. Cependant, bien que le Parti socialiste ait toujours souhaité l'unification des deux Yémen sur une base progressiste, il était trop affaibli par ses révolutions internes pour faire passer complètement sa politique. De plus, l'Arabie Saoudite, fidèle allié des Etats-Unis, fit payer très cher au Yémen cette prise de position contre la guerre en Irak. Le royaume saoudien expulsa en effet un million de travailleurs yéménites qui bénéficiaient d'un statut spécial pour travailler librement de l'autre côté de la frontière. Cela provoqua une grave crise économique au Yémen tout en envoyant un signal fort au président Saleh. Ce dernier revit sa politique pour devenir graduellement la marionnette de l'impérialisme US que nous connaissons aujourd'hui.


Et les éléments progressistes du Sud l'ont laissé faire ?

La réunification a été une grande déception pour les dirigeants du Sud. Ils se sont lancés dans ce processus sans véritable stratégie. Et comme nous l'avons vu, le Parti socialiste était très faible. Le centre du pouvoir gravitait donc au nord autour du président Saleh. Le régime était corrompu, le renvoi des Yéménites travaillant en Arabie Saoudite avait provoqué une crise majeure et la situation économique se détériorait.

Tous ces facteurs ont amené le Sud à demander la sécession en 1994. Les séparatistes étaient soutenus par l'Arabie Saoudite qui préférait avoir un voisin divisé et faible pour plusieurs raisons. D'abord, parce qu'elle entretenait des contradictions avec son voisin sur le tracé de la frontière : le Yémen réclamait en effet certains territoires situés en Arabie Saoudite. Ensuite, parce qu'un Yémen uni avec un bon leadership pouvait apporter des problèmes aux classes féodales des pays du Golfe comme l'Arabie Saoudite.

Ces tensions entre Nord et Sud débouchèrent finalement sur un conflit. Le président de confession zaydite mobilisa la population du Nord et une grande frange de l'armée autour de ses convictions religieuses pour lutter contre le Sud à majorité sunnite. Les séparatistes furent vaincus, ce qui affaiblit encore plus les anciens membres du Parti socialiste au sein du gouvernement yéménite. Cette guerre a finalement offert au Nord et à Saleh l'occasion d'asseoir leur domination sur les plans militaire et politique.


Quinze ans plus tard, le Sud demande à nouveau la séparation. Pensez-vous que le président Saleh s'en sortira aussi bien cette fois ?

Non, évidemment. Saleh doit affronter des problèmes de toutes parts. Le Sud réclame à nouveau un partage équitable du pouvoir après que ce gouvernement corrompu ait pratiquement ramené le pays à l'état féodal. Pour les Yéménites du Sud qui ont un passé progressiste, la situation n'est pas acceptable. Mais elle ne l'est pas non plus pour les Houtis au Nord. Et dans ce cas-ci, le président Saleh ne peut plus mobiliser une grande partie de la population et de l'armée autour de ses convictions religieuses : les Houtis sont aussi des zaydites ! La résistance houtiste a en fait permis de mettre à nu la véritable politique de ce gouvernement comme aucun stratège n'aurait pu le faire en si peu de temps. La population découvre ce qui se passe vraiment et le mécontentement gronde de plus en plus fort.


Quelles sont les raisons de la colère du peuple yéménite ?

Tout d'abord, la situation sociale et économique. Alors que le régime profite des richesses, le peuple devient de plus en plus pauvre. Il y a aussi le fait que le Yémen soit devenu un bastion de l'impérialisme US et que Saleh se soit rangé aux côtés de Washington dans sa guerre contre le terrorisme. Les Yéménites voient ce qui se passe en Afghanistan, au Pakistan et en Irak. Pour eux, c'est une guerre contre les musulmans. Barack Hussein Obama a beau avoir un nom musulman et faire tous les discours qu'il veut, il n'y a pas d'autres mots pour définir cette guerre.

De plus, le gouvernement yéménite n'est même pas capable de protéger ses citoyens. Après les attentats du 11 septembre, certains ont été enlevés et séquestrés sans raisons. C'est arrivé à un chef religieux yéménite éminent. Alors qu'il se rendait aux Etats-Unis pour voir son fils, il a été arrêté et envoyé à Guantanamo sans motif valable. Après six années de détention, il a finalement été relâché. Mais il est décédé trois semaines plus tard, car sa détention l'avait rendu malade. Cette guerre contre le terrorisme ne fait vraiment pas l'unanimité au sein du peuple yéménite !

Enfin, Saleh a reconnu les frontières de l'Arabie Saoudite dans le différend qui opposait les deux pays. Il a aussi autorisé les bombardiers saoudiens à pilonner la région où sont établis les rebelles houtistes. Pour les Yéménites, cette situation est inacceptable. Saleh est sur un siège éjectable. C'est pourquoi il a besoin du soutien des Etats-Unis qui agitent l'épouvantail d'Al-Qaïda afin de pouvoir agir librement dans le pays.


Après l'Afghanistan et l'Irak, le Yémen va-t-il donc devenir le troisième front des Etats-Unis ?

Je pense que ça l'est déjà. L'armée américaine a déjà envoyé des missiles et des troupes spéciales sur place. Elle fournit également beaucoup de matériel au Yémen, mais une bonne partie de ce dernier passe aux mains des résistants à cause des liens qu'ils entretiennent avec les zaydites de l'armée yéménite ! Cela fait six mois que Saleh a lancé une offensive de taille contre les Houtis. Il a également fait appel aux renforts des armées saoudienne et US. Je ne serais pas étonné qu'Israël rejoigne prochainement la partie. Mais malgré tout, ils ne parviennent pas à bout de la résistance houtiste. Cette dernière est logée dans une région montagneuse, comme les talibans. On sait toute la difficulté qu'il y a à combattre des rebelles sur ce terrain. De plus, les Houtis disposent d'assez d'armes pour combattre encore longtemps. 


Un nouvel échec en vue pour les Etats-Unis ?

L'histoire semble se répéter pour les Etats-Unis. Ce pays a beau être aujourd'hui dirigé par un ancien musulman, sa politique n'a pas changé. Le discours d'Obama peut d'ailleurs être très semblable à celui de Georges W. Bush : il promet de traquer les terroristes où qu'ils soient. Washington agite l'épouvantail d'Al-Qaïda pour combattre des rebelles tapis dans les montagnes du Yémen ? Bush a fait la même chose il y a plus de huit ans avec l'Afghanistan et cette guerre n'est toujours pas finie.

La question est de savoir combien de temps cela va-t-il encore durer. L'historien Paul Kennedy a relevé que le décalage entre la base économique et l'expansion militaire était l'un des principaux facteurs de déclin des grands empires. Si l'économie d'une grande puissance est en perte de vitesse, mais que ses dépenses militaires augmentent, cette grande puissance est condamnée à sombrer et à devenir très faible. C'est la situation des Etats-Unis aujourd'hui.


Mohamed Hassan* est un spécialiste de la géopolitique et du monde arabe. Né à Addis Abeba (Ethiopie), il a participé aux mouvements d'étudiants dans la cadre de la révolution socialiste de 1974 dans son pays. Il a étudié les sciences politiques en Egypte avant de se spécialiser dans l'administration publique à Bruxelles. Diplomate pour son pays d'origine dans les années 90, il a travaillé à Washington, Pékin et Bruxelles. Co-auteur de L'Irak sous l'occupation (EPO, 2003), il a aussi participé à des ouvrages sur le nationalisme arabe et les mouvements islamiques, et sur le nationalisme flamand. C'est un des meilleurs connaisseurs contemporains du monde arabe et musulman.

 Article paru sur le blog de Michel Collon

Yémen: Ce n'est pas Al-Qaïda que les USA combattent, mais la démocratie

 


Auteur : Michel Collon - Source : http://www.michelcollon.info/index.php?view=article&catid=1& 



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=11605

Par eva r-sistons - Publié dans : La vérité sur la question - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 02:09
"Soyez gentils avec l'Amérique où nous emmenerons la démocratie dans votre pays." (vu sur la plaque d'immatriculation d'une voiture, aux USA)


Conflits et guerres actuelles

Attention, une guerre peut en cacher une autre ! 


Ce 24 février 2010, Robert Gates, Secrétaire d’État à la Défense états-unien a pris la parole devant un parterre d’officiers et d’experts militaires à l’Université de la Défense de Washington. Il a dressé le bilan de la faillite de l’Otan, victime du profond sentiment pacifiste (1) et de son aversion pour la chose militaire d’une bonne partie de la population européenne, conduisant à un sous investissement des États européens pour leur défense (moins de 2% de leur PIB versus les 5% que consacrent les US(a)). Cette démilitarisation et leur faiblesse réelle ou supposée les exposeraient à des risques réels d’agression. Mais surtout elle les rend non opérants au sein de l’OTAN. "Soyez gentils avec l'Amérique où nous emmenerons la démocratie dans votre pays." (vu sur la plaque d'immatriculation d'une voiture, aux USA)

Gates déplore le déficit en hélicoptères, en avions cargo, en tanker de ravitaillement pendant le vol, en matériel d’espionnage en Afghanistan, plainte centrée donc sur la quincaillerie que les alliés ne fournissent pas en quantité suffisante. Cet aveu public de défaillance de l’occupation de l’Afghanistan survient au lendemain de la crise politique néerlandaise. Le gouvernement des Pays-Bas est tombé après la non adoption du budget de leur participation pour l’après août 2010. Donc 2000 soldats de moins dès cette année en Afghanistan, les 2800 canadiens ont toutes chances d’être de retour à la fin de l’année prochaine.

Gates a annoncé la nécessité d’une révision drastique de la stratégie de ces dix dernières de l’OTAN. Comment ? Obliger ses partenaires déjà réfractaires à s’engager davantage en organisant des petites opérations convaincantes comme savent le faire les bureaux d’affaires très spéciales ? Démultiplier un budget militaire avec une économie exsangue, un déficit et une dette colossaux ?

Ainsi toute la stratégie de déploiement étasunien vers les Marches asiatiques et caucasiennes se voit dénoncée par ses servants comme étant d’une inanité dérisoire. L’extension sans fin de l’Union Européenne vers l’Est et les essais d’intégration des ex-républiques soviétiques au sein de l’Alliance Atlantique Nord se trouve être sans efficacité réelle puisque 28 États contribuent à l’invasion et au maintien de l’occupation d’un des pays les moins dotés de technologie avancée en armements et échouent à le pacifier face à une résistance populaire légitime.

Les Pays-Bas, ce petit pays (2) à l’origine du premier noyau européen, ont déclaré ne plus vouloir faire ‘la guerre pour la Prusse’. Ce sont des formations de droite et d’extrême droite, la formation de Geert Wilders (PVV) qui veut expulser tous les musulmans d'Europe et faire interdire le Coran, qui paradoxalement en refusant de se battre contre les ‘Talibans’ vont bénéficier de ce changement. La contradiction n’est qu’apparente bien sûr car la politique néo-libérale appliquée avec un zèle de nouveau converti aux lois exclusives de la liberté du marché avec le moins d’État possible a ravagé la cohésion sociale, précipitant y compris une bonne partie des cadres au chômage. L’appauvrissement et le manque de services publics alimentent la haine de l’immigré et du musulman au point que le PVV de façon encore plus caricaturale que le Front National en France fait de l’islamophobie son unique programme électoral.

En plus de ces guerres manifestes en Irak, au Pakistan, en Somalie, au Yémen, en Afghanistan et en Palestine, d’autres se jouent, pas moins importantes et décisives dans un futur proche sur l’issue des précédentes.

Leurs foyers ne prennent plus leur épicentre dans le monde arabe et musulman.

D’ampleur mondiale, elles vont ‘vitrifier’ des pays entiers avec les effets et la puissance de bombes à neutrons.

Il s’agit des guerres monétaires rendues inéluctables par la déconstruction méthodique ces vingt dernières années des sphères de souveraineté nationale financière, déconstruction mise en place par les institutions financières états-uniennes avides d’espaces à investir. Elles ont rendu obligatoires la privatisation et la marchandisation de tous les services.

Au dernier trimestre 2009, la Chine a acheté moins de bons de Trésor états-uniens, laissant passer devant elle le Japon comme premier créancier de l’État fédéral nord-américain. En décembre, la Chine détenait 755,4 milliards de dollars de la dette publique états-unienne, soit 4,3% de moins que le mois précédent, la plus forte baisse en dix ans.

Depuis le début officiel de la crise financière qu’il est convenu de situer en septembre 2008 avec la chute de Lehman Brothers, les autorités financières chinoises ont à plusieurs reprises annoncé publiquement que le dollar devrait cesser d’être la devise de réserve internationale et que ce rôle devrait être attribué aux DTS, Droits de Tirage Spéciaux, émis par le FMI sur la base d’un panier de monnaies nationales.

La Chine tributaire de sa dépendance du marché occidental semble avoir compris que la fin de la récession dans cette partie du monde est lointaine, aussi a-t-elle misé sur le développement de son marché intérieur et favorisé l’élévation des salaires. Elle a dû resserrer très vigoureusement en début d’année la vanne du crédit jusque-là glissant vers la formation d’une bulle, démontrant ici que les manettes de l’économie sont aux mains du politique au service du politique.

La première réaction vigoureuse et spectaculaire fut que Washington a donné son accord pour une vente d’équipements militaires d’un montant de 6,4 milliards de dollars et que le Président Barak Houssein Obama a reçu le Dalaï Lama à la Maison Blanche.

Le privilège exorbitant du dollar comme monnaie de réserve mondiale (dixit Charles De Gaulle) est devenu au cours de ces dernières années de plus en plus injustifié, dette états-unienne de 126% de son PIB, déficit de près de 15% de son PIB, avec un chômage croissant réel à près de 20%, une désindustrialisation qu’aucune production nationale ne vient compenser. Mais ce privilège a permis la croissance démesurée d’une « industrie » financière, le contrôle de la majorité des flux financiers dans le monde et les US(a) ne sont pas près d’y renoncer.

C’est alors que s’est mise en branle la machinerie des agences de notations qui ont dégradé la dette de la Grèce, 123% de son PIB. Pourquoi la Grèce ? Comparée à la dette britannique, 99% de son PIB, ou italienne, 132% de son PIB, elle se trouve plutôt dans les normes européennes. Il s’agit d’un petit pays, 20 millions d’habitants, avec un PIB de 200 milliards $ soit 15 fois moins que celui de l’Allemagne, récemment intégré à l’Europe et qui se trouve aux confins, là-bas vers l’Est, tout près de la Turquie et pas vraiment catholique ni protestant mais orthodoxe.

La technique est très simple d’application, la rumeur (mauvaise) gonfle, les parieurs sur la baisse des CDS (credit default swap pour assurance sur défaillance de crédit) se portent en put (3) et des fortunes colossales s’amassent, laissant sur le pavé un pays qui ne peut plus avoir de crédit à moins de 6 à 7 %.

Que Goldman Sachs ait aidé l’État grec à maquiller sa comptabilité est chose connue et courante dans les milieux des grands holdings : Enron au moment même où elle se trouvait en chute libre juste avant sa faillite continuait à assurer du conseil financier et comptable pour qui souhaitait présenter sous un jour favorable ses comptes.

Le résultat de cette déstabilisation de la Grèce du point de vue des gains pour Goldman Sachs, à la fois conseilleur pour grimer les comptes, instigateur et profiteur de la spéculation négative contre la Grèce, est meilleur que celui escompté. Mais l’opération « rumeur » n’a pas été initiée uniquement pour ramasser cette mise.

À ce jour, les dirigeants européens, Merkel en tête, se montrent réticents à déclarer prêts à un sauvetage de la Grèce. (4) Leur inertie initiale contribue à la dépréciation de l’Euro. En réalité, ils finiront par financer cette dette car les principales banques européennes y sont largement exposées.

La chute de la cotation de l’Euro qui s’en est suivie rend beaucoup plus malaisée l’option de diversifier ses réserves de devises en l’adoptant préférentiellement au dollar états-unien.

Le Wall Street Journal a publié le 26 février qu’au cours d’u petit dîner entre dirigeants de hedge funds majeurs en début de mois à Manhattan aurait été décidé la mise à parité entre l’euro et le dollar. Le public, même celui le plus faiblement éduqué, sait depuis l’histoire de « Gorge Profonde » -le chef du FBI informateur des deux journalistes du Washington Post à l’origine du Watergate qui a conduit à la démission punitive de Nixon- que toute fuite en direction des journaux est rarement fortuite. Elle se trouve toujours dirigée vers un but politique précis par ses auteurs. Le nombre impressionnant des identités d’intervenants du Mossad dans l’assassinat du dirigeant du HAMAS Mabhouh à Dubaï, qui a été livré à la presse, en est un autre exemple. L’annonce du feu vert accordé par Netanyahou jeté en pâture aux journaux, comme si le Mossad était un organisme distinct du gouvernement sioniste et non son âme même, ressemble à une opération de déstabilisation d’un Premier qui n’a plus l’air de bien convenir.

L’Empire dispose toujours de ses guerres traditionnelles contre de petits États incapables de se défendre militairement comme champ d’enrichissement du CMI (5) qui gouverne à Washington. Depuis qu’il est hégémonique, il s’y révèle impuissant à gagner, seul ou aidé de ses vassaux.

Menacé dans son essence même, sa monnaie, il projette ce nouvel arsenal mis en scène par les maîtres de Wall Street : défaire les États et détruire les Unions d’États, et peu lui chaut qu’elles lui soient asservies.

Toutes ces dernières années, et singulièrement depuis l’invasion de l’Irak, la fédération d’États d’Amérique du Nord, collections de colonies créées au dépens des indigènes du continent et édifiées grâce à la sueur d’une population immigrée malgré elle dans des soutes, montre les signes de son agonie.

Il est peu probable que l’ensemble des nations de la planète accepte sans y redire l’exportation chez elles de son désastre financier, construction faussement savante d’un brigandage éhonté.

Les Mouvements de Résistance à son ingérence et agression observent avec attention les spasmes de cette grosse monstruosité aveuglée par sa prétention et encore capable des pires crimes. Sa nature prédatrice déstabilise toutes les sociétés, met en péril la survie d’une part croissante de l’humanité. Les fronts de lutte se multiplient et ne sont plus exclusivement incarnés par quelques peuples martyrs exotiques et se trouve abolie la distinction entre centre et périphérie.


Notes de lecture :

(1) "
L'Europe est trop pacifiste, accuse Robert Gates"‏ (The Guardian).

(2) 15 millions d’habitants et entre 300 et 400 milliards de PIB annuel, (à comparer avec les 35 millions de Californiens et leur 1800 milliards de PIB)

(3) Put : position de vendeur quand le parieur sur le marché à terme a emprunté une action qu’il restitue alors que la réalisation de la vente se fait à une valeur moindre, empochant alors la coquette différence.

(4) Pourtant, ces mêmes dirigeants se gargarisaient des racines grecques de l’Europe, quand il fallait affirmer l’originalité culturelle et ethnique européenne, ignorant que l’empire grec s’était d’abord projeté vers l’Asie Mineure, et que le grec fut une langue administrative et a été parlé jusqu’à la chute de Constantinople en 1453 dans ce qui allait devenir la Turquie.

(5) Complexe Militaro-Industriel.


http://www.ism-france.org http://www.ism-france.org


http://www.alterinfo.net/Attention,-une-guerre-peut-en-cacher-une-autre_a43245.html

Par eva r-sistons - Publié dans : Guerres - Communauté : Actualités non censurées
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 01:57

Entretien exclusif avec le porte parole
du Conseil national de la résistance afghane
Entretien exclusif avec le porte parole du Conseil national de la résistance afghane


Qari Muhammad Yusuf Ahmadi est le porte parole du Conseil national de la résistance afghane pour les régions Sud-Ouest et Nord-Ouest de l'Afghanistan. Les difficultés techniques incessantes rencontrées lors de nos communications*, ajoutées à de complexes procédures d'identification, nous ont demandé de reporter à plusieurs reprises la publication de cet entretien. Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous excuser pour ce retard.


Notre objectif n’est évidemment pas d’adhérer ou de relayer une quelconque idéologie de violence, mais de donner un contre-poids aux mensonges de la propagande des armées d’occupation en Afghanistan, cela dans le but d'offrir le plus large éventail d’information possible, afin que chacun puisse se forger sa propre opinion.

Mecanopolis


Qari Muhammad Yusuf Ahmadi, que pouvez-vous nous dire sur la situation dans la province de Helmand et plus particulièrement sur les récentes attaques des armées d'occupation dans cette région ?

Depuis le le premier jour de ce qu'ils appellent « une opération d'envergure », le 13 Février 2010, les troupes ennemies n'ont pas été en mesure de gagner une seule bataille dans le district de Nad Ali (voir la carte). A Marjah, l'ennemi n'a jamais pu pénétrer au-delà des quartiers périphériques que nous avions évacués afin de lui tendre ensuite un piège. Depuis samedi, l'ennemi voudrait faire diversion en lançant d'autres attaques sur les provinces de Farâh et Kandahar principalement, mais aussi Uruzgan et Zabul. L'objectif est de couvrir par de nouveaux mensonges les pertes que les moujahidin leur ont infligées dans le Helmand.

Helmand_Province_mainCliquer sur la carte pour l'agrandir

C'est désormais un fait acquis que les Américains et leurs complices ne sont pas en mesure de poursuivre l'occupation de l'Afghanistan par des moyens militaires. Ce serait mieux pour eux de retirer leurs forces de notre pays et de laisser les Afghans vivre comme ils l'entendent.

(...) Voici les chiffres des dernières opérations de la résistance :

Marjah :

Troupes étrangères tuées 382

Troupes afghanes tuées 4

Kandahar :

Troupes étrangères tuées : 28

Troupes afghanes tuées : 33

Farah:

Troupes étrangères tuées : 29

Troupes afghanes tuées 17

Zabul:

Troupes étrangères tuées : 3

Troupes afghanes tuée 26.

Uruzgan:

Troupes étrangères tuées : 5

Troupes afghanes tuée 19

Comment expliquez-vous que les informations que vous présentez par vos communiqués soient diamétralement opposées aux rapports des armées d'occupation ? Nous ne voulons pas mettre votre parole en doute, mais n'y a-t-il pas néanmoins une tentation chez vous aussi d'user de propagande en exagérant la portée des victoires et en minimisant les pertes ?

Nous publions des communiqués en premier lieu pour le peuple afghan qui, dans sa très grande majorité, soutien l'action des moujahidin. Que ces communiqués soient repris et traduits nous réjouis mais notre objectif principal est d'informer les afghans. Si nous avions menti, ne serais-ce qu'une seule fois, nous aurions perdu toute crédibilité auprès de la population qui nous soutient. Malgré la guerre, les informations circulent très vite ici. Si, par exemple, à Marjah, nous avions annoncé une victoire alors qu'il s'agissait d'une défaite, cela aurait été très vite connu. En réalité, toutes les informations que nous communiquons sont scrupuleusement vérifiées.

Tous ces efforts (de mensonges rapportés) par l'ennemi ont pour but de distraire l'attention du public du monde à partir Marjah. Cette entreprise moribonde va aussi échouer parce que les moudjahidin ne sont pas à court de main-d'œuvre et d'hommes armés.

8

Un soldat américain brandissant son casque en signe de rédition. Marjah, février 2010 (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

En tant que porte parole pour la région de Helmand, avez-vous des contacts réguliers avec des journalistes occidentaux sur place ?

Depuis l'arrestation de deux journalistes de la chaine Al-Jazeera (Qais Azim et Hamidullah Mohammad Shah) par la direction nationale de la sécurité (DNS service de renseignement afghan) en juin 2009 et la confiscation de tout leur matériel, il est devenu difficile pour des journalistes de venir nous rencontrer. Le président fantoche (Karzaï), avait prétendu que, dans cette affaire, il n'était pas question de liberté de la presse, mais d'interdire un sujet favorable aux moujahidin. Les reportages ne peuvent en effet que nous être favorables si les médias font leur travail, et c'est ce qui pose un problème au gouvernement mis en place par l'ennemi américain. La vérité leur est insupportable.

C'est pour cette raison que le président fantoche (Karzaï) impose un « black out » total des médias sur cette guerre. Même à Kaboul, les journalistes ont besoin de l'autorisation de la DNS pour se déplacer, et ils sont en permanence accompagnés et surveillés. Quel journaliste pourrait prétendre faire son travail dans de pareilles conditions ? Tous ceux qui ne suivent pas ces recommandations sont arrêtés et interrogés, quand ils ne disparaissent pas plus simplement de la circulation ou sont enlevés par de mystérieux ravisseurs qui les échangent ensuite contre des rançons. Toutes ces actions n'ont pour but que de décourager les journalistes à venir en Afghanistan afin d'établir la réalité des faits.

Les généraux américains indiquent que l'opération à Marjah était importante en raison du trafic d'opium qu'ils attribuent à la résistance. Que pouvez-vous dire à propos de cela ?

Nous avions quasiment éradiqué la production d'opium dans notre pays en 2001. La flambée de la culture du pavot correspond a l'arrivée de l'ennemi sur nos terres. Le frère du président fantoche (Karzaï) est lui même inculpé dans une affaire de trafic international. La présence même de l'envahisseur américain se légitime par le trafic de la drogue. Notre pays est occupé par plusieurs dizaine de milliers de soldats étrangers. Ce sont eux qui contrôlent nos frontières. Qui d'autres qu'eux pourraient sortir la drogue du pays et l'acheminer en Occident ? Pour toutes nos actions, nous nous référons à la loi de Dieu. Cela nous interdit de faire le commerce de la drogue.

22

Un autre prétexte régulièrement utilisé pour justifier cette guerre est que l'Afghanistan est le centre névralgique du terrorisme international.

Nous ne songeons qu'à terroriser l'ennemi. Nous n'avons jamais commis une action de guerre en dehors de notre pays. Nous voulons la liberté d'organiser un système de gouvernement fondé sur les besoins du peuple afghan, à partir de la tradition islamique. Pourquoi les États-Unis ne nous concèdent-ils pas ce droit ? Pourquoi tentent-ils d'étouffer nos voix sous le prétexte du terrorisme ?

Nous savons pertinemment que l'envahisseur américain et ses alliés vont toujours trouver des prétextes pour poursuivre leur occupation de l'Afghanistan. Le terrorisme, la démocratie, les droits de l'homme, droits des femmes ne sont que de simples slogans utilisés par l'ennemi américain afin d'atteindre leurs objectifs impérialistes dans cette partie du monde et en Afghanistan en particulier. De nombreux cas de tortures de détenus à Guantanamo, Bagram, la prison d'Abou Gharib, Camp Nama en Irak et les prisons secrètes PRT dans des bases militaires en Afghanistan, montrent des violations flagrantes et brutales des droits de l'homme par des enquêteurs américains par leurs troupes en Afghanistan et en Irak.

(...) Vous m'avez expliqué hier qu'en France une femme est violée toute les 10 minutes. C'est quelque chose que nous ne permettrions jamais dans notre pays. Pourquoi les dirigeants français eux aussi veulent-ils nous dire comment nous devons vivre alors qu'ils ne sont pas même capable de faire régner la justice dans leur pays ?

23

(...) Nous demandons aux envahisseurs américains et à leurs subalternes : pourquoi tuez-vous de jeunes innocents. Pourquoi tuez vous des hommes et des vieillards sous les yeux mêmes des membres de leur famille au cours de raids nocturnes ? Vous avez même tué un bébé de quatre jours devant sa mère à Garbez, dans la province de Khost, à la fin de l'année dernière. Était-il un terroriste ou étais-ce juste là une « opération de terreur » destinée à effrayer les populations qui nous soutiennent, perpétrée par vos soldats ? Est-ce comme cela que les défenseurs de la démocratie agissent ? En n'épargnant pas même un enfant de quatre jours?

Les opérations que mène l'ennemi sous le prétexte de la « lutte contre le terrorisme » est une guerre tyrannique et colonialiste, menée contre les combattants de la liberté. Car en effet, les moujahindin se battent pour la liberté, pour leur dignité humaine, pour leur pays et pour les valeurs de l'Islam. Nul envahisseur, aussi puissant soit-il, ne saura jamais étouffer la voix de la vérité dans la gorge du peuple afghan. Peu importe les quelques batailles que l'ennemi pourra remporter. A terme, grâce à la volonté de Dieu, le peuple opprimé d'Afghanistan remportera cette guerre entre la vérité et le mal.

(...) Les États-Unis sont une nouvelle forme de pouvoir colonialiste. Ils veulent maintenir leur domination sur le monde et utilisent pour cela le prétexte de la démocratie et des droit de l'homme. Mais dans leur bouche ce ne sont plus que des slogans vides de sens. En réalité, les États-Unis sont les ennemis de la dignité des valeurs humaines.


© 2010 Mecanopolis et ses ayant droit

Reproduction autorisée avec indication des sources

logomecano


 



Les photographies sont issues du magazine de la résistance afghane en langue anglaise "In Fight" : InFight_14_BattlesInMarjah_pdf

Nos remerciements vont aux administrateurs du site internet as-ansar.com, qui nous ont permis d'entrer en contact avec le Conseil national de la résistance afghane (Émirat islamique d'Afghanistan).

*Entretien réalisé entre le 1er et le 6 mars 2010 par téléphone, aux numéros 008821621346341, 0093700886853 et 0093707163424. Nous publions ces numéros avec la permission de leurs détenteurs. Mecanopolis et ses ayant droit déclinent toute responsabilité de l'usage qui pourrait être fait par des tiers de ces numéros.

La réalisation de cet entretien, sa publication et sa diffusion ne contreviennent nullement à la législation suisse en vigueur, ni à aucune des dispositions de "l'ordonnance fédérale instituant des mesures à l'encontre des Taliban" du 2 octobre 2000, ainsi que ses modifications ultérieures.

http://www.alterinfo.net/Entretien-exclusif-avec-le-porte-parole-du-Conseil-national-de-la-resistance-afghane_a43744.html

Par eva r-sistons - Publié dans : Résistances à la guerre
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Se souvenir des guerres, pour les rejeter. Souvenir de TOUS les conflits

 

Un blog à visiter absolument :

http://honneuretpatrie.over-blog.fr

 

 

 

Dépannage informatique économique  (tous problèmes - et aussi formation) A  DISTANCE  par un Lecteur, Professionnel sérieux (je l'ai expérimenté) : 

Demander une Intervention   (cliquer sur le lien)

 

.

Un blog qui fait honneur à la France,

que je vous recommande (note d'eva)

 

Mon candidat 2012, ostracisé par les Médias sur ordre des forces euro-atlantistes !  :

 

Qui est eva ?

Réponse à un Lecteur me demandant si j'étais du FN, à cause
de mes attaques de l'impérialisme occidental :

- Je suis gaullienne (rassemblement, éthique, esprit de résistance, sens de l'Etat, indépendance nationale: méfiance USA criminels, impérialistes. Et pour politique pro-arabe du Gl de Gaulle, et pour la grande Europe : Europe-Russie, comme le souhaitait le Gl de Gaulle. Méfiance envers Israël et l'Occident anglo-saxon - et européen maintenant -, prédateurs, bombardant les pays ou les destabilisant pour installer des dictateurs ou des marionnettes au service des multinationales de l'occident. Je suis juive et orthodoxe par ma mère, catholique par mon père, protestante par choix, musulmane par amitié, baha'i par sympathie pour l'universalisme, bref influences multiples donc ouverte, tolérante, anti-communautariste)
- et je suis très à gauche sur le plan économique et social
Mon préféré : Chevènement
Mon blog le plus proche, celui de la Communauté Valmy (Gaullistes de gauche), pour le  programme du CNR (Conseil National de la Résistance).
Est-ce que c'est clair, maintenant, pour vous ?
Eva r-sistons
- au libéralisme militaro-financier
- à l'impérialisme
- aux politiques occultes des Bilderberg, Trilatérale, Skull and Bones, Francs-Maçons... et pour la transparence 
- à la désinformation, aux mensonges
- au communautarisme intolérant, aux sectarismes, aux fondamentalismes, aux extrémismes
- et surtout aux guerres et au Nouvel Ordre Mondial
Humaniste authentique, pacifiste, universaliste, citoyenne du monde, dénonçant le racisme, "la terre n'est qu'un seul pays, nous en sommes tous les citoyens" (Foi Baha'i)

Sympathisante de Démosophie (du Grec peuple sage - Libres penseurs contre le Nouvel Ordre Mondial),

NB : Au fait, je ne suis membre de rien, pour être totalement indépendante
gaullienne de gauche sans parti
protestante évangélique sans église pour ne pas me couper des autres
défendant l'humain, surtout le faible, ayant choisi de vivre pauvrement, au service de mes concitoyens
j'essaie d'aimer mon prochain, surtout le plus malheureux, de défendre la vie, la liberté, la vérité, la paix, la justice, je vomis le libéralisme militaro-financier, le racisme, le communautarisme, la désinformation
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Les peuples déclarent la guerre aux banksters (eva R-sistons)

Lettre à l'Armée Française (eva R-sistons) - Le texte d'Honneur et Patrie

Libye: La guerre de Sarkozy - Propagande de guerre (eva R-sistons)

Armée française privatisée ? Le profit seul guidera-t-il les interventions ? (Opinion)

Libye, Côte d'Ivoire.. les guerres coloniales de l'Occident (eva R-sistons)

Sale guerre libyenne - Armée tiraillée - Et au PS, soutien au Gouvernement ?

La Grande Muette ne se tait plus - Une patrie sans honneur ? (+ eva R-sistons)

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Guerres de l'Occident : la honte ! (eva R-sistons)

Service républicain et national: Garant de la liberté de la France (+ avis d'eva)

Pour qui meurent nos soldats ? Guerre pour la Patrie ou pour Veau d'Or apatride ?

Débat : Pour qui meurent nos soldats ? (avec eva R-sistons)

Libye: Guerre "humanitaire", ou sale, très sale ? L'exemple de Syrte

De la crise financière à la crise nucléaire (Iran) ? (eva R-sistons)

Texte plébiscité: Des poilus de 14-18 aux Juifs Ukrainiens, la barbarie ! (eva)

Les Coups d'Etat pour la démocratie (eva) - Russie : On joue avec le feu

Le Quai d'Orsay et la Défense au service des intérêts US (eva R-sistons)

Les guerres calquées sur celle de la Libye, l'horreur usraélienne (Liesi, + eva)

Guerres de l'ombre. Comment l'Occident déstabilise le monde pour le dominer (eva)

La propagande en temps de guerre à la télévision (France24, Arte, FR2..)

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